Jean Daniel Kolb, greffier, et (1739) Marie Charlotte Pin – luthérien converti, catholiques


Fils du docteur en médecine Jean Daniel Kolb et d’Esther Kauffmann, Jean Daniel Kolb est nommé greffier en second à la Tour aux deniers le 14 juillet 1736. Il se convertit le 9 avril 1739 et épouse le 12 avril suivant Marie Charlotte Pin, fille du trésorier des fortifications d’Alsace René Pin et de sa femme Esther Sibour. Jean Daniel Kolb devient tributaire à la Lanterne le 23 novembre 1743. Il est élu greffier en chef à la Tour aux deniers en novembre 1759. Sa lettre d’engagement est conservée. Marie Charlotte Pin meurt le 21 juin 1764, Jean Daniel Kolb le 23 janvier 1771.

Maison en propriété
Rue du Tonnelet rouge, propre à l’épouse
Aux Petites boucheries, propre au mari (III 156, actuel n° 23)

Enfants


Signature au bas de son testament (1748, ADBR cote 6 E 41, 79)


Les Quinze nomment Jean Daniel Kolb greffier en second de la Tour aux deniers le 14 juillet 1736. Il prête serment devant les Conseillers et les Vingt-et-Un le 16 juillet.

Les Quinze renvoient aux Préposés au bâtiment Jean Daniel Kolb qui demande une augmentation de son revenu

1739, Protocole des Quinze (2 R 148)
(p. 554) Sambstag d.. 5. Xbris 1739 – Joh: Daniel Kolb pt° addt°
Christ. nôe H. Joh: Daniel Kolb Underschreibers auff dem Pfth. prod. vnderth. Memoriale. Erk. Ober baw herren

Jean Daniel Kolb se convertit le 9 avril 1739. Il est porté à la fois dans le registre tenu par les Jésuites et dans celui du Convent ecclésiastique

Conversions par les Jésuites (1 AST 305, p. 175)
Joannes Daniel Kolb, 1739 Aprilis 9
Répertoire du Convent ecclésiastique (cote 1 AST 89) n° 274 Kolb, H. Daniel, Secretarius auf dem Pfenningthurn.

Jean Daniel Kolb épouse le 12 avril 1739 Marie Charlotte Pin, fille de René Pin, trésorier des fortifications d’Alsace et de sa femme Esther Sibour.

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 143)
Hodie 12 mensis Aprilis anni 1739 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti sunt joannes Kolb quæstoralis cameræ Argentinensis secretarius filius defuncti domini joannis danielis Kolb medicinæ doctoris et dominæ Esther Kaufmann et dominicella Maria Carola Pin filia defuncti honorabilis domini Renati Pin denariorum Regis munimentarum totius Alsatiæ Thesaurarii et defunctæ dominæ salome Esther Sibour (signé) Joannes Daniel Kolb, Marie charlotte Pin (i 74)

Marie Charlotte Pin devient bourgeoise par son mari à titre gratuit en apportant trois enfants, Marie Charlotte Esther, Jean Louis Jacques et François Antoine Ferdinand. Elle est tributaire à la Lanterne

1743, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) p. 143
fr. Maria Charlotta gebohrne Pin H. Johann Daniel Kolb Secretarii auf allhiesigen Pfenningthurn Ehefrau erhalt das burgerrecht sambt ihren 3. Kinderen Maria Carolina Ester, Johann Louis Jacques und Frantz Antonius Ferdinand gratis, und will beÿ E.E Zunfft Zur Lucern dienen juravit d. 20.ten 9.bris 1743.

Le secrétaire de la Tour aux deniers devent tributaire à la Lanterne le 23 novembre 1743

1743, Protocole de la tribu de la Lanterne (XI 211)
(f° 169) den 23. 9.bris 1743 – Hr Johann Daniel Kolb Secretarius auff hießig Pfenningthurn producirt schein vonn hießiger statt stall Crafft dessen Er begehrt dießes orths Zünfftig Zu werden. Erkandt Willfahrt

Jean Daniel Kolb et sa femme Marie Charlotte Pin qui habitent rue du Tonnelet Rouge déposent chacun son codicille chez le notaire royal Humbourg. Jean Daniel Kolb lègue à sa femme l’usufruit viager de ses biens.

1748, Not. Humbourg (6 E 41, 79)
Testament – (Dépôt) Aujourd’huy 22° avril 1748 (…) fut present Le sieur Jean Daniel Kolb secrétaire de la Tour aux Pfennings de cette ville y demeurant ruë du Tonneau rouge paroisse St Etienne, Lequel venuë en L’Etude dud. notaire ruë fladergass Paroisse St Laurent (…) a montré, presenté et exhibé le présent cahier clos de soye noire et muni aux quatre coins et extrémités de son cachet ordinaire empreint sur cire rouge d’Espagne dans lequel il a dit et declaré etre retenu et enfermé son codicille (signé) Jean Daniel Kolb
Je soussigné Jean Daniel Kolb Secretaire au Bureau de la recette Generale de la Ville de Strasbourg y demeurant (…) Troisiemement, je donne et Legue a lad. Marie Charlotte Pin ma chere epoise l’usufruit et Jouissance pleine et entiere pendant sa vie durante de tous mes biens tant meubles qu’immeubles
à Strasbourg le 25 novembre 1747, Jean Daniel Kolb

Testament – (Dépôt) Aujourd’huy 22 avril 1748 (…) fut presente Damle Marie Charlotte Pin Epouse du Sr Jean Daniel Kolb Secrétaire de la tour aux pfennings de cette ville y demeurant ruë du tonneau rouge paroisse St Etienne, laquelle venuë en l’etude dud. notaire ruë fladergass Paroisse St Laurent (…) a montré, presenté et exhibé le présent cahier clos de soye noire et muni aux quatre coins et extrémités de son cachet ordinaire empreint sur cire rouge d’Espagne dans lequel elle a dit et declaré etre retenu et enfermé son codicille (signé) Marie charlotte Pin Kolb

Les Quinze élisent Jean Daniel Kolb greffier en chef à la Tour aux deniers. Il prête serment le 17 novembre 1759 devant les Conseillers et les Vingt-et-Un.

1759, Conseillers et XXI (1 R 242)
(p. 206) Sambstag den 17. Novembris 1759. H Johann Daniel Kolb von Ghh. den XV. erwöhle Ober Schreiber des Pfenningthurns schwört auff seinen bestallungs brieff
Gleich anfänglich dießer Session Hat Hr Johann Daniel Kolb der ohnlängst Von GHh. den XV. erwehlte Oberschreiber des Pfenningthurns auff seinen in pleno abgeleßenen beÿ heutigen actis Liegenden bestallungs brieff einen Cörperlichen eÿdt abgeschwohren.
H Johann Daniel Kolb secret. auff den Pfenningthurn wird Schöff beÿ E. E. Zunfft Zur Lucern und schwört deswegen. 277. (Sambstags den 29.sten Decembris)
(Registre des XV lacunaire)

Jean Daniel Kolb remet sa lettre de nomination par laquelle il promet fidélité et obéissance à se chefs. Il s’engage à tenir les registres, à venir chaque jour à la Tour aux deniers sans jamais quitter la Ville sans autorisation, à garder le secret des affaires dont il a connaissance, à mener une vie modeste sans se mêler des affaires d’une fondation ni accepter de tutelle. Il ne demandra pas à des ouvriers municipaux de travailler pour lui mais s’adressera à des ouvriers privés. Il ne se fournira pas en matériaux, bois ou autres, dans les chantiers municipaux pour ses affaires privées. Il n’encaissera pas pour son propre compte des capitaux ou des intérêtes de la Tour aux deniers, sauf avec l’autorisation des ses chefs. Il ne prêtera pas non plus d’argent à la Tour aux deniers. Il se soumettra au règlement approuvé en 1640 par les Trois de la Tour aux deniers. Il se soumettra en cas de litige à le seule juridiction du Magistrat. Il recevra en rétribution de ses services chaque trimestre 125 livres, du sel à prix fixe, chaque année six quartauts de froment, six de seigle, douze mesures de vin blanc, huit foudres de bois de hêtre, huit de chêne et 1200 fagots. Il jouira d’un logement gratuit dans le bâtiment à côté de la Tour aux deniers et du fossé entre la porte de l’Hôpital et celle des Bouchers. Il n’acceptera pas d’autre fonction tant qu’il exercera celle pour laquelle il prête serment.

1759, AMS, III 39 (36)
Bestallungs brieff Johann Daniel Kolb des Oberschreibers auff dem Pfenningthurn
Lect. beÿ GHh. Räth und XXI. d. 17. 9.bris 1759.
1759. 10. 9.br (N° 1) Ich Johann Daniel Kolb bekenne und thue Kundt Jedermänniglich mit dießem brieff, demnach die Hoh Edelgebohrne, Gestrenge, Wohl Edle, Ehrenveste, Fromm, fürsichtige, hochgelehrt, und Wohlweiße herren die geheime Räth der Statt Straßburg, genannt die Fünff Zehen, Meine Gnädig gebietende Herren mich auff den Pfenningthurn Zu einem Oberschreiber bestellt, auff: und angenommen haben, daß ich darauff einen löblichen Eÿd Zu Gott den Allmächtigten geschwohren, Herrn Meister und Rat, jhren burgern und gemeine Statt Straßburg, getreu und hold Zu seÿn, jhre Ehre, Nutzen und frommen Zubefördern, jhrem schaden aber vorzukommen, denselben Zu warnen und zu wenden, sofern ich jenner Kann und Vermag, auch allen jren Gebotten und verbotten gehorsam und gewärtig Zu seÿn, wie nicht weniger der herren dreÿ des Pfenningthurns jederzeit getreulich Zu warten, alle deßelben geschäffte, insonderheit aber das Protocoll auffrichtig und mit bestem fleiß Zuversehen und Zuhalten, zu solchem ende alle tag auff den Pfenningthurn Zugehen, und mich also lang, als es angeregter geschäfften Nothdurfft erfordern wird, auffzuhalten, deßgleichen auch auß der Statt über nacht nicht Zu begeben, es seÿe nur dann ein solches Zuvor durch obwohl Ehrengedachte Herren die Fünffehen, oder die verordnete Obere Bauherren, oder, da es umb ein wenige Zeit Zuthun, Von den dreÿen erlaubt und Zugelaßen, Zu dem ende, allerdings geheim und verschwigen Zu seÿn, was jch in Meiner herren und der Statt Straßburg geheimnüßen auff dem Pfenningthurn oder sonsten, es seÿe an brieffen, freÿheiten, Räthen, Silber und guldtenen Müntzen oder anderem, wie das nahmen haben mag, erfahren, hören oder sehen würde, daß ich solches und alles anders so Zuverschweigen, und in geheim Zu halten ist, nimmermehr ohne Vorwißen, willen und Befehl Meiner gnädigen Herren Meister und Raths, so je Zu Zeiten seÿn werden, Niemanden anzeigen noch eröffnen, sondern es beÿ mir Zu behalten um biß in mein ende Zu verschweigen, auch mich daneben eines stillen, auffrichtigen, Erbaren und eingezogenen Lebens und wandels befleißigen, und solang ich in dießem dienst bleiben werde, mich mit Keiner Schaffneÿ, die habe gleich nahmen wie sie wolle, noch auch einige vogteÿ oder anwaldschafft beladen solle noch wolle.
Über dießes alles soll und will ich mich auch beÿ meinem geschwornen Eÿd der Statt werckleuth und taglöhner, es seÿen welche Sie wollen, in arbeit und Gebäu, die ich in mein oder der meinigen Nutzen machen laße, gantz und gar nicht bedienen, sondern mich diejenigen arbeiter gebrauchen, die außer der Statt diensten seÿendt, und Von dem Pfenningthurn Keine belohnung haben. Deßgleichen auch von der Statt Werckhöffen etwas wenig oder viel, es beruhe auff holtz oder Materialien, oder haben nahmen wie es wolle, entlehnen oder Kauffen, es geschehe dann allemahl mit vorbewußt, willen und Gehell der Obern bauherren, und dreÿen des Pfenningthurns.
Ich soll auch Keinen einigen Zinß oder haubtguth, so der Pfenningthurn schuldig ist, ohne Vorwißen der Obern bawherren, an mich erkauffen noch an Zahlung /:es geschehe dann mit Urtheil oder durch einen einsatz:/ annehmen noch eintauschen, oder sonsten an mich bringen, weder durch mich selbsten, noch jemand anders von meinetwegen viel weniger einiges haubtguth, so ich auff dem Pfenningthurn stehen habe, ohne gnädige bewilligung der herren Fünffzehen, durch die herren dreÿ mit ablößen laßen.
Ab dem Pfenningthurn soll ich auch Kein geldt lehnen, oder auffschlagen, in Keinen weg, auch Keine wörth, so der Pfenningthurn Verlehnete, in lehnung begehren, weniger dem Pfenningthurn etwas Von dem meinigen Zu Kauffen. Geschenck, mieth noch miethwohn, soll und will ich Von Niemand, so Zinnß auff dem Pfenningthurn zu sollicitiren und erheben, nicht fordern noch annehmen, noch durch die meinige annehmen laßen.
Was auch in der Herren dreÿen reformirten ordnung de Anno 1640 geordnet, und mir dem Oberschreiber, daß es also beschehen möge, fleißige achtung darauff Zu haben, in meinen Eÿd insonderheit gegeben, dem solle und will ich auch getreulich und ohne alle gefährde geleben und nachkommen.
So dann und ebenermaßen mir laßen angelegen seÿn, so offt ein neuer Oberbauherren und die über da bauweßen beschriebene Ordnungen Zuzustellen, und einzuhändigen, auch den herren dreÿen des Pfenningthurns jhre Ordnung jährlichen auff den darzu bestimten tag, Vor und ableßen.
Da ich auch über Kurtz oder lang, mit der Statt Straßburg, oder Sie hinwiederumb mit mir etwas jrrung oder Späner haben oder gewünnen würde, Von diesem meinem dienst oder einigen anderen sachen, die Zeit als ich jhr diener oder burger allhier gewesen, herwachßend, darumb soll und will ich Vor herren Meister und Rath allhier, so jederzeit seÿn werden, recht geben und nehmen und nirgend anderswo. Was auch daselbst gesprochen und Erkannt wird, allzeit stät halten und Vollziehen, ohne allen eintrag und außzug, doch in anderen sachen gegen burgern oder frembdt. an mir mein gebührend recht, wie anderen burgern, Vorbehalten.
Wieder dießes alles, und was in dießem brieff geschrieben stehet, soll mich nicht schirmen noch befreÿen Keinerleÿ Gnad, freÿheit, hülfft, Gericht oder Recht, wie die immer auß gebracht wären oder würden, gar in Keinen weg, dann ich auch deßen allen, und was hier wieder seÿe, erdacht, oder vorgenommen werden mögte, sambt dem rechten so gemeiner Verziehung wiederspricht gantz und gar begebe und renunciret haben will, Verziehe und begebe mich auch deßen in Krafft dießes brieffs alles getreulich und ohne gefährde.
Und umb solcher meiner dienste willen, haben mehr wohlerwehnte Meine gnädige herren, mir folgende besoldtung geben und werden Zu laßen, Zugesagt und bewilliget, Nemlichen alle Viertel jahr Von den dreÿen des Pfenningthurns 125 Pfund Pfenning, auß dem Saltzhauß jährlichen gegen erlag eines Pfunds und vier schilling ein fiertel Saltz, von der Statt speicher jährlichen sechs fiertel weitzen und sechs fiertel Roggen, auß der Statt Keller jährlichen Zwölff ohmen weißen wein vnd von dem haagmeister auch jährlichen acht fuder buchen: acht fuder Eichenholtz und 1200 wellen. So dann den freÿen Sitz in dem Statthauß neben dem Pfenningthurn, und den genuß des inneren Stattgrabens Von dem Spithalthor biß an das Metzgerthor.
Und umb solche besoldung solle Ihren Gnaden ich so lang es denselben gefällig Zu dienen schuldig seÿn, und mein dienst auff heut dato angehen, ich mich auch ohn jhr Vorwißen und guten willen, in Keinen andern dienst begeben, oder Verpflichten, sondern ferner gnädiger beförderung, ihrem guten gefallen nach, unterthänig erwarten.
Zu mehrerer Urkundt habe ich dießen Brieff mit eigener hand geschrieben, unterschriebenen und mein gewöhnlich Pittschafft hievor gedruckt, So geschehen den Zehenden tag des Monats Novembris stili novi als man nach Unßers einigen Erlößers und Seligmachers Geburt Zahlte, 1759. Johann Daniel Kolb
Daß H Johann Daniel Kolb ohnlängst Von GHh. den XV. erwehlte Oberschreiber des Pfenningthurns den 17.ten Novembris 1759. beÿ GHh. Rath und XXI. auff die stäth und festhaltung seines allda in pleno abgeleßenen und obstehenden bestallungs brieff einen Cörperlichen eÿdt abgelegt habe, bescheine ex protocollo Straßburg den 17 Novembris 1759. [unterzeichnet] Streicher, Amr. Secretarius.

Marie Charlotte Pin meurt le 21 juin 1764. Elle est inhumée deux jours plus tard dans le cimetière à côté de l’église

Sépulture, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 143)
Anno Di 1764 Die 21 Junÿ Mortua est Da. Maria Carola Pin, annos 50 cum dimidio nata, uxor superstitis Dni Joannis Danielis Kolb, ærarii Civitatis argentinensis Secretarii primi, sacramentis Pœnitentiæ, Eucharistiæ et Extremæ unctionis rité munita Et Die 23 ejusdem Mensis et Anni a me infra scripto in Cœmeterio Ecclesiæ nostræ Contiguo fuit sepulta (i 75)

Secrétaire en chef de la Tour aux deniers (bureau des deniers patrimoniaux), Jean Daniel Kolb meurt en 23 janvier 1771 dans une maison de fonction rue de la Nuée Bleue en délaissant cinq enfants issus de la femme Marie Charlotte Pin, morte le 21 juin 1764 sans qu’un inventaire ait été dressé. Le défunt a légué sa maison rue des Petites Boucheries à sa fille aînée et a réduit son fils à la légitime. L’actif s’élève à 6 104 livres strasbourgeoises, le passif à 5 410 livres Les experts estiment la maison aux Petites Boucheries à 3 250 livres, celle rue du Tonnelet Rouge à 1 250 livres.

1771 (13.2.), Not. Haering (6 E 41, 1372) n° 412
Inventaire de la succession de feu M° Jean Daniel Kolb, en son vivant Secrétaire en chef du bureau des Deniers patrimoniaux de la Ville de Strasbourg et Citoyen d’icelle, dressé l’an 1771. – décédé en son domicile Ruë de la Nuée bleüe Paroisse St Pierre le jeune le 23° Janvier dernier, lesquels biens à la réquisition des cinq Enfants du défunt proocrés avec feu Dame Marie Caroline née Pin, seuls et uniques héritiers testamentaires (…) Fait à Strasbourg le 13° fevrier 1771, en presence de M° Jean Guillaume Berga Secret de la Chancellerie et Greffier à l’audience de l’hotel de ville de Monsieur l’Ammeistre Régent, et assesseur au petit Sénal de cette susd. Ville, duquel il a eté député en vertu d’une sentence du 9. de ce mois à cause de lad. Dame Guerin non bourgeoise
Dénomination des héritiers du défunt M° Jean Daniel Kolb susdit. En vertu de son Testament olographe du 21 avril 1769. deposé chez M° Laquiante Nre royal le 22. dud. mois, il a institué nommé et créé pour ses héritiers et héritières uniques ses cinq enfants procréés avec son Epouse defunte De Marie Caroline née Pin décédée le 21. juin 1764, Savoir I° De Marie Caroline Esther née Kolb, cy présente assistée du Sieur Simon Guerin de Fleury, Intéressé dans les affaires du Roy son Epoux demeurant en cette ville, II° le Sieur Jean Jacques Louis Kolb, Lcé. ès droit et secret: des audiences rendues au Domicile de M. l’Ammeistre regent dans cette ville xy présent, III° Dlle Marie Madeleine Joséphine Kolb, IV° Dlle Marie Françoise Pauline Kolb ces deux filles majeures usante et jouissante de leurs droits assistées de M. Jacques Ignace Pin, avocat et Procureur exerceant au petit Senat de la ville de Strasbourg, leur oncle maternel, V° Dlle Marie Rosalie Kolb, fille majeure, cy présente avec son curateur établi par la justice ledit Sr Pin

Trouvés dans une Maison scise Rue de la Nuée bleuë et nomement dans l’appartement attaché à l’office du défunt
Propriété de Maisons. Premièrement une Maison de devant et derrière avec tous ses droits dependances et appartenances scize dans cette Ville de Strasbourg vis à vis les petites Boucheries, d’une part André Meyer battelier et les héritiers de feu le Sr Jean Georges Busch ancien assesseur au grand Sénat de cette ville, d’autre part la veuve de feu le Sr Jean Georges Ihle, en son vivant Boulanger françois et également ancien assesseur audit Grand sénat ayant par derrière l’issue au cul de sac de St Thomas par devant le communal, franche et quitte de tout droit réel, estimée par (…) le billet d’estimation en datte du 21. fevr. 1771 à la somme de 6500 fl. cy 13.000 Livres tournois, Ladite maison a été léguée au defunt par feu sa Mere Ester Kolb née Kauffmann veuve du Sr Jean Daniel Kolb, en son vivant Docteur en Medecine et Praticien en cette ville en vertu du § 3° de son testament clos en datte du 8. Janv. 1759. déposé le 15 dudit mois et an en l’étude du Notaire soussigné
Plus une maison scise en la Ville de Strasbourg Ruë du Tonnelet rouge avec deux cours et un puit et tous autres appartenances et dependances, joignant M. Aurelius Gerung Lcé. ez droits d’une part et le Sieur Jean Michel Bühler Greffier de la Chambre de Police de l’autre, aboutissant par derriere sur l’hotel de Salm et les maisons appartenant au Sr Barbier, Receveur des finances & au Sieur Philippe Jacques Baldner perruquier, la d° Maison franche et quitte de tout droit réeln estimée par lesd. Experts Jurés de la Ville la somme de 2500 fl. cy 5000 Livres tournois, Un 7° de cette maison provient du chef de la Mere et des héritiers, les autres six 7° ont été cédés par leurs oncles et tante aud. leur pere defunt par differentes cessions.
Norme du présent inventaire – Copie du Testament. Je soussigné Jean Daniel Kolb Secrétaire en chef du Bureau des deniers patrimoniaux de la Ville de Strasbourg (…) 2. je donne et legue à M Simon Guerin de fleury mon gendre et à la De Marie Caroline née Kolb son épouse ma fille la maison de devant Maison de derrière deux cours appartenances et dependances qui m’appartient et que je possede audit Strasbourg vis à vis de la Petite Boucherie sans rien excepter, à charge de payer à ma succession 17.000 Livres tournois, sous la condition expresse qu’ils ne formeront aucune pretention contre ma succession pour Raison des Depenses qu’ils y ont faites pour la construction et de celles qu’ils feront a l’avenir pour son embellissement suivant les Mémoires Etats et quittances [in fine] Nous soussignés M Simon Guerin de fleury mon gendre et De Marie Caroline née Kolb renonçons formellement au legs de sa maison vis à vis de la Petite Boucherie à Strasbourg moyennant 17.000 liures
Observation. Comme le fils est reduit par le Testament paternel cydessus à la légitime seulement, il eut été de Droit et de Raison de faire la séparation du bien maternel d’avec le paternel puisque le fils participe sa portion virile en plen dans la succession de la Dame sa défunte Mere toutefois cette séparation plus propre d’engendrer force de Difficultés que concilier le Esprits ne fut pas adoptée. Or pour obvier à bien des différends qu’on eut rencontrés en la Recherche du bien maternel puisqu’en se mariant les Pere et Mere des héritiers n’ont pas fait de Examen ni Etat de leurs apports et qu’au Deceds de la Mere arrivé le 21 juin 1764 il n’a pas été dressé un Inventaire de sa succession, les parties ont préféré de composer à l’amiable par forme de transaction passée devant le notaire soussigné le 15 février 1771 en vertu de maquelle le Fils se tient content et satisfait de son bien Maternel au moyen de 2804. lb ? (…)
S’ensuit la Description de la présente succession, meubles meublants 800, Garde robbe 293, vins et tonneaux 187, argenterie 349, argent comptant 456, maisons 18.000, dixme de Pfuhlgriesheim 852, capitaux 2419, dettes actives 1707, total général 24.415 livres – Dettes passives 21.642 livres, déduction faite 2772 livres
(Documenta)

Jean Daniel Kolb meurt le 23 janvier 1771. Il est inhumé le lendemain dans le cimetière à côté de l’église

Sépulture, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 357)
Anno Dni 1771 die 23. Januarii mortuus est Dnus Joannes Daniel Kolb annos 65 Circiter natus viduus Dnæ Mariæ Carolæ Pin, ærarii Civitatis argentinensis Secretarius primarius, sacramentis Pœnitentiæ, Eucharistiæ et Extremæ unctionis rité munitus et die Sequenti a me infra scripto in Cœmeterio Ecclesiæ nostræ Contiguo fuit sepultus (i 184)

La fille de Jean Daniel Kolb obtient un abonnement à la Taille sur le pied de 4 000 florins.

1786, Livres de la Taille (VII 1181), f° 30-v
Donnerst. den 1. Julii. Aus Erkandtnus der Hoch und Wohlverordneten Obern Stall Herren vom 22. Maji 1785
Hr Guerin de fleury nomine weÿl. H. Johann Daniel Kolb, gewesenen ersten Secretarii auf Löblicher Statt Pfenningthurn hinterlaßener ledigen Tochter, stehet vor und bitt ihro mit einem abonnement auf Löbl. Statt Stall dergestalt Zu willfahren, daß sie statt bishero verstallter 1000 Gulden, eine summ von 4000 Gulden bis ad Annum 1790. inclusive Zu verstallen habe.
Erkandt, wird Implorantin mit begehrtem abonnement auf Löbl. Statt Stall auf den Fuß von 4000 Gulden bis ad annum 1790. inclusivé unter folgenden Bedingungen willfahrt, daß sie das angesetzte quantum, über Abzug der bis dahin verstallten Summ, sogleich baar anlege, und wann ihro während solchem abonnement etwas Erbs: legats; donations: oder Wÿdums weiße Zufallen solte, deßen Betrag auf löbl. Statt Stall angegeben, und das Stallgeld davon obig fixirter Summæ beÿgesetzt werde, wie nicht weniger daß auf dero während dieser Zeit erfolgende Absterben dero Verlaßenschafft Ordnungs mäßig inventirt und das zu errichtende Inventarium jedoch ohne zu beförchtende Recherche oder Nachtrag denen Herren dreÿ Löbl. Statt Stall überliffert werde.
Unterschrieben Zæpffel XV. Secretarius mit Handzug.


Jean Jacques Louis Kolb, greffier, et (1771) Marie Françoise Reiff – catholiques

Jean Jacques Louis Kolb s’inscrit à la faculté de droit de Strasbourg le 9 avril 1760. Il soutient son mémoire le 28 avril 1766.

Die Alten Matrikeln der Universität Strassburg 1621 bis 1793
Bearbeitet von Gustav C. Knod
Matricula Studiorum Juris (p. 430) 1760, Apr. 9 (6680) n° 32, Ludovicis Jacobus Kolb, Argentinensis
Matricula Candidatorum Juris (p. 620) 1766, Apr. 28 n° 2076, Johannes Jacobus Ludovicis Kolb, argentinensis
14. Mai, ex. 23. Jun, disp. (de stabilitate hypothecæ in rebus per remed Legis,Iidæ Cod. de R. V.), Test.. Lic.

Les Conseillers et les Vingt-et-Un élisent Jean Jacques Louis Kolb greffier à l’audience du consul régent le 25 février 1769

Jean Jacques Louis Kolb épouse en 1771 Marie Françoise Reiff, fille du garde Jean Michel Reiff et de sa femme Marie Françoise Borelle : contrat de mariage, célébration

1771 (9. 9.br), Not. Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 286) n° 580
Eheberedung – persönlich kommen und erschienen seÿe Herr Johann Jacob Ludwig Kolb, Juris Utriusque Licentiatus, beÿ jeweilig des Regierenden Herrn Ammeisters Hauß Audienz wohlverordneter Secretarius, weÿland Herrn Johann Daniel Kolb, geweßenen Ober Secretarii auff allhiesigem Löblicher Statt Pfenningthurn mit auch weÿland Frauen Carolina gebohrner Pin, beeder seiner geweßenen Ehegattinen ehelich erzeugter Sohn, als Herr Hochzeiter, beÿständlichen Herrn Johann Niclaus Wilhelm, J. U. Lti E. E. Großen Raths und Verstorbeniedenen anderer hoher Gerichtstellen dießer Stadt der Zeit Advocati et Procuratoris Vicarii auch burgers allher, an Einem
Sodann Dempoiselle Maria Francisca Reiffin, Johann Michael Reiff mit auch weÿland Frauen Maria Francisca gebohrner Borelle seiner geweßenen Ehefrauen ehelich erzeugte Tochter, als hochzeiterin beÿständlich herrn Johann Frantz Buffet, Procuratoris vicarÿ und burgers allhier, ihres geschwornen Curatorÿ, andern Theils
So beschehen allhier Zu Straßburg auff Sambstag den 9. Novembris Anno 1771 [unterzeichnet] Lt. Kolb als hochzeiter, maria fransicsa reiffin als hochzeiterin

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 318)
Hodie 11 mensis Novembris anni 1771 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuerunt dnus Joannes Jacobus Ludovicus Kolb, oriundus ex parochiâ ad S Stephanus intra hanc civitatem dni ammestri Regentis secretarius, filius majorennis defuncti Dni Danielis Kolb in vivis civis et Cancellariæ secretarii et defunctæ Dnæ Carolæ Pin in vivis conjugum a tribus circiter annis in hac parochia commorans ex unâ, et Domicella Maria Francisca Reiff filia minorennis Michaelis Reiff quondam civis et custodis hujatis et defunctæ Mariæ Franciscæ Borellin in vivis conjugum parochiana nostra ex alterâ partibus (signé) Lt Kolb, reiffin (i 162)

Les meubles qui appartenaient à feu Jean Jacques Louis Kolb, greffier auprès du juge de paix du quatrième canton, sont vendus rue des Juifs à la demande de sa fille

1802 (19 nivose 10), Strasbourg 5 (12), Not. F. Grimmer n° 1335
Verkauf und Erlöß: Register die in weÿl. des bürgers Johann Jacob Ludwig Kolb, gewesten Greffier des friedensrichters des 4. Gerichts bezircks Verlaßenschafft gehörigen Mobilien
en cette ville rue des Juifs N° 36 à la requête de sa fille cit. Françoise Kolb épouse du cit. Henry Gros officier de santé de la 109 ½ brigade Infanterie (procuration, Notaire à Metz,
en garnion à Metz Logé au quartier Coirlin 4° section)
heutige looßung und extantzen 183 fr, baarschafft 328 fr, 277 und 556 fr, 24 und 1439, bleibt 1534 fr

Marie Françoise Pauline Kolb, célibataire

Célibataire, Marie Françoise Pauline demeure à Maréville en 1786, à Chauveney-le-Château près de Montmedy en 1775 et à Strasbourg en 1799

1775 (21.8.), Not. Anrich (6 E 41, 1502), n° 153
Inventaire des Biens délaissés par feu Me Jacques Ignace Pin
Marie Françoise Pauline Kolb majeure demeurant à Chauveney le Chateau, procuration à Montmedy

1799 (3 nivôse 8), Strasbourg 9 (anc. cote 6), Not. Dinckel, n° 457
Inventarium über weÿl. der b. Catharina Dorothea Leÿdecker der ledigen aber großjährigen
b. Maria Francisca Paulina Kolb die ledige aber großjährige dahier

Marie Rosalie Kolb, célibataire († 1786)

Marie Rosalie Kolb meurt le 28 mai 1786 après avoir institué ses deux sœurs héritières testamentaires. Sa succession comprend le quart de la maison aux Petites boucheries et de celle rue du Tonnelet rouge. L’actif de la succession s’élève à 1904 livres, le passif à 1422 livres.

1786 (16.9.), Not. Lung (6 E 41, 1526) n° 121
Inventaire des Biens délaissés par feue Demle Marie Rosalie Kolb, fille majeure de feu M° Jean Daniel Kolb, en son vivant premier Secretaire à la Tour aux Pfennings de cette ville de Strasbourg, dressé en l’année 1786 – après son decès arrivé en cette ville le 28. May de la presente année. Laquelle succession a été inventoriée à la requete de D° Marie Caroline Ester née Kolb, Epouse de M° Simon Guerin de Fleury, Interessé dans les Affaires du Roy, demeurant audit Strasbourg, de lui duement assistée et autorisée, et de mond. Sr Guerin de Fleury pour et au nom de De Marie Madeleine Josephe née Kolb Epouse de M° Jean Baptiste Vogel, Greffier Notaire de Mittel Bergheim y demeurant, en vertu de son pouvoir special en date du 23 août dernier (…), lesdites deux Dames Sœurs et seules heritières par portions égales de ladite défunte Dlle Kolb instituées par son testament mystique transcrit ci après (…) à Strasbourg le 16 septembre 1786

Copie du Testament mystique de ladite Defunte deposé en l’etude de M° Laquiante, Notaire royal en cette ville le 28 May 1786 et publié le 20 juillet suivant
Copie de la procuration – Dlle Marie Françoise Pauline Kolb, demeurante à Marville (…) comme coheritiere présomptive de feue Dle Marie Rosalie Kolb sa sœur décédée à Strasbourg – le 6 juillet 1786 ressort du Parlemant de Metz
meubles meublants 320 livres
Plus le quart par indivis d’une maison consistant en batimens de devant et de derriere, cour, puit, fond et tres fond avec tous ses droits, appartenances et dependances, scise en cette Ville de Strasbourg vis à vis les petites Boucheries, d’un coté Sr Huter M° Boulanger, de l’autre Sr Diebold, Mecanisien, et derriere ayant l’issue au cul de sac de St Thomas,, franche et quitte de tout droit réel hormis les impositions ordinaires et les capitaux ci après mentionnés, estimée par Mrs les Experts Jurés de la Ville suivant leur estimation par écrit du 7. septembre present mois jointe à la minute du present inventaire à la somme de 6000 fl cy 12.000 livres tournois, Dont ledit quart fait celle de 3000 livres tournois. Les trois autres quarts appartiennent aux susdites deux heritieres et audit Sr Guerin de Fleury comme cessionnaire de Dle Marie Françoise Pauline Kolb, toutes trois sœurs de ladite defunte. Ladite maison leur etant avenue de la Succession de leur pere, auquel elle a été leguée par sa mère feue De Ester Kolb née Kauffmann, en vertu de son testament deposé en l’Etude de feu M° Haering, Notaire, le 15. janvier 1759.
Plus le tiers par indivis d’une maison, consistant en batimens de devant, de côté et de milieu, deux cours, puit, fond et tres fond avec tous ses droits, appartenances et dependances, scise en cette ville de Strasbourg ruë du Tonnelet rouge, d’un côté le Sr Jean Michel Bühler, Greffier de la Chambre de Police, d’autre le Sr Schlagdenhauffen M° Chapelier, et par derrière M. Barbier, Commissaire des guerres, franche et quitte de toute autre charge que celles des impositions ordinaires et des capitaux y affectés, estimée suivant la susd° cedule d’estimation par lesd. Experts Jurés à la comme de 2000 fl. cy 4000 livres tournois, faisant le tiers 1333 livres tournois. Un quart de lad° maison est échu à lad. Defunte de la succession de ses pere et mere et 1/12 lui a été cedé par ladite Dle Marie Françoise Pauline Kolb sa sœur par acte passé devant Me Laquiante, Notaire Royal le 20 Juin 1783. Les deux autres tiers appartiennent sur le même pied auxd. deux De ses sœurs coheritieres
Et un quart dans quatre actes de constitution de rente au denier quarante sur l’hotel de ville de Paris (…) 26.100 livres tournois produisant la rente de 652 lt, avec 60 lt de frais, en principal 2962 lit
Total de la masse active 7616 livres tournois – Passif 5700 livres tournois, déduction faite 1915 livres tournois
Abschatzung vom 7.t Septembre 1786. Auf begeren Jungfrau Kolbin ist Eine behausung alhir in der statt strasburg an der Klein Metzig gelegen, Ein seÿts neben Herr Hutter dem beck anderer seÿts neben Herr Diebold dem Mecanicus, und hinten auf das thomenloch stoßend gelegen, solche behausung bestehet in forder und nebens gebäu, worinnen Eine sattlers werckstatt ferner in fünff stuben, dreÿ Kamin Zimmer Zweÿ Kuchen und Etliche Kammern, darüber seÿn die dachstühl mit breidzigel belegt, hat auch ein getremter Keller Hoff und brunnen, Vor und um Sechs tausend gulden
Der zweÿte begrif ist auch alhir in der statt straßsburg im Rothfässell gäßell gelegen Ein seÿts neben Herr actuarius biller anderer seÿts neben Herr schlahtenhauf dem hutmacher und Hinten auf Herr Barbie Comisaire des Guerre stoßend gelegen solche behausung bestehet in forder Nebens und Mittler gebäu worinen sechs stuben Eine Kamin Zimmer, Zweÿ Kuchen und Etliche Kammeren darüber seÿe die dachstuhl mit breid Ziegel belegt hat auch zweÿ gewölbte Keller, Zweÿ Höff und brunen, Von uns unterschriebenen der statt strasburg geschwornen Baujnspector und Werckmeister und Vorhero geschehener besichtigung mit aller ihrer gerechtigkeit dem jetzigen wahren werth nach Estimirt und angeschlagen Vor und um Zweÿ Tausend gulden [unterzeichnet] Boudhors arch., Kaltner wkmstr. Klotz WMstr.


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