2, rue des Greniers (enclos Saint-Marc)


Rue des Greniers n° 2 – VIII 163 (Blondel), P 1225 puis section 4 parcelle 10 (cadastre)

Enclos de l’Hospice des Vérolés (Blatterhaus, 1503-1686) puis de Saint-Marc
L’adresse 6, rue Saint-Marc désigne aussi l’enclos depuis son achat par la fondation Saint-Marc en 1892
Voir aussi le n° 4 puis 6, rue de la Question (mont-de-piété) et le n° 4-a, rue de la Question


Ailes sud et ouest, démolies en 1967, telles qu’elles sont déjà représentées sur le plan-relief de 1860

Plan-relief de 1727 (Musée historique, cliché Thierry Hatt)
L’enclos Saint-Marc s’étend sur la gauche des deux tours. Au sud (haut de l’image) autour d’une cour carrée des bâtiments qui se prolongent à l’est (sur la gauche) par un bâtiment en équerre. Vers le nord (bas de l’image) un bâtiment bas en équerre longe le rempart, un jardin se trouve entre les bâtiments ci-dessus et la clôture et une petite maison près de la tour du bas.

L’enclos Saint-Marc porte ce nom depuis qu’il est occupé par la fondation Saint-Marc (1688). Il était auparavant celui de l’Hospice des vérolés (ou variolés, Blatterhaus) depuis sa création en 1503.
Hospice des vérolés (1503-1686) – Gaspard Hoffmeister crée en 1503 à la demande du Magistrat un hôpital pour traiter les vénériens indigents (arme Blatterer) en achetant successivement plusieurs bâtiments : deux maisons contiguës près de la tour Kageneck en 1505 (au milieu de l’enclos), un jardin derrière la cour Lumbard en 1506 (au sud de l’enclos) puis une maison adjacente en 1522. D’autres agrandissements suivent comme l’achat en 1588 d’une grange jouxtant l’enclos.
Fondation Saint-Marc (1686) puis Hospices civils (1798, voir l’historique) – Créé en 1523 par le Magistrat, le Bureau d’aumônes a été établi dans la maison zum Trübel rue du Vieux-Marché-aux-Vins. Il avait pour mission de collecter les aumônes, de faire des quêtes et d’en distribuer le produit aux indigents.
Origine de la fondation de Saint-Marc, le couvent des religieuses de Saint-Jean et Saint-Marc qui était alors établi quai Saint-Jean traitait des malades, entretenait des vieillards, hébergeait de pauvres passants et donnait des secours à domicile. Les religieuses de Saint-Jean et Saint-Marc cèdent en 1525 à la Ville les bâtiments, biens et revenus du couvent à condition d’assister comme par le passé les malades, les vieillards et les pauvres passants. Le Magistrat ordonne en 1529 de transférer dans l’ancien Couvent de Saint-Jean et Saint-Marc le Bureau d’aumônes qui prend alors le nom Fondation Saint-Marc.
Comme la Ville avait fait abattre une partie des bâtiments de la Commanderie du Saint-Esprit pour étendre les fortifications, le Grand Maître de l’Ordre réclame une compensation à la Ville en 1653 au Conseil Souverain de Brisach qui condamne en 1685 la Ville à indemniser l’Ordre. Il s’ensuit en 1686 une transaction par laquelle la Ville cède à l’Ordre l’ancien couvent de Saint-Jean et Saint-Marc, occupé depuis 1529 par la fondation Saint-Marc. Par décision des Treize du 21 décembre 1686, confirmée par les Conseillers et les Vingt-et-Un le 23 juin 1687, la Ville fait transférer la fondation Saint-Marc dans les bâtiments de l’Hospice des vérolés (Blatterhaus) qui prennent le nom d’enclos Saint-Marc, et l’Hospice des vérolés dans les maisonnettes dites Saint-Jean à l’Île Verte (zum grünen Wörth) sises sur l’îlot des Ponts-Couverts et appelées depuis lors la petite France (das kleine Französel) par allusion au mal vénérien nommé die Franzosen.
L’Administration municipale décide le 2 décembre 1789 de réunir l’Hospice des vérolés et ses biens et revenus à l’hôpital civil. Les dispositions prises en l’an V ordonnent de réunir les hôpitaux et les hospices civils d’une même ville et de cumuler leurs revenus dans une seule caisse. Une commission administrative installée en l’an VI décide qu’il n’y aura plus que trois hospices (hôpital civil, hospice des Orphelins, hospice des Enfants-trouvés) et que les bâtiments de Saint-Marc seront affectés à la recette, aux greniers et magasins et à la boulangerie des Hospices civils réunis. La distribution des secours à domicile est plusieurs fois modifiée depuis thermidor XI, date à laquelle est mentionné pour la première fois le Bureau de Bienfaisance.


Plan Blondel (1765, Arch, dép. du Bas-Rhin, 1 L Plan 5)
Plan cadastral (1838, calque colorié)

Les administrateurs de l’hospice des vérolés qui ont construit de nouvelles salles s’accordent en 1546 avec leur voisin Arbogast Kraan, propriétaire du mur sur lequel s’appuie une partie du bâtiment. L’hospice a fait aménager des chambres dans la tour à l’arrière de ses bâtiments (1595). Le receveur Ambroise Spiegel fait construire une nouvelle cave en 1595. Les Conseillers et les Vingt-et-Un consentent en 1611 à établir un égout depuis la tour de la Question pour faire s’écouler les latrines. Le receveur déclare en 1618 qu’il a fait paver la cour. Les administrateurs de Saint-Marc estiment en 1686 que l’hospice des Vérolés est le meilleur endroit où transférer la fondation Saint-Marc. L’enclos comprend un bureau pour y conserver les documents, un grenier pour 500 quartauts de grain, insuffisant pour conserver les grains de la fondation Saint-Marc. Les Treize approuvent le transfert de Saint-Marc dans l’enclos de l’hospice des Vérolés, la boulangerie provisoirement à l’auberge des Pauvres passants et les grains dans le grenier de la Chartreuse au Finckwiller. Il n’est pas possible de dater les nouvelles constructions puisque les comptes de Saint-Marc manquent sauf pour les années 1700 et 1759. La tour fissurée proche de la recette est réparée en 1736. Les préposés au bâtiment cèdent en 1737 à titre gracieux 167 pieds carrés à la fondation Saint-Marc qui a l’intention de construire un nouveau bâtiment dans l’ancienne ruelle des Bœufs (rue Saint-Marc). Le receveur demande en 1788 au nom de la fondation de prendre à bail les deux corderies qui se trouvent entre le terrain de Saint-Marc et l’ancien rempart.
Les préposés au bâtiment ordonnent en 1719 de construire un four dans l’enclos Saint-Marc pour le faïencier Jean Henri Wachenfeld aux frais de la fondation Saint-Marc.
Le plan Blondel (1765) représente les mêmes bâtiments que le plan-relief de 1727. Le plan cadastral (1838) montre que les remises le long du rempart ont disparu de même que la tour à l’arrière des bâtiments principaux qui n’ont plus exactement la même forme.


Plan et élévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 256 (Musée des Plans-relief) 1

L’Atlas des alignements (années 1820) mentionne un bâtiment à rez-de-chaussée en maçonnerie et un étage en partie en bois et en partie en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830, la cour B montre les bâtiments principaux : l’aile est (1-2-3) qui s’ouvre au fond de l’impasse comprend des remises ouvertes dans sa partie sud, l’aile sud (3-4) a deux portes et des fenêtres réparties régulièrement, elle est surmontée comme l’aile ouest (4-5) d’une toiture à deux niveaux de lucarnes, l’aile nord (5-6) n’a qu’un niveau de lucarnes comme l’aile est. Tous les bâtiments donnent dans la cour C qui commence rue de la Question par la maison (1-2-3, propriété de Sain-Marc) et ses dépendances (8 à 14). Suivent l’arrière (14-15-16) de l’aile nord des bâtiments principaux, l’arrière (16-17-18-19) de l’aile ouest, et l’arrière (20-21-22) de l’aile sud. Les bâtiments suivants correspondent aux élévations (k’’-g’’) au sud de l’impasse et (g’’-d’’) dans la rue du Haras, respectivement (22-23-24) et (24-25-26) ; tous ces bâtiments ont un étage mais plusieurs niveaux de lucarnes, le dernier (25-26) un étage mansardé.
La cour C continue par la clôture (28-29) au sud, l’édicule (29-31) à l’angle sud-ouest puis le mur (31-40) à l’emplacement de l’ancien rempart jusqu’à l’angle nord-ouest. La clôture (40-41) le long de la rue de la Question comprend une porte, un petit bâtiment bas (41-42-43) puis la maison (44 à 48), entourée à l’est d’autres bâtiments bas (49-51, 59-60) et (52 à 58). La clôture (60 à 64 et 1) longe à nouveau la rue de la Question.
L’enclos porte d’abord le n° 6 de la rue Saint-Marc (1784-1857) puis le n° 4 de l’impasse du Haras qui devient le n° 2 de la rue des Greniers.


Cours B et C

Plan cadastral, 1903 (AMS, cote 302 MW 16)

Des bâtiments représentés en 1838, le plan cadastral de 1903 montre les ailes sud et ouest des bâtiments centraux (Verwaltungsgebäude St Marx, bâtiments administratifs de Saint-Marc), la maison à l’est de la rue de la Question et celle à l’extrémité ouest. Les autres bâtiments sont nouveaux : des greniers longent la rue des Greniers (ancienne rue du Haras), un nouveau bâtiment a pris la place de l’ancien 6, rue Saint-Marc et de l’aile est du bâtiment central (Armenhaus St Marx, Bureau de bienfaisance Saint-Marc), le mont-de-piété (Leihaus) occupe une partie du jardin rue de la Question.


Plan des bâtiments à construire et à démolir (1892)
Plan des parties louées aux torréfacteurs Klein et Kræmer (1909)
Plan des alignements projetés (1920)
Remise du droguiste Greiner (1920) dossier de la Police du Bâtiment

L’aile nord des anciens bâtiments autour de la cour carrée est démolie en 1892 pour construire le nouveau bâtiment sis 6, rue Saint-Marc.
Les torréfacteurs Klein et Kraemer transfèrent en 1909 leurs ateliers du 14, chemin Bleu au Neudorf dans les bâtiments de Saint-Marc qu’ils font approprier par les architectes Falk et Wolf.
La droguerie médicinale Paul Greiner, anciennement J. Broistedt et J. Rosenstiel qui est installée dans l’ancien grenier à céréales rue des Greniers est autorisée en 1920 à construire une remise pour entreposer des emballages vides.


Plan des bâtiments à démolir (1964)
Nouveaux bâtiments sur fond des anciens (1966, architecte Herrenschmidt), dossier de la Police du Bâtiment

Les Hospices civils déposent en 1964 une demande de permis pour construire une école d’infirmières et d’assistantes sociales rue des Greniers et rue Saint-Marc sous la direction de l’architecte François Herrenschmidt. Le permis de construire périmé est remplacé par un nouveau le 22 mars 1967. Le préfet accorde en mars 1966 le permis de démolir les anciens bâtiments qui sont effectivement démolis pendant l’été 1967. Le nouveau bâtiment dont la réception finale a lieu en mai 1969 a une ossature en béton armé, une toiture en terrasse couverte d’asphalte, des pignons en maçonnerie et des allèges de façade en béton préfabriqué coloré.


Bâtiment construit en 1968, vu de la rue des Greniers (novembre 2022)

décembre 2022

Sommaire
CadastreReceveurs de l’Hospice des vérolésHistorique de l’enclos (XIX° siècle)Police du BâtimentRelevé d’actes

(1765, Liste Blondel) VIII 163 à la Fondation de St Marc
(Etat du développement des façades des maisons, AMS cote V 61) à St Marc, 47 toises, 1 pied et 8 pouces
(1843, Tableau indicatif du cadastre) P 1225, Marc, St., la fondation – magasin, cour, jardin – 40 ares / maison, sol, boulangerie

Locations

1602, (grange) Georges et Emmanuel Obrecht

Livres des communaux

Le Livre des communaux (1587) ne décrit pas l’hospice. Certaines rues s’y réfèrent, Im Gaëßlin wann mann Zu dem Blater hauß hindern gehet (f° 330 v°, dans la ruelle qui mène à l’Hospice des vérolés), Aber in dem Gäßlin beÿm Blaterhauß (f° 331, de nouveau dans la ruelle proche de l’Hospice des vérolés)

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

3° arrondissement ou Canton Sud – Cul de Sac St. Marc

nouveau N° / ancien N° : 19 / 7
boulangerie et recette générale des hospices civils
Rez de chaussée en maçonnerie et 1° étage médiocre en bois une partie 1° étage en maçonnerie

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 349 case 3

St. Marc la fondation

P 1225, sol, maison et dép., rue St Marc 7
Contenance : 6,30
Revenu total :
Folio de provenance :
Folio de destination : maison appartenant au bureau de bienfaisance consacré à un service public
Année d’entrée :
Année de sortie : 1856
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 65 / 53
fenêtres du 3° et au-dessus :
(Diminutions 1856) St Marc la fondation f° 349, P 1225, Maison, revenu 230, maison appartenant au bureau de bienfaisance non imp.ble consacré à un service public, décret du 11 août 1808, arrêté du 11 Janvier 1853, supprimée en 1856

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 683 case 1

St. Marc la fondation

P 1225, bureau de bienfaisance, Impasse Saint-Marc N° 1
Contenance : 40 ares
Revenu total : (non imposable)
Folio de provenance : (349)
Folio de destination :

P 1226, sol, jardin, Impasse du haras N° 4
Contenance : 6 ares 60 c
Revenu total : (non imposable)
Folio de provenance : 682
Folio de destination :
Année d’entrée : 1869
Année de sortie :

P 1171.p, jardin, Rue des Glacières N° 9
Contenance : 4 ares 60 a
Revenu total : (non imposable)
Folio de provenance : 700
Folio de destination :
Année d’entrée : 1869
Année de sortie :

Cadastre allemand, registre 29 p. 43 case 8
Les rubriques (écritures en rouge) signalent des objets non imposables, dont les logements de fonction du comptable, du boulanger et du garde-magasin

Parcelle, section 4, n° 10 – autrefois P 1225
Canton : St. Marx Speichergasse Hs. Nr 2 / rue St. Marc N° 6
Désignation : Hf (Whs, Magazinen, NG, Verwaltungsgebäude [rub.])
(Nummer des Mutterrollenblattes, 50) d.W. des Rechners (1000 [rub.])
Beckmeisterbewohnung (500 [rub.])
d.W. des Magazinaufsehers (500 [rub.])
d. W. d. Bäckermeisters (500 [rub.])
Contenance : (28,27 [rub.]), 28,27
Revenu : 2400, 3900
Remarques : 1906 fällt aus – 1923 N. E.

(Propriétaire), compte 49
Civilhospizien, der Stadt Straßb. Bürgerspital
1927 Hospices Civils
(221) corrigé en (243)

(Propriétaire), compte 50 [compte particulier de l’hôpital pour les logements de fonction]
Civilhospizien, d. St. Straßb. Bürgerspital f. d. Wohn
(-)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VIII, Rue 280 Finckweiler Derrière la Mouche p. 435

7
fondation de St Marc
loc. Kammerer, Jacques, boulanger – Boulangers
loc. Tenner, François, Receveur – Moresse
loc. Hummler, Georges, Clerc à la fond. de St Marc – Lanterne

Canton VIII, Rue 275 de la Question de. Daeumelgaesslein p. 432

12 Jardin appartenant à la fondation de St Marc

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Speicherstrasse (Seite 164)

(Haus Nr.) 2
Armenverwaltung
Bäckerei der Zivilhospiz. 0
Fruchtspeicher der Zivilhospizien. 01
Bastian, Fruchtspeicher- u. Bäckerei-Direktor. 1
Lohr, Oberbäcker. 1


Receveurs de l’Hospice des vérolés (1503-1689)

  • Gaspard Hoffmeister, 1503, † 1532
  • Sébastien Erb, 1533, † 1548
  • Thiébaut Windenmacher, 1549
  • Jean Schertzheimer, 1549-1552
  • Pierre Schneider, 1552-1558
  • Melchisedech Stumpff, 1558-1568, ensuite receveur à Saint-Thomas
  • Conrad Isenman, 1568-1572, greffier à la Chancellerie, remplacé par Georges Gerlach pendant sa maladie
  • Jérémie Specklin, 1572-1572, secrétaire aux Communaux, se noie dans le Rhin
  • Jean Feltz, 1579-1586, ensuite receveur à Saint-Marc
  • Ambroise Spiegel, 1588-1602, secrétaire de la Taille, procureur au Petit Sénat
  • Jacques Meyer, 1602-1607
  • Christophe Seitz, 1607, † 1612, notaire
  • Michel Faber, 1612, maître d’école à Sainte-Aurélie, † 1630
  • Conrad Steiner, 1630, † 1637 secrétaire au bureau des tutelles
  • Jean Rehm, 1637-1638, secrétaire en chef à l’Œuvre Notre Dame
  • Laurent Clusrath, 1638, † 1645, secrétaire à la Chancellerie
  • Pierre Weber, 1645, † 1670, notaire, substitut à la Chambre des Contrats
  • 1670-1675, intérim par le receveur de Saint-Marc
  • Pierre Weber, 1675
  • Jean Daniel Scherer, 1689, notaire

Liste des receveurs au début du registre des contrats de l’Hospice des vérolés, établie par Jean Feltz et continuée par Pierre Weber puis Jean Daniel Scherer

1553, AMS, fonds des Hospices Civils (1 AH 1187)
Prothocollum oder Der Pflege des Blatterhaus zu Straßburg Gescheft Buch, darinnen alle verfaßt und Aufgerichte verträg, Beredung, Handlung vnd andere sachenn auch annemung vnnd bestallung der pfrüender vnd sonst begriffen sind u. Inn diese Ordenung zusammenbracht da die Ehrnhaften fürsichtig vnd Weisen Herren Herr Jacob Meÿer Alt Ammeÿster vnd Herr Veltin Storck fünffzehener Beordnete phleger obangeregtes Hus So dann Peter schneider Schaffner desselbigen warend. Anno 1.5.5.3.

(f° A)
Vertzeichnuß Des Schaffners des Blaterhauses
1. Caspar Hoffmeister ward Bittlichen von Meister vnd rath den Armen Blatterleuth. Zu eim Schaffner gerodnet, Welcher solches vff angring. Herr Heinrich Ingold Altammeister, H Hans Wilhelm von Rothweil XIII.ners, vnd H. Hans von Brumpt WV.ner Als von ein E : Rath verordneten Im Namen Gotts Angenomen vnd Angefang. hatt mit 3 ß 10 d. Anno Domini. 1503. Ist verscheiden vff Lucie frÿtags den 13.t decembris Ano. 1532. vnd steht Inn H. Sebastian Erben erst. Rechnung also, Diser früm theür Erbar Mann meiner Herren der 21. einer Ist der erst pfleg. vnd anfang. gewesen des Blater Huses Zu Straßburg.
2. Sebastian Erb (war) der ander pfleg. vnd Schaffner (zu rathen) Ano &. 33. / Ist verscheiden Im februarius Anno 1548.
3. Theobaldt Windenmacher ward Schaffner An sein statt vnnd vmb Michaelis. Anno. 1549. verscheiden
4. Johann Schertzheimer ward Schaffner An sein statt gemelt Jar Kam auß dem Blaterhauß An ein and.n dienst Anno. 1552.
5. Peter Schneider ward Schaffner An sein statt Im gemelt. 52. Jar Kam Hinauß an ein ander Ampt Anno. 1558. vnnd wie Ich bericht Ists Im volgendts nicht wol gelung.
6. Melchisedech Stumpff Ward Schaffner Ane sein statt. 1558 Kam Hinauß vnd ward Schaffner Zu S. Thoman vmb Johannis Anno 1568.
7. Conradt Isenman Cantzlei Schreiber ward Schaffner Ane sein statt Im gemelt. Jar.
Ist Als er ein Zeit lang kranck vnd Contract verscheiden A° & 1572 vnd Hatt Georg Gerlach die Schaffneÿ v.seh. biß Michaelis. 72.
8. Hieremias Specklin Almend Schreiber Ward Schaffner ane sein Statt vor Michaelis Anno. 1572. Vnnd Ist leider Gott wöll Im verzeÿhen haben vff die Fronfast Midtwochs den 10.ten Junÿ Anno. 1579. über die Rÿnbruck da d. wasser am größen Hinab gesprung. vnd ertruncken & Gott wöll Alle menschen behütten.
9. Ich Johannes Feltz Schulmeister Zu S. Aurelien Als Ich x Jar daselbst gewesen, Ward von m. g. Hn. Räth vnd XXI Schaffner gewölt vnd bestättigt, Montag den 27.ten Julÿ Anno 1579. Gott werleÿh mir sein gnad vnd Hilff.
[autre écriture] Ist 86. vff Michaelis vnd. schaffner Zu s: Marx worden
10. Ambrosius Spiegell der Zuuor In die 24 Jar Im Kleÿnen Rhat vnd vff d. Hn. Stall gedient Nemblich 2 Jar & Schulduogt vnd nach. 2 Jar schreiber vff dem Stall vnd letstlich. 20 Jar P.curator vor dem Kleynen Rhat geweß. Ist ahne sein Johann Feltzen statt Schaffner word. Gott verleÿhe sein genad vnd guet. geyst & [autre écriture] Ward erlaßen vnd kam hinauß in ao. 1602.
11. Jacob Meÿer, Ward Schaffner an seine statt 1602. Ist verscheiden Anno 1607.
12. Christoff Seÿtz, Notarius, Ward Schaffner an seine statt in Anno 1607. im Septembris, ist an solchem dienst geblieben biß 1612. in welchem Jahr Er verschieden.
13. Michael Faber, der Zuvor der Schulen Zu Sanct Aurelien alhier in die 18. Jahrlang vorgestanden, Ward in bemeldten 1612.ten Jahr an sein Seÿtzen statt Zu eim Schaffner erwöhlt, ist dabeÿ geblieben biß an sein Endt, Nemlich biß 1630.
14. Conradt Steiner, welcher Zuvor Viel Jahrlang Ehe: vnd Vogteÿ gerichtschreiber alhier gewesen, ist in bemeldten 1630.ten Jahr Schaffner Worden, ist Zimlich bawfällig gewesen, Vnd Anno &. 1637. Verschied.
15. Johann Rhem, oberschreiber vff dem Frawen hauß, ward Schaffner an sein stat, ist verscheiden in anno. 1638. hatt also diße Stell nit lang Zuverwalten gehabt.
16. Laurentius Clußrath, Cantzleÿ Schreiber, wardt Schaffner an seine statt, starb in anno 1645. ist schon Zimlich bawfällig geweßen Wie Er in die Schaffneÿ kommen.
17. Ich Petrus Weber, Notarius, Von Sonnenberg in der Herrschafft Naßaw Wießbaden, nach dem Ich mich Zuvor vff Zehen Jahrlang in der Cancelleÿ Contractstuben alhier respectivé für ein Scribenten vnd geschwornen Substitutum gebrauchen laßen, bin Von Meinen G. Herren Rhät vnd XXI.ig den 4. Octobris Anno &. 1645. Zum Schaffner im Blaterh. Erwöhlt vnd bestettiget word. der Allerhöchste vnd geber alles guten Verleÿhe mir sein gnad Vnd Seegen. Amen.
[autre écriture]
18. Nach dießem Herrn Schaffner seelig kam ahn seine Stell der Sohn, Nahmens Peter Weber, ein Ehrlicher Mann, War alle Zeit sehr blödt.
19. Ich Johann Daniel Scherer Notarius Vndt in die 11. Jahr beÿ dem Allmoßen St. Marx, Vnder Vnd Oberschreiber, Wurde Von Hhn Rhät vndt XXI. den 5. Novembr: Anno 1689. Zu dießer Schaffneÿ erwehlet, alß ein Schaffner Gott verleÿhe gesundheit vnd frieden.

Mentions de l’élection des receveurs dans les registres des Conseillers et Vingt-et-Un et des Quinze

1582, Protocole des Quinze (2 R 12)
Blaterhauß. 36. 52. Pfleger im Blaterhauß. 36. Schaffner im Blaterhauß. 36. (Hieronimus Specklin gew. Schaffner sich ertrunken, Rechnungen schuldig)
1585 Conseillers et XXI (1 R 61)
Blatterhauß Schaffner dienst. Lazarus Golder. 104. Jacob Meÿer der schreiber. 108. Georg Gerlach der bawschreiber. 114. Jacob Bulder schaffner des neuwen Almosens. 129. Johann Heßler. 141. Bedencken. 153. Johann Felß. 233.
1588 Conseillers et XXI (1 R 65)
Blatterhauß Schaffneÿ. 365. Hieronimus Vogt notarius. 378. Lazarus Golder. 391. Ambrosius Spiegel. 415. Auszug. 427.
1602 Conseillers et XXI (1 R 81)
Platerhauß Pfleger beschweren sich 3 puncten wegen. 280.
Platerhauß Schaffner bestellen. 82. Christoph Seitz. 71. Hans Joachim Kleinhoffer. 72 Elias Mertelius. 85. Jacob Lamb. 86. Emanuel Goldter. 88. Jacob Meyer geordnet. 90. Jeremias Vogt. 91.
1607 Conseillers et XXI (1 R 86)
Platerhaus itzig Schaffners [Jacob Meyer] soll bey 25 lb [straff] Rechnung thun. 57.
Schaffney im Platerhauß bestellen. 189. [Joachim Ruderer vogteÿ gerichts schreiber] 197. [Lazarus Golder notarius. 198.] 201. 211. 215. [221.] [Christoph Seitz] 234.
Christoph Seitz Schaffner im Platerhauß. 234.
1612 Conseillers et XXI (1 R 91)
Platerhauß Schaffner bestellen. 232. 237. 240. [Georg Christoph Kollöffel] 257. Resignirt. 276.
1630 Conseillers et XXI (1 R 112)
Blatterhauß Schaffeneÿ Zu ersetzen. 148. 149. 150. 154. 159. 161. 163. 172.
1637 Conseillers et XXI (1 R 120)
Blaterhaus Schaffner. 3 (gestorben). 4 (Laurentius Clußrath). 6 (Achior Boltz). 8 (Frantz Christoph Carl). 12 (Friderich Schlee). 18. 22 (Johann Rem erwöhlt).
1638 Conseillers et XXI (1 R 121)
Blaterhaus Schaffneÿ. 8 (tod). 12 (Joh. Christoph Mader). 13 (Friderich Schle). 15 (Laurentius Clußrath). 18 (Johann Kail). ersetzt. 20 (Laurentius Clußrath erwöhlt).
1645 Conseillers et XXI (1 R 128)
Johan Christoph Mader würdt zu einem Schaffner Im Platterhauß erwöhlet. 34. 61. Bitt vm eine addition. 97. würdt Ihme willfahrt. 110.
Schaffeneÿ dienst Im Platterhauß. 58. 61. die H. Pfleger daselbsten woll. H. Mader nicht Zu Einem Schaffner haben. 6.
1670 Conseillers et XXI (1 R 153)
Schaffner stell im Blatterhauß Zu ersetzen. 41 ( Peter tod). 114. (stell ersetzen)
1671 Conseillers et XXI (1 R 154)
Schaffneÿ deß Blatterhaußes Würdt In gewißer maß nacher St Marx Gezogen. 107.
1675 Conseillers et XXI (1 R 158)
Peter Weber wirt Schaffner im Blatterhauß. 253.
1689 Conseillers et XXI (1 R 172)
Ersetzung der Bladerhauß schaffeneÿ. 256. 298. 318.
Joh: Daniel Scheerer schafner des bladerhaußes. 298.


Historique de l’aumônerie de St Marc (AMS, cote 1 AH 13.488)

La commission administrative des Hospices civils présente le 5 décembre 1856 un mémoire relatif à une séparation des revenus du Bureau de Bienfaisance et de ceux de la fondation Saint-Marc. Le mémoire, intitulé Aperçu historique sur l’origine et les permutations de l’ancienne Fondation de St Marc, repose sur un autre, conservé sous la même cote et intitulé Notice historique sur l’aumônerie de St Marc. Les documents sur lesquels ils se fondent sont rassemblés par Louis Schneegans, en version française due à un traducteur juré (1844-1845, cote VIII 162, sommaire du recueil).

Résumé de l’Aperçu historique

L’enclos connu sous le nom de St Marc qu’occupent depuis l’an VI la recette, les greniers, les magasins et la boulangerie des Hospices civils réunis était celui de l’hôpital des Vérolés (Blatterhaus) avant 1686.
L’hôpital des Vérolés a été créé en 1503 à l’invitation du Magistrat par Gaspard Hoffmeister pour traiter les vénériens indigents (arme Blatterer) en achetant successivement plusieurs bâtiments.
Créé en 1523 par le Magistrat, le Bureau d’Aumônes a été établi dans la maison zum Trübel rue du Vieux-Marché-aux-Vins, provenant de la Confrérie des porteurs de morts (Plotzbrüder) qui avait quitté la Ville lors de la Réformation. Il avait pour mission de collecter les aumônes, de faire des quêtes et d’en distribuer le produit aux indigents.
Le couvent des religieuses de Saint-Jean et Saint-Marc, origine de la fondation de Saint-Marc, qui était alors établi quai Saint-Jean, traitait des malades, entretenait des vieillards, hébergeait de pauvres passants et donnait des secours à domicile.
Les religieuses de Saint-Jean et Saint-Marc cèdent le 20 septembre 1525 à la Ville les bâtiments, biens et revenus du couvent pour assister comme par le passé les malades, les vieillards et les pauvres passants. Le Magistrat ordonne le 19 octobre 1529 de transférer dans l’ancien Couvent de Saint-Jean et Saint-Marc le Bureau d’Aumônes qui prend alors le nom Fondation de Saint-Marc.
Comme la Ville avait fait abattre une partie des bâtiments de la Commanderie du Saint-Esprit pour étendre les fortifications, le Grand Maître de l’Ordre réclame une compensation à la Ville le 16 janvier 1653 au Conseil Souverain de Brisach qui condamne en 1685 la Ville à indemniser l’Ordre. Il s’ensuit en 1686 une transaction par laquelle la Ville cède à l’Ordre l’ancien couvent de Saint-Jean et Saint-Marc, occupé depuis 1529 par la fondation de Saint-Marc. Le nouveau siège de l’Ordre prend le nom de Commanderie de Saint-Jean qu’il garda jusqu’en 1826 où les bâtiments furent affectés au mont-de-piété. Par décision du Magistrat le 21 décembre 1686, confirmée par les Conseillers et les Vingt-et-Un le 23 juin 1687, la Ville fait transférer la fondation dans les bâtiments du Blatterhaus qui prirent le nom d’enclos Saint-Marc et le Blatterhaus dans les maisonnettes dites Saint-Jean à l’Île Verte (zum grünen Wörth) sises sur l’îlot des Ponts-Couverts et appelées depuis lors la petite France (das kleine Französel) par allusion au mal vénérien nommé die Franzosen. L’administration du Blatterhaus est fondue en 1687 avec celle Saint-Marc sous la dénomination d’Administration de Saint-Marc.
Des trois établissements cités ci-dessus, il n’en reste donc plus qu’un à partir de 1687, embrassant à la fois l’ancien Bureau des Aumônes, créé en 1523 et fondu en 1529 dans la Fondation de Saint-Marc, la Maison des Béguines, remise par le Magistrat en 1526 au Bureau d’Aumônes pour traiter les indigents atteints d’ulcères, la Fondation de Saint-Marc proprement dite remontant à 1529, destinée à assister les malades et les vieillards et à distribuer des secours à domicile, le Boos (Bosenhaus, maison des Teigneux) que la fondation acquit le 27 mai 1538 et dans laquelle elle faisait traiter des malades indigents et le service du Blatterhaus, transféré en 1687 à St Jean à l’Île verte.
L’Administration municipale décide le 2 décembre 1789 de réunir le Blatterhaus et ses biens et revenus à l’hôpital civil, mesure qui reçoit aussitôt son exécution.
La loi du 16 vendémiaire et les deux arrêtés du Directoire exécutif du 22 brumaire an V ordonne de réunir sous une seule commission tous les hôpitaux et hospices civils situés dans une même ville et de cumuler leurs revenus dans une seule caisse. L’administration municipale, par décision des 21 et 25 vendémiaire an VI, installe une commission administrative unique des Etablissements de Charité de la Commune pour remplacer les quatre commissions spéciales (hôpital civil, hospice des Orphelins, fondation de Saint-Marc et hospice des Enfants-trouvés). Cette nouvelle commission stipule qu’il n’y aura plus à Strasbourg que trois hospices (hôpital civil, l’hospice des Orphelins, hospice des Enfans-trouvés), que les bâtiments de Saint-Marc seront affectés à la recette, aux greniers et magasins et à la boulangerie des Hospices civils réunis, que les recettes et les boulangeries de chaque établissement seront supprimées, que les secours en pain se feront par le garde-magasin des hospices. Cette organisation présentée le 22 frimaire VI, approuvée par la municipalité le 11 nivôse VI, par l’administration départementale le 13 pluviôse VI et par le ministre de l’intérieur le 5 floréal VI est encore en vigueur aujourd’hui. A partir du 21 thermidor XI, date à laquelle on trouve pour la première fois mention d’un Bureau de Bienfaisance, des modifications sont successivement introduites dans la distribution des secours à domicile.

Aperçu historique sur l’origine et les permutations de l’ancienne Fondation de St Marc

L’Enclos connu sous le nom de St Marc qu’occupent depuis l’an VI la Recette, les Greniers, les Magasins et la Boulangerie des Hospices civils réunis se compose des bâtiments et dépendances de l’ancien hôpital des Vérolés, Blatterhaus, dans lesquels l’ancienne fondation de St Marc avait été transférée en 1686.
La question touchant cette fondation se rattache à l’ancien Blatterhaus et à l’ancien Bureau d’Aumônes. Un Aperçu historique sur ces trois Services est donc nécessaire.

Le Blatterhaus, hôpital des Vérolés, a été créé en 1503 sur l’invitation du Magistrat de la Ville de Strasbourg par Caspar Hoffmeister au moyen de quêtes, à l’effet de mettre à l’abri et de soumettre à un traitement régulier les Vénériens indigents, die armen Blatterer, qui jusqu’alors se trouvaient couchés sur de la paille, sous un hangar, dans l’impasse de St Thomas, derrière la rue des petites boucheries.
Cet hôpital a été établi au moyen de l’achat successif des bâtiments et dépendances dits St Marc qui forment l’Enclos de la ruelle des Greniers, Magasins et Boulanger des Hospices civils réunis, impasse de St. Marc, quartier du Finckwiller.

Le Bureau d’Aumônes, créé par le Magistrat en 1523 a été établi par lui dans la maison zum Trübel aujourd’hui Weigel rue du vieux marché aux Vins, ancienne propriété des Plotzbrüdern Confrérie des porteurs de morts, qui avaient quitté la Ville lors de la Réformation.
Ce Bureau avait pour mission de rassembler les Aumônes, de faire des quêtes et d’en distribuer le produit aux indigens.

Le Couvent des Religieuses de St Jean St Marc, origine de la fondation de St Marc qui existait bien avant 1523, en dehors des anciens murs de la Ville, et qui est occupé depuis 1826 par le Mont-de-Piété au quai St Jean, recueillait et traitait des malades indigens, recevait et entretenait des vieillards indigens, hébergeait des pauvres passans et donnait des secours de toute nature, au-dehors.

Ces trois établissements se trouvaient dans cette position, chacun entièrement indépendant de l’autre, lorsque à la suite de la réformation les Dames conventuelles de St Jean St Marc abandonnèrent la Ville après lui avoir remis, par acte du 20 septembre 1525, tous les bâtimens, biens et revenus du Couvent St Jean St Marc, pour servir comme par le passé, à l’usage, à l’assistance et à la réception d’indigens, Damit solche jährliche Zinße und Gülten, nach Gottes Lob und Ehr, zu Nutz, Burstand und Uffenthalt der Armen, gebraucht und angelegt möchten werden.
Le Magistrat de Strasbourg se trouva ainsi saisi d’un Etablissement mixte, recevant, traitant et entretenant des malades et des vieillards et distribuant des secours – situé en dehors des anciens murs de la ville – et d’un Bureau d’Aumônes distribuant également des secours – situé dans l’intérieur de la ville.
Il jugea dès lors à propos d’ordonner, par décision du 19 octobre 1529, la translation du Bureau d’Aumônes dans l’ancien Couvent de St Jean St Marc, qui, à partir de là, prit la dénomination de Fondation de St Marc, et il chargea en même temps ce Bureau de la gestion de cette Fondation, en cumulant les revenus de cet établissement avec les aumônes et les quêtes, pour en appliquer les produits, conformément à l’acte d’abandonnement du 20 septembre 1525, au traitement et à l’entretien de malades et de vieillards, et à des secours au-dehors.
Le Bureau d’Aumônes, confondu ainsi avec la fondation de St Marc, vendit en 1530 à son profit la maison Zum Trübel que la Ville s’était appropriée après le départ de la Confrérie des Porteurs de morts, et dans laquelle le Magistrat l’avait installé en 1523.
A partir de 1529, il n’existait donc plus que 2 établissements séparés des 3 cités plus haut, le Blatterhaus dans ses bâtiments remontant à sa création en 1503 et la fondation de St Marc, occupant les bâtiments de l’ancien Couvent St Jean St Marc.

1653
Les choses en étaient là, lorsqu’en 1653, le Grand Maître de l’Ordre religieux et Commanderie du St Esprit, qui lui aussi s’était retiré lors de la Réformation, réclama à la Ville le Couvent de St Jean, situé au haut de la ci-devant rue St Jean, faubourg national, aujourd’hui la maison de force ou de détention, Rastelhaus [Raspelhaus].
Le Grand Maître, après en avoir référé au Concile de Ratisbonne, porta sa cause le 16 janvier 1653 devant le Conseil Souverain de Brisach qui condamna la Ville en 1685 à indemniser l’Ordre de la perte de son Couvent dont elle s’était emparée et qu’elle ne pouvait plus rendre puisqu’elle en avait fait abattre une partie pour étendre les fortifications.

1686
La résistance que fit, nonosbstant, la Ville détermina le Grand Maître à s’adresser au Roi Louis XIV qui, par l’organe du Ministre Louvois, enjoignit en 1686 au Magistrat de Strasbourg d’entrer en accommodement avec l’Ordre du St Esprit, et à la demande du Magistrat, d’envoyer des délégués au Roi pour lui exposer ses moyens de défense, ayant été rejetée par l’Intendant de Lagrange, il s’en suivit, dans la même année, une transaction par laquelle la Ville céda à l’Ordre, en remplacement du Couvent de St Jean, l’ancien Couvent de St Jean St Marc, occupé depuis 1529 par la fondation de St Marc.
Le nouveau siège de l’Ordre prit, à partir d’alors, le nom de Commanderie de St Jean qu’il garda jusqu’en 1826, où les bâtiments furent affectés au Mont-de-Piété qui les occupe encore aujourd’hui à titre de location de la Ville, laquelle les avait repris durant la Révolution de 1790.
La cession par la Ville, à l’Ordre du St Esprit, de l’ancien Couvent St Jean St Marc, nécessita la translation ailleurs des services de la Fondation de St Marc.
A cet effet, le Magistrat réunit les Administrateurs de la fondation de St Marc et ceux du Blatterhaus – et après de longs débats, il fut convenu de transférer la fondation dans les bâtiments du Blatterhaus et celui-ci dans les Maisonnettes dites St Jean zum grünen Wörth sises sur l’îlot, quartier des Ponts-Couverts, derrière la maison aujourd’hui chantier de bois de M. Hoerter.
Dans la décision du Magistrat du 21 décembre 1686 et dans celle confirmative du Conseil des XXI du 23 juin 1687, la permutation des deux services prescrite, n’a été envisagée que comme une translation, un déplacement pur et simple, à en juger par les expressions transferirung, translation, placieren, gebrauchen, etabliren dont se servent ces décisions à différentes reprises.
Il résulte de ces mêmes documents que la fondation, en transportant son service dans l’Enclos du Blatterhaus, donna son nom à cet établissement. La question a même été posée par l’un des Administrateurs, Ob dort wo die Fundationes hingehn, sie auch ihre Nahmen mit sich nehmen, et elle a été résolue affirmativement par le Préteur royal :  » Ubrigens, da wo die Fundationen hingehn, nehmen sie die Nahmen mit sich.  »
C’est à partir de là que le Blatterhaus a pris le nom de St Marc qui lui est resté jusqu’à nos jours, malgré la fusion de la fondation avec les Hospices civils depuis l’an VI.
Quant au Service du Blatterhaus, il ne donna pas son nom aux maisonnettes de St Jean zum grünen Wörth où il alla se loger, et que le public désigna à dater d’alors sous le nom de la petite France, das kleine Französel, par allusion au mal vénérien qu’on était, dans l’habitude de nommer die Franzosen.

1687
En même temps que s’opéra, en 1687, conformément aux deux décisions précitées, la permutation de la fondation et des malades du Blatterhaus, l’administration de ce dernier fut fondue dans celle de la première qui prit la dénomination d’Administration de St Marc.
Des 3 établissements cités au commencement de cet Aperçu, il n’en resta donc plus qu’un à partir de 1687, embrassant à la fois
l’ancien Bureau des Aumônes, créé en 1523 et fondu en 1529 dans la Fondation de St Marc
la Maison des Béguines, remise par le Magistrat en 1526 au Bureau d’Aumônes pour le traitement d’indigents atteins d’ulcères
la Fondation de St Marc proprement dite, Etablissement mixte pour le traitement, l’entretien de malades et de vieillards et pour la distribution de secours à domicile remontant à 1529
le Boos, Bosenhaus, dépendance de l’Elendherberg rue des livres que la fondation acquit le 27 mai 1538 et dans laquelle elle faisait déjà traiter antérieurement des malades indigens
et le Service du Blatterhaus, transféré en 1687 à St Jean zum grünen Wörth.

1789
La fondation de St Marc se trouvait dans ces conditions, lorsque, sur la proposition du Conseiller Marchal, l’Administration municipale décida, par son arrêté du 2 décembre 1789, la réunion du Blatterhaus et de ses biens et revenus à l’hôpital civil – mesure qui reçut aussitôt son exécution.
Mais auparavant déjà, la fondation avait confondu dans ses comptes dont les derniers s’arrêtent à 1786 les malades de la maison des Béguines et de la Boos, avec ceux du Blatterhaus proprement dit, traités depuis 1687 à St Jean zum grünen Wörthn et elle en avait fait un seul tout, de manière que la réunion ordonnée par l’Arrêté précité s’opéra
par le déversement sur l’hôpital civil, de tous les malades et indigens traités par la fondation, tant à St Jean zum grünen Wörth que dans les annexes,
et par l’incorporation au domaine de l’hôpital civil des biens originaires seuls du Blatterhaus, sans adjonction de la part proportionnelle des biens dotaux de la fondation de St Marc dont les revenus avaient été appliqués jusqu’en 1525, par les dames conventuelles de St Jean St Marc, et, jusqu’en 1789, par la fondation, au traitement et à l’entretien de malades et de vieillards.
La preuve en est
qu’en place du vaste et important Enclos du Blatterhaus, créé tout spécialement en 1503 au moyen de quêtes pour servir à un Hospice de vénériens, l’hôpital civil ne vendit, par acte devant la Chambre des Contrats du 4 septembre 1790, que les maisonnettes de St Jean zum grünen Wörth au prix de fl. 1550,
que la fondation par contre, après avoir déjà aliéné antérieurement la maison des Béguines, vendit également à son profit, par acte devant la même Chambre du 24 mai 1791, le Boos, au prix de fl. 1200
et que les Colligendes actuelles de St Marc renferment encore aujourd’hui sans aucune distraction, l’intégralité des biens de l’ancienne fondation, dont les revenus avaient servi cumulativement jusqu’en 1789 au traitement de malades, à l’entretien de vieillards et à la distribution de secours à domicile.
Après le déversement sur l’hôpital civil de tous les malades et vieillards entretenus par la fondation, à St Jean zum grünen Wörth et ailleurs, les données manquent pour suivre son Administration à travers les bouleversements des premières années de la Révolution de 1790, et on ne la retrouve qu’en l’an V, occupant encore les bâtimens originaires du Blatterhaus, dits St Marc.
Survinrent la loi du 16 vendémiaire et les deux arrêtés du Directoire exécutif du 22 brumaire an V sur la réunion sous une seule Commission, de tous les Hôpitaux et hospices civils situés dans une même ville et sur le cumul de leurs revenus dans une seule caisse pour servir indistinctement aux besoins communs de tous.
C’est à la suite de ces lois et arrêtés, qu’en exécution des délibérations de l’administration municipale des 21 et 25 vendémiaire an VI, un délégué installa, suivant procès verbal du 1° brumaire de la même année, une Commission administrative unique des  » Etablissements de Charité de la Commune  » en remplacement de 4 Commissions spéciales – de l’hôpital civil, – de l’Hospice des Orphelins, – de la fondation de St Marc – et de l’Hospice des Enfans-trouvés.
Cette nouvelle Commission rédigea le plan d’organisation de l’administration générale des Hospices civils réunis qui porte entre autres dispositions
qu’il n’y aura plus à Strasbourg que 3 hospices – l’hôpital civil, – l’hospice des Orphelins – et l’hospice des Enfans-trouvés,
que les bâtimens de St Marc (Blatterhaus) seront affectés aux services de la Recette, des Greniers et Magasins et de la Boulangerie des Hospices civils réunis,
que les Recettes et les Boulangeries particulières de chaque établissement seront supprimées,
que les distributions de secours en pain se feront par le garde-magasin des Hospices, sous la surveillance d’un membre de la commission adjointe, etc.
Le plan d’organisation a été présenté le 22 frimaire VI, il a été approuvé par la Municipalité le 11 nivôse VI, par l’administration départementale le 13 pluviôse VI, par le ministre de l’intérieur le 5 floréal VI et il est encore aujourd’hui en vigueur quant à son ensemble et à ses dispositions générales.
Seulement à partir du 21 thermidor XI, date à laquelle on trouve pour la première fois l’existence d’un Bureau de Bienfaisance à Strasbourg, des modifications ont été successivement introduites dans le mode de distribution de secours à domicile. Ainsi, le recouvrement des quêtes et des droits des pauvres sur les spectacles a été déféré au Bureau de Bienfaisance, de même que les distributions de secours en pain à domicile, fixés en dernier lieu, par délibération du 30 novembre 1831, à 250.000 kilog. par an, – en sus d’environ 50.000 kilog. de pain que les Hospices civils destinent annuellement à des veuves indigentes surchargées d’enfans en bas-âge, et outre différens secours en argent, plus une allocation fixe de 12.000 par an, pour secours en médicaments à domicile, mise à la disposition du Bureau de Bienfaisance depuis 1848, – le tout par prélèvement sur les Revenus cumulés des Hospices civils réunis.

+ +

Après cet exposé historique, il reste à examiner sous toutes réserves que de droit, ce qui pourrait advenir au Bureau de Bienfaisance, au cas de séparation des biens et revenus formant la dotation de l’Aumônerie, suivant décompte ci-annexé.

Bâtimens de l’ancien Blatterhaus, dits St Marc
Si, d’après l’Aperçu historique qui précède on reprend le Blatterhaus à son origine pour le suivre jusqu’à nos jours on voit
que créé en 1503 au moyen de quêtes, par les soins d’un particulier, de concert avec le Magistrat, cet établissement a été destiné tout spécialement à un hôpital de vérolés et qu’il est resté particulièrement affecté à ce service jusqu’en 1686,
qu’en 1686, la fondation de St Marc, obligée de quitter l’ancien couvent de St Jean St Marc et transférée au Blatterhaus, les malades de ce dernier établissement ont été logés dans les maisonnettes de St Jean zum grünen Wörth où ils ont été traités jusquen 1789 par la fondation, cumulativement avec les malades et les vieillards de la maison des Béguines et de la Boos qu’entretenait la fondation depuis 1526 et 1530,
qu’en 1789, après la translation à l’hôpital civil de tous les malades qu’entretenait la fondation, son administration a continué à occuper les bâtimens du Blatterhaus sans plus avoir de service de malades et autres,
qu’après la 1° tourmente révolutionnaire, cette administration se trouvait encore au Blatterhaus,
qu’enfin, à la suite de la suppression des Commissions spéciales par l’établissement et de l’installation d’une commission administrative unique des Hospices civils réunis, en l’an VI, les bâtimens du Blatterhaus ont été occupés, et le sont encore, par la recette, les greniers, les magasins et la boulangerie de ces établissements, conformément au plan d’organisation du 22 frimaire VI, sanctionné par les deux degrés de juridiction administrative, et consacré par une existence de 60 années, sans interruption.
On ne trouve dans cette longue période de trois siècles et demi pas un acte authentique, pas une preuve positive, d’une permutation de la propriété du Blatterhaus, tandis que l’on trouve dans tous les faits accomplis, sinon une preuve matérielle, du moins une très forte présomption du contraire.
En effet, si l’on se reporte aux derniers siècles, et si l’on se pénètre de l’autorité et du pouvoir de l’ancien Magistrat de Strasbourg, on verra que celui-ci administrait en souverain la Ville et tout ce qui en dépendait – et que tout aussi jaloux des intérêts de la Cité que de son propre empire, il a pu créer des établissements de charité, ordonner des déplacements de services hospitaliers et autres, sans entendre aucunement leur abandonner la propriété des locaux ou des bâtiments dans lesquels il lui plaisait les établir ou les transférer.
Ainsi la Ville s’emparant de la maison Zum Trübel – le Magistrat, en y installant en 1523 le premier Bureau des Aumônes, n’a certes pas voulu doner cette maison en propriété à ce Bureau, – et s’il lui a promis de la vendre en 1530, ce ne pouvait être que par gracieuseté, à l’intention des pauvres, pour alimenter la caisse du bureau, du prix de vente de la maison.
La Ville recevant en 1525 des dames religieuses, le Couvent de St Jean St Marc, le Magistrat en y transférant en 1529 le Bureau des Aumônes n’a pu entendre lui donner en propriété les vastes bâtimens de ce Couvent. La preuve, c’est que la Ville, obligée de transiger en 1686 avec l’Ordre du St Esprit, disposa de ce même couvent comme d’un bien à elle appartenant, pour le céder à la Commanderie, en place d’une autre propriété qu’elle s’était attribuée. S’il en avait été autrement, c’eut été la fondation qui, bien qu’entièrement étrangère au litige introduit contre la Ville, aurait indemnisé l’Ordre, ce qui n’est pas admissible.
Le Magistrat, en réunissant à cette occasion les administrations du Blatterhaus et ceux de la fondation, ne pouvait avoir d’autre but que celui de les faire délibérer sur l’opportunité et la possibilité de la translation de la fondation au Blatterhaus, et en ordonnant le transférement en 1687, le Magistrat ne pouvait encore pas attrinuer à la fondation la propriété de cet établissement, car c’eut été ou bien indemniser la fondation de la perte d’un bâtiment donné à la Ville, lui appartenant, et dont elle a disposé, ou bien indemniser l’Ordre du St Esprit au détriment du Blatterhaus qui, tout aussi bien que la fondation, était parfaitement étranger au litige entre l’Ordre et la Ville, ce qui n’est encore pas admissible.
De même, le Magistrat, en ordonnant en 1687 la translation des malades du Blatterhaus à St Jean zum grünen Wörth et en prescrivant en 1789 le déversement de tous les malades du dehors dans l’hôpital civil, avec incorporation des biens originaires du Blatterhaus n’a-t-il pû entendre attribuer à l’hôpital civil la propriété de l’amas des petites maisons de St Jean zum grünen Wörth, vendues en 1790 pour fl. 2550 à titre de remplacement du vaste et important Enclos du Blatterhaus qui, loin de provenir d’une concession de la ville, appartenait bien et dûment en propre à cet établissement comme ayant été créé et acquis en 1503 au moyen de quêtes.
Enfin, si l’hôpital civil n’a pas pris possession en 1789 d’une manière ou d’une autre de l’Enclos du Blatterhaus, on ne saurait l’attribuer qu’aux troubles qui à cette époque déjà agitaient la Ville et qui à partir de 1790 n’ont permis ni à l’administration municipale ni à la Commission spéciale de l’hôpital civil de s’occuper de cette question, qui sans doute ne leur aurait pas échappé, si les temps avaient été tranquilles et si les événements politiques ne les avaient pas absorbés.
Pour tous ces motifs, il est permis de conclure que le Bureau de Bienfaisance ne saurait revendiquer ni comme successeur du Bureau des Aumônes ni au nom de l’ancienne fondation ou Aumônerie de St Marc, tout ou en partie de l’enclos de l’ancien Blatterhaus, occupé depuis l’an VI par la recette, les greniers, les magasins et la boulangerie des Hospices civils réunis, et dans lequel ces établissemens n’ont assigné qu’à titre bénévole un local au Bureau de Bienfaisance, depuis sa création, tout aussi bien qu’ils en avaient concédé un autre dans le même Enclos et au même titre, à l’administration de la Caisse d’épargne, à partir de son institution jusqu’au jour où elle a transféré son siège ailleurs.

Retenue par les Hospices civils du ¼ des valeurs immobilières et mobilières et des revenus de l’ancienne fondation de St Marc (…)

Domaines concédés aux Hospices civils (…)

Biens recélés, révélés aux Hospices civils (…)

Pour la Commission ad. des Hospices civils, le vice-président (signé) Coze
Strasbourg le 5 décembre 1856


Résumé de la Notice historique

L’affluence des pauvres étrangers avait beaucoup augmenté à Strasbourg vers 1520. La Chambre des XXI nomma une commission à l’effet d’établir un règlement pour supprimer la mendicité et distribuer des secours à domicile. Cette commission en nomma une autre de neuf membres, pris dans les neuf paroisses de la ville, et la chargea d’exécuter le règlement qu’elle avait établi. La première aumônerie se trouvait dans la maison appelé zum Trübel, au Vieux-Marché-aux-Vins, donnée par les frères appelés Blotzbrüder quand ils quittèrent la ville après la Réformation. Elle reçut de nombreux legs au fil du temps. L’aumônerie accorda en 1525 les premiers secours à l’établissement appelé Boos (Boosenhaus, hôpital des Teigneux, dans la rue des Livres), transféré en 1539 dans un vaste emplacement proche qui appartenait à l’hospice des pauvres passants (Elenherberg). L’aumônerie fut chargée en 1526 d’administrer l’hospice des variolés (Blatterhaus) créé en 1503. Elle en conserva l’administration jusqu’en 1789, époque à laquelle il fut supprimé par une décision du Magistrat du 2 décembre. La fondation fut mise en possession le 29 octobre 1529 des biens, des revenus et des bâtiments du couvent de Saint-Marc et de Saint-Jean quai Saint-Jean. La cherté des vivres détermina en 1529 les Conseillers et les Vingt-et-Un à établir une boulangerie destinée à fabriquer du pain pour les indigents.
La Ville augmenta en 1632 ses fortifications en démolissant une partie des bâtiments de l’ordre de Malte ou Commanderie de Saint-Jean de Jérusalem. Les chevaliers de Malte restèrent en possession des bâtiments subsistants, occupés aujourd’hui par la Maison de force. Ils commencèrent à élever des réclamations pour être indemnisés de la dépossession de leur propriété lors des conférences qui précédèrent la conclusion du traité de Munster (1648). Leurs prétentions ne furent pas admises mais ils les présentèrent à nouveau après la réunion de Strasbourg à la France. Le Conseil souverain d’Alsace donna gain de cause à la Commanderie par son arrêt du 11 juillet 1685 que Louis XIV annula par une ordonnance du 25 septembre de la même année. Les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean se pourvurent devant le Conseil du Roi. La contestation finit par une transaction du 17 Juin 1687 par laquelle la ville céda à la Commanderie tous les bâtiments et l’église de l’aumônerie (aujourd’hui église de St Jean) et obtint en échange que les chevaliers renoncent à toute prétention sur des bâtimens réunis aux fortifications et qu’ils cèdent les biens que la Commanderie avait conservés, c’est-à-dire l’enclos de la Maison de force. L’aumônerie fut transférée dans l’enclos appelé aujourd’hui Saint-Marc et le Blatterhaus qui s’y trouvait alors fut transféré dans les bâtiments au lieu-dit Île verte (grüner Wörth).
L’aumônerie de Saint-Marc était successivement devenue propriétaire de trente-sept maisons par legs ou acquisition. Le receveur Frœhlich en proposa la vente qui fut ordonnée par un décret de la Chambre des XIII le 2 décembre 1769. L’aumônerie était administrée depuis son origine par une Commission choisie parmi les assesseurs au Sénat. Cette administration cessa par la loi du 23 brumaire an V qui la réunit en une seule avec l’hôpital civil et la maison des Orphelins. L’attribution des secours à domicile appartient depuis l’an V au Bureau de bienfaisance.

Notice historique sur l’aumônerie de St Marc

Vers l’an 1520 l’affluence des pauvres étrangers, venant même de contrées lointaines, avait depuis quelques années augmenté considérablement à Strasbourg. Cette classe d’indigens s’était insensiblement établie en ville. Les parens élevaient leurs enfans exclusivement pour la mendicité, pendant qu’ils se livraient eux-mêmes au vice et à la débauche. La multitude des mendians devint si grande que plusieurs enfans périrent de froid devant les églises où ils demandaient l’aumône. Les indigens régnicoles, les pauvres honteux, ceux dont l’indigence était constatée et qui avait le plus de droit à la charité publique, n’y participaient guère, presque toutes les aumônes leur étaient enlevées par les pauvres étrangers. Ce désordre, ces abus, offraient un spectacle lamentable et durent exciter toute l’attention du Magistrat de la ville. Aussi, vers la St Michel de la même année, la Chambre des XXI nomma une Commission à l’effet d’établir un règlement pour l’extinction de la mendicité et la distribution de secours à domicile. Elle fut chargée de l’exécution du règlement dont la rédaction lui était confiée, et on lui attribua, en même tems, la connaissance et le jugement des questions qu’il soulèverait.
C’est de cette manière que fut créé le premier comité de bienfaisance à Strasbourg. Cette institution admirable qui depuis plus de trois siècles a constamment allégé le poids du malheur, relève éminemment la vertu et les pieux sentimens de nos ancêtres. La sollicitude et l’activité présidèrent aux fonctions des nouveaux administrateurs. Ils s’associèrent aux souffrances et au malheur des pauvres vraiment nécessiteux.
La Commission fut composée de Melchior Zugmantel, membre du grand Conseil, Jacques Spender de la chambre des XXI, Daniel Müg de la chambre des XIII, Mathias Pfarrer et Jacques Mayer de celle des XV. Elle eut l’administration supérieure des deniers de l’indigence. Après avoir organisé le service en général, elle nomma une autre Commission de neuf membres pris dans les neuf paroisses de la ville, et la chargea des détails de l’exécution du règlement qu’elle avait établi avec une sollicitude toute particulière.
[en marge : Prot. de la fondation f° 16.b]
L’administration ainsi organisée, sa première opération fut de visiter les habitations des indigens, afin de s’assurer des besoins et du degré de misère de chacun. Quant à la distribution des secours, elle divisa la ville en quatre arrondissemens et confia les détails de ce service à quatre préposés assermentés.
[en marge : Prot. de la fondation f° 16]
Le grand Conseil et la chambre des XXI approuvèrent le règlement, et pour subvenir aux frais de son exécution, on fit un emprunt de 6 livres pfennings (24 livres tournois) à la tour aux pfennings.
La mendicité fut sévèrement défendue, il n’y eut que les étudians pauvres qui purent continuer à demander l’aumône en chantant devant les maisons selon l’usage qui était établi à cette époque.
(Règlement) Les pauvres admis aux secours à domicile portaient une marque distinctive afin de les reconnaître. Il leur était expressément interdit de faire une dépense quelconque dans les auberges, brasseries ou autres lieux publics. Le règlement dit à ce sujet :  » dann will deren jemand zeren der soll es in seinem hus bÿ seinen Wÿb und Kinder thun und nit anderswo « . Ceux qui entretenaient des chiens ou qui allaient à Schiltigheim (so nach schilten gehn) étaient également exclus des aumônes.
[Prot. de la fondation. f° 11.b 17.a 364.b]
Luc Hackfurt fut le premier receveur de l’administration des pauvres. On lui assigna une habitation avec des bâtimens assez spacieux pour qu’ils pussent contenir les grains et autres revenus qu’on espérait acquérir par la suite. Son traitement fut fixé à 25 florins par an. Il se consacra avec un dévouement peu ordinaire aux intérets des pauvres jusqu’à la fin de ses jours (6 avril 1554).
Le bâtiment où s’établit la première aumônerie était appelé au raisin (zum Trübel) et situé sur le vieux marché aux vins vis à vis l’hôtel de Neuweiler avec un passage dans la rue du jeu des enfants aujourd’hui une auberge. Il provenait de la congrégation des frères appelés Blotzbrüder qui quittèrent la ville lorsqu’elle se déclara en faveur de la réformation. Avant d’être transféré dans les bâtimens où elle existe aujourd’hui, elle fut établie dans le couvent de St Marc et de St Jean, ainsi qu’on le verra plus tard.
L’établissement n’eut point de dotation dans l’origine : le concours bienfaisant des habitans, les cotisations annuelles des fabriques des églises, des corporations religieuses, de celles des métiers et de différents établissements de charité, le produit des quêtes à domicile et des troncs exposés dans les paroisses, furent les seules ressources avec lesquelles l’aumônerie commença à subsister. Mais bientôt les pieuses libéralités de nos ancêtres vinrent lui former un patrimoine considérable. Les legs et les donations devinrent très fréquents.
[Prot. des donations f° 1.b]
Deux femmes, Anne Baumgartner et Anne Lobstein, firent les premiers legs à son profit. Celle-ci l’institua légataire universelle de sa succession, et la première lui fit la donation d’une maison dans la rue des écrevisses (Greibengasse).
Le compte de l’année 1524 porte déjà les recettes à 1290 livres pfennings (5160 livres tournois), 33 mesures de vin et 695 rézaux de blés.
[Prot. de la fondation f° 159.b]
Les quêtes à domicile étaient d’un grand secours lors de la fondation de l’aumônerie, elles se faisaient de la manière suivante. Quatre hommes attachés à l’aumônerie (Almosenknecht) parcouraient trois fois par semaine les différens quartiers de la ville, portant une boîte au cou pour y recevoir les aumônes en argent et un panier avec une sonnette sur le dos pour recueillir le pain et les autres dons en nature. Ces quatre employés, qui étaient continuellement au service de l’aumônerie, ne recevant pour tout salaire que 5 Schillings par semaine. En 1525 il fut augmenté de 2 Schill. à cause de la grande cherté des vivres. Les revenus provenant des quêtes étaient connus sous la dénomination allemande de Spenden, le receveur en rendait des comptes particuliers.
Dans l’origine les fonctions des administrateurs étaient gratuites, mais en vertu de conditions expresses stipulées dans des legs, ils reçurent plus tard des émolumens, soit en nature, soit en argent. Entr’autres on distribuait à chacun, aux fêtes de Noël, des confitures et 2 livres pf. 13 sch. pour du pain d’épices, et aux fêtes de Pâques 200 oeufs avec un panier.
Ce fut dans le courant de l’année 1525 que l’aumônerie accorda les premiers secours à l’établissement appelé Boos (Boosenhaus) qui existait dans une maison dite cuiller à pot (Kochlöffel) aujourd’hui la brasserie neuve dans la rue des livres près des ponts-couverts. Ils consistaient dans une contribution annuelle de 13 Schellings, deux cordes de bois et 200 fagots. Cet établissement ne fut d’abord qu’un asyle, un gite d’une nuit pour de pauvres étrangers. Il dépendait de la fabrique de l’église St Pierre le vieux, mais le 24 décembre 1526, il fut cédé à l’aumônerie et il devint bientôt une annexe pour les indigens malades. On y traitait les maladies légères, et principalement la teigne. Les sujets badois affligés de cette maladie y étaient également admis par réciprocité et en reconnaissance sans doute de la faculté que le Margrave de Bade avait accordée à la ville de Strasbourg d’envoyer des malades pauvres aux eaux de Bade et aux autres sources minérales de ce pays. Au commencement de l’année 1539 cet asyle de l’infortune fut transféré (Bükergass) dans un vaste emplacement de la même rue qui appartenait à l’hospice des pauvres passans (Elenherberg) et dont l’acquisition avait été faite par l’aumônerie le 27 novembre de l’année précédente. L’ancien Boosenhaus (die alte Boos) et diverses maisons qui en dépendaient furent vendus an 1788. On conserva néanmoins le nouveau Boosenhaus (die neue Boos) où les malades continuèrent a étre traités encore pendant quelques années jusqu’à l’époque où ce bâtiment fut également vendu.
Ce fut également en 1526 que l’aumônerie fut chargée de l’administration d’un autre établissement de santé, de celle de l’hospice des variolés (Blatterhaus) créé en 1503 dans l’impasse de St Thomas. En 1526 on reconnut la nécessité de l’établir dans un local plus vaste provenant des religieuses appelées Béguines (Beginnenhus) et qui était situé dans le quartier dit Rindshüttergraben (fossé des tanneurs). Plus tard, on l’établit dans les bâtimens qui forment aujourd’hui l’aumônerie de St Marc et de là il fut transféré dans le lieu dit Petite France ou île verte (grüne Wörth) entre la rue des livres et les ponts couverts. La nourriture et l’entretien de chaque malade traité dans cet établissement, montaient à 3 Schell. par semaine, indépendamment de la rétribution du médecin. En 1538 après la suppression du couvent des frères de Notre-Dame du mont Carmel, le magistrat de la ville ordonna la réunion des revenus de ce monastère à ceux du Blatterhaus. Cet établissement devint déjà au 16° siècle un hospice destiné essentiellement au traitement des maladies vénériennes. Il fut en grande réputation et des personnes atteintes de ce mal cruel vinrent de pays très éloignés pour s’y faire traiter. Ce fut, sans doute, cette réunion d’individus venant de différentes contrées de l’Europe qui nécessita le règlement publié dans l’établissement en 1553 et qui défendit sous les peines les plus sévères, le blasphème, la médisance et la calomnie. L’aumônerie conserva l’administration du Blatterhaus jusqu’en 1789, époque à laquelle il fut supprimé par une décision du Magistrat du 2 Décembre. On transféra les malades à l’hopital qui obtint également les revenus que l’établissement possédait.
En vertu d’une décision prise en 1526 par les administrateurs et confirmée par le Grand Conseil, l’aumônerie avait droit à la succession des personnes qui à l’époque de leur décès participaient aux aumônes publiques. On n’admit que deux cas exceptionnels ; c’était lorsque par leur âge, leurs infirmités ou toute autre cause, les héritiers se trouvaient dans l’impossibilité de pourvoir à leur subsistance, ou s’ils consentaient à rembourser à l’aumônerie l’équivalent des secours qu’avait obtenus la personne dont il s’agissait de recueillir la succession ; dans tous les autres cas elle appartenait à l’aumônerie.
[Prot. de la fondation f° 40.b 41.b 50.b 51.b 58.a et 153.b]
Les revenus de cette fondation reçurent des accroissemens considérables à l’époque de la réformation par la suppression des couvents, de diverses églises et chapelles dotées de revenus particuliers, et par le produit de la vente de leurs ornements et joyaux.
Le 29 octobre 1529 elle fut mise en possession de tous les biens et revenus, ainsi que des bâtimens du couvent de St Marc et de St Jean qui existaient alors sur le quai St Jean dans le local occupé aujourd’hui par le Mont de piété. Dès lors l’aumônerie prit le nom de St Marc. Les revenus de ce monastère s’élevaient à 1741 rézaux de blé, 163 mesures de vin, 17 chapons, 3 poules et 427 livres pf. La réserve sur les greniers était de 5261 rézaux de blé.
[Prot. des séances de 1523 à 1602 f° 15. 29]
La chapelle des 10,000 martyrs, celle de St Mathieu, les autels de St Luc et de Ste Madeleine, qui existaient dans l’église du couvent aujourd’hui église St Jean étaient également dotés de revenus en grains et en argent.
La réunion aux revenus de l’aumônerie des biens et des rentes du couvent de St Marc et de St Jean fut un événement très heureux pour toute la classe indigente de Strasbourg. Il en résulta une si grande augmentation du patrimoine des pauvres que dès lors l’aumônerie put subsister de ses propres ressources. Plus de trois siècles se sont écoulés depuis, et journellement encore la classe malheureuse de la ville se ressent des heureux effets de cet accroissement des deniers de l’indigence. Ce sont en grande partie les ressources provenant du couvent de St Marc et de St Jean qui permettent d’accorder des secours à domicile aussi considérables que ceux qui se distribuent aujourd’hui.
Quelques faits historiques de ce monastère ne seront donc pas sans intérêt et méritent d’être rapportés ici.
Le couvent de St Marc et celui de St Jean formaient anciennement deux monastères distincts et séparés, situés hors de l’enceinte de la ville.
Celui de St Marc était originairement un des moins considérables de tous les monastères que renfermait le territoire de Strasbourg. On l’appelait en allemand  » St Marx Klösterlein « . Au commencement du 13° siècle, il existait près de l’Ill, au canton dit Elsau, au delà du lieu où se trouve aujourd’hui l’auberge de la montagne verte et non loin du couvent de St Arbogast. Mais en 1230 il fut établi sur un terrain plus vaste contre le mur d’enceinte construit à l’époque du 3e élargissement de la ville entre la porte des bouchers et celle de l’hopital, non loin du couvent des Carmélites et de l’hopital civil qui, à cette époque, était également situé en dehors de la ville près de la porte qu’on appelait Bundethor. Cette porte est encore visible sur le rempart* à proximité des bâtimens du Grünaul.
Le couvent de St Jean in Undis fut construit en 1252 près du Rheingießen dans les environs où existe aujourd’hui l’hôpital militaire.
Un grand nombre de bulles des Papes Grégoire IX, Innocent IV, Honoré IV, Nicolas IV, Boniface VIII, Clément V, Jean XXII, Clément VI et Alexandre VI, attestent les privilèges et les indulgences que ces Pontifes accordèrent aux deux monastères. Innocent IV eut une affection particulière pour celui de St Marc. Il le prit sous sa protection spéciale et lui fit des avantages considérables indiqués dans cinq bulles qu’il délivra en 1249. 1251 et 1254.
En 1475 le Sénat ordonna la démolition de cinq couvents situés hors de la ville et parmi lesquels se trouvaient ceux de St Marc et de St Jean. Cette mesure était commandée par les évènements de la guerre pour garantir la ville contre la puissance et l’esprit de conquête de Charles le téméraire. Déjà en 1392 lors de la démolition du couvent de Ste Elisabeth qui existait dans la rue de ce nom, une partie des revenus de ce monastère avaient été réunis à ceux du couvent de St Marc [Lit. Marci secundus f° 200.b, Plus titre de 1465 carton des documens historiques]
Après la destruction de leurs monastères, les religieuses de St Marc et St Jean demandèrent au Magistrat de la ville l’incorporation des deux couvents. [Prot. intitulé Analyse du titre que possédait le couvent de St Marc f° 49. Prot. de la fondation f° 152.b]
Leur demande fut accueillie et les nonnes se réunirent dans des bâtimens qui leur furent assignés sur le vieux marché aux vins, et plus tard dans le local où existe aujourd’hui le mont de piété. L’Empereur Maximilien confirma tous leurs droits et leurs privilèges et les prit sous sa protection particulière par ses lettres du Lundi après la St Martin 1492.
Ce fut par un acte du 20 Septembre 1525 qu’elles firent à la ville un abandon volontaire de tous leurs biens, possessions, droits et privilèges. Cet acte porte l’aveu formel que dans leur jeunesse leurs parens les avaient mises au couvent dans la croyance qu’elles y pourraient servir l’Etre suprême selon son gré, mais que mieux instruites de la vraie parole de Dieu, elles avaient acquis la conviction que l’adoration du Seigneur, telle qu’elles l’avaient observée jusqu’alors sans aucune réflexion lui paraissait plus horrible (abscheülich) qu’agréable et ne pouvait contribuer, en aucune manière, au salut de leur âme. Que la vie monacale, selon les règles et les statuts de leur ordre, était contraire au vrai culte et à la loi de l’amour du prochain. Qu’en conséquence, elles avaient résolu, de leur plein gré, sans contrainte ni violence, de faire abandon à la ville de toute la fortune du monastère afin qu’elle soit employée au soulagement des indigens. Elles se réservèrent une pension viagère qui leur fut accordée. Deux de ces pensions subsistent encore en 1550, toutes les autres étaient déjà éteintes avant cette époque. [Prot. de la fondation f° 956.b]
La cession de ces revenus faite par la ville au profit de l’aumônerie n’eut lieu, ainsi qu’il a déjà été rapporté, qu’en 1529, conséquemment quatre années après la suppression du monastère.
[Cart. histor.] Une déclaration semblable à celle qui fut faite par les nonnes de St Marc et de St Jean se trouve dans une supplique que les moines déchaussés adressèrent au Gouvernement de la ville à peu près à la même époque. Ils y déclarent positivement qu’induits en erreur dans leur jeune âge ils crurent que la vie dans les cloîtres était agréable à l’Etre suprême, mais que détrompés et mieux instruits par la voie du peuple qui est la voie de Dieu, que cette vie oisive et paresseuse (üppig und ful leben) était abhorrée du Seigneur et des hommes, ils sont prêts à l’abandonner et à contracter les nœuds du mariage, si le Magistrat consent à leur accorder, en échange de leurs revenus, une pension viagère et les mêmes avantages qu’avaient obtenus leurs confrères des autres couvents.
[Prot. de la fondation f° 182 et compte de 1527 et 1530]
Les moines du couvent des prédicateurs, aujourd’hui les bâtimens contigus au temple, abandonnèrent également à l’aumônerie une partie de leurs revenus par une donation qu’ils firent en 1530 immédiatement après la mort du Prieur de ce monastère. La partie cédée à l’aumônerie s’élevait à 118 livres pfen. 16 schel. 9 pfen. 8 chapons et une poule. L’hopital civil et l’hospice des orphelins reçurent les autres revenus du même couvent.
[Carton hist.] La suppression du couvent de St Arbogast produisit encore une augmentation notable de fortune de l’établissement de St Marc. Par un acte du 17 Décembre 1530, les religieux de ce couvent cédèrent la moitié de ses revenus. L’hopital civil obtint l’autre moitié. Immédiatement après cette cession on commença la démolition du monastère qui était situé près de la montagne verte. Les membres du chapitre, au nombre de trois, obtinrent seuls une pension viagère.
L’existence aux archives de l’aumônerie des comptes du couvent de Ste Marie Madeleine et notamment de celui de 1691, prouve que tous les revenus de ce couvent ou du moins une partie y ont été réunis. Ils s’élevaient d’après les comptes de l’année 1522 à 670 rézaux de blés, 63 mesures de vin, 19 chapons et 653 livres pfen. L’autel qui existait dans l’église du même monastère et qui était dédié à St Martin, St Nicolas et Ste Marthe avait sa dotation particulière. L’église de St Nicolas se trouve aujourd’hui sur l’emplacement où était le monastère de Ste Marie Madeleine.
[Saalb. de Ste Aurélie, Prot. de la fondation f° 35.b, 101.b, 106.b, 109.b, 116.b, 131, 145.b] L’aumônerie reçut aussi les revenus de la chapelle de Notre-Dame et de l’autel du St Esprit dans la cathédrale, ainsi que ceux de l’œuvre de Ste Aurélie. La cession des premiers, c’est à dire de la chapelle de Notre-Dame, fut faite le 15 avril 1525 et l’abandon de ceux de Ste Aurélie eut lieu dans la séance des administrateurs du 16 mai 1528.
A l’époque de l’abolition des corporations religieuses, la nécessité se fit sentir d’instituer une Commission chargée de l’administration des affaires et des revenus provenant des couvents. Elle fut prise dans le sein des différents conseils qui formaient le Gouvernement de la ville. Les membres qui la composaient étaient connus sous la dénomination allemande de  » Verordnete Klosterherren « . Comme les fonds destinés aux traitements des prédicateurs du nouveau culte étaient insuffisants, il fut décidé qu’au fur et à mesure de l’extinction des pensions accordées aux ex religieux, les fonds disponibles seraient consacrés à l’entretien et au paiement des ministres évangéliques, tant de la ville que de la campagne. Lorsque le corps des revenus affectés à cette dépense fut formé, les Klosterherren en donnèrent l’administration à l’aumônerie de St Marc, qui depuis cette époque eut à sa charge le traitement d’une partie des pasteurs du culte protestant. Les revenus qu’elle obtint ainsi s’élevaient à 522 livres pfen. 194 rézaux de blés et 36 mesures de vin. [comptes des années 1542 et 1545]
Plus tard l’hopital et la maison des orphelins contribuèrent également au paiement de la solde des mêmes ecclésiastiques. Cet état des choses continua jusqu’en 1790 où l’Etat prit à sa charge le traitement des ecclésiastiques des différents cultes.
L’énorme cherté des vivres qui affligea encore la ville en 1529 fut cause que le service de l’administration des secours publics éprouva des embarras et elle mit le sénat dans la nécessité d’employer toutes les ressources qui étaient en son pouvoir pour alléger la misère publique. [Prot. de la fondation f° 140.b, 144.b, 155.a]
Entre autres mesures, la chambre des XXI ordonna qu’un local en ville serait approprié et exclusivement destiné à la fabrication du pain pour les indigens. Depuis cette époque l’aumônerie eut constamment sa boulangerie particulière, telle qu’elle existe encore aujourd’hui dans les bâtimens de St Marc. Antérieurement la panification pour les pauvres était partagée entre quatre boulangers résidants dans différens quartiers de la ville, et, notamment, près du pont St Guillaume, dans la rue de l’hopital, au marais vert et dans une maison qu’on appelait au batteur en grange (zum Tröscher) aujourd’hui la maison de M. Hatt sur le vieux marché aux vins. La nouvelle boulangerie fut établie dans un bâtiment appelé à l’ange (zum Engel). Un rapport du receveur Hackfurt atteste que les boulangers à qui était confiée jusqu’alors la fabrication du pain qu’on distribuait aux indigens, s’étaient rendus coupables de prévarication en ce qu’ils ne fournissaient que vingt et quelques miches de pain pour chaque rézal de farine que leur délivrait l’aumônerie, lorsqu’une pareille quantité avait produit 36 miches fabriquées chez un boulanger d’une probité éprouvée. Il était expressément interdit au chef de la boulangerie (Pfister) d’avoir une basse-cour et d’y nourrir des porcs, des poules et d’autres volailles.
L’affluence des pauvres étrangers devint encore très considérable en 1529, non seulement à cause de la grande disette qui régnait à cette époque et qui fut générale dans beaucoup de contrées de l’Europe, mais encore par suite des persécutions qu’éprouvèrent des prosélytes de Luther. Ces calamités durent exciter toute la sollicitude du Gouvernement de la ville. Il chargea les administrateurs de l’aumônerie de lui proposer les mesures qu’ils jugeraient nécessaires afin d’assurer des secours à la multitude des malheureux étrangers qui affluaient en ville. Les administrateurs prirent dans cette déplorable circonstance une décision qui prouve les sentimens d’humanité et de philantropie dont ils étaient animés. Les mesures qu’ils proposaient furent approuvées par la chambre des XXI. Tous les pauvres indistinctement que la famine ou les persécutions obligeaient de chercher refuge à Strasbourg et qui n’étaient pas convaincus d’un délit ou d’un crime étaient accueillis avec bonté, nourris et entretenus pendant un certain tems. On employa les hommes valides aux travaux d’assainissement et de fortifications de la ville. Un asyle fut assigné aux femmes et aux enfans dans le couvent des moines déchaussés, aujourd’hui les bâtimens de l’Etat-major sur la place Kléber, où ils reçurent la nourriture et ce qui était nécessaire à leur entretien. Cependant, cet ordre des choses ne put durer longtems, car vers la St Michel de la même année, l’affluence des pauvres étrangers devint si grande que la chambre des XXI fut forcée de prendre un arrêté qui défendit l’entrée de la ville aux mendiants. [Prot de la fondation f° 196]
Néanmoins pour ne pas les repousser sans secours on désigna deux portes, celles des bouchers et du faubourg de pierre, où les pauvres qui se présentaient recevaient chacun un pain d’un pfenning. [Prot de la fondation f° 230, 231, 236, 237, 244]
Les règlemens établis pour la distribution des secours ne furent pas longtems en vigueur sans exciter de vifs mécontentemens et de nombreuses réclamations. On se récriait principalement contre l’administration des deniers des pauvres, contre l’emploi des revenus considérables qui provenaient des couvents et qui, disait-on, ne servaient qu’à des distributions arbitraires, surtout en faveur des Luthériens et à l’exclusion des catholiques. On faisait également un grief à l’administration des nombreuses plaintes des indigens, et qui étaient plus fréquentes et plus multipliées qu’à aucune autre époque. La chronique scandaleuse soupçonnait aussi le désintéressement des administrateurs de l’aumônerie et prétendait qu’ils s’appropriaient une bonne partie des ressources affectées aux pauvres. Toutes ces accusations étaient, sans doute, malfondées. Le malheur aigrit le caractère et c’est pour cette raison que la classe indigente est, en général, difficile à satisfaire et que ses exigences sont le plus souvent exagérées. Cependant les plaintes se multiplièrent encore en 1531, et la rumeur augmenta tellement que le receveur Hackfurt se crut obligé d’y répondre par un mémoire très étendu, daté de la St Martin de la même année et qu’il soumit à la chambre des XXI. Cet écrit est trop remarquable pour ne pas en citer ici les principales parties.

Hackfurt commence par exposer les causes qui produisent un si grand nombre d’indigens à Strasbourg. Il les attribue, entre autres, aux débauches de la basse classe, aux persécutions qu’éprouvaient les personnes qui avaient embrassé les principes de la réforme, à la guerre contre les paysans révoltés (Baurenkrieg), aux impôts et contributions énormes dont avaient été frappés les gens de la campagne après leur révolte et, principalement, à la disette qui, de mémoire d’homme, n’avait été si grande dans la ville et les contrées voisines. Toutes les causes, dit Hackfurt, ont fait affluer à Strasbourg une multitude de gens sans aveu qui tous sont tombés à la charge de l’aumônerie.
Hackfurt réfute ensuite, article par article, les griefs que la rumeur publique signalait. Quant aux réclamations multipliées de la classe indigente, il répond que la grande cherté des vivres avait mis l’aumônerie dans l’impossibilité de satisfaire toutes les exigences des pauvres, et ce d’autant moins que les quêtes à domicile ont produit bien moins qu’autrefois, vu que les personnes les plus fortunées, même, refusaient leurs dons, soit par mauvaise volonté ou avarice, soit à cause de leur passion pour la bonne chère, la boisson et le jeu. Au surplus, s’écrie-t-il, faut-il s’étonner des plaintes des pauvres et ne sait-on pas qu’il en a toujours été de même et que la besace d’un mendiant n’a pas de fond, pas plus que celle d’un prêtre ou d’un moine ? On s’étonne de l’élévation de la dépense affectée aux indigens et l’on ne considère pas qu’un grand nombre de convives exige une vaste cuisine. Rien, au contraire, ne doit frapper davantage, dit-il, que les absurdes prétentions des gens qui croient qu’un homme subsistant de la charité publique doive se contenter de se trouver très satisfait, même, d’un secours de deux schellings par semaine, somme qui ne suffirait pas à un homme opulent pour la moutarde qu’il consomme. En ce qui concerne les griefs contre les administrateurs et l’emploi des revenus de l’aumônerie, il offre la communication de ses comptes pour prouver que ces revenus ont été dépensés en grande compagnie.
S’adressant ensuite aux personnes fortunées de la ville, il fait un appel à leur bienfaisance, à leur sentimens d’humanité. Soyez charitables, ayez pitié des malheureux, leur dit-il, si vous voulez que le Seigneur ait de la miséricorde pour vous ! Si dans des tems aussi difficiles, il était permis de songer à des économies, on ne saurait vraiment pas quelles circonstances pourraient commander plus impérieusement la charité et les aumônes. Mieux vaudrait chasser tous les indigens de la ville ou les brûler tout vifs pour en être une fois débarrassé. Leur interdire la mendicité sans leur accorder des moyens de subsistance, ou leur donner une portion d’alimens moins forte que celle que maint bourgeois riche jette à son chien de chasse, serait une barbarie et les mettrait dans l’alternative ou de voler ou de mourir de faim. Doit-on s’étonner, continue-t-il, du chiffre de la dépense affectée annuellement à la subsistance des pauvres, lorsqu’il est avéré que deux couvents, bien connus, qui ne renferment qu’un nombre très restreint d’individus, ont, seuls, plus de revenus que la somme la plus élevée qui ait jamais été dépensée pour toute la classe indigente, et l’on trouve qu’il est dans l’ordre naturel des choses que celle-ci meure de faim et de misère tandis que les premiers nagent dans l’abondance. Au surplus, poursuit-il, les règlemens existans à l’égard des indigens seraient, dans l’opinion de beaucoup de gens qui les blâment, dignes des plus grands éloges si les pauvres n’avaient besoin de rien et si les décombres provenant des églises et d’autres édifices publics pouvaient leur servir de nourriture. Précisément, puisque les mesures arrêtées pour soulager les malheureux sont plus conformes à la volonté de Dieu, elles ne conviennent pas aux partisans du papisme et de l’ancien ordre des choses, qui préféraient tout ce qui tient encore à la prétraille, aux couvents et aux moines, ces gens là donneraient, en dépit d’une institution aussi philantropique que l’aumônerie, plutôt leurs aumônes aux gens les moins nécessiteux pourvu qu’ils sachent les flatter, les adorer et leur faire leur cour.
Il paraît que l’énergie des expressions du mémoire de Hackfurt a calmé la rumeur publique, car il ne fut plus question des plaintes qui l’avaient excitée.

Marguerite Scharend, ex religieuse du couvent de Ste Claire sur le Woerth, avait contracté les liens du mariage immédiatement après sa rentrée dans le monde. Devenue veuve, elle voulut contribuer aussi à l’entretien et à la subsistance de la classe malheureuse, par un sentiment de gratitude de ce que la ville lui avait accordé, lors de la dissolution de son couvent, une pension viagère, en même tems qu’elle lui restitua la dot qu’elle y avait apportée. En 1535 elle fit un testament et légua aux pauvres une somme de 200 florins, plus 50 florins au profit des ministres les plus nécessiteux du St Evangile.
Ce fut en 1544 que l’aumônerie obtint les biens à Illkirch appelés Gross und Klein Witumbguth, ainsi que les revenus de la cure de cette commune et qui consistaient, pour la plus grande partie, dans la perception de la dîme. Etienne de Kageneck, Seigneur d’Illkirch et collateur de l’église de ce lieu, fit aux délégués du magistrat appelés Klosterherren la cession de ces revenus avec la charge de solder la compétence du pasteur et de pourvoir à l’entretien du presbytère et de l’église. Ce fut un présent bien funeste de la part du Seigneur de Kageneck, car depuis plus de cinquante ans la suppression des dîmes fut décrétée et l’aumônerie remplit encore aujourd’hui toutes les obligations stipulées dans la cession. Celle-ci est donc devenue une charge onéreuse. L’aumônerie sera dans le cas de faire reconstruire l’église et le presbytère d’Illkirch lorsque ces reconstructions deviendront nécessaires. [Doc. n° 4 et 5]
Le patrimoine des pauvres reçut encore un nouvel accroissement en 1564. Ce fut à cette époque que l’évêque Erasme autorisa la cession à l’aumônerie de St Marc des revenus que produisait l’église de St Martin. Elle existait sur l’emplacement occupé aujourd’hui par l’hôtel du Commerce sur la place Gutemberg. Ces revenus sont connus aujourd’hui sous la dénomination allemande de Martinspresentz. Ils s’élevaient à 24 résaux de blés, 3 chapons, 2 poules et 116 livres pfen. 5 schill. et une obole. Dans les lettres que l’Evêque délivra à cet effet, de sa résidence de Saverne, il s’exprime ainsi  » attendu que les anciennes fondations qui ont pour objet le service divin ne sont plus exécutées à Strasbourg, il consent à ce que les revenus de la cure de St Martin soient abandonnés à l’aumônerie de St Marc pour être employés au soulagement des pauvres, sous la condition formelle et expresse, toutefois, que si jamais le culte catholique se rétablit à Strasbourg, cette cession sera nulle et sans effet et que les revenus qui en font l’objet seront rendus à leur destination primitive.  » L’autorisation de l’évêque Erasme fut ratifiée en 1570 sous les mêmes réserves, par Jean Landgrave d’Alsace et l’acte de cession fut définitivement passé le 16 avril de la même année.
De toutes les personnes charitables qui se dévouèrent aux intérêts des pauvres, Maurice Überheu fut leur plus grand bienfaiteur. Son père exerçait le métier de brodeur (Goldsticker) à Strasbourg, mais peu de tems après la naissance de Maurice, il alla habiter la ville de Seltz où il acquit le droit de bourgeoisie. Maurice naquit à Strasbourg en 1538, ses parents l’envoyèrent des son jeune âge en Allemagne pour y faire ses études. Ses progrès furent rapides. Revenu dans sa ville natale, il entra dans l’état ecclésiastique et devint en 1565 chanoine du chapitre de St Pierre le jeune et en fut nommé Prévôt en 1597 sous l’épiscopat de Jean. Déjà en 1594 il avait acheté la pension de première classe à l’hôpital civil. Il possédait le sentiment intime du bien et exerçait la charité et la bienfaisance avec une ardeur vraiment extraordinaire. Par son testament de l’année 1592, il institua l’aumônerie de St Marc son héritière universelle et fit des legs particuliers très considérables. En 1595, il fonda aussi, avec un capital de 800 florins, des bourses au profit d’étudiants pauvres. Vers l’année 1608, peu de tems avant sa mort, il fut cité trois fois, probablement à cause de sa tiédeur pour le papisme, devant le siège épiscopal à Molsheim. Sa santé ne lui ayant pas permis de s’y rendre en personne, il y envoya un fondé de pouvoir qui ne put déterminer l’évêque à renoncer à ses griefs. Überheu se démit alors de sa prévôté et de tous ses bénéfices et dignités ecclésiastiques. Immédiatement après (2 février 1608), il abjura la religion catholique pour embrasser les principes de la réformation. Le même jour il convertit en une donation entre vifs le testament qu’il avait fait 16 années auparavant au profit de l’aumônerie. Cet homme, d’un mérite éminent, ce grand philantrope, mourut le 22 mars de la même année. L’inventaire de sa succession dressé le 26 février précédent, atteste qu’il délaisse aux pauvres, déduction faite des nombreux legs particuliers, une fortune de 29,521 livres pfennings, ou 118,084 livres tournois, somme immense si l’on considère la valeur du numéraire de l’époque.

[Document n° 6 – Aufssch. livre 1, page 259 et 260] L’Alsace eut beaucoup à souffrir au commencement du 17° siècle des ravages de la guerre qui éclata par suite des prétentions de plusieurs princes aux riches domaines du Duc de Juliers décédé en 1609. Des incendies graves et fréquents affligèrent notre pays et exigèrent de graves sacrifices de la part de l’aumônerie. Les quêtes faites dans les églises et qu’elle fut chargée de distribuer s’élevèrent, seules, à la somme de 1169 livres pf. L’Allemagne eut à déplorer les mêmes malheurs. Des états existans encore aux archives de l’aumônerie portent à 2960 le nombre des maisons incendiées, indépendamment des églises et de huit villes entières.
En 1676 les finances de l’aumônerie étaient dans une situation déplorable. La dépense annuelle excédait la recette de 3000 livres. Un rapport du receveur Schmitt contient l’exposé de cette crise. Elle provenait, en grande partie, des ravages de la guerre qui avait désolé la campagne, empêché la rentrée des revenus et diminué considérablement le pécule des pauvres.
[Cart. histor.] L’aumônerie de St Marc avait la police des cimetières, du corbillard et des porteurs de morts, ainsi que le droit de nomination et de déplacement de ces derniers. Elle était propriétaire aussi des maisons des fossoyeurs. Un mémoire de 1683 indique les frais qu’elle paya à cette époque pour l’exhumation des cadavres de l’ancien cimetière St Urbain (alte Kurbau) et pour leur sépulture dans le nouveau (neu Kurbau) qui existe encore aujourd’hui. Ce fut à cette époque que l’ancien cimetière fut détruit. Il se trouvait dans la plaine appelée alors Urbans Aue sur laquelle Vauban fit construire la Citadelle.
[Prot. des séances de 1676 à 1688 f° 17]
Jusqu’en 1678, l’apurement des comptes de l’aumônerie était suivi toutes les années, d’après un ancien usage, d’un repas splendide auquel assistaient les administrateurs, le receveur et les autres employés. Dans la séance de l’administration du 27 mars de l’année précitée, cet usage fut aboli. En remplacement du repas, on alloua à chaque administrateur et au receveur deux écus, un écu au premier commis (Oberschreiber) et la moitié d’un écu au 2° commis.

En 1687 l’aumônerie fut transférée des bâtimens de l’ancien couvent de St Marc et de St Jean dans ceux qu’elle occupe aujourd’hui. Les évènements dont l’exposé suit donnèrent lieu à ce changement.
Pendant la guerre de trente ans, en 1632, la ville fit avec Gustave Adolphe un traité de protection et de confédération, et avec la participation de la France également alliée du roi de Suède contre l’Autriche, elle augmenta ses fortifications, ce qui nécessita la démolition d’une partie des bâtimens de l’ordre de Malte ou de la Commanderie de St Jean de Jérusalem. Les chevaliers de Malte restèrent en possession des bâtimens qui ne furent pas réunis aux fortifications et qui sont occupés aujourd’hui par la maison de force, au lieu qu’on appelait alors île verte (grünen wörth). A cette époque ils se soumirent à la nécessité et ce n’est qu’aux conférences qui précédèrent la conclusion du traité de Munster (1648) qu’ils élevèrent les premières réclamations à l’effet d’obtenir une indemnité pour la dépossession de la partie de leur propriété dont la ville s’était emparée. Leurs prétentions n’ayant pas été admises, ils se résignèrent encore et ne les soulevèrent de nouveau qu’après la réunion de Strasbourg à la France. Ce fut à cette époque que le Grand maître de la Commanderie actionna la ville devant le Conseil souverain d’Alsace pour obtenir soit la restitution de la valeur des matériaux qu’avait produits la démolition d’une partie de leur couvent, soit une église et des bâtimens équivalents. Ils soutinrent que la dépossession eut lieu en haine de la religion catholique. La ville, au contraire, allégua les évènements de la guerre qui rendirent impérieusement nécessaire la construction de nouvelles fortifications, qu’elle n’avait, d’ailleurs, entreprise que sur les pressantes sollicitations des ministres de Louis XIII, dans l’intérêt de la cause commune et à l’époque même où l’ordre de Malte soutint le parti contraire à la France. Malgré ces raisons, le Conseil souverain d’Alsace donna gain de cause complet à la Commanderie par son arrêt du 11 Juillet 1685. Le sénat de la ville se pourvut contre cette décision que Louis XIV annula par une ordonnance du 25 Septembre de la même année. Le procès ne fut, néanmoins, pas terminé encore. Les chevaliers de l’ordre de St Jean se pourvurent devant le Conseil du Roi, et M. de la Grange, Intendant d’Alsace, fut chargé d’intervenir pour concilier les intérêts des deux parties par un arrangement à l’amiable. La contestation finit par une transaction du 17 Juin 1687 par laquelle la ville céda à la Commanderie tous les bâtimens de l’église de l’aumônerie (aujourd’hui le Mont-de-piété et l’église de St Jean). Elle obtint en échange non seulement la renonciation de la part des chevaliers à toutes leurs prétentions au sujet des bâtimens réunis aux fortifications, mais encore la cession de ceux que la Commanderie avait conservés et qui, ainsi qu’il a déjà été rapporté, forment aujourd’hui l’enclos de la maison de force. L’aumônerie fut transférée dans le local qu’elle occupe encore à l’époque actuelle et le Blatterhaus qui s’y trouvait alors fut établi dans les bâtimens au lieu qui était appelé la petite france et dont il a déjà été question plus haut.
En 1686, l’aumônerie éprouva un malheur bien sensible et qui dut affliger toutes les âmes compatissantes. Elle perdit ses capitaux placés à la tour aux pfennings s’élevant à 55,766 florins. Les intérêts arriérés avaient dépassé la somme capitale et montaient à 65,865 florins. A dater de cette époque elle ne put plus remplir le but des legs et des donations qu’elle avait acceptés avec la charge de capitaliser les fonds et d’employer les intérêts à doter des filles indigentes qui s’unissaient avec d’honnêtes artisans.
L’aumônerie de St Marc était successivement devenue propriétaire, soit en vertu de legs, soit par des acquisitions, de 37 maisons. Un rapport du receveur Froehlich en proposa la vente qui fut ordonnée par un décret de la chambre des XIII en date du 2 Décembre 1769.
Les tribus ou Corporations des métiers possédaient des revenus provenant de fondations auxquelles étaient attachées des conditions particulières en faveur des indigens. Après leur suppression un arrêté de la municipalité, du 10 avril 1792, réunit ces revenus à ceux de l’aumônerie de St Marc avec la stipulation expresse de leur conserver leur destination primitive.

Ainsi qu’il a été déjà indiqué, l’aumônerie fut administrée depuis son origine par une Commission prise dans le sein du gouvernement de la ville. Cette administration particulière cessa en l’an V de la République. Une loi du 23 Brumaire la réunit sous une seule et même administration avec l’hôpital civil et la maison des orphelins et chargea la commission administrative, instituée par la loi de 16 Vendémiaire de la même année, des intérêts de ces trois établissements réunis.
Le traité de Lunéville de 1801 fut encore un événement bien malheureux pour la classe indigente de Strasbourg. L’établissement de St Marc perdit toutes ses possessions d’outre Rhin qui produisaient un revenu de plus de 5000 francs. Néanmoins le domaine de l’indigence est encore fort considérable. Environ 950 hectares de terres, prés, vignes etc. constituent la fortune immobilière de l’aumônerie. Ses revenus s’élèvent à environ 3,500 hectol. de blés et 30,000 francs en numéraire, non comprise sa côte part à une somme d’environ 46,000 francs de rentes consolidées sur l’Etat au profit des trois établissements réunis et sa part à la masse commune des revenus connus sous la dénomination de domaines recélés et concédés, attribués aux hospices par les lois des 4 Ventose an IX et 9 Septembre 1807.
C’est la commission administrative instituée par la loi de l’an V dont il a déjà été fait mention qui régit tous ces revenus, mais la dispensation des secours à domicile, de quelques dénominations qu’ils soient, appartient au bureau de bienfaisance composé de cinq membres, présidés par Monsieur le Maire et dont les fonctions sont gratuites. Il est en instance administrative, en ce moment, pour obtenir également la gestion des revenus patrimoniaux de l’aumônerie, afin que les recettes soient, de même que les dépenses, soumises à son administration particulière.
A l’époque actuelle, le bureau de bienfaisance reçoit des hospices réunis 250,000 kilog. de pain par an, qui doivent former, approximativement, l’équivalent des revenus patrimoniaux de la fondation St Marc. Mais indépendamment de cette recette, qui est la plus importante, il jouit encore de revenus spéciaux et éventuels qui lui sont propres et qui proviennent en grande partie de la bienfaisance toute particulière des habitans de Strasbourg. Ils consistent dans les dons et les legs produisant, année commune, 3000 francs, dans les quêtes à domicile, le produit de troncs exposés aux cimetières et au bureau de l’état civil, le dixième prélevé sur les représentations et bals donnés au théatre, les droits sur les danses publiques, ceux sur les concerts et spectacles de curiosité et du quart du produit des concessions de terrain sur les cimetières. Les revenus fixes du bureau de bienfaisance ne s’élèvent qu’à la somme de 134 francs, constituée en rente sur l’Etat. Ces recettes et les revenus patrimoniaux de l’aumônerie de St Marc offrent au bureau de bienfaisance des ressources suffisantes pour satisfaire aux besoins du service. Il fait d’abondantes distributions de secours à domicile dont le montant annuel est d’environ 240,000 kil. de pain et 20,000 francs en numéraire, 800 stères de bois ainsi que les médicaments à environ 1800 malades sur 15 à 16 000 prescriptions des médecins cantonnaux. 3100 familles, vieillards ou infirmes et 225 apprentis participent à ces secours, sans lesquels tous ces êtres infortunés seraient réduits à une affreuse misère et présenteraient un spectacle vraiment affligeant.
Rendons grâces à l’Eternel de l’existence d’une fondation que l’intérêt des pauvres réclamait si instamment. Bénissons, surtout, la mémoire des dignes et respectables fondateurs d’une institution si admirable et qui intéresse à un si haut degré la classe malheureuse de notre cité. Leur dévouement, leur sollicitude pour l’humanité souffrante, ont été couronnés d’un heureux succès. Quoique l’aumônerie ait traversé plus de trois siècles dans des circonstances difficiles et désastreuses, elle est encore debout, ses finances sont dans un état de prospérité et les traces funestes des calamités de toutes espèces qu’elle a éprouvé ont entièrement disparu.


Recueil de Louis Schneegans (, AMS, cote VIII 162)

Sommaire des pièces rassemblées par Louis Schneegans (traduction et copies certifiées, 1844-1845)
1523. Des seigneurs sont députés pour établir et rédiger le règlement des pauvres, p. 1
1525. Contribution annuelle à donner au Bosen Meister, p. 8
1524. Il a été délibéré comment il faudra songer avec le temps à établir un maître ou médecin pour la guérison des plaies vénériennes et autres, p. 9
1525. (La maison dite zum Trübel sise au Marché aux vins sera donnée à l’aumône commune), p. 16
1528. (Tenancier de la Boos), p. 17, 1531, p. 18
1586. La maison dite à la cuiller à pot remise pour en être fait une Boos, p.19
1590, (Traitement de Michel Giger), p. 20
1590, Maison des Béguines dite des Gürtler, p. 21
1590, Lettres de provision de maître Reinlin, médecin des vénériens, p. 22
1503. Fondation du Blatterhaus (de la maison des variolés et vénériens), p. 24
s.d. Ce qui a été délibéré ensuite et ce qui se pratique maintenant dans l’Aumône commune, p. 25
1527, (Remise de rentes à l’Aumône), p. 26
1527, (Traitement de Conrad Kupffer, de Nicolas Adolf), p. 27
1527, (Remise d’effets à l’Aumône), p. 28
1525, (Les religieuses de Saint-Marc et de Saint-Jean remettent leur couvent au Magistrat), p. 30
1527, (Location de la Maltzenthurn), p. 34
1521, (Les revenus de Saint-Marc sont attribués à l’Aumône), p. 35
1530, (Choix d’un boulanger), p. 36
1633, (Garde des malades), p. 37
1530, (Vente de la maison zum Trübel), p. 40
1587, Reunion et convention entre les directeurs de l’aumône commune et ceux de la maison des vénériens concernant les variolés, leur traitement et le salaire du médecin, p. 41
1538, Règlement et nomination de maître Nicolas Kielwetter de Bonn, le médecin des maladies vénériennes, p. 42
1543, (Lettres de provision des médecins Pierre Rhot et Sebold Hauwenreuter), p. 45
1538, (Achat d’une maison Bickergass pour y établir la Boos), p. 47
1541, (Nouveau Bosenwürt), p. 48
1544, Délibération sur la manière dont les étrangers pauvres peuvent être entretenus et pourvus dans le temps d’hyver de l’an 1544, p. 50
1548, Règlement du Bosenwürt et de la mère, p. 54
1686, Translation de la recette de la maison des variolés à St Jean, p. 56
1687, Accord et transaction avec l’ordre chevaleresque de St Jean concernant l’échange de St Jean contre St Marc, p. 60
1790, Inventaire des documents de la fondation de la maison des vérolés, réunie jusqu’à nos jours à la fondation de l’aumône de St Marc et incorporé au grand hôpital depuis Noël 1789, concernant tous les revenus tant dans la ville qu’à la campagne, p. 64
1789, La maison des vérolés (Blatterhaus) est réunie à l’hôpital, p. 65
1737, L’administration de la recette du Blatterhaus est incorporée et réunie à la recette de St Marc, p. 66
1790, Procès verbal d’adjudication de l’ancienne Boos, p. 68, 76, estimation, p. 75
1770, Procès verbal d’adjudication d’une maison derrière la Mouche, p. 70
1770, Procès verbal d’adjudication d’une autre maison derrière la Mouche, p. 71
1770, Procès verbal d’adjudication d’une maison à la Krutenau, p. 72
1770, Procès verbal d’adjudication d’une maison à la Petite France, p. 73
1793, (Accueil de blessés), p. 78
1767, Règlement général de police pour la suppression de la mendicité dans la Ville de Strasbourg, p. 80, 89
1798, (Surveillance des hospices), p. 99
1798, Délibérations des hospices civils, p. 102, 104, 106
1798, Lettre du ministre de l’Intérieur relative à la commission administrative des hospices civils et la réorganisation des services, p. 108


Dossier de la Police du Bâtiment (cote 735 W 288)

Saint-Marc n° 6 (Dossier I, 1892-1974)

Le vice président du bureau de bienfaisance (Armenverwaltung) demande en février 1891 l’autorisation de démolir la maison Wurtz et de construire à la place un bâtiment (façade de 17 mètres de long vers la rue Saint-Marc) qui servira de logements pour le bureau de bienfaisance. Un autre bâtiment à l’arrière est aussi démoli. Le gros œuvre du nouveau bâtiment à un étage est terminé en août 1892. Le bâtiment est transformé quand l’Office municipal de placement y est transféré en 1920. Une partie du bâtiment est aménagée en abri anti-aérien en 1944. Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme délivre en 1951 un certificat de conformité aux Hospices civils, suite au permis de construire accordé le 3 avril 1948.
Les torréfacteurs Louis Klein et S. Kraemer transfèrent en 1909 leurs ateliers du 14, chemin Bleu au Neudorf dans les bâtiments de Saint-Marc qui appartiennent à la Ville. Ils font approprier le bâtiment par les architectes Falk et Wolf. Louis Klein et S. Kraemer transforment en 1911 leur atelier suite à un feu de cheminée.
Installée dans l’ancien grenier à céréales rue des Greniers, la droguerie médicinale Paul Greiner, anciennement J. Broistedt et J. Rosenstiel, est autorisée en 1920 à construire une remise pour entreposer des emballages vides. La Commission administrative des Hospices civils fait faire en 1926 des travaux dans les locaux loués à Broistedt et Rosenstiel. Les Hospices civils font aménager en 1955 des cabinets d’aisance pour le personnel de la droguerie Saint-Marc.
Les Hospices civils déposent en 1964 une demande de permis pour construire une école d’infirmières et d’assistantes sociales rue des Greniers et rue Saint-Marc sous la direction de l’architecte François Herrenschmidt. Le maire délivre en janvier 1965 le permis de construire qui est périmé sans que les travaux aient commencé. Le maire délivre un nouveau permis de construire le 22 mars 1967.
Le préfet accorde le permis de démolir les anciens bâtiments en mars 1966, soit le bâtiment arrière exploité par la droguerie Saint-Marc et l’ancien crédit municipal. Ils sont démolis pendant l’été 1967.
Le nouveau bâtiment a une ossature en béton armé, une toiture en terrasse couverte d’asphalte, des pignons en maçonnerie et des allèges de façade en béton préfabriqué coloré. La réception finale a lieu en mai 1969.

Sommaire
  • 1892 (20 février) – Sengenwald, vice président du bureau de bienfaisance (Armenverwaltung), demande au maire l’autorisation de démolir la maison Wurtz et de construire à la place un bâtiment dont la façade aura 17 mètres de long vers la rue Saint-Marc et servira de logements pour le bureau de bienfaisance.
    1892 (29 février) – Autorisation de construire un bâtiment à un étage sur le terrain sis 6, rue Saint-Marc. Les pièces destinées au travail devront s’ouvrir sur les façades extérieures pour recevoir au mieux la lumière du jour
    1892 (avril) – Les anciens bâtiments sont démolis jusqu’à hauteur du sol, la démolition du sous-sol est en cours. Les matériaux sont entreposés sur place. Le bâtiment teinté en jaune sur le plan de situation est démoli au tiers. Le portail est voué à la démolition. Une clôture en planches de 15 mètres de long et 1,60 mètre de large (en rouge sur le plan de situation) se trouve devant la façade
    1892 (mai) – Les fondations du bâtiment avant et celles du bâtiment arrière sont terminées jusqu’au niveau du sol et recouvertes de plaques d’asphalte. La fosse d’aisances est creusée. La démolition du bâtiment arrière n’a pas avancé.
    1892 (juin) – L’étage du bâtiment avant est terminé, la charpente n’est pas encore posée. Par manque de main d’œuvre, le bâtiment arrière n’en est qu’au soubassement, les poutres métalliques du sous-sol sont posées. – L’étage est terminé (juillet)
    1892 (août) – Le gros œuvre est terminé, on pose les cloisons intérieures – Les plâtriers ont terminé leur travail, les menuisiers commencent le leur (septembre) – L’escalier est posé (novembre) – Dessins (Situationsplan des auf dem Terrain der Civil Hospizien zu St. Marx zu erbauenden Gebäudes für Bureaus Volksküche und Dienstwohnungen für die Armenverwaltung – Projekt für Erbauung eines Gebäudes für Bureaus Volksküche Dienstwohnungen für die Armenverwaltung auf dem Terrain der Civil Hospizien zu St. Marx)
    1893 (janvier) – La cuisine et la salle à manger sont terminées et utilisées. On pose les planchers dans les autres pièces – Les planchers sont posés dans les combles (février) – Les vitres sont posées. Les clôtures dans la cour et dans le jardin sont terminées (mars) – Les planchers sont terminés (avril) – Les tapissiers travaillent (mai) – Les travaux sont presque achevés, les fourneaux restent à poser (juin) – Les travaux sont terminés, les logements habités (juillet)
    1892 (avril) – L’entrepreneur Kirchmann (17, place Saint-Etienne) est autorisé à poser une clôture devant le chantier au 6, rue Saint-Marc – La clôture est en place du 3 au 30 juillet
  • 1909 – Louis Klein et S. Kraemer (torréfacteurs) demandent au commissaire de police l’autorisation d’établir un atelier de torréfaction dans les bâtiments de Saint-Marc qui appartiennent à la Ville (il s’agit de transférer les ateliers sis 14, chemin Bleu du Neudorf) – Description des travaux par les architectes Falk et Wolf (Faubourg de Saverne) pour approprier deux bâtiments (12 janvier) – Les machines sont déjà en place (janvier 1909) – Le commissaire de police transmet au maire – Description des machines – L’inspecteur du travail donne son accord (28 mars) – Le commissaire de police transmet une liste de conditions à respecter (29 mars)
    1909 (7 avril) – Louis Klein et S. Kraemer sont autorisés à monter des machines pour exploiter un atelier mécanique de torréfaction dans les bâtiments sis rue Saint-Marc – Plan de situation (l’atelier se trouve au rez-de-chaussée du bâtiment arrière 6, rue Saint-Marc, l’atelier d’emballage au rez-de-chaussée du bâtiment dans la cour) – Dessins (rez-de-chaussée et premier étage)
    1909 (17 mai) – Louis Klein et S. Kraemer adressent au maire un courrier sur papier à lettre illustré des bâtiments de Saint-Marc – Nouvelle autorisation de monter des machines, juillet 1909 – Description par les architectes Falk et Wolf (7 juin)
    1909 (septembre) – Louis Klein et S. Kraemer demandent l’autorisation de poser une enseigne plate (libellé, Negrita-Kaffee, café Négrita) – Autorisation de poser l’enseigne au 6, rue Saint-Marc
  • 1910 – Rapport du service des incendies. Le concierge du mont-de-piété a averti les pompiers d’un feu de cheminée dans les ateliers de torréfaction – La visite des ateliers ne constate aucune anomalie. – Rapport de l’inspecteur du travail qui observe que le bâtiment pourrait ne pas convenir à certaines machines – Rapport du commissaire de police qui constate que des bouteilles d’extraits essentiels se trouvent dans un local ignifugé au sous-sol – Le plafond au-dessus de l’atelier d’emballage est en bois, l’étage sert d’habitation
    1911 (décembre) – Louis Klein et S. Kraemer sont autorisés à transformer leur atelier de torréfaction, sous la direction des architectes Falk et Wolf (rue de la Haute-Montée), les travaux étant déjà faits. Les cloisons et les plafonds en bois doivent être à l’épreuve du feu, par exemple en les plâtrant – L’inspecteur du travail transmet les conditions à respecter – Dessin des ateliers
    1912 (mars) – Les travaux ne sont pas faits. Le maire écrit à l’entreprise Klein et Kraemer – L’entrepreneur fait observer que les travaux ont trait à l’atelier d’emballage qui n’est plus utilisé – Dossier classé, août 1912.
  • 1914 – Le bureau de bienfaisance (Armenverwaltung, 5, place du Château) informe la Police du Bâtiment qu’elle entrepose depuis le début de la guerre des marchandises dans le bâtiment de service de Saint-Marc
  • 1915 – Commission des logements militaires. Remarque sur les cabinets d’aisance
  • 1920 – Par décision du conseil municipal en date du 21 octobre 1920, l’Office municipal de placement est transféré dans les bâtiments de Saint-Marc. Il est nécessaire de poser de nouvelles cloisons et de transformer des ouvertures. La Division VI demande d’apposer des pancartes d’orientation. Les transformations sont terminées, mars 1921. Réception finale, avril 1921. Il faut poser des plaques métalliques devant les fourneaux. Les plaques sont posées, juillet
    Plan de situation sur lequel figure une rue à percer entre la rue Saint-Marc et celle des Glacières – Dessins des différents niveaux et coupes, 20 novembre 1920.
    1920 (juillet) – La droguerie médicinale J. Broistedt et J. Rosenstiel (14, rue de l’Ail) demande l’autorisation de poser une autre pancarte – Accord
  • 1920 (septembre) – Paul Greiner, successeur de J. Broistedt et J. Rosenstiel, demande l’autorisation de construire une remise pour entreposer des emballages vides – La Police du Bâtiment objecte que le projet contrevient au règlement (distance à respecter entre un bâtiment en bois et les bâtiments voisins). La commission administrative des Hospices civils autorise de construire une remise ouverte.
    1920 (2 décembre) – J. Broistedt et J. Rosenstiel sont autorisés à construire dans l’enclos Saint-Marc une remise qui servira uniquement à des bonbonnes, le bâtiment étant déjà réalisé – Le certificat de réception finale pourra être délivré quand la fenêtre du bâtiment voisin sera murée, décembre 1920. – Dessin (le bâtiment se trouve au fond de la cour, adossé à une malterie qui donne dans la rue des Glacières)
    La Police du Bâtiment renonce à titre révocable à demander que la fenêtre soit murée, eu égard qu’une pièce ne recevrait plus le jour, décembre 1921.
    1921 (octobre) – La Police du Bâtiment demande à J. Broistedt et J. Rosenstiel de retirer leur enseigne puisque le bâtiment n’est pas le lieu principal de leur entreprise. Elle accorde un délai jusqu’en avril 1922
  • 1922 – Dossier. L’Office municipal de placement demande l’autorisation d’ouvrir une fenêtre qui donnerait vers la propriété voisine (4, rue Saint-Marc). La Police du Bâtiment déclare n’y voir aucun inconvénient (juin 1922), elle interdit ensuite la fenêtre à ouvrir dans un mur mitoyen.
  • 1924 (avril) – Observations sur l’entrepôt de produits pharmaceutiques. La droguerie Broistedt et Rosenstiel se trouve dans l’ancien grenier à céréales dans la rue des Greniers. – Le maire demande de prendre des mesures contre les incendies.
    1924 (mai) – Le préfet autorise J. Broistedt et J. Rosenstiel à entreposer 150 livres de benzine
    1925 (janvier) – Le maire demande à la Commission administrative des Hospices civils de faire faire des travaux dans les locaux loués à Broistedt et Rosenstiel – La Commission répond qu’elle a voté les crédits nécessaires le 12 janvier 1926
  • 1944 – Bureau de protection anti-aérienne – Aménagement du bâtiment arrière sis 6, rue Saint-Marc – Dessin
  • 1930 – L’entrepreneur Albert Braunswein (5, rue Kirstein) est autorisé à poser un échafaudage dans la rue du Mont-de-Piété devant le bâtiment du Crédit municipal
  • 1942 – Incendie dans la buanderie. Des caisses, de la paille et du papier se sont enflammés près du chaudron à lessive. Pas de dégâts
  • 1942 – Mesures de protection contre les incendies à prendre dans la droguerie Saint-Marc (société anonyme J. Broistedt et J. Rosenstiel). La société répond qu’elle a transmis le courrier au propriétaire, les hospices civils, qui ne se sont pas occupés de l’affaire. La commission administrative des Hospices civils déclare ne pas avoir reçu le courrier qui lui a été adressé – Rappel, avril 1944
  • 1945 – Certificats et constats de sinistré suite au bombardement aérien du 25 septembre 1944, délivrés à Elise Schmitt pour un colis (6, rue Saint-Marc, crédit municipal) , constat, immeuble complètement détruit
    aux Hospices Civils pour reconstruction (6, rue Saint-Marc, bombardement et faits de guerres du 15 avril 1945), l’immeuble en question a été partiellement endommagé
    Gabrielle Hulin (6, rue Saint-Marc, crédit municipal) , constat, immeuble complètement détruit
    Anne Gloeckler pour un colis (6, rue Saint-Marc, crédit municipal), constat pour affaires entreposées
    Marthe Lohr (6, rue Saint-Marc), le logement a subi des dégâts légers
    Dingerter née Lohr (6, rue Saint-Marc) , le logement a subi des dégâts légers
    Joseph Zimmermann pour chercher un colis (6, rue Saint-Marc, mont-de-piété), constat
  • 1951 (19 octobre) – Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme délivre un certificat de conformité aux Hospices civils, suite au permis de construire accordé le 3 avril 1948 et l’attestation de conformité délivrée par l’architecte Edmond Abtey le 19 septembre 1951
  • 1955 – Gustave Krohmer, directeur général des Hospices civils, dépose une demande de permis de construire (section 4 n° 40-11) sous la direction d’Edmond Abtey, architecte des Hospices civils – Plan de situation, dessins (Droguerie Saint-Marc)
    Devis estimatif et notice descriptive pour aménager des cabinets d’aisance pour le personnel de la Droguerie Saint-Marc
    Permis de construire pour aménager des cabinets d’aisance au rez-de-chaussée du bâtiment sis 6, rue Saint-Marc (novembre 1955) – Les travaux ne sont pas conformes au plan approuvé mais ne donnent lieu à aucune objection
  • 1964 – Les Hospices civils déposent une demande de permis pour construire une école d’infirmières et d’assistantes sociales rue des Greniers et rue Saint-Marc
    Devis estimatif (2.985.111 francs) par l’architecte Herrenschmidt (11, avenue de la Paix)
    L’inspecteur du tribunal civil donne un avis favorable
    1964 (22 octobre) – Rapport de la Division IV. Le terrain est en partie en avant de l’alignement légal rue Saint-Marc (les Hospices civils devront acquérir 10 m²) et rue des Greniers (130 m² tombent dans la rue)
    1964 (27 octobre) – La commission consultative du permis de construire « émet un avis favorable sur le projet mais regrette le choix de l’emplacement ».
    1964 (novembre) – Procès verbal de la commission auxiliaire de sécurité
    1964 (décembre) – Courrier du maire au directeur du Ministère de la Construction
    Plan de situation du nouveau bâtiment, plan des nouveaux bâtiments sur fond des anciens – Plans, élévations, coupe
    1964 (décembre) – Le préfet accorde le permis de construire – Le maire délivre en janvier 1965 un permis de construire avec les conditions à respecter
    1966 (mars) – Le permis de construire est périmé
  • 1964 (décembre) – Les Hospices civils déposent une demande de permis de démolir deux bâtiments à rez-de-chaussée et un étage pour l’un, à rez-de-chaussée un étage et un étage mansardé pour l’autre afin de construire une école d’infirmières, financée notamment à 38 % par l’établissement et à 32 % par une subvention du ministère de la santé publique – Plan et photographies des bâtiments à démolir
    Rapport de la Division V. « Les trois [sic] bâtiments à démolir forment un bouchon et sont dans un coin humide, vétuste et passablement lépreux ».
    1966 (24 mars) – Le préfet accorde le permis de démolir
    1967 (août) – Le bâtiment arrière exploité par la droguerie Saint-Marc (13 locaux à usage commercial et quatre logements comprenant au total 15 pièces, surface bâtie 600 m²) sont démolis. La démolition de l’ancien crédit municipal (24 locaux à usage commercial et deux logements comprenant au total 6 pièces, surface bâtie 502 m²) est en cours
  • 1966 (décembre) – Les Hospices civils représentés par leur directeur Erwin Prevot déposent une nouvelle demande de permis pour construire une école d’infirmières et d’assistantes sociales rue des Greniers et rue Saint-Marc (terrains section 4 n° 10, 11 et 12)
    1966 (octobre) – Devis descriptif. Fondations à 3,40 mètres de profondeur. Ossature en béton armé, toiture en terrasse couverte d’asphalte, pignons en maçonnerie (briques, 0,28 mètre), allèges de façade en béton préfabriqué coloré, murs de refend en briques (0,25 m) – Devis estimatif (2.796.058 francs) par l’architecte François Herrenschmidt
    1966 (22 décembre) – Rapport de la Division IV comme ci-dessus
    1967 (7 février) – Rapport de la commission de sécurité
    1967 (22 février) – Le préfet accorde le permis de construire – Le maire délivre le 22 mars 1967 un permis de construire avec les conditions à respecter
    1968, Suivi des travaux. 28 août 1968, l’entreprise SOPROLEST réalise le gros œuvre qui en est au quatrième étage. Le coffrage de la dalle formant toiture est en cours – 31 octobre 1968, aménagement intérieur – 20 janvier 1967, les travaux de construction sont terminés – 12 mai 1969, travaux terminés. Réception finale, 12 mai 1969 (d’après la mention de 1972)
    1969 (mai) – L’architecte transmet le certificat établi par le ramoneur Allmendinger
    1969 (mars) – Rapport de la commission de sécurité
    1972 (novembre) – Le préfet refuse de délivrer le certificat de conformité, notamment à cause de la sous-station de chauffage

Relevé d’actes

Trois députés du Conseil, l’ancien consul Henri Ingold, l’assesseur des Treize Jean Guillaume von Rottweil et l’assesseur des Quinze Jean von Brumpt, nomment le 5 décembre 1503 Gaspard Hoffmeister receveur chargé des vérolés. Gaspard Hoffmeister va voir le même jour dix-sept malades couchés sur la paille rue Thomann. Il commence à s’occuper d’eux grâce à un modeste don (3 sols 10 deniers) du gentilhomme Jacques Zorn zum Riet, achète des maisons et fait des constructions jusqu’à ce que le Conseil lui attribue en 1526 du bois de chauffage et des fagots.
Gaspard Hoffmeister rend compte dans les feuillets suivants des différentes donations et de ses achats. Erard Kœnig, commandeur de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, lui vend en 1506 pour 20 florins un jardin derrière la cour Lumbard au quartier des Pêcheurs (Finckwiller) où habitait le messager Clornig. Amand Witz lui vend en 1522 une maison voisine pour 20 livres. Il achète ensuite un terrain pour 6 florins. Les Quinze acceptent en 1628 de régler la vidange des latrines. Une mention au verso de la page de titre porte que Gaspard Hoffmeister est resté receveur de l’hospice jusqu’à sa mort le 13 décembre 1532.

1503, Archives de l’hôpital (1 AH 1184)
folio I
In dem namen der heiligen ewigen unteilbaren dryheit amen. Als man zalt von der geburt Cristi vnsers herren funffzehennhundert vnd dry Jor Vff sant Claus obent haben die fursichtigen Ersamen und wisen, her Heinrich Ingolt altammeister, her Hans Wilhelm von Rotwil dryzehener und her Hans von brumpt funffzehener, als von eynem ersamen Ratt verordnet, Caspar Hoffmeist. burger diser statt Strasburg, erfordert vnd an In bittlich begert, das er sich der armen bloterechten lut annemen vnd Ir Schaffner werden woll. das gemeldter Caspar im namen gottes und luter vmb gottes willen also angenommen hat Vnd ist glich denselben tage zu Inen gangen in das thumenloche do hat er funden xvij armer menschen frowen und man, bey ein ander an der erden erbermlich Im strow ligen. Dorzu hat der erenvöst Juncker Jacob Zorn zum Riet mit sinem knecht im Casparn geschickt iij. ß. x. d. vnd nit me. do mil hat er angefangen hußhalten vnd kouft vnd gebuwen vß dem heiligenn almusen bis Inn das funffzehenhundert vnd Sechs vnnd zwenzigst Jor. Doch so hat ein Ersamer ratt alweg das brenholz vnd wellen durch gottes willen darzu geben.

(f° III) Item uff donerstag nach Philippi et Jacobi Anno XV vj.to hab ich koufft vmb Herr Erhart Kunig von Ettlingen Comenther zu sant Johans zum grienen werde Inn gegenwartth Herr Adam Zorn Ritter vnd Juncker Balthasar Böcklin die als pfleger gemeldts Huß do by worent Ein hoffstatt oder garten mit steinen so daruff logent vnd aller zugehorde fry ledig aigen vmb Zwentzig guldin die ich ouch also bar bezalt hab dem Custer man der gart an die Custery gehort vnd gab mir myn her der Comenther iiij guldin für sich selber daran Zu sture stott als by der Innome vnd vßgabe. Und litt der gart vnder vischern hinder lumbarts hoff dar Inn etwan clornig der leiffer bott gewont hatt nebent des merswins garten lut der alten brieff vnd acta die alle Inn diser laden ligent

(f° IV) Item das klein hußlin zwuschen dem blotterhuß vnd kouffmans mart. hab ich koufft vmb Amandus witz vff dem buhssen hoff vmb xx lib. d. lut des brieffs. Dat. viij Idus february 1522

Item koufft ein bletz grunds Im garten vmb Marx kouffman vmb vj guldin

Item der profey halb so uß dem blotterhuß In thier graben godt haben myn herren die xv. erkant das man das loch zu muren soll vnd wan es voll wurt so sol es in der statt kosten vßgefurt werden so lang die blotterlut Inn gemeldtem huß sind Vnd soll also uff dem pfennig thurn verzeicht vnd Ingeschribenn werden. Actum quarta post Reminiscere Anno d xviij°
Jorg Marx xv. meister

(verso de la table en page de titre)
Herr Caspar Hoffmeister war XXI.er und blieb Schaffner des Blatterhaußes bis an seinen Tod den 13. X.bris 1532, sein Nachfolger war Bastian Erbe ein Pfleger des Haußes (vide die erste Rechnung von Erb pro A° 1533)

La première acquisition a cependant lieu en 1505. Le receveur achète alors deux maisons contiguës des jardiniers Léonard et Thiébaut von Uttenheim proches de la tour Kageneck (tour Georges Kag). Référence citée par Otto Winckelmann

1505, Archives de l’hôpital (HA Prot. 137 f. 47.)
der älteste Besitztitel, den uns die neue Stiftung unter ihren Urkunden nennt, ist erst vom 18. Juni 1505 und besagt, daß die Gebrüder Lienhard und Diebold von Utenheim, Gärtner zu Straßburg, dem Pfleger der Blatterleute zwei nebeneinander gelegene Häuser « mit ihren Hofstätten, Höflein, Stall und Garten in der Stadt Straßburg under vischern bi dem Kagenecker turn gelegen, hinden gegen der statt mur stoßend » verkauft haben (HA Prot. 137 f. 47.)

Kagenecker Turm, « do Kagen Jerge uf gesessen ist » (Winckelmann, p. 55 note 2
Otto Winckelmann, Das Fürsorgewesen der Stadt Strassburg vor und nach der Reformation bis zum Ausgang des sechzehnten Jahrhunderts, Leipzig, 1922

Les administrateurs de l’hospice qui, lors de la construction des poêles et des chambres, ont appuyé un passage sur le mur de leur voisin Arbogast Kraan passent un accord avec lui

1546, Archives de l’hôpital (1 AH 1187)
(f° 11) Vertrag so zwischen den Herren pflegern des Blatterhauß eÿns, vnnd dann Kraan Arbogast Burgern Zu Straßburg Anders theÿls, von weg. etlicher Spänn vnnd Irrung, des Neüwen Bauws Halben, beschehen vnnd vffgericht & A° 46.
Kunth vnd Zuwissen seÿ Allermeniglich mit dießem Brieff demnach sich zwischen den Ehrenhafften Fürnemen des Blatterhaußes Zu Straßburg geordeten pflegern Herrn Conrad meÿer vnd Bastian Erben eÿn, und dann dem Ersamen Kraan Arbogasten Burger alhie vnd gemelts huses nachpauren anders theÿls Spänen vnnd Irrung begeben vnnd Zugetragen von wegen eÿnes gangs, so durch deßselben huses erstgemelte pfleger mit sampt etlichen Stüblin vnnd Kämmerlin von neüwem Zubauwen fürgenommen word. das sich darumb beÿde partheien für sich alle Ihro Erben vnnd nachkommen so freündtlich vnnd guetlich miteÿnand. Innmassen Hienach geschrieben stoht verglÿchen vnnd vereÿnbaret Haben
Nemblich vnnd Zum Ersten Dieweil die Mur darauf sollicher gang vß erheÿschender vnd ohnvermeidlicher notturfft Zum theÿl stohn würdt sein Arbogasten eÿgen vnnd mit dem Blatterhauß nit gemeÿn war, dernhalb er auch von wegen seines tach traufs ij. schuch preÿt weitte vnd gerechtigkeÿt Hatte, Ist haruff beredt, das sollicher des Blatterhauß Bauw durch sein gönnung vnnd Zulassen darauff fundiert vnd gestellet Werden, Forthin vnnd aber das Blatterhuß den trauff von sein Kraan Arbogasts tach dargegen entphahen* hinweg weisen Auch sein selbst tächer vnd die trauff also vnnd dermassen mit noochen versehen, machen vnnd verwahren solle das Ihme Arbogasten Inn alle vnnd ÿede weg Keÿn schaden doran er Claghafft sein möcht Zugefügt werde widerfahr oder geschehe.
Zum Andern, Dieweil Kraan Arbogast Künfftiger Zeit erstangeregte Mur Zu erweitterung seiner Scheür gedens höcher vff Zuführen vor hatt vnnd willens Ist vieleicht, vnnd aber von des Blatterhuß vffligend. Küpfferen nooch möchte verhindert werden. So Ist her Innen beredt wo er dießes vorhaben Inn Würckung bringen, also thun vnd vorgehörtter massen bauwen wolte, d. Inn des Blatterhüß Costen mit sampt dem ober Kupfferin auch der vnder nooch darein desselben obern tachtrauff zusammen fleüßt, Hinweg gethan, an statt aber sollicher Zweÿer Küepferin eÿn anderer vnd Steÿnerin nooch darein dann beÿde trauff So von des Blatterhuß vnnd dann von Kraan Arbogasts tach Zugleich Zusammen lauffen, gehauwen, gelegt, vnnd hinan fürther alle Zeit von obangeregter gönnung wegen Inn des Blatterhauß Costen, wie gepreührlich erhalt. werdenn solle. Zum dritten (…)

1580, Protocole des Quinze (2 R 10)
Pfleger im Blaterhauß. 220. (Ordnung)

Le recee du charpentier Gabriel Surmann, une grange à côté de l’hospice.

1588 (28. tag Februarÿ), Archives de l’hôpital (1 AH 1467, parchemin)
Wir Sebastian Mug der Eilter der Meister v,,d der Rath Zu Straßburg Thun Khundt (…) Erschienen seindt Vnser Burger Hannß Doll der Bruckmeister, Item Jacob Rieckhandt der Zimmerman, vnnd Appolonia Dollin sein eheliche haußfraw desselbigen Hannß Dollen Schwester, So dann Margred, Gabriel Surman des Zimmermans Haußfrauw, Mit beÿstandt, gutten wissen, willen vnd gehell hannß Turban des gartners Ires geschwornen Theil Vogts, Haben (verkaufft)
dem Ehrsamen Ambrosio Spiegell Schaffnern des Platterhaußes alhie Zu Straßburg,, Der Zugegen Inn Schaffners weÿß, gemelts Platerhaußes vß geheiß, vnnd sonderm befelch der geordneten Herrn Pfleger
Ein Scheür, Sampt derselben Hoffstatt, Auch allen andern begriffen, Zugehördt vnd gerechtigkeit, gelegen alhie Inn vnserer Statt Im Finckweÿler, Ane gerürtem Platerhauß, Zu beÿden seiten, neben Heüßern auch demselbigen Platerhauß Zugehörig, Dauon gohnd 5 schilling Pfenning Ewigs gelts, vff Johannis Baptiste fallend dem Johannser Herren Zum Grienen wörd, Jarlichen wie man sagt, Vnnd aller Recht, besitzung, Eÿgenthumb vnd Herrschafft, oder derengleichen, den Verkheüfferen obgedacht, Ane der vorgeschriben Scheur, vnd Hoffstatt gebürende, Inn welchem weg des were, Vnnd Ist dißer Kauff Zugangen Vnnd Beschehen Für vnd vmb 120 Pfund Pfenning
(a tergo) Vber die Scheür Inn Finckwÿler hind. dem Blaterhaus, von Hanns Dollen dem Zimmermann erkoufft

Le receveur de l’hospice demande aux préposés qui, de la Ville ou de l’hospice qui y a aménagé des chambres, est chargé de son entretien, en l’occurrence de réparer les fissures

1595, Préposés au bâtiment (VII 1310)
Blaterhauß. Platerhauß, Mist. 161-v. Thurn. 183. Mist. 190.
(f° 183-v) Sambß.. den 29. Nouembr. – Buh. Blaterhaus
Stattlonh. Es Zeig. d. schaffner Im Platterhauß ahn, d. d. thurn am Platterhauß gar v.rissen wiß nit ob d. Platterhauß od. die Statt solches Zuuerbessern schuldig, hab er sich bescheidts erholen woll. d. sie den thurn In Platerhauß prauch. dan Es Inwendig mit gemach v.seh. Zu bedacht, Soll man vffsuch. wie es damit gehalt. werd. soll. Buh. fürpring.

Le receveur Ambroise Spiegel demande du bois pour construire une nouvelle cave

1595, Protocole des Quinze (2 R 24)
(f° 62-v) Sambstag den XXVI Aprls. – Blaterhauß
Ambrosius Spiegel schaffner Im Blaterhauß. Sÿ müssen ein newer Keller bauwen, datzu sÿ ettlich bawholtz vonnöthen, könnens beÿ holtzleütten nicht finden, h. Fürst alß pfleg. dörffs auch nicht geben vermög d. ordnung vffm Werckhoff seÿ vorhanden deßen wohl Zuentrhaten, bitts Inn volg. Zulaßen wie er ein Verzeichnuß übergibt so gelesen, begert 17 viertzigschueige höltzer Zu tremen vnd durchzüg, ein thonbaum, 2 eÿchen pfosten vnd 2 viertzig schueige eÿch. schwöllen zu maurlatten. Erkandt Ime willfahren ein Zedel an den werckmeister geben.

Le receveur Jacques Meyer loue une grange à côté de la nouvelle cave aux frères Georges et Emmanuel Obrecht

1602 (xviij tag Septembris), Chancellerie, vol. 342 (Registranda Meyger) f° 363-v
(P. Pustulos. fol. 91.) Erschienen Herr Jörg Obrecht Vnd Emanuell Obrecht gebrüdere, burgere Zu Straßburg
Haben bekhandt vndt Inn gegenwertigkheit Hn Jacob Meÿers, disser Zeit Schaffners des Blaterhauses alhie Zu St. offentlich verÿehenn
das Er Inen Vonn & neün Jahr lang nach einander Volgend, So Sant Michells tag disses gegenwertig Jahrs Anegehen sollen, Vnd nit fürbaß, desselbig. Blaterhauses Scheür, gelegen Inn der St. St. Im Finckweÿler, Einseit nebent des Blaterhauses grossen Neuwen Keller, Vnd Anderseit nebent einem heüßlinn, auch dem Blaterhauß Zugehörig, Vnd Entlehnet hette, für vnd vmb Einen Jährl. Zinß Vier Pfund Vnd Vier schilling pfenning Straßburger

Le receveur demande des pavés à mettre devant la porte

1608, Préposés au bâtiment (VII 1323)
(f° 82-v) Sambstag den 7. Maÿ. – Estrich werck. Platerhaußes Schaffner
Sagt schaffner im Platerhaußes wolte gern vor der thier besetzt haben, würde vff 3 Kärch fordern, mag den schaffner heruffweisen.

Entretien du sentier proche de l’hospice des Vérolés entre les écuries et la porte Sainte-Elisabeth

1611, Préposés au bâtiment (VII 1326)
(f° 219) Sambstags 23.t 9.bris. – Fuoßpfad beim Platterhauß
Ihm [Waßermeister] Ist beuohlen dem fuoßpfad vom Stall geg. Elßbeth thor Zun Zu bessern, vnd etwas schmäler Zumach. auch Pfäl beim Weißthurn Zum fuoß pfad Zu schlag.

Le receveur de l’hospice qui fait vider les latrines par l’éboueur estime quil ferait des économies si on établissait un égout depuis la tour de la Question, ce qui ne coûterait guère plus de cent florins, en faisant une ouverture dans le rempart intérieur. Les Conseillers et les Vingt-et-Un donnent leur accord.

1611, Conseillers et XXI (1 R 90)
Platerhaus ein dolen Zur Profey durch Statt maur bawen. 241.
Platerhauß beschwerden wie abzuhelffen. 337.
(f° 241-v) Montag den v Augusti – Dolen Im Platerhaus Zur Statt maur hinauß bawen. Profey
H. Pfleger des Platerhaus und S Marx bringt ein Supplôn für an sie gerichtet d. d. Schaffner Zuerkennen gibt wie er Jarlich 15. 16. 17. fl den wasenmeistern geben muß Zu ausführung des Profeÿs im Churhauß. D. aber ein mercklichs Kan gespart werd. So vermeint er man solte noch ein Dolen mach. auf 17 schue von dem Daumel thurn welcher vber 100 fl. od. nit vilmehr anlauff. in allem wie der Maurer den vberschlag gemacht Also Konte dem hauß Jarlich etwas gespart werd. Welches die Pfleger noch für nutzlich erachten d. es aber in Ihrer macht nit gestanden durch die Innere Statt Maur Zubrechen vnd Dolen hienauß Zurichten ob gleich d. vor d. hauß auch albereit ein dolen Zum Profeÿ dohienein gehent wie auch* d. Spital, so 4 schu hoch vnd weit seind. Hab sie vmb erlaubnus ansuchen woll.
Erk. Ist erlaubt, Jedoch d. es gleich denen im Spital aufgeben und Zu besserer verwahrung der Statt mit einem gerembs versehen werde.

Les administrateurs de l’hospice déclarent qu’il n’est pas possible de traiter plus de vingt ou quarante personnes à la fois. Comme beaucoup d’Italiens et d’Espagnols viennent se faire soigner, il propose de leur refuser le traitement s’ils ne versent pas le prix de leurs soins, c’est-à-dire douze sols.

(f° 337) Montag den IV. Novembris. – Platerhaußes beschwerd. wie denselben abzuhelffen
Pfleger des Platerhauses vbergeben supp.ôn beclagen sich wie d. vberlauff von weit entsessenen alß Italienern v. Spanniern so groß d. d. hauß vast nimmer erschwingen Kan in dem d. Platerscherer allein von unt.* 12 ß v. aber auf 500 fl. lidlohn des Jars vber Kombt vermeinen man solte keinen annehmen der nit die 12 ß erlegen Konte sonderlich aber die so weit entsessen u. disser Statt Zulauff. auch wol gelt haben vor andere aber douon abgemahnt werd. u. sonst an wein anwend. Item u. nit mehr dan für 40 persohnen platz im hauß d. man auch nit mehr annehmen soll biß* durch andere reheir* gemacht werde, wie dan vor dissem auf d. hochste 20 od. 40 personen dorin geheinstet* werd.
Erk. die Hrn Pfleg. solten bedencken ob es thunlich sein woll, sonderlich aber ob die Preßhafften auf die xxi tag nit von d. Pfaltz u. stegen so ein vbelstand auch abschewlich an andere ort Zuwerffen. Ist den H. Stedel Zugeordnet.

Inventaire dressé après la mort du receveur Christophe Seitz. Le mobilier se trouve dans différentes pièces. L’intendante demande que soit aussi consigné le mobilier dans les salles de l’hospice.

1612 (28. 7.br), Not. Hilaire Meyger (1 AH 5765) Blatterhaus
Inventarium und beschreibung Alles des Haußraths vnnd vahrender Haab, dem Platterhauß zu Straßburg eÿgenthümblichen Zuständig, so nach Wÿlandt herrn Christoffel Seützen des Alten schaffners seligen tödlichen Ableÿben, durch frauw Barbaram fischerin desselben nachgelaßene Witwe, dem ehrenhafften herrn Michael Faber Als Jetzigen neuwen Angenommenen Schaffners gerürten haußes (…) Ouch von Ludwig Hofferth Allmusens visitatore mit nachbenannten Notario Zuuerzeichnen und Zubeschreiben Angeben Worden, Beschehen Vff den 28 Tag Septembris Ihm Jahr Vnsers lieben herren, Als man Zahlt, 1612 – Hilarius Meÿger Nots.

Im Platterhauße. Im neuwen Bauw oben vnder dem dach, In der Pfleger Stuben, Vor der neuwen Stuben vff dem Gang, Im Stüblin vor dem gewölb, Im Gewölb, Vor der grossen schreibstuben, Vor der Convent stuben, Inn der schencken khammer, Inn der Convent stuben, In der Magdkammer, Inn der Küchen nebent der conuent unnd schreibstuben, Inn der Meelkammer, Vor der Meel Kammer, Vff dem Kasten, Inn der Eckkhammer gegen der Schreibstuben vnd der Mägdkammer, Inn des schaffners stüblin, Inn der vnnderen Kuchen, Inn der fleischkhammer, Inn der Kirchen, Inn dem Neüwen keller Im holtzhauß, Inn dem vndern keller, Im Gartten, Inn des Schenckenn schlaffkammer
Volgenden haußrath, federwerck vnnd gethüch hatt die Brottmutter vnder handen vermög einer verzeichnuß so der schaffner dissen Inuentario einzuverleiben übergeben disses Inhalts, Inn der armen kleider khammer, Inn dem Burger Stüblin, Inn der Mann Chur Stuben, In der weiber Chur Stuben, Inn der Mann Schwitz Stuben, Inn dem Badtstüblin, In der Weiber Schwitzstuben,, In der Weiber Siechen stuben, In der weiber gesunden Stuben, Vff der huchbünen, Inn der Siechen Stuben, Inn der armen tüchen

Le receveur déclare qu’il a fait paver la cour et demande que la Ville fasse paver la rue. Les préposés au bâtiment demandent de présenter un état des dépenses. Ils déclarent une semaine plus tard que la rue leur semble en bon état mais que le receveur peut y faire les travaux à ses frais.

1618, Préposés au bâtiment (VII 1333)
Blatterhauß, allmend gäßel. 62. 65.
(f° 62-v) Montag 20. Aprilis – Blatterhauß
Schaffner Im blatterhauß Zeigt an Michels erben haben Ihren hoff laß. besetz. Nun seie das gäsle gar böß löchericht vnd dieff, geb ein wüesten geschmack, müssen dasselb auch lassen besetzen, bitten die Pfleg. weil es ein Almend geßle dasselb wöll die Statt machen lassen, haben In den Hoff ungeuohr 60 K sand 60 K Steiin und vff 20 L abschrot gebraucht.
Dem Ist angezeugt Er soll ein Zedul vbergeben dessen so sie Im hoff gebraucht haben, soll Ihme guter bescheid. werd. NB. hat Oster Zinß angefangen vnd biß dato alle tag darinn gearbeitet – hat vmb 2 Tag verraht

(f° 62-v) Sambstag den 28. Aprilis – Blatt.haußes schaffner vbergibt Zedel was Im hoff gebracht worden, Nemlich 16 Karch abschrot, 62 Karch Rhein wacken vnd 80 Karch sandt, vnd bittet des gäßle halben bescheidt. Dem ist angezeigt, das gässle war mein H. gut genug aber man will Ihnen Stein vnd sand geben vnd sollen sies In Ihren costen mach. laß. ob sie wöllen. Fuchß werde erst Jetzo vff dem Abend ferttig.

Inventaire dressé dans les bâtiments de l’hospice après la mort du receveur Conrad Steiner qui a institué l’hospice des Vérolés pour légataire universel en assurant la jouissance viagère d’un tiers de ses biens aux enfants de son frère. La masse propre à la veuve est de 32 livres, celle propre au légataire de 54 livres. L’actif de la communauté s’élève à 914 livres, le passif à 239 livres

1637 (24.5.), Not. Strintz (Daniel, 58 Not 18) n° (402)
Inventarium vnndt beschreibung aller haab Nahrung vnnd güettere, So weÿland der Ehrenvest Vnd Wolgelehrte herr Conradt Steiner, gewesener Schaffner deß Blatterhaußes zu Straßburg vnnd burger daselbsten, nach seinem auß dißer Welt tödtlichen hinscheiden hind. Ihme Verlaß. Welches alles vnd Jedes vff Erfordern vnd begehren des Ehrenuesten fürsichtigen vnd Weisen herrn Johann Philipp schatz Eines Ersamen wolweisen Großen Raths alhie Zue Straßburg beÿsitzer alß welcher auß der vberigen H. Pfleger deß Blatterhaußes mittel dißem geschäfft beyzuwohnen Insonderheit Verordnet vnd fernerm beÿsein herrn Pauli Heÿdels schaffner deß Closters Sant Marx Zu Straßburg vnd burgers daselbst wie auch herrn Johann Rehmen anjetzig. schaffner deß blatterhaußes, alle alß* der Verstorbene h Conradt Steiner selig das Blatterhauß per Testamentum Zum eÿgenthumbß Erb. seiner nach Tod hinderlaßenen Nahrung eingesetzt erstgedachts blaterhauß halb., ferner deß Ehrengeachten Hanß Georg schneid. Stattschloßers burgers zu Straßburg, alß Hn geschwornen vogts Hanß Conraden, Salomeen vnd Margarethæ Steinerin, weÿland des Ehenhafften Daniel Steiner geweßenen schloßer burger Zu Straßburg deß Verstorbenen H Conradi Steiners bruders selig mit Marien Stedlerin erzeugte dreÿen Kind. welchen Kind. dan d* Verstorbene h. selig In seinem auffgerichtet Testamento ein drittertheyl von seiner hinderlaßenen vnd Ihm eÿgenthümblich Zuständig Nahrung Jedoch allein Widembßweiß hab Zugenißen Legirt word. mit hülff und Zuziehung fr. Marie Stedlerin Erstgemelt d. Kind. mutter vnd theobaldt Anthoni schloßers burger Zu Straßburg ihres geschwornen vogts, durch die Ehren und tugendsame frauw Rebeccam Pfeifferin die wittib mit hülff und beÿstand herrn Christophori Kernstockts Notarÿ publici burgers Zu Straßburg Ihres geschwornen Curatoris (…) Actum vnd angefang. Inn Straßburg Mittwochß den 24. Monatstag Maÿ Inn dem Jahr deß herren alß man Zahlte 1637.

Inn dem Platterhauß Zu Straßburg Vndt den Jenigen gemach. so beede ehegemächt bewohnt Befund. word. wie volgt.
Vff d. obern bünen, In d. hindtern Stub Cammer, Inn dem hindern Stüblein, vor dißem stüblein, Inn d. mittern Cammer, vor dieser Cammer auff dem gang, Inn der fordern Stub Cammer, Inn dem vordern wohn stüblein, vor dießer Stuben auff dem gang, Inn dem Keller vnd. der Kirchen
Ergäntzung deß Erben Unveränderten gutts. It. Vermög Von Weÿlandt herrn Seobaldt Nehers deß ältern vnd frauwen Maria Sÿechin beeder ehegemecht vnd burgere Zue Straßburg seeligen Wittib durch weÿland Daniel Strintzen Notarium seelig in Anno 1625. auffgericht. Inventarÿ fo: 83. befindet sich daß frawen Marie Sÿechin deß verstorbenen herrn Conradi Steiners Mutter seelig. unveränderter haußraths (…)
Abzug Inn hieuorgeschribnen Inventarium gehörig. Der Frauw Wittib Unverändert gutt, Sa. guldiner Ring 2, Sa. Ergäntzung 30, Summa summarum 32 lib.
Volgtt nuhn des Erbenn Unveränderte Nahrung, Sa. Silbergeschirrs 7, Sa. Ergäntzung (86, darvon gehet wider ab 36, Pleibt) 47, Summa summarum 54 lib
Volgt endtlichenn die theÿlbare Verlaßenschafft, Sa. haußraths 222, Sa. Weins vndt Lehrer Vaß 41, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 68, Sa. guldiner Ring 12, Sa. Schulden 570 lb, Summa summarum 914 lib – Schulden 239 lib, Nach deren Abzug 675 lib
Beschluß summa 762 lib
Publicatio vnd darauff ervolgte Resolutio hiebner hievorgeschribene beeder Letst willen

Testament de Rebecca Pfeiffer, veuve du receveur Conrad Steiner

1637, Not. Strintz (Daniel, 58 not 63)
Rebecca Pfeifferin weÿland Hannß Conradi Steiners Notarÿ vnd Schaffners des blatterhaußes Wittib Testamentum nuncupativum

Inventaire dressé dans l’hospice après la mort d’Appolonie Müller, femme du revendeur Jean Nussberger

1654 (18.2.), Not. Oesinger (David, 37 Not 12) n° 5
Inventarium und Beschreibung Aller undt Jeder Haab Nahrung und Güethere, So weÿl. die tugendsame Apolonia Müllerin des Erbarn Johannis Nußbergers des burgers undt Krämers alhie Zue Straßburg hinderbliebene, haußfr.
In einer in der Statt Straßburg Im Finckweiler gelegenen behaußung so dem Alhiesigen blatterhauß alhie Zuständig ist befund. word. wie volgt

Inventaire dressé dans l’hospice après la mort de Catherine Salomon, femme du garde-chasse Jean Jacques Heussel

1656 (28.1.), Not. Oesinger (David, 37 Not 13) n° 3
Inventarium und Beschreibung Aller Vndt Jeder Haab, Nahrung und Güethere, So weÿl. Catharina Salomonin des Erbaren Vndt bescheiden Hanß Jacob Häußels burgers v. weÿdmanns alhie Zue Straßburg geweßene haußfr. seel.
In einer in der Statt Straßburg In dem Finckhweÿler gelegen, vndt dem Alhieigen Blaterhauß gehörige behaußung Ist befunden worden wie volgt

L’hospice est autorisé à poser sur le communal un nouveau pignon d’une maison qui lui appartient au Finckwiller

1658, Préposés au bâtiment (VII 1355)
(f° 191-v) Sambstags den 29. dito – S. Marx wegen Almends im finckweiler
Augenschein eingenommen in dem Finckweiler beÿ einem hauß dem Blaterhauß Zustendig da gesuchet würd, d. Zu aufführung eines Newen Gebels, die breite eines Werckschues Vom allmend darzu genommen werden dörffe. Erkandt, Willfahrt.

Le notaire Pierre Weber, receveur de l’hospice des Vérolés, meurt en 1669 en délaissant sept enfants ou leurs représentants. L’inventaire est dressé dans les bâtiments de l’hospice. L’actif s’élève à 458 livres, sans mention de passif.

1670 (19.7.), Not. Oesinger (David, 37 Not 21) n° 14
Inventarium und Beschreibung Aller vnd Jeder Haab, Nahrung vnd Güthere, So der Wohlgelehrte und Vorgeachte Herr Peter Weber Notarius Publ. und burger, auch Wohlbestelter Schaffner deß blaterhaußes alhie Zue Straßburg seel. Nach seinem den 18.ten Decembris Jüngst Verlittenen 1669.ten Jahrs auß dißer Welt genommenen seel. Abschied Hinder Ihme verlaßen, Welches auff beschehenes fleißiges und Freundliches erfordern und begehren, deßelben mit der Ehren: undt Tugendreichen Frawen Eleonora Linckin seiner hinderbliebenen Wittiben Ehelich erziehlten und hinderlaßenen Söhn und Töchter, alß rechtmäsiger ab intestato Erben, wie auch dero Herren Ehe: und Geschwohrnen Vögten und theil Vogts hernachbenant ersucht, inventirt, durch Ehrengemelte Fraw Wittib mit beÿstandt deß Ehrenvösten und Vorgeachten Herrn Daniel Freÿen burgers und wohlbestellten Oberschreibers deß Mehrern Spittals alhie Ihres Geschwohrnen Vogts (…) So beschehen Straßburg Dienstags den 19.ten Julÿ Anno 1670.
Der Abgeleibte Herr seel. Hatt ab intestato Zu Erben hinderlaßenen, seine Leibe Söhn, Töchter und Enckel 1. H. Petrum, 2. Fridericum, 3. Jfr. Eleonoram, 4. Jacobum v. 6. Johannem, deren Geschwohrner Vogt, der Ehrenvöste und Wohlvorgeachte Herr Johann Erasmus Schadt Wohlbestellter Schaffner der Elend. Herberg alhier
6. Item Fr. Annam Catharinem Weberin, deß Ehrenvösten vnd Vorgeachten H Johann Christoph Pfeiffelmanns, deß handelßmanns vnd burgers alhier Eheliche haiußfr. 7. vnd Marthannam, Weÿland Fr. Margarethæ Weberin deß Herren seel. verstorbenenen Tochter selig mit H. Johann Peter Jochen burgern und Kupfferstechern, auch bestelten Cancelleÿ bedienten Ehelich erizelten, vnd hinderlaßenen Töchterlins vnd Enckels, deßen geschworner Vogt erstgemelter Hr Johann Christoph Pfeiffelmann und ahne deßelben statt erbettener Theil Vogt Mr Philipps Jacob Böris, Burger vnd Schloßer alhie

Im Stifft deß Blaterhauses alhie in d. St. St. ist bef: word. Wie Volgt
Auff dem Obern Kasten, Vor dißen Kasten, In d. Wohn stuben, Im Hauß Öhren, In d. Kcuhen, In d. Schlaffstuben, Vor dißer Stuben, Ins Gestiffts Kasten, Cammer B, Cammer C, In dem Kleinen stübel neben d. Schreibstuben, In d. Schreib stuben, Auff dem gang, Auff dem gang Stübel, In der Cammer D, Im Præceptæ Stübel, In d. Stub Cammer, Im Stübel Neben d. Schwartzen Gethuch Cammer, Im Hoff, Im Keller
Abzug in dießen Inventarium. Sa. haußraths 149, Sa.Fruchtanschlags 31, Sa. Weins v. Lähren faß 50, Sa. Silbergeschirrs v. Geschmeids 32, Sa. guldenen Ring 9, Sa. Baarschafft 106, Sa. gült guths 60, Sa. Schuld. 19, Summa summarum 458 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 458 lb

Inventaire dressé dans l’hospice après la mort d’Anne Marie Esslinger, femme du mousquetaire Melchior Grob

1675 (2. Febr:), Not. Oesinger (David le jeune, 38 Not 8) n° 5
Inventarium und beschreibung aller und Jeder Haab, Nahrung und Güther, So Weÿl. Fr. Anna Maria Eßlingerin Melchior Groben Mußquetirers Und. H.obrist Leutenant Schüler Compagnie eheliche haußfr.
In einer in d. Statt Straßburg in dem Finckweiler gelegenen und dem blaterhauß gehörige behaußung hat sich befunden alß volgt
Not. Oesinger (David le jeune, 38 Not 18, Vol. 2, Notariat Protocolla) ex 66 02-15-3816

Les administrateurs de Saint-Marc estiment que l’hospice des Vérolés est le meilleur endroit où transférer la fondation Saint-Marc, en affectant provisoirement les bâtiments de Saint-Jean à l’hospice des Vérolés. L’enclos de l’hospice comprend un bureau pour y conserver les documents, un grenier pour 500 quartauts de grain. La place y manque cependant pour les réserves de grains et de vin, la boulangerie est en outre trop petite pour les besoins de Saint-Marc. Ils proposent de louer le grenier proche de la Chartreuse.
Le syndic royal commente dans l’intérêt général. Il rappelle qu’on a proposé quinze ans plus tôt de supprimer l’hospice des Vérolés, ce qui représenterait une économie pour la Ville. La boulangerie est certes trop petite mais il y a assez de place pour en établir une nouvelle en se servant dans l’intervalle de celle de Saint-Nicolas-aux-Ondes. Les greniers sont insuffisants mais il en y a de vides en ville, une partie des réserves pourrait être vendue.
L’avocat Grad est d’avis de louer le grenier de la Chartreuse, de loger le receveur de l’hospice des Vérolés à Saint-Jean et de transférér la boulangerie à l’auberge des Pauvres passants.
Le préteur royal estime que la fondation Saint-Marc qui n’est pour rien dans l’affaire ne doit pas en supporter les frais et que le transfert proposé est la meilleure décision, surtout depuis que la Ville doit fournir aux catholiques des lieux de culte. La suppression de l’hospice des Vérolés va dans le sens de l’édit royal contre la mendicité puisque les mendiants sont à la charge de l’hospice. Il appuie la proposition de limiter les réserves en grain.
Les Treize chargent les préposés généraux aux fondations de décider s’il y a lieu de vendre des grains et de réorganiser l’hospice des Vérolés. Ils approuvent le transfert de Saint-Marc dans l’enclos de l’hospice des Vérolés, de la boulangerie à l’auberge des Pauvres passants et des grains dans le grenier de la Chartreuse.

1686, XIII, 3 R 43 (mai 1686 sqq) p. 465
In das Bladerhauß solle die Stifftung St Marx transferirt werden. 465.
des Bladerhaußes verpflegung abzuschaffen. 471.
(p. 456) Mittwochs den 11.ten Xbr. 1686 – Relation über genommenen augenschein des Speichers Zu S. Johann und der gebäuden Zu St. Marx
Die hochansehnlich hochgebietende Junckher Stätt meister von Wickersheim und H. Amstr Würtz in abwesenheit des H. Amstr. Reiseißen seithero zu dem Johanniter geschäfft erbettene herren deputirte, laßen p. Commisarium referiren daß auff vielfaltiges ansuchen des herrn Intendanten in gegenwart des letztgemelten u. H. prætoris Regÿ Excellenrtz der Augenschein gestern in dem Johanner Closter und beÿ St Marx nochmahlen eingenommen worden, auch weilen biß uff die fruchtschütte und absonderlich den großen speicher in der Johanniter gaß hinten, vnd vornen neben de Gartnerstuben in der weißenthurn straß liegendt, albereit übrigens sein richtigkeit gehabt, so habe man allein, allein vor dieses mahl die fruchtschütte zu examiniren und die Zu St Marx von gegenspiel annoch prætendirte außwendige gebäue zu besichtigen gehabt, welches folgender gestalten gescheh. seÿe.
Johanniter Closter – Im Johanniter Closter in dem Vordern stockwerckh befindet sich ein fruchtschütte, darauff aber mehr nicht als biß 600 fürtel können gebracht werden, die andere fruchtschütte in gemeltem closter ist in dem hintren stockwerckh, aber noch viel geringer alß die vordere, Zumahlmen derselbige gantze gebäu ruinos, im dachstuhl und geträm, auch durch gehends nichts nutz, so gar daß er schwärlich wirdt brauchbahr sein.
Speicher daselbst (…)
St Marx (…)
Hn Intendanten sentiment (…)
Transferirung de früchten (…)
Conclusum (…)
Cession des Stiffts St. Marx gebäue geg. dem Johanniter Closter (…)

(p. 465) Sambstags den 21.ten Decembr. 1686. – H. Pflegeren Zu St Marx vorschlag wegen des Bladerhaußes – Bladerhauß Schaffneÿ translation nach St. Johann – Speicher in Fingweiler der Carthaus Zuständig dem Stifft St Marx nöthig zu transferirung der früchten – Ob früchten beÿ dem Stifft St Marx zu verkauffen
Die hochansehnliche Herren pflegere des Stiffts St. Marx laßen per Reg. Herren Ammeistern Mg herrn ein dienstgefließenes memoriale überreichen folgenden Inhalts,
demnach wegen bevorstehender mutation des Closters St. Marx Ihnen committirt worden die nöthige anstalten zu verfügen, Sie nicht ermanglet hätten mit assistentz des Königl. H. Syndici den augenscheinen ein und anderer orten ein zu nehmen, vndt Endlichen guth befunden, daß des Blatterhaußes Jetzige schaffeneÿ nach St. Johann, hiengegen des Allmoßens schaffeneÿ Zu Vermeidung vieler weitläuffigkeiten vnd großen uncosten in das jetzige Blaterhauß, allwo sich Zur Schreibstub, verwahrung der documentorum und schrifften, auch Zu 500. firtel fruchtschütten platz sich findet, übriges aber zu nothurff accomodirt seÿn könte transferirt werden. Doch das in alle weg wegen übrigen vorraths (p. 466) der früchten, und Einlüfferung Zimlicher quantität weins, so man ahn statt geldt Zinß, theilß auch von Mutzig, und theilß vom Zehenden Zu Dorlisheim einzunehmen hat, es die noturff erfordern wöllen, neben dem gedachtem bladerhauß, alß welches Zu dero logirung, wie auch anordnung einer nur gantz geringen Pfistereÿ nicht sufficent, Eine weitere gelegenheit auß zu sehen. Da Zwar in vorschlag gekommen Ein der Carthauß gehörige, undt im Fingweiler liegende speicher undt Keller, welcher erste Zu Jährlichen Einkünfften platz genug, Zu dem übrigen vorrath aber beÿ weitem nicht die commodität habe, vnd also solcher biß zu mehrer gelegenheit werde können gebraucht werden von welchem allem herrn Syndici herrlichkeit mündliche Relation erstatten werde.
H. Sÿndic, Es erfordere der in gegenwärtige Status, daß beÿ bevor stehender mutation des Allmosens Zu St. Marx, ein anderer ort Zu dießer etablirung aufersehen werde, dieses Stifft leide einigen Verlust dabeÿ, vnd seÿe demnach nöthig daß man Ihme so viel möglich helffe und vnter die arm greiffe. So seÿe auch Jederman obligirt Krafft des schwörbrieffs und der pflegereÿ Ordnungen das beste und we*geste vor der Statt nutzen Zu rathen und alle privat passiones hinter zu setzen. In erwegung deßen und vermög der auffgetragenen commission (p. 467) hätten die herren Pflegere Zu St Marx mit assistentz seiner persohn sich zusammen gethan, das Bladerhauß in vorschlag gebracht, solches besehen und unterschiedene gute bequemlichkeiten alda gefunden, vor diesem ort seÿe schon vor 15. Jahre, wie Er müßte abgeschafft werden, geredet worden, und weilen Er gar zu gemein und mehr und mehr mißbraucht wirdt, stehe dahin ob nicht guth sein solte, anjetzo die abschaffung gemelten Bladerhaußes, alß dardurch der Statt ein merckliches könte erspart werden, in das werckh zu setzen und Zu vollziehen. Sonsten seÿe zwar wahr, daß das Bladerhauß keine Pfistereÿ habe, man werde aber platz genug darin finden, Eine hin Zu bauen. Unterdeßen könte die pfistereÿ in Nicolai in Undis, alß welchen ahn frembde verlehnt, aufgekündt und vor die Zu St Marx gebraucht werd. Vor die fruchten zu schütten, seÿe die scheür, der Carthauß gehörig, vnd ohnweit dem Bladerhauß gelegen, vor bequem, nöthig, und thunlich gehalten worden, daß sie dem Stifft St. Marx umb gewonlichen Zinß möchte überlaßen werden. beÿ der Statt seÿen auch noch etliche fruchtschütten leer, dahin die übrige früchten von St Marx könen gebraucht werd. Doch seÿe die frag, ob nicht wohl gethan sein würde von so großer quantität, die man beÿ St Marx würcklich habe, etwas zu verkauffen, und in gute capitalia zu verwandlen. Man habe auf der Statt Speicher einen schönen Vorrath vnd über etl. 20. M. fiertel, welche man (p. 468) im fall der noth würde anzugreiffen haben, ohne daß werde beÿ hoff auch anderstwo würde darwieder das geringste gesagt werden, solte aber Ein so starckhen Vorrath beÿ St. Marx in dergl. Zeiten gefunden werd., würde man sich derselben bedienen, und nichts darfür erstatten wollen, die herren Pflegere Zu St. marx melden hierauff, Es stehe die translation der schaffneÿ daselbsten in das Stifft und schaffeneÿ bladerhauß Zu M. g. herren, wie auch ob der schaffner im blader hauß nach St. Johann solle placirt werden, Zu früchten und wein wußten Sie kein beßern ort alß die vorgeschlagene scheur Zur Carthauß und könte mann billicher dingen nach sich weg. des preißes vergleichen.
Zu der pfistereÿ Könte etwann die Elende Herberg, alwo ohne dem schon Eine gemacht stehe, ad interim auch neb. der in Nicolai in undis gebraucht werd. der ansehnliche Vorrath von früchten so beÿ 5. M. firtel sich belaufen möchte, Könne theilß von Eingenommen gült, theilß erkaufft früchten, da man beÿ guten Zeiten vorschrung gethan, hingeg. aber auch beÿ 30. M. fl. capitalien auffgekündet, seÿen hernach davon vor 8 M fl. zu der commiss broden abgefolgt worden. Im übrigen bitten Sie dem Vorschlag mit verkauffung der früchten in bedacht Zu Ziehen und daß, wo Sie hülff vonnöthen haben, Ihnen nichts möchte erschwärt werden.
H. Syndicus, Auff abgelegte Relation stehe nunmehro lediglich Zu Mng. herren Zuerkhennen, daß das Bladerhauß anstatt St. Marx führohin gebraucht werden möge, die Statt leide (p. 469) etwas beÿ dieser Änderung, doch seÿe das Stifft St Marx nicht ursach daran, und müße also dann geholffen werden. Wegen transportirung der früchten hätte man noch zu druckhen, wie mit allergeringsten costen solche geschehen möge, vndt Könten die Herren Landpflegere des Ambts Illkirch ersucht werden behülfflich Zu sein, daß Ihre Ambts angehörige sich dazu möchten gebrauchen laßen. Mit der verkauffung der Stiffts früchte könte der bedacht dahin eingerichtet werden, daß Von 5. M. frtl. beÿ 2. M. behalten und 3. M. frtl. versilbert werden, vnterdeßen bekäme das Stifft schon wieder andere früchten, vnd könte das geldt beßer genoßen werden, Im übrigen, weilen der speicher undt Keller Zur Carthauß gehörig, also nahe beÿ die bladerhauß liegendt, dem Stifft St. Marx führohin gantz nöthig, verhoffe Er beeder Stiffts herren Pflegere werden die sach mit einander vergleich. und Jene Zu deßen besten auch etwas beÿtrag. wollen.
H. D. Gradt, halt darfür, Es seÿe das Bladerhauß ein füglicher ort, da das Stifft St. Marx werde können hin transferirt werden vnd weilen der speicher Zur Carthauß gehörig, ohnweit davon, daß es Kein ohnbillicher sach seÿe, wann die herrn pflegere in das alte recht stehen, und solchen pro bono publico umb ein billichen Zinß gebrauchen wollen, von den früchten könne etwas weniges verkaufft werden, welches aber des herren pflegeren dexterität und reifem Nachsinnen anheim zu stellen seÿe. Der schaffner im bladerhauß könne seine wohnung (p. 470) in dem Johanniter Closter nehmen, allwo vor Ihn genugsame commodität sein werde, die Pfistereÿ aber, deren man beÿ dem Almosen höchst nöthig, könne man so lang beÿ der Elender herberg nehmen, biß die im Bladerhauß werde Zu gerichtet sein.
(Nothwendigkeit der Cession der gebaüe St. Marx)
H. Præt. Regÿ Excelltz. Es seÿe ahn dem daß man seithero, waß möglich geweßen gethan umb das Stifft St. Marx Zu salviren, wann auch der posterität sehen und finden wird waß man von seiten der Statt dabeÿ gearbeitet, wie der proces beÿ dem hohen Rath zu Brisach und nachgehends am Königl. hoffrath in Franckreich geführet worden, werden Meine herren außer allen Verantwortung gesetzt sein, Was hierauff mit Herren Intendanten allhiier, alß welchem per amicabilem transactionem die sach auß Zu machen, Von Ihro König. Maÿstt. committirt worden, man so wohl schrifft alß mü,dlich per Dnos Deputatos repræsentiren und negotÿren laßen, auch endlichen Ihre Königl. Maÿstt. durch ein schreiben unterth. ersucht gnädigst Zu erlauben, daß ein deputirter von der Statt Ihro mündl. undt außführlichen bericht von allem erstatten möge, vnd solches begehren in gnaden abgeschlagen, hingegen nach schärffer anbefohlen word. diser streit sach forderlich auß zu mach. habe mann größere gefahr Zu vermeiden nicht anders gekönt, alß waß (p. 471) Ihre Königl. Maÿestät ex plenitudine potestatis Meinen herren so Kräfftig und nachdrücklich anbefohlen laßen deme in unterth. respect Zu pariren, und weilen es dann je also gekhommen und sein müßen, davon die connexion des gefürten protocolli maß und leicht gibt, alß hätte dieser weg, St. marx gegen dem Johanniter Closter auß zu tauschen der leichteste und beste geschienen, dann in dem die Kirch Zu besagtem St. marx unter denjenigen begriffen, so Zu Einführung des Catolischen Gottes dienst seindt vorgeschlagen, und mit Ernst gesucht worden, hätte man die früchten an gemeltem ort über der Kirch liegendt doch anderstwohin tranferiren müßen, und werde demnach die Außtauschung gegen St. Johann, wann dieser letstere umbstandt wohl erwogen wirdt, der Statt nicht so gar schädlich sein.
(Abschaffung der Verpflegung des bladerhaußes)
Im übrigen halte Er gäntzlich darfür, daß die herren pflegere in alleweeg und hauptsächlich dahin Zu denckhen haben, wie die Verpflegung des bladerhauß möge abgeschafft werden, dann wann man hierin nicht helffen solte, würde Ein so große menge liederlicher und fauler leuthe in die Statt sich Ziehen, und das bladerhauß belästigen, daß von mit der Einkünfften daselbst nicht würde außlangen können. Ihre Königl. Maÿstet (p. 472) hätten ohnlängsten ein Ordonance wegen abschaffung und wegführung der frembden bettler auß ihren Landen ergehen laßen, Könte davon die Gelegenheit genommen, dem bladerhauß stifft geholffen, und die Änderung mit gemelter ordonance nach erheischender noturfft entschuldigt werden. Doch gehe seine Meÿnung allerdingß dahin, daß die Reditus nichts desto weniger beÿ gemeltem Stifft bleiben, Arme und schaffner vermittelst derselben erhalten, und von Unnöthigen uncosten und außgaaben des Stiffts befreÿt werden solle. Ferners könne auch der herren pflegern Zu St. Marx wegen verkauffung einer gewißen anzahl früchten die hände geöffnet werden, dann gleich wie ein Vorrath guth und nutzlich, also seÿe ein überfluß beÿ Jetzigen Zeiten nicht sonderlich dienlich. Wann mann vernünfftig schießen Kan, die früchten stehen in solchem preiß, daß Sie mit nutzen können verkaufft werden, vnd doch kein mangel daran beÿ dem Stifft sich finden werden, solle man Zu solcher Zeit abdruckhen, damit der überflüßige Vorrath beÿ andern läuffen vor dem Stifft ohne compensation nicht abgefordert und weggenommen werden möge. In der umbfrag würde errinnet, daß wegen verkauffung des Stiffts Zu St Marx früchten man darumb sich wohl die ferndige Erndt arm und gering eingegangen, und nur (p 473) ein quart ahn gültfüchten gelieffert werde, alß auch daß die in den scheuren liegende früchten vor Ratten und mäußen großen schaden leiden, wie nicht weniger in dem feld hin und wieder daß der saamen mit einander abgefreßen werde, theiß auch weilen die burgerschaffr mit keinem vorrath, wie vor diesem versehen seÿe, Könte also dieser Punct Zu reifem bedacht der herren Pflegeren gemelten Stiffts, und die Reformation des Bladerhaußes den heren Pflegeren daßelbst noch ferner überlaßen werden.
(Bedacht wegen verkauffung früchte beÿ dem Stifft St. Marx)
Erkant, wird neben fleißigere dancksagung vorgenommener Mühe beeder Stiffter herren pflegern das geschäfft allerseits bestens recommendirt, welche mit assistentz Herrn Prætoris Regÿ Excellentz und H Syndici herrl. wie weit mit verkauffung der früchten Zugehen, und wie mit der Reformation des Bladerhaußes Zu verfahren, sich noch mehrern bereden mögen. Im übrigen ist der gethane vorschlag wegen transferirung der schaffeneÿ Zu St. Marx in das Bladerhauß und diese ad interim in St. Johann, wie auch die pfistereÿ in die Elende Herberg und der speicher so dann Keller (p. 474) zur Carthauß gehörig, gegen billicher Zinß reichung vor das stifft St. Marx, placidirt und confirmirt worden. Von welchem allem Junckhern Stättmeistern von Kippenheim Juniori alß Stiffts pflegeren communication solle ertheilt werden.

Transaction entre la Ville de Strasbourg et les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem au sujet de leur ancien couvent dont la Ville s’est emparée en partie en 1631 pour y établir des fortifications. Elle cède l’ancien couvent Saint-Marc et Saint-Jean aux chevaliers de l’ordre pour les indemniser.

1687, Archives de l’hôpital (1 AH 1361)
Scavoir à tous qui ces présentes verront Les Magistrats et Conseil de la ville de Strasbourg ayant fait demolir en l’année 1633 une Eglise et autres bastiments appartenants aux Srs. Commandeur, Prieur et Conventuels de l’Ordre de St Jean de Jerusalem situés en ladt. ville au quartier appellé Grun Werth pour employer la place desds. bastiments aux ramparts et fortifications de leur ville, Ils sont survenu à cette occasion plusieurs contestations entre le grand Prieur d’Allemagne au nom desdt. Srs. Conventuels et lesdt. Magistrats et Conseil tant au traité de paix de Westphalie l’an 1648 qu’à la Diète de Ratisbonne l’an 1653 sans pourtant que l’affaire y ait esté terminée, après la reduction de la dt. ville sous l’obeissance du Roy, la cause a este portée au Conseil Superieur d’Alsace, lequel le 11e Juillet 1685 a rendu un Arrest contradictoire sur les productions respectives des parties en faveur desdt. Srs. Conventuels par lequel ladt. ville est condamnée à restituer à la partie adverse, tous les matereaux des bastimens demolis, avec tous les meubles et autres effets qui s’y sont trouvé pour lors, et que les demandeurs prouveront avoir perdu à cette occasion, ou d’en payer le prix au dire d’experts, avec les dommages et interests depuis la detention, et aux dépens ainsy qu’il est porté plus amplement par ledt. arrest dudt. jour. Mais la ville, trouvent cet arrest trop à son desavantage pour s’y en tenir, a presenté requeste au Conseil privé du Roy, sur laquelle Elle a obtenue un arrest qui a cassé et annullé celui du Conseil Souverain d’Alsace, avec defences de le faire mettre à execution, sous peine de tous dommages et interests, donnant main levée des saisies faites en vertu dudt. arrest, comme tout cela paroist par l’Extrait des Registres du Conseil privé du Roy, datté à Paris le 25 Septembre 1685. neantmoins ce succès n’a pu detourner lesdt. Srs. Conventuels de St Jean de Jerusalem du procès par eux intenté contre la ville, au contraire ils se sont pourveus au Conseil de Sa Majesté par requeste en cassation, et méme son Eminence Le Grand Maistre de Malthe s’est si bien employé pour eux, qu’à la fin il a plu au Roy de remettre cette affaire à Monsr. de la Grange, son Intendant de Justice, Police et finances en Alsace et Brisgau, avec ordre de la finir par un accommodement en sorte pourtant, que les demandeurs soient satisfaits et remboursé de la perte de leurs bastiments et Eglise demolis, comme aussy des jardins, places de maison, ornemens d’Eglise, Orgues, grains, tonneaux, Bibliotheque et autres effets que les Sieurs Conventuels soutenoient leur avoir esté pris et enlevés à l’occasion de ladt. demolition, tellement que pour obeir aux intentions de Sa Majesté, vuider et terminer ledt. procés, et differend, établir et nourrir bonne intelligence et amitié par l’entremise de mondt. Sr. Intendant, les parties se sont accordé et accomodé ensemble aux conditions qui suivent.
A scavoir premierement que les Srs. Commendeur, Prieur et Conventuels de l’Ordre de St Jean de Jerusalem, residans à Strasbourg, pour eux et leurs successeurs et pour leur Ordre, après meure deliberation, du consentiment non seulemt. du Chapitre, mais aussy de leur Superieur, et de Son Eminence Monseigr. le Grand Maistre de Malthe, pour leur advantage et plus grande utilité, quittent, cedent et transportent à la ville de Strasbourg en la meilleure forme que cela se puisse faire, tous les bastimens, places, Eglise, Jardins, ornemens d’Eglise, meubles, effets, Orgues, Bibliotheque, grains, tonneaux, materiaux et generalemt. toutes choses qu’ils pourroient avoir perdu depuis que la ville a fait construire les fortifications, à l’endroit appellé Grunverth et à l’occasion d’icelles ou autrement, ensemble toutes les pretentions formées à ce sujet, les dommages, interest et dépens, et generalemt. tout ce qui suivant leur demande pourroit appartenir à eux, à leur Convent ou à leur Ordre ou ce qu’en vertu de l’arrest de Brisac leur a esté adjugé, si bien qu’ils n’y pourront jamais rien pretendre, y renonçans de volonté libre et premeditée pour toujours et à perpetuité pleinement et entierement, transportans toutes choses cy dessus mentionnées avec leurs droits à ladt. ville de Strasbourg,
Outre cela et en second lieu lesdt. Srs. Conventuels cedent, quittent, transportent et delaissent des maintenant et à toujours, promettent garantir de tous troubles et empechements generalemt. quelconques et à cet effet ont chargés et hypothequés tous les biens, meubles et immeubles, presens et à venir à eux, appartenants les bastiments, Jardins, Ecurie, cours puits, granges, et generalemt. tout ce qui reste de leur Commenderie à l’endroit appellé Grunverth, à scavoir les deux corps de logis se joignant qui ont servi jusques à present à loger lesdt. Srs. Commendeur, Prieur et Conventuels, et qui auparavant faisoient l’ancienne et la nouvelle infirmerie de la Commanderie avec la Chapelle le tout à main gauche de l’entrée à ladt. Commenderie avec tous les autres bastiments dans la Cour et dans le jardin, les écuries et estables, et le bastiment qui est au bout appellé l’appartement de Wurtemberg et avec tous leurs droits et dependances ainsy que lesdt. bastimens, jardins et lieux se poursuivent et comportent et estendent de toutes parts et de fonds en comble sans aucune chose en excepter ny reserver par lesdt. cedans la totalité desdt. bastiments, Jardins et lieux estants scitues au bout de la rüe de St Jean autrement appellée la Grunvertgass, tenans d’un costé et en partie tirant le long du rempart, dont elle est separée d’un cloison de planches, de l’autre costé vis à vis du jardin des Religieuses de Ste Marguerite lesdt. bastiments, cour et jardin, dont une partie est fermée d’un mur, et l’autre partie des planches, tiennent à un chemin publique, long et large, qui sert d’entrée aux cazernes, et au rempart le tout aboutissant par derriere audt. Cazernes qui ont esté basties dans le jardin de ladt. Commenderie, et par devant à la rüe de St Jean autremt. appellée Grunverthergass. Plus un bastiment consistant en bas en une grande grange et en haut en grenier scitué à ladt. rüe de St Jean autrement appellée Grunverthergass, avec une maison appartenante à la Commenderie et tenant d’un costé à ladt. Grange, et de l’autre costé à la maison de Jean Hetzel, abboutissant par derriere au vieux fossé de la ville, par devant à ladt. rüe de St Jean, aussy bien que ladt. Grange qui de l’autre costé tient à une maison qui a esté reservée à la Commenderie par le present traitté, pour desdt. bastiments, Jardins et lieux presentement cedés et transportés, jouir et disposer par ladt. ville de Strasbourg et ayant cause, comme de chose à elle appartenante et comme de ses autres biens seculiers et aux mémes droits et prerogatives que les cedants en ont jouy jusques à present, sans aucun contredit ny empechement soit de la part des cedans, ou leurs successeurs, soit d’aucune autre personne qui que ce soit.
D’autre Costé en eschange de tout ce que dessus et pour se decharger de la demande qui a esté faite de la part du Roy de ceder l’Eglise de St Marc aux Catholiques, pour y etablir une paroisse, les magistrats et Consuls de ladt. Ville de Strasbourg, pour et au nom de la ville après meure deliberation, et du consentiment de toute la bourgeoisie, quittent, cedent, transportent et delaissent des maintenant à toujours en bien propre promettent reciproquement et sous l’hypotheque generale de tous leurs biens, meubles et immeubles, presens et à venir, garantir, delivrer et defendre envers et contre tous, de tous troubles, dettes, hypotheques, evictions, alienations et autres demandes, recherches et empechemt. generalemt. quelconques à l’ordre de St Jean de Jerusalem et paticulierement aux Srs. Commendeur, Prieur er Conventuels dudt. Ordre, residens audt. Strasbourg et à leurs Successeurs en la meilleure forme et la maniere la plus stable qui se puisse faire, le Convent nommé St Marc possedé par ladt. ville, scitué au faubourg entre la porte blanche et celle de Kronenbourg, avec tous les bastiments, consistans en une Eglise avec le choeur et le cloistre, la boulangerie, cours, escuries, jardins, puits, clos de muraille et autres bastiments, ainsy que lesdt. bastiments, jardins et lieux se poursuivent et comportent et estendent de toutes parts et de fonds en comble, sans aucune chose en excepter ny reserver par lesdt. Magistrats estans la totalité de ces bastimens, jardins et lieux, située au quartier appellé le Kaguenecker brouch, l’entrée tant du Convent que de l’Eglise, et pardevant sur un chemin public, regardant le vieux fossé de la ville, finissant d’un costé, à scavoir vers l’orient en partie par le choeur de l’Eglise et de ladt. boulangerie avec une petite cour en partie à une haute muraille tenant de ce costé la à six maisons appartenantes en propriété à ladt. ville par le moyen de la fondation de St Marc, lesquelles six maisons demeureront doresnavant à la ville, comme par le passé n’estant pas comprises dans ce present transport et transaction et sont lesdt. maisons louées aux personnes cy apres nommées. A scavoir la premiere faisant le coin vers la porte de Spire et louée presentemt. à Jean Jacques Bohl, sergeant de la Justice des tutelles, la Seconde à Jean Martin Strohl tormelier, la troisieme à Jean George Farrenschon rammoneur, la quatrième à Jacques Roub, Cordonnier, la cinquième à la veuve de Martin Boehm en son vivant maistre es arts et maistre d’Escole à Keel, La sixième qui fait le coin de la rüe appellée Kunengass est louée à la veufve delaissée par feu Jean Hirt vivant boucher en cette ville, lesquelles six maisons seront separées du Convent par une muraille, que les acceptans feront construire depuis la boulangerie jusques au bout de la rüe appellée Kunengass. De sorte toutesfois que l’Escurie qui est jointe à cette derniere maison, et qui jusqu’à present a esté louée à la mesme veufve de Jean Hirt, soit aussy comprise dans cette cession et en vertu d’icelle transportée à l’Ordre de St Jean, et tient ladit. Escurie d’un costé à la muraille du cloistre, de l’autre sur un passage entre la cour d’un Convent, et entre les maisons reservées à la ville par devant sur la Kunengass et en doibt la separation étre faite, que le passage demeure libre entre la muraille que l’Ordre de St Jean fera faire et entre les maisons que la ville s’est reservée de la largeur de [blanc] pieds de Roy. De l’autre costé vers le couchant ledt. Convent est fermé en partie d’un mur, et tient à une maison ou demeure presentemt. la veufve de feu Adolphe Fouchs en son vivant charretier, laquelle est comprise en la presente cession et transaction par derriere vers le septentrion le Convent est encore fermé d’un mur, et aboutit à la dit. rue appellée Kuenengass. Pour desdt. bastiments, Eglise, Jardins et lieux presentement cedés et transportés jouir et disposer par lesdt. Srs. Commendeur, Prieur et Conventuels de St Jean de Jerusalem et par leurs Successeurs ou ayant cause, et par leur Ordre comme des choses à eux appartenantes, suivant les Statuts, Coustumes de leur Ordre et aux droits, privileges et prerogatives qui leur appartiennent sans contredit ou empechement des Srs. cedans et de leurs successeurs ou autre personne que ce soit ou puisse étre.
Avec cela il a esté expressement stipulé et arresté entre les parties qu’elles n’entendoient comprendre en cette cession et transaction de costé ou d’autre que purement et simplemt. les bastiments et lieux de St Jean et de St Marc, ainsy qu’ils sont mentionnés et specifiés cy dessus, sans que le present transport puisse étre estendu aux biens, cens, rentes, revenus, legs, fondations, dettes, eschües et a eschoir et autres choses generalemt. quelconques, qui leur appartiennent dont ils se sont mutuellement reservé la proprieté jouissance et libre disposition, tout de même comme si cette eschange ou transport n’avoit jamais esté fait. Permettant les parties pour elles et leurs successeurs en foy d’hommes d’honneur, et sous serment qu’ils ont presté par leurs deputés de costé et d’autre, entre les mains de Mr. l’Intendant de la Grange, d’entretenir et avoir agreable ce present transport et tout ce qui y est contenu des maintenant et à toujours, sans y contrevenir directement ny indirectement en aucune maniere. Renoncants de part et d’autre à toutes exceptions, privileges, dispensations, nommément et respectivent. aux arrests du Conseil Souverain de Brisac et du Conseil Privé du Roy cy dessus mentionnés et a toutes autres aydes, dont on pourroit en maniere quelconque s’en servir, specialement, restitutionibus in integrum et exceptionibus, doli, læsionis, non existentis utilitatis, de in rem non verso, insufficientis consensus, non liq.dati debiti ; circumventionis, rei aliter gestæ, vis majoris, metus reverentialis, persuasionis et similibus, et au droit disant generale renonciation non valoir. Voulant que le present transport et transaction avec toutes ses clauses et conditions, demeure ferme, stable et inviolable, non obstant qu’il s’y trouve quelque defaut de solemnité ou de renonciation requise par le droit canon ou civil, ou par les statuts et coustumes particulieres de l’Ordre de St Jean de Jerusalem, de l’Evesché ou de la ville de Strasbourg, pour plus grande sureté le present accord sera presenté au Roy pour en étre homologué en cas que Sa Majesté l’approuve, et à cet effet, les parties ont constitué leur procureur general et special le porteur des presentes, luy donnons tout pouvoir afin d’obtenir ladt. homologation, s’obligent aussy Messrs. de St Jean de Jerusalem d’envoyer coppie des presentes à son Eminence Monseigr. le Grand Maistre de Malthe, et d’en fournir ratification et confirmation en bonne forme, et le Magistrat de son costé de le faire lire, recevoir, approuver et ratifier par le grand Conseil de la ville appellé les vingt et un, cela estant ainssy, fait et achevé la presente transaction eschange et contre eschange, sera executé de part et d’autre et de bonne foy avec toutes les clauses et conditions y portées. En foy de quoy les presentes ont esté expediées dubles, signées des parties et sellées, et a un delivré un exemplaire à chacune des parties fait et passé à la ville de Strasbourg le 17° Juin 1687. signé par la Commission de Monseigr.
Le Prince et grand Prieur d’Allemagne Jean de Roll Commandeur de Hohenrein et Breiden Bouchs, St Jean Bassel et Dorlisheim, receveur General de haute Allemagne
Daniel Bourste Commandeur à Strasbourg et Selestat
Sr. Jean Caspar Vidman Prieur de part du Convent
Philippe Henry de Wychersheim, deputé du Magistrat de la ville de Strasbourg
Jacques Wenker deputé du Magistrat de la ville de Strasbourg et scellé.

Le préteur royal Obrecht fait ratifier l’accord passé avec l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem selon lequel la Ville cède l’ancien couvent Sain-Marc où est établiie la fondation Saint Marc pour mettre fin aux prétensions de l’Ordre. Le préteur rappelle en quoi consistent ces prétensions, dans les mêmes termes qu’aux sections 1653 et suivantes de l’Aperçu historique. Le magistrat a été d’autant plus enclin à passer cet accord qu’il est survenu un fait nouveau, la remise aux catholiques de lieux de culte désaffectés, dont l’église Saint-Marc cédée. Une question subsidiaire a trait au nom sous lequel seront désignés les lieux dont l’affectation a changé, afin que les fermiers qui viennent payer leurs cens le fassent au bon endroit.

1687, Conseillers et XXI (1 R 170)
(p. 198) Montagß den 23. Junÿ 1687. – der mit dem Ritterlichen ordre St. Johann getroffene vergleich und transaction wegen außtauschung S. Johann geg. St Marx alhier wird referirt.
Herr Prætor Regius Obrecht proponirt daß der Meister unter Meinen herren Zu genüge theilß bekandt, theilß hätten Sie auß dem, was beÿ etlichen jahren her davon geredet worden, wißen können, welcher gestalten vor dem Ritterlichen Orden St Johann, deßen obrist meistern in teutschland, wie auch dem Commandatore, priore, und Conventualien alhier in Straßburg wonhafft, ahn und wieder die Statt eine starcke prætension formirt worden, die Restitution ihrer in Anno 1633. abgerißenen und in die fortification beÿ den gedeckten bruckhen gezogener gebäuwen, und ermanglender mobilien betreffend (p. 199) (prætension beÿ dem Westphalischen fried. schluß angefang.) diese formirte prætension nun seÿe anfänglich beÿ der westphalischen Frieden tractaten auf das tapet gekommen, alwo gemelter Ritterliche Ordre von St. Johann grauamina wieder de Statt eingegeben, diese darauff geantowrtet, und gesucht daß diese materi in specie mit in dem friedenschluß eingeruckt, und die Statt von aller forderung absolvirt werden möchte. Nach dem aber hernach beÿ dem puncto Restitutionis in dem general articul keine special verordnung dieser sach halben geschehen, ist es von beeden seiten so geblieben.
Es habe aber der ordre nachgehendts und insonderheit in Anno 1653 beÿ dem Reichstag Zu Regenspurg die alte prætension reassumirt, des Art: 55. 56. alwo die exceptiones derjenigen fäll, wo die Restitutiones nicht platz haben, enthalten, vor die Statt nicht annehmen sondern gantz singulare explicationis machen und solche behaupten wollen, die Statt hingegen habe auf das Instrumenti pacis Klare wort sich beruffen, und darauf bestanden, da dann die Statt in statu quo danachs* gelaßen, und dem Orden nichts neues gegeben noch eingeraumbt word. wie auß selibigen handlungen genugsamb zu ersehen.
(p. 200) Es habe aber der Ordre auch in folgenden Zeiten nicht acquiescirt, sondern hien und wieder sich beklagt, allzeit aber mit guter antrost von seiten der Statt widerumb geschweÿget und Zu ruhe gewißen wotd.
(Requeste ahn Monseign. de Louvois übergeb.) So bald die Statt unter J. Königl. Maÿst. mächtig und starcke protection gekommen, habe gemelter ordre die gelegenheit frühzeitig accipirt, Eine Requeste Seiner Grandeur Monseign. de Louvois beÿ dero ersten ankunfft durch H. Commendatoren und Conventuales alhier præsentiren und übergeben laßen, darin bittend, daß anstatt eines æquivalents vor die in fortification gezogener gebäue, Ermanglung der Orgel, Kirchen ornates, Bibliothec, faß, früchten und was sonsten abgegangen, das Closter und Kirch St. Marx alhier Ihrem möchte cedirt und überlaßen werden, welcher Requeste Meinen herren damals durch sein Grandeur communicirt, und mit guten grunden des begehren von Ihnen abgelehnt word.
Unterdeßen habe der Großmeister nicht nachgelaßen beÿ Ihrer königl. Maÿstet (f° 201) alle mögliche poursuittes vor der Orden Zuthun, und die sach. weit in recommendation gebracht, daß auf das andere von gemeltem ordre ahn Monseign. de Louvois übergebenes memorial, und darauff widerhohlte antwort und wiederlegung von seiten der Statt, der streit vor das Conseil souverain de Brisac gewießen word.
(an das Conseil souverain de Brisach gewießen) Hierauf wurde in Anno 1683. d. 16. januarÿ die Statt von dem gantzen Orden vor besagten hohen Rath Zu Brisach citirt, auf deren Erscheinung undt erfolgtes appointement man schrifftlich hab handlen müßen und seÿen deßhalben nôe der Statt so wohl ein diesem alß folgendem Jahr deffenses, Contredits, Saluations, Nouvelles productions und andere gerichtliche pieces eingegeben, und alles pro justitia der streitenden sach weitläuffig außgeführt worden.
In anno 1685. auff scharffe undt wichtige eingegebene handlung habe derselbe hohe Rath den process jugirt und die Statt in abschatzung der materialien, ersetzung derselben quanto und in die Uncosten condemnirt. (p. 202) Wann aber Meine Herren über den ergangenen bescheidt sich sehr gravirt befunden, angesehen man in Restitution der matelialien, die man genoßen habe, von Niemand aber geschätzet word. und ersetzung der mobilien, so man entwendet habe, niemand und Keinem Einigen menschen gesetzt word. auch in allen uncosten condemnirt war, so eine Source von vielen höchst beschwerlich ein fastidien geschienen, Zu mahlen man schon eine saisie auff gewiße Statt Einkünfften erlangt gehabt, alß seÿen Mr Herrn wohlbedächtlich bewogen worden ahn die Königl. geheÿmen Staats Rath Zu appelliren, (Arret de cassation au Conseil d’estat) allwo man in Kurtzer Zeit ein Arrest de Cassation wider das ergangene Arrest zu Brisach erhalten, und von den uncosten absolvirt, auch alles in vorigem standt gesetzt und gelaß. Word. Es habe aber der Großmeister darauff ein anderen weeg erwehlet und die Königl. mediation gesucht auch endlich auff vielfaltiges (p. 203) anhalten, und geschehener Intercessiones sie erhalen. Allermaßen in A° 1686. H. Intendant de La grange Meinen Herren Zuwißen thun laßen, daß Monseign de Louvois auß Königl. befelch Ihme committirt, durch seine interposition Zwischen dem Ritterl. orden und der Statt wegen ihrer wohlbekandten prætensionen ein accomodement Zu treffen.
(Königl. Order ahn H Intendanten ein accomodement Zu treffen) Worauf die Statt ihr, Vatert. bericht ahne Monseign. gethan, weilen aber H Intendant in Zwischen die beforderung der gutlichen handlung sehr urgirte haben Mr herren das Zweÿte schreiben ahn erst gedachte Grandeur abgehen laßen, Selbige ersuchend Zu erlauben, Einigen Deputirte hienein Zuschicken umb die Noturfft in einem so importantem geschäfft mündlich vor Zu stellen. Auf beede gemelte schreiben habe Seine grandeur Meinen herren geantwortet, in dem ersten das durch ihrem Intendanten vorgetragene accomodement ernstlich recommendirt in dem letstern aber die schickung (p 204) Eines deputirten herren abgeschlagen, mit beÿgesetzter Errinnerung Ihrer Königl. Maÿestät ein genüge Zu thun. Also, daß nach vielen Contestationen und incidentien die von dem ordre übergebene prætensiones endlich Zu examiniren angenommen, in vielen Sessionen reiflich darüber deliberirt und alles wohl erwogen worden seÿe, In währender solcher deliberation seÿe noch ein Novum emergens, dazu gekhommen, indem auf ansuchen der Catholischen Inwohner alhier Zu beßerer retablirung des Catholischen gottesdienstes Ihrer Königl. Maÿst. bewogen worden dreÿ Kirchen so seithero lähr und leedig gestand. vor dem Magistrat Zu begehren alß nebl. due Kirch Zu St. Stephan, die Carmeliter Kirch, und die Zu St. Marx. (St. Marx Kirch wird zu dem Catholischen gottesdienst begert) Daß ob man gleich anfänglich 10. M. thler mit und neben der capell beÿ heÿl. graab genant, in Zinßbahren capital Ihnen offerirt gehabt sie aber die offerten nicht annehmen wollen, mann nachgehendts (p. 205) auf andere gedackhen gekommen, die Kirch und Closter Zu St. Marx in die tractaten gezogen, mit assistentz des Hr. Intendanten die selbe so weit gebracht, daß nach vielen gepflogenen reden, gegen Reden, eingenonmmenen augenschein und vorgehenden æstimationen Eine gutliche Transaction vor alle und Jede ahn gemeine Statt habende forderungen placidirt und ein project davon aufgesetzt, gegen einander communicirt und endlich in ein gewiße form gebracht worden.
Und habe man dieses absonderlich von seiten der Statt wohl erwogen, daß in betrachtung die Kirch Zu St Marx Zu dem catholischen gottesdienst begert worden, durch Einraumung solcher auch die übrigen gebäu und Closter nicht allerdings in salvo geblieben wären, deßhalben es geschienen sehr wohl gethan sein eine compensation zu treffen, die Kirch und Closter geg. den gebäuen in St. Johann alhie stehend, abzutretten, und die St. Marx Kirch mit Einwilligung Ihro Königl. Maÿst. In Einer Pfarrkich mach. Zu laßen. (H. von Roll hat vollmacht iù nahmùn des Ordens die transaction Zu sigiren) Zu endlicher Vollziehung deßen allen nun seÿe verwichener wochen Hn Johann von Roll (p. 206) im nahmen Ihro hochfürstl. gnaden des groß teutschen meisters mit Vollmacht hiehero gekhommen, den 17. hujus in dem großen gemach auf dem newen bau mit und neben H. Commendatore, priore, und Zweÿ Conventualer Ordens Zu St Johann alhier in gegenwart des im nahmen Mr Herren dazu deputirten herren sich eingefund. die vollmacht extradirt, und umb die formbliche subscription und sigellirung der auf Pergament außgefertigter transaction angesucht, das es demnach anjetzo noch darumb Zuthun, weil solches alles vorher gegangen, daß die gemelte transaction vnd verglich. teutsch Meinen herren mögen vor: und abgeleßen werden, Zu diesem hochlöbl. collegio stellend, ob sie solchem in seinun puncten und articulen also ratificiren wollen. (bede herren deputirtn such. vmb schirmbrieve ahn) Wie auch, weilen bede herren deputirten durch einen schirmbrieve, wie vor diesem in dergleichen Vorfallenheiten es beÿ dieser Statt im brauch gewesen, umb ohne schadloßhaltung angesucht werde, deßen in der (p. 207) umbfrag Zu gedancken sein.
H. Stettmstr. von Wickersheim und H. Amst Wenckher beede herren deputirte melden, Sie hätten dem außfürlich erstattetem bericht nichts beÿ Zu setzen, Jener weilen Er von Mr. g. herrn den XIII Zu diesem wichtigem geschäfft gleich anfängllich gezogen, und auch Zur subscription ernant, dieser aber in abweßenheit H Amstr Reiseißens, Dazu von Reg. H. Amst. angesprochen worden, hätten sie gebührender maaßen deme folglaisten wollen, seÿe alles ordentlich dabeÿ Zu gegangen, bitten beede Sie deßhalben sicher und schadloß zu stellen. Hierauf ist durch mich den secretarium die Transaction in teutsch abgeleßen worden. (ableßung der Transaction)
D. gradt, man habe Kein ander und beßer mittel wißen Zu erfind. ex hoc frangenti Zu Khommen alß auf solche weiß, Ihrer Königl. Maÿst. intention seÿe öffters Mr g. herren deutlich hinterbracht worden, Er Vermeÿne auch, es Könne dieße transaction von E. G. ratificirt vnd anstatt des Schirmbrieves ein extractum protocolli den H. deputirte willfahrt werd.
(p. 208) H. D. Schilling, folget dem anspruch, und sagt, es seÿe genungsamb bekant, auch bewußt, waß in vielen collegÿs und zusammenkunfft es vor Mühe gecostet biß man so weit die sach bringen Können, die herren pfleger des Stiffts St Marx H. Stättmstr von Kippenheim junior, H. Amstr Fröreißen und H. Amstr Städel, stellen alles Zu Mr G. herren Erkantnus.
Erkant, wird die getroffene Transaction in allen ihren puncten und Clausulen confirmirt und ratificirt, den herren deputirten vor gehabte Mühe danck gesagt und wegen gesuchter ihrer Sicherstellung mit Einem extractus protocolli ahn statt Eines formblichen Schirmbrieves, denselben wilfahrt. Vnd sollen die sambtliche acten Zur Nachricht der posterität beÿ dem archiv wohl verwahrt werd.
vid. XIII memoriale aô 1685. pag. 89.

(f° 208) ob das Bladerhauß d. Nahmen des Stiffts St. Marx fuhrohin heben solle. – wie die Censiten Notification von dieser änderung bekhommen mögen
Die Herren pflegere des Stiffts St. Marx proponiren, nachdem es M. g. herren belieben wollen die transaction Zu ratificiren, werde Zweifels ohn der nahmen des Stifftes auch Zu ändern sein, stellen demnach Zu M. g. herren, ob das bladerhauß alhier, wohin der schaffner von St. Marx logirt werden solle, den nahmen und titul des Stiffts St. Marx führohin annehmen und gebrauchen solle, wie auch auf was vor zu längliche weiß der Censiten in dem Hanauisch. bischofl. und Ritterständischen orten dieße änderung möge notificirt werd.
H. Præt. Regius, Es haben beede örter St Johann und St Marx ihr interesse, daß sie einander die Censiten zu weißen sollen, also Keiner andern Notification dabeÿ nöthig, dann daß man sich mit einander hierüber berede. Im übrigen, wo die fundationes hingehen, da nehmen sie die nahmen mit sich, ob das bladerhauß auch noch ein andern nahmen gehabt, Können in dem Stifft actis nachgesucht, vnd von den herren pflegern dieses mit meherem tractirt werd.
Erkant, ahn die herren pflegere von St. Marx gewißen, vmb ein bedacht darüber abzufaßen

Les préposés au bâtiment décident de réparer la tour fissurée dont le socle est endommagé proche de la recette de Saint-Marc

1736, Préposés au bâtiment (VII 1397)
(f° 17) Freÿtags den 9. Martÿ 1736. seÿnd folgende Augenschein eingenommen worden – Thurn beÿ St. Marx
An dem auf der Statt Maur stehenden Thurn beÿ des Stiffts Zu St. Marx Schaffneÿhauß, welcher nicht nur einen durchgehenden Großen Riß hat, sondern auch Unten am fuß sehr schwach und schadhafft ist, also daß Herr schaffner H, Lit. Johann Thomas Frölich in sorgen stehet, er möchte Zusammenfallen, und jhme und die Seinige Verunglücken.
Erkand, sollen die fundamenten reparirt, die Thurn abgehoben und auf das sparsamst gemacht werden

Les préposés au bâtiment cèdent à titre gracieux 167 pieds carrés à la fondation Saint-Marc qui a l’intention de construire un nouveau bâtiment dans l’ancienne ruelle des Bœufs (rue Saint-Marc)

1737, Préposés au bâtiment (VII 1397)
(f° 128) Eodem die 11. May 1737. seÿnd folgende Augenschein eingenommen worden – Stifft St Marx
In der schaffneÿ Zu St. Marx, wo Herr Stättmeister Philipp Jacob Von Berstätt als Pfleger und Herr Lit. Johann total Frölich als schaffner ged. Stiffts gebetten, demselben im dasiger so genannten Alten Viehegaß An des Stiffts Stall den Sie neu Zubauen willens, ein an Beeden enden des Stiffts Maur sich außspitzendes 72 schuhe Lang in der Mitte 9 schuhe breites Allmendt Plätzel darzu Zugeben.
Erkant, wird mit gebettenem 167. quadratschuh großen Allmendt Plätzlein Gratis willfahrt.

Le receveur demande au nom de la fondation de prendre à bail les deux corderies qui se trouvent entre le terrain de Saint-Marc et l’ancien rempart. Les préposés ordonnent une visite des lieux puis renvoient la décision au Sénat.

1788, Préposés au bâtiment (VII 1423)
(f° 174-v) Dienstags den 18. Novembris 1788. – Löbl. Stift St. Marx
Herr Lt. Denner, als Schafner Löbl. Stifts St. Marx, præsentirt unterthäniges memoriale mit Bitten, Löblich gedachtem Stift die zwischen das Stifts: und der alten Stadt: Maur befindliche Zwo Seilerbahnen, davon die eine Herr Himmler, des ermelten Stifts Oberschreiber und die andere Johann Daniel Müller, der Seiler in Lehnung hat, wovon das Terrein dem Stift Zu seinem Gebrauch sehr dienlich, besagtem Stift gegen Abrichtung des nemlichen Zinses, so die dermalige Entlehnere Zalen, abzutretten. Erkannt, Augenschein.

1789, Préposés au bâtiment (VII 1423)
(f° 216-v) Dienstags den 17. februarii 1789. wurden folgende Augenschein einegnommen – Stift St Marx
Hinter dem Däumel Thurn auf der Seiler Bahnen, so sich Zwischen der dasigen alten Stadt Maur und der den Bezirck der Schafney St. Marx einschließende Maur befinden, und von Löblichem Stift St Marx zu ihrem Bezirck begehrt wird, weilen sich aber einige Schwierigkeit dabei geäusert, als wurde Erkant, Seÿe das begehren noch Zur Zeit auf sich zu laßen.

(f° 364-v) Dienstags den 24. Novembris 1789. – Löbliches Stift St. Marx
Lectum nach folgende Erkanntnus Einer Hochlöblichen Polizei Kammer wegen Einem von Löblichem Stift St. Marx begehrten Platz Zwischen der alten Stadt Maur und des Stifts Maur hin Ziehend.
Zufolg Erkanntnus Einer Hochlöblichen Polizei Kammer der Stadt Strasburg unterm 12. 9.bris 1789. soll auf Anbringen eines Zur Pflege über die milden Stiftungen wolverordneten Kommißion, wie daß es Löblichem Stift St. Marx sehr vortheilhaft wäre, den Platz der zwischen deßen Maur und der alten Stadt Maur, von Däumelthurn an bis an Wittmann, des gewesenen Stallboten hinterlaßener Wittwe Eigenthum hinziehet und dermalen Zu Zweien Seilerbahnen dient, Zu seinem Gebrauch, gegen den nemlichen bisher entrichteten jährlichen Zins, an zu wenden, bei Einer hochlöbl. Finanz Kammer geziemende Ansuchung geschehen, dem in dieser Sach, Zu Anfang gegenwärtighen Jahrs von Seiten löblichen Bau Amts bereits genommenen Augenschein Folge zu geben, unterschrieben Ex Commissions Lt. Albert, mit pphe.
Welche Erkanntnus von Hochlöblicher Finanz: Kammer an dißortige hochansehnliche Kommission des Bau Amts mit der Ansuchung die in dieser Sach nötige Erläuterung zu geben verweisen worden, Nachdeme die auf den 17. febr: h. A. eingenommenen Augenschein ergangene Erkanntnus, daß Löbl. Stifts St Marx begehren noch Zur Zeit auf sich Zulaßen, abgelesen war, erstattete ich Secretarius Busch dieser damals ergangener Erkanntnus wegen folgender Bericht
Es seÿe nemlich vorher schon in Vorschlag gebracht worden eine Abänderung mit denen Gefängnis Thürnen vorzunehmen, samtliche in einen Zu versetzen und den bisherigen Däumelthurn benebst dem davor befindlichen Terrein mit Einschlß der Zum Schlüßel geschildeten behausung,welche deshalben von Löblicher Stadt acquirirt worden, wie auch einen Theil hinter solchem Thurn dazu ein Zu Ziehen, also daß noch ein Theil von Löblichen Stift St. Marx Eigenthum in das erforderliche Emplacement gezogen werden müßte, wo eben besagter von Löblichem Stift begehrte Platz hinziehet.
Ein Zweiter Vortrag wurde damalen auch in Bertacht gezogen, daß der Prison Royale zu klein seÿe, und daher angetragen worden, dem König einen geräumigern Platz an zu weisen, um ein neues Gefängnis ein richten zu Können, wogegen das würckliche an Löbliche Stadt abgetretten werden solle, mithin könte in diesem Fall vorheriges Emplacement dem König abgetretten, das Königliche Gefängnus aber Zum Stadt Gefängnus genommen werden.
Weilen nun in beeden Fällen nicht rathsam wäre, ein Löblicher Stadt würckliches Eigenthum abzutretten, da dieselbe im Fall von Löblichem Stift annoch einen Theil ihres Eigenthums Zu acquiriren, dahero wurde vorherige Erkanntnus ertheilt.
Nach angehörter dieser Berichts Erstattung wurde Erkannt, Seÿe die Sach ihrer Verhältnis nach Einem Hochlöblichen Gesammten Rath geziemenst vorzutragen.


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