31, rue de l’Argile


Rue de l’Argile n° 31 – IV 130 (Blondel), P 671 puis section 58 parcelle 70 (cadastre)

Démolie en 1912 (Grande Percée)


Elévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 145 (© Musée des Plans-relief) 1

La petite maison fait partie d’un ensemble de quatre, appartenant depuis longtemps à la fondation Saint-Marc qui aliène trois d’entre elles dans les années 1770. La troisième à partir de l’angle de la place devient en 1777 propriété du précepteur Frédéric Bratfisch qui fait aménager l’année suivante une nouvelle cuisine à l’étage avec l’autorisation des préposés aux feux.


Cour K – Au même endroit en 2019 (20, rue du Vingt-deux-novembre)

L’Atlas des alignements (années 1820) signale un rez-de-chaussée en maçonnerie et deux étages en bois dont l’un a sans douté été ajouté depuis 1777. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830, la façade des quatre anciennes maisons de la fondation Saint-Marc, symétriques par deux, à gauche du repère (a) – voir l’acte de 1848, les maisons n° 39 et 40 « contiguës l’une à l’autre et construites de manière à ce que le rez-de-chaussée semble ne faire qu’une seule maison ». Le n° 31 (troisième maison) a été surélevé d’un étage. La cour K montre l’arrière (1-4) du bâtiment sur rue, le côté sud (3-4) et nord (1-2) de la cour, le bâtiment (2-3) du voisin à l’arrière.
La maison porte d’abord le n° 39 (1784-1857) puis le n° 31.


Relevés du Service d’architecture en 1911 : élévations, coupe
(AMS, cote 907 W 161)

La maison appartient ensuite à des commerçants juifs (Simon Katz, Moïse Bloch, Léopold Levy, 1839-1848) puis à l’ancien boulanger Guillaume Lipp qui s’associe à d’autres pour les affaires de remplacement militaire. Le cordonnier Guillaume Breth qui l’achète en 1864 en reste propriétaire jusqu’à ce que la Ville l’achète en 1908 pour le projet de Grande Percée. La commission d’enquête qui visite les bâtiments à démolir relève un escalier simple du XVIII° siècle à balustrade en planches et une porte au rez-de-chaussée. Le bâtiment est démoli en 1912. Les élévations du Service d’architecture représentent la même maison qu’en 1830, les deux voisines ont un étage supplémentaire.
Le sol de la maison fait partie de l’actuel 20, rue du Vingt-deux-novembre.

novembre 2019

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1612 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

fondation Saint-Marc
1777 v Frédéric Bratfisch, précepteur, et (1777) Marie Madeleine Salomon – luthériens
1802 v Jean Philippe Herman, tailleur, et (v. 1796) Louise Dorothée Ballis
1834 v Ignace Schlée, cabaretier, et Christine Koch
1839 v Moïse Bloch, commerçant, et (1833) Rachel May
Simon Katz, commerçant, et (1834) Anne May
Léopold Levy, commerçant, et (1830) Sara Nathan
1848 v Guillaume Lipp, boulanger, et (1819) Catherine Wagner, puis (1839) Catherine Mauler veuve du cordonnier Jean Pierre Koenig
1850 v Nicolas Reeb, tailleur, et (v. 1840) Barbe Christmann
1864 v Guillaume Bret, cordonnier, et (1858) Caroline Gasser
1909* v Ville de Strasbourg

(1765, Liste Blondel) IV 130, à la Fondation de St Marc
(Etat du développement des façades des maisons, AMS cote V 61) Frid. Bradfisch, 2 toises, 2 pieds et 0 pouce
(1843, Tableau indicatif du cadastre) P 671, Schnee, Ignace, cabaretier – maison, sol – 0,36 are / Bloch & Kratz

Locations

1787, Conrad Neiss, compagnon maçon et manant
1839, Ignace Schlée, ancien propriétaire

Préposés aux affaires foncières (Bauherren)

1778, Préposés aux affaires foncières (VII 1418)
Le maître maçon Nicolas Gœbel demande au nom du précepteur Frédéric Bratfisch l’autorisation de construire une cuisine dans la cour. Après visite des lieux, les préposés renvoient le pétitionnaire aux Préposés aux feux.

(f° 38) Dienstags den 10. Martii 1778 – Friderich Bratfisch Præceptor
Mr Nicolaus Göbel, der Maurer nôe. Friderich Bratfisch des Præceptor bittet zu erlauben an deßen im Leimen Gäßel gelegene behausung über das Höfflein ein Kuchen zu bauen. Erkannt, Augenschein.

(f° 46-v) Sambstags den 21. Martii 1778, folgende augenschein eingenommen – Friderich Bratfisch
Im Leimengäßel, an Friderich Bratfisch behausung, welcher gebetten ihme zu erlauben über ein höffel ein kuchen bauen zu laßen.
Erkannt, Seÿe der Implorant mit seinem begeren an Gnädigen Ober Feuerherren zu verweisen.

Préposés aux feux (Feuerherren, 4 R 91)

Le maître maçon Gœbel expose que la femme Bratfisch a l’intention d’aménager au premier étage une cuisine comportant un fourneau et un âtre et donnant sur l’escalier, le tuyau étant appuyé au pignon de pierre loin de toute menuiserie

(p. 465) Mittwochs den 10.ten Junii 1778. – Frau Brodfisch will in ihrer an dem Leimengäßlein gelegenen behausung im ersten stock gegen der steeg eine Kuche mit Heerd und caminschooß wohl versehen machen, das rohr am steinernen gäbel hinauf von allem Holtz entfernt. Erkannt willfahrt. Mstr Göbel.

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

1° arrondissement ou Canton ouest – Rue de l’Argile

nouveau N° / ancien N° : 20 / 39
Herrmann
Rez de chaussée en maçonnerie et 2 étages en bois médiocres
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 184 case 4

Bloch & Katz
Lévy Isidore (sub.on p. 1848)
Strauss Jacques, propriétaire, substitution 1850
Lipp Guillaume (substitution p. 1851)
Reeb Nicolas, tailleur d’habits (1852)

P 671, sol, maison, rue de l’argile 39
Contenance : 0,36
Revenu total : 43,19 (43 et 0,19)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 8
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 22 f° 587 case 2

Reeb, Michel, tailleur d’habits
1861, Breth Guillaume, cordonnier
1902, Bret, Wilhelm und Ehefrau Karoline geb. Gasser in Gg.
1908, 12 Strassburg die Gemeinde
(nouveau n° 839)

P 671, maison, sol, Rue de l’Argile 31
Contenance : 0,36
Revenu total : 43,19 (43 et 0,19)
Folio de provenance : (184)
Folio de destination : Gb
Année d’entrée :
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 8 / 6
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre allemand, registre 31 p. 334 case 5

Parcelle, section 58, n° 70 – autrefois P 671
Canton : Leimengasse Hs N° 31
Désignation : Hf, Whs u. N.G.
Contenance : 1,70
Revenu : 350
Remarques : 1912 Abbruch – 1913 ab S. 324 F. 4 [Gerbergrabenplatz Hs. N° 6]

(Propriétaire), compte 34
Strassburg die Gemeinde
1909 Gemeinde Strassburg / Ville de Strasbourg
(33)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton IV, Rue 94 Rue de l’Argile (p. 229)

39
loc. Werber, Louis, garç. charp. – Manant
loc. Narth, Anne Marie, Journaliere – Manant
loc. Neis, Conrade, maçon – Manant
loc. Zimmermann, Jean George, Brouettier – Manant

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Leimengasse (Seite 102)

(Haus Nr.) 31
Bret, Rentner. E 0
Brandel, Waschschiffbes. 2

Grille d’enquête

Fragebogen
zur Feststellung der Altertümer in den für den Straßendurchbruch zum Abbruch bestimmten Häusern in Straßburg i. E. 1907
[Questionnaire destiné à répertorier les antiquités dans les maisons vouées à la démolition pour réaliser la percée, Strasbourg, 1907]

Anmerkung. Den aufzuführenden Gegenständen ist ein Vermerk der Erhaltung hinzuzufügen und zwar bedeutet
+ sofort zu entfernen, * dringend zu erhalten, o an Ort und Stelle zu erhalten.
Diejenige Gegenstände die sofort zu entfernen sind, sind umgehend dem Kaiserlichen Denkmal-Archiv mitzuteilen.
[Remarque. On joindra aux éléments à répertorier une mention relative à la conservation, à savoir : (+) à démonter immédiatement, (*) à conserver absolument, (o) à conserver sur place. Il faudra signaler au Service impérial des monuments historiques les éléments à démonter immédiatement]

Haus : Leimengasse N° 31 [Maison :] Haus :

a) Geschichtliches : Geschichtliches : dem Almusen St Marx 1587, dem Stift St Marx 1765. 1789 [Historique] à l’aumône Saint-Marc 1587, à la fondation Saint-Marc 1765, 1789

I. Das Äussere [Extérieur]

II. Im Inneren [Intérieur]

  • 8. Treppengeländer, Einfache Tannentreppe mit Brettbaluster XVIII Jhdt. [Balustrades d’escalier] Simple escalier en sapin à balustrade de planches, XVIII° siècle
  • 25. Türbeschläge, 1 Tür Erdgeschoss (einfach) [Ferrures de porte]1 porte au rez-de-chaussée (simple)

Bemerkungen :
[Remarques –]


Propriétaire depuis plusieurs siècles de la maison et de ses voisines, la fondation Saint-Marc la vend en 1777 aux enchères 610 florins (305 livres) au précepteur Frédéric Bratfisch

1777 (30.6.), Chambre des Contrats, vol. 651 f° 231-v
nahmens löbl. Stifft St Marx H. Johann Georg Himmler daßiger schaffneÿ Ober schreiber
in gegensein Friedrich Brathfisch des informatoris, als letzt und meistbietenden
eine sothanem Stifft eigenthümlich zuständige kleine behausung und hoffstatt mit allen denen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane dem Leÿmengäßlein, einseit neben Johann Georg Kröhner dem spanner, anderseit neben einer dem dißortigen Stifft zuständigen behausung, hinten auff Christian Groß den küblermeister – um 610 gulden

Fils d’aiguilletier, Frédéric Bratfisch épouse en 1777 Marie Madeleine Salomon, fille de passementier : contrat de mariage, célébration
1777 (27.11.), Not. Saltzmann (Jean Daniel, 6 E 41, 613) n° 171
Eheberedung – Erschienen der ehrsame und bescheidene Herr Friderich Brathfisch, lediger Hauslehrer des Weiland Johannes Bratfisch gewesenen hiesigen Burgers und Nadlermeisters mitt seiner hinterbliebenen Wittwe Frau Margaretha Salome geb. Stöberin ehelich erzielte ohneins jüngste anjetzo majorenne Sohn, als Hochzeiter, an einem Theil,
so dann die tugendsame Jungfrau Maria Magdalena Salomonin, des Weiland H. Joh: Wilhelm Salomon ältern gewesenen Paßmentirers und burgers alhier mit seiner Witwe Frau Katarina Margaretha gebohrner Beinin ehelich erzeugte und nach Tod hinterlaßene ohneins jüngste großjährige Tochter, als Hochzeiterin ane dem adern Theil
Unterpfand sein soll Friderich brathfisch Hochzeiter, Maria Magdalena Salomonin als Hochzeiterin

Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (luth. f° 72-v, n° 36)
Im Jahr 1777 seind Dominica prima & secunda Adventus proclamirt und Mittwoch den 10. Decembris copulirt worden, h. Friderich Bratfisch lediger hauß præceptor weil. Johannes Bratfisches gewesenen Nadlers und burgers allhier und Fr. Margarethæ Salome gebohrner Stöberin ehelicher Sohn und Jgfr. Maria Magdalena weil. Hr. Johann Wilhelm Salomons gewesenen Paßmentirers und burgers allhier vnd Fr. Catharinä Margarethä gebohrner Beinin eheliche tochter [unterzeichnet] Friderich Bratfisch als Hochzeiter, Maria Magdalena Salomonin als Hochzeiterin

Jean Frédéric Bratfisch demande à la tribu du Miroir le droit de vendre des articles de Nuremberg pour mieux pouvoir entretenir sa vieille mère et de cotiser à la tribu. Le conseil du Miroir oppose un refus à la première demande mais approuve la deuxième.
1778, Protocole de la tribu du Miroir (XI 279)
(f° 192-v) Montags, den 23. Martii 1778 – Abweisung E. Leibzünftiger
In Sachen H. Joh: Friderich Bratfisch des hies: b: u: Hauslehrers, des weil. Johannes Bratfisch, gew: hies: b: u: Nadlers, nach tod hinterl. ohneins jüngsten Hn Sohns, Imploranten, auf vorgewiesenen Stallschein von heutigen Tag, und gethanen Vortrag, daß er mit seinen Geschwistern schon seit einigen Jahren das Nötige zu Erhaltung deren dürftigen betagten Mutter betrage, auch mit solcher Hilfe je länger je mehr fortzufahren aus kindlicher Pflicht sich gemüssiget sehe, mit beigefügtem Bitten, ihm geneigt Zu erlauben, einen Kram mit Nürnberger Waar etwas sogleich aufrichten zu dörfen, und als einen solchen ihn gegen Erlag gewonlicher Gebühr diesorts leibzünfftig anzunehmen, oder insofern jenes dermal nicht gestattet würde, ihn mit solcher begünstigung wenigstens so lang zu Vertrösten, bis H. Joh: Georg Scheibels Nürnberger Kram eingehen wird, ist nach gehaltener Umfragen Erkannt worden, daß der Implorant gegen Erlag 1 lb d zwar als Hauslehrer und Zudiener diesorts leibzünfftig aufzunehmen, mit seinem übrigen begehren aber als wider Ordnung laufend, abzuweisen seÿe.
(dt 1 lb, 1 ß Findl.)

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dans la maison qui appartient au mari. Ceux du mari s’élèvent à 252 livres, ceux de la femme à 165 livres.

1778 (22.1.), Not. Saltzmann (Jean Daniel, 6 E 41, 599) n° 301
Inventarium über Herrn Friedrich Brathfisch, des Hauslehrers, und Fraun Maria Magdalena gebohrner Salomonin, beeder Eheleute und burger alhier Zu Straßburg, vor unverändert in die Ehe gebrachtes Vermögen, auffgerichtet in anno 1778. – in ihren den letztverfloßenen 10. christmonats mit einander angetrettenen Ehestand gebracht, und kraft des dritten Artickels der den 27. Novembris kurtz vorher vor dem unterschriebenen der Stadt Straßburg geschwornen Notario mit einander errichteten Eheberedung sich vor unverändert Vorbehalten haben (…) So geschehen in Straßburg in hernach inventirter behausung, in fernerm beisein der Ehefrau gebleibten Mutter und dieser ihres Bruders H. Johann Jacob Bein des ältern, hiesigen Burgers und Kiefermeisters als von jener hierzu erbettenen beistandts auf Donnerstag den 22. Jenner nachmittag in dem Jahr nach Christi Geburt 1778.

Eigentum an einem Häuslein (M.) Nämlich eine kleine Behausung, Hoffstatt und Höflein mit deren Begriffen, Weiten, Zugehörden und Rechten gelegen in hies: St: an dem Leimengäßlein 1. S. neb. Joh: Georg Kröner dem Spanner, 2. S. neb. I. dem löbl. Allmosenstift St. Marx Zuständigen Häuslein, so auser hernach inventirtem darauf haftendem capital, frei und eigen, sofort hier ohnnachteiliger massen angesetzet wird um den Ankauf derer 610. fl. Darüb. I. aus hies. C C St. f. Perg. verf. Kbr. v. 30. Junii 1777. vorh.
des Manns in die Ehe gebrachte Gut, Sa. haußrats 209, Sa. Silbers 37, Sa. baarschafft 56, Sa. Eigenthums an einem Häuslein 610, Summa summarum 912 fl – Schuld 408, Nach deren Abzug 504 fl
Diesemnach Wird auch der Ehefrau Vermögen Verzeichnet, Sa. haußrats 178, Sa. Silbers 26, Sa. goldener Ringe 17, Sa. baarschafft 107, Summa summarum 329 fl.
Haussteuren 69 fl

Extrait du registre de population (1798) Alors qu’il ne figure pas parmi les habitants de la maison en 1789, Frédéric Bratfisch y habite avec sa femme et trois enfants.

600 MW 16 (f° 1014) 4° section, Rue de l’Argile N° 39 (i 130)
Bradfisch, Frédéric, fileur de laine, Citoien actif, 55
id. née (-) Marie Madeleine, Epouse, 50
id. Guillaume Frédéric, Perruquier, fils, 19
id. Isaac, Cordonnier, id. 115
id. Marg.te Mad. fille 12

Frédéric Bratfisch et Marie Marguerite Salomon hypothèquent la maison au profit du marchand Georges Frédéric Rosa

1786 (7.4.), Chambre des Contrats, vol. 660 f° 148-v
Friedrich Brathfisch der informator und Maria Margaretha geb. Salomonin unter assistentz Johann Friedrich Kieffer des kübels und Daniel Heiligenmeÿer
in gegensein H. Georg Friedrich Roßa des handelsmanns – schuldig seÿen 200 gulden
unterpfand, eine behausung samt zugehörden ane dem Leimengäßlein, einseit neben Georg Krähmer dem spanner, anderseit neben einer dem löbl. Stifft St Marx zuständigen behausung, hinten auff Christian Gros den kübler

Frédéric Bratfisch loue la maison au compagnon maçon et manant Conrad Neiss

1787 (20.7.), Chambre des Contrats, vol. 661 n° 303
H. Friedrich Bradfisch der informator
in gegensein Conrad Neiß des schirmers und maurer gesellen
die ihme eigenthümlich zuständige ane dem Leimengäßelin, einseit neben Georg Kröner dem spanner, einseit neben einer dem löbl. Stifft St Marx zustandiges haus, hinten auff Christian Groß den kübler gelegene gantze behausung verlehnt, auff 6 nacheinander folgenden jahren von verwichenen Johannis Baptistæ tag anfangend

Frédéric Bratfisch et Marie Marguerite Salomon vendent la maison 2370 francs au tailleur Jean Philippe Hermann et à sa femme Louise Dorothée Ballis

1802 (18 pluviose 10), Strasbourg 9 (anc. cote 27), Not. Bossenius n° 981
bürger Johann Friedrich Bradtfisch Jugend Lehrer allhier und Maria Magdalena geb. Salomon
in gegensein bürgers Johann Philipp Hermann Schneiders und Louisæ Dorotheæ geb. Ballis
Eine kleine Behausung und hoffstatt mit allen deren Gebäuden, begriffen, Weithen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten an dem Leimen Gäßlein N° 39, einseit neben Joh. Georg Kröner dem Spanner, anderseit neben einem dem grosen Allmosen Stift St Marx allhier zuständigen häuslein hinten auff Christian Gros den Stadt Ausrufer – als ein von gemeltem Stift St Marx ausweislich einer in der ehemaligen C. C. Stub am 30. Junÿ 1777 passirten Verschreibung erkauftes Guth – um 2370 francken
Enregistrement de Strasbourg, acp 83 F° 113-v du 23 pluv. 10

Jean Philippe Herrmann est originaire de Bouxwiller et Louise Dorothée Ballis de Woerth
600 MW 43 (f° 613), 4° section, Rue de l’Argile N° 39 (i 20)
Herrmann, Jean Philippe, 1775, Tailleur, né à Bouxwiller, (à Strasbourg depuis) An IX
id. née Ballis, Louise Dorothée, 1775, épouse, née à Woerth, idem
600 MW 120 (f° 154) Rue de l’Argile N° 39 (i 171)
Herrmann, Jean Philippe, 1775, Tailleur, né à Bouxwiller, (à Strasbourg depuis) An 9 – 29 avril 826 décédé
id. née Balis, Louise Dorothée, 1775, Ep., née à Woerth, idem

Légataire universelle de son mari mort en 1821, Louise Dorothée Ballis vend la maison 2000 francs au cabaretier Ignace Schlée et à sa femme Christine Koch

1834 (8.1.), Strasbourg 13 (49), Me Bremsinger n° 6882
Louise Dorothée Ballis veuve de Jean Philippe Herrmann, tailleur d’habits
à Ignace Schlée, cabaretier, & Christine Koch
une maison à rez de chaussée & deux étages, appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue de l’Argile n° 39, d’un côté Xavier Exell propriétaire, d’autre Antoine Morbeck, derrière le Sr Stahl maçon, devant la rue – acquis conjointement avec son mary de Jean Frédéric Brathfisch et Marie Madeleine Salomon par acte reçu Bossenius le 17 février 1802 et légataire universelle dudit défunt, décédé sans enfant, suivant testament reçu Bossenius le 3 février 1807 enregistré le 17 janvier 1821 – Titres antérieurs au profit du Sr Bratfisch par la Fondation St Marc à la Chambre des Contrats le 30 juin 1777 – moyennant 2000 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 222 F° 68 du 9.1.

Ignace Philippe Josse Vital Schlee est originaire de Münster (Beromünster) en Suisse, sa femme Christine Koch de « Balleringen »
600 MW 43 (f° 613), 4° section, Rue de l’Argile N° 39 (i 22)
(f° 614-b) Schlée, Ignace Philipp Jodoc Vital, 1791, Logeur, Mari, Münster Suisse, admis 1822, (auparavant) rue de l’Ecrevisse 16 (entré) avril 1834
id. née Koch, Christine, 1793, épouse, Balleringen, idem

Ignace Schlée et Christine Koch vendent la maison 2 250 francs aux commerçants Simon Katz et Moïse Bloch qui la leur louent

1839 (20.6.), Strasbourg 13 (54), Me Bremsinger n° 8682
Ignace Schlée, cabaretier, et Christine Koch
à Simon Katz et Moyse Bloch les deux commerçants
une maison à rez de chaussée et deux étages appartenances & dépendances sise à Strasbourg rue de l’Argile n° 39, d’un côté Xavier Exel, d’autre Antoine Mosbach, derrière le Sr Stahl maçon, devant la rue – acquis de Louise Dorothée Ballis veuve de Jean Philippe Hermann, tailleur d’habits, par acte reçu Bremsinger le 8 janvier 1834 transcrit au bureau des hypothèques volume 278 n° 89. Titres antérieurs, acquis le 7 février 1802 devant Bossenius au profit de Louise Dorothée Ballis et feu Sr Hermann son mari dont elle est restée légataire universelle suivant testament reçu Bossénius le 3 février 1837 enregistré le 17 janvier 1821 – moyennant 2250 francs
à charge par l’acquéreur de louer au vendeur pour 6 ans la maison ci dessus pour un canon annuel de 141 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 269 F° 67 du 24.6.

Moïse Bloch épouse Rachel May en 1833
1833 (16.10.), Strasbourg 2 (75), Me Weigel n° 8205
Contrat de mariage, communauté légale – Moise Bloch, commerçant fils d’Emanuel Bloch, cocher, et de feu Sophie Wolff
Rachel May 20 ans célibataire, fille de feu Léon May, instituteur, et de feu Eve Lehmann
Enregistrement de Strasbourg, acp 220 F° 156-v du 1810.

Natif de Cernay, Simon Katz épouse Anne May en 1834
Mariage, Strasbourg (n° 193)
Du 26° jour du mois de mai l’an 1834, Acte de mariage de Simon Katz, majeur d’ans, né en légitime mariage le 19 novembre 1808 à Cernay (haut Rhin) domicilié à Cernay, marchand, fils de Mathias Katz, marchand, et de Babette Hallbronn, conjoints domiciliés à Cernay ci présents et consentants et de Anne May, majeure d’ans, née en légitime mariage le 3 mars 1806 à Strasbourg, fille de feu Léon May, marchand décédé en cette ville le 19 avril 1832 et de feu Eve Ullmann décédée cette ville le 21 août 1823 (signé) Simon Katz, anna Maÿ

Moïse Bloch et Simon Katz s’associent pour vendre des marchandises de confectionnage
1834 (30.5.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 64 F° 88-v – ssp du 27.5.
Traité de société – Moyse Bloch, commerçant à Strasbourg et Simon Katz aussi commerçant demeurant à Cernay (Haut Rhin) actuellement audit Strasbourg
1. les Sr Bloch et Katz s’associent pour le commerce de marchandises de confectionnage à Strasbourg
2. pour trois années consécutives à dater du 27 mai courant, la société sera gérée sous la raison Bloch et Katz
4. la mise de fonds du Sr Bloch consiste dans la moitié des marchandises existant présentement dans le magasin qu’il a occupé jusqu’ici maison Moriceau Grandes Arcades n° 24

Simon Katz meurt en 1870 en délaissant un fils. L’inventaire est dressé dans sa maison à l’angle de la Grand rue et de la rue des Fribourgeois
1870 (16.8.), Strasbourg 13 (98), Not. Flach (Jean Georges) n° 7690
Inventaire de la communauté de biens qui a existé entre Anne May et Simon Katz
A la requête de I. Mad. Anne May sans état veuve de M. Simon Katz en son vivant négociant à Strasbourg où elle demeure, agissant 1° à cause de communauté de biens réduite aux acquêts qui a existé entre elle et feu son mari aux termes de leur contrat de mariage passé devant Me Weigel et son collègue notaires à Strasbourg le 26 mai 1834, 2° comme donataire de son mari en toute propriété d’une somme de 2000 francs aux termes du dit contrat de mariage, 3° et comme donataire en usufruit avec dispense de fournir caution de tous les biens meubles et immeubles délaissés par le défunt aux termes de l’article 8 du dit contrat de mariage. N.B. La dite donation en usufruit se trouve rédite à moitié conformément à la loi, vu l’existence d’enfant issus du mariage
II. M. Léon Katz, négociant demeurant à Strasbourg, habile à se dire et porter seul et unique héritier de son père M. Simon Katz
en une maison sise à Strasbourg rue des Fribourgeois n° 5 où M. Simon Katz est décédé le 18 février 1870.

Mobilier de la communauté. Les époux Katz s’étant retirés chez leur fils ont aliéné tous leurs meubles à l’exception des objets suivants
Immeubles. I. Il dépend de la communauté une maison à rez de chaussée et deux étages
grand’rue ancien n° 127 formant le coin de la rue des Fribourgeois
Stalles au Temple israélite
acp 595 (3 Q 30 310) f° 48 du 17.8. (succession déclarée le 17 avril 1870) – Communauté, mobilier 477, créances hypothécaires 6500, créances hirographaires 12.783, créances douteuses 16.6, deux stalles au temple israélite 800, maison à Strasbourg 50.000, terre hors la porte de Saverne 200 – Garde robe 329

Simon Katz et Anne May d’une part, Moïse Bloch et Rachel dite Reine May d’autre part vendent la maison 4 000 francs au commerçant Léopold Levy

1845 (27.6.), Strasbourg 13 (60), Me Arbogast n° 2072
Sont comparus 1° Le Sr Simon Katz, commerçant, & Dame Anne Maÿ, sa femme, de lui autorisée, 2° Et le Sr Moïse Bloch, aussi commerçant & Dame Rachel dite Reine Maÿ, son épouse de lui autorisée, les quatre demeurant & domiciliés à Strasbourg
au Sr Léopold Levÿ, commerçant, demeurant et domicilié à Strasbourg, ci présent et acceptant
Une maison à rez de chaussée à deux étages, appartenances et dépendances, sise à Strasbourg, rue de l’argile N° 39, d’un côté l’acquéreur, autre-fois Antoine Mosbach, de l’autre le Sr Xavier Exel, pardevant la dite rue, par derrière le Sr Stahl maçon
Etablissement de la propriété. Les vendeurs sont devenus propriétaires de la maison présentement vendue en vertu de l’acquisition qui en a été faite par lesdits Sr Katz & Bloch d’Ignace Schlée cabaretier et Christine Koch sa femme demeurant à Strasbourg, suivant contrat passé le 20 juin 1839 devant Me Bremsinger lors notaire à Strasbourg, prédécesseur immédiat dudit M° Arbogast. Cette acquisition a leu lieu moyennant le prix de 1250 francs (…). La dite Maison appartenait aux conjoints Schlée pour ‘avoir acquise de Dame Louise Dorothée Ballis veuve de Jean Philippe Herman, vivant tailleur d’habits en cette ville, suivant contrat passé devant ledit M° Bremsinger le 8 janvier 1834, enregistré. Sur le prix d cette acquisition s’élevant à 2000 francs (…). E les conjoints Hermann en sont devenus propriétaires suivant contrat de vente passé devant Me Bossenius, lors notaire à Strasbourg le 7 février 1832 et suivant testament public reçu par ledit Me Bossenius le 3 février 1807 enregistré le 17 janvier 1821, le dit Sr Hermann ayant institué sa femme née Ballis pour sa légataire universelle, celle-ci est devenue propriétaire de la totalité dudit immeuble.
Prix de vente, 4000 francs
acp 337 (3 Q 30 052) f° 82-v

Les acquéreurs hypothèquent quelques mois plus tard la maison et sa voisine (n° 440) au profit du vétérinaire Claude Prieur, demeurant à Eckbolsheim

1845 (19. 9.br), Strasbourg 13 (61), Me Arbogast n° 2171
Obligation – Furent présents Le Sr. Léopold Levi, Commerçant demeurant et domicilié à Strasbourg, et Sara Nathan sa femme de lui dûment autorisée à l’effet des présentes (devoir)
à M. Claude Prieur, artiste vétérinaire demeurant à Eckbolsheim, pour leque stipule & accepte M. Ignace Xavier Aloyse Klein, clerc de Notaire, demeurant à Strasbourg ci présent, la somme principale de 2000 francs pour prêt de pareille que M. Klein vient de leur faire à l’instant
hypothèque, Deux maisons adjacentes avec droits, appartenances et dépendances sises en cette ville rue de l’argile n° 39 et 40 ; entre M. Exel & Mad. Wagner née Wallent de Cassel, par devant la dite rue et par derrière M. Stahl maçon.
Les débiteurs déclarent sous les peines de droit qui leur ont été expliquées par les soussignés notaires qu’ils sont légitimes propriétaires des dites deux maisons, pour avoir été acquises, savoir la maison marquée du Numéro 40 par la femme Levi née Nathan en remploi de ses propres aliénés au moyen d’un échange fait avec les Sr Moyse Bloch & Simon Katz les deux négociants à Strasbourg & leurs femmes respectives suivant acte passé devant Me Ritleng qui en a gardé minute & son collègue, Notaires à Strasbourg les 29 & 30 août 1843, enregistré, transcrit au bureau des hypothèques le 4 septembre suivant, Volume 404 n°18

Léopold Levy de Rosheim épouse en 1830 Sara Nathan, originaire de Frauenberg près de Sarreguemines
Mariage, Rosheim (n° 13)
Le 27° jour du mois d’avril an 1830. Acte de mariage de Léopold Levy, cidevant Levy, Lehmann Jacob, âgé de 26 ans, né à Rosheim le 15 du mois de floreal an XI, marchand domicilié à Rosheim, fils majeur de Jacob Levy, cy présent et consentant, colporteur domicilié à Rosheim âgé de 60 ans et de Rosette Halbronn ci devant nommé Rellé Salomon, cy présente et consentante, âgée de 62 ans domiciliée à Rosheim
et Sara Nathan cidevant nommée Mendel Sara, âgée de 27 ans, née à Frauenberg, département de la Moselle le 7 thermidor an VIII, domiciliée à Mutzig, fille majeure de Nahum Nathan ci devant Mendel Moser consentant par procuration, Marchand domicilié à Frauenberg et de Jeanne Judas, domiciliée à Frauenberg (signé) L Levi, signature de l’épouse en lettres hébraïques (i 9)

Extrait du registre de population
600 MW 184 (f° 124) Rue de l’Argile N° 39 & 40 (i 147)
P.re Levy, Léopold, 1804, Rosheim, agent d’affaires, Mari, (à Str. depuis) 8 juillet 1837, admis le 16 Xbre 1840, (auparavant) Cul de sac Thomas 22, (entrée) 29 7.bre 43, (sortie) 25 Janv. 50 p. r. de la Course 7
idem née Nathan, Saara, 1802, Frauenberg, épouse
id. Silvain, 1830, Rosheim, tailleur, fils
id. Rosine, 1832, Rosheim, fille
id. Jacques, 1835, Strasbourg
id. Armand Maximilien, 2 janv. 1838 Strasbourg
id. Virginie, 11 Janv. 1841, Strasbourg
id. Théodore, Jumeau 11 Jans. 1841, Strasbourg
id. Sigismond, 15 mai 1845 Strasbourg

Les deux maisons contiguës sont vendues par enchère judiciaire au tribunal civil après que le tribunal de commerce a déclaré Léopold Levy en état de faillite. Guillaume Lipp s’en porte acquéreur

1848 (23.12.), Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 487 (2712) n° 27 – Tribunal civil
Le tribunal civil de première instance de l’arrondissement de Strasbourg, département du Bas Rhin séant en cette ville au palais de Justice a rendu le Jugement d’adjudication dont la teneur suit. Cahier des charges. M° Jean Frédéric Roser licencié en droit, avoué près le tribunal civil de première instance séant à Strasbourg y demeurant rue du Vieux Marché aux Vins numéro 100 constitué pour le sieur Claude Prieur artiste vétérinaire domicilié à Eckbolsheim, déclare que celui-ci est créancier du sieur Léopold Levi, commerçant et de Dame Sara Nathan conjoints domiciliés à Strasbourg solidaires en vertu d’une obligation passée devant M° Arbogast notaire à Strasbourgle 17 novembre 1845 (…) d’une somme principale de 2000 francs (…). Le sieur Levy ayant été déclaré en état de faillite par jugement du tribunal de commerce séant à Strasbourg en date du 24 août 1847 (…). Le procès verbal de saisie et l’exploit de dénonciation ont été transcrits audit bureau des hypothèques le 5 du même mois de février.
Désignation de l’immeuble saisi. Deux maisons sises à Strasbourg rue de l’argile n° trente [39] et 40 contiguës l’une à l’autre et construites de manière à ce que le rez de chaussée elles semblent ne faire qu’une seule maison, entre le sieur Xavier Exel et la Dame Wagner née Wallent de Castel, par derrière le sieur Stahl maçon, section P numéro 671 et 672 du plan cadastral première clase contenance superficielle 70 centiares, revenu 66 francs 37 centimes. – Origine de la propriété. La Dame Levy a acquis la maison n° 40 par contrat d’échange passé devant M° Ritleng notaire à Strasbourg le 29 et 30 août1843 avec les sieurs Moise Bloch et Simon Katz négociant en ladite ville et leurs femmes respectives et les conjoints Levy ont acquis la maison Numéro 39 desdits conjoints Bloch et Katz par contrat de vente passé devant Me Arbogast notaire à Strasbourg le 27 juin 1845. Conditions de la vente (…) – Mise à prix. Le poursuivant enchérit l’immeuble saisi pour servir de première mise à la somme de 1000 francs, Strasbourg le 20. juin 1848. (…)
Adjudication. L’an 1845 le 29 septembre (…) enchéri pendant plusieurs bougies et enfin par Me Roser avoué à la somme de 5000 francs
Adjudication sur surenchère. L’an 1848 le 27 octobre (…) M° Lederlin avoué constitué pour Jacques Strauss propriétaire domicilié à Strasbourg surenchérissant du sixième du prix des immeubles vendus par expropriation forcée sur Sara Nathan femme de Leopold Levy commerçant et ouï ce dernier et sur Charles Louis Ulrich propriétaire en qualité de sydic de la faillite dudit Levy tous demeurant à Strasbourg, (…) à la requête premièrement Marie Louise Prieur fille majeure sans état domiciliée à Eckbolsheim, Secondement Jean Chrétien Prieur cultivateur domicilié à Eckbolsheim, troisièmemement Claude François Prieur vétérinaire au haras de Strasbourg demeurant en cette ville, quatrièmement Sophie Caroline Prieur femme de Charles Remy commerçant et ce de dernier pour l’autorisation demeurant les deux à Paris, en qualité d’héritiers de Claude Prieur artiste vétérinaire domicilié à Eckbolsheim décédé pendant le cours de la poursuite et adjugé (…) à la barre du tribunal audit Jean Chrétien Prieur cultivateur à Eckbolsheim pour le prix de 5000 francs (…) adjuge les immeubles surenchéris formant l’unique lot du cahier des charges audit M° Lederlin avoué pour la somme de 5840 francs
Déclaration de command. L’an 1848 le 29 septembre (…) au profit du sieur Jean Chrétien Prieur cultivateur domicilié à Eckbolsheim
Déclaration de command. L’an 1848 le 28 octobre est comparu Me Lederlin avoué près ce siège, lequel a dit avoir enchéri pour et au nom du sieur Guillaume Lipp, propriétaire domicilié à Strasbourg

Le boulanger Guillaume Lipp épouse en 1819 Catherine Wagner, fille d’un nourrisseur de vaches
1818 (23.12.), Strasbourg 8 (25), Not. Roessel n° 6062
Consentement – Jacques Lipp ci devant boulanger et Catherine Salomé Jung, au mariage de Guillaume Lipp leur fils boulanger avec Catherine Wagner fille mineure de feu Laurent Wagner journalier à Strasbourg et de Marie Madeleine Schneider
est aussi comparue Marie Madeleine Schneider (laquelle consent) que Catherine Wagner contracte mariage avec Guillaume Lipp
Enregistrement de Strasbourg, acp 141 F° 74 du 24.12.

Mariage, Strasbourg (n° 18)
Acte de mariage célébré le 16 janvier 1819. Guillaume Lipp, majeur d’ans, né en légitime mariage le 2 Prairial an VI à Strasbourg domicilié à Strasbourg, Ci-devant boulanger, fils de Jacques Lipp, ci-devant boulanger en cette ville et de Salomé Jung, et Catherine Wagner, majeure d’ans, née en légitime mariage le premier ventôse an V à Strasbourg, domiciliée à Strasbourg de feu Laurent Wagner, nourrisseur de vaches décédé en cette ville le 27 pluviôse an V et de Madeleine Schneider (signé) Wilhelm Lipp, Catharina Wagner (i 10)

Catherine Wagner meurt en 1833 dans sa maison rue des Sept Hommes
1833 (8.8.), Strasbourg 13 (49), Me Bremsinger n° 6736
Inventaire de la succession de Catherine Wagner femme de Guillaume Lipp, ancien boulanger, décédée le 19 mars dernier, à la requête du veuf, marié le 16 janvier 1819 sans contrat de mariage, père et tuteur légal de ses quatre enfants mineurs 1. Catherine née le 20 septembre 1820, 2. Frédérique née le 30 mars 1824, 3. Frédéric Guillaume né le 1 avril 1827, 4. Frédéric Théodore né le 31 mars 1829 – en présence de Jean David Trautt, cafetier, subrogé tuteur
dans une maison rue des Sept Hommes n° 4
Immeubles. Une maison à Strasbourg, par contrat de vente reçu Stoeber le 12 mai 1832 le Jean Baptiste Bontemps mandataire de Philippe Muths, huissier à Sarrebourg, et Marie Victoire Joséphine Bontemps, ont vendu une maison, cour, écurie, pompe, bâtiment de derrière & dépendances à Strasbourg rue des Sept Hommes n° 4 d’un côté le Sr Simon, cabaretier, d’autre les héritiers Zabern, derrière la propriété du Sr Grimm boulanger – Titres de propriété antérieurs, acquis par les conjoints Muths dudit Bontemps devant Me Germain notaire à Sarrebourg 13 juillet 1831 transcrit au bureau des hypothèques volume 247 n° 22, par acte reçu le 23 septembre 1819 par Me Stoeber jeune Catherine Ernestine Bontans femme d’Adolph Frédéric Vogt, tailleur d’habits, a vendu la moitié par indivis de ladite maison au profit dud Sr Bontans alors menuisier à Türckheim qui était propriétaire de l’autre moitié héritée d’Anne Marie Zeller sa mère, suivant inventaire reçu Me Stoeber le 17 septembre 1819, transcrit au bureau des hypothèques volume 122 n° 25
communauté meubles 795 fr, garde robe 161 fr, créances actives 5780 fr – passif 5220 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 219 F° 100-v du 16.8.

Elie Mayer, Guillaume Lipp et Jacques Strauss s’associent pour proposer des remplacements au service militaire
1836 (13.7.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 67 F° 41, ssp du 30 juin 1836
Acte de Société – Elie Mayer, commerçant, Guillaume Lipp, propriétaire, et Jacques Strauss, commerçant tous domiciliés à Strasbourg s’étant associés pour faire ensemble des remplacements au service militaire et des acquisitions de créances provenant du même genre d’affaires – durée fixée à trois années qui ont commencé le 24 mai dernier
le siège de cette société est fixé à Strasbourg rue Ste Hélène n° 1 elle aura lieu sous la raison Mayer, Lipp et Strauss

Guillaume Lipp se remarie avec Catherine Mauler veuve du cordonnier Jean Pierre Koenig
1839 (8.2.), Strasbourg 13 (53), Me Bremsinger n° 8524
Contrat de mariage, communauté réduite aux acquets – Guillaume Lipp, ancien boulanger à Strasbourg veuf avec enfants de Catherine Wagner
Catherine Mauler veuve avec un enfant de Jean Pierre Koenig, cordonnier
Enregistrement de Strasbourg, acp 265 F° 98 du 9.2.

Guillaume Lipp et Jacques Strauss s’associent pour proposer des remplacements au service militaire
1842 (20. 7.br), Strasbourg 13 (58), Me Arbogast n° 1041
Contrat de société – Furent présents M. Guillaume Lipp agent d’affaires demeurant et domicilié à Strasbourg, patenté pour la présente année sous le numéro 37, première cathégorie, première classe D’une part
Et M. Jacques Straus, aussi agent d’affaires demeurant et domicilié en ladite ville, patenté pour la présente année sous le numéro 36, première cathégorie, première classe, D’autre part,
Lesquels désirant former entre eux une société en nom collectif pour traiter les affaires de remplacement militaire en ont arrêté les Conditions ainsi qu’il suit.
Article deux. Cette société est contractée pour trois années consecutives qui commencent au premier octobre prochain (…)
Article trois. Le siège de la Société est fixé à Strasbourg, rue du Puits n° 6 (…)

Liquidation de la société précédente
1843 (31.10.), Me Arbogast
Liquidation de société dont la teneur suit. Sont comparus 1° Jacques Strauss, agent d’affaires patenté par l’un des adjoints du Maire de cette ville le 17 mars dernier, première catégorie première classe N° 86, 2° Mr Guillaume Lipp, aussi agent d’affaires patenté par l’un des adjoints du Maire de cette ville le 17 mars dernier, mêmes cathégorie et classe N° 87, 3° Mad. Marie Hausser v° du Sr Elie Meyer, en son vivant agent d’affaires agissant tant en son nom personnel à cause de la communauté de biens qui a existé entre elle et son défunt mari et comme donataire à titre universel en usufruit d’une part d’enfant aux termes de leur contrat de mariage passé devant Me Noetinger Nre en cette ville le 28 novembre 1827 enregistré et en outre comme mère et tutrice légale de ses cinq enfants mineurs isus de son union avec son dit défunt mari et qui sont 1) Alphonse Mayer, 2) Théodore Mayer, 3) Jérôme, 4) Jacques et 5) Pauline Mayer, 4° Et Mr Samuel Alexandre Troller négociant agissant en qualité de tuteur de Delle Henriette Meyer fille mineure dudit défunt Sr Mayer issue de son mariage avec Henriette Stein sa première femme, tous les comparans demeurant à Strasbourg, lesdits mineurs Mayer, héritiers chacun de pour un 6° de feu leur père ainsi qu’il est établii en l’inventaire dressé après son décès par ledit M° Arbogast en date au commencement du 28 décembre 1840
Lesquels ont dit que suivant contrat déposé à Me Bremsinger autrefois Notaire en cette ville, prédécesseur immédiat de Me Arbogast le 20 juillet 1836 les Srs Strauss et Lipp ainsi que le défunt Sr Mayer ont établi entreux une société pour traiter les affaires de remplacements militaires laquelle société a été prorogée pour trois ans aux termes d’un contrat reçu par la même notaire Bremsinger le 8 août 1839. Le Sr Mayer étant décédé le 12 décembre 1840, la société s’est trouvée dissoute par suite de cet événement et les assistée de survivans sont devenus liquidateurs de la société aux termes des clauses du contrat de société précité.
Cette liquidation ayant été faite par lesdits Sr Strauss et Lipp, il en résulte qu’à la date du 31 décembre dernier après les rapports faits à la masse des sommes dues respectivement par les assosiés (l’excédent) s’est élevé à la somme de 181.459 francs, dont le tiers revenant à chaque associé s’élève à 60.486 francs

acp 315 (3 Q 30 030) f° 73-v du 8.11., Arbogast nre le 31 octobre 1843
Liquidation de société dont la teneur suit. Sont comparus 1° Mr Jacques Strauss, agent d’affaires, 2° Mr Guillaume Lipp, aussi agent d’affaires, 3° Mad. Marie Hausser v° du Sr Elie Mayer, Lesquels ont dit que suivant contrat s.s.p. fait à Strasbourg le 9 janvier 1841, enregistré à Caen le 27 janvier 1841 (…) Il a été convenu entreux pour les motifs y énoncés que quoique la société aui a existé en nom collectif entre eux les dits Srs Strauss et Lipp et ledit défunt Sr Mayer sous la raison Mayer, Lipp et Strauss soit dissoute par le décès dudit Sr Mayer, la dite succession formée par le contrat déposé à Me Bremsinger prédécesseur immédiat de Me Arbogast le 20 juillet 1836 et prorogée pour trois ans aux termes d’un contrat reçu par ledit Bremsingerà la date du 8 août 1839. laquelle société avait pour but de traiter des affaires de remplacement militaire, Mad veuve Mayer dont les droits ainsi que ceux des héritiers Mayer se trouvaient réglés par ledit contrat de société pour le cas arrivé dudit décès, continueraient néanmoins mais dans les proportion ci après énoncées à participere à ladite société (…)
Cette liquidation ayant été faite par lesdits liquidateurs, il en est résulté qu’à la date du 12 octobre courant, les rapports faits à la masse (…) se sont élevés ensemble à la somme de 253.834 francs (…)

Guillaume Lipp et Jacques Strauss s’associent pour proposer des remplacements au service militaire à la classe 1844
1844 (14.12.), Me Arbogast
Acte de société entre Jacques Strauss agent d’affaires à Strasbourg et Guillaume Lipp agent d’affaires domicilié ausit lieu agissant sous la raison commune Lipp et Strauss à Strasbourg passé devant Arbogast le 20 septembre 1842, ladite société ayant pour but le remplacement au service militaire des jeunes Gens de la classe de 1844 tirant au sort dans le Département du Bas Rhin, Les traités qu’ils feront avec les jeunes gens se feront par des contrats aléatoires avant le tirage conformément aux statuts indiqués au présent acte
acp 330 (3 Q 30 045) f° 120-v du 16.12.

Guillaume Lipp et Jacques Strauss s’associent pour proposer des remplacements au service militaire à la classe de 1846
1846 (23.12.), Arbogast
Clauses et conditions sous lesquelles Jacques Strauss agent d’affaires à Strasbourg et Guillaume Lipp agent d’affaires aussi à Strasbourg, les deux agissant sous la raison Lipp et Strauss, selon contrat de société reçu Arbogast Nre 20 septembre 1842 et & acte de prorogation de ladite société en date du 18 décembre 1842 s’engagent de fournir des remplaçants aux jeunes gens de la classe de 1846
acp 356 (3 Q 30 071) f° 7 du 24.12.

Dissolution de la société
1848 (30.10.), Me Noetinger
Dissolution de la société qui a existé entre Guillaume Lipp agent d’affaires à Strasbourg et Jacques Strauss agent d’affaires audit lieu, suivant acte reçu Arbogast Nre 20 septembre 1842
acp 376 (3 Q 30 091) f° 34 du 2.11.

Guillaume Lipp cède par échange la maison au tailleur d’habits Nicolas Reeb et à sa femme Barbe Christmann

1850 (4. 8.br), Strasbourg 12 (180), Not. Noetinger n° 22.496
Echange – Ont comparu M. Guillaume Lipp, propriétaire demeurant à Strasbourg d’une part
Et M. Nicolas Reeb, tailleur d’habits, & Dame Barbe Christmann, son épouse, qu’il autorise à l’effet de ce qui suit demeurant ensemble hors la porte de pierre, banlieue de Strasbourg, d’autre part
M. Lipp a cédé et abandonné à titre d’échange (…) aux époux Reeb Une maison avec petite cour, droits & dépendances située à Strasbourg rue de l’Argile n° 39 tenant d’un côté à M. Lipp de l’autre à Abraham Lippmann & par derrière au S. Stahl maçon
Par contre les époux Reeb ont cédé & abandonné au même titre (…) à M. Lipp Une maison avec deux écuries, pompe, jardin, droits & dépendances le tout situé hors la porte de pierre N° 3 sur la route de Strasbourg à Brumath, banlieue de Strasbourg, tenant d’un côté à Jacques Graetzer, de l’autre à la veuve Laemlé, donnant par devant sur ladite route & par derrière sur un chemin.
Telles que ces deux maisons & leurs dépendances se trouvent (…) y compris savoir, dans la maison rue de l’argile trois fourneaux avec leurs tuyaux & pierres & dans la maison hors la porte de pierre deux fourneaux avec leurs tuyaux & pierres. M. Lipp déclare que la maison & ses dépendances qu’il vient d’abandonner aux époux Reeb lui appartient pour s’en être rendu adjudicataire sur Léopold Lévy, commerçant & De Sara Nathan, conjoints, demeurant à Strasbourg, suivant jugement d’adjudication sur surenchère rendu par le Tribunal de première instance de Strasbourg le 27 octobre 1848, transcrit au bureau des hypothèques le 23 décembre suivant vol. 487 N° 27 moyennant un prix que M. Lipp affirme avoir entièrement acquitté ainsi qu’il en a justifie aux époux Reeb qui le reconnaissent.
Les conjoints Reeb, de leur côté, déclarent avoir construit eux-mêmes la maison qu’ils ont abandonnée à M. Lipp sur un terrain qu’ils ont acheté du S. Joseph Schaeffer, propriétaire, & du Sr Louis Maegert, les deux demeurant à Strasbourg, suivant contrat de vente passé devant Me Ritleng notaire à Strasbourg le 24 juin 1846 pour le prix de 140 francs
(Clauses) 4. Les époux Reeb seront tenus de fermer & murer la porte de communication se trouvant au rez de chaussée, entre la maison à eux donnée en échange & celle sise dans la même rue N° 40, appartenant à M. Lipp. 5. Le propriétaire de la maison rue d’argile N° 40, soit M. Lipp soit des successeurs et leurs locataires auront le droit d’aller et d’user des latrines & de la fosse d’aisances se trouvant dans la cour de la maison donnée en échange aux époux Reeb qui pourront jouir du produit de ces latrinées par moitié avec le propriétaire de la maison N° 38 de la même rue.
le présent échange a été conclu en outre moyennant une soulte de 1000 francs que les époux Reeb s’obliget solidairement entre eux (…) à payer à M. Lipp
acp 395 (3 Q 30 110) f° 32

Originaire d’Eckwersheim, Nicolas Reeb a épousé Barbe Christmann de Schwindratzheim
600 MW 184 (f° 124) Rue de l’Argile N° 39 & 40 (i 150)
(f° 186) Pre. Reeb, Nicolas, 1800, Eckwersheim, tailleur d’habits, m. (à Str. depuis) 1844, (auparavant) h. la pte. de Pierres 4, (entrée) 6 août 1851
idem née Christmann, Barbe, 19 Janv. 1813, Schwindratzheim, Ep.
id. Caroline, 1845, Strasbourg, fille

Nicolas Reeb et Barbe Christmann revendent la maison au cordonnier Guillaume Breth et à sa femme Caroline Gasser

1864 (18.1.), Mr Noetinger
Nicolas Reeb, tailleur d’habits, et Barbe Christmann sa femme à Strasbourg
à Guillaume Breth, cordonnier, et Caroline Gasser sa femme de Strasbourg
une maison sise à Strasbourg rue de l’argile n° 31 moyennant 4500 francs – Jouissance et intérêts du 25 mars 1864 – Origine, échange reçu Noetinger le 4 octobre 1850
acp 529 (3 Q 30 244) f° 26 du 19.1.

Originaire de Bischwiller, Guillaume Bret épouse en 1858 Caroline Gasser d’Eckbolsheim en légitimant un enfant
Mariage, Strasbourg (n° 243)
Du 22° jour du mois de mai l’an 1858, Acte de mariage de Frédéric Guillaume Bret, majeur d’ans, né en légitime mariage le 18 septembre 1828 à Bischwiller (Bas Rhin), domicilié à Strasbourg, cordonnier, fils de Philippe Bret, cordonnier domicilié à Bischwiller, ci présent et consentante et de feu Catherine Ill décédée à Bischwiller le 12 décembre 1851
et de Caroline Gassert majeure d’ans, née en légitime mariage le 26 septembre 1822 à Eckbolsheim (Bas Rhin), domiciliée à Strasbourg, servante, fille de feu Laurent Gassert, menuisier décédé à Eckbolsheim le 17 août 1834 et de feu Barbe Letz décédée à Eckbolsheim le 5 avril 1856 (…), il n’a pas été passé de contrat de mariage. Et aussitôt les dits époux ont déclaré reconnaître et légitimer Caroline Gassert née d’eux à Eckbolsheim le 12 septembre 1850 et inscrite sur les registres de l’état civil de ladite commune comme fille naturelle de Caroline Gassert (signé) Bret, Gassert (i 28)


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