23, rue de la Haute Montée


Rue de la Haute-Montée n° 23 – III 156 (Blondel), N 629 puis section 69 parcelle 13 (cadastre)

Maître d’ouvrage, Jean Daniel Kolb, greffier (1768)
Bâtiment arrière, maître d’ouvrage, Paul Eugène Zisig (1884)
Nouveaux bâtiments 23, rue de la Haute Montée et 30, rue Thomann, maître d’ouvrage, Max Lieber, marchand quincaillier (1903), architectes Eugène Haug et Albert Brion


Bâtiment rue de la Haute-Montée au milieu de l’image : balcon courant au premier étage, deux balcons au deuxième étage, un au troisième (mai 2014) – Etages (octobre 2012)
Bâtiment rue Thoman, n° 30 (octobre 2013)

Inscrite au Livre des communaux de 1587 au nom de la veuve Matthieu Obrecht, la maison qui a une issue dans la rue Thomann comprend un encorbellement de 31 pieds de long en saillie de 3 pieds 9 pouces. Le docteur en médecine Jean Frédéric Fuchs qui est aussi propriétaire de la maison voisine à l’est la vend en 1623 en se réservant l’écoulement des eaux par la propriété vendue à condition de garnir la rigole d’un gril. L’Orphelinat et le Collège Saint-Guillaume auxquels la maison est attribuée en 1661 la vendent en 1676 au pasteur de Sainte-Aurélie André Kauffmann qui obtient en 1680 de son voisin le droit de faire s’écouler les eaux de son toit sur 62 pieds de longueur à la limite de leurs propriétés. La maison reste aux mains de ses descendants jusqu’à la Révolution : le secrétaire André Kauffmann, le docteur en médecine Jean Daniel Kolb, le greffier Jean Daniel Kolb qui obtient en 1768 que la Ville prenne en charge les frais de reconstruction du rez-de-chaussée en échange du terrain qu’il lui cède pour se conformer aux alignements de Blondel. La Ville accepte sa proposition en considération des loyaux services qu’il lui rend depuis trente-deux ans bien que la construction soit estimée à 576 florins alors que l’indemnité pour le terrain s’élèverait à 70 florins. Jean Daniel Kolb hypothèque en 1770 la maison au profit de son gendre Simon Guerin de Fleury pour en régler les frais de reconstruction. La façade est caractéristique du goût de l’époque d’après les élévations relevées en 1830. La valeur minimale des bâtiments passe de 2 000 florins en 1761 à 6 000 florins en 1786. Marie Caroline Ester Kolb et Simon Guerin de Fleury cèdent en 1791 la propriété à leur gendre Louis Gaspard Souquet de la Tour qui émigre. Vendue comme bien national en 1795, elle passe au sellier Jean Zisig et restera dans la famille pendant une centaine d’années. La vente de 1795 est accompagnée d’une description précise des lieux. Le bâtiment neuf et symétrique en pierre de taille face aux Petites Boucheries a deux étages à trois croisées chacun. Le puits est commun avec le voisin de droite. Le bâtiment latéral à gauche dans la première cour a deux étages et des mansardes. Un troisième bâtiment à deux étages occupe le fond de la cour.



Plan-relief de 1725. Sur la photo, la maison est la deuxième sur la gauche du haut de la Tour aux deniers (Musée historique)
Plan et élévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 70 (Musée des Plans-relief) 1

L’Atlas des alignements (années 1820) signale un bâtiment à rez-de-chaussée et deux étages en pierre de taille, comme le plan des Ponts-et-Chaussées de la même époque. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830, la façade avant est la deuxième à gauche du repère (f). Le rez-de-chaussée comprend deux ouvertures en arcades séparées par une fenêtre. Les étages sont séparés par des cordons, les chaînages qui sont représentés suggèrent que la partie centrale forme avant-corps. La toiture a un étage mansardé et trois niveaux de lucarnes. La cour T représente l’arrière (1-2) de la façade sur rue, le bâtiment latéral gauche (2-3) et le bâtiment entre deux cours (3-6). Le mur (1-5) sépare la cour de celle de la maison voisine (n° 25). La cour arrière S qui a sa sortie rue Thomann à gauche de (m) montre l’arrière (1-2) du bâtiment entre deux cours auquel est accolé l’édicule (24) à l’ouest et le bâtiment (6-1) à l’est.
La maison porte d’abord le n° 112 (1784-1857) puis le n° 23 de la rue des Petites Boucheries.



Cours T et S
Plan des Ponts-et-Chaussées, 1823 et 1856 (ADBR, cote 2 SP 22)

Paul Eugène Zisig construit en 1884 un nouveau bâtiment arrière d’une valeur cadastrale de 280 francs qui s’ajoutent à l’ancienne valeur. Le café restaurant Royal occupe le rez-de-chaussée à la fin du XIX° siècle. Le propriétaire Max Lieber fait consolider en 1901 la solive porteuse du rez-de-chaussée. Le bâtiment est démoli en février 1903 suite à un incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 14 au 15 septembre 1902. Max Lieber charge les architectes Brion et Haug de construire un nouveau bâtiment servant de commerce et d’habitation. Max Lieber cède à la ville de Strasbourg 11 mètres carrés de terrain rue Thomann d’après le plan des alignements arrêté le 10 avril 1876. La nouvelle façade rue de la Haute-Montée a trois étages de 8,85 mètres de long et celle rue Thomann deux étages de 7,22 mètres de long. Les deux cours sont couvertes d’un toit vitré, une construction en bois occupe la niche formée par la façade reculée rue Thomann. Le bâtiment est terminé en mars 1904.


Elévations rue de la Haute-Montée et rue Thomann par les architectes Eugène Haug et Albert Brion (1903, dossier de la Police du Bâtiment)

novembre 2020

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1607 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date approximative de mutation.

Matthieu Obrecht et (1566) Jacqueline Müller – luthériens
1590* h Henri Obrecht, consul, et (1560) Anne Reiff puis (1571) Jeanne Schütterlin – luthériens
1622* v Jean Frédéric Fuchs, docteur en médecine, et (1618) Marguerite Bullian – luthériens
1661 adj Orphelinat et Collège Saint-Guillaume
1676 h André Kauffmann, pasteur, et (1647) Salomé Gering puis (1652) Anne Gross – luthériens
1680 h André Kauffmann, secrétaire, et (1680) Esther Mollinger – luthériens
1719 h Jean Daniel Kolb, docteur en médecine, et (1703) Esther Kauffmann – luthériens
1761 h Jean Daniel Kolb, greffier, et (1739) Marie Charlotte Pin – luthérien converti, catholique
1787* h Simon Guerin de Fleury, intéressé dans les affaires du roi, et (1761) Marie Caroline Esther Kolb – catholiques
1791 h Louis Gaspard Souquet de la Tour, propriétaire, et (1784) Françoise Caroline Guerin de Fleury puis (1799) Marie Marguerite Charlotte Le Grix de Neuville – catholiques
1795 adj Jean Zisig, sellier, et (1781) Susanne Marie Krieg – luthériens
1833 h Jean Frédéric Zisig, sellier, et (1808) Marie Sophie Schafflützel
1852 h Séraphin Hermann Félix Dupont, employé à la poste aux lettres, et (1847) Wilhelmine Frédérique Zisig
1857 h Jean Frédéric Edouard Zisig, propriétaire, et (1872) Elisabeth Schaumont, (1872, divorce 1875) Sophie Waltz puis (1875) Eugénie Blinn
1884 h Eugène Zisig (Paul Eugène Gustave), commis négociant, et (1886) Sophie Berthe Haslauer
1895* v Max Lieber, marchand quincaillier, et Emma Richart
1922* v Charles Rack, charcutier et son épouse née Andlauer

Valeur de la maison selon les billets d’estimation : 1350 livres en 1716, 900 livres en 1726, 1000 livres en 1761, 3250 livres en 1771

(1765, Liste Blondel) III 156, Sr Kolb secrétaire de la tour aux fénins
(Etat du développement des façades des maisons, AMS cote V 61) Guerin de Fleury, 8 toises, 3 pieds et 7 pouces
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 629, Ziesig / Zisig, Jean, sellier – maison, sol – 6 ares / 5,63 ares

Locations

1768, Louis Antoine Gau des Voves, entrepreneur de la manufacture des armes blanches de la province d’Alsace
1773, Jacques Chasot, maître cartier
1775, Pierre Perrier, marchand, et Elisabeth Desclaux
1777, René Gosset, secrétaire des fortifications
1813, Jean Jacques Notter, négociant, et Jeanne Elisabeth Marie Offermann
1816, Joseph Philippe Richard Bach, avocat inspecteur des librairies et imprimeries, et Marie Jeanne Béatrix Acker

Livres des communaux

1587, Livre des communaux (VII 1450) f° 274-v
La maison appartient à la veuve de Matthieu Obrecht qui paie 1 livre 4 sols 8 deniers pour jouissance du communal, à savoir un encorbellement de 31 pieds de long en saillie de 3 pieds 9 pouces, une tribune à murs verticaux et balustres en bois de 15 pieds de long et saillie de 8 pieds, une marche en pierre et un siège maçonné de 8 pieds de long en saillie de 7 pieds, une porte de cave verticale de 9 pieds de large et une saillie de 7 pieds.

[Vor dem Pfennigthurn gegen dem Thannenfels zu]
Weiland Herrn Mathæi Obrecht seligen nachgelassene Wittwe Vnd Erben, haben neben herr Heinrich Obrechten ein haus, Daran ein Vsstoß xxxj schu lang, iij schu ix Zoll herauß, Mehr ein Vor brütschen mit einer vfrechten Mauren Vnd hülzenen Lander xv schu lang, viij schu herauß, Mehr ein besezten Tritt, sampt ein eingemaurten Siz viij schu lang, vij schu herauß, Ein vfrechte Kellerthüer ix schu breit vij schu herauß, Bessert für das Niessen, j lb. iiij ß. viij d

Préposés au bâtiment (Bauherren)

1768, Préposés au bâtiment (VII 1413)
La maison face aux Petites Boucheries dont le secrétaire Kolb est propriétaire doit reculer de quelques pieds d’après les nouveaux alignements, de sorte que 3 cordes ½ tombent dans le domaine public. Il propose que la Ville supporte les frais de construction du rez-de-chaussée pour tenir lieu d’indemnité. A la demande de l’inspecteur Werner, le maître maçon Georges Christophe Freysinger évalue les frais à 576 florins alors que l’indemnité pour le terrain s’élèverait à 70 florins. La Ville accepte néanmoins la proposition eu égard que le pétitionnaire lui rend depuis trente-deux ans de loyaux services. Un feuillet joint porte les estimations et le volume de 664 pieds cubes correspondant aux pierres de trois arcades et de leurs piliers, du socle à l’étage.

(10-v) Donnerstags den 3. Martÿ 1768. – Secr. Johann Daniel Kolb
H. Secretarius berichtet, er besitze ein Haus gegen der kleinen Metzig über gelegen, welches nach dem neu angenommenen allignement umb etliche Schuhe Zurück gesetzt werden muße, so daß dreÿ und ein halben quadrat klaffter von seinem Eigenthumb zu Allmend fallen, welche löbl. Statt Ihne Zu verguthen hätte, er könte sich demnach entschließen gedachtes haus neu auff zuführen wan Mghh. ihme die gnade zu erweisen belieben wolten loco indemnisationis das Rez de Chaussée von der façade biß an das erste Stockwerck auff Kösten der Statt machen Zulaßen, H. Werner der bau inspector producirt deß halben einen plan de façade nebst devis von Georg Christoph Freÿßinger dem allhießigen Steinhauer und Maurer Meister entworffen, vermög welchem die Rez de Chaussée auff 576 fl. würde zustehen kommen, der platz aber so verlohren gehet nach dem in diesem dritten Canton angesetzten doppelten preiss ad 70 fl. sich belauffen wurde. Erkandt wird dem H. Imploranten in ansehung seiner der Statt seith 32. Jahren treu geleisteten dienste in seinem begehren willfahrt und ane H. bau Inspector auff getragen d. Rez de Chaussée der façade biß zu anfang des ersten Stockwercks auff Kösten der Statt zu verfertigen.
(Scheda) Pr. 1768 f° 10.b. Erstl. die quader zu 3 bögen und deren Pfeiler Von unten der Zockel biß oberhalb des Maurbands messen zusamen rauh 664 franz. Cubique: Schu à 4 ß 5 – 298. 8.
2) dieselbe nach dem Riß Zu verarbeiten, belauffen sich /:parement vüe gemessen:/ auf 793. Schuh samt Gerüsten, Versezen und andern darzu benöthigten Materialien der Schu à 3. ß 6 d – 277. 5. 6. (Summa) 576 fl. 3 ß 6 d [unterzeichnet] Georg Christoph Freÿsinger Steinhauer und Maurer Mstr
(ajout) Das Terrain welches H. Sec. nicht überbauen kann Ist 3 ½ quad: Klaffter befindet sich in dem 3.ten Canton macht nach dem Preiß doppelt 70 fl.

Description de la maison

  • 1716 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un bâtiment latéral et un bâtiment arrière, un bûcher, une écurie, des caves sous solives, deux cours et un puits commun, estimée avec toutes appartenances et dépendances à la somme de 2700 florins
  • 1726 (billet d’estimation traduit) La maison qui a une issue dans la rue dite Thomanloch comprend un bâtiment latéral et un bâtiment arrière, un passage, plusieurs poêles, chambres, cuisines, vestibule, une buanderie, une resserre à bois, un bûcher, des caves sous solives, un puits commun, estimée avec toutes appartenances et dépendances à la somme de 1800 florins
  • 1761 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un bâtiment avant et un bâtiment arrière où se trouvent plusieurs poêles, chambres et cuisines, le comble est couvert de tuiles plates, la cave est solivée, le puits commun, estimée avec toutes appartenances et dépendances à la somme de 2000 florins
  • 1786 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un bâtiment avant et un bâtiment latéral, un atelier de sellier, cinq poêles, trois chambres à cheminée, deux cuisines et plusieurs chambres, le comble est couvert de tuiles plates, la cave est solivée, estimée avec le puits et toutes appartenances et dépendances à la somme de 6000 florins
  • 1795 Procès verbal d’expertise

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

2° arrondissement ou Canton nord – Rue de la petite Boucherie

nouveau N° / ancien N° : 10 / 112
Zisich
Rez de chaussée et 2 étages en pierre de taille
(Légende)

Ponts et Chaussées

1823 (ADBR, cote 2 SP 52) N° 112, Toute en pierre, 2 étages, Maison en bon état
1851 (ADBR, cote 5 K 123) N° 112, Zizig, Frédéric Jean 2 E P T S (Maison à deux étages, en pierre de taille, solide)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 181 case 2

Ziesig Jean, sellier à Strasbourg

N 629, maison, sol, Rue des petites boucheries 112
Contenance : 5,63
Revenu total : 407,93 (405 et 2,93)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2 /2
portes et fenêtres ordinaires : 65 corr. en 54 / 42
fenêtres du 3° et au-dessus : 3 / 2

Cadastre napoléonien, registre 22 f° 701 case 2

Ziesig Jean, propriétaire
1859, Zisig , Jean Frédéric Edouard, rentier à Strasbourg
1886/87 Zisig Paul Eugen
1895/96 Lieber Max, Kaufmann u. Ehefr. Emma geb. Richart
(ancien f° 449)

N 629, maison, sol, Rue de la petite boucherie 23
Contenance : 5,63
Revenu total : 407,93 (405 et 2,93)
Folio de provenance : (-)
Folio de destination : Gb (sol, Gb, 701)
Année d’entrée :
Année de sortie : 1904
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2
portes et fenêtres ordinaires : 54
fenêtres du 3° et au-dessus : 3

N 629, Hinterhaus, 629.p sol, sol, am hohen Steg 23
Contenance : 5,52
Revenu total : 687,93 (405, 280 et 2,80)
Folio de provenance : Neubau (sol, 701)
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 87/88
Année de sortie : 1904
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 29 / 17
fenêtres du 3° et au-dessus :
Jahrgang 1887/88, Zugang – Ziesig Paul Eugen f° 701-II, N 629, Hinterhaus, Reinertrag 280, Neubau, vollendet 1884/85

Cadastre allemand, registre 32 p. 577 case 3

Parcelle, section 61, n° 13 – autrefois N 629 p.
Canton : An Hohen Steg, Hs N° 23 und Thomans Gasse N° 30 / Rue de la Haute Montée, rue Thomann
Désignation : Hf, Whs u. NG
Contenance : 3,91
Revenu : 14.500 – 17.500
Remarques :

(Propriétaire, compte 2815
Lieber Max u. Ehefrau
1922 Rack Charles, charcutier et son épouse née Andlauer
(3257)

1789, Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (cote VII 1295)

Canton III, Rue 67 des petites Boucheries (Mr Kieffer, Sous-Commissaire)

112
Loc. M. Zisig, Jean, M. Sellier – tribu des taneur
Pro. M. Guerin de fleurie, privilegié

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton III, Rue 67 des Petites Boucheries p. 122

112
Lo. Zisig, Jean, Sellier – tanneur
Pro. Guerin de fleurie – privilegié

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Am Hohen Steg (Seite 64)

(Haus Nr.) 23
Jockey-Club, Prince of Wales, Herrenmoden. 01
Burckhardt, Kaufmann. 4.
Lieber, Eisenhdlg. E 2 H 012
Baer, Buchhalterin. 4

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 845 W 35)

Rue de la Haute-Montée 23 (Dossier I, 1889-1924)

Le maire notifie en 1891 la veuve Eugène Zisig née Plin de faire ravaler la façade. L’entrepreneur Gustave Barth raccorde en 1889 pour le compte de Schützenberger le bâtiment à l’égout communal. Max Lieber charge en 1899 les architectes Brion et Haug de faire une nouvelle devanture. Le café restaurant Royal accueille en 1900 une exposition de l’Association pour la protection des oiseaux chanteurs et de l’élevage des canaris. Le restaurateur Willy Kalz (café-restaurant Royal) fait poser un store en 1901.
La loge maçonnique An Erwins Dom qui est locataire du premier étage fait constater que les piliers en fer du rez-de-chaussée ne suffisent pas à accueillir cent personnes à l’étage. L’architecte Haug et la société Brion et Haug consolident la solive en 1901.
Le bâtiment est démoli en février 1903 suite à un incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 14 au 15 septembre 1902. Max Lieber charge en décembre 1902 les architectes Brion et Haug de construire un nouveau bâtiment servant de commerce et d’habitation. Max Lieber cède à la ville de Strasbourg 11 mètres carrés de terrain rue Thomann d’après le plan des alignements arrêté le 10 avril 1876. La nouvelle façade au 23, rue de la Haute-Montée a trois étages de 8,85 mètres de long et celle au 30, rue Thomann deux étages de 7,22 mètres de long. Les architectes modifient leur projet suite à des difficultés soulevées par le voisin 32, rue Thomann. Après un premier refus, les architectes sont autorisés à couvrir les deux cours d’un toit vitré et à élever une construction en bois dans la niche formée par la façade reculée rue Thomann. Le bâtiment est terminé en mars 1904.
Le magasin au rez-de-chaussée est exploité par Falk et Sternweiler (vêtements pour hommes Jockey-Club Prince of Wales). Müller et Compagnie sous-loue de Bernard Falck le premier étage en 1911 et fait aménager un atelier au deuxième étage.

Sommaire
  • 1890 – Le maire notifie la veuve Eugène Zisig née Plin (demeurant 17, faubourg de Pierre) de faire ravaler la façade du 23, rue de la Haute-Montée – Le maire accorde un an de délai – Travaux terminés, septembre 1891.
  • 1889 – L’entrepreneur Gustave Barth (60, route de Colmar au Neudorf) demande au nom du sieur Schützenberger l’autorisation de faire un raccord à l’égout communal – Autorisation – Dessin – Le raccord est raccourci (2,80 m au lieu de 7,50 m)
  • 1896 – Dossier suite à un courrier du commissaire de police. J. Laemlé demande l’autorisation de poser une enseigne
  • 1899 – Les architectes Brion et Haug demandent au nom de Max Lieber l’autorisation de faire une nouvelle devanture – Le commissaire de police transmet au maire la demande et les deux dessins – Dossier – Autorisation – Travaux terminés, avril 1899
  • 1900 – Le maire envoie une injonction de payer les droits d’enseigne à l’aubergiste Schwartz (enseigne plate et lanterne) – L’auberge est tenue par Gustave Reinbold
  • 1900 – Le commissaire de police transmet au maire la demande de l’Association pour la protection des oiseaux chanteurs et de l’élevage des canaris qui envisage de présenter une exposition dans la salle arrière du café restaurant Royal – La Police du Bâtiment répond que les allées devront avoir au moins 1,50 mètre de large
  • 1901 – Henri Kraft demande au nom de la loge maçonnique An Erwins Dom de vérifier la charge admissible du premier étage dont la loge est locataire. – Après avoir visité les lieux, la Police du Bâtiment estime que les piliers en fer du rez-de-chaussée ne suffisent pas à accueillir cent personnes à l’étage. Croquis du rez-de-chaussée et de l’étage – La Police du Bâtiment demande au propriétaire Max Lieber (Poêles et fourneaux, volets roulants, quincaillerie, demeurant 2, rue du Noyer) de consolider le bâtiment. Le propriétaire s’adresse à l’architecte Haug et à la société Brion et Haug. La solive a été consolidée, mars 1901.
  • 1901 – Le restaurateur Willy Kalz (Café-restaurant Royal) demande l’autorisation de poser un store – Autorisation – Le store est posé, mai 1901.
    1901 – Les sieurs Peter et Kaufmann informent le maire que le restaurateur Willy Kalz élève des lapins et des pigeons dans deux clapiers placés dans la cour. La Police du Bâtiment se déclare incompétente pour intervenir et renvoie les pétitionnaires au propriétaire.
  • 1902 (20 septembre) – L’entrepreneur Hilaire Zæpfer (30, avenue de la Forêt-Noire) demande au commissaire de police l’autorisation d’occuper la voie publique pour y entreposer des débris après un incendie. – Le maire accorde l’autorisation – Dossier classé, novembre 1902.
    1902 (octobre) – La Police du Bâtiment constate que le restaurateur Kalz a posé une enseigne plate sans autorisation. Willy Kalz répond qu’il s’agit d’une enseigne provisoire, les autorités ayant demandé que le bâtiment soit démoli suite à l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 14 au 15 septembre 1902. – Le bâtiment est en cours de démolition, février 1903.
    1903 (juin) – Hubert Mehl (14, rue des Jardins) informe le maire que la fosse d’aisances de l’entrepreneur Bürklél déborde dans le nouveau bâtiment à la Haute-Montée – Dossier classé après visite des lieux, juillet 1903.
  • 1903 (février) – Les entrepreneurs K. et D. Bürklé demandent au nom du propriétaire Max Lieber l’autorisation d’occuper la voie publique devant le bâtiment à construire (palissade de chantier). Le commissaire de police transmet la demande au maire – Autorisation – Prolongation jusqu’au 30 juin, nouvelle prolongation jusqu’au 15 août – Dossier classé, septembre 1903.
  • 1903 (novembre) – La Police du Bâtiment constate que Max Lieber a posé sans autorisation quatre lampes électriques à sa nouvelle construction. Il répond que les lampes appartiennent à ses locataires Falk et Sternweiler
    1903 (novembre) – Le magasin Jockey-Club (vêtements pour hommes, sur mesure et prêt-à-porter, Prince of Wales) demande l’autorisation de poser une lampe électrique – Autorisation – La lampe est posée, décembre 1903.
  • 1902 (décembre) – Les architectes Brion et Haug (7, rue Kageneck) demandent l’autorisation de construire un nouveau bâtiment servant de commerce et d’habitation pour le compte de Max Lieber au 23, rue de la Haute-Montée – Dessins
    Le Service d’architecture note que le terrain suit l’alignement rue de la Haute-Montée mais qu’il en dépasse de 1,80 à 1,25 mètre rue Thomann
    1902 (17 décembre) – Plan et rapport, Max Lieber, demeurant 2, rue du Noyer, cède à la Ville de Strasbourg 11 mètres carrés de terrain pour 24 marks le mètre carré d’après le plan des alignements arrêté le 10 avril 1876.
    1902 (décembre) – Max Lieber et les architectes Brion et Haug sont autorisés à construire un bâtiment servant de commerce et d’habitation sur un terrain donnant 23, rue de la Haute-Montée et 30, rue Thomann. La toiture prévue est autorisée à titre exceptionnel. Les droits sont payés pour une façade à trois étages de 8,85 mètres de long et une façade à deux étages de 7,22 mètres de long – Dessins
    1903 (mars) – Les architectes modifient leur projet suite à des difficultés soulevées par le voisin 32, rue Thomann
    1903 (mars) – Avenant à l’autorisation (fenêtres supprimées) – Nouveaux dessins
    1903 (avril) – Les architectes demandent l’autorisation de couvrir les deux cours d’un toit vitré et d’élever une construction en bois dans la niche formée par la façade reculée rue Thomann. – La cour à l’arrière du bâtiment rue Thomann pourra être recouverte puisque le rez-de-chaussée ne sert pas d’habitation. Il ne sera pas autorisé de couvrir celle à l’arrière du bâtiment Haute-Montée ni d’élever la construction en bois rue Thomann
    1903 (juin) – Max Lieber et son locataire proposent à l’adjoint au maire Timme de couvrir la première cour de vitres amovibles. L’architecte municipal Nebelung énumère les conditions dans lesquelles le toit pourra être autorisé. Le propriétaire pourra élever un bâtiment précaire en bois dans la niche rue Thomann
    Louis Sternweiler, gérant de la boutique Prince of Wales (papier à lettres illustré du magasin sis 48, Vieux-Marché-aux-Vins) argue que la cour lui est nécessaire pour exposer et essayer ses marchandises.
    1903 (juin) – Les architectes Brion et Haug sont autorisés à recouvrir les deux cours et à construire un bâtiment précaire en bois rue Thomann
    1903 (novembre) – La Police du Bâtiment constate que les plaques métalliques devant les fourneaux ne sont pas conformes lors de la réception finale d’une partie du bâtiment.
    1904 (mai) – Les architectes déclarent que la construction du sous-sol est indépendante de celle des étages, c’est-à-dire que les piliers du sous-sol ne contribuent pas à la stabilité des étages. – Le maire répond que les piliers du sous-sol devront tout de même être revêtus
    Suivi des travaux. Les anciens bâtiments sont toujours en place (janvier 1903), ils sont en cours de démolition (février 1903). Le mur pignon de gauche est très abîmé, on creuse pour établir les fondations (mars 1903). Les fondations et les murs du sous-sol sont en cours (avril). Les murs du sous-sol sont terminés, ceux de la cour commencés (mai). – Les plâtriers travaillent (août), ils ont presque terminé leur travail (octobre) – Les menuisiers travaillent, l’appentis rue Thomann n’est pas encore commencé (octobre) – Les peintres et les tapissiers travaillent aux troisième et quatrième étages du bâtiment de devant et du bâtiment du milieu (février 1904) – Le bâtiment est terminé (mars 1904) La Police du Bâtiment constate lors de la réception que les piliers en fer au sous-sol ne sont pas revêtus de matériau à l’épreuve du feu. Le propriétaire pourrait être dispensé du revêtement dans la cave du bâtiment arrière s’il ne sert qu’à entreposer des ferrailles.
  • 1903 (octobre) – Les architectes Brion et Haug demandent l’autorisation de poser un volet roulant rue de la Haute-Montée – Le maire répond qu’il pourra être autorisé en le modifiant de manière à ce qu’il soit au moins à 2,20 mètres au-dessus du trottoir. L’installateur de Nuremberg tarde à venir mais les commerçants Falk et Sternweiler ne s’en servent pas. Max Lieber demande en avril 1904 à être dispensé de modifier le store. Requête de Jockey-Club-Prince of Wales sur papier à lettres illustré.
    1904 (mai) – Max Lieber est autorisé à poser un store
  • 1905 – Max Lieber déclare sur papier à lettres illustré que les plaintes de sa voisine la veuve Kapp (28, rue Thomann) ne sont pas fondées. La Police du Bâtiment constate que les canalisations de la maison Kapp étaient défectueuses une quinzaine de jours auparavant.
    1905 (septembre) L’entrepreneur J. Hug (25,Faubourg Blanc) établit que l’humidité d’une partie du mur du n° 23 provient de la propriété Kapp voisine.
  • 1905 – La Police du Bâtiment constate que le cabinet de brevets Hauser a posé sans autorisation une enseigne sur le balcon – Demande – Autorisation
  • 1905 – Le quincaillier Max Lieber demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation
  • 1907 – Max Lieber déclare que son locataire Bernard Falck a relié le rez-de-chaussée et l’étage par un escalier – La Police du Bâtiment se rend sur place et constate que l’escalier établi quelques années plus tôt sert de nouveau mais que la grande fissure dont parle le propriétaire n’existe pas.
  • 1906 – La Police du Bâtiment constate que Bernard Falck (Jockey-Club) a posé une enseigne perpendiculaire sans autorisation au balcon du premier étage – Demande – Max Lieber ne donne pas son consentement
    1907 – La Police du Bâtiment constate que Bernard Falk a posé une enseigne sans autorisation – Bernard Falk demande au commissaire de police l’autorisation d’éclairer par des lampes électriques son enseigne au balcon – Il est autorisé à poser une enseigne plate (mars 1907)
    1907 – La Police du Bâtiment constate que Bernard Falk a posé une enseigne sans autorisation – Bernard Falk (Falk-Schnerf) demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire à côté de la boulangerie – Autorisation – L’autorisation est périmée sans que l’objet soit posé.
  • 1909 – M. Wittgensteiner est autorisé à poser une enseigne plate
  • 1909 – Le peintre Schæffter (4, Petite rue des Dentelles) est autorisé à poser un échafaudage sur la voie publique
  • 1911 – Müller et compagnie (premier étage) demande l’autorisation de poser une enseigne sur verre. Maquettes (Pelz & Moden-Haus, Müller & Cie, Fourrures et nouveautés, Müller et Compagnie) – Autorisation – L’enseigne est posée
    1912 – La Police du Bâtiment constate que la société Müller et compagnie a posé sans autorisation trois enseignes plates sur le balcon – Demande – Autorisation
    1911 – La société Müller demande l’autorisation d’aménager au deuxième étage de la rue Thomann deux ateliers de couture où travaillent 40 personnes (croquis).
    Auguste May demande au nom de la société l’autorisation d’installer des machines – L’inspection du travail relève que le dossier est lacunaire (juillet) – La société fournit une description plus détaillée (il y a pour le moment 22 employés) – L’inspecteur du travail rappelle que chaque employé doit avoir 10 mètres cubes d’air dans l’atelier. Il fournit la liste des conditions réglementaires à remplir.
    1911 (décembre) – La société Müller et compagnie est autorisée à aménager un atelier de tailleur et de couture au 23, rue de la Haute-Montée – Elle objecte qu’elle n’est pas en droit de plâtrer les cloisons parce qu’elle sous-loue les locaux de Bernard Falk. Le maire la dispense de cette obligation
  • 1912 – Le Magasin des fonctionnaires (Einkaufshaus für Beamte) demande l’autorisation de poser quatre enseignes plates (croquis) – Autorisation – Les enseignes sont posées, décembre 1912.
  • 1914 – Max Lieber déclare qu’il lui est difficile d’effacer entièrement l’enseigne sur le pignon (Jockey-Club, Prince of Wales) – L’inscription est supprimée
  • 1918 – Après avoir transféré son salon du 3, place Saint-Etienne au 14, rue de la Mésange, le coiffeur pour dames Martin Oster demande l’autorisation de poser deux enseignes sur le balcon (Schönheit und – M. Oster – Nagelpflege (Soins de beauté, ongles, M. Oster) – Autorisation – Les enseignes ont été retirées parce qu’elles se trouvent trop près du bâtiment voisin, octobre
    1919 – Martin Oster fait remarquer que l’enseigne Remington se trouve elle aussi près de la maison voisine
    1920 – Martin Oster demande l’autorisation de fixer une vitrine à la façade (largeur 52 centimètres, hauteur 125 centimètres, profondeur 18 centimètres) – Autorisation
    1924 – Le coiffeur Martin Oster est autorisé à poser une enseigne
    1928 – La Police du Bâtiment constate que le coiffeur Martin Oster a posé une enseigne au balcon du premier étage – Demande – Autorisation
  • 1919 – L’entreprise générale de peinture D. Arbogast et R. Wurth (12, quai Saint-Nicolas) demande l’autorisation de poser une enseigne sur le balcon du deuxième étage pour la société Remington (Ecole commerciale moderne, français, sténo, dactylographie) – Autorisation – Après la réclamation de Martin Nagel, la Police du Bâtiment révoque son autorisation – Le voisin donne son accord écrit
  • 1922 – La Police du Bâtiment constate que le journal Le Cri de Strasbourg a posé sans autorisation une enseigne lumineuse – Le peintre en bâtiment Albert Kornwachs est autorisé à poser un échafaudage sur la voie publique
  • Commission contre les logements insalubres – 1902. La maison va être reconstruite
    Commission des logements militaires, 1916. Rien à signaler
    1922 (propriétaire, Marthe et Compagnie, Gaston Jacowi, 81 boulevard Magenta à Paris) Les toits vitrés sont très sales. Marthe et Cie qui n’est plus le principal locataire renvoie à Henri Kahn, 75, Grand rue
  • 1928 – Robert Weil demande l’autorisation de poser une plaque en émail – Autorisation

Autres dossiers

845 W 36 – Haute Montée, 23 (volume II) – magasin Comptoir des Lainages, pose d’une enseigne tableau, transformation Lyneguy, tailleur pour hommes, salon de coiffure, transformation magasin et façade de l’immeuble (photos), 1938-1979
932 W 106 – Haute Montée, 23, 1979-1994
1572 W 199 – 2 Haute Montée, 23. amenagement des combles [refus], 1990-2003
1572 W 200 – Haute Montée, 23. modification de la verrière [refus],1992-2003
1572 W 201 – Haute Montée, 23. verriere [refus], 1991-2003
1572 W 202 – Haute Montée, 23. modification de la toiture [refus], 1990-2003
1572 W 203 – Haute Montée, 23. amenagement des combles [refus], 1994-2003
1246 W 433 – Haute Montée, 23, création de logements (sans suite), 1997-1998
1308 W 1155 – Haute Montée, 23, modification des devantures, 1999-2000
1600 W 739 – Haute Montée, 23. ouverture en toiture, 2003-2004
1689 W 496 – Haute Montée, 23, remplacement des porte-fenêtres, 2012-2013
1689 W 980 – Haute Montée, 23 (30 rue Thomann). ravalement , 2012-2013


Relevé d’actes

La maison est inscrite au nom de Matthieu Obrecht au Livre des communaux de 1587.
Fils de Thomas Obrecht, il épouse en 1566 Jacqueline Müller, fille de Georges Müller

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 71)
1566. Dnica II. Post Trinitat. Matheus Obrecht Herr Thoman Obrechts selig verlaßen Son, Jungfraw Jacobe Müllerin Herrn Jörg Müller selig. nachgelaß. dochter. Sind eingesegnet vff montag den 22. Junÿ hora octava ex dispensatione (i 39)

D’après les tenants et aboutissants, la maison revient à son frère Henri Obrecht qui sera consul en 1596 et en 1602. Il épouse en 1560 Anne Reiff, fille de Laurent Reiff puis en 1571 Jeanne, fille de Loup (Wolffgang) Schütterlin

Mariage, cathédrale (luth. p. 71)
1560. Sonntag den 28. Junÿ. Heinrich Obrecht, eingesegnet Montag den 26. Auguste horo 6.a Lauren. Anna Reiffin Hans Reiffen seligen dochter (i 38)

Mariage, cathédrale (luth. p. 214)
1571. Sonntag den 8. Julÿ. Heinrich Obrecht Zinsmeister, Johanna Wolffgang Schutterleß dochter, Eingesegnet den 24. Junÿ a Carolo (i 110)

Le docteur en médecine Jean Frédéric Fuchs en devient propriétaire au début des années 1620. Originaire de Haguenau où son père Gaspard Fuchs était aubergiste au Scheidhoff, Jean Frédéric Fuchs épouse en 1618 Marguerite Bullian, fille du marchand Simon Bullian : contrat de mariage, célébration

1618 (30. Julÿ), Not. Strintz (Daniel, 58 not 52, Prothocollum, n° 39) f° 244-v
Eheberedung Zwischen dem Ehrenvesten vnd hochgelerten herrn Johann Friderich Fuchßenn Medicinæ Doctori vnd der Ehren: vnd tugendreichen Jungfr. Margreden Bullianin beed einversprochenen Ehepersonen vffgericht
(…) Zwischen dem Ehrenvesten vnd hochgelerten herrn Johann Friderich Fuchßenn Medicinæ Doctori weÿland des Wol Achtbaren vnd fürnehmen herren Caspari Fuchsenn geweßenen burgers vnd gastgebers In der herrberg Zum Scheÿdhoff Zu Hagenaw seeligen sohne Ane eim
So dann der Ehren: vnd tugendreich. Jungfrawen Margrethen Bullianin, Wÿland des Auch Wol Achtbaren vnd fürnehmen herren Simon Bullian handelßmann vnd burgers Zu Straßburg seeligen dochter Am Andern theÿl sich begeben vnd Zugetragen
Auch darbeÿ Inn Personlicher gegenwerttig kheit (…) Frauwen Marie Stallerin deß herrn hochzeiters Mutter, herrn Caspari Bütschen Notarÿ In hagenauw Ihreß beÿstandts, Bastian Wachenheim schultheissen Zu herdt, hanß Caspar Fuchßen burgers vnd gasthalters In der herrberg Zum Scheidhoff Zu Hagenawn ferner Michell Mielers daselbsten wonhafft und herren Heinrich haaßen großen Rathsverwanten Alhie Zu Straßburg, sein deß herrn Breütigams Vettern bruders vnd verwanthen vff einer deß herrn hochzeiters So dann vff dier Jungfrauwen hochzeiterin seitten herrn Christoph Scheürer, Michael Bullian handelßmann, Georg Ulners Rentmeisters vnd Johann Jacob haußenn auch handelßmanns burgers zu Straßburg
Beschehen vnd verhandelt Inn deß heÿligen Reich freÿen Statt Straßburg Donnerstagß den 30. Julÿ In den Jhar deß herrn Alß man Zalte 1618.

Mariage, cathédrale (luth. f° 73)
1618. dominica XVI. Trin: den 20 7.bris. H. Johannes Fridericus Fuchs von Hagenaw der Artzeney doctor vnd J Margreth, H Simon pullian des handelsmans e. tochter, eingesegnet Zinstag den 29. 7.bris (i 41)
Not. Strintz (Daniel, 58 Not 56), n° 581 (signé)

Jean Frédéric Fuchs devient bourgeois en mars 1619 en s’inscrivant à la tribu du Miroir
1619, 4° Livre de bourgeoisie p. 9
Hr. Johann Friderich Fuchs doctor Medicinæ Empfangt d. Burgerrecht Von Margretha weÿland Hn Simon Pullians nachgelaßener dochter vnd Wüll Zum Spüegel dienen Actum den 11 Martÿ A° 1619.

Jean Frédéric Fuchs hypothèque la maison au profit du maître des rentes Georges Ulner. En marge, quittance remise au débiteur en 1652.

1622, ut spâ. [xiij. Novembris], Chancellerie, vol. 446 f° 481
(Inchoat. in Prot. fol. 346.) Erschienen der Ehr: hochgeb. herr Johann Friderich Fuchß medicinæ Doctor burger Zu Straßburg
hatt bekhandt vndt In gegenwärtigkheit herrn Geörg Vlner Rentmeÿsters burgers Zu Straßburg – schuldig seÿen 1000 pfund pfenning
Zum vnderpfand eingesetzt Eine behausung mit Zweÿen höfflin vnd hind. heüsern Auch Allen Ihren geh. & geleg. Inn d. St. St. Jenseit des Pfenningthurns, einseit neben h. Niclauß Ferber, And. seit neb. eim hauß den Bekhenner selbsten gehörig, hind. Inn das Thoman loch stoßend
[in margine :] Erschienen der Ehrenvest, hochgelehrte herr Johann Friderich Fuchß Med. Doct. der h. Debitor, an einem, So dann h. Georg Christmann Ulner für sich selbsten, h. Johann Adam Voltz alß Vogt Jfr. Elisabethæ Ulnerin und d. Ehrenvest hochgelehrte h. Georg Obrecht V. I D. und E. E. Kleinen Rhats Advocaten & Procurator alß vogt Salomeen Heßlerin Alle alß weÿl. H. Georg Ulners der Statt wohlverdienten Renthmeÿsters deß Credit. seel. Erben am andern (…) Act. 20. sept. a° 1652.

Jean Frédéric Fuchs vend à Joachim Brackenhoffer la maison voisine à l’est en conservant l’écoulement des eaux par la propriété vendue à condition de garnir la rigole d’un gril.

1623 (i. Februarÿ), Chancellerie, vol. 449 f° 104-v
(P. fol. 100.) Erschienen der Ehr: hochgelehrt herr Johann Friderich Fuchß medicinæ doctor burger Zu Straßburg (verkaufft)
h Joachim Brackenhoffer burger Zu Straßburg
hauß, hoffstatt, höfflin, hind. hauß sampt den gemeinen Brunnen, Auch Allen Ihren geb. & gelg. Inn d. Statt Straßburg Jenseit des Pfenningthurns einseit n dem verkäuffern And. seit n. den Morßmünster hoff zum theil vnd zum theil n. hilarius dietherlin dem mahler, hind. hab. sie ein vßgang Ins Thomeloch, Für freÿ ledig eÿgen & Vnd Alles Rt. & Also & Vnd Jst disser Khauff Zugangen vnd bsch. für vnd vmb 1100 pfund
Vnd Ist Abgeredt weil das wasser Jed. Zeit Von Alters hero vß sein des Kheüffers hauß Khein And. Als durch sein des Verkäuffers behaußung den vßgang gehabt, so soll es nochmahlen dabeÿ verpleÿb. dergestalt daß das wasser loch mit eim strehel vnd Sibb d. notturfft verseh. werden.

Affaires traitées par les Conseillers et les Vingt-et-Un. Jean Frédéric Fuchs demande au Magistrat d’intercéder pour la succession de sa mère en 1628, dans l’affaire qui l’oppose à Chrétienne Wencker, veuve d’Hilaire Fuchs de Haguenau en 1635.
1635, Conseillers et XXI (1 R 118)
Dr. Johann Friderich Fuchs et consorten contra Christinam Wincklerin Zu Hagenaw. 140. 166.
(f° 140) Sambstag den 3. Octobris. – Statt Hagenaw Intercedirt für Christinam Wincklerin C.tra Dr. Joh: Friderich Fuchßen et Consort. Erk. solle d. Schreiben Dr. Fuchsen Zue Seiner Verantwortung communicirt werd. H. Grienwald, H. Merckel
(f° 166-v) Sambstags den 14. 9.bris – Dr. Joh: Friderich Fuchß & Pullian c.tra Christinam Wincklerin weÿl. Hilarÿ Fuchsen witt. restit. Schreibenn von der Statt Hagenaw, danckt für communication vnd vbergibt vnd.thäniges Bericht. Erk. solle nach Hagenaw überschrieben werden. H. Baldtner, H. Brunstein.

1628 Conseillers et XXI (1 R 110) H. Johann Friderich Fuchs Medicus [und Johann Caspar Fuchs] contra Hagenaw. 19. R. Hagenaw. 24. [umb Irer Mutter s. verlaßenschafft Zu Inventiren] 25. 28. 33. [51.]
1633 XV (2 R 59) Dr. Johann Friderich Fuchß Ca Dreÿ des Stalls [wegen seiner Mutter und bruders Daniel Fuchsen Verlaßenschafft]. 258. 261. 279. vmb nachlaß der straff. 295.
1636 XV (2 R 61) Dr. Johann Friderich Fuchß [Handtmühl]. 171.

Jean Frédéric Fuchs et sa femme souffrante dictent leurs dernières volontés dans leur maison face aux nouvelles boucheries.
1636 (22. Sept.), Not. Strintz (Daniel, 58 not 63) n° 394
Testamentum nuncupativum – Persönlich erschienen d. Ehrenvest vnd hochgelehrte Johann Friderich Fuchß Philosophiæ & medicinæ Doctor, vnd die Vÿl Ehren vndt tugendreiche frauw Margaretha Bullianin, beede ehegemächde burgere Zu Straßburg, Er der herr Zwar gesunden gehenden vnd Stehenden leibs, Sie die fraw aber Zugestandenen leibs Kranckheit etwas Übel auff vnd Matte vnd dahero in einem bette Ligend, Jedoch aber beede Insonderheit aer due frau Von der gnaden Gottes guten richtiger Sinnen vernunfft verstands (…)
Vnd ist dißes alles Zugaang vnd besch. In deß heÿlig. Reichs freÿen Statt Straßburg In beeder ehegemächt bewohn. eÿgenthümblich behausung Einseit neb. einer Behausung so H Joachim Brakenhoffern alt. Ammeistern Zuständig Vornen geg. d. Neuwen Metzig hinüber geleg. dero Obern vordern Stub. auff die gaß sehend, dienstag d. 22. Septembris 1646. Vormittag Zwischen 11 et 12 Uhren

Jean Frédéric Fuchs hypothèque la maison au profit d’Adam Schiffmann, assesseur au Petit Sénat

1637 (16. Feb:), Chambre des Contrats, vol. 477 f° 157
Erschienen H Johann Friderich Fuchß medicinæ Doctor burger Zue Str.
hatt in gegensein H Adam Schiffmanns Alten Kleinen Rhats Verwanthen alhie – schuldig seÿ 200. lb
dafür Vnderpfand sein soll Ein Vorder: undt Hinder hauß, Hoff und Hoffstatt mit allen andern ihren gebäwen, alhie außerhalb deß Pfenningthurns gegen der Newen Metzig vber, neben H. M. Nicolao Ferber Professori & H Ammeister Joachim Brackenhofer hinden vff daß Thomanoch stoßend, zo Zuuor verhafftet umb 600 fl. H. Georg Ulner Rentmeister alhie

D’après les tenants et aboutissants, Jean Frédéric Fuchs habite ensuite à Colmar (1658 sqq). Sa maison revient le 28 janvier 1661 à l’Orphelinat et au Collège Saint-Guillaume (voir notamment l’inventaire ci-dessous de 1726)
L’Orphelinat et le Collège Saint-Guillaume revendent en 1676 la maison au pasteur de Sainte-Aurélie André Kauffmann moyennant 1 150 livres.

1676 (2. 9.br), Chambre des Contrats, vol. 545 f° 893
Herr Johann Hartmann Wörtz alß Schaffner deß Waisenhaußes, und herr Johann Caspar Dietzel der Stattrichter alß Schaffner deß Collegÿ Wilhelmitani
in gegensein deß Wohl ehrwürdig wohlgelehrten herren M Andreä Kauffmanns Pfarrers der Kirchen Zu St Aureliä – und Zwar uff unserer Gnädigen herren Rhat und XXI. am 28.ten 8.bris jüngsthin Obrigkeitlich ertheilten Consens
ein Vorder, mittler und hinderhauß, höff dar Zwischen, hoffstätt mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, Zugehördten Rechten und Gerechtigkeiten alhier außerhalb deß Pfenningthurns, gegen der Newen Metzig, einseit neben hannß Georg Kauthen dem Tabacbereiter, anderseit neben hannß Georg Dambach dem Weißbeckh, hinden uff daß Thoman loch stoßend gelegen – umb 1150 lb

Fils du notaire André Kauffmann, André Kauffmann alors pasteur à Ostwald épouse en 1647 Salomé, fille du cordier André Gering
Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 233, n° 3)
1647. Dominica 3 post Epiphanias Herr M. Andreas Kauffmann Pfarrer Zu Ostwald, Herr Andreæ Kauffmann Keÿserlichen Notarÿ und burgers alhier Ehelicher Son, und Jungfr. Salome Herr Andreas Gerings des Seÿlers und burgers allhie eheliche tochter – Mont. Clauß (i 251, procl. Saint-Pierre-le-Jeune f° 32, i 42)

Les Quinze traitent la succession de feu la femme d’André Kauffmann. Il explique l’exédent de l’actif déclaré par une bonne économie mais les Quinze estiment qu’un pasteur doit être traité de façon exemplaire. Il demande que l’amende soit levée et non réduite. Les Quinze accordent une réduction et un paiement partiel en capitaux placés à la Tour aux deniers.
1652, Protocole des Quinze (2 R 70)
Stall Ca. M. Andreas Kauffmann [Pfarrer zu Oßwald]. 165. 166. 194. 197. 200.
(f° 165) Sambstags den 17. Junÿ – Stall Ca. M. Andreas Kauffmann vnd Fr. Catharinæ Granerin Verlaßenschafft
Waren auch Zweÿ Inventaria, Eines über H. M. Andreas Kauffmanns Pfarrers zu Oßwald haußfrauen seel. Verlaßenschafft, daß and. über Weÿl. Fr. Catharinæ Granerin Verlaßenschafft vffgericht, neben der Herren Dreÿer deß Stalls bericht, Vorgeleht, Crafft deß Ersten H. Kauffmanns Verlaßenschafft thut 1300. fl. Er aber allein verstallet 500 fl. vnd 800 fl.nit, weilen er dann deßwegen für Stallgelt vnd nachtrag erlegt 23. lb 6 d alß stehe es d. Straff halben zu Mh.
In den and. aber befinde sich, daß gedachte fraw Granerin seel. Wann die beÿd inuentaria beÿ absterben deß Ersten Mannes vnd beÿ verheurathung deß andern Manns gegen einander conferirt werden:/ fürs Eine 497 lb 10 ß 5 ½ d wißentlich vnd simpliciter vnd dann 702. lb 8 ß 3 d quo ad pretium also in summa 1199 lb 18 ß 8 ½ verschwig. && hind. halten, Welches dann g*ar Wid. den Articull Eÿgens vnd Zeigens, vnd also daß verschwigene confiscable ist. Erkandt Obere Stallherren sollen beede geschäfft bedencken.

(f° 165-v) Mittwochs den 21. Junÿ – Stall Ca. M. Andreas Kauffmann vnd Fr. Catharinæ Granerin Verlaßenschafft
Obere Stallherren laßen per H. Frantzen referiren, Sie hetten von obgemelten Zweÿ Stall geschäfften sich mit einand. vnderpracht, vnd in examination deß Kauffmannischen Inventarÿ, wie auch deßen Übergebenen Schrifftlichen berichts, befund. daß Er Herr Kauffmann sich dißorts schlechtlich excusiren kann, Weilen Er aber noch nicht lang in d. Ehe, vnd allererst in Kurtz. Jahren diesen überschütz d. nahrung durch sein sparsames haußhalten gewonnen haben muß, Er auch Ein Geistlicher und dahero in eben so streng mit ihme Zuverfahren ist, Alß vermeinen die Herren Deputirte Es solte ihme über daß waß Er dem Stall bereits erlegt noch 150. lb Straff dictirt und angesetzt werden, die moderation stehe hiernechst vf sein anhalten Zu Mghh. Eines Einen. Zum andern Erb (…)

(f° 194) Sambstag den 21. Aug. – M. Andreß Kauffmann Pfarrer zu Oßwaldt per M. E. übergibt Suppl. so verleßen, bitt vmb einverleibten ursachen, ihme die supra fol. 166. vfferlegte Straff gn. nachzustehen. Erk. für. Obere Stallherren bedencken gewießen.
.

(f° 197) Mittwoch den 25. Aug. – Stall Ca. M. Andreas Kauffmann
H. M. Kauffmanns Sach betrifft, Seÿe es zwar an dem daß mann Jüngst dieselbe genugsamb Examinirt, Weilen Er aber Keine Moderation, sondern Völligen nachlaß seiner angesetzten Straaff suchet, also vermeinen Deputirte, Wann Er solche begehren würdt, daß ihme Weilen Er Ein Geistlicher, nach den Præjudicÿs in dergleichen fällen, Erstlichen die Helffte daß ist 100 fl. ane d. Straaff nachgelaßen vnd da Er weiter einkommen würdt, solche noch ferner moderirt, vnd darfür die im Inventario fol. 270 ihme für unverändert Zu geschriben 56. lb 5 ß Pfenningth. Capital angenohmen werden, solte Erkandt, würdr d. Obere Stallherren bedencken in beeden puncten placidirt.

(f° 200-v) Freÿtag den 28. Aug. – M. Andreas Kauffmann, bitt nunmehr vff Jüngste Erkandnuß vmb gn. moderation d. Straff. Erkandt Würdt vff 100. Rh. gemildert, vff sein ferner anhalten aber sind Crafft Jüngsten bedachts, die 56. lb 5 ß Pfenningth. Capital für ermelte beßerung angenohmen.
[in margine :] NB dise post ist d. 26. 7.bris vfm d.th. abgeschrib. word.

André Kauffmann se remarie en 1652 avec Anne, fille du boulanger Frédéric Gross. La proclamation a lieu à la cathédrale, le registre mentionne que le mariage a lieu à Ostwald.
Mariage, cathédrale (luth. p. 545, n° 13.)
1652. den 13. Junÿ. H. M. Andreas Kauffmann Pfarrer Zu S Oßwaldt vndt burger alhie V. J. Anna, H. H. Friderich Großen des burgers vndt weißbeckhen alhie Eheliche dochter – Zinst.22. Junÿ St. Ostwaldt, H. Stub (i 293)

Les Conseillers et les Vingt-et-Un nomment André Kauffmann diacre à Sainte-Aurélie en février 1652 puis pasteur en mai 1658. Il demande quelques jours plus tard que son traitement soit au moins aussi élevé que celui qu’il touchait comme diacre. La fabrique devra lui verser 100 florins au lieu de 50.
1654, Conseillers et XXI (1 R 137)
(f° 21) Mittwoch d. 15. Febru. – Mr. Andreas Kauffman würdt helffer Zu St. Aurelien
H. Smr. Voltz, H Amt Stemler vnd H Frantz referiren, daß die Vier gelehrte Männer so In die auffstellung beÿ St Aurelien gebracht word. Ihre prot predigten gethan, Vnnd als man gestriges tages die stimmen colligirt vnd d die Maiora auff H Mr Andream Kauffmann gefallen, Stellen es der confirmation halb. Zu Mgh. Erk. Ist bestettiget.

1658, Conseillers et XXI (1 R 141)
(f° 94) Mittwoch den 26.ten Maÿ – H. Andreas Kauffmann würdt Pfarrer Zu St. Aurelien
Herr Johann Joachim Frantz XV. Secretar. bericht wie das gestrigen tags die wahl eines Newen Pfarrers Zu St. Aurelien, in præsentia M. Hhn Deputirten der Kirchen vnd Fabric Pfleger vnd des Hn Dr Schmidts præs. vor die handt genommen vnd per majora herr H. Andreas Kauffmann bißheriger Diaconus daselbsten, Zu demselbigen ernant worden seÿe, wirdte Zu MHhn die Confirmation stehen. Erk. Confirmation.

(f° 105) Sambstag d. 12. Jun: – Mr Andreas Kauffmann Pfarrer Zu St. Aurelien Vm Ein addition
Mr Andreas Kauffmann Pfarrer Zu St. Aurelien Vberreicht per Egê Und.ge supplication, Gibt Mh. Zuerkennen daß es einem Pfarrer Unmüglich Von der ordinari competentz sein außkommen zu haben. Bitt Mh. wollen es dahien richt. d. Er auf d. wenigst daß Jenige Salarium so Er biß anhero gehabt alß helffer bezalt möge. Erk. soll die Gartner ahne statt der supra fol. 70. verwilligten 50 fl. dem Pfarrer 100 fl. auß d. Fabrique gefällen Jährlich Zukommen laßen.

Les marguillers ont l’intention de réduire le traitement de leur pasteur. Ils justifient leur décision par les revenus accessoires dont bénéficie André Kauffmann. Ils ne souhaitent cependant pas poursuivre l’affaire pour éviter les dissensions avec leur pasteur. Les avocats notent que les marguillers louent les terres de la fabrique pour un prix modique au lieu de passer des baux publics.
1662, Conseillers et XXI (1 R 145)
M. Andreas Kauffmann Pfarrer zu St. Aurelien, Kirchen Pfleger daselbst. 221. 212. 230. 235.
(f° 212) Montag d. 24. Novembr. – Pfarrer zu St. Aurelien weg. seiner competentz
(4) daß es ahne dem d. also H. Pfarrer zu St. Aurelien bestelt Werd. Er sich beschwerdt d. die besoldung Zu gering Es hetten darauff die fabrique Pfleger Ihme annoch 100 fl. von denselbigen gefallen Jährlich bewilligt, hetten sich aber darab seithero beschwerdt daß Ihnen Vnmüglich fallen wolle, damit Zu continuiren, Vermeinen Er werde sich mit 50 fl. deß Jahres gahr Wohl betragen können In Betrachtung die Frücht Jetzmalß in Weith Hoheren preÿß Seÿe beÿ d. Verodnet. h. davon geredet, vnd vor guth angesehen Worden, Man solte Ihnen beschicken vnd per Deputatos mit ihme darauß redet laßen. Erk. Gevolgt Vnd deputirt Worden. H. XV. Kiegler Vnd H. Schmidt.

(f° 221) Montag den 15. Decembris. – M. Andreas Kauffmann Pfarrer zu St. Aurelien, Kirchen Pfleger daselbst
H. XV. Kügler ref. daß Magister Andreas Kauffmann der Pfarrer zu St. Aurelien beÿ ihm geweßen undt sich Zum höctsen beschwert, daß die fabric Pfleger ihne 50 fl von seiner besoldung abzuschneiden vorhabens, übergibt darauff seine Klag schrifftlich, b[ittet] Mhh. Wolten ihn beÿ seiner bißher genoßene besoldung Verbliben laßen. Erk. Sollen die Fabric Pfleger mündlich darüber gehört, undt hernach beÿ den Verordneten herrn ferner darvon geredet werden.

(f° 230) Montag den 29. Decembris. – Kirchen Pfleger zu St. Aurelien Ca. H. M. Kauffman
Die Kirchen Pfleger von St. Aurelien kommen mit bericht auff ihres Pfarrers M. Kauffmanns Klag ein vnd melden, daß alle pfarrer vor ihme mit ihren præbenden von St. Thomas sich begnügen laßen. Meynen, ob wol Zu den Zeiten da die früchten wohlfeyl gewesen, ihme noch 50 lb dazu bewilligt word. er sich doch jetzo da die früchten in hohem preÿß mit 25 lb bezeugen sollen sonderlich da er mit den Kirchen stülen nach seinem belieben negocire, solche verkaufft vnd viel andere accidentien, damit er die leüt beschwäre, genieße. Klagen er habe vor seiner wahl beÿ etlichen die vota in ihren haüsern gesucht & Ward erwöhnt die pfleger hätten mit besserem bedacht vnd bescheidenheit hierin geh. sollen vnd nicht schrifftlich wid. ihren Pfarrer einkommen, deßhalben ihnen auch deßen klag nicht communicirt word. die sach müß in still gehalt. werd. ärgerniß vnd weitläuffigkeit Zu verhüten, weil das Kirchen convent, wo es davon kundschafft bekäm, sich deßen würde annehmen. Erk. soll weiter beÿ d. verordneten Herren davon geredt werden.

(f° 235) Montags den 5. Jan. [1663] – Kirchen Pfleger Ca. H. M. Kauffman
Die Herren Advocaten referiren weiter in sachen M. Kauffman Pfarrern zu St. Aurelien, daß er von der Kirchenpfleger eingegebenen klag lufft bekommen, vnd begehr derselben communicirung u. Seÿe aber abzuschlag. dem fewr so daruß mit steh. möchte, Zu wehren, von d. 50. lb. könne man ihme jetzt nichts wol abbrechen, weil er Künfftig nicht viel audientia mehr zu hoffen hab. den Fabric Pflegern wäre durch depp. zu zu sprechen sich mt ihrem Pfarrer besser Zu betragen, vnd weil auß ihren Rechnungen Zu sehen, daß sie die güter unter sich umb gar ein leÿdenliches außtheilen, da selbige weit größeren nutzen trügen, wo sie an frembden velehnt würden, währ solches abzustellen. Erk. bedacht gefolgt, vnd solle dem schaffner in d. Elenden Herberg angedeütet worden, die güter wie erwehnt auffs nutzlichste an frembde zu verlehnen.

André Kauffmann passe un accord avec son voisin à l’ouest (actuel n° 21), le boulanger Jean Melchior Dambach qui a engagé une action judiciaire pour contraindre André Kauffmann à recueillir dans un chenal les eaux de son toit qui a 62 pieds de long au lieu de les laisser tomber sur sa propriété. André Kauffmann verse à son voisin 50 livres pour conserver cette servitude.

1680 (7. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 549 f° 603-v
der Wohl Ehrwürdige- Wohlgelehrte Herr M. Andreas Kauffmann Senjor Pfarrer zu St. Aureliæ an einem,
So dann Hannß Melchior Dambach der Weißbeckh am andern theil
Demnach sie beÿde Er Herr Pfarrer Kauffmann und gemelter Dambach, Nachbaren seÿen, und ihrer häußer alhier gegen der Kleinen: oder: Newen: Metzig hinüber neben einander stunden, Zumahlen der Tachtrauff /:so 62. Werckhschueh lang:/ deß Kauffmännischen nebens Haußes, uff der Linckhen seiten, beÿ undencklichen Zeiten in daß dambachische Hauß oder hoff iederzeit gefallen, und aber Er Dambach nach dem Er die anietzo bewohnende behaußung ahne sich erkaufft, Judicialiter es dahin gebracht, daß die Vorige Possessores der ietzmahligen Kauffmännischen behaußung Einen Nach uff dambachischer seiten Zuhalten condemnirt worden, Alß hette Er Herr Pfarrer Kauffmann, weilen seiner behaußung dadurch ein großer schaden zugefügt worden seÿe, und ins künfftlig ferners da keine änderung fürginge, Zugezogen würde, Ihne Dambach daß derselbe wieder hinweg gethan werden möchte, freund nachbahrlich ersucht, welches Er Dambach dann auch eingangen, also daß berührten Nach abgenohmen, es in den alten stand widerumb gesetzt werden und der dachtrauff durch ein dächlin widerumb auff daß dambachisch dach, und ein folgig in deßen Hoff für und für fallen solle, Undt gleichwie sich mehrgemelter Dambach zu Conservirung guter Nachbahrschafft auch in betrachtung, daß seiner behaußung dar durch im allergeringsten Kein schaden zu wachße, zu diesem sich seiner Erben und Nachkommen Verbunden, Also hatt hingeg. Er Herr Pfarrer Kauffmann Ihme Dambach für dieße überlaßene gerechtigkeit 50. fl. in bahrem geldt erlegt und darauff Er Dambach für sich und seine Erben und Nachkommen dießes alles mit mundt und handt bekräfftiget

La maison revient à son fils André Kauffmann, secrétaire à la Chambre de police. Les experts estiment la maison à la somme de 1350 livres lors de l’inventaire dressé en 1716 après sa mort
Les héritiers cèdent la maison à leur sœur Esther, femme de Jean Daniel Kolb

1716 (29. Xbris), Not. Lang (Jean Henri l’aîné, 27 Not 42) Joint au ° 38 di 23 sept. 1719
(Inventarium über Weÿland Herrn Andreæ Kauffmanns, E. E. Gr. Raths beÿsitzers und burgers zu Straßburg seeligen Verlaßenschafft)
(f° 20) Eÿgenthumb ane Häußern betr. So viel vorderist die Vorder: Mittel: und hindere Behaußung sampt dero hoffstätten, vnd höffen in der Statt Straßburg, Außerhalb deß Pfenningthurns Gegen der newen oder Kleinen Metzig Gelegen, wie solche in dem verfertigten Inventario fol: 53. weitläuffig beschrieben, betrifft, ist solche frawen Ester Kolbin Geborhrener Kauffmännin der ältern dochter und Mit Erin Von übrigen Beeden döchtern vnd dero Herrn Ehevögten sampt allen vorhandenen Leeren Vaßen vnd dem kupffern Bauch Kößeln, Käufflichen cedirt und überlaßen worde, maßen deiselbe, mit hülff Ihres Eheherrn solche behaußung leere Vaß für freÿ Ledig und eigen angenommen umb 5100 fl. thun 2550. lb – Actum Dienstags den 29. Xbris 1716.

Fils de marchand, le docteur en médecine Jean Daniel Kolb épouse Esther Kauffmann en 1703 : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire, célébration
(f° 31) Copia der Eheberedung – zwischen dem Edel Vest und hochgelehrten Herrn Johann Daniel Kolben, Medicinæ Licentiate, weÿland des Wohl ehrenvest und hochachtbahren Herrn Johann Paul Kolben geweßenen vornehmen Handelßmanns und Burgers allhier zu Straßburg nunmehro seeligen ehelich hinderlaßenem Sohn, als Hochzeitern ane einem, So dann der Edel, Viel Ehren und tugendreicheen Jungfrauen Esther Kauffmännin, des Edel, Ehrenvest und Großachtbahren Herrn Andreä Kauffmanns jetzmahligen wohlansehnl. dreÿers des Umbgeldts haußes und Burgers allhier eheleibl. Tochterl als der Jungfr. Hochzeiterin am andern theil – auf Sambstag den 22. Septembris In dem Jahr 1703. Johann Heinrich Lang Senior

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 118)
1703. Dominica XX et XXI post Trinit. proclamati sunt Herr Johann Daniel Kolb Medicinæ Ddus weÿl. H. Johann Paul Kolb gewesenen handelsmanns und Burgers allhier nachgelaßener ehl. Sohn, und Jfr. Esther H. Andreas Kauffmanns ietzmahligen dreÿers in allhiesigem Umgelt ehl. Tochter. Copulti sunt Mittw. d. 31.ten Octobr. [unterzeichnet] Joh: Daniel Kolb Med. Lic. als hochzeiter, Ester Kaufmännin als hochzeiterin (i 122)

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports près des Petites Boucheries, sans doute dans la maison Kauffmann. Les apports du mari s’élèvent à 1 425 livres, ceux de la femme à 1 076 livres.
1704 (7.4.), Not. Lang (Jean Henri l’aîné, 27 Not 25) n° 15
Inventarium und beschreibung allerder Jenigen Haab, Nahrung Und Güttere, so der Wohl Edelvest und hochgelehrte Herr Johann Daniel Kolb Med: Doctor, und die Edel Viel Ehren und Tugendreiche Fraw Ester Kolbin, gebohrne Kauffmännin beede Eheleuth und burgere alhier Zue Straßburg einnander Crafft der Zwischen Ihnen auffgerichteten Heüraths Verschreibung für unverändert in den Ehestand zugebracht – Actum Montags d. 7.ten Aprilis 1704.

In einer allhier Zu Straßburg ane der Kleÿnen Metzig Gelegener und in dieße Nahrung nicht gehöriger behaußung befund. Word., wie Volgt
Eÿgenthumb an einer behaußung (M.) Item 2/5.te theil für ungetheilt Von und ane Hauß Vnd hoffstatt mit allen dero Gebäwen begriffen Zugehörden v. Gerechtigkeit, Geleg. in der St. St. Vorstatt Crautenaw in der Newen Gaß, ist neben Daniel Wirts dem Leinenweber, 2.s neben Weÿl. H. Johann Schilling Med: Dris seel. hinder. fr. wittib hind. auff H. Dr. Meÿers seel. Erben stoßend, so freÿ Ledig eigen. Es ist aber dieße behauß. hiehero nicht Zu æstimiren, sondern wann selbige Verkaufft werden solte, künfftig dem Kauffß. nach Zuergäntzen verglichen worden. Darüber sagt i. perg. Kbr. mit d. St. St. S.S. Insigel Verw. deßen datum den 20. 7.br A° 1679. so sich aber beÿ dießer Inventation nicht befund. Die übrige Interessenten seind deß H. Dris Geschwisterd Und Geschwüster Kind.
[in margine :] A° 1708. Verk: und von die hiehero Gehörige 2/5.te theil erhalten 80. lb d
Series rubricarum hujus Inventarÿ, deß Herrn Doctoris unveränderte Nahrung, Sa. haußraths 389, Sa. der früchten 150, Sa. silber geschirr und Geschmeids 126, Sa. Guldener Ring und Geschmeids 135, Sa. Baarschafft 625, Summa summarum 1425 lb
der Ehefrauen unverändert Vermögen beschrieben, Sa. hausraths 352, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 30, Sa. Goldener Ring 167, Sa. baarschafft 526, Summa summarum 1076 lb
Haussteuren 222 lb

Jean Daniel Kolb et Esther Kauffmann hypothèquent la maison au profit de Jean Jacques Goll, receveur de la fondation Saint-Thomas

1721 (17.10.), Chambre des Contrats, vol. 595 f° 486
H. Johann Daniel Kolb Med: Doct: und Pract: und Fr. Esther geb. Kauffmännin beÿständlich Hn Ernst Friedrich Mollingers Banquier und H. Johann Sebastian Kratzen Chirurgi in ansehung H. Joh. Heinrich Leidecker weißleinwandhandler ihr Schwager hiebeÿ selbsten etlicher maßen interessirt ist
in gegensein H. Joh. Jacob Gollen Schaffners des Collegiat Stiffts St Thomæ – schuldig seÿen 750 pfund
unterpfand, Ein Vorder Mittel und hinderhauß sambt zween höffen und hoffsätten mit allen deren gebäuden, begriffen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten außerhalb des Pfenningthurns gegen der kleinen Metzig über, einseit neben Frantz Urban Collet wittib anderseit neben Philipp Ramsperger dem Schuhmacher hinten auff das so genannte Thoman: loch

Jean Daniel Kolb meurt en 1726 en délaissant trois enfants. Les experts estiment la maison aux Petites Boucheries à la somme de 900 livres. La masse propre à la veuve est de 2 434 livres. L’actif des héritiers et de la communauté s’élève à 1 090 livres, le passif à 1 288 livres.

1726 (25.3.), Not. Brieff (Jean Philippe, 6 Not 11) n° 183
Inventarium und beschreibung aller haab Nahrung und Guethere liegend v. vahrender verändert ohnverändert, überall nichts davon ausgenommen so weÿl. der hoch Edelvest und hochgelehrte Herr Johann Daniel Kolb gewes. berühmbter Doctor Med: und Practicus auch E.E. großen Raths hochverdienter beÿsitzer und burger allhier nunmehro seel. nach seinem am 17. febr. jüngsthien genommenen tödlichen doch aber seel. hienscheiden hinter sich Verlaßen welche Verlaßenschafft auf freundliches Ansuchen des hoch Edelvest und hochweißen H. Ernst Friderich Mollingers vornehmen burgers und Banquiers allhier auch E.E. großen Rath jetzmahligen beÿsitzers als geordnet und geschworenen Vogts H Joh: Daniel Kolben Philos. et Math: Stud. S.T. Jungfr. Mariæ Salome, und Maria Dorothea aller dreÿ des seel. Verstorbenen H. Dris mit der Edlen Viel Ehren und tugendgezierten Frauen Ester gebohr. Kauffmännin hinderlaßener frau Wittib ehelich erzeugt und ab intestato hinterlaßener Kinder und Erben – durch obangeregte frau Wit. mit beÿstand des wohl Ehrenvest Großachtbahren und Kunsterfahrenen H. Johann Sebastian Kratzen vornehmen burgers und geschwornen Chyrurgi allhier – So Geschehen Straßb. den 25.ten Martÿ A° 1726.

So In Einer allhier in der Statt Straßburg ane der Kleinen Metzig gelegenen und in dieße Verlassenschafft gehörigen behaußung befunden worden wie folgt.
Ane Höltzen und Schreinw., auff der obern bühn, auff d. hind. bühn, In der Cammer A, In der Cammer B, In des officiers gemach, In der Knechts Cammer, Im Haußöhren, In d. obern stuben, In dießer Cammer, In der mittleren Stuben, In der Stub Cammer, Im hauß öhren, In der Cammer, In dem und. Stüb., In der undern Wohnstuben, In der Kuchen, In der bauch Kuchen, In der Cammer, Im Gartten
(f° 18) Eigenthumb ane einer behaußung und Garten. (W.) j. Vordere Mittlere und hintere behaußung s. 2. höfflein mit allen deren begriffen weithen rechten Zugehörden und Gerechtigkeiten allhier gelegen vor der Statt Straßb. Pfenningth. beÿ der Kleinen Metzig eons. neb. Johann Philipp Ramsperger dem Schumacher anders. neben Frantz Arban Colet dem frantzösischen becken hinden auff d. Thoman loch Vornen auff d. Allmend ist freÿ leedig und eigen undt von der Statt Straßburg werkleuthe æstimirt und angeschlagen pro 900 lb. Darüber bes. erstl. j. perg. Ganth brieff in d. St. St. anhang. Raths Insiegel verwahrt datirt den 28. Jan. 1661. sig. m. alt. N° 47 und neu N° 1. weiset wie solche behaußung cum appertinentiis denen beeden Stifften Weÿßenhauß und St. Wilm. von weÿl. H. Dr. Joh: Frid. Fuchßen per immissionem heimgeschlagen worden. Ferner ein perg. Kauffbr. m. der St. St. C. C. Insigel Verw. de dato 2. 9.br. 1676. wießet wie gedachte behaußung von vermelten beeden Stifftungen weÿl. H. Andream Kauffman Pfarrern Zu St Aurelien verkauft worden
(f° 18-v) W. (vide infra fol: 22.b et 28.a) 3. undersch. Kleine Häußer wie auch ein Scheuer und ein Schopff sambt einem dabeÿ gelegenen Garthens. allen anderen dero gebäuen begriffen weithen rechten Zugehörden und gerechtig Keiten gelegen allh. Zu Straßb. in der vorstatt Krautenau in dem sogenanten Schwabenländ. eins. neb. der gast herrberg zum Großen Hirsch theils neben dem Voltzischen garthen anders. neb. dem allmend oben auff – hinten auff Philipp Fiedel den Metzger und auff d. allmend stoßend, darauff sehen jährl. i lb. d bodenzinß der st. st. Pfenningth. in specie von d. Eck behaußung so dan 4 ß d dem Closter St. Johann Zum grünen wörth sonsten frreÿ leedig und eigen v. von d. st. st Werckmeistere die behauß. angeschlagen vor und umb, So dann der garthen von H. Johann Jungman Exsenatore angeschlagen pro 140. lb (q.) Sa. anschlags häußer und garthen ist -. Darüber vorhanden j. perg. Kauffbrieff aus allh. C.S. stub m. dero anganhendem Insigel verwahret dt. den 7.ten Julÿ A° 1703. Ferners j. perg. Spruch oder hüttenbrieff durch der Statt Straßb. werckhleuth gefertiget de A° 1555. So dann 3. untersch. perg. Kauffbrieff durch Herrn Jacobum Kuglern Contractuum notarium gefert. mit alten N.is 5. 6. et 27. not. und für dießesmahl gelaßen. Über 2. Häußer aber sagen 3. untersch. perg. Kauffbrieff, alle in allh. C. Conctractstub gefertiget und mit dero angangendem Ins. Verwahr. davon Zween den 9.ten april. und der dritten den 24. 7.bris A° 1693. datirt. Dabeÿ gebunden noch Sechs a. perg. Kauff und andere brieff alles mit altem N° 20 Sig. und dabeÿ gelaßen. Weiters ein pergamentines Kffbrieff in allh. C.C. stub gefertiget und m. derselb. Ins. becräfftiget datirt den 17. 8.bris 1721. weißet wie der seel. Herr Dr. von fr. Annæ Salome Leÿdeckerin gebohr. Kauffmännin ihren antheil ane sich gebracht Sig. m. neuem N° 3
– Abschatzung d. 26.ten Marty 1726. Auff begehren Weÿland des Ehren: Vesten und Vorachtbahren Herrn Johann Daniel Kolb geweßenen Dr. Medicinæ und beÿsitzers E.E. grosen raths seel. hinderlaßene fraw Wittib und Erben, ist eine behaußung allhie in der Statt Straßburg gegen der Kleinen Metzig über gelegen, einseits Neben Philipps Romsperger Schumacher, anderseits neben Me Collet Weißbeck, hinden auf das Thomaloch stosend, worin es einen außgang hat, welche behaußung, hinder Nebens gebäw, Nebens gang, Stuben, Cammer, Küchen, hauß Ehren, bauch Kuch, holtz Cammer, holtz schopff, gebälckter Keller, hoff und gemeiner bronne sambt aller gerechtig Keit, wie solches durch der Statt Straßburg geschwornen Werckhleuthe sich in der besichtigung befunden und Jetzigem preiß nach angeschlagen wird Vor und Umb Ein Tausend und acht Hundert Gulden
Der ander begrif ist auch allhier in der Statt Straßburg in dem Schwaben ländlein gelegen, ein seits neben einem Eck aufgemeiner Statt allmend stosend, anderseits neben Daniel Foltzen gewesenen gartners seel. hinterlaßenen Erben, und anderseits neben Johannes Weinsticher Käster und Zum theil auf Christoph Schäff bürstmacher stosend, welche behaußung Nebens gebäw, Stuben, Stuben Cammren, Wovon dreÿ Vor die Einquartierung, Vier hauß Ehren jeder mit herd und waßerstein, Kuchen, Tabackpreßen schopff, Fruchtscheur, Sommerhauß, Kammerl. Küchel gewächß Kammer, Keller, Nebens schopff, brunne und Zweÿ träncksteine sambt aller gerechtig Keit, wie solches durch der Statt Straßburg geschwornen Werckhleuthe sich in der besichtigung befunden und Jetzigem preiß nach angeschlagen wird Vor und Umb Zwölff Hundert Gulden, bezeichnus durch der Statt Straßburg geschworne Werckleuthe [unterzeichnet] Michael Ehrlacher Werckmeister deß Meinsters, Johann Jacob Biermeÿer Werckmeister deß Zimmerhofs
(f° 24) Ergäntzung, Inhalt Inventarÿ durch Weÿland herrn Notarium Johann Heinrich Langen seniorem in anno 1704. gefertiget
Antheil ane häußern sambt einem Garten, so der Frau Wittib ohnverändert. I. dritter theil vor ohnvertheilt ane 3. underschiedenen Kleinen Häußern, wie auch ein Scheuer und ein Schopff perge supra fol. 18.b usq. ad verba stoßend, darauf stehen Jährl. zu hiehero gehörige tertz 6 ß 8 d bodenzinß der Statt straßb. Pf. in specie Von der Eck behaußung, so dan 1 ß d 4 d dem Closter St. Johann Zum grünen Wörth, sonsten freÿ ledig und eigen und von der Statt Straßb. Werckmeistere hieher gehörigen 3.te theil umb 200. lb.
Seind wegen obangeregten Bodenzinßes zu doppeltem Capital zu 5. pro Cento gerechnet abzuziehen 6. lb 13. ß 4. und wegen des Closters St. Johann zum grünenwörth 1 lb 6 ß d macht beedes 8. Restirt demnach ane obigem anschlag 192. lb. So dann der Garthen von H Johann Jungmann Exsenatore zu hieriger tertz æstimirt vor 46 lb 13 ß 4 d, Summa anschlags Häußer und Garthen 238. lb 13. ß 4 d. Die übrige 2/3. seind hernach fol. – fac. et seq. beÿ der Erben ohnverändertem und theilbahrem guth, wie nicht weniger die darüber sagende sambtl. Documenta zuersehen befindlich.
(f° 28) Antheil ane häußern sambt einem Garten, so der Erben ohnverändert und theilbahr. 2/3 vor ohnvertheilt ane 3. underschiedenen Kleinen Häußern, wie auch einer Scheuer und ein Schopff perge supra fol. 18.b usque ad verba stoßend, darauff stehen Jährl. zu hiehero gehörigen 2/3 13. ß 4 d boden zinnß der Statt Straßburg Pfth. in specie von der Eckbehaußung, so dann 2 ß 8 4 d dem Closter St. Johann Zum grünen Wörth, sonsten freÿ ledig und eigen und von der Statt Straßb. Werckmeistere die behausung zu ermelten hiehero gehörigen 2/3. angeschl. pro 400. lb.
Davon nun Seind wegen obangeregten Bodenzinßes zu doppeltem Capital zu 5. pro Cto gerechnet abzuziehen 13. lb 6. ß 8. Und wegen des Closters St. Johann zum grünenwörth 2 lb 13 ß 4 d Macht beedes 16. lb. Restirt demnach ane obigem Anschlag 384. lb. So dann der Garthen von H. Johann Jungmann Exsenatore zu hierig 2/3, æstimirt umb 93 lb 6 ß 8 d, Summa Anschlags Häußer u. Garthen ist 477. lb 6. ß 8 d. Die übrige tertz ist hievorn fol. – fac. et seq. der Frau Wittib ohnverändert. Nahrung zugeschrieben befindl. Darüber vorhanden & perge fol. 20.b supra bis aus End dießer Rubric.
(f° 28-b) Abzug in dießes Inventarium gehörig. Sa. hausraths 103, Sa. lährer Vaß 11, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 33, Sa. Goldener Ring 62, Sa. der Baarschafft 16, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 250, Sa. Frucht Zehendens 63, Sa. Eigenthums ane einer behaußung 900, Sa. Antheils ane häusern und Garthen 238, Sa. Schuld 200, Sa. Ergäntzung (1582, abzuziehen 1026, Verbleibt) 555, Summa summarum der Frau Wittib ohnveränderten Nahrung 2434 lb
Hierauff wird sowohl des in Gott ruhenden Herrn Doctoris ohnverändert Nahrung als auch die theilbar Verlassenschafft unter einer Massa beschrieben, Sa. hausraths 231, Sa. Bibliothec 75, Sa. Tabacks 63, Sa. Früchten 4, Sa. Wein und lehrer Vaß 82, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 69, Sa. goldener Ketten, Ring, Perlein und dergl. Geschmeid 87, Sa. Antheils ane Häußern 477, Summa summarum 1090 lb – Sa. Schulden 1288 lb, Nach solchem abgang, Passiv onus 165 lb
(f° 31) Copia der Eheberedung (…) auf Sambstag den 22. Septembris In dem Jahr 1703. Johann Heinrich Lang Senior
Copia vorgedachter beeder Eheleuthe mit einander auffgerichteten Codicilli reciproci – in dem Jahr 1725, auff Mittwoch den 9. Monathstag Maji, erschienen der hoch Edel Vest Hochgelehrte und wohlweiße Herr Johann Daniel Kolb hoch Ehrsame Medicinæ Doctor und berümbten Practicus auch E.E. großen Raths jetziger wohlmeritirter Assessor und beneben Ihme die Edle viel Ehren und tugendbegabte frau Ester Kolbin gebohrner Kauffmännin, beede Eheleuth und vornehme Burger allhier Zu Straßburg – Johannes Lobstein Notarius juratus

Esther Kolb meurt en 1761 en délaissant pour héritiers son fils et les enfants de sa fille Marie Salomé. Les experts estiment la maison aux Petites Boucheries à la somme de 1 000 livres. L’actif de la succession s’élève à 2 439 livres

1761 (29. 8.bris), Not. Haering (6 E 41, 1360) n° 157
Inventarium über Weÿland der Hoch Edlen Viel Ehren: und tugendsamen Frau Ester Kolbin geb. Kaufmännin längst weiland des Hoch Edlen und Hochgelehrten H. Johann Daniel Kolb im Leben geweßenen Hocherfahrnen Med.æ Dris und berühmten practici alhier zu Straßburg wie nicht weniger hießig. b. seel. hinterbl. fr: Wb. nun auch seeliger Verl. auffgerichtet A° 1761 – nach ihrem Mittwochs den 7.den hujus aus dießer Welt genommenen tödtl. Von hinnen Scheiden hie Zeitl. verlaßen, (…) wie auch Maria Magdalena Ehrhardin von hier gebürtig der Verstorbenen seel. dienstmagd (…) So beschehen Straßburg Donnerstags den 29.yen 8.bris 1761.
Die verstorbene frau D.rin seelig hat vermög ihres hernach abschrifftlich einverleibten Testaments zu Erben verlaßen S.is ubique T.is 1. H. Johann Daniel Kolb ober Secretarium hießig. Löbl. Stadt Pfenningthurn, dießem Geschäfft in Persohn abwartend, 2. Weil. Fr. Mariä Salome geb. Kolbin mit auch weil. H. Friedrich Wolff gew. Banquier und E: E: Großen Raths alh. hochansehnl. beÿsitzer needer seel. ehelich erzeugte Fr. u. Jgfr. tochter benandl. a) Fr. Mariä Franciscä geb. Wolffin, H. Frantz Rudolph Hartmannis Obrist Lieutenant des in Königl. frantzösischen Kriegs diensten stehenden Graubünder Regiments von Salis Gemahlin, b) Jgfr Dorotheam Salome Wolffin, In welcher beeder Nahmen ihr beeder geordnet und geschworener noch ohnentledigter Vormund Hr. Johann Philipp Richßhoffer E: Löbl. Corps des Marchands alh. würdiger Mitglied wie nicht weniger E: E: großen Raths hieselbsten derzeit wohlansehnl. beÿsitzer hiebetiers erschienen, Beede Stammtheil den H. Sohn und die Fr. auch Jgfr. Enckelinin zu gleichling. Antheilen

In einer alhier gegen der Kleinen Metzig über gelegenen in dieße Verl.t eigenthümlich gehörigen behaußung befunden worden Wie folgt
An Höltzen und Schreinwerck, Auf d. bühn, Im haußöhren, In der Küchen, In der Wohnstub, In d. Stb. Cammer, In d. hintern Stb., Auf dem Gang
Eigenthum ane Häußern u. I. Garthen, (H. Secr. Kolb dem Sohn leg.t pro 1000 lb). Neml. I. Vord: mittler u. hinter behßg. s. 2. höffen m. allen deren begriffen, Weiten, rechten, Zugehörden u. Gerechtigk. gel. alh. Vor dem Pfenningth. bei d. Kl: Metzig 1.s neben weil. H. Schönfeld gew. Schuhem: wb. 2.s neben H. J. Georg Ihle gew: frtz: beck u. exsenat: sel: Wb: hinten auf d: thoman Loch u. vornen auff d. Allmend, ist freÿ led. eig. und von dem H. bau Insp: u. Werckm. des Zimmerh. Zugolg deren zu mein Notÿ Concept schrifftl. Abschatz. vom 7. 9.bris 1761 angeschl. word. pro 2000 fl. od. 1000, Wie die sel. Verst. diese behß: auß Väterl. Erbsch. an sich gebr. weißt dh. H. Not. J. Heinr. Lang Sen. A° 1716 errichtetes theilreg. fol. 36 et seqq, Sonsten sind über dieße behßg. vorhanden Kfbr. a. alh. C.C. Stb de 1676, Insatzbr: de 1661, Ältere Kfbr. de 1622 u. Verschbg. weg. dießes hßs. Gerechtgk. über d. Nach d. 1680.
It: 2. Kl. häußer s. I. dabej gel. Garten u. Gartenhß. m. allen deren Geb. begrif. weit. Rechten, Zugeh. u. Ger: Gel: alh. in d. Vorst. Krautenau in dem sogenant: schwabenländ. 1.s zum thl. neben dem Allmend und zum thl. neben Joh: bernh. Kammens Schuhmr., Joh: dörffer kieffer, J: Conrad denninger Fackelmr: so dann H Johann frid: Roßett sel. Erbsch. 2.s zum thl. H. Venino gew: Specerei händl. Garten u. zum thl. neben H. Lorentz Klein Metzger hinten auf H. Acary Empl. dans les affaires du roy Garten stoßd gel., so über 1 lb d welche Löbl. Stadt Strßb. Pfenning Th. in specie von d. Eck behßg. fallen u. 4 ß welche der Commenderie St Joh: zum Grünen Werth jährl. von dem Garten abzurichten sind, (u.) soviel die Geb: u: hoffstatt betrifft angeschl. word. pro 450, belang.d ab: den Garten so bleibt es auff erhaltene großgünstige Erlaubnus wolverord. H. dreÿ Löbl. St: Stall bei H Joh: Jungmanns Exsen: A° 1726 gemachter Abschatzg. antreffend 140 lb, beträgt demnach d. Anschlag der Geb: u. des Gartens 590, Davon sind nun wegen obanger.bodzß à 5 p.C° zu dopp: Cap: ger. abzuzieh. 40 lb u. wegen d. 4 ß die dem Closter St Johann gehen 8 lb macht bed. 48 lb, Restiren demnach an obigen anschlag 542, Das Eigenthum dießer beden hßr. u. Gartens nebst andern begrifen die indeßen Verk. word. beweist Vorherangezog. theilreg: d. 1716 u. Kfbr: a. alh. C.C. Stb d. 1721, Ferner sind vorhanden ältere Kauffbr. de 1704, 1703 drej d. 1693 andere d. 1679, 1677, 1675, 1637, 1622, 1608, 1605, 1604 u. 1603 so dann ein arbitral Spruch hießig Werckm. de 1555
– Abschatzung Vom 2.t Nov 1761, Auff begehren Weil: Frauen Ester Kolbin Geborne Kauffmanen Sel hiender Lasener Erben ist eine behausung Allhier in der Statt Strasburg beÿ der kleine Metzich gelegen Einseits Neben Fr: Schienffelderin Wietib Anderseits Neben Fr: Ihle wietib und hienden auff das thomanloch Stosent gelegen solche behausung bestet in einem Ferder Und hiender gebeÿ Warinen Ettliche Stuben Kamern und Kichen, dar jber ist der dachstull mit breitziglein belegt, hat auch ein getrembten Keller Hoff Und Gemein Schaftlichen brunnen, æstimirt und angeschlagen worden Vor und Vmb Zweÿ thausent gulden
Der zweite begrief ist Auch allhiero in der Statt Strasburg in dem Schwaben Lendell gelegen Einseits Neben Wiennars Erben anderseits Neben Degarÿ und hienden auff N: N: solcher begrieff bestet in dreÿ kleinen gebeilein Warinen Ettliche Stuben Kamern und Kichen, dar jber seindt die dachstiell mit breitziglein belegt, hat auch dreÿ getrembte Keller ud. einen brunen, æstimirt und angeschlagen worden Vor und Vmb Nein Hundert gulden [unterzeichnet] Werner, Huber
Ordnung gegenwärtigen Inv.ÿ, Sa. hausraths 185 lb, Sa. Silbergeschirrs u. Geschmeids 52 lb, Sa. gold. Ring 54 lb, Sa. baarsch. 254 lb, Sa. Eigenthbs. an häußern und einem Garthen 1542 lb, Sa. Pfenningzinß hauptguths 100 lb, Sa. Schulden 250 lb, Summa summarum 2439 lb – Legaten 1750 lb, Nach deren Abzug 689 lb, Stall summ 1927 lb
– Rechnung Mein Johann Daniel Kolb über alles Einnehmen und Außgeben worden ich wegen meiner seel. Mutter Verlaßenschafft gethan habe, Einnahn den 8. 8.bris 1761 beÿ vorgenommenen Secretation (…) Johann Michael Kroh der schreiner bezahlte ane haußzinns p. 4.tali Mich. 1761, 8 fl.
Johannes Mohr d. Gutscher pro Idem 13 fl.
H. Berga der Säckler pro Idem 7 fl. 5
Georg Rhin der metzger von Schiltigheim bezahlte ane zinß von einer bühn biß Mich. 1761, 5 fl. 7
Joh: Georg Erhardt der Gartenmann bezahlte ane hauß und gartenzinns (1761 und 1762) 67 fl.
Johannes Weber der tabacmacher ane hauszinß von J: B: 1761 biß dahin 1762, 40 fl.
Joh. Jacob Listenmann der weber Zahlte gleichfalls von Mich: 1761 biß J:B: 1762 für ¾ Jahr 25 fl. 2
– General Theil Register, Frau Dorothea Salome geb. Wolfin H. Georg Michael Baron von Vittinghoff genannt Scheel hochverdienten Colonel Commandant des Löbl. Französ. Regiments Vierse,,,+ und Cheualier de l’ordre militaire du Merite & celui de l’Epée fr. Gemahlin
Copia Testamenti solemnis in Scriptis de 8. Jenner 1759, Ester geb. Kauffmännin weild. H. Johann Daniel Kolb geweßenen Med.a Dris. seel. hnterl. Wittib, (…) 3.tio vermache ich meinem Sohn Johann Daniel Kolb Secret° auf alhießigem Pfenningthurn, meine gegen der kleinen Metzig über gelegene behaußung vor und um die Summ von 2000 fl. – Copia actus præsentationis 15. jan. 1759, Not. Matthias Koch

La maison revient à son fils greffier Jean Daniel Kolb qui la loue en 1768 à Louis Antoine Gau des Voves, entrepreneur de la manufacture des armes blanches de la province d’Alsace

1768 (4.11.), Not. Laquiante (6 E 41, 1028)
Bail de 3 années qui commencent aux festes de paques de l’année prochaine – M Jean Daniel Kolb secrétaire au Bureau de la recepte Generale des Revenus patrimoniaux de cette ville
à M Louis Antoine Gau des voves Ecuyer Entrepreneur de La manufacture des armes blanches de la Province d’alsace acceptant pour luy Louis Gau son fils Tresorier provincial de l’Artillerie et du genie
Dans la maison qui appartient en cette ville au Sr baillleur Scize vis à vis de la petitte boucherie lequel appartement sera composé 1. au retz de chaussée de la maison du devant D’une boutique ou il sera en planches pratiqué un petit comptoir, Plus d’une arrière Boutique en forme de cuisine avec le droit D’entrée avec les voitures pour les décharger a la porte de ladite boutique ou magazin c’est-à-dire a la petitte porte qui Donne sous la voute d’entrée,
2. au premier étage de la maison vieille du derrière d’une petite Cuisine fermée et d’un poel avec un fourneau de terre a plaques de fer,
3. au second étage de la même vieille maison d’une petite cuisine d’un poel avec un fourneau cormele*prendra* et d’une chambre avec les latrines,
4. au second étage du bâtiment neuf du milieu d’un seul Poel avec un petit fourneau de fonte,
5. du troisième étage de la même maison du milieu de deux mansardes,
6. de tous les greniers qui sont au dessus de la maison vieille du derrière et du bâtiment neuf du milieu,
7. d’un bucher dans la cour du derrière avec le droit d’eleuer de la volaille dans la cour,
8. d’une place séparée de la valleur du tiers dans la Cave du devant, Le tout avec l’usage commun de la cour et du puit – moyennant un loyer annuel de 600 livres

Jean Daniel Kolb hypothèque la maison au profit de son gendre Simon Guerin de Fleury pour en régler les frais de reconstruction

1770 (19. 7.bre), Not. Laquiante (6 E 41, 1036)
Obligation – Jean Daniel Kolb secrétaire au Bureau des deniers Patrimoniaux
au Sr Simon Guerin de fleury son gendre, 13.600 livres d’avances pour la reconstruction de sa maison scise en cette ville vis à vis les Petites boucheries
Bordereau des sommes payées aux Maçons, Charpentiers, Menuisiers, serurier, Vitrier, Architecte, Marchand de pierres, de Bois, Sables et Chaux, Cloutiers Ferblantier, Platrier Marchand de fournaux et autres des fonds du Sr Guerin de Fleury pour la Reconstruction de la maison de M Kolb son beau père scize vis à vis les pettittes boucheries depuis le 20. avril 1768 jusqu’au (-)
Gratification à l’architecte, Le 30 juillet 1769 l’architecte qui a fait le plan et conduit les opérations du Bâtiment pendant une année 564 livres

Jean Jacques Louis Kolb cède ses droits, notamment les immeubles, à ses sœurs. L’acte est dressé en allemand, le notaire y joint une traduction en français. Il relate que la maison « a été considérablement changée même en partie bâtie à neuf fondamentalement. »
1771 (15. Febr.), Not. Haering (6 E 41, 1372), Joint au n ° 412 du 13 févr. 1771 (transcrit à la Chambre des Contrats, vol. 645, le 13 avril 1771 )

Zuwißen seÿe hiemit, daß vor dem unterschriebenen offenhbahren geschwornenn Notario Löbl. Stadt Straßburg, als zu weil. Herrn Johann Daniel Kolb, im Leben geweßenen ersten Secret. Löbl. Stadt Pfenningthurn seel. Verlaßenschafft Inventation gezogenem Inventir Schreiber und denen drunten gemeldten Zeugen persönlich erschienen 1° Frau Maria Carolina Ester geb. Kolbin, Hn Simon Guerin de fleury, Interessé dans les Affaires du Roy Frau Ehegemahlin unter Ermächtigung eben ged. Ihres Eheherrn, 2.do Herr Johann Jacob Ludwig Kolb, J. V. Lts und Secret. beÿ des jeweiligen regirenden Hn Am Meisters Hauß audientz, 3.tio Jgfr. Maria Magdalena Josephina Kolbin, 4.to Jgfr. Maria Francisca Paulina Kolbin, Diese Zwo volljährigen Alters ihrer eigenen Rechten geniesend und sich bedienend verbeÿstandet mit hernach gemeldten Ihrem H. oncle, So dann 5.to Jgfr. Maria Rosalie Kolbin, minderjährigen Alters, unter dem Vollwort S. T. Herrn Jacob Ignatÿ Pin, J.V. Lti et Proc. ord. auch Adv. beÿ E. E. Kleinen Rath allhier Ihres geordnet und geschworenen Curatorÿ ad actum anzeigend,
demnach Ihr seel. Herr Vater in seinem den 21. Aprilis 1769. selbsthändig geschriebenen testament, Welches Er den 22. besagten Monaths vor dem Königl. No H. Laquiante und sieben Zeugen verwahrlich hinterlegt, gemeldten seinen Sohn einig und allein in Legitimam und in den Überrest ged. seine frau und Jgfr. Töchter Zu vier gleichen Antheilen Zu Erben eingesetzt, anbeÿ Verordnet, daß besagtem seinem Sohn 2804. Liv. und 7 d für denselben gehabte aufflaagen ihm gethanen Vorschuß und seinetwegen bestrittene Unkosten angerechnet werden sollen, Wovon jedoch 1400 Liv. wegzurechnen, Weches Ihm vor seinen antheil mütterl. Guth etwa Zukommen dörffen, und aber diese Verordnung Zu Irrung und Mißverständnis unter Ihnen Geschwisterden Anlaß geben wollen, in deme der Herr Sohn begehrt, daß das Ihm Von seiner frau Mutter seel. Weil. Frau Maria Carolina geb. Pin anerstorbene Erb, Von Väterlichen Guth abgesondert werden solle, über das derselbe gegen die Anrechnung der von gemeldter summa annoch restirende 404 lb 7 ß gäntzlich und durchaus sich widersetze, Welche forderung, daß neml. das mütterliche Guth Vom Vätterlichen abgesondert werde, mit vielen schwierigkeiten begleitet seÿ, Zumalen Ihre seel. Eltern Zur Zeit Ihrer Verheÿrathung Keine Eheberedung gepflogen, auch Ihre eingebrachte natural Posten, welche dermalen als unverändert Zurück zu geben wären, eben sowenig beÿ Antrettung deren Ehe, als nach ihrer Frau Mutter den 21. Junÿ A° 1764 besch. Ableben, derrn Verlaßenschafft inventirt worden, also Ihre Güther Gemeinschafft bis anjetzo für gewähret, auch die Väterliche unveränderte Behaußung mercklich verändert und Zum theil vom Grundaus neu erbaut worden.
Daß Sie dannenhero, um mißbeliebigen Weitläufigkeiten Zu begegnen und nun alle daher entstehen Könnende Verdrüßlickleiten abzuschneiden, mithien um geschwüsterliche Eintracht unter Ihnen Zu erhalten, nach eingesehener Minutte des über Edelged. Ihres H. Vatters seel. Verlt. durch mich Notarium errichteten Invent° und nach von gutgesinnten freunden eingeholtem Rath, sich vereinbahrt hätten, nachfoldenden Erbs Vergleich einzugehen (…)
Siebendens, auf das Sie sambtliche Geschwüsterde und Erben in vollkommene Ruhe gesetzt werden, so cedirt überläßt und raumt Er Herr Secret. Kolb der Sohn seinen ged. Vier Schwester in unvertheilten Erb, aufrecht, Vest und ohnwiderruflich ein, Wie dann auch die besagte Vier Kolbische Schwesteren verbeÿstandet und anthorisirt wie obstehet, solcher gestalt annehmen und angenommen Zu haben geständig sind, benand. (…)
Item, den Zehenden Theil vor unvertheilt Von und an einer Vorder, und hinter behaußung, samt Zwen höffen mit allen deren Begriffen, Weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen allhier Zu Straßburg Vor dem Pfenningthurn der Kleinen Metzig gegen über 1.s. Zum theil neben H Andreß Meÿer dem Schiffmann und Zum theil neben Hn Johann Georg Busch, geweßenen Schneiders und E. E. Grosen Raths allhier alten beÿsitzers seel. Erben, 2.s. neben weÿl. Herrn Joh: Georg Ihle geweßenen frantz. Becken und ebenmäßigen alten Rathherr seel. hinterbl. Wittib, hinten auf das Thoman Loch einen Außgang habend, so mit Keiner real beschwerde beladen
So dann der Zehenden theil vor ohnvertheilt von und ane einer behaußung gelegen allhier zu Straßburg ane dem Rothfäßel Gäßel (…)
Also Zusammen 41.000 Livres (…) übrig bleibe, 23.500 Libres, Wovon dann H cedenten vor seinen 10. theil daran übrig bleibe, 2350 Livres
So geschehen Straßburg Freÿtag den 15. Februarÿ Im Jahr der Gnaden 1771
Pardevant le Notaire juré et public de la Ville de Strasbourg soussigné requis à la Confection de l’Inventaire de la succession de feu le Sr Jean Daniel Kolb en son vivant Secrétaire en chef du Bureau des deniers patrimoniaux de lad. Ville et les témoins ciaprès nommés sont comparus 1° De Marie Caroline Esther née Kolb, Epouse du Sr Simon Guerin de Fleuri, Intéressé dans les affaires du Roy, agissant sous l’autorité dud. Sr son époux, 2° Le Sr Jean Jacques Louis Kolb, Lé. ez Loix et Secrétaire des audiences ordinaires de Mr L’Ammestre Regen, 3° Demle. Marie Madeleine Josephine Kolb, 4° Demle. Marie Françoise Pauline Kolb, Les deux majeures d’ans usant et jouissant de leurs droits, assistées de leur oncle ci après nommé, Enfin 5° Demle Marie Rosalie Kolb, mineure, agissant sous l’autorité de M° Jacques Ignace Pin, Lé. és Loix, Procureur et Avocat au petit Sénat de cette ville, en sa qualité de Curateur ad actum
Declarans, que feu leur Pere par son Testament olographe du 2° avril 1769 deposé le 22 du même mois chez M° Laquiante, notaire Royal en presence de sept temoins, auroit institué led. Sr son fils en la Légitime seulement et leds° De et Dlles ses filles au surplus à quatre portions egales, en outre ordonné qu’il sera porté en compte aud. fils 2804 l. 7 s pour déboursées, avances et frais payés pour lui, dont à deduire cependant 1400 l. qui peuvent lui revenir pour sa part au Bien maternel, mais que cette disposition pourroit donner lieu à une discorde et des differends entre leds. frere et sœurs, vu que le fils pretend que l’heritage à lui echu de feu la De Marie Caroline née Pin sa mere devoit etre separé du Bien paternem et qu’en outre il proteste entierement contre l’imputation des 1404 l. 7 s qui restent de la susd. somme, dans laquelle pretention de la separation du Bien maternel d’avec le paternel on rencontreroit beaucoup de difficultés, d’autant que feu leurs pere et mere lors de leur mariage n’ont point fait de Contrat de mariage et que pour leurs apports dont ceux qui existent encore en nature devroient maintenant être délivrés, ni la succession delaissée par leur mere après son decès arrivé le 21 juin 1764. n’ont été inventoriés, que par conséquent leur communauté de biens a continué jusqu’à présent et que la maison appartenante en pour au pere a été considérablement changée même en partie bâtie à neuf fondamentalement. Que par ces raisons pour obvier à des suites desagreables et en prevenir les facheuses conséquences, ainsi que pour conserver entre eux l’union fraternelle après avoir pris inspection de la minute de l’Inv.re de la succession patrenelle dressé par led. Not.re et sur l’avis de bons amis, ils se sot unanimement resolus d’entrer dans un accomodement de partage (…)
Septiemement, pour remettre le paix entièrement parmi tous leds. frere et sœurs le Sr Kolb Secrétaire le fils cede, quitte et abandonne par indivis et irrevocablement a sesd. quatre sœurs, ce acceptantes (…) Plus une 10° portion par indivis d’une maison consistant e un bâtiment de devant et de derriere, deux cours, avec tous ses droits, appartenances et dependances, située en cette ville de Strasbourg devant la tour aux Pfennings et en partie les héritiers de feu le Se Jean George Busch, viv. M° tailleur et ancien assesseur du Grand Senat de cette ville, de l’autre côté la veuve de feu le Sr Jean George Ihlé, viv. M° Boulanger français et pareillement ancien assesseur du Grand Senat et par derrière elle a une issue sur le Thomanloch, franche et quitte de toute charge réelle
Enfin une 10° portion par indivis d’une maison située en cette ville de Strasbourg rue du Tonnelet rouge (…)
Ce qui fait ensemble 41.000 livres tournois (…) reste 23.500 livres Dont la 10° part du Sr Cedant se monte à 2350 Liv.
Fait et passé à Strasbourg vendredy le 15 février l’an de grace 1771
Traduit de l’orignial allemand collationné et trouvé conforme à icelui en sens et substance par le Notaire soussigné, dépositaire des actes du Notariat de feu M° Hæring susdit à Strasbourg ce 29. avril 1778

La maison revient ensuite à Marie Caroline Esther et à son mari Simon Guerin de Fleury, entrepreneur des hôpitaux de l’armée d’Allemagne, qu’elle épouse en 1761 : contrat de mariage, célébration

1761 (14.3.), Not. Laquiante (6 E 41, 1010)
Contrat de mariage – M Simon Guerin de fleury, Entrepreneur des hopitaux de l’armée d’Almagne demeurant à Strasbourg, fils de M Antoine Louis Guerin, interessé dans les affaires du Roy demeurant à Paris, et de deffunte Marguerite Françoise de fremicourt
Dlle Marie Caroline Esther Kolb fille mineure de M Jean Daniel Kolb, secrétaire en Chef des deniers patrimoniaux, et de De Marie Charlotte Pin
communauté partageable à deux et un tiers

Mariage, Saint-Etienne (cath. f° 250-v)
Hodie 15 Aprilis anni 1761 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuerunt clarissimus dominus Simon guerin de fleury nosocomium exercitus director parisinus filius domini antonii ludovici guerin in negotiis regiis occupati et dominæ margarithæ franciscæ fleury de fremicour conjugum in hac parochia commorans et clarissima puella maria carola ester Kolb argentinensis filia domini joannis danielis Kolb ærarii civitatis argentinensis secretarii primi et dominæ mariæ carolæ pin conjugum in parochia supra dicta sti petri junioris commorans (signé) Guerin, Marie Caroline Esther Kolb (i 255)

Simon Guerin de Fleury loue en son nom et en celui de ses belles-sœurs la maison au maître cartier Jacques Chasot

1773 (14.8.), Not. Laquiante (6 E 41, 1048) n° 22
Bail de 6 années qui commencent à courir de la St Michel prochaine – M Simon Guerin De fleury interessé dans les affaires du Roy tant en son nom et du chef de la Dame son épouse née Kolb qu’en qualité de mandataire des trois Dlles Kolb ses belles sœurs toutes copropriétaires
au Sr Jacques Chaso maître Cartier
un appartement et boutique dans la maison appartenant auxd. De héritières de J Kolb qu’elles possedent en cette ville vis à vis des petites boucheries lequel appartement consiste ez pièces cy après détaillées scavoir
1. au rez de chaussée une Boutique arrière boutique sur la maison du devant, Plus deux buchers dans la cour du derrière, Plus une place pour la presse dans le passage des deux cours, Plus une cave sous la maison du devant
2. et au second étage dans le bâtiment collatéral qui donne sur la première cour deux chambres et une petite décharge ou garde robe sous l’escalier, Plus et au même étage de la maison de derrière deux chambres une espece de cuisine et des latrines,
3. au troisième étage ou au mansarde deux chambres et la mansarde, Plus tous les greniers qui sont au dessus de la maison de derrière – moyennant un loyer annuel de 400 livres tournois

Location au marchand Pierre Perrier et à sa femme Elisabeth Desclaux

1775 (18.4.), Not. Laquiante (6 E 41, 1055) n° 36
Bail 6 années qui ont commencé a courir de la notre dame de mars dernière – M Simon Guerin de fleury Intesessé dans les affaires du Roy demeurant à Strasbourg tant pour luy que comme poursuivant les droits de De Marie Caroline Ester Kolb son épouse et comme mandataire des héritiers de feu Sr Jean Daniel Kolb secrétaire au Bureau de la recette generale de cette ville
au Sr Pierre Perrier bourgeois marchand de Strasbourg et Elisabeth Desclaux, assitée du Sr Guillaume Berga et Jean Michel Hirschel les deux Conseillers au Petit Sénat
un appartement dans la maison que le Sr et De bailleurs possedent dans cette ville rue des petites boucheries Lequel consiste dans les pièce cy après détaillées Scavoir
1. au Rez de chaussée une grand boutique donnant sur le devant & sur ladite rue et deux cabinets qui y sont pratiqués, plus une arrière Boutique et une cuisine, plus deux buchers plus une cave Plus au troisième étage une chambre pour le linge sale fermée de lattes plus l’usage commun des greniers pour sécher le linge – moyennant un loyer annuel de 250 livres tournois

Location à René Gosset, secrétaire des fortifications

1777 (2.5.), Not. Laquiante (6 E 41, 1063) n° 3
Bail de 2 années qui commenceront a courir de a St Jean prochaine – M Simon Guerin de fleury Interessé dans les affaires du Roy tant pour lui que comme poursuivant les droits de De Marie Caroline Ester Kolb son épouse que comme mandataire des héritiers de feu Sr Jean Daniel Kolb secrétaire au Bureau de la Recette generale de cette ville
au Sr René Gosset secrétaire des fortifications
un appartement situé au second Etage dans la maison qu’occupe ledit comparant vis à vis les petites boucheries, consistant en deux chambres et une petite cuisine sur le derrière, deux chambres et une petits garde robe sur la partie collatéralle, deux chambres aux mansardes et tous les greniers qui sont au dessus des pièces désignées ci dessus, plus un bucher dans la cour de derrière et la partie de la Cave qui se trouve à gauche de l’escalier – moyennant un loyer annuel de 150 livres tournois

Etat des biens indivis entre les héritiers Kolb après la mort de Rosalie Kolb

1786 (16.9.), Not. Lung (6 E 41, 1526), Joint au n° 121 du 16 sept. 1786
Sont comparus D° Marie Caroline Ester née Kolb, Epouse de Mr Simon Guerin de Fleury, Interessé dans les Affaires du Roy, demeurant audit Strasbourg, de lui duement assistée et autorisée, et De Marie Madeleine Josephe née Kolb Epouse de Mr Jean Baptiste Vogel, Greffier Notaire de Mittel Bergheim y demeurant, (…) lesdites deux De cmparantes sœurs et seules heritieres instituées par testament mistique deposé en l’etude de M° Laquiante, Notaire royal ladite Ville le 28 May 1786 et publié le 20 juillet suivant, de feu Delle Marie Rosalie Kolb, fille majeure de feu M° Jean Daniel Kolb, en son vivant premier Secretaire à la Tour aux pfennings de cette ville (…)
ce qu’ils ont encore à partager entre elles comme provenant de lad. succession et qui quant à présent restera encore indivis par egaes portions savoir
Premierement le quart par indivis d’une maison, consistant en batimens de devant et de derriere, cour, puit, fond et tres fond, avec tous ses droits, appartenances et dependances, scise en cette Ville de Strasbourg vis-à-vis les petites boucheries, d’un coté Sr Huter M° Boulanger, de l’autre Sr Diebold, Mecanisien, et par derriere ayant l’issue au cul de sac de St Thomas,, franche et quitte de tout droit réel hormis les impositions ordinaires et les capitaux y affectés dûs à mondit Sr Guerin de Fleury, se montant ensemble à la somme e 15.144 l. (…). Les trois autres quarts de ladite maison avec sadite charge appartiennent par portions egales aux susdites deux heritieres et audit Sr Guerin de Fleury comme cessionnaire de Dle Marie Françoise Pauline Kolb, toutes trois sœurs de la Defunte. Lad. maison leur etant avenuë de la Succession de leur pere, auquel elle a été leguée par sa mère feue De Ester Kolb née Kauffmann, en vertu de son testament deposé en l’Etude de feu M° Haering, Notaire, le 15. janvier 1759.
Plus le tiers par indivis d’une maison, consistant en batimens de devant, de côté et de milieu, deux cours, puit, fond et tres fond avec tous ses droits, appartenances et dependances, scise en cette ville de Strasbourg ruë du Tonnelet rouge, d’un côté le Sr Jean Michel Bühler, Greffier de la Chambre de Police, d’autre le Sr Schlagdenhauffen M° Chapelier, et par derrière M. Barbier, Commissaire des guerres, franche et quitte de toute autre charge que celles des impositions ordinaires et de deux capitaux y affectés dus à mondit Sr Vogel (…). Un quart de lad° maison et capitaux y affectés est échu à lad. Defunte de la succession de ses pere et mere, et 1/12 lui a été cedé par lad° Dlle Marie Françoise Pauline Kolb sa sœur par acte passé devant M° Laquiante, Notaire Royal le 20 Juin 1783. Les deux autres tiers appartiennent sur le même pied auxd. deux De ses sœurs coheritieres comparantes.
Et enfin le quart d’une rente de 652 livres tournois sur l’hôtel de ville de Paris hypothéqqués sur les aides et gabelles à qupy par acte reçu par M° Brouod, Notaire le 20 août 1720. (…) au profit de fue Sr René Pin, vivant ancien Tresorier des fortifications d’alsace (…)
Fait lû et passé audit Strasbourg (…) ce deux juillet 1787.

Simon Guerin de Fleury meurt en 1810 en délaissant pour seule héritière sa petite-fille Caroline Adélaïde Souquet de la Tour
1811 (25.2.), Strasbourg 6 (38), Not. Meyer n° 356
Inventaire de la succession de Simon Guerin de Fleury rentier décédé le 5. Xbr 1810 – à la requête de Louis Gaspard Souquet de la Tour propriétaire demeurant à Lignon canton de Briouze arrondissement d’Argentan Département de l’orne et Caroline Adélaïde Souquet de la Tour sa fille majeure procréée de son mariage avec Françoise Caroline Guerin de Fleury demeurant dans la commune de Moulins canton d’Argentan seule et unique héritière représentée par Narcisse Brossard propriétaire à Strasbourg
dans la chambre qu’il a occupée rue Ste Barbe n° 2
meubles 276 fr, numéraire 23 fr, dettes actives 82 fr, total 382 fr, passif 559 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 116 F° 137 du 4.3.

Marie Caroline Ester Kolb femme de Simon Guerin de Fleury cède ses droits sur la maison neuve à son gendre Louis Gaspard Souquet de la Tour et à sa fille Françoise Caroline Guerin de Fleury

1791 (21.7.), Not. Lacombe (6 E 41, 223) n° 50
Marie Caroline Ester Kolb épouse de M Simon Guerin de fleury intéressé dans les affaires du Roy demeurant à Strasbourg assitée de Louis Jacques Kolb son frère et François André Claus homme de loi son cousin, pour se libérer envers
le Sr Louis Caspar Souquet de la tour et De Françoise Caroline Guerin de Fleury son épouse leur fille et gendre de partie de ce qu’ils doivent pour dot assurée a ladite leur fille par Contrat de mariage devant Me Aleaume notaire au Chatelet de Paris le 28. juin 1784,
Sr et De Souquet de la tour pour lesquels M Louis de Wangen demeurant à Schaefolsheim, par pouvoir donné à Briouze le 2.7. courant
une maison neuve à trois étages et Rez de chaussée composé du Corps de logis sur le devant un autre sur le derrière et un troisième collateralle, deux cours a Issue dans le Tomeloch circonstances et dépendances, boutique, arrière boutique avec parquets et cheminées de marbre, Ecuries, buchers, caves greniers et Pompes le tout situé à Strasbourg Rue des petites Boucheries N° 112, les meubles d’une valeur de 1970 livres
(Joint Etat des meubles) Grande salle de compagnie, cabinet de jour, chambre à coucher, salle a manger)
acp 7 (vol. 7) du 26.7.

Paroissien de Saint-Jean-en-Grève à Paris, Louis Gaspard Souquet de la Tour épouse en 1784 dans la paroisse Saint-Eustache de Paris Caroline Ester Kolb après avoir passé un contrat de mariage devant Aleaume notaire au Chatelet de Paris le 28. juin 1784 (voir-ci-dessus)
Proclamation, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 491)
Anno Domini 1784 die 21 Junii una tantum proclamatione cum Dispensatione duarum aliarum in Ecclesia nostra Parochiali publice factâ ac nullo detecto Impedimento Dllam Carolam Franciscam guerin de fleury filiam minorennem Dni Simonis guerin de fleury et Dnæ M. Carola Ester Kolb conjugum de Jure et facto Parochianam nostram actu vero ad Stum Eustachium Parisiis, Dimisi ad R D Parochum ibidem quatenus per eum cum Dno Ludovico Casparo Souquet Equite de latour, filio minorenne Dni Petri Caroli Caspari Souquet de la tour et Dnæ Johannæ Franciscæ De Bosc conjugum ex Parochia Pointel Diœcesis Sagiensis, Ser.mi et Em.mi Card. Episcopi et Principis Agent. stabuli præfecto primario, ratione domilicii Parochianus ad Stum Joannem en grêve Parisiis, matrimonio Jungi valeat. (i 251)

Louis Gaspard Souquet Latour se remarie en 1799 à Briouze avec Marie Marguerite Charlotte Legrix de Moulins-sur-Orne
Mariage, Briouze (Orne)
Cejourd’huy 10 Pluviose an VII de la République français une et indivisible a huit heures du matin (…) sont comparus pour contracter mariage d’une part Louis Gaspard Souquet Latour propriétaire veuf agé de 42 ans fils de feu Pierre Charles Gaspard Souquet Latour et de feue Jeanne Françoise du Boscq originaire de la Commune de pointel y domicilié d’autre part Marie Marguerite charlotte Legris agée de 25 ans fille de Charles François Henry Legris et de Marie Anne charlotte Françoise Boctet Domiciliée Commune de moulin canton d’argentan. Lesquels etaient accompagnés de François René toussaint Souquet propriétaire frere du futur Domicilié Commune de Saint hillaire, Charles du Boscq aussy propriétaire son Beau frère Domicilié Commune de pointel, Charles le gris propriétaire père de la future, Louis dugué aussi propriétaire son ami Domicilié Commune de moulin (…)1° l’acte de naissance du futur portant qu’il est né le 22 janvier 1756 (…) 2° l’acte de naissance de la future portant qu’elle est née le 12 mai 1773 (signé) L Souquet Latour, Caroline Legrix (i 175)

Notice biographique
Louis Gaspard Souquet, écuyer sieur de la Tour, naît le 21 janvier 1756 à Pointel, fils de Pierre Charles Gaspard Souquet et de Jeanne Françoise du Bosc. Un dossier important des Archives départementales de l’Orne décrit sa vie pendant les années de la Révolution. Louis Gaspard Souquet était en 1780 premier écuyer chez le prince de Rohan, évêque de Strasbourg, où il resta quatre ans. Il se marie par contrat déposé au Châtelet de Paris le 28 juin 1784 avec Françoise Caroline Guerin de Fleury, claveciniste de Strasbourg. De ce mariage naquit à Strasbourg le 7 novembre 1787 Caroline Adélaïde, dite Adèle. Sa femme acompagnée de sa fille et sa belle-mère Marie Caroline Ester Kolb partent en mai 1791 à Baden-Baden. Lui-même quitte Strasbourg le 4 mai 1791 avec le prince Jules de Rohan et l’abbé Bellet son gouverneur. Il séjourne à Paris chez M. Grimoult de Villemotte jusqu’au 4 août 1792 puis à Rouen où il demeure trois mois. Il se rend chez un parent à Esson puis chez lui à Pointel avant de retourner à Esson puis se mettre en pension pour trois ans à Saint-Pierre-Canivet qu’il quitte pour se remarier.
Il apprend en 1801 que sa fille Adèle a habité avec sa grand-mère qui donnait des leçons de musique aux Moser à Bienne en Suisse où elle avait été transportée après la mort de sa mère à Renfelden en Souabe. Un certificat atteste qu’elles ont vécu chez les Moser du 8 septembre 1792 au 30 mars 1795. Aux mains des calvinistes depuis huit ans, Adèle demande l’instruction dans la religion catholique à Strasbourg d’après une lettre du 20 février 1802. Elle repart en 1801 avec son père, remarié à Moulins-sur-Orne.
Louis Gaspard Souquet se remarie par contrat de mariage passé le 25 nivôse an VII (14 janvier 1799) à Argentan et le lendemain en l’église de Bellavilliers dans le Perche avec Marie Marguerite Charlotte, dite Caroline, Le Grix de Neuville, fille de Charles François Le Grix écuyer sieur de Neuville et de Marie Anne Françoise de Boctey. Il meurt le 19 mai 1837 à l’Etre-Besnier.
(D’après un article paru dans la Revue généalogique normande, n° 22, avril-juin 1987, publiée sur la Toile)

La maison est vendue comme bien national au tonnelier Jean Georges Strohl

1795 (17 floreal 3), Q 1181
Première enchère. Vente de Biens confisqués sur N. Latour, Exnoble, Emigré. L’an Trois de la République français une et indivisible, le 27 du mois de Germinal 3
Ce domaine national situé rue de la Victoire ci devant des Petites Boucheries (estimé) 28.000 livres
Adjudication définitive. Et le 17 du mois de floréal l’an trois (…) pendant le 3. fei, Fabian 140.000, Stouhlen 145.000, Strohl 150.000 livres
Adjugé au citoyen Jean Georges Strohl, tonnelier
Procès verbal d’expertise, des consistance et d’estimation d’une maison nationale située dans cette commune provenant de Latour Emigré
En exécution de la Commission à moi donnée par le Directoire du District de Strasbourg pour estimer la maison nationale située rue de la victoire ci dvt. rue de la petite boucherie, je soussigné Commissaire expert me suis transporté accompagné d’un officier municipal, dans lad° maison pour en faire la visiten reconnaissance ainsy que des appartenances &c pour cet effet ainsy qu’il suit.
Ce Bien national consiste en un Corps de logis principal avec quelques autres Batiments et en deux cours, son emplacement est un quadrilatère long qui s’étrécit un peu vers le fond. Le devant est marqué au n° 112 dans la rue de la Victoire regarde le midi. Le derrière dans la ruelle dite Thomasloch aujourd’hui ruelle de la Bruyère tire vers le septentrion vers le Levant il est à coté du citoyen Jean Diebold mecanicien et de celle de Jean Frederic Liebold horloger, l’autre côté en tirant vers l’Occident longe le domicile du Citoyen Jean Georges Jehlé.
Le principal Corps de logis dont la façade est neuve & symmétrique a deux Etages chacun de trois croisées et un comble brisé. le rez de chaussée est en pierre de taille il y a deux grands cintres aux extrémités, l’un est l’Entrée à porte cochère, l’autre contient un porte vitrée qui conduit dans un atelier ou il y a un cabinet en retranchement fait de planches avec un grand fourneau de fonte et deux petites portes. l’une donne dans la grande entrée qui est planchéiée l’autre est celle de la Cuisine où il y a une loge et sortie dans la première Cour où l’on voit à droite une pompe commune enclavée dans le mur mitoyen & séparatif.
Le premier étage contient une antichambre qui communique sur le devant à une Salle de compagnie à deux croisées qui a une cheminée de marbre, de plus un cabinet de jour à une croisée et sur le derrière une chambre de deux croisées avec une cheminée de marbre, ces trois pièces ont des planchers parquetés entre ledit cabinet et la chambre se trouve une garde robe ou est pratiqué un escalier dérobé qui joint le premier au second étage composé d’une antichambre, d’un salle à deux croisées sur la rue, d’une garde robe, d’un cabinet à une croisée de plus d’une chambre à deux croisées sur la cour et d’une petite pièce à laquelle aboutit ledit escalier dérobé. la salle qui a une cheminée de marbre et le cabinet sont déparés par l’enlèvement d’une tapisserie à la mansarde il y a côté d’un grand emplacement deux chambres de domestique sur le devant et une autre sur le derrière, le surplus du comble a trois greniers briquetés dont le premier contient plusieurs chambres en galetas formées par des cloisons en planches, l’étage souterrein de ce corps de logis est une cave divisée en quatre parties par des séparations de lattes, celle dessous la grande Entrée est voutée.
A gauche dans la première cour il y a un Batiment latéral de charpente dont le rez de chaussée contient une chambre et une grande cuisine avec ses potagers & bas d’armoires, au dessus il y a une salle à manger de trois croisées avec un grand fourneau de fonte et un petit vestibule. Le second étage contient une antichambre et une chambre à coucher avec un fourneau de fonte chacune de deux croisées, elles sont tapissées, lambrissées & plafonnées, au dessus à la mansarde il y a une petite pièce d’une croisée et une chambre à alcove de deux croisées dont les planchers sont briquetés, un petit grenier termine cette mansarde, à ce Batiment est lié un troisième qui occupe toute la largeur du terrain au fond de la cour ou un petit escalier conduit au premier Etage qui contient une chambre planchéiée avec un fourneau de fonte et un galetas ou sont les aisances dans un petit réduit saillant dans la deuxième cour, un cabinet, une chambre planchéiée, une autre à cheminée avec une petite garde robe composent le Second Etage couvert d’un toit qui contient au dessous du grenier le long d’un grand emplacement deux chambres en galetas. le Bas contient deux Buchers d’un côté et une Ecurie de l’autre côté du passage dans la deuxième cour ou il y a un retrait, deux Buchers et une issue à porte cochere dans la ruelle.
Il y a une communication générale entre tous ces édifices et le Batiment latéral est joint au grand corps de logis par une construction de charpente de trois fenêtres à chaque étage dans laquelle sont dressés des Escaliers commodes avec des rampes en grillage de fer.
Evaluation des surfaces des différentes parties de ce Domicile. Le bâtiment principal contient une surface de 1.280 piés carrés de France. Le bâtiment latéral et celui du fond contiennent 1560. La première cour contient une surface de 600. La seconde cour contient une surface de 370, Total 3810 piés carrés de France.
Estimation de ce domicile. Ce domicile est encore en bon état et bien conditionné, mais comme il n’y a qu’une fosse d’aisances et une seule cave il n’est pas susceptible de division. En conséquence eu Egard a son etat actuel, deduction faite des impositions et des frais d’entretien, J’estime qu’il vaut en principal une somme de 28.000 L. pour être vendu en un seul Lot d’adjudication conformément à la Loi – Fait à Strasbourg le 17 ventose 3° année de la République française, J. N. Küchel
– Moi soussigné certifie d’avoir fait à mes frais dans la maison ou je demeure située rue des Victoires vis à vis les petites boucheries maison n° 112 scavoir Premier, au dessus la mansarde sur le grenier y fait faire à mes frais 4 chambres avec 3 portes dont chacune carnie avec sa serrure. Outre ceci fournis des tuyaux aux deux fourneaux dont l’un est placé dans le cabinet de la boutique et l’autre fourneau placé dans la chambre du premier sur le derrière. Strasbourg 25 pluviose 3, Jean Zisig sellier
Enregistrement de Strasbourg, acp 33 f° 52-v du 17 floréal 3

Jean Georges Strohl cède un mois plus tard ses droits à Jean Zisig

1795 (21 prairial 3), Strasbourg 1 (9), Not. Lacombe n° 47
Cession – C. Jean Georges Strohl tonnelier
au C. Jean Zisig
le bénéfice de l’adjudication de La maison vis à vis les petites Boucheries rue des Victoires N° 112 appartenances et dépendances faite à son profit sur le C. Latour ex noble Emigré suivant procès verbal d’adjudication au District de Strasbourg du 27 Germinal et deffinitive du 17 floreal dernier, pour 150.437 livres
Enregistrement, acp 34 F° 34 du 21 prai. 3
[in fine :] 23 prairial 3, n’a été porté qu’à 150.437 livres tandis qu’il est de 153.437 livres
Enregistrement, acp 34 F° 79 v° du 1. mess. 4

Fils de sellier, Jean Zisig épouse en 1781 Susanne Marie Krieg, fille de tonnelier : contrat de mariage, célébration
1781 (19.5.), Not. Lederlin (6 E 41, 911) n° 35
Eheberedung – persönlich kommen und erschienen Herr Johannes Ziesich der leedige Sattlermeister, Herrn Johann Jacob Ziesich, des Sattlermeisters und Fraun Mariæ Catharinæ gebohrner Baldnerin beeder Eheleuthe und burgere dahier ehelich erzeugter Sohn, beiständlichen vorgedachten seines Herrn Vatters als Hochzeiter ane Einem
So dan Jungfr. Sußanna Maria Kriegin, Weiland Herrn Johannes Krieg, des geweßenen Kieffermeisters, Weinhändlers und Löblicher Stadt geschwornenn Weinstichers und Auch Weiland Fraun Susannä Margarethä gebohrner Meÿerin beeder geweßener Eheleuthe und burgere dahier seeligen ehelich erzielte und nach tod verlaßene Tochter, unter assistentz Herrn Johann Helck des Schiffmanns und Burgers hieselbst ihres geordnet: und geschwornen Vogts und herrn H. Jacob Schaflützem, des Weißgerbers und Saffianmachers auch burgers dahier ihres Schwagers als Hochzeiterin ane dem andern theil
So geschehen Strassburg Sambstagsd den 19. Maÿ 1781 [unterzeichnet] Johannes Zißig, Susanna Maria Kriegin

Mariage, Saint-Guillaume (luth. f° 99, n° 17)
Im Jahr 1781 sind (…) Dienstag den 31. Julÿ ehelich eingesegnet worden Johannes Zisig, lediger Sattler und burger allhier, Herrn Johann Jacob Zisig, Sattlers und burgers allhier, mit Maria Catharina Baldnerin ehelich erzeugter Sohn, und Jungfer Susanna Maria Kriegin, weÿl. Herrn Johannes Krieg gewesenen Weinstichers und Burgers allhier mit weÿl. Susanna Margaretha Meÿerin ehelich erzeugte Tochter [unterzeichnet] Johannes Zißig alß Hochzeiter, Susanna Maria Kriegin als Hochzeiterin (i 103 – proclamation Saint-Pierre-le-Jeune, f° 124-v)

Jean Zisig présente son chef d’œuvre le 22 janvier puis le 10 mars 1780. Les examinateurs en sont satisfaits et le nomment maître.
1780, Protocole de la tribu des Tanneurs (selliers, XI 371, 1755-1790)
(f° 704) Sambstags den 22.ten Januarii 1780 sind in Gegenwart S: T: Ihro Weißheit Herrn XV.r Flach, des hochverordneten Herren Obmanns, die von Johannes Zisich, dem Stuckmeister gefertigter Zween Sattelbäum Zur gewohnlichen Schau vorgelegt worden und haben die geschwornne Herren Schaumeister folgende fehrer daran befunden und angegeben
Den royal Sattelbaum belangend. So ist derselbe vornen etwas zu weit und hinten etwas zu enge. Ferner sind die Gestell nicht sauber genug eingestammt. Ein Afterstuck ist etwas länger als das andere und beÿde afterstück sind unfleißig aufgefügt. So sind die Gestell auch in den After eingebutzt. Der ganze baum ist auf einer Seit um Zwo Linien länger als auf der andern, und stellt sich auch nicht völlig an Creutzmeß.
Den Selle rase baum berührend. Ein Vorder Pausch stehet mehr vorwärts als der andere. Die Triebel Nägel sind nicht mit den Vorder Päuschen bedeckt, sondern sichtbar. So sind auch die Vorder Päusch in der Mitten etwas zu schwach. Die beeden Stangen sind mit Kapp: Nageln bevestiget. Die Steegen liegen vornen zu nahe beÿ einander.
Erkannt, Seÿe der Stuckmeister um die angesetzte fehler in 1 lb d Straf erachtet.

(f° 704) Freÿtags den 10. Martii 1780. ist das von dem Stuckmeister Johannes Zisich, ausgefertigte Meisterstück in Gegenwart S: T: Ihro Weißheit H: XV.r Flach, des hochverordneten H. Obmanns, durch die geschwornen Hh. Schaumeister examinirt worden, und haben dieselben keine fehler daran bemerckt, in dem der royal Sattel so wohl als der Selle rase, samt dem Reutzeug unverbeßerlich und untadelhaft ausgefertiget seÿe.
Das kommet anlangend
So ist selbiges auf in so weit Meisterhaft befunden worden, nur daß es etwas ungleich ausgefüllt, so aber von keiner Erheblichkeit und nicht strafwürdig seÿ.

Jean Zisig assiste à son premier conseil
(f° 706-v) Donnerstags den 22.ten Junii 1780. – Johannes Zisich, der bisherige Stuckmeister vorstehend, begehrte weil er sein meisterstück, wie recht verfertiget, ihm nunmehro den begehrenden Meistersitz Zukommen Zulaßen.
Erkannt, Gegen Erlag der Gebühr willfahrt

Jean Zisig devient tributaire chez les Tanneurs le 11 décembre 1780.
1780, Protocole de la tribu des Tanneurs (XI 359)
(f° 200-v) Montag den 11.ten Decembris 1780 – Johannes Zisich der Sattlermeister, Hrn Johann Jacob Zisich des Sattlers und Burgers allhier ehelicher Sohn, producirte Stadt Stall Schein vom 21. 8.bris 1780. und machte in Gefolg deßelben die geziemende Ansuchung um das dißeitige Zunfft Recht eines Leibzünftigen.
Erkandt, Um die Gebühr Willfahrt (1 lb 17 ß, Findl. 1 lb. Proth. gelts 3 ß)

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dans une maison près des petits Boucheries, sans doute celle dont ils sont locataires en 1789 et dont ils deviendront propriétaires. Les apports du mari s’élèvent à 2 573 livres, ceux de la femme à 2 450 livres.
1781 (20.12.), Not. Lederlin (6 E 41, 903) n° 171
Inventarium über Herrn Johannes Ziesich des Sattlermeisters und Frauen Susannä Mariä gebohrner Kriegin, beeder Eheleuthe und burgere dahier in Straßburg einander in die Ehe gebrachte Nahrungen errichtet in Anno 1781 – vermög der vor mir Notario und Gezeugen den 19.ten Maii jüngst errichten Heuraths Verschreibung deren dritten Articuls für unverändert vorbehalten haben, welche Nahrungen auf Requisition ihr der beeden Eheleuthe selbst und Zwar Sie die Ehefrau unter Verbeÿständung Herrn Johann Jacob Schaflützels des Saphian Fabricanten und Burgers allhier ihres H. Schwagers (…) So geschehen allhier Zu Straßburg auf Donnerstags den 20.ten Septembris Anno 1781.

In einer allhier Zu Straßburg ane der kleinen Metzig gelegenen nicht hiehero gehörigen Behaußung folgender maßen sich befunden als
Eigenthum ane häußern. (F.) Nemlichen einen dritter theil für unvertheilt vor und ane einer Behaußung, Höflein und Hoffstad mit allen deren Gebäuden, Begriffen, Weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten ane der Vorstatt Crautenau und deren Fischerstaden (…)
(F.) Item einen dritter theil für unvertheilt von und ane einer Behausung bestehend in vorder hinder und nebens Gebäuden, Zweÿen Höfen und Gemeinschafft eines Bronnens (…)
(F.) Item einen sechster theil für unvertheilt von und ane einem Häußlein, Höflein und Hoffstadt mit allen deßen Gebäuden, Begriffen, Weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßburg ame Schiffleuthstaden im sogenannten Schwerd: Gäßlein (…)
Series Rubricarum hujus Inventaii. Des Ehemanns guth belangend, Sa. Hausraths 151, Sa. Waaren und werkzeug zur Sattler Profession Gehörig 1675, Sa. Weins 10, Sa. holtzes 4, Sa. Silbers 43, Sa. der baarschafft 111, Sa. Schulden 853, Summa summarum 2849 lb – Schulden 354, nach abgang deren verbleibt 2494, Hierzu gesetzt die eine Helffte der haussteuren antreffend 79, des Ehemanns gesamt in die Ehe gebrachtes guth 2573 lb
Solchemnach wird auch der Ehefraun in die Ehe eingebrachten Vermögenschafft beschrieben, Sa. Hausraths 284, Sa. Faß 43, Sa. Silber Geschmeids 48, Sa. Golds 65, Sa. Baarschafft 333, Sa. Eigenthums ane Häußern 1002, Sa. Eigenthums ane Reeben (zu Dangolsheim) 50, Sa. Pfenning Zins hauptgüther 557, Sa. Schulden 537, Summa summarum 2921 lb – Schulden 550, nach abzug deren verbleibt 2371, Hierzu gesetzt die andere Helffte derer hernach beschriebenen Haußsteuren antrefend 79, der Ehefrau eingebrachtes guth 2450 lb

Inventaire après décès du locataire Jean Jacques Notter

1813 (23.4.), Strasbourg 3 (36), Not. Übersaal n° 1296, 6381
Inventaire de la succession de Jean Jacques Notter, négociant décédé à Cologne le 17 février courant – à la requête de Jeanne Elisabeth Marie Offermann sa femme héritière universelle par testament olographe du 1 mai 1812 déposé au rang des minutes de Me Übersaal
dans la maison rue des petites boucheries n° 112 appartenant au Sr Jean Zisig
mobilier propres 1063 fr, communauté meubles 687 fr
Enregistrement, acp 122 F° 60 du 24.4.

Inventaire après décès du locataire Joseph Philippe Richard Bach

1816 (16.7.), Strasbourg 6 (42), Not. Meyer n° 1230
Inventaire des biens de Joseph Philippe Richard Bach, avocat inspecteur des librairies et imprimeries des deux départements du Bas et Haut Rhin, décédé le 6 courant – à la requête de Marie Jeanne Béatrix née Acker la veuve d’avec lequelle elle est séparée quant aux biens suivant contrat de mariage devant Me Chodron Paris le 3. février 1807, mère et tutrice légale de Georges Henri, âgé de 8 ans et demi, Dagobert Louis âgé de 6 ans, Pierre Richard âgé de 3 ans et demi et Marie Anne Béatrix âgée d’un an – en présence de Joseph Bach, avocat à la Cour royale de Colmar subrogé tuteur représenté par Xavier Müeg son beau frère commis aux expéditions de la douane
dans le logement qu’il occupe dans la maison appartenant aux frères Zizig selliers rue des petites Boucheries n° 112
meubles propres à la veuve dans la cuisine, 2. chambre à côté de la cuisine, 3. chambre à la suire, 4. chambre des enfants, 5. salle à manger, 6. au corridor, 7. antichambre, 8. meubles du cabinet, 9. chambre à côté du sallon, 10. sallon
bibliothèque 303 fr, garde robe 287 fr, dettes actives 693 fr, ensemble 1284 fr, passif 20.369 francs
masse immobilière le défunt possède après partage de le succession de sa mère des vignes et prés à Soultz (Haut Rhin)
Enregistrement, acp 131 F° 2 du 19.7.

Le sellier carrossier Jean Zisig meurt en 1832 en délaissant des héritiers collatéraux

1832 (2.6.), Strasbourg 8 (51 nouv. cote), Me G. Grimmer n° 3972
Inventaire de la succession de Jean Zisig, carossier, décédé le 29 mai dernier – à la requête de 1. Susanne Marie Krieg la veuve, commune en biens suivant contrat de mariage passé devant Me Lederlin 19. mai 1781, assistée de Jean Krieg, aubergiste à la Maison Rouge commune d’Eckbolsheim, 2. Jean Frédéric Zisig, carossier, 3. Marguerite Madeleine Zisig épouse de Jean Frédéric Dierstein, aubergiste, 4. Catherine Salomé Helmstedter veuve de David Baumann, négociant, 5. Catherine Madeleine Grün veuve de Jean Jacques Barbenes, aubergiste, 6. Caroline Grün épouse de Daniel Drensz ancien épicier, 7. Louise Frédérique Grün épouse de Jean Windesheim, négociant, ses neveux et nièces, Jean Frédéric Ziesig et De Dierstein seuls enfants de Jean Frédéric Ziesig, aubergiste, et de Marie Schwind par représentation de leur père, frère germain du défunt, pour 2/8, 2/8 aux De Baumann, Barbenes, Drensz et Windesheim, seuls enfants de Catherine Salomé Zisig veuve en premières noces de Jean Jacques Helmstedter, aubergiste, et en secondes noces de Frédéric Grün, aubergiste, 1/8 chacun

dans une maison située en la ville rue des Petites Boucheries n° 112
meubles 26.953 fr, argent 1175 fr, créances 6400 fr, mobilier 103 fr, garde robe 663 fr
Titres et papiers. Inventaire des apports reçu Me Lederlin le 20 septembre 1781
8) expédition par Me Lederlin d’un contrat du 14 avril 1784 à la Chambre des contrats, par lequel Marie Catherine Baldner veuve de Jean Jacques Zisig sellier, 2. Catherine Salomé Zisig épouse de Jean Frédéric Grün, aubergiste, Jean Frédéric Zisig, sellier, ont vendu au défunt Sr Zisig 7/9 indivis dont les deux derniers appartenaient à l’acquéreur en une grange convertie en remise située à Strasbourg dans le Faubourg de Pierre, estimée 2800 fl., 5600 francs
Chambre des Contrats le 26 octobre 1787, Jean Metz, chanvrier, et Christophe Riess, boucher, ont cédé au défunt le droit d’écoulement de l’eau provenant de son magasin ou remise situé au Faubourg de Pierre à travers la cour des cédants ainsi que le droit de puiser l’eau dans leur puits pour 300 francs (75 livres)
9. Me Lacombe le 21 prairial 3, Jean Georges Strohl, tonnelier, a cédé au défunt une maison, dépendances située à Strasbourg vis à vis les Petites Boucheries n° 112, acquise suivant adjudication définitive par l’administration du directoire du district de Strasbourg le 17 floréal 3, Jean Georges Strohl l’avait acquise du Sr Latour ex noble émigré
10. Par acte reçu Ubersaal le 22 juillet 1808 il a acquis de Michel North, boulanger, et de Barbe Ostermann une maison avec aisances et dépendances rue des Petites Boucheries n° 111
déclarations passives 67.896 francs
immeubles de la communauté, 1. une maison & dépendances située à Strasbourg vis à vis les Petites Boucheries n° 112 d’un côté M Diebold & Jean Frédéric Zisig de l’autre maison la ci après désignée devant la rue des Petites Boucheries derrière la rue St Thomas, estimée à 1230 fr de revenu
2. autre maison avec boulangerie, aisances & dépendances situé aussi à Strasbourg rue des Petites Boucheries 111, d’un côté la maison précédente, d’autre Mde Wiedenmeyer devant ladite rue derrière la rue St Thomas, estimée à 300 fr de revenu, totalité du revenu des immeubles de la communauté 1850 fr
remplois dus à la veuve Ziesig, 26.982 fr, remplois dus au défunt 19.357 fr
immeubles propres au défunt, un bâtiment servant de remise situé à Strasbourg Fauxbourg de Pierre d’un côté M Lobstein d’autre M Boersch devant une cour derrière la rue de la Soupe à l’Eau, estimée à 75 fr de revenu
déclarations actives succession, point de passif, 755 fr déclarations passives de la communauté 7900 fr
Enregistrement, acp 210 F° 158 du 12.6.

Lors de la liquidation, la maison revient à son neveu Jean Frédéric Zisig

1833 (23.3.), Strasbourg 8 (nouv. cote 52), Me G. Grimmer n° 4330
Liquidation et partage – 1. Jean Frédéric Zisig, fils sellier carrossier, 2. Marguerite Madeleine Zisig épouse de Jean Frédéric Dierstein, aubergiste, héritiers pour moitié de Marguerite Barbe Schwind épouse de Jean Frédéric Zisig le jeune, sellier à Strasbourg décédé il y a plus de trente ans leur mère, petit enfants et héritiers et ledit Zisig cessionnaire de 1. Caroline Salomé Helmstedter veuve de David Baumann, négociant, 2. Catherine Madeleine Grün veuve de Philippe Jacques Barbenes, aubergiste, 3. Caroline Grün épouse de Daniel Drensz, ancien épicier, 4. Louise Frédérique Grün épouse de Jean Windesheim, négociant à Strasbourg pour les 4/8 ou la moitié avenue à ces quatre dames dans la succession de Jean Zisig, leur oncle sellier carrossier décédé le 29 mai 1833 par représentation de Catherine Salomé Zisig leur mère veuve en premières noces de Jean Jacques Helmstedter décédée veuve en secondes noces de Frédéric Grün les deux aubergistes par transport reçu Me Weigel le 18 juillet 1832
à Jean Frédéric, abandonnements lesdits droits immeubles de la succession de Jean Zisig
à Mme Drensz, abandonnements, toute la maison à l’enseigne du Soleil pour 18.400 fr
1° observation, succession de la De Schwind. Une maison-auberge portant l’enseigne au Soleil consistant en quatre bâtiments avec cour & jardin située à Strasbourg Faubourg de Pierre n° 30, d’un côté une ruelle où la maison forme coin et M. Lipp brasseur, d’autre la veuve Kuntz, devant le Faubourg de Pierre, derrière M. Meyer marchand de bois – estimée 18.400 fr, appartient à la défunte pour en avoir recueilli 1/6 dans la succession de Marguerite Rinck veuve de Jean Martin Schwind le jeune sa mère et acquis 5/6 des héritiers légataires de cette dernière devant Me Stoeber le 15 novembre 1782
2° observation, succession Zisig, inventaire dressé par le soussigné le 2 juin 1832, la moitié de la communauté avec Susanne Marie Krieg, immeubles, 5. une maison & dépendances située à Strasbourg rue des Petites Boucheries n° 112 d’un côté M Diebold & Jean Frédéric Zisig d’autre la maison ci après désignée devant ladite rue derrière la rue St Thomas pour 25 000 fr,
6. & en une autre une maison avec boulangerie, aisances & dépendances située également à Strasbourg rue des Petites Boucheries n° 111 d’un côté la maison précédente d’autre Mde Wiedenmeyer devant ladite rue derrière la rue St Thomas évaluée 12 000 fr
remplois, dépendant de la succession Zisig, 2. un bâtiment servant de remise situé à Strasbourg au Faubourg de Pierre d’un côté le S. Lobstein d’autre Sr Boersch jardinier cultivateur devant une cour derrière la rue de la Soupe à l’Eau, évaluée 1500 fr
masse à partager elle se compose 1. de la maison auberge pour 18.400 fr, 2. des droits mobiliers et immobiliers de la succession de Zisig 36.778 fr
Enregistrement, acp 216 F° 128-v du 28.3.

Le sellier Jean Frédéric Zisig épouse en 1808 Marie Sophie Schafflützel, fille de chamoiseur
1808 (25.12.), Strasbourg 3 (40), Not. Übersaal n° 574, 4668
Contrat de mariage – Sr Jean Frédéric Zisig, marchand sellier, fils du Sr Jean Frédéric Zisig, ancien marchand sellier procréé avec feue Marguerite Barbe Schwind
Dlle Marie Sophie Schafflützel, fille du Sr Jean Jacques Schafflützel, Chamoiseur procréée avec Marie Madeleine Krieg
Enregistrement, acp 109 F° 69-v du 30.12.

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports
1813 (12.7.), Strasbourg 3 (36), Not. Übersaal n° 1306, 6468
Inventaire des apports de Jean Frédéric Zisig, marchand sellier carossier, et de Marie Sophie Schafflützel, suivant contrat de mariage reçu par le notaire soussigné le 29 décembre 1808, célébré le 14 janvier 1809
demeurant rue des petites boucheries n° 111
le mari, meubles, argenterie, numéraire (3000 fr) total 4050 fr
la femme, meubles, argenterie, numéraire (2599 fr), total 6572 fr
Enregistrement, acp 122 F° 192 du 12.7.

Jean Frédéric Zisig meurt en 1851 en délaissant deux enfants

1852 (20.4.), M° Zeyssolff (minutes en déficit)
Inventaire par déclaration de la communauté de biens qui a existé entre Jean Frédéric Zisig, vivant sellier carossier et Marie Sophie Schafflützel, son épouse, et de la succession du Sr Ziesig décédé à Strasbourg le 25 novembre 1851, dressé à la requête de la veuve agissant en vertu de son contrat de mariage reçu Uebersaal Nre le 29 décembre 1808, 2. Wilhelmine Frédérique Zisig, épouse de Félix Dupont employé à la poste aux lettres de Strasbourg, 3° Jean Frédéric Edouard Ziesig, sellier carossier audit lieu
acp 409 (3 Q 30 124) f° 21 du 23.4. (succession déclarée le 22 mai 1852 n° 385) Communauté, meubles 322
Une maison à Strasbourg rue Thomann N° 2, Passif 34.700
Remploi de la veuve 89.247
Immeubles à Strasbourg, moitié à la succession et moitié à la veuve, Une maison rue des petites boucheries N° 112 et une autre dite rue N° 111 à Strasbourg
Remploi dû par la communauté à la succession 4050
Indemnité due à cette même 4000, Rapport de Mme Dupont 400

Extrait du registre de population (600 MW 369)
(i 242) Chaumont, Louis, Artolsheim 3 août 1841, garçon, balayeur, Cath. français,(à Strasbourg) depuis 1857, (auparavant) imp s Nicolas 7
rue de la petite bouchere 23
(i 247) Zisig, Jean Edouard Frédéric, Strasbourg 16, g., rentier, luthérien, français, (à Strasbourg depuis) 16
id. née Schafflützel, Sophie, Strasbourg, 81, veuve, sa mère, luthérien, français, (à Strasbourg depuis) 81
Uhl, Marie, 26, servante, catholique, Bade, (à Strasbourg depuis) 55
Fischer, Elisabeth, Obernai, 34, servante, catholique, français, (à Strasbourg depuis) 54, auparavant rue de la lanterne 6, délogée Vieux Marché aux Vins 33

Lors de la liquidation, les immeubles reviennent pour moitié à la veuve et pour moitié à sa fille Wilhelmine Frédérique Zisig, femme de Séraphin Herrmann Dupont, le fils ayant renoncé à la succession.

1852 (27.11.), M° Zeyssolff (minutes en déficit)
Liquidation de la succession délaissé par Jean Frédéric Zisig, vivant sellier carossier à Strasbourg et de la communauté de biens qui a existé entre le défunt et Marie Sophie Schafflützel, son épouse, dressé à la requête de la veuve. Le Sr Zisig père est décédé à Strasbourg le 27 novembre 1851 en délaissant pour héritiers Wilhelmine Frédérique Zisig, épouse de Sérephin Herrmann Dupont employé à la poste aux lettres et Jean Frédéric Edouard Ziesig, sellier carossier à Strasbourg
acp 415 (3 Q 30 130) f° 46 du 6 Xbr – Il dépend de la communauté suivant inventaire reçu Zeyssolff le 20 avril 1852 un mobilier estimé à ci 322
Une maison sise à Strasbourg rue Thomann N° 2 estimée 10.000 (total) 10.322 – Masse passive 125.057, déficit 114.735
Renonciation par la Ve Zisig à la communauté
Succession du Sr Zisig, Masse active, 1) meubles en communauté 322
2) la maison rue Thomann N° 2 estimée 10.000
3) la moitié d’une maison rue des petites boucheries N° 112 estimée 32.500
3) la moitié d’une maison rue des petites boucheries N° 111 estimée 12.500
4) de la somme de 2055 faisant la moitié du trousseau constitué à la De Dupont par son contrat de mariage
Passif, 1) dettes de la communauté 35.760, 2) remploi de la veuve 89.247, 3) moitié de la dette grevant la maison n° 111, 4000, (total) 129.007, excédent de passif 71.630 francs
Suivant acte passé au greffe du tribunal civil de Strasbourg en date du 5 novembre 1852, le fils a renoncé à la succession de son père. La veuve Zisig prévoyant une renonciation à la succession de son mari par sa fille et voulant éviter que cette succession ne devienne vacante, elle renonce à la somme de 71.630 francs irrecouvrables sur un remploi lequel se réduit à 17.617 francs
Par suite Mde Dupont est propriétaire 1) des meubles de la communauté 322, 2) de la maison rue Thomann N° 2, 10.000, 3) de la moitié des maisons rue des petites boucheries 45.000, (ensemble) 55.322, à quoi il y a lieu d’ajouter la moitié du trousseau 2055 (total) 57.377 francs
Fortune de la V° Zisig, 1) restant de son remploi 17.617, 2) de la moitié des maisons 45.000 et d’une somme de 10.000 qu’elle déclare lui être due pas son fils non présent (total) 72.617 dont à déduire 4000 formant la moitié de celle de 8000 francs suivant acte Ritleng Nre le 11 décembre 1839 (reste) 68.617 francs

Marie Sophie Schafflützel fait donation de la moitié des immeubles à sa fille qui en devient ainsi seule propriétaire

1852 (27.11.), M° Zeyssolff (minutes en déficit)
Donation par Marie Sophie Schafflützel veuve de Jean Frédéric Ziesig, vivant Sellier carrossier à Strasbourg
à 1° Wilhelmine Frédérique Ziedig épouse Séraphin Herrmann Félix Dupont employé à la poste aux lettres à Strasbourg, 2° Jean Frédéric Ziesig fils, Sellier carrossier à Strasbourg, présents et acceptant
I° de la moitié indivise avec sa fille 1) d’une maison rue des petites boucheries N° 112 estimée à un revenu annuel de 3250 francs, capital 32.500
II° 2) Une autre maison même rue N° 111, estimée à un revenu annuel de 1250 francs, capital 12.500
III° d’une somme de 7000 francsn IV et d’une somme de 10.000 francs (…)
Par suite il est attribué à la De Dupont la moitié des deux maisons, avec 45.000 francs
acp 415 (3 Q 30 130) f° 48 du 6 Xbr

Employé à l’administration de la poste aux lettres originaire de Mulhouse, Séraphin Hermann Félix Dupont épouse Wilhelmine Frédérique Ziesig en 1847
1847 (4.8.), Strasbourg 8 (70), Not. Zeyssolff n° 3656
Contrat de mariage, 4 août 1847 – Ont comparu Mr Séraphin Hermann Félix Dupont, employé à l’administration de la poste aux lettres, demeurant et domicilié à Strasbourg, fils majeur de M. Claude Pierre Ignace Dupont, vivant directeur des postes en retraite et de De Henriette Sauerbrunn sa veuve demeurant à Mulhouse, stipulant en son nom dui consentement de Mme sa mère, présente, comme futur époux d’une part
Delle Wilhelmine Frédérique Ziesig, majeure, fille de M. Jean Frédéric Ziesig, sellier carossier et de De Marie Sophie Schafflützel son épouse avec lsquels elle demeure et est domiciliée à Strasbourg, procédant en son nom de l’agrément de ses père et mère comme future épouse d’autre part
3. Mr & Mme Ziesig prénommés, lad. De Ziesig assistée de et autorisée de M. son époux, intervenant à cause de la constitution de dot qu’ils feront ci après à la Dlle future épouse, de troisième part

acp 364 (3 Q 30 079) f° 10 – Les apports du futur époux consistent 1. divers objets mobiliers estimés ensemble à 200, 2. créance montant à 5400 (total) 5600 francs et le 10° indivis avec sa mère et avec ses frères et sœurs de deux maisons à Mulhouse à la Vanne, d’environ 1 hectare 25 ares 75 ca de terre vigne et jardin à Mulhouse et des objets mobiliers dépendant de la communauté d’entre sa mère et son mari ainsi que de la succession de ce dernier,
Ceux de la future consistent 1° la somme de 6000 francs, 2. divers objets mobiliers estimés 2406 francs et 135, total 8541
Donation en avance d’hoirie par Jean Frédéric Ziesig sellier à Strasbourg et Marie Sophie Schafflützel sa femme à la future leur fille acceptant, de divers objets mobiliers estimés 4110 francs, et de la somme de 20.000 francs, total 24.110. francs
Donation par les futurs au survivant d’eux de l’usufruit de la succession du prémourant

Wilhelmine Frédérique Zisig meurt en 1855 en délaissant pour seuls héritiers sa mère et son frère. Le veuf est usufruitier de ses biens.

1855 (1.6.), M° Zeyssolff (minutes en déficit)
Inventaire de la communauté de biens qui a existé entre Séraphin Herrmann Félix Dupont, sous-inspecteur à la poste aux lettres et Wilhelmine Frédérique Zisig son épouse à Strasbourg et de la succession de la De Dupont décédée à Strasbourg le 14 janvier 1855, dressé à la requête 1) du veuf agissant comme commun en biens en vertu de son contrat de mariage reçu Zeyssolff Nre le 4 août 1847, 2) Marie Sophie Schafflützel veuve de Jean Frédéric Zisig vivant sellier à Strasbourg sa mère, 3) Jean Frédéric Edouard Ziesig propriétaire à Strasbourg son frère
acp 440 (3 Q 30 155) f° 67-v du 8.6. (succession déclarée le 14 juillet 1855) Communauté, mobilier estimé 520
Succession, mobilier 3158, garde robe 365

Marie Sophie Schaaflützel et son fils Jean Frédéric Edouard Zisig hypothèquent les immeubles hérités de leur fille et sœur respective au profit d’Edouard Guillaume Eugène Reuss

1855 (28. X.br), Strasbourg 15 (93), Not. Momy (Hippolyte) n° 2897
Obligation – Ont comparu D. Marie Sophie Schaaflützel, veuve de M. Jean Frédéric Zisig, vivant sellier carrossier, M. Jean Frédéric Edouard Zisig, propriétaire, célibataire, les deux demeurant et domiciliés à Strasbourg (devoir)
à M. Edouard Guillaume Eugène Reuss, professeur au séminaire protestant & à la faculté de théologie de Strasbourg, demeurant et domicilié en cette ville, à ce présent & acceptant, la somme principale de 7000 francs
hypothèque les immeubles ci-après désignés situés en la Ville de Strasbourg, Savoir
1° Une maison et dépendances, rue des petites boucheries n° 112 tenant d’un côté à la propriété des Dlles Diebolt, de l’autre à la propriété ci-après désignée, par devant la rue & par derrière la rue Thomann
2° Une autre maison avec boulangerie, aisances, dépendances, rue des petites boucheries n° 111, tenant d’un côté à la maison ci-dessus décrite, de l’autre à celle de M. Wiedenmeyer par derrière la rue Thomann
3° Une maison avec tous ses droits, appartenances & dépendances, rue Thomann N° 2, d’un côté l’immeuble décrit sous N° 1, de l’autre Mr Osterman par devant la rue & par derrière Mesdlles Diebolt & M. Zisig.
Les débiteurs déclarent que ces immeubles leur appartiennent en toute propriété ainsi qu’il va être établi. M. Jean Zisig sellier carrossier à Strasbourg fit l’acquisition des maisons décrites sous Numéros un & deux durant la communauté qui a existé entre lui & De Susanne Marie Krieg son épouse, savoir de la maison N° 112 du Sieur Jean Georges Strohl, tonnelier en ladite ville en vertu d’un contrat passé devant M° Lacombe lors notaire en ladite Ville le 21 Prairial an trois. M. Zisig se libéra du prix de son acquisition entre les mains du Sieur Bourlier receveur de l’agence Nationale des domaines suivant quittance à la suite du dit contrat, Et de la maison N° 111 de Michel North, boulanger & Barbe Ostermann conjoints à Strasbourg suivant contrat passé devant M° Uebersaal lors notaire en ladite Ville le 22 juillet 1808 enregistré.
Mondit sieur Jean Ziesig propriétaire de la moitié des dits immeubles décéda le 29 mai 1832 en délaissant pour héritiers pour un quart son neveu M° Jean Frédéric Zisig, sellier carrossier à Strasbourg, Pour un quart sa nièce Dame Marguerite Madeleine Zisig épouse de M. Jean Frédéric Dierstein aubergiste à Strasbourg, pour les deux quarts restants ses nièces 1° Catherine Salomé Helmstetter veuve de Jean David Baumann, négociant à Strasbourg, 2° De Catherine Madeleine Grün, veuve du sieur Philippe Jacques Barbenès, aubergiste en ladite Ville, 3° De Caroline Grün épouse du Sieur Daniel Drensz ancien épicier en ladite ville, 4° Et De Louise Frédérique Grün épouse du sieur Jean Windesheim négociant en la même ville. Ainsi que ces qualités sont constatées par l’inventaire de la succession de mon dit Sr Jean Zisig dressé par M° Guillaume Grimmer lors notaire à Strasbourg le 2 juin 1832.
Mr Jean Frédéric Zisig devint propriétaire de la moitié qui avait appartenu audit immeuble à son oncle feu M. Jean Zisig savoir 1° en qualité d’héritier pour un quart, 2° en qualité de cessionnaire des droits successifs de ses cousines les Des Baumann, Barbenès, Drensz & Windesheim suivant acte reçu par M° Weigel lors notaire à Strasbourg le 18 juillet 1832 pour 2/4, 3° et comme ayant acquis par suite d’un abandonnement à titre de partage la part qui avait appartenu à la De Dierstein suivant acte reçu par ledit M° Grimmer le 23 mars 1836, total égal à l’entier, 4/4.
De Susanne Marie Krieg épouse de M. Jean Zisig décéda à Strasbourg le 20 décembre 1844 en délaissant pour seuls et uniques héritiers 1° De Marie Sophie Schafflützel sa mère épouse de M. Jean Frédéric Zisig susnommé, 2° le sieur Henri Krieg son neveu ouvrier brasseur à Rochat, 3° et Guillaumette Adèle Schott sa petite nièce épouse du sieur Frédéric Auguste Dierstein négociant à Bischwiller, ainsi que ces qualités sont constatées par un acte de notoriété reçu par M° Zeyssolff le 15 mars dernier enregistré. Mad. Zisig est devenue seule propriétaire de la moitié qui avait appartenu à sa tante dudit immeuble au moyen de la renonciation que firent ses cohéritiers à la succession de la défunte au greffe du tribunal civil séant à Strasbourg, Savoir le sieur Krieg le premier février 1845, & Mad Dierstein le 5 du même mois.
Ainsi qu’il vient d’être établi par suite du décès des époux Jean Frédéric Zisig sont devenus seuls propriétaires desdits immeubles chacun de pour moitié. M. Jean Frédéric Zisig décéda le 27 novembre 1851 en délaissant pour seuls et uniques héritiers 1° De Wilhelmine Frédérique Zisig sa fille épouse de Mr Séraphin Herrmann Félix Dupont, sous inspecteur de la poste aux lettres à Strasbourg, 2° Et M. Jean Frédéric Edouard Zisig comparant, les deux à Strasbourg, ainsi que ces qualités ont constatées par l’inventaire de la succession du défunt dressé par ledit M° Zeyssolff & un Collègue le 20 avril 1852. Mad. Dupont est devenue seule propriétaire de la moitié qui avait appartenu audit immeuble à son père au moyen de la renonciation à la succession de ce dernier que fit M. Zisig fils par acte dressé au greffe du tribunal civil séant à Strasbourg le 5 novembre 1852, enregistré. Lad. Veuve Zisig née Schafflützel transmit à sa fille Mad. Dupont la moitié qui lui avait appartenu audit immeuble suivant donation à titre de partage anticipé reçu par le dit M° Zeyssolff le 27 novembre 1852. Cette donation a eu leu à charge par Mad. Dupont de payer à son frère 13.555 francs (…)
M. Jean Frédéric Zisig susnommé fit l’acquisition de la maison rue Thomann N° 2 durant la communauté qui a existé entre lui & son épouse de De Marie Anne Brand épouse séparée quant aux biens du Sr Joseph Theiler Cabaretier à Strasbourg en vertu d’un contrat passé devant M° Hatt lors notaire en ladite ville le 5 août 1829 transcrit au bureau des hypothèques de cette ville le 26 du même mois volume 226 N° 102. & inscrit d’office au volume 200 N° 255. (…) Mad. Dupont est devenue seule propriétaire de ladite maison au moyen de la renonciation à la communauté que fit Madeleine Zisig née Schafflützel par acte reçu par M° Zeyssolff & son collègue Notaires à Strasbourg le 27 novembre 1852, 2° et de la renonciation à la succession de M° Zisig par M. Zisig fils susrelatée.
Mad. Dupont, devenue ainsi propriétaire des trois immeubles prédésignés, décéda le 14 février dernier en délaissant pour seuls et uniques héritiers pour un quart sa mère, pour les trois quart restans M. son frère le codébiteur comparant. Elle a assuré à son époux l’usufruit viager de sa succession par son contrat de mariage reçu par M° Zeyssolff susdit & un collègue le 4 août 1847, enregistré. Mad. veuve Zisig succéda seule à la moitié des maisons rue des petites Boucheries N° 111 & 112 dont elle avait fait donation à sa fille article 747 du Code Napoléon

Attaché à l’administration des postes à Paris, Séraphin Herrmann Dupont cède l’usufruit à son beau frère Jean Frédéric Edouard Zisig qui réunit l’usufruit à la nue-propriétaire de la totallité des immeubles après la mort de sa mère le 27 septembre 1856

1857 (5.1.), M° Zeyssolff (minutes en déficit)
Cession – A comparu M. Jean Louis Joseph Lindner, principal clerc de notaire, demeurant & domicilié à Strasbourg, agissant et qualité de mandataire de M. Séraphin Herrmann Dupont, attaché à l’Administration des postes, bureau de l’Inspection & des réclamations demeurant à Paris, rue Ste Anne N° 22, fondé de sa procuration passée devant M° Goudchaux & son collègue, notaires et ladite ville le premier décembre 1856 dont le brevet original dument enregistré & légalisé est demeuré annexé à un contrat de vente passé devant M° Zeyssolff soussigné & un collègue le 27 du dit mois de décembre, Lequel cède & aba,donne sous la garantie de droit
à M. Jean Frédéric Edouard Zisig, propriétaire demeurant et domicilié à Strasbourg, ci présent et acceptant
L’usufruit viager qui compète à M. Dupont sur les immeubles ci après désignés dont la nue propriété appartient à M. Zisig, cessionnaire, Savoir Ville de Strasbourg
1) Une maison, cour & dépendances, composée de plusieurs corps de bâtiment rue des petites boucheries n° 112 tenant d’un côté à la propriété des Dlles Diebolt, de l’autre à celle-cidevant Zisig modo Diemer, par devant ladite rue & par derrière la rue Thomann sur laquelle elle a une issue
2) Une maison, droits & dépendances, rue Thomann N° 2, d’un côté la maison sus décrite, de l’autre M. Osterman, par devant la rue & par derrière la propriété des Dlles Diebolt & l’immeuble sus-désigné
Etablissement de propriété & d’usufruit. L’usufruit présentement cédé & abandonné à M. Zisig appartient à M. Dupont pour lui avoir été assuré par feue De Wilhelmine Frédérique Zisig son épouse décédée aux termes de leur contrat de mariage passé devant M° Zeyssolff soussigné & un collègue le 4 août 1847. enregistré. Me Dupont était propriétaire des immeubles sus-décrits, Savoir De la Moitié de la maison décrite sous Numéro un & de la totalité de celle désignée sous Numéro deux pour les avoir recueillies dans la Succession de feu M. Jean Frédéric Zisig, son père, vivant sellier carrossier à Strasbourg, y décédé le 27 novembre 1851, dont elle était unique héritiere, par suite de la renonciation de M. Zisig comparant, son frère & son seul cohéritier à la succession de son père, cette renonciation faite au greffe du tribunal civil séant à Strasbourg le 5 novembre 1852, enregistré. Les qualités d’héritiers de feu M. Zisig sont constatées par l’inventaire de ladite succession, dressé par le même notaire & un collègue le 20 avril 1852, enregistré. Et l’autre moitié de l’immeuble décrit sous Numéro un pour lui avoir été transmise par Dame Marie Sophie Schafflützel sa mère veuve de mondit Sieur Jean Frédéric Zisig susnommé, suivant donation passée devant ledit notaire Zeissolff le 27 novembre 1852, enregistrée. Par cet acte, M° veuve Zisig s’est réservé l’usufruit viager de la moitié dudit Immeuble. Me Dupont décéda ab intestat à Strasbourg le 14 janvier 1855, en délaissant pour seuls et uniques héritiers pour un quart la dame sa mère, pour les trois quart restants son frère M. Zisig comparant, mais en vertu de l’article 747 du Code Napoléon Mad. veuve Zisig succéda seule à sa fille, à l’exclusion de son fils à la moitié de l’immeuble qu’elle avait donné à Me Dupont. Par suite du décès de Sa Sœur Me. Zisig est donc devenu propriétaire des trois 8° de la maison rue Thomann Numéro 2. Il recueillit les cinq 8° restants de la maison rue des petites boucheries & le quart restant de celle rue Thomann dans la succession de la Dame sa mère décédé le 27 septembre 1856, dont il est habile à se dire et porter seul et unique héritier. Il acquitta les droits de Mutation par décès sur la pleine propriété de ces immeubles le 13 juillet 1855 & 2 janvier courant.. Me Dupont déjà usufruitier du vivant de Mme Zisig, sa belle mère, de la totalité de la maison rue Thomann & de la moitié de la maison rue des petites boucheries est devenu après le décès de la De Zisig usufruitier de la totalité de cette dernière maison. Et au moyen des présentes M. Zisig réunit l’usufruit à la propriété de ces deux immeubles.
Propriété antérieure. 1° De la maison rue des Petites boucheries. M. Jean Zisig, sellier carrossier à Strasbourg, grand’oncle de M. Jean Frédéric Zisig, comparant & de feue M° Dupont prénommée, en fit l’acquisition durant la communauté qui avait existé entre lui & De Susanne Marie Krieg, son épouse, du Sieur Jean Georges Strohl, tonnelier à Strasbourg, en vertu d’un contrat passé devant M° Lacombe lors notaire en ladite Ville le 21 Prairial an trois. M. Zisig se libéra du prix de son acquisition entre les mains du Sieur Bourlier receveur de l’agence Nationale des domaines suivant quittance à la suite du dit contrat, Le Sieur Strohl s’en était rendu acquéreur en Vertu d’un procès verbal d’adjudication dressé par l’administration du Directoire du District de Strasbourg le 17 floréal 3.
Le Sieur Jean Ziesig, propriétaire de la moitié de cette maison, décéda le 29 mai 1832, en délaissant pour héritiers pour un quart son neveu M° Jean Frédéric Zisig, sellier carrossier père du Sr Zisig, comparant & de feue Me Dupont ci ¼, Pour un quart sa nièce Madame Marguerite Madeleine Zisig, épouse de M. Jean Frédéric Dierstein aubergiste à Strasbourg, ci ¼, Et pour les deux quarts restants ses deux nièces & De Catherine Salomé Helmstetter veuve du Sr David Baumann, négociant à Strasbourg, 2° De Catherine Madeleine Grün, veuve du Sr Philippe Jacques Barbenès, aubergiste en ladite Ville, 3° De Caroline Grün épouse du Sieur Daniel Drensz ancien épicier en ladite ville, 4° Et De Louise Frédérique Grün épouse du sieur Jean Windesheim négociant en la même ville, ci 2/4, total égal à l’unité, ci 4/4. Ainsi que ces qualités sont constatées par l’inventaire de la succession de feu mon dit Sr Jean Zisig, dressé par M° Guillaume Grimmer, lors notaire à Strasbourg le 2 juin 1832.
Mr Jean Frédéric Zisig devint propriétaire de la moitié dudit immeuble qui avait appartenu à son oncle feu M. Jean Zisig savoir 1° de un 8° comme en ayant hérité autant dudit son oncle ci 1/8, 2° et de 2/8 comme cessionnaire des droits successifs de ses cousines les Des Baumann, Barbenès, Drensz & Windesheim, Suivant acte reçu par M. Weigel lors notaire à Strasbourg le 18 juillet 1832, ci 2/4, 3° Et de 9/8 comme lui ayant été abandonné par Me Dierstein, aux termes d’un acte reçu par ledit M. Grimmer le 23 mars 1833, ci 1/8, total égal à la moitié ci 4/8. Me Susanne Marie Krieg, épouse de M. Jean Zisig décéda à Strasbourg le 20 décembre 1844 en délaissant pour Seuls & uniques héritiers 1° De Marie Sophie Schafflützel, sa mère épouse de M. Jean Frédéric Zisig sus-nommé, 2° Sr Henri Krieg son neveu, ouvrier brasseur à Rochat (Indre), 3° & De Guillaumette Adèle Schott, sa petite nièce, épouse de M. Frédéric Auguste Dierstein, négociant à Bischwiller, ainsi que ces qualités sont constatées par un acte de notoriété dressé par le soussigné notaire rédacteur & un collègue le 15 mars 1855 enregistré. Me Zisig est devenue seule propriétaire de la moitié dudit immeuble qui avait appartenu à sa tante, au moyen de la renonciation que firent ses cohéritiers à la succession de celle-ci au greffe du Tribunal civil séant à Strasbourg, savoir le sieur Krieg le premier février 1845 & Mad Dierstein le 5 du même mois. – Ainsi qu’il vient d’être établi, les époux Jean Frédéric Zisig sont devenus seuls propriétaires chacun de la moitié dudit immeuble.
1. De la maison rue Thomann. Elle dépendait de la communauté qui avait existé entre feux les époux Jean Frédéric Zisig, sus-nommés mais Me Zisig renonça à cette communauté suivant acte reçu par M° Zeyssolff, Soussigné & un collègue, le 27 novembre 1852, Mondit Sieur Zisig en fit l’acquisition de De Marie Anne Brandt épouse séparée quant aux biens du Sieur Joseph Theyler, cabaretier à Strasbourg, en vertu d’un contrat passé devant M° Hatt lors notaire en ladite ville le 5 août 1829, enregistré & transcrit au bureau des hypothèques de cette ville le 26 du même mois, volume 226 N° 102. & inscrit d’office au volume 200 N° 255. (…) La femme Theiler était propriétaire de ladite maison pour s’en être rendue adjudicataire sur les héritiers & ayant droit de feu le Sieur Jean Grégoire Kolb, vivant gantier à Strasbourg, en vertu d’un jugement d’adjudication sus-énoncé du 24 mai 1821, Et le Sieur Kolb s’en était rendu acquéreur sur le Sieur Jean Frédéric Lieboldt, négociant & Marie Salomé Liebold, épouse du Sieur Jean Georges Blessig, horloger à Strasbourg, suivant Contrat passé devant M Uebersaal lors notaire en la dite ville le 5 mars 1812, enregistré. Finalement il existe un ancien titre de propriété passé à la ci-devant chambre des contrat de la Ville de Strasbourg le 22 mai 1720. – Situation hypothécaire (…) – Charges & Prix (…) moyennant le prix de 13.000 francs
Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 667 (2815) n° 83 du 22 janver 1857

Jean Frédéric Edouard Zisig hypothèque la maison au profit du correcteur d’imprimerie Jacques Maximilien Garcin

1860 (2.2.), Strasbourg 9 (119), Not. Becker (Geoffroi) n° 8533
Obligation, 2 février 1860 – A comparu M. Jean-Frédéric-Edouard Zisig, propriétaire demeurant à Strasbourg, lequel a par les présentes reconnu devoir bien et légitimement
à Mr Jacques-Maximilien Garcin, correcteur d’imprimerie demeurant à Strasbourg ci présent et acceptant, la somme de 1000 francs
Hypothèque, 1) Une maison composée de plusieurs corps de bâtiments, avec cour et autres dépendances, sise à Strasbourg rue des Petites-boucheries n° 23 précédemment n° 112, tenant d’un côté en partie à la propriété ci après désignée et en partie à celle des Dlles Diebolt, de l’autre à celle-du sieur Diemer, par devant ladite rue et par derrière en partie la rue Thomann sur laquelle elle a une issue et où elle est marquée du n° 30 et en partie ma maison ci après désignée
2) Et une autre maison avec droits et dépendances, sise en ladite ville, rue Thomann N° 32, précédemment N° 2, tenant d’un côté la maison ci-dessus désignée de l’autre M. Osterman, par devant ladite rue et par derrière la propriété des Dlles Diebolt et à l’immeuble susdésigné
Origine de la propriété. Au sujet de l’origine de la propriété des immeubles hypothéqués, Me Zisig a fait les déclarations suivantes. Il a recueilli 5/8 de la maison désignée sous numéro un et un quart de celle désignée sous le numéro deux dans la succession de sa mère Mad. Marie-Sophie Schafflützel en son vivant veuve de M. Jean-Frédéric Zisig, carrossier à Strasbourg où ladite dame est décédée et dont M. Zisig était seul et unique héritier.Les trois 8° restants de la maison rue des petites boucheries et les trois quarts de la maison rue Thomann ont été recueillis par M. Zisig comparant dans la succession de sa sœur Mad. Wilhelmine-Frédérique Zisig, vivante épouse de M. Séraphin-Herrmann-Félix Dupont, attaché à l’administration des postes, demeurant à Paris, dont il était héritier pour trois quarts sauf le retour légal de Mad. veuve Zisig dont il sera parlé plus bas, ainsi qu’il est justifié par l’inventaire après décès de Mad. Dupont, dressé ât ledit M° Zeyssolff le 11 juin 1855. Mad. veuve Zisig avait été propriétaire des dites parts d’immeubles qu’elle a transmises par son décès à son fils savoir a) de quatre 8° de la maison désignée sous le numéro un au moyen du retour légal sur la succession de Mad. Dupont sa fille, aux termes de l’article 747 du code Napoléon, cette portion d’immeuble ayant été donnée par elle-même à la De Dupont, ainsi que’il va être dit,
b) d’un autre 8° de la même maison et du quart de celle désignée sous le numéro deux en qualité d’héritière pour un quart de madite De Dupont, ainsi qu’il est justifié par l’inventaire après le décès de Mad. Dupont dont il vient d’être parlé.
Et feu Mad. Dupont était propriétaire de la totalité des deux immeubles ci-dessus désignés savoir, De la moitié de celle désignée sous le numéro un et de la totallité de celle désignée sous le numéro deux pour les avoir recueillies dans la succession de feu M. Jean Frédéric Zisig, susnommé son père, dont elle était seule et unique héritiere,conjointement avec M. Zisig comparant ainsi qu’il est constaté par un inventaire après le décès de M. Zisig père dressé par M° Zeissolff notaire à Strasbourg le 20 avril 1852, mais dont elle a recueilli toute la succession, M. Zisig comparant ayant renoncé à la part qui lui en revenait suivant acte fait au greffe du tribunal civil de Strasbourg le 5 novembre 1852. Et de l’autre moitié de l’immeuble désigné sous le numéro un en vertu d’une donation qui lui en a été faite par Mad. veuve Zisig susnommée, sa mère, par acte passé devant ledit M° Zeissolff le 27 novembre 1852. Par cet acte, Mad. veuve Zisig s’est réservé l’usufruit viager de la portion de maison par elle donnée, usufruit qui s’est éteint par le décès de ladite Dame, de même que l’usufruit qie lui avait assuré son mari défunt par leur contrat de mariage passé devant M° Uebersaal, notaire à Strasbourg le 29 décembre 1808.
De son côté feu Mad. Dupont avait donné l’usufruit viager des deux immeubles en question à son mari susnommé aux termes de leur contrat de mariage passé devant ledit M° Zeyssolff le 4 août 1847. Mais Mr Ziesig a fait l’acquisition de ce dernier usufruit de M. Dupont aux termes d’un contrat passé devant ledit M Zeyssolff le 5 janvier 1857, transcrit au bureau des hypothèques de Strasbourg le 22 du même mois, volume 667, numéro 83, avec inscription d’office volume 681 numéro 18. Cette acquisition d’usufruit a eu lieu pour le prix de 13.000 francs qui a été payé antérieurement au 21 mars 1857, et elle a en outre eu pour effet d’éteindre par confusion une rente annuelle et viagère de 1800 francs dont feu Mad. Dupont était devenue débitrice envers M. Zisig comparant en vertu d’une donation du 27 novembre 1852, relatée ci-dessus. Au moyen de ce dernier acte, c’est-à-dire de l’acquisition d’usufruit et des diverses transmissions mentionnées ci-dessus, Mr Zisig comparant est aujourd’hui seul propriétaire de la totalité des deux maisons dont il s’agit.
Propriété antérieure. I° De la maison désignée sous le numéro un. M. Jean Zisig, sellier carrossier à Strasbourg, oncle de feu M. Jean Frédéric Zisig susnommé en avat l’acquisition pendant la communauté de biens qui avait existé entre lui et De Suzanne Marie Krieg, son épouse, du Sr Jean-Georges Strohl, tonnelier à Strasbourg, en vertu d’un contrat passé devant M° Lacombe, notaire en ladite Ville le 21 Prairial an trois, le prix l’acquisition a été payé à Mr Bourlier, receveur de l’agence nationale des domaines, Le sieur Strohl s’en était rendu acquéreur en vertu d’un procès verbal d’adjudication dressé par l’administration du directoire du district de Strasbourg le 17 floréal an 3.
Mr Jean Ziesig, propriétaire de la moitié de la maison en question est décédé le 29 mai 1832, en délaissant pour héritiers pour un quart son neveu mondit sieur Jean Frédéric Zisig ¼, Pour un autre quart sa nièce Mad° Marguerite-Madeleine Zisig, épouse de M. Jean-Frédéric Dierstein aubergiste à Strasbourg ¼, Et pour les deux quarts restants ses nièces a) De Catherine Salomé Helmstetter veuve du Sr David Baumann, négociant à Strasbourg, b) De Catherine Madeleine Grün, veuve du Sr Philippe-Jacques Barbenès, aubergiste en ladite ville, c) De Caroline Grün épouse du Sr Daniel Drensz, ancien épicier en la même ville, d) et De Louise Frédérique Grün épouse du Sr Jean Windesheim négociant audit Strasbourg 2/4, faisant ensemble quatre quarts, représentant la moitié de ladite maison. Ainsi que ces qualités sont constatées par l’inventaire après le décès de mon dit Sieur Jean Zisig, dressé par M° Guillaume Grimmer, notaire à Strasbourg le 2 juin 1832.
Mr Jean Frédéric Zisig a réuni à la part de ladite moitié de maison qui lui était échue dans la succession de son oncle les parts qui en étaient échues à des cohéritières dans la même succession savoir, Les parts des Dames Baumann, Barbenès, Drensz et Windesheim au moyen d’un transport de droits successifs passé devant M° Weigel, notaire à Strasbourg, le 18 juillet 1832 contenant quittance du prix qui était de 4000 francs. Et la part de Me Dierstein, au moyen de l’abandonnement qui lui en a été fait par un acte de liquidation et de partage dressé par ledit M° Grimmer le 23 mars 1833. Quant à Mad° Zisig née Krieg, elle est décédée le 20 décembre 1844, en laissant pour seuls héritiers a) Mad° Zisig née Schafflützel susnommée, a) M. Henri Krieg, son neveu, ouvrier brasseur à Rochat (Indre), c) et Mad° Guillaumette Adèle Schott, sa petite nièce, épouse de M. Frédéric Auguste Dierstein, négociant à Bischwiller, ainsi que ces qualités sont constatées par un acte de notoriété reçu par ledit M° Zeyssolff le 15 mars 1855. Mad° Zisig née Schafflützel est devenue seule propriétaire de la moitié du dit immeuble qui avait appartenu à sa tante, la De Zisig née Krieg, au moyen de la renonciation à la succession de celle-ci faite au greffe du tribunal civil de Strasbourg, savoir le sieur Krieg le premier février 1845 et par Mad Dierstein le 5 du même mois. Les époux Zisig-Schafflützel étaient donc devenus seuls propriétaires chacun pour moitié.
II. De la maison désignée sous le numéro deux. Elle dépendait de la communauté qui avait existé entre feu lesdits époux Zisig-Schafflützel, mais la Dame Zisig née Schafflützel renonça à cette communauté par acte passé devant M° Zeyssolff le 27 novembre 1852, ledit immeuble est devenu pour la totalité une valeur de la succession de mon dit sieur Zisig mari de cette Dame et a été recueilli dans cette succession par feu Mad° Dupont ainsi qu’il a déjà été expliqué plus haut.
Mondit Sieur Zisig-Schafflützel avait fait pendant son mariage de Dame Marie Anne Brandt épouse séparée quant aux biens du Sieur Joseph Theiler, cabaretier à Strasbourg, en vertu d’un contrat passé devant M° Hatt, notaire en la même ville, le 5 août 1829, transcrit au bureau des hypothèques de Strasbourg le 26 du même mois, volume 226 numéro 102 avec inscription d’office au volume 200 numéro 255. (…) La Dame Theiler avait été propriétaire de la maison par elle vendue pour s’en être rendue adjudicataire sur les héritiers et ayant droit de feu M. Jean Grégoire Kolb, vivant gantier à Strasbourg, en vertu d’un jugement d’adjudication rendu au tribunal civil séant à Strasbourg le 24 mai 1821. Et feu ledit sieur Kolb en avait fait l’acquisition de M. Jean Frédéric Lieboldt, négociant et de Dame Marie Salomé Liebold, épouse de M. Jean Georges Blessig, horloger à Strasbourg, suivant contrat passé devant M Uebersaal notaire en la dite ville le 5 mars 1812.
Etat civil du débiteur et situation hypothécaire. Me Zisig comparant a déclaré sous les peines de la loi qu’il a dit bien connaître 1) qu’il est célibataire (…) Cession d’indemnité d’assurance

Jean Frédéric Edouard Zisig épouse en janvier 1872 Elisabeth Schaumont. Le mariage a lieu dans la maison du marié, la future épouse malade ne pouvant se déplacer. Elisabeth Schaumont meurt deux mois plus tard après avoir institué son mari héritier universel.
Mariage, Strasbourg (n° 47)
Du 24° jour du mois de janvier 1872 à 10 heures du matin. Acte de mariage de Jean Frédéric Edouard Zisig, majeur d’ans, né en légitime mariage le 23 mars 1815 à Strasbourg, domicilié à Strasbourg, propriétaire, fils de feu Jean Frédéric Zisig, fabricant de voitures, décédé à Strasbourg le 27 novembre 1851 et de feu Marie Sophie Schafflützel, décédée à Strasbourg le 25 septembre 1856, et d’Elisabeth Schaumont, majeure d’ans, née en légitime mariage le 10 mars 1835 à Eckbolsheim (Bas-Rhin) domiciliée à Strasbourg, sans profession, fille de feu Joseph Schaumont, cantonnier décédé à Strasbourg le 10 décembre 1854 et de feu Marie Anne Galliard décédée à Strasbourg le 20 mars 1849 (…) en la demeure de ladite épouse, rue de la petite boucherie numéro 23, vu son état de maladie grave qui l’empêche de se transporter à l’hôtel de ville (…) il n’a point été fait de contrat de mariage (signé) f. Zisig, l’épouse a dit ne savoir signer pour cause de faiblesse (i 25)

Décès, Strasbourg (n° 683)
Acte de décès. Le 21 mars 1872, ont comparu Joseph Schaumont âgé de 35 ans, serrurier, frère de la défunte, domicilié à Mulhouse, (Haut-Rhin) et Edouard Wagner, âgé de 21 ans, Mécanicien, ami de la défunte, domicilié à Strasbourg, lesquels nous ont déclaré que Elisabeth Schaumont âgée de 37 ans, née à Eckbolsheim (Bas Rhin) épouse de Jean Frédéric Edouard Zisig, propriétaire, domiciliée à Strasbourg, fille de feu Joseph Schaumont, Cantonnier, et de feue Marie Anne Galliard, est décédée le 25 mars 1872 à 9 heures du soir en la maison rue de la petite boucherie 23 (i 56)

Testament, 1872, M° Becker
15 février 1872 – Testament von Elisabetha Schaumont Ehefrau von Ludwig Edouard Zisig, Eigenthum in Straßburg, durch welches Sie ihrem Ehegatten als Eigenthumer ihres gantzen Nachlasses einsetzt (gestorben den 25. Märtz 1872)
acp 604 (3 Q 30 319) f° 80 du 1.5. (erklärt den 19. Juli 1872)

Jean Frédéric Edouard Zisig se remarie en juillet 1872 avec le professeur de piano Sophie Waltz : contrat de mariage, célébration
1872 (13.7.), Strasbourg 9 (133), Not. Becker (Geoffroi) n° 12.876
Contrat de mariage du 13 juillet 1872 – Monsieur Jean Frédéric Edouard Zisig, propriétaire demeurant à Strasbourg veuf sans enfant de Madame Elisabeth Schaumont sa femme défunte, Monsieur Zsig stipulant pour lui et en son nom personnel à cause du mariage dont il va être question d’une part
Mademoiselle Sophie Waltz, maîtresse de pianos, demeurant à Strasbourg, fille majeure de M. Jean Waltz en son vivant boucher en la même ville et de Madame Barbe Werlé sa femme défunte, Mademoiselle Waltz stipulant pour)elle et en son nom personnel à cause dudit mariage d’autre part
acp 606 (3 Q 30 321) f° 58-v du 17.7. n° 2642 – Annahme der Gütergemeinschaft nach den C.C. Rücknahme des mitgebrachten und ererbten
Der Bräutigam bringt in die Ehe 1) Mobilien abgeschätzt zu 2045, 2) ein Haus Klein Metzig Straße N° 23, 3) ein Haus Thomas Gasse N° 32
die Braut bringt in die Ehe, Geld 3500, Mobilien 1407
Gegenseitige Schenkung von dem Eigenthum des gantzen Nachlasses

Mariage, Strasbourg (n° 569)
Du 18° jour du mois de juillet 1872 à 10 heures du matin. Acte de mariage de Jean Frédéric Edouard Zisig, majeur d’ans, né en légitime mariage le 23 mars 1815 à Strasbourg, domicilié à Strasbourg, propriétaire, veuf d’Elisabeth Schaumont décédée à Strasbourg le 20 mars dernier, fils de feu Jean Frédéric Zisig, fabricant de voitures, décédé à Strasbourg le 27 novembre 1851 et de feu Marie Sophie Schafflützel, décédée à Strasbourg le 25 septembre 1856, et de Sophie Waltz, majeure d’ans, née en légitime mariage le 18 décembre 1844, domiciliée à Strasbourg, maîtresse de piano, fille de feu Jean Waltz décédé à Strasbourg le 5 avril 1862 et de feu Barbe Werlé décédée à Strasbourg le 5 mars 1867 (…) il a été passé le 13 de ce mois un contrat de mariage devant M° Becker notaire à Strasbourg ainsi qu’il appert d’un certificat du dit notaire (signé) F Zisig, S Waltz (i 27)

Jean Frédéric Edouard Zisig et Sophie Waltz font dresser un inventaire de séparation, ils divorcent en mai 1875
1875 (12.6.), M° Allonas
Inventar der Gütergemeinschaft zwischen Johann Friedrich Eduard Zisig, Eigenthümer zu Strassburg und der Sophie Woltz geschieden gemäß Urkunde des Kaiserlichen Landgerichtes zu Strassburg vom 20. Januat 1875. Laut Ehevertrag vor Notar Becker zu Strassburg vom 13. Juli 1872. bestand zwischen den geschiedenen Eheleuten Zisig-Woltz die Errungenschaft gemeinschaft.
acp 641 (3 Q 30 356) f° 56-v du 17.6. n° 2056 (Ueberwiesen N° 66 17/6 75)
Zufolge dieses Ehevertrags hat der Ehegatte in die Ehe eingebracht 1) Mobilien abgeschätzt zu 1636, 2) ein Wohnaus zu Strassburg Klein Metziggasse N° 23, 3) ein Wohnhaus hieselbst Thomannsgasse N° 2. Sein Einbringen ist belastet mit 33.920 M
Die Braut hat in die Ehe eingebracht Baares Geld 2800, Mobilien abgeschätzt zu 1126, Zusammen 3925
Mobilien der Errungenschaft. Sind außer der eingebrachten Mobilien keine vorhanden. Baares Geld auch keines vorhanden, ebenso keine Immobilien
Ersatzansprüche. Der Ehegatte Zisig erklärt daß seine eingebrachten Werthschaften in natura vorhanden seien, er also an doe Errungenschaft keine Ansprüche habe
Da die Ehefrau Zisig Woltz ihre eingebrachte Mobilien in natura zurückgenommen, so hat sie an die Gemeinschafft nur noch die eingebrachte Geld mit 2800 M zu fordern, diese Summ schuldet Hr. Ziesig mangels vorhandener Werthschaften der Gemeinschafft

1875 (22.5.), Maire
Ehescheidungs Urkunde zwischen Johann Friderich Edouard Zisig, Eigenthümer und Sophie Waltz, seiner Ehefrau Zu Straßburg nach Urtheil vom Landgericht vom 20. Januar 1875
acp 641 (3 Q 30 356) f° 21 du 29.5.

Divorce, Strasbourg (n° 5)
Im Jahr 1875 den 22. Mai ist (…) erschienen Johann Friedrich Zisig, 60 Jahr alt, Eigenthümer, geboren und wohnhaft zu Strassburg, Ehemann der Sophie Waltz, 30 Jahr alt, geboren und wohnhaft zu Strassburg, welcher mir erklärte, daß er die zwischen ihm und seiner Ehefrau Sophie Waltz unterm 18. Juli 1872 zu Strassburg abgeschlossene Ehe auflösen lassen wolle. Derselbe behändigte Uns ein auf Ausbleien vom Kaiserlichen Landgericht zu Strassburg erlassenes Urtheil vom 20. Januar dieses Jahres, welches ihn ermächtigt die Scheidung aussprechen zu lassen (…) Registrirt zu Straßburg am 21. Mai 1875. N° 1816 Vol. 641. fol. 21. v° (i 46)

Jean Frédéric Edouard Zisig épouse en novembre 1875 Eugénie Blinn, fille de cordonnier, et légitime l’enfant naturel qu’elle a eu en 1860.
Mariage, Strasbourg (n° 730)
Den 9. November 1875, Heiraths-Urkunde von Johann Friedrich Zisig, Wittwer in erster Ehe von Elisabeth Schaumont und geschiedener Ehemann von Sophie Waltz, wie solches sich ergibt aus der Ehescheidungs Urkunde, welche den 22. Mai dieses Jahrs in die hiesigen Standesbücher aufgenommen worden ist, geboren zu Straßburg den 23. März 1815 (…) Rentner, wohnhaft zu Strassburg, ehelicher volljähriger Sohn von Johann Friedrich Zisig, Kutschenfabrikant zu Straßburg gestorben den 27. Novembris 1854 und von Marie Sophie Schafflützel daselbst gesorben den 25. September 1856, und von Eugenie Blinn, geboren zu Straßburg en 18. April 1838 (…) ohne Gewerb, wonhaft zu Strassburg, volljährige eheliche Tochter von Johann Blinn, Schuhmacher Zu Strassburg gesorben den 27. October 1872 und von Marie Schmitt ohne Gewerb zu Strassburg wohnhaft (…) Die Brautleute erkennen daß sie legitimiren, Paul Eugen Gustav Blinn, zu Strassburg geboren den 17. August 1860

Naissance, Strasbourg (n° 1532)
Acte de naissance. Le 19 août 1860. Philippine Geropp âgée de 56 ans, sage-femme domiciliée à Strasbourg, laquele nous a présenté un enfant du sexe masculin né à Strasbourg le 17 août 1866 à six heures du matin en la maison N° 18 rue de la fontaine et nommé Paul Eugène Gustave, fils naturel d’Eugénie Blinn, âgé de 22 ans, non mariée, née et domiciliée à Strasbourg fille de Jean Blinn cordonnier et de Marie Schmitt
[in margine :] Durch die am 9. November 1875 vor dem Civilstandsbeamten der Stadt Straßburg zwischen Johann Friderich Eduard Zisig, Rentner, und Eugenie Blinn abgeschlossene Ehe, wurde das im nebenstehenden Act genannte Kind von diesen Eheleuten legitimirt. Straßburg den 24. Februar 1876.

Jean Frédéric Edouard Zisig meurt à Schiltigheim le 6 septembre 1884 en délaissant pour héritier son fils comptable Eugène Zisig
Décès, Schiltigheim (n° 163)
Schiltigheim am 6. Septembris 1884. der Buchhalter Eugen Zisig, wohnhaft zu Schiltigheim, zeigte an, daß sein Vater der Rentner Johann Friderich Zisig, 69 Jahre 6 Monate alt, lutherischer Religion, wohnhaft Zu Schiltigheim, geboren zu Straßburg, Gatte von Eugenie Blin, Sohn der Eheleuthe Rentner Friedrich Zisig und Sophie geborenen Schaflützel, beide in Straßburg verstorben, zu Schiltigheim in der Wohnung des Anzeigenden m 6. September des Jahres 1884 Vormittag um fünf Uhr verstorben sei (i 83)

Eugène Zisig (Paul Eugène Gustave) épouse en 1886 Sophie Berthe Haslauer, fille de marchand

Mariage, Strasbourg (n° 532)
Straßburg am 26. August 1886. Vor dem unterzeichneten Standesbeamten erschienen heute zum Zweck der Eheschhießung, der Handlungsgehülfe Paul Eugen Gustav Zisig (…) evangelischer Religion, geboren den 17 August des Jahres 1860 zu Straßburg, wohnhaft Zu Straßburg, ehelicher Sohn des verstorbenen Rentners Johann Friedrich Edouard Zisig, zuletzt wohnhaft zu Schiltigheim (Unter-Elsaß) und der Eugenie Blinn, Rentnerin wohnhaft zu Straßburg
die Sophie Berthe Haslauer, ohne Beruf, (…) evangelischer Religion geboren den 15. Juli des Jahres 1861 zu Straßburg, wohnhaft zu Straßburg, eheliche Tochter des Kaufmanns Carl Heinrich Haslauer, wohnhaft zu Straßburg und der verstorbenen Sophie Caroline Rickert, zuletzt wohnhaft zu Straßburg (i 137)


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