n° 5 : X 227 (Blondel) – O 860 puis section 33 parcelle 22 (cadastre)


Rue de la Massue n° 5

Le 5 rue de la Massue, à l’angle de cette ruelle et de la rue du Jeu-de-Paume, faisait partie de l’un des trois bâtiments du jardin Kolb (parcelle 226 et 227 à 229 du plan Blondel) : le premier se trouvait à l’arrière des maisons qui donnent sur l’actuelle rue de Zurich, le deuxième formait les numéros 1 et 3 de la rue de la Massue et le dernier regroupait les maisons 5 rue de la Massue, 13 et 15 rue du Jeu-de-Paume. Sur le plan-relief de 1727, le bâtiment qui sera partagé en trois habitations forme une seule unité à rez-de-chaussée et étage (voir l’exposé sur le jardin Kolb pour la situation antérieure).
C’est ce bâtiment sans jardin que trois familles alliées achètent en 1746. Le propriétaire de la maison d’angle la reconstruit en 1746, il est autorisé deux ans plus tard à placer son escalier à l’extérieur de la maison en arguant qu’il manque de place à l’intérieur. La maison n’a pas de jardin, elle est séparée de la propriété à l’arrière par une ruelle qui ne devra pas être bâtie. Comme bien d’autres petites maisons, elle appartient la plupart du temps à de modestes gens (cordonnier, maçon, voiturier). L’Atlas des alignements mentionne que le rez-de-chaussée est en maçonnerie et les deux étages en bois. Le rapport de 1978 fait un constat comparable : rez-de-chaussée en maçonnerie et trois étages en pans de bois enduits.
La maison est transformée en 1853 comme le montre l’augmentation de construction mentionnée au cadastre, les maisons voisines par contre restent dans leur état antérieur. Si on compare le dessin du plan-relief (1830) et l’aspect de la maison avant sa destruction, on constate que les ouvertures sont distribuées différemment sur les façades (trois fenêtres au lieu de deux sur la façade vers la rue du Jeu-de-Paume par exemple) et qu’on a ajouté un étage. Le revenu passe de 45 francs à 114 francs (augmentation de 69 francs).
L’état des logements dressé en 1900 mentionne quatre pièces à chaque niveau. Chacun des trois étages est distribué en deux appartements. Le rez-de-chaussée est en partie occupé par une boutique, un coiffeur d’après l’annuaire de 1905. Aucune demande d’enseigne ne se trouve dans le dossier de la Police du Bâtiment.
La Ville rachète les trois maisons et les fait démolir à la fin des années 1970 dans le cadre de la rénovation de la Krutenau. Le parcellaire est modifié, la rue de la Massue rectifiée et supprimée. Le terrain de l’ancien 5 rue de la Massue et les terrains voisins sont occupés depuis 1984 par une bâtisse moderne (11 rue du Jeu-de-Paume, les numéros 13 et 15 n’étant plus attribués).


La maison avant sa démolition en 1978 (dossier de la Police du Bâtiment). On voit sur la droite le 13 rue du Jeu-de-Paume puis l’emplacement du numéro 15 déjà détruit.

Ilot 240, plan

Plan de l’îlot 240, la rue de la Massue se trouve sur le côté inférieur gauche

La rue de la Massue commence au repère (a) dont part aussi vers le haut la rue du Brochet, se poursuit par les repères (b) à (g) qui forme l’angle de la rue du Jeu-de-Paume. L’îlot de maisons vendues en 1746 est délimité par les repères (f), (g) et (h). Le 5, rue de la Massue est la première des trois maisons, sur la gauche.

La porte du 5, rue de la Massue s’ouvre entre les repères (f) et (g), la façade vers la rue du Jeu-de-Paume comporte deux travées au-delà du repère (g), suivie par celle des deux maisons suivantes (rue du Jeu-de-Paume n° 13 et 15). L’arrière donne dans la cour B (image de droite), le 5, rue de la Massue part du repère (4), les deux autres façades jusqu’au repère (3) sont celles des 13 et 15, rue du Jeu-de-Paume.


Vue de la rue du Jeu-de-Paume avant la démolition des maisons.
On voit sur la gauche de l’image le 4, rue de la Massue. Le débouché de la rue de la Massue est suivi du 5, rue de la Massue et des 13 et 15, rue du Jeu-de-Paume, A l’extrémité droite, l’entrée du n° 17 construit dans les années 1830, qui subsiste toujours.
Dessin de François Coltat,
La Krutenau perdue et retrouvée (Contades 1990).

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1746, date à laquelle la maison est détachée de la propriété voisine, à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile signale une date donnée par les registres du cadastre.

1746 v

Jean Bernard Kammentz, cordonnier, et (1740) Marie Salomé Lutter, remariée (1766) au cordonnier Jean Léonard Bauer – luthériens

1773 h

Jean Georges Kammentz, cordonnier puis marchand de cuirs, et (1773) Marie Elisabeth Streng – luthériens

1823 h

Marie Madeleine Kammentz femme de François Rustenmeyer, serrurier

1823 v

Charles Geoffroy Stromeyer, marchand de fer, et (1830) Caroline Lobstein

1838 v

Jonas Herrmann, voiturier puis employé à la halle commerciale, et Marguerite Philipp

1844 v

Jean André Wanger, maçon, et (1806) Elisabeth Krieg

1846 h

Elisabeth et Catherine Wanger

1874*

Barbe Schulz

1887*

Auguste Hirschbühl, rentier

1888*

Jacques Reichling, enseignant

1895*

Edouard Kammerer, cheminot / Edmond Kammerer (et sa femme)

(1765, Liste Blondel) Bernard Gamentz
(1843, Tableau indicatif du cadastre) Lederlin, Jean Louis Eugène, avoué rue de la Mésange 6, maison, sol – 0,63 are – puis Herrmann Jonas

Locations

1746, Jacques Bayer, fendeur de bois
1773, Jean Burckhard, cordonnier
1796, Elisabeth Hemberg veuve de Joseph Lehmann, tisanier à l’hôpital militaire

Livres des communaux VII 1472 (1741-1802) f° 810

Inscription suite à l’autorisation de placer l’escalier à l’extérieur de la maison (voir les directeurs du bâtiment)

Bernhard Kamentz der schuhmacher solle Von einer an sein Hauß im Schwabenländel, auf das allmendt gemachter 16. schuhe Lang, und 3. schuhe tieffen Stiege jahrs auf Bartholomæi und Laut Prot. de A° 1748. fol: 48.b A° 1749. I.mo, 3 ß
[in margine :] v: 750 – 7. fructidor

[Quittances] 1749-an 10
C. 433

Georg Kamentz

Directeurs du bâtiment

1748, VII 1403

(f° 48-v) Freÿtags den 26. Ejusdem [Julÿ 1748] Bernhard Kamentz – An Bernhard Kamentz des schuhmachers Hauß in den sogenannten Schwabenländel, welcher um erlaubnus gebetten, seine Stiege Außwendig an sein Hauß Zumachen Indeme der Platz jnwendig Zu eng. und solle die Stiege 16. schuhe Lang und 3. schuhe tieff werden. Erkannt gegen 3. ß. Zinß des Jahrs Willfahrt.

(traduction) Vendredi 26 juillet. Bernard Kammentz – Le cordonnier Bernard Kammentz dont la maison se trouve au quartier des Souabes demande l’autorisation de placer son escalier à l’extérieur de la maison parce que la place manque à l’intérieur. L’escalier aura 16 pieds de long et 3 pieds de profondeur. Décision, accord moyennant un loyer de 3 schillings par an.

Atlas des alignements

4° arrondissement ou Canton est – Rue de l’hôpital militaire et quartier des Souabes

nouveau N° / ancien N° : 1 / 22
Gammentz
Rez de chaussée en maçonnerie et 2 étages médiocres en bois
(Légende)

Description de la maison

  • 1760 (billet d’estimation traduit) la maison comprend deux poêles, deux cuisines, par-dessus les combles et couverture en tuiles doubles, il y a aussi une petite cave solivée et une petite cour

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° f° 262 case 1

Herrmann Jonas, à Strasbourg
Wanger Jean (susbt. pr. 1845)
Wanger, Elisabeth & Catherine, quartier des Souabes N° 22 (subst. pr. 1848)

maison, sol, quartier des souabes 22
Contenance : 0,68
Revenu total : 45
Folio de destination : 262
Année de sortie : 1856
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 15
fenêtres du 3° et au-dessus :

maison, sol,
Contenance : 0,68
Revenu total : 114
Folio de provenance : 262, Aug
Année d’entrée : 1856
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 15
fenêtres du 3° et au-dessus :

registre 25, Augmentations et diminutions
Wanger Elisabeth & Catherine f° 262, O 860, Maison, revenu 69, augmentation de construction, achevée en 1853, imposable en 1856, imposée en 1856

Cadastre napoléonien, registre 27 f° 27 f° 1036 case 1

Wanger, Elisabeth & Catherine
1874 Schulz Barbara
1887/88 Hirschbühl August, Rentner
1888/89 Reichling Jakob ehemaliger Lehrer
1895/96 Kammerer Eduard Eisenbahnarbeiter

maison, sol, Rue de la massue 5
Contenance : 0,68
Revenu total : 114
Folio de provenance : (262)
Folio de destination : Gb
Année d’entrée :
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 15
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre allemand, registre 30 p. 413 case 2

Parcelle, section 33, n° 22 – autrefois O 860
Canton : Kolbengasse Hs. Nr. 5 – Rue de la Massue
Désignation : Hf, Whs
Contenance : 0,67
Revenu : 900 – 1400
Remarques :

Propriétaire, compte 622
Kammerer Edmund u. Ehefr.
2240

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

(p. 487) Canton IX, Rue 346 Quartier des Suabes
(maison n°) 22
pr. Camens, Jean Georges – Cordonnier
loc. Wagner, Thiebault – batelier
loc. Walch, Chrétien – Moresse – Manant
loc. Senglerin, Catherine, veuve – Manant

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Kolbengasse
II. Rev – L. 9
Von Ballhausgasse gr. Nrn. r. ungr. l.

Nr. 5
Herlein, Friseurmstr. 0
Kammerer, Bahnarb. E 1
Beck, Sattler. 2
Krämer, Postbote. 3
Becker, Pflästerer. 3
Eyermann, Pflästerer. 3

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 233 MW 1477)

Le dossier comprend les affaires habituelles : façades à rénover, rapport de la Commission contre les logements insalubres. Le rapport de 1900 présente le nombre des pièces et des habitants. Le dossier s’interrompt en 1916 et se termine par une plainte de locataire en 1968. La suite se trouve dans le dosser ci-dessous.

Sommaire
  • 1898 – La Police du Bâtiment notifie à Edouard Kammerer, domicilié sur place, de faire ravaler les façades – Le propriétaire obtient un délai d’un an – Travaux terminés, septembre 1899
  • 1900 – La Police du Bâtiment notifie au sieur Kammerer, cheminot domicilié sur place, de faire ravaler les façades
  • 1895 – La Police du Bâtiment demande au sieur Kammerer, cheminot domicilié sur place, de faire en sorte que les 5 volets au rez-de-chaussée ne s’ouvrent plus vers la voie publique et de supprimer une trappe – Rappel, 1898 – Juin 1899, il reste un volet et la trappe à réaliser – Octobre 1900, la trappe n’est pas encore supprimée – Novembre, elle est protégée par une porte à laquelle il manque cependant un verrou – Août 1901, le verrou a été posé
  • 1907 – La Police du Bâtiment notifie à Edmond Kammerer, domicilié sur place, de faire ravaler les façades – Le propriétaire obtient un délai d’un an – Avril 1908, l’entrepreneur J.B. Meyer (22 rue Saint-Louis) demande au nom de Mme Kammerer l’autorisation de réparer le crépi – Autorisation – Travaux terminés, juin 1908 – Juin 1908, l’entrepreneur en peinture S. Goeggel (4 place d’Austerlitz) demande l’autorisation de poser un échafaudage – Autorisation – Travaux terminés, juillet 1908
  • 1910 – Le service de construction informe la Police du Bâtiment que le projet de canalisations prévoit l’installation de deux nouveaux lieux d’aisances dans la maison – La Police du Bâtiment invite la veuve Kammerer a présenter une demande de permis de construire – Demande – Autorisation – Travaux terminés, mai 1911 – Plan
  • 1900 – La Commission contre les logements insalubres demande des travaux : 1) nettoyer entièrement la maison, 2) rendre le toit imperméable, 3) agrandir les fenêtres des cuisines et des pièces aux étages, 4) ajouter des lieux d’aisances, il n’en existe qu’un seul, 5) supprimer la trappe sous l’escalier de l’entrée. Etat des logements, 4 pièces à chaque niveau : rez-de-chaussée, Kammerer (8 personnes), premier étage Schupp et Jung (3 et 2 personnes), deuxième étage Lohrmann et Leclerc (5 et 4 personnes), troisième étage Vetter et Eiermann (8 et 5 personnes), au total 35 personnes. – Réponse circonstanciée de la propriétaire – La maison est raccordée aux canalisations juillet 1902
    1903 – Nouveau rapport : crépi humide, cuisine du rez-de-chaussée à refaire – La canalisation n’est pas réalisée
    1910 – Dissensions entre le fils du propriétaire, Adam Kammerer, et la Police du Bâtiment au sujet des canalisations et des eaux provenant des n° 13 et 15 rue du Jeu-de-Paume – Janvier 1911, les n° 13 et 15 rue du Jeu-de-Paume sont raccordés aux canalisations – Travaux terminés, avril 1911
  • 1915 – Commission des logements militaires : travaux à réaliser – Tous les travaux sont terminés, mars 1916
  • 1968 – Mme Granet, locataire, se plaint que le plafond s’affaisse et qu’il y a des punaises et des blattes. Propriétaire, M. et Mme Fleisch, rue de Belfort eu Neudorf – Rapport, l’immeuble a besoin d’une rénovation intégrale, la Police du Bâtiment n’est pas compétente

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 233 MW 1478)

Dossier concernant la démolition du 5, rue de la Massue en 1978 en même temps que la maison voisine 13, rue du Jeu-de-Paume


Relevé d’actes

Esther Kauffmann, veuve du médecin Jean Daniel Kolb, vend l’un des trois bâtiments qui se trouvent sur son grand jardin à Jean Bernard Kammentz, Jean Dœrffer et Jean Conrad Denninger, tous trois parents : Jean Dœrffer a épousé la sœur de Jean Conrad Denninger et Jean Bernard Kammentz est leur cousin, tous sont petits-enfants de Philippe Nicolas Bayer, maître d’école luthérien à Blæsheim. Ils déclarent se partager la maison, la partie d’angle revient à Jean Bernard Kammentz.

1746 (12.7.), Chambre des Contrats, vol. 620 f° 525
Fr. Esther geb. Kauffmännin weÿl. H. Johann Daniel Kolb gew. Med. D. und Practici wittib mit beÿstand ihres sohns H. Johann Daniel Kolb secretarÿ des Pfenningthurns
in gegensein Johann Bernhard Kammens des schuhmachers, Johannes Dörffer des kieffers und Johann Conrad Denninger des fackelmachers
eine behausung und hoffstatt # mit allen derselben begriffen, weithen, zugehörden und rechten in der Vorstatt Krautenau im sogenannten Schwabenländel, einseit neben Johann Friedrich Rosset dem gastgeber zum rothen Ochßen anderseit ist ein
Eck hinten auff der Fr. verkäuferin garten – die käuffer sind nicht befugt, das zwischen jetzt verkaufftes hauß und der Fr. verkäuferin garten befindliche ihr gehörige gäßlein zu überbauen und haben dieselbe die erkauffte behausung bereits separirt und also unter sich getheilt daß ihme Denninger die wohnung neben Roßer, die mittlere ihme Dörffer, die eckwohnung ihme Kammens gehören solle – # und kleines gäßlein – um 600 pfund

Le cordonnier Bernard Kammentz hypothèque la maison pour en régler le prix d’achat. Comme dans la plupart des actes ultérieurs, la maison est décrite globalement, sans tenir compte du partage.

1746 (12.7.), Chambre des Contrats, vol. 620 f° 527-v
Bernhard Kammentz der schuhmacher
in gegensein H. Philipp Jacob Engel des Diaconi zu St Thomä, zu bezalung des kauffschillings hiernach beschriebener behausung – schuldig seÿen 150 pfund
unterpfand, einen anheute erkauffte abgetheilten dritten theil ane einer behausung und hoffstatt in der Vorstatt Krautenau im sogenannten Schwabenländel, einseit neben Johann Friedrich Rosset dem gastgeber anderseit ist ein Eck hinten auff weÿl. H. Dr. Kolben Fr. wittib garten

Jean Bernard Kammentz épouse en 1740 Marie Salomé Luther fille d’un fabricant d’amadou. Fils de manant, il fait dresser un inventaire d’accession à la bourgeoisie en avril 1740, se marie l’année suivante, devient bourgeois et fait dresser un inventaire de ses apports en mariage
1740 (22.4.) Me Hoffmann (Christophe Michel, 19 Not 68) Designationes
Zuwißen seÿe hiemit, daß (…) persönlich kommen und erschienen ist der Ehrsahme Bernhard Kammentz Ledige Schuhmacher des Ehrsam: und bescheidenen Bernhard Kammentz taglöhners und Schirmers alhier eheleiblicher Sohn, so verlobt an Jungfer Mariam Salomeam Lutherin, weÿland Meister David Luther des geweßenen Zundelmachers und burgers alhier nachgelaßeneen eheleiblichen Tochter, hat mir vorgewießen und baar vorgezahlt in silbernen Gangbahren Sorten die Summ Von 500 Gulden und Einen Schilling, handtreülich behabend, daß er Zu dießem Geld einigen hellen nicht gelehnt, weniger etwas darauff schuldig, sondern vielmehr sein wahren und pures Eÿgenthum seÿe – Straßburg den 22. Aprilis Anno 1740. [unterzeichnet] bernhard Kammentz

Contrat de mariage
1740 (21.4.) Me Hoffmann (Christophe Michel, 19 Not 77) n° 987
(Eheberedung) zwischen dem Ehrsam und bescheidenen Bernhard Kammens ledigen Schuhmachern, Johann Bernhard Kammentz des taglöhners und Schirmers alhier zu Straßburg ehelichen Sohn, als Hochzeitern ane einem, So dann der Ehren: und Tugendsahmen Jgfr: Mariæ Salome Lutherin weÿland Meister Davidt Luther geweßenen Zundelmachers und burgers alhier zu Straßburg seel. nachgelaßener ehel. tochter alß hochzeiterin am andern theÿl – So beschehen Straßburg den 21. Aprilis Anno 1740 [unterzeichnet] bernhart kammentz als hochzeiter, + der Jgft. Hochzeiterin handzeichen, + des Hochzeiters Vatters handzeichen, Andreß Bilger als stieffvatter

Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 53 n° 9)
1741 – Mittwoch d. 2. Aug: sind nach zweÿmal geschehen proclamation in der Evangelischen Pfarkirch zu St. Niclaus in den Ehestand eingesegnet word. Bernhard Kamentz der ledige Schuemacher und Burger alhier Bernhard Camentzen deß Taglöhners und Schirmers alhier ehl. Sohn, u. Jgfr. Maria Salome Weil. Johann David Luthers geweßten Kammachers und Burgers allhier hinterlaßene ehl. Tochter [unterzeichnet] bernhard Kammentz hochzeiter, M. Salome Lutherin handzeichen +, Johann peer Kamentz als bruter (i 55)

1741, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) f° 62
Bernhardt Gammentz der Schuhmacher von hier gebürtig erhalt das burgerrecht von seiner Ehefrauen Maria Salome Weÿl. Johann David Luthers gewesenen burgers und Zundelmachers allhier Wittib um den Alten burger schilling, und Wird dienen beÿ E.E. Zunfft der Schuhmacher juravit d. 2.ten 7.bris 1741.

Inventaire des apports
1741 (3.10.), Me Hoffmann (Christophe Michel, 19 Not 52) n° 1735
Inventarium über der Ehren und tugendsahmen Frauen Maria Salome geb. Lutherin zu Meister Bernhard Kammentz dem Schuhmacher und burgern allhier ihrem geliebten Ehemann für ohnverändert in den Ehestand zugebrachte Nahrung – So beschehen in fernerem beÿseÿn des Ehrengeachten Meisters Andreä Bilgers des Zundelmachers und burgers allhier ihres Stieffvatters Straßburg den 3.ten Octobris 1741.
Abzug gegenwärtigen Inventarÿ, Sa. hausraths 35, Sa. Silbers 2, Sa. Goldener Rings 2, Summa summarum 39 lb. – Haussteuren 24 lb

Le tribunal des maçons fait comparaître Bernard Kammentz à cause des travaux que son cousin le fendeur de bois Jacques Bayer fait dans la maison. Jean Bernard Kammentz a blanchi lui-même les pièces et a loué les lieux à Jacques Bayer en l’autorisant à faire des travaux : il ajoute en effet des poutres et transforme la cheminée sans respecter les règles de l’art. Le tribunal se limite à condamner le propriétaire aux dépens et à ordonner à Joseph Bayer de ne plus faire de travaux non autorisés.

1746, Maçons (XI 237)
(f° 297-v) Freÿtags den 9.ten Septembris 1746
(Klage) Mr Andreas Stahl als Obermeister beÿ E.E. Meisterschafft der Steinmetzen, Steinhauer und Maurer Klagt wieder Bernhardt Kamentz Schumacher, seÿe Mr Göbel Zu Ihme gekommen, Und gesagt, daß ein handlanger nahmens Jacob Beÿer den holtzhauer und Schürmern ein hauß beÿ dem frantzösischen Spithal auß weiße und einfaße, dahero so die ruger dahin geschickt, welche es auch so gefunden.
Beklagter Kamentz, werdte Mr Schrödter, der sein maurer geweßen, sagen, was er im hauß gemacht, dieser schrödter Zugegen sagte, daß er die riegelwand und Caminschoß auch anders gemacht, aber nicht geweist habe, nunmehro aber seÿe es inwendig und außwendig geweißt, und eingefaßt, Er Kammentz habe das innere selbsten geweißt, und nachdeme dieser beÿer sein Vetter ihme das hauß abgelehnet, und gesagt, daß es so nicht stehe, Er aber Ihme geantwortet, was Ihme nicht gut genug seÿe, möge ers anders machen, warauff dieser mann einige riegel blau eingefaßt, ohne sein wißen und willen, Indeme er nicht im hauß wohne, und weillen Er vom fundament noch einige Moullins übrig gehabt, habe er beÿer einige Löcher gemacht, Kalck und waßer hineingeschutt.
Mr Rabaliatti als Rieger habe den Beÿer angesehen, daß er die kuchen belegt, einen Maur Kubel hammer und Köll in der handt gehabt, geweißt, Und eingefaßt habe.
Beÿer habe es vor sich und mit seiner eigenen handt als locataire gemacht, ohne von seinem vettern einigen lohn dafür Zu Ziehen, auch ohne Vorwißen des Kammentzen.
Mr Oppitz in gehaltener Umbfrag meldete, daß dieser nembliche Beÿer sich auch unterstanden habe, einen offen auff zusetzen, und die blatten dar zu würcklichen Zu legen welche des Mr Schröders gesell nachgehends wieder anders legen müßen.
Erkandt, Seÿen beklagte in die Kauffgerichtsgebühr zu Condemniren und den beÿer ernstlich zu injungiren, weder in mauer noch Kachler handwerck ins künfftig mehr Zu pfuschen und falls in erfahrung gebracht wurdte, daß Ihme vor sothane arbeit einiger Lohn werden, oder auch Er das hauß nicht beziehen wurdte, Ihme die Straff vorbehalten seÿn solle
[in margine :] Kauffgerichts gebühr 15. ß

Jean Bernard Kammentz hypothèque pour 30 livres la maison au manant Antoine Jacques Bayer

1748 (18.6.) Chambre des Contrats, vol. 622 f° 483-v
Johann Bernhard Kammentz der schuhmacher
in gegensein Antoni Jacob Beÿer des schirmers – schuldig seÿen 30 pfund
unterpfand, eine behausung und hoffstatt in der Vorstadt Krautenau im sogenannten Schwabenländel, einseit ist ein eck am Allmend anderseit neben Johannes Dörffer dem kieffer hinten auff der Kolbischen Fr. wittib garten

Jean Bernard Kammentz hypothèque pour 50 livres la maison à Salomé Beyer femme de Jean Charles Denninger (sa tante et mère de son voisin)

1749 (21.11.), Chambre des Contrats, vol. 623 f° 684-v
Johann Bernhard Kammentz der schuhmacher
in gegensein Salome geb. Beÿerin weÿl. Johann Carl Denninger des fackelmanns wittib – schuldig seÿen 50 lt
unterpfand, eine behausung, höfflein und hoffstatt in der vorstadt Krautenau im Schwabenländel, einseit ist ein Eck anderseit neben Johannes Dörffer dem kieffer hinten auff der Kolbischen Fr. wittib garten

Jean Bernard Kammentz meurt en laissant deux enfants. La masse commune est principalement consituée par la maison, les dettes surpassent légèrement l’actif.

1760 (17.11.), Me Hess (J. Jacques, 6 E 41, 1281) n° 334
Inventarium über Weÿland Bernhard Kammentz geweßenen Schuhmacher seel. Verlassenschafft – nach seinem am 2.ten octobre jüngsthien genommenen tödlichen hientritt hier Zeitlichen verlaßen, wie solche Verlassenschafft auf freundliches ansuchen erfordern und begehren H Johann David Zapff Paßmentirers und burgers allhier als geordnet und geschworenen Vogts Johann Georg und Mariæ Salomeæ beeder Kammens, so der Verstorbene seel. mit nachgemelter seiner hinterbliebener wittib ehel. erziehlt und ab intestato Zu Zweÿen gleichen portionen und antheÿlern Zu Kindere und rechtsmäßigen Erben Verlaßen, haut dato ordnungß mäßig inventirt und ersucht durch Mariam Salomeam gebohrner Lutherin die wittib mit Zuziehung H Johann Jacob Rooßenstiehl tabacc bereiters und burgers allhier ihres erbettenen beÿstandts – So beschehen alhier Zu Straßburg den 17.ten Novembre 1760.

In einer allhier Zu Straßburg in der Vorstattt ane dem genanten schwabenländel gelegener hiehero eigenthümlich gehörig und hienach beschriebener behaußung folgender maßen befunden worden
Eigenthum ane einer behausung (T.) eine behaußung und Hoffstatt und kleines gäßlein, mit allen deren begriffen, weithen, Zugehörten, Recht und gerechtigkeiten allhier in der Vorstatt Krautenaw im so genanten schwabenländel, einseith neben weÿl. Johann Friderich Rosets hinderlaßenen Erben, anderseith ist ein eck, hinten auff der Fraw Docter Kolben stoßend gelegen, davon gibt man Von dem angebawenen gang jährl. der Statt Pfenningthurn Zue boden Zinnß 2. ß d. sonsten außer dießem und darauff hafftenten Capitalien, wie hienach unter den passivis zusehen freÿ leedig und eigen. Urkundet darüber eine auß allhießiger Cancleÿ d Statt Straßburg gefertigten Kauffbrieff de dato 12.ten Julÿ 1746. mit dero größern anhagenden Insigel Verwähret. Und ist obgemelte behaußung durch der Statt geschwornen Herren Werckmeistere Vermög übergebene schrifftlicher Abschatzung de 27.ste 8.bre jüngsthien angeschlagen worden Vor 325. lb.
Abschatzung Vom 27.ten 8.bris 1760. Auff begehren Waymand Bernhard Kamens des Schuhmachers Seeligen hinderlaßene Frau Wittib und Erben, ist Eine behaußung allhier jn der Statt Straßburg jn dem Schwaben Ländel gelegen, Ein seÿt Neben Herren Braun dem Lichter Macher, anderseÿts ein Eck auff daß Allmend Machent und hinten auff Frau Docter Kolbin stoßend, solche behaußung bestehet jn Zweÿ Stuben, Zweÿ Küchen und Eine Kammer, darüber jst der dachstuhl mit breit Zieglen belegt, hat auch ein Klein Getrembten Käller und Kleines Höfflein. Von uns den unterschriebenen der Statt Straßburg Geschwornen Werck Meistern Nach Vorhero Geschehener besichtigung mit aller Jhrer Gerechtig Keit dem Jetzigem Wahren Werth Nach Estimirt und angeschlagen worden Vor und umb, Sechs Hundert und fünffzig Gulden [unterzeichnet] Werner, Huber
Series rubricarum hujus Inventarÿ, der Wittib unverändert Vermögen, Sa. Hausrath 5, Sa. activ Schuldt 28, Sa. Ergäntzung 31, Summa summarum 64 lb
Würd auch die übrige Verlassenschafft unter einem Titul als theÿlbar beschrieben, Sa. haußrath 9, Sa. Eigenthum einer behauß. 325, Summa summarum 334 lb – Sa. Schulden 360 lb – Übertreffen die passiv Schulden die wenige theÿlbahre activ nahrung umb 26. lb
Conclusio finalis 38 lb
Copia der Eheberedung, vor weÿl. Hn Christoph Michel Hoffmann geweßenen Notario (…)

La mère du défunt, Susanne Barbe Beyer, meurt l’année suivante. Il n’est pas certain qu’elle ait habité la maison de son fils. Elle laisse outre son fils défunt ci-dessus deux autres fils établis à Colmar. Sa succession est très modeste (80 livres strasbourgeoises). Elle a épousé en 1713 Bernard Kammentz, originaire de Gersbach en Bade-Wurtemberg près de Bâle.

1761 (2.4.), Me Elles (6 E 41, 1341) n° 127
Inventarium über Weÿl. der Ehr. und tugend gezirten Frauen Susannä Barbarä Gamantzin geb. Baÿerin, weÿl. des Ehrs. Bernhard Gamantz des im leben geweßenen taglöhners und Schirmsverwanthen allh. zu Straßburg längst seel. hinterbl. Wb. nunmehro auch seel. Verl. – nach ihrem den 30.ten Martii i. beschehenen tödl. hinscheiden hie Zeitl. Verlaßen – So geschehen in der Königl. Statt Straßburg in beÿseÿn S.T. H. Joh: Heinrich Beck E.E. Gr. Raths alten v. E.E. Kl. Raths jetzmahlig. wohlmeritirten beÿsitzers und hierzi nominirten Deputati auf donnerstag den 2. April. 1761.
Die verst. seel. hat ab intestato zu Erben verlaßen wie folgt 1.mo Weÿl des Ehrs. Peter Gamantz des Schuhmachers v. brs. zu Colmar seel. in zwoen Ehen erzielte und hinterl. 4 Kindern mit Nahmen 1) Annam Mariam so 18 Jahr alt, 2) Peter so ungefehr 15 Jahr alt, 3) Johannes so ungef. 4 Jahr alt und 4) Annam Catharinam so ungef. 2 Jahr alt, 2.do Weÿl. des Ehrb. Bernhard Gamantz des im Leben gewes. Schuhmacher und b.rs allh. zu Straßburg mit fr. Maria Salome geb. Lutterin ehel. erzieltes und hinterl. eintziges Söhnlein Nahmens Georg Gamantz, so ungefehr 10 Jahr alt, In deßen Nahmen der Ehrengeachte Joh: David Zopff der Paßmentirer und burger alhier, deßelben geordnet v. geschw. Vogt, 3.tio Friedrich Gamantz den Schuhmacher v. burger zu Colmar für sich als auch mandatario nomine weÿl. Peter Gamantz vorgem. seines verst. bruders hinterlassenen KK. zugegen, sambtl. der verst. seel. mit vorgem. dero Ehemann längst seel. erziehlte Söhn und von deroselben hinterl. Enckel Zu dreÿ gleichen Stammtheilen.

In einer alhier zu Straßburg ohnfern dem Königlichen frantzösischem Hospithal beÿ dem so genannten Schwabenländel gelegener und hiehero nicht gehörigen behaußung ist befunden worden wie folgt
Sa. hausrath 16 lb, Sa. baarschafft 16 lb, Sa. Schulden 54 lb, Summa summarum 86 lb – Uncösten 6 lb, Nach deren Abzug 80 lb

Mariage, Blæsheim (luth. p. 14)
1713 – den 12. Aprilis, Ist Bernhard Gammantz der Junge Gesell schürmer in Straßburg, deß Ehrsamen Meister Heinrich Gammantzen burgers V. Kirschners in Gerspach ehl. Sohn mit Jungfrn. Susanna Barbara, herrn Philip. Nicolai Beÿers p.t. Ludimoderatoris alhie ehel. tochter nach offentlicher Zweÿmahliger proclamation copulirt word. [unterzeichnet] Bernhard Gamans, Susanna Barbara hochzeiterin (i 133)

Autre exemplaire de l’inventaire dans le fonds du Petit Sénat qui traitait les inventaires de manants mais en déléguait la confection à un notaire juré
1761 (2.4.), E 5788 (A)
Inventarium über Weÿl. der Ehr. und tugend gezirten Frauen Susannä Barbarä Gamantzin geb. Baÿerin, weÿl. des Ehrs. Bernhard Gamantz des im leben geweßenen taglöhners und Schirmsverwanthen allh. zu Straßburg längst seel. hinterbl. Wb. nunmehro auch seel. Verl.
voir Me Elles (6 E 41, 1341

Le fendeur de bois Bernard Kammentz est cité devant le tribunal des Fribourgeois (aubergistes) pour avoir donné le logement sans que le certificat soit visé. Il n’est pas condamné mais on lui ordonne de ne plus loger d’étranger.
1744, Fribourgeois (XI 166)
4.te Gericht de 1744. Dienstags den 14. Julji A° 1744
(f° 210) Bernhard Kammentz der Holtzhauer beÿ dem Frantzösischen Spithal wohnhaft, citiret wegen eines Ihro Gnaden dem Regierenden Herren Ammeisters überschickter straffbahren Nacht Zeduls, Maßen solcher nicht nur allein desputirtlich Klein gefertigten sondern auch datum und Jahrzahl darinnen außgelaßen, auch nicht vermeldet worden, wer, und woher die Persohn, so er logiret. Ejus uxor præsens recognosciret den Nacht Zedul. Warauff ist Erkandt, undt Citatus von der straffen dermahlen auß bewegen. Ursachen absolvirt, Ihme aber anbeÿ auch injungiret worden, ins Küfftig Niemandten mehr Zu logiren.

Marie Salomé Luther, veuve de Jean Bernard Kammentz, se remarie en 1766 avec Jean Léonard Bauer, lui aussi cordonnier, originaire de Feuchtwangen dans le district d’Anspach en Franconie  contrat de mariage, cérémonie, accession à la bourgeois et inventaire des apports

1766, Me Hess (J. Jacques, 6 E 41, 1290) répert. 6 E 41, 1267-2
Johann Leonhard Baur, Schuemacher
Maria Salome Kammens wittib

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 149, n° 803)
Anno 1766 den 9. Aprilis sind (…) copulirt und ehelich eingesegnet worden Leonhard Baur der ledige Schuhmacher und Burger allhier, Johann Jacob Bauer Schuhmachers und Burgers zu Feuchtwangen Aspachischer Herrschafft Ehelicher Sohn und Frau Maria Salome Cammentzin weÿland Bernhard Camentz geweßenen Schuhmachers und burgers allhier hinterlaßene Wittwe, Ein solches attestiren [unterzeichnet] Johann Leonhard Bauer als Hochzeiter, + Fraun Maria Salome Camentzin handzeichen (i 151)

1766, Livre de bourgeoisie 1762-1769 (VI 285) f° 92-v
Johann Leonhard Bauer, der alt büßer von feucht Wangen anspachischer herrschafft, erhalt das burgerrecht von seiner Ehefr. weÿl. Bernhard Camentz gewesenen burgers u. alt büßers hinterl. wittib, umb den alten burger schilling, will dienen beÿ EE. Zunfft der Schuemacher, Jur. eod. [26.May 1766]

Inventaire des apports
1766 (4.8.), Me Hess (J. Jacques, 6 E 41, 1284) n° 432
Inventarium über Herrn Joh: Leonhard Baur Schuhmachers und fr. Mariä Salome Camenzin gebohr. Lutherin beeder eheleuthen und burgern allhier zu Straßburg zusammen zugebrachter Nahrungen – krafft deren mit einander aufgerichteter Eheberedung – so beschehen in fernerem beÿseÿn T. H. Daniel Ausgt des Practici allhier der Ehefrawen erbettener Beÿstands Straßburg den 4.ten augusti 1766.

In einer allhier zu Straßburg ohnweit dem frantzösischen Spithal gelegener der Ehefr. eigenthümlich gehöriger und hienach beschrieb. behaus. folgender masen befunden worden
Eigenthum ane einer behausung so die Ehefrau Zugebracht (F.) Eine behaußung und hoffstatt, mit allen deren begrifen, weithen, zugehörten, recht und gerechtigkeiten allhier in der Vorstatt Crautenau im so genanten schwabenländel, 1.s. neb. weÿl. Johann Friderich Rosets hinderlasenen Erben, 2.s ist ein Eck, hinten auf H. Ehrhart des gärtners uxorio nomine garten stosend gelegen, davon gibt man Von dem angebawenen gang Jährl. der Statt pfenningthurn Zu boden Zins 2. ß sonsten auser diesem und darauff hafftenten, und hienach unter den passivis benembsten Capitalien, freÿ leedig und eigen. Urkundet darüber eine aus allhießiger Canzleÿ Contract Stub gefertigter pergamentener Kauffverschreibung de dato 12.ten July 1746. und mit dero anhagenden größern Insigel verwähret. Weilen nun ged. behausung in natura Vorhanden, ist solche anzuschlagen für ohnnöthig erachtet.
Series rubricarum hujus Inventarii, des Ehemanns eingebrachte Vermögen, Sa. Silbers 2, Sa. baarschafft 27, Summa summarum 29 lb. 2/3 der Haussteuren 8 lb, (zusammen) 37 lb
der Ehefrauen in die Ehe gebrachte Guth, Sa. Hausraths 42, Sa. Silbers 6, Sa. Goldenen Rings 1, Sa. behaußung o, Summa summarum 50 lb. – Schulden 155 lb, In Compensatione 104 lb – 1/3 der Haussteuren 4 lb, (zusammen) 100 lb

Inventaire suite à la séparation de corps et de biens prononcée par le tribunal matrimonial

1769 (21.12.), Me Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 273) n° 1178
Zuwißen seÿe hiemit, nach deme Zufolg E. Löbl. Ehegerichts Erkandnuß vom 3. Decembris Anno 1769 ertheilt, der Ehrsame Mstr. Joh: Leonhard Baur der Schuhmacher und die tugendsame Frau Maria Salome gebohrne Lutherin beede Eheleuthe und burgere allhier zu Straßburg von einander quoad Thorum et mensam geschieden, die Ehefrau aber in die auffgeloffene Uncosten condemnirt worden, (…) man in der Ehefrauen behaußung gelegen allhier im sogenanden Schwabenländlein zusammen Kommen und beÿ einander erschienen seÿe – So geschehen allhier Zu Straßburg auf donnerstag den 21.ten Decembris Anno 1769

In einer Eingangsgenannter Ehefrauen im sogenannten Schwaben ländlein gelemenen so Zum theil der Ehefraun eigenthümlich Zugehörig folgender maaßen sich befunden
Antheil ane einer behausung (F.) Nehml. j. dritter theil vor unvertheilt davon die übrige 2/3.ten theil der Ehefrauen Leibl. Sohn j.ter ehe Zuständig sind von und ane einer behaußung und hoffstatt, mit allen deren Begriffen, Weithen, Zugehörten, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allh. in der Vorstatt Crautenau im so enanten Schwabenländlein, 1.s. neben Jacob Braun dem Informatore privato, 2.s ist ein Eck al Allmend, hinten auf N. Ehrhart des Gartenmanns garten stoßend, wavon und Zwar von dem angebauenen Gang man jährlichen der Statt Pfenningthurn 2. ß ane boden Zins zu geben hat, sonsten auser dem und darauff hafftenten hernach eingetragenen passiv Capitalien leedig eigen und ohnpræjudicirlichen hier angeschlagen pro 325 lb, darn ein dritter theil außwirfft 108. lb. Darüber besagt ein teutsche perg. C.C. Vschreib. od. Kffbrieff de dato 12.ten Julÿ 1746.
Ergäntzung, Vermög durch Herrn Notarium Johann Jacob Heßen in Anno 1766. aufgerichteten Inventarÿ
Summarischer Calculus Vermög des durch mich Notarium in Anno 1769. verfertigten Inventarÿ, des Ehemanns Vermögen, Werckzeug 1, Silbers 1, Activ Schulden 24, Ergäntzung 32, Summa summarum 69 lb
der Ehefrauen unverändert Vermögen, hausrath 29, Werckzeug 5 ß, Silbergeschmeid 4, goldenen Rings 1, antheils ane einer behaußung 108, Summa summarum 114 lb – Schulden 87 lb, Nach Abzug deren 56 lb
Anlangend das theilbahre Guth, Hausraths 15, Werckzeugs und Leders 7, Silbers 2, baarschafft 2, Activ Schulden 39, hat die Ehefrau in die theilbar Massa gut zu thun vor 12. pfund (…) 1, Summa summarum 70 lb – Schulden 65 lb, In Compensatione 4 lb
der Ehemann soll annoch haben 15. lb
Copia der Eheberedung

Marie Salomé Lutter (dite ici Bauer du nom de son deuxième mari) hypothèque sa part de maison au fabricant de tabac Michel Schultz pour 25 livres strasbourgeoises

1770 (15.1.), Chambre des Contrats, vol. 644 f° 24-v
Fr. Maria Salome geb. Baurin weÿl. Johann Bernhard Kammens gewesten schumachers wittib
in gegensein Michel Schultz des tabachmachers – schuldig seÿen 25 pfund
unterpfand, 2/3 von unvertheilt ane einer behausung ane der Krautenau im Schwabenländel, einseit neben weÿl. H. Rosset wittib und erben anderseit ist ein Eck hinten auff N. Erhard den gartenmann

Marie Salomé Lutter femme de Léonard Baur cède son tiers indivis de la maison à son fils Jean Georges Kammentz, cordonnier

1773 (16.9.), Chambre des Contrats, vol. 647 n° 357-v
Maria Salome geb. Lutterin Mr Leonhard Baur des schuhmachers ehefrau vermög ehegericht v. 14. dec. 1769 separation thorum et mensam unter beÿstand Mr Johann Christoph Volckert des windenmachers
in gegensein Mr Johann Georg Kammentz des schuhmachers ihres leiblichen sohn auch einigen kind
d. 3t theil vor unvertheilt von und ane einer behausung, höfflein, bronnen und hoffstatt mit allen denen begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten in dem sogenannten Schwaben ländlein oberhalb dem frantzösischen hospital, einseit neben N. Braun dem præceptori anderseit neben Allmend hinten auff N. Ehrhard dem gartenmann – wegen dem altan 3 s d. löbl: Stadt Pfenning Thurn – ihrem ehemann besagren Baur vermög Eheberedung zu einem wittum sitz verschrieben angesehen derselbe aber die scheidung (…) auß der communion getretten – die gantze um 700 gulden gerechnet
1. der cedentin den freÿen und ohnentgeltlichen wohnsitz des 3. stocks bestehend in einer stub, stubkammer, kuchen und gemeinschafft der bühn und des bronnens zeit lebens

Jean Georges Kammentz se marie avec Marie Elisabeth Streng, veuve du fabricant de chausses Jacques Eber, de Barr : contrat de mariage, célébration, inventaire des apports, accession à la bourgeoisie (avec le registre de traitement des demandes)
1773 (15.3.), Me Haering (6 E 41, 1378) n° 641
Eheberedung – der Ehrsam und bescheidene Jüngling Johann Georg Kamentz Schuhemacher Meister weiland Bernhard Camentz geweßenen Schuhemachers und burgers alhier mit fraw Maria Salome geb. Luthrin der Zeit Lienhard Baur Schuhemacher Mr. und burgers alhier geschiedener Ehefrau ehelich erzeugter Sohn, beÿstd. Mr Conrad Denningers Schuhmachers und b. alhier als Hochzeiter an einem
So dann Frau Maria Elisabetha Eberin geb. Strengin weiland Jacob Eber geweßenen Strumpfwebers und burgers in Barr hinterbl. Wittib so noch minorennis unter Ermächtigung Sebastian Schmid burgers und becken zu Mittelbergheim ihres ohnentledigten Vogts und Mr Johannes Strub burgers und Schneiders allhier ihrer Mutter seel. Bruders, als Hochzeiterin am andern theil – So beschehen Straßburg Montags den 15.den Martÿ 1773
[unterzeichnet] Johann Georg Kammentz, Maria Elisabetha Eberin

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 240-v, n° 980)
Im Jahr 1773 Mittwoch den 21. Aprilis sind (…) ehelich copulirt und eingesegnet worden Johann Georg Kammentz, der ledige Schuhmacher und burger allhier weiland Bernhard Kammentz gewesenen Schuhmachers und burgers allhier hinterlaßener ehelicher Sohn, und Frau Maria Elisabetha gebohrne Strengin weiland Jacob Eber gewesenen Strumpfwebers und burgers zu barr hinterlassene Wittib, wie solches bezeugen [unterzeichnet] Johann Georg Kammentz als Hochzeiter, Maria Elisabetha Eberin als hochzeiterin (i 245)
Proclamation, Temple-Neuf (luth. f° 25) 1773 Festo Paschalis und dominia Quasimodo geniti (i 76)

1773, Livre de bourgeoisie 1769-1777 (VI 286) f° 80
Maria Elisabeth Eberin gebohrne Strengin, von Mittelbergheim erhalt das burgerrecht von ihrem Ehemann Georg Kamentz, dem Schumacher u. burger allhier, umb den alten burger schilling, will dienen beÿ E.E. Zunfft der Schumacher prom. eod. [28. april. 1773]

(VI 286 bis) 480, Schuhmacher, N° 6, d. 14 April 1773
Fr. Maria Elisabetha Ebrin geb. Strengin von Mittelbergheim gebürtig
Verlobet an Joh Georg Camentz b. u. Schuhmacher alhier
ihre schein weißen auß ihrer Eheliche Geburt augs. Conf. Zugethan
ihres sponsi Stall gebühr in richtigkeit
ihre Vermögenschaft bestehet in Außstehend. capitalien der Susannæ hummarinn* machen 513. R 5. ß welches nach angebung deßen Vogts Sebastian schmidt coram Notario Vogel obgedachten orts gericht schreiber specificirt word.
woruber comparentin deßen wahren u ohn Verspruch Eigenthumb mit einer handtreu erhöret word. durch 100. R. beÿm b: Prot. deponirt
Implorantin bittet E. G. unterhäning sie a sponso um d. a bß das b: rechts gnädigst Zuvertrösten
Reception im d. a. bß

Jean Georges Kammentz et sa femme Marie Elisabeth Streng hypothèquent la maison au cordonnier Jean Burckhard

1773 (20.9.), Me Lacombe (6 E 41, 151)
Obligation – Jean Georges Kammens cordonnier et Marie Elisabeth née Streng assitée de Materne Westermann cordonnier et de Jean Jacques Goetz baquetier
devoir à Jean Bourckhard cordonnier 300 lit
hypothèque, une maison appartenant aux débiteurs dans cette ville près l’hôpital militaire dans le quartier dit Schwabenländel, d’un côté Jacques Braun derrière jardin d’un nommé Ehrhard devant la rue

Jean Georges Kammentz loue le même jour un logement dans la maison au cordonnier Jean Burckhard

1773 (21.9.), Me Lacombe (6 E 41, 151)
Bail pour 5 années à commencer à noel prochain – Jean Georges Kammens cordonnier
à Jean Bourckhard cordonnier
un logement dans la maison qui appartient au bailleur près l’hôpital militaire canton dit Schwabenländel consistant ledit appartement en un poel, une chambre et une cuisine au premier étage, une petite cave qui est à côté de lad. maison sur laquelle regne une gallerie, une petite écurie à porcs a côté de lad. cave et en l’usage commun des greniers pour la lesive – moyennant un loyer annuel de 26 florins

Jean Georges Kammentz et sa femme Marie Elisabeth Streng hypothèquent la maison au menuisier Sigismond Manger pour 150 florins

1777 (30.10.), Chambre des Contrats, vol. 651 f° 404-v
Johann Georg Kamentz der schuhmacher und Maria Elisabetha geb. Strengin unter assistentz Mr Johann Georg Heinrich des wollenwebers und Johann Michael Baurenschmidt des bürstenbinders
in gegensein H. Sigmund Manger des schreiners – schuldig seÿen 150 gulden
unterpfand, eine behausung samt zugehörden in dem sogenannten Schwabenländel beÿ dem frantzösischen hospital, einseit neben Jacob Braun dem lichtermacher anderseit ist ein Eck hinten auff Mr Erhard dem kunstgärtner

Inventaire après le décès d’une locataire, Elisabeth Hemberg veuve de Joseph Lehmann, tisanier à l’hôpital militaire

1796 (22 vent. 4) Strasbourg 4 (23), Me Roessel n° 369- Enregistrement de Strasbourg, acp 39 F° 168-v du 26 vent 4
Inventarium über und beschreibung all derjenigen haab und Vermögenschaft so weil burgerin Elisabetha geb. Hemberg letztmals weÿl. Joseph Lehmann gewesten Tissannier in dem militaires hospithal hinterbliebenen Wittib nach ihrem auch am 22. Pluvios 4 jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt – auff ansuchen b. Jean Joseph Bitschnau homme de lettres als curator der defunctæ abwesenden und unbekannten Erben (…) angesehen die eine Erbin Jeannette haumann von Waltenburg auf das an sie von dem Friedensrichter abgelaßene Schreiben Keine Antwort ertheilt hat

in dem haus des b. Kammenz Schuhm: im sogenannten Schwabenländel alhier N° 22
hausrath 111 li, zweiffelhaffte activ schulden 100 li, passiva (fordern Joh: Georg Kamenz der Schuhmach. für haus zinß Leich und beerdigungs Kosten) 174 li, Compensando 62 li
Copia der proces verbaux, in der behaußung des b. Georg Kammenz Schuemachers in sogenannten Schwabenländel gelegen N° 22 allwo die bürgerin ged. Kammenz Ehefrau Elisabetha geb. Streng uns in das Zimmer gedachter behaußung welches hinten auf den ersten Stock in den Garten des b. Erhard außrichtig und in welchem Elisabetha Lehmann geb. Schönberger Wb. den 22. ged. Monath Pluvios ohne bekante erben verstorben – juge de paix Kolb le 24 plu. 4
(Joint) Je soussigné apothicaire en Chef de l’hopital militaire sedentaire Certifie que la Cit. Elisabeth Lemane veuve de Joseph Lemane a Servy en qualité de lestettmer* l’espace de 14 années aud. hopital avec la probité la plus marquée, le 18 germinal 3
Bekanntnis Schein über die Deklaration zur patriotischen Kontributions, Nro. des Kantons X, Straß Sonnengäßle Haus N° 23, Joseph Lehmann Empl. im Militär Spital den 1. feb. 1790
Je soussigné Commissaire des guerres Chargé de la Police de l’hopital militaire de Strasbourg Certifie que le nommé Joseph Leemann Natif de Phalsbourg est Employé comm infirmier aud. hopital et attaché au service de la Pharmacie à compter du 1. fev. 1783, le 1. fev. 1783

Inventaire après le décès de Jean Georges Kammentz, marchand de cuirs. Il délaisse quatre filles et deux maisons : celle qu’il a héritée de ses parents et une autre près de l’église Saint-Louis. La masse passive surpasse la masse active.

1821 (21.11.), Strasbourg 9 (anc. cote 43), Me Hickel n° 883 – vacation du 16.2. (acp 156 F° 77 du 21.2) – Enregistrement de Strasbourg, acp 155 F° 17-v du 28.11.
Inventaire de la succession de Jean Georges Kammentz, ancien marchand de cuir décédé le 12 novembre dernier, à la requête de 1. Marie Elisabeth Streng veuve en premières noces de Jacques Eber, fabricant de bas à Barr en secondes de Jean Georges Kamments, légataire en usufruit par Contrat de mariage, 2. Pierre Paul François Bertrandt, professeur à l’hôpital militaire mandataire de a) Marie Elisabeth Kammentz demeurant à Paris rue Bergère n° 19 veuve de Jacques Jacob, boulanger, b) Marie Salomé Kammentz épouse de Jean Marie Valentin Pujol, secrétaire demeurant à à Paris rue des deux boules n° 2, 3. Marie Madeleine Kammentz femme de François Rustenmeyer, serrurier, 4. Marie Marguerite Kammentz épouse de mond. Sr Bertrandt

immeubles, maison de la succession du défunt, titres inventoriés cote 4, qu’il dépend de la succession une petite maison avec dépendances située à Strasbourg quartier des Suabes près l’hôpital militaire n° 22, d’un côté le communal, d’autre le Sr Bernhauer, derrière le jardin du Sr Ehrhardt jardinier, estimée à un revenu de 120 francs par année
maison dépendant de la communauté, une maison consistant en bâtiment de devant et de derrière, cour, appartenances et dépendances située à Strasbourg rue du Vent n° 5, d’un côté la veuve Rauscher revendeur, d’autre la veuve Finance, derrière le Sr Klinghammer, estimée à un revenu de 300 francs par année – les pièces ne se sont pas trouvées, remises à M Schwingdenhammer avoué à l’occasion d’une contestation entre le défunt et les voisins il y a environ 20 ans
dans une maison quartier des Souabes n° 22 – garde robe 28 fr, mobilier 106 et 158 fr, numéraire 2492 fr, dettes actives 4952 fr, dettes actives du défunt 98 fr, total 7708 fr, passif de la communauté 2481 fr
Titres et papiers, Contrat de mariage Me Haering le 15 mars 1813, Testament du défunt Me Lacombe 16 mai 1814 enreg. 21 novembre 1821
Chambre des Contrats 12 juillet 1746, Esther Kaufflann veuve de Jean Daniel Kolb médecin a vendu à Jean Bernard Kammentz père du défunt, Jean Doerffer et Jean Conrad Denninger une maison avec cour, petite ruelle et autres dépendances située à Strasbourg quartier des Suabes, d’un côté Jean Frédéric Rosset aubergiste au Bœuf rouge, d’autre un coin, derrière le jardin de la venderesse, pour 2400 livres
Chambre des Contrats 13 sept. 1773, le défunt a acquis de Marie Salomé Luther sa mère veuve Jean Bernard Kammentz et femme divorcée de Léonard Bauer cordonnier le tiers par indivis de la maison ci dessus désignée
Rachat d’une rente de 60 cent. sur cette maison le 10 vendemiaire 14, enreg. n° 682

Consentement au mariage des filles domiciliées à Paris
1813 (23.5.), Strasbourg 9 (25 n.c.), Me Bossenius – Enregistrement de Strasbourg, acp 122 F° 107 du 24.5.
Consentement à mariage – Jean Georges Kamentz et Marie Elisabeth String au mariage que Salomé Kamentz veut contracter avec le Sr Pujol de Paris

1820 (11.4.), Strasbourg 8 (29), Me Roessel n° 7088 – Enregistrement de Strasbourg, acp 147 F° 1 du 12.4.
Consentement à mariage – Jean Georges Kammentz, marchand de cuirs, et Elisabeth Streng, au mariage que Marie Marguerite Kammentz est intentionnée de contracter à Paris avec Mr Bertrand professeur à l’hôpital militaire de Strasbourg

Après la mort de leur mère Marie Elisabeth Streng, les héritiers partagent la succession. La maison estimée 3 000 francs revient à Marie Madeleine Kammentz épouse du serrurier François Rustenmeyer

1832 (3.11.), Strasbourg 9 (anc. cote 64), Me Hickel n° 4336 – Enregistrement de Strasbourg, acp 213 F° 94 du 3.11.
Liquidation et partage – Jean Georges Kammentz, marchand de cuirs, et Marie Elisabeth Streng, le Sr Kammentz décédé le 12 novembre 1821, inventaire Me Hickel le 21 novembre, après le décès de la veuve le 15 août 1831 il n’a pas été dressé d’Inventaire (meubles 167 fr, somme 123 fr, le tiers indivis dans la succession du Sr Kammentz dans la maison rue du Vent n° 5, passif 1113 fr)
à la requête de 1. Marie Marguerite Kammentz veuve de Pierre Paul François Bertrandt, professeur de pharmacie à l’hôpital militaire en son nom et mandataire de 1. Marie Elisabeth Kammentz veuve de Jacques Jacob, boulanger à Paris, 2. Marie Salomé Kammentz épouse de Guillaume Jean Marie Pujol, statuaire audit lieu, 2. Marie Madeleine Kammentz épouse de François Rustenmeyer, serrurier [Procuration Pujol, rue Neuve St Merry n° 44, Jacob rue St Denis n° 227]
à la De Rustenmeyer, la maison quartier des Souabes
2° lot De Bertrand, la maison rue du Vent
succession, immeubles, 1. une maison sise à Strasbourg au quartier des Souabes n° 22, d’un côté une place communale, d’autre le Sr Bernhauer, derrière le jardin de M Behringer jardinier, estimée 3000 francs
art. 2, une maison sise en ladite ville rue du Vent n° 5 consistant en bâtiment de devant et de derrière, une cour avec appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue du Vent n° 5, d’un côté la veuve Rauscher, d’autre le Sr Weidersheim laitier, derrière M Klinghammer, estimée 9000 francs

Inventaire après le décès de François Rustenmeyer, serrurier, domicilié 23 rue d’Or
1833 (14.12.) Strasbourg 9 (anc. cote 66), Me Hickel n° 4651 – Enregistrement de Strasbourg, acp 221 F° 200 du 1412.
Inventaire de la succession de François Rustenmeyer, serrurier décédé le 17 novembre dernier, à la requête de 1. Marie Madeleine Kammentz la veuve, mariés à Ste Marie aux Mines (Haut Rhin) peu de temps après la promulgation du 5° titre 3° livre du Code Civil, tutrice légale de Charles Joseph, 2. Marie Louise Rustenmeyer épouse de Jean Pierre Bonifay, chef de musique au 6° régiment d’artillerie en garnison à Strasbourg, 3. Marie Madeleine Rustenmeyer, majeure, en présence de Georges Henri Scholl, aubergiste, subrogé tuteur, héritiers pour 1/3 de leur père

dans le logement que les conjoints Rustenmeyer occupaient à titre de locataires dans une maison sise à Strasbourg rue d’Or n° 23
garde robe 45 fr, celle de la veuve 15 fr, meubles 75 fr, outils de serrurier 463 fr, ou mon 598
inventaire de son père Jean Georges Kammentz, marchand de cuir, dressé par le notaire rédacteur le 21 novembre 1821 pour un quart 5150 fr, une maison à Strasbourg quartier des Souabes n° 22 estimée 3000 francs,
2/3 d’une maison rue du Vent n° 5 estimée 6000 francs
passif 1758 fr
succession de la mère de la veuve Marie Elisabeth Streng même not. le 3 9.br. 1832, actif 3291 fr, passif 124 fr
remploi 1537 fr, créances actives 573 fr, passives 2365 fr

Marie Madeleine Kammentz femme de François Rustenmeyer vend quelques semaines plus tard pour 2 100 francs la maison à Charles Geoffroi Stromeyer, marchand de fer

1832 (27.11.), Strasbourg 9 (anc. cote 65), Me Hickel n° 4360 – Enregistrement de Strasbourg, acp 214 F° 5-v du 28.11.
Marie Madeleine Kammentz femme de François Rustenmeyer, serrurier
à Charles Geoffroi Stromeyer, marchand de fer
une maison avec cour et autres appartenances et dépendances sise à Strasbourg quartier des Souabes près de l’hôpital militaire n° 22, d’un côté une place communale d’autre le Sr Bernhauer, derrière le jardin du Sr Behringer – d’abandonnement par partage de la succession de leurs père et mère souss. 3 novembre courant, de la succession de de ses père et mère Jean Georges, marchand de cuirs, et Marie Elisabeth Streng héritière pour un quart, reposait sur la tête de la venderesse et ses auteurs depuis plus de 30 ans, inventaire Me Hickel le 21 novembre 1821, par acte apssé à la Chambre des Contrats le 12 juillet 1746, la De Esther Kauffmann veuve de Jean Daniel Kolb, médecin, a vendu ledit immeuble Jean Doerffer, Jean Conrad Denninger et Jean Bernard Kammentz père de feu Jean Georges Kammentz, par contrat passé à la Chambre des Contrats le 16 sept. 1773, Jean Georges Kammentz a acquis le tiers indivis de Marie Salomé Luther sa mère veuve de Jean Baptiste Kammentz et femme divorcée de Léonard Baur cordonnier – pour 2100 francs

Charles Geoffroy Stromeyer a épousé en 1830 Caroline Lobstein
1830 (1.4.), Strasbourg 12 (115), Me Noetinger n° 1938 – Enregistrement de Strasbourg, acp 199 f° 1 du 5.4.
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – Charles Geoffroy Stromeyer, négociant, fils de feu Jean Geoffroi Stromeyer, négociant, et de Catherine Salomé Schneegans
Caroline Lobstein fille mineure de Jonathan Lobstein, charcutier, et d’Henriette Farny

Charles Geoffroi Stromeyer, marchand de fer, fait dresser un cahier des charges pour vendre la maison. L’affaire n’a pas de suite.

1836 (12.2.), Strasbourg 12 (138), Me Noetinger n° 7999
Cahier des Charges – Charles Geoffroi Stromeyer, marchand de fer
Desription de la maison à vendre, une maison avec cour & autres appartenances & dépendances sise à Strasbourg quartier des Souabes près de l’Hôpital Militaire n° 22, d’un côté une place communale, d’autre le Sr Bernhauer, derrière le jardin de M Behringer jardinier – Etablissement de la propriété, acquis de Marie Madeleine Kammentz épouse de François Rustenmeyer, serrurier, Me Hickel 27 novembre 1832 transcrit vol. 262 n° 63, à ladite Rustenmeyer par abandonnement Partage de la succession de leurs père et mère Jean Georges Kammentz, marchand de cuirs, et Marie Elisabeth Streng héritière pour un quart, Me Hickel, l’immeuble reposait sur la tête de la De Rustenmeyer et ses auteurs depuis plus 30 ans, inventaire du Sr Kammentz dressé par Me Hickel le 21 novembre 1821, par acte passé à la Chambre des Contrats le 12 juillet 1746 Esther Kauffmann veuve de Jean Daniel Kolb, médecin, a vendu à Jean Doerffer, Jean Conrad Denninger et Jean Bernard Kammentz père de feu Jean Georges Kammentz pour 2400 livres et par acte passé à la Chambre des Contrats le 6 sept. 1773 Jean Georges Kammentz acquis un tiers indivis de Marie Salomé Luther sa mère veuve de Jean Bernard Kammentz & femme divorcée de Léonard Bauer, cordonnier, mise à prix 3000 francs

Charles Geoffroi Strohmeyer, marchand de fer, vend pour 2 000 francs la maison au voiturier Jonas Herrmann et Marguerite Philipp

1838 (26.3.), Strasbourg 12 (146), Me Noetinger n° 10 217 – Enregistrement de Strasbourg, acp 258 f° 32 du 28.3.
Charles Geoffroi Strohmeyer, marchand de fer
à Jonas Herrmann, voiturier, et Marguerite Philipp
une maison avec cour, appartenances, dépendances sise à Strasbourg quartier des Souabes près l’Hôpital Militaire n° 22, d’un côté une place communale d’autre le Sr Bernhauer derrière le jardin du Sr Behringer – acquise de Marie Madeleine Kammentz épouse de François Rustenmeyer, serrurier, par acte Me Hickel le 27 novembre 1832 trans. vol. 262 n° 63, à la De Rustenmeyer par abandonnement par partage de la succession de ses père et mère Jean Georges Kammentz, marchand de cuirs, et Marie Elisabeth Streng, héritière pour un quart, Me Hickel le 3 novembre 1832 – moyennant 2000 francs

Jonas Herrmann, employé à la halle commerciale, et Marguerite Philipp vendent la maison à Jean André Wanger, maçon, et Elisabeth Krieg

1844 (10.4.), Strasbourg 12 (163), Me Noetinger n° 16 706
le Sr Jonas Herrmann, employé à la halle commerciale de cette ville & De Marguerite Philipp son épouse
au Sr Jean André Wanger, maçon, et à De Elisabeth Krieg, sa femme
Une maison avec cour, appartenances & dépendances sise à Strasbourg, quartier des Souabes près de l’hopital militaire N° 22 tenant d’un côté à une place communale, de l’autre au Sr Lebrun & autrefois au Sr Bernhauer, par devant la rue et par derrière le jardin de M. Perrin – Les vendeurs déclarent qu’ils ont acquis cette maison de M. Charles Geoffroi Stromeyer marchand de fer demeurant à Strasbourg suivant contrat de vente passé devant Me Noetinger le 26 mars 1838 transcrit au bureau des hypothèques de cette ville le 3 Avril suivant vol. 331 N° 120. M. Stromeyer avait acquis le même immeuble de Sr Marie Madeleine Kammentz épouse du Sr François Rustenmeyer, serrurier, demeurant à Strasbourg suivant contrat passé devant Me Hickel le 27. novembre 1832 transcrit au bureau des hypothèques de cette ville le 29 du même mois volume 262 N° 63. La De Rustenmeyer avait recueilli cet immeuble dans les successions de ses père et mère Jean Georges Kammentz marchand de cuir & Marie Elisabeth Streng, conjoints demeurant à Strasbourg suivant acte de partage dressé par ledit Notaire Hickel le 3 novembre 1832.

Inventaire de la succession de Jean André Wanger maçon qui délaisse trois enfants issus de sa veuve. La succession s’élève à 4 090 francs, la maison représente 4 000 francs de cette somme

1846 (13.5.), Strasbourg 12 (169), Me Noetinger n° 18 467
Inventaire de la succession de Jean André Wanger maçon – Ont comparu 1. Dlle Elisabeth Wanger, 2. Dlle Catherine Wanger, Les deux célibataires majeures, ouvrières, 3. Et M. Jean Wanger, ébéniste, tous demeurant à Strasbourg, et agissant en qualité se seuls héritiers de leur père M. Jean Daniel Wanger de son vivant maçon à Strasbourg d’une part, et Dame Elisabeth Krieg veuve dudit Jean André Wanger demeurant en cette ville d’autre part, lesquels comparans ont déclaré que leurdit père est décédé à Strasbourg le 5 Avril 1846 et qu’il n’a délaissé pour héritiers qu’eux. Que la veuve du défunt, leur mère, Dame Elisabeth Krieg, a renoncé à la communauté de biens qui avait existé entre elle et son défunt mari, ainsi qu’il résulte de la déclaration qu’elle en a faite au greffe du tribunal civil de première instance de Strasbourg le 2 Mai 1846. Que feu le Sr Jean André Wanger et sadite veuve se sont mariés en l’année 1806 et sans avoit fait de contrat de mariage, de sorte que leur union était régie par les dispositions du Code civil, chapitre de la communauté légale

Effets mobiliers – Garde robe du défunt – Argent comptant néant
Immeuble. Une maison avec cour, appartenances et dépendances sise à Strasbourg quartier des Souabes près de l’hopital militaire N° 22 tenant d’un côté à une place communale, de l’autre au Sr Lebrun et autrefois au Sr Bernhauer, par devant la rue et par derrière le jardin de M. Perrin. Acquis du Sr Jonas Herrmann, employé à la halle commerciale de Strasbourg & De Marguerite Philipin conjoints en ladite ville, aux termes d’un acte de vente reçu par Me Noetinger soussigné l10. Avril 1844 transcrit au bureau des hypothèques de Strasbourg le 15 du même mois vol. 415 N° 77. Cette maison était occupée par les époux Wangen et est évalué à un revenu annuel de 200 francs, ce qui fait en capital au denier vingt 4000 francs
Total de la masse active de la succession 4090 francs.
Cette masse n’a pas de passif.


Dossier de démolition (233 MW 1478)

1978 – Le service II / I.L. à la Police du Bâtiment : demande de démolir un immeuble municipal

Formulaire, Demande de permis de démolir. Motifs « L’immeuble est dans état très vétuste. Sa démolition est envisagée avec celle de l’immeuble municipal adjacent n° 13, rue du Jeu-de-Paume pour lequel une autorisation de démolir a été délivrée par arrêté préfectoral du 27 juin 1977. »
Extrait du plan cadastral – photographie

1978 – Rapport

Concerne 5 Rue de la Massue – le 12/5 78
Rapport. La descente sur les lieux a été effectuée le 11.5.78. Il a été constaté que la démolition envisagés concernait un immeuble en R-de-ch + 3 étages et chambres sous combles. Il s’agit d’un bâtiment en maçonnerie enduite au R-de-ch et en pan de bous enduit aux étages, en très mauvais état d’entretien et sans aucun confort. Les logements sont vides.
Pas de récupération de matériaux.
Avis favorable

1978 (mai) – Avis favorable de la Direction départementale de l’équipement
1978 (juin) – Arrêté municipal portant autorisation de démolir


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