10, rue des Pucelles


Rue des Pucelles n° 10
VI 21 (Blondel) – O 378 puis section 25 n° 56 (cadastre)

Pucelles 10 (16 juin 2007)
Façade sur rue, au fond, le n° 12

Quand François Christophe Wangen de Geroldseck vend la cour Buxner en 1678 à Geofroi Stœsser, elle s’étend sur les parcelles 21, 31 et 22 du plan Blondel. La maison donne à la fois sur la rue des Pucelles où se trouvent les entrées (parcelles 21 et 22) et sur la rue de l’Arc-en-Ciel (parcelles 31 et 22). À l’époque du Livre des Communaux de 1587, la cour Buxner comprenait sans doute aussi la parcelle 19, plus au nord vers la rue des Juifs.
Un premier partage a lieu en 1733 entre les deux héritiers d’Anne Catherine de Hornthum. La partie méridionale (petite maison, parcelle 22) revient à François Ernest Reich de Platz et à Marie Chrétienne de Falckenberg, la partie septentrionale (grande maison, parcelles 21 et 31) à Thérèse de Falckenberg veuve d’Henri de Lalanne. Jean Georges Horrer, receveur du Grand Chapitre de Spire à Lauterbourg, achète ensuite la grande maison. Il fait construire un nouveau bâtiment à partir de 1740, vers la rue de l’Arc-en-ciel. A la mort de sa veuve, une des héritières rachète la nouvelle maison et la revend à Antoine de Marabail (deuxième partage, 1764).
Un troisième partage a lieu en l’an VI (1797) quand les héritiers de Louise Charlotte de Cointet, veuve d’André Egon de Gail, vendent à François Joseph Dreyer la partie de la petite maison qui donne sur la rue de l’Arc-en-Ciel. Un agrandissement a failli avoir lieu puisque Philippe de Jooss, le propriétaire d’alors, achète en 1691 la maison voisine vers le Sud dans la rue de l’Arc-en-Ciel (parcelles Blondel VI 29-30). La vente est annulée suite à la mort de l’acheteur.
D’un ensemble de bâtiments en 1678 on est donc passé à quatre maisons distinctes cent-vingt ans plus tard :
grande maison, plan Blondel VI 21-31

  • maison n° 9, actuellement n° 10 rue des Pucelles (parcelle O 378 puis section 25 n° 56) et
  • maison n° 8, actuellement n° 15 rue de l’Arc-en-Ciel (parcelle O 389 puis section 25 n° 57)

petite maison, plan Blondel VI 22

  • maison n° 10, actuellement n° 8 rue des Pucelles (parcelle O 377 puis section 25 n° 55) et
  • maison n° 7, actuellement n° 13 rue de l’Arc-en-Ciel (parcelle O 390 puis section 25 n° 55).

L’exposé ci-dessous concerne la parcelle qui correspond à l’actuel du 10 rue des Pucelles et les autres parcelles avant qu’elles n’en soient détachées. C’est donc ici qu’est relaté ce qu’on sait de la construction du bâtiment sur la rue de l’Arc-en-Ciel, vendu en 1764 à Antoine de Marabail.
La maison a un oriel à piliers en bois que le propriétaire est autorisé à réparer en 1730. Elle jouit d’un prestige manifeste puisque l’Evêque la loue pour ses gens en 1685 et qu’elle sera ensuite occupée par Jacques Tarade, ingénieur du Roi chargé des fortifications de Strasbourg, puis par son gendre et successeur Antoine Duportal. La maison dont les propriétaires sont des nobles puis des fonctionnaires passe au cours du XIX° siècle à un négociant avant d’appartenir successivement à deux notaires, Hippolyte Momy et Gustave Edouard Loew.

78 Elévations b-i
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 78

Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830, la façade sur rue se trouve à gauche du repère (f), suivie du mur qui clôt la cour, à droite le même repère. Cinq ouvertures sont régulièrement réparties à chacun des trois niveaux. La cour (I) forme deux quadrilatères contigus (voir le plan). La tour à l’extrémité droite de la façade sur rue se retrouve entre (5) et (6), suivie du pignon dans lequel s’ouvre la porte principale. La façade perpendiculaire s’étend entre (10) et (11), séparée du pignon par la tourelle (7-10). Les autres constructions sont des bâtiments accessoires répartis dans les deux cours. Le bâtiment entre (1) et (2) dépend de la maison voisine, n° 8.

78 Cour I
Cour (I)

Pucelles n° 8, photo Hartmann vers 1911 (B.N.U. Strasbourg)]
Partie portant actuellement le numéro 8, photo E. Hartmann,
carte postale Vieux Strasbourg vers 1911 (document B.N.U. Strasbourg)

Sommaire
CadastreRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1660 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Bernard Schaffelitzky de Muckedell à Frauenthal
1674 v François Christophe, baron de Wangen de Geroldseck aux Vosges et Marie Barbe de Neuenstein
1678 h Geofroi Stœsser, docteur en droit, avocat, et Anne Sare Biccin, à Strasbourg puis anobli Geofroi Stœsser de Lilienfeld, chancellier du Prince de Saxe Mœrsbourg – luthérien
1690* v Philippe de Jooss, chancelier de l’évêché, et Anne Catherine de Hornthum veuve de Pierre Louis de Falckenberg
puis ses héritières Marie Chrétienne de Falckenberg femme de François Ernest Reich de Platz et Thérèse de Falckenberg femme d’Henri de Lalanne – catholiques
1733 h Thérèse de Falckenberg veuve d’Henri de Lalanne
1740* v Jean Georges Horrer, receveur du Grand Chapitre de Spire à Lauterbourg puis conseiller du Roi, receveur des Emoluments du Sceau de la Chancellerie du Conseil souverain d’Alsace, et (1699) Anne Elisabeth Goll – catholiques
puis les héritiers
Anne Marguerite Horrer femme de Toussaint Louis Olry
Marie Ursule Anne Horrer femme de Jean François Gaétan Acker
Georges Joseph Horrer
1783 h Rosalie Elisabeth Horrer femme (1772) d’André de Capriol, chevalier seigneur de Saint-Hilaire et Pechassant, major au Corps royal d’artillerie – catholiques
h Marie Joseph André Capriol de Saint Hilaire, maréchal de camp, et Jeanne Adélaïde Donnet, à Strasbourg puis au château de Beauchamp, commune de Tavernay (Seine et Oise)
1838 v Georges Balthazard Huber, propriétaire, et (1811) Sophie Marie Catherine Feltin divorcée d’Isaac Mouilleseaux
1862* v Catherine Hebensperger veuve de Jean Jacques Sattler
1866* Hippolyte Momy, notaire
1879* Gustave Edouard Loew, notaire
1927* Joseph Schwartz et son épouse
1951* v Lucien Minck et son épouse née Jundt pour 2/4 et cohéritiers

(1765, Liste Blondel) M. Acker
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 378, Weyer, Jacques, entrepreneur en charpente rue des Frères 24 / Huber, maison, sol, 8,8 ares

Locations

1685, Evêque de Strasbourg
1704, Jacques Tarade, ingénieur du Roi
1715, Antoine Duportal, ingénieur du roi
1721, Antoine Evrard Bock de Blæsheim et Gerstheim, stettmestre
1745, Jean Baptiste Prin, comédien
1770, Jean Conrad baron de Schauenbourg, maître de camp de cavalerie
1817, François Xavier Jacques de Freytag, lieutenant général des armées du Roi
1818, Jean François Xavier Zeiss, contrôleur de l’octroi, et Barbe Hewald

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

1587, Livre des communaux VII 1450, f° 101-v

Anderseith Jungfrawen Gaß
Juncker Heinrich Büxner hatt vor seinem hauß, so etwann Dr. Ludwig Gremppen seines Schwehrs gewesen Ist, oben ein steinen Erckher 7 ½ schu lang vnd 2 schu 4 Zoll herauß, Item mehr ein gemaurten Vsstoß Über dem thor 10 schu lang, vnd 16 zoll heraußer, Item mehr ein hützenen Erckher 5 schu breit und 1 ½ schu herauß mit 2. Liechtern, Bessert für das Niessen v ß vi d

(traduction) Autre côté de la rue des Pucelles
Noble Henri Büxner a devant sa maison qui était autrefois à son beau père le docteur Louis Grempp en hauteur un oriel en pierre long de 7 pieds ½ en saillie de 2 pieds 4 pouces, item aussi un encorbellement maçonné au-dessus de son portail long de 10 pieds et en saillie de 16 pouces, item aussi un oriel en bois large de 5 pieds en saillie de 1 pied ½ à deux ouvertures. Doit pour la jouissance 5 schilling 6 deniers

Atlas des alignements

4° arrondissement ou Canton est – Rue des Pucelles

nouveau N° / ancien N° : 10 / 9
St Hilaire
Rez de chaussée et 3 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Description de la maison

  • 1685 (estimation lors de la location)
    La description traduite à l’époque en français est d’une lecture parfois difficile, non seulement parce qu’on y parle et de la disposition des lieux et des meubles, mais aussi parce que le traducteur a manifestement été gêné à traduire certains mots. Ercker (oriel) y est rendu par perron, Sommerhaus (ici salle de plaisance) soit par salle soit par porche. On propose donc ci-dessous une nouvelle traduction qui se limite à la disposition des lieux (document préparatoire intitulé Beschreibung) : trois bâtiments (corps de logis) dont l’arrière donne dans la rue Saint-Antoine (rue de l’Arc-en-Ciel).
    Description. Une maison à deux grandes portes d’entrée et de sortie en face l’une de l’autre, cour, jardin, deux puits et remise pour deux carrosses. (Premièrement) En entrant par la rue des Pucelles, à main gauche il y a le premier puits (avec un bassin en pierre pour y conserver le poisson), une grande cave voûtée pour environ 64 foudres de vin dans 16 tonneaux. Au-dessus, un grand bâtiment entièrement construit en pierre, au rez-de-chaussée une salle de plaisance dallée, un grand poêle et un oriel où se trouve une cheminée, en outre la chambre à coucher et la cuisine et son garde-manger.
    A l’étage suivant, au-dessus dudit poêle il y en a un semblable avec son oriel et chambre à coucher, cheminée à côté, dans l’entrée il y a encore un poêle et une chambre.
    Au troisième niveau se trouve un vestibule suivi de trois chambres en enfilade, dans la première une cheminée et un oriel, à côté une autre chambre par laquelle on accède aux trois greniers superposés, il y a dans ce bâtiment un escalier à vis en pierre à 58 marches.
    L’autre bâtiment à main droite, appelé le bâtiment du milieu, a aussi une cave voûtée pour y loger environ 60 foudres de vin, au-dessus une grande salle couverte de grandes dalles et garnie de deux piliers en pierre et un caveau à porte de fer bien protégée par trois verrous.
    A l’étage suivant, à droite du premier bâtiment, il y a une galerie qui conduit d’abord à une petite antichambre sur laquelle donne aussi la salle de séjour où il y a un petit escalier à vis en bois qui mène à la chambre à coucher d’en haut, devant le poêle une salle de plaisance dallée, face à ces poêles un autre beau poêle et sa cheminée et une cheminée dans le premier poêle, une grande cuisine et son garde-manger, son four et un couloir vers le deuxième puits.
    Au troisième niveau il y a deux poêles dont les deux chambres respectives se font face, au milieu il y a une antichambre au-dessus de laquelle se trouvent deux greniers surmontés de deux pigeonniers qui se font face, ce bâtiment a un escalier à vis en pierre à 75 marches.
    Au deuxième étage de ce bâtiment, entre le début de l’escalier et la chambre à coucher il y a un couloir qui mène au troisième bâtiment, appelé bâtiment arrière, où se trouve la sortie, il y a de nouveau un passage sur lequel donnent à main droite deux chambres et au-dessus du couloir, au deuxième niveau, il y a un poêle, une chambre à coucher à cheminée et une cuisine.
    Par derrière, il y a un grand fenil dont une porte donne dans la rue Saint-Antoine d’où on peut facilement décharger la paille et le foin des chariots, une porte descend à l’écurie. Au deuxième niveau il y a un poêle, une chambre à coucher, derrière sur la galerie (le milieu de la maison est garni de deux galeries superposées qui reposent sur des piliers tournés) il y a deux grandes chambres l’une à côté de l’autre.
    On trouve en revenant au même étage un petit poêle et une chambre qui donnent dans la cour arrière où se trouve le deuxième puits. Au-dessus de la dernière chambre du haut, il y a un grenier, recouvert de dalles, qui mène au séchoir à linge.
    Ce grenier est surmonté d’un autre semblable, dans la cour arrière (où il y a aussi une grande porte qui permet de rentrer le bois), il y a sur la droite un puits, une grande cuisine avec un fourneau et un chaudron à lessive et une remise à bois, en face au-dessous du bâtiment arrière il y a encore une cave voûtée pour environ 9 foudres de vin, au-dessus une étuve et une antichambre, deux chambres, réduits à poules et à oies.
    Juste en face de l’entrée, il y a au-dessous du fenil déjà cité une écurie pour dix chevaux, à côté deux caveaux et juste à côté une petite écurie pour deux chevaux, au-devant la remise pour y placer deux carrosses.
  • 1762 (billet d’estimation traduit) – La maison qui donne sur la rue des Pucelles consiste en un bâtiment avant et en un bâtiment arrière où se trouvent plusieurs poëles, chambres à coucher, cuisines et dépenses. Par-dessus combles couverts de tuiles doubles, il y a aussi une cave voûtée, deux cours et un puits, dans le bâtiment arrière il y a les écuries et les remises.
    La deuxième maison qui donne dans la rue de l’Arc-en-ciel consiste en plusieurs poëles, chambres et cuisines, par-dessus étage à la Mansard couvert de tuiles doubles. Il y a aussi une cave voûtée, une écurie, des remises, une cour et un puits
  • 1780 (billet d’estimation traduit) 1780 la maison consiste en plusieurs poêles, chambres à cheminée à la française, cuisines et plusieurs dépenses, on y trouve en outre une écurie et des remises, au-dessus combles couverts de tuiles doubles et une cave voûtée, une cour et un puits

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 25 f° 135 case 1

Huber à Strasbourg

maison, rue des pucelles 9
Contenance : 8,80
Revenu total : 328,58
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1
portes et fenêtres ordinaires : 69
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 122 case 1

Huber Georges Balthazard
p. 1862 Sattler Jean Jacques Veuve née Hébensperger Catherine
p. 1866 Momy, Hippolyte
1879 Loew Gustav Eduard, Notar

O 378, maison, sol, Rue des pucelles 10
Contenance : 8,80
Revenu total : 328,58
Folio de provenance : (135)
Folio de destination : Gb
Année d’entrée :
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1
portes et fenêtres ordinaires : 69 puis 55
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre allemand, registre 30 p. 330 case 3

Parcelle, section, 25n° 53 – autrefois P 378.p
Canton : Jungferngasse N° 10 – Rue des Pucelles – Jungferngasse – Rue des Pucelles
Désignation : Hf, 2 Whs u NG – sol deux maisons et bât acc.
Contenance : 8,23
Revenu : 4600 – 4450
Remarques :

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1927), compte 779
Loew Gustav u. Ehefr.
1930 Baumgaertner Wanda brodeuse
1948 Baumgaertner Joseph pensionnaire ½ et cohéritiers
(706)

(Propriétaire à partir de l’exercice 1927), compte 3436
Schwartz Joseph u. Ehefrau
1951 Minck Lucien son épouse née Jundt pour 2/4 et cohéritiers
(2983)

Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace p. 556-557
Ancien hôtel de Furstemberg, 8 rue des Pucelles (Inv. MH., 13 juin 1929)
Maison, 10 rue des Pucelles (Inv. MH., 13 juin 1929)

Exceptionnellement conservées, les deux maisons sont étroitement liées par leur proximité et par la coïncidence de leur longue histoire.
Au milieu du XVI° siècle, le comte Guillaume de Furstemberg (1491-1549), colonel de lansquenets, possédait la majeure partie des immeubles compris entre la rue de l’Arc-en-Ciel et la rue des Pucelles ; ses succès d’homme de guerre lui avaient valu fortune et reconnaissance de la République strasbourgeoise. Après 1545, il avait souhaité donner à son hôtel (n° 8) l’allure d’une véritable maison fortifiée urbaine par l’ajout de créneaux et de mâchicoulis, de poternes et même d’un pont-levis. Ces dispositifs militaires seront partiellement démolis sur ordre du Magistrat en 1560, après le décès du comte. Mais le volume initial subsiste, y compris les mâchicoulis crénelés et les redents chaperonnés des pignons. Certaines baies sur cour montrent encore des encadrements moulurés (premier étage)  ; devant l’élévation opposée se profile une tourelle d’escalier polygonale, coiffée d’une flèche et en partie masquée par des constructions postérieures ; son portail présente la date de 1567.
Côté rue, le mur-pignon couronné d’un épi de faîtage s’anime d’un petit oriel de plan polygonal coiffé d’un toit à l’impériale ; sur l’allège centrale, le millésime 1567 déjà vu sur la tour accompagne deux écus bûchés, surmontés d’un cimier et d’un cygne ; à cette date, l’hôtel appartient à Louis Gremp de Freudenstein.
Un mur de clôture percé d’une porte cochère relie cette demeure à l’hôtel voisin (n° 10) où l’on ne relève que la date de 1547. Implanté parallèlement à la ruelle qu’il domine largement de ses trois hauts niveaux, il a conservé les baies Renaissance sur toutes les façades, certaines à meneau, et avec une recherche de variété dans le dessin raffiné des congés.
Ici le pignon donne sur la cour, encadré à gauche d’une tourelle d’escalier polygonale, à cheval sur la rue, et d’un oriel rectangulaire sur le pan à droite. L’entrée de cave jouxtant la tourelle et datée de 1547 s’orne de têtes en médaillon ; peut-être s’agit-il d’un remploi en provenance du portail d’entrée, refait au XVIII° siècle ? Coiffé d’une flèche comme la tour, l’oriel à trois niveaux renferme au rez-de-chaussée une voûte d’une exceptionnelle richesse : un réseau d’ogives partiellement suspendues et reliées à la voûte par des éléments décoratifs sculptés détermine des caissons carrés ou triangulaires, orné chacun d’un écu aveugle ; ceux du centre, encore surmontés de cimiers, ont dû être bûchés.
Après Louis Gremp, la propriété passe à son beau frère, le Stettmeister Henri Büchsner ; au milieu du siècle suivant, on y trouve Bernard de Schaffalitski de Muckodell dont le nom reste attaché à un cabinet de curiosités. De 1674 au XVIII° siècle se succèdent François-Christophe de Wangen de Geroldseck, le baron François-Ernest Reich von Platz puis à nouveau un Stettmeister, Joseph André baron de Gail.
La scission de la propriété doit intervenir en 1789, lorsque le commandant de l’arsenal de Sélestat, Capriol de Saint-Hilaire, se porte acquéreur de l’hôtel n° 10. Agrandi à cette époque, l’hôtel de Furstemberg sera dès lors doté d’un accès indépendant sur la rue. [Ce dernier paragraphe repose sur une interprétation erronée des informations ci-dessous, Etat des habitants]

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VI, Rue 197 Des Pucelles (p. 283)
(maison n°) 9

pro. – de St Hilaire, Commandant de l’Arsenal à Selestat – Noblesse
loc. – Olry, George Louis, ancien Professeur
loc. – Olry, Joseph Antoine, Avocat
loc. – Olry, Ignace Xavier, Praticien
loc. – Olry, Anne Elisabeth
loc. – Olry, Marie Françoise
loc. – Zeiss, François Xavier, Membre de la Commission intermédiaire

Registres de population

(1795) 7° section, Rue des Pucelles N° 9 (registre 600 MW 7) – légende

Andrés St Hilaire, 71, Ancien Chef au Bureau d’artillerie, Brousse, 1761
Marie Gaspar Capriol, 67, Chef de Brigade d’artillerie, Lautrec, 1778
Elisabeth St Hilaire née Horrer, Epouse, Obernay, 1756
Auguste St Hilaire, 15, fils, Strasb
François Lemaire, 60, Domestique, Lievre, 1756
Marie Liechter, 55, Epouse, Saverne, 1772
J Bte Fourney, 63, emploié des Vivres, Grenoble, 1780
M Anne Rénaud, 52, Epouse, Mirabel, 1780
Rosalie Fourney, 16, fille, Strasb
M Anne Mathis, 37, Servante, Selbach, 1770
Catherine Schiebel, 32, Servante, Zellwiller, 1790
J. F: Xavier Zeiss, 51, Homme de loi, Strasb
M Barbe Névald, 41, Epouse, Dresde, 1770
M Josephine Neval, 55, Sœur, id., 1766
Beatrix Schwendt, 57, fille, Strasb
Ursule Maichlé, 33, Servante, Mivingen, 1785

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Jungferngasse – I. Rev.

10.
Rieb, Pfortner. 0
Loew, Notar. 01
Ekert, Rechnunghsdireck. 2
Rieder, Rentnerin. H1
Wurtz , Rentnerin. H2


Relevé d’actes

Le noble Bernard Schaffelitzky de Muckedell à Frauenthal vend 3 150 livres la propriété à François Christophe, baron de Wangen de Geroldseck aux Vosges, pour lequel agit sa femme Marie Barbe de Neuenstein

1674 (13. April), Chambre des Contrats, vol. 543 f° 224-v
der Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrne Herr Bernhard Schaffelitzkÿ Von Muckhedell auff Frawenthal, mit assistentz deß auch Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrnen Herrn Ernst Friderichs Von Lützelburg, Pfandherren Zu Rüßingen, und Herrn Johann Marcelli Schenckhen Schaffners deß Closters St. Margarethæ und Agneßen allhier
in gegensein der Wohlgebohrnen frawen, frawen Mariæ Barbaræ Von Wangen, gebohrner Von Newenstein im nahmen deß Wohlgebohrnen Herrn, Herrn Frantz Christoph Von Wangen Zu Geroltzeckh am Waßich. Ihro fürstl. Gnaden herrn Bischoffs Zu Straßburg geheimen Rhats und Vicethumb, ihres herren Ehegemahls – und Zwar uff Herrn Rhät und Ein und Zwantzig am 11. h.us Jüngsthien Obrigkeitlich ertheilten Consens
Hoff mit seinen häußern, hoffstätten, Garten und allen anderen deßen Zugehördten weiten Rechten und Gerechtigkeiten alhier in dießer Statt, theils in der Jungfrawen Gaßen, theils in St. Anthoni Gaß, und Zwar in der Jungfrawen Gaß einseit neben Herrn Georg Conrad Schaffelitzkÿ Von Muckhedell anderseit neben Johann Frantzen dem Würth Zum Hirschen, in St. Anthonien Gaßen aber, einseit neben herrn Johann Jacob Schütterle E.E. Kleinen Rhats beÿsitzern ehevögtlicher weißen anderseit neben – gelegen, welcher hoff mit seinen appertinentien annoch umb. 2510. R. in Capital und Zinnßen herrn Johann Balthasar Krauten dem Postmaÿstern allhier Verhafftet – umb 6300. R à 15. batzen, nach abzug aber obangegebener beschwärdt (…) umb 3790. R
Actum den. 13. April a° 1674 in einer am Jung. St. Peter Kirchhoff gelegenen Eckh behaußung zum thürlein genannt.

François Christophe, baron de Wangen de Geroltzeck aux Vosges vend pour 3 100 livres la maison à Geofroi Stœsser, docteur en droit, avocat et membre du Magistrat

1678 (22. Aug.), Chambre des Contrats, vol. 547 f° 568-v
persönlich erschienen der Hochwohlgeborne Herr Herr Frantz Christoph Freÿherr Von Wangen Zu Geroltzeckh am Wasichen Röm: Kaÿ: Maÿ: Unser allergnädigsten Herrn Würckhlicher Reichshoff Rhat
dem Wohl Edel Vest, hochgelehrten Herrn Gottfriedt Stößern V.I.D. undt Wohlged. Statt Rhat undt Advocaten – beraits den 28. 9.bris Vorigen Jahrs verkaufft undt zue Kauffen gegeben habe
einen hoff mit seinen Häußern, Hoffstätten, garten undt allen andern deßen Zugehördten, Weithen, Rechten undt gerechtigkeiten alhier in dießer Statt theÿls in der Jungfrawengaß, theÿls in St: anthonien gaß undt Zwar in der Jungfrawengaß, einseit neben Herrn Georg Conradt Schaffelitzkji Von Muckhendell, anderseit neben Johann Frantzen dem Würth zum Hirschen, in St. Anthonien gaß aber, einseit neben Weÿl. herrn Johann Jacob Schütterle geweßenen dreÿers des Umbgeltd nachgelaßener wittibin, anderseit neben – gelegen, undt der Büchsener Hoff genannt, welcher hoff cum appertinentiis gegen männiglich freÿ, ledig undt eÿgen /:darinn auch 130. Ohmen Lährer Faß mitbegriffen:/ beschehen umb 6200 R. – Act. in der Zollerisch. behaußung d. 22. Aug. 1678

Anne Sare Biccin, femme de Geofroi Stœsser de Lilienfeld, chancellier du Prince de Saxe Mœrsbourg, loue la maison à l’Evêque de Strasbourg. L’acte est dressé en français et en allemand. Y sont joints un état des lieux (français et allemand) et des documents préparatoires (allemand) qui donnent une description complète des différents bâtiments.

1685 (17.8.), Me Contz (6 E 41, 23)
Par devant moÿ le Notaire Roÿal au Conseil Souuerain d’Alsace residant à Strasbourg soubsigne fut présente dame Anne Sare née Biccin femme du Sr Gotfroid Stösser Noble de Lilienfeld, Dr. Es droits Cons.er et Chancellier du Prince de Saxe Mörsbourg assistée et autorisée Son mary estant absent de Sieur Jean Leonard Fröreisen Consul regant de Ville Roÿale de Strasbourg, et de Sieur Balthasar frideric Stösser Receueur des Escoles son beaufrere lesquels ont Confessé auoir baillé et delaissé par ces præsentes a Titre de Loÿer,
à S.A. L’Evesque et Prince de Strasbourg et de sa part aux Sieurs Jean Remÿ Bourman Conseiller, et Jean Charles Hamerer Medicin ordinaire de sa dte. Altesse, a ce præsents et acceptants preneurs et retenants pour sa dte. Altesse Comme il ÿ a ordre pour ce et substitution donné a eux par le sieur Joosten Chancellier de L’Euesché de Strasbourg au bas des præsentes point translaté de leurs originaux allemands Scellé et Signé
Scauoir une Maison avec porte Cochere, Consistante en un Corps des logis, Sans rien retenir nÿ reserver de la dte. Maison et ses dependances Scize a Strasbourg, d’un costé rue des pucelles de L’autre rue de L’arc en Ciel a Condition de maniere comme sensuit, Premièrement la d.te Maison sera loué pour le Seruice de Sa dte. Altesse L’Euesque et Prince de Strasbourg sa cour et des ces officiers /:Excepté larrier loüage dont il ne sera permis de la relüer ou transporter ce baille aux autres:/, au 2.do a Comencer du jour et feste de St Michael prochain venant 1685 jusques a 3. ans, Consecutifs, (…) Pour le 3.me Ce bail estant fait moÿennant le prix et somme de 150. de loyer (…), au 4.me il sera loisible et S. dte A. de faire changer et Eslargir l’entré de la porte cochere veu quil est fort incomod comme bon luÿ semblera Comme aussÿ pour mieux pouuoir tourner et retourner les charosses de faire applanir le petit jardin d’autant quil sera besoin et jusquéz au pilier a main gauche, Mais le tout aux depens de S A et sans diminutions des dts. loÿers et qua la fin du bail le dt. jardin soit remis en tel estat en quel il se trouve præsentement sans frais et dommages. (…)
Car ainsi a esté accordé entre d.tes parties renoncent a toutes choses generallement quelconques a ces presentes leur effet et teneur contraires, en foÿ de quoÿ les baux expediéz en allemand et françois enant esté soubsigné et cacheté des armes des part et d’autres auec le Notaire fait et passé à Strasbourg
S’ensuit en copie l’ordre de S.A. et la substitution donnée par le Sieur de Joosten Chancelier de L’Euesché de à Strasbourg.
S.A. de Strasbourg Estante d’jntention de loüer au certain term d’années pour son Seruice et de sa Cour, La Maison du Vicaire General à Laer et celle du Sieur Stösser le docteur, ainsi elle a donne Commission a Son Cons. d’estat et Chancellier Philipp Joosten en vertu des presentes d’accorder auec les dts. Vicaire general et Docteur Stösser et concluser sur les instructions quil a en mains Comme aussi passer Contrat tout ce qui Negociera en cette affaire sa dte A. L’aggrera et l’inderrinssera, En vertu de la subsignation de la mains propres et du Sceau de sa dte. alt: Schwalbach 27 Julÿ
L.S. W. Eg. Jos. Sec. Horneck
[Version allemande] Kundt Undt Zu Wißen seÿe Hiemitt Männiglichen daß aff heütt zu gemeltem dato zwischen des hochwürdigt, durchlauchtig Undt hochgebornen Fürsten Undt herrn H. Wilhelmi Egonis Bischoff zu Straßburg, des heiligen Römischen Reichs Fürsten, administratoris der fürstl. Stiffter Stablo, Undt Malmedys Landgraffen in Elsaß Und Zue fürstenberg, graffens zu heiligenberg, Undt werthenberg /:Undt Loigne:/, Landgraffen in der Bahr, Undt zu Stüllingen, herrn Zu Haußen in Küntziger thal, etc. etc. absonderlich bevollmächtigten, dem wohl Edel gestrengen Vndt hochgelehrten herrn Johann Remigio Bourman, höchstged. ihrer hochfürstl. dhlt. hoffrahten, Vndt wohl Edel Vndt hochgelehrten herrn Johann Carolo Hammerer auch deroselben wohlverordnenen leib: medico, in Krafft habendtes special gewalt Vndt Von dem hochstifftischen Herrn Cantzlern /:Tit:/ Ertheilter Substitution, so hier Vndten in copia Vidimata angehefftet ahn einem,
So dann der wohledelen Frawen Anna Sara Stößerin gebohrener Biccien des wohl Edel gestrengen, Vndt hochgelehrten herrn Gotfrid Stößers, Edlen von Lilienfeldt beeder rechten doctoris fürstl. Sachsen Mörspurg. geheimben Rahts, Vndt Cantzers Fraw gemahlin in abwesenheit ihres Eheherrens, des wohl Edel Vndt hochgelehten herrn Johann Leonard Fröreisen hiesiger königlichen Freÿen Statt Straßburg ietzo regirendten Ammeisters, wie auch des Edel Vesten herrn Balthasar Friedrich Stößers wohl verordneten Schul schaffners allhier, Vndt wohl Edel gemeldten Herren Cantzlers Ehe leiblichen H. bruders anderen theils, mit vorgehendten Zeitigen Vndt beeder seiths genugsamb gepflogener lehen Vndt Miethgang getroffen worden Vndt beschloßen, dergestalt, Vndt meinung wie folgt.
Estlich daß daß nach deme diser Contract formlich geschrieben bestermaßen legalisirt Vndt authentisirt sein wirdt, So überlaßet in Mieths: weiß höchstged. Ihro hochfrstl. dhl. die Edel gedachte fraw Anna Sara für Sich und Nahmens ihres Ehe herren, in authorität dero Herren beÿständten, dero allhier in Straßburg zum theil in der so genanndten Jung fraw gaßen, Zum theil in der regenbogen gaßen aigenthümlich gelegene behausung mit allen ihren begriffen, gelegentheit, weithen, Vndt rechten, nichts außgenohmen, Solche aber mitt außschließung des affterlehung für Höchst Ermelte Hochfrst. dhl. dero hoffstatt Vndt bediente zu bewohnen, auff dreÿ nach Einander folgende Jahre, (…) Zweitens Solle Solche obgemelte lehung Ihren anfang auff nägst: bevorstehendten Michaelis 1685 Ihren anfang haben, Vndt gewinnen,
Vndt drittens in ansehung solcher Verlehung Jährlich Vndt Jedes Jahrs Vmb 150 Reichs thaler haußzinß (…), viertens, solle ihro hochfürst. dhl. freÿ stehen nicht allein die pforten /:so zu der Einfahrt Vnbequem ist:/ nach belieben zue Enderen, Vndt zu bequämlicheren Einfahrt zu Erweithern, Sondern auch daß kleine gärtel zu beßerer gelegenheit deß hin Vndt Vmb wendens der gutschen biß ahn deren an der lincken handt stehenden Stock Eben zu machen, Vndt so viel nötig auß zu reütten, Jedoch alles Vndt Jedes in ihro hochfrstl. dhl. Kosten, ohne abzug des Hauß Zinßes, Vndt daß nach geendigter lehnung Künftiges sothanes gärtel in solchen Standt wider gesetzt werde, gleich es anÿetzo befunden Vndt jnuentirt werden solle, ohne Kosten Vndt schaden. (…)
Zu Stäther Urkundt, Vndt Vesthaltung deßen Jeden, Vndt allen Seindt hierüber Zween gleich laudenten Lehenungs Vndt Verlehnungs brieffe, Einer Frantzösisch, der ander alß dieser gegenwärtige Teütsch durch mich Endts gemelten beÿ dem hohen Rath Zu Breÿsach jmmatriculirten Königlichen Vndt hierzu requirirten Notarium Verfertiget – geschehen in Straßburg den 17. Monats augusti 1685.
Hiernach folget der Von Ihro hochfrstl. dhl. des Herren Cantzlern Ertheilte gewalt Vndt die Von wohlgemelter Herren Cantzlern hinderlasene substitution, beede mit dem hochfrstl. Secret Insigel Verwahrt
Demnach ihro hochtrstl. gnd. zu Straßburg entschloßen des gnâl vicarÿ à Laer Vndt des S. Stößers behausungen in Straßburg Zu dero Vndt ihro hoffstatt künfftig bewohnung auf eine gewiße anzahl Jahr Zu lehnen als habe dieselbe hiermit dero Cantzler Vndt geheimben raht Philippe Joosten Commission ertheilt, ertheilen dieselbe auch hiemitt Vndt in Krafft dieses mit besagten vicario gnrali Vndt S.en Stößern deßhalb Zu tractiren Vndt auf ihr ihm ane handt gebene Instruction zu schliesen, so dan die nötige Contracten deß weg. aufrichten, waß nun derselbe hierinn thun handlen Vndt Verrichten wirdt. Ein solches werden Vor hochstrg. ihro hochfrdtl. gnd. nicht allein genehm Sondern allerdings ihne deß fals schad loß halten, Vrkundt ihro hochfrstl. gnd. eigenhendigen Vndterschrifft Vndt Vorgetruckten fürstl. Secret Insigels Schwalbach den 27. Julÿ 1685.

[Procès verbal de visite en français puis en allemand d’après l’art. 5 du bail]
(…) Ainsy les parties susd.es s’estantes transportées en la d.te Maison Rue des pucelles & a esté procedé Par nous le Notaire soussigné à L’jnuentaire comme s’ensuit. Premièrement en entrant de costé de la ruë des Pucelles a gauche il ÿ en a un puits appresté d’une chaine de fer, des seilles et une poulie de laiton joint d’un réseruoir taillé en pierre, Et tout prés une grande Caue voutée Capable pour ÿ mettre 64 fouder de vin en seize tonneaux, au dessus Consiste le grand Corps du logis bastis de pierre dont il ÿ a au bas une sale pauée de Pierre taillées ou sont deux grands bancs de bois de sapin, tout prés un grand poile auec un perron, ou il y a un armoire plane et attachée au lambris, joint d’une chambre a cheminée et d’une separation faite auec des planches propre pour L’office comme aussi d’une Cuisine ou il y a un tourne broche et ce qui appartient et cinq petits dressoirs de bois de sapin et aupréz un garde manger auec quatre dressoirs L’un sur L’autre et une pende de Chaire,
Au deuxième étage sur le poile cÿ haut spécifié il ÿ en a un pareil avec le perron, chambre cheminée et en entrant encor un poile et chambre, il s’y trouvent des bancs à L’entour, un armoire plané, un chalit auec une petite paillasse, un goutteron, auec une lame d’etain, Au troisième étage il y a L’anti chambre, et ensuitte trois chambres, L’une auprès l’autre, dans la première il y a une cheminée et un perron et a L’entour d’jceluÿ aupres la cheminée et à gauche des bancs de Sapin, auec deux portraits d’homme et femme les quels doivent avoir basti la Maison et dans la deuxième Chambre il y a pareillement deux petits bancs aupres les fenestres, et tout joint est encor une chambre par laquelle on passe pour aller aux greniers dont il ÿ a trois l’un sur l’autre en bon estat. En de Corps de logis il y a un vis a monter contenant 58 degréz de pierre,
Le deuxième Corps, ou Celuÿ du milieu du Logis contient une Caue voutée capable pour ÿ mettre cinquante dix fouder de vin enuiron sur le plan il ÿ a une grande sale pauée de pierre taillées, ou sont deux piliers de pierre, une table longe de sapin et a l’entour aupres les fenestres des bancs, Tout joint une voute gardée d’une porte de fer auec trois verouils, Au deuxieme étage de coste gauche il ÿ a une allée communicative, et ayant passé une petite antichambre L’on entre un grand poile, on ÿ monte par un escalier de bois en vis a une chambre au dessus, en sortant du dt. grand poile on passe par un porche paué des pierre de taille, dont il ÿ a vis à vis poile et Chambre auec une Cheminée et du coste du grand poile on entre une grande Cuisine, ou il ÿ a un grand tourne broche auec ce qui appartient, une marmitte de Cuiure au fourneau, aupres une garde: manger un four pour Cuire du pain, et une galerie pour aller au deuxième puits, accomodé d’une chaine de fer et des Seaux de cuivre.
Au troisième étage il y a deux poiles joints de leurs chambres vis à vis de l’un a l’autre, au milieu c’est L’allée dans laquelle il se trouue un grand Coffre de bois, dans ce dit poile et le fourneau basti de Cloques de terre et dans la chambre il y a un chalit de bois de noÿer, auec des escabeaux auec un tiroir, pailasse, et deux oreilliers ramplies de paille, au dessus sont deux greniers, et en haut deux pigeonniers, Cet Corps de logis a un escalier en uis composé de 75 degréz de pierre. En descendant et sur le deuxième étage entre l’entrée de l’escalier et de la chambre il ÿ a une allée joignante au Troisième et derrier Corps du logis ou est la sortie se trouve un Vieux armoire de Sapin a quatre volées et pantures de fer, dont il ÿ a derechef une gallerie, et a droit deux chambres jointes, et en Continuant sur la gallerie au deuxième étage il ÿ a une poile ou se trouve un goutturon auec une platine et bassin d’estain, et les pieds du fourneau de laiton, se joignant la chambre a cheminée, et une cuisine derrière C’est un grand fenil, donnant avec la porte vers les Peres de St Antoine sur la rüe par laquelle ont peut de charger les Chariots et peut faire monter le foin et la paille, il ÿ a aussi une porte mesnante en bas de l’escuÿrie. Au premier etage il y a un poile avec un goutturon, bassin et platine d’Etain, deux bans de sapin blanchis, joigne d’une Chambre, et au derrière sur la gallerie Comme il ÿ en a deux l’une sur l’autre par le mitant de la maison a petits piliers tournez se trouuent deux grandes Chambres ou il ÿ a un vieux Chalit auec un ciel en forme de chaise. Tout au coin de la gallerie superieure il ÿ a une separation faite des treillis et filets de fer pour garder des Cailles et perdrix, Et s’en retournant, et repassent le deuxieme planché de la gallerie s’y trouue un petit poile et une Chambre donnants dans la basse Cour ou est le deuxieme puits au dessus le dernier poile il ÿ a un grenier, par lequel on passe pour aller en la sale de la Lingerie, faite pour seicher le Linge, pauée des pierres de taille, au dessus d’icelle il ÿ en a encor une pareille. Dans la basse cour ou il ÿ a une grande porte cochere pour faire entrer les bois, est le deuxième puits cÿ deuant denommé d’un costé, et de l’autre une grande Cuisine, auec le foÿer, grande chaudiere pour faire lixiue, et une remise pour mettre les bois à Couuert, et vis à vis sous le derrier Corp du logis est encor une Caue voutée Capable pour en mettre Neuf fouder de vin environ, sur icelle une estuue, auec l’Entrée, deux Chambres, comme aussi des poulliers, oÿés, et place pour toute sorte de Volaille. Delà L’Entrée de la porte derriere dessous le fenil susd. il ÿ a une Ecurie pour dix Cheuaux, et tout aupres deux voutes, et jointe une petite Ecurie pour deux Cheuaux, Comme aussi une remise de Charosse. Le petit jardin est enclorré du devant d’une muraille d’une hauteure ordinaire couchée des pierre de taille et gardée des treillis et filets de fer, auec des barres entre deux, tirante jusques au balcon Et de costé il est garni de lattes auec pareille porte a serure, et Verroüil. Sommairement tout les vitres fenestres et fourneaux dont Chaque Poile est fourni, Comme aussi les toicts, et Galetas sont en bon estat, tous les portes pourueües de Clefs, et tous les apparti.mts netoÿez de haut jusques en bas. En outre il ÿ a Cinq seaux de Cuir boüilli pendants aupres la porte Principale vers la rüe des pucelles.
Pour à fin et en vertu du bail susdt. S. Altesse Monseigneur L’ Evesque et Prince de Strasbourg et par ordre, Le sieur Philippe de Josten Chancellier de L’Euesché fist prendre possession Naturelle et actuelle en Exploit par le Sieur Jean Noll Concierge des Maisons de S. Dte altesse Sans aucune opposition d’une et d’autre part. En foy de quoÿ (…), S’ensuit L’allemand.

Auff Heut den Neün und Zwanzigsten 8.bris (…) dahero wollg.lte Herren bevollmächtigte sich beliebet in obg.lte behaußung gelegen in der Jungfrawen gassen d. sich zu begeben, allwo durch Unß Endsg.lten Königl. Notarium zu der jnuentation geschritten worden wie folget. Erstlich So mann in der Jungfrawen gassen zu dem Hauß eingehet, ist zu der Linckhen handt der Erste bronnen mitt zween Metallenen Eÿmern, sambt der Scheiben, Undt Eÿsern Kettern, samt einem außgehawenen bronnenstein Fisch darin auffzuhalten darbeÿ Ein grosser gewölbter Keller Zu ohngefähr 64. fuder wein in 16. Fassen zu legen, darauff ein grosser gantz Steinerer stockh, Vndt Zwar auff dem Ersten boden Ein mitt platten gelegtes Sommerhauß warinnen zween lange dennene bänckh, Ein große Stub, Undt Erckher warinnen Ein Meseres tresur so am getäffer anhängig, Sambt der Stub Cammer warinnen Ein Camin Undt Ein dännener Underschlag für Ein office, Und Kuchen warinen ein Umblauffender Spiß sambt seiner zugehör, Undt fünff kleine dännene schäfft mitt einer Spieß Camer warinnen Vier Über einander hangendte Schäfft, Undt ein fleisch hang. Vff dem andern boden ist über dieser Stuben wider Ein dergleichen samb dem Erckher Undt Stub Cammer mitt dem Camin darüber in dem Eingang noch Eine Stube, Undt Cammer, in voriger Stuben seindt rings Vmb bänckh Ein Maseres bettladt darauff ein Stroh Säckhel, Ein gleiches tresor, Vndt giesfaß Känsterlein mitt Einem Zinnenen blatt ½ d. Zinn. Vf dem dritten boden ist das Vorhauß, daran dreÿ Cammeren hind. Ein ander, Vndt in der Vorderisten Ein Camin Undt Erckher in welchem, beÿ dem Camin, Undt auff der linckhen seithen stehen dannener bänckh, sambt Zweÿen Contrafaits Mann Vndt weib, welche das hauß auffbawen haben sollen, In der Zwoten Cammer beÿ den fensteren seindt zween kleine bänckh, darneben ist noch Ein Cammer dar durch mann auff den frucht kastenn gehet deren dreÿ Über Einand. seindt. In disem Stockh ist ein steinerer Schneckhen, von Acht und füffzig Staffelen.
Der andere auff der rechten handt Undt so genandte midelste Stockh hatt auch Einen gewölbten Keller zu. 60. fuder wein Ungefähr, darauff Ein grosser mit breiten blatten belegter Saal mit Zweÿen steineren Säulen, darin Ein lange dannener taffel, Und rings Umb ahn den festern lange bänckh, Undt Ein: mitt Einer Eisern thüren Und dreÿ breiten Vorrieglen wohl Verwahrtes gewölb. Auß dem andern boden Von dem Ersten Stockh auff der Linckhen handt stehendt hatt solcher Eine Gallerie, damann darauff Erstlich in Ein Klein Vorgemach in die auch so genante Wohn: Stub gehet, darinnen ein kleiner höltzener Schneckhen so in die Obere Stub: Cammer Leithet, Vor der Stuben Ein mit platten belegtes Sommerhauß, gegen dieser Stuben wider Eine Schöne Stuben, sambt der Cammer, Undt mitt Einem Camin ahn der Ersten Stuben eine grosse Küchen, darin Ein bräter, mitt der Zugehör, Undt in dem Offen Ein kupffer wasserschiff, sambt der Speiß: Cammer, Bachoffen, Undt gang zu dem Zweiten bronnen, mit kupfferen Eÿmern, Vndt Eisernen Ketter. Uff dem dritten boden seindt Zwo Stuben, Jede mitt ihrer Cammer gegen Einander, Undt in der mitten Ein Vorhauß, warinen Ein Alter so genanter bockhs: trog, In Vorgemelter Stuben ist Ein offen von lauther alten Kachlen. In der Cammer aber Ein grosse Nußbaumene bettladt mitt zweÿ fueß: schämmelen, Ein außziehende lotter bettlader darauff Ein Strohe sackh, Zweÿ bulben mitt strohe gefüllt. Darüber seindt zween frucht Kästen, Undt oben darüber Zween tauben schläg gegen Einander. Diser Stockh hatt Einen Steineren Schneckhen von 75. Stafflen. Von diesem Stockh Uff dem Zweiten boden zwischen dem Eingang des Scheckhens, Vndt der Stub: Cammer ist ein gang zu dem dritten, Vndt so genanten hindersten Stockh, wo die außfahrt ist, warauff Ein alter dannener Casten mitt 4. thuren so außwendig mit Eisen beschlagen, gehet wider Ein durch: gang, die gleich auff der rechten handt Zwo Cammer, neben einander stehen, Vndt fürter über dem gang Vff dem Zweiten boden is Ein Stub darinn Ein gießfaß känsterlein mitt Einer Zinnenen Schal, beckhen und mesener füßen, Under dem Offen, nebens Ein Cammer mit Einer Camin undt Kuchen Hinder daran hatt es einen grossen Hew Stockh dauon eine thür vff die gass gegen die Hh. P.P. Anthonier, da mann das hew Undt strohe Von dem wagen abladen kann, sambt Einer thür in den stall hinunder. Auff dem Zweiten boden hatt es ein Stub, warin Ein gießfaß Känsterlein mitt Einer Zinneren schal, Undt beckhen, sambt Zween weißgeriebenen bänckhen, benebens Ein Stub: Cammer, hinden daran ahn der gallerie deren es durch das halbe Hauß Zwo Über einander mitt getrehneten Stollen hatt, seindt Zwo grosse Cammeren, in einer ist Ein alte bettlad mit Einem halben Himmel wie Ein chaise neben Einander, Zwischen Zuruckh auff diesem boden hatt es Vorhin allerhinderst Ein Underschlag mit trattenen gätteren Veltt hüener, Vndt wachtelen Zu Verwahren, nachgehendts ist eine kleine Stub sambt einer Cammer, so in dem hindersten Hoff hinauß sehen, darinnen der Zweite bronnen stehet, oben über der obristen hindern stuben ist Ein frucht Kasten dadurch mann auff die genante tüchereÿ oder truckheneÿ zum weissen zeug auff zu henckhen gehet, Undt mit blatten belegt ist, über diesem Casten ist noch Eine dergleichen, In dem hindersten Hoff, darinnen auch ein groß thor ist umb das holtz hinein zu bringen. Vff der nechsten seithen Stehet Ein bronnen darbeÿ eine grosse Kuchen, mit dem herdt, Vndt großem bauch: Kessel, Undt der Schopff zum holtz Zu legen, dargegen über ist Vnder dem hindersten stockh ist noch Ein gewölbter Keller zu Vngefahr Neun fuder wein, darüber Eine badt: Stube sambt Vorgemach Zwoen Cammeren, Hüenen Undt gänsen Ställen, Grad gegen der Einfahrt ist Vnder dem obbeschriebenen hewstockh Ein Stall Zu Zehen pferdten, darneben Zweÿ gewölb Undt gleich darann ein kleiner stall Zu Zweÿen pferdten, Vornen daran der schopff zu Zwo Kutschen, der Kleine Garthen ist Vornen her mitt einer nideren Mauren, mitt breiten steiner belegt, worauff Einsene drattgetter mitt Eiseren stangen, beschlossen, biß an den Vndern Erckher Ziehendt, Nebens an der seithen sambt Einer thuren Von latten, waran Ein Schloß: Rigel Vberhaubt so seindt alle fenster öffen deren in Jeder Stuben Eine Vorhanden die dächer, Cästen, boden Vndt bühnen, seind in gutem stand alle thüren mitt schlüsselen versehen, Vndt alle Zimmer Von oben biß Vnden auß gesäubert. Mehr seindt 5. fewr: Eimer Vorhanden, Vndt hangen beÿ dem grossen thor gegen der Jungfraw gassen. Endlichen Undt in Crafft obglte. Lehen: Vndt Verlehnung ist nambens höchst ged. Hochfürstl. dhl. Vndt auß befelch des Herren Cantzlers Philipp Von Jooßen, Exll Von H Johann Nollen Hochfrstl. Burgvogten die Würckhliche Possession dieses hauses ohne Einige widersatz Vndt einrede Ein: od. andern theils (signatures, sceaux)

[Description de la maison, les appels de note renvoient à une feuille séparée où sont décrits les meubles. Ces documents ont servi à dresser l’état des lieux qui précède, celui en français est une traduction de celui en allemand]]
Beschreibung. Eine behaußung mit Zweÿen großen Auß Und Einfahrt Thoren gegen ein ander Hoff Garten Zweÿen bronnen Und Schopff 2. Kutsch. Zu stellen (Erstlich) So mann in der Jungfrawen Gaßen Zu dem Hauß eingehet ist Zu der Linckhen handt der j. bronnen ([in margine] sampt außgehawenen bronnen stein fisch darin zu halten) darbeÿ ein großer gewolbter Keller zu ohnfefährtd 64. fuder Wein ([in margine] in 16. faßen) Zu Legen Darauff Ein Großer Gantz Steiner Stock und Zwar vff dem ersten boden ein mit blatten belegtes Sommerhauß 1/ ein Große Stub und Erckher 2/ /:darin ein Cheminée 3/:/ sampt der Stub Cammer Und Kuchen 4/ mit Speÿß Cammer 5/
Uff dem andern Boden ist über dießer Stuben Wider eine dergleichen sampt deren Erckher Und stub cammer mit der Camin darneben in dem eingang noch eine Stub und Cammer. 6/
Vff dem dritten boden ist das vorhauß daran dreÿ Cammeren hinder einander und in der Vorderist Ein Camin Und Erckher 7/
darneben ist noch eine Cammer dar durch mann Vff de frucht Casten gehet deren dreÿ über einander seindt. in dieß. Stockh ist ein Steinerer Schneckhen Von 58. treppen.
Der andere Vff der rechten hand Und so genannte Mitelste Stockh hatt auch einen gewölbten Keller zu 60. fuder Wein ohngefährd darauff ein Großer mit breiten blatten belegter Saal mit 2. Steineren Säulen und ein mit einer eiseren thüren und 3. breÿten Vorriegelen wohl verwahrtes Gewölbe. ([in margine, au crayon :] darin Ein lange danene taffel vndt Rings vmb an den fenstern benckh)
Uff dem andern boden Von dem ersten Stockh vff der Linckhenhand stehend. hatt solcher Eine Gallerie damann darauff erstlich in ein Klein Vorgemach in der auch so genannte Wohnstub gehet darin ein kleiner hültzener schneckh. so in die obere stub Cammer laÿtet, vor der Stuben ein mit blatten belegtes Sommerhauß gegen dießer stuben, wieder ein schöne Stub sampt der Camin v. mit einem Camin ahn der ersten stuben eine Große Kuchen sampt der Speiß Cammer Bachoffen Und Gang Zu dem Zweÿten bronnen ([entre lignes] mit Kupfferen Eimern v. eisen. Kast)
Vff dem dritten boden seind zwo Stuben Jede mit Ihrer Cammer gegen ein ander vnd in der Mitte ein Vorhauß darüber /N° 10/ 2. Frucht Cästen und oben drüber 2. tauben gegen einander /N° 11/ dießer Stockh einen Steinern Schneckh von 75. Staffeln /N° 12/
Von dieß. Stockh Vff dem Zweÿten Bod. Zwischen dem Eingang deß Schneckhes Vnd der Stub Cammer ist ein Gang /N° 13/ Zu dem dritten und so genannten hindersten Stockh wo die Außfahr ist, gehet wider ein durch gang da gleich vff der recht. handt 2. Cammeren neben einander stehen und fürter über dem Gang vff dem Zweÿten /N° 14/ boden hatt j. Stub, stub Cammer mit einem Camin Und Kuchen ([biffé] hinden Vff dem 2. boden hatt es wieder i. Stub und stub Cammer)
Hinden daran hatt es einen großen hewstockh davon ein thür vff die (Anthonier) Gaß daran* d. hew vnd Stroh gar bequem Von dem Bog. gleich ablad. Kann sampt einen ([biffé] lad.* Vnd) einer thür in den Stall hienunder Vff dem 2. boden hatt Es j. Stub Stub Cammer /N° 15/ hind. daran ahn der Gallerie deren durch d. halbe Hauß zwo über einander mit getrehten Stollen hatt seind 2. große Cammern /N° 16/ neben einand. Zwischen zurück Vff dießen boden /N° 17/ hatt es ein kleine Stub sampt einer Cammer so in den hinderst. Hoff hienauß sehen darinnen der Zweÿte bronnen stehet oben über der obrist. hindern Stub ist ein frucht Casten dardurch mann vff die genannte truckheneÿ Zum Weiß. Zeug Vff Zunehmen gehet Vnd mit blatten belegt ist
über dieß. Casten ist noch einer dergleich. in dem hindersten hoff (:darin auch ein groß thor ist umb d. holtz hienein zu bring:) vff der rechten seithen stehet ein bronnen darbeÿ eine große Kuche mit dem herdt Vnd Großen bauch Keßel und der Schopff Zum holtz zu Legen, dargeg. über ist under dem hindersten stockh, ist noch ein Gewölbter Keller zu ohngefahrdt 9. fuder Wein. Darüber i. badtstub sampt vorgemach Zween Cammern hiener undt Gännß ställen
Gerad gegen der Einfahrt ist unden dem oben beschriebenen hewstockh ein Stall zu 10. pferdt darneben 2. Gewölb und gleich daran ein Stallelein Zu 2. pferdt. vornen daran d. Schopff Zu Zwo Kutschen zustellen

[Ajouts au crayon sur une feuille séparée, notes dont les appels ont été ajoutés en marge de la description précédente]
29. 8.br 961. Cpp
Im Eingang ad sinistra d. bronnen mitt Zween Metallenen Eÿmer sambt scheiben Vndt Einer Ketten
1. Mitt 2 langen dannenen benckh
2. Ein Maseres tresur so am getäffer anhänig
3. Undt Ein dännener Und.schlag pour l’office
4. mitt Einem Umblauffenden Spiß sambt Zugehör undt 5. Kleine dännener schäff
5. Vier Vber Einander hangend. schäfft Unden Ein fleisch hang
6. darin Rings Vmb benckh, Ein mahrers bett, ledel, tresur, Ein gießfaß Kensterl. undt Einen Zinnen blat halb d Zinn darauff Ein Stroseckhel
7. In dem Erckher herumb, vnd beÿden lang Vndt auff der linckh. seitten bänckh von dannen holtz, sambt Zweÿ tableau od. Portrait deren die das hauß gebawen vndt in d. and. Camer Zweÿ bäncklein an d. fenstern
9. darin Ein bräter mitt d. Zugehör vndt ein grosser offen Ein kupffer Wasserschiff
10. in dem vorhauß Ein grosser dannener bockhs trog
11. in diser Stub ist Ein offen Von landter grünen alten Kachlen
12. in dieser Camer Ein grosse Nußbaumene bettlad mit 2. fuß schämrl, Ein auß Ziehend. latterbettel darauff Ein Strosackh 2. pfulben mitt Strohe gefüllt
13. darauff dem gang Ein alter denerer Casten mit 4 thüren so auß wendig mitt Eisen beschleg.
14. darin ein gießfaß Kensterlein mitt Einer Zinnenren schal undt beckhen undt eissene fussen vnd dem offen
15. Ein Gießfaß Kensterl. mitt Einer Zinneren schal vndt beckhen, Zwen weißgeriebener denener bänckh
16. Ein Alte bettlad mitt Einen Chaisen himmel
17. auff dem Obersten gang allerhinderst Ein Und.schlag mitt drattenen getter, Zu Veldhunern, Und Wachtlen ([biffé] Zwischen Zurugg auff disen boden)
die fenster, offe thüren, offen gut
das gärtel im Eingang so lang die Maur mitt Eisen draten getten auff der seiten wo die die thüre mitt angeschlagenen latten und Riegelschlosser sicher*
5. fewer Eÿmer

Philippe de Jooss, chancelier de l’évêché à l’acte ci-dessus, a acquis entre temps la maison. Sa femme Anne Catherine de Hornthum est veuve de Pierre Louis de Falckenberg et a deux enfants de son premier mariage. Le notaire royal transcrit le contrat de mariage qui a été en partie dévoré par les chiens.

1690, Me Contz (6 E 41, 26)
Heÿraths: Notul Fräw. Maria Christina Von Falckenberg H. Peter Ludwig Von Falckenberg geweßenen Sÿndici der Statt Cölln Undt Frawen Anna Catharina Von Falckenberg Gebohrner Von Honthumb Ehelichen dochter Undt H. Frantz Ernsten Reich Von Platz Undt Zu Dienstein. Nota bemelte fr. Anna Catharina hatt nach H. V. Falckenbergs Todt, H. Philipp Von Joosten gehäuret.
Warauff Zweÿtens obwohlgemeldte freÿlein Hochzeiterin Ihrem Herrn hochzeiteren Ihre nach Inhalt auffgerichteten Inuentarÿ anheimb gefallene vndt mitt Ihren herren Brudern undt Einiger freÿlein Schwestern buß dahin in Gemeinschafft beseßene Vätterliche Erbs portion Undt antheÿl pro dote, Vndt Zur Ehesteur Zue gebracht undt Zupring. thuet, (…)
Worüber annoch ferners der auch hoch Edelgebohrne, Undt gestrenge herr H Philipp Von Joosten Ihrer Königl. Maÿ. Rath beÿm Parlement Zu Metz undt des bistumbs Straßburg Cantzler der freÿlein Stieff herr Vatter in fauorem gegenwärtigen Heÿraths undt Zu bessern außführung Ihrer ahnfangendter Haußhaltung Vier Tausent R.thl. Von seinen besitz undt Gütheren schencken.
Recognosciret Vor mir Königl. Not. Zu Straßb. den 30. 9.bris 1690, Gegenwärtige abschrifft ist dem Verbißenen Original gleich. Test. Contz
NB. die hundt haben das Erste Vntd Letste blatt an dem Pergamenen original gefressen.

Philippe de Jooss, conseiller du Roi au parlement de Metz, conseiller intime du cardinal évêque de Strasbourg, président et chancelier de la chambre épiscopale, achète la maison voisine vers le Sud dans la rue de l’Arc-en-Ciel (parcelles Blondel VI 29-30). La vente est annulée suite à la mort de l’acheteur.

1691 (29. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 563 f° 826
/:tit:/ H. Andreas Jäger E Hochw. dom Capitulß hoher Stifft Straßburg Rath und Secretarius, alß vermög eines von hernachbemeldten seinem Hn prpalen eÿgenhändig und.schriebenen am 28.ten huj. datirt. und mit deßen pittschafft sigillirt. mandati constituirter mandatarius /:salv. titt:/ Herrn Philipp von Jooßen, Ihr. Königl. Maÿt. Rath im Parlament zu Metz, wie auch H. Eminentz Herrn Wilhelm Egon der H. Römisch. Kirch. Cardinalen und Bischoffen Zu Straßburg Geheimen Raths, Hoff: wie auch Cammer Præsidenten und Cantzler, hat producirt einen Zwischen Hn Johann Philipp Kochen Gräfflichen Hanauischen Cammer Registratoren und Rentmeister für seine eÿgene person und Hn Johann Philipp Engel Gräfflich hanauischen Pfarrh. zu Gerßdorff und Breußdorff alß Ehevogten Fr. – gebohrner Kochin an einem,
so dann voredelged. H. Cantzler Joßen am andern Theÿl getroffen von H. Nigrino Königlich. Notario Zu Buchsweiler zu papier gebrachten auch von demselb. und Abraham Levi den Juden alß zu Ein kauffung hernach gemeldt behaußung gewesen. Gewalthaber, und dann beed. ged. H. Kochen und Engel eÿgenhändig und. schriebenen Kauff zettul, Inhalt deß. Er H. Koch und H. Engel dictis no.ibus
hoch Edelged Hn Cantzler Jooßen
Eine allhier in der Anthonier gaßen gelegenen freÿe lose und ledige Eigenthümbliche behaußung, so einseits an sein Herrn Kaüffers allein besitzende und bewohnende Eÿgenthümbliche behaußung, anderseit an – stoßend, mit all. Ihrr an Und Zu gehörden, begriffen, Recht und Gerechtigkeit. für und umb die Summ von 1500 G
Immittelst Hn Lt. Mollerem fürstl. Pfaltz Vendentzisch. Rath beÿ der Ihme biß Ostern künfftig. Jahrs Zugesagt. Lehnung darin Zulaßen auch denen Verkäuffern selbst, nach außraumung etlicher Gemächer, so der H. Kaüffer Zu einem gebrauch nöthig hab. möchte, zu verwahrung Ihren mobilien biß Zu and.wertig. gelegenheit, längst biß weihnacht. genugsamen raum in dem hauß zu gönnen
auff vorweisung der beÿ H Räth und XXI. am 27. huius Ergangene Erkandnus willfahrt word. und hiermit würcklich geschehen
[in margine :] Erschien hierinn gemelter H. Andreas Jäger, hat angezeigt und bekandt, demnach Hierin Edelged. Kauffende H. Principal todes verfahren mithien durch ged. fall dieser hierin verschriebene Kauff Zerschlag. gestaten von dero sambtl. Adel. Erben Er seiner anzeig nach mündlich ersucht worden, solches allhier beÿm Protocoll angeben und denen Kochischen freÿstehen solle, mit ged. behaußung nach belieben zu disponiren. Versp. und ehl. Act. den 31. jan. 1693

Anne Catherine de Honthumb, veuve de Joost, garantit sur sa maison l’emprunt de son gendre et de sa fille François Ernest Reich de Platz, baron de Dürenstein, grand veneur du Prince évêque de Strasbourg et grand bailli de Benfeld, et Marie Chrétienne de Falckenberg

1694 (10. X.br), Chambre des Contrats, vol. 566 (Me Contz) n° 703
Erschienen H. Johann Wolffgang Contz Königlicher Notarius, hat producirt d. Original von hernachgesetzter obligation, begehrend daß dieselbe in das Contractprotocoll möchte getragen und enregistrirt werden
der Freÿ hoch Edelgebohren Gestreng Herr Frantz Ernst Reich von Platz, Baron von dürenstein, Hoch Fürstl. Bischoffl. Straßburgischer Land Obrist Jäger Meister und Ober Ambtmann Zu Benfelden, beneben der hoch Edelgebohrnen Frau Fr. Maria Christina Reichin von Platz gebohrne Von Falckenberg seiner Fr. Ehegemahlin
dem hochwürdig, wolEdel und hochgelehrten Herrn Johann Jacob Sigelius SSt Theologiæ Baccalaures formato Päbstlich Protonotario und dechanten Löblich. Collegiat Stiffts Sti Florentÿ Zu Haßlach in dem Breuschthal – schuldig seÿen 4000 Gulden
ist alßo gleich auch persönlich erschienen die hoch Edelgebohren Frau Anna Catharina, wittib Von Joosten, gebohrne von Honthumb, respective beeder Schuldbekennern Fr. Mutter und Schwiegermutter, welche nach deutlich vernommen Inhalt gegenwärtiger obligation, mit beÿstand deß hierzu insonderheit ersucht. Wol Edel und wolgelehrten Herrn Johann Theodor Ruthen, Eines hochlöbl. dom Capituls hoher Stifft Straßburg wolverordnet. Raths und Ober Schaffners, zu rechtlichen versicherung vorstehender Summ der 4000 R (…) sich freÿ willen Zu einer Roggbürgerin gesetzt und erkläret, und solches beÿ würcklicher Special Verlag und hypothecirung Ihres freÿ ledig und aigen in der Regenbogen und Jungfrau gaßen allhier zu Straßburg gelegene behaußung sambt aller deren recht und Gerechtigkeit – Zu Straßburg den 10. dec. 1693

Jacques Tarade, ingénieur du Roi locataire de la maison, demande qu’on remplace des gouttières en bois pour empêcher l’eau de pénétrer dans la maison

1704, Directeurs fonciers (VII 1381)
(f° 88-v) Dienstags den 7. 8.bris 1704. In Mr Tarade Wohnbehausung werden 2. hültzene newe tachnäch verlangt. – Herr Michael Storck der Statt Lohner proponirt, Es habe Ihme Mons. Tarade, der königl. Ingenieur, gewiesen, daß in herrn Frantz Ernst Reichen Von Platz behausung, darinn Er wohnet, die Zween hültzene näch oben an dem Tach faul seÿen, welches Verursache, daß das Regenwaßer in die gemächer lieffe, und dieselbe beneben deme, so Er darinnen hätte, Verderben thäte, mit befelch solchem fürderlich Zu remediren, Er habe solches ohne Vorwißen MGHh. nicht thun wollen, bittet derowegen umb außweisung, wie Er sich deßwegen Verhalten solte ? Erk. Sollen Zween newe Näch gemacht aber beÿ dem Herren Deputirten Zur Einquartierung welche der Hauß Zinnß für Mons. Tardae bezahlen, erkundiget werden, ob nicht der Eÿgenthumbs Herr dieser behausung solche Zu bezahlen schuldig seÿe.

François Ernest Reich de Platz, grand veneur et grand bailli de l’Eveché de Strasbourg, conseiller au Directoire de la Noblesse de Basse-Alsace, loue un des corps de logis à Antoine Duportal, ingénieur du roi (successeur de son beau-père Jacques Tarade en 1712)

1715 (29.9.) E 761
Messire François Ernest Reich de Platz Grand Veneur et Grand Baillif de l’Eveché de Strasbourg et Conseiller audit Directoire
bail de 10 ans à commencer à la St Michel prochaine à Messire Anthoine du Portail Escuyer Cheualier de St Louis directeur général des fortifications des Places d’Alsace
un corps de logis dans la maison franche et noble assise au devant dans la rue de pucelle et par derrier dans la rue de l’arc en ciel a main gauche du côté du puy et du jardin en haut par la porte cochère, sans en rien exepter ny reserver y compris le premier cabinet au dessus du puy proche la porte cochère,
Plus la grande cour jusques a la séparation des lattes avec le jardin et l’étal qu’il s’y trouve des a présent avec ses fleurs et figures qui luy servent d’ornement, Plus la première basse galerie qui fait le tour du jardin et de la grande cour jusqu’à l’angle de ladite séparation, Plus la remise de carosse, Plus les éscuries joignantes qui sont une sortie dans la rue de l’Arc en ciel avec le premier estage des greniers au dessus pour y mettre des fourages, auec cette déclaration que le susd. corps et dépendances ainsi baillés auront leur entrée par la grande porte cochère laquelle ne doit point servir pour le second corps de logis dudit Sr bailleur a main droite en entrant – pour un loyer annuel de 600 livres

François Ernest Reich de Platz loue un des corps de logis au stettmestre Antoine Evrard Bock de Blæsheim et Gerstheim

1721 (22.1.), E 763
Hiernachstehende Locatio Conductio ist Krafft Ritters Decrets vom 18. nachgemelten monats confirmirt worden
Zuwissen dass heute zwischen S.T. dem wohlgebornen H. Baron Reich von Platz vermiethern an einem
und dem auch S.T. wohlgebornen H. Stättmeister de Bock zu Bläßheim und Gerstheim Mietern am andern theil, nachfolgender Mieth Contract von Weÿnachten des 1720.t Jahrs biß wieder Weÿnachten 1729 (getroffen worden)
eine in der Jungfrauengaß gelegene Wohnbehausung bestehend in einem Vorder: und hinderhauß cum appertinentis wie solches H. Baron Reich von Platz und Madame de lallane ehedeßen selbsten bewohnt, außgenommen zweÿ cammern so auff dem Obern gang gelegen – um 5400 livres Zinß, nemlich jahrs 600 livres – den 6. dec. 1720

Thérèse de Falckenberg veuve de Henry de La Lanne, commandant au Régiment de Normandie hypothèque sa moitié de maison à Charles Barthelemy de Bardon, écuyer capitaine au régiment de Normandie

1727 (4.4.), Me Humbourg (6 E 41, 45)
De Thérèse de falckenberg veuve du sieur henry de La Lanne vivant commandant du second Bataillon du Régiment de Normandie demeurant en cette ville assistée de Messire Chrétien Philippe de Kirchheim Es.er demeurant aussi en cette ville
devoir à Monsr. Charles Barthelemy de Bardon E.er capitaine au Régiment de Normandie logé chez Mrs les chanoines reguliers de l’Ordre de St Augustin a St Louis, 10  000 livres tournois
hypothèque, sa part et portion faisant La moitié dans deux maisons sises en la rüe des Puceles dite Jungfrau Gas en cette ville dont elle jouit par jndevis avec Mre François Erneste Baron Reich de Platz acause de De Marie Christine de falckenberg son épouse sœure de Ladite de débitrice Lesdites maisons par derrière sur la rue de l’arc en ciel dite regenbogengass côté – et Jean Georges Schauer bourgeois de mesureur juré en cette ville avec cours appartenances et dépendances,
un bien entier au Ban et finage de Kogenheim (…)

Le baron Reich von Platz est autorisé à rénover son oriel

1730, Directeurs fonciers (VII 1394)
(f° 74-v) Dienstags den 29. Augusti 1730. Herr Baron Reich von Platz weg. Bauens – Herr Baron Reich von Platz, laßt durch Mr. Thomas Nicke dem Zimmermann berichten, daß, weilen Zween pfosten an dem Ercker Seiner in der Jungfrawengaß liegenden wohnung faul seind und also obligirt wäre, alles new machen Zu laßen, als bittet Er umb deßen erlaubnus, mit Versicherung, daß alles beÿ dem alten meß verbleiben solle. Erk. Solle der Herr Werckmeister das meß davon nehmen und als dann Herrn Baron Reichen in Seinem begehren willfart sein.
(Traduction) Le baron Reich von Platz a chargé le menuisier Thomas Nické de rapporter que deux piliers sont pourris à l’oriel de sa maison rue des Pucelles et qu’il est donc obligé de remplacer le tout, il prie qu’on l’y autorise en assurant qu’il conservera les anciennes dimensions. Décision, le chef de chantier devra relever les dimensions après quoi le baron Reich pourra faire ce qu’il demande.

Partage de la maison par les héritiers d’Anne Catherine de Hornthum. François Ernest Reich de Platz recueille au nom de Marie Chrétienne de Falckenberg la petite maison au Sud (parcelle Blondel VI 22) et Thérèse de Falckenberg veuve d’Henri de Lalanne la grande maison au Nord (parcelles Blondel VI 21, 31). On édifiera un mur pour séparer les deux propriétés

1733 (9.4.), E 766
der freÿhochwohlgeborne H. Frantz Ernst Reich von Platz, E. freÿohnmittelbahren Ritter Diretorÿ im untern Ellßaß hochansehnlicher altester Rath und außschuß auch jetzmahlige Director wie auch deßen hochadel. Kinder die freÿhochwohlgeborne H.H. Johann Philipp, H. Frantz Ludwig, H. Frantz Conrad und Frawlein Elisabetha Henrietta der Reichen von Platz, dieße letztere mit assistentz des freÿhochwohlgebornen H. Frantz Antoni freÿherr von Reinach beÿ löbl. gemeltem Ritter Diretorio hochansenlichen Raths und Außschuß ane einem
und die wohlgeborne Fraw Theresia Delalane Wittib geb. von Falckenberg mit assistentz und beÿstand H. L’hanneur Königl. Notarÿ ihres Curatoris adhoc andern theils
waß maßen sie die bißhero unter ihne gemeinschafftlich beseßene jedem theil zur helffte zuständige annoch unvertheilt geweßene allhier in Straßburg ane der Jungfrawen Gaß nebeneinander gelegene zwo adelische Wohnbehaußungen auff vorhero von hochlöbl. Ritter Directorio d. 22. januarÿ jüngst vorgenommener Abschatzung
1. daß hochEdelbes. Madame de la Lane die große in der Jungfrawen Gaß gelegene bis an hero von obwohnlermelten H. Directore Reichen von Platz bewohnt geweßene behausung, als welche von denen ernanten Experts auff 10 500 R estimirt worden, sambt allen zugehörden, rechten und gerechtigkeiten allein eigenthümlich beständig,
vor das andere, daß die andere vornen in gemelter Jungfrawen Gaß hinden oben an der Regenbogen Gaß gelegene und anjetzo von H. Marschall Ingenieur En Chef des fortifications de la Ville et Citadelle de Strasbourg bewohnte behaußung als welche von mehrerwehnten Experts umb 6500 R estimirt worden, mehr hoch Edelbesagtem H. Frantz Ernst Reichen von Platz und seinen hochadel. vorbenambsten samtliche H. Söhnen und Fräwlein tochter eigenthümlich zustehen und verbleiben solle, (…),
Endlichen und vor das vierte ist unter beeden vertheilenden Partheÿen abgeredet, verglichen und beschloßen worden, daß eine Scheidmaur von dem vordern bis an das hinder hauß wie auch auff dem hindern und vordern Gang und dann der (neben) Eingang in den Keller gemacht werden solle und zwar auff gemeinschaftlichen Kosten

François Ernest Reich de Platz, grand veneur et grand bailli de Saverne et du Kochersberg, épouse Marie Chrétienne de Falckenberg
Mariage, Saint-Etienne (cath. f° 12-v)
Hodie 30 Novembris 1690. (…) sacro matrimonii vinculo juncti sunt Prænobilis Dnûs Franciscus Ernestus Reich de Plats Episcopatus argentinensis Venatorum præfectus et sauerni et cocheberti Magnus præpositus, et Nobilis Domina Maria Christina de Falkemberg (signé) Franciscus Ernestus Reich de Platz e durmstein, Marie Christina de falckenberg Anna Catharina von Joosten gebohrene von Hunthum, maria ursula de bock née de boulach, Maria Ellisabetha Reichin Von Platz (i 14)

François Ernest Reich de Platz, conseiller Doyen au directoire, et Thérèse de la Lane louent un corps de logis à Jacques Philippe Marechal, chevalier de l’Ordre Militaire de St Louis, ingénieur en chef des fortifications de la Ville, Citadelle et forts de Strasbourg

1731 (31.7.), E 765
Messire Philippe Reich de Platz lequel au nom et come ayant charge verbale de Messire François Ernest Reich de Platz conseiller Doyen au directoire son père et de Madame de la Lane sa tante, bail pour un an à commencer demain premier aoust
à Mons. Etienne Du Bois Senior prébandier du Grand Chœur de la Cathédrale de Strasbourg pour et au nom de M Jacques Philippe Marechal Chevalier de l’Ordre Militaire de St Louis Ingénieur en chef des fortifications de la ville, Citadelle et forts de Strasbourg
sçavoir un corps de logis dans la maison appartenant en propre au Sr Reich de Platz le père et & Mad. de la Lane scize du devant dans la rue des pucelles et par derrière dans la rue de l’arc en ciel contenant un retz de chaussée, deux étages d’appartemens avec caves, Greniers tout le contenu dudit corps de logis qu’occupait cy devant M de Bock sans aucune réserve si non deux chambres qui donnent dans la salle basse y compris un petit poel et une chambre basse dans la maison ayant communication avec ledit corps de logis par une petite galerie, Plus la petite cour en entrant de la rue des pucelles avec la buanderie et la chambre a mettre du bois y attenante, Plus la remise de Carosse, le grenier a foin, l’escurie et la chambre a côté pour y coucher le cocher le tout dans la grande cours qui a une sortie dans lad. rue de l’Arc en Ciel – pour un loyer annuel de 400 livres tournois

Thérèse de Falckenberg veuve de Henry de La Lanne, commandant au Régiment de Normandie hypothèque sa moitié de maison à Jean Jacques Heuss, pasteur au Temple Neuf, à Lazare Christian Sahler, avocat au directoire de la Noblesse, à Suzanne Madeleine Wieger femme séparée du marchand Tobie Stædel et à Marie Félicité Wiegel veuve de Jean Joachim Zentgraff

1733 (21.5.), Chambre des Contrats, vol. 607 f° 237
Auff ansuchen H. Jean Lhanneur Conseiller du Roy Juge Garde de la Monnoye de la ville de Strasbourg et Notaire royal, nachstehende von demselben am19. hujus auffgerichtete Obligation
De Thereze de Falckemberg veuve de Mre Henry de la Lane Commandant le second bataillon du régiment de Normandie domiciliée en sa maison rue des pucelles prés la place de St Estienne assitée du Sr Jean Leonnard Faber secrétaire du Directoire de la Noblesse de la Basse Alsace
au Sr Jean Jacques Heuss Ministre de la Confession d’Augsbourg desservant l’Eglise neuve, 4000 livres, au Sr Lazare Christian Sahler avocat aud directoire 1000 livres et à De Suzanne Madeleine Wieger femme séparée du Sr Tobie Staedel Marchand 2000 liivres, à Marie Félicité Wiegel veuve du Sr Jean Joachim Zentgraff 1000 livres, faisant les quatre sommes 8000 livres en principal
hypothèque, le Corps de Logis en entrant a main gauche appartenances circonstances et dépendances de la maison ou elle demeure rue des pucelles à Strasbourg et tel qu’il est désigné par acte de partage passé en la Chancellerie du directoire de la Noblesse de la Basse Alsace du 9 avril dernier

Thérèse de Falckenberg veuve de Henry de La Lanne, commandant au Régiment de Normandie, loue sa maison à Jean Georges Horrer, receveur du Grand Chapitre de Spire à Lauterbourg en s’y réservant un appartement

1733 (24. 8.br), Me Humbourg (6 E 41, 51)
De Thérèse de falckenberg veuve du Sr henry de Lalanne Commandant du second bataillon du Régiment de Normandie demeurant en cette ville rue des pucelles paroisse St Etienne
Bail de 3 années à commencer au terme de la St Martin 11. nov. prochain au Sr Jean Georges Horrer Receveur du Grand Chapitre de Spire résidant a Lauterbourg
La maison appartenante propriétairement a Lad. Dame de La Lanne située rue susdite des Pucelles en cette ville de Strasbourg et par elle présentement occupée avec cour caves et greniers et toutes autres ses appartenances et dépendances a la reserve toutefois du grand Poële rez terre a la droite en entrant la chambre attenant ledite Poele La cuisine derrière Ladite chambre une petite chambre a gauche en entrant et vis à vis ledit grand poele l’entrée seulement de la Cave telle qu’elle est séparée par des planchers deux chambres à gauche en montant l’escalier et sur la Gallerie et la partie de l’ecurye en entrant a la droite avec les deux chambres et les greniers au dessus desdites deux chambres et le jardin de ladite maison (…) lesquelles elle se réserve pour son usage – pour 500 livres tournois

Thérèse de Falckenberg veuve de Henry de La Lanne, commandant au Régiment de Normandie passe un nouveau bail avec Jean Georges Horrer, receveur du Grand Chapitre de Spire à Lauterbourg

1734 (15.3.), Me Humbourg (6 E 41, 52)
De Thérèse de falckenberg veuve du Sr henry de la Lanne Commandant du Second Bataillon du régiment de Normandie demeurant en cette ville ruë des Pucelles Paroisse St Etienne et le Sr Henry Nicolas dela Lanne son fils Capitaine aud. régiment de Normandie
que par acte passé devant led. Notaire le 24. oct. dernier ladite De la passé Bail de la maison et des Cour Caves grenniers et autres appartenances et dépendances a la reserve des appartements d’en bas y spécifiés qu’elle s’est réservée pour son usage et à sa disposition et ce pour le temps de trois ans a commencer de la St Martin 11. nov. pour lors prochain et pour le prix de 500 livres dont le Sr Jean Georges Horrer preneur y dénommé et receveur du grand Chapitre de Spire en a payé un par avance
pour 6 années qui prendront leur commencer le jour de la St Jean Baptiste 24. juin prochain audit Sr Horrer, ladite maison ci dessus détaillée Ste rue des pucelles en cette ville avec les caves cour greniers et autres appartenances et dépendances mentionnée audit premier bail avec la même réserve et retenue – pour un loyer annuel de 2000 livres tournois

Henry de La Lane, capitaine au régiment de Normandie, hypothèque la maison à Chrétien Philippe de Kirchheim

1737 (8.6.), Me Humbourg (6 E 41, 57)
Obligation – M Henry de La Lane capitaine au régiment de Normandie logé en cette ville rue des pucelles paroisse St Etiene
devoir à M Christian Philippe de Kirchheim Ecuyer demeurant en cette ville de Strasbourg et acceptant par M Jean Pierre Brobecque Bailly secrétaire de la noblesse, 1600 livres tournois
d’une maison située en cette ville ruë des puceles M. le baron Reich de Platz un côté et le Sr hirschlinger au devant ladite rue des pucelles derrière la rue de l’arc en ciel appartenances en propre audit Sr debiteur

Le conseil des maçons est saisi de plusieurs conflits entre Jean Georges Horrer et des entrepreneurs.

Jean Georges Horrer, conseiller du Roi, receveur des Emoluments du Sceau de la Chancellerie du Conseil souverain d’Alsace, loue un corps de logis au comédien Jean Baptiste Prin

1745 (16.9.), Chambre des Contrats, vol. 619 f° 44-v
H. Johann Georg Horrer Conseiller du roy receveur des Emolumens du Sceau de la Chancellerie du Conseil souverain d’Alsace
in gegensein Sr. Jean Baptiste Prin des Comoedianten
In seiner ane der Jungfrauen gaß gelegenen behausung das gantze vorder hauß ohne ausnahm – auff 2 nacheinander folgenden jahren anfangend auff innstehenden Michaelis, um einen jährlichen Zinß nemlich 900 livres tournois
[in margine] Erschien in nahmen verlehenden H. Horrers deßen sohn und Mandatarius H. Franciscus Antonius Horrer avocat au Conseil souverain d’Alsace an einem und in namen entlehenden H. Prin deßen schwäher Sr Nicolas Gaucher der Comoediant, (nach belieben zu ziehen) 19. 9.br. 1746

Anne Elisabeth Goll, veuve de Jean Georges Horrer, Conseiller du roy receveur des Emolumens du Sceau de la Chancellerie du Conseil souverain d’Alsace, meurt en 1761 en délaissant trois enfants ou leurs héritiers. Née à Strasbourg, elle a épousé Jean Georges Horrer à Saint-Pierre-le-Jeune avant d’habiter Lauterbourg. La propriété de Strasbourg consiste en deux maisons contiguës, celle qui a été achetée par un titre non cité et celle qui a été construite par Jean Georges Horrer rue de l’Arc-en-Ciel. Liste de ses enfants.

1762 (9.1.), Me Anrich (6 E 41, 1495)
Inventarium über der edlen viel Ehren und tugendgezirten Fr. Annä Elisabethä Horrerin geb. Gollin auch weÿl. des hochwohlgebornen hochdelvesten hochweißen und hochgelehrten H. Johann Georg Horrers gewesten königl. Raths Schatzmeisters und Einnehmer derer Siegel geldern von der beÿ E. Königl. hohen Rath zu Colmar etablirten Cantzleÿ Fr Wittib – nach ihrem Montags d. 7. dec. letzthin gelegten 1761 Jahrs aus dießer welt genommenen seligen abschied
Der abgelebten Fr. seeligen eheleibl. Kinder und Enckel mit Namen und 1. Fr. Anna Margaretha Olry geb. Horrerin weÿl. H. Toussaint Louis Olry Directeur des Liechter und Unschlitt Magasins Wittib beÿständlich S.T. H. Johann Friedrich Heupels Schaffners der Stifftung derer beden Waÿsenhäusern,
2. weÿl. Titis. pleniss.is Georg Joseph Horrers gewesten Conseiller beÿ E. Königlichen hohen Raths zu Colmar und Prætoris Regii der Statt Oberehnheim mit der edlen Fr. Johanna Rosalia geb. Brobeque seiner Wb. erzeugte Kinder als Jfr. Johanna Catharina ihres alters 18 Jahr, H. Philippus Xaverius so 16 Jahr alt, Hr Josephus Andreas in dem 15t. jahr seines alters stehend, Jfr. Elisabetha Rosalia ihres alters 12 Jahr, deren geordneter und geschworener vogt ist nachgenannter Herr Lt. Johann Frantz Cajetan Acker, S.T. H. Philipp Peter Brobeque bestverdienten Secretarius Eines Hochpreißlichen freÿ unmittelbaren Ritter directorÿ Præsidials des Adels im untern Elsaß und Er. Hochwürdigen domb Capituls Hoher Stifft Straßburg hoch geordneter Amtmann des Amts Ehrstein als theilvogt,
3. Fr. Maria Ursula Ackerin geb. Horrerin S.T. H. Lt. Johann Frantz Cajetan Ackers Er. löbl. Policeÿ Gerichts hieselbsten wohlverdienten referendarÿ und Actuarÿ Fr. Eheliebstin

Ane Höltzern und Schreinerwerck – In dem grosen Camin Zimmer und deßen Nebens oder Vor Zimmer, In der Kuchen, In der Wohnstuben, In der gesinds stuben, In dem untern zimmer auf die gaß aussehend, In der Remise, Bücher
Eigenthum ane behausungen. Erstl. eine behausung samt einem vorder und nebens gebäu, einem vorder und hinterhoff, einem bronnen, einer stallung, remise und bauchKüchen wie auch allen übrigen derselben begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten an der Jungfrauen Gaß 1.s. neben H. Baron von Gäil 2.s. neben Mad. Leriche hinten theils auff hernach beschriebene Behausung theils auff H. Berga Greffier de la Citadelle et fortifications hiesiger Statt, theils auf Heinrich Alldorff den kutscher und zum theil H. Lt. Fischer, so dann vornen auf die Jungfrauen Gaß stoßend, (laut der) d. 13. gegenwärtigen monats Abschatzung angeschlagen um 6300 Gulden oder 3150 lb – die über vorstehende behausung dociren sollende Documenta haben sich gegenwärtigen Inventur nicht hervorgethan
It. eine behauß. samt hoff, bronnen, stallung und remise mit allen deroselben übrigen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten an der Regenbogengaß 1.s. neben H. Baron von Gäil 2.s. theils neben H. Berga Greffier de la Citadelle et fortifications hiesiger Statt und theils vorstehender behausung hinten zum theil auf dieselbe theils auf vorgedachten H. Berga, vornen auf die Regenbogen gaß – lt. abschatzung de dato 13. jan. 1762 angeschlagen vor 9400 gulden, 4700 lb
– Abschatzung vom 13. Jener 1762. Auff begehren weil. Fr. Anna Elisabetha Harrerin geborne Gollin seil. hinderlasener Erben ist eine behausung in der Jungfrauen gaß gelegen, Einseit neben Herren von Gäill, anderseit neben Fr. le Reisch Wietib und hienden auf H. bergau Däills auff die Erben selbst, solche behausung bestet in einen Ferder und hiender Gebeÿ Warinnen Ettliche Stuben, Stubkamm. Kichen und Haus Kammern, Dar Iber seint Die Dachstiell mit breittziglein belegt hat auch einen gewelbten Keller zweÿ Hoff und einen brunen in dem hiendteren Gebeÿ seint Die Stallungen und Remies (vor und um) 6300 gulden
Der zwaite begrieff ist in Der Regebogen gaß gelegen Einseit neben Herren Von Gäill anders. Neben H. Berga und hienden auff die Erbe selbst, solcher begrieff bestet in Ettlichen Stuben, Kamern und Kichen, Dar Iber ist eine Masart mit breitziglein belegt Hat auch einen gewelbten Keller, Stallung und Remies, hoff und brunen, (vor und um) 9400 gulden [unterzeichnet] Werner, Hueber

Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. hausrath 697 lb, Sa. weins und Leeren Faßen 408 lb, Sa. silbergeschirrs 203 lb, Sa. der baarschafft 1469 lb, Sa. pfenningzinß hauptgüter 14 700, Sa. Eigenthum ane behausungen 7850 lb, Sa. Erblehens guth (in Lauterburg) 37 lb, Sa. schulden 3395 lb, Summa summarum 28 762 lb
Legaten 1902 lb
Letzten Willens v. 22. julÿ 1760

Inventaire après le décès de Jean François Gaétan Acker, avocat, l’un des Vingt-et-un, mari de Marie Ursule Anne Horrer dont il a un un fils François Ignace Valentin Gaétan. Le défunt habite la maison Horrer dont sa femme possède le tiers (la maison s’élève exactement sur la parcelle Blondel 21 puisque la maison vers la rue de l’Arc-en-Ciel, parcelle VI 31, a été vendue en 1764). La somme taillable s’élève à 7 365 livres

1770 (26.4.), Me Anrich (6 E 41, 1499) n° 82
Inventarium über weÿl. des hoch Edel vesten Hochweiß und hochgelehrten Herrn Herrn Johann Frantz Cajetan Ackers gewesten Juris Consulti und dießer statt beständigen Regiments hochmeritirten Ein und Zwantzigers verlassenschafft – nach seinem freÿtags den 20. laufenden Monats und jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt, auff ansuchen der Edlen Viel Ehren und tugendgezierten Fr. Mariæ Ursulæ Annæ gebohrner Horrerin der Wittib so von Herrn Paul De Grandval dem handelsmann (verbeÿstandet, ersucht sowohl durch die Erben selbst) als Elisabetha Engelhardin von Colmar und Anna Maria Jüngerin von Hagenau beeden dißortigen dienstmägden
Der abgelebte Herr seelig hat ab intestato zu seinem einigen und wahren erben verlaßen mit der Wittib erzeugt, Herrn Franciscum Ignatium Valentinum Cajetanum Acker, Juris Candidatum in dem 20.ten Jahr seines alters stehend, deßen geordneter und geschworener Vogt ist H. Josephus Ernestus Metzguer J.U.Ltus und Exsator

In einer ane der Jungfrauen gaß gelegen der Fr. wittib zur tertz eigenthümlich zuständig behausung
Eigenthum ane einer behausung. (W.) Nemlich der ohnvertheilte dritte theil von und ane einer behausung wie auch dero vorder- und hintergebäu vorder und hinter hoff dem bronnen, stallung remise und bauchkuchen so dann allen übrigen dero begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane der Jungfrauen gaß 1s. neben H. Baron von Gail 2.s neben De Leriche hinten theils auf Hrn Marabail commissaire des guerres theils auf Hrn Lt. Berga theils auf Heinrich Alldorff den kutscher und theils auf Hrn Fischer stosend, wovon die übrige 2/3 theil der verwittibten De Olry und Horrerischen Vier Kindern zuständig – laut abschatzung vom 10. maÿ 1770 æstimirt, angeschlagen worden für 2000 R oder 1000 lb, Hierüber meldet ddas d. fr. Wittib mütterl. durch mich Notarium in anno 1762 gefertigtes theil register
Eigenthum ane häußern, hoffstätten und Gärthen T. Erstl. ein Garten und Garten hauß samt zubehörden rechten und gerechtigkeit gelegen in der Ruprechtsau in der Oberau (…)
T. Item ein zween acker grunds der große garthen genannt gelegen in der Ruprechtsau in der Oberau (…)
– Abschatzung vom 10. maÿ 1770. Auff begehren Weil. H. Acker XXI ist eine behausung alhir in der statt Strasburg in der Jungfrauen gas gelegen Einseit neben H. von gäill anderseit Neben H. Löb dem biersieder und hienden auff H. Berga stosent gelegen, solche behausung besteht in einem ferder und hiender gebeÿ war innen Ettliche stuben Kamern und kichen, Dar Iber seindt die dachstühl mit breitziglein belegt hat auch ein gewölbten Käller hoff und brunen, vor und umb 6000 gulden
der zweite begriff ist auch alhier in der statt Straßburg in der Rubrechtsau (…) [unterzeichnet] Werner Huber

Item ein hauß hoff scheur stallung und garthen im dorff Holtzheim 62 pf., Matten und Güther zinßen Allenweÿler, Northeim, Gülth von liegende güther Pfettisheim, Northeim, Gugenheim, Veßenheim, Zehenacker, Ehrstein
Rubricarum ordo, der wittib ohnveränderte vermögen, pfenningzinß hauptgüter 80 lb, behausung 1000 lb, erblehenguth 12 lb, schulden 250 lb, ergäntzung 14 919 lb, Summa summarum 16 261 lb
Des H. Sohns und einigen erbens ohnveränderte Nahrung, kleÿdung 140 lb, ergäntzung 1350 lb, Summa summarum 1490 lb – Schulden 250 lb, Nach deren abzug 1240 lb
Das gemein verändert und theilbare guth, hausrath 657 lb, wein und faßen 389 lb, silbers 131 lb, golds 42 lb, baarschafft 145 lb, häußern 597 lb, pfenningzinß hauptgüter 6802 lb, matten und güther zu 900 lb, gülth von liegende güther fallend 711 lb, weingefällen 140 lb, schulden 161 lb, Summa summarum 10 678 lb – Schulden 21 065 lb, Compensado 10 386 lb
Stall summa 7365 lb, zweiffelhaffte schulden 98 lb, zweiffelhaffte pfenningzinß hauptgüter 299 lb, Ungewißen gülth 21 lb
Copia deren vor H. Humbourg d. 4. aug. 1742 geschloßenen Heuraths abrede (…)
Copia des durch den abgelebten Codicillii inscriptis clausi vom 26. feb. 1769 so den 25. apr. hernach beÿ H. Humbourg deponirt (joint, Jean François Cajetan Acker avocat au Conseil souverain d’Alsace greffier en chef de police de cette ville)

Les héritiers de Georges Joseph Horrer louent une partie de la maison à Jean Conrad, baron de Schauenbourg

1770 (7. X.bre), Me Laquiante (6 E 41, 1037)
Bail de 9 années qui commencent a courir des festes de Noel prochaine – M Philippe Xavier Horrer avocat au Conseil souverain d’Alsace tant en son nom qu’en celui de De Jeanne Catherine Horrer Epouse de M Simon Benoist Brouder, Bailly de S.A.S. Le Margrave de Baden Baden et son conseiller aulique demeurant a Appenweihr, de M Josephe André Horrer avocat audit Conseil et de Dlle Elisabeth Rosalie Horrer ses frères et sœurs, tous enfants héritiers de feue la De veuve Horrer leur mère
à Mre Jean Conrad Baron de Schauenbourg seigneur de Soultzbach Gerspach et autres lieux, mestre de Camp de cavalerie et l’un de Messieurs les assesseurs du Directoire presidial de la Noblesse de la Basse Alsace
Scavoir le Rez de chaussée ainsi qu’il se contient cour écurie Remise de la maison située en cette ville rue des Pucelles appartenante aux bailleurs et Generalement tout ce que contient le rez de chaussée et la petite maison derrière y attenante avec l’usage de la Buanterie ainsy et de même qu’en a joui ou du jouit feu M Acker l’un des assesseurs de la Chambre des XXI de cette ville, a la reserve d’une Chambre au dessus de la remise servant de bucher à Madame Olry qui sera reservée a Madame Acker – pour un loyer annuel de 400 livres tournois

Inventaire après le décès d’Anne Marguerite Horrer, veuve de Toussaint Louis Olry, ancien receveur du chapitre de Spire, qui possède un tiers de la maison. Elle délaisse six enfants dont certains sont en poste à Saint-Pétersbourg ou à Québec. La somme taillable s’élève à 4 446 livres.

1780 (20.4.), Me Anrich (6 E 41, 1506) n° 209
Inventarium über weÿl. De Anne Marguerite Olry geb. Horrer längst weÿl. Sr Toussaint Louis Olry ehemaligen Thom Capitulischer Schaffner so zu Speyer nachgehends burgers und inwohner zu Straßburg Fr. Wittib verlassenschafft – nach ihrem den 22. martÿ jüngst jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt – (ersucht durch) die dißortige dienstmagd Catharina Fischerin von Wolxheim gebürtig
Die verstorbene hat per Testamentum clausum zu erben verlaßen ihre 6 mit ihrem Eheherrn erzeugte Dlles töchter und M. Söhn 1. Dlle Anne Elisabeth Marguerite Olry so schon längstens majorennis und unter assistentz Sr André Capiole de St Hilaire Chevalier de St Louis Capitaine au Corps Royal ihres Ehevogts, 2. Sr Georges Louis Olry J.Ltum und Prof. Philos. zu Petersburg, in dessen namen als beeidigter Curator Sr Philippe Xavier Horrer J.V.Lt Adv. beÿ Em. hohen kgl. Rath zu Colmar beisitzer beÿ dem königlichen rath derer marechaussées im Elsaß und archivarius beÿ hiesiger Löbl. Stadt, 3. Sr Joseph Antoine Olry J.V.Lt und adv. beÿ Em. hohen königlichen Rath zu Quebeck in Canada des Mitternächstigen America, wessen geschwornen Curator sein bruder Sr Jean François Olry ist, zum theilvogt Sr François Antoine Schenckbecker J.V.Lt adv. et Proc. ord. beÿ E.E. K. rath, 4. Dlle Marie Françoise Antoinette Valentine Olry so mehrjährig und unter beÿständung vorgedachten Sr de St Hilaire, 5. Sr Jean François Olry J.V.Lt adv. beÿ Einem hohen königl. rath zu Colmar, so dann 6. Sr Ignace Xavier Olry Jur. Pract. so majorennis und ledigen standts

in einer daselbst ane der Jungfrauen gaß gelegenen in die succession zu einer ohnvertheilten terz gehörigen hernach beschiebenen behausung
Eigenthum an die behausung. Nemlich ein dritter theil für ohnvertheilt von und ane einer behausung, vorder und nebens gebäuden, einem vorder und hinter hof, einem bronnen, einer stallung, remise und bauch kuchen, wie auch allen übrigen derselben mit allen deren übrigen weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten gelegen ane der Jungfrauen gaß, einseit neben H. Baron von Gail anderseit neben weÿl. H. Löb des bierbrauers hinterlassenen wittib und Erben hinten auff H. Kriegs commissarium Marebau, so dan vornen auf die Jungfrauen gaß – angeschlagen vor und um 6500 R, macht der dritte theil 2166 R, 1083 pfund, diesen einen dritten theil hat die verstorbene De Olry aus ihrer fr. mutter Fr. Anna Elisabetha Horrer geb. Goll verlassenschafft A° 1762 erblichen erhalten und die übrige zween dritte theil sein ihren mit Interessenten denen vier Horrerischen Kindern als Enckeln und derer Fr. Schwester der verwittibten Fr. XXI Acker annoch für ohnvertheilt eigenthümlich zuständig, Übrigens hat sich über sothane behausung nichts schriftliches hievor gethan
– Abschatzung vom 22. apprill 1780. Auf begeren weÿl. Madame Anna Margaretha Olrÿ geb. Horrerin seell. hinterlaßene Erben ist Eine behausung in der jungfrauen gas gelegen Einseit neben Fr. Löbin Wittib anderseit neben dem Gnädigen herren Von Gail stosend und hinten auff Herr griegs Comisarius Marebail stosend gelegen, solche behausung bestehet in Etlichen stuben, fransösisch. kamin Kammeren, Kuchen und Etlichen Haus Kammeren, ferner befindet sich Eine stallung und Remisen, darüber seÿn die dachstühl mit bredzigel belegt hat auch ein gewölbter Keller, Hoff und brunen (vor und umb) 6500 gulden [unterzeichnet] Hueber, Kaltner WMstr
Series rubricarum hujus inventarÿ, hausrath 382 lb, leere faß 6 lb, silbers 176 lb, pfenningzinß hauptgüter 3713 lb, behausung 1083 lb, activ schulden 139 lb, Summa summarum 5501 lb – Schulden 677 lb, Detrahendo 4824 lb – Stall summa 4446 lb
Testamentum clausum 18. dec. 1778 und 25. mart. 1780 Not. reg. Laquiante – Producta

Les héritiers d’Anne Elisabeth Horrer vendent pour 5 062 livres la maison à leur cohéritière, fille de Georges Joseph Horrer, Rosalie Elisabeth Horrer femme d’André de Capriol, chevalier seigneur de Saint-Hilaire et Pechassant, major au Corps royal d’artillerie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis

1783 (1.9.), Me Anrich (6 E 41, 1495), Joint au n° 3 du 9.1.1762
(f° 36) Demnach beÿ der am 25. jan. 1762 vorgenommenen Abtheil: und Vergleichung über der hierinn gemeldten edlen Fr. Annä Elisabethä Horrerin geb. Gollin verwittibte Horrerin seel. verlassenschafft (persönlich erschienen) 1. Fr. Anna Margaretha Olry geborene Horrerin weÿl. H. Toussaint Louis Olry Wittib anjetzo dießer letzteren hernach benanbsßten fünff zurückgelassene Kindern, zum ersten dritten Stammtheil, 2. S.is T.is H. Georg Joseph Horrers gewesten Conseiller beÿ E. Königlichen hohen Raths zu Colmar und Praetoris regii der Statt Oberehnheim mit weÿl. Fr. Johannna Rosalia geb. Brobeque erzeugte vier Kindern zum andern dritten Stammtheil, 3. Fr. Maria Ursula Ackerin geb. Horrerin weÿl. S.is T.is H. Johann Frantz Cajetan Ackers des beständigen regiments dießer Stadt wohlverdienten Ein und zwantzigers Fr. Wittib, zum letzten dritten Stammtheil
erschienen Primo von denen an dem Olryischen dritten Stammtheil participirende fünff Erben als Jfer Anna Elisabetha Margaretha Olry und Jfr. Maria Francisca Antonia Valentina Olry beede großjährigen alters, von H. Willhelm Friedrich Ritter dem secretario des hiesigen Waisenhaus verbeÿstandet, so dann H. Johann Frantz Olry Advocatus beÿ Einem Königl. Hohen Rath zu Colmar und Amtschaffner der Herrschafft Andlau, sowohl für sich als nahmens seines H. bruders H. Joseph Antoni Olry Advocati beÿ Einem Hohen Königl. Rath zu Quebeck in Canada, und Hr. Ignatius Xaverius Olry der mehrjährige practicus juris dahier, Secundo von denen vier Erbnehmern des Horrerischen dritten Stammtheils, S.T. H. Philippus Christianus Horrer Advocatus beÿ hochgedachtem Königl. Rath zu Colmar assessor beÿ dem königl. Rath derer Marechaussée im Elsaß in dieser Stadt wohlbestelter Archivarius sowohl für sich als im Nahmen S.is T.is H. Joseph Andreas Horrers des Conseiller beÿ dem gedachten hohen königl. Rath seines H. bruders und der edlen Fr. Johanna Catharina de Broudern geb. Horrerin, S.T. H. Ludwig Benedict de Broudern, Ober forstmeisters von der Ortenau zu Offenburg wohnhafft Fr. Eheliebstin, seiner Fr. Schwester, so dann Tertio die edle Fr. Maria Ursula Horrerin verwittibte Ackerin beÿständlich H. Frantz Paul Ackers des handelsmanns ihres H. schwagers, als erbin des letzten dritten Stammtheils
ihnen daran competirende 11/12 theil der edlen Fr. Rosalia Elisabetha de St Hilaire geb. Horrerin ihrer respective Schwester niece und Cousine S.T. Herrn André de Capriol Chevalier Seigneur de St Hilaire et Pechassant, Major au Corps roial d’artillerie régiment de la fére Chevalier de l’ordre roail et militaire de St Louis Ehegattin
die in sothane verlassenschafft gehörige an der jungfrauen Gaß gelegene behausung samt einem vorder: und nebens gebäu, hoff, bronnen, stallung, remise und bauch Küchen wie auch allen übrigen deroselben begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten, einseit neben H. Baron von Gäil, anderseit neben Mad. Leriche hinten theils auf H. de Marabaille den Kriegs Commissarium theils auff H. Berga dießer Stadt Cantzelisten theils auf Heinrich Alldorff den kutscher und theils H. Lt. Fischer – um 20 250 livres, samt ihrer antheil behausung als denen mit übergebenen meubles

La nouvelle propriétaire a épousé en 1772 André de Capriol chevalier de Saint-Hilaire : contrat de mariage, bénédiction
1772 (17. 8.bre), Me Laquiante (6 E 41, 1045) n° 44
Contrat de mariage, communauté partageable par moitié – M André de Capriol chevalier de St Hilaire, Capitaine au corps royal d’artillerie régiment de Besançon en garnison à Strasbourg fils majeur de Messyre François de Capriol seigneur de Pechassant et de St Hilaire et autres places habitant de Lautrec dioceze de Castre et de feue Noble Dame Antoinette Victoire de Laude de St Palais
Dlle Elisabeth Rosalie Horrer fille mineure de feu Mre Georges Joseph Horrer conseiller du Roy audit conseil décédé preteur royal a Oberenheim et de feue Jeanne Rosalie Brobeque demeurant à Strasbourg

Mariage, Saint-Etienne (cath. f° 96-v)
Hodie 19 octobris anni 1772 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt prænobilis dnus Andreas capriole de St. hilaire ex lautrec diœcesis castriensis oriundus legionie Regio reitormentariæ vulgo Besançon dictæ centurio, filius prænobilis dni Francisci capriole domini du pechassant et St. hilaire et defunctæ nobilius dnæ antoniæ de lande de St palais in vivis conjugum in parochia as St Laurentium hujatem commorans et dominicella elisabeth Horrer in oberehnheim hujus diœcesis nata filia defunctorum dni georgii josephi Horrer in supremâ alsatiæ curiâ consiliarii dum viveret et prætoris Regii urbis oberehnheimensis et dnæ Rosaliæ Brobecker olim conjugum in hâc parochiâ commorans testes adfuerunt (…) Philippus horrer in supremâ alsatiæ curiâ advocatus frater sponsæ (signé) Capriol ch.r de St hilaire, Elisabeth rosalie horrer (i 101)

Inventaire de la succession d’André Capriol de Saint-Hilaire, lieutenant colonel d’artillerie retiré. La succession comprend deux maisons, la deuxième est sise rue des Tonneliers, elle s’élève à 17 025 francs après déduction des dettes. Il laisse un fils, Marie Joseph André Capriol de Saint-Hilaire, qui sera seul héritier de la maison

1811 (12.7.), Strasbourg 15 (14), Me Lacombe n° 2086 – Enregistrement de Strasbourg, acp 117 F° 136 du 20.7.
Inventaire de la succession d’André Capriol de St Hilaire, lieutenant colonel d’artillerie retiré – à la requête d’Elisabeth Rosalie Horrer la veuve et Marie Joseph André Capriol de St Hilaire chef de bataillon aide de camp de M. le général Lacombe St Michel fils unique de son père décédé le 22 mars 1811

dans la maison mortuaire rue des Pucelles n° 9
meubles – poele au rez de chaussée, chambre de domestiques, cuisine, cave, garde robe 2952 fr, créances 9575 fr
immeuble acquis en commun, 11/12 de la maison et dépendances sise en cette ville rue des pucelles n° 9, d’un côté Mde Christen née Badany d’autre Sr Butz derrière le Sr Malapert – provenant de la succession d’Anne Elisabeth Goll née Horrer, liquidation et cession Me Anrich 1 sept. 1804, l’autre 12 est propre à la veuve avenu de la même succession, estimée 24 000 francs, les 11/12 à 22 000 francs
une maison sise à Strasbourg rue des Tonneliers n° 3, d’un côté -, acquis de la veuve Dieez née Mayer par cession ssp 4 avril 1807 enreg. 25 déposée Me Bremsinger le 25 nov. 1807, pour 10 000 francs
5 ha ou 25 arpents de terres à Ernolsheim 3600 fr, totalité des immeubles 35 600 francs
Contrat de mariage, Me Laquiante 17 oct. 1772, reprises de la veuve de 27 742 fr, apports du mari 3360 francs
actif 48 127 fr, passif 31 102 fr, reste 17 025 francs

Inventaire après le décès d’un locataire, François Xavier Jacques de Freytag, lieutenant général des armées du Roi

1817 (11.3.), Strasbourg 14 (57), Me Lex n° 2780 – Enregistrement de Strasbourg, acp 133 F° 81 du 17.3.
Inventaire de la succession de François Xavier Jacques de Freÿtag, lieutenant général des armées du Roy, Chevalier de l’ordre militaire de St Louis et Chevalier de la Légion d’Honneur, prevot de la cour prevotale du département du Bas Rhin de Strasbourg décédé le 23 fev. dernier – à la requête de Anne Marguerite Dorothée Harnepont douairière la veuve mère et tutrice légale de enfants Marie Dorothée 15 ans, Anne 12 ans, François Xavier Charles 11 ans – en présence de François Jacques de Freytag curé cantonnal à Molsheim subrogé tuteur

au logement que le défunt occupé au rez de chaussée dans la maison de Mde veuve de St Hilaire rue des Pucelles n° 9
immeubles à Gougenheim 9876, 1481, 4938 et 3634 fr, à Truchtersheim 3555 fr, ensemble des immeubles 23 486 francs
dettes actives 33 375 fr, numéraire 2399 fr, mobilier (litterie 651 fr, linge 1476 fr, boiserie dans le salon, au cabinet, dans l’antichambre, chambre à couhcer, dans la salle à manger, chambre des domestiques sur le derrière 1577 fr, garde robe 631 fr, armes 49 fr, équipages 400 fr, fayence et verrerie 203 fr, cuisine 188 fr, cave 420 fr, argenterie 1124 fr, divers 72 fr) 4793 fr, ensemble 40 658 fr, actif 66 055 fr, passif 16 383 fr (17 156 fr)
Testament du 20 fev. dernier – rue des Pucelles n° 9 dans la chambre à côté du poele au rez de chaussée dans le logement qu’il occupé, laquelle chambre a deux croisées donnant sur ladite rue
Contrat de mariage dressé à Nancy – François Xavier Jacob Freytag général de division fils majeur de François Jacob Freytag citoyen de Marckolsheim en Alsace et feu Beatrix Schwend et Anne Marguerite Dorothée Harnepon fille mineure de Jean François négociant à Raon l’Etappe et Marie Marguerite Petit, assitée de Jean François Harnepon négociant à Vandœuvre son ayeul paternel, le 5 ventose 3 enreg. à Nancy 13 ventose 3

Inventaire après le décès d’un locataire, Marie Joséphine Hewald, qui habitait le logement de Jean François Xavier Zeiss et de Barbe Hewald

1818 (25.3.), Strasbourg 15 (23), Me Lacombe n° 4906 – Enregistrement de Strasbourg, acp 138 F° 93 du 1.4.
Inventaire de la succession de Marie Joséphine Héwald décédée le 23 dec. dernier – à la requête de Barbe Hewald épouse de Jean François Xavier Zeiss, contrôleur de l’octroi, Jean Baptiste Hirn avocat à Colmar administrateur des biens de Marie Joséphine Cunégonde Fritsch son épouse, Catherine Marie Joseph Fritsch veuve de Jacques Moron, capitaine au 11° régiment d’infanterie demeurant à Trêves, Charles Fritsch, lieutenant en retraite chevalier de la Légion d’Honneur à Metz, Madeleine Joseph Cunégonde Fritsch épouse de Nicolas Simon Magnan, commis de la direction des domaines du département de la Haute Marne demeurant à Chaumont, Xavier Fritsch contrôleur de la navigation demeurant à Long et Ignace Fritsch garde général des Eaux et fortêts demeurant Beurich, tous les Sr et De Fritsch par représentation d’Antoinette Héwald épouse de Jacques Fritsch ancien conseiller de guerres et des finances de l’électeur de Trèves – Françoise Hewald femme d’Auguste Kind, fabricant de cartes de Leipzig
en la demeure du Sr Zeis avec lequel la défunte cohabitait en la maison rue Pucelles n° 9 au second étage
mobilier 2524 fr, passif 648 francs

Inventaire après le décès d’une locataire, Jeanne Catherine de Brudern née Horrer, tante du propriétaire

1824 (28.2.), Strasbourg 15 (35), Me Lacombe n° 6640 du 7.1. – Enregistrement de Strasbourg, acp 167 F° 24 du 8.3.
Inventaire de la succession de Jeanne Catherine de Brudern née Horrer sa tante décédée le 18 sept. dernier – à la requête de Joseph André Augustin vicomte de Capriol St Hilaire maréchal de camp des armées du Roi à Bayonne seul et unique héritier attendu le decès de sa mère par testament olographe du 25 juin 1818 déposé Me Lacombe le 24 sept. 1823
dans le logement où elle est décédée maison de mondit Sr de St Hilaire rue des Pucelles n°9
mobilier première pièce, deuxième pièce à côté 1355 fr, créances 20 453 fr, ensemble 21 619 francs

Marie Joseph André Capriol de Saint-Hilaire expose la maison aux enchères

1835 (9.7.), Strasbourg 15 (58), Me Lacombe n° 224
Jean Baptiste Schmitt, praticien, mandataire de Marie Joseph André Augustin vicomte Capriol de St Hilaire, propriétaire maréchal de camp demeurant en son château de Beauchamp commune de Taverny arrondissement de Pontoise, Seine & Oise
Désignation de l’immeuble à vendre, une maison sise à Strasbourg rue des Pucelles n° 9, d’un côté la propriété de M Boyer d’autre celle de M. Bartholet devant la rue des Pucelles – Cette maison consiste en un corps de logis principal à rez de chaussée, deux étages et greniers, un bâtiment latéral attenant à la maison et un autre où se trouvent les écuries, remise et galetas avec mansardes, un bucher se trouve dans la grande cour, une buanderie attenant à la maison de M Bartholet. Porte cochère surmontée d’un bâtiment servant d’habitation, une grande cour, un jardin qui touche la maison de M. Bartholet avec pompe et une cour de derrière.
Seront vendus avec l’immeuble les objets mobiliaires suivants. Au rez de chaussée, un poel en fayence muré, un idem rond en fayence non muré, deux vieux poeles en fayence, un autre carré et deux petits trumeaux. Au premier étage un poele en fayence, un idem rond non muré, deux poeles en fayence carrés, deux autres petits et vieux poeles en fayence carrés, un petit trumeau, un autre plus grand et une armoire de sapin, dans la cuisine deux armoires en sapin et deux pots économiques en fer, au deuxième étage un poele en fayence carré muré et un idem non muré -Etablissement de la propriété, de la succession d’Elisabeth Rosalie Horrer veuve d’André Capriol de St Hilaire, major au corps d’artillerie, sa mère dont il est seul et unique héritier, la veuve de St Hilaire possédait cette maison depuis plus de 40 années – que conformément au Partage au Directoire de la noblesse de Strasbourg en date du 9 avril 1733 il ne doit rien être entrepris qui puisse gêner et obstruer la vue de M. Bartholet soit par des constructions trop rapprochées soit par des plantations élevées

Marie Joseph André Capriol de Saint-Hilaire vend la maison pour 21 000 francs à Georges Balthazard Huber, propriétaire

1838 (8.8.) Strasbourg 15 (64), Me Lacombe n° 1718 – Enregistrement de Strasbourg, acp 261 F° 90 du 17.8.
Jean Baptiste Schmitt, juriste, mandataire de Marie Joseph André Augustin vicomte de Capriol Saint Hilaire, maréchal de camp, et Jeanne Adélaïde Dounet au Château de Beauchamp commune Taverny arrondissement de Pontoise (Seine & Oise)
Georges Balthazard Huber, propriétaire
Description de l’immeuble à vendre, une maison sise rue des Pucelles n° 9, aisances, dépendances, d’un côté la propriété de M Boyer d’autre celle de M. Bartholet devant la rue des Pucelles derrière M. Malabert – cette maison consiste en un corps de logis principal à rez de chaussée surmonté de deux étages et greniers, bâtiment latéral attenant à la maison et un autre où se trouvent les écuries, remises et galetas avec mansardes, un bucher dans la grande cour, /:une buanderie:/ attenant à la maison de M. Bartholet, porte cochère surmontée d’un bâtiment servant d’habitation, une principale avec un petit jardinet qui touche la maison du Sr Bartholet, une pompe et une cour de derrière
sont vendus avec l’immeuble les objets mobiliers suivants, au rez de chaussée un poele en faience muré, un idem de faience rond et non muré, un autre quarré et deux petits trumeaux,
au premier étage un poele en faience muré, un idem rond non muré deux poeles en faience quarrés, deux autres petits et vieux aussi en faience et un petit trumeau, un autre plus grand et deux armoires, dans la cuisine deux armoires en sapin et deux pots économiques,
au second étage un poele en faience quarré muré et un autre non muré – Origine de la propriété, recueilli dans la succession d’Elisabeth Rosalie Horrer décédée veuve d’André Capriol de Saint Hilaire, major au corps roial d’artillerie, de laquelle De sa mère il était seul et unique héritier, appartenait à la veuve Saint Hilaire pendant de longues années, elle le tenait du chef de Horrer son père – cette maison formait anciennement qu’un hotel avec celle qui est aujourd’hui la propriété de M. Bartholet, la division en a été opérée entre la De de La Lanne et la famille de Reich de Platz, selon acte de partage passé au Directoire de la Noblesse à Strasbourg le 9 avril 1733 – pour 21 000 francs

Le nouveau propriétaire est un négociant originaire de Nuremberg marié en 1811 avec Sophie Marie Catherine Feltin
1811 (14.5.), Strasbourg 10 (52), Me Zimmer, n° 457, 4960 – Enregistrement de Strasbourg, acp 117 f° 43-v du 15.5.
Contrat de mariage – Georges Balthasar Huber négociant demeurant rue des petites boucheries n° 114 né en janvier 1775 à Nuremberg de feu Jean Georges Huber, aubergiste, et d’Anne Barbe Huber
Sophie Marie Catherine Feltin demeurant rue des petites arcades n° 4 femme divorcée d’Isaac Mouilleseaux Pharmacien à Belfort selon acte de divorce devant Chardoillet officier municipal à Belfort le 21 nivose 7

Inventaire après le décès de Sophie Marie Catherine Feltin veuve de Georges Balthasar Huber. Son légataire universel est Philippe Eugène Roudolphi, notaire à Schiltigheim

1861 (7.1.), Strasbourg 15 (103), Me Momy n° 6965
Inventaire après le décès de Sophie Marie Catherine Feltin veuve de Mr Georges Balthasar Huber – L’an 1861, le lundi 7 janvier en la maison sise à Strasbourg rue des Pucelles Numéro 10 où est décédée le 31 Décembre 1860 Dame Sophie Marie Catherine Feltin veuve de Mr Georges Balthasar Huber, A la requête & en présence 1. de Mr Philippe Eugène Roudolphi Notaire du canton & à la résidence de Schiltigheim, Agissant en qualité de légataire universel institué par la défunte aux termes du testament fait olographe par ladite Dame le 3 Février 1852 dont l’orginal a été déposé au rang des minutes de Me Momy en vertu d’ordonnance rendue part M. le Président du Tribunal civil de Première Instance séant à Strasbourg à la suite du procès verbal de présentation & description dudit testament dressé par ce magistrat le 2 janvier courant (…), 2. de Me Charles Lacombe, ancien notaire Agissant en qualité d’exécuteur testamentaire nommé par la défunte

Objets légués à Mademoiselle Anne Marie Hüttner femme de charge
Objets légués à Me Lacombe exécuteur testamentaire
total du mobilier 4080 francs
n° 6879, continuation du 12 janvier 1861.
Ceci est mon testament. Je soussignée Sophie Marie Catherine Feltin veuve de Georges Balthazard Huber demeurant à Strasbourg Institue pour mon légataire universel Monsieur Philippe Eugène Roudolphi notaire à Schiltigheim. En conséquence je veux qu’il recueille l’universalité des biens meubles et immeubles qui composeront ma succession à la charge d’acquitter et sous la déduction des legs particuliers ci après. Je donne et légue à Rosine Barbe Huber veuve d’Adam Adolphe Zinck et à Marie Euphrosine Huber, veuve de Sigismon Martin Frédéric de Endter, les deux sœurs de mon mari demeurant à Nuremberg en Bavière ou a leurs héritiers savoir à Rosine Barbe Huber veuve Zinck ou à son défaut à ses héritiers les deux tiers et à Marie Euphrosine Huber, veuve de Sigismon Martin Frédéric de Endter ou à son défaut à ses héritiers l’autre tiers de toutes les prairies que je possède (…)
n° 6975, continuation du 8 février 1861. Immeubles, Banlieue de Mollkirch, Ban de Rosheim, Ban d’Urmatt, Ban de Molsheim
n° 7162, continuation du 12 avril 1861. Suite des Immeubles. Une Maison sise à Strasbourg, rue des pucelles Numéro 10 tenant d’un côté à la propriété de Mr Boyer de l’autre à celle de Mad. veuve Sattler par devant la rue des pucelles par derrière Mr Wenger. Cette maison a été acquise par feu Mr Huber de Mr Marie Joseph André Augustin Vicomte de Capriol Saint Hilaire, Maréchal de camp et Madame Jeanne Adélaïde Donnet son épouse demeurant ensemble au château de Beauchamp commune de Tavernay Arrondissement de Pontoise Département de la Seine et Oise en vertu d’un contrat de vente reçu par Me Charles Lacombe le 9 août 1838 transcrit au bureau des hypothèques de Strasbourg le 21 août 1838 Volume 36 Numéro 90. Mr le vicomte de St Hilaire était propriétaire de cet immeuble pour l’avoir recueilli dans la succession de Madame Elisabeth Rosalie Horrer décédée veuve de Me André Capriol de St. Hilaite, major au corps royal d’Artillerie, de laquelle dame, sa mère, il était le seul enfant et l’unique héritier
Argent comptant, 15 510 francs
Réclamations passives 1212 – Legs particuliers 79 300 francs
Parcelles au ban d’Osthoffen


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