Les maisons dans l’histoire


Marché aux Poissons (VI 215 - Fischmarckt)

52, rue du Vieux-marché-aux-
poissons, maison natale de
Jean Arp.

Les Maisons de Strasbourg présentent mon étude historique sur le bâti de la commune de Strasbourg entre le XVIIe et le XXe siècle : vieille ville (section la plus représentée, classée par rues), ville neuve (Neustadt, à partir de 1880) et faubourgs (Robertsau, Neuhof à partir du XVIIIe siècle, Neudorf et Kœnigshoffen à partir de la première moitié du XIXe siècle).

Chaque notice présente un historique du bâtiment, suivi d’extraits des documents qui ont permis de la rédiger. Ces sources sont notamment des actes des notaires ou de la chancellerie, les protocoles des directeurs fonciers (Bauherren) ou, à partir des années 1880, les dossiers de la Police du Bâtiment. Le bâti a régulièrement fait l’objet de descriptions (Livres des communaux sous l’Ancien Régime, Atlas des alignements daté de 1829) ou de plans dont le premier est celui de l’urbaniste Blondel.
Les maisons sont indissociables de l’histoire de la ville dont l’enceinte a été plusieurs fois agrandie et de ses institutions. Un lexique facilite la compréhension des documents présentés dans chaque notice. Quelques articles abordent des sujets plus généraux comme le nom des rues, les numéros de maisons ou la date de construction.
Les notices sont pratiquement exhaustives pour une période qui s’étend actuellement de 1638 à 1850. Elles sont régulièrement complétées des découvertes issues des documents récemment consultés. Une table répertorie les propriétaires des maisons étudiées (index des propriétaires, dans la marge de gauche).

Le voyage à travers les documents est une invite non seulement à regarder les rues et les bâtiments qui nous entourent mais aussi à les doubler d’un passé et à comprendre comment l’architecture que nous voyons s’est constituée au fil du temps. Il n’est pas inutile de rappeler qu’au centre même de Strasbourg les trois quarts des bâtiments qui existaient en 1870 ont disparu par faits de guerre (siège de 1870, bombardements de 1944), opérations d’urbanisme (Grande Percée, assainissement) ou souci de rentabilité. Puissent les quelques aspects présentés ici exercer le regard et rendre au tissu urbain une complexité qui pourrait passer inaperçue.

Jean-Michel Wendling
juin 2008, mai 2016


Etat des recherches

Les recherches aux Archives se poursuivent pour recueillir notamment
– les actes antérieurs à 1638,
– les actes postérieurs à 1850.
La plupart des références postérieures à 1850 ici citées proviennent du cadastre ou des dossiers de la Police du Bâtiment.

Janvier 2015

Méthode

La notice d’une maison présente à la fois les documents sur les bâtiments et des précisions sur ses propriétaires. La connaissance des maisons repose sur un relevé des sources, notamment les actes notariés (ventes, inventaires après décès, etc.), les autorisations (délivrées sous l’Ancien Régime par les directeurs fonciers, Bauherren, à partir des années 1880 par la Police du Bâtiment) ou les registres fonciers (Livres de communaux avant 1587, plan Blondel en 1765, cadastre de 1837 et 1897). Sous l’Ancien Régime, on peut connaître les propriétaires non seulement grâce aux actes notariés mais aussi aux registres paroissiaux (religion, notamment au XVIIIe siècle), aux livres de bourgeoisie et aux protocoles des tribus dont faisait partie tout bourgeois. Tous les éléments qui figurent dans le texte de présentation sont corroborés par les documents présentés plus bas, soit sous forme de relevé partiel (actes notariés) soit de copie intégrale (directeurs fonciers). Certaines informations sont liées à celles des maisons voisines dont les tenants et aboutissants doivent correspondre puisque les voisins cités dans un acte changent dans le temps. Chaque maison à l’intérieur des remparts est aussi sommairement décrite dans l’Atlas des alignements clos en 1829 et représentée sur les deux plans-relief (1727 et 1830). Les plans et élévations qui ont servi à celui de 1830 permettent de connaître l’aspect d’une maison à cette date.

Tous les documents relevés sont enregistrés dans une base de données et progressivement classés par maison. La méthode de travail a changé depuis ses débuts en 1999, notamment depuis que les relevés sont réalisés non plus à partir de l’original mais d’une photographie. Un fonds de photographies permet d’établir une fiche sommaire complétée à mesure des besoins : le relevé sommaire d’un inventaire après décès se limite par exemple à la personne concernée par l’inventaire, ce qui permet de trouver rapidement le document quand on souhaite faire l’historique de la maison qui a appartenu à cette personne.

Avril 2013

Mode d’emploi

  • Présentation de chaque maison : structure du relevé
  • Recherche
  • Propriété des images et du texte

Dinckel 395, nº 814

Copie calligraphiée du contrat de mariage entre Jean Bœckler, docteur en philosophie et en médecine, professeur à l’Université de Strasbourg, et Agnès Silberrad veuve de Jean Daniel Reisseissen le 16 décembre 1745 par-devant Me Jean Frédéric Lichtenberger,
jointe à l’Inventaire après décès du mari par-devant le notaire Jean Raoul Dinckel le 9 juillet 1759
(ADBR, 6 E 41-395, acte 814)

Présentation de chaque maison

La maison, désignée par son numéro de parcelle sur le plan Blondel (1765) et sur les deux cadastres (1837, 1896), fait l’objet d’une présentation qui récapitule les aspects les plus remarquables des documents présentés par la suite :

  • extrait des dessins préparatoires au plan-relief de 1830,
  • récapitulatif des différents propriétaires, en mentionnant la religion au XVIII° siècle,
  • propriétaire d’après la liste Blondel et le libellé de la parcelle sur le Tableau indicatif du cadastre,
  • éventuelles locations,
  • localisation sur le plan Blondel,
  • extraits des Livres des communaux, des Loyers communaux, des Directeurs fonciers, des des protocoles Quinze et des tribus (Ancien Régime),
  • description portée à l’Atlas des alignements (daté de 1829),
  • extraits du cadastre (du début en 1840 à 1952),
  • extraits de l’Etat de population (1789) puis des Registres de population et de l’Annuaire de 1905,
  • analyse d’autres documents le cas échéant : enquêtes avant la Grande Percée, dossiers du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme,
  • analyse et extraits du dossier constitué par la Police du bâtiment.
  • relevé des actes, précédé d’une brève analyse et accompagné de repères biographiques sur le propriétaire. Les relevés sont des extraits qui suivent le libellé de l’original ; leur langue est donc celle du document (allemand, français ou latin).
Structure du relevé
  1. Vente ou obligation – La référence de l’acte est suivie du relevé qui correspond à l’acte original : vendeur ou débiteur, acheteur ou créancier, description du bien. Le prix du bien vendu correspond sous l’Ancien Régime aux créances que l’acheteur prend à son compte et à la somme versée en liquide. Quand une somme apparaît entre parenthèses, elle reproduit celle qui se trouve le cas échéant en marge au début de l’acte passé à la Chambre des Contrats ; elle devrait correspondre à la somme des créances et des espèces. La monnaie est généralement la livre strasbourgeoise (pf., pfund, souvent abrégée en lb, du latin libra), parfois la livre tournois (lt. qui vaut quatre fois moins que la livre strasbourgeoise) ou encore le florin (Gulden, parfois rendu par R., à l’origine Reichsthaler, qui vaut deux fois moins que la livre strasbourgeoise) : 1 livre strasbourgeoise = 2 florins = 4 livres tournois. L’usage ancien faisait suivre l’unité monétaire de sa plus petite subdivision pour éviter toute équivoque, ce qui équivaut à l’usage actuel de faire suivre une somme d’une virgule et de deux zéros : on trouve 60 Pfund pfenning ou 10 schilling pfenning (parfois abrégé à la latine lb. d., lb = libra, d = denarius), soit 60 livres et zéro denier, 10 sous et zéro denier.
    Remarque – Les cotes des Archives départementales sont données à titre purement indicatif. Elles correspondent à celles du document au moment de sa consultation. La même cote a pu être attribuée depuis lors à un autre document.

  2. Inventaire après décès – Une première partie donne des extraits de l’intitulé, une deuxième la fortune (dont les immeubles) que possédaient les parties et la récapitulation ou Série des rubriques.

Recherche

Si on souhaite rechercher une chaîne de caractères de deux mots, il faudra les entourer de guillemets : zum Spiegel donnera seulement les pages où cette chaîne apparaît. Sans les guillemets, la recherche équivaudra à zum d’une part et à spiegel d’autre part.

Propriété des images et du texte (copyright)

Sauf mention contraire, les textes, les transcriptions d’actes et les photographies de la ville sont de mon fait. On pourra y faire référence en indiquant la source (auteur et site : Jean-Michel Wendling, http://maisons-de-strasbourg.fr.nf) ou en créant un lien vers les Maisons-de-Strasbourg. Les notices (textes et références) demeurent cependant propriété de l’auteur du site. Si le document est accessible à chacun grâce à sa cote, il est en effet le plus souvent impossible de le rattacher à un bâtiment réel sans un patient travail de classement.
Pour les images de documents déposés aux Archives, on s’adressera aux Archives qui les détiennent (lien dans la marge à gauche).


Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press. Elles sont hébergées par Free-H.