21, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons


Rue du Vieux-Marché-aux-Poissons n° 21 – VII 382 (Blondel), O 83 puis section 19 parcelle 162 (cadastre)

Reconstruite en 1739 par le marchand Claude Tourny et le maître maçon Jacques Gallay


Maisons entre la rue du Poumon et la rue des Tripiers (mars 2018)
Façade du n° 21 (septembre 2007)

La propriété sise 21, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons comprenait quatre maisons réunies au cours du XVII° siècle. Hermann Kempffer achète en 1636 celle qui forme la partie gauche du bâtiment sur le Vieux-Marché-aux-Poissons (en rose clair sur le plan ci-dessous). Son fils aussi nommé Herrmann Kempffer y réunit une maison de la rue des Tripiers en 1666 (parcelle à un point noir, actuel n° 5). Jean Léonard Kempffer achète en 1683 la maison à droite de la sienne (parcelle à deux points noirs) puis en 1690 celle qui s’ouvre dans la rue du Poumon (parcelle à trois points noirs, actuel n° 4). L’exposé qui suit a trait à la première maison, partie gauche de la façade actuelle.


Agrandissements successifs de la propriété au XVII° siècle, reportés sur le plan cadastral (1836)

La maison appartient au début du XVII° siècle au marchand Jean Kauffmann qui en achète en 1603 une autre non loin (actuel n° 25). Elle fait l’objet de dissensions entre ses gendres Jean Louis Baltz et Gothard Roth avant d’être vendue au marchand de cuir Herrmann Kempffer en 1636. Son fils est autorisé en 1671 à enclore un terrain à l’avant de sa maison comme ses voisins entre la rue du Poumon et celle du Pied-de-Bœuf. Jean Léonard Kempffer achète deux maisons voisines et autorise en 1688 son voisin Jacques Vicat (ensuite n° 23) à percer des ouvertures vers sa propriété. Il institue pour héritière universelle sa fille naturelle par un testament confirmé au conseil d’Etat à Versailles. La maison appartient ensuite au cafetier catholique Christophe Meyer (1708-1736). Originaire de Bergzabern en Palatinat, le marchand Claude Tourny l’achète en 1739. Il est autorisé la même année à remplacer un auvent (24 pieds de long, saillie de 6 pieds 6 pouces) par un balcon (24 pieds de long, saillie de 4 pieds ½). Il fait faire les travaux par le maître maçon Jacques Gallay comme le mentionne une nomination d’experts l’année suivante. Il passe en 1741 un accord avec son voisin au sud pour terminer des contestations. La nouvelle façade comprend trois arcades en anse de panier au rez-de-chaussée et un balcon courant soutenu par quatre consoles. On y trouve trois mascarons, deux sur les arcades latérales du rez-de-chaussée et le troisième sur la fenêtre centrale qui donne sur le balcon (voir le Répertoire des mascarons de Brigitte Parent). La maison appartient de 1781 à 1808 au marchand Benoît Jacques Dannhorn, originaire de Fürth.


Plan-relief de 1725. La maison se trouve au milieu de l’îlot de droite (Musée historique, cliché Thierry Hatt)

Elévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 163 (Musée des Plans-relief) 1

L’Atlas des alignements (années 1820) mentionne une maison à rez-de-chaussée, trois étages en maçonnerie et un balcon. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830, la façade est la troisième à droite du repère (c) : rez-de-chaussée à trois arcades, trois étages à trois fenêtres, toiture à étage mansardé surmonté de lucarnes. La cour C représente l’arrière (3-4) du bâtiment vers le Vieux-Marché-aux-Poissons, le bâtiment (1-2) au fond de le cour, l’arrière (2-3) du bâtiment rue du Poumon et l’arrière (1-4) du bâtiment rue des Tripiers.
La maison porte d’abord le n° 114 (1784-1857) puis le n° 21.


Plan des Ponts et Chaussées (1856, ADBR cote 2 SP 52), maison n° 114 (3. EPS, trois étages, en pierre, solide) – Cour C

Le domaine de l’Etat cède en 1864 une bande de terrain (5,35 mètres carrés) à la veuve de Jean Ehmann. Son gendre, le négociant Constantin Jæger, fait remplacer en 1902 l’ancienne devanture par une nouvelle. Huguette Schott charge en 1955 l’architecte Maurice-Théo Scharf de réparer à l’identique le bâtiment au titre des dommages de guerre. Les travaux sont terminés en janvier 1956. Le magasin en confection A la Renommée (société Libermann et Compagnie) occupe ensuite le rez-de-chaussée (voir aussi le n° 25).


Devanture (1902, dossier de la Police du Bâtiment
Mascaron au premier étage (image Roland Burckel, publiée sur Arch-wiki)

novembre 2022

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1597 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date approximative de mutation.

Jean Kauffmann, revendeur, et (v. 1680) Marguerite Dürninger – luthériens
1623 h Jean Louis Baltz, secrétaire, et (1619) Susanne Kauffmann, d’abord (1611) femme de l’orfèvre Nicolas Eberlin – luthériens
1636 h Gothard Roth, marchand, et (1623) Marguerite Kauffmann puis (1635) Marguerite Brand – luthériens
1636 v Hermann Kempffer, marchand de cuir, et (v. 1605) Marie Schlosser, (1617) Marguerite Stahl puis (1648) Judith Buschart. remariée (1652) avec Jean Jacques Kauffmann – luthériens
1652* h Hermann Kempffer, marchand de cuir, et (1647) Catherine Homburger – luthériens
1679* h Jean Léonard Kempffer, marchand de cuir (1650-1703) – luthérien
1703 h Joseph de Marolles, conseiller du roi, et (1704) Marie Dorothée Kempffer – catholiques
1708 h Jean Christophe Meyer, cafetier, et (1690) Anne Elisabeth Hertenstein (mère de Marie Dorothée Kempffer) – catholiques
1736 h Jean Charles Escalier, capitaine, et (1736) Catherine Madeleine Meyer – catholiques
1739 v Claude Tourny,marchand, et (1732) Marie Françoise Dangelo puis (1756) la veuve seule – catholiques
1781 v Benoît Jacques Dannhorn, négociant, et (1765) Susanne Elisabeth Dambach – luthériens
1808 v Jean Jacques Giesi, négociant, et (1807) Susanne Barbe Friesé, remariée (1818) avec le garde magasin Henri Frédéric Baltz
Auguste (Emile) Giesi, négociant, et (1836) Amélie Wilcké, remariée (1841) avec l’hôtelier Auguste Dœrr (copropriétaires)
1855 h Jean Ehmann, pasteur, et (1824) Concorde Friesé
1888* h Constantin Jæger, négociant, et (1852) Concorde Emma Ehmann
1824 h Jules (Othon) Jæger, notaire, et Catherine Ulrich
1948* Huguette Schott

Valeur de la maison selon les billets d’estimation : 3400 livres en 1703, 4450 livres en 1756

(1765, Liste Blondel) VII 382, Mde Tournay
(Etat du développement des façades des maisons, AMS cote V 61) Dangelo, 9 toises, 1 pied et 8 pouces
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 83 – Giesy, veuve marchande de cristaux vx Mé aux poissons 114 – maison, sol – 1,35 / 2,45 ares

Locations

1711, (arcade) Jean Frédéric Lennert et Jean Gothard Renner, marchands associés
1722, (magasin) Philippe Rieth
1726, (arcade) Jean Lenoir, tapissier
1736, Jean Daniel Goll, marchand
1762,1772, Jean Lichtenberger, marchand
1773, (boutique) Pourtalès et Compagnie, négociants de Neuchâtel
1784, (boutique) à Senn, Bidermann et Compagnie de Bruxelles et Pierre Dolfus et Compagnie de Wesserling
1801, Juste Schrœder, employé à la direction des vivres
1811, Jean Brunner, négociant
1852, Henri Edmond Magnus, négociant
1854, (dépôt) Thérèse Elisabeth Héloïse Leitel, veuve du négociant César Oudinot de Paris

Livres des communaux


1652, Livre des loyers communaux, VII 1462 (1652-1672) f° 666

Herrmann Kempffer doit à la Ville une livre par an après avoir ouvert une communication avec le bâtiment qu’il a acquis rue des Tripiers en 1666

Herman Kempf, der Lederhändler, Soll gemeiner Statt wegen eines durchbruchs in deßen hauß vf dem Fischmarckh vf Martini 1667 Zum erstenmahl, 1 lb
Protocoll. fol. 226.
New. fol. 420.

1673, Livre des loyers communaux, VII 1466 (1673-1741) f° 420
Même loyer porté ensuite au nom de Jean Léonard Kempffer, de Christophe Meyer puis de Claude Tourni. Un nouveau loyer pour une communication s’ajoute en 1684 après l’achat de la maison Waldmann qui s’ouvre sur le Vieux-Marché-aux-Poissons.

Hermann Kempffer ([corrigé en] Johann Leonhart Kempffer) der Lederhändler, Soll wegen eines durchbruchs in deßen hauß vffm Fischmarckh vff Martini, 1 lb
St. Zinßb. p. 666
Jetzt H. Christoph Meÿer
jetzt H. Claude Tourni

(Quittungen 1673-1683)
Er soll ferner wegen erlaubten durchbruchs in d. nebenshauß, Vermög er Herren XV. Erk. de 5. Februarÿ 1684. Jahrs vff Liechtmeß und 1685. i.mo, 2 lb
NB. ist nur ad dies vitæ Vergönnt

(Quittungen 1685-1641, dont)
1705 Hn Johann Schazen
Neuzb fol 531-b

1741, Livre des loyers communaux, VII 1471 (1741-1802) f° 531-b
Mêmes loyers, ensuite au nom de Benoît Jacques Dannhorn

alzb. 420
Claude Tourny solle wegen eines durchbruchs in deßen Hauß auf dem Fischmarck auf Martini (id des 11. Nov. – 21. brumaire), 1 lb
[in margine :] Vide Arrêté du C.M. du 6. flor. 5
Ferner wegen erlaubten durchbruchs in das nebens Hauß Jahrs auf Purif. Mar: (id est 2. febr.) 2 lb
(Quittungen, 1741-1789)
Benedict Jacob Dannhorn

Préposés au bâtiment (Bauherren)

1655, Préposés au bâtiment (VII 1354)
Herrmann Kempffer et ses voisins posent des étaux devant leur maison. Les préposés tirent un cordeau pour marquer la limite à ne pas dépasser

(f° 93) Montags den 26. 9.bris – Kempff et consorten
Augenschein eingenommen vffm Vndern Fischmarckh underhalb der Lungengaß, allwo Herrmann Kempff et consorten mit Ihren Vorbäncken d. Allmend beschweren uff 3 schue breit.

(f° 96) Montags den 3. Xbris – Kempff
Auff referirten Augenschein Zwischen der Lungen vnd (-) gassen alwo etliche in specie Hermann Kempff et consorten d. Allmend beschweren ist erkandt, d. von seinem Eckh an d. andere eine schnur gezogen, vnd waß sich alß dann befindet so Zu weit vffs allmend gebawen, liederlich abgeschafft werd. solle.

1739, Préposés au bâtiment (VII 1398)
Claude Tourny demande l’autorisation de remplacer un auvent (24 pieds de long, saillie de 6 pieds 6 pouces) par un balcon (24 pieds de long, saillie de 4 pieds ½). Il y est autorisé à condition de payer un capital de six livres.

(f° 110-v) Sambstags den 30. Maÿ 1739, sind folgende augenschein eingenommen und den 2. Junÿ 1739 angehandelt worden – H. Claude Tourni
An H. Claude Tourni des Italienischen Handelsmanns Haus auf dem Fischmarck, welcher umb erlaubnus Gebetten anstatt des 24. schuhe Lang, und 6. schuhe 6. Zoll breiten Wetterdachs, einen 4 ½. schuhe breiten, und 24. schuhe Langen Altan oder Gang machen Zulaßen. Erkannt Willfahrt gegen erlag 6. lb. d für ein und Allemahl Zubezahlen, so er acceptiret.

1778, Préposés au bâtiment (VII 1418)
Benoît Jacques Dannhorn sollicite une hutte de foire pour remplacer celle qu’il sous-loue à un marchand étranger. Il l’obtient pour la foire suivante mais les préposés lui demandent de trouver une boutique pour les foires ultérieures. Il est autorisé à monter sa hutte le 24 juin. Il obtient une autre hutte place Saint-Martin pour la foire de Noël parce qu’il doit quitter la boutique qu’il loue.

(f° 63) Dienstags den 28. Aprilis 1778 – Benedict Jacob Dannhorn, Handels M.
Herr Benedict Jacob Dannhorn, der Handelsmann bittet ihme zu erlauben wehrend den Meßzeiten in einer Meßhütt feil zu haben, weilen Er seinen auf dem Fisch Markt in Lehnung habenden Laden Zu Meßzeiten Einem fremden Handelsmann so solchen vor die Meßzeiten gelehnet raumen muß.
Erkannt, Seÿe dem Supplicanten vor instehende Johannis Meß zu erlauben in einer entlehnten Meßhütt feil zu haben, jedoch unter dem beding keine eigene Hütt sich desfalls anzuschaffen und besorgt Zu seÿn vor künftige Meßen sich um einen Hausladen um zu suchen

(f° 89) Dienstags den 26. Maji 1778 – H. Benedict Jacob Dannhorn, Hdlsm.
Hr Benedict Jacob Dannhorn, der Handelsmann bittet Zu erlauben, weilen Er seinen Laden den 15.t künftigen Monats Junii räumen muß, die von ihme vor dieße Meß entlehnte hütt auf solche Zeit aufschlagen Zu laßen.
Erkannt, Seÿe dem Imploranten vor instehende Johannis Meß erlaubt seine Hütt den 26. Junii aufschlagen zu laßen.

(f° 182-v) Dienstags den 24. Novembris 1778 – H. Benedict Jacob Dannhorn Handelsmann
Herr Benedict Jacob Dannhorn der Handelsmann alhier præsentirt unterthaniges memoriale mit bitten, da er genöthiget wehrend den Meßzeiten und annoch Zehen tag vorher seinen Laden, so er Lehnungsweis besitzet, zu raumen, Ihme zu erlauben eine seinem Gewerb gemäse Meßhütt verfertigen Zu laßen und Zu stellung der selben einen Platz auf dem Fisch: Marckt an Zu weisen.
Erkannt, Solle ihme bis auf anderwärtige Verordnung Zu Stellung einer Meßhütt durch Herrn Striedbeck ein Platz auf dem St Martins Marckt Platz angewiesen, auch von demselben die Länge Breite und Höhe der Hütt angezeigt und regulit werden.

Description de la maison

  • 1704 (billet d’estimation traduit) La maison qui comprend deux bâtiments avant et deux bâtiments latéraux est estimée avec la cour, appartenances et dépendances à la somme de 6800 florins
  • 1756 (billet d’estimation traduit) La maison comprend plusieurs poêles, chambres et cuisines, un comble couvert de tuiles plates, une cour et un puits, il y a en outre une boutique, un bureau et deux entrepôts, le tout estimé avec appartenances et dépendances à la somme de 8500 florins

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

3° arrondissement ou Canton Sud – Rue du vieux marché aux Poissons

nouveau N° / ancien N° : 18 / 114
Giesi
Rez de chaussée et 3 étages bons en maçonnerie et balcon
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 38 case 2

Giesy, Jean Jacques veuve marchande, vx. marché aux poissons N° 114
1857 Ehmann, Pasteur la veuve née Friesé Vx. Marché aux poissons 114 à Strasbourg

O 83, maison, sol, vx. marché aux poissons 114
Contenance : 2,45
Revenu total : 496,28 (495 et 1,28)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 46 / 37
fenêtres du 3° et au-dessus : 18 / 14

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 312 case 2

Ehmann, Pasteur veuve Friesé
1888/89 Jaeger Constantin, Rentner und dessen Frau Emma Ehmann

O 83, maison, sol, Rue du vieux marché aux poissons 21
Contenance : 2,45
Revenu total : 496,28 (495 et 1,28)
Folio de provenance : (38)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 46
fenêtres du 3° et au-dessus : 18

O 1177, sol
Contenance : 0,05
Revenu total : 496,30 (495 et 1,28 et 0,01)
Folio de provenance : voie publique
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1866
Année de sortie :

Cadastre allemand, registre 30 p. 236 case 2

Parcelle, section 19 n° 162 – autrefois O 83.p, O 1177
Canton : Alter Fischmarkt Hs N° 21
Désignation : Hf, Whs u. Whs NG* Skizze 25. / (deux) maison(s) et bat. acc.
Contenance : 1,60
Revenu : 4450 – 4300 – 4900
Remarques : 1923 rectifié propriété d’étage

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1932), compte 593
Jaeger Konstantin
1924 Jaeger Jules Othon notaire et député du Bas-Rhin
rayé 1932

(Propriétaire à partir de l’exercice 1932), compte 2563
Dr Jäger Julius Otto u. Ehefrau
1937 Jaeger Jules Othon sa veuve
clos 1950

(Propriétaire à partir de l’exercice 1948), compte 6408
Schott Huguette sans profession
(3796)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VII, Rue 164 Rue du Marché aux Poissons p. 10

114
Pr. Dannhorn, Bénedic, Marchand – Miroir

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Alter Fischmarkt (Seite 39)

(Haus Nr.) 221
Bloch, Kaufmann. 02
Jäger, Rentnerin. E 1
Hoff, Lehrerin. 3
Winghart, Wwe. 3

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 709 W 257)

Rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, Alter Fischmarkt 21 (1885-1965)

Constantin Jæger fait remplacer en 1902 l’ancienne devanture par une nouvelle
Le maître coiffeur Georges Spack transfère en 1941 son salon du 22, rue des Serruriers.
Huguette Schott charge en 1955 l’architecte Maurice-Théo Scharf de réparer à l’identique le bâtiment au titre des dommages de guerre. Les travaux sont terminés en janvier 1956. Le magasin en confection A la Renommée (société Libermann et Compagnie) occupe ensuite le rez-de-chaussée (voir aussi le n° 25). La société Libermann et Compagnie fait poser en 1965 une marquise métallique au n° 25.

Sommaire
  • 1885 – Le maire notifie Constantin Jaeger, demeurant sur place, de ravaler la façade – Le bâtiment a été repeint à l’huile, novembre 1885.
    1893 – Idem. Constantin Jæger demande un délai jusqu’en octobre quand il n’y aura plus de fleurs sur le balcon, bien que le dernier ravalement par le peintre Siegel ne remonte qu’à 1885. – La peinture a été lavée, novembre 1893.
  • 1895 – Le maire notifie le propriétaire de se conformer au règlement du 30 novembre 1891 en supprimant les volets qui s’ouvrent à moins de 2,20 mètres de la voie publique et une trappe au rez-de-chaussée – Rappel, 1898 – Travaux terminés, mai 1899
  • 1902 – Constantin Jaeger demande l’autorisation de remplacer l’ancienne devanture par une nouvelle d’après le dessin joint – Autorisation de refaire le revêtement de la devanture en posant un volet roulant – La nouvelle devanture est posée, la peinture est en cours, septembre. Travaux terminés, fin septembre – Dessin (blanc sur fond bleu)
  • 1903 – Le maire notifie Constantin Jaeger, demeurant sur place, de ravaler la façade – Travaux terminés, octobre 1903
  • 1934 – Le maire notifie Jules Jaeger (demeurant chez Prosper Schott, 12, rue du Maire Kuss) de faire ravaler la façade
  • 1941 – Le maître coiffeur Georges Spack (demeurant 21, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons) informe la Police du Bâtiment qu’il retire son enseigne 22, rue des Serruriers
    Le même déclare transférer son magasin 21, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons – Autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – L’enseigne est posée, mars 1941
    Le peintre en bâtiment Charles Fuchs (atelier 3, rue des Orfèvres) demande l’autorisation de poser l’inscription Friseur (coiffeur) sur la devanture en joignant un dessin approuvé par le professeur Solwen – Dessin
    La Police du Bâtiment demande son avis à Beblo, directeur du Service de la construction, qui n’a pas d‘objection à faire – L’inscription est faite, avril 1941
  • 1955 – Propriétaire de la maison, Huguette Schott (demeurant 26, rue de Bruxelles) dépose un permis de construire (réparation à l’identique) au titre des dommages de guerre sous la direction de l’architecte Th. Scharf (15, rue du Fossé des Treize), section 19 parcelles 162 (n° 21) et 164 (4, rue du Poumon) – Plan de situation (bâtiment 1 vers le Vieux-Marché-aux-Poissons, bâtiment 3 au fond de la cour, bâtiment 2 rue du Poumon)
    Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme délivre le permis de construire (dossier n° 38.228 Z)
    L’entreprise Bendler-Klaiber crépit la façade sur rue et celle sur cour, novembre 1955. La restauration est terminée, janvier 1956.
  • 1957 (juin) – Le magasin de confection A la Renommée informe la Police du Bâtiment qu’il a posé une enseigne temporaire pendant quinze jours
  • 1957 – L’entreprise de construction Th. et Ed. Wagner (14, rue Adolphe Seyboth) est autorisée à occuper la voie publique pendant la transformation du magasin (septembre-octobre)
  • 1958 (janvier) – Nouvelle demande d’enseigne temporaire
    1959 (décembre) – Idem
    1960 (janvier) – Idem
  • 1964 – La société Libermann et Compagnie demande l’autorisation de poser une marquise métallique au magasin sis 25, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons sous la direction du décorateur Grunler (qui signe les dessins)
    Demande de permis de construire au 21, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, section 19 parcelles 159-160 [correspondant aux n° 17 et 19] – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable (adresse, 25 rue du Vieux-Marché-aux-Poissons) – Plan cadastral de situation – Dessin
    1965 (février) – L’inspecteur des Ponts-et-Chaussées prend un arrêté qui autorise les travaux le long de la route nationale n° 4
    1965 (septembre) – Le maire délivre le permis de construire
    1965 (octobre- – Travaux terminés, pas d’objection

Autre dossier
1308 W 199 – Vieux-Marché-aux-Poissons, 21, dt 482 97 v 0438, ravalement, réfection de la toiture, 1997-2000


Relevé d’actes

Jean Kauffmann hypothèque la maison quand il achète en 1603 celle à l’angle nord de la rue du Poumon

Jean Louis Baltz et Susanne Kauffmann rachètent les parts de leurs belles-sœurs et sœurs respectives

1623 (ut spâ [xxx. Januarÿ]), Chancellerie, vol. 449 (Registranda Meyger) f° 93-v
(P. fol. 94.) Erschienen H. Philippß Jacob Kÿdell d. wurtz kremer burger. Zu Straßburg vnd Elisabeth Khauffmännin sein ehelich. haußfr. deßgleich. Margaretha Khaufmännn weÿl. hannß Khauffmann des grempen s. dochter mit bstd d. h. hanß Bernhard Fischers Notÿ Ihres vogts, So dann h. hannß Kugler vß der mittell des Klein Raths hiebeuor erbett. Ane statt weÿland hannß Michell Wÿssenders vnd Catharinæ Khauffmännin bed. selig. Khind. (verkaufft)
h. hannß Ludwig Baltz. burg. Zu Straßburg vnd Susannæ Khauffmännin seiner ehelich haußfr.
dreÿ Vierdtetheil Ane hauß, hoffstatt, höfflin vnd hind.heußlin, mit Allen Ihr geb. & glg. Inn d. St. St. vnd. Am fischmarck eins. hanß Müller dem schloßer, And.seit n. Elias Gottwald d seÿd. stricker hind. vff Johann Schielen stoßend, dran der vbrige vierdte theil Innen Kheuffern Zuvor gehörig, dauon gnd. v gl. gld loßig mit j. C. gl. werung vnd Mathiæ Apostoli h Heinrich obrechts sel. erb. Mehr iij gl gld losig mit L. gl werung Johann Engelhard d wurtzkremern, It. vij lb s ß gls loßig mit j C. L lb vff Michaelis weÿland Theodorj Werth Zu Molßh. s. erb. So dan sind sie verhafftet j. C. lb d dem Kheuffer zuuor, Vnd Ist disser Khauff & vmb iiij C Lxxix lb

Les enfants (déjà cités ci-dessus) de Jean Michel Wissender, absent depuis dix-huit ans, vendent au marchand Jean Gothard Roth le quart de la maison dont un quart appartient à la femme de l’acquéreur et deux autres quarts à Jean Louis Baltz. L’acte mentionne que Jean Louis Baltz prétend avoir des droits pour frais de construction.

1634 (15. febr.), Chambre des Contrats, vol. 473 f° 101-v
(Protocollat. fol. 71.) Erschienen hanß Michel Wisinters deß vor vngefähr 18 Jahren von hinnen enteüsserten burgers dreÿer Kindern namens Susanna, hanß Michels und Samuels Vogt H Johann Stein Nots.
hatt in gegensein H Gotthard Rohten deß handelßmanns alhie (verkaufft)
Einen Viertentheil, Ime den Vogts Kindern für vngetheilt gebürend An hauß, hoffstat, höfflin, vnd hinderhäußlein, auch allen andern ihren gebäwen, & alhie vnden Am Vischmarckht neben hanß Müllers deß Schloßers s: Erben & Elias Gottwald. Seÿdensticker, hinden vf Johann Schielers deß handelsmanns see. wittib und Erben, von welcher gantzen behausung Järlich gehen 2. lb 12. ß 6 d Zinß vf Matthiä weÿ: H Heinrich Obrechts XV. s: Erben in haupth. mit 100. gld. wer. Item ii+ gld. geltd vf Adolphi hanß Jacob Engelhardten, mit 50. fl. wer. So dann ist dise behausung auch noch v.hafftet vmb 50. lb H Georg Laugingers s. Erben, wie auch für Zinß und uncosten 40. lb vnd und vmb 150. lb. d. dieterich Warthen Alten Insigelers s. Zu Molßheim erben, sonst eÿgen, dann obwol hanß Ludwig Baltz vf disem hauß auch Bawcosten prætendirt, So hat doch der verkäuffer solche prætension innamen seiner Vogts kindern vf sich genommen, dieselb richtig Zumachen, vnd den käuffer deren zu entheben zugesagt, An welchen hauß zuuor ihme Käuffer ehevögtlicher weiß Ein viertertheil vnd dann de vberig halbetheil obgemeltem Baltzen zustendig – vmb 295 pfund

Originaire de Barr, le marchand Gothard Roth épouse en 1623 Marguerite, fille de Jean Kauffmann
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 465 n° 1477)
1623. Dominica 3 post Epiphan. 26. Januarÿ. Gotthard Roth von Barr der Handelsmann vnd Margaretha hans Kauffmann des grempen hinderlaßene Tochter (i 489)

Le marchand d’épices Jean Gothard Roth se remarie avec Marguerite, fille de Matthias Brand
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 171-v)
1635. Dom: 8. Trinit. d. 19. Julÿ. Gotthard Roth d. wurtzkrämer vnd burg. alhie vnd Jgfr. Margaretha h. Matthiß Brandt, burgers alhie nachgelaßene dochter, Eingesegnet Zinstag d. 28. Johann Zu St Thomas (i 178)

Jean Louis Baltz cède ses droits sur la maison à Gothard Roth pour terminer le procès entre eux

1636 (22. feb.), Chambre des Contrats, vol. 474 f° 165
(Protocollat. fol. 41. – vide infra fol. 834) Erschienen hanß Ludwig Baltz der handelßmann
hatt in gegensein H Gotthard Rother auch burgers alhie bekannt,
demnach beede Parten ein Zeitlang vor E. E. grossen Rhat und dem hochlöblichen Keÿs. Cammergericht alhie, wegen nach beschriebener behausung in rechtfertigung geschwebt, und den 9.diß vor wohlbesagtem Rhat ein Execution und liquidation bescheid ergangen, daß hierauff Er Baltz für sich & sein recht und gerechtigkeit so er vff angedeüteter Behausung alhie vffm Fischmarckt, neben Eliæ Gottwalden dem Seÿdensticker, Conrad Stocken dem Meßerschmid und Heinrich N. dem Seckler ein: vnd. And.seit neben Johann Schrecken see. wittib und Jacob Spielman hinden vff weÿ: Johann Schielers see. wittib und Erben stoßend gelegen, mit allen der darauff abgelöster beschwerd.vffgerechneter Interresse und darinn Angewendeten Bawcostens halben (…) um 1792. fl.
Dabeÿ gewesen H Balthasar Kohler groß. Rhats Verwanther und H Johann Stein Nots. Alß vögt sein Käuffers in erster Ehe erziehlter und hanß Michel Wisinters Kindern

Le marchand Gothard Roth vend quelques mois plus tard la maison au marchand de cuir Hermann Kempffer

1636 (15. Octobris), Chambre des Contrats, vol. 475 f° 834
(Protocollat. fol. 113.) Erschienen Gotthardt Roht d. Handelsmann alhie
hatt in gegensein Hörman Kempfers deß Lederhändlers Auch burgers Alhie, Erkannt (verkaufft)
hauß und hoffstat mit Allen and.en ihren gebäwen & alhie vffm Fischmarckht neben Elias Gottwald. dem Seid.sticker, Conrad Stocken dem Meßerschmid. und Henrich Winckler dem Seckler & Johann Schrecken deß handelßmanns wittib und Jacob Spielman den handelsman hind. vff Johann Schielers s: witib und Erben, so noch verhafftet ist umb 1390. fl. a 15. bz hanß Ludwig Baltzen dem handelßman daran alle Jar vff Mathiæ 200. fl. sampt dem Zinß Zuerlegen – per 1010 fl.
Dabeÿ gewesen H Balthasar Kohler sein v.keüffers Kinder Vogt, Peter Werbeck, Johan Flechers und Johan Stein Nots.

Veuf de Marie Schlosser qui est la mère de son fils Herrmann né en 1606, le marchand de cuir Hermann Kempffer épouse en 1617 Marguerite, fille du marchand de draps Pierre Stahl, de Bamberg
Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 283, n° 55)
1617. Dom. 1. Adventus 30. Novemb. Herman Kempfer d. lederkrämer Margareta Peter Stahlen der thuch Handler Zu bamberg hind.laßene Tochter, Eingesegnet Zinst. d. 9. Decemb. (i 146)
Proclamation, cathédrale (luth. p. 60) 1617. Dominica 1. Adventus d. 30. 9.bris. Herman Kempfer der lederkrämer vnd Margret Peter Stahl von bombergk n. tochter, eingesegnet Zum Jungen S Peter Zinstag den 9. Decembris (i 35)

Jean Jacques Engelhard donne quittance au marchand Jean Louis Baltz d’un capital établi en 1579 sur la maison qui appartient désormais à Hermann Kempffer

1637 (16. Xbris), Chambre des Contrats, vol. 478 f° 921-v
Erschienen hanß Jacob Engelhard Burger Zu St.
hatt in gegensein hanß Ludwig Baltzen deß handelßmanns auch burgers Zu St. bekannt
daß Er von demselben wegen der 50. fl. St. w. hauptguts, welche, vermög eines vnder deß Bischofflichen hoffs alhie Insigel den 29. Augusti A° 1579. vffgerichteten brieffs, Jährlich vff Adolphi mit iij. gld. wer. von vff vnd abe der Behausung alhie am vndn. Fischmarcht gelegen, die Anietzo Hörman Kempfer d. Lederhändler von Gotthard Rohten An sich erkaufft, verzinßt und in hohem dem Reichsthaler nach zu 6. fl. gerechneten gelt von ihme Baltzen alß damaligem Inhaber erstgerüerten hauses ihme Engelharden erlegt worden, für den nachtrag verglichener maßen 25. fl. wehr. sampt dem zinß, von Michaelis A° 1629. an biß dato gerechnet, zu gutem genügen empfangen.

Herrmann Kempffer l’aîné se remarie en 1648 avec Judith, fille du brasseur Guillaume Buschart. Veuve, elle épouse Jean Jacques Kauffmann en 1652
Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (luth. f° 83)
1648. Dncâ 9. Trinit. 30. Julÿ. Herr Herman Kämpffer d. Eltere Burger Vndt Lederhändler alhie, J. Judith Wilhelm Buschardt Burger Vnd Biersieders alhie hinderlaßene tochter (Zinst. 8.t Augusti J S Peter (i 84)

Les Quinze traitent la succession de Herrmann Kempffer qui réglait ses impôts sur une somme de 5 900 florins alors que l’inventaire porte 9 057 florins, soit une dissimulation du tiers. La commission nommée à cet effet constate que la dissimulation atteint presque le tiers. Les Quinze renvoient l’affaire au Bureau de la Taille quant à l’amende à infliger et font des remontrances au notaire Mangold.
1652, Protocole des Quinze (2 R 70)
Stall Ca. Hermann Kempffers Erben – Not. Mangold
(f° 199-v) Sambstags den 28. Aug. – Stall Ca. Hermann Kempffer
Wird auch daß Inventarium über weÿl. Hemann Kempffers seel. verlaßenschafft vfgericht neben Einem Stallbericht vbergeben, so dahin gehet, daß die final summ deßelben erträgt 9057. fl. mehr aber nicht alß 5900. fl. und 3100. fl. also Eine völlige tertz nicht verstallet word. deßwegen mann dann für nachtrag, gebott, Item pro Correctione Not.. Mangolts Inventarÿ dem Stall schuldige 96 lb 5 ß 6 d.
Im übrigen habe ihme Zwar d. Verstorbene 8. tag Vor seim todt 2000. fl. Zuschreiben auch Würcklich verstallen laßen, seÿe aber ein frauden beschehen also nicht für verstallet Zuhalten & Erkandt Obere Stallherren sollen daß geschäfft bedencken.

(f° 203) Mitwoch den 1. 7.bris – Stall Ca. Hermann Kempffers Erben – Not. Mangold
Obere Stallherren referiren per H. Frantzen, Sie hetten Von dem supra fol. 199. angebrachten Stall geschäfft contra Hermann Kempffers Erben daß Inventarium vnd den dabeÿ ligenden bericht nochmahlen examinirt, Nun bestehe Zwar dieße verlaßenschafft meisten theils in guten mitteln, dieweilen aber Wann die obgemelte 96. lb Stallgebühr von d. Nahrung abgezogen worden, mehr nichtt als Eine tertz vnd noch fast darund. Zuwenig verstallet word. also hielten Sie ihne maßgebung darfür, Es were die Sach dem Straff halben, widerumb für die herren dreÿer des Stalls Zu remittiren, die es dann auch Zugleich dahin Zurichten macht haben solten, daß nicht allein die pro correctione Inventarÿ gesetzte 8. lb 7 ß 6 d. Not. Mangolten vfgerechnet, sond. auch derselbe wegen seiner incapacitet Zu den Inventations geschäfften gehöriger orthen geschriben gegeben werden möchte.
Erkandt, würdt d. Obern Stallherren Bedencken placidirt, vnd soll Mangolt die besagt 8 lb 7 ß 6 d den Erben Wid. guthmach: aber vf deß H. Stallsch. nochmalig. mündlichen bericht, wegen d. geschribengebung seiner noch Zur Zeit v.schont v von ihrem für obige gebühr 5. d. erlegt wd.

La maison revient à son fils Herrmann Kempffer, aussi marchand de cuir, qui épouse en 1647 Catherine, fille du boulanger Léonard Homburger de Stühlingen en juridiction de Pappenheim (à la frontière du Bade et de la Suisse, voir plus bas le curriculum vitæ à l’acte de sépulture)

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 32)
1647. Dom. III. Epiphanias. Herman Kämpffer d. Lederhändler h. hermann Kämpfer deß Lederhändlers alhie ehelich. Sohn und Jgf. Catharina Leonhard Hamburgers deß becken v. burgers zu Stülingen pappenheimisch. Graffschafft nachgel. eheliche tochter Copulirt den1. febr. JSP. (i 42)

Baptême de leurs fils Herrmann en 1648, Jean Nicolas en 1649, Jean Léonard en 1650 et Jean Philippe en 1655.
Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 331) 1648. Dominica Quasimodogenit. 9. Aprilis.
P. Heermannus Kempffer der Leder kremer vnndt Catharina Hamburgerin
I. Heermannus (i 172)
Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 371) 1649. Dominica Rogationum. 29 Aprilis
P. Herman Kempffer der Leder krämer vnndt Catharina
I. Johannes Niclaus (i 194)
Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 412 n° 119) 1650. Herman Kämpffer der Handelsmann vnnd Catharina Homburgerin sein eheliche haußfrau uxor, Johannes Leonhardus ihr sohn getaufft Dominica iv Adventus die 22.t. xbris (i 215)
Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 488 n° 79) 1655. Hermannus Kempffer der Weiß Krämer und Katharina Homburgerin sein uxor, Johann Philippus filius baptisabat Zinst. d. 25.t Septembris, ist d. letzte Kind, so ich getaufft habe in hoc anno (i 255)

Herrmann Kempffer porte devant les Quinze en son nom et en celui de son père une affaire qui les oppose à la tribu du Miroir. La procédure commencée en 1674 est traitée l’année suivante dont le registre manque
1674, Protocole des Quinze (2 R 90)
Hermann Kempfer Contra Spiegler Zunft Gericht
(f° 257-v) Sambstag den 5. Decembris – Hermann Kempfer für sich et nôe Parentis Contra Spiegler Zunft Gericht p. Reußnern, überreicht Underthäniges anlaagen D. Bitsch nomine citirter Zufft bittet copeÿ und Zeit der ordnung, obtinuit.

(f° 269) Mittwoch den 23.ten Decembr. – Hermann Kempfer Contra Spiegler Zunft Gericht
Hermann Kempfer der Jünger Vor sich et nomine Parentis Contra E. E. Zunft Gericht Zum Spiegel p. Reußnern, erholt Sein petitum vom 5.t dießes Vndt erwart erclerung Dr. Bitsch nomine citirter Zunfft bittet wegen der angehender Meß Zeit 14. tag, obtinuit.

(f° 271) Mittwoch den 30.ten Decembr. – E. E. Zunft Zum Spiegel Contra Hermann Kempfer
E. E. Zunft Zum Spiegel Contra Hermann Kempfer p. Dr. Bitschen restituirt deßen anclag producirt dagegen Underthänigen Gegenbericht, Reüßner nomine citati bittet copiam und Zeit der ordnung, obtinuit.
[manque année 1675]

Catherine Hombuger meurt le 10 février 1679 à l’âge de 65 ans après avoir souffert de pleurésie pendant quinze jours. Elle est née à Stühlingen le 10 février 1614 puis a été élevée à Zurich. Le pasteur de Saint-Pierre-le-Jeune lui a inculqué le luthéranisme en 1646.
Sépulture, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 251, n° 45)
1679. Aprilis Fr. Catharina Kämpfferin Hn Hermann Kämpffen, Lederhändlers uxor ultra 47 annos Bürdig auß der Schweitz 1614. 10. Febr. Zu Stühlingen P. Leonhardo Homburger, M. Magdalena Rüetschmännin educata Zu Zürch, in orthodoxâ religione informata 1646. operâ Knodereri damahligen Past. I.S.P. ægra per 14. Tag pleuritide sittâ ætat. 65. Jahr 7. W. 1. T. Mater est H Joh: Nicolai Kämpffer I.U. Lic. Ritter Standts im nidern Elsaß Consiliarÿ et Sÿndici. Starb Mittw. 2.t mane intra h. 6 et 7., begraben Freit. 4. h. ad Lepros. (i 132)

Herrmann Kempffer meurt un mois plus tard à l’âge de 73 ans. Ses parents étaient Herrmann Kempffer et Marie Schlosser
Sépulture, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 253, n° 63)
1679. Maius. Hr. Herrmann Kämpffer der Lederhändler deßen Eltern h. Hermann Kämpffer Lederhändler v. fr. Maria Schloßerin ætat. 73. Jahr 5 Monat weniger 4. Tag, Starb Sonnt. mane intra h 2 er 3. Begraben Hod. et ibid. (Zinst. 6. h. M. ad Lepros.) i 133

Jean Léonard Kempffer rachète les parts de maison de ses frères comme le mentionne l’inventaire dressé après sa mort en 1704. Il est autorisé à ouvrir une communication entre sa maison el la voisine qu’il achète de Jacques Waldmann en 1683. Le registre des Quinze de l’année 1683 manque mais l’autorisation est citée dans le registre de 1695.

1695, Protocole des Quinze (2 R 99)
(f° 55-v) Sambstag den 1. Aprilis – Præjudicia wegen durchbrüchen
Obere Bawherren laßen per me due jüngsthin Zu notiren erkannte præjudicia folgender gestakten ablesen, den 21. Julÿ Anno 1681. ist Herrn Abraham Kochen dem specereÿ händler erlaubt worden, in der Kieffergaß, (…)
(f° 56) Wie Herrn Johann Leonhard Kempfferen erlaubt worden, einen durchbruch inn der nebens hauß gegen erlag jährlicher 2. lb d Zinnß Zumachen

Le marchand Jean Léonard Kempffer autorise son voisin Jacques Vicat (ensuite n° 23) à percer des ouvertures vers sa propriété

1688 (31.7.), Chambre des Contrats, vol. 559 f° 452-v
le Sr Jean Leonhard Kempffer, marchand et bourgeois de cette ville
en présence de Jacques Vicat, tailleur et habitant de lad. ville
avoir concedé et permis sans aucune obligation ou necessité aud. Vicat, dans la maison de sa demeure, scituée en cette ville, au marché de poisson, entre celle dudt Sr Kempffer et de Christoffle Ehrmann, tailleur, de percer d’en haut au premier estage le mur que donne à la basse cour dudt. Sr Kempffer, et d’y faire une ouverture et veüe longue de six pieds et large d’un pied et demy, pour en recevoir la lumière, toutefois à condition que ladte. ouverture sera faite de huyt pieds de haut au dessus du rez de chaussée et à fer maillé et verre dormant, c’est-à-dire treillissée bien estoitement et la fenestre attachée et scellée en plastre, de sorte qu’on ne puisse ouvrir, passer ou endommager ledt. voisin. Et sera obligé ledt.Vicat de refermer et boucher ladte ouverture et de la mettre en mesme estat qu’elle a esté auparavant, quand et sitost que le Sr Kempffer ou possesseur de son logis le pretendront, tout a ses despens

Les experts estiment à la somme de 3 400 livres la maison dont les différents titres sont énumérés à l’inventaire dressé en 1704 après la mort de Jean Léonard Kempffer.

Joseph de Marolles et Marie Dorothée Kempffer vendent au marchand de peaux Jean Metz les marchandises qui appartenaient à Jean Léonard Kempffer et lui louent deux maisons, celle vers le Vieux-Marché-aux-Poissons et celle rue du Poumon

1704 (23.8.br), Chambre des Contrats, vol. 577 f° 518
Le Sr Joseph de Marolles Cheuallier Seigneur de La Boureliere Conseiller du Roy Lieutenant general et vice baillif d’epée au departement de Loches et Dame Marie Dorothée de Marolles née Kempfer
au Sr Jean Mertz marchand de peaux bourgeois de Strasbourg
toutes les marchandises de peau de quelque qualité et nature qu’elles soient qui sont dans le magazin et armoires des deux maisons scitués dans cette ville de Strasbourg l’une sur le marché aux poissons et l’autre dans la ruë appelée Lunguen gass prouevantes de L’heredité de feu Sr Jean Leonhard Kempfer (pour) 13.428 livres tournois
Et ont de plus les dt. Sr. et Dame de Marolles Nous auoir baillé et delaissé à titre de loyer à commençer à noel de L’année 1704 jusques à neuf ans, (…) au Sr Jean Mertz marchand de peaux
deux maisons sçizes en cette ville de Strasbourg l’une sur le marché aux poissons de la dte. uille et l’autre dans la rüe appellée Lungengass prouevantes de L’heredité de feu Sr Jean Leonhard Kempfer auec leurs appartenançes et dependançes, 725 livres tournois
[in fine :] Et est comparu en même temps Marie Salomé Gretzinguer femme du susdt. Sr Mertz assistée du Sr Jean Daniel Lang marchand et Jean Georges Gretzinguer de la même profession ses plus proches parens, laquelle s’est constituée caution solidaireent pour sondt. mari, le 24. oct. 1704
[in margine :] Sr Jean Mertz nommé cy dedans, lequel a declaré qu’au cas que le Sr Meyer à présent propriétaire de la Maison ou loge ledit Merz qui appartenoit auparauant à Monsieur de Marolle ne luy laissast pas finir le bail que ledit Metz a fait auec ledit Monsieur de Marolle il ne pretendroit aucun dedommagement enuers ledit Mons. de Marolle, le 24 auril 1708

Joseph de Marolles et Marie Dorothée Kempffer vendent la propriété composée de trois maisons au cafetier Christophe Meyer et à Anne Elisabeth Hertenstein moyennant 4 850 livres (Anne Elisabeth Hertenstein est la mère de Marie Dorothée Kempffer)

1708 (16.4.), Chambre des Contrats, vol. 581 f° 280-v
(4850) Dlle Marie Dorothe Kempfer epouse de Mre Joseph De Marolles Chevalier Seigneur de la Boureliere Conseiller Ecuyer ord.re du Roy lieutenant general du vice bailif au département de Loches
à Christophle Meyer Caffetier et Anne Elisabeth Hertenstein
La maison appartenante à La dte. Dlle Kempfer estant Composée de trois maisons dont L’une est sçituée d’un côté à Vicard tailleur de l’autre a Gemp peruquier L’autre est scituée rüe nommée Lungengass tenant d’un côté a M Spielmann Assesseur du College de Mrs Les Quinze de l’autre à une maison appartenante au Sr Griesbach Senateur et la troisième est situé rüe nommée Kuttelgäßlein tenant d’un côté au susdit Sr Gemp d’autre à Dauid Schweinle, les trois maisons ne faisant qu’une, etant en outre La rente de 12 livres tournois qu’on paye au Pfenningthurn à cause d’un egout sur la rue et de 12 sols et 2 chappons par an envers le Chapitre St Pierre le Jeune – moyennant 19.400 livres tournois
[in margine :] erschienen Fr. Maria Dorothea geb. Kämpfferin S.T. Hn Joseph de Marolles Chevalier Seigneur d’Ambleville et autes lieux Ecuyer ordinaire du roy et receveur Bailly d’Epée en Touraine zufolg einer am 20. julÿ jüngst au Chasteau d’Ambleville vor Mr Louis Hugues Santerre Notario regio au Baillage de Magny et au Comté de Chaumont, den 1. sept. 1733

Originaire de Marckolsheim, Jean Christophe Meyer épouse Anne Elisabeth Hertenstein de Kuppenheim (en Bade)
Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (cath. p. 54)
Sexta Februarÿ 1690 Honestus Juvenis Christophorus Meÿer ex Marckolsheim et virtuosa Anna Elisabetha Hertensteinin ex Kuppenheim facta prius unicâ proclamatione (…) Matrimonio Iuncti (signé) christoff meier

Baptême de François Henri en 1699
Baptême, Saint-Laurent (cath. p. 511)
Die 1. May 1699. Bap[t]izatus fuit Franciscus Henricus, Christophori Meyer et Elisabethæ Mayerin incolorum argentinensiium uxoris euis filius legitimus. Patrinus fuit D. Joannes Henricus Knör assessor Magistratus huius civitatis eius loco Levavit ex undâ Baptismali Dominus Joannes Adams Receptoris DD. Comitum de Manderscheid, Matrina vero D. Anna Margreta Günzar D. Günzar mercatoirs uxor (i 266)

Originaire de Marckolsheim, Jean Christophe Meyer achète avec sa femme Anne Elisabeth Hertensteinin le droit de bourgeoisie en s’inscrivant à la tribu du Miroir. Ils apportent trois enfants qui suivent la coutune (ne deviennent pas bourgeois)
1703, 3° Livre de bourgeoisie p. 1241
Christoph Maÿer Von Marckelßheim, V. sein Fr: Anna Elisabetha Hertensteinin, erkauffen das burgerrecht p. 6. Gold fl. 16 ß. so auf d. Pfenningth. erlegt worden, mit ihren 3.n Kindern ist es beÿ ordnung gebliegen, wird beÿ E.E. Zunfft Zum Spiegel dienen, Jur: d. 12. Xbris 1703

Christophe Meyer et Anne Elisabeth Hertenstein hypothèquent la maison au profit de Jean Jacques Meyer, fils mineur du créancier, pour en régler le prix d’achat.

1708 (14.4.), Chambre des Contrats, vol. 581 f° 277
Christoph Meÿer Caffetier u. Anna Elisabetha geb. Hartensteinin beÿständlich Heinrich Städels hierzu auß mittel E.E. Kl. Raths in ermanglung verwanther deputiret
in gegensein H. Anthoni Quinzard handelsmannß alß vogt Joh: Jacob Meÿers – schuldig seÿen 2000 pfund zu erkaufung der Kempferischen allhier ahm fischmarckt gelegener behaußung so anjetzo S.T. H. Joseph De Marolles Cheualier Seigneur de La Boureliere Conseiller et ecuyer du Roy Lieutenant General et uice bailif d’epée au departement de Loches ehevögtl. weiß gehöret
unterpfand, obgedachte Kempferische behaußung allhier ahm fischmarckt mit allen deren begriffen, weithen, zugehörden, rechten und Gerechtigkeiten, einseit neben Joh: Niclaus Gemp peruquenmacher, anderseit neben St Martin burgermeÿster zu Schlettstatt gelegen in die Lungengaß gehendt auß dreÿen Haüßeren bestehend
[in margine :] H. Johann Jacob Meÿer Officier du Roy zu Paris wohnhaft des Creditoris mandatarius H. Johann Friedrich Lobstein der handelsmann (…) sein mitschuldbekennenden Christoph Meÿer des Caffetier sein des creditoris Vatters – den 19. Octobris 1734
[in margine :] H Johann Friedrich Lobstein handelsmann als mandatarius H. Johann Jacob Meÿer des creditoris in gegensein Fr. Catharinæ Elisabethæ Magdalenæ geb. Meÿer H. Jean Charles Escalier ayde Major Capitaine des Portes de la Citadelle Eheliebstin obged. Schuldbekennenden Christoph Meÿer tochter – den 23. Augusti 1736

Christophe Meyer et Anne Elisabeth Hertenstein hypothèquent la maison au profit d’Eléonore de Venninger, veuve Rathsamhausen à la Pierre.

1708 (16.4.), Chambre des Contrats, vol. 581 f° 283-v
Christoph Meyer Caffetier und Anna Elisabetha Härtensteinin beÿständlich H. Joseph Spielmanns u. H. Frantz Heinrich Städels
in gegensein S.T. frn Eleonoræ von Rathsambhaußen zuem Stein wittib geb. freÿin von Venningen beÿständlich S.T. Jr. Johann Jacob Wormbßer von Freundstein Stättmeisters ihres Curatoris – schuldig seÿen 1500 pfund zu erkaufung infra versetzter behaußung
unterpfand, perge supra fol° 281-a ibi ein hauß usq. ad qu’une

Christophe Meyer et Anne Elisabeth Hertenstein hypothèquent la maison au profit de Joseph de Marolles

1710 (23.1.), Chambre des Contrats, vol. 583 f° 53
Christoph Meÿer Caffetier und Elisabetha geb. Hörtensteinin beÿständlich H. Joh: Specht und H Joh: Speicher hierzu aus mittel
in gegensein H. Christmann Dautels jurium practici nahmens H. Joseph de Marolle Ecuyer ord: du Roy && – schuldig seÿen 105 pfund
unterpfand, ihr hauß c: appert: so sie von frn Marollin erkaufft

Christophe Meyer loue une arcade et un bureau aux marchands associés Jean Frédéric Lennert et Jean Gothard Renner qui cèdent trois ans plus tard leurs droits au marchand Jacques Le Roy

1711 (25.9.), Chambre des Contrats, vol. 584 f° 544-v
Christoph Meÿer Caffetier
in gegensein Joh: Friedrich Lennert und Joh: Gotthard Renner beder handelsleuth beeden associés
[in margine :] hierinnen stehender Renner in gegenwart Jacques Le Roy handelsmanns (übergibt) alle sein auß hierinnen stehender verschreibung habendes recht, den 23. maÿ 1714
in seinem hauß allhier ahm fischmarckt den rechten bogen gegen La Quille schneidern sambt dem Compoir u. hinten daran stoßenden gewölb im hoff mit denen vordern zween bäncken wie auch schäfften und übrigen so sich darinnen befindet, auf 6 jahr lang anfangend auf den 1. jan. 1712 – um einen jährlichen Zinß nemlich 75 pfund

Christophe Meyer et Anne Elisabeth Hertenstein hypothèquent la maison

1719 (17.2.), Chambre des Contrats, vol. 593 f° 89-v
Christoph Meÿer Caffetier und Elisabetha geb. Hertensteinin beÿständlich H. Emanuel Wehner und H. Conrad Meralt aus Mittel E.E. Kl. raths deputirt
in gegensein hoch Edelged: Frauen Baronessin – schuldig seÿen 1250 pfund
unterpfand, ihre häußer cum appert: ahm Fischmarckt allermaßen sie solche von Frauen Maria Dorothea Marollin geb. Kempferin erkauft, gehen 3 lb dem Pfthrn, Item 3 ß zween Cappen dem Capitul Jungen St Peter

Jean Jacques Meyer, interessé dans les diligences de Provence et Languedoc, hypothèque la somme qu’il a prêtée au profit de sa sœur Marie Elisabeth, assistée de son père Jean Christophe Meyer

1720 (29.11.), Chambre des Contrats, vol. 594 f° 546-v
H. Lt. Johann Joseph Gug E.E. großen Raths Procurator Ordinarius im nahmen Hn Johann Jacob Meÿers Interessé dans les Diligences de Provence et Languedoc
in gegensein Jfr Mariæ Elisabethæ Meÿerin mit beÿstand Christoph Meÿer Caffetiers ihres Vatters, H. Johann Jacob Meÿer Ihro Jfr Meÿerin seiner Schwester – schuldig seÿen 250 pfund
unterpfand, diejenige 2000 pfund Capital so obged. Christoph Meÿer der Vatter und Anna Elis. geb. hertensteinin deßen eheliche hausfrau des Debitoris und Jfr. Creditricis Mutter jährlich am 16. Aprilis ab ihem allhier theils am Fischmarckt theils ahn beeden nebens: gaßen liegenden häußern zu verzinßen schuldig

Christophe Meyer et Anne Elisabeth Hertenstein hypothèquent la maison au profit de leur fille Marie Elisabeth

1720 (3.12.), Chambre des Contrats, vol. 594 f° 553-v
Christoph Meyer Caffetier und Anna Elisabetha geb. hertensteinin beÿständlich H. Caspar Saxer und Hn Niclaus Lambert beeder EE. kleinen Raths beÿsitzer
in gegensein Jfr. Mariæ Elisabethæ Meÿerin ihrer eheleiblichen Tochter beÿständlich H. Mr Marci Moßeders E.E. großen Raths proc. und Adv. ordinarÿ eines und H. Friedrich Kornmann des banquier andern theils – schuldig seÿen 1005 pfund
unterpfand, der correorum debendi eigenthümlichen behausung allhier theils am Fischmarckt theils ahn der Lungen gaß theils aber ahn dem Kuttel: gäßel hinten theils auf H. Rathh. grießbach teils auff H. Joh. Daniel Spielmann stoßend gelegen

Christophe Meyer loue à Philippe Rieth une partie de sa maison au Vieux-Marché-aux-Poissons et rue du Poumon, notamment une boutique à côté de la sienne

1722 (2.6.), Chambre des Contrats, vol. 596 f° 346
Johann Christoph Meÿer Caffetier
in gegensein H. Philipp Rieth
In seiner ahne dem Fischmarckt theils und theils ahne der Lungen gaß allhier gelegenen behausung Einen Gewerbsladen neben sein des Verlehners laden gelegen sambt einem ahn gedachtem laden befindichen Cabinet so in den hoff ausgehet wie nicht weniger einen in dem hoff gehendes gewölb und einen Keller darunter – auff 3 nacheinander folgenden jahren anfangend ahm 15. julÿ nächstkünfftig – um einen jährlichen Zinß nemlich 115 pfund

Christophe Meyer loue une arcade et un bureau au tapissier Jean Lenoir

1726 (23.9.), Chambre des Contrats, vol. 600 f° 486-v
H. Johann Christoph Meÿer Caffetier
in gegensein Jean le Noir Tapissier (signé) Jean Lenoir
In seiner allhier ahm Fischmarckt, einseit neben Schneller dem Chirurgo anderseit neben Bisette der wittib gelegenen behausung, Einen nächst ahn der Bisettischen behausung befindlichen in einem Schwibbogen bestehenden unterschagenen laden und ein daran befindliches Comtoir samt darin befindlichen Schäfften – auff 3 nacheinander folgenden jahren anfangend von auff nächstkünfftigen Michaelis um einen jährlichen Zinß nemlich 37 pfund

La minute de l’inventaire dressé après la mort de Marie Elisabeth Hertenstein n’est pas conservée. L’inventaire de son fils célibataire François Henri Meyer donne ses héritiers vivants en 1746

1733, Not. Lang l’aîné (Jean Daniel, répertoire 65 not 14)) n° 400
Inventarium über weÿland Frauen Mariä Elisabethä Meÿerin gebohrner Hertensteinin, Herrn Christoph Meÿers, des ältern Caffetiers geweßenen Ehefrauen seeligen Verlaßenschafft sambt der Abtheilung

Christophe Meyer hypothèque la maison au profit du marchand Jean Frédéric Lobstein

1734 (1.7.), Chambre des Contrats, vol. 608 f° 251
Christoph Meyer der Caffetier
in gegensein H. Johann Friedrich Lobstein des handelsmanns – 625 pfund
unterpfand, zween dritte theil für ohnvertheilt ahne einer Vorder: und zweÿen Nebens behausungen, hoff und hoffstatt mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden und Rechten am Fischmarckt, einseit neben den Pisetyschen Erben anderseit neben H. Schneller dem chirurgo
das eine in der Kuttelgaß gehende Nebenshauß einseit neben ged. Schneller anderseit neben der Schweinlinischen wittib, das andere an der Lungengaß liegende Nebens hauß aber einseit neben H. Johann Grießbach dem handelsmann anderseit neben weÿl. Andrés Cossa des handelsmanns erben hinten auff theils auff ged. Cossaischen erben theils H. Büchel – davon gibt man hiesiger Stadt Pfenning Thurn 3 lb zum übigen dritten theil aber seiner Ehefrauen seeligen Erben

Christophe Meyer hypothèque la maison comprenant trois bâtiments au profit du marchand Jean Frédéric Lobstein

1736 (30.1.), Chambre des Contrats, vol. 610 f° 97
Christoph Meÿer der Caffetier
in gegensein H. Johann Friedrich Lobstein des handelsmanns – schuldig seÿe 1000 gulden oder 500 pfund
unterpfand, Eine Behausung bestehend in Vorderhauß, zweÿen nebens häußern, hoff und hoffstatt mit allen deren gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten am Fischmarckt, einseit neben den Pissetischen Erben anderseit neben H. Schneller dem Chirurgi, das eine in die Kuttelgaß gehende Nebenshauß einseit neben ged. Andreas Schneller anderseit neben weÿl. David Schweinlin Riemenschneiders wittib, das andere an der Lungengaß liegende nebenshauß aber einseit neben H. Johann Grießbach des handelsmanns anderseit neben weÿl. Andrés Cossa des handelsmanns erben hinten theils auff eben dieselbe theils Abraham Büchel handelsmann – davon gibt man hiesiger Stadt Pfenning Thurn 3 lb ane bodenzinß – ihme nachdeme seine Kinder auff die mütterlichen Verlaßenschafft verzug gethan und ihme dieselbe tam active quam passive entschlagen haben

Christophe Meyer fait donation de sa maison à sa fille Catherine Madeleine lors de son contrat de mariage avec Jean Charles Escalier, capitaine des Portes de la Citadelle, originaire de Sénéchas dans le diocèse d’Uzès (près d’Arles)

1736 (14.2.), Not. Humbourg (6 E 41, 55)
Mariage – furent presens Le sieur Jean Charles Escalier aide major Capitaine des Portes de la Citadelle de cette ville y demeurant fils majeur d’ans usant et jouissant de ses droits de feu le Sr Charles Escalier en son vivant Bourgeois de Chambouvernes paroisse de Seneschas au Diocese d’Uzès et de dam.le Marie felice d’autun a present sa veuve de laquelle jl a declaré avoir pouvoir et consentement suffisant à l’effet des présentes, faisant, stipulant et agissant pour luy et en son nom d’une part
E damle demle Catherine Madeleine Meyer fille majeure d’ans, usante et jouissante de ses droits, du Sr Christophe Meyer marchand Caffetier Bourgeois de cette ville et de defunte Marie Elieabeth Hertenstein sa femme, faisant, stipulant et agissant pour elle et en son nom du bon gré dudit sieur son pere preent d’autre part

En faveur duquel mariage ledit Sieur Christophe Meyer Pere a fait et fait à La dmle. future Epouse sa fille, ce acceptant pour) elle ses hoirs et ayans cause, don et donation pure simple entre vifs et irrevocable de La maison appartenante propriétairement audit Sieur Meyer pere consitante en trois différentes habitations par Luy actuellement occupées et située en cette ville sur le marché aux Poissons avec toutes ses aisances droits appartenances et dependances de fond en comble ainsy que le tout se comporte et sans en rien reserver joignant du coté dud. marché aux Poissons le Sieur Schneller Chirurgien d’une part et les heritiers Pizet d’autre, du coté de la rue du Poulmon appelée Lungengass le Sr Jean Griesbach d’une part et les héritiers d’André Cossa d’autre, et du coté de la ruentre appelée Kuttelgass ledit Sr Schneller d’une part et la veuve de David Schweinel en son vivant Corroyeur Bourgeois d’autre part (…) à La charge et condition expresse que lesdits futurs Epoux payeront et acquitteront a la décharge du sieur Meyer les dettes qui se trouvent dues et affectées sur ladite Maison montans en principaux a la somme de 14.700 livres non compris les intérêts échus et à échoir dont lesdits futurs Epoux demeurent aussy chargés, et encor à la charge par Lesdits futurs Epoux de loger chez eux, nourrir à leur table, chauffer habiller et entretenir ledit sieur Meyer pere et Le soigner et soulager comme il convient pendant sa vie naturelle durante soit en maladie ou en santé
Passé sudit Strasbourg le 14 février 1736

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 86)
Hodie 22 mensis Maii anni 1736 (…) sacro matrimonii vinculo conjuncti sunt Dominus joannes carolus Escalier vice major et capitaneus portarum urbis Argentinensis filius domini Caroli Escalier Domini de fel* et Dominæ Mariæ felicit de dautun et Catharina Elisabeth Meyer filis Christophori Meÿer civis et Mercatoris Argentinensis et defunctæ Elisabethæ Heterstein commorans in hac parochia, adfuerunt testes dominus joannes fridericus Lobstein pater, dominus joannes fridericus Lobstein filius commorantes in parochia ad stum Laurentium, dominus joannes fridericus Christiani advocatus et procurator supremi senatus argentinensis commorans in parochia ad stum Stephanum (i 46)

Catherine Elisabeth Meyer femme de Jean Charles Escalier loue la maison au marchand Jean Daniel Goll

1736 (11.6.), Chambre des Contrats, vol. 610 f° 572
Fr. Catharina Elisabetha Magdalena geb. Meÿerin H. Jean Charles Escalier ayde Major Capitaine des Portes de la Citadelle eheliebste
in gegensein H. Johann Daniel Goll des handelsmanns
entlehnt, Eine große gewerbs: behausung am Fischmarckt einseit neben H. David Schneller des Chirurgi anderseit neben den Pizetischen Erben
Ferner ein hauß an der Lungen gaß einseit neben ged. H. Schneller anderseit neben weÿl. David Schweinle des Riemenschneiders wittib und Erben,
So dann ein hauß ahne der Kuttelgaß einseit neben H. Johann Grießbach dem handelsmann anderseit neben weÿl. H. Andreas Cossa Italienischen handelsmanns Erben hinten auff ged. Erben, H. Joseph Büchel den handelsmann und Consorten stoßend gelegen, mit allen besagter häußer, höff, hoffstätten, gebäuden, begriffen, weithen, rechten und gerechtigkeiten – auff 9 nacheinander folgenden jahren anfangend von Johannsi Baptistæ fürwährenden jahrs um einen jährlichen Zinß nemlich 400 gulden

Catherine Elisabeth Meyer femme de Jean Charles Escalier vend la maison aux marchands Claude Tourny et Dominique Dangelo (lequel renonce à tous droits sur la maison, voir ci-dessous l’acte de 1753)

1739 (17.4.), Chambre des Contrats, vol. 613 f° 200-v
Catharina Elisabetha Magdalena geb. Meÿerin H. Jean Charles Escalier ayde major Capitaine des Portes der Citadelle hiesiger stadt eheliebstin
in gegensein H. Claude Tourny und Dominique d’Angelo handelsleuth
Eine behausung bestehend in vorder und hinder behausung, Nebens häußern, hoff und hoffstatt mit allen übrigen deren gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten auff dem Undern Fischmarckt, einseit neben H. Johann Andreas Schneller dem Chirurgo anderseit neben weÿl. H. Andreas Pizet des handelsmanns kinder,
in der Lungen gaß einseit neben H. Johannes Grießbach dem handelsmann anderseit neben weÿl. H. Andreas Cossa des handelsmanns wittib und erben,
In der Kuttelgaß aber einseit neben obged. H. Schneller anderseit neben Johann David Harnack dem Riemenschneider ehevögtlichen weiß hinten theils auff bemeldte Persohnen theils auff H. Johannes Büchel dem handelsmann – davon gibt man hiesiger Stadt Pfenning Thurn 3 pfund ahne boden oder durchbruchzinß auff Martini, 3 sch. und zwen Cappen ahne ewigem geldt, der Capellaneÿ Stæ Columbæ zum jungen St Peter – von ihrem vatter seel. weÿl. H. Christoph Meÿer durch eine ihren vor H. Humbourg Notario Regio am 14. Februarÿ 1736 errichtete ehepacten einverleibte donationem inter vivos und respective Leibgeding für eigen erhalten, bemeldter ihr vatter seel. selbiger währender seiner ehe erkaufft und per abstentionem seiner kinder von ihrer Mutter seel. erbschafft gäntzlich an sich gebracht hat – um 5500 pfund

Originaire de Bergzabern en Palatinat, Claude Tourny épouse Marie Françoise, fille du marchand Antoine Dangelo de Sélestat : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire, célébration
Copia der Ehepacten – H. Claude Tourny burger und Kauffmann In Straßburg hochzeiter ahn Einem, Sodann die Ehr und tugendreiche Jungfraw Johanna Maria Francisca d’angelo H. Anthoni d’angelo burgers Vndt Kauffmanns allhier Und Frawen Annæ Mariæ Cettÿ Eheliche dochter hochzeiterin – Schlettstatt den 30. Maÿ Im Jahr 1732, Rumpler Königl. Notarius

Mariage, Sélestat (cath. p. 464)
Hodie die 15 mensis junÿ anni 1732 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuere Dominus Claudius D. Francisci Durnÿ mercatoris in oppido berg Zabern filius et Joanna Maria Francisca D. Anthonÿ dangelo civis et mercatoris huiatis filia (signé) Claudius Tourny, francoise dangello (i 236)

Claude Tourny et Marie Françoise Dangelo achètent le droit de bourgeoisie un mois et demi après leur mariage en s’inscrivant à la tribu du Miroir
1732, 4° Livre de bourgeoisie p. 987
H. Claude tourny d. handelsmann Von Berg Zabern undt sein ehefr: Maria Francisca Johanna d’Angelo Von Lenna in Jtalien geb. erhalt. d. b. umb den Neuen bs: wollen beÿ E:E: Zunfft Zum spiegel dienen Jur et prom. d. 2.t Aug. 1732.

Les Quinze accordent à Claude Tourny le droit de faire commerce d’épices
1733, Protocole des Quinze (2 R 140, notes)
(f° 54) Sambst. de, 7.ten Martÿ – M. nôe Claude Tourni bgrs und handelsmanns allhier Ca. E. E. Z. Zum Spiegel H. Zfftr. prod. Exts. Zfftpro. und Weil der implorant præs. præstirt hat, b. Mhh. jme den specereÿhandel gn. Zu erlauben. G. Weil H. Ggr. præs. præstirt hat alß consentiret pplis in desselben petitum. hdlt. Extr. Erk. Willfahrt.

Le sieur Claude Tourny, marchand et bourgeois d’ici, qui vient d’acheter sa maison au marché aux Poissons et de la faire reconstruire à neuf par le tailleur de pierres Jacques Gallay comparaît en demandant qu’on commette des experts du corps de métier qui feront leur compte rendu conformément à la décision rendue par le Petit Sénat le 9 courant. – Décision, accord, seront commis à cet effet les sieurs Jean Philippe Wœhrlen, Jean Geofroi Bluttner, Georges Michel Müller et André Schrœdter.
1740, Protocole de la tribu des Maçons (XI 237)
(f° 37) den 4 April 1740 – Hr Claude Tourny der Handelsmann Und burger allhier stehet vor undt bittet, weil er wegen seinen erkaufften an dem fischmarckt gelegene und durch Mr Jacques Gallay den Steinhauer neu aufferbauten hauß mit denen Nachbaren in Streitigkeit gerathen, zufolg E.E. Kleinen Raths Erkandnus vom 9.ten huius einige Expers von der meisterschafft abzuordnen, welche den augenschein einnehmen, und als dann Ihro relationem darüber abstatten.
Erkannt, Willfahrt und Zu dem Endte Mr. Johann Philipp Wöhrlen, Mr Johann Gottfried Bluttner, Mr Georg Michael Müller Und Mr Andreas Schrödter darzu abgeordnet.

Claude Tourny passe un accord avec son voisin au sud (ensuite n° 19) André Schneller pour terminer les contestations relatives au nouveau pignon

1741 (23. 9.bre), Not. Laquiante (6 E 41, 994)
Transaction du 23° 9.bre 1741. – furent presens en personnes le sieur Sr André Schneller chirurgien Juré Bourgeois de lad° ville y demeurant d’une part
et Claude Tourny marchand aussy Bourgeois dud. Strasbourg d’autre part
Lesquels parties desirant suivre L’avis de leurs Conseils et amis qui les portent à sortir à l’amiable de tous les différends qu’ils ont eü, L’un allencontre de l’autre sur lesquels est intervenüe une Sent.ce definitive au petit Senat de cetted. ville le 17° Juillet d.er qui condamne led. Sieur Tourny à demolir son nouveau pignion, et en 350 florins de dommages et interets soufferts par led. Sr Schneller par la demolition et construction de son Bastiment, suivant Le rapport et Estimation des Experts du 31. janvier aussy d.er sans prejudice de ceux à souffrir depuis lad. Estimation aussi à dire d’Experts et aux depens de laq.lle sentence Led. Sr Tourny se seroit porté pour appelôn par acte du 30° aoust. d.er dont du depuis il se seroit deporté, sur l’anticipaôn du Sr Schneller aud. conseil et par autre acte du 17° octobre suivant Luy auroit fait offres de la somme de 350 florins, Laquelle sur Le refus de ce dernier il auroit consigné chez led. notaire Le lendemain 18.
Et pour obvier à de plus grandes contestations et Eviter à de plus grands frais, Lesd. parties ont Transigé, convenu et accordé entre elles ce qui suit, C’est à sçavoir qu’au moyen de lad. somme de 350 florins portée en lad. sentence et des depens offerts par led. acte, que le Sr Schneller a reconnu comme par les presentes jl reconnaît avoir touché et receû des mains dud. Notaire, dont il se tient content, en quitte et décharge le Sr Tourny et de Lentierre satisfaction que led. Sr. Schneller declare aussi avoir eû tant pour les autres dommages et interets qu’il peut avoir souffert depuis Led. visitte dud. jour 31. Jan.er que pour Tous les frais et depens causés jusqu’à ce jour, jl a consenti comme par les presentes in consent que le Sr Tourny demolisse et reconstruise de Nouveau son pignon, et qu’il prenne 6 poulces hors de sa cave a plomb depuis sa porte de la ruë Jusqu’à l’escalier du Sr Tourny, Le tout Conformment au profil et rapport des Experts et suivant Les us et Coutumes dud. Strasbourg. Consens et promet led. Sr. Tourny de son côté que le Sr Schneller mette autant que Besoin luy sera ses poutres a six poulces de profondeur dans son Bastiment, Bien entendu Touttefois que cette permission ne pourra servir a d’autres qu’a luy et a ses héritiers, ny passer aux Etrangers Lesquels en cas de reconstruction seront obligés de payer aud. Sr Tourny, cette servitude sans que le temoin posé dans l’arrière partie dud. pignon rez de chaussée dud. Sr Tourny puisse tenir à Consequence ny servir de pretexte, Le cas de reconstruction écheant et s’est en outre Led. Sr. Schneller obligé de Wuider et faire place aud. Sr Tourny dans quatre jours (…) et consentent l’enregistrement des presentes à l& Chambre des Contrats de cette ville

Claude Tourny passe un accord avec son voisin au sud (ensuite n° 17) Jean Jacques Wittmar pour terminer les contestations relatives à la nouvelle construction

1741 (18 8.bre), Not. Laquiante (6 E 41, 994)
Transaction du18° 8.bre 1741 – furent presens Les sieurs Jean Jacques Wittmar M° Perruquier Bourgeois de cetted° ville y demeurant d’une part
Et Claude Tourny marchand aussi Bourgeois dem. aud. Strasbourg d’autre part
Lesquelles Parties desirant suivre L’avis de leurs amis et Conseils qui les portent à sortir à Lamiable de Tous les différends qu’ils ont eü, L’un alencontre de L’autre sur lesquels est intervenue une Sentence au magistrat de Cetted° ville le 17° Juillet d.er qui condamne led. Sieur Tourny de remettre La maison dud. Sr Widmar en l’état où elle estoit avant le Bastiment du premier, et de luy Bonifier La perte qu’il a soufferte par le demolissement de sa maison, suivant Le rapport est estimation des Experts du 31. Janvier aussi dernier. Laquelle a esté portée à la somme de 150 florins faisant celle de 300 livres t encore autres dommages et interets qui ont pu arriver aud. Sr Widmer depuis lad° Estimation aussi à dire d’Experts et en Tous les depens, de laq.lle sentence Led. Sieur Tourny auroit interjetté appel au Conseil souverain d’Alsace dont jl se seroit deporté par acte du jourd’hier, et par une autre du mesme jour auroit fait offrir de la somme de 300 livres ensemble de Tous les frais et depens faits Jusqu’huy.
Er pour obvier à de plus grandes Contestations et Eviter à de plus grands frais, ont Transigé, convenu et accordé entre elles ce qui suit, C’est à sçavoir qu’au moyen de lad. somme de 300 livres portée par lad. sentence du 17 juillet d.er et des depens offerts par led. acte, que led. Sr Widmar a reconnu et reconnoît avoir touché et receû du Sr Tourny et dont il se tient content et satisfait, en son nom de L’entierre satisfaction qu’il declare aussi avoir eû tant pour les autres dommages et interets qu’il peut avoir soufferts depuis Lad. visitte dud. jour 31. Jan.er d.er que pour Tous les frais et depens causés jusqu’à ce jour, Led. Sr Widmar a Consenti comme par les presentes in consent et permet que led. Sr Tourny construise et acheve Son Bastiment ainsi qu’il avisera Bon estre. Promettant et s’obligeant led. Sr Widmar de son costé de Bastir et Construire incessamt. sa maison, de façon cependant que celle du Sieur n’en souffre aucun tort ny dommage

Procès verbal de visite dans la cave d’André Schneller qui constate qu’il y a une niche dans le mur mitoyen

1741 (11. Dec.), Not. Rumpler (47 Not 2)
n° 9. Procès verbal wegen Hn Andreas Schnellers blindloch im Keller
Heut dato den 11. Decembris 1741. (…) auf Ansuchen Herrn Andreas Schnellers des geschwornen Chirurgi allhier Zu Straßburg in deßen auff dem fischmarckh neben herren Claude Tourny gelegene behaußung begeben, vnd in deßen Keller befunden daß gleich Gantz oben ahn die Steeg, in der Zwischen Ihme herrn Schnellern vndt gedachtem Herrn Tourny gemeinschaftlicher Maur auff seithen Herrn Schnellers Ein Blindloch von 10. Zoll in der Tieffe seÿe. In Urkundt deßen habe ich gegenwärthigen actum Hierüber Dressirt vndt solchen mit Vndt neben herrn David Wolff Handelßmann vnd herrn Gottfried manns deß bastetenbeckhers beeder burgern alß gezeugen vndterschrieben Straßburg ut supra

Accord passé entre Claude Tourny et André Schneller à la Chambre des Contrats, comprenant d’une part une copie de la transaction passée devant le notaire royal et d’autre part un accord supplémentaire suite à la visite de la cave

1741 (11.12.), Chambre des Contrats, vol. 615 f° 600
Auff ansuchen H. Claude Tourny des handelsmann nachstehendes vor H. Not. Regio Laquiante am 23. nov. 1741 passirte vergleich
Sr. André Schneller chirurgien juré bourgeois de cette ville d’une part et
Claude Tourny aussi bourgeois dudit Strasbourg
[copie de la transaction]
[in margine :] heut dato d. 15. Decembris 1741 nachstehender vergleich getroffen, Primo solle das hiervorstehende Vergleich oder Transaction in seiner völligen krafft und vigore verbleiben außer was die passage von dem gebälk eingehen angelanget als weßwegen hiernach erwehnung geschehen und demselben angeholffen worden, 2. weilen es aber wegen dem wort poutre so in dieser transaction enthalten und deßen suiten einigen dispute und verdrießligkeit geben wolle, ob solches wort balcken oder durchzüge bedeute, so hat H. Claude Tourny hiermit und crafft dieses aus Christlichem gemüth und friedlichkeiten absichten, auch in hoffnung künfftig freund nachbarichter vertraulichkeit und zu pflegender guter freundschafft sich dahin verstanden, daß er in seinem neuen gäbel auff dem zweÿten und folgend. stockwercken in jedem Etage dreÿ Käpffer in die Pfeiler wo selbe haltung haben können wolle einmauren laßen, um damit der H. Schneller auf diese Käpffer balcken legen und sein quer gebälck auf solche balcken auflegen und einzäpffen könne
Nebst diesem hat er auch zugestanden daß H. Schneller seine durchzug schwellen und Pfetten in seine H. Tourny Maur nach Innhalt der Transaction nemlich 6 zoll einlegen könne und also auff dieser art mit seinem gebäude fortfahren, Nebst diesem erlaubt H. Tourny dem H. Schneller eine thür an seine boutique zu hangen und die globen der zu in sein H. Tourny pfeiler einzumachen die große thür aber so an dem nemlichen pfeiler anhänget davon weg zu thun
dahingegen obligirt sich H. Schneller dem H Tourny seinen gäbel fortmauren zu laßen wie der selbe anjetzo angefangen ohne daß ihm ferner die geringste verhinderung machen wolle od. könne, Auch hiermit den gestrigen tags interponirten appel au Conseil souverain d’Alsace wolle auffgehoben – unterzeichnet, Claude Tourny, Andreas Schneller, Nicolaus Erlacher werckmeister, Biermeÿer werckmeister des Zimmerhoffs, Paulus Anthoni Hannong und J. P. von Carben Actuarius d. 11. Octobris 1742

Claude Tourny est dispensé de faire dresser un inventaire après la mort de son frère Philippe Tourny
1744 (1.8.), Livres de la Taille (VII 1179) f° 288-v
Auf Ansuchen H. Claude Tournÿ des handelßmanns umb befreÿung der Inventur seines Ledigen stands Verstorbenenn bruders Philipp Tournÿ Verlassenschafft in deme nichts Vorhanden ist, Erkannt Willfahrt

Le marchand Dominique Dangelo déclare n’avoir aucun droit sur la maison auquise avec Claude Tourny qui en a réglé seul le prix

1753 (19. Oct.), Not. René (6 E 41, 547)
Declaratio H Dominici Dangelo, des Handelsmanns, wegen H Rathh Claude Tourny Haus, vom 19. Octobris 1753
ist gegenwärtig geweßen Herr Dominici Dangelo vornehmer Kauff und Handels herr und burger allhier Zu ermeltem Straßburg, welcher freÿwillig declarirte daß obwohlen in der hiebeÿ producirten Pergamentenen Kauffverschreibung vom 17. Aprilis 1739. in dießer Löbl. Stadt Cancelleÿ Contract Stuben gefertiget und passirt über Eine behaußung sambt allen dero Zugehörden recht: und gerechtigkeiten auff dem unter Fischmarckt allhier gelegen, so nach innhalt berührten Kauffbrieffs Er Comparirende Hr Dangelo gemeinschaftlich mit auch hierinn benanten Herrn Rathherrn Claudio Tourny auch vornehmen Kauff: und Handels herrn allhier und respectivé für beederseiths Herrn Erben und Nachkommen erkaufft hat, declarire jedoch in crafft dießes wohl gemelter Hr Dangelo, daß Er niemahlen keinen Antheÿl an quæstionirtem hauß gehabt, viel weniger künfftighien Einiger prætension daran formiren wolle noch könne, in maßen wohl gedachter Herr Rathherr Tourny den Kauffschilling davon allein entrichtet und Bezahlt habe, solchem nach hat obbenannter H Dangelo sowohl vor sich als seinen Erben und nachkommen auff alle und jeede ansprach und prætension an mehr gemeltem Hauß (…) wohlbedächtlichen und freÿwillig renuncirt oder berzug gethan (signé) Do. D’Angelo

Claude Tourny meurt en 1754 en délaissant pour uniques héritières ses deux sœurs. Les experts estiment la maison 4 450 livres. La masse propre à la veuve est de 6 637 livres. L’actif de la communauté s’élève à 26 897 livres, le passif à 22 881 livres

1755 (15.12.), Not. Claus (Jean Adam, 7 Not 5) f° 102
Inventarium über Weÿland des Ehrenvest und Wohlachtbaren Herrn Claude Tourny, gewesenen handelsmanns und burgers, wie auch E. E. großen und E. E. Kl. Raths alhier zu Straßburg a. beÿsitzers nunmehro seel. Verlaßenschaft, aufgerichtet Anno 1755 – nach seinem den 7.ten January 1754. aus diesem jammervollen Leben genommenen tödlichen Hintritt hie zeitl. verlaßen, Welche Verlaßenschaft auf freundliches Ansuchen Erfordern und Begehren der Viel [Ehren] und tugendsahmen Frauen Joh: Mar[iæ Fran]ciscæ Tourny geb. Dangelo der h[interblie]benen Frau Wb. unter assiste[ntz Herrn] Dominique Cossa vornehmen [Handels]manns und burgers alhier [und] Peter Dangelo ebenfalls handelsmanns und burgers zu Schlettstatt als dero Herrn bruders, so dann Herrn Peter Antoni Carlÿ, auch Handelßmanns und burgers alhier, als geschwornen Vogts der zweÿen auf nachstehendem folio benamßter minorennen Erben fleißig ersucht und inventirt (…) So beschehen zu Straßburg den 15. Decembris 1755.
Denominatio hæredum, Der Verstorbene seelige hat ab intestato zu Erben verlaßen 1° Jgfr. Annam Mariam Tourny deßen leibl. Schwester seel. hier verburgert in einem Stammtheil unter beÿständung S. T. H. Antoni Ruffier handelßmanns und vornehmen burgers wie auch E.E. großen Raths alten beÿsitzers, und
2° Frau Mariam Franciscam Susannam geb. Scotty, Weÿl. Frauen Susannæ Scotty geb. Tourny als des seel. Verstorbenen Herrn auch sel. Frau Schwestern hinterlaßene leibl. Tochter und dermahlen H Joseph Antoni Cossa vornehmen handelßmanns und b. alhier ehel. Haußfrau, So dann Herrn Jacob Claude Philipp Scotty vonherged. des seel. Verstorbenen Frauen Schwester hinterbliebenen ehel. Sohn beede mit Weÿl. Herrn Jacob Scottÿ gewesenen Handelsmanns und b. zu Landau erzeigt. In dieser beeden Nahmen hat Eingangs gedachter Herr Peter Antoni Carli deren Curator dem Geschäft beÿgewohnt

Copia der Ehepacten – Bericht Gegenwärtige Inventur betreffend. Obwohhlen beede nunmehro Zertrennte Eheleuthe paragrapho 2.do in vorher einverleibter Eheberedung die Designation der Hinterbliebenen frau Wittib Zugebrachter mobilien Expresse stipulirten, so ist doch gedachter hinterbliebener der wittib gegebener bericht nach ein solches nicht Effectuirt worden (…)
In einer alhier zu Straßburg ane dem Fischmarck gelegener in diese Verlaßenschaft gehöriger behaußung ist befunden worden wie folget
Ergäntzung der Frau Wittib abgegangenen unveränderten Guths, Erstl. hat dieselbe vermög zu Schlettstatt d. 10. Junÿ 1748. über der Fr. Wb. beeder seel. Eltern Verlaßenschaffts errichteten Inventarÿ (erhalten)
Eigenthumb Ane Häußern. Erstlich eine behaußung bestehend in Vorder und hindern behaußung, nebens Häußern, Hoff und Hoffstatt, mit allen übrigen deren gebäuden, begriffen, weithen, Zugehörden, Recht. und gerechtigkeiten, allhier Zu Straßburg auff dem undern Fischmarck eins. neben H. Joh: Andreas Schneller Chyrurgo, 2.s neben H. N. Immelin dem uhrenmacher, in der Lungengaß i.s neben H. Rthr. Wolff ([biffé] Joh: Grießbach) dem Handelßmann, anders. neben weÿl. andreæ Cossa geweßenen Handelßmann wittib u. Erben in der Kuttelgaß aber einseith neben obgedachten Schneller, anderseit neben Joh: David Harnack dem riehmenschneider ehevögtlicher weiß, hinten theils auff bemeldte Persohn, theils auff Joseph Büchel dem Handelßmann stoßend gelegen, darvon Zahlt mann jährlich auff der Statt Pfenningthurn ane bod. od. durchbruch Zinnß 3 lb d. und ebenfalls jährlich auff Martini dreÿ Schilling und Zween Cappen ane ewigen Geldt der Cappellaneÿ Sanctæ Columbæ Zum Jungen St. Peter allhier, sonsten freÿ Ledig und eigen, welche behaußung, vermög dem Concept beÿliegenden Abschatzungs Schein vom 18. Jan: 1756. Von Löbl. Statt geschwornen Werckmeistern æstimirt und angeschlagen worden vor undt umb 8500 fl. nach abzug vor gedachter 3 lb. d boden Zinnßes und 3. ß 3. Cappen jährlichen ewigen Geldts So zu dobbeltem Capital à 5 pro cento 126 lb außmacht ist aber von obigem anschlag mehr nicht außzuwerffen als 4124 lb. Hierüber besagt ein teutscher Pergamentener Kauffbrieff in allhießiger Cantzleÿ Contract Stuben gefertiget, mit dero anhangendem Kleinern Insigel verwahret deßen datul ist der 17.ten aprilis 1739 mit N° 1 signirt
Item eine behaußung undt hoffstatt mit allen dero gebäudten, weithen, rechten und gerechtigkeiten, so ein Eckhauß allhier Zu Straßburg ane der Kieffer undt Steinern manns gaß (…)
It. eine behaußung Hoff und hoffstatt nebst einem kleinen Häußel (im dorff Obenheim)
Eigenthumb ane Oberherrilichleiten undt Dorffschafften, Nemblichen einen 16.den theil Mit herrschafft ane dere dörffern Bofftzheim und Widernheim (…)
Series rubricarum, der fr. Wittib unveränderte Nahrung, Sa. Hausraths 78, Sa. der Wein und faßen 183, Sa. Silbers 25, Sa. Gold oo 15, Sa. der Ergäntzung 6335, Summa summarum 6637 lb
das theilbare Vermögen, Sa. hausraths 591, Sa. der wein et f. 577, Sa. der früchten 67, Sa. der Pferd 40, Sa. rindvieh etc 44, Sa. hew und stroh (-), Sa. Silbers 155, Baarschafft 837, Sa. Eigenthums ane Häußern 7164, ane liegenden Gütheren, 40, ane Gültgütern 321, ane obrigkeitlicher herrschafft 3750, ane Pfenningzinß hauptgütern 6691, ane activ schulden 6705, Summa summarum 26.897 lb, Passiv Schulden 22.881 lb, Nach solchem abzug 4605 lb – Stall Summa 11.243 lb
Verlohrene Pfenningzinß Hauptgüther 1249, Zweiffelhaffte Schulden so theilbar 7518, Verlohrne Schulden so theilbar 4926 lb
(Schulden aus der Verlassenschafft zu bezahlend, der wittib ergäntzung 6335, nach außweißung über das gemeinschafftliche Commercium errichteten Inventarÿ 15 921, Inventations Stall undt andere Cösten 125, Summa 22 381 lb)
Copia der Ehepacten (…) Schlettstatt den 30. Maÿ Im Jahr 1732, Rumpler Königl. Notarius
– Abschatzung Vom 16. Januarÿ 1756. Auf begehren weill. Claud Tournié E E. Großen Raths Alter beÿsitzer Seel. hinterlaßener frau Wittib ist eine behaußung allhier in der Statt Straßburg, auf dem fischmarck gelegen einseits neben herren schneller dem balbierer, anderseit neben herren Himlin dem Uhrenmacher, und hinten auf frau büchlerin stoßendt, Solche behaußung bestehet in unterschiedlichen stuben Cammeren Küchen darüber ist der dachstuhl mit breitzieglen belegt hat auch 2 gewölbte Keller, i. hoff und bronnen, ferner befindet sich ein laden sampt Comptoir und 2. Magazinen, Von uns den unterschriebenen der Statt Straßburg geschwornen werckmeistern, nach vorhero beschehener besichtigung mit aller ihrer Gerechtigkeit dem Jetzigem Werth nach æstimirt und angeschlagen Vor und umb, 8500 gulden
der 2.te begriff (…) [unterzeichnet] Jacob Biermeÿer Lohner, Ehrlacher Werck Meister deß Meinsters, Werner Werckmeister

Les héritières de Claude Tourny cédent leurs parts de la maison à la veuve Jeanne Marie Françoise Dangelo

1756 (8.5.), Chambre des Contrats, vol. 630 f° 119
Jfr. Anna Maria Tournÿ burgerin, ferner Fr. Maria Francisca Susanna geb. Scottÿ H. Joseph Antoni Cossa des handelsmanns eheliebstin mit beÿstand ihres vogts H. Pierre Antoine Carlÿ des handelsmanns, dieser zugleich als vogts ihres bruders Jacques Claude Philippe Scottÿ
in gegensein Fr. Johannæ Mariæ Franciscæ geb. d’Angelo weÿl. H. Rathh. Claude Tournÿ des handelsmanns wittib beÿständlich ihres bruders H. Peter d’Angelo des handelsmanns zu Schlettstatt
eine behausung bestehend in vorder und hinderhauß nebens häußern, hoff und hoffstatt mit allen deren begriffen und rechten und gerechtigkeiten auf dem untern Fischmarckt, einseit neben Johann Andreas Schneller dem chirurgo, anderseit neben H. Johann Andreas Hymlÿ dem uhrenmacher,
in der Lungengaß einseit neben H. Rathh. Wolff dem handelsmann anderseit neben der Cossaischen wittib und erben,
in der Kuttelgaß einseit neben obgedachten H. Schneller anderseit neben Johann David Harnack dem riemenschenider ux. nôe. hinten theils auf bemelten Persohnen theils auf weÿl. H. Joseph Büchel des handelsmann wittib und erben – (davon soll man); hiesiger Stadt Pfenning Thurn 3 lb ane bodenzinß und wie man sagt, 3 sch. und zween cappen ane ewigen geld der Capellaneÿ Stæ Columbæ zum jungen St. Peter – als ein von weÿl. H. Rathh. Tournÿ ererbtes guth – um 5750 pfund

Marie Françoise Dangelo et les héritiers de son mari louent une maison à Obenheim
1756 (19.11.), Not. Nenter (Georges Fréd. 6 E 41, 971) n° 30 (1° série)
persönlich kommen und erschienen, die Viel Ehren und tugendreiche Fr Maria Francisca gebohrene d’Angelo Weÿl. des Ehren und Grosachtbaren Herrn Claude Tourny geweßenen Vornehmen Handelsmanns und Burgers wie auch beÿ E. E. großen Rath allhier alten beÿsitzes hinterlaßene Frau Wittib, beÿständlich des Wohl Ehren und Großachtbaren Herrn Dominic Cossa des handelsmanns und Vornehmen Burgers allhier, die Viel Ehren und tugendgezierte Jungfrau Anna Maria Tourny, mit assistenz des Wohl Ehrenvest und Großachtbaren herrn Anthoni Ruffier E. E. großen Raths alten beÿsitzers wie auch handelsmanns und Vornehmen burgers allhier, die Viel Ehren und tugendbegabte Fr. Maria Francisca Susanna Scotti des Wohl Ehren und Großachtbaren herrn Anthoni Cossa vornehme handelsmanns und burgers allhier Ehegattin, beÿständlich deßelben, So dann der Wohl Ehren und Großachtbare herr Peter Antoni Carli, handelsmanns und vornehmee burger allhier, als geordneter und geschworener Vogt H. Jacques Claude Philipp Scotti des handelsbedienten, die haben
in gegensein des Ehrsamen und bescheidenenen Johann Michael Jungen des Meÿers zu Obenheim (verlühen eine Behaußung im Dorff Obenheim)

Marie Françoise Dangelo loue la maison au marchand Jean Lichtenberger

1762 (15.4.), Not. Humbourg (6 E 41, 107)
Bail de 9 années qui commencent à la St Michel 29. sept. prochaine – Damle Marie Françoise Dangelo veuve du Sr Claude Tourny conseiller au Magistart et Marchand
au Sr Jean Lichtenberger marchand bourgeois de cette ville
la maison de la Dame Bailleuse scituée en cette ville au marché aux poissons, le Sr Schneller d’une part, un patissier d’autre, plus d’une autre maison scituée dans la rue dite Kuttelgass le nommé harnar d’une part, ledit Sr Schneller d’autre, lesquelles deux maisons communiquent l’une dans l’autre – moyennant un loyer annuel de 1100 livres
[in fine :] le 10. dec. 1771 continuera tant et si longtemps que l’un ou l’autre d’eux n’aura pas averti de la resolution

Nouveau bail entre les mêmes

1773 (11.1.), Not. Lacombe (6 E 41, 149)
Bail – Dominique Dangelo négociant mandataire de De Marie Françoise Tourny née Dangelo veuve de feu Claude Dourny négociant à Strasbourg demeurant Selestad, pour 9 années consécutives qui commencent à courir à la St Jean prochaine
au Sr Jean Lichtenberger marchand
la maison appartenante à la De Tourny sise en cette ville Marché aux Poissons d’un côté Sr Schneller d’autre Mann horloger
plus une autre maison dans la rue ditte Kuttelgass, le nommé Harnag d’une part, le Sr Schneller d’autre, lesquelles dittes deux maisons se communiquent l’une à l’autre et sont louées toutes deux en entier, ainsi qu’elles l’ont été jusqu’icy au Sr Lichtenberger en vertu d’un bail devant M° Humbourg, si ce n’est cependant d’un magasin construit derrière le bucher qu’occupe le Sr preneur dans la maison du Sr Bailleur donnant dans la Lungengass, lequel magasin donne dans la même rue et fait partie du présent bail
Il a été en outre stipulé que le passage de la maison appartenant à la D° bailleuse et qui donne à la Lungengasse sera fermé et intercepté durant le tems des foires de Noel et de St Jean de façon qu’il n’y ait pas de communication d’une maison à l’autre attendu que durant les foires le même passage fera partie du magasin que le Sr Lichtenberger entend louer à des marchands forains, pour 1160 livres tournois par an

Le locataire Jean Lichtenberger sous-loue diverses localités aux négociants de Neuchâtel Pourtalès et Compagnie pendant les foires.

1773 (13.1.), Not. Lacombe (6 E 41, 149)
Bail – M Jean Lichtenberger négociant, pour 9 années consécutives qui commencent à courir à la foire de la St Jean prochaine et finir à la foire de Noel 1781
à Mrs Pourtales et Compagnie bourgeois et négociant à Neuchatel en Suisse pendant lesdites 18 foires
à savoir la grande boutique de la maison qu’il tient à loyer pour 9 années de la veuve Tourny de Schlestadt donnant sur la rue avec les deux bancs et tous les tabliers ou rayons, le comptoir tel qu’il se trouve derrière lad. boutique garnie d’une table et chaises, l’usage de l’allée à côté du comptoir a celuy de la cour, celuy de l’entrée derrière la cour et le coin dans cette entrée pour y placer leurs balles de façon cependant que le Sr bailleur ou ses sous locataires ne soyent aucunement genés pour leur passage en allant et venant dans la maison plus et enfin le grand magasin derrière qui donne sur la petite rue ditte Longengasse vis à vis de M Hervé, plus le petit magasin au fond de la cour pour y placer les emballages lequel sert communément de buanderie, plus deux chambres et un cabinet au troisième étage de ladite maison dont une chambre et cabinet donnent sur le Marché aux Poissons et l’autre chambre dans la cour avec 4 bons lits de maitre, tables, chaises, commodes, miroirs et autres effets
Il a en outre été stipulé que le passage du grand magasin pour la petite cave restera fermé pendant les foires – pour 400 livres de France

Marie Françoise Dangelo meurt le 9 juillet 1774.

Sépulture, Sélestat (cath. p. 155 n° 160)
Anno Domini 1774 die nono julii mortua est sacramentis pœnitentiæ Eucharistiæ et extremæ unctionis rité munita Domina Francisca Dangelo vidua defuncto Domino Claudii tourny quondam mercatoris argentinæ, cujus corpus die 10 ejusdem mensis ad Eccleisuam Prochialem delatum persolutis ibi precibus suffragiis et cæremonis consuetis me intra scripto funus deducente ulterius nempe ad Ecclesiam R.R,P.P. ordinis sancti dominici hujus civitatis delatum fuit ibique P.R.P. ambrosio Klein conventiu Priori sepulturæ mandandum traditum fuit (i 80)

Les héritiers collatéraux de Marie Françoise Dangelo vendent la maison au négociant Benoît Jacques Dannhorn

1781 (7.2.), Not. Lacombe (6 E 41, 181) n° 29
furent presents le Sieur Dominique Dangelo Bourgeois negociant de Strasbourg la D° Anastase Dangelo son Epouse de luy duement authorisée et qu’il authorise a l’effet de ce qui suit, D° Catherine Keuffer née D’angelo veuve du Sr Jean Baptiste Keuffer vivant Bourgeois de Seelestat, le Sieur Bernardin Heinrich Bourgeois negociant à Seelestat en qualité de Mary et légitime administrateur de Dame Ursulle Dangelo son Epouse dont il dit avoir pouvoir et se portant fort, Lesdits Sr Heinrich et ladite Dame Keuffer tant pour eux personellement que pour et au nom du Sr Antoine D’angelo marchand et Claude Dangelo Pretre Vicaire demeurant à Seelestat
Et le Sr Benoit Jacques Dannaorn Bourgeois negociant de cette ville y demeurant d’autre part (signé) Dannhorn
Lesquelles parties ont fait voulu et arrêté le traité qui suit, sçavoir et 1° Lesdits Sr et Dame Dangelo Veuve Keiffern Heinrich ez noms et qualités qu’ils agissent Tous en qualité de neveu et nièce de feue la D° Marie Françoise née d’angelo veuve de Claude Tournay vivant negociant de cette ville leur tante, vendent, abandonnent et cedent au Sieur Danaorn ce acceptant
la maison qui leur appartient indivisément en cette ville marché aux poissons, le Sr Schwendt d’une part et Mann horloger d’autre
Plus une autre maison dans la rue dite Kuttelgass, le nommé Harnag d’une part et le Sr Schwendt de l’autre
Plus et enfin une troisième maison rue du Poulmon d’un coté le Sr Cossa, d’autre le Sr Kolb que le Sr Dangelo tient a bail avec leurs aisances appartenances et dependances, Sans en rien Excepter ny reserver, Lesquelles maisons ont été Louées et le sont encor au Sieut Lichtenberger negt. de cette ville -(…) 2° Le present Traité et Vente sont faits pour et moyennant la somme de 30.000 livres

Acte équivalent passé à la Chambre des Contrats

1781 (27.5.), Chambre des Contrats, vol. 655 f° 158-v
D° Anastasia geb. Dangelo H. Dominic Dangelo des handelsmann Ehegattin, D° Catharina Kauffer geb. Dangelo weÿl. H. Johann Baptista Kauffer zu Schlettstatt wittib unter assistentz gedachten H. Dangelo, D° Ursula Dangelo H. Bernard Heinrich des handelsmann zu besagten Schlettstatt Ehegattin, erstbemelter H. Heinrich und D° Kauffer vor und innahmen H. Antoni Dangelo des kauffmanns und H. Claude Dangelo des Priesters und vicarii zu ermelten Schlettstatt wohnhaffen H. brüdern
in gegensein H. Benedict Jacob Dannhorn des handelsmanns
ihnen als erben weÿl. D° Maria Francisca verwittibte Tournay geb. Dangelo ihrer tante seel. anerstorbenen auch eigenthümlich zuständig vor unvertheilt gebliebene handeslbehausung ane dem untern Fischmarckt, einseit neben Mr Staudt dem schneider, anderseit neben H. Mann dem klein uhrenmacher, gelegen nebst hoff, bronnen und hoffstatt
so dann zweÿ nebens behausungen, deren die einte einen außgang in die Lungengaß, einseit neben H. Kolb dem handelsmann, anderseit neben den Cossaichen erben,
jene aber so ihren außgang in die Kuttelgaß, eins. vorged. Mr Staudt, anderseit neben der verwittibten Fr. Harneckin und erben, hinten Fr. Büchelin zum theil zum theil Cosaischen und theils Harnackischen wittib und erben, mit allen deren übrigen gebäuden in specie dem hintergebäude dem magazin auch all sonstigen begriffen, weithen und gerechtigkeiten, nebst dem faß im keller und dem dasigen unterschlag – davon doll mann 6 gulden auff den 12. Novembris und 2. Februarÿ d. löbl: Stadt Pfenning Thurn – mit dem anhang jedoch daß einige obig verkauffte behausung H. Lichtenberger vorgedacht in mieth überlassen worden deßen lehnung auch biß Johannis Bpatitsæ tag anno 1782 zu lauffen hat (…) mit ermelten H. Lichtenberger abzufinden – um 15.000 gulden

Fils du tisserand en soie Sigismond Dannhorn de Fürth, Benoît Jacques Dannhorn épouse en 1765 Susanne Elisabeth Dambach, fille du marchand Philippe Jacques Dambach
1765 (11.1.), Not. Fické (6 E 41, 774) n° 113
Eheberedung – der Wol Ehren und Vorachtbare Herr Jacob Benedict Danhorn, der ledige Handelsmann, H.Sigmund Danhorn, des Seidenwebers und b. in Fürth, ehelicher Sohn
so dann die viel Ehren und tugendsame Jungfrau Susanna Elisabetha Dambächin weÿland Herrn Philipp Jacob Dambach gewesenen handelsmanns und burgers dahier Zu Straßburg mit auch weÿl. T. Fraun Elisabetha Barbara gebohrner Klauholdin ehelich erzeugt hinterlaßene Jungfer Tochter mit herrn Johann Steinemann dem Buchdrucker und burger alhier ihrem geordneter und annoch ohnentledigten Vogt verbeÿstandet
auf Freÿtag den 11. Januarÿ 1765 [unterzeichnet] Benedict Jacob Danhorn ais Nürnberg, Susanna Elisabetha dannbächin als Hochzeiterin

1782 XV (2 R 192) Benedict Jacob Dannhorn Ca. H Friderich August Schwind von Willstädt, 259, 261, 265, 279, 366

Benoît Jacques Dannhorn (ici Anhorn) de Nuremberg devient bourgeois en décembre 1765
1765, Livre de bourgeoisie 1762-1769 (VI 285) f° 80-v
H. Benedict Jacob Anhorn d. ledige handelsmann von Nürnberg erhalt das burgerrecht um den Neuen burger schilling, will dienen beÿ EE. Zunfft Zum Spiegel Jur. den 16. X.bris 1765.

La tribu du Miroir délivre en juillet 1765 une promesse d’admission. Il est inscrit comme nouveau tributaire luthérien le 18 décembre 1765. Il déclare faire commerce d’articles de Nuremberg.
1765, Protocole de la tribu du Miroir (XI 278)
(f° 210-v) Mittwochs den 17. Julii 1765 – Vertröstung
H. Benedict Jacob Dannhorn, der ledige Handelsmann, des Sigmund Dannhorn Seidenwebers Zu Roth Anspachischer Herrschafft, ehelicher Sohn, weißt Brief vor vom 14. Junii jüngsthin, Krafft dessen er die Handlung bei H Johann Caspar Schönberger Zu Nürnberg ordnungsmäsig erlernt hat, und bittet ihm Schein Zu ertheilen, daß man ihn nach gnädig erlangtem Burgerrecht dißors leibzünfftig als Handelsmann annehmen wolle. Nach eingesehenem Lehrbrief Erkannt, willfhart.

(218-v) Mittwochs den 18. Decembris 1765 – E. Leibzünfftiger
Vorgementer Hr Benedict Jacob Dannhorn ist auf vorgelegte Kanzlei: und Stallschein von vorgestrigem Tag gegen Erlag drei pfund Zehen Schilling Zunfftgebühr und 25 Pfund d. wegen hier nicht erlernter Handlung, leibzünfftig als Handelsmann aufgenommen worden. dt. et prom. obed: und will mit Nürnberger Waar handlen.

Benoît Jacques Dannhorn cotise à la tribu des Maréchaux pour faire commerce de fer
1768, Protocole de la tribu des Maréchaux XI 139 (1754-1770)
(f° 198) Donnerstags den 16.ten Junÿ Anno 1768 – Neuer Geld zünfftiger
Herr Benedict Jacob Dannhorn, der Handelsmann und Burger allhier stehet vor und bittet, man wolle Ihn dißorths als einen Geld zünfftiger, der mit Eißeb handelt, auf : und annehmen. Erkandt, Willfahrt dt. 3. lb. d.

Benoît Jacques Dannhorn loue une boutique pendant les foires à Senn, Bidermann et Compagnie de Bruxelles et à Pierre Dolfus et Compagnie de Wesserling en Haute-Alsace

1784 (3.8.), Not. Lacombe (6 E 41, 195) n° 6
Dépôt de bail, Lehnung von nächst künfftigen Johannis Meß 1784 ihren anfang nehmen, d. 7. junÿ 1784 – Zwischen Herrn Rathherrn Dürninger und H. Benedict Jacob Dannhorn beede bürger und handelsleuthe ist wegen einem vorhanbenden Lehnungs Tractat folgendes verabredet behandelt und beschloßen worden
H. Benedict Jacob Dannhorn an wohlgedachtem H. Rathh. Dürninger und von dießen vorgeblich für die Cie der Herren Senn Bidermann & Comp. in Bruxelles und Pierre Dolfus & comp. zu Wäßerling beÿ Cernay im Elsaß auf 6 nacheinander folgenden jahren und zwar nur während der Meßzeit der allhiesigen zweÿ Meßen als Johannis und Weÿnachten zu besitzen und zu benutzen von seinem zugehörigen an dem untern Fischmarckt gelegenen Haus in Lehnung übergibt und überläßt als
1. Im vordern Hauß den großen Laden ohne den gemeinschaftlichen Eingang mit dem daran stoßenden gegen den hof ziehenden Comptoir, alles mit Schäften wohl garnirt sambt scheiben und anderen tischen so wie alles gesehen werden (…) daß der laden wenigstens zweÿ Tag vorher ahne die Boutiquen wieder abgebrochen werden wieder zu meinem Gebrauch gelehrt seÿn muß,
2. In dem durch den hoff in Communication stehenden Nebens hauß an der Lungen Gaß den Laden ohne Schafft. so wie er gesehen worden,
3. deßgleichen den Laden im Eingang des andern Nebens Hauß an der Kuttel gaß auch ohne Schäfft.
4. der Hof ist während der Meß zu deren Herren Disposition wegen Ein: und Aus: packen jedoch bleibt er gemeinschaftlich wegen dem brunnen,
5. die zu denen Meßen bestimmte Logis bestehen Im zweÿten Stock das große Zimmer mit dem Alkoff und zweÿ betten samt der Nebens Zimmer oder Cabinet mit einem Bett und wohlbeschlüßigen Wandkästen, die dabeÿ befindliche Küche jedoch insoweit gemeinschaftlich, daß mein Kuchenschaft und nöthig Geräth und Geschirr zu meiner kleinen haushaltung darinn bleibe und meine Magd die nöthige haußkösten darinen kochen und versehen kan,
Im dritten Stock das zimmer im hoff aussehend mit zweÿ betten vor bediente, Alles mit behörigen und anderen Meubles garnirt
Betreffend Geschir Kohlen &c zu Thee oder Caffé und Meß Gratification der Magd vor reinhaltug der Zimmer und betten besorgung werden die H. von selbsten zu befriedigen wißen – um 900 livres oder 450 gulden vor jede Meß

Inventaire dressé après la mort du locataire Juste Schrœder, employé à la direction des vivres

1801 (6 fructidor 9), Strasbourg 14 (15), Not. Lex n° 1343
Inventaire de la succession de Juste Schroeder employé à ladite direction, natif de Nieder ourf principauté de Hesse Cassel baillage de Borken, décédé le 6 ventose 9 – à la requête du C. François Lefevre Employé a la direction des vivres a Strasbourg, en qualité de Curateur nommé par devant le Sr Jean Michel Remond juge de Paix du troisième arrondissement de cette ville
en son logement au deuxième étage dans la maison du Cit. tannhorn Negotiant rue du Marché aux Poissons N° 114
que le défunt a délaissé sa femme nommé Henriette Hochdörfer qui doit être commune en biens et un fils agé d’environ 12 ans domiciliés à Uslard près Göttingen en Hanovre
meubles, numéraire (1083 fr), total de l’actif 1705 fr, passif 498 fr
Enregistrement, acp 80 F° 43 du 12 fruct. 9

Benoît Dannhorn meurt en 1810 en délaissant des héritiers collatéraux
1811 (21.1.), Strasbourg 12 (36), Not. Wengler n° 5468
Inventaire de la succession de Benoit Dannhorn, négociant décédé le 27 décembre 1810 – à la requête de Philippe Jacques Robert, négociant mandataire de Jean Ulric Dannhorn, tambour major de la Garde nationale de la troisième classe a Schaubach dans le Royaume de Bavière, et d’Anne Marie Dannhorn femme de Jean Thomas Hollenbach demeurant à Ansbach, héritiers pour moitié de leur frère – Marguerite Wild veuve de François Wack servante du défunt
dans une maison sise rue St Marc n° 24
meubles, dans la cave sur le devant, dans la buanderie, numéraire, créances
Immeuble, une maison consistant en bâtiment de devant et de derrière, petite cour, pompe et tres fond avec toutes ses autres appartenances, droits et dépendances sise à Strasbourg rue St Marc n° 24, d’un côté le Sr Koffler fabricant de tabac, d’autre la veuve Boeringer, devant la rue, derrière le Sr Barthelmé – acquis de Jean Jacques Menninger et Jean Guillaume Menninger négociants père et fils par contrat reçu M° Bremsinger le 29 avril 1808, estimée 8000 fr
total de la masse active 70 498 fr
(Joints) mémoire de réparations – Testament pretendu du 28 novembre 1809 enregistré le 21 janvier 1811 (qui institue pour héritier universel Jean Ulric Dannhorn), qu’il existe un testament mystique reçu M° Meyer déposé le 28 novembre 1809
Enregistrement, acp 116 f° 83-v du 23.1.

Benoît Jacques Dannhorn vend la maison au négociant Jean Jacques Giesi et à Susanne Barbe Friesé

1808 (26.2.), Strasbourg 13 (28), Not. Bremsinger n° 4549
Benoit Jacques Dannhorn négociant
à Jean Jacques Giesi négociant et Susanne Barbe née Friesé
une maison consistant en maison de devant maison de derrière & maisons latterales situées en cette ville dans la rue dite marché aux poissons marquée n° 114 ayant une issue dans la rue du Poumon n° 2 et dans cette ditte Kuttelgass n° 3 ayant un balcon sur le devant, dans la rue dite Kuttelgass a côté du Sr Simonis d’autre le Sr Staudt avec ses caves et greniers Puits pompe circonstances et dépendances – acquise de la famille Dangelo le 27 mars 1781 à la Chambre des Contrats – moyennant 39.500 francs ou 40.000 livres
Enregistrement, acp 104 F° 197 du 29.2.

Jean Jacques Giesi épouse Susanne Barbe Friesé en 1807
1807 (21.2.), Strasbourg 9 (26 n.c.), Not. Bossenius n° 257
Contrat de mariage – sont comparus le Sieur Jean Jacques Giesi, Négociant en cette ville, fils du St Jean Ulric Giesi cidevant Employé à la Douane de Strasbourg, procréé en légitime mariage avec Dame Marie Madeleine Barthel, d’une part
Et la Demoiselle Susanne Barbe Friesé fille du Sieur Jean Friesé, Instituteur primaire à Strasbourg, procréé en légitime mariage avec Dame Marie Madeleine Bruder, agissant sous l’autorisation spéciale dudit son, père, d’autre part
Fait, lû passé & interprété en langue allemande aud. Strasbourg (…) le 21 février 1807 (signé) Jean Jaq: Giesi, Susanne Barbe Friesé
Enregistrement, acp 102 F° 22 du 28.2.

Inventaire des apports
1807 (14.3.), Strasbourg 9 (anc. cote 15), Not. Bossenius n° 335, 3159
Inventaire des apports de Jean Jacques Giesi, négociant, et de Susanne Barbe née Friessé, assitée de Jean Friessé instituteur primaire son père, mariés le 12 courant, contrat de mariage reçu par le soussigné notaire le 21 février dernier
dans la maison marché aux herbes n° 2 appartenant au Sr Simonis négociant
le mari, numéraire 15.000 fr
la femme, meubles 1343 fr, marchandises, total 14.158 fr, passif 5248 fr, reste 8910 fr
Enregistrement, acp 102 F° 51-v du 18.3.

Inventaire dressé après la mort du locataire Jean Brunner, négociant

1811 (4.6.), Strasbourg 8 (1), Not. Roessel n° 198
Inventaire de la succession de Jean Brunner négociant décédé le 13 mai courant, à la requête de Juste Chrétien Kiessling, négociant à Nüremberg, exécuteur testamentaire par testament olographe du 8 juillet 1807 déposé au rang des minutes du notaire soussigné le 16 mai suivant, Susanne Marie Deubler épouse de Samuel Schmidtmeyer, aubergiste, ménagère du défunt, légataire par testament public reçu par le soussigné notaire le 10 février courant
dans une maison marché aux poissons n° 114 appartenant au Sr Giesi négociant
mobilier 748 fr, numéraire 1290 fr, papiers, passif 739 fr
Enregistrement, acp 117 F° 69-v du 5.6.

Jean Jacques Giesi meurt en 1817 en délaissant un fils

1817 (10.7.), Strasbourg 8 (19), Not. Roessel n° 4447
Inventaire de la succession de Jean Jacques Giesi, négociant décédé le 19 avril dernier – à la requête de Susanne Barbe Friésé, la veuve mère et tutrice légale d’Auguste Emile seul enfant du défunt, en présence de Chrétien Barth docteur en médecine subrogé tuteur – Contrat de mariage devant M° Bossenius le 21 février 1807
immeubles, 1. une maison consistant en maison de devant, maison de derrière et maisons latérales situés à Strasbourg donnant par devant sur la rue dite marché aux Poissons marquée du n° 114 ayant issue dans la rue du Poumon n° 2 et dans celle dite Kuttelgass n° 3, tenant dans la rue du Poumon au Sr Staudt, d’autre le Sr Simonis, avec cave, puits, pompe, balcon et autres dépendances – acquis par le défunt et la veuve de Benoit Jacques Dannhorn, négociant, suivant acte reçu M° Bremsinger le 26 février 1808 transcrit au bureau des hypothèques volume 36 n° 149. Ledit Dannhorn l’a acquis à la Chambre des contrats le 27 mars 1781
il est loué savoir le second étage à M de Troxel pour 300 fr, le troisième étage à Mde Salins pour 200 fr, la maison de derrière à M Leveque dentiste pour 300 fr, le surplus occupé par le défunt d’un revenu de 1200 fr, ensemble 2000 francs faisant en capital 40.000 francs
dans une maison marché aux Poissons n° 114
meubles dans le comptoir, au premier étage cuisine, cave, 1372 fr, argenterie or 222 fr, créances 2000 fr, numéraire 600 fr, marchandises porcelaine décorée, porcelaine blanche, cailloutage, tôle vernissée verreries 12.417 fr, ensemble 16.612 fr
terres à Mittelhausbergen 1000 fr, total de l’actif 57.612 fr, passif 75.164 – créances hypothécaires 23.576 fr, créances chirographaires 20.500 fr, marchandises 7174 fr, déficit 17.551 francs
Enregistrement, acp 135 F° 1 du 16.7.

La veuve Susanne Barbe Friesé se remarie avec le garde magasin Henri Frédéric Baltz
1818 (16.10.), Strasbourg 8 (24), Not. Roessel n° 5874
Contrat de mariage – Henri Frédéric Baltz, garde magasin à la halle commerciale, veuf de Salomé Greiner
Susanne Barbe Friesé veuve de Jean Jacques Giesi, négociant
Enregistrement. acp 140 F° 127-v du 17.10. – communauté d’acquets partageable par moitié

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports

1819 (25.3.), Strasbourg 8 (26), Not. Roessel n° 6320
Inventaire des apports de Henri Frédéric Baltz, garde magasin à la halle commerciale et de Susanne Barbe Friesé – communs suivant contrat de mariage reçu M° Roessel le 16 octobre 1810
le mari 33.596 fr, passif 18.370 fr, reste 15.226 francs
la femme 78.508 fr, passif 49.630 fr, reste 28.873 francs
immeubles 1. la moitié d’une maison consistant en maison de devant, maison de derrière et maisons latérales située à Strasbourg, devant la rue dite marché aux Poissons n° 114 ayant une issue dans la rue du Poumon n° 2 et dans celle dite Kuttelgass n° 3 tenant sur le rue du Poumon au Sr Straudt dans l’autre au Sr Simonis avec caves, puits, pompes, balcon et autres aisances et dépendances, la moitié 30.000 fr – acquis par Jean Jacques Giesi, premier mari de la D° Baltz, de Benoit Jacques Dannhorn suivant contrat de vente dressé par M° Bremsinger le 26 février 1808 – la moitié d’un jardin à Mittehausbergen
Enregistrement, acp 142 F° 109-v du 27.3.

Lors de la liquidation en 1836, la moitié de la maison est attribuée à la veuve Susanne Barbe Friesé en pleine propriété, un quart en usufruit et un quart en propriété à son fils

1836 (18.8.), Strasbourg 9 (anc. cote 70), M° Hickel n° 5390
Liquidation et partage – entre Susanne Barbe Friesé veuve en premières noces de Jean Jacques Giesi, négociant, et épouse en secondes noces de Henri Frédéric Baltz, garde magasin à la halle communale de Strasbourg, communs en biens suivant contrat de mariage reçu M° Bossenius le 21 février 1814, d’une part, et Auguste Emile Giesi négociant son fils, d’autre part
Observations. Le Sieur Giesi père est décédé le 19 avril 1817, inventaire a été dressé par M° Roessel le 10 juillet de la même année. Contrat de mariage avec le sieur Baltz le 26 octobre 1818 et Inventaire des apports M° Roessel le 25 mars 1819
Masse active. Communauté des conjoints Giesi, article II. une maison avec appartenances & dépendances sise à Strasbourg & donnant par devant à la rue du Vieux Marché aux Poissons n° 114, d’un côté Sr Roederer, d’autre Sr Unselt, cet immeuble ayant deux issues l’une dans la rue du Poumon où porte n° 3 et où il est situé entre la propriété de M Simonis & celle de M. Oster & l’autre dans la rue des Trippes où elle porte le n° 2 & où il est situé entre les propriétés de M. Roederer et celle de M Heinrich, est évaluée à 60.000 francs – la propriété est établie à l’Inventaire Giesi – Art. III, Immeubles à Mittelhausbergen
Abandonnements – à la veuve la moitié de la maison pour 30.000 francs
au Sr Giesi le quart indivis de la maison pour 15.000 fr
2. la nue propriété et l’usufruit à la D° Baltz du dernier quart de la maison, 15.000 fr
Enregistrement, acp 243 F° 27-v du 22.8.

Propriétaire d’un quart de la maison, le négociant Auguste Emile Giesi épouse Amélie Wilcké en 1836

1836 (18.8.), Strasbourg 9 (anc. cote 70), M° Hickel n° 5391
Contrat de mariage – Auguste Emile Giesi, négociant fils de Jean Giesi, négociant, et de Susanne Barbe Friese la veuve épouse actuelle de Henri Frédéric Baltz, garde magasin à la halle de Strasbourg
Amélie Wilcké, fille de Jean Michel Wilcké, batteur d’or, et de Marie Madeleine Loechner
Art. 2, apports du futur époux, a) la moitié indivise d’une maison avec appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue du Vieux Marché aux Poissons, pour mémoire [enreg. non évaluée]
Enregistrement, acp 243 F° 28-v du 22.8. – simple communauté d’acquets

Suzanne Barbe Friesé et son fils Auguste Giesi passent un contrat de société

1837 (3.8.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 70 F° 67
Contrat de société du 1 août 1837 – entre la D° Suzanne Barbe Baltz et le Sr Auguste Giesi son fils
art. 1. Suzanne Barbe Baltz née Friesé mariée en secondes noces au Sr Henri Frédéric Baltz (lequel) n’a aucun intéret de la D° son épouse à ses affaires commeciales son fils Auguste Emile Giesi, majeur unique enfant issu en premier mariage de feu Jean Jacques Giesi
le commerce se bornera comme depuis son origine à la vente de porcelaines, cristaux, verrerie, cailloutages, fayences et toles vernies, il resra établi dans la commune propriété des associés rue du Vieux Marché aux Poissons n° 114

Auguste Emile Giesi meurt sans enfant en 1843

1841 (15.2.), Strasbourg 9 (85 nouv. cote), M° Becker n° 1069
Inventaire dressé après le décès de M. Auguste Emile Giesi en son vivant négociant à Strasbourg où il est décédé le 5 décembre 1843
L’an 1841 le lundi 15 février, à la requête 1° de Mde Amélie Wilcké, veuve de M. Auguste Emile Giesi en son vivant négociant à Strasbourg, y demeurant, agissant 1° à cause de la de la communauté de biens qui a existé entre entre elle et feu son mari aux termes de leur Contrat de mariage passé devant M° Hickel notaire à Strasbourg le 18 août 1836, 2° comme légataire universelle en pleine propriété de la totalité de la succession dudit défunt aux termes du testament olographe de ce dernier en date à Strasbourg du 20 août 1836 déposé pour minute à M° Becker, l’un des notaires soussignés suivant acte de dépôt en date du 15 décembre 1840 (…). Il est observé qu’attendu l’existence de la mère du défunt ci après nommée, ce legs universel faisant l’objet du testament se trouve réduit à trois quart en pleine propriété et un quart en usufruit aux termes des articles 915 et 1094 du Code civil
2° de Madame Susanne Barbe Friesé veuve en premières noces de M. Jean Jacques Giesi en son vivant négociant à Strasbourg épouse actuelle de M. Jean Frédéric Baltz garde magasin à la halle commerciale de lad. ville qui à ce présent l’autorise à l’effet de ce qui suit, les deux demeurant ensemble à Strasbourg, Madale Baltz habile à se dire et porter héritière pour un quart en nue propriété de M. Auguste Emile Giesi son fils né de son premier mariage, de laquelle portion l’usufruit viager appartient à Mde Giesi née Wilké ainsi qu’on l’a vu ci-dessus
dans le logement que feu M. Giesi et son épouse occupaient dans une maison dont une partie dépend de lad. succession et qui est située à Strasbourg rue du vieux marché aux poissons N° 114 où M. Giesi est décédé le 5 décembre 1840.

Titres et papiers. Cote 3. Acte de société entre le défunt et Mad° Baltz, acte sous seing privé fait double à Strasbourg le premier août 1837
acp 285 (3 Q 30 000) f° 21 du 18.2. – garde robe 783, objets mobiliers propres au défunt 517, ceux qui lui ont été donnés ainsi qu’à sa femme par forme de don manuel à l’occasion de leur mariage 5551 – mobilier de la communauté 343
acp 288 (3 Q 30 003) f° 15 – mobilier de magasin 996, marchandises 47.585
Description des titres et papiers, déclaration que le veuve Giesi a payé pour le compte de la succession 338 francs. Les héritiers ont droit en outre à la part du défunt dans l’actif de la société dissoute par son décès laquelle a existe entre lui et Susanne Barbe Friesé épouse en secondes noces de Jean Frédéric Baltz

Sa veuve Amélie Wilké se remarie en 1841 avec l’hôtelier Auguste Dœrr
1841 (9.10.), Strasbourg 9 (87, nv. cote), M° Becker n° 1363
Du 9 octobre 1841. Mariage – furent presens M. Auguste Doerr, maître d’hôtel, demeurant à Strasbourg, fils majeur de M. Isaac Doerr, propriétaire demeurant en lad. ville et de Mme Sara Lobstein, son épouse défunte, M. Auguste Doerr stipulant pour lui et en son nom à cause du mariage dont il va être question, comme futur époux d’une part
Et Mme Amélie Wilké, veuve sans enfant de M. Emile Giesin vivant négociant demeurant à Strasbourg, Mme Giesi stipulant pour elle et en son nom à cause du mariage dont il va être question, comme future épouse d’autre part
acp 291 (3 Q 30 006) f° 62 – Communauté d’acquets. Le futur apporte 1° des meubles et effets mobiliers détaillés et estimés en un état annexé à l’acte à 53.572 francs, argent 8500, créances 2065 (total, 64.137), le tout grevé d’un passif de 27.499
La future épouse apporte 1° des meubles et objets mobiliers détaillés et estimés en un état annexé à l’acte à 5698, argent 2500, créances 10.260, grevé d’un passif de 1428
plius le quart indivis d’une Maison à Strasbourg rue de l’outre n° 8, quatré pièces de terre à Batzendorf, sept pièces à Jetterswiller et six pièces à Crastadt
Donation éventuelle de l’usufruit des biens du prémouant et mutuelle

La maison figure au titre des reprises de la veuve à l’inventaire dressé après la mort de Henri Frédéric Baltz en 1846

1846 (13, 14. 9.br), Strasbourg 10 (107), Not. Zimmer n° 6352
Inventaire de la succession du sieur Henri Frédéric Baltz, vivant garde magasin de la halle commerciale de Strasbourg, veuf en premières noces de Dame Salomé Greiner et époux en secondes noces de Dame Susanne Barbe Friesé, décédé à Strasbourg le 17 juillet dernier
L’an 1846 le vendredi 13 novembre à Strasbourg en la maison mortuaire, à la requête de 1. Mme Susanne Barbe Friesé, veuve en premières noces du sieur Jean Jacques Giesi et en secondes noces dudit sieur Henri Frédéric Baltz, rentière demeurant et domiciliée à Strasbourg, agissant ès présentes à cause de la communauté de biens réduite aux acquêts qui a existé entre entre elle et ledit sieur Henri Frédéric Baltz à cause des droits de reprise er avantages matrimoniaux ainsi qu’il résulte de son contrat de mariage passé devant M° Roessel notaire à Strasbourg le 16 octobre 1818
2° Mme Julie Baltz épouse dûment assistée et autorisée de M. Auguste Heyd, boulanger, demeurant et domiciliés à Strasbourg, agissant en qualité de seule et unique héritière de M° Louis Frédéric Baltz comme étant issue du premier mariage de cette dernière avec Dame Salomé Greiner

Liquidation des reprises et indemnités. A) De celles concernant Mde veuve Baltz. § 1 Les apports en mariage ont été constatés par l’inventaire des apports dressé par ledit notaire Roessel le 25 mars 1819. Ces apports n’ont cependant été définitivement fixés que par la liquidation dressée par M° Hickel notaire à Strasbourg le 18 août 1836 entre Mde veuve Baltz et M. Auguste Emile Giesi de Strasbourg son fils issu de son premier mariage, des biens indivis entre eux & dépendant de la communauté de biens d’entre Mme Baltz son premier mari. Par suite de la liquidation il a été attribué à Mde veuve Baltz
1° La moitié indivise d’une maison avec ses dépendances sise à Strasbourg et donnant par devant sur la rue du vieux marché aux poissons où elle porte le numéro 114 & tenant d’un côté au sieur Roederer & de l’autre au sieur Unselt ayant deux issues latérales, l’une dans la rue des poumons où elle porte le numéro 3 et l’autre dans la rue des tripes où elle porte le numéro 2.
2. La moitié indivise de a) 36 ares 19 centiates de jardin section A numéro 353, b) six ares de jardin section A numéro 344 ces deux immeubles situés au ban de Küttelsheim
acp 354 (3 Q 30 069) f° 87-v – Communauté. Un mobilier évalué 4152, créances 17.115, argent comptant 299, loyers échus 236, total 21.504 francs
Le présent inventaire est suivi de la liquidation des reprises et indemnités du défunt, de la veuve et de la fille ainsi que du partage des biens des autres enfants décédés
Composition de la masse active de la communauté I. effets mobiliers 21.804, II. compensations à faire par Mde Baltz à la communauté 21.830, Total de la masse active 43.634
Masse passive. Reprises a) de la veuve Baltz 1° bonification de ses biens meubles 104, 2° héritages 2898, total 3002 francs
b) de la succession de M. Baltz suivant décompte 2716, dettes de la communauté 6285, total 12.004
Déduisant la masse passive de l. la masse active, 31.630, dont moitié pour Made Baltz 15.815
Immeubles de la communauté, vignes à Mittelhausbergen en deux parcelles
Succession. Elle se compose I. de la moitié des immeubles de la communauté, II, des reprises du Sr Baltz 27166, III. de la moitié de l’actif des biens meubless15.185, IV. de la garde robe 231, Total 18.763 – Dettes de la succession 715, Mde Heyd est créancière de la succession de son père 2511, Total des dettes 3227 – Reste 15.535
Décompte et attributions (…)

Suzanne Barbe Friesé loue une partie de la maison au négociant Henri Edmond Magnus

1852 (20.4.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 112 (3 Q 31 611) f° 4-v du 4.5.
Bail immobilier du 20 avril 1852. La soussignée dame Suzanne Barbe Friesé, rentière à Strasbourg veuve de Henri Frédéric Baltz, en son vivant garde magasin à la halle commerciale de ladite ville, donne par les présentes à titre de bail à loyer pour neuf années qui commenceront le premier mars 1853 pour finir à pareill jour 1862
à M. Henri Edmond Magnus, négociant à Strasbourg, ce acceptant
A. les localités suivantes dans une maison sise à Strasbourg composée d’un bâtiment de devant donnant sur la rue du vieux marché aux poissons N° 114, et de deux bâtiments latéraux, donnant le premier sur la rue des poumons où il porte le n°° 3 et rue des trippes n° 2, savoir
1° le grand magasin donnant sur la rue du vieux marché aux poissons, un comptoir et trois magasins se trouvant au fond de la cour, 2° tout le premier étage des dits bâtimens, 3° le grand magasin au rez de chaussée donnant sur la rue des poumons ainsi que la cave se trouvant au-dessous de ce magasin, 4° la cave voûtée se trouvant au-dessous de la cour, 5° tout le rez-de-chaussée donnant sur la rue des trippes et la cour se trouvant au-dessous et 6° deux mansardes et un bucher au grenier
et B. les objets mobiliers estimés à 274 francs.
Le présent bail et fait et accepté pour un loyer annuel de 3180 francs

Suzanne Barbe Friesé loue un logement à Thérèse Elisabeth Héloïse Leitel, veuve du négociant César Oudinot de Paris pour en faire un dépôt de crinolines

1854 (29.5.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 118 (3 Q 31 617) f° 23 du 29.8.
Bail immobilier du 29 mai 1854 – Mad. Susanne Babette Friesé veuve de feu Mr Edouard Baltz vivant propriétaire à Strasbourg où elle est domiciliée,
loue à Mad. Thérèse Elisabeth Héloïse Leitel, veuve de Mr César Oudinot, négociant à Paris
un logement au troisième étage dans a maison située à Strasbourg rue du vieux marché aux poissons n° 114 compose de trois pièces, de deux cabinets, d’une cuisine plus deux chambres mansardes au 4° étage, un grenier à linge sale et un compartiment de cave,avec jouissance des deux escaliers, dans lesquelles localités Mad. Oudinot se propose de faire gérer dans on intérêts un dépôt de crinoline par Lde Pajot Descharmes. Ce bail commencera à date du 24 juin 1856 pour finir au même jour de l’année porchaine mais iil est convenu entre les partie qu’à défaut de dénonciation réciproque avant les six dernières semaines le bail continuera pendant une nouvelle année. Le présent bail alété conclu pour un loyer de 350 francs par an

Susanne Barbe Friesé institue pour légataire universelle sa sœur Concorde Friesé femme du pasteur Ehmann

1856 (3.1), M° Louis Frédéric Zimmer
Dépôt du testament olographe de Susanne Barbe Friesé veuve Henri Frédéric Baltz, vivant propriétaire à Strasbourg où elle est décédée le 29 Xbre 1855. Ledit testament en date du 17 mai 1868, enregistré cejourd’hui
acp 446 (3 Q 30 161) f° 52-v du 4.1.
Enregistrement de Strasbourg, ssp 122 (3 Q 31 621) f° 11 du 4.1.1856 (succession déclarée le 26 juin 1856, décès du 29. Xbre 1855)
17 mai 1848. Testament – Je soussignée Susanne Barbe Friesé, veuve du Sr Henri Frédéric Baltz demeurant à Strasbourg lègue par ces présentes 1°à Made Heyd mère 5000 francs, plus en remplacement d’une parcelle de cignes qui lui était destinée précédemment 1000 francs, plus ma miniature de son père montée en bracelet
2° à Julie dille de la précédente (…) 3° à M. Auguste Heyd (…) 4° à M. Jean Frédéric Emile Ehmann mon neveu (…) 5° à Concorde Louise Ehmann ma nièce (…) 6° à Marie Julie Friesé ma petite nièce fille de Gustave Adolphe Friesé mon neveu (…) 7° aux enfants de Mde Emilie Mathis née Fries ma nièce (…) 8° à Frédérique Schoell ma nièce (…) 9° à Jacques Fritsch de Mittelhausbergen mon jardinier (…) 10° et à la domestique qui sera chez moi lors de mn décès (…) 11° à l’institution des diaconesses (…) 12° à la maison des Enfants pauvres au Neuhoff (…), 13° aux pauvres honteux de la paroisse St Nicolas
Je désire que les cérémonies de mon enterrement s’exécutent à l’Eglise de St Nicolas par M. le profeseur Bruch mon exécuteur testamentaire (…)
Pour le restant de ma succession après déduction des legs ci-dessus et de ceux que je pourrais encore faire par la suite, j’institue ma légataire universelle ma sœur Concorde Friesé épouse de M. Ehmann, pasteur, et en cas de prédécès des enfants et descendans
(f° 11-v) Codicill, 2 octobre 1851 – Je lègue à mon neveu Gustave Adolphe Friesé (…)

Jean Ehmann épouse Concorde Friesé en 1824
1824 (29.9.), Strasbourg 3 (72), M° Schreider n° 2186
Contrat de mariage – Jean Ehmann, pasteur à Gerstheim, fils de Jean Ehmann, propriétaire à Strasbourg, et de Marguerite Salomé Weber
Concorde Friesé fille de Jean Friesé, instituteur, et de Marie Madeleine Bruder
Enregistrement, acp 170 F° 18-v du 5.10. – communauté d’acquets partageable par moitié

Jean Ehmann meurt en 1850 en délaissant une fille
1851 (21.3.), Strasbourg 10 (118), Not. Zimmer n° 8908
Inventaire de la succession de M. Jean Ehmann vivant pasteur à Gerstheim où il est décédé le 28 octobre 1850 & de la communauté de biens qui a existé entre lui & D° Concorde Friesé, sa veuve survivante
Ont comparu 1° Madame Concorde Friesé, demeurant et domiciliée à Gerstheim veuve de M. Jean Ehmann vivant pasteur audit lieu, agissant aux présentes 1° à cause de la communauté de biens réduite aux acquêts qui a existé entre entre elle & M. Jean Ehmann son défunt époux en vertu de leur contrat de mariage passé devant M° Schreider alors notaire à Strasbourg le 29 septembre 1824, 2° à cause des droits & reprises qu’elle peut avoir à exercer pour biens aliénés ou dénaturés pendant la durée dedut mariage, 3° comme donataire en usufruit avec dispense de fournir caution de la moitié de la généralité des biens délaissés par ledit son mari, donation qu’elle se réserve d’accepter ou de répudier ainsi que’elle avisera par la suite
2° Mademoiselle Concorde Emma Ehmann, majeure,s ans état, demeurant et domiciliée à Gerstheim, agissant aux présentes en sa qualité de seule enfant & unique héritière dudit Sr Ehmann son père
acp 399 (3 Q 30 114) f° 84-v du 22.3. – Il dépend de ladite communauté un mobilier estimé à 33.773
reprises de la veuve 6129, reprises du défunt 1000, bibliothèque 800, créances 700
repris en nature par le Dlle Ehmann – le passif de la communauté s’élève à 9829
Succession 1) reliquat de l’actif de la communauté 11.972, 2) garde robe 169, 3) reprise 2500 – Passif de la succession 500

Concorde Friesé veuve de Jean Ehmann hypothèque la maison au profit de Sophie Bierstecher et de Jonathan Gœtz

1856 (25.4.), Strasbourg 10 (131), Not. Louis Frédéric Zimmer n° 11.492
Obligation – A comparu Madame Concorde Friesé, demeurant et domiciliée à Strasbourg, veuve de M. Jean Ehmann, vivant pasteur, laquelle reconnaît par les présentes devoir bien et légitimement
1° à Mademoiselle Sophie Bierstecher, rentière en jouissance de ses droits demeurant et domiciliée à Strasbourg, créancière, présente et acceptant, la somme principale de 18.000 francs
2° et à M. Jonathan Goetz, marchand de bois, demeurant et domicilié en ladite ville, créancier également ci présent et acceptant, la somme d principale de 12.000 francs, Ensemble la somme principale de 30.000 francs (…)
hypothèque l’immeuble ci-après désigné, savoir Une maison avec appartenances et dépendances, sise à Strasbourg, donnant par devant sur la rue du Vieux marché aux poissons où elle est marquée du n° 114 et où elle tient d’un côté à M. Roederer, de l’autre au Sieur Unselt. Cet immeuble ayant deux issues, l’une dans la rue du poumon où il porte le n° 3 et où il est situé entre la propriété de M. Simonis et celle de M. Lamarche autrefois M. Oster, et l’autre dans la rue des tripes où il porte le N° 2 et où il est situé entre la propriété de M. Roederer et celle de M. Heinrich.
Ladite maison appartient à Mad. Ehmann comparante en qualité de légataire universelle de sa sœur Dame Susanne Barbe Friesé, décédée à Strasbourg le 29 décembre 1855, veuve en secondes noces de M. Henri Frédéric Baltz, vivant garde magasin à la halle commerciale de Strasbourg, aux termes du testament olographe de ladite Dame veuve Baltz déposé après l’accomplissement des formalités voulues par la loi en ‘étude de M° Zimmer soussigné par acte dressé le 3 janvier dernier. Mad° veuve Ehmann a été envoyée en possession de tous les biens meubles et immeubles dépendant de la succession de Mad° veuve Baltz par ordonnance de M. le Président du tribunal civil de première instance séant à Strasbourg en date du 20 février dernier, de laquelle ordonnance une expédition en forme exécutoire est demeurée annexée à un procès verbal d’enchère dressé par M° Zimmer soussigné le 4 mars dernier. La débitrice certifie, sous les peines de droit, que ledit immeuble lui appartient encore en toute propriété et qu’il n’est grevé d’aucune dette, rente privilège ni hypothèque.

Le domaine de l’Etat cède à Concorde Friesé une bande de terrain devant la maison (voir aussi le cadastre)

1864 (1.3.), Maire
Vente par le Domaine
à Concorde Friesé veuve Friesé à Strasbourg
de 5 mètres 25 de terrain à détacher de la route impériale N° 4 moyennant 262 francs
acp 530 (3 Q 30 245) f° 54-v du 1.3.

Fille et héritière de sa mère, Concorde Emma Ehmann épouse en 1852 le négociant Constantin Jæger

1852 (10.1.), Strasbourg 10 (120), Not. Zimmer n° 9316
Contrat de mariage – Ont comparu 1° M. Constantin Jaeger, négociant demeurant et domicilié à Strasbourg, né à Mietesheim le 14 novembre 1821 du légitime mariage de M. Frédéric Louis Jaeger, en son vivant pasteur à Mietesheim & de Dame Chrétienne Amélie Schmidt sa veuve demeurant audit lieu, futur époux d’une part
2. Mad.lle Concorde Emma Ehmann, sans état, en jouissance de ses droits, demeurant et domiciliée à Strasbourg née à Gerstheim le 28 avril 1828 du légitime mariage de M. Jean Ehmann, vivant pasteur audit Gerstheim et de Same Concorde Friesé sa veuve demeurant à Strasbourg, future épouse d’autre part
acp 406 (3 Q 30 121) f° 32 du 12.1. – Stipulation de la communauté de biens réduite aux acquêts réserve d’apports et d’héritages. Le survivant aura l’usufruit de la moitié des dits biens.
Les apports du futur consistent en une valeur de 2250 francs et dans ses droits encore indivis dans la succession de son père à valoir sur lesquels il a déjà reçu la somme de 1000 francs comprise dans les apports
Les apports de la future consistent 1° en une somme de 10.000 francs, 2° un mobilier estimé à 3456.
Donation réciproque par les futurs au survivant d’eux de l’usufruit viager de la succession du prémouant réductible à moitié en cas d’enfant

La maison est inscrite au cadastre à partir de 1924 au nom de Jules Othon Jæger, né en 1864.

Naissance, Strasbourg (n° 463)
Acte de naissance. Le 25 février 1864 (…) a comparu Constantin Jaeger, âgé de 42 ans, négociant domicilié à Strasbourg lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin né à Strasbourg le 25 février 1864 à une heure du matin en la maison 21 rue du vieux marché aux poissons et nommé Jules Otto, fils de lui déclarant et de Concorde Emma Ehmann son épouse âgée de 35 ans (i 129)

Jules Jaeger (Strasbourg 25 février 1864 – Hochfelden 15 février 1935). Docteur en droit, Jules Jæger est notaire à Rombas puis à Hochfelden. Il se présente aux élections régionales (Landesausschuss) en 1909. Il est co-fondateur de l’Union Nationale en 1911. Accusé de nationalisme pro-français, il est arrêté et assigné à résidence à Stuttgart et à Traunstein de 1914 à 1918. Il est élu député du Bas-Rhin en 1919 sur la liste du Bloc national. « Il joua un rôle très important dans la discussion du projet de loi d’introduction de la législation civile française dans les départements recouvrés. Membre de la commission des spéculations, il dénonça en décembre 1921 les conditions douteuses et la gestion et de la liquidation des biens allemands sous séquestre » (Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, p. 1780.


Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press. Elles sont hébergées par Free-H.