Grandes Arcades (rue des) – an den Gewerbslauben


La rue des Grandes Arcades relie la place des Cordeliers (Barfüsserplatz, ensuite place d’Armes ou Paradeplatz, l’actuelle place Kleber) au marché aux Herbes (Gartenmarckt, l’actuelle place Gutenberg) qui est le centre administratif de la ville puisqu’on y trouve l’hôtel de ville (Pfaltz) et l’ancien bâtiment de la Monnaie. La traduction française a rendu Laube (halle) par « arcades ». Les grandes arcades de trouvaient sur le côté oriental, telles qu’on les voit encore aujourd’hui, tandis que les petites arcades se trouvaient sur le côté occidental, au sud des Petites boutiques (kleine Lädlen). Ces Petites boutiques qui datent du XVIII° siècle ont été bâties sur un terrain communal. Le débouché de la rue sur le marché aux Herbes était occupé par les deux bâtiments de la Monnaie et de l’ancien hôtel de ville (Pfalz). Comme le signale Seyboth ci-dessous, Gewerbslaube (halle marchande) est une adaptation de Erbslaube (halle aux pois).

V 198-190 Grandes arcades

Seyboth (p. 47-48)

An den Gewerbslauben – Rue des Grandes Arcades

  • Am Holwige 1288, 1301, 1372, 1437. Am Holweg 1430, 1507, 1587 (Strasse längs des ehemaligen Stadtgrabens und der römischen Stadtmauer, seit dem 8. Jahrh. intra muros). Erweisloube 1367. Lobium pisarum 1351. Halle aux pois 1636. Erbislaube 1636. Unter den Louben, Lauben, Erbslauben (Erbsenmarckt, die Erbsen waren einer der wichtigsten Nahrungsmittel im Mittelalter) 15., 16., 17., 18. Jahrh. ; im 19. Jahrh. noch (vulgo) Erbselaub. Grosse Gewerbslaube 1732 (von n° 41 bis n° 91). Howeloube (Heulaube) 1401, 1466. Kleine Gewerbslaube 1732-1811 (von n° 42 bis n° 52). Petites Arcades 18°, 19°. Petites boutiques, vulgo Kleine Lädlen (n° 12 bis n° 40), « construites sur un terrain communal indûment vendu à des particuliers par le préteur royal Klinglin ». Rue de Fleurus 1764 (die n° 1-29 zählten bis 1858 zum Kleberplatz und waren bezeichnet : beim Pfenningthurm 14.-16. Jahrh. Petit marché aux Poissons 1840, zwischen n° 29 und 39.
  • Der römische Stadtgraben wurde auf dieser Seite 1248 zugeworfen und die Ringmauer auf römischen Fundamenten abegbrochen (v. Neukirchplatz)
  • Am Holwige (au chemin creux) 1288, 1301, 1372, 1437. Am Holweg 1430, 1507, 1587 (rue qui longe l’ancien fossé de la ville et le mur romain, intra muros depuis le VIII° siècle). Erweisloube (Halle aux pois) 1367. Lobium pisarum 1351. Halle aux pois 1636. Erbislaube 1636. Unter den Louben, Lauben, Erbslauben (marché aux pois, les pois ayant été l’un des principaux aliments au Moyen-Age) XV°, XVI°, XVIII°, XVIII° siècles ; au XIX° siècle encore appelé (communément) Erbselaub. Grosse Gewerbslaube 1732 (grande halle marchande, du n° 41 au n° 91). Howeloube (Heulaube : halle au foin) 1401, 1466. Kleine Gewerbslaube (petite halle marchande, 1732-1811 (du n° 42 au n° 52). Petites Arcades 18°, 19°. Petites boutiques, communément Kleine Lädlen (n° 12 au n° 40), « construites sur un terrain communal indûment vendu à des particuliers par le préteur royal Klinglin ». Rue de Fleurus 1764 (les n° 1-29 faisaient jusqu’en 1858 partie de la place Kleber et étaient appelés : beim Pfenningthurm (près la Tour aux Pfennings) XIV°-XVI° siècles. Petit marché aux Poissons 1840, entre les n° 29 et 39.
  • On a comblé le fossé romain de ce côté en 1248 et on a détruit le mur d’enceinte qui reposait sur les fondations romaines (voir place du Temple-Neuf).

Sur le plan Blondel, la rue fait séparation entre le canton IV (à gauche) et le canton V (à droite). Le petit triangle allongé sur le canton IV est l’emplacement des Petites Boutiques.

Canton IVCanton V

Sur le plan Gruninger de 1920 la rue se trouve au milieu de la moitié supérieure.

Strasbourg 1920 - 13, Gutenberg

L’image ci-dessous montre le marché aux Herbes et le débouché des Grandes arcades sur la place (présentée sur le site de la Chambre de commerce)

Légende (pour plus de détails, voir la fig. 51 de J.-P. Klein dans Strasbourg, Urbanisme et architectures des origines à 1870) :

  1. Neubau (nouveau bâtiment, 1585) et ses dépendances, hôtel de ville de 1781 à 1792
  2. Escalier à vis (1585), démoli en 1806
  3. Hangars et appentis, démolis en 1868
  4. Pharmacie (1589), acquise en 1783
  5. Auberge zum grossen Cameelthier (au grand chameau), acquise en 1810
  6. Hôtel de ville (Pfaltz du latin palatium, palais, 1321), démoli en 1781
  7. Chancellerie (1462), en partie détruite par le feu en 1686, démolie en 1800
  8. Passerelles entre les différents édifices municipaux
  9. Monnaie (1507), démolie en 1738
  10. Poêle du Miroir (reconstruit en 1757 et 1783)
  11. Etaux de poissonniers
  12. Fontaine (Fischbrunnen, fontaine aux poissons)
  13. Monument Gutenberg (1840)

Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press. Elles sont hébergées par Free-H.