28, rue du Faubourg de Pierre


Rue du Faubourg de Pierre n° 28
II 301 (Blondel) – N 273 puis N 182, section 78 parcelle 13 (cadastre)

Faubourg de Pierre 28 (juillet 2014)Faubourg de Pierre 28, 1928 (789 W 160)
La maison en juillet 2014
Dessin des transformations de 1928 (dossier de la Police du Bâtiment)

La maison détruite pendant le siège de 1870 est reconstruite peu après. La brasserie Schützenberger acquiert l’immeuble et fait aussitôt transformer la devanture en 1898 (architecte Richshoffer). Elle fait agrandir les salles de l’auberge à l’Ancre en 1928 (architecte Emile Kieffer), le sol est alors entièrement surbâti à l’exception d’une étroite bande de terrain. L’auberge est un temps remplacée de la fin de la guerre à 1959 par un hôtel et une pension. La Brasserie Schützenberger vend en 1977 les bâtiments dans lesquels l’Eglise Evangélique de Pentecôte ouvre une chapelle en 1978.

Cadastre napoléonien, registre 24 f° 352 case 2

Friedolsheim Julius Emil
1889/90 Lantier Heinrich Hubert, Wurstler
1897/98 Kuhn Marie Julie Rentnerin, Lingolsheim
1898/99 Kuhn Leo, Kaufmann
1899/1900 Firma Schützenberger Vater und Söhne

N 182, Steinstrasse 28, Hofraum, Haus
Contenance : 3,96
Revenu total : 790,06 (788 et 2,06)
Folio de provenance :
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 59 / 47
fenêtres du 3° et au-dessus : 27 / 22

Cadastre allemand, registre 32 p. 723 case 4

Parcelle, section 78, n° 14 – autrefois N 182
Canton : Steinstraße Hs. N° 28 – Rue du Faubourg de Pierre
Désignation : Hf, 2 Whs u. N.G.
Contenance : 3,80
Revenu : 5200 – 6500
Remarques :

(Propriétaire) compte 1130
Schützenberger père et fils / Vater u. Söhne, offene Handelsgesellschaft in Strassburg
1927 Schützenberger père et fils société en nom collectif
1931 Grande Brasserie de la Patrie, Schützenberger & Cie société anonyme
(222)

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Steinstrasse

(Haus N°) 28
Schäfern Wirt Z. Anker. 0
Bernhardt, Zimmerm. 2
Güntzburger, Fabrikt. 2
Hertzig, Wwe. 3
Frank, Bergrevierschreib. 4
Richert, Schreiber. 4

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 789 W 160)

Dossier (I), 1879-1980

Le propriétaire de brasserie Stauffert, de Dinglingen en Bade, pose en 1888 des canalisations et aménage une ouverture dans la cave pour y descendre des fûts de bière. L’architecte Richshoffer modifie en 1898 la devanture pour le compte de la brasserie Schützenberger qui fait en outre poser un store en 1909. L’architecte Emile Kieffer agrandit en 1928 les salles d’auberge à l’Ancre (brasserie Schützenberger). Le sol est alors entièrement surbâti à l’exception d’une bande de terrain de 1,20 de largeur. Les travaux sont terminés en avril 1929. Un projet de détacher en 1977 le fond de la parcelle au profit de la maison qui donne sur la la rue du Fossé des Treize n’aboutit pas pour des raisons administratives.
Le débit de boissons est exploité par Mammosser (1907), Joseph Michel (1909), Paul Busch (1914), Eugénie Zimmermann née Rohmer (1922) et Münchenbach (1927). Un hôtel (pension) remplace le restaurant après la guerre. La brasserie à l’Ancre qui comprend une salle des fêtes rouvre en 1959, successivement exploitée par Louis Neurohr, en 1968 par Jeanne Neurohr puis en 1971 par Gaston Heros qui sera autorisé en 1975 à ouvrir l’établissement la nuit.
La Brasserie Schützenberger vend en 1977 l’immeuble à la Société anonyme Cabinet France Immobilier. L’Eglise Evangélique de Pentecôte y ouvre une chapelle en 1978.

Sommaire
  • 1879 – Le directeur de l’usine à gaz demande que les plombiers Herrmann et Mannes soient autorisés à faire une prise de 3 mètres de long pour environ dix becs devant la maison Friedolsheim au 28, faubourg de Pierre
  • 1883 – Fiche récapitulative suite à un courrier de la préfecture concernant la demande d’Emile Friedolsheimer de poser une enseigne
  • 1888 – Le directeur de l’usine à gaz demande l’autorisation de faire une prise pour environ 35 becs devant la maison Stauffert au 28, faubourg de Pierre – Autorisation
  • 1888 – L’architecte Hagenbüchle (22 faubourg de Pierre) demande l’autorisation de poser des canalisations au nom du propriétaire de brasserie Stauffert, demeurant à Dinglingen en Bade – Autorisation – Plan sur calque
    1888 – Dossier suite à la demande de l’architecte G. Hagenbüchle d’aménager une ouverture dans la cave pour y descendre des fûts de bière – Travaux terminés, septembre 1889, l’ouverture dépasse le soubassement de 32 centimètres
  • 1897 – Le sieur Kuntz, propriétaire du 3, rue Graumann, se plaint que la fosse d’aisance du 28, Faubourg de Pierre fuit. Le brasseur Kuhn, propriétaire (demeurant 6, rue des Juifs) déclare que la fosse débordait – Dossier classé
  • 1898 – Rapport des pompiers après un feu de cheminée dans la propriété Schützenberger au 28, Faubourg de Pierre
  • 1898 – L’architecte A. Richshoffer (demeurant 5, Faubourg de Pierre) demande au nom de la brasserie Schützenberger l’autorisation de modifier la devanture – Aval de la préfecture – Dossier – Dessin
  • 1899 – La Police du Bâtiment constate que le peintre Herbst a posé sans action une enseigne sur le balcon – Demande – Autorisation accordée en janvier 1900
  • 1902 (janvier) – Rapport des pompiers après un feu de cheminée dans la propriété Schützenberger au 28, Faubourg de Pierre. Pas de dégâts – Idem en mars. La Police du Bâtiment demande un ramonage plus fréquent
    1903 (mars) – Idem
  • 1907 – Le préfet autorise l’aubergiste Mammosser à entreposer deux bouteilles d’acide carbonique dans la cave
  • 1909 – La brasserie Schützenberger (à Schiltigheim) demande l’autorisation de poser un store
  • 1909 – Joseph Michel demande l’autorisation d’exploiter le débit de boissons. Le rapport note que la porte d’entrée s’ouvre vers l’intérieur, les salles ont une hauteur comprise entre 3,40 et 2,70 mètres, les cheminées reposent sur des éléments en bois. Les cabinets d’aisance sont réglementaires. Comme il s’agit d’une ancienne auberge, les deux premiers points ne soulèvent pas d’objection. Les cheminées devront être transformées – Travaux terminés, septembre 1909
    1909 – L’aubergiste Joseph Michel demande l’autorisation d’entreposer deux bouteilles d’acide carbonique dans la cave. Il faudra les fixer au mur pour éviter qu’elles ne tombent – Le préfet accorde l’autorisation, octobre 1910
  • 1913 – La sage-femme A. Herde demande l’autorisation de poser une enseigne murale – Accord
  • 1914 – Paul Busch demande l’autorisation d’exploiter le débit de boissons. Le rapport note comme en 1909 que la porte d’entrée s’ouvre vers l’intérieur, les salles ont une hauteur comprise entre 3,40 et 2,70 mètres et demande en outre de poser des tôles devant les fourneaux.
  • 1915 – Une locataire du troisième étage, Marie Feldis, se plaint que la pluie pénètre dans son logement – Visite des lieux, courrier au propriétaire – Les réparations sont terminées, février 1916
    1916 – Suite à une autre plainte de locataire, la Commission inspecte tout le bâtiment et rédige un rapport sur les travaux à faire dans chaque logement (Busch, Andlauer, Heidtmann, Mittelstrass, Kinzle, Petzold, Hedling, Öfelein, Frank). Certaines réfections peuvent attendre la fin de la guerre
    1917 – Rapport de la Commission des logements militaires
  • 1922 – Dossier. Eugénie Zimmermann née Rohmer demande l’autorisation d’exploiter le débit de boissons. Les locaux satisfont aux prescriptions ministérielles de 1890
  • 1927 – Eugène Kopp demande l’autorisation d’installer un salon de tir permanent dans une des salles de débit (exploité par le restaurateur Münchenbach). La Police du Bâtiment transmet ses remarques à la préfecture – Le préfet accorde l’autorisation
  • 1928 – La Brasserie de la Patrie Schützenberger et Compagnie charge l’architecte Emile Kieffer (5. boulevard du Président Wilson) d’agrandir la salle du restaurant à l’Ancre. Un nouveau projet remplace le premier – Autorisation
    attendu qu’au rez-de-chaussée l’immeuble devra être entièrement surbâti à l’exception d’une bande de terrain de 1,20 de largeur longeant la limite postérieure, attendu que la toiture des salles à transformer sera exécutée en béton armé avec des *ents-jours en charpente métallique, vitré en verre armé, attendu que l’agrandissement de la salle au fond de l’immeuble comme les salles dans la première cour sera entièrement exécuté en matériaux incombustibles et ne comprendra que le rez-de-chaussée, attendu que le bâtiment sur cour avec 2 étages n’est habité que par le débiteur, attendu qu’en cas d’incendie l’accès au logement et à la cour au-dessus de la salle de débit paraît suffisamment garanti par les passerelles en béton armé formées par la toiture aboutissant directement dans la cage d’escalier du bâtiment sur rue, attendu que la transformation projetée constitue une amélioration de l’état actuel vu la largeur très restreinte et la grande profondeur du terrain qui ne permettent pas d’autre solution pour augmenter le rendement de l’immeuble, la Brasserie Schützenberger est autorisée à faire exécuter les travaux projetés. – Plan de situation sur calque – Plans et élévations – Calcul statique établi par l’entrepreneur Paul Ehstand.
    Les travaux commencent en novembre 1928. Le gros œuvre est presque terminé en janvier 1929, la Police du Bâtiment constate qu’il y a aussi des travaux dans le bâtiment arrière. La réception du gros œuvre a lieu en avril 1929. Les travaux intérieurs sont terminés en juin. La réception finale a lieu en août, la terrasse sur la petite cour devra comporter un garde-corps
  • 1941 – L’architecte Haudenschild demande au nom de la brasserie Schützenberger l’autorisation de poser une enseigne exécutée par le peintre Alfred Bergmann – Dessin (Zum Anker au-dessus de la porte entre les deux devantures surmontées du texte Schützenberger Bier) – Le Bureau du travail ne donne pas son accord
    1942 – L’architecte Haudenschild demande au nom de la brasserie Schützenberger l’autorisation de réparer le crépi en août puis de repeindre la façade en novembre. La Police du Bâtiment appuie la demande mais le Bureau du travail refuse de donner son accord – La réfection du crépi sur le pignon est autorisée après avoir été réalisée
  • 1950 – Adolphe Egger demande l’autorisation de reprendre l’exploitation de la pension-hôtel autrefois tenue par la veuve Nachbauer. La Police du Bâtiment constate qu’il y a six chambres, quatre au troisième étage et deux au quatrième.
    Même demande, déposée par Mme Nachbauer en avril 1951
  • 1955 – Le Maire autorise l’Association sportive des cheminots de Strasbourg à organiser un concours de tir en novembre
    1957 – Idem, en décembre
  • 1959 – Louis Neurohr demande l’autorisation d’exploiter le débit de boissons à l’Ancre. Rapport de la Police du Bâtiment. Les locaux comprennent une salle de restaurant (84 m², 12 tables et 75 chaises), une petite salle (42 m²) et une salle des fêtes (100 m², hauteur 3,10 m au lieu des 3,50 réglementaires) outre la cuisine et les cabinets d’aisance. La Police du Bâtiment demande de transformer la porte d’entrée pour qu’elle s’ouvre vers l’extérieur, d’installer une porte de secours dans la salle des fêtes et de repeindre tous les locaux.
    L’architecte Georges Jacques Haudenschild, agissant au nom de la Brasserie Schützenberger qui souhaite rouvrir le débit de boissons A l’Ancre, constate qu’il est impossible de faire une troisième porte de secours puisque le voisin refuse tout accord à ce sujet – La Police du Bâtiment reprend le dossier et conclut que la salle des fêtes ne ressortit pas du décret de 1954 puisqu’elle accueille moins de 300 personnes.
    Le préfet autorise Louis Neurohr à exploiter le débit de boissons A l’Ancre – Les travaux de réfection sont terminés, mai 1960.
  • 1961 – La société France Glaces (103, rue de Miromesnil à Paris VIII) demande l’autorisation de poser des fanions publicitaires sur la façade du restaurant Neurohr – Autorisation
  • 1961 – La brasserie Schützenberger demande l’autorisation de poser une enseigne au néon sur le balcon – Dessin de l’entreprise Philippi à Forbach – Le délai de validité s’écoule sans que l’enseigne soit posée
    1961 – La même demande que l’entreprise Bravin (41-II rue des Bouchers) soit autorisée à poser un échafaudage sur la voie publique – Les travaux n’ont pas lieu
    1964 – La même demande que l’entreprise Vidoni (22, chemin de la Prairie à la Robertsau) soit autorisée à poser un échafaudage sur la voie publique devant le restaurant A l’Ancre – Les travaux sont terminés, septembre
  • 1964 – La brasserie Schützenberger demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse, inscription Pils Schütz – Maquette – Autorisation
    1966 – Idem, inscription A l’Ancre, Ici on mange bien – Maquette – Autorisation
  • 1968 – Jeanne Neurohr née Hollenstein demande l’autorisation d’exploiter le débit de boissons à l’Ancre. – La Police du Bâtiment n’a pas d’objection à formuler – Le préfet accorde l’autorisation
  • 1971 – Gaston Heros demande l’autorisation d’exploiter le débit de boissons à l’Ancre. – La Police du Bâtiment n’a pas d’objection à formuler – Le préfet accorde l’autorisation
    1973 – Le Service des incendies se rend sur les lieux à la demande de la Police du Bâtiment. Il constate que l’établissement ne ressortit pas du décret de 1954.
    1975 – Gaston Heros demande l’autorisation d’ouvrir son établissement la nuit – Rapport de la commission de sécurité. La salle de spectacles devra avoir une sortie de secours qui réponde aux normes en vigueur. Comme les travaux n’ont pas été réalisés, la maire prend en novembre 1976 un arrêté qui ordonne la fermeture de la salle de spectacle
  • 1977 – Le notaire Joseph Charles Gontram (à Lingolsheim) demande un certificat d’urbanisme pour le compte du Cabinet France-Immobilier (section 78, parcelle 14) en vue de céder un terrain de 59 m² au propriétaire voisin, M. Hild – Plan (le terrain au fond de la cour sera réuni à la parcelle n° 30 qui s’ouvre sur la rue du Fossé des Treize) – Rapport sur les surfaces hors œuvre des planchers. Le terrain de 380 m² à céder porte des constructions dont la surface hors œuvre des planchers est de 1628 m². Le certificat établi en novembre 1977 porte à la section des observations les mentions suivantes.
    Les constructions érigées sur la future parcelle A/14 ne respecteraient pas le prospect arrière réglementaire en cas de division, étant implantées justement sur la nouvelle limite parcellaire. En outre, les constructions existantes sur la parcelle comportent une surface hors œuvre de 1628 m². En fonction du coefficient d’occupation du sol de (-) à 1, fixé par l’article L 112.1 du Code de l’urbanisme, la totalité de la surface de construction a déjà été utilisée pour la parcelle n° 14. En conséquence, il n’est pas possible de détacher une partie du terrain en application de l’article L 115.5 du Code de l’urbanisme.
  • 1977 – Le Syndicat des propriétaire écrit à la Police du Bâtiment que la cheminée représente un danger pour le public. L’enquête montre qu’il faut réparer la cheminée des bâtiments 28, Faubourg de Pierre (propriétaire, Cabinet France Immobilier) et 1, rue Graumann (propriétaire, André Kubler) – Les travaux sont en cours, mars 1978
  • 1972 – La Police du Bâtiment demande à Gaston Heros de faire ravaler la façade. Rappel les années suivantes. Le courrier de 1975 est adressé à la Brasserie Schützenberger qui répond en 1977 qu’elle a vendu l’immeuble le 18 juillet 1977 à la Société anonyme Cabinet France Immobilier (6, rue du Fossé des Tanneurs) – Le ravalement est terminé, septembre 1978 – Courrier de 1980 sur le droit d’enseigne
    1978 – L’entreprise Knecht (rue de la Gare à Adamswiller) est autorisée à poser une palissade de chantier sur la voie publique – Travaux terminés, septembre 1978
  • 1978 – Le pasteur Daniel Hebert demande l’autorisation de poser l’enseigne lumineuse Eglise Evangélique de Pentecôte. – Autorisation – Dessin du cabinet d’architecte Boursin (4, rue Kampmann au Neuhof)
    1979 – Autorisation d’ouverture

Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press. Elles sont hébergées par Free-H.