27, rue des Serruriers


Rue des Serruriers n° 27 – VII 422 (Blondel), P 1067 puis section 13 parcelle 13 (cadastre)

Maison Silberrad, années 1780

Serruriers 27 (août 2015) façadeSerruriers 27 (août 2015) courSerruriers 27 (1 Fi 27)
Façade vue de l’ouest (bâtiment de gauche au premier plan, bâtiment à simple rez-de-chaussée qui ferme la cour, bâtiment de droite)
Première cour vue de la rue (août 2015)
Façade vue de l’est, années 1930 (AMS, cote 1 Fi 27)

1727, Serruriers, Miroir

(Plan-relief de 1727, © Musée historique)

La cour Prechter (Prechterhoff) comprend au XVII° siècle quatre maisons, deux Grand rue (actuels 140 et 142) et deux rue des Serruriers (actuels n° 25 et 27). Le juriste et diplomate Marc Ott (ou Otto) acquiert en 1652 la maison voisine du poêle du Miroir de l’héritière à laquelle le Grand Sénat vient de l’attribuer. A la mort de la veuve Ott, la maison revient au juriste Christophe Güntzer que Louis XIV nomme syndic royal en 1681 quelques jours après la Capitulation. Son fils Jean Christophe la recueille dans la succession de sa mère puis la vend en 1711 à l’orfèvre réformé André Altenburger. La maison appartient ensuite à des marchands, Jean Jacques Altenburger, fils du précédent, Jean Fettich qui fait faillite puis Marie Joseph Conigliano, marchand italien d’origine juive, qui en fait donation à son fils Bernard, marchand à Lunéville. Elle est ensuite propriété de l’administrateur Jérémie Evrard Silberrad (1779-1809)
Le Livre des communaux de 1587 mentionne la galerie qui ferme la cour sur 38 pieds. Le juriste Marc Ott supprime en 1654 la partie de l’encorbellement vers le poêle du Miroir. L’orfèvre André Altenburger remplace en 1715 les deux marches pavées devant la maison signalées en 1587 par deux marches en pierre. Le billet d’estimation de 1733 décrit la maison telle que la représente le plan-relief ci-contre : deux bâtiments latéraux, un passage latéral, deux cours dont l’une dallée (maison sur la gauche de l’image). Il est question des deux oriels en 1752 quand Marie Joseph Conigliano remplace leurs trois fenêtres par deux. Conigliano et son associé Simon Soubry qui ont loué une partie du poêle du Miroir sont autorisés à ouvrir en 1759 entre les deux maisons une porte de communication qui subsiste jusqu’en 1770. Jérémie Silberrad est autorisé à repeindre sa maison en 1772 à condition de supprimer les deux oriels dans les dix ans, ce qui permet de supposer que la maison a été reconstruite dans les années 1780 (comparer avec la maison Bader aux Grandes Arcades).

172 Elévations a-c-(d)
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 172

L’Atlas des alignements clos en 1829 signale un rez-de-chaussée et deux étages en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), la façade sur rue commence après le repère (c) : premier bâtiment dont chacun des deux étages a quatre fenêtres, mur à balustrade puis deuxième bâtiment dont chacun des deux étages a trois fenêtres. Les deux bâtiments ont un étage à la Mansard et un niveau de lucarnes. La première cour U représente l’arrière du mur à balustrade (1-4), le bâtiment occidental (1-2, partie gauche de la façade sur rue), le bâtiment (2-3) entre les deux cours et le bâtiment oriental (3-4, partie droite de la façade sur rue), les trois bâtiments formant un ensemble de même hauteur. La deuxième cour T représente le bâtiment (5-6) entre les deux cours, un bâtiment occidental (6-1), le fond de la cour (1-2), un bâtiment (2-3-4) formant l’angle nord-est et le bâtiment (4-5) qui ferme la cour à l’est.

172 Cours TUSerruriers 27 (1893)
Cours U et T
Local à droite du passage lors de sa transformation en 1893 (dossier de la Police du Bâtiment)

Le boulanger Chrétien Stoll achète la maison en 1853 et y fait aussitôt faire des agrandissements qui en portent le revenu de 520 à 680 francs et le nombre de fenêtres au troisième de 7 à 25, ce qui permet de dater le troisième étage. Il fait construire un bâtiment à simple rez-de-chaussée et terrasse au lieu du mur à balustrade qui fermait la cour (travaux mentionnés dans le cadastre et le dossier de la Police du Bâtiment). L’aménagement des boutiques doit dater de la même époque. Le nouveau propriétaire Louis Haffen fait transformer celle à gauche du passage en 1893 et y transfère son affaire de papiers peints. Rose Oppenheimer (qui exploite un atelier de couture 144, Grand rue) est autorisée en 1912 à établir une porte de communication avec le 27, rue des Serruriers pour y aménager des chambres d’ouvriers.
La librairie anciennement Noiriel occupe le local du bâtiment de droite, le photographe Charles Latzarus celui sous la terrasse de 1928 à 1942. A l’époque de la photographie des années 1930 ci-dessus, le local suivant, transformé en 1893, est occupé par un marchand de fromage.

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1680 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Bernard Frédéric Prechter, conseiller de la maison de Hesse-Darmstadt, et Jean Guillaume Prechter
1652 h Jeanne Salomé Prechter femme de Jean Christophe d’Ostheim
1652 v Marc Ott (Otto), docteur en droit, et (1637) Marguerite Saladin – luthériens
1678* h Christophe Güntzer, syndic royal, et (1672) Marguerite Ursule Saladin, puis (1681) Marguerite Wencker – luthériens, le mari converti
1696* h Jean Christophe Güntzer, lieutenant de cavalerie, et (1698) Marie Dorothée Gretzinger puis (1739) Marie Sibille Wahl – luthériens puis catholiques
1711 v André Altenburger, orfèvre, et (1693) Anne Marie Deucher – réformés
1742 h Jean Jacques Altenburger, marchand, et (1730) Anne Barbe Mennhard veuve de Jean Georges Zilli, puis (1750) Marie Esther Kœnig – réformés
1745 v Jean Fettich, marchand, et (1734) Marie Dorothée Huth – luthériens
1752 adj Marie Joseph Conigliano, négociant, et (1716) Marie Marguerite Marigny – juif converti, catholiques
1754 h Bernard Conigliano, marchand à Lunéville et à Strasbourg, et (1741) Marie Josèphe Mathieu – catholiques
1772 v Jérémie Evard Silberrad, receveur de l’université et de la fondation dite Corps des pensions, et (1749) Marie Ursule Richshoffer puis (1767) Marie Salomé Lemp – luthériens
1809 v Georges Dominique Ulrich, négociant puis maire de Guebwiller, et (1789) Marie Françoise Bresson
1823 v Valentin Schneegans, avoué, et (1810) Elisabeth Cuntz
1853 v Chrétien Stoll, boulanger, et (1837) Salomé Amélie Rumpp
1878* Joseph Noiriel, libraire
1879* Chrétien Stoll, fabricant de maroquin
1893* Louis Haffen, fabricant de papier peint
1929* René Haffen

Valeur de la maison selon les billets d’estimation : 3 250 livres en 1733, 2 000 livres en 1763

(1765, Liste Blondel) VII 422, Sr Conigliano
(1843, Tableau indicatif du cadastre) P 1067, Schneegans, Valentin, avoué – maison, sol, cour – 5,55 ares

Locations

1702, (cave) Jean Georges Gissing, l’un des Trois du bureau de la Taille
1706, Jean Kornmann, marchand
1709 (cave) Jean Léonard Kuhff, marchand
1743, François Alexandre de Chanterenne, contrôleur de la poste
1807, Marie Madeleine Meyer, veuve de Jean Martin Grauer, ministre du culte protestant
1837, Pierre Antoine Dupuis, inspecteur de l’Enregistrement

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

[Schloßer Gaß]
Junckher Friderich Brechter hatt vor seinem Hauß Inn Schloßergaß neben dem Spiegel vor seiner Thüeren, Oben ein steinerin Gang xxxviij schu lang, vnd iiij schu herauß, Zween besezte Tritt sampt Zweÿen Näechen xvij schu lang, vnd iij schu ix Zoll herauß, Ein außgestossen Kamin iij schu breÿt und xv Zoll herauß, Bessert für das Niessen j lb. ij ß iiij d.

(traduction) L’écuyer Frédéric Prechter a une maison rue des Serruriers à côté du Miroir. Au-dessus du communal se trouve une galerie en pierre longue de 38 pieds, en saillie de 4 pieds. Devant la maison il y a deux marches en pierre et deux chenaux d’une longueur de 17 pieds, en saillie de 3 pieds 9 pouces. La cheminée en saillie de 15 pouces a 3 pieds de large. Doit pour la jouissance 1 livre 2 sols 4 deniers

Livre des loyers communaux

Livre des loyers communaux (1741-1802)
Inscription de la porte de communication avec le Miroir suite à la décision des directeurs fonciers. Elle est supprimée en 1770 quand le cafetier du Miroir est autorisé à construire un étage

E.E. Zunfft Zum Spiegel solle Von einer 8. schu Hoh und 6. schuhe 5. zoll breiten Communication thür, Von einem Gewölb auf dem boden jhrer Zunfftstub, in Hn Conigliano darneben gelegenes hauß an der schloßergaß, Laut Prot. 1759. fol: 58.b Jahrs auf den 16. Januarÿ A° 1760. I.mo, 15 ß

(Quittungen 1760-1771)
Zufolg Erkantnus Vom 10 7.bris 1770 ist die thür hinweg und dem caffésieder (ein) stock zu bauen erlaubt worden

Directeurs fonciers (Bauherren)

1654, Directeurs fonciers (VII 1353)
L’avocat Marc Ott est autorisé à supprimer la partie de son encorbellement vers le poêle du Miroir pour aménager une pièce. Les préposés mesurent l’encorbellement qui a 36 pieds et 10 ½ pouces, la partie qui subsistera vers la maison Zeyssolff aura 19 pieds, la partie supprimée 16 pieds de long et 3 pieds 3 pouces de saillie

(f° 131-v) Donnerstags 10. dito [Augusti] Dr Otto pt° Überhangs – H Dr Marx Otto Advocati Reipubl. begert augenschein weilen er Vorhabens ein stuck von dem Vberhang an erkaufftem Prechterischen hauß in der Schlossergassen beßer hienauffwerts gegen der Spiegler Zunfftstuben Zu behueff einer Stuben Zurucken.
Erkand wann daß Allmend nicht mehrers beschweret wurd alß bißhero beschehen, soll ihme damitt willfahrt sein, doch solle durch die Werckleuth der orth besichtiget und abgemessen werden, welche referiren d. der nochstehende Vberhang 36. schue 10 ½ Zoll lang und 3. schue 3. Zoll breit seÿe, von welchem 19. schue lang gegen H. Zeißolffs hauß stehen verblieben d. vberige aber abgenommen und 16 schue lang dauon auffbaß dem Spiegel Zu versaget werden solte.
(f° 135) Montags den 28. Augusti. Dr Otto pt° Überhangs – Auff referirten Augenschein H Dr Marx Otto vorhabenden Baws ist Erkandt wurd Ihme F. D. Otto erlaubet, von dem Vberstoß erkauffter Prechterischer Behaußung in Schlossergassen 16 schue lang und 3. schue 3 Zoll breit abzuheben Und besser hienunder warts gegen dem Spiegell Zuversagen v. Zum behuff zugebrauch.

1715, Directeurs fonciers (VII 1386)
L’orfèvre André Altenburger est autorisé à remplacer deux marches pavées devant sa maison par deux marches en pierre. Le chef de chantier mesure les marches, elles ont 5 pieds de long et 3 pieds 11 pouces de large

(f° 140) Dienstags den 19. Febr. 1715. Herr Andreas Altenburger p° Staffelen – Herr Andreas Altenburger, der Silberarbeiter bittet um erlaubnus die Zween auff dem allmend Vor seiner in der Schloßer: gaßen neben der Zunfft Stuben Zum Spiegel liegenden behaußung befindliche gepflästerte tritt hinweg brechen und an deren stell zwo steinere stafflen in eben der breite und länge hinlegen zulaßen, die Zween gepflästerte tritt seind der Werckmeister abmeßung nach 5. schuhe lang und 3. schuhe 11. zoll breit. Erk. Gebettenermaßen willfahrt.

1752, Directeurs fonciers (VII 1405)
Le maçon Jean Michel Erlacher est autorisé au nom du marchand Marie Joseph Conigliano à remplacer trois fenêtres par deux à ses deux oriels

(f° 4-v) Dienstags den 1. Februarÿ 1752. H. Marie Joseph Conigliano – H. Johann Michael Erlacher der Maurermeister bittet im Nahmen H. Marie Joseph Conigliano des Handelsmanns um erlaubnus, in Zweÿen Erckern im Ersten und andern Stock deßen Haußes an der schloßergaß anstatt dreÿ fenster Zweÿ Zumachen. Erkannt Willfahrt.

1759, Directeurs fonciers (VII 1408)
Les marchands associés Conigliano et Soubry qui ont loué une partie du rez-de-chaussée du poêle du Miroir sont autorisés à ouvrir une porte de communication entre les deux maisons

(f° 58-v) Eodem die 16. Januarÿ 1759. E.E. Zunft zum Spiegel – augenschein eingenommen auf der Zunfftstub Zum Spiegel, wo H. Johann Frantz Kuhn der Handelsmann als Deputatus ged. Zunfft, um erlaubnus gebotten eine 8. schuhe hohe, und 6. schuhe 5. zoll breite Communication thür, Von einem Gewölb auf dem boden, in Hn Conigliano darneben gelegenes Hauß an der schloßergaß zumachen, weilen H. Conigliano und Soubery deßen Gemeiner, dießes Gewölb Zu einem magazin Geluhen. Erkannt Willfahrt gegen 15. ß Zinß des jahrs, welchen zinß die Zunfft Zum Spiegel Zubezahlen übernommen.

1761, Directeurs fonciers (VII 1409)
Le maçon Jean Klotz répare sans autorisation la porte de cave à la maison Conigliano. Les préposés constatent que la porte n’anticipe pas sur le communal mais mettent le maître maçon en garde contre de tels agissements

(f° 110) Dienstags den 15. 7.bris 1761. Johannes Klotz – Johannes Klotz der Maurer citatus wird Zur Red gestellt warumb er ohne erlaubnus die auff dem Allmend in der Schloßergaß an H. Conigliano hauß Liegende Keller thür Verändert. Ille sagt er hätte nur neue stein gelegt und nicht auff d. allmend anticipirt und wäre die alten stein annoch beÿhanden. Erkannt soll H: werner examiniren und wieder raportiren.
(f° 112) Dienstags den 29. 7.bris 1761. Johannes Klotz – H: Werner d. bau Inspector referirt er habe auff befehl Mgh. die neue Kellerthür an H. Conigliano hauß in der Schloßergaß welche Johannes Klotz der Maurermeister ohne erlaubnus Verändert, besichtiget, auß den alten steinen aber nicht ersehen Können, ob auff das Allmendt anticipirt worden, jedoch hätten ihn die Nachbarn Versichert, daß die neue thür nicht weiter hervorgehe als die alte geweßen. Erkant, wird beklagten vor dießes mahl der begangene fehler pardonnirt, soll sich aber in das Künfftige in dergleichen fällen nicht mehr straffbar betretten laßen.

1772, Directeurs fonciers (VII 1415)
Le maçon Wolf demande en mai 1772 au nom de Jérémie Silberrad l’autorisation de peindre la maison. Les préposés donnent leur accord à condition de supprimer les oriels. Il fait la même demande en y ajoutant la réparation de la porte, le propriétaire s’engage à supprimer les oriels sous dix ans. Les préposés acceptent la proposition du propriétaire en ajoutant que s’il achète la maison Brackenhoffer il sera tenu de reconstruire aussitôt les deux façades

(f° 60-v) Dienstags den 26. Maji 1772. Hr. Jeremias Silberrad, Exsenator – Mr Wolf, der Maurer nôe. Hr. Jeremias Silberrad, Exsenatoris, bittet zu erlauben deßen in der Schloßergaß gelegene behausung frisch anzustreichen. Erkannt, Wird hr, Rathh. Silberrad die an berührter Behausung befindliche zween Ercker wegmachen laßen, seÿe Ihme in seinem begehren willfahrt, widrigen Falls aber derselbe abzuweisen.
(f° 69-v) Dienstags den 16. Julii 1772. Hr. Jeremias Silberrad, Exsenator – Mr Wolf, der Maurer nôe. Hrn. Jeremias Silberrad, Exsenatoris, wiederholet seine den 26. Maji jüngst gethanes Petitum, ihme zu erlauben deßen Behausung ane der Schloßergaß gelegen frisch anstreichen und die Hausthür auszubeßern, unter dem von Seithen hrn. Rathherrn Silberrad gethanes Anerbieten längstens innerhalb Zehen Jahr die zween an berührter Behausung sich befindende Ercker wegmachen und eine neue façade aufführen zu laßen.
Erkannt, Seÿe hrn Rathherrn Silberrad erlaubt quæstionirte behausung anstreichen und die Haußthür ausbeßern zu laßen, jedoch mit diesem ausdrucklichen Anhang und beding, daß derselbe längstens innerhalb Zehen Jahren die Zween Ercker wegmachen und die façade grad aufführen zu laßen schuldig seÿn solle, Falls aber Hr. Rathherr Silberrad vor Verfliesung der gesetzten Zehen Jahren die neben seiner behausung stehende Brackenhofferische Behausung aquiriren solte, so solle derselbe gehalten seÿn, sogleich berührte Ercker wegmachen und die façade grad aufführen zu laßen, Welches Hr. Rathh. Silberrad danckbarlich angenommen und demselben nach zu geleben zugesagt und versprochen, Urkundlich seiner Unterschrift. [unterzeichnet] Silberrad

Description de la maison

  • 1733 (billet d’estimation traduit) la maison comprend deux bâtiments latéraux, un passage latéral, une voûte, deux boutiques, plusieurs poêles, pièce pour officier, chambre à cheminée, cuisine, vestibule dallé en pierre, séchoir, buanderie, bûcher, deux cours dont l’une est dallée, cave voûtée, puits, le tout estimé avec ses appartenances et dépendances à la somme de 6 500 florins
  • 1763 (billet d’estimation traduit) la maison comprend plusieurs poêles, chambres, deux cuisines, le comble est couvert de tuiles plates, la cave est voûtée, il y a une cour et un puits, le tout estimé avec ses appartenances et dépendances à la somme de 4 000 florins

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

3° arrondissement ou Canton Sud – Rue des Serruriers

nouveau N° / ancien N° : 8 / 27
Schnéegans
Rez de chaussée et 2 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 384 case 4

Schnéegans Valentin, Avoué
1855, Stoll, Chrétien, neveu, boulanger, rue du vieux marché aux poissons 84

P 1067, maison, sol, Rue des Serruriers 28
Contenance : 5,55
Revenu total : 524,89 (522 et 2,89)
Folio de provenance :
Folio de destination : agrandissement
Année d’entrée :
Année de sortie : 1856
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 56 / 45
fenêtres du 3° et au-dessus : 7 / 6

P 1067, maison
Revenu total : 682,89 (680 et 2,89)
Folio de provenance : agrandissement
Folio de destination :
Année d’entrée : 1856
Année de sortie :
1856 Augmentations – Stoll Chrétien neveu f° 384, P 1067, Maison, revenu 680, agrandisst. de Const.on, achevée en 1853, imposable en 1856, imposée en 1856
Diminutions – Stoll Chrétien neveu f° 384, P 1067, Maison, revenu 522, agrandisst. de Const.on, supprimée en 1856

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 357 case 1

Stoll Chrétien neveu, boulanger rue du vieux marché aux poissons, 16
1878 Noiriel Joseph, Buchhändler
1879 Stoll Christian
93/94 Haffen, Ludwig, Tapetenfabrikant

P 1067, maison, sol, Rue des serruriers 27
Contenance : 5,55
Revenu total : 682,89 (680 et 2,89)
Folio de provenance : (384)
Folio de destination : 357, aug. de C.on
Année d’entrée :
Année de sortie : 1865
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 56 / 77
fenêtres du 3° et au-dessus : 7 / 25

P 1067, maison
Revenu total : 845,89 (843 et 2,89)
Folio de provenance : 357, aug.on
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1865
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 82 / 66
fenêtres du 3° et au-dessus : 26 / 21
Année 1865, Augmentations – Stoll Chrétien f° 357, P 1067, Maison, revenu 843, Aug.on de C.on, achevée en 1862, imposable en 1865, imposée en 1865
Diminutions – Stoll Chrétien f° 357, P 1067, Maison, revenu 680, Aug.on de C.on, supp. en 1865

Cadastre allemand, registre 29 p. 148 case 1

Parcelle, section 13, n° 13 – autrefois P 1067
Canton : Schlossergasse Hs. N° 27 – Rue des Serruriers
Désignation : Hf, Whs e.n.a.T. (Skizze 9) – maison, bât. acc.
Whs e.n.a.T. (zu 11)
Contenance : 5,02
Revenu : 6500 – 7500
Remarques :

(Propriétaire), compte 496
Haffen Ludwig Joseph
1929 Haffen Antoine René
(1783)

(Propriétaire, partie 2), compte 711
Dr Kuhn Abraham Ww.
1904 Flubacher Ferdinand u Ehefr.
gelöscht 1908

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VII, Rue 240 Rue des Serruriers (p. 391)
(maison n°) 27-28

Pr. Silberrad. Jeremie Eberh. Ltié – Vignerons
loc. Strehling, Dorothée, fille – Drapiers
loc. Grob, Simon, Charpentier – Moresse

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Schlossergasse (Seite 152)

(Haus Nr.)
27
Haffen, Tapetenhandl. 0
Meyer, Kaufmann. 01
J. Noiriel’s Buchhandlung, Nachf. Friedr. Staat. 02
Binder, Hof-Juwelier. 03
Dr. Müller, Erste elektr. Lichtheilanstalt. 1
Staat, Buchhändler. 2
Mayer, Hutmacher. 2
Müller, Rentner. 2
Haffen, Eigentümer E 03
Klein, Lehrer. 3

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 849 W 269)

Rue des Serruriers 27 (1862-1995)

Chrétien Stoll fait construire en 1862 un bâtiment à simple rez-de-chaussée surmonté d’une terrasse pour servir de magasin. Le fabricant de papiers peints Louis Haffen fait transformer en 1893 la boutique à gauche de la porte d’entrée puis transfère son enseigne du 7, rue du Vieux-Marché-aux-Vins au 27, rue des Serruriers. Rose Oppenheimer dont l’atelier de couture se trouve au 144, Grand rue est autorisée en 1912 à établir une porte de communication avec le 27, rue des Serruriers pour y aménager des chambres d’ouvriers. Le propriétaire installe en 1934 une cuisine, une salle de bains et des cabinets d’aisance au troisième étage.
L’ancienne librairie Noiriel est tenue par F. Staat (1899), Defrenne (1920), Raach (1939), ensuite Librairie du Rhin (société anonyme transformée en s.a.r.l. le 1 juillet 1968) puis librairie Bildergarte (Gérard Walter, 1987).
On trouve aussi le marchand d’oiseaux Auguste Meyer et le bijoutier Binder (1899), l’Institut de traitement naturel du médecin Bernard Müller (1900), le marchand de meubles A. Zeiss (1906), la corsetière Eugénie Schlinger (1911), le marchand de beurre et de fromage en gros Albert Kleinhans (1919), l’agence immobilière Stroh (1920), l’horloger Léon Biermann (1921) et le coiffeur Alfred Walter (1936). Le photographe Charles Latzarus occupe un local de 1928 à 1942. Après la guerre, le marchand de combustibles Nerson (1953-1962), le journal l’Humanité d’Alsace-Lorraine (1954), la cordonnerie Roger Schirm (1960) puis Robert Heid (1968). Le local à l’extrême gauche de la façade est un magasin d’alimentation de régime (Royal santé, 1967-1977), puis une boutique de chaussures (Roots, 1977).

Sommaire
  • 1862 – Le maître maçon Speich demande au nom du propriétaire Stoll l’autorisation de construire un bâtiment à simple rez-de-chaussée surmonté d’une terrasse pour servir de magasin – Rapport de l’agent voyer
  • 1886 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du locataire Levystein l’autorisation de faire une prise pour environ 5 becs – Autorisation – Travaux terminés, mai
  • 1889 – La Police du Bâtiment notifie le propriétaire A. Stoll de faire ravaler la façade. Le fabricant de maroquin et de veau A. C. Stoll demande un an de délai sur papier à lettres à en-tête – Novembre 1890, le ravalement est terminé mais il y a deux enseignes perpendiculaires en français
  • 1893 – La Police du Bâtiment constate que l’entrepreneur Schoop et Mayer (2, rue Derrière les murs, ensuite rue des Jardins) fait des travaux sans autorisation. Les entrepreneurs demandent au nom du propriétaire L. Haffen l’autorisation d’occuper la voie publique pour transformer le rez-de-chaussée – La voie publique est de nouveau libre, mai 1893
    1893 (mars) – Le même entrepreneur demande l’autorisation de poser une devanture, d’abaisser le plancher et d’ouvrir deux soupiraux – Dessin (le local transformé est la boutique à gauche de la porte d’entrée) – Travaux terminés, mai
    1893 (juillet) – La Police du Bâtiment constate que le fabricant de papiers peints Haffen a posé sans autorisation un store mécanique – Demande – Autorisation de poser un store et une enseigne perpendiculaire – L’enseigne est posée, le store n’est pas réglementaire, août
    1894 (juillet) – L. Haffen demande l’autorisation de transférer son enseigne du 7, rue du Vieux-Marché-aux-Vins au 27, rue des Serruriers. Il argue que le store doit beaucoup avancer sur la voie publique puisque la devanture est très haute. Le store n’est pas garni de toile (septembre 1895)
  • 1899 – Le marchand d’oiseaux Auguste Meyer transfère son magasin du 38, Faubourg de Pierre au 27, rue des Serruriers. Il demande l’autorisation de poser une enseigne plate et deux enseignes perpendiculaires – Autorisation
  • 1899 – La Police du Bâtiment constate que le bijoutier Binder a posé sans autorisation une enseigne plate. Demande de transférer l’enseigne du 7, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons au 27, rue des Serruriers – Autorisation – Dossier classé, décembre
    1899 (décembre) – Le libraire F. Staat (librairie Noiriel) déclare qu’un des deux stores est à mettre au compte du bijoutier Binder
  • 1900 – André Reuss demande au nom du médecin Bernard Müller (Institut de traitement naturel, Institut für naturgemässe Behandlung) l’autorisation de poser une enseigne à la préfecture qui transmet le dossier à la Police du Bâtiment – Autorisation
  • 1901 – L. Haffen demande que la Police du Bâtiment intervienne dans une affaire de servitude avec son voisin (n° 25) qui a le droit de déverser les eaux provenant de son toit vitré par la propriété Haffner. Il arrive que la neige qui glisse du toit inonde sa cour. La Police du Bâtiment se rend sur les lieux puis écrit à la voisine la veuve Kuhn en lui demandant de poser un dispositif d’arrêt. Elle répond qu’elle a toujours fait enlever la neige en produisant une facture et traite son voisin de chicanier
  • 1901 – Le médecin Bernard Müller demande l’autorisation de poser une lanterne électrique – Autorisation – La lanterne est posée, février 1902
    1903 – Le même demande l’autorisation de poser une enseigne sur verre – Autorisation – L’enseigne est posée, septembre
  • 1904 – Propriétaire de la maison voisine n° 29, A. Reichard se plaint que des immondices provenant de la propriété Haffner entrent par les soupiraux et provoquent de mauvaises odeurs – La Police du Bâtiment constate que la fosse d’aisances fuit – La fosse est raccordée aux canalisations, juillet 1904
  • 1904 – La Police du Bâtiment notifie Louis Haffen de faire ravaler la façade – Travaux terminés, novembre
    Le peintre Anheiter (11, rue du Finckwiller) demande à la préfecture l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique – L’échafaudage n’est plus en place, octobre
  • 1906 – La Police du Bâtiment constate que le marchand de meubles A. Zeiss a posé une enseigne plate sans autorisation – Demande – Autorisation
  • 1907 – Rapport d’intervention des pompiers. Un feu s’est déclaré dans une pièce. Dossier classé, janvier 1907
  • 1911 – La corsetière Eugénie Schlinger demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation – L’enseigne est posée, décembre
  • 1911 – Rose Oppenheimer (atelier de couture) demande l’autorisation de relier par des portes le deuxième étage du n° 29 (ou Grand rue n° 144) au troisième étage du n° 27 pour y aménager des chambres d’ouvriers. La Police du Bâtiment note que le projet s’oppose au règlement puisqu’il faut pratiquer des ouvertures dans des murs coupe-feu. La pétitionnaire argue de précédents (fabrique de parapluies Frank, boulevard de la Porte Blanche) – La Police du Bâtiment autorise d’ouvrir une porte sous conditions.
    1911 (décembre) – Rose Oppenheimer (144, Grand rue) est autorisée à établir une porte de communication entre les maisons 27 et 29 – Un seul logement est aménagé au lieu de deux. La pétitionnaire reporte l’aménagement du deuxième en présentant des arguments et en prouvant que la sécurité est assurée en cas d’incendie – La Police du Bâtiment consent à que toutes les conditions de l’autorisation ne soient pas remplies et accorde un an de délai.
    1914 (mai) – Rose Oppenheimer dont les affaires ne sont plus aussi bonnes demande de prolonger la situation – La Police du Bâtiment donne son accord
  • 1919 – Le marchand de beurre et de fromage en gros Albert Kleinhans demande l’autorisation de poser une enseigne – Autorisation
  • 1920 – L’agence immobilière Stroh, anciennement 28, rue des Juifs, demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation
  • 1921 – L’horloger Léon Biermann demande l’autorisation de poser une horloge et une enseigne perpendiculaire – Autorisation, l’enseigne n’est qu’à 2,20 mètres du trottoir mais sera retirée chaque soir
  • 1920 – Le libraire Defrenne, successeur de Staat, demande l’autorisation de poser des vitrines qui augmenteront la surface d’étalage. La Police du Bâtiment répond que le règlement interdit les vitrines si le trottoir a moins de deux mètres de large – Le libraire réitère sa demande, la Police du Bâtiment accepte. Un an s’écoule sans que les vitrines soient posées
  • 1928 – Le photographe Charles Latzarus demande l’autorisation de poser une enseigne – Accord
    1929 – Autre demande, enseigne Photo Rapid, croquis (Photo Rapid – 27 – Passbilder) – Autorisation
  • 1929 – Transformation d’un hangar au fond de la deuxième cour, non réalisée – Plans de l’architecte Jean Sorg (4, rue du Vingt-deux-novembre)
  • 1915. Commission des logements militaires, rien à signaler
    Plaintes de locataires – 1907, Alfred Sprauel sur les conditions de son bail
    1924. L’avocat Keller, propriétaire du 142, Grand rue, se plaint des odeurs qui émanent de caisses à fromage vides que dépose le marchand Emile Staebler dans la cour du 27, rue des Serruriers
    1925. Plainte au sujet de l’odeur provenant des cabinets d’aisance – La Police du Bâtiment propose des mesures à prendre – Affaire classée, mars 1926
  • 1931 – Lucien Haffen demande l’autorisation de poser une inscription provisoire Exposition Lucien Haffen pour la durée du 22 novembre au 8 décembre – Accord
  • 1932 – Le photographe Charles Latzarus (Photo Charles) demande l’autorisation de poser une lampe électrique pour éclairer les devantures – Autorisation
  • 1934 – Suite à un incendie, le service des incendies constate que la cheminée est défectueuse – Réparations terminées, avril
  • 1934 – L’architecte Sorg (6, rue Saltzmann) demande l’autorisation d’aménager une cuisine, une salle de bains et des cabinets d’aisance au troisième étage pour le compte du propriétaire L. Haffen – Plan – Autorisation
  • 1936 – Le coiffeur Alfred Walter demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation
  • 1939 – Le libraire Raach déclare avoir retiré son enseigne perpendiculaire
  • 1942 – Le photographe Charles Latzarus déclare qu’il a retiré son enseigne après avoir déménagé 46, rue du Vieux-Marché-aux-Vins (Fotola)
  • 1946 – L’entrepreneur Bravin (18, rue Saint-Nicolas) est autorisé à occuper la voie publique pour réparer le crépi
  • 1953 – Le marchand de combustibles Nerson demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation
    1962 – Le marchand retire son enseigne
  • 1954 – Rapport de visite à la demande du propriétaire, Lucien Haffen. Une brique coupe-feu provenant d’un bâtiment bombardé au n° 29 est tombée dans sa cour – La Police du Bâtiment demande aux deux propriétaires de réparer le mur mitoyen.
    1954 – Lucien Haffner permet à l’architecte Kronenberger de consulter le dossier du 27, rue des Serruriers
  • 1954 – La Police du Bâtiment constate que le journal l’Humanité d’Alsace-Lorraine a posé sans autorisation une enseigne en lettres détachées – Demande par l’administrateur Roeslin – Autorisation
  • 1956 – Lucien Haffen (domicilié sur place) est autorisé à occuper la voie publique
  • 1957 – La Police du Bâtiment constate que la Librairie du Rhin a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire au néon – Demande, croquis – Autorisation
  • 1960 – Roger Schirm (société Resseméclair, 7, rue de Berne) demande l’autorisation de remplacer la devanture à cadre en bois par une nouvelle de même dimension
    1963 – Le même (société Talonéclair) demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse (Bottier, cordonnerie), croquis
    1968 – Roger Schirm déclare avoir cédé son affaire à Robert Heid
  • 1964 – L’entreprise Moelli, Matter et Compagnie (22, rue Lafayette à la Meinau) est autorisée à poser des matériaux sur la voie publique
  • 1967 – Dossier de transformation d’un magasin – Demande de permis de construire, magasin d’alimentation de régime Royal santé (magasin à l’extrême gauche de la façade) Plans par l’ensemblier J.-P. Friderich (10, rue Thiergarten) – Description du projet – Autorisation
    Suivi des travaux. L’ancienne devanture a été déposée, la nouvelle devanture métallique est en place (mars 1967). Les travaux sont achevés (mai)
    1977 – Avis de changement de débiteur. Ancien débiteur, Royal Santé, nouveau, Marie Thérèse Zilliox
  • 1967 – Droit d’enseigne Foerter (savonnerie), le commerce n’est plus exploité
  • 1968 – La gérante de la Librairie du Rhin (société anonyme transformée en S.a.r.l. le 1 juillet 1968) déclare qu’elle a renoncé à poser l’enseigne prévue
  • 1977 – La s.a.r.l. Roots demande l’autorisation de transformer la devanture d’un magasin et de poser une enseigne (chaussure), photographie – Autorisation de poser une enseigne
    1987 – La société Roots est autorisée à vendre sous forme de liquidation avant travaux
  • 1979 – La Police du Bâtiment notifie Lucien Haffen de faire ravaler la façade. La veuve Haffner charge l’entreprise Coopeinture (9-b, route des Romains à Kœnigshoffen) des travaux et sollicite une subvention – Autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique après accord de l’Agence des Bâtiments de France. La Ville accorde une subvention de 6624 francs sur un total de 41 403 francs
  • 1987 – Le libraire Gérard Walter (librairie Bildergarte) demande l’autorisation de repeindre la devanture et d’y apposer le nom de Bildergarte – Autorisation – L’enseigne est posée, novembre 1987
  • 1987 – La société Roots demande l’autorisation de transformer la devanture
  • (suite non consultée)

Relevé d’actes

Les frères Bernard Frédéric et Jean Guillaume Prechter passent un accord concernant les capitaux assis sur la cour Prechter (Prechterhoff) composée de quatre maisons (à savoir deux Grand rue, actuels 140 et 142, et deux rue des Serruriers (actuels n° 25 et 27) dont l’une (140, Grand rue) a été cédée à Frédéric Wohlfarth

1636 (25. Julÿ), Chambre des Contrats, vol. 475 f° 668-v
Der Vertrag vom II. dito Lautet von Worten zu Worten Wie Volgt
Zuwißen, Kundt und offenbahr seÿe hierimit Jeden männiglichen demnach Zwischen vnß Bernhardt Friderichen und hannß Wilhelm Prechtern gebrüdern vber vnserm Stamm: und Fidei commiss hauß alhie der Prechter hoff genannt vornemblicher vnder deßelbigen Zwo quarten, deren eine Vornen in die schloßer gaßen sich eräuget, und gegenwertig von vnß selber Zum theil bewohnt Würdt die Ander aber gegen der Obernstraßen gelegen der Zeit Pfandtschillings weiße in H Johann Friderich Wolfahrts handen nun etlich Jahr hero, wegen beedereits von uns ahngemaßen würcklichen Stamm rechtens und abtrag deren darob. hafftender beschwerden nicht geringe Mißverständt sich befunden (…)
Anfänglichen ist Zwischen vnß beschlossen, abgeredt und verglichen, daß alle und Jede Forderungen, so Ich gannß Wilhelm Prechter entwed. an den Prechter hoff selber, oder umb deß hoffs willen an die sambtliche geschwistrige Zusprechen, mit meinem Bruder Bernhard Friderichen, alß under wahren Vngezweiffeltes Aigenthumb zugleichen theilen gemein sein sollen. Warunder dann vornehmblichen begriffen 1575 gulden Capital, so im Jahr 1620. Zu bezahlung der Hussischen Creditoren die wegen einer von unserm Vatter see: vor Kniepßen abgelegten Bürgschafft, im Endtertheil wider vnß gemeine Geschwistrige, alß Prechterische Erben und darauff die immission in den Prechter hoff der Stieff Fraw mutter von vnserm vatter seel. dabeuor legirter Wÿdumbs sitz erhalten, durch ertsgenannte unsere Stieff frau muter in die Müntz deponirt worden (…)
(f° 670-v) Ferner die zinß auß denen Jenigen Kellern so Vetter Johann Carlen Prechter wegen Balthasar Prechters in Anno 1606. bei selbiger theilung erhaltenen Quart hoffs, an statt der Zinnß von 375. R. Währung den Geschwistrigen vberlaßen (…)
(f° 671-v) Insonderheit aber ist verabschiedet, daß auch die Besserung auff vnseren Fideicommiss hauß in der Schuhmacher gassen gelegen, daß Westhauß genannt, so ietzt mahlen feil stehet, vnß beeden Zur gleichen theilen aigenthümblichen gemein seÿe (…) Würdt aber daß hauß nicht verkaufft, so bleibet die Abnutzung deßelbigen so weit sie vber die beschwerden reichen würdt under deßen Gemein doch allererst von Michaelis schirist künfftig Zurechnen und anzufahen (…)
So geschehen Straßburg den 11. Tag Monaths Julÿ im Jahr nach Christi Unsers Einigen Erlößers und Seeligmachers geburth 1636. (Locus sigilli) Bernhard Friderich Prechter, hannß Wilhelm Prechter

Bernard Frédéric Prechter, conseiller de la maison de Hesse-Darmstadt, hypothèque la maison au profit de Josias Glaser, conseiller du roi de Suède

1642 (31. maÿ), Chambre des Contrats, vol. 489 f° 452
Erschienen der Ehrenvest- hochgelehrte H Friderich Deckher V. I. D. & Advocatus, alß Befelchhaber, wie Er sagte, deß Wohl Edel Gestreng Bernhard Friderich Prechters Fürstl. Heßen darmstatt: Rhats
hatt in gegensein deß Edel Vest. H Josiæ Glasers Königl. Schwedisch. Rhats – schuldig seÿe 100 Reichßthaler, weg. der ahne gefordert. 125 Reichßthaler haußzinnß
dafür in spê. Und.pfand sein soll, die helffte ahne dem Adelich. Prechterisch. alhie in schloßergaß. gelegenen, und sich in die obere straß hienüber Ziehend. hoffs, mit allen deren gebäwen, daran die andere helffte H Johann Friderich Wolfahrt. Fünff Zehenern, Zum theil, theilß aber Frawen Salomeen Bullianerin Weÿl. Frantz Rudolph Guischard nachgelaßene wittibin, welche Zuvor verhafftet ist umb 300. R. Jr hannß Friderich von Botzheim, so dann umb 600. R. weÿl. frawen Magdalenæ Ursulæ Prechterin seel. Erben

Par décision du 18 juin 1652, le Grand Sénat a mis Jeanne Salomé d’Ostheim née Prechter en possession de la maison qu’elle vend en décembre à Marguerite, femme de l’avocat Marc Ott en s’y réservant l’habitation sa vie durant

1652 (29. X.br), Chambre des Contrats, vol. 512 f° 741
Erschienen die Wohl Edel- Viel tugendsame Fr: Johanna Salome wittib von Ostheim, gebohrne Prechterin, mit beÿstand deß Ehrenvest- hochgelehrt- H Johann Philipß Kasten V.I.D. und E.E. Kleinen rhats Advocati & Procuratois ihres Curatoris
hatt in gegensein der wohl Ehren- Viel- tugendsamen Frawen Margarethæ deß Edel Vest – hochgelehrt. H. Marx Otten U.I.D. und dißer Statt Consiliarÿ & Advocati so von derentweg. anietzo nach Regenspurg vff den allgemeinen Reichßtag angesanndt word. ist, eheliche haußfrawen
hauß, hoff, hoffstatt, höfflein mit allen deren Gebäwen, Begriffen, Recht. und Zugehördt. alhie in der Schloßergaß, einseit neb. der Zunnftstub. Zum Spiegel anderseit neben H Johann Ludwig Zeißolffen ehevögtlich weiße, hind. vff. H Käuffer selbsten stoßend gelegen, so Zuvor umb 251. lib. 18 ß 1 d. ehrengedachtem H käuffer selbst. verhafftet sonsten aber und ihro der Fr. Verkäufferin crafft EE. Groß. Rhats am 19. Junÿ dißes Jahrs ertheilten collocation Bescheÿds, wie auch der darauff erfolgter, und durch wohlgedacht Rhat den 2. Xbr. nechsthin confirmirter Außweißung, auß weÿl. Jrn Bernhard Friderich Prechters seel: Verlassenschafft iure Crediti, assignirt, adiudicirt und zugesproch. word. ist – über erstgerührte Beschwärdt Zugang. umb 148. lib
dabeÿ die Fr. Verkäufferin ihro expresse reservirt und in deß. Verkauff außtrucklich. eingedingt hatt, daß Sie die für Sie nothdurfftige Wohnung noch die übrige Zeit ihres lebens in der verkauften Behaußung ohne Zinnß haben möge

Le docteur en droit Marc Ott épouse en 1637 Marguerite Saladin, fille de pharmacien (Marc Ott, narif d’Ulm, a été chargé de nombreuses missions diplomatiques)
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 211)
1637. domin. 1. Adventus 3. 10.bris. H. Marcus Ott. Beÿder Rechter Doctor vnndt hiesiger Cantzleÿ Inspector, Jungfr. Margaretha H Johann Georg Saladins, Apotheckers undt burgers alhie Eheliche tochter. Eingesegnet dinstag 12. 10.bris St: Thoman (f° 217)

Marc Ott devient bourgeois à titre gratuit et tributaire au Miroir
3° Livre de bourgeoisie (4 R 105) p. 876
Herr Marx Ott beeder Rechten D. vnd hat weilen Er sich an Herrn Johann Georg Saladins burgers Vnd Apoteckers Eheliche dochter Margaretham verheurathet sich vmb das burgerrecht vnd gaß Er beÿ den Spieglern Zünfftig werden und* angemeldt darauff dan auch Erkandt daß ihme daß burger recht auß Sonderbarer begnadung geschenckt sein solle Jur d. 29. Xbris 1637

Marc Ott meurt en novembre 1674
Sépulture, Saint-Thomas (luth. p. 728)
H. D. Marx Otto Advocatus starb den 5. Novembris 1674. horâ 9 antemerid. v. ward den 8 begraben Zu Sti Gall seines alters 74 Jahr (i 314)

Jeanne Salomé Prechter veuve de Jean Christophe d’Ostheim meurt sans descendant en 1654 dans la maison rue des serruriers appelée la Quarte cour Prechter (Prechterische Quarthoff). Elle déclare dans son testament avoir été obligée de vendre sa maison à Marx Ott qui la lui a payée comptant et institue pour son héritière sa sœur Anne Elisabeth Besold née Prechter

1654 (28.3.), Me Braun (Jean Philippe, 5 Not 1)
Inventarium unndt beschreibung aller derjenigen Haab, Nahrung undt güetere, so die Wohl Edle, Viel Ehren vndt Tugendreiche Fr. Johanna Salome gebohrne Prechterin, deß weÿlandt wohl Edel gebornen Gestreng Undt vesten Jr. Johann Christoff von Ostheim hinterlaßene adeliche fr. wittib nach Ihrem den 12.t Martÿ dieses innstehenden 1654. Jahrs aus dießer weltt gethanen seel. hientritt hinter Ihro verlaßen, So auf freundliches ansuchen erfordern undt begehren der Wohl Edlen, Viel Ehren: und tugendreichen frauwen Annæ Sophiæ gebohrner Nietelin mit beÿstandt des Wohl Edelgebohrnen, Gestreng undt vesten Jr. Clauß Jacob Haffners Ihres herzgeliebten Ehe Junckern und des Edlen und Hochgelehrten Herrn Johann Heinrich Weÿlandts Jurium Doctorandi undt des Löbl. Ritterstandts im Vntern Elsaß wohlverordneten Sÿdici. So dann des auch wohl Edelgebohrnen Gestrengen und Vesten Jr. Christoph Friderich Besoldts fürstl. Baden durrlachischen hoff vndt Stall Meisters mit Hilff des Ehrenvesten, fürsichtigen und weisen herrn Johann Böllers E. E. Grosen Raths alhie alten beÿsitzers, Seines H Schaffners undt erbettenen beÿstandts, Beÿde alß von d. Adelich verstorbenen frawen seel. p. Testamentum solemne in scriptis eingesetzter Erben. Durch die auch Wohl Edle Viel Ehren und Tugendreichee Jgft. Mariam Rosinam gebohrne Besoldin, welche beÿ wohl Edelbemelter frauwen seel. biß an Ihr Letztes Ende und noch biß dato in Hause verplieben – Actum undt Zuegangen in Wohlermelter Statt straßb. dienstag und Mittwoch den 28. et 29. Martÿ stÿl. vet. A° 1654.
Apertura Testament Claudi, den 28. Martÿ A° 1654.
(f° 2) Der Adelichen Testaments Erben Protestation die Heredität anderer gestalt nicht, alß cumbeneficio legis et Inventarÿ anzutretten

In einer inn der Schloßergaßen gelegener behausung der Prechterische Quarthoff genannt, ist befunden word. wie volgt.
Ane Haußrath. In d. Wohnstuben, In der Stub Cammer, In der Cammer A, In der Cammer B
(f° 9) Abzug inn dießes Inventarium gehörig, Sa. haußraths 62, Sa. früchten 1, Sa. Silbers 2, Sa. guldin Ringe 2, Sa. baarschafft 22, Sa. d. Schulden 1832, Summa summarum 1923 lb – Schulden 51, Nach deren Abzug 1871 lb
(f° 11) Copia Testamenti Clausi – Zum esten, so will und befehle Ich, daß von den Jenig. Jahr geldern, welche meine beede Stieffsöhne, die wohlgebohrne Junckern Albrecht Ludwig und Philipß Julius von Ostheim (…)
Zum Andern Verordnte Ich meiner lieben Schwester Tochter, der wohl Edelgebohrnen Mariæ Rosinæ Besoldin (…)
Drittens, Erkenne Ich Zwar gar wohl die großen undt mannigfaltigen guettathen so der Edel und hochgelehrt herr Marx Otto, beed. Rechten Doctor, und der löbl. Freÿen Reichs Statt Straßburg wohlverdiente Advocat (…) in puncto der Außweißung des Prechterisch. Quart hoff mir Zu eig. erworben, Alle Uncosten, so hierzu auffgangen und nöthig angewendet werden müßen, auß seinen Eigenen seckell baar dargeschoßen, Ja Endtlich auch, Alß Ich gar nichts mehr zugeleben, und Kein Andere Mittell hülff noch Rhat hatte, dann den einig. Steinhauffen, so der Prechterische Quarthoff genant, und aber weder beÿ meiner Freündschafft, weg. ereigneten und mir wohlbewußter Gelt mangelß, noch beÿ And.n frembden leüthen, außtragende dero beÿsorg, daß Sie nicht etwan in die Prechterische Rechts process möchte eingeflochten werden (…) auff mein Instendiges Ansuchen besagten Prechterischen Quarthoff Zu gutem meinem Contentement ahne sich erkaufft (…)
Hierauff und für das Sechste Zu der Erbeinsatzung (…) So erinnere Ich mich Zwar nicht unbillich, meine noch im leben habenden hertz geliebte Schwester, die Wohl Edelgebohrne Frawen Annæ Elisabethæ Besoldin wittib gebohrne Prechterin (…) Zu gleichen portionen instituirt und eingesetzt haben Vor wohl delgedachten meinen lieben Vetter , Christoph Friderich Besoldtt, v,dt obwohl Ehrengenante leine liebe baaß Annam Sophian Haffnerin gebohrne Nittelin (…) Beschehen in Straßburg Freÿtags den 29. Aprilis Anno 1653.
Copia Erster Nach disposition, d. 8. Augusti A° 1653

Les administrateurs de la fondation ottonienne (stipendium ottonianum, fondée par Marc Ott) cèdent à la veuve, Marguerite Saladin, pour le prix d’estimation de 3 500 livres les deux maisons que Marc Ott a achetées des héritiers Prechter et qu’il a en partie reconstruites

1677 (22. 7.br), Chambre des Contrats, vol. 546 f° 661-v
der Edel- from und Wohlweÿse Herr Johann Friderich Würtz deß beständigen Regiments der herren fünff Zehn alß Præfectus deß Ottischen stipendÿ, und im nahmen der gesambter herrn Præfectorum, welche aus ihrem mittlen, Ihne herrn XV. Würtzen zu gegenwärtiger Verschreibung /:seiner anzeig nach:/ deputirt haben
in gegensein deß Edel- Vest- hochgelehrten Herrn Johann Ulrich Fridten Jcti. et Reipubl. Patriæ Syndici et Consiliarÿ, alß Curatoris der Edlen viel Ehr und tugendsamen frawen Margarethæ Ottin gebohrner Saladinin, weÿl. deß Edel- Vest- hochgelehrten herrn Marx Otto U.I.D. und dießer Statt geweßenen Advocati et Consiliarÿ Senj. nunmehr seel. nachgelaßener Wittibin, demnach ehren gedachter Herr P. Ott, in seinem uffgerichteten und per Mortem confirmirten Testamento, wie es nach deßen Zeitlichen hintritt mit siener künfftigen Verlassenschafft gehalten werden sollen heilsam und sehrt wohl disponirt, Zumahlen der ietzmahligen fraw Wittibin, den Usum fructum seines gantzen Vermögens, und also mithin zwo tertzen ahne hernach beschriebenen Häußern /:dann der übrige dritte theil, wolhgedachter Ottischen fraw Wittibin weilen berührte häußer stante matrimonio resp. erkaufft und theils new erbawt worden, Vorhien eÿgenthümblich gehöre:/ wÿdumbs weiß Ihr lebtag ruhig zugenießen legirt, Und aber die Ottische fraw wittib, deß besagte zwen dritte theil Ihro auch eÿgenthümblich überlaßen werden, und also beÿde häußer, deroselben allein pleno Jure zustehen möchten Verlangt, Alß hetten wohl Ehren gedachte herren Præfecti sich Zusammen gethan, die Sach reiffklich überlegt, beÿde Häußer 7000 R. æstimirt und ein hellig geschloßen (…)
Zwen dritte theil dem stipendio für ohnvertheilt gebühren, ahne obgemelten häußern, höffen, hoffstätten und allen übrigen deren Gebäwen, begriffen, weithen, Zugehördten, Rechten und Gerechtigkeiten und ligt daß Eine hauß in der Straßen, einseit neben hannß Peter Edel dem Stuckh: und glockhen: Gießer, anderseit neben herrn Johann Philipp Zeißolffen dem Jüngern, handelßmann,
daß andere ist in der Schloßer gaßen, einseit neben der Zunfft zum Spiegel anderseit neben weÿl. Herrn Johann Ludwig Zeißolffen deß handelßmanns nunmehr seel. nachgelaßenen Erben, gelegen, und der übrige Ein dritte theil, oberwehnter maßen der Frawen Cessionariæ Zuständig – Vnd were dieße Cessio geschehen umb. 46663 R. – Act. 22. 7.br 1677

Marguerite Saladin meurt l’année suivante. La propriété de la maison passe à Christophe Güntzer et à sa femme Marguerite Ursule Saladin.

Sépulture, Saint-Thomas (luth. p. 759)
1678. Fr. Margaretha Ottin gebohrne Saladinin, weÿl. H Marx Otto gewesenen J. U. D. v. Advocati wittib, starb den 28. Aug. hora X. noct. v. wardt begrab. d. 1. Sept. Ihres alters 59 Jahr 15 wochen, Zu St Galli (i 329)

Lors du partage de la succession, la maison est attribuée au fils de Marguerite Ursule Saladin, le lieutenant de cavalerie Jean Christophe Güntzer qui hypothèque la maison au profit du chanoine Joseph von der Borcht. La femme du débiteur, Marie Dorothée Gretzinger, se porte garante de l’obligation quelques jours plus tard

1701 (24. Xbris), Chambre des Contrats, vol. 574 f° 653-v
herr Johann Christoph Güntzer, Hr von Plobßheim
in gegensein Herrn Joseph Van d. Borcht Canonici Capitularis und Hn Remigÿ Freÿermuths Schaffners des Stiffts Jung St. Peter allhier – schuldig seÿe 750 pfund
unterpfand, Sein Herrn Güntzers eÿgenthübliche allhier in der Schloßer Gaß einseit neben d. Zunfft Zum Spiegel anderseit neben Fr. Zeißolffin Wittib gelegen hinden auf Hn Johann Friderich Würtzen Handelßmann stoßenden behaußung, mit allen zugehördten, Rechten Und Gerechtigkeiten
[in margine :] Fr. Maria Dorothea geb. Gretzingerin, hierinn Hn Debitoris Eheliebstin mit beÿstand Johann Georg Gretzingers des Handelsmanns Ihres leiblichen bruders Und Hn Johann Mertzen auch Handelsmanns Ihres Schwagers (die) hat sich kräftig und ohnverscheidentlich verbürgt, den 28. dec. 1700

Jean Christophe Güntzer loue la grande cave à Jean Georges Gissing, l’un des Trois du bureau de la Taille

1702 (18. Xbris), Chambre des Contrats, vol. 575 f° 515
Hr. Joh: Christoph Güntzer
hatt in gegensein S. T. Hn. Joh: Georg Guissings U. J. Ddi u. Dreÿers der Statt Stalls
entlehnt, in seiner allhier in der Schlossergaß einseit neben dem Spiegel anderseit neben der Zeÿsolffischen wittib hinten auf Hn. Würtzen stoßend gelegener behaußung den großen keller sambt 4 stück Vaßer (…), auf dreÿ jahr lang anfangend auf 1.mo Januarÿ 1703, um einen jährlichen Zinß nemlich 15 pfund

Jean Christophe Güntzer loue une partie de sa maison, notamment le deuxième étage, au marchand Jean Kornmann

1706 (25.11.), Chambre des Contrats, vol. 579 f° 856
hr. Joh. Christoph Güntzer Lieutenant de Cauallerie
in gegensein H. Joh. Kornmanns Handelsmanns
entlehnt, in seinem Hauß allhier in der Schlossergass neben dem Spiegel folgende gelegenheiten alß alle appartements deß zweithen stocks außer einer Cammer welche hr. Güntzer occupirt, Item eine schwartz getüch Kammer u. ein Kellerlein im hintern Hoff u. ein frucht Kästlein, auch die erlaubnus die wesch auff der trückeneÿ auffzuhencken u. in der Kuchen in dem unterhoff zu waschen doch mit vorbehalt der præferentz für fr: Güntzerin – auff 2 jahr lang anfangend den 1. Januarÿ 1707, um einen jährlichen Zinß nemlich 75 pfund

Jean Christophe Güntzer loue une cave au marchand Jean Léonard Kuhff

1709 (19.2.), Chambre des Contrats, vol. 582 f° 89
hr Joh: Christoph Güntzer Lieutenant de Caualleries
in gegensein H. Joh: Leonhard Kuhff handelsmanns
entlehnt, seinen vordern Keller allhier in seiner behaußung in der Schlossergass, auf 6 jahr lang anfangend auf den 15. Aug: 1708 um einen jährlichen Zinß nemlich 20 lb

Jean Christophe Güntzer hypothèque la maison au profit du bijoutier Jean Georges Finx

1709 (2. Xbr.), Chambre des Contrats, vol. 582 f° 662
hr Joh: Christoph Güntzer Lieutenant de Cauallerie
in gegensein Joh: Georg Finx Jubilirers – schuldig seÿe 750 pfund
unterpfand, sein hauß c. appert: allhier in der Schlossergass, einseit neben der Zunfftstueb zuem Spiegel anderseit neben denen Zeÿsolphischen E.E. hinten auff H. Rathh. Wurtz

Nouvelle hypothèque entre les mêmes

1710 (13.6. ut supra), Chambre des Contrats, vol. 583 f° 384-v
hr Joh: Christoph Güntzer Lieutenant de Cauallerie
in gegensein H Joh: Georg Finx goldarbeiters – schuldig seÿe 250 pfund
unterpfand, seine behaußung c. appert: in der Schlossergass, einseit neben der zunfftstub zu Spiegel anderseit neben dem Zeÿsolffischen hauß hinten auff d. Würtzische hauß

Troisième hypothèque entre les mêmes

1710 (4.9. ut supra), Chambre des Contrats, vol. 583 f° 552-v
hr Joh: Christoph Güntzer Lieutenant de Cauallerie
in gegensein H. J: Georg Finx goldarb: – schuldig seÿe 500 pfund
unterpfand, das Güntzerische hauß allhier in der Schlosser gass, einseit neben dem Spiegel anderseit neben dem Zeÿsolffischen hauß

Jean Christophe Güntzer vend 5 000 livres la maison à l’orfèvre Jean Georges Finx qui déclare avoir agi au nom d’André Altenburger

1711 (3.7. ut supra), Chambre des Contrats, vol. 584 f° 372
(5000) S.T. hr J: Christoph Güntzer XV.ner
in gegensein H. Joh. Georg Finx goldarbeiters [in margine :] für H. Andreas Altenburgers goldarbeiters erkaufft habe
eine behaußung hoff hoffstatt mit allen begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten in der schloßergass, einseit neben der zunft stueb zuem Spiegel anderseit neben H. brackenhoffer, hinten theils auf H. Rathh. Wurtzen theils auf Zeÿsolff – um 250 capital verhafftet, geschehen um 2500 pfund

L’inventaire des apports de Catherine Marguerite Agricola est dressé dans la maison de son curateur après qu’elle a épousé le boucher Jean Huguenel de Bischwiller

1723 (8.1.) Me Pantrion (Jacques Christophe, 40 Not 49)
Inventarium über Frauen Catharinæ Margarethæ Hugenelin gebohrner Agricola, zu Herrn Johann Hugenel burgern und Metzgern zu bischweiler, in den Ehestand zugebrachte Nahrung, auffgerichtet in Anno 1723.
So beschehen in Straßburg, in fernerer Gegenwart S.T. Herrn Andreæ Altenburgers der Frauen geweßenen Vnd noch ohnentledigten Curatoris, den 8. Jan: 1723.
In einer behaußung alhie zu Straßburg In der Schloßergaßen gelegen, so herrn Andreæ Altenburgern der frauen H. Vogten zuständig, ist befunden worden, wie volgt
Schulden 72 lb, Nach solchem abzug 606 lb

André Altenburger meurt en 1733. Les experts estiment la maison 3 250 livres lors de son inventaire après décès.
Anne Marie Altenburger femme de Jean Henri Labhard de Paris cède à son frère Jean Jacques Altenburger ses droits sur la maison

1742 (13. 9.br), Me Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 239) Joint au n° 176 du 22. oct. 1742
(Inventarium und beschreibung aller derjenigen Haab Nahrung und Güthere, so weÿl. Frau Anna Maria Altenburgerin, gebohrne Deucherin, auch längst weÿl. herrn Andreæ Altenburgers geweßenen Silberarbeiters und burgers allhier zu Straßburg seel. hinterbliebene frau wittib)
(Theilregister f° 13) Eigenthumb ane einer behaußung betreffend. Solche behaußung, hoff, hoffstat und Klein Vorhöfflein mit allen deren appertinentis und Gerechtigkeiten, gelegen allh. ane der Schloßergaß einseit neben jr E. Zunfft Zum Spiegel, wie solche in dem Verl. Inventario fol: – et seq. mit mehren beschrieben, hat die frau Erbin Vor ihrer deran articipirende helffte in crafft der auff papier timbré in frantzösischer Sprach durch S. Hazon et Girault, Notaires royaux Verfetigten von Ihro und dero herrn Eheliebsten Herrn Jean Henry Labhard unterschriebenen procuration und respe. Declaration datirt Paris den 13. 9.br A° 1742. so in originali mein des Notarÿ Concept beÿ gelegt
ihrem Herrn bruder und mit Erben S.T. Herrn Johann Jacob Altenburg. in ohnvertheiltem Erbe eigenthümlichen cedirt und überlaßen vor und umb die gantze behaußung gerechnet 5000 lb

Jean Jacques Altenburger loue un logement à l’ancien contrôleur de la poste François Alexandre de Chanterenne

1743 (23.3.), Chambre des Contrats, vol. 617 f° 121
H. Johann Jacob Altenburger der handelsmann
in gegensein H. François Alexandre de Chanterenne ehemaligen Controlleur au Bureau de la poste allhier
entlehnt, eine dem verlehner eigenthümlich gehörig ane der Schloßergaß, einseit neben E.E. Zunfft zum Spiegel, anderseit neben weÿl. S.T. H. Ammeister Brackenhoffer erben gelegenen behausung, wovon sich der verlehner aber das hinterste gebäu im hoff lincker hand den platz vor die beßerung vorbehält, wie auch einen speicher über dem großen hindergebäu über der trockneÿ welche er sich ebenfalls auff jeweilig vorhergehenden resquisition zu tröcknung der wäsch reservirt, so dann den freÿen ein: und ausgang vor sich seine pferdt durch das große thor zu dem ende der verlehner einen schlüßel darvon zu haben befügt ist – auff 6 nacheinander folgenden jahren anfangend auff nächst künfftigen Johannis Baptistæ – um einen jährlichen zinß nemlich 400 gulden

Jean Jacques Altenburger vend la maison 6 250 livres au marchand Jean Fettich

1745 (22.4.), Chambre des Contrats, vol. 619 f° 261-v
H. Johann Jacob Altenburger der handelsmann
in gegensein H. Johann Fettich des handelsmanns
eine behausung, hoff und hoffstatt mit allen übrigen deroselben begriffen, weithen, zugehör und rechten ane der Schloßergaß, einseit neben E.E. Zunfft zum Spiegel, anderseit neben weÿl. S.T. H. Elias Brackenhoffer gewesten Ammeisters erben, hinten theils auff Louis Chalon dem handelsmann und E.E. großen Raths alten beÿsitzer theils H. Lt. Frantz Oesinger – als ein elterliches erbguth – um 6250 pfund

Jean Fettich et Marie Dorothée Huth hypothèquent la maison au profit de Catherine Elisabeth Helck, veuve du brasseur Jean Henri Pettmann

1745 (22.4.), Chambre des Contrats, vol. 619 f° 263
H. Johann Fettich der handelsmann und Maria Dorothea geb. Huthin mit beÿstand ihres vettern Johann Daniel Gräthel des handelsmanns und Johann Wilhelm Schatz zinngießers
in gegensein Catharinæ Elisabethæ geb. Helckin weÿl. Johann Heinrich Pettmann des biersieders wittib mit beÿstand Johannes Jung des fischkäuffers, in fernerer gegenwart Johann Theobald Helck biersieders als vogts Johann Philipp Brandhoffer, zu bezalung des kauffschillings hiernach beschriebener behausung – schuldig seÿen 4000 pfund
unterpfand, eine anheute erkauffte und aus obigem vorschuß grösten theils bezahlte behausung, hoff und hoffstatt cum appertinentis ane der Schloßergaß, einseit neben E. E. Zunfft zum Spiegel, anderseit neben weÿl. S.T. H. Elias Brackenhoffer gewesten Ammeisters erben, hinten theils auff Louis Chalon dem handelsmann und E.E. großen Raths alten beÿsitzer theils H. Lt. Frantz Oesinger – als ein elterliches erbguth

La maison de Jean Fettich est vendue par enchère judiciaire. Le marchand Marie Joseph Conigliano l’acquiert pour 5 020 livres

1751 (16. Xbr.), Chambre des Contrats, vol. 625 f° 644-v
Ganthkauf, donnerstag d. 16. Decembris 1751 – In sachen Johann Daniel Fettich des von hier ausgetrettenen handelsmanns falliment betreffend ist die in solche mass gehörige behausung samt deren zugehör und rechten ane der Schloßer gaß, einseit neben E. E. Zunfft zum Spiegel, anderseit neben weÿl. S.T. H. Elias Brackenhoffer gewesten Ammeisters erben, hinten theils auff Louis Chalon dem handelsmann und E.E. großen Raths alten beÿsitzer theils H. Lt. Frantz Oesinger, um 10 040 gulden
H. Rathh. Marie Joseph Conigliano des handelsmanns

Marie Joseph Conigliano fait donation de sa maison à son fils Bernard Conigliano demeurant à Lunéville

1754 (15.6.), Me Laquiante (6 E 41, 1003)
Donnation – Sr Marie Joseph Conigliano Marchand demeurant Marché aux Poissons
au Sr Bernard Conigliano son fils Puisné Marchand bourgeois demeurant à Luneville
D’une Maison a Luy appartenante en cette ville de Strasbourg Scize rue des serruriers cy devant appartenant au Sieur Fettich, tenant d’un côté au poël des miroirs d’autre maison de Mde la veuve de Brackenhoffer derrière celle de M Oesinger devant ladite Rue avec toutes ses appartenances et dépendances comme le Sr Conigliano Pere l’achepté a la Canthauß le 16. dec. 1751

Bernard Conigliano épouse la fille d’un marchand de Lunéville, Marie Josèphe Mathieu : contrat de mariage, proclamation à Strasbourg
Copia der Eheberedung. Pardevant le tabellion general en Lorraine resident a Luneville, sont comparus le sieur Bernard Conigliano fils mineur du sieur Marie Joseph Conigliano marchand demeurant a Strasbourg et de Demoiselle Margueritte Marigny son Epouse, ses père et mère, assisté dudit Sieur son pere, de M. Joseph Conigliano avocat au Conseil souverain d’Alsace son frere, du Sieur Michel Bussenne marchand de la majesté le Roy de Pologne son beau frère (…), Et Damlle Marie Joseph Mathieu fille mineure de deffunt le Sr Jean Claude Mathieu lorsqu’il vivoit marchand a Luneville et Demoiselle Marie Leclerc ses père et mère (…), fait et passé a Luneville le 16 octobre 1741, Thiriet notaire instrumentaire

Procl. Mariage, Saint-Laurent (cath. f° 264-v)
Anno domini 1741 die 23.octobris in Ecclesiâ nostra publice factâ D. Bernardum Conigliano, filium legitimum D. Mariæ Josephi Conigliano Civis et mercatoris hujatis et Margarethæ Marinier uxoris ejus in parochiam nostram dimissimus ad Rdum Dnum Le Roy canonicum regularem vicarium parochiæ Sti Jacobi Lunévillæ, quatenus par eum matrimonio jungi valeat cum pudica Dcella Josephâ Mathieu filia legitima Dni Joannis Mathieu et Mariæ * uxoris ejus, in dictâ parochiâ Sti Jacobi Lunevillæ commorante (i 262)

Bourgeois de Lunéville, Bernard Conigliano sollicite son inscription à la tribu du Miroir. Il présente le certificat de son apprentissage chez des marchands de Lyon comme le lui a demandé la conseil qui le reçoit. Il déclare exercer le commerce d’épices
1752, Protocole du Miroir (XI 277)
(f° 127) Sambstags den 5. Augusti 1752 – H. Bernard Conigliano, so Zu Luneville verburgert, Herrn Rathherrn Conigliano Ehelicher Sohn, haltet an, Ihme Einen schein an EE großen Rath einzutheÿlen daß E: E: Zunfft, Ihne, nach gnädig erlangten burgerrecht, dißorths Leibzünfftig als handelsmann auff und annehmen wolle, beÿfügend, Er hätte die handlung allhier beÿ seinem herrn Vatter, und Zu Lyon erlernet.
Erkandt, weilen Petent, in dem Handels Lehrjung Protocollo nicht eingeschrieben, als solle derselbe vorderist Einen lehrbrieff in formâ probanten beweißen quo facto In seinem begehren gewillfahrt werden solle.
(f° 176-v) Dienstags den 20. Augusti 1754 – Leibzünfftiger (1 lb) – H. Bernard Conigliano weÿl. Hn Rathh. Conigliano, geweßenen Schöffen beÿ dießer E. Zunft und Handelsmanns nachgelaßener Ehel. Sohn, ist auf vorgewießenen authentischen attestat, erlernter Handlung beÿ Herrn Devarennes und Duplex, die handelsherren Zu Lyon, und Zufolg producirten Stall scheins vom 19.t dießes, Leibzünfftig als Ein handelsmann, gegen Erlag Ein Pfund pfenning, auff und angenommen worden, dt. et prom. obed. und declarirt den Specereÿ handel treiben zu wollen, jedoch auff Confirmation Gnäd. Herren d. XV.

Bernard Conigliano meurt en 1760 à Lunéville. Il délaisse sept enfants dont son associé Simon Soubry est tuteur. L’inventaire se limite à décrire les biens que le défunt détient à Strasbourg. Les experts estiment la maison rue des Serruriers 2 000 livres. L’actif de la communauté est de 34 399 livres, le passif de 30 139 livres.

1763 (22. febr.), Me Lichtenberger (Jean Frédéric, 6 E 41, 337) n° 866
Inventarium über Weiland Herrn Bernard Conigliano, des geweßten Handelsmanns u. b. alhier zu Straßburg nunmehro sel. Verl. – nach seinem den 22.ten Januarÿ A° 1760. u. zwar au Luneville, in Lotharingen aus dießer welt genommenen tödlichen hientritt hie zeitl. Verlaßen, Welche Verlt. auf freundliches ansuchen und begehren Hn Jean Baptiste Conigliano, auch handelsmanns und burgers hieselbsten, als geordnet u. der gleich nach dem Eingangs dieses Inventarÿ in specie benamster KK. u. Erben, ersucht u. inventirt dh. H. Simon Soubry, den handelsmann und burgern alhier, des Defuncti gewes. Associé, Mand° noe. Frauen Marie Joseph geb. Matthieu, der disorts hinterbl. u. zu besagtem Luneville wohnhaften Wb.
So geschehen in der königl. Stadt Strasburg in einer auf dem untern Fischmarckt gelegener in diese Verl. gehöriger u. hernach beschriebener behausung, auf Dienstag d. 22.ten februarÿ Anno 1763
Der Verstorbene selig hat ab intestato Zu seinen Erben Verlaßen als, 1. H. Bernard Jean Baptiste Conigliano, Philisophiæ stud. so 19. Jahr alt, 2. Jean François Chrisostome Conigliano, so 17. Jahr alt und in Erlernung der handlung begriffen, 3. Jgfr. Marie Joseph Conigliano, so 15 Jahr alt, 4. Jgfr. Anne Gabriel Conigliano, so 14 Jahr alt, 5. Jacque Joseph Conigliano, so 11 Jahr alt, 6. Estienne Louis Conigliano, so 7 ½ Jahr alt und 7. Charlotte Marguerithe Conigliano, so 5 Jahr alt, Alle 7. des Verstorbenen seel. mit eingangs gemelter seiner hinterbliebenen Wittib ehel. erzeugter u. ab intestato zu gleicher portionen und antheilern Verlaßene Kinder und Erben, derne geordnet und geschworenen Vogts ist auch eingangs gemelter H. Soubry der Handelsmann und b. alhier, Und in Ansehung der 5. älteste Vorbenamste Kinder, beÿ Ordnung gelaßen worden, mithien alhier ohnverburgert, alß ist in deren Nahmen ferner hiebeÿ erschienen Hr Joh: Peter Chaumont der Handels Man u. E.E. Kl. Raths dermalig Wohlverdienter Beisitzer, als aus erst Edelbesagten Kl. Raths Mittel ermög Extractus unterm 18. hujus hierzu inspecie abgeordneter Hr Deputatus.

Bericht über gegenwärtige Verl. Nach deme man zu gegenwärtiger Verl. Inventur hat schreiten wollen, declarirte Eingangs gemelter Kinder u. Erben geschworner Herr Vogt, wie daß der Verstorbene seel. annoch eine handlung und Verschiedene güther zu Luneville in Lotharingen beseßen und hinterlaßen deren qualitæt und quantitæt aber Ihme noch Zur Zeit ohnbekandt, mithin und über des Defuncti alhie Verlaßene Nahrung dermalen ein Inventarium Könne errichtet werden. Weßhalben man dann auch Keine Separation und Abtheilung Zwischen der Wb. und Erben Vermögen Vornehmen sondern gegenwärtiges Invent: einig und allein Zu Contentirung Löbl. Stadt Stalls alhier überbesagte hiesige Verl. und zwar unter einer Massa errichten und veschreiben Können.
Eigenthum ane behausungen. Erstl. eine Gewerbs behausung am untern Fischmarckt (…)
It. I. bhßung Hof u. hoffstadt mit allen deren Gebäuden, begriffen, weithen, Zugehörden, Rechten u. Gerechtig Keiten gelegen alh. zu Strasb. ane der Schloßer Gaß, i.s. neben E. E. Zunfft zum Spiegel, 2.s neben weil. H. Ammeister Eliä Brackenhofers sel. Erben, hinten theils auf weil. H. Regierungs Rath Oesinger seel. Fr. Wb. und Erben u. theils auf H. Charle Chalon den handelsmann u. Königl. Wechßler stoßendt ,so auser einem H. Rathh. Wilhelm Kornmann dem Banquier alh. schuldigen u. darauf Versicherten auch hernach unter denen passivis befindl. Cap. freÿ ledig und eigen, u. dh. obernante der Stdt. Strsbg. geschw. M. Werck Meistere, laut erwehnten Abschatzungs Zedul æstimirt worden pro 2000. lb. Darüber ist vorhanden ein pergamentener Ganth Kauf brieff mit. Kl. Raths anhangend. Ins. Verwahrt datirt d. 16. Dec. 1751.
– Abschatzung Vom 1. febrÿ 1763. Auff begehren Weil: H: Bernhardt Cogilliano ist eine behausung Alhier in der Statt Strasburg, Auff dem Obern Fischmarckt Gelegen Einseits Neben Den Sadtlerischen Erben, Anderseits Neben Hn: Soldt dem Eisenhandler und hienden Auff Dem Ulmer Graben stosent Gelegen, solche behausung besteht in einem Forder und hiender Gebeÿ Warinen ettlichen Stuben Frantzösische Camin Camern hauß Kamern Und eine Kichen Dar jber seindt Die Dach Stiell mit breidt Ziglein belegt hat auch ein Gewelbten Keller Hoff und brunen. Von uns Unterschriebenen der Statt Strasburg Geschwornen Werck Meister Nach Vorhero geschehener besichtigung mit Aller Ihrer Gerechtigkeit Dem Jetzigen Wahren Werth Nach æstimirt und Angeschlagen Worden, Vor und Umb, Sechs Thausent Gulden
Der Zweÿte begriff jst Auch Alhier in der Statt Strasburg in Der Schloßer gas Gelegen Einseits Neben Fr: Amaisterin bragenhofferin und hienden H. Ratther Esinger Stosent Gelegen, solche behausung besteht in Ettliche Stuben Kamern und Zweÿ Kichen Dar jber ist der Dach Stull mit breidt Ziglein belegt hat auch ein Gewelbten Keller Hoff und brunen. Von uns Unterschriebenen der Statt Strasburg Geschwornen Werck Meister Nach Vorhero geschehener besichtigung mit Aller Ihrer Gerechtigkeit Dem Jetzigen Wahren Werth Nach æstimirt und Angeschlagen Worden, Vor und Umb, Vier Thausent Gulden [unterzeichnet] Werner, Huber

Hausrath, Sa. Silber 168, Sa. Eigenthums ane behausungen 4706, Sa. Schulden 11 209, Sa. baarschafft 686, Waaren Zur Wurtz Handlung gehörig 16 563, Sa. Wein und Faß 453, Sa. Pferd u. Geschirr zum Fuhrwerck gehörig 25, (…), Summa summarum 34 399 lb, Schulden aus der Verlassenschafft zu bezahlend 30 139, Deducendo verbleibt 4260 lb
Zweiffelhaffte und verlohrene Schulden 846 lb – Stall summa 3787 lb
Copia der Eheberedung. (…), fait et passé a Luneville le 16 octobre 1741, Thiriet notaire instrumentaire

Les héritiers Conigliano esposent les deux maisons aux enchères. Jérémie Evrard Silberrad se rend acquéreur de celle rue des Serruriers moyennant 5 537 livres strasbourgeoises mais les vendeurs exercent ensuite leur droit de retrait

1772 (14.4.), Me Laquiante (6 E 41, 1043) n° 33
Enchere – Sr Jean Philippe Pino Marchand mandataire De Marie Josephe Mathieu veuve de feu Bernard Conigliano marchand du Roy a Luneville y demeurant tant en son nom propre que comme tutrice naturelle de Jacques Joseph Conigliano et Sr Etienne Louis Conigliano et de Dlle Marguerite Charlotte Conigliano ses enfants mineurs, 2. Messyre François Pascal Gabriel Darsilay de Chateaufort chevalier capitaine de dragon a la suite du Corps des Dragons de France et Anne Gabrielle Conigliano son épouse (document préparatoire du 29. mars 1772, Anne Gabrielle Conigliano veuve Harbier épouse en secondes noces de M François Pascal Gabriel Darsilay de Chateaufort), 3. de M Jean François Chrisostome Conigliano ancien conseiller du Roy son avocat general a la cour de Metz dt. a Luneville, M Gaspard Jean Baptiste de Brunet capitaine aide major au régiment de Lorraine infanterie (en garnison à Strasbourg) en qualité de père et tuteur naturel de du fils mineur procréée de son mariage avec Marie Josephe Conigliano
la maison marché aux poissons le 28. avril, à François Hirn negociant 24 000 livres
la maison rue des serruriers, le 4. mai, à M Jeremie Eberhard Silberrad ancien Conseiller au Grand Sénat de cette ville et Receveur de l’université et de la fondation dite corporis pensionum, la maison marché aux poissons à Simon Cusinat 30 160 livres
Premièrement En une maison de commerce Scituée en cette ville de Strasbourg sur le marché aux poissons maison de devant et de derrière cour pompe Cave boutique arrière boutique appartenances et dépendances, entre le Sr Sold et Sr Schoenlaub, derrière ruelle fermée des deux bouts ditte le fossé de l’hopital devant audit marché aux poissons, Ensemble les Chantiers de la cave les tirroirs Contoirs et rayons de la boutique un fourneau de fonte avec ses tuyaux dans l’arrière boutique et un fourneau de fonte avec ses tuyaux dans le bureau, un grand fourneau ou cheminée debole* et un buffet attaché au mur dans le poele du premier étage, un fourneau de fonte avec ses tuyaux, chargé d’une rente annuelle de 12 livres envers le couvent de Ste Marguerite plus une rente foncière de 18 livres envers la tour aux phenings pour raison de Balcon
Secondement En une maison située audit Strasbourg Rue des Serruriers, deux cours, écurie cave appartenances et dépendances, d’un côté les héritiers Backenhoffer [sic], d’autre la tribu du miroir devant rue des Serruriers derrière De Oesinger et Sr Chalon (héritiers Georges Guillaume Solde d’une part, S Jean Baltasar et Georges Frédéric Sattler d’autre rue des serruriers Le poel des mirroirs et veuve Brackenhoffer, sans mise), Ensemble au premier étage un fourneau de fayence dans la sale un dito de fayence ordinaire dans le poele de devant, au second étage un fourneau carré avec ses tuyaux, un fourneau rond de fonte avec ses tuyaux, Au Rez de chaussée une chaudiere de Cuivre rouge dans la buanderie et les chantiers dans la cave, Comme aussy les différents articles D’ameliorations faites dans ladite maison par M Spiehlmann dernier locataire
la maison de commerce criée 20 000 livres, Jean Pfaehler 20 100 livres – le 21. avril au Sr Silberrad pour 21 000 livres
la maison rue des serruriers criée 20 000 livres, Sr Bubenhoffer farinier 20 400 livres – le 28. avril au Sr SIlberrad pour 22 150 livres

Les héritiers Conigliano vendent quelques jours plus tard la maison 6 300 livres à Jérémie Evrard Silberrad, receveur de l’université et de la fondation dite Corps des pensions

1772 (7.5.), Chambre des Contrats, vol. 646, f° 260, Not. royal Laquiante, 4.5.1772
auf ansuchen H. schaffners Jeremias Eberhard Silberrad, nachstehenden kauff contract
Mrs de Brunet et Pinot mandataires le Sr Brunet pour lui en tant que tuteur naturel de son fils et tous deux comme mandataire de de la De veuve Conigliano et de Ms et Des les héritiers de Conigliano, qu’en vertu du retrait par eux exercé le 30 avril dernier
M. Jérémie Eberhard Silberrad, ancien conseiller du Grand Sénat de cette ville et receveur de l’Université de la Fondation dite corporis pensionum
la maison située dans la rue des Serruriers, appartenances, dépendances telle qu’elle se trouve plus amplement spécifiée dans le procès verbal du 14 avril dernier – pour 25 200 li.t.

Fils d’administrateur, Jérémie Evrard Silberrad épouse en 1749 Marie Ursule Richshoffer, fille de marchand : contrat de mariage, célébration
1749 (26.11.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 105) n° 246
(Eheberedung) zwischen dem Wohl Edlen und Hochachtbahren Herrn Jeremia Eberhard Silberrad, verschiedener Hochadelichen Familien Wohlbestelltem Schaffner, des wohl Edlen, Hochachtbahren und Rechts Wohlgelehrten Herrn Johann Silberrads, der Schenckbecherischen und anderer Stifftungen wohlverordneten Schaffners auch alten Wohlmeritirt dreÿers auf Löblicher Stadt Pfenningthurn und Vornehmen Burgers allhier mit der Wohl Edlen und Tugendreichen Frauen Catharina Margaretha gebohrner Beÿerbachin ehelich erzeugtem Sohn, als dem herrn Bräutigam, ane einem,
So dann der Wohl Ehren und mit Vielen Tugendgezierten Jungfrauen Maria Ursula Richshofferin, des Wohl Ehren Vest und Großachtbahren Herrn Johann Philipp Richshoffers, Vornehmen Handelßmanns und burgers allhier mit der Viel Ehren und Tugendreichen Frauen Maria Ursula gebohrner Wilhelmin ehelich erzeugter Tochter, als der Jungfrauen hochzeiterin, ane dem andern theil – auff Mittwoch den 26. tag des Monaths Novembris im Jahr 1749. [unterzeichnet] Jeremias Eberhard Silberrad alß bräuigam, Maria Ursula Richshofferin las Hochzeiterin

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dans la maison rue des Juifs qu’ils louent de Madame de la Pailletterie
1752 (17.1.), Me Lang le jeune (Jean Daniel, 26 Not 2) n° 33
Inventarium über des wohl Edlen Rechts wohlgelehrten und großachtbahren Herrn Jeremiæ Eberhard Silberrads verschiedener hoch Adelischer familien wohlverordneten Schaffners und und der viel Ehren und tugendgezierten Frauen Mariæ Ursulæ gebohrner Richshofferin beeder Eheleuthe und burgere allhier einander in die Ehe zugebrachte Nahrung auffgerichtet Anno 1752. – welche der Ursachen, alldieweilen in ihr beeder Ehepersohnen den 26.ten Novembris 1749. auffgerichteter Eheberedung §° 4.to außdrucklichen versehen, daß beederseiths einander zubringende Nahrung ohnverändert – So beschehen Straßburg den 17. Januarÿ A° 1752.

In einer allhier Zu Straßburg ane der Judengaß gelegenen Mad. de Pailleterie eigenthümlich zuständigen von beeden Ehepersohnen lehnungs weiße bewohnenden behaußung befunden worden wie folgt
(f° 14-v) Series rubricarum hujus Inventarÿ. Des Eheherrn in die Ehe gebrachte Rubricen, Sa. Bibliothecæ 75, Sa. Faß und wein 76, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 148, Sa. Goldenen Rings 90, Sa. baarschafft 575, Summa summarum 1339 lb – Deme beÿzufügen, die demselben ane hernach beschriebenen haussteuren 130. lb. Daß also des Eheherrn gesamtes in den Ehestand gebrachtes Guth sich erstreckt auff 1470 lb
Solchemnach werden auch der Frauen Schaffnerin in die Ehe gebrachte Posten beschrieben, Sa. haußraths 258, Sa. baarschafft 500, Summa Ehesteur 758 lb – Sa. haußraths 15, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 60, Sa. Gold: Ring 376, Sa. baarschafft 68, Sa. Activ Schulden 75, Summa summarum 595 lb – Und wann darzu gelegt wird dero ane gleich hernach beschriebenen haussteuren 130. lb, So beträgt der Fraun Schaffnerin gantzes (…) zugebrachtes Guth 725. lb. Wann nun der Fraun Schaffnerin in die ehe zugebrachte Ehesteur, mehr deroselben gehabtes übrig zugebrachtes Guth 1484 lb

Marie Ursule Richshoffer meurt en 1766 en délaissant un fils. L’inventaire est dressé dans une maison de location à côté du poêle de la Lanterne au Vieux-Marché-aux-Grains. La masse propre au veuf s’élève à 2 056 livres, celle des héritiers à 1 980 livres. L’actif de la communauté s’élève à 8 382 livres, le passif à 3 561 livres
1766 (12.11.), Me Langheinrich (J. Daniel, 6 E 41, 724) n° 615
Inventarium über Weiland der Hoch: Edlen viel Ehr: und Tugendgezierten Frauen Mariä Ursulä Silberradin geb. Richshofferin, S.T. H. Jeremiæ Eberhard Silberrads, verschiedener Hochadelichen familien Wohlbestellten H. Schaffners E.E. Großen Raths alten Wohlverdienten Beisitzers, wie auch alten Wohlverordnete H. dreÿers Löbl. Stadt Pfenningthurns v. vornehmen burgers allh. zu Straßburg gew. Fr. Eheliebstin nunmehr seel. Verlassenschafft – als dieselbe Sambstags d. 25.ten Octobris dießes lauffenden 1766.sten Jahrs dießers Zeitliche mit dem Ewigen Verwechßelt, nach solch ihrem aus dießer welt genommenen tödlichen Hintritt hie Zeitlichen verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches Ansuchen Erfordern und Begehren des wohl Ehrenvest und Großachtbahren H. Johann Philipp Richshoffers Handelßmanns v. burgers allh. als geordnet und geschworenen Vogts Carl Friderich Silberrads der Verst. Fr. Schaffnerin seel. mit vorgemeldtem ihrem hinterbliebenen Söhnleins als ab intestato Verlaßenen Universal Erbens ersucht und Inventirt – so geschehen Zu Straßburg auff Mittwoch d. 12. Novembris & seq. Anno 1766.

In einer allhier ane dem alten Kornmarckt neben E.E. Zunfft der Lucern gelegener und in dieße Verlassenschafft nicht gehörigen behaußung befunden worden Wie folgt.
Ergäntzung, zufolg Inventarÿ A° 1752 durch weil. H. Johann Daniel Langen Not. Publ. Acad. auffgerichtet
Eigenthum Ane einer behaußung, in dem dorff Wolxheim
Wÿdumbs Verfangenschaft, Welche S.T. Fr. Catharina Margaretha Silberradin geb. Beÿerbachin des H. wittibers Gel. Fr. Mutter Von S.T. H. Johannes Silberrad der Schenckbecherischen V. andern Stifftungen auch versch. hochadel. familien wohlverordneten H Schffrn. V. altem dreÿern des allh. Pfenningthurns ihrem geb. Ehel. seel. Zeitlebens zu genießen hat
Wÿdumbs Verfangenschaft Welche H. Johann Philipp Richshoffer, der ältere handelßmann v. burger allh. Von seiner verst. Fr. Mariæ Ursulæ Richshofferin geb. Wilhelmin als der verst. Fr. Schff.rin. seel. Gel. Fr. Mutter lebensläng. zu genießen hat, (…) in der d. 15. feb. A° 1717 vor weÿl. H. Not° Joh: Daniel Langen seel. auffgerichteter Heuraths Verschreibung
Wÿdumbs Verfangenschaft Welche S.T. H. Johann Christoph Hummel Vornehmer handelßmann v. burger allh. Von seiner Verst. Fr. Eheliebstin Weil. fr. Mariæ Margarethæ Hummelin geb. Silberradin, lebtägig zu genießen hat.
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. Hausraths 81, Sa. Silbers u. golden Geschmeids 16, Ergäntzungs Rest 2108, Summa summarum 2206 lb, Schuld 150 lb, Nach solchem abzug 2056 lb
des Kinds und Erben unveränderte Nahrung, Sa. Hausraths 149, Sa. Silbers 8, Sa. Goldener Ring 120Sa. Pfenningzinß hauptgüter 400, Sa. Schuld 150, Erg. Rest 1152, Summa summarum 1980 lb,
Endlichen das gemein verändert und theilbar Guth, Sa. hausraths 233, Sa. Wein und lährer Faß 623, Sa. Silbers und dergleichen Geschmeids 322, Sa. Goldener Ring 290, Sa. baarschafft 225, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 6173, Sa. Eigenthums ane einer behaußung 250, Sa. Eigenthums ane Matten im Geudertheimer bann gelegen 225, Sa. Eigenthums ane Jährlich fallenden bethkorn 15, Sa. Schulden 25, Summa summarum 8382 – Sa. Schulden 3561, In Vergleichung 4821 – Stall summ 7591 lb
Zweiffelhaffte und verlohrene Schulden in die theilbare Nahrung zugeltend 2988
Copia der Heuraths Verschreibung – (…) auff Mittwoch den 26. tag des Monaths Novembris im Jahr 1749., Johann Daniel Lang, J.U. Ltus. et Notarius publicus academicus
Copia der Verstorbenen vor Herrn Notario Johann Friderich Lobstein d. 22.ten Novembris 1759. errichteten Codicillo – Frau Maria Ursula Silberradin geb. Richshofferin, S.T. H. Jeremiæ Eberhard Silberrads Verschiedener Hochadel Familien Wohlbestellten H. Schaffners, und E.E. Großen Raths alhier dermaligen Wohlverdienten H. Beisitzers und Vornehmen burgers allhier Frau Eheliebstin

Les préposés de la Taille font figurer la succession dans leur registre parce que les impôts acquittés étaient calculés d’après une fortune sous-évaluée de 7 500 florins (3 500 livres)

1766, VII 1180 – Livres de la Taille f° 39
Weinsticher N° 1783 – Weÿl. Fr. Mariæ Ursulæ geb. Richshofferin H. Jeremias Eberhardt Silberrad Exsenat. und burgers allhier gew. Eheliebstinin Verlaßenschafft jnvent. H. not. Langheinrich.
Concl. final. jnvent. Ist fol 149.b, 8859 lb 1 ß 11 ½ d, davon gehet aber wieder ab wegen dem Jenigen, so des H. Wittibers fr. Mutter Verstllung begriffen 803 lb 8 ß 9 s Verbleibt 8035 lb 13 ß 2 d, die machen 16 100 R. Verstallte 8600. R. Zu wenig 7500. R.
Wovon Nachtrag 6 Jahr in duplo a 22 lb 10 ß, 135 lb
und 4 Jahr in simplo, 45 lb
Ext. Stallgeldt 1766, 14 lb 5 ß
Geb. 2 ß 6 d
Abhandlung 15 lb 11 ß 6 d (summa) 209 lb 19 ß
auß erheblichen ursachen Ist der Nachtrag auff 45. lb 12 ß moderirt worden, restirt 75 lb 16 ß
dt. 15. xbris 1766.

Jérémie Evrard Silberrad se remarie en 1767 avec Marie Salomé Lemp, fille de l’un des Vingt-et-Un : contrat de mariage, célébration
1767 (18.5.), Me Langheinrich (J. Daniel, 6 E 41, 740) n° 306
(Eheberedung) zwischen dem Wohl Edel, Hochachtbahr: und Wohlweißen Herrn Jeremiä Eberhard Silberrad, Wohlverordneten Schafnern Löblichen Corporis Pensionum und anderer Stifftungen auch E.E. großen Raths alten beÿsitzern und Wohlmeritirten alten dreÿers des allhießigen Pfenningthurns, Wittibern und Vornehme burgern
So dann der hoch Edel Viel Ehr und hoch tugendgezierten Jgfr. Mariä Salome Lempin Weÿland des Hoch Edel geborhnen, Hoch Weiß und hochgelehrten Herrn Georg Friderich Lemp des betändigen geheimen Collegii derer Herren XXI. geweßenen Hochansehnlichen Assessoris und Vornehmen burgers allhier längst seel. mit der hoch edel und hoch tugendgezierten Frauen Mari Magdalena geb. Kornmännin ehelich erzeugten Jgfr. tochter

Mariage, Temple-Neuf (luth.f° 70-v°, n° 101)
Im Jahr Christi 1767 Sonntags den 28. Junÿ wurden (…) ehelich copulirt und Christlich eingesegnet T: Herr Jeremias Eberhard Silberrad E.E. großen Raths alter beÿsitzer, Vormahliger dreÿer auf allhiesiger Pfenningthurn und würcklicher Schaffner der Löbl. Stiftung hoher Schuhl und Pers*onum Corporis der in erster Ehe lebte mit weÿl. Frau Maria Ursula gebohr. Richshofferin, und Jungfrau Maria Salome gebohr. Lempin weil. S. T. Herrn Georg Friderich Lempen gewesenen hochansehnlichen Mit-Glieds des beständigen Regiments der Herrn XXI. mit S.T. Frau Maria Magdalena geb. Kornmännin ehelich erzeugte Jungfer Tochter, [unterzeichnet] Jeremias Eberhard Silberrad als Hochzeiter, Maria Salome Lempin als hochzeiterin, Lt Samuel Silberrad XIII. Secretarius als des H. Hochzeiters bruder, Wilhelm Kornmann als der Jungfer Hochzeiterin Oncle, Georg Friedrich Lemp als der Hochzeiterin ältete bruder, Johannes Lemp XXI. als der Hochzeiterin bruder (i 77)

Jérémie Evrard Silberrad meurt en 1800 en délaissant des héritiers collatéraux. L’inventaire commencé par Raoul Dinckel est continué par Philippe Louis Übersaal

1800 (2 thermidor 8), Strasbourg 9 (anc. cote 7), Me Dinckel n° 831 – Enregistrement de Strasbourg, acp 74 F° 164 du 7 ther. 8
Inventaire de la succession de Jeremie Eberhard Silberrad décédé le 20 mess. dernier (fantôme) Remit au Not. Übersaal, in Notarii Übersaal sub N° 672

1801 (18 nivose 9), Strasbourg 3 (23), Me Übersaal n° 672, 690 – Enregistrement de Strasbourg, acp 76 F° 155 du 19 niv. 9
Inventarium über des weÿl. bürgers Jeremias Eberhard Silberrad gewesten Rechtsgelehrten Vermögens-Nachlassenschafft, nach seinem den 20. messidor VIII erfolgten Absterben hinterlassen hat, auf ansuchen deßen Wittib der b.in Maria Salome geb. Lemp beiständlich des b.rs Jakob Friedrich brackenhoffer Rechtsgelehrten und Præfektur Raths dieses departements wie auch der Collateral Erben, den 2. germinal VIII durch Notarium Johann Rudolph Dinckel zu inventiren angefangen
Denominatio haeredum. Der Verstorbene hat in Ermanglung Leibes-Erben zu seinen Collateral- und Intestat erben hinterlassen I. den br. Johann Samuel Silberrad, Rechtsgelehrten und Richter des Civil Tribunal zu Straßburg, seinen Neveu für einen 4.ten Stammtheil, II. den br. Johann Heinrich Meinel, Rechtsgelehrten und Schaffner der hohen schule, seinen Neveu für einen 4.ten Stammtheil, III. die b.rin Mariam Elisabetham geb. Silberrad, des Verstorbenen vollbändige Schwester, des brs Frantz Antoni Pettmeßer, Rechtsgelehrten geschiedene Ehegattin, welche zu Molßheim wohnhaft für einen 4.ten Stammtheil, IV. der weÿl. b.rin Maria Christina geb. Silberrad, des Verstorbenen vollbändigen schwester mit dem auch weÿl. br. Werner Christoph Winter, Rechtsgelehrten in Buchsweiler sechs Kinder nämlich 1. br Christian Winter zu Darmstatt wohnhaft, 2. b. Frantz Winter auch allda wohnhaft, 3. br. Wilhelm Ludwig Winter den ledigen Apothecker auf Reÿßen sich befindend, 4. b.rin Wilhelmine Friderike geb. Winter des brs Joh. Friedrich Siebecker Religionslehrer zu Tränheim Ehegattin, 5. Jfrau Elisabetham Christinam Winter so majorennis zu Straßburg wohnhaft, 6. br Friedrich Winter, Apothecker zu Bern wohnhaft
Copia des Ehe Contracts vor Not. Langheinrich den 18. maÿ 1767 aufgerichtet (…)
Copia Testamenti clausi, 19. Augusti 1779, actus depositionis 19. aug. Not. Langheinrich (Procurations : Cit. Marie Louise pettmesser épouse de du Cit. Jean Alexandre Theodore Dexavier habitant de la commune de Nivelles département de la Dyle en qualité d’héritière partiaire de sa mere Marie Elisabeth Pettmesser née Silberad, le 18 nivose 9 – François Joseph Pettmesser sous prefet de l’arrondissement communal de Prüm et Ignace Vogelweid Employé de la sous Préfecture ce dernier comme poursuivant les droits de la Cit. Catherine Elisabeth Pettmesser en qualité d’héritière de feue Marie Elisabeth Silbrerrad leur mère, à Prüm le 26 nivose 9 – Cit. Marie Claudine Bettmesser épouse du Cit. fidel Brentano Apothicaire demeurant en cette commune (de Haguenau) héritière de Marie Elisabeth Bettmesser née Silberrad le 17 nivose 9)

durch den verstorbenen Notarium Dinckel angefangenen in des Verstorbenen Sterbbehausung an der Schloßergaß gelegen N° 27
(f° 17) Eigenthum an einer behausung so in die theilbare Massam gehörig (T.) Nemlich eine behausung samt allen Gebäuden, begriffen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten an der Schlossergaß mit N° 27 bezeichnet, einseit neben dem br. Ferrier handelsmann, anderseit neben dem br. brackenhoffer und theils auf die bürgerin Pistoris geb. Oesinger stoßend, In welcher behausung der Verstorbene und dessen wittib den ersten und zweÿten stock selbst occupiret haben, der Jährliche hauszinns des ersten stocks evaluirt ad 500 fr, der zweÿte stock geschäzet auf 350 fr, So dann ist die Wohnung auf dem Rez de chaussée verlehnet an den bürger Simon Grob zimmermann 50 fr, summa 900 fr, in Capital 18 000 fr, darüber vorhanden ein vor Not° Laquiante den 4. maÿ 1772 passirten Kauf Contract
Ergäntzung, Not. Langheinrich vom 18. maÿ 1767, Eigenthum an häusern fol. 24.a (verkauft) den 24. mart. 1789, f° 24.b (verkauft) den 3. feb. 1772, f° 27.a (verkauft) den 13. floreal IV Not. Dinckel, f° 34.a (verkauft) den 23. mart. 1768, 40 888 francs
daß über seiner gewesten ersten Ehegattin der weÿl. Fr. Maria Ursula geb. Richshoffer seel. succession durch Not. Langheinrich den 12. nov. 1766 errichteten Inventarium daß dieselbe den 26. oct. 1766 dieses zeitlich gesegnet und ein einiges söhnlein Namens Carl Friedrich zu ihren Universal Erb hinterlassenen hat, welches söhnlein aber bald verstorben
des Wittwers unveränderten vermögen, Sa. hausraths 325 fr, silbers und golds 65 (…)
(f° 16-v) der Erben unveränderten Vermögen, Sa. hausraths 1962 fr, silbers 1160 fr, Juwelien 162 fr, Capitalien 2500 fr, summa 585 fr, liegende güther &&
Recapitulatio der teilbaren Mobiliar Massæ, Sa. hausraths 5516 fr, lerer Fäße 876 fr, Weine 1901 fr, Fruchts 252 fr, brennholtzes 300 fr, Ankens und der Lichter 86 fr, Berline 250 fr, Silbergeschirrs 1762 fr, Juwelien 3218 fr, Capitalien und activ schulden 20 121 fr, Summa summarum 34 383 fr
Ergäntzung der Wittib 40 888 fr, abzuziehen 5132 fr, Nach deren abzug 35 755 fr
Ergäntzung der Erben (f° 39) 68 199 fr, zu defalciren 5866 fr, Deducendo 62 332 fr

François Joseph Pettmesser vend sa part de maison à ses deux sœurs

1807 (30.4.), Strasbourg 3 (52 A) , Me Übersaal n° 1826, 3733 – Enregistrement de Strasbourg, acp 102 F° 122-v du 30.4.
Me Jean Henri Meinel Juris-Consullte et Receveur de la Haute Ecole en cette ville fondé de pouvoir de M François Joseph Pettmesser Conseiller Provincial de la Province de Mulheim du Grand Duché de Berg désidant à Mulheim (procuration à Cologne)
à Marie Louise Pettmesser épouse de Jean Alexandre Théodor de Xavier propriétaire demeurant à Nivelles pour laquelle stipule M Jean Samuel Silberrad Juris-Consulte et Juge au Tribunal Civil et De Marie Claudine Pettmesser épouse de Fidele Brentano Pharmacien de Haguenau
chacune un tiers pour indivis d’un 16° échu de la succession de M Jérémie Evrard Silbermann leur oncle décédé le 30 messidor 8 d’une maison située à Strasbourg rue des serruriers n° 27 avec tous bâtiments appartenances et dépendances, d’un côté la succession du Sr Ferrier ci devant négociant, d’autre M Brackenhoffer Juris-Consulte et Conseiller de Préfecture, derrière en partie ledit M Brackenhoffer et en partie la maison de la veuve de Pistoris née Oelinger, faisant pour chacune 1/48 de ladite maison et dont le De Marie Salomé Lemp veuve de Jérémie Evrard Silbermann a la jouissance sa vie durante – pour 1000 francs

Inventaire après décès d’une locataire, Marie Madeleine Meyer, veuve de Jean Martin Grauer, ministre du culte protestant

1807 (21.11.), Strasbourg 10 (20), Me Zimmer n° 367, 3355 – Enregistrement de Strasbourg, acp 104 f° 47-v du 30.11.
Inventaire de la succession de Marie Madeleine Meyer veuve de Jean Martin Grauer ministre du culte protestant à Strasbourg décédé le 30 oct. dernier – Dénomination des héritiers, Par testament olographe du 28 oct. dernier déposé souss. le 18 nov. courant il appert que 1. Eve Barbe Meyer sœur de la défunte demeurant à Strasbourg veuve de Jean Jacques Badé cordonnier est instituée héritière pour moitié, 2. Jean Martin Schatz perruquier héritier pour un quart de sa tante maternelle, 3. Elisabeth Madeleine Marguerite Salomé et Jean Auguste les Bradfisch issus de Frédéric Bradfisch perruquier et de Louise Madeleine Schatz héritiers pour le quart restant
dans la demeure de la défunte rue des serruriers n° 27
garde robe 460 fr, meubles 1533 fr, argenterie 323 fr, numéraire 484 fr, créances hypothécaires 3904 fr, créances chirographaires 652 fr, créances douteuses, total général 6897 fr, passif 2740 fr, déduction faite 4157 fr

Vente de mobilier par l’une des héritières de la veuve Silberrad

1809 (29.4.), Strasbourg 3 (32), Me Übersaal n° 1120, 4823
Vente rue des Serruriers n° 27, à la requête de M Jacques Frédéric Brackenhoffer Juris-Consulte et Conseiller de Préfecture du Département du Bas Rhin comme poursuivant les droits de son épouse de Françoise Salomée Lemp en qualité d’héritière testamentaire universelle de feue De Marie Salomé Lemp veuve de M Jérémie Everhard Silberrad Juris Consulte et Receveur
produit : 757, 628, 675, 744, 594, 984, 680, 255 et 1429 fr

1809 (28.6.), Strasbourg 3 (33 / 1), Me Übersaal – Enregistrement de Strasbourg, acp 112 F° 64-v du 29.6.
Déclaration de la succession de Marie Salomé Lemp par Jean Frentz et Geofroi Frédéric Flach
n° 1133, 4905 – Vente de meubles rue des serruriers n° 27 à la requête de M Jacques Frédéric Brackenhoffer Juris-Consulte Conseiller de préfecture comme poursuivant les droits de son épouse Françoise Salomé Lemp héritière universelle ab intestat de son père Jean Lemp Juris-Consulte ancien Magistrat de la ville et Juge suppléant de la Cour de justice criminelle dudit département décédé à Strasbourg le 16 juin 1809 fille et unique héritière de son père
Produit 606, 393, 593, 608, 369, 388, 410, 665, 283 fr

Les héritiers Silberrad-Lemp vendent par adjudication la maison au négociant Georges Dominique Ulrich

1809 (10.6.), Strasbourg 3 (55), Me Übersaal n° 4871 – Enregistrement de Strasbourg, acp 112 F° 40-v du 16.6.
Adjudication – n° 3251, 4861 Cahier des charges du 3 juin – Jean Samuel Silberrad Juris-Consulte et Juge au Tribunal Civil de l’arrondissement de Strasbourg et Jean Henri Heinel Juris Consulte et Receveur de la Haute Ecole en ladite ville, en leurs noms et en qualité de fondés de pouvoir de De Marie Louise Pettmesser épouse de Jean Alexandre Théodore Guislain De Xavier (procuration sous seing privé à Nivelles au département de la Dyle le 11 avril dernier), M François Joseph Pettmesser, sous prefet de l’arrondissement communal de Mulheim département du Rhin, Grand Duché de Berg demeurant à Dentz, Catherine Elisabeth Pettmesser épouse de M Ignace Vogelweid Employé au Bureau de l’Administration du Département de la Guerre dud Grand Duché (procuration sous seing privé à Düsseldorff le 21 avril dernier), Marie Claudine Pettmesser épouse de M Fidèle Brentano pharmacien à Haguenau, MM Werner Chrétien Winter, François Winter ces deux capitaines au service du Grand Duc de Hesse, de Christine Winter épouse de M Rosenstiel Conseiller Directeur du Timbre dudit Grand Duché (procuration sous seing privé à Giessen le 22 mars dernier), Wilhelmine Frédérique Winter épouse de Jean Frédéric Siebecker, Ministre du Culte de la Confession d’Ausgbourg de la commune de Thraenheim, Guillaume Louis Werner, Pharmacien et négociant à Riggisberg en Suisse, tant en son nom et qu’en qualité de tuteur de sa nièce Elisabeth Winter, et le Sr Samuel Jaeger, Negociant à Berne curateur de Nanette von Werdt veuve de Frédéric Regnard Winter et de sa fille du second lit Frédérique Winter, tous en qualité de neveux et nièces héritiers ab intestat de Jérémie Everhard Silberrad Receveur décédé à Strasbourg le 20 messidor an VIII (9 juillet 1800)
à Georges Dominic Ulrich négociant demeurant rue des Veaux n° 5
la maison appartenante à la succession de feu Jérémie Everhard Silberrad avec tous ses bâtiments droits appartenances et dépendances située à Strasbourg rue des serruriers n° 27, d’un côté la maison ci devant appelée la tribu du miroir ou des marchands appartenante à la succession du Sr Ferrier négociant, d’autre l’hotel de M Brackenhoffer Conseiller de Prefecture, donnant derrière sur ledit Sr Brackenhoffer en partie et en partie la maison de la veuve de Pistoris née Oesinger – propriété constatée par acte devant Me Laquiante le 4 mai 1772 – mise à prix 44 500 fr – pour 47 000 francs

D’après les registres de population, le receveur de la douane Dominique Ulrich arrive à Strasbourg avec sa femme en l’an IV. Il habite d’abord au 141, Grand rue (actuel 111) puis au 5, rue des Veaux (actuel n° 9). On constate que les indications du premier registre sont plus précises et plus exactes que celles du deuxième

Registres de population, 1808 sqq. (600 MW 49) Propr. la succession Mainoni, prl. locat. Monfort. Grande rue n° 141 (p. 31)
Ulrich, Dominique, 32 ans, Receveur à la Douane (né à) Guebwiller – (arrivé en) l’an 4 (auparavant) Rue des Serruriers 25 – (arrivé le) Gl. 10. Dél. R. Veaux N° 5
id. née Brisson, Françoise, 26 ans Epouse (née à) Thann
id. Joséphine, 7, fille (née à) Winckel
id. Victoire, 5, fille (née à) Burckfeld
id. Joseph, 2, fils (né à) id.
id. Adélaide, 2, fille (née à) Strasbourg
Clorer Jean, 22, commis Negociant (né à) Vieux Brisac, (arrivé) 27 flo. 10. de Nancy
Stoecklin, Michel, 27, id. (né à) Mühlhouse, (arrivé) id. de id.
Brisson, Florentine, 23, Fille (née à) Thann (auparavant) Rue des Serruriers 25 – (arrivé le) Gl. 10.

1808 sqq. (600 MW 59) Section VIII°, rue des Veaux, suite du N° 5 (p. 237)
Ulrich, Dominique, 52 ans, Receveur de la Douane (né à) Guebwiller – (auparavant) Grand rue 141 – (arrivé le) 26 7.bre 1808
id. née Brisson, Françoise, 26 ans Epouse
id. Joséphine, 7, fille
id. Victoire, 5, fille
id. Joseph, II, fils
id. Adélaide, 2, fille
Brisson, Florentine, 23, sœur
Gubert n. Keller, Marie, 68, servante – (auparavant) Rue de l’Abreuvoir 37 – (arrivée le) 9. Xbr 1810
Melot, Louis Jules, né le 20 mai 1811
Rouge, Marie, 56, servante, (née à) Anjoie, à Strasbourg) dep. son Enf. – (auparavant) Rue de l’Eveque 18 – (arrivée le) 24. J.let 1811, Dél. R. Bischheim n° 12

Georges Dominique Ulrich épouse en 1789 Marie Françoise Bresson (voir ci-dessous). Ses héritiers vendent la maison 40 900 francs à l’avoué Jean Valentin Schneegans

1823 (20.3.), Strasbourg 10 (70), Me Zimmer n° 9535 – Enregistrement de Strasbourg, acp 162 f° 34-v du 21.3.
Cahier des charges du 18 mars, enchère – 1. Georges Dominique Ulrich, jurisconsulte à Guebviller (Haut Rhin) tant en son nom et héritier pour un quart de Georges Dominique Ulrich son père, vérificateur des douanes retraité et maire de la ville de Guebviller qu’au nom de Marie Françoise Bresson sa mère veuve du Sr Ulrich à cause de la communauté établie par contrat de mariage passé devant le tabellion de Belfort le 14 août 1789, 2. Françoise Victoire Ulrich épouse de Maximilien Bernardin Ritter, receveur de l’enregistrement à Rouffach, 3. Adèle Ulrich majeure, 4. Jean Baptiste Grégoire Leclaire, directeur des douanes à Bouxviller, et Marie Françoise Joséphine Ulrich
à Jean Valentin Schneegans, jurisconsulte avoué aux tribunaux établis à Strasbourg
qu’il dépend de la communauté biens qui a existé entre le défunt Sr Ulrich et ladite De sa veuve une maison composée de divers corps de bâtiment ayant porte cochère, deux cours, pompe, écurie, caves voutées et autres aisances, droits, appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue des Serruriers n° 27 et 28, entre l’hôtel de M Brackenhoffer député au corps législatif et celui dit au Miroir, derrière en partie propriété Brackenhoffer en partie celle de la De Mathys née Pistoris – Adjudication définitive des héritiers collatéraux de Jérémie Eberhard Silberrad, receveur à Strasbourg, Me Ubersaal 10 juin 1809 après que M. Silberrad a acquis de la veuve et héritier Conigliano Me Laquiante 4 mai 1772
avec les meubles, Rez de chaussée, comptoir, deuxième pièce au premier étage aile contre la maison Brackenhoffer, premiere pièce au premier étage entre le balcon et la seconde pièce, Logement de M de Bussi première pièce, salon donnant contre le Miroir, chambre à coucher, cuisine, deuxième étage salon, Logement de M Dupuis chambre contre la maison Brackenhoffer, salon – mise à prix 38 000 fr – pour 40 900 francs

Valentin Schneegans épouse en 1810 Elisabeth Cuntz, fille d’un entrepreneur de bains
1810 (8.6.), Strasbourg 10 (33), Me Zimmer n° 437, 4471 – Enregistrement de Strasbourg, acp 114 f° 183-v du 9.6.
Contrat de mariage – Valentin Schneegans, Licencié en droit demeurant à Strasbourg né le 15 juin 1787 de Jean Valentin Schneegans, garde magasin des hospices civils, et de feue Marie Dorothée Hansmetzger
Elisabeth Cuntz née à Strasbourg le 21 août 1788 fille de Jean Georges Cuntz, baigneur, et de Catherine Madeleine Klein

Inventaire après décès d’un locataire, l’inspecteur de l’Enregistrement Pierre Antoine Dupuis

1837 (30.3.), Strasbourg 1 (76), Me Rencker n° 12 623 – Enregistrement de Strasbourg, acp 249 f° 14 v du 7.4.
Inventaire de la succession de Pierre Antoine Dupuis, inspecteur de l’Enregistrement à Strasbourg décédé le 4 mars 1837 – à la requête de I. Victor François, receveur de l’Enregistrement des actes judiciaires, tant en son nom que mandataire de A. Maurice François, pharmacien, B. Alexandre Joseph François, chapelier, C. Ernsetine Sabine François épouse de Xavier Jean Baptiste Farré, épicier, tous domiciliés à Fruges (département du Pas de Calais), D. François François, receveur de l’Enregistrement des Domaines au bureau des actes civils de la Rochelle, neveux et nièces du défunt, II. Antoine Ritleng, notaire, mandataire de François Joseph Flament, marchand à Fruges, et Bernardine Alexandrine Dupuis sa femme sœur du défunt, Mde Flament pour moitié et les autres ensemble pour l’autre moitié de Pierre Antoine Dupuis leur frère et oncle respectif
dans le logement du défunt rue des Serruriers n° 27 – immeubles à Fruges

Les enfants et héritiers de Jean Valentin Schneegans exposent la maison à la vente en 1851

1851 (14.5.), Strasbourg 6 (80), Me Roessel le jeune n° 213
Cahier des charges – Ont comparu 1. M. Louis Schneegans, docteur en droit et Mad. Louise Bartholmé son épouse qu’il autorise pour tout ce qui suit, 2. Mad. Lise Schneegans épouse de M Frédéric Kirschleger, profeseur à l’école de pharmacie qui à ce présent l’autorise pour tout ce qui suit, 3. M. Albert Schneegans négociant et Mad. Wilhelmine Louise Gebhardt son épouse qu’il autorise pour ce qui suit, 4. M Charles Schneegans, opticien mécanicien célibataire, 5. M Auguste Schneegans négociant et Mad. Amélie Storck son épouse qu’il autorise à l’effet de ce qui suit, 6. M. Valentin Ferdinand Schneegans avoué, 7. Mad. Sophie Adélaïde Schneegans épouse de M. Charles Louis Perrin architecte qui à ce présent l’autorise pour ce qui suit, 8. Enfin M Henri Edouard Schneegans agent ce change, tous demeurant et domiciliés à Strasbourg
Désignation de la maison à vendre. Une maison composée d’un bâtiment principal et de bâtimens latéraux à rez de chaussée et trois étages, balcon, cour, écurie, remises, magasins, greniers, porte cochère et autres, pompe, caves voûtées appartenances et dépendances sis en Strasbourg rue des serruriers N° 27 et 28, tenant d’un côté à M Noetinger notaire de l’autre la café de l’union, par devant la rue et par derrière Mad. veuve Karth
Sont en outre compris dans le vente les effets mobiliers qui vont être indiqués se trouvant dans les localités ci après déterminées de ladite maison savoir. Au premier étage, dans la grande pièce du corps de bâtiment principal, un poêle muré avec tuyaux et pierre, au second étage du même bâtiment dans la pièce correspondanre, un poêle en faïence non muré* tuyaux et pierre, au premier étage de l’aile gauche de la maison une glace se trouvant dans la chambre à coucher audessus de la cheminée et au salon une glace se trouvant sur la cheminée, deux se trouvant au-dessus des consoles et les deux consoles avec dessus en marbre, dans l’aile droite dans chacune des deux pièces principales une glace au-dessus de la cheminée et une entre les croisées mais sans consoles, dans les cuisines les âtres mais sans les pots économiques et les lunettes qui sont réservées aux vendeurs, enfin dans la buanderie le chaudron à lessive.
Etablissement de la propriété. Mr Schneegans, Mes Kirschleger et Perrin comparans ont recueilli la maison sus désignée dans les successions de leurs père et mère M Valentin Schneegans ancien avoué juge de paix et de De Elisabeth Cuntz son épouse demeurant en leur vivant à Strasbourg dont ils sont les seuls et uniques héritiers ainsi qu’ils l’affirment avec promesse d’en justifier à la première demande. M. Schneegans père avait acquis ledite maison pendant son mariage de Mad. Françoise Besson veuve de M. Georges Dominique Ulrich juriste à Guebwiller et de ses enfants Françoise Victoire Ulrich épouse de M. Maximilien Bernardin Ritter, receveur de l’enregistrement à Rouffach, de Mde Marie Françoise Joséphine Ulrich épouse de M Jean Baptiste Grégoire Leclaire, directeur des mines à Bouxwiller, de M Georges Dominique Ulrich juriste à Guebwiller enfin de Melle Adèle Ulrich propriétaire ebn ladite ville, lesdits enfants Ulrich en qualité de seuls et uniques héritiers de leur père aux termes d’un procès verbal d’adjudication dressé par Me Zimmer père en son vivant notaire à Strasbourg le 20. mars 1823 transcrit au bureau des hypothèques le 1 avril suivant volume 158 n° 34. Cette acquisition a eu lieu pour le prix de 40 900 francs (…). D’après le contrat de M. Schneegans la maison dont s’agit dépendait de la communauté de biens qui avait existé entre M et mad. Ulrich prédénommés au moyen de l’acquisition que M Ulrich en avait faite pendant son mariage de M Jean Henri Mennel en son vivant jurisconsulte à Strasbourg et consorts comme héritiers collatéraux de feu M Jérémie Eberhard Silberrad, vivant receveur à Strasbourg suivant procès verbal d’adjudication dressé par Me Ubersaal le 10 juin 1809. M. Silberrad avait lui même acquis ladite maison des veuve et héritiers Conigliano suivant contrat passé devant Me Laquiante notaire à Strasbourg le 4 mai 1772
acp 400 (3 Q 30 115) f° 62 du 22.5.

Ils la vendent en 1853 au boulanger Chrétien Stoll

1853 (6.7.), Me Noetinger
Vente – 1. Ferdinand Valentin Schneegans, avoué près le tribunal civil de Strasbourg, agissant tant en son nom qu’en celui de Charles Schneegans, opticien à Strasbourg demeurant aux États-Unis d’Amérique, 2. Louis Schneegans, archiviste de la ville de Strasbourg, 3. Elise Schneegans épouse de Frédéric Kirschleger, profeseur à l’école de pharmacie à Strasbourg, 4. M. Albert Schneegans négociant à Strasbourg, 5. Auguste Schneegans négociant à Strasbourg, 6. Sophie Adélaïde Schneegans épouse de Charles Louis Perrin architecte à Strasbourg, 7. Henri Edouard Schneegans agent ce change à Strasbourg
à Chrétien Stoll, neveu, boulanger à Strasbourg
Une maison sise à Strasbourg rue des serruriers N° 27 et 28, moyennant 56 000 francs
Origine, héritage de Valentin Schneegans avoué et Elisabeth Cuntz sa femme à Strasbourg père et mère des vendeurs
acp 421 (3 Q 30 136) f° 24-v du 15.7.

Fils d’un cultivateur de Hœrdt, Chrétien Stoll épouse en 1837 Salomé Amélie Rumpp
1837 (12.7.), Strasbourg 12 (144), Me Noetinger n° 9398 – Enregistrement de Strasbourg, acp 251 f° 57-v du 14.7.
Contrat de mariage, communauté réduite aux acquets – Chrétien Stoll, boulanger à Strasbourg, fils de feu Martin Stoll, cultivateur à Hoerth, et feu Catherine Werins
Salomé Amélie Rumpp, fille majeure demeurant même ville, fille de Jean Geoffroi Rumpp, négociant, et de Catherine Salomé Hoh


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