26, rue des Juifs


Rue des Juifs n° 26 – VI 79 (Blondel), O 347 puis section 25 parcelle 4 (cadastre)

Nouvelle façade commencée par Théodose Barbier de Tinan, terminée par l’imprimeur François Levrault en 1787


Façade en trois parties rue des Juifs, angle de la rue du Faisan (avril-mai 2015), devanture de gauche

La maison qui forme l’angle occidental de la rue des Juifs et de celle du Faisan appartient au début du XVII° siècle au docteur en médecine Marc Seublin. Son gendre le docteur en philosophie Jacques Schaller est autorisé à construire un oriel en bois en 1639. Le lieutenant-colonel au service de la Ville Jean Henri Kügler acquiert en 1663 la maison qui passe ensuite au deuxième mari de sa veuve, le maître d’armes Jean Wolffgang von Molsheim. Acquéreur en 1700, l’entrepreneur des fortifications à Neuf-Brisach Jean Baptiste de Regemorte n’obtient pas les exemptions fiscales qu’il souhaite. L’immeuble entre en 1707 dans la famille Barbier : le receveur des finances d’Alsace Jean Barbier, son neveu Jean François Barbier (1731), aussi receveur des finances d’Alsace, puis le fils de celui-ci, Théodose Barbier de Tinan, commissaire des guerres, qui fait aménager des cheminées à la française au premier étage en 1767. Il réunit de 1772 à 1786 la maison à sa voisine rue du Faisan (VI 92 sur le plan Blondel) et refait en partie la façade dont les trois parties rue des Juifs sont séparées par des chaînes d’angle et les étages par des bandeaux. Auparavant domicilié rue du Parchemin, l’imprimeur François Levrault acquiert la maison d’angle en 1787. Il termine le façade en supprimant les pans de bois qui subsistent. Il achète en 1792 la maison rue du Faisan détachée quelques années auparavant et en 1793 un terrain détaché de celle sise à l’angle de la rue des Frères (actuel n° 27). La pierre à l’angle des deux rues porte une des inscriptions gravées selon la décision de 1787 (VI. Cton Fasanen Gaß).


Elévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 72 (© Musée des Plans-relief)

L’Atlas des alignements (années 1820) signale une maison à rez-de-chaussée et deux étages en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), la façade se trouve de part et d’autre du repère (g), sur la gauche rue du Faisan sur la droite la façade en trois parties rue des Juifs. Les étages sont séparés par des bandeaux dont celui du bas a disparu rue des Juifs. Le premier niveau de la toiture comprend des fenêtres, le deuxième des lucarnes. La cour D représente la façade arrière (2-3) vers la rue des Juifs, celle (3-4) vers la rue du Faisan, les deux bâtiments (4-1) vers le sud et le mur de séparation (1-4) vers le voisin à l’ouest. La cour B correspond à la partie détachée entre 1793 et 1875 de la propriété rue des Frères : les bâtiments (3-5) forment la partie nord, (6-10) la partie est avec un renfoncement (6-9), (1-10) la partie sud et (1-2) la partie ouest.
La maison porte d’abord le n° 33 (1784-1857) puis le n° 26.


Cours D et B
Terrain représenté sur le plan Blondel (1765, parcelle 79, AMS cote 1 PL 675),
le cadastre levé en 1837 (parcelle 347, réunissant la parcelle Blondel 92 et partie de 91) et
le cadastre actuel (parcelle 4), après vente d’une partie du terrain en 1875

La société Berger Levraut fait installer en 1858 une machine à vapeur. Le revenu cadastral de l’imprimerie augmente encore l’année suivante en passant de 580 à 640 francs. Les différents bâtiments sont décrits à la police d’assurance contractée en 1864. Quand la société Berger Levraut vend la maison aux frères Sigel (1875), une grande partie du terrain est transférée à l’immeuble sis 27, rue des Frères, le sol passe de 12,50 à 3,82 ares.
Les frères Sigel convertissent en 1875 une fenêtre en porte et rouvrent deux fenêtres aux étages vers la rue du Faisan. Ils ouvrent en 1884 une fenêtre au troisième étage de la façade rue des Juifs, établissent en 1888 un balcon au troisième étage puis agrandissent en 1895 les fenêtres rue du Faisan. Une première devanture est posée en 1893 puis une deuxième en 1908.


Partie orientale de la façade rue des Juifs lors de l’établissement du balcon (1888),
devanture de gauche posée en 1895, élévation en 1908
(dossier de la Police du Bâtiment)

novembre 2018

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1616 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Marc Seublin, docteur en médecine, et (1583) Marie Kniebs – luthériens
puis ses enfants Théodose Seublin et Elisabeth Seublin
1657* h Elisabeth Seublin et (1620) Daniel Harnister puis (1634) Jacques Schaller, docteur en philosophie – luthériens
1661* h Daniel Harnister, orfèvre, et (1652) Susanne Dieffenbecher puis (1675) Marie Salomé Kœnig – luthériens
1663 v Jean Henri Kügler, lieutenant-colonel, manant et (v. 1625) Barbe Mertz puis Marie Cunégonde Welper – luthériens
1672 h Jean Wolffgang von Molsheim, maître d’armes, et (1643) Abigaïl Gloner, (1656) Cécile Saltzmann veuve du docteur en médecine Jean Régnard Widt, (1672) Marie Cunégonde Welper veuve de Jean Henri Kügler, (1680) Barbe Knoll veuve du conseiller aulique Jean Henri Schreiber – luthériens
1694 v Philippe Jacques Rehm, licencié en droit, et (1696) Marie Marguerite Heus – luthériens
1698 v Adam Graff (Le Comte), garde, et (v. 1690) Marie Reine Thomas – catholique et luthérienne convertie
1700 v Jean Baptiste de Regemorte, entrepreneur des fortifications à Neuf-Brisach, et N. Gottfrein puis (1688) Jeanne Pellet – catholiques
1707 v Jean Barbier, conseiller du Roi et receveur des finances d’Alsace, et (1707) Marie Claude Michel – catholiques
1731 h Jean François Barbier, conseiller du Roi et receveur des finances d’Alsace, et (1730) Marie Elisabeth Schwilgué puis (1736) Françoise Elisabeth Grau – catholiques
1771* h Jean Jacques François Théodose Barbier de Tinan, commissaire des guerres, et (1765) Marie Françoise Xavière Noblat – catholiques
1787 v François Levrault, typographe puis imprimeur, et (1761) Anne Marie Eléonore Christmann – catholiques
puis leurs enfants dont François Laurent Xavier Levrault recteur de l’Académie de Strasbourg, conseiller de préfecture, et (1793) Caroline Schertz
1840 h Pierre Frédéric Berger, avocat, et (1825) Antoinette Louise Victoire Eléonore Levrault
1876* v Jules et Victor Sigel
1908 h Pierre Zuber et cohéritiers
1921* h Fernand Jacques Honoré, négociant, et cohéritiers

Valeur vénale de la maison  : 1 700 livres en 1694, 1 800 livres en 1698, 2 500 livres en 1700 et en 1707

(1765, Liste Blondel) VI 79, Mr. Barbier
(Etat du développement des façades des maisons, AMS cote V 61) Barbier, 21 toises, 4 pieds et 4 pouces
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 347, Levrault, François Georges, veuve imprimeur libraire rue des Juifs 33 – maison, sol – 12,5 ares

Locations

1691, Loup Henri Zorn de Plobsheim, assesseur des Quinze
1694, Jean Goll, assesseur des Quinze, et Marguerite Braun
1778, Hélène Cunégonde Kien veuve du licencié Jean Georges Langhans

Préposés aux affaires foncières (Bauherren) et préposés aux feux

1639, Préposés aux affaires foncières (VII 1347)
Jacques Schaller est autorisé à construire un oriel en bois terminé par un toit

(f° 27-v) Mittwoch den 17. Julÿ – H Dr Jacob Schaller Ercker
H Dr Jacob Schaller ebenmäßig angesagt, Ihme zuverwilligen in seiner behausung in der Judengaß oben in der wohnstub ein höltzin Ercker vffzuführen, wollen* Ihn nur ein gaden hoch richten, vnd oben mit eim dächlin beschließen, soll wie der vorige, die abmessung den schahen nach, Zu papÿr bringen und einlüfern laßen.

1766, Préposés aux affaires foncières (VII 1412)
Le maître maçon Antoine Klotz est autorisé à refaire pour le compte du receveur des finances Barbier un trumeau qui s’est effondré

(f° 35-v) Dienstags den 12. Augusti 1766. – Anthoni Klotz nôe. M. Barbier und M de Hattstatt
Anthoni Klotz der Maurermeister bittet umb erlaubnus in M. Barbier Receveur des finances behaußung in der judengaß zweÿ Spiegel so eingefallen, wieder außzumauren, ingleichem in H. Baron von Hattstatt behausung in der schlauchgaß einen naach von einem waßerstein der von der höhe an der maur herabgegangen unten in der gaß heraus zu leiten. Erkannt, in beeden Stücken willfahrt

1767, Préposés aux feux (Feuerherren, 4 R 91)
Le maître maçon Klotz rend compte de deux cheminées à la française que le receveur des finances Barbier a l’intention de faire dans deux pièces au premier étage

(p. 119) Montags den 23. Februarÿ 1767 – Mr Barbier
Mr Barbier, Receveur de Finances, Will in seinem in der Judengaß gelegenen Hauß auf der seite gegen der fasanen gaß auf dem ersten stock ein frantzösisch camin, mit gewölb Wohl Versehen, setzen laßen, das rohr mitten durchs gebäu Von allem holtz entfernt.
Ferner auf dem nemlichen boden in dem schlaffzimmer wiederumb ein frantzösisch camin, durchaus wie das Vorige, Und endlich über dießem letztern Zimmer Wieder ein frantzösisch camin ebenfals Wie das erstere. Erkannt Willfahrt. – Mr Klotz

1772, Préposés aux affaires foncières (VII 1415)
Le receveur des finances Barbier demande l’autorisation de faire une communication entre son ancienne maison et celle qu’il vient d’acquérir rue du Faisan (il revendra cette maison en 1786)

(f° 118-v) Dienstags den 29.ten Septembris 1772. – M Barbier Receveur des Finances
Wurde in Præsentia der Oberbauherren und Hrn. XV. Secretarii Städels Augenschein eigenommen in M. Barbier, Receveur des Finances behausung ane der Judengaß gelegen, welcher die Fuchsische behausung so auf die seinige stoßet und in der Fasanengaß ziehet an sich erkauft und einen durchbruch zu machen willens. Woselbsten sich befunden, daß durch den solche beede Häuser von einander scheidende Gäbel eine Thür aus gebrochen werden solle in der Höhe samt dem Ober Licht von Acht Schuh Sechs Zoll und in der breite von dreÿ Schuh Neun Zoll.

1787, Préposés aux affaires foncières (VII 1422)
Le maître maçon Müller est autorisé au nom de l’imprimeur François Levrault à refaire la partie en bois de sa façade à la manière de la partie voisine.

(f° 342) Dienstags den 28. Augusti 1787 – Hr Frantz Levrault Buchdrucker
Hr. Müller, der Maurer, nôe. Herrn Frantz Levrault des Buchdruckers, bittet zu erlauben an deßen Behausung in der Juden Gaß am Eck der Fasanen Gaß gelegen, das Stuck façade so annoch von Holz ist, dem andern Zugleich aufbauen zu laßen. Erkannt, Willfahrt.

1792, Préposés aux affaires foncières (VII 1424)
Le maître maçon Müller est autorisé au nom de François Xavier Levrault à recouvrir la rigole devant la marche de son échoppe comme à d’autres maisons du quartier

(f° 127-v) Samstags den 29. Decembris 1792. – Frantz Xaveri Levrault.
Bürger Müller, der Maurer, Nahmens Frantz Xaveri Levrault, bitt zu erlauben an deßen behausung am Eck der Juden: Fasanen Gaß gelegen, die Rinn vor der in der Juden Gaß befindlichen Ladenthür auf die Höhe der untern Staffel decken zu laßen. Auf abgestatteten bericht, daß beede au Inspectores bei eingenommenem Augenschein die Sach sehr thunlich befunden, auch in dasiger Gegend würcklich dergleichen Rinnen sich befinden, wurde nach Anhörung des Prokurators der Gemeind Erkannt, Unter Anweisung der Bau Inspectoren Willfahrt.

1812, Voirie (283 MW 342), N° 251
Le propriétaire Levrault est autorisé à faire blanchir sa maison alignée et sans avance

au nom de M. Levrault qu’il desiroit faire blanchir la façade de la Maison sise Rue des Juifs et faisant le Coin de celle des Faisans n° 39 Arnold
Renvoyé à l’architecte, le 21 juillet 1812 – Considérant que la maison dont s’agit n’a point d’avance et qu’elle est alignée suis d’avis qu’il n’y a point d’inconvénient à accorder la permission demandée, architecte Villot le 22 juillet – Ratifié par le Maire le 22 juillet

Description de la maison

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

4° arrondissement ou Canton Est – Rue des Juifs (en partie)

nouveau N° / ancien N° : 26 / 33
Levrault
Rez de chaussée et 2 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 122 case 1

Levrault, Caroline née Schertz rue des Juifs N° 33
Levrault, Eléonore Ve Berger (subst. pr. 1845)

O 347, maison, sol, R. des juifs 33
Contenance : 12,50
Revenu total : 636,50 (630 et 6,50)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2
portes et fenêtres ordinaires : 61
fenêtres du 3° et au-dessus : 11

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 147 case 1

Levrault, Eléonore veuve Berger
1876, Sigel Julius v. Victor

O 347, maison, sol, Rue des Juifs 26
Contenance : 12,50
Revenu total : 636,50 (630 et 6,50)
Folio de provenance : (122)
Folio de destination : 147, augmôn de constr. pr l’imprimerie – sol 91-II, 147-I
Année d’entrée :
Année de sortie : 1861, sol 1875
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2
portes et fenêtres ordinaires : 161
fenêtres du 3° et au-dessus : 11

O 347, maison
Revenu total : 440 (1026,50)
Folio de provenance : 147 aug. de constr
Folio de destination : theilweise abgebrochen (contingents Verminderung)
Année d’entrée : 1861
Année de sortie : 1875
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2 / 2
portes et fenêtres ordinaires : 86 / 69
fenêtres du 3° et au-dessus : 6 / 5
1861, Augmentations – Levrault Eléonore veuve Berger f° 187, O 347, Maison, revenu 440, aug.on du revenu Cad.al provenant de l’add.on d’une machine à Vapeur montée et achevée en 1858, achevée en 1858, imposable en 1861, imposée en 1861
Diminutions – Levrault Eléonore veuve Berger f° 187, O 347, Maison, revenu 630, Aug.on de Const.on en 1858 (voir ci-contre), supp.en 1861

O 347, imprimerie
Revenu total : 580 (1026,50)
Folio de provenance : 147 aug. de constr
Folio de destination : 147 aug. de constr
Année d’entrée : 1861
Année de sortie : 1862
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires :
fenêtres du 3° et au-dessus :

O 347, imprimerie
Revenu total : 640 (1086,50)
Folio de provenance : 147 aug. de constr
Folio de destination : theilweise abgebrochen (Berichtigung)
Année d’entrée : 1862
Année de sortie : 1875
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires :
fenêtres du 3° et au-dessus :
1862, Augmentations – Levrault Eléonore f° 147, O 347, Imprimerie, revenu 640, Aug.on de Const.on, achevée en 1859, imposable en 1862, imposée en 1862
Diminutions – Levrault Eléonore Ve Berger f° 147, O 347, Imprimerie, revenu 580, Aug.on de Const.on, suppr. en 1862, Voir ci-contre

O 347.p, sol, maison,
Contenance : 3,82
Revenu total : 707,99 (706 et 1,99)
Folio de provenance : (sol) Rest – (maison) Berichtigung nach Abbruch
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1875
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2 / 2
portes et fenêtres ordinaires : 86 / 69
fenêtres du 3° et au-dessus : 6 / 5
1875, Abgang – Levrault Eleonore f° 147-II, O 347, maison & imprimerie, revenu 374, theilweiser Abbruch, supp. en 1875

Cadastre allemand, registre 30 p. 325 case 4

Parcelle, section 25, n° 4 – autrefois O 347.p
Canton : Judengasse N° 26 – rue des Juifs – Maurerzunftgasse
Désignation : Hf, Whs u. N.G.
Contenance : 4,54
Revenu : 4300 – 5500
Remarques :

(Propriétaire), compte 1165
Sigel Julius u. Viktor
1908, Zuber Peter Ehefrau u. Miterben
1921, Harroy Fernand Jacques Honoré négociant épouse née Sigel 1/6 et copropriétaires
(1819)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VI, Rue des Juifs N° 147 (p. 275)

33
Prop: Levrault, Imprimeur rue du parchemin N° 26
loc: Roudon, Blaisius, Consierge à l’assemblée provinciale – Moresse
loc: Hatterer, Commis de l’Adm. prov.

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Judengasse (Seite 68)

(Haus Nr.) 26
Kettner, Buchbinderei. 0
Walz, Schuhmachermstr. 0
Sigel, Maler u. Glaserm. E 1
Zuber, Schreinermstr. 2
Lentzen, Bürgermeist.-Sekretär. H 1
Lentzen, Schneiderin, H 1
Schweis, Rentnerin. H 3

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 737 W 185)

Rue des Juifs 26 (1875-1990, dossier I)

Le propriétaire Sigel convertit en 1875 une fenêtre en porte et rouvre deux fenêtres aux étages vers la rue du Faisan. Il fait faire en 1884 une fenêtre au troisième étage de la façade rue des Juifs. Les peintres en bâtiment Siegel établissent en 1888 un balcon au troisième étage. Ils font agrandir en 1895 les fenêtres rue du Faisan, poser une devanture rue des Juifs puis une deuxième en 1908.
Une inspection constate en 1898 que les locaux où la veuve Manias souhaite ouvrir un débit de boissons ne correspondent pas aux prescriptions ministérielles. La maison est raccordée aux canalisations en 1906. Les frères Sigel agrandissent en 1920 leurs ateliers en occupant les anciens locaux du relieur Kettner, cité dans le dossier depuis 1875. L’Imprimerie Strasbourgeoise, propriétaire de l’immeuble, convertit en 1960 un logement du rez-de-chaussée en local commercial. Une contestation s’élève en 1984 entre le syndic de copropriété et Alain Jacquot qui a l’intention d’ouvrir le débit de boissons Le Houblon.
Autres commerces – Relieur Kettner (1875-1920), marchand de chaussures Alfred Waltz (1902), marchand de tabac Schuh (1942), pompes funèbres Frédéric Pfister (1951), société SADAL (Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine (1953-1965), tapissier Julien Frey (1967), société Habitacle (1978, qui fait repeindre la devanture en bois), société Création Ambiance (1979), Point nature (1984), salon de coiffure Martine Fraulob (1987).

Sommaire
  • 1875 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le plombier Thomas soit autorisé au nom du relieur Kettner, locataire au 26, rue des Juifs, à faire une prise pour environ trois becs
  • 1875 – L’entrepreneur Petiti-Klotz (17, place Saint-Etienne) demande au nom du sieur Sigel l’autorisation de convertir une fenêtre en porte et de rouvrir deux fenêtres aux étages vers la rue du Faisan. L’agent voyer fait son rapport.
    3461
    1884 – L’entrepreneur Petiti-Klotz demande au nom des frères Siegel, peintres, l’autorisation d’ouvrir une fenêtre au troisième étage de la façade rue des Juifs – Autorisation – Travaux terminés, décembre 1884
  • 1888 – L’entrepreneur Petiti-Klotz demande au nom des frères Siegel, peintres, l’autorisation de convertir une fenêtre en porte au troisième étage mansardé et d’établir un garde-corps au balcon – Autorisation d’établir un balcon au troisième étage – Travaux terminés, juin 1888
  • 1890 – Le directeur de l’usine à gaz Weill-Gœtz demande au nom du locataire Kettner l’autorisation de faire une prise pour environ 10 becs – Autorisation
  • 1895 (mars) – La Police du Bâtiment constate que l’entrepreneur Mayer fait des travaux non autorisés dans la maison des peintres Sigel – Demande – G. Mayer (rue derrière les murs) est autorisé à poser un échafaudage sur la voie publique
    1895 (février) – Le même demande l’autorisation de poser une devanture rue des Juifs et d’agrandir en hauteur les fenêtres rue du Faisan – Autorisation – Dessin – Droits réglés pour avoir transformé des piliers, transformé le magasin, posé une devanture, surélevé des fenêtres
  • 1895 – Le directeur de l’usine à gaz Weill-Gœtz demande au nom de la locataire Berthe Friedrich l’autorisation de faire une prise pour environ 10 becs – Autorisation
  • 1895 – Le maire notifie le propriétaire de se conformer au règlement du 30 novembre 1891 en supprimant les deux volets qui s’ouvrent à moins de 2,20 mètres de la voie publique rue des Juifs – Travaux terminés février 1896
  • 1896 – La Police du Bâtiment constate que Berthe Boma a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – Demande – Autorisation
  • 1898 – Dossier suite à un courrier du commissaire de police. La veuve Manias demande l’autorisation d’ouvrir un débit de boissons. La Police du Bâtiment constate que les locaux qui ont seulement 3,15 mètres de haut et ne comportent pas de cabinet d’aisance ne correspondent pas aux prescriptions ministérielles, mais que la pétitionnaire souhaite seulement vendre dans la rue
  • 1902 – Le marchand de chaussures Alfred Waltz demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation – L’enseigne est posée, décembre 1902
    1903 – Le même demande l’autorisation de poser un volet roulant – Autorisation – Le volet est posé, juillet
  • 1906 – L’entrepreneur Jean Ehstand (4, rue de l’Arc-en-Ciel) demande au commissaire de police l’autorisation d’occuper la voie publique pour raccorder la maison aux canalisations – Accord – Quittance des droits de voirie
  • 1905 – Le maire notifie Jules Sigel, domicilié sur place, de faire ravaler la façade rue des Juifs – Travaux terminés, juillet 1906
  • 1908 – Les frères Sigel demandent au commissaire de police l’autorisation d’occuper le trottoir pour faire une devanture. Le commissaire transmet au maire – Autorisation
    Les mêmes demandent au maire l’autorisation d’établir une devanture – Autorisation – Le gros œuvre est terminé (août), les travaux achevés (octobre) – Dessin (élévation) – Droits réglés pour avoir transformé des piliers, fait trois ouvertures, posé une devanture
    1908 (octobre) – Les mêmes demandent l’autorisation de poser une enseigne – Comme il s’agit seulement de déplacer l’ancienne enseigne de trois mètres, la Police du Bâtiment estime qu’une nouvelle autorisation n’est pas nécessaire – Autorisation de poser une enseigne perpendiculaire
  • 1910 – Le dentiste J. Stahn transporte son cabinet et son enseigne du 142, Grand rue au 26, rue des Juifs – Autorisation de poser une enseigne plate – L’enseigne est posée
  • 1913 – Les frères Sigel (entrepreneurs en peinture et en vitrerie) demandent au commissaire de police l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique pour ravaler la façade. Le commissaire de police transmet au maire. – Autorisation – Travaux terminés, juillet
  • Commission contre les logements insalubres. Propriétaire, Jules Siegel. Les cabinets d’aisance se trouvent dans la cour étroite. Les cabinets d’aisance sont raccordés aux canalisations, novembre 1905
    Commission des logements militaires, 1915. Les locaux de l’entreprise de peinture doivent être nettoyés
  • 1920 – Les frères Sigel (8 employés) informent la Police du Bâtiment qu’ils agrandissent leurs ateliers en occupant les anciens ateliers Kettner. Après inspection, la Police du Bâtiment demande de munir les cheminées de portes de ramonage en fer – Travaux terminés, septembre
  • 1920 – Les frères Sigel demandent au commissaire de police l’autorisation d’occuper la voie publique. Le préfet accorde l’autorisation
  • 1936 – La Police du Bâtiment demande aux héritiers Sigel de faire ravaler la façade – Travaux terminés, octobre 1936
  • 1942 – Le marchand de tabac F. Schuh demande l’autorisation de poser une enseigne. Dessin – Autorisation – L’enseigne est posée, janvier 1943
  • 1949 – Les héritiers Jules Sigel obtiennent un certificat de sinistré pour leur immeuble légèrement endommagé par le bombardement aérien du 11 août 1944
  • 1951 – La Police du Bâtiment constate que les pompes funèbres Frédéric Pfister ont posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – Demande – Autorisation
  • 1953 – La société SADAL (Société d’Alimentation d’Alsace et de Lorraine, 102, route des Romains) est autorisée à occuper la voie publique pour repeindre la devanture
    1954 – La même est autorisée à poser une enseigne perpendiculaire
  • 1957 – Rapport des pompiers, intervenus pour accumulation de fumées dans les appartements – La porte de cheminée est remplacée
  • 1960 – L’Imprimerie Strasbourgeoise, propriétaire de l’immeuble, a l’intention de convertir un logement insalubre au rez-de-chaussée en local commercial. La Police du Bâtiment constate que le logement de deux pièces prend son entrée sur la cour intérieure et qu’il est mal éclairé, de sorte qu’on peut le considérer comme impropre à l’habitation. – La Division V émet un avis favorable au déclassement du logement
  • 1965 – La société SADAL informe la Police du Bâtiment qu’elle a transféré sa succursale au 2, rue du Parchemin
  • 1967 – La Police du Bâtiment constate que le tapissier Julien Frey (demeurant 22, rue des Juifs) a posé trois enseignes sans autorisation – Demande, dessin – Accord du propriétaire (Imprimerie Strasbourgeoise) – Autorisation
  • 1968 – Le maire notifie l’Imprimerie Strasbourgeoise de faire ravaler les façades. Le propriétaire qui va transformer le bâtiment demande un délai. Les travaux n’étant pas encore commencés, le maire réitère sa demande. Le propriétaire allègue des difficultés pour reloger un locataire. Nouveau rappel en 1970
    1970 – L’entreprise Di Forti et Compagnie est autorisée à poser un échafaudage sur la voie publique à l’angle de la rue des Juifs et de celle du Faisan
  • 1978 (février) – La société Habitacle (Misbach et Misbach) demande l’autorisation de poser une enseigne à l’intérieur de la devanture. Dessin. L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable – Autorisation
    1978 (avril) – La même demande l’autorisation de repeindre le devanture en bois. L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable – Travaux terminés, mai
  • 1979 – La société Création Ambiance demande l’autorisation de poser un store en corbeille (stores Hagenstein)
  • 1982 – Le notaire Pierre Krantz, de la Wantzenau, demande des renseignements d’urbanisme (26, rue des Juifs, section 24 parcelle 4)
  • 1980 – Le maire notifie la société Istra de faire ravaler les façades.
    1981 – Le maire prend un arrêté portant injonction de ravalement
    1982 – L’entreprise Fregonese et fils (rue du Climont à Mundolsheim) demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable aux travaux projetés
  • 1984 – La Commission de sécurité remet son rapport sur le restaurant à aménager
    1984 – Le préfet demande à la Police du Bâtiment un rapport sur les locaux dans lesquels Alain Jacquot, demeurant à Reichshoffen, souhaite transférer la licence attachée au débit Aux Bouquets de vins (41, rue du Gazon). L’aménagement exige de désaffecter un logement. Le syndic de copropriété rappelle que les lots 2 et 3 où le restaurant est projeté sont qualifiés d’appartements. Copie du règlement de copropriété passé le 22 octobre 1982 devant le notaire Pierre Krantz à la Wantzenau. L’immeuble appartient aux conjoints Philippe Brehm et Marie-Thérèse Knæpple pour l’avoir acquis le 7 juillet 1982 de la société Imprimerie Strasbourgeoise (Istra), il comprend un sous-sol (13 caves), un rez-de-chaussée (deux locaux commerciaux, un local professionnel, deux appartements, une cour, un dégagement et deux cages d’escalier), trois étages et des combles aménagés en un appartement.
    Alain Jacquot déclare que les locaux servaient de bureaux.
    Notice de renseignements sur un établissement recevant du public (brasserie, 90 personnes, 110 m² dont 90 accessibles au public – Plan
    1984 (décembre) – Déclaration d’ouverture de la brasserie snack Le Houblon. Rapport de la commission de sécurité – Alain Jacquot déclare que le restaurant projeté ne demande pas de permis de construire – Le maire prend en janvier 1985 un arrêté portant exécution de travaux dans un établissement recevant du public – Récépissé de déclaration d’ouverture, janvier 1985
    Le syndic écrit une nouvelle lettre dans laquelle il demande si les planchers en bois assurent la sécurité du bâtiment. Le service des incendies déclare que l’établissement relève de la Commission de sécurité de la Communauté urbaine. Le maire répond en février 1985 au syndic que rien ne s’oppose à ce que les locaux soient ouverts au public. – Photographie
    1985 (février) – L’exploitant demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire (Kronenbourg, Le Houblon), Maquette. L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable – Autorisation – L’enseigne et les lampes sont posées, mars
    Le préfet demande au maire un rapport sur les locaux dans lesquels Alain Jacquot souhaite exploiter l’établissement Le Houblon
  • 1984 – Christian Tollitte demande l’autorisation de poser deux enseignes Point nature – Fiche technique, photographie, maquette, dessin. L’architecte des Bâtiments de France émet un avis défavorable du fait que les caissons ne sont pas autorisés dans le secteur sauvegardé
  • 1985 – L’avocat des conjoints Jaquot engagés dans une instance judiciaire contre le syndicat des copropriétaires demande à la Police du Bâtiment copie de certaines pièces du dossier – Courrier du syndic au Commissaire de la République
  • 1987 – Le préfet demande au maire un rapport sur le débit de boissons Le Houblon que souhaite exploiter Boumediene Chaib, demeurant rue Kepler – La commission de sécurité rend son rapport – Le préfet autorise le pétitionnaire à exploiter le débit de boissons de quatrième catégorie Le Houblon, 1988
  • 1987 – Le cabinet d’architecte l’Atelier vert (Bozzi, Dalvy et Gomez) présente un projet de salon de coiffure – Martine Fraulob déclare l’ouverture de l’établissement, propriété de Marie Madeleine Nussbaumer – Plan – La commission de sécurité rend son rapport sur l’aménagement intérieur – Le maire prend en août 1987 un arrêté portant exécution de travaux dans un établissement recevant du public – La commission de sécurité rend son rapport après contrôle – Récépissé de déclaration d’ouverture, janvier 1988
  • 1988 – Le préfet demande au maire un rapport sur le débit de boissons que souhaite exploiter Marguerite Geyer, gérante de la s.à.r.l. Le Houblon, demeurant rue de la Krutenau – La commission de sécurité rend son rapport après contrôle – Le préfet autorise la pétitionnaire à exploiter le débit de boissons de quatrième catégorie Le Houblon, septembre 1988
  • 1990 – Les notaires associés Pierre Geny et Jacques Garnier (16, rue de la Nuée-Bleue) demandent des renseignements d’urbanisme

Relevé d’actes

D’après ses tenants et aboutissants la maison appartient au début des années 1620 au docteur en médecine Marc Seublin.
Originaire de Laufenburg (en Bade et en Argovie), Marc Seublin épouse en 1583 Marie, fille de l’assesseur des Quinze Nicolas Hugues Kniebs, et devient bourgeois quelques mois plus tard
.

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. 319, n° 71)
1583. Dominica XVII. Herr Marcus Siblinus von Lauffenberg der Artzneÿ Doctor vnd Jungfraw Maria, herr Niclaus Hugo Kniepsen des fünffzehners tochter. Eingesegnet. Montag den 14. Octobris (i 167)

1584, 2° Livre de bourgeoisie (4 R 104) p. 533
Marx Seiblinn der artzeneÿ doctor Hatt das Burgerrechtt empfangenn Vonn Maria Kniepsin Herrn Nicolaus Hugo Kneipsen mitt Barbara pfarerinn ehelichrn erziltten dochter seiner hausfrauwen Vnnd will Zuom spiegell dienenn. Act denn 23.t Junj 84.

Agé de quatre-vingts ans, Marc Seublin règle par son testament en 1631 sa succession en faveur de son gendre Daniel Harnister et de son fils Théodose Seublin
1631 (15. Maÿ), Chambre des Contrats, vol. 470 f° 282-v
Erschienen der Edel, Ehrenuest, hochgelehrte Herr Marcus Seÿblin der Artzneÿ Doctor, burger Zu St. auf die 80. Jar seines Alters zwar Krancken leibs, im Beth ligend, nichts desto weniger von den gnaden Gottes guten richtigen verstandts, Sinnen und Vernunfft, wie solches auß seinen gespräch genugsamb war abzunemmen,
Zeigte in gegenwärtigkeit herrn Daniel Harnisters auch burgers Zu St. seines lieben dochtermanns, vnd H Johann Theodosÿ Seÿblins seines eheleiblichen Sohns, mit beÿstand sein Johann Theodosÿ geordneten Vogts deß auch Ehrenvesten hochgelehrten herrn Johann Rudolph Saltzmanns, Medicinæ Doctoris und in allhieiger hohen Schulen professoris An, Demnach besagter herr Harnister daß Ihme Zur Zeit seiner mit sein H D. Seÿblins eintziger dochter beschehenen vermählung versprochene heürathgut zwar bißhero genoßen, aber nicht in völliger possession gewesen, vnd sein mehr ehren genannten H D Seÿblins Sohn Johann Theodosius noch Ledigs standts und ohnuerheüratet ist (…)
seinem dochtermann zu völliger lüfferung deß heürathsguths hiemit würcklich vbergeben und Zugestell haben den gefreÿten Adelichen hoff Zu Offendorff (…)
hingegen seinem sohn, obgedacht, an statt deselben heürat guths eÿgenthümblich respectiue assignirt zugestellt vnd vbergeben haben Einen hoff, genannt der Heckerhoff beÿ Kaltenhausen vnd nahe Hagenaw gelegen (…)

Daniel Harnister épouse Elisabeth Seublin en 1620
Mariage, cathédrale (luth. p. 108)
1620. Dôna XV Trinitatis d. 24. 7.bris. Daniel Harnister, H. Wolfgang Harnister sohn, V. J. Elisabeth des Ehruesten vnd hochgelehrten H. Doctoris Marci Seiblini tochter, eingesegnet montag d. 2. 8.bris (i 59.)

Les conjoints Harnister font leur testament dans la maison qu’habite le receveur de la Toussaint Robert Riehard rue de la Toussaint
1622, Not. Strintz (Daniel, 58 not 60) n° 264
Testament – Persönlich erschÿenen seind der Ehrenhafft herrn Daniel Harnische v. die Ehr und tugendreiche fraw Elisabeth Sÿbilin bede Eheleuthe burgere Zu Straßburg beder gesunder gender bestender leÿber
Actum Inn einer behausung dem stifft Allerheilig. gehörig Ane dem schlupff In Allheÿlig gelegen sonst Rupertus Rÿhartus d. schaffner deß stiffts Allerheÿlig bewohnt – Auff sontag den 3.ten Novembris A° 1622.

Daniel Harnister garantit une vente faite au nom de son beau père Marc Seiblin sur la maison rue des Juifs
1626 (xi. Julÿ), Chambre des Contrats, vol. 459 f° 480-v
(Postea pllm fol. 258.) Erschienen der Ehrwürdig, wolgelehrt herr M. Samuel Schalesius Pfarrer Zum Jungen S. Peter alhie
hatt in gegensein herrn Daniel harnisters alß befehl. deß Ehrenuesten hochgelehrten H Marci Sÿblins, medicinæ doctoris seines H Schwehers (verkaufft)
vier viertel weitzen (…) solche güeter in einer pergamentin Ernewerung von Johann Messerschmidt Not° vnder seinem Notariat signet vnd anhangenden Insigel sub dato 1. Maÿ A° 1557. verfertigt (…)
dafür Vnderpfandt hauß hofstat, höfflin vnd gärtlin mit allen Zugehörd. alhie in Judengass. einseit ein Eck An Fasantgaß 2.seit neben N. Schmid gerichtschreiber Zu Barr hind. vff dem wirtenberg. hoff theils vnd theils vff hanß Friderich Leopardt

Veuve de Daniel Harnister, Elisabeth Seublin se remarie en 1634 avec le docteur en philosophie Wolffgang Schaller, pasteur à la cathédrale
Mariage, cathédrale (luth. p. 335)
1634. H. Jacobus Schaller der H. Schrift doctor vnd philosophiæ pract: professor, h. Mag: Wolffgang Schaller pfarrer im Münster sohn, vnd Fr. Elisabetha H. Daniel Harnisters s. Witwe, eingesegnet montag 10. Martÿ (i 172)

Registre des biens remis à Jean Théodose Seublin de la succession de ses parents, dont une moitié appartient à Elisabeth Seublin femme de Jacques Schaller. Ces biens comprennent notamment la moitié de la maison sise rue des Juifs à Strasbourg, évaluée mille livres.

1651 (13.2.), Not. Ursinus (Jérémie, 60 Not 19) n° 27
Lüffer Register Inhaltend Welcher gestaldt H. Johann Theodosÿ Seüblins, weÿl. H. Marci Seüblins Medicinæ doctori Burgers alhie seel. hinderlaßenen Sohns ietziger H. Vogt von Herrn Jacob Schallen Theologiæ Doctoris Vndt beÿ alhießig. Löbl. Universität Ethices Professori gelüffert worden. 1651.
Zuwißen, daß vff hieunden gemelttes datum der Edel Vndt Hochgelehrte Herr Alexand. Kirchmann, der Rechten Doctorandus mit beÿstandt deß Ehrenuest, fürsichtig vndt weÿß auch wohlgelehrten herrn Daniel Strintzen, Notarÿ Publici vnd Eines Ehrsamen Großen Raths alhie Beÿsitzers, alß auß wohlermelts Großen Raths mittel hierzu erbettenen Herrens + als H Johann Theodosÿ Seüblins weÿl. deß Ehrenvest vnd Hochgelehrten Herrn Marcj Seüblins der Artzneÿ Doctoris vndt Burgers alhie mit weÿl. der Viel Ehren vnd tugendreichen Frauwen Maria Seublin, gebohrner Kniebsin deßelben frau seel. ehelich erziehlten hinderlaßenen Sohns ex officio von E. Ehrs. Großen Rathgeordneter Vnd geschworner Curator Inn beÿsein sein H. Johann Theodosÿ Seublins selbsten
+ Eins: Andern Theils aber der auch Edel Wohl Ehrwürdig vndt Hochgelehrten herr Jacobus Schaller, Theologiæ Doctor vndt allhießig. Löbl. Universität Ethices Professor, der Wohl Ehren Vndt viel tugendreichen Fraw Elisabeth Schallerin gebohrner Seüblin, H. Ehevogt vndt ernandts H. Johann Theodosÿ Seüblins Schwagern Inn auch beÿsein mein Jeremiæ Ursini, als zu solchem geschäfft erforderten Notarÿ der Ursachen beysammen erschienen, weÿlen der auch Edel vndt Hochgelehrte herr Johann Rudolph Saltzmann der Altter, medicinæ Doctor Professor Ordinariius Statt Phÿsicus vndt Eines wohl Ehrwürdig Collegiat stiffts Zu St. Thoman Decanus, vff sein begehren (…) So beschehen auff Donnerstag den 30.ten Januarÿ vndt 13.ten Februarÿ A° 1651.

Eÿgenthumb ane Heüßern vndt Ligenden Güethern. Item der halbe theil für Vngetheilt, ane hauß, hoffstatt vndt nebens hauß, mit allen Ihren gebeüwen, begriffen, weithen, Rechten vnd Zugehörden gelegen alhie in d. Statt Straßburg in der Judengassen j seith ein Eckh an der Faßantgaßen, 1. s. neben Marx Schmiden geweßenen Amptschrbrs Zu Barr vndt Caspar David Stößers Erben hinden Zum theil vff Andres Schellen vndt dem Württenbergerischen hoff stoßendt, so allerdings ledig vndt eÿgen Im vor*rlich Inventario fol. 146. b. angeschlagen p. 2000 lb, thutt der daran hiehero gehörige halbe theil 1000 lb. Der darüber besagende brieff ist mit N° 107. signirt, vndt im Inventario fol. 146.b. Registrirt
Item der Heckenhoff, mitt seinen Ackern, Matten vnd Holtz auch allen begriffen, Recht vndt gerechtigkeit gelegen außerhalb d. Statt Hagenaw beÿ Kalttenhaußen (…)
Item der halbe theil für vngetheilt von vndt anne hauß vnd hoffestatt mit allen Ihren gebÿwen, begriffen in d. Küeffergaßen (…)

La maison revient ensuite à l’orfèvre Daniel Harnister qui épouse en 1652 Susanne Dieffenbecher, fille de l’assesseur des Quinze Israël Dieffenbecher

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 56)
1652. dominica XVI Trinitatis. Herr Daniel Harnischter der Goldarbeiter, H. Daniel Harnischters gewesenen burgers alhie hinderlaßener ehelicher Sohn, vnd Jungfr. Susanna Weÿland des Ehrenvesten, Fromm, fürsichtig Vnd Weisen Herrn Israel Dieffenbechers des beständigen Regiments der Herren XV. Wohlverordnet. beÿsitzers hinderlaßene eheliche Tochter, Sind Copulirt worden Dienst. d. 10.t. 8.bris Zum JSPeter (i 67)

Le résumé de l’inventaire dressé après la mort de Susanne Dieffenbecher se trouve dans un cahier tenu par le notaire Jean Georges Redtslob. La masse propre au veuf s’élève à 4 725 livres, celle des héritiers à 3 262 livres. L’actif de la communauté s’élève à 13 986 livres, le passif à 9 427 livres. L’inventaire est dressé dans une maison rue des Orfèvres. Le veuf est nu-propriétaire d’un quart de la succession de sa mère Elisabeth Seublin, l’usufruit appartenant à Jacques Schaller

1675, Divers (63 Not 3) Cahier b, Jean Georges Redtslob
Inventarium über Weÿl. d. Viel Ehren v. Tugendreichen Frawen Susannæ Harnisterin gebohrner Dieffenbecherin, des Wohl Ehren Vesten v. Großachtbahren Herrn Daniel Harnisters, wohlmeritirt. alten dreÿers der statt Straßburg Stalls, auch vornehmen Silberarbeiters vnd Burgers alhier Zu Straßburg, gewesener Ehelicher Haußfr. seel. Verlaßenschafft vffgerichtet in Anno 1675

Copia d. Zwischen Eingangs Wohl Ehrenged. beeden Eegemächden auffgerichter Heüraths Verschreibung
Copia Codicilli. Wohl Ehrengemelte beede Ehepersonen reciproce auffgerichtet haben
Volget nun die Beschreibung d. Verlaßenschafft ane Ihro selbsten. Des H. W. Vnveränt. Guth, Werckzeug v. Kunstbüchern Zum Silberarbeiten gehörig wie auch gemäldt so des H. W. unverändt. Soclhes alles ist durch H. Joh: Jacob Erharden Goldarbeitern v. Burgern alhier angeben vnd taxirt worden, 42, Bibliothec, 33, Pfenningzinß hauptgüter 750, Gülth von liegenden güthern 107, Schuld 10, Ergäntzung (Krafft theilregisters, über d. jenige so dem H. W. beÿ abtheilung des Großvätterlichen Seiblinischen Fidei commissi v. Legat, wie auch Restirend Vätterl. Verlaßenschafft, erblichen Zugefallen – Inhalt deß über weÿl. Fr. Annæ Mariæ Merckelbachin gebohrner Harnisterin deß H. W. fr. Schwester seel. Verlaßene Mobilien auffgerichten Special Theil Registerleins – Lauth Special Theil Registers, über alles d. jenige, so dem H. W. nicht allein beÿ Weÿl. Fr. Elisabethæ Schallerin gebohrner Seÿblinin sind. auch weÿl. Fr. Annæ Mariæ Merckelbachin, gebohrner Harnisterin deßen respê Vielgeliebten Fr. Mutter v. Schwester seel. Verlaßensch. abteil. erblich Zugefallen – 4677 lb, abzuziehen 725, Nach deren Abzug) 3941, Summa summarum 4975 lb – Schuld 250, Nach solchem abzug 4725 lb
Hierauff wird nun auch der Erben Unverändt Guth. in einer in d. St. Straßb. an d. großen Prediger gaßen Liegend. vnd in dieße nahrung gehörigen Behaußung befunden worden, Ane frawen kleÿdern 90, Silberne Gürtel v. dgleichen geschmeid 38, Guldiner Ring 48, Pfenningzinß hauptgüter 624, Eigenthumb ane einer Behaußung 125, Ergäntzung (Crafft deß über Weÿl. fr. Annæ Mariæ Tieffenbächerin gebohrner Würtzin der abgeleibten Vielgeliebten fr. Mutter seel. Verlaßenschafft abtheilung auffgerichten Special theil Registers, 3089, abzuziehen 754, Compensando) 2335, Summa summarum 3262 lb
Volgt Endtlichen auch d. Gemein, Verändt. vnd theilbar Guth, haußrath 370, Werckzeug, Kunstbächer wie auch Krätz, Scheidwasser vnd deßgleichen Zum Silberarbeiten gehörig 48, Safflohr 324, Vieh 28, Früchten auff en Kasten 2304, Wein vnd Lähre Vaß (Im Keller vnder der Wohn behausung, Im Keller vnd. H Johann Römers Behaußung hinder der Herren Stub, Im Keller vnder Herrn Eliæ Kirschners Behaußung) 1174, Silber geschirr und Geschmeid 3539, Guldine Rung, Edelgestein, Perlen v. dergleichen geschmeidts 625, Baarschafft 327, Pfenningzinß hauptgüter 2659, Eigenthumb ahne einer Behaußung 750, Eigenthumb ane einer Mahl, Plauel v. Walckhühl 350, Gülth von liegenden güthern 642, Schulden 841, Summa summarum 13.986 lb – Schulden 9427, Nach deren Abzug 4549 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 12.547 lb
Wÿdum, So H. Jacob Schaller S.S. Th. D. vnd Pr. P. beÿ allhießiger löbl. Universität ad dies vitæ Zugenießen hat. Vermög deß, über weÿl. Fr. Elisabethæ Schallerin gebohrner Seÿbelinin seel. Verlaßenschafft abtheÿlung auffgerichten theilbuchs fol. 22. (…) 2608. lb, daran gebürt dem H. Wittiber ein vierder theil, die übige ¾. theil seind H. Johann Jacob Friden wohlmeritirtem Rath v. Sÿndico beÿ dießer löbl. Statt Straßburg Fr. Agnethæ Dücklerin Wittiben gebohrner Jundin, Fr. Mariæ Elisabethæ Örthelin gebohrner Harnisterin v. H. Jacob Friderich Rollwagen V. J. Ddo vngl. portionen zuständig
Wdum so H. Joh: Pfort E. E. großen Raths alter Beÿsitzer b. Wundartz alhier Zu Straßburg ad dies vitæ zugenießen hat
Der Kinder Pfötter: Göttel v. geschendkt geltt, Daniel, Susanna, Christina Margaretha, Mariæ Salomeen, Annæ Mariæ

Daniel Harnister se remarie en 1675 avec Marie Salomé Kœnig, fille de l’ancien bailli de Wasselonne
Mariage, cathédrale (luth. f° 12-v, n° 58)
1675. [Dom 19. post Trinit:] Zum 2. mahl hr. Daniel Harnister der Silberarbeiter alter dreier der Statt Stall Jfr. Maria Salome Weiland H Johann Frantz Königs gewesener Straßb. Amptmans Zu Waßlenheim nachgelaßene T. Dienstags den 21.t 8.bris Münster (i 13)

Jean Théodose Seublin est mort en instituant sa sœur Elisabeth légataire de ses biens et en léguant 50 livres à l’aumône Saint-Marc. Jacques Schaller garantit ces 50 livres sur la moitié de maison que sa femme a héritée de son frère. En marge, quittance remise par le receveur de Saint-Marc à Daniel Harnister en 1661

1657 (5. Martÿ), Chambre des Contrats, vol. 522 f° 133
Erschienen der Hoch Ehrwürdig und Hochgelehrte H. Jacobus Schaller S: S: Theol. Doct. philos. pract. Profess. Undt der hießigen Universität ietziger Rector magnificus, alß Ehevogt Fr. Elisabethæ Seübelin, weÿl. H. Johann Theodosÿ Seüblins, ihres eheleiblich. Bruders nunmehr seel. eintzige testamentliche Erbin, demnach erstemelter Johann Theodosius Seüblin seel. in seinem uffgerichtetem Testamento dem großem gemeinen Allmoßen Zu St. Marx 50. lb und dem meheren Hospithal allhie 100. lb legirt, Alß wolte Er H D. Schaller ehevögtlicher weiße berührte beÿde Allmoßen, Vmb erstgedachte beede Legata,
uff die seiner geliebten haußfrawen Von besagtem Johann Theodosio Seüblin erblich anerwachßene helffte der alhie in der Juden Gaßen einseit ein Eckh an der faßan gaßen anderseit neben Hannß Georg Straußen dem Schreinern gelegener Behaußung dergestalten angewißen haben, daß solche beÿde Legata Jährlich termino Annunciationis Mariæ Und ietzt nechst künfftig Zum erstenmahl (…)
[in margine:] Erschienen H Georg Rehm alß Schaffner deß Großen Gemeinen allmosens Zue St Marx hatt in gegensein H Daniel Harnischters deß Silberarbeiters alß ietzig Eÿgenthumblichen Innhabers der hierinn beschriebenen behaußung (quittung) Actum den 22.t Junÿ A° 1661.

Daniel Harnister vend la maison au lieutenant-colonel Jean Henri Kügler ainsi que divers objets mobiliers énumérés dans un état dressé le 21 novembre 1662

1663 (2. Aprilis), Chambre des Contrats, vol. 528 f° 209
(fol. 21.) Erschienen H. Daniel Harnischter der Silberarbeiter
in gegensein deß Wohl Edel Gestreng H Johann Henrich Kuglers Obrist Leutenants mit assistentz deß Ehrenvest- hochgelehrten Herrn Georg Obrechts U.I.D. und E.E. Kleinen Rhats Advocati et Procuratoris, uf unserer G. Herren Rhät und Einzwantzig. F. den. 22. 9.br A° 1662 ertheilten obrigkeitlich. Consens
hauß, hoffstatt Gärtlin mit allen deren Gebäwen, begriffen, Zugehördten, Rechten und Gerechtigkeiten alhie in der Juden Gaßen, einseit ist Zum theil ein Eckh ahne der Fasanen Gaßen, Zum theil neben H Andres Schellen dem Schaffnern, anderseit zum theil neben hannß Georg Straußen dem Schreinern, theilß neben H. Gottfried Stößern seniori Cancelleÿ Contractuum Notario, hinden uff einen Garten so dem Bruderhoff gehörig stoßend gelegen – /:darinn auch underschiedliche Hauß Rhat stück so in einer sub dato 21. 9.br: A° 1662. Verfertigten specification ordentlich beschrieben und dem H. Käuffern würcklich eingelüffert worden, begriffen, seÿen:/ zugangen und beschehen umb 100 pfund

Les Conseillers et les Vingt-et-Un autorisent le manant Jean Henri Kügler à acquérir la maison

1662, Conseillers et XXI (1 R 145)
(f° 207-v) Sambstag d. 22. Novembr: Obr. Leut. Kiegler Vm Consens
H. Obr. Leut. Kiegler bericht per Wild. d. Er Daniel Harnisters seine behaußung in der Judengaßen abgekaufft dieweylen Er nun nicht Verburgert Alß bitt Er Um consens daß der Contract mechte Verschriben Werd. Erk. Soll Ihme in dem begehren gratificirt Werden
H. XV.er Mülb Vnd H. Voltz

Baptisé le 2 octobre 1600, le lieutenant-colonel Jean Henri Kügler prête serment d’allégeance envers la Ville de Strasbourg en décembre 1634. Il formule les années suivantes plusieurs demandes auprès du même collège en sa qualité de lieutenant-colonel
Baptême, Saint-Nicolas (luth. f° 57-v, n° 52)
1600. den 2. Octobris ist getaufft worden Johann Henricus, Johann Jacob Kügler Sohn, der 1. pfetter Ulrich Mürsel (-) der 2. Heinrich widt der tuchh(ändler) die Göttel fr. Agnes herrn Chris(toph) Städels Ammeisters hausfraw (i 63)

1634 Conseillers et XXI (1 R 116-117)
H: Johann Heinrich Kügler. 260.
(f° 260) Sambstags d. 6. decembr.) H. Stschbr. V.lißt die original bestallung, auf Obr. Lieut. Johann Heinrich Kügler, p.son gericht, stelt Zu Mgh, ob sie ihn in gelübd v. aid aufnemen wollen. Erk soll dabeÿ V.bleiben, juravit

1635, Conseillers et XXI (1 R 118)
Johann Heinrich Kügler. 128.
(p 128) Montags den 30. Augusti. – Obr. Lieut. Kügler bitt, Mh. wolten mittel v.schaffen damit d. Soldat möge contentirt werd. weilen biß freÿtag schon 1 ½. monat v.fallen.

1636, Conseillers et XXI (1 R 119) f° 61-v
1637, Conseillers et XXI (1 R 120) Johann Heinrich Kügler, obr. Lieutenant. 141. 144.
1639, Conseillers et XXI (1 R 122) Hanß Heinrich Kügler. 77.

Barbe Mertz, fille de Frédéric Mertz d’Opfingen (en Bade) et femme de Jean Henri Kügler fait une donation au tisserand Georges Küchler et à sa femme pour les récompenser de leurs bienfaits
1635 (27. Julÿ), Chambre des Contrats, vol. 472 (expéditions) f° 113
Donatio inter vivos – Wir Clauß Ludwig Wormbser & erschienen Barbara weÿ: Friderich Mertzen Zu Opffing. seel. dochter vnd anietzo deß vnßerm bestellten obrist leutenant dem Vesten vnd mannhafften Johann Heinrich Küglern vnder haltenen Quardi Knechts Georg Kücheln eheliche haußfraw,
hatt in gegensein Vnßers Burgers Georg Küchlens deß Wollenwebers vnd Mariæ Kuhnin seiner ehelich. Haußfrawen bekannt
demnach Sie Barbara bißhero von Ihme Georg Kücheln dem Wollenweber Vnd seiner Haußfrawen Vielfältige Gut: vnd Wohlthaten empfangen (…)

Assisté de son frère Jacques Kügler l’un des trois administrateurs de la Monnaie, Jean Henri Kügler vend un immeuble en 1642. Il figure en 1644 pami les ayants-droit de Marguerite Schœtterle veuve de Henri Kügler
1642, Chambre des Contrats, vol. 489 f° 814-v – (Prot. fol. 281. & seqq.) Erschienen der Gestreng H Hannß Henrich Kügler Obrist Leutenant, mit beÿstand H Johann Jacob Kuglers dreÿers ahne der Müntzen seiner eheleiblich. Bruders (…) verkaufft
1644, Chambre des Contrats, vol. 493 f° 438
(Prot. fol. 172 & seqq.) Erschienen Weÿ: Fr. Margarethæ Schötterlerin auch weÿ: herren Henrich Küglers Alten Großen Rhats v.wanth. wittiben see: Erben, benantlichen herrn Joh: Jacob Küglers XV.ers see: Kinder, mit Nahmen H Joh: Jacob Kügler dreÿer an alhieis. Müntzen, Vnd Fr. Margaretha Küglerin, herren hannß Jacob hucken E. E. Stattghts. Beÿsitzers ehelich. haußfr. sein H Johann Jacobs Schwester, beede für sich selbsten, wie auch ermeldter H Kügler alß Befelchhaber (wie er sagte) herren Johann Henrich Küglers obr. Leutenanten, Vndt Fr. Salomeen Küglerin, H Jacob Enderlens handelßmanns vnd burgers Zu Basel ehelicher haußfr. seiner geschwistrigen, für welche Er dießorts cavirte, Mehr Johann Friderich Kipß, der Tuchhändler, alß Ehevogt Salome Schatzin, So dann hannß Martin Grimm, handelßmann, alß Vogt Johannes, hannß Wilhelm, hannß Jacob vnd Christian, herren hannß Wilhelm Schatzen burgers alhie, mit Weÿl. Magdalena Schillingin see: erziehlter Kind.en, ermeldter Salome Schatzin Geschwisterd. Mehr H. D. Nicolaus Philippus Scheid, alß Vogt herrn Balthasar Scheiden handelßmanns vnd fr. Margreth. Schillingin beed. Eheleuth see: Vier Kind. mit nahmen M. Balthasar Scheid, hannß Jacob, Margaretha vnd Barbara, Item H. Ernst Friderich Molling. der Jung. Advocatus alß Cessionarius weÿ. Fr. Mariæ Küglerin, herrn Anthoni Schotten Sÿndici vndt Stattschreibers Zu Collmar haußfr. beeder see. Erben, So dann wegen fr. Waldburg Küglerin, H. D. Dauid Küglers Wittiben see: Erster Ehe Erben, Erasmus Knörer burg. alhie, alß Eheuogt Agneß Küglerin, Item H. D. Johann Rudolff Saltzmann der älter, in alhieig. hohen Schulen professor ahne statt Jacob Küglers burgers alhie see: Mehr wegen ermeldter Fr. Waldburg Küglerin Anderer Ehe mit weÿl. hannß Michel Fuchß. burgern alhie see: erzeugter Zweÿ Kinder benantlich. Fr. Margaretha Fuchßin Johann Pflegers burgers alhie haußfr. für sich selbst. und obgemeldter H. Molling. alß Cessionarius Nicolai Fuchß. deß Tuchhändlers alhie, Wie nicht Weniger alle ietzt benannte respectivé Erben Undt Interessenten, alß Weÿl. H. Henrich Küglers burgers alhie, eingangs gemelter Fr. Margareth. Schötterlerin see. Sohns cum Beneficio Inventarÿ Erben und Cessionarÿ

Jean Henri Kügler hypothèque la maison au profit de Jean Rebhan, jurisconsulte, professeur, comte palatin et conseiller à la cour de Birkenfeld

1669 (23. Martii), Chambre des Contrats, vol. 536 f° 171-v
Erschienen der Gestreng, Edel und Vest herr Johann Heinrich Kugler, Obrister Lieutenant mit beÿstand deß Ehrenvesten und hochgelehrten H Georg Obrechtens J.U. Ddris und E.E. Kleinen Rhats Advocati et Procuratoris
in gegensein deß Edlen Vest und hochgelehrten Herrn Johannis Rebhan Jure consulti et Professoris Primarii, comitis Palatini Cæsearei, fürstl. Pfaltz Bürckhenfeld. Consiliarii – schuldig seÿ 300 lib.
Unterpfand sein soll eine Behausung alhie in der Judengaßen einseit ist ein Eckh an der Fasanen Gaß anderseit neben hannß Georg Strausen dem Schreiner, hinden theilß auff Andreas Schellen theilß uff den Würtenbergisch. hoff stoßend gelegen

Jean Henri Kügler meurt en décembre 1669
Sépulture, cathédrale (luth. f° 44-v))
1669. December. d. 2.t Hr. Joh: Heinrich Kiegler, Obrist Lieutenant. 69. Jahr alt. (i 47)

Accord passé entre les héritiers testamentaires de Jean Henri Kügler et les héritiers de Georges Obrecht au sujet d’un legs de 400 écus
1672 (29. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 539 f° 543
Erschienen Herr Johann Jacob Schaumann E.E. Statt Gerichts Procurator, alß Curator frawen Mariæ Magdalenæ Obrechtin gebohrner Marbächin, wittibin, der Ehrenvest und Hochgelehrt herr Ulricus Obrecht U.I. Ddus für sich selbsten und im nahmen seiner Verheüratheten Geschwisterd, und der Ehrenvest und weÿse herr Michael Großmann E.E. Großen Rhats alter Beÿsitzers alß Vogt der Obrechtischen ledigen Geschwisterd, an einem,
So dann der Edel- Vest- fürsichtig- hochweÿs- hochgelehrt Herr Dominicus dietrich dießer Statt ietzt Regirender ammaÿster alß Ehevogt frawen Margarethæ Dietrichin gebohrner Küglerin, der Edel from und wohlweÿs her Johann Philipp Friderich deß beständigen Regiments der Herren Fünff Zehn, alß Ehevogt frawen Mariæ Dorotheæ Friderichin gebohrner Küglerin, Geschwisterd, und weÿl. deß Edel Fürsichtig- hochweÿsen herren Johann Jacob Küglers geweßenen dreÿ Zehners nunmehr seel: nachgelaßene eheliche döchter, Weiters der Ehrwürdig- Wohlgelehrte Herr M. Friderich Räuchlin Diaconus der Pfarrkirchen Zu St. Niclaus alß Ehevogt frawen Barbaræ Räuchlin gebohrner Grabestadin, und alß seiner anzeig nach mündlich constituirte beflechhaber Herren Esaiæ Städels Majors seines Schwagers, und Endlichen Johann Wolffgang Heßler der Nacht Fourier alß Vogt Herren Johann Niclaus Caroli alt. Großen Rhats Verwanthens mit weÿl. frawen Margaretha Grabistadin deßen Geweßenem und abgeleibtem eheweib ehelich erzeugter Kinder und weÿl. frawen Margarethæ Grabistadin gebohrner Küglerin nunmehr seel. nachgelaßene Kinder und Enckhel, alle, deß auch weÿl. Edel- Vest- und Mannhafften herren Johann Henrich Küglers geweßenen Obrist Leutenants nun auch seel. instituirte testamentliche Erben am andern theil
Zeigten an und bekannten freÿ gutwillig offentlich, Wiewohlen Georg Obrecht seel. beÿ seinem lebzeiten, und dann nach seinem Zeitlichem hintritt deßen Wittib und Kinder obgemelt aus einer Vermeinten und Zu Oberweÿler den 21. Julÿ A° 1669. auffgerichteter Küglerischen Nachdisposition 400. Rhlr. pro legato (…)

Autre accord entre la veuve de Jean Henri Kügler et les héritiers Obrecht
1673 (23. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 541 n° 588
Fraw Maria Kunigunda, weÿl. Herren Johann Henrich Küglers geweßenen Obrist Leutenants nunmehr seel. nachgelaßene Wittib, anietzo Herren Johann Wolffgang Von Molßheim deß Fechtmaÿsters eheliche haußfrau, mit beÿstand ietzgedachts ihres Ehevogts an einem
Mehr Herr Johann Jacob Schaumann E.E. Statt Gerichts Procurator alß Curator frawen Mariæ Magdalenæ Obrechtin gebohrner Marbächin, Wittibin, der Edel- hochgelehrt Herr Ulrich Obrecht Professor Historiarum beÿ hießiger wohllöbl. Universität für sich selbsten, und der Ehrenvest- und weÿse Herr Michael Großmann E.E. großen Rhats Alter Beÿsitzer alß Curator der Obrechtischen leidgen Kinder am andern (…)
Demnach Sie die Obrechtische Wittib und Kinder aus einer, den 21. Julÿ a° 1669. Zu Oberweÿler uffgreichteten Nachdisposition pro Legato 400. Rhlr. und ferners für Verdienst bemühung und prætendirten Außlagen, Vermög einer Außgestelten Specification 500. Rhlr. gefordert (…)

Jean Henri Kügler a épousé (en secondes noces) Marie Cunégonde Welper de Strasbourg qui se remarie en 1672 avec le maître d’armes Jean Wolffgang von Molsheim.
Fils du capitaine de cavalerie Wolffgang von Molsheim, Jean Wolffgang von Molsheim épouse en 1643 Abigaïl Gloner puis en 1656 Cécile Saltzmann, fille du conseiller de Ribeaupierre Jean Jacques Saltzmann et veuve du docteur en médecine Jean Régnard Widt avec lequel elle s’est mariée en 1637.

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 284-v)
1643. Domin: IV. Trin. 15. Jan: Johann Wolffgang von Moltzheimb fechtmeister, h. Wolffgang von Moltzheim, Reüter Hauptmannß Vndt Stallmeisters nachgelaßener Sohn, Jungfr. Abigail, Samuel Gloners tochter, Eingesegnet Montag 3. Jul. St: Thoman (i 291)

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 210)
1637. Domin: XVIII. Trin. 7. Oct. H. Johann Reinnhardt Widt, Medicinæ Doctorandus weÿl. h. Daniel Widen deß bestendig. Regiments der Hh: XV. nachgelaßener Sohn, Jungfr, Cecilia, H. Johann Jacob Saltzmanns, Rappolsteinischen Rahts, Vndt Stattvogts Zu Rappolsweÿer, Eheliche tochter. Eingesegnet Montag 16. Octob. St: Thoman (i 216)

Mariage, Illkirch (luth.)
1656. Dn. III. et IV Trin. Sind Zu St: Thoman zu Straßburg p.clamirt vnd von mit den 1. Julÿ copulirt H: Johann Wolffgang von Moltz. fechtmeister Vndt burg. daselbt vnd Cäcilia weÿland H. Johann Reinhard Widen Med. D. hinderlaßene Wittib (i 62)
Proclamation, Saint-Thomas (luth. 28) 1656. Dn. III. Trinitatis d. 22. Junii. H. Johan Wolffgang von Moltzheim, der fechtmeister vndt burger allhier vnd Fr. Cæcilia, Weiland Hn Johann Reinhard Widten, Medicinæ Doctoris vnd burger allhier hinderlaßene Wittib. Copulirt Zinst. d. 1. Junii Zu Illkirch (i 31)

Jean Wolffgang von Molsheim et le sieur Lamarche louent une salle d’armes à la tribu des Maçons moyennant sept florins le trimestre. Suite à une objection concernant cette décision, le prévôt expose qu’il a recuelli l’accord de plusieurs échevins et qu’il n’a pas jugé à propos de convoquer l’assemblée au complet.
1668, Protocole de la tribu des Maçons (XI 230)
H. Molßheim der Fechtmeister die Stub undt H. Lamarche den fechtboden
(f° 49-v) Mittwochs den 18.ten Novembris Anno 1668. – Herr Moltzheimer der Fechtmeister erlegt vor ein Viertel Jahr Von Michaelis biß Weÿhenachten Zinnß Von der Stuben, 7. fl.

Anno 1669 – Mittwochs den 6. Januarÿ
(f° 54-v) Herr Rathherr Metzger Ca. Herren Michael Granen berichtet daß Herr Gran im Gespräch Vnder andern gesagt waß daß seÿe wann der Herr Oberherr Vndt der Rathher H. Molßheim die Stub undt Lamarche den fechtboden gelühen Vnndt Sie alles allein wollen thun waß dann die Überige Herren Schöffen Vnnd E: E: Gericht Zu thun, Herr Ober Herr Proponirt daß Er solches befelchter maßen Zween oder dreÿen Herren Von den Schöffen auß Zu machen erlaubt, Vnnd daß es nicht nöthig allemahl die Herrn Schöffen ins gesambt Vnndt E. E. Gericht Zu bemühen.

Partage de la succession d’Abigaïl Gloner entre le veuf et sa fille
1671, Not. Ursinus (Jérémie, 60 Not 41) n° 25
Abtheilung Weÿl. Frawen Abigael von Molßheim gebohrner Glonerin, H Johann Wolffgang Von Molßheim fechtmeisters undt Burgers Zu Straßburg erster haußfrn. seel. Verlassenschafft 1671.
Summarische Abrechnung Zwischen dem Vatter vndt d. dochter

Jean Wolffgang von Molsheim épouse en 1671 Marie Cunégonde Welper veuve du lieutenant-colonel Jean Henri Kügler. Le mari fait dresser l’année suivante l’inventaire de ses apports dont l’actif s’élève à 3 898 livres et le passif à 401 livres. Ces biens comprennent une maison rue Salzmann et un bien de campagne à Scharrachbergheim.

Mariage, cathédrale (luth. f° 145)
1671. Zum 2. mahl Hr. Johann Wolff Von Moltzheim fechtmeister vnd Burger alhierr, Fr. Maria Künigunda Weiland hr. Johann Heinrich Küglers Gewesenen Obristen Leütenants nachgelaß. Wittib. Donnerstags den 21.ten 7.br: Münster (i 147)
Proclamation, Saint-Thomas (luth. 23, n° 92) 1671. Dom. XII et XIII Trin. den 10. & 17 Sept. H. Joh. Wolffgang von Molßheim burger undt Fechtmeister allhier, Fr. Maria Künigundt, Weÿl. H. Joh: Heinrich Kuglers gewesenen Obrist Leütenants Wittib. eingesegnet Donnerstag den 21. Sept im Münster (i 13)
Sépulture, cathédrale (luth. f° 89-v) 1679. Augustus, d. 23. fr. Maria Künigund, H. Joh: Wolffgang v. Moltzheim Fechtmeisters fr. begraben, starb d. 20. hus beÿ 63. Jahr alt (i 92)

1672 (21.6.), Not. Ursinus (Jérémie, 60 Not 42) n° 9, 8
Inventarium über Herrn Johann Wolffgang von Molßheim, Fechtmeisters undt Burgers alhie, Zu frawen Mariæ Kunigundæ von Molßheim gebohrner Welperin, seiner Liebsten in den Ehestandt zugebrachte Nahrung auffgerichtet 1672. – als Crafft Ihrer mit einander auffgerichteter Eheberedung ein unverändert Guth in den Ehestandt Zugebracht – so beschehen auff Freÿtag den 21. Junÿ A° 1672.

Inn einer alhie inn der Statt Straßburg inn der Juden gaß gelegener behaußung so fr. Mariæ Künigundæ Molßheimerin gebohrner Welperin eigenthümlich gehörig, ist befunden worden wie volgt.
Eÿgenthumb vndt Beßerung ane einer vordern vndt hindern Behaußung. Item der halbe theil ane einer vordern vndt hindern Behausung in d. Roßengaßen, j. s. ein Eck ane dem Meÿenkeffergessel (…)
Ligende Güether. Erstlichen der Halbe theil ane einer Leeren Hoffstatt sampt einem Reb Eggerthen daran, inwendig des dorffs Scharrachbergheim im Höffel genant (…)
Summa Haußraths 568, 2. Summa Viehs wie auh Schiff und geschirrs 128, 3. Summa Früchen 5, 4. Summa Wein vndt vaß 445, 5. Summa Silbergeschirrs und geschmeids 474, 6. Summa Guldinen Ring 90, 7. Summa Bahrschafft 371, 8. Summa Pfenningzinß hauptgüter 1003, 9. Summa Eigenthumbs vndt beßerung einer vordern vndt hind. Behaußung 197, 10. Summa Gülth von liegenden güthern 19, 11. Summa Liegenden güther o, 12. Summa Schulden 594, Summa summarum 3898 lib. – Schulden 401 lib, Nach deren Abzug 3497 lib
Conclusio finalis Inventarÿ 3797 lib
Wÿdemb, So der Herr aus Voriger seiner Ehe noch Zu genießen hatt. Wie in dem über weÿland Frauen Cecilia Saltzmännin, deß Herrn vorigen Haußfr. seel. Verlaßenschafft verfertigten Inventario fol. 6. vndt 24. zubefinden, 300 lib
N° 8 – Verkauff undt Erlöß Register Inhaltendt Waß abe Herrn Johann Wolffgang von Molßheim fechtmeisters undt Burgers alhie verkaufften Mobilien erlößt worden

Anne Marie Cunégonde veuve du lieutenant-colonel Jean Henri Welper et femme du maître d’armes Jean Wolffgang von Molsheim devient bourgeoise en 1672 après que les droits ont été versés l’année précédente.
1672, 4° Livre de bourgeoisie f° 393
Fr. Anna Maria Künigund, H. Obrist Lieutenant Kuglers seel. Wittib empfangt daß burgerrecht Von H. Johann Wolffgang von Molßheim dem Fecht meister, umb 8. Gold fl. so beÿ der Cantzleÿ erlegt Worden den 7. 7.bris A° 1671, eingeschrieben aber den 14. Martÿ 1672.

Jean Wolffgang von Molsheim et sa femme Marie Cunégonde assistée de son demi-frère l’imprimeur Jean Welper et de son beau frère le chapelier Emmanuel Fischer hypothèquent la maison au profit de la tribu de l’Echasse. En marge, quittance remise en 1692 à Marie Barbe Knoll veuve von Molsheim

1674 (4. Sept.), Chambre des Contrats, vol. 543 f° 542
Herr Johann Wolffgang Von Molßheim der älter Fechtmaÿster und fraw Maria Königunda sein eheliche haußfrau und Zwar dieselbe insonderheit mit beÿstand herren Johann Welpers deß Buchtruckhers ihres halbbruders, und herrn Emanuel Fischers deß Huetstaffirers ihres Schwagers, alß deroselben hierzu erbetterner nechtser Verwanther
in gegensein deß Ehrenvest- fürsichtig und weÿsen herren Johann Baptistæ Fechers wie auch herren Daniel Harnischters alten dreÿers der Statt stalls beÿder im nahmen E.E. Zunfft Zur Steltzen – schuldig seÿen 350 pfund
unterpfand, Eine behaußung mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen Zugehördt. und Gerechtigkeiten alhier unden in der Judengaß, einseit ist ein Eckh, anderseit neben hannß Jacob Straußen dem Schreiner gelegen
[in margine :] (…) in gegensein Hn Johann Welpers deß buchtruckers alß vogts Fr. Barbaræ gebohrner Knollin, deß hierin gemeldt. H. Von Molßheim seel. nachgelaßene Witt. (quittung) Act. d. 12.ten Aug. 1692.

Jean Wolffgang von Molsheim se remarie en 1680 avec Barbe Knoll veuve de Jean Henri Schreiber, conseiller aulique et greffier à Stuttgart : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire, célébration. Marie Barbe Knoll était fille du batelier Jean Jacques Knoll d’après son inscription au registre de bourgeoisie en 1690.

Eheberedungs Copia – entzwischen dem Edel: Ehrenvest vnd großachtbahren herrn Johann Wolffgang von Moltzheim, Weith berühmten Fechtmeistern und burgern allhier alß dem herrn bräutigamb ane Einem, So dann der Edlen, Viel Ehren und Tugendreichen Frauen Barbara Schreiberin gebohrner Knollin deß Weÿl. Wohl Edlen Vest und hochgelehrten herrn Johann Heinrich Schreibers hertzoglich Würtenberg. geweßenen hochansehnlichen Cammer Raths nunmehr seeligen hinderpliebenen Fraw Wittib alß der fraw hochzeiterin am Andern theil – Geschehen und erhandelt inn obgemelter Statt Straßburg Montags den 12. Montagstag Julÿ Anno 1680. Stephan Cornelius Saltzmann Notarius jurat. et Acad. .

Mariage, Saint-Thomas (luth. p. 93, n° 549)
1680. Dom. 4. et 5. Trin. 4. et 11. Junÿ. H. Johann Wolffgang von Molßheim burger vndt Fechtmeister allhier, Fr. Barbara weÿl. H. Johann Heinrich Schreibers geweßenen Cammerraths vnd Landschreibers Zu Stutgardt wittib. Cop. St. thomæ d. 15. Junÿ (i 48)

Tous deux font leur testament en 1689 ; l’épouse fait un legs à sa sœur infirme pensionnaire à l’Orphelinat et institue pour héritiers ceux qui sont dénommés à son inventaire après décès
1689, Not. Saltzmann (Etienne Corneille, 49 Not 30)
1689 Testamentum nuncupativum reciprocum H. Johann Wolffgang von Molßheim Fecht meisters vnd, Fr Barbara gebohrne Knollin, beeder Ehe Personen, Mittw. d. 12. Jan. 1689. pm 2 et 3 in H. molßh. hauß.
persönlich erschienen sind der Edle, Mannvest vnd hochachtbare herr Johann Wolffgang von Molßheim, weit berühmter Fecht meisters vnndt vornehme Burger allhier, vnd beneben Ihme die Edle Viel Ehren b. Tugendreiche Frauw Barbara von Molßheim gebohrne Knollin, beeder Ehe Personen, durch Gottes Genad vnd willen Er der Herr aufrecht gesundten gehend und stehenden Leibes, die Fraw aber Kranckn auf einem bett sitzendt
(…) fürs ander, so verordnet sie Fraw Testirerin dem allhießigen Waÿßenhauß 1000 gulden (…) das weÿßenhauß dagegen obligirt sein solle Jungfraw Susannam Knollin, Ihr der Fraw Testirerin Schwester, so etwas blöden gemüths ist, einzunehmen (…)
Zum Vierdten, will sie Frai Testirerin voremelter Susannæ Knollin Ihrer Schwester vmb deri besten vnderhaltung (…)
Zum fünfften will Sie Frawen Ester Meÿerin weÿl. Jacob Meÿers geweßenen Schiff: vnd Steürmanns hinderlaßene wittwen Ihrer hallb Schwester (…)
Zum Siebend. prælegirt sie Testatrix auch H. Simon Knollen, dem Handelßdienern Ihres bruders seel. Sohn (…)
Zum Neündten, weilen die Erbeinsatzung eines jeden formblich. Testament fundament und hauptstück ist (…)
So geschehen vnd verhandelt in der Königlichen. freÿ. Satt Straßburg Mittwochs den 12. Jan. St. novi A° 1689. nachmittag zwischen 2 et 3 uhren, in Einer ane d. Judengaß. ein Eck ane d. Fasanengaß geg. d. Zimmerleuthgaß hinüber gelegenen dem H. Testatori gehörigen behaußung in d. wohnstub mit den fenstern in die Juden gaß sehend
– Nachdisposition Fr. Barbaræ gebohrner Knollin Wittib. Freÿt. d. 7. 7.br. aô 1691.
Ich Barbara von Molßheim gebohrne Knollin Wittib (…)

Jean Wolffgang von Molsheim meurt en décembre 1689 en délaissant pour héritière sa fille Abigaïl. Ses biens immeubles comprennent ceux qui proviennent de Jean Henri Kügler, la maison rue des Juifs, estimée 1 000 livres par les experts, et le bien du Neuhoff. La masse propre à la veuve s’élève à 1647 livres, l’actif de la succession s’élève à 2122 livres, le passif à 2108 livres. Le défunt avait l’usufruit des biens de sa deuxième femme Cécile Saltzmann veuve de Jean Régnard Widt

1690 (30.1.), Not. Saltzmann (Etienne Corneille, 49 Not 14) n° 2
Inventarium und Beschreibung aller der jenigen Haab Nahrung v. Gütter, liegender und vahrender, so weÿl. der Edle, Manfest und hochachtbahr herr Johann Wolffgang von Molßheim, weitberühmter fechtmeister v. vornehmer burger allhier in Straßb. nach Seinem den 28. Xbris deß jüngst verwichenen 1689.ten Jahrs beschehenen tödlichen Ableiben, Zeitlichen verlaßen, welche auf erfordern vnd begehren der Wohl Ehren vesten, Kunsterfahren vnd vorgeachten herrn Johann Friderich Mögerlin barbierers vndt Wund Artzts burgers alhier alß Ehevogt der Viel Ehren und Tugendreichen Frawen Abigael Mögerlin gebohrner von Molßheim der H. seel. dochter so wohl ab intestato als p. Testamentum eintziger Erbin + inventirt und Ersucht durch die Edle, Viel Ehren vnd Tugendreiche Fraw Barbaram von Molßheim gebohrne Knollin die hinderbliebene Frau Wittib mit beÿstand des Wohl Ehrenvesten Kunstreichen vnd hochachtbahren H. Johann Welper, burchdruckern vnd vornehmen burgers alhier dero geschwornen Herrn Curatoris – Actum und angefanen in d. Königl. freÿen St. d. 30 Januarÿ Anno 1690.

Eheberedungs Copia (…)
In einer in der Statt Straßburg in der Juden gaßen an der Faßanengaßen gelegenen und in deiße Verlaßenschafft gehörigen behaußung, ist befunden worden wie volgt
Ane Höltzen und Schreinwerck. uf dem Frucht Kasten, In der Cammer A, Auf deren hindern bühnlein, In der Cammer B, In den höhren, In der Cammer C, In der Cammer E, In der Cammer F, In der Wohnstuben, Im Contörlein, In der Stub Cammern, In der Kuchen, In dem höhren vor der Wohnstuben, In der bauchküchen, Im hoff, Im Stall, Im Keller, Auff dem hoff, In es Mehers Stuben
Eigenthumb ane Häußern, Hoffstätt: Eigen v. lehengüttern. Item hauß, hoff, hoffstatt und platz zu einem Gärtlein, brunnen, Stall m. allen deßen Gebäwen, begriffen, weiten, rechten, Zugehördten vnd gerechtigkeiten geleg. In d. St. St. an der Juden gaßen einseit ist zum theil ein Eck an der Faßanengaß zum theil neben fr. Anna Valeria Konin, ansd. s. zum theil lb N. Küffel dem Weißbecken and. s. neben H. N. Sibur Secretair hind. auf j. Garten dem brud. hoff gehörig stoßend, Item ferner 12 lb d Zinß à 4 pro Cento Jahrs auff den 24. Maÿ v.fallen, weÿl. H. D Joh: Rebhans JCti et Prof. publico seel. hind.laßenen Erben steh. in hgt. abzub. 300. lb Weiter 14. lb d à 4. pro Ct° Jahrs den 4° 7.bris v.fallen E E. Zunfft der Steltz stehend in hgut abzulößen mit 350 lb, Item 2 lb d Zinß Jahrs auf den 24. Maÿ vfallen fr. Barbara Reichardin weÿl. H. M. Joh: Reichellts gew Diaconi Zu St Niclaus hind.laßene Wittib, lößig in hgut mit 50 lb, Sonsten freÿ ledig v. Eigen und über dieße beschwerden durch der St. St. Werckleuth angeschlagen per 190, Item j. t. perg. Kbr. in llj. C. S. stub gef. und anh. Contr. Ins. vw. dat. d. 2° Aprilis Anno 1663. Darb. gen. j. alt. perg. Kbr. m. erm. St. St. anh. Contract Ins. vw. dat. d 2. Maÿ A° 1592. So dann 11. alt. perg. Kauff vnd hüttenbrieff s. 3. abgelößten z verschreibung, v. sonst allerh. darz. gehörig. schrifftliche Sachen, alle s. not. mit altem . 107, 96 et 63 und darb. gelaß
Item ein hauß, hoff, hoffestatt so vorhin j. abgebrannte hoffestatt geweßen geg. dem newen hoff übr, d. Kleine Gütlein genannt, Item ein Veld (…)
Item ein platz, 3 ¾ eines Ackers grundts groß, 90.335 quadrat schue haltend, warauf hiebevor d. sogenante Kolbische hioff gedt (…)
Ergäntzung der Fraw Wittib unverändert Guths, Vermög des über Frawen Barbara Schreiberin gebohrner Knollin zu dem Wohl Edeln v. vesten H. Joh: Wolffgang von Molßheim (…) auffgerichten Inventarÿ
Abzug in dießen Inventarium. Der Fraw Wittib unverändert Guth, Sa. haußraths 62, Sa. Silbers 113, Sa. Golds 301, Sa. baarschafft 25, Sa. Ergäntzung (1149, Abzug 5, rest) 1144, Summa summarum 1647 lb
Der Erbin unverändert Guth, Sa. haußraths 157, Sa. früchten 58, Sa. Wein und lähre Vaß 67, Sa. Vieh Schiff und geschirrs 169, Sa. Blumen auf dem veld 63, Sa. Silbers 184, Sa. d. zinß hgütter 308, Sa. Eigenthum ane haußern 1040, Sa. Gültt von ligenden Güttern 9, Sa. Activ: Schulden 7 Summa summarum 2122 lb – Schulden 2108, Nach deren Abzug 13 lb – Conclusio finalis Inventarÿ 530 lb
Wÿdemb So der Verstorbene H. seel. auß voriger seiner Zweÿten ehe noch ad dies vitæ Zugenißen gehabt das Eigenthum aber wÿland Fr. Cæciliæ Saltzmännin deßen Zweÿten ehelibtsen (…) hierin participiren 1. weÿl. hern Friderich Gambßen geweßenen Pulverhändlers vnd burgers allhier hinderlaßene Kinder Zweÿter Ehe, 2. H. Johann Daniel Widt, Med. D. vnd geweßener Practicus Zu Speÿr deß. Mandatarius H. Joh: Wilhelm Reicher* E. E. Groß. Raths beÿsitzer, 3. H. Joh: Reinhardt Widt geweßenen Fechtmeiters seel. erb. mit Fr. Abigail Geborner von Molßheim, so jetzo ane H. Friderich Mögerlin den Barbierer vnd wundarzt verheurathet ist ehelich erzeugte Kinder, Zu dreÿ gleich. antheilen
– Abschatzung Mittwochs d. 1. Febr. 1690. Weÿland deß Wohledlen Vnd Mannhafften Herrn Johann Wolffgang von Moltzheim Geweßener fecht meister vnd burger alhie Seel. hinterlaßener Frau Wittib Vnd Erben behaußung alhier in der Statt Straßburg in der Judengaßen, ein eck An der So genanten Fasanen Gaß ander seitz neben NN. Beckhen beÿm Roßenkrantz, Hinde Auff den Würtenbergischen Hoff stoßend Welche vorder vnd Neben behß, Gang, Hoff, brunnen vnd ein Gärtlein samt alle dero begriff. Recht und Gerechtigkeitn Wie solches durch die geordnete Werckhleuthe in der besichtigung befunden Vnd dem ietzigen preiß und Werth nach angeschlagen Vor vnd vmb Zweÿ Tausendt Gulden. Bezeugend der Stadt Straßburg geordnete Werckhleuthe als, Joseph Lauttenschlager Werckmeister deß frawen Werckhs, Johannes Feÿlotter Werck Meister deß Zimmer hoffs, Johannes Berga Werck Meister des Maurhoffs.
Rechnung Mein Johann Wolffgangs von Molßheim Fechtmeisters vnd burgers allhier Zue Straßburg Innhaltend und außweißend, was Ich wegen des sogenanten, und inn Weÿland herrn Johann Heinrich küglers Obrist Lieutenants seeligen Verlaßenschafft gehörigen Kolbischen hoffs und bei weÿßenhauß allhier Liegenden Scheür und Nebenshäußlein vom 1° Maÿ Anno 1672. biß gemelten termin Anno 1678. Eingenommen, dahingegen wiederulb Außgeben und sonsten Verhandelt habe.

Barbe Knoll veuve de Jean Wolffgang von Molsheim rachète le droit de bourgeoisie qu’elle avait perdu en quittant la ville. Elle s’inscrit à la tribu de l’Echasse
1690, 4° Livre de bourgeoisie p. 565
Fr: Barbara Knollin Von hier gebürtig, weÿl. H: Johann Jacob Knollen, geweßenen schiffmanns V. E.E. großen Raths alten beÿsitzers seel: hinterl. Ehl: tochter, H. Wolffgang Von Moltzheim gewes. fechtmeisters allhier wittib, erkaufft Ihr Verzogenes burgerrecht wieder p. 6. Gold fl. 16. ß. so sie bereits auf dem Pfenningthurn erlegt hat, und wird beÿ E: E: Zunfft der Steltzin dienen. Promis: d 26. Jan: 1690

Barbe Knoll loue la maison à l’assesseur des Quinze Loup Henri Zorn de Plobsheim qui cède l’année suivante ses droits à Jean Goll, aussi assesseur des Quinze

1691 (25. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 563 f° 817
H. Johann Welper, der buchtrucker alß Vogt Barbaræ gebohrner Knollin, weil. H. Johann Wolffgang von Molßheim, gewesenen Fechtmeisters sel. hind.laßener wittib
in gegensein /:salv. titt:/ herrn Wolff Henrich Zorn von Plobßheim, deß beständigen Regiments d. Hn XV. beÿsizters
verlühen, Ihre behaußung allhier in der Judengaß, so einseit ein Eck an der Fasanengaß and.seit neben (-) geleg. mit allen deren Gebaüen und Zugehördt, außgenommen Zweÿ Stüblein und Zwo Cammeren, ein Küchlein, haußehren und Kast. und Keller, soweit die gemach geh. welche Sie Zu Ihrem gebrauch vorbehalt., auff Sechs Jahr lang von weÿnacht. diß jahrs an zu rechnen, umb einen jährlich. Zinß nemblich 37 Pfund
[in margine :] hierinn bemeldter H. Welper im nahmen seiner Fr. Curandæ alß Verlehnerin, hat in gegensein /:salv. titt:/ Hn Johannis Gollen, deß beständig. Regiments d. Hn. XV. beÿsitzers, angezeigt und bekandt, Nach dem hierinn gemeldter Jr. XV. Zorn sich in der hierin bemeldt. lehnung wid. begeb. /:maßen dem d.selbs gestrig. tags dem Contractuum actuario selbst angezeigt:/ alß Wolle Sie Fr. Verleiherin Ihme Hn XV. Gollen solche lehnung für die noch restirende Zeit, nemblich von Johannis Baptistæ dieses jahrs an biß Zu end der 6. jahrs zu rechnen mit allen hierin verschriebenen Conditionen und clausulen überlaß. -Act. d. 6.ten May. 1692

Barbe Knoll meurt en septembre 1696 en délaissant pour héritiers une nièce fille de sa sœur et un neveu fils de son frère. L’inventaire est dressé à la Krutenau dans une maison qui appartient au batelier Daniel Ulrich. La succession qui comprend une maison rue Neuve (rue Prechter) s’élève à 1 000 livres.
1696 (1. 8.br), Not. Saltzmann (Etienne Corneille, 49 Not 27) n° 35
Inventarium undt Beschreibung aller der Jenigen Haab undt Nahrung, Liegend: undt Wahrender, so weÿland die Edle, Hoch Ehren und Tugendbegabte Fraw Barbara von Molßheim, gebohrne Knollin, deß auch weÿland Edlen, Vest undt Mannhafften Herrn Johann Wolffgang von Molßheim, Weitberühmten Fecht Meisters undt burgers allhier seel. hinderlaßene Fraw Wittib nunmehr auch seel. nach Ihrem den 20. Septembris dießes 1696. Jahrs beschehenen Tödlichen ableiben Zeitlichen verlaßen – Actum und angefangen in der Königlichen Freÿen Statt Straßburg in fernerem gegensein deß Wohl Ehren Vesten Kunsterfahnen undt Großachtbaren herrn Johann Welpers, Vornehmen Buchführers und Buchdruckers, alß der Verstorbenen Frawen seel: noch ohnentledigten Herrn Curatoris, auf Montag den 1. Octobris Anno 1696.
Die Verstorbene Fraw seel: hat per Testamentum Zu Erben Verlaßen Wie Volgt. 1. Fraw Annam Mariam Gießbrechtin gebohrne Ulrichin, Herrn Hannß Martin Gießbrechten Schiffmanns undt burgers allhier Haußfraw, Weÿland Frawen Annæ Mariæ Ulrichin gebohrner Knollin der Vstorb. Fr. neben Schwester auch seel: hinderlaßene einzige Tochter, in Einen halben theil, Ihrer Verlaßenschafft, und 2. Herrn Simon Knollen den Handelßmann undt burgern in Straßburg, Weÿland herrn Johann Jacob Knollen Schiffmanns und Zollers an dem so genandten Blumen gießen, burgers in Straßburg Ihres Bruders seel. hinderlaßenen Sohn, in den andern Theil Ihrer Verlaßenschafft, Dieße Von der Frawen seel. per Testamentum Eingesetzte Erben Zu Zweÿen gleichen Theilen.

In einer in der Statt Straßburg in der Crautenaw gegen der Gastherberg Zum Engel hienüber gelegenen undt herrn Daniel Ulrichen, Schiffmann Eigenthümlich gehörigen undt bewohnenden behaußung ist befunden worden wie Volgt
Ane Höltzen und Schreinwerck. Auff dem Gang, Im Hauß Ehren, In der Stuben, In der Stub Cammer, In der Kuchen, Im Keller, Summa 18 lb
Eigenthumb ahne Einer Behaußung undt Garthen. Item Hauß Hoff undt Garthen mit dero Hoffstätten auch allen deren begriffen, weithen, rechten Zugehördten undt gerechtigkeiten gelegen allhier in de Statt Straßb. in der Vorstatt Crautenau in der Newen gaß oberhalb der Brechter Häußlein (…)
Abzug in gegenwärtiges Inventarium gehörig, Sa. haußraths 127, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 62, Sa. Guldener Ring 25, Sa. baarschafft 23, Sa. behausung und Garthen 375, Sa. Schuld 387, Summa summarum 1001 lb
Schulden. Erstlichen wurde ane weÿl. H. Johann Reinhard Widten Geweßenen Fechtmeistern vndt burgern allhier nachgelaßene Fr. wittib Fraw Abigail Mögerlin gebohrne von Molßheim der Fr. seel. Stieff Tochter das Jenige Legat, so weÿl. Fr. Kunigunda von Molßheim Gebohrne Welperin,deroselben Kindern Zu reichen verordnet vnd schon längst bezalt werd. sollen v.glichenmaß. Erlegt (…) Summa 327 lb. Nach deren Abzug 67 lb – Legata 166, Rest Zutheil. 507 – Conclusio finalis Inventarÿ 1173 lb

Sépulture, Saint-Guillaume (luth. 1687-1707, f° 85)
1696. Sambstag d. 22. Sept. ist Fr. Barbara gebohrne Knollin Wld. hrrn Johann Wolffgang von Moltzheim gewesenen Fechtmeisters v. B. alhier hinderlaßene wittib und auch seelig, Ihres Alters 54 Jahre 8 monat v. 8 tag, auff S. Urban Zur Erd. bestattet worden (i 85)

Barbe Knoll vend la maison 1700 livres au licencié en droit Philippe Jacques Rehm

1694 (9.3.), Chambre des Contrats, vol. 566 f° 189-v
Fr. Barbara geb. Knollin weÿl. H, Johann Wolffgang von Molßheim, gewesenen Fechtmeisters nunmehr seel. hinterlaßene Wittib, mit beÿstand Hn Johann Welpers, deß Buchtruckers Ihres Vogts [unterzeichnet] barbara Moltzheimerin Wiedteib
in gegensein Hn Philipp Jacob Rehmen, J. U. Ddi
Hauß Hoff Hoffstatt Gärttlein mit allen deren gebäuen begriffen, weithen, zugehördten, rechten und Gerechtigkeiten allhier in der Judengaßen, einseit ist zum theil ein Eck ahne der Fasanen gaßen, zum theil neben Fr. Annam Ursulam Hahnin anderseit neben zum theil neben Abraham Küffel den weißbecken, theils neben H. Paul Roger Sibour secret: interp: hinden uff einen Garttten so dem Bruderhoff gehörig, stoßend gelegen – umb 1700 pfund

Philippe Jacques Rehm loue la maison à l’assesseur des Quinze Jean Goll et à sa femme Marguerite Braun (voir sa maison)

1694 (5.4.), Chambre des Contrats, vol. 566 f° 266
Herr Philipp Jacob Rehm J.U. Ddus
in gegensein /:tit:/ Herrn Johannis Gollen deß beständig. regiments der HH. XV. beÿsitzers und Fr. Margarethæ geb. Braunin
entlehnt, In seiner Erst jüngst verwichener Zeit erkaufften an der Judengaß gelegenen behaußung, alle diejenige Gemach und bequemlichkeit welche Sie beede Eheleuthe bereits beÿ Zweÿ jahr lang von Fr. Barbara Molßheimerin geb. Knollin in Lehnung gehabt, außgenomm. die undere gewölb Stub wie auch die obere stub im Zweÿt. Stock, und den obern Frucht Kasten, alß welche d. H. Verleiher für sich selbsten zu gebrauch. reservirt, alles auff ein Jahr lang, con Joh:is Baptistæ dieß jahrs an Zu rechnen, umb 30 pfund

Fils du greffier en chef de la fondation Saint-Marc, Philippe Jacques Rehm épouse en 1696 Marie Marguerite Heus, fille d’un assesseur au Grand Sénat
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 70-v)
1696. Mittw. d. 26. 7.br wurd nach Zweÿmahligen proclamation eingesegnet H. Philipp Jacob Rehm J. U. Ddus, Weil Hn Joh: Georg Rehmen geweß. Oberschreibers beÿ d. Stifftung St Marx allhie nachgel. ehel. sohn v. J. Maria Margaretha Hn Joh: Philipp Heußen E. E. Gr. Raths alten Beÿsitzers ehl. tochter [unterzeichnet] Philipp Jacob Rehm alß hochzeiter, Maria Margaretha heüßin als hochzeiterin, Johann Schmidt als gewesener Vogt deß herrn hochzeiters (i 70)

Philippe Jacques Rehm vend la maison 1800 livres à Adam le Comte

1698 (2.6.), Chambre des Contrats, vol. 570 f° 325
H. Eberhard Papelier, Medicinæ Doctor et Practicus im Nahmen Hn Philipp Jacob Rehmen, J. U. Ltj, seines Hn. Schwagers, welcher Vor dieses mahl nicht allhier, aber Von dem selben, seiner anzeig nach, hierzu mündlich bevollmächtiget seÿe
in gegensein Hn Adam le Comte, burgers allhier
Hauß, Hoff, Hoffstatt, Gärttlein, mit allen deren Gebaüen, begriffen, Weithen, zugehörden, rechten Und Gerechtigkeiten allhier in der Judengaßen, einseit ist zum theil ein Eck ahne der Fasanen Gaß zum theil neben Fr. Anna Ursula Halmin wittib anderseit neben H. Gerard Pick Schaffnern des hohen Chors zum theil, theils neben Hn. Paul Rogier Sibour, XV.er hind. auff einen Gartten, dem Bruderhoff gehörig stoßend gelegen – umb 1800 pfund
Auch ist Verglichen, daß dem Verkauffend. Principali biß nechst Künfftig Michaelis hernach beschriebene Gemach und Bequemlichkeiten zu seiner wohnung Und Gebrauch Und Zwar ohne entgeld gelaßen werden sollen, Nemblich die obere Vordere stub, sambt Stub Kammern Küchen und die Stub neben ged. Kuchen, Ferner den Keller wo Er seinen wein liegen hat, Und Endlich die Zwo Kammeren über ged. obern stub

Originaire de Walheim, Adam Graff (qui signe aussi Adam Lecomte) et sa femme Marie Reine Thomas native de Montbéliard (luthérienne convertie, voir son acte de sépulture) acquièrent le droit de bourgeoisie en février 1698 en s’inscrivant à la tribu de la Mauresse
1698, 3° Livre de bourgeoisie p. 1200
H. Adam Graff Von Wallheim weÿl. H. Souffrini Graffen gew: Bauenmeisters* daselbst hint. Ehl. Sohn und deßen haußfraw Regina Maria Thomaßin Von Mumpelgard Weÿl. H. Joh: Peter Thomas gew: Præceptoris daselbst hint. Ehl. Tochter, erkauffen beede das burgerrecht pro 6. Gold fl. Vnd 16. ß so sie bereits auf d. Pfth. erlegt haben, mit ihrem Kind ist es beÿ ordnung gelaßen worden Vnd werden beÿ E.E. Zunfft Zur Möhrin dienen. Jur: d. 22. Februarÿ 1698.

Marie Reine Thomas meurt en janvier 1717 dans sa maison rue de la Nuée Bleue en laissant un fils pour héritier. D’après son acte de séputure, elle s’est convertie 27 ans auparavant
1722 (8.4.), Not. Brieff (Jean Philippe, 6 Not 7) n° 138
Inventarium und beschreibung aller Haab Nahrung und Güthere, liegend und fahrender ohnverändert verändert und theilbahrer überall nichts davon ausgenommen, so weÿlandt die viel Ehren und Tugendbegabte frau Maria Regina gebohrne Thomasin, deß Wohl Ehrenvest fürsichtig und weißen Herrn Adam Graffen E. E. großen Raths der St. St. alten beÿsitzers geweßenen Eheliche haußfrau nunmehr seel. nach Ihrem am 10. Januarÿ des 1717. Jahrs genommenen tödlichen abscheiden hinter sich Verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches Ansuchen erfordern und begehren S.T. Herren Thomæ Lamberth Graffen alß der seel. Verstorbenen mit dem hinterbliebenen herrn wittiber ehelich erzeugtem einigen Herrn sohn und ab intestato verlaßener Erben – So geschehen Straßburg den 8 April 1723.

Weilen nun auff beschehene Anfang weder Eheberedung noch Testamentum vorhanden folgt hierauff die beschreibung der Verlassenschafft ahn und vor sich selbsten und Zwar Erstlichen, Der Haußrath, Ahn Schrein: und Holtzwerck
Eÿgenthum ahne behaußungen. Eine Vordere und Hintere behaußung Zum weißen Roßel genannt gelegen alhier in Straßburg in der blauen wolckengaß einseith neben Johann Martin Brieffen Not. Publ. anderseit neben David dimio dem Kartenmacher, hinten auff H. Obrist Böckels Fr. Witib behaußung der Stephans felder hoff genant stoßend, sampt allen deßen gebäuen Stuben Kammern Küchen Gewolbten Keller auch allen Ihren rechten und gerechtigkeit appertinentien und dependentien ist freÿ leedig undt eigen und durch der Statt Straßburg werckhleuthe krafft Abschatzung vom 73 april 1723. æstimirt pro 2000. lb. Darüber Ist vorhanden ein pergamentener in alhießiger Cancelleÿ contract stub gefertigte und mit dero Insiegel verwahrte Kauffverschreibung de dato 31. oct. 1710., Dabeÿ noch verschiedene anderer pergamentener documenta gebunden
Item eine alte behaußung in Illwickersheim (…)
Item Ein garten sampt darin stehendem gartenhäußel zwischen dem Juden und Fischerthor ohnfern deß Neßelstegs (…)
– Abschatzung d 7.ten april ao. 1723. Auf begehren des Ehrhafften und bescheidenen H Johann Adam Graff E.E. Grosen raths alten beÿsitzer, ist eine behausung allhier in der Statt Straßburg in der Blauen wolcken Gaßen gelegen, Einseits neben Herrn Johann Martin Brieff Notarius anderseit neben David Dinio Karten: Macher hinden auff die Gnad. Fraw Von Beckel stoßend welche behausung und hinder gebäw. Stuben, Kammern, Küchen hauß Ehren und Gewölbter Keller sambt aller ihrer gerechtigkeit, wie solches durch der Statt Straßburg Geschwornenn Werckhleuthe in der besichtigung befunden und jetzigem preiß Nach angeschlagen wird Vor und Umb Vier tausend Gulten
Der ander begriff ist außerhalb der Statt Straßburg in Ohlwickersheim gelegen (…) Bezeichnuß durch der statt Straßburg Geschwohrene Werckhleute [unterzeichnet] Michael Ehrlacher Werck Meister deß Meinsters, Johann Jacob Biermeÿer Werck Meister deß Zimmerhoffs
Auff Ansuchen S.T. M. Le Conte E.E. Raths Assessoris ist ein Gärtlein nahe der Habermühl

Sépulture, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. f° 87)
Die 10.ma Januarÿ 1717 pie in domini obÿt honesta domina Regina maria Thomassin munpelgardensis a 27 annis ad catholicam religionem conversa, 54 annorum circiter nata, dni Adami Leconte senatus huius consiliarÿ uxor, sacramentis pœnitentiæ eucharistiæ et extremæ unctionis præmunita, die uero 11.a eiusdem in coemeterio extra urbem ad sanctam helenam honorifice fuit sepulta (signé) Adam graff ou lecomte (i 109)

Jean Adam Graff devient échevin à la tribu de la Lanterne en 1711 et assesseur au Petit Sénat en 1713
1711, Conseillers et XXI (1 R 194)
Joh: Adam Graff würdt Schöff beÿ der Lucern. 170.
1713, Conseillers et XXI (1 R 196)
Johann Adam Graff schwört auff die Kleine Rathsordnung. 19.

Adam Graff est déchu de ses fonctions d’échevin à la Lanterne parce qu’il ne prend plus part aux assemblées et s’est établi chez son fils greffier à Herrlisheim. Le préteur royal argue pour les mêmes raisons qu’il pourrait être déchu de son droit de bourgeoisie. Les Conseillers et les Vingt-et-Un se rangent à l’avis du préteur royal
1737, Conseillers et XXI (1 R 220)
H. Adam Graff Wird seines Schöffen: ambts und Burgerrechts Verlustiget erklärt. 540.
(p. 540) Montag d. 9.ten 10.bris – H. Adam Graff Wird seines Schöffen: ambts und Burgerrechts Verlustiget erklärt.
H. XV. Richßhoffer als Oberherr Einer Ehramen Zunfft Zur Lucern berichtete, daß H. Adam Graff beÿ Wohlgedachter Zunfft Vnd Exsenator Vor ohngefehr dreÿ iahren sein allhier besessenes hauß sambt garten, und der meisten theil der ihme Zugehörigen mobilien Verkaufft, sich ohne deßhalben gehöriger orten erlaubnuß Zu erhalten, nach Herrißheim in das Hanauische Zu seinem sohn, welcher daselbst Ambtschreiber ist, begeben, und, ob er schon öffters, wider in hiesiger Stadt Zukommen und seinem deßfalls tragende officio ein genüegen Zu leisten, ermahnet worden, dannoch beständig außgeblieben, und Währender solcher Zeit Weder denen Rathherrn: vnd Schöffen; Wahlen noch anderen dieser Ehren; Stelle anhangenden Verrichtungen beÿgewohnet, noch auch solches Ambt, auff geschehene requisition resigniren Wollen, da er doch, Wie sicher bericht eingeloffen, Von dem Podagram und an von hohem alter herrührenden kranckheiten dergestalten Zerfallen undt entkräfftet, daß er stätts Zu bett liegen muß, und von selbsten nicht mehr eßen kann, beÿ welchen umbständen Mghh. Obrigkeitlichem gutachten und Decision anheim gestellt Wird, Ob Selbiger ferner beÿ seinem Schöffen: Ambt Zu laßen, oder eine andere tüchtige Person an deßen Stelle Zu erwöhlen seÿe.
Herr Prætor Regius sagte, Weilen H. Graff referirter maßen sein Schöffen: Ambt ferner Zu Versehen allerdings untüchtig ist, dabeneben seine hier besessene Immobilia Verkaufft, sich mit dem daraus erlösten Werth ohne Obrigkeitliche erlaubnuß nach Herrißheim begeben, und dadurch wider den abgeschworenen burger: eÿd sein beste Haußehr auß d. Stadt transferirt, Alß gehe seine meinung dahin, daß dieselbe nicht allein seines Schöffen: Ambts sondern auch des hiesigen Burgerrechts Verlustiget Zu erkennen, mithin Von dem Collegio der Hh. Schöfffen Zur Lucern ein anderer an deßen Stelle unverzüglich Zu erwöhlen seÿe.
Erkandt, Wird Hern Prætori Reg. durchaus gefolgt.

Adam le Comte revend la maison 2 500 livres à Jean Baptiste de Regemorte, entrepreneur des fortifications à Neuf-Brisach

1700 (15.1.), Chambre des Contrats, vol. 573 f° 34
Sr Adam le Comte Entreprenneur des fourages, bourgeois de cette ville
au Sr Jean Baptiste de Regimorte, Entreprenneur des fortifications du neuf Brisac, lequel n’estant pas present le Sr Pierre la Rue Commissaire des Vivres à ce present & acceptant
Une Maison avec sa Cour, places, Escuries et tous ses bastiments, droits, appartenances et dependances, Scize en cette ville rüe des Juifs, tenant d’un costé au Sr Gerard Pick, Receveur du Chœur de la grande Eglise de cette ville et au Sr Paul Rogier Sibour, Assesseur du Conseil privé des Mess. les Quinze de cette ville, de l’autre costé faisant à partie le coin de la rue des faisans volgairement dit Fasanengaß, partie tenant à Jean Rudolff Schranckenmuller marchand de tabac aboutissant par derrière à un jardin d’une maison appartenante au Chapitre de la grande Eglise – Enfin il est a Scavoir que le Contrat a esté fait avec permission du Magistrat de la ville de Strasbourg, Suivant l’Extrait des Registres des Messieurs les Vint Un datte le 11. de ce mois – pour 10.000 livres tournois

Les Conseillers et les Vingt-et-Un autorisent le vendeur à céder la maison au manant « Rechemont ». Les députés constatent que la maison est en bon état er rapportent que l’acquéreur demande à être exempté du logement militaire et du droit de manance du moment qu’il habite lui-même la maison. Le préteur royal prend en compte la qualité de la maison, celle de l’acquéreur et les intérêts de la ville. Sur sa proposition, l’assemblée décide que l’acquéreur devra se soumettre aux conditions ordinaires.
1699, Conseillers et XXI (1 R 182)
Mons. le Comte Entrepreneur vmb permission sein hauß Zu verkauffen. 236. relation weg. solch hauß Verkauffs. 247.
(p. 236) Sambstags den 9. Januarÿ 1700. – Mons. le Comte Entrepreneur vmb permission sein hauß Zu verkauffen.
Saltzm. Ersch Mons. le Comte der Entrepreneur vnd burger allhier, der ist willens seine in der Judenfaß gelegene behaußung an Mons. Rechemont Entrepreneur general dans la ville neufe de Brisac Zu verkauffen bittet deßwegen vnderth. vmb gn. erlaubnus.
Erk. Herr XXI. Scherer vnd H. Spoor

(p. 247) Montags den 11. Januarÿ 1700. – Relation der Hh. Deputirten wegen deß Hauß Verkaufffs de Mons. le Comte
Herr XXI. Scherer vnd H. Spoor referiren daß Sie der am 9.ten huius ergangenen Erkandnuß In sachen den augenschein in dem in der brandgaß gelegenen hauß so Mons. le Comte der Entrepreneur an Mons Richemont Entrepreneur general dans la ville neufue de Brisac verkauffen will eingenohmen vnd befunden haben, daß es in Zimlichen guthen stand seÿe vnd guthe accomodements habe, der Kauff geschehen vmb 5000 fl. vnd wolle sich der Kaufer auch den gewhonlich. conditionen submittiren außer daß Er der Einquartierung befreÿt Zusein verlange, wann Er das hauß selbsten bewohnen würde.
H. Syndicus meldet es weren 3 vmbständ beÿ dießem Kauff Zu consideriren, 1) die qualität deß haußes, 2) die qualität deß Kaüffers vnd dann 3) die disposition der allhießigen Ordnungen. das hauß betr. so were daßelbe seithero allen beschwerd. vnderworffen geweß. was die qualität des Kaüffers betreffe so seÿe es ein entrepreneur, welcher von der Einquartierung vnd Schirmgelt befreÿt seÿn vnd auch solches wann er gegenwärtig prætendire, die Ordnung betr. so vermogen* dieselbe daß die Käuffer alle die jenige beschwärden welchen die heußer underworffen geweßen, auch auf sich nehmen vnd leiden solle. Es habe Zwar der Kaüfer darin sein deuoir in recht genommen daß Er vmb den Consens beÿ Mghh. angehalten, weilen aber derselbe prætendire einige freÿheiten Zugenießen, wann Er das hauß selbsten bewohnen würde, so hette Er derentwegen halten, daß der consens in solchen Kauff nicht anders ertheilt werden solte, es were dann daß derselbe sich allen conditionen ohne vnderschied ob Er abweßend oder selbsten das hauß bewohnen würde, sich submittirte vnd also alle obligationes mit in dem Contract gebracht würden vnd seÿe bekandt daß die Adeliche persohn. welche sich nicht expressé reversiren, daß Sie sich allen beschwerden vnderwerffen, welche anderer burger auff sich nehmen vnd leid. müßen, nach gehends die schirmgebühren von solch. häußern abzustatten weg. habender privilegien difficultiren, deßweg. Er dann darvorgehalten, daß in dießem vorhabenden Kauff nicht anders Zu consentiren, alß wenn der Käuffer simpliciter vnd ohne einige distinction sich den gewohnlich. conditionibus submittiren werde.
Erk. Soll der Käuffer allen gewohnlichen conditionen sich Zu submittiren schuldig sein vnd würdt allein auff solchen dann der Obrigkeitcihe Consens in dem vorhabenden Kauff ertheilt.

Jean Baptiste de Regemorte assiste sa belle-sœur Madeleine Pelot, fille du prévôt d’Arlon (en Luxembourg) Jean Pelot et d’Odile Beyer, lors de son mariage avec le commissaire des vivres Pierre de la Rue
1697 (30.12.), Not. Bidier Dutil (6 E 41, 10)
Mariage 30° Xbre 1697. furent pns. Sr Pierre de la Rue comm.re des viures en lad. ville fils de feu Sr Geraud de la Rue en son vivant marchand bourgeois de Paris et de feue Anne Courlier sa femme ses pere et mere pour luy et en son nom d’une part
Et damlle Magdeleine Pelot fille du Sr Jean Pelot, Lieuten.t preuost de la preuosté d’arlon et de damlle Odile Beyer sa femme ses pere et mere pour elle et en son nom d’autre part, Lad. damlle assitée du Sr Jean Baptiste de Regemorte comm.re des fourages aud. Strasbourg son beau frère fondé de la proôn dud. Sr Pelot et de lad. delle son espouze, Et encore assistée de de damlle Jeanne Pelot sa sœur espouze dud. Sr de Regemorte
Fait Leu et passé aud. Strasbourg Le 30. decembre (…) Sr benoit Mogue medecin du Roy en ses hospitaux d’alsace, du Sr Jean Baptiste Rigau aussy comm .re des vivres beau frère du Sr futur epoux, Et du Sr Otto frederic de Regemorte frere du Sr de Regemorte (signé) Delarue, magdelon pellot, maugue

Jean Baptiste de Regemorte meurt à Paris le 29 janvier 1724 en délaissant une fille de son premier mariage avec une demoiselle Gottfrein et neuf enfants issus de la veuve Jean Pelot avec laquelle il a passé un contrat de mariage au Luxmbourg en 1688. L’inventaire est dressé dans la maison de son fils Jean Denis de Regemorte, chanoine de la collégiale de Saint-Pierre-le-Jeune. Le défunt a hérité de son frère Régnard de Regemorte un immeuble à Dülmen en Westphalie
1724 (24. 7.br), Not. Lhanneur de Chantelou (6 E 41, 979)
Inventaire et partage Du 24. 7.bre 1724 (succession de feu Mre Jean Baptiste de Regemorte)
A la requête de Dame Jeane Pellot veuve secondes nopces de feu Mre Mre Jean Baptiste de Regemorte, vivant Directeur du Canal de Loin, Ingenieur des Turcies et Levées de La Loire et Controlleur du pont de Blois, Decedé à paris le 29 janvier dernier, tant En son nom a Cause de La Communauté qui a Eté Entre ledit deffunt et d’ellle que comme tutrice de Antoine de Regemorte agé de 23 ans, de Louis de Regemorte agé de 15 ans, de Françoise de Regemorte agée de 14 ans, Et de Joseph de Regemorte agé de 12 ans, Enfants mineurs dud. deffunt et d’elle, Elue esd. Charges suivant l’avis de parens desd. mineurs (…) Et encore à la Requette de Dame Marguerite de Regemorte Epouse du Sieur Christian Dolhoffen, Bailly de S.A. Eminentissime Mgr le Cardinal de Schonborn Evesque de Spire, ladite Dame duement autorisée du Sieur Son Epoux pour Cet effet a Ces presentes demeurant ordinairement Landau, de Me Jean Denis de Regemorte prestre Chanoine de La Collégiale de St Pierre le Jeune de cette ville, Du Sieur Noel De Regemorte geographe jngenieur ordinaire de la Province d’Alsace, Et De Demoiselle Victoire de Regemorte, tous Enfants Majeurs dud. feu Sieur Jean Baptiste de Regemorte et de lad. Dame Jeanne Pellot Leurs pere et mere, a La reserve de lad. Dame Dolhoffen fille en premieres nopces dud. feu Sieur de Regemorte et de Dame Gottfrein son Epouse, avec laquelle led. Dame Jeanne Pellot veuve dud. deffunt Sieur de Regemorte tant en son nom qu’en celui de sesd. Enfts mineurs, Et Lesd. Comparans Enfants majeurs ont Consenty Et accordé que pour Eviter a toutes Contestations pour raison des biens apports pactions et Conventions matrimoniales de La mere de lad. Dame Dolhoffen, jcelle Dame Dolhoffen renonceroit a la succession de lad. Dale Gottfrein sa mere (…) Au moyen de laquelle renonciation il a Eté stipulé et accordé quelle partagera Egalement avec sesd. Coheritiers la moitié a Eux revenante de La succession dud. feur Sieur Leur pere, L’autre moitié appartenante de plein Droit à La ditte Dale Jeanne Pellot Leur mere, Conformement a son Contrat de mariage avec led. feu Sieur De Regemorte fait à Luxembourg le 14 novembre 1688 Les us et coutumes de Luxembourg (…)
que par actes passes devant luy dit Notaire Le Sr Jean Pierre de Regemorte chanoine et Doyen de St Leonard, Et Dame Antoinette de Regemorte Epouse du Sieur Nicolas Kempfer Bailly d’Ilkirch de Luy autorisés avoient renoncé a la succession du Sieur Jean Baptiste de Regemorte Leur pere commun et a la succession future de Lad. Dame Jeanne Pellot leur mère

en la maison canoniale du Sr Jean Denis de Regemorte scize au Cloistre de St Pierre le Jeune
Meubles. Dans le poele d’Enhaut, Dans la Chambre de La veuve, Dans le Cabinet de la Dame veuve, Dans la chambre de Mlle de Regemorte, Dans la Chambre a cheminée a Retz de Chaussée, Dans le poele En Bas, Dans la Chambre des Enfans mineurs, Dans la Chambre des valetz, Dans la Chambre de la Cuisiniere, Dans le Cabinet de M l’Abbé de Regemorte, Cave, Somme Totale des meubles 7708 livres
Contrats sur l’hotel de ville de paris 59.400 lb, Effets et Billets liquides 30.713 lb, Effets illiquides 12.188 lb, Dettes passives 4419 lb, dépenses faites 10.978 lb
De plus n’est fait aucune mention au present Inventaire d’un Immeuble Scitué en Wesphalie a Dulment Legué par feu Le Sr Reinhard De Regemorte au Sr Jean Baptiste De Regemorte son frere, dont la p.priété Seulement apartient aujourd’hui aux cohéritiers
Et Led. Jour 14 septembre 1724, Partage)

Jean Baptiste de Regemorte et Jeanne Pelot vendent la maison 2 500 livres à Jean Barbier, conseiller du Roi et receveur des finances d’Alsace

1707 (8. 8.br), Not. Bidier Dutil (6 E 41, 16)
Sr Jean Baptiste de Regemorte entrepreneur general des fortiffications du neuf brisack et damlle Jeanne Pelot
au Sr Jean Barbier Con.er du Roy Receveur des Fin. d’alsace
La maison a eux appartenante scituéé en cette ville de Strasbourg rue des Juifs pour l’auoir acquise du Sr Adam Le comte entrepreneur des fourages par contrat du 15 janvier 1700 passé à la Chambre des contrats auquel Sr le comte ladite maison appartenoit pour l’auoir acquise du Sr Philippes Jacob Rehmen Licencié és Lois par contrat du 2 juin 1698, d’un côté celle du Sr gerard pick receueur du chœur de la Grande église et celle du Sr Paul Rogier Sebour assesseur du con.el priué de Mess.rs les quinze de lad. uille d’autre en partie le coin de la rue des faisans partie Jean Rudolff Schranckenmüller marchand de tabac derrière un jardin dans la maison appartenant au Chapitre de la Grande église – pour 10.000 livres tournois

Fils de Nicolas Barbier en Pontoise, Jean Barbier épouse quelques mois plus tard Marie Claude Michel, belle-fille de François de Buffevant, major de la ville de Strasbourg. Sont témoins son frère Pierre Barbier, sieur Dumesnil, employé aux affaires du Roi, et son neveu Jacques Barbier
1707 (15. 8.br), Not. Bidier Dutil (6 E 41, 16)
Contrat de mariage – Sr Jean Barbier Con.er du Roy Receveur des Finances de cette prouince d’alsace demeurant ordinairement aud. Strasbourg fils de deffunt Nicolas Barbier bourgeois de Pontoise et Dlle Marguerite Bessin son épouse
Dlle Marie Claude Michel fille de deffunt Estienne Michel Receveur des Reuenus ecclesiatiques en basse alsace et de Claude Feignet a présent épouse de Messire François de Buffauant major de cette ville de Strasbourg
T. Pierre Barbier Sr Dumesnil employé aux affaires du Roy en cette prouince frere dud. futur époux

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 187)
Die 17 Octobris 1707 una facta tantum proclamatione De Licentia Rdmi vicarii generalis (…) desponsati sunt Dominus Joannes Barbier a Consiliis Regis a Decennio in Parochia Sti Stephani huiusce urbis existens et Domicella Maria Claudia Michel filia Domini Stephani Michel et Dominæ Claudiæ Feignet sponæ Domini De Bufeuant huius urbis maior Parochiana Sancti Ludovici. Coram Petro Du conte Chirurgo Regio, Petro Barbier fratre sponsi, Petro Bitier Dicto Dutil notario, Jacobo Barbier nepoto sponsi et Anna Michel sorore sponsæ (i 100)

Marie Michel meurt à l’âge allégué de 34 ans en mars 1717. Sont témoin le frère de son mari Pierre Barbier et son neveu Nicolas Robert Barbier
Sépulture, Saint-Etienne (cath. f° 200)
Die 22 martii anni 1717 a me infra scripto canonicorum regularium odrinis Sri antonii superiore (…) sepulta fuit in Capelllâ nostrâ Domina Maria Michel uxor Domini Joannis Barbier Ærarii regii quæstoris, 34 ciricter annos nata, circa horam 7. serotinam diei 19 hujusce mensis extincta (…) Testes fuere Dominus Petrus Barbier frater mariti uxoris defunctæ et antea bellicorum denariorum thesaurisarius, Dominus Nicolaus robertus Barbier defunctæ Nepos subdiaconus (i 207)

Jean Barbier institue pour héritiers son frère Pierre Barbier Dumenil et son neveu Jean François Barbier qui héritent de sa maison, son neveu portant seul le titre de receveur des finances d’Alsace au département de Landau. Le testament rédigé en 1726 est ouvert en 1731.

1726 (24 Xbre), Not. Lhanneur de Chantelou (6 E 41, 981)
Testament, Le 24 Xbre 1726 – (…) Cest par Ces considérations que moy Jean Barbier Cons. Du Roy Receveur des finances d’Alsace au departement de Landau Etant au Lit indisposé dans la Chambre de ma maison ou je Couche ordinairement etant au bout de mon appartement au premier étage prenant Jour par une fenestre sur la Rue des Juifs En Cette ville de Strasbourg Jouissant neanmoins par la Grace de Dieu d’une parfaite santé d’esprit (…)
Je desire estre inhumé dans la chapelle de St Antoine a Strasbourg aupres de Deffunte Dme Anne Marie Feignet ma tres chere Epouse, voulant qu’a mon Convoy jl ny ayt au plus que six ecclesiastiques, et que mes obseques se fassent avec le moins de pompe que faire se pourra (…)
Je donne Et Legue au Sieur Jacques Barbier Curé de Notre Dame du sepulcre au pontaudemer mon neveu (…) et au sieur Nicolas Robert Barbier chanoine de Hazelack mon autre neveu (…) a Marie Madeleine Charlotte Barbier Religieuse En l’abbaye Royale de Preau (…)
Je fais, nomme et Institue pour mes héritiers usufruitiers de mon office de Receveur des finances au Département de Landau, Gages & Emoluments, fruits et profits et autres revenus y attrinués, ensemble de ma maison ou je demeure actuellement scize rue des Juifs à Strasbourg et De tous les meubles meublans,(…) Les sieurs Pierre Barbier Dumenil mon frere et Jean François Barbier mon neveu (…) voulant neanmoins que led. Jean François Barbier mon neveu porte seul le titre de Receveur des finances et En fasse les fonctions (…)
Et Quant au Residu de tous mes biens meubles et immeubles qui m’appartiendront au jour de mon Decez non leguez ny donnez par le présent mon Testament et que Je ne legueray ny donneray cy après, J’ay fait, crée nommé et Institué, fais, crée, nomme Et Institue pour mon heritier universel Ledit Jean François Barbier mon neveu

1731 (25.3.), Not. Lhanneur de Chantelou (6 E 41, 986)
Procès verbal d’ouverture de testament du 25 mars 1731 – en la maison Mortuaire de Monsieur Jean Barbier vivant Con.er du Roy Receveur des finances d’Alsace au Département de Landau

Jean François Barbier, agissant comme unique héritier de son oncle Jean Barbier passe un accord avec François Baron
1732 (12 avril), Not. Humbourg (6 E 41, 50)
furent presens le Sieur Jean François Barbier Receveur particulier des finances d’alsace au Bureau de Landau, seul et unique héritier de defunt Le Sieur Jean Barbier son oncle demeurant en cette ville de Strasbourg rüe des Juifs d’une part
Et le Sieur François Baron Escuyer demeurant a Paris rüe Isle et Paroisse St Louis par le Sieur Prudent Baron de Fregval son fils Receveur des finances d’Alsace demeurant aussy en cette ville cloitre de St Pierre le jeune fondé de la procuration (…)
Lesquelles parties ont dit que pour retablir la bonne intelligence d’entre elles alterée pour raison des demandes formées de part et d’autre du passé jusqu’à ce jour au Conseil souverain d’Alsace au sujet des repetitions de la bourse commune du produit des offices de Receveurs particuliers des finances d’alsace et des paiements faits de part et d’autre au trésor Royal depuis le premier janvier 1717 jusques et y compris Le dernier décembre 1721 (…)

Fils de Nicolas Barbier, conseiller du Roi, receveur des tailles et du grenier à sel de Pont-Audemer, et d’Anne de Tinan, Jean François Barbier épouse en 1730 Marie Elisabeth Schwilgué : contrat de mariage, célébration à Thann. Il se remarie en 1736 avec Françoise Elisabeth Grau : contrat de mariage, célébration

1730 (13.4.), Not. Lhanneur de Chantelou (6 E 41, 985)
Contrat de mariage du 13 auril 1730. furent presens Monsieur Jean François Barbier Receveur des finances d’Alsace par commission de Monsieur Jean Barbier Cons. du Roy Receveur des finances d’Alsace au département de landau son oncle, Ledit Jean François Barbier fils Majeur de Deffunt Monsieur Nicolas Barbier Cons. du Roy Receveur des Tailles et du Grenier a sel de La ville De Pontaudemer Et De Dame Anne de Tinan, ses pere et mere Demeurant chez Mond. Sieur Son oncle Rüe des Juifs parroisse de St Etienne a Strasbourg, stipulant et agissant pour soy en en son nom D’une part
Et Dame Marie Elisabeth Duconte veuve de Monsieur François Bernard Schvilgué vivant Cons.r du Roy en son Conseil souverain D’Alsace demeurante a Colmar, au nom et Comme stipulante pour Damoiselle Marie Elisabeth Schvilgué sa fille mineure à ce presente et de son consentement, D’autre part

Lesquelles parties En la Présence et de l’Agrement et Consentement de leurs parens et amys Cy apres nommez Savoir de la part dudit Sieur Jean François Barbier de Mondit sieur Jean Barbier son oncle et de Mre Nicolas Robert barbier prestre prebendier du Grand Chœur de la Cathedrale de Strasbourg son frère demeurant à Strasbourg, Et de la part desdites Dame et Demoiselle Schwilgué De Monsieur M° Alexandre Duconte Consr . Du Roy En son Conseil souverain d’Alsace Et de Monsieur Jean Ignace Marin Duconte Medecin ordinaire Du Roy demeurant à Strasbourg Oncles de ladite demoiselle Schvilgué
Pour être Comme seront lesdits Sieur et Demoiselle futurs Epoux uns et Communs En tous biens meubles et Conquest Immeuble suivant La coutume de Paris (…)
En Considération duquel futur mariage Mondit sieur Jean Barbier oncle du futur Epoux lui fait donation pure simple et Irrevocable de son office de Consr. Du Roy Receveur des finances d’Alsace au Departement de Landau
(signé) Barbier, m E Schvilgué

Proclamation, Saint-Etienne (cath. 26)
Anno domini 1730 die 18 Aprilis proclamatione unicâ, accedente super duabus legitimâ dispensatione in Ecclesia nostra factâ, nullo detecto impedimento d. Joannem Franciscum Barbier parochianum nostrum dimisi ad R. D. parochum in Thann superioris Alsatiæ dioecesis Basiliensis quatenus per eum Matrimonio Jungi valeat cum dominicella Maria Elisabetha Schwilgé ex dicta parochia Tannensi (i 28)

Contrat de mariage
1736 (26. 9.br), Not. Lhanneur de Chantelou (6 E 41, 991)
Contrat de mariage du 26° 9.bre 1736. – Monsieur Jean François Barbier Conseiller du Roy Receveur Particulier des finances de Cette province au Bureau de Landau, fils majeur de feu Monsieur Nicolas Barbier vivant Conseiller du Roy Receveur des Tailles de l’Election de Pontaudemer en Normandie et feüe Dame Anne de Tinan ses pere et mere demeurant aud. Strasbourg assistée de Messire Jacques Barbier prestre chanoine de la collegiale de St pierre le vieux en cette ville son frère aisné, et de Messire Nicolas Robert Barbier prestre Prebendé de la Cathedrale de Cette ville aussy son frere, Mdit sieur Jean François Barbier Stipulant pour luy et en son nom d’une part
Et Monsieur François Joseph Grau directeur General des fermes du Roy en cette province resident en cette ville et Dame Elisabeth Duconte son Epouse, Stipulant pour demoiselle Françoise Elisabeth Grau leur fille a ce presente et de son Consentement d’autre part, Madite Dame Grau dument autorisée de Mondit sieur son Epoux

Lesquelles parties en La presence de l’avis et du Conseil de leurs parens et amis savoir de la part de Mondit sieur Barbier de Monsieur Claude Briquet Entrepreneur des lits du Roy et de la part de lad. Demoiselle Grau de Messire Bernard Duconte prestre chanoine senior de la collegiale de St Pierre le Jeune de cette ville son oncle grand maternel, de Messire Jean Philippe Duconte prestre aussy chanoine de lad. Collegiale son oncle maternel, De Monsieur François Gervais Brunck conseiller Du Roy Receveur particulier des Finances de cette province au bureau de Landau son Beau frère, De Dame Béatrix Félicité Grau son épouse
(signé) J. F. Barbier, Françoise Elisabeth Grau

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 121)
Hodie 11 die Martÿ Anni 1737 (…) obtenta præterea Secundi æqualis affinitatis Gradûs inter partes nominandas Existentis impedimenti a Smo Dno nostro Clemente papa duodecimo die 5. Februarÿ currentis anni 1737 Romæ ad Stm Mariam Majorem datâ (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt Nobilis Dominus Joannes Josephus Barbier Regi a Consiliis, Hujus Provinciæ Regius Receptor filius Dni Jacobi Barbier dum viveret quoque Regi a Consiliis et in Normanniâ Receptoris Regii et Dnæ Annæ Tiram uxoris ejus legitimæ Relictus viduus defunctæ Dnæ Elisabethæ Schwilgué ex parochia Sti Stephani Hujus urbis et Dominicella pudica Francisca Elisabetha Grau filis Dni Francisci Grau Redituum Regis in Alsatia Directoris Generalis et Dnæ Elisabethæ du comte uxoris ejus legitimæ parochiana nostra (signé) Barbier, Grau (i 64)
Proclamation, Saint-Etienne (cath. f° 112) Anno Domini 1737 die vero 11 martÿ una tantem factâ proclamatione in Ecclesia nostra parochiali nullo detecto impedimento Dnum joannes Franciscum Barbier Receptorem generalem tributorum Regis in alsatiâ parochianum nostrum Dimisi ad Dnum Doÿen parochum ad Stum petrum juniorem ut per eum matrimonio jungi valeat cum Dna Francisca Elisabetha Grau filia dni Josephi Grau generalis præfecti Regalium locationum alsatiæ Ex dicta parochiâ (i 117)

Pierre Barbier Dumenil meurt célibataire en septembre 1736 dans la maison de son neveu

1736 (21.11.), Not. Lhanneur de Chantelou (6 E 41, 991)
Inventaire du 21. 9.bre 1736 (de Pierre Barbier Dumenil)
une heure de Relevée au mandement et Requisition de Messieurs Jacques Barbier Chanoine de la Collegiale de St Pierre le vieux a Strasbourg, Nicolas Robert prebandier de la Cathedralle de la ditte ville et Jean François Barbier Conseiller du Roy Receveur des finances d’alsace, freres demeurant aud. Strasbourg, tous trois neueux et habiles a se dire et porter heritiers de feu Sieur Pierre Barbier Dumenil leur oncle paternel décédé garçon la nuit du 14 au 15 septembre dernier en la maison de Mond. Sr Jean François Barbier son neveu scize rue des juifs paroisse St Etienne
après que lesdits Sieurs Barbier freres de même que Pierre Waÿeur, Joseph Verrier, Louis Crespin, François Fagat, Madeleine Kiennerin et Catherine Leickerin tous domestiques des dits sieurs ont fait serment en leurs ames et Conscience de n’auoir detourné, fait ny detourner desdits biens (…)
Dans une chambre a cheminée au premier étage au fond de lad. maison en entrant au haut de l’escalier a gauche prenant jour par une fenetre sur la rue des Juifs, meubles 1880 livres, dettes actives 17.661 livres et 1741 livres, numéraire 628 livres, total 21.641 livres, passif 1447 livres

Jean François Barbier hypothèque sa maison pour constituer une rente au profit de Louis Brion qui se destine à la prêtrise

1744 (18.7br), Not. Humbourg (6 E 41, 72)
Titre sacerdotal – Mre Jean François Barbier Conseiller du Roy Receveur des Finances d’Alsace demeurant en cette ville ruë des Juifs
Lequel pour faciliter au Sr Louis Brion # (# natif de Charenton paroisse de Conflans) Clerc du diocese de Paris l’Execution du St désir qu’il a de se faire promouvoir aux ordres Sacrés, 100 livres de penson viagere
hypothèque, La maison a Lui appartenante en propriété où il demeure rue susd. des Juifs avec ses appartenances et dépendances faisant Coin En bas à la ruë du toneau rouge et joignant par en haut La maison de feu le Sr Pick Receveur general du Grand Chapitre

Jean François Barbier se porte caution de Philippe Grau et hypothèque à cet effet sa maison

1757 (2.3.), Not. Humbourg (6 E 41, 97)
Bail de M. Pierre Henriet – Acte de cautionnement pour M Philippe Grau Directeur General des fermes du Roy
De Anne Victoire de Berquen Epouse de M Philippe Grau Directeur General des Fermes du Roy en Alsace majeure d’ans, Mess. Antoine de Berquen Ecuyer cons. du Roy Prevot general de la marechaussée d’Alsace et messire Jean Barbier Cons.r du Roy Receveur des Finances d’alsace au Bureau de landau
hypothèque, Led. Sr Barbier une maison avec ses dépendances Scituée en cette ville rue des Juifs faisant le Coin de la rue des Faisans aboutissant dans la rue des Juifs à La maison du Sr Frischelt et dans la Rue des faisans à celle de M fuchs avocat et procureur au Magistrat que led. S Barbier a estimé valloir en principal 30.000 livres
Et led. Sr de Berquen une Maison avec ses dépendances Scituée en cette ville rue Schildsgass faisant le Coin de la rue des hannetons acoté de toutes les parts a des maisons du Chapitre de St Thomas, laquelle maison le Sr de Berquen estime valloir en principal 25.000 livres

Autre acte de cautionnement entre les mêmes parties

1763 (17.1.), Not. Humbourg (6 E 41, 109)
Bail de J.-J. Prevost – Acte de cautionnement de pour les droits des fermes Générales-unies, Domaines et Gabelles d’Alsace
De Anne Victoire de Berquen Epouse de M. Philippe Grau Directeur General des fermes du Roy en Alsace Majeur d’ans autorisée dudit son Epoux Messire Antoine Michel de Berquen Ecuyer Conseiller du Roy evot Genaral de la marechaussée d’Alsace et Messire Jean Barbier Ecuyer Conseiller du Roy Receveur des Finances d’Alsace au Bureau de Landau
de l’exercice que fera le Sr Philippe Grau dans les emplois de Directeur et Receveur General des Domaines et Gabelles d’Alsace
hypothèque, ledit Sr Barbier une maison avec ses dépendances Scituée entre cette ville Rue des Juifs faisant le Coin de la Rue des faisans aboutissant dans la Rue des Juifs à la Maison du Sr Frischheld et dans la rue des Faisans a cele de M Fuchs avocat et Procureur au Magistrat estimée 30.000 Livres
Et le Sr de Berquen une maison avec ses dépendances Scituée en cette ville Rue Schiltzgass faisant le Coin de la Rue des Hannetons aboutissant de toutes parts a des maisons du Chapitre de St Thomas, estimée 25.000 livres

Autre acte de cautionnement entre les mêmes parties

1768 (20. Xbr), Not. Humbourg (6 E 41, 132)
Acte de Cautionnement Pour les droits des Fermes Générales-Unies – De Anne Victoire de Berquen Epouse de Mr Philippe Grau directeur general des fermes du Roy en alsace, Messire Antoine de Berquen Ecuyer Conseiller du Roy Prevot general de la marechaussée d’Alsace et Messire Jean Barbier Ecuyer Conseiller du Roy Receveur des finances d’Alsace au bureau de landau demeurant en cette ville
de l’administration du Sr Philippe Grau dans les Emplois de Directeur et Receveur Georges des Domaines et gabelles d’alsace de la ferme du Tabac et de la Vente etrangere des Sels de Lorraine Direction de Strasbourg
Ledit Sr de barbier, Une maison avec ses dépendances scituée en cette ville Rue des Juifs faisant le Coin de la Rue des faisans aboutissant dans la Rue des Juifs a la Maison du Sr frischeld et dans la rue des faisans a celle de M Fuchs avocat et procureur au Magistrat de Strasbourg que led. S Barbier estime Valoir en principal 30.000 livres
Et les Sr de Berquen une maison avec ses dépendances scituée en cette ville Rue Schiltzgass faisant le coin de la Rue des hannetons aboutissant de toutes parts a des Maisons du Chapitre de St Thomas, lad. maison le Sr de Berquen estime Valoir en principal 25.000 livres

La maison revient au fils des précédents, Jean Jacques François Théodose Le Barbier qui épouse en 1765 à Belfort Marie Françoise Xavier Noblat (voir l’inventaire ci-dessous). Il est connu pour avoir traduit les ouvrages d’Alexandre Volta, Joseph Tolado et de Benjamin Franklin.

Le sieur Barbier de Tinan loue la maison à la veuve Langhans née Kien (Hélène Cunégonde Kien veuve du licencié Jean Georges Langhans)

1778 (17.8.), Not. Lacombe (6 E 41, 171) n° 27
Bail de 4 années qui courront a Noel de la présente année – M Barbier de Tinan receveur des finances d’alsace
à Mde la veuve Langhans née Kien
savoir La maison Entière, cour et écurie appartenant à M le bailleur rue des Faisans, d’un côté la maison du Sr Barbier, d’autre hôtel de Hohenlohe dessus Mond. S Barbier, sans en rien excepter
2. le Sr Barbier fera fermer la porte de l’écurie qui donne dans sa cour et fera ouvrir le mur de séparation qui donne sur la cour de ladite maison a fin que Mde De Langhanss ait l’usage de l’écurie pour elle seule – moyennant un loyer annuel de 312 livres

Jean Jacques François Theodose Barbier se porte caution de Dominique Collot et hypothèque à cet effet sa maison

1781 (30.9.), Not. Lacombe (6 E 41, 184) n° 63
Cautionnement de la Regie générale – M Jean Jacques François Theodoze Barbier de Tinan commissaire des Guerres de la place de Strasbourg, caution de Dominique Collot dans l’emploi de commissaire en second au département de Delle direction de Thann Généralité d’Alsace
hypothèque, scavoir une maison sise en cette ville rue des Juifs, d’un côté rue des faisans d’autre le Sr Baldner perruquier

Jean Jacques François Théodose Le Barbier meurt en 1791 en délaissant un fils issu de sa veuve demeurant à Paris. L’inventaire est dressé dans le logement qu’il occupait dans la maison Williame rue des Veaux
1791 (28.6.), Not. Laquiante (6 E 41, 1121) n° 36
Inventaire de la succession de M Jean Jacques François Theodose Le Barbier
Cejourdhuy 28 juin 1791 à la requête de M Jean François André avoué au Tribunal du District de Strasbourg au nom et comme mandataire se portant fort De Marie Françoise Xavier Noblat Veuve douairiere de M Jean Jacques François Theodose Le Barbier vivant commissaire des Guerres au département du Bas Rhin résidant à Strasbourg, et membre du Directoire du District de la même ville, President ad interim du même district, lad. De demeurant à Paris, à la requête aussy de M. Jean Marie Le Barbier, Eleve commissaire des Guerres, fils unique mineur dud. deffunt S. Le Barbier agissant sous l’assistance et l’autorité de Michel Jacques Michelet commisaire du Roy au Tribunal du district de cette ville son oncle par alliance et son Curateur établi par justice

dans l’appartement qu’il occupoit En cette ville Rue des Veaux dans la maison du Sr Williame marchand Buffletier, le tout indiqué par la nommée Barbe Simon Gouvernante du ménage du deffunt
Meubles meublants, Au bureau, Dans la chambre a côté du bureau, Dans la chambre à coucher, Dans les différentes chambres des domestiques, Au vestibule, Au grenier, Dans la cuisine, Dans la cave, bibliothèque (1522 livres), argenterie numéraire et assignats, dettes actives 31.884 livres, total 159.231 livres, passif 1368 et 56.497 livres
Prétentions de la veuve. La De veuve suivant son contrat de mariage passé devant Me Roussel Notaire des Ville et Comté de Belfort le 12° Aoust 1765 a l’assuranced’un duaire viager de 3000 livres (…) 124.000 livres
Procuration, fut presente De Marie Françoise Xavier Noblat V° du Sr François Theodose Le Barbier Commissaire des Guerres demeurante a Paris rue Mêlee paroisse St Nicolas des Champs N° 68 (…) L’an 1791 le 5° jour de Juillet
enregistré f° (-) du 22.8.

Théodose Barbier de Tinan expose la maison aux enchères volontaires. L’imprimeur François Georges Levrault s’en rend acquéreur

1787 (22.5.), Not. Lacombe (6 E 41, 206) n° 57
Procès verbal – à la requête et demande de M Barbier de Tinan commissaire de gueres demeurant à Strasbourg
vente volontaire par adjudication de la maison de Mond. Sr Barbier sise en cette ville faisant le coin de la rue des Juifs et de celle du faisan, aboutissant du coin de cette dernière au Sr Hebb dans celle des Juifs au Sr Bader – annoncée à 24.000 livres
au Sr Levrault pour 24.100 livres

Acte de vente au profit de François Levrault (propriétaire d’une maison rue du Parchemin)

1787 (6.8.), Not. Lacombe (6 E 41, 207) n° 11 – transcrit à la Chambre des Contrats, vol. 661 F° 394 du 2 octobre 1787
auff ansuchen H. Frantz Georg Levrault, nachstehenden kauffcontract
M. Jean Jacques François Théodose Barbier de Tinan, commissaire des guerres
au Sr François Georges Levrault, imprimeur du roy, et Eléonore Christmann, assistée de M François Laurent Xavier Levrault, conseiller du roy assesseur à la maréchaussée d’Alsace, M. Louis Charles Levrault, avocat au parlement de Paris ses fils
la maison qui luy appartient en cette ville faisant le soin de la rue des Juifs et de celle du Fesan, aboutissant dans la rue des Juifs au Sr Baldner perruquier, dans la rue du Fesan Sr Hepp me de clavecin – de la succession de M. Jean Barbier son père conseiller du roy et receveur des finances en Alsace – remis les titres de propriété et notamment une convention faite entre feu son père et le Sr Friehs au regard des jours et latrines de leurs maisons respectives les 21 février et 8 juin 1760 – pour 26.000 livres

François Georges Levrault se porte caution de Pierre Gaucher et hypothèque à cet effet sa maison

1787 (17. 8.bre), Not. Lacombe (6 E 41, 208) n° 27
Cautionnement – Sr François Georges Levrault imprimeur du Roy demeurant à Strasbourg rue des Juifs paroisse St Etienne
lequel s’est volontairement constitué caution et répondant solidaire (…) de Pierre Gaucher dans son emploi de receveur de la régie générale direction de Strasbourg jusqu’à concurrence de 9000 livres tournois
hypothèque une maison a lui appartenante en cette ville faisant le coin de la rue des Juifs et de Celle de la rue des fesans aboutissant dans la rue des Juifs au Sr Baldner perruquier et dans celle des fesans au Sr Hepp maître de clavecin

Leur fils François Laurent Xavier Levrault épouse en 1793 Caroline Schertz
1793 (26.1.), Strasbourg 6 (4), Not. Laquiante n° 38
Contrat de mariage – Cit. François Laurent Xavier Levrault, fils majeur du Cit. François Georges Levrault Imprimeur du Département du Bas Rhin et de feu De Eleonore Christmann ses père et mère
Dlle Caroline Schertz, fille majeure du Cit. Jean Georges Schertz, négociant, et de Marie Madeleine Marguerite Willmann
apports de la future épouse 14.050 (état des apports, acp 18 f° 154 du 9. 8.br)
enreg. le 30

François Laurent Xavier Levrault meurt en 1821 en délaissant deux filles. Il est propriétaire indivis de la maison qui a été agrandie en 1793 en détachant un terrain de celle sise à l’angle de la rue des Frères et de la rue du Faisan (actuel 27, rue des Frères) et en adjoignant l’ancienne maison 1, rue du Faisan (VI 92 sur le plan Blondel)

1821 (15.11.), Strasbourg 8 (33), Me Roessel n° 8141
Inventaire de la succession de François Laurent Xavier Levrault, recteur de l’Académie de Strasbourg, conseiller de préfecture, membre du Conseil général du Bas rhin, membre de la chambre de commerce et Chevalier de la Légion d’Honneur décédé le 17 mai dernier – à la requête de Caroline Schertz la veuve tutrice d’Antoinette Louise Victoire Eléonore Levrault, Adèle Caroline Victoire Levrault, majeure – en présence de Louis Charles Levrault, imprimeur libraire subrogé tuteur
Contrat de mariage reçu Laquiante le 26 janvier 1793, dans la maison qu’il occupe rue des Juifs n° 33

Maison. Me Lacombe le 6 août 1787 François Georges Levrault, imprimeur, et Eleonore Christmann ont acquis de Jean Jacques François Théodor Barbier de Tinan, commissaire des guerres, une maison rue des Juifs n° 33 faisant le coin de cette rue et de celle du Faisan. Au décès de Mde Levrault ladite maison a passé dans le patrimoine des quatre enfants François Laurent Xavier, Louis Charles Levrault subrogé tuteur, Xavier François Levrault percepteur des contributions directes à Obernai et feu l’abbé Pierre Nicolas Levrault. Ce dernier ayant vendu à François Laurent Xavier Levrault et Louis Charles Levrault le quart qui lui était échu ils sont devenus propriétaires des trois quarts.
Par acte reçu Laquiante le 9 novembre 1792 François Georges Levrault a acquis de Jean Nicolas Pasquay la maison située rue des Frères n° 18 et faisant le coin de cette rue et de celle des Faisans, et l’ayant revendue à Louis Charles Levrault son fils devant le même notaire le 6 février 1793 l’acquéreur conserva une partie qu’il joignit à la maison rue des Juifs et vendit l’autre partie par acte reçu Laquiante le 29 avril 1793
Et conformément à l’acte reçu par le même notaire le 23 février 1793, Louis Charles Levrault fit l’acquisition d’une maison rue du Faisan n° 1 de Sixte Hepp organiste au Temple Neuf. Cette maison a été pareillement réunie à celle rue des Juifs.
Louis Charles Levrault a fait ces deux acquisitions au nom de la maison de commerce et au nom de ses deux autres frères de sorte qu’aujourd’hui la totalité de ladite maison appartient savoir un quart à M François Xavier et 3/8 chacun à François Laurent Xavier & Louis Charles Levrault tant à titre d’héritiers de leurs père et mère qu’en qualité de cessionnaires de Pierre Nicolas Levrault
Ledit immeuble tel qu’il se contient aujourd’hui est situé entre la rue du Faisan et la maison du Sr Laroche et aboutit aux maisons de M Chastelain & autres. Il était occupé par le défunt et subrogé tuteur, estimée 22 500 fr
Récapitulation, meubles 5607 fr, moitié des créances 102.313 fr, totalité 107.923 fr
propres aux héritiers, garde robe 717 fr, 3/8 de la maison 22.500 fr, montre 120 fr, croix de la Légion d’Honneur 5 fr, ensemble 23.342 fr
enreg. 154 manquant F°

Inventaire des biens appartenant à Nicolas Pierre Levrault, imprimeur disparu lors de la campagne de Russie
1822 (26.9.), Strasbourg 8 (35), Me Roessel n° 8681
Déclaration tenant lieu d’inventaire – Nicolas Pierre Levrault, présumé mort à l’armée de Russie en qualité de directeur de l’imprimerie de cette campagne, ses dernières nouvelles datant de Schmolensk du mois d’avril 1812 et dont l’absence a été déclarée par jugement du 5 de ce mois – à la requête de Louis Charles Levrault, imprimeur libraire en son nom et se portant fort de François Xavier Levrault, percepteur à Obernai son frère et Caroline Schertz veuve de François Laurent Xavier Levrault, recteur de l’Académie de Strasbourg, conseiller de préfecture, membre du Conseil général du Bas Rhin, membre de la Chambre de Commerce, Chevalier de la Légion d’Honneur, mère et tutrice légale d’Antoinette Louise Victoire Eléonore de laquelle Louis Charles Levrault est subrogé tuteur ; se portant fort d’Adèle Caroline Victoire Levrault épouse de Jean Charles Pitois gérant de la librairie sous la raison F.G. Levrault à Paris, les deux premiers frères les deux derniers nièces pour le dernier tiers
huit actions de 1000 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 159 F° 84 du 27.9.

Les copropriétaires déclarent avoir acquis le quart qui appartenait à Pierre Nicolas Levrault

1824 (16.1.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 50, acte ssp de ce jourd’hui
Nous soussignés Louis Charles Levrault et la veuve de François Laurent Xavier Levrault vivant recteur de l’académie au nom et se portant fort pour des enfants procréés avec le défunt et comme le représentant tous demeurant à Strasbourg
déclarons avoir acquis depuis passé dix années sans acte écrit de feu Pierre Nicolas Levrault notre frere le quart indivis qui lui appartenait dans la maison située en cette ville rue des Juifs N° 33 pour 5000 francs
Laquelle déclaration nous faisons pour déférer à la réclamation de la direction générale de l’enregistrement

Suite à la mort sans postérité de Louis Charles Levrault, les deux filles de François Laurent Xavier Levrault deviennent seules propriétaires de la maison

1825 (5.2.), Strasbourg 1 (45), Me Rencker n° 3691
Inventaire de la succession de Louis Charles Levrault, imprimeur libraire membre du Conseil municipal de la ville de Strasbourg, domicilié rue des Juifs n° 33, décédé le 29 septembre dernier – à la requête des nièces 1. Adèle Caroline Victoire Levrault épouse de Jean Charles Pitois gérant de la librairie François Georges Levrault à Paris rue de la Harpe n° 81, 2. Antoinette Louise Victoire Théodore Levrault, majeure, seules et uniques héritières par suite de la renonciation faite à la succession par son frère François Xavier Levrault percepteur des contributions directes à Obernai par déclaration faite au greffe le 11 décembre dernier
3/8 indivis avec les représentants de feu François Laurent Xavier Levrault d’une maison rue des Juifs n° 33 faisant le coin de cette rue et de celle du Faisan, non estimée
mobilier 530 fr – pas de passif
Enregistrement de Strasbourg, acp 171 f° 177-v du 10.2.

Antoinette Louise Victoire Eléonore Levrault épouse en 1825 l’avocat Pierre Frédéric Berger
1825 (25.6.), Strasbourg 1 (46), Me Rencker n° 3911
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – Pierre Frédéric Berger, avocat à Paris, fils de Jean Georges Berger, négociant à Montbeliard, et de Catherine Wetzel
Antoinette Louise Victoire Eléonore Levrault, fille majeure de feu François Laurent Xavier Levrault, recteur de l’Académie de Strasbourg conseiller de préfecture & membre du conseil général du département du Bas Rhin membre de la Chambre de Commerce de Strasbourg Chevalier de la Légion d’Honneur, et de Caroline Schertz
Enregistrement de Strasbourg, acp 173 f° 182 du 27.6.
Consentement du 20 avril – Caroline Schertz veuve de François Laurent Xavier Levrault, recteur de l’Académie au mariage de sa fille Antoinette Louise Victoire Eléonore Levraut avec Pierre Frédéric Berger avocat à Paris
Strasbourg, Me Rencker, Enregistrement de Strasbourg, acp 172 F° 194 du 20.4.

Adèle Caroline Victoire Levrault épouse en 1822 Jean Charles Pitois, gérant de la librairie Levrault à Paris
1822 (17.1.), Strasbourg 8 (33), Me Roessel n° 8259
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – Jean Charles Pitois, gérant de la librairie sous la raison F.G. Levrault à Paris rue M le Prince n° 33, fils majeur feu Jean Blaise Pitois, agent de l’administration générale des Forêts, et de Marguerite Léonard
Adèle Caroline Victoire Levrault fille majeure de feu François Laurent Xavier, recteur de l’Académie de Strasbourg, conseiller de préfecture, membre du Conseil général du Bas rhin, membre de la chambre de commerce et Chevalier de la Légion d’Honneur, et de Caroline Schertz ; en la demeure de la future épouse
Enregistrement de Strasbourg, acp 155 F° 166 du 22.1.
n° 8210 du 15 décembre 1821 – Consentement Caroline Schertz veuve de François Laurent Xavier Levrault, recteur de l’Académie de Strasbourg, conseiller de préfecture, membre du Conseil général du Bas rhin, membre de la chambre de commerce et Chevalier de la Légion d’Honneur, décédé le 17 mai dernier, au mariage que sa fille Adèle Caroline Victoire Levrault née le 15 pluviose VI se propose de contracter avec Jean Charles Pitois, négociant gérant de la maison Levrault à Paris
Strasbourg 8 (33), Me Roessel – Enregistrement de Strasbourg, acp 155 F° 61-v du 17,12.

Antoinette Louise Victoire Eléonore Levrault meurt en 1837 en délaissant cinq enfants

1838 (5.3.), Strasbourg 1 (79), Me Rencker n° 13.318
Inventaire à la requête d’Antoinette Louise Victoire Eléonore Levrault, veuve Pierre Frédéric Berger, avocat à Strasbourg décédé à Bonn le 11 septembre 1837, mère et tutrice légale de 1. François Georges Oscar âgé de 11 ans, 2. Frédéric Alfred âgé de 10 ans, 3. Marie âgée de 6 ans, 4. Frédéric Xavier âgé de 3 ans, 5. Louise Susanne Laure âgée de 1 an et demi, ses cinq enfants – en présence de Charles Louis Berger, propriétaire à Bischwiller subrogé tuteur – commune en biens suivant contrat de mariage reçu Me Rencker le 25 juin 1825
en sa demeure rue des Juifs n° 33
Enregistrement de Strasbourg, acp 257 f° 70 du 7.3.

Jean Charles Pitois et Caroline Victoire Levrault vendent leur moitié de maison avec réserve de réméré à Antoinette Victoire Louise Eléonore Levrault, veuve de Pierre Frédéric Berger

1840 (30.1.), Strasbourg 9 (76), Me Becker n° 553
Vente avec réserve de réméré de 5 ans – Caroline Schertz veuve de François Laurent Xavier Levrault, recteur de l’Académie, conseiller de Préfecture, Chevalier de la légion d’honneur, mandataire de Jean Charles Pitois, libraire, et de Caroline Victoire Levrault demeurant à Paris rue de la Harpe n° 81
à Antoinette Victoire Louise Eléonore Levrault, sœur de Mde Pitois et veuve de Pierre Frédéric Berger, avocat à Strasbourg
la moitié indivise appartenant à Mde Pitois d’une maison dont l’autre moitié appartient à Mde Berger qui consiste en un bâtiment de devant, bâtiments latéraux, bâtiment du milieu joignant les bâtiments latéraux, cour, jardin & autres appartenances & dépendances à Strasbourg rue des Juifs n° 33, d’un côté la rue des Faisans dont elle forme le coin, d’autre la propriété de M Sigel vitrier, devant la rue des Juifs, derrière la propriété de MM. Burger & Lacombe
Etablissement de la propriété. La maison appartient à la famille Levrault depuis passé 45 ans, d’acquisition par François Georges Levrault, imprimeur libraire, et Eléonore Christmann, aïeuls de Mme de Pitois et Berger avec deux autres qui ne firent que des adjonctions à la première par leur oncle Louis Charles Levrault aussi imprimeur libraire, une fois entrée dans la famille elle passa à ses divers membres savoir
François Laurent Xavier Levrault père de Mes Berger et Pitois, recteur de l’Académie, Conseiller de Préfecture, membre du conseil général, membre de la Chambre de Commerce, Chevalier de la légion d’honneur,
Louis Charles Levrault, déjà nommé,
Pierre Nicolas Levrault, abbé, en dernier lieu directeur de l’imprimerie de la Grande Armée de la Campagne de Russie domicilié à Strasbourg,
François Xavier Levrault, percepteur des contributions directes à Obernay, frères seuls héritiers, les trois premiers décédés depuis de nombreuses années, François Laurent Xavier est le seul qui ait laissé des enfants Mdes Pitois et Berger qui étaient seules héritières, suivant inventaire dressé par Me Rossel le 15 novembre 1821, inventaire de l’Abbé Levrault dressé par Me Roessel le 26 septembre 1822 et de Louis Charles Levrault par Me Rencker le 5 février 1825
et après ces trois décès, Me Rencker 27.4.1832 pre les l’oncle François Xavier Levrault d’Obernay que la maison rue des Juifs est entièrement tombée dans les lots de ses deux frères François Laurent Xavier et Louis Charles Levrault, et 2. après renonciation par le même oncle suivant déclaration faite au Greffe du tribunal civil le 15 décembre 1824, Mmes Pitois et Berger sont devenues seules héritières
Propriété antérieure, Me Lacombe 6 août 1787, Chambre des Contrats le 2 octobre f° 394 acquis de Jean Jacques François Théodore Barbier de Tinan, commissaire des guerres, la maison faisant le coin de la rue des Juifs et de la rue des Faisans et Sr Baldner, perruquier & rue des Faisans et Sr Hepp, maître de clavecin,
2. acquisition par l’oncle Louis Charles Levrault de Jean Nicolas Pasquay, négociant d’une autre contiguë à la précédente formant le coin de la rue des Frères et de celle des Faisans provenant du ci devant Grand Chapitre de Strasbourg pour 44.543 francs par acte reçu Me Laquiante le 9 novembre 1792, Sr Pasquay l’avait acquis de Jean Henry Weyler suivant adjudication par le Directoire du District de Strasbourg, Administration du Directoire le 5 novembre 1792, M. Weyler a cédé la moitié de cette acquisition à M.Pasquay par acte reçu Me Laquiante le 9 novembre 1792. M. Levrault revendit la même maison à Marie Charles Levrault son fils par acte reçu Me Laquiante le 6 février 1793 enfin M. Levrault fils conserva une portion de cette acquisition et revendit le surplus à MM Fabry & Jacobi, négociants à Strasbourg devant Me Laquiante le 29 avril 1793
3. acquisition par Louis Charles Levrault sur le Sr Siate Hepp, organiste au Temple Neuf, d’une autre maison rue du Faisan n° 1 tenant aux deux maisons d’habitation acquises par acte reçu Me Laquiante le 20 février 1793
Ces deux dernières acquisitions n’ont été que des adjonctions à la maison principale acquise par les aieuls mais leur réunion n’eut lieu qu’après le décès de ceux ci lorsque Louis Charles Levrault devint co propriétaire de celle délaissée par eux – moyennant 40.000 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 275 F° 37 du 30.1.

Acte de société sous la raison veuve Berger Levraut et fils.

1851 (6.1.), Me Zimmer
Acte de société entre Antoinette Louise Victoire Levrault, imprimeur typographique, veuve de Pierre Frédéric Berger, vivant avocat à Strasbourg et François Georges Oscar Berger, négociant à Strasbourg
Cette société sera en nom collectif et aura pour objet le commerce de librairie et de papeterie et de fourniture de bureau et dans la lithographie et la fonderie de caractères
La durée de cla société sera illimitée et aura la raison V° Berger Levraut et fils. La mise sociale de la V° Berger consiste dans la part qui lui est échue dans la succession de Caroline Schertz veuve de François Laurent Xavier Levrault
La mise sociale de M. Oscar Berger se composera de son avoir personnel dans la maison de feu Mde veuve Levrault
acp 397 (3 Q 30 112) f° 84-v du 10.1.

Acte de cession d’un capital garanti sur la maison, auquel est annexé une police d’assurance qui décrit les différents bâtiments

1866 (24.2.), Strasbourg 15 (116), Not. Momy (Hippolyte) n° 11.092
Cession – A comparu Monsieur Jean Baptiste Léon Mengus, propriétaire demeurant et domicilié à Strasbourgn agissant en qualité de mandataire de Mr Victor Elie Lienhart, voyageur de commerce et de Mad. Florentine Engelmann son épouse autorisée demeurant et domiciliés à Parie rue de Verneuil N° 11 (…) somme principale de 6000 francs (cédé)
A Monsieur Alfred Casimir Victor Rivière lieutenant d’Etat majour présentement détaché à Lille domicilié à Strasbourg et accepté par M. Albert Hey principal clerc de notaire demeurant et domicilié en cette ville
1) La somme principalee de 6000 francs due a Mad. Lienhart née Engelmann par Mad. Antoinette Louise Victoire Elénonore Levrault propriétaire demeurant et domiciliée à Strasbourg veuve de M. Pierre Frédéric Berger en son vivant avocat en cette ville, en vertu 1° d’une obligation reçue par Me Wengler notaire à Strasbourg le 9 octobre 1811 (…). Le paiement est garanti par une inscription hypothécaire prise au bureau des hypothèques de Strasbourg le 12 juillet 1865 volume 899 N° 69 en renouvellement d’une inscription prise au dit bureau le 23 juillet 1855 volume 635 N° 28 sur un immeuble situé à Strasbourg rue des Juifs N° 33 ancien et 26 nouveau consistant en un bâtiment de devant, bâtiments latéraux, bâtiments de milieu joignant les bâtiments latéraux, cour et jardin
Police d’assurance. La Mutuelle du Bas-Rhin, n° 10.713.B du 6 juillet 1864 pour Mme Veuve Berger-Levrault
Strasbourg rue des Juifs 26. 1° Maison d’habitation sur caves voûtées avec bureaux & commerce de librairie, 40.000
2° Maison d’habitation sur caves voûtées avec magasins & mansardes habitées, 22.000
3° Bâtiment sur terre-plain, avec fonderie atelier de lissage, de composition & de reliure, bureaux & magasins, 20.000
4° Bâtiment sur caves voûtées avec magasin & ateliers de reliure 8.000
5° Bâtiment sur terre-plain avec magasins, fonderie, lithographie & atelier de réglure, 20.000
6° Bâtiment sur caves voûtées avec magasin à papier, lithographie & séchoir à poële, 24.000
7° Bâtiment sur terre-plain avec magasin, ateliers d’imprimerie & de composition, machine à vapeur & galerie vitrée au rez-de-chaussée, 24.000
8° Bâtiment sur terre-plain avec ateliers de composition & d’imprimerie,22.000
9° Appendice au bât. art. 3. dans la 2° cour, 2000 (total 182.000 francs)

Acte de société sous la raison Berger Levrault et Compagnie

1870 (20.5.), Me Ritleng jeune
Acte de société – 1) François Georges Oscar Berger Levrault, imprimeur libraire à Strasbourg, 2) Antoinette Louise Victoire Eléonore Levrault veuve de Frédéric Berger vivant avocat à Strasbourg
La société sera en commandite par actions, a pour objet l’exploitation d’un établissement d’imprimerie et de librairie à Strasbourg, avec maison de librairie à Paris. La société sera en nom collectif pour Mr Berger Levrault et en commandite à l’égard des autres sociétaires. La société prend pour dénomination de Berger Levrault et Compagnie dont le siège sera à Strasbourg.
Les apports de la société sont d’une valeur de deux millions. Le fonds social composé des apports en nature et capital en numéraire sera divisé en actions de 1000 francs chacune dont 450 seront émises avec privilège. Sur les actions qui appartiendront à M. Berger et à sa mère 800 resteront à la souche. La société est administée par Mr Berger Levrault, seul gérant responsable. Il s’adjoindra le Sr Jules Norberg, directeur de l’imprimerie, non présent ni acceptant. Les émoluments du Sr Norberg sont fixés à 30.000 francs pour l’exercice 1870 à raison de ses fonctions, le gérant a droit à un traitement fixe de 40.000 francs payables par douziemes. Le gérant aura en outre la faculté pour lui et sa famille d’occuper le premier et second étage de la maison de devant moyennant un loyer annuel de 4500 francs
acp 593 (3 Q 30 308) f° 89 du 28.5.

Nouvel acte de société sous la raison Berger Levrault et Compagnie

1871 (8.8.), Me Emile Weiss
1413. Gesellschafts Akt zwischen 1) Frantz Georg Oscar Berger-Levrault, Buchdrucker in Straßburg, 2) Antoinette Louise Victoire Eleonore Levrault Wittwe von Friedrich Berger in Straßburg
die Gesellschaft besteht unter dem Namen Berger Levrault & Compagnie. Die Dauer der Gesellschaft von 12 Jahren. Jeder Mitgied breing in die Gesellschaft eine Werth von 5 mal 100.000 Franken
acp 599 (3 Q 30 314) f° 100-v du 10.8.

L’administration des chemins de fer d’Alsace et de Lorraine loue un logement de sept pièces au premier étage

1872 (16.5.), Direktion
Pacht von dem Hause Berger Levrault in Straßburg
an die Eisen Bahn Verwaltung der Eisenbahn Elsas Lothringen vom 18. Januar 1872 bis 25. December 1872
von einer Wohnung bestehend in neun Zimmern erster Etage und in sieben Zimmern 2. Etage in einem Hause Judenstraße N° 26 für ein Pacht von 3200 Franken
acp 605 (3 Q 30 320) f° 41-v du 24.5.


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