n° 6 : VI 342 (Blondel) – O 498 puis section 21 parcelle 36 (cadastre)


Rue des Ecrivains n° 6, maison zum Kalb (au Veau)

Pour la partie séparée en 1720, voir le 3, rue des Veaux

Ecrivains 6 (sept. 2014)Ecrivains 6 1968 a (1 Fi 148)
Bâtiment actuel et ancien bâtiment juste avant sa démolition (1968, AMS cote 1 Fi 148)

La maison forme jusqu’en 1720 une seule propriété avec l’actuel numéro 3 de la rue des Veaux. Elle porte le nom de maison zum Kalb ou zum goldenen Kalb (au Veau, au Veau d’or, sans doute d’après le nom de famille Kalb) et le numéro 1 de la rue des Veaux selon la première numérotation des maisons (environ 1785-1855). Adolphe Seyboth (p. 241 de l’édition en allemand) signale le millésime 1613 dans la maison. Elle appartient aux Joham de Mundolsheim, Philippe Conrad puis à son fils du même nom. Le potier d’étain Frédéric Brantz l’achète en 1716 et reconstruit la maison arrière (3 de la rue des Veaux) mais meurt avant de l’avoir achevée. Ses héritiers vendent d’abord la maison en construction puis l’ancienne (1722) à Marie Salomé Wibmar femme de Jean Christophe Stoll, administrateur des comtés de Wertingen et Hohenreichen en Bavière. Elle appartient ensuite à un neveu de Marie Salomé Wibmar puis au ferblantier Jean Georges Dietrich qui est autorisé à ouvrir deux croisées sous l’encorbellement et à crépir la maison à condition de ne pas toucher à l’encorbellement. Le plan-relief de 1725 permet de voir la façade à deux étages et tour qui s’élève dans l’angle sud-est de la cour (au centre de l’image, les encorbellements ne sont jamais représentés).

204 Elévations h-a1725 maison zum Kalb 043
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 204
La maison telle qu’elle figure au plan-relief de 1725, au centre
(Musée historique de Strasbourg, cliché Claude Menninger, © Région Alsace – Inventaire général)

C’est la même maison que décrit l’Atlas des alignements (rez-de-chaussée en maçonnerie et deux étages médiocres en bois et avance) et que montrent les dessins préparatoires au plan-relief de 1830. La maison se trouve entre les repères k-l. La porte d’entrée qui ne semble pas être au même endroit qu’en 1725 est peut-être à mettre au compte des imprécisions de la maquette. La cour (A) montre la façade sur cour du bâtiment avant (2-1), le bâtiment latéral vers le sud (1-4), la façade du bâtiment arrière (4-3) et la tour d’angle et enfin le mur de séparation (3-2) avec la maison voisine (hôtel des Dames d’Andlau).

204 Cour AEcrivains 5 (1951) 776 W 60
Cour A – Photographie après l’effondrement d’une partie du bâtiment latéral (les galeries à droite sont celles qui ont été construites en 1889, image du dossier de la Police du Bâtiment

L’encorbellement disparaît entre 1830 et 1863 puisque la maison que transforme le photographe Charles David Winter a deux étages en maçonnerie et qu’elle ne comporte pas d’avance. Il remplace les mansardes par un troisième étage en maçonnerie et ajoute un quatrième étage en galandure. Il fait construire en 1889 deux galeries qui reposent sur des piliers pour assurer une liaison du bâtiment principal et du bâtiment latéral. Le rez-de-chaussée est occupé par un salon de lecture, une librairie puis une papeterie des années 1830 aux années 1950. L’atelier de photographie Winter est repris par Jules Fuchs, puis Charles Stensel et Hermann Kniep.
Une partie du bâtiment latéral dont les éléments en bois sont pourris menace de s’écrouler en 1951. La Ville se substitue au propriétaire pour faire exécuter les travaux. Elle achète la maison fin 1959. Les bâtiments qui continuent de se dégrader faute d’entretien sont inscrits à la la liste des immeubles menaçant ruine. Les anciens bâtiments sont démolis en octobre 1968 et remplacés par une salle de gymnastique et diverses annexes au lycée voisin. La réception finale des nouveaux bâtiments a lieu en mai 1970.

Ecrivains 6-8 (1941, 1 Fi 146)Ecrivains 6 1968 b (1 Fi 148)
La maison en 1941 et lors de sa démolition (AMS, cotes 1 Fi 146 et 1 Fi 148)

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1646 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Philippe Conrad Joham de Mundolsheim et Eve Susanne Streiff de Lauenstein – luthériens
1670 h Philippe Conrad Joham de Mundolsheim et (1678) Marie Salomé de Schauenbourg – luthériens
1716 v Jean Frédéric Brantz, fondeur en étain, et (1692) Susanne Reinthaler puis (1710) Susanne Marie Richshoffer – luthériens
1722 v Marie Salomé Wibmar femme de Jean Christophe Stoll, administrateur des comtés de Wertingen et Hohenreichen en Bavière – luthérienne
1756 h Gérard de Barry, major au régiment de Royal Bavière, et (1769) Françoise de Stoll – catholiques
puis son héritier testamentaire, François Antoine Andlauer, bailli de Benfeld et Westhouse
1784 v Frédéric Kuntz, marchand, et (1777) Marie Esther Schwab – luthériens
1786 v Jean Georges Dietrich, ferblantier, et (1784) Marie Dorothée Rœmer – luthériens
1810 v Jean Charles Magnier Grandprez, receveur principal des douanes, et (1795) Marie Victoire Perot, puis (1828) les enfants
1834 v Jacques Célestin Spinner, relieur puis libraire, et (1832) Adèle Caroline Vœgtli
1847 v Marie Salomé Lessler, rentière
1860* Charles David Winter, photographe, et (1852) Sophie Elisabeth Schahl
1936* h Jeanne Alice Winter puis (1943) ses héritiers testamentaires, Charles Lucien Weber, architecte à Sommerviller, et Lucien Jean Weber, artiste dramatique

(1765, Liste Blondel) VI 342, à Mde Stoll
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 498, Spinner, Célestin, rue des Veaux 1 – maison, sol – 2,8 are

Locations

1718, Jean Elie Goll, substitut à la Chancellerie de la Noblesse de Basse-Alsace
1744, Michel Gabriel Challard, marchand
1747, François Apffel, perruquier
1752, Ignace Welser, marchand de tabac
1753, Adam Stoll, marchand, et Catherine Véronique Hisky
1754, Pierre Beauvais, musicien de la Cathédrale, et Marie Catherine Holtzner
1768, Marie Anne Mayer veuve de François Ignace Schweinhoubre d’Oullenbourg, trésorier du pays de Bade

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Directeurs fonciers (Bauherren)

1778, Directeurs fonciers (VII 1418)
Le sieur de Stoll demande l’alignement à suivre. L’affaire est ajournée

(f° 113-v) Dienstags den 14. Julii 1778. Hr. von Stoll – Mr Sporer, der Maurer, nôe. Herrn von Stoll, bittet um Anzeig des Alignements seiner ane der Kalbs Gaß gelegenen behausung. Erkannt, Bedacht.

1786, Directeurs fonciers (VII 1422)
Le maçon Pfauth agissant au nom de Jean Georges Dietrich, est autorisé à ouvrir deux croisées sous l’encorbellement et à crépir la maison à condition de ne pas toucher à l’encorbellement

(f° 39) Dienstags den 21. Martii 1786. Mr Joh. Georg Dietrich – Mr. Pfauth, der Maurer, nôe. Johann Georg Dietrich, des Spenglers, bittet zu erlauben an deßen behaußung an der Kalbs Gaß gelegen unter dem Überhang Zween Kreutz stöck einbrechen und den bestich renoviren zu laßen. Erkannt, Willfahrt, doch den überhang nicht zu berühren.

Description de la maison

  • 1715 (inventaire après décès traduit) maison qui comprend un bâtiment avant, un bâtiment de milieu et un bâtiment arrière avec un petit jardin et un puits, appelée au Veau en cette ville de Strasbourg, sise derrière la cour des Frères (Bruderhoff) en haut de la rue des Veaux face à la maison à la Barbe ou auberge au Poirier
  • 1756 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un bâtiment avant et un bâtiment arrière où se trouvent quatre poêles et quatre cuisines, le comble est couvert de tuiles creuses, il y a en outre une cave voûtée et un puits, le tout estimé à la somme de trois mille livres
  • 1846 (billet d’estimation traduit) Une maison consistant en bâtiment de devant à trois étages et deux magasins, bâtiment de derrière à rez de chaussée et deux étages et bâtiment latéral, buanderie, cour, puits, trois caves voutées
  • 1951, Rapport d’expert après l’effondrement d’une partie du bâtiment latéral

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

4° arrondissement ou Canton est – Rue des Ecrivains

nouveau N° / ancien N° : 7 / 1
Magnier Grand Pré
Rez de chaussée en maçonnerie et 2 étages médiocres en bois et avance
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 182 case 1

Spinner Célestin rue des veaux N° 1
Lessler Marie Salomé, Subst. 1849

O 498, maison, sol, R. des veaux 1
Contenance : 2.80
Revenu total : 361,46 (360 et 1,46)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 64 / 51
fenêtres du 3° et au-dessus : 9 / 7

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 63 case 2

Lessler Marie Salomé
1860 Winter Charles David

O 498, maison, sol, Rue des écrivains 6
Contenance : 2.80
Revenu total : 361,46 (360 et 1,46)
Folio de provenance : (182)
Folio de destination : 63 aug.on de C.on de 1864
Année d’entrée :
Année de sortie : 1867
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 64
fenêtres du 3° et au-dessus : 9

(1867, Augmentations) Winter Ch. David f° 63, O 498, Maison, revenu 420, Aug.on de C.on, achevée en 1864, imposable en 1867, imposée en 1867
(1867, Diminutions) Winter Ch. David f° 63, O 498, Maison, revenu 360, Aug.on de C.on, supp. en 1867

Revenu total : 421,46 (420 et 1,46)
Folio de provenance : 63 aug.on de C.on de 1864
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1867
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 64 / 51
fenêtres du 3° et au-dessus : 50 / 40

Cadastre allemand, registre 30

Parcelle, section 21, n° 36 – autrefois O 498
Canton : Schreiberstubgasse Hs N° 6 – Rue des Ecrivains – Schreiberstubgasse – Rue des Ecrivains
Désignation : Hf, Whs
Contenance : 3,37
Revenu : 5200 – 3700
Remarques :

(Propriétaire), compte 1347
Winter Karl David
1936 Winter Jeanne Alice sans profession
(4386)

1789, Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (cote VII 1295)

Canton VI, (189) Rue des Veaux

(maison n°) 1
Pro. Dietrich Jean George ferblantier – Marecheaux
Loc. Dechartin Jean Jac. Employé – privilégié
Loc. Ditt Jean Christoph Domestique de Louage – Manans
Loc. Bietz Jacob Loueur de Carosse Domestique – ni b. ni ma.
Loc. Borst officier retiré Jean Christoph – privilégié
avec Deux sœurs filles et des pensionnaires dont Le nom Leriche dont le pere fut Secretaire Major vit des rentes – ni b. ni ma.
Loc. Kické frideric Meunier – charpantier
Loc. Metzger andreas fondeur – Marecheaux

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VI, Rue 189 des Veaux (p. 334)

(maison n°) 1
Pr. Dietrich Jean George ferblantier – Marechaux
Lo. Dechartin Jean Jac. Employé – Privilégié
Lo. Ditt Jean Christoph, Domestique de Louage – Manant
Lo. Bietz Jacob Loueur de Carosse Domestique
Lo. Borst Jean Christoph officier retiré – Privilégié
avec deux filles et des pensionnaires dont Le nom &
Leriche, rentiere
Lo. Kické frideric Menusier – Charpentiers
Lo. Metzger André fondeur – Marechaux

Registres de population

(1795) 7° section, Rue des Veaux N° 1 (registre 600 MW 7) – légende

André Metzinger, 42, fondeur – Sarlibre, 1790
M. Hélène Glingelmeyer, 35, Epouse – Strasb.
M. Françoise Boos, 54, Couturiere – Aix la Chapelle, 1788
Anne Marie Boos, 25, fille – id. 1788
Charles Auguste Boos, 15, fils – id.
Frideric Kiencké, 37, Meunier – Oere en hanovre, 1782
M. Salomé Klein, 36, Epouse – Strasb.
J. George Dietrich, 43, ferblantier – id.
Dorothé Romer, 33 Epouse – id.
Madeleine Adam, 25 ; Servante – Barr, 1793
Chrétien Metz, 22, aprentif ferblantier – Strasb.
Martin Hirntrel, 16, id. – id
Jacques Bieth, 78, Journalier – id
Louis franç: Joseph Riemé, 37, Emploié aux Equipages – Besançon, 1788
Helene Salomé Noll, 37, Epouse – Strasb.
Antoine Noll, 76 – emploié a l’Etude du Sr Lacombe Notaire – id
Helene Catherine Noll – 70, Epouse – id.
Therese Blaise, 21, Servante – id/
Marie Clere Zeiss, 55, Veuve – id.
Jn. Jos: Christoph Bourst, 29, Homme de lettres – id
Anne Marie Reititenwald, 35, Servante – Dürbach, 1789

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Schreiberstubgasse(S. 154)

(Haus Nr) 8
Blume, Buchhalter. 0
Zapf, Buchhändler. 0
Hartwich, Nachf: Hennig, Schreibmat.-Handlg. 01
Seiden, Kaufmann. 1
Winter, Rentner. E 2
Butz, Kaufmann. 3
Meyer, Rentnerin. 3
Stenzel, Photograph. 3
Bähr, Büglerin. H 0
Seiwert, Stuhlflechtner. H 0
Lhoste, Näherin. H 2
Würtzbach, Wwe. H 2

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 776 W 60), 1863-1989

Charles David Winter transforme en 1863 la maison à rez de chaussée et deux étages en maçonnerie en remplaçant les mansardes par un troisième étage en maçonnerie et en ajoutant un quatrième étage en galandure en retrait. L’entrepreneur J. et E. Klein construit en 1889 deux galeries qui reposent sur des piliers pour assurer une liaison extérieure du bâtiment principal et du bâtiment latéral. La maison est raccordée aux canalisations en 1907.
Le rez-de-chaussée est ocupé par une librairie (Théodore Zapf en 1914, papeterie Abraham en 1929, librairie Ruff en 1951). L’atelier de photographie de Charles David Winter est repris par Jules Fuchs (1884), puis Charles Stensel (1902) et Hermann Kniep (1906). Le tailleur Loeb a son atelier à l’étage (1926-1938)
Une partie du bâtiment latéral menace de s’écrouler en mai 1951. La Ville fait évacuer le logement de la libraire, Mme Rueff. Le gérant de la succession Winter demande à la Ville de prendre les mesures qu’elle jugera utiles puisque les ressources de la succession ne permettent pas d’exécuter de travaux aux bâtiments déjà sinistrés par faits de guerre. L’expert Lucien Crombach constate dans son rapport que des réparations sont impossibles puisque les parties en bois sont pourries (pan de façade, solivages). La Ville fait exécuter les travaux qui rendent un autre logement inhabitable. Elle rencontre des difficultés pour recouvrer les sommes avancées. Un étai posé au troisième étage tombe dans la cour en juillet 1952. La Ville finit par s’entendre avec les héritiers et achète la maison fin 1959. Les bâtiments qui continuent de se dégrader faute d’entretien sont inscrits à la la liste des immeubles menaçant ruine. La Ville confie en 1966 à l’architecte Pierre Hugues un projet de salle de gymnastique, cabinet médical, deux logements de service qui serviront d’annexe au lycée voisin. La commission consultative du permis de construire rejette un premier projet et accepte le deuxième pour lequel la Ville doit obtenir plusieurs dérogations (hauteur du bâtiment, inclinaison de l’étage au-delà de la corniche, terrain entièrement surbâti, bâtiments établis sur la limite séparative). Le préfet accorde en 1966 l’autorisation de démolir. Les anciens bâtiments sont démolis en octobre 1968. La réception finale des nouveaux bâtiments a lieu en mai 1970.

Sommaire
  • 1863 (18 juillet) – L’entrepreneur Jehn demande au nom du propriétaire Winter l’autorisation de transformer des mansardes en étage ordinaire et d’ajouter un niveau de mansardes en retrait au 6, rue des Ecrivains. La demande est rejetée parce que le bâtiment dépasse déjà la hauteur réglementaire fixée par l’arrêté municipal du 6 mai 1856.
    (30 juillet) – Nouvelle demande. Rapport de l’agent-voyer : «  La façade de cette maison est alignée et sans avance, la largeur de la voie publique vis à vis cette propriété est fixée à moins de 8 m 00. Le 2° projet communiqué se compose d’un rez de chaussée et 2 étages en maçonnerie existants, à surélever d’un 3° étage également en maçonnerie en remplacement d’une mansarde, et d’un 4° étage en galandure à construire en retrait pour être inscrit dans une ligne à 45° tirée vers l’intérieur de la propriété à partir de la hauteur légale de 13 m 00, le tout présentant les garanties voulues de sûreté et de salubrité et sa hauteur totale ne dépassant pas celle réglementaire. Strasbourg le 31 Juillet 1863. ». Le nouveau projet est accepté.
  • 1872 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le plombier Ohl soit autorisé à faire une prise pour environ cinq becs pour le compte du sieur Winter, propriétaire du 6, rue des Ecrivains
  • 1884 – Le photographe J. Fuchs demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation – L’enseigne est posée, juin
  • 1884 – On constate des traces d’humidité dans l’école de filles voisine (8, rue des Ecrivains), attribuées à la fosse d’aisances du n° 6 dont le propriétaire, le photographe Charles Winter, demande une visite des lieux. La Police du Bâtiment estime que l’humidité pourrait provenir de la fosse Winter. – La Police du Bâtiment répond à la demande de la préfecture. Le commissaire de police constate que la fosse Winter a été vidangée. On recommande au propriétaire des vidanges fréquentes.
  • 1885 – La Police du Bâtiment demande au rentier Charles Winter de faire ravaler la façade – Travaux terminés, novembre
  • 1888 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le sieur Bosch, locataire de la maison Winter au 6, rue des Ecrivains, soit autorisé à faire une prise pour environ trois becs – Autorisation
  • 1889 – L’entrepreneur J. et E. Klein (9, rue Fritz) demande l’autorisation d’établir deux passages qui assurent la liaison entre le bâtiment avant et le bâtiment latéral – Autorisation d’établir deux galeries pour assurer une liaison extérieure du bâtiment principal et du bâtiment latéral – Travaux terminés, janvier 1890 – Dessin (la construction au premier et au deuxième étage repose sur des piliers)
  • 1895 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le sieur Geissler, propriétaire du 6, rue des Ecrivains, soit autorisé à faire une prise pour environ cinq becs – Autorisation
    1896 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le sieur Müller, propriétaire du 6, rue des Ecrivains, soit autorisé à faire une prise pour environ trois becs – Autorisation
  • 1902 – Le photographe Charles Stensel demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation. La Police du Bâtiment demande de modifier la disposition de l’enseigne pour qu’elle soit réglementaire – L’enseigne a été modifiée, mars 1903
  • 1907 (mars) – Dossier à la préfecture. Guillaume Koch (52, route de Bischwilller à Schiltigheim) est autorisé à poser un chaudron d’asphalte sur la voie publique devant le 6, rue des Ecrivains
    1907 (mars) – L’entrepreneur A. Wieger (30, Faubourg de Pierre) demande l’autorisation de poser des décombres sur la voie publique devant le 6, rue des Ecrivains. Une note signale qu’il s’agit de travaux de canalisation – Autorisation de poser sur la voie publique des décombres provenant de travaux de canalisation – Dossier classé, avril
  • 1906 – La Police du Bâtiment constate que le photographe Hermann Kniep a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – Demande – Autorisation de poser deux enseignes perpendiculaires
    1913 – Le même demande l’autorisation de poser des panneaux – Accord
  • 1914 – Le libraire Théodore Zapf demande l’autorisation de poser une enseigne provisoire (deux semaines, inscription Livres scolaires et livres anciens) au 6, rue des Ecrivains
  • Commission contre les logements insalubres
    1910, les latrines sont raccordées aux canalisations
    1915, commission des logements militaires (propriétaire, Winter, gérant, Wieger), rien à signaler
  • 1922 – Mina Jakobowitz (qui occupe le premier étage) demande l’autorisation de poser une enseigne plate (Achat et vente de meubles)
    1930 – La même demande l’autorisation de poser une enseigne plate (Robes et Manteau Mina) – Accord
  • 1926 – Le tailleur Loeb demande l’autorisation de poser une enseigne au premier étage
    1938 – L’enseigne est retirée
  • 1929 – La société des crayons Caran d’Ache (2, rue de l’Arc-en-Ciel) demande l’autorisation de poser une plaque émaillée sur le mur de la papeterie Abraham au 6, rue des Ecrivains – Autorisation
  • 1940 – Jean Müller (3, rue des Veaux) se plaint des suies qui proviennent du 6, rue des Ecrivains. La Police du Bâtiment notifie Jeanne Winter de remettre ses cheminées en état. Le ramoneur Emile Schleifer (6, rue de l’Epine) fournit un certificat. La Police du Bâtiment transmet le dossier au gérant de la maison, l’architecte Paul Widmann (1, rue Saint-Louis)
    1941 – La Police du Bâtiment demande de retirer une enseigne plate sans inscription
  • 1951 – Le Service d’hygiène informe la Division V que le bâtiment arrière du 6, rue des Ecrivains menace de s’écrouler
    Rapport de la Police du Bâtiment (29 mai 1951). Une enquête a été faite ce jour à 17 h. à laquelle ont assisté Mmes Rueff (mère et fille). Une partie de l’immeuble référé, donnant sur cour intérieure, menace de s’écrouler. Il y a danger d’effondrement imminent. La famille Rueff, 5 pers. dont les époux et 3 enfants occupe une pièce + cuisine au rez-de-chaussée ainsi qu’une pièce au 3° étage.
    Mesures à prendre. 1) Ordonner l’évacuation des lieux. 2) Accès interdit à la partie menaçant ruine. 3) Délivrance d’un certificat par la P. d. B. attestant l’état des lieux. 4) Relogement immédiat de la famille Rueff. 5) Information au propriétaire-gérant, M. Widmann, architecte, Place St Louis

    1951 (juin) – Le maire adresse un courrier au gérant et au Service du logement (Ce cas étant l’un des plus dangereux qui se soient présentés jusqu’à ce jour, je vous prie d’intervenir sans délai en vue de l’évacuation et du relogement des occupants)
    Le gérant Paul Widmann répond qu’il transmet le courrier au notaire chargé de liquider la succession. Comme les bâtiments ont été sinistrés par faits de guerre et que les ressources de la succession ne permettent pas d’exécuter de travaux, il demande à la Ville de prendre les mesures qu’elle jugera utiles.
    La ville établit une attestation que les familles Rueff et Kronenberger doivent être évacuées sans délai id= »rapport-1951″
    1951 (juin) – Lucien Crombach, architecte en chef des bâtiments civils (11, rue Gounod) adresse son rapport au tribunal cantonal. Plan de situation joint
    Comme suite à l’ordonnance du 19 crt. concernant l’immeuble 6, rue des Ecrivains à Strasbourg, j’ai l’honneur de vous adresser par la présente mon rapport après avoir examiné l’immeuble. Le gérant, M. Paul Widmann, architecte, s’est excusé de ne pouvoir assister à la descente sur les lieux.
    L’immeuble en question se compose d’une maison de devant, d’une maison arrière, d’une aile droite et de galeries superposées sur le côté gauche. Il y a 2 escaliers pour accéder aux étages supérieurs des différentes parties de l’immeuble. L’un dessert la maison de devant et les locaux faisant partie de l’aile droite. L’autre qui est un escalier à colimaçon en pierre de taille entouré de murs massifs formant une tour dessert le bâtiment arrière. A l’aile droite il y a 2 parties, l’une touchant la maison de devant, l’autre de 3 à 4 m de longueur touchant la tour de l’escalier à colimaçon. C’est cette dernière partie de l’aile droite qui menace de s’écrouler. La façade vers la cour de cette partie de l’aile droite, comprenant rez-de-chaussée et 3 étages, est en pans de bois. Les bois sont rongés par le champignon. Certaines parties de la façade se sont déjà affaissées et toute la façade peut s’écrouler d’un moment à l’autre. L’écroulement de la façade entraînera certainement celui des plafonds. Il est probable qu’au 1°, 2° et 3° étages où les 2 parties de l’aile ne sont pas séparées comme au rez-de-chaussée par un mur massif la partie de l’aile droite attachée à la maison de devant sera également dans une certaine mesure entraînée.
    Au 1° et au deuxième étage, les locaux de l’aile droite font partie de logements de la maison de devant. Ce sont au 1° étage M. Loeb, tailleur, (2 personnes adultes) et au 2° étage la famille Rosa (1 personne adulte et 3 enfants). Ces familles n’utilisent plus le local dans la partie arrière de l’aile qui menace de s’effondrer, mais ont encore des objets mobiliers dans ce local. Le rez-de-chaussée de l’aile était habité par Mme Vve. Rueff qui exploite la librairie dans la maison de devant. Mme Rueff couchait dans cette pièce mais a dû l’évacuer. Elle couche actuellement dans la librairie mais a encore des meubles dans la pièce en danger. Au 3° étage habitait le gendre de Mme Rueff, M. Kornenberger, élève-architecte, avec sa femme et ses 2 petits enfants. Ils ont dû évacuer la pièce et sont hébergés provisoirement chez des parents. Leur mobilier se trouve encore dans le local. Tous les locaux des 4 étages n’étant pour le moment plus utilisés, il n’y a pour ces locataires pas de danger personnel, à moins que l’effondrement n’entraîne au 1° et au 2° étage une partie des cuisines.
    Par contre les personnes habitant le bâtiment arrière sont obligées pour accéder de la cour à l’escalier à colimaçon de passer à 2 m environ devant la façade menacée. Ces locataires sont au rez-de-chaussée la famille Froehly (2 adultes, 4 enfants), au 1° étage M. Schmidt et la famille Knecht (3 adultes), au 2° étage la famille Kretz (2 adultes), au 3° étage la famille Fournier (2 adultes, 2 enfants). Il faut absolument protéger ces personnes, afin qu’en accédant à l’entrée de la maison arrière ils ne soient pas atteints par l’effondrement de la partie de l’aile droite qui touche la tour de l’escalier. Au dessus de la tour se trouve un ancien atelier qui a subi des dégâts de guerre. Les cloisons de cet atelier menacent également de tomber sur lesdits locataires.
    En résumé j’ai constaté
    1) Qu’il y a un danger d’effondrement immédiat d’une partie de l’aile droite.
    2) Que cet effondrement menace la vie des locataires de la maison arrière, qui sont obligés de passer devant cette partie de la maison pour arriver à leur logement.
    3) Que les objets mobiliers appartenant aux locataires Rueff, Kronenberger, Loeb et Rosa ne peuvent être évacués sans que les plafonds dans les différents étages de l’aile droite soient étayés. Il en est de même pour le dépôt de livres que Mme Ruff a stocké derrière sa chambre d’habitation au rez-de-chaussée dans une pièce seulement accessible par cette chambre, dans laquelle on ne peut entrer sans grand danger.
    4) Qu’aucune mesure conservatoire ne peut être prise pour éviter l’effondrement de la façade dont les bois sont entièrement pourris. Il faut démolir la façade avec les différents plafonds dont les solivages sont également pourris.
    5) Qu’il y a lieu d’ériger une palissade solide dans la partie de la cour menacée pour permettre aux locataires de la maison arrière d’y accéder sans danger jusqu’à ce que la démolition soit entreprise et pendant les travaux de démolition. Comme la partie de la cour menacée est surélevée de quelques marches et que ces marches se trouvent juste devant la façade dangereuse, il faut faire un escalier provisoire sur le côté gauche de la cour pour accéder à la partie surélevée formant terrasse où se trouve l’entrée de la maison arrière.
    L’expert, Strasbourg le 22 juin 1951

    1951 (26 juin) – Le maire prend un arrêté qui interdit d’habiter la partie de maison menaçant ruine
    (3 juillet) – Le maire transmet le dossier au tribunal administratif. Note du 18 juillet « le commissaire du gouvernement a proposé au tribunal de rejeter notre demande, étant donné que le Maire, en vertu des dispositions de la loi du 21 juin 1898, est autorisé à faire exécuter d’office les travaux d’urgence aux frais de propriétaires sans qu’il soit besoin pour cela d’un jugement du Tribunal administratif.  »
    (19 juillet) Le Tribunal administratif prend un jugement en ce sens et arrête qu’il n’y a pas lieu de statuer.
    (7 août) Description des travaux et conditions particulières, devis approximatif pour a) étayer les plafonds afin de pouvoir évacuer les objets mobiliers des locataires, b) étayer le plafond du dépôt de livres, c) élever une palissade pour que les locataires de la maison arrière puissent parvenir à leur logement, d) aménager un escalier provisoire afin d’accéder à l’entrée de la maison arrière, e) démolir la façade dont les bois sont pourris. Les travaux sont adjugés le 22 août à l’entreprise de construction Heiss et Hesch (44, chemin du Heyritz)
    (27 août) Le maire atteste que le logement occupé par Robert Fournier est devenu inhabitable suite aux travaux de démolition d’office.
    (22 octobre) Rapport (en allemand et en français) du maire aux commissions principales chargées de recouvrer les fonds engagés pour la démolition – Le Maire transmet pour approbation au préfet la décision du conseil municipal en date du 5 novembre 1951 (extrait joint). Le préfet répond que la délibération ne demande pas son approbation. Enveloppe contenant la facture de 832 104 francs
    1952 (mai) Paul Widmann propose de verser 100 000 francs, le restant s’étalerait sur plusieurs années étant donné que le rapport brut annuel de l’immeuble est d’environ 135 000 francs
    (22 septembre) Le tribunal cantonal rejette la demande de la Ville de procéder à une inscription hypothécaire à la charge de l’immeuble. La ville envisage d’entrer en relation avec les propriétaires qui sont les héritiers testamentaires de Jeanne Alice Winter, décédée à Strasbourg en 1943, à savoir Charles Lucien Weber, architecte à Sommerviller, et Lucien Jean Weber, artiste dramatique, tous deux décédés. Le Service du contentieux cherche un moyen d’assurer à la Ville une garantie de
  • 1952 – Les architectes Emile et Paul Widmann envoient un courrier à la Police du Bâtiment. La Ville s’est chargée d’exécuter la sentence du Tribunal administratif qui a ordonné de démolir une partie des bâtiments de la succession Winter au 6, rue des Ecrivains. Les étais qu’elle a fait poser sont tombés dans la cour.
    Rapport de la Police du Bâtiment (9 juillet 1952). Inspection des lieux ce jour à 8 heures en présence du locataire du rez de ch. de l’immeuble postérieur. Un étai au 3° étage a cédé et s’est écrasé sur la dalle du rez-de-chaussée de la partie démolie. Il n’y a pas eu d’accident ni de dégâts étant donné que la brèche de la partie incriminée (démolie) est barricadée par une enceinte de 1,80 m de haut posée par l’entrepreneur. Un autre étai ayant glissé s’est abattu sur la dalle du 3° étage.
    L’entreprise Heiss et Hesch (chemin du Heyritz) devra remettre les étais en place
  • 1953 (novembre) La Division V estime après avoir consulté d’autres services que la Ville n’a pas intérêt à acheter l’immeuble sis 6, rue des Ecrivains
    1954 (octobre) La Ville d’adresse au Ministère de la Reconstruction et du Logement après que les héritiers sont déclarés disposés à céder à la Ville le montant de l’indemnité pour dommages de guerre (dossier NV 2841 Z). D’après la réponse du Ministère de la Reconstruction et du Logement, il faut que la Ville établisse que les travaux exécutés sont la conséquence de faits de guerre
    1958 (novembre) La Division V informe la Division IV que si la Ville acquiert le 6, rue des Ecrivains elle n’a pas d’objection que la parcelle soit entièrement surbâtie puisqu’elle serait réunie à l’immeuble voisin, le Petit lycée.
    1959 (décembre) La Ville est parvenue à un accord avec les héritiers pour acquérir l’immeuble
    1960 (juillet) Le Ministère de la Reconstruction et du Logement invite la Ville, par l’intermédiaire de l’avocat Simon Braunschweig, à adresser un mémoire de frais avant le mois d’octobre – (Novembre) L’avocat Braunschweig transmet à la Ville des chèques en paiement de sa créance (montant de l’indemnité de dommages de guerre)
  • 1962 – Rapport sur l’état d’un logement suite à la plainte de son locataire
    L’immeuble insalubre et vétuste, en partie démoli par fait de guerre, se compose d’un rez-de-chaussée + 3 étages + combles.
    Le rez-de-ch. + 1° étage sont occupés, les autres locaux dans les étages supérieurs sont abandonnés, vu que l’immeuble est à ciel ouvert laissant aux intempéries libre accès, ce qui a provoqué la désagrégation des matériaux pierre et bois par suite d’infiltration continuelle des eaux pluviales. Le relogement des occupants s’impose et l’immeuble est à porter sur la liste des immeubles menaçant ruine.

    (Juin) Relogement des familles Marcel Froely (6 personnes dont 4 enfants) et Joseph Fernandez (5 personnes dont 3 enfants)
  • 1963 – Le recteur de l’Académie écrit à la Ville après qu’un fragment de cheminée provenant du 6, rue des Ecrivains est tombé dans la cour du lycée voisin – La Ville prend des mesures pour écarter tout danger immédiat
    1963-1968 – La démolition prévue n’a pas lieu
  • 1965 (décembre) – Notice descriptive établie par l’architecte Pierre Hugues (16, rue d’Orbey au Neudorf). La construction est répartie en 16 lots d’un montant de 789 000 francs – Jeu de plans
    1966 (avril) – La commission consultative du permis de construire donne le 1 avril 1966 un avis défavorable suite aux observations des services techniques et à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France
    1966 (juin) – Le maire sollicite l’avis de l’architecte des Bâtiments de France sur le projet de construction d’une salle de gymnastique au 6, rue des Ecrivains
    1966 (juin) – Formulaire de permis de construire, section 21, parcelle 36 de 337 m²
    1966 (juillet) – Courrier dans lequel l’architecte des Bâtiments de France informe le maire qu’il lui transmettra un projet modifié avec l’accord des différentes pièces (architecte de la Ville, auteur du projet)
    1966 (juin) – Dossier de démolition, extrait du plan cadastral – (Septembre) La Ville transmet le dossier au préfet – (Octobre) Le préfet accorde l’autorisation sollicitée
    1966 (décembre) – L’architecte des Bâtiments de France approuve le nouveau projet – Jeu de plans
    1967 (janvier) – Note pour l’adjoint; qui récapitule le dossier depuis 1951. L’architecte de la Ville, Robert Will, a pris possession du dossier sans que la Police du Bâtiment ait été consultée. Il reste à obtenir plusieurs dérogations (hauteur du bâtiment, inclinaison de l’étage au-delà de la corniche, terrain entièrement surbâti, bâtiments établis sur la limite séparative).
    1967 (février) – Le maire prend un arrêté qui accorde les différentes dérogations
    La Commission de sécurité émet un avis favorable
    Le maire transmet la demande de permis de construire au délégué départemental du Ministère de la construction
    1967 – Extrait d’un permis de construire. Construction exempte de permis de construire en application des dispositions de l’arrêté ministériel du 11 avril 1962, Office municipal de l’instruction publique. Objet des travaux, construction d’une salle de gymnastique avec annexes, cabinet médical, deux logements de service
    1968 (mai) – L’entreprise Georges Hauss est autorisée à occuper la voie publique pour démolir le 6, rue des Ecrivains. Autorisation prorogée à plusieurs reprises jusqu’en mai 1969.
    Suivi des travaux – Juin 1968, pas de démolition. Octobre 1968, les anciens bâtiments sont démolis, l’entreprise Hauss de Soults-sous-Forêts creuse les fondations. Le permis de construire n’est pas encore établi. Décembre, le gros œuvre continue au rez-de-chaussée
    1970 (mai), les travaux de construction et d’aménagement intérieur sont conformes aux plans. Pas d’objection pour la réception finale
    1971, constate que les installations sanitaires sont conformes
  • 1989 – Les infiltrations qu’on a constatées dans la salle de gymnastique sont dues à une fosse pleine d’eau dans la cour du 3, rue des Veaux

Relevé d’actes

La maison appartient à Philippe Conrad Joham de Mundolsheim et à sa femme Eve Susanne Streiff de Lauenstein : testament dans la maison Kageneck après la vente de la maison

Me Kitsch (Jean, 1 AH 5891, Protocole – minute 1 AH 6084)
Dispositio inter liberos Frawen Evæ Susannæ Johamin von Mundolßh. gebohrner Streiffin von Lawenstein, wittib – inn dem Jahr (…) 1686, auf Montag den Neündten Septembris Newen Calenders (…) die freÿhochwohl Edelgebohrne fraw Eva Susanna Johamin von Mundolßheim, gebohrne Streiffin von Lawenstein, weÿland des hoch Edelgebohrnen herrn Philipp Conrad Johamen von Mundolßheim seeligen hinderlaßene Adeliche fraw wittib, Unpaßlichen und Krancken leibs (…)
Erstlichen befiehlt Sie Ihre Seel als das höchste undt gröste guth der heÿligen hochgelobten dreÿfaltigkeit Gott Vatter, Sohn und heÿligen Geist, Ihren Leichnam aber der Erden, Christlicher Ordtnung anch ehrlichen Zubestatten undt Zubegraben,
Zum andern, will hochadeliche fraw Disponentin demnach Sie Ihre dochter die hoch Edelgebohrne fraw Margaretham gebohrner Johamin von Mundolßheim schon etlich Jahr hero auch dero döchterlein inn cost und losament gehalten (…)
Vor das dritte prælegirt die fraw Disponentin ersternannter dochter Margarethæ alle Ihre Kleÿder (…) sollen unter dero übrige dreÿ Kinder den hoch Edelgebohrnen Herrn Philipp Conrad Johamen von Mundolßheim, wohlmeritirten XV.ern beÿ hießiger Statt und die hoch Edelgeborhne fraw Susannam Veronicam Forstnerin gebohrner Johamin von Mundolßheim, deß hoch Edelgeborhnen Herrn Christoph Ludwig Forstners von Tamponer, fürstl. Würtemberg. Intendanten Ehe gemahlin undt dann die hoch Edelgeborhne fraw Evam Salome Werthmüllerin gebohrner Johamin von Mundolßheim deß Edlen und Vesten herrn Heinrich Werthmüllers Lieutenants inn Königlichen frantzösischen diensten Eheliebste (…)
Geschehen seindt alle diese ding, inn dieser Königlich. Statt Straßburg, inn einer Von der hochadelichen frawen Disponentin bewohnenden, inn der Kalbsgaß gelegenen, denen Edlen Von Kageneck eÿgenthümblich Zuständigen behaußung deroselben einen Stuben so ein Gaden hoch, inn ernante Kalbsgaß außsehend (…)

La veuve et les enfants de Philippe Conrad Joham de Mundolsheim cèdent leurs parts à leur fils et cohéritier Philippe Jean Conrad Joham de Mundolsheim

1670 (22. Aug.), Chambre des Contrats, vol. 537 f° 482
Erschienen der Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrne H Henrich Dietrich Voltz von Altenaw alß angegebener Gewalthaber der Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrnen Fr. Evæ Susannæ Johamin von Munoltzheim gebohrner Streiffin von Lawenstein und deß Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrnen H Ludwig Christoph Forstners von Dambenoy, alß Ehe Gemahls der Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrnen Fr. Susannæ Veronicæ Forstnerin von Dambenoy gebohrner Johamin von Munoltzheim, wie auch die Ehrenvest- Fürsichtig- und Weÿse H Johann Peter Schmid und H Johann Philipß Zeißolff, beede, alß aus EE hochweÿsen groß. Rhats mitteln ad contractus Minorum in genere, Vnd ahne statt hiernechst edelgemelts H. Stättmaÿsters Zornen alß adelicher beÿdes der übergebenen Zwen ohnverheüratheten Johamischen Schwestern und deß annehmend. Bruders Curator ist, hierzu insonderheit Deputiret
in gegensein deß Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrnen Gestreng Herrn Wolff Friderichs Zornen von Blopßheim dißer Statt alten Stättmaÿsters und Fünffzehners alß Curatoris Jrn Philipp Conrad Joham von Munoltzheim
die vier adeliche Johamische Geschwisterd von Munolßheim, in der Gemaÿnschafft der vätterlich. alhier beÿ der Kalbßgaßen gelegenen Behaußung stünde – umb 100. pfund

Philippe Conrad Joham de Mundolsheim épouse en 1678 Marie Salomé de Schauenbourg qui devient bourgeoise quelques mois plus tard
Mariage, Temple-Neuf (luth. n° 49)

1678 – Sontags den 13.ten 9.bris Philipp Conrad Joham von Mundolßheim und Jgfr. Maria Salome Von Schawenburg * Johann * Bruderhoff eheliche * (i 63)

1679, 4° Livre de bourgeoisie, f° 456
Fr. Maria Salome gebohrne von Schawenburg empfangt daß burger Recht von ihrem Ehe Junckern, Philipp Conrad Joham von Mundolßheim E.E. Kleinen Rhatß beÿsitzern, p. 8. goltR. welche beÿ der Cantzleÿ erlegt worden seindt. promis. 24.t martÿ 1679.

Philippe Conrad Joham de Mundolsheim hypothèque la maison au profit d’Anne Marie Lobstein

1678 (18.5.), Chambre des Contrats, vol. 547 f° 415-v
Herr Philipp Conrad Joham Von Munoltzheim
in gegensein Herren Josiæ Gerners deß Handelßmanns alß Curatoris Annæ Mariæ Lobsteinin, wittibin, mit beÿstand H. Hannß Georg Heckhlers der Fabric deß Münsters, Werckhmaÿsters – schuldig seÿe 200. lb
unterpfand, hauß, hoff, hoffstatt mit allen deren Gebäwen, begriffen, Rechten und Zugehördten, alhier in der Kalbsgaßen, einseit neben Abraham Mappo dem Goltarbeiter, anderseit neben dem fürstlich Stifft Andlaw gelegen

Philippe Conrad Joham de Mundolsheim hypothèque la maison au profit du marchand de vin Jean Conrad Boch

1679 (23. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 548 f° 779-v
der Freÿ Reichß hochwohl Edelgebohrne Herr Philipp Conrad Joham Von Mundoltzheim
in gegensein Johann Conradt Bochen, dem weinhändlers – schuldig seÿe 150. lb
unterpfand, hauß, hoff, hoffstatt mit allen deren gebäwen, begriffen, undt Zugehördten allhier in der Kalbsgaßen, einseit neben Abraham Mappo dem Goltarbeÿter, anderseit neben dem Fürstl. Stifft Andlaw gelegen

Eve Susanne Streiff de Lauenstein veuve de Philippe Conrad Joham de Mundolsheim meurt en 1687 en délaissant quatre enfants. L’inventaire est dressé dans une maison place Saint-Etienne. La succession s’élève à 1 696 livres

1687 (5.3.), Me Lang (Jean Henri l’aîné, 27 Not 8) n° 5
Inventarium über Weÿl. der Hoch Edelgebohrn Viel Ehrn: undt Tugendreichen frawen Evæ Susannæ Johamin von Mundolßheim, Gebohrner Streuffin von Lawenstein, Auch Weÿl. deß hoch Edelgebohrnen Vnd Gestrengen Herrn Philipp Conrad Johamen von Mundolßheim, nunmehr beede seel. nachgelaßener Fraw Wittib Verlassenschafft – nach Ihrem den 10.ten Januarÿ Jüngsthien Aus dießem Zergänglichen leben genommenen seeligen hienscheiden, Zeitlichen verlaßen – durch die hoch Edelgebohrne fräulein Margaretham Johamin von Mundolßheim, die Jüngere dochter, als welche von der Verlassenschafft die beste wißenschafft gehabt – Actum in Vor wohlgemelter Königlich freÿen Statt Straßb. den 5. Martÿ 1687.
Die in [Gott ver]schiedene Adeliche Fraw seelig hat ab intestato Zu Erben Verlaßen, wie volgt. 1. Erstlich die hoch Edelgebohrn Viel Ehren Vnd Tugendgezierte fraw Susannam Veronicam Forstnerin, Gebohrne Johamin von Mundolßheim, deß hoclwohl Edel Gebohrnen vndt Gestrengen herrn Christoph Ludwig Forstners von Dambenoÿ Fürstl. Württenberg. Intendanten Zu Mümpelgardt Ehegemahlin, In dero Nahmen Zwar anfänglich zugegen der wohl Edelgebohrne H Georg Ludwig Forstner von Dambenoÿ dero Eheleiblicher Sohn, mit assistentz deß hoch Edgebebohrn und Gestrengen Herrn Heinrich Dietrich Voltzen von Altenaw, beÿ der Statt Straßburg wohlansehnlichen dreÿ Zehners, Es ist aber dieselbe wehrnter Inventur persönlich angelangt, v. hat derselbe biß Zu end beÿgewohnt, 2. den hoch Edelgebohren und Gestrengen herrn Philipp Conrad Johamen von Mundolßheim wohlmeritirten fünffzehenern Zu Straßburg, welcher dem Geschefft in person abgewartet, 3. Die Wohl Edel gebohrne Viel Ehren und tugendreiche Fraw Evam Salome Werthmüllerin, Gebohrne Johamin von Mundolßheim, deß hoch Edel und Vesten Herrn Heinrich Werthmüllers Lieutenant vnder einem Königlich frantzösischen Schweitzer Regiment Eheliebste so mit beÿstandt Ob Edelernanntes Herrn XIII. Voltzen Von Altenaw, persönlich zugegen. 4. So dann die Wohl Edelgebohrne Fräwlein Margaretham Johamin von Mundolßheim, beÿständlich deß hoch Edelgebohren und Gestrengen herrn wolff Heinrich Zornen Von Plopßheim, fünff Zeheners zu Straßburg, welches Sie [als *]nes Vormundts Zu dießem geschäfft Insonderheit erbetten.

Copia Dispositionis inter liberos, p.ge in Proth/ C folio 120.b et seqq
Publicatio et Resolutio Vorherbeschriebener Disposition. Zuwißen, demnach die Hoch Edelgebohrn Viel Ehrn: undt Tugendreichen fraw Eva Susanna Johamin von Mundolßheim, Gebohrne Streüffin von Lawenstein nunmehr seel. ohnlängst dießes Zeitliche Gesegnet, und mann in Erfahrung gebracht, daß dieselbe von H Johann Kitschen Notario v. burgern Zu Straßburg eine Dispositionem inter Liberos auffgericht. seind dero publication halben ane Zu end stehendem [dato der] Adelichen frawen seel. Sohn und frawen auch fräul. döchter (…) erschienen (…) habe ich alßbalden die darüber gezogene mit obernants Hn Notarÿ Kitschen pitschafft versigelte Couverture eröffnet (…) Act. in der Königl. freÿen St. St. undt einer daselbst ane dem Stephans blan gelegenen behaußung, so die Adel. Fr. seel. Zeit lebens bewohnt, dero oben Eckstub mit den fenstern auff gedachten plan außsehend, Montags den 3. Marÿ Su/. N. Anno 1687.
In einer alhier [ind er St. Stra]ßburg auff dem Steffans plan gelegenen und in dieße Verlassenschafft nicht gehörigen behaußung befunden word. wie volgt.
Series rubricarum hujus Inventarÿ Sa. haußraths 96, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 55, Sa. Anschlags der Guldenen Ring 83, Sa. der Gültten von Ligenden Güttern 390, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 1087 lb (Capitalia 1048, Zinnß und Marzahl 39), Summa summarum 1719 lb – Schulden 22 lb, Restirende gantze Verlassenschafft 1696. lb – Sa. Prælegaten 1164, Nach solchem abzug 532 lb

Philippe Conrad Joham de Mundolsheim hypothèque la maison au profit de Jean Frédéric Sachs, receveur à l’Orphelinat

1688 (19.1.), Chambre des Contrats, vol. 559 f° 36
/:tit:/ H. Philipp Conrad Joham von Mundolßh. deß beständig. Regiments der HH. XV. beÿsitzer
in gegensein Hn Johann Friderich Sachßen, Schaffners deß Waisenhaußes allhier – schuldig seÿe 75 pfund
unterpfand, Eine behausung hoff, hoffstatt sambt allen deren Gebäuen, Recht. und zugehördt allhier und. an der Brud.hoffs gaß, geg. dem hauß Zum barth über, einseit neben d. Fr. Äbtißin von Andlau, anderseit neben Johann Peter Mappus dem goldarbeiter hind. auff ein allmend gäßlein stoßend geleg.

Inventaire après le décès de Philippe Conrad Joham de Mundolsheim, ancien stettmestre qui délaisse quatre enfants. Il est dressé dans la maison Zum Kalb estimée 2 000 livres. La succession s’élève à 8 356 livres.

1715 (16. 8.bris), Me Rohr (Daniel, 46 Not 37) n° 1281, 1283
Inventarium und beschreibung aller der Jenigen Haab, Nahrung undt Güttere, Liegender und Vahrender Keinerleÿ davon außgenommen, so weÿlandt der Wohlgebohrne herr Philipp Conrad Joham von Mundolsheim, beÿ allhießiger Königlichen freÿen Statt Straßburg höchstmeritirten Stättmeister nunmehr seeligen, nach seinem den 27.sten Septembris dießes Zuend lauffenden 1715: Jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen ableiben, Zeitlichen verlaßen
Der in Gott seelig ruhende Herr Stättmeister hat ab intestato zu Erben verlaß. wie folgt. 1. den wohlgebohrne Herr Philipp Hanibald Joham von Mundolßheim, 2. die Wohlgebohrne fraw Maria Salome Böcklin von Böcklinsaw gebohrne Johamin von Mundolsheim, des Wohlgebohrnen herrn Philipp Christoph Böckel von Böcklinsaw fraw Ehegemahlin welche mit assistentz des wohlgebohrnen herrn Leopold Oßwald von Glaubitz des beständigen regiments der Herrn XV. höchstmeritirten Assessoris, persönlich anweßendt geweßt, 3. Weÿland des Wohlgebohrnen herrn Philipp Heinrich Joham von Mundolsheim nunmehr seel. mit der wohlgebohrnen frawen Sidonia Voltzin von Altenaw ehelich erzeigt und nach tod verlaßenes Sohnlein Philipp Conradt genant, deßen herr Vormund der wohlgebohrne Wilhelm Reinhard Voltz von Altenaw, 4. die Wohlgebohrne fraw Anna Clara Sophia Wetzelin von Marsilien gebohrne Johamin von Mundolsheim, des wohlgebohrnen herrn Christian Jacob Friderich Wetzel von Marsilien fr. Ehegemahlin

In einer allhier zu Straßburg ahne der Kalbsgaßen gelegenen und in dieße Verlassenschafft eigenthümlich gehörigen behaußung sich volgender maßen befunden
Ane Höltzen und Schreinerwerck, In der Meel Cammer, Vor dießer Cammer, In der Wohnstub, In der Kuchen, In der Mägd Cammer, In des Herrn Sohns Cammer, In dem Hindern Cammer, Vor dießer Cammer, In der Hindern stub, In der hindern Stub Cammer, In der obern Cammer hindern Stocks, In der Nebens Cammer, In dem Hoff stübel, Im Saal
Eigenthumb ahne einer behaußung. Item ein vorder: Mittler: und hindern behaußung sambt einem Gärttlein, und bronnen, auch allen anderen deren gebawen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, genandt Zum Kalb allhier in Straßburg hinder dem bruder hoff obwendig der Kalbsgaßen, gegen dem hauß Zum Bardt oder gastherberg zum bierenbaum Uber gelegen, einseit neben dem sogenanten Andlawischen hoff, anderseit Loren Marcÿ dem frantzösischen Krempen vornen vffs Allmendt stoßend, so ledig undt eigen und hiehero jedoch allerseits ohnpræjudicirlich angeschlagen umb 2000, Uber dieße behaußung sagt ein deutscher perg: brieff mit der Statt Straßburg anhangenden Cancelleÿ Contract Insiegel verwahrt, deßen datum den 8. 8.bris A° 1613 meldet absonderlich wie Juncker hanns Ludwig Wormbßer Von Vendenheim verkaufft und eigenthümlichen vbergeben habe, seinem bruder herrn Stättmeister Clauß Jacob Wormbßer Von Vendenheim seinen halben theil ane vorstehendem hoff und hoffstatt. Mehr ein teutscher perg: Vertrag und Vergleichung beeder Sitz und höffe zu Straßburg und Vendenheim, Zwischen Juncker hanß Ludwig und Claus Jacob Wormbsern eines, und Juncker Daniel München von Münchenstein genant von Leuwenburg andern theils & Ist mit allerseiths Interessenten adelichen Insigeln v.wahrt und geschehen den 9.ten des Monats Aprilis Anno 1586. Item ein teutscher perg. Kbr. mit Marggraff Christoph von Baden und hochberg & anhangendem Insiegel, deßen datum auff Sambstag nach St. Geörgen des heÿligen Ritters und Märtirrers tag Anno 1512. berichtet wie Ihr. fürstl. Gnaden vorbeschriebenen hoff und hoffstatt Zum Kalb genant verkaufft hat Johann Grüningern dem buchtrucker zu Straßburg. Weiters ein Lateinisch perg. Kbrieff ein under des bischofflichen hoffs anhangendem Insiegel datirt Sexta Callendarum Augusti Anno 1524. meldet wie ersternanter Johann Grüninger der buchtrucker diesen hoff und hoffstatt Juncker Philippßen vom Ramstein Kaufflichen Uberlaßen hat. Deßgleichen ein Straßburgischer hütten: oder Spruchbrieff, wegen vorgehabten Streits eines Waßer rechts. Und dann ein letzter Will de A° 1552. Inhaltend wie Jr. hanß Jacob von Ramstein solchen hoff legirt und Vermacht hat seiner Schwester Jungfrawen Ursula von Ramstein sambt etlichen papÿrenen quittungen.
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. hausraths 512, Sa. früchten 180, Sa. Wein und leerer Vaß 163, Sa. Silger geschirr und geschmeids 237, Sa. baarschafft 824, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 253, Sa. Eigenthum ane j. behaußung 2000, Sa. Eigenthum ane i. behaußung 2000, Sa. Eigenthums ane liegende güthern 322, Sa. beßerung ane i. lehenguth 10, Gülth von liegenden güthern 156, Waßerzinnß oder gefäll 300, Sa. Lehengefäll 3887, Sa. Kunckel lehen 198, Sa. Schulden 372, Summa summarum 9419 lb, Sa. Schulden 1056 lb, Jährlich abzuführende Wilder Gülth 5 lb, Summa summarum der Passiv Schulden 1062, Nach deren Abzug 8356 lb

Les héritiers vendent pour 2 000 livres la maison au fondeur en étain Jean Frédéric Brantz

1716 (23.11.), Chambre des Contrats, vol. 589 f° 641-v
(2000) S.T. Jr Philipp Hannibal Joham von Mundolßheim, Item S.T. Fr. Maria Salome Böcklin von Böcklinsau geb. Joham von Mundolßheim beÿständlich S.T. Jr Georg Ludwig forstner von Danbenoy ihres beÿstandts, Item S.T. abs. frau Anna Clara Sophia geb. Joham von Mundolßheim beÿständlich S.T. Jr Christian Jacob Friedrich Wetzel von Marßilien ihres Ehegemahls, Item S.T. Jr Willhelm Reichardt Voltz von Altenau alß vormunder Jr. Philipp Conrad Joham
in gegensein Joh. Friedrich Brantz zingießers
hoff hauß hoffstatt mittel und hinterhauß sambt dem Garten auch allen deren gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden und rechten unter dem bruderhoff und abwendig der Kalbsgassen, einseit neben dem Andlauerhoff anderseit neben S.T. frauen von Böckel hinten auff ein allmendt gäßel – im 2000 pfund

Le potier d’étain Jean Frédéric Brantz a épousé en premières noces en 1692 Susanne Reinthaler (contrat de mariage, célébration) et en deuxièmes noces en 1710 Susanne Marie Richshoffer.
1692 (5.3.), Me Kitsch (Jean, 1 AH 5892)
(Eheberedung) Zwischen dem Ehren: und Vorgeachten Herrn Friderich Brantzen, Kannengießern, weÿl. des Edel Wohl Ehrenvest, fürsichtigen und weiß. auch Kunstreichen herrn Emanuel Brantzen, E.E. Groß. Raths beÿsitzers undt vornehmen gewesenen barbierers undt wundtartzts alhier seeligen, mit auch weÿland Viel Ehren: und tugendreich. frawen Susanna Reinthalerin auch seelig. ehelich erzeugten hinderlaßenem Sohn, als dem herrn Bräutigamb an einem
So dann d. Viel Tugendsahmen Jungfrawen Elisabethæ, deß Ehrenvest. Vorgeacht. herrn Johann Heinrich Ißenheims auch Kannengieß.s, mit der viel Ehren: undt tugendreichen frawen Maria Magdalena Beinin, beede Eheleuthen erzeugten tochter, der Jungfrawen hochzeiterin am andern theil – Geschehen und verhandelt inn dießer Königlichen Statt Straßburg, mitwochs den 5. Martü Anno 1693

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 30, n° 186)
1692 – Eod. [Dom. Misericordies] Seind Zum 2 mahl außgeruffen worden Friderich Brantz Zinngießer Weiland Emanuel Brantzen EE Großen Raths Burgers, Barbierers und Wund Artzts nachg. ehel. S., J. Elisabeth, Joh: Heinrich Ißenheimb Zinngießers und Burgers ehel. T. – den 30.ten April. Neukirch copulirt Word. [unterzeichnet] Friderich Brantz alß hochzeiter, ehemann Isenheim hochzeiterin

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 208, n° 422)
1710 – Mitwoch den 6. 9.mbr. ist H Friderich Brantz der burger wittwer und blatt silber Knöpffmacher allhier mit J. Susanna Maria Weÿl. H Daniel Richßhoffers gewesenen burgers und dreÿerknechts auff dem Pfenningthurn hnterl. ehl. tochter [unterzeichnet] Friderich Brantz alß Hochzeiterer, Susanna Maria Richshofferin als hochzeiterin (i 207)

Le fondeur en étain Jean Frédéric Brantz et sa femme Susanne Marie Richshoffer hypothèquent la maison au profit du farinier Jean Georges Strohl

1718 (7.5.), Chambre des Contrats, vol. 591 f° 239
Johann Friedrich Brantz zinngießer und Susanna Maria geb. Reichshofferin beÿständlich Joh. Philipp Schell silberarbeiters und Sebastian Eckel glaßers
in gegensein Joh: Georg Strohl des meelmanns – schuldig seÿen 500 pfund
unterpfand, hoff hauß hoffstatt mittel und hinterhauß sambt dem Garten und appert: alhier unter dem bruderhoff und abwendig der Kalbsgass, einseit neben dem Andlauer hoff anderseit neben Frauen v. Böckel hinten auff ein Allmend gäßlein stoßend gelegen

Le fondeur en étain Jean Frédéric Brantz loue une partie de sa maison à Jean Elie Goll, substitut à la Chancellerie de la Noblesse de Basse-Alsace

1718 (27.5.), Chambre des Contrats, vol. 592 (Protocoll.) f° 17-v
Friedrich Brantz zinngießer
in gegensein H. Johann Elias Gollen ritterschafftlichen des untern Elsaßes Cancelleÿ Substituti
entlehnt, In sein Brantzen alhier ahne der Kalbsgaß liegend und zum guldenen Kalb genanndten hauß nachfolgende gemach und gelegenheiten, im mittlern steinern stock erstlich zweÿ kleine Kellerlein gegen einand., Item den Saal ferner zwo steegen hoch droben eine stueb Stueb Cammer Kuchen hauß ehren und noch zweÿ andere a parte Cammern wie auch noch eine stueb darinnen ein frantzösisch Camin ist alles ahn einander Mehr ein frucht Kasten über ged. gemachen und ein Nebens bühnlein daran und endlich das oberste bühnlein, auf 2 jahr lang anfangend auf Johannis Bapt. 1718 – um einen jährlichen Zinß nemlich 25 lb

Inventaire après le décès de Frédéric Brantz qui délaisse quatre enfants de son premier mariage. L’inventaire est dressé dans la maison place Saint-Etienne. L’acte distingue deux maisons rue des Veaux, l’ancienne qui s’ouvre face à la Râpe et la maison en construction dont les tenants et les aboutissants indiquent qu’elle s’ouvre au sud. Elles sont respectivement estimées 2 100 et 1 250 livres. Les biens de la veuve sont estimés à 203 livres, ceux des héritiers à 1 119 livres et ceux de la communauté à 1 634 livres.

1720 (3.6.), Me Oesinger (Jean Adam, 39 Not 26) n° 719
Inventarium und beschreibung aller und jeder Liegendt und vahrendt, Verändert und unveränderter Haab, Nahrung und Güthere, wie auch Schulden und Gegen schulden, überahl nichts davon außgenohmen, so Weÿl. der Wohl Ehrenhafft und Vorachtbahre Herr Friderich Brantz gewesener Versilbert Pfersbeschläg und Knöpffmacher burger allhier zu Straßburg, nach seinem den 29. Martÿ dießes instehenden 1720. Jahrs aus dießer mühesahmen Welt genommenen tödl. hientritt zeitlichen verlaßen – ersucht durch die Viel Ehren und tugendbegabte Fr. Susannam Mariam Brantzin gebohrne Reichßhofferin die hinterbliebene Wittib beÿständlich deß Wohl Ehrenhafften und Vorachtbahren Herrn Joh: Daniel Vogts holtzhändlers und burgers allhier Zu Straßburg Ihres geschwornen Curatoris – Actum in der Königlichen Statt Straßburg Montags den 3. Junÿ 1720.
Der Verstorbene Herr seelig hat ab intestato Zu Erben Verlaßen wie Volgt. 1. die Ehren und tugendbegabte Jungfr. Mariam Magdalenam Brantzin, so beneben ihrem Herrn Vogt hernachgemelt dem Geschäfft abwartete, 2.do die Viel Ehren und Tugendbegabte Fr. Mariam Elisabetham Bochin gebohrne Brantzin deß Ehrenthafften und Achtbahren herrn Johann Bochen Kieffers und Weinhändlers burgers allhier Zu Straßburg Fr. Eheliebste, 3.tio et 4.to, H. Emanuel den leedigen Kandengießer und H. Joh: Friderich Brantzen den Leedigen Goldschmidt, deren geschwornen Vogt ist S.T. H. Emanuel Brantz barbierer und Wundartzt burger allh., Alle Vier deß verstorbenen H: seel. in Erster Ehe Ehelich erzeugte Kinder und ab intestato nachgelaßenen rechtmäßige nächste Erben Zugleicher portion und Stammtheilen

Inn einer allhier in der Königlichen Statt Straßburg ane dem Stephans Plan gelegenen in dieße Verlassenschafft gehörigen und hernach beschriebener behausungen behaußung befunden worden wie Volgt
Eigenthumb ane behaußungen (E.) Eine behaußung, ane dem Stephans plan (…)
Item eine behaußung, hoff, hoffstatt, sampt hinder und nebens Gebäw, mit allen übrigen deren begriffen, Weithen, rechten, Zugehörten und Gerechtigkeiten gelegen alhier in der Statt Straßburg ane der Kalbsgaß, gegen dem Reibeißel zum goldenen Kalb genandt, 1. s. neben dem Andlauischen hoff, 2.s. neben für Gottig dem Krempen, hinden auff hernach beschriebenen auch hiehero gehörige behausung stoßendt, welche durch der Statt Straßburg geschwornenn Werckhleuthe Vermög Ihrer beÿ dem Concept sich befindlichen schrifftlicher Abschatzung sub dato 17.t Maÿ 1720. für freÿ leedig und Eigen, æstimirt worden pro 2100. Über dieße und hernach beschriebene behausung ist Vorhanden ein teutscher Pergamentener Kauffverschreibung in allh: C.C. Stub auffgreicht und mit deroßelben Anhangendem Insiegel becräfftiget, so datirt den 23. 9.bris A° 1716. in sich begreiffendt welcher gestalten der Verstorbene H. Brantz seel. dieße denen hoch Adelichen Johamischen hh. Erben käuffl. ane sich gebracht hat. Mehr ein Ältere Perg: Kauffverschreibung in allh: statt straßb. auffgericht. Sub dato 9. Aprilis A° 1586. Mit Juncker Ludwig und Clauß Jacob Wormbsers, Juncker Daniel von Löwenburg, Juncker Jacob Wormbßers, Juncker Ernst von Berstätt, Juncker Jacob Von Pfaffenlapp, Juncker Conradt Böcklins eingeborhnen Adelichen Insiglen Verwahrt
It: I. behaußung so noch nicht halber außgebauen, hoff, hoffstatt, mit allen überigen dero Gebäwen, begriffen, Zugehörten, Weith. Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier in der Statt Straßburg i.s. neben Vorgedachtem Frantz Gottig dem Krempen zum theil und zum theil neben Vorgemelter behaußung, 2.s. neben i. Allmendtgäßlein, Zwischen Gnäd. Fr. Von Böckel, hinden auff den Andlauischen hoff stoßendt, so für freÿ leedig und Eigen durch die geschworne Werckmeistere Crafft Vorallegirter Schrifftl. Abschatzung angeschlagen pro 1250. Darüber besagen die nechstvorgemelte pergamente Kauffbrieff.
It: I. klein häußlein gelegen allh: in der statt Straßburg in der courtine deß Bastions ane der Preusch am Wahl stoßend, so freÿ leedig Und Eigen, und lauth mehrgemelter Abschatzung æstimirt pro 100.
It: noch ein klein alt häußlein neben Vorgedachter gelegen, hinten auch auff den Wahl stoßend, miy allen seinen Zugehörten und Gerechtigkeiten so auch für freÿ leedig und Eigen æstimirt pro 75. Über ertberührte beede häußlin seind vorhanden (…)
– Abschatzung d: 17.t Mäy an: 1720. Weÿlandt deß Ehrenhafften Und bescheidenen H: Friderich Brantz Knöpff Ver sülberer: Seel: hinder Laßenen: Frau: wittib: Und Erben ist Eine Behaußung (…)
Der Ander begriff, ist auch allhir in der Statt Straßburg, in der Kalbsgaßen gelegen, ist zum Gultenen Kalb genandt, Ein Seith Neben dem Andlauisch hoff, Ander seÿth Neben Frantz Gotig Kremp hinden Auff die Erben stoßent, Welche behaußung, hoffstatt, Stuben, Contor, Kammern, Küchen, dreÿ Gewölbten Keller, hinder Und Nebens gebeÿ, Mit Stuben Kammern, Kuchen, Ein Sall darin Ein offen, Hoff und brunen, Sampt Aller Ihrer gerechtigkeith wie solches durch der Statt geschworenn Werckhleüthen, in der besichtigung befundten, Und dem Jetzigen preiß Nach, An geschlagen wirt Vor undt umb, Vür Tausendt Zweÿ Hundert Gulten
Der driten begrieff Ist Auch All hier in der Statt Straßburg in der Kalbs gaßen gelegen, bestehet in einem Neÿen Gebeÿ Welches Noh Nicht auß gebauen ist, ein Seith Neben einem allmen gessel, Ander seith Neben Gotig krempen Und hinden auff die Erben stoßent, Welche behaußung, hoffstatt, bestehet Under Einem Maßardt dach Welches Kein boten besetz der Zweÿten boten Sechs Kammeren die Nicht auß gemaurt, an den Rügelen, driten bodten, theils auß gemaurt, theils, offen, fürten bothen, Zum theill, die Kammeren Und feÿrwändt auß gemaurt, Zum theÿl offen, 5. botten die Rügell wändt auch Nicht auß gemaurth, Ein gebälckhter Keller, darinn, Ein, Gumpbronnen, Und Hoff, Sampt Aller Ihrer gerechtigk: Wie solches durch der Statt geschworenn Werckhleüthen, in der besichtigung befunden, Und dem Jetzigen preiß Nach an geschlagen wirt, Vor, undt, umb, Zweÿ Tausendt Fünff Hundert Gulten
der Virte (…) Bezeichnüß, durch der Statt Straßburg, Geschworne Werckhleüth [unterzeichnet] Michael Ehrlacher Werckh Meister deß Meinsters, Joh: Jacob Biermeÿer Werck Meister deß Zimmer hofs

Ergäntzung, Vermög Inventarÿ durch mich unterschriebenen Notarium den 27. Julÿ 1711 auffgerichtet
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Der Wittib Eigenthümliches ohnverändertes Vermögen, Sa. haußraths 20, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 22, Sa. Goldener Ring 18, Sa. baarschafft 2, Sa. Schuldt 75, Sa. Ergäntzung 64, Summa summarum 203. lb
Der Kinder und Erben Unverändert Vätterlich Verlassenschafft, Sa. hausrath 139, Sa. Werckzeug Zum Versilbert Pferdzeug und Knöpffmacher 28, Sa. der Lähren Vaßen 6, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 21, Sa. Guldener Ring 2, Sa. Eigenthumbs ahne einer behaußung 1100, Sa. ergäntzung (1239, Abgang 1344, conferendo übertrifft der abgang die Erg. umb 105 lb.), Summa summarum 1299 lb – Sa. der Schulden 180 lb, Nach deren Abzug 1119 lb
Das Gemein verändert und Theilbar Guth, Sa. haußraths 132, Sa. Wahren und werckzeug zum versilbert Pferdt zeug und Knöpffmachen gehörig 212, Sa. Wein und lähren Vaßen 134, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 6, Sa. Eigenthumbs ane häußern 3525, Sa. der Schulden 164, Summa summarum 4165 lb – Sa. der Schulden 2520 lb, Nach deren Abzug 1634 lb – Beschluß und Verstallungs Summa 2968 lb

Après avoir vendu la maison en construction qui donne dans la rue des Veaux, les héritiers Brantz vendent l’ancienne maison qui donne sur l’actuelle rue des Ecrivains à Marie Salomé Wibmar femme de Jean Christophe Stoll, administrateur des comtés de Wertingen et Hohenreichen en Bavière

1722 (21.4.), Chambre des Contrats, vol. 596 f° 258
weÿl. Friedrich Brantzen gewesten zinngießers wittib Fr Susanna Maria geb. Richshofferin mit beÿstand dero vogts H. Daniel Vogten des holtzhändlers, Ferner ged. Brantzen hinterlassenen Kinder und Erben nahmentlich Maria Elisabetha geb. Brantzin Johann Bochen des weinhändlers Ehefrau, Mehr Emanuel Brantz Knöpffmachers für sich als Vogts weÿl. Maria Magdalena Treuttel dem Paßmentirers erziehten töchterleins Maria Magdalena Treuttelin, So dann H. Emanuel Brantz Chirurgus als vogt Johann Friedrich Brantzen des ledigen Goldarbeiters
in gegensein H. Friedrich Kuntzen des handelsmanns nahmens fraun Maria Salome geb. Wibmarin S.T. H. Johann Christoph Stollen Churfürstl. Baÿrerischen Administratoris der beeden Graffschafften Werdingen und Hohenreich auch hoff Cammeraths daselbst Fr. Eheleibste unter 18. hujus gerichtlich beschehener und den 20.t ejus dem obrigkeitlich confirmirten licitation und adjudication
Eine behausung bestehend in Vorder und hinderhauß hoff und hoffstatt mit allen derselben begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten ahne der Kalbsgaß gegen dem hauß zum barth über einseit neben dem andlauischen hoff anderseit neben Lorentz Marsili dem frantzösischen grempen hinten auff Hn. Baron receveur des finances und zum guldenen Kalb genannt – außerhalb deßen so mit vorgedachtem H. Baron vermög des mit demselben getroffenen und unter dem 28. Novembris 1720 in allhiesiger Cantzleÿ Contract stuben verschriebenen Verkauffs und Kauffts des so genannten Neuen in der Kalbs gaß gelegenen Brantzischen hauß verglichen und stipulirt aber zur zeit nicht völlig vollzogen worden – um 325 pfund

Fille d’Abraham Wibmar, aubergiste luthérien au Bœuf dans la rue des Bestiaux (actuelle rue d’Austerlitz) et de Catherine Gœppel, Marie Salomé Wibmar devient bourgeoise en 1717 en apportant deux enfants. Son mari est cité comme commissaire des guerres en 1712
1717, 4° Livre de bourgeoisie p. 830
Fr: Maria Salome Wibnerin Von hier Weÿl. Abraham Wibners gew: Würths hint. tochter, Verheurathet an H. Joh: Christoph Stollen, empfangt das burgerrecht sampt ihren 2. Kinderen gratis. Wird beÿ denen Freÿburgereren dienen. Promis: d. 24.Dito [Xbr] 1717

Marie Salomé Wibmar, veuve de Stoll, loue une partie de la maison au marchand Michel Gabriel Challard

1744 (20.6.), Chambre des Contrats, vol. 618 f° 338
H. Johann Ludwig Winder J.U.L. als mandatarius Fr. Maria Salome geb. Wibmerin verwittibte von Stoll
in gegensein Michel Gabriel Challard des handelsmanns
entlehnt, In einer der Fr. verlehnerin eigenthümlich gehörig ane der Kalbsgaß gelegen zum goldenen Kalb genannten behausung unten auf dem boden eine stub, kammer, kuchen, platz zum holtz samt einem laden jedoch so daß die Fr verlehnerin der kuchen zu bauch. sich bedienen könne – auff 3 nacheinander folgenden jahren anfangend auff innstehenden Johannis Baptistæ, um einen jährlichen Zinß nemlich 75 gulden

Marie Salomé Wibmar, veuve de Stoll, loue une partie de la maison au perruquier François Apffel

1747 (27.5.), Chambre des Contrats, vol. 621 f° 361-v
H. Johannes Winter des adelischen schaffner als mandatarius Maria Salome geb. Winter verwittibter von Stoll
in gegensein H. Frantz Apffel des perruckenmachers
entlehnt, in einer der Fr. verlehnerin ane der Kalbsgaß zum guldenen Kalb genannten behausung auf dem boden eine stub, stub kammer und küchlein, eine kammer auf der bühn über des officiers zimmer, platz vor holtz, einen unterschlagenen keller so dann einen laden – auff 3 nacheinander folgenden jahren, anfangend auff innstehenden Johannis Baptistä, um einen jährlichen Zinß nemlich 80 gulden

Marie Salomé Wibmar, veuve de Stoll, loue une partie de la maison au marchand de tabac Ignace Welser

1752 (18.4.), Chambre des Contrats, vol. 626 f° 187-v
H. Friedrich Kuntz der ledige handelsmann als mandatarius Fr. Maria Salome geb. Wibmerin verwittibte von Stoll
in gegensein Ignatius Welßer des tabachändlers
verlehnt, in einer der Fr. verlehnerin eigenthümlich gehörig ane der Kalbsgaß gelegen zum goldenen Kalb genanten behausung auff dem boden eine stub, stub kammer, küchlein und Camin: kammer welche letzterer der entlehner zu einem laden hat machen laßen, eine kammer auff der bühn über des officiers zimmer, platz zum holtz und einen unterschlagenen keller – von letzt verfloßenen Annunciationis Mariæ angerechnet – um einen jährlichen Zinß nemlich 75 gulden
[sans durée]

Inventaire des biens de locataires, le marchand Adam Stoll et sa femme Catherine Véronique Hisky

1753 (17.4.), Me Marbach (Ph. Jacques, 33 Not 27) n° 376
Inventarium über Adam Stollen des handelßm. und fr. Catharina Veronica geb. Hißkjin dermalen besitzendte Activ Nahrung und dagegen zu bezahlen habendte Passiva, die Ehefrau mit hilff H. Joh: Michael Stoll des vormahligen würths und Gastgebers ihres Schwagers

In einer ahne der Kalbsgaß gelegen fr. von Stollin geb. Wibmarin wittib eÿgenthümlich zuständigen behausung
Ane Höltzen und Schreinerwerck, In dem Laden, In der Wohn stuben, In der Wohnstub Kammer, In der Kuchen
Norma hujus inventarii, der Ehefrauen ohnveränderten Vermögen, hausrath 109 lb, silbers 22 lb, Gold Geschirr 18 ß, schulden 236 lb, Ergäntzung 26 lb, summa summarum 396 lb
die übrige wenige Nahrung unter einem Titul Nemlich deß Ehemanns ohnverändert und Theilbahr inventiret, hausrath 5 lb, Waaren wie auch schiff und geschirr zum handel gehörig 22 lb, Summa summarum 28 lb – Schulden 709 lb, passiv onus 681 lb
Copia der Eheberedung unterm 15. feb. 1753 vor Not. Joh: Daniel Lang aufgerichtet – zwischen dem Vorachtbaren herr Frantz Adam Stoll, ledigem handelsmann weÿl. Johann Michael Stollen Gastgeber und weÿl. fr. Anna Maria Stollin geb. K*uchin ehelich erzeugtem Sohn ane einem, So dann der Viel Ehr und tugendgezierten Jungfrau Catharina Veronica HisKÿin des M. Joh: Carl Hißkÿ Steinmetzen mit fr. Maria Salome geb. Loglerin erziehlter tochter

Inventaire après décès d’un locataire, le musicien Pierre Beauvais

1754 (28.3.), E 5785 (a) – Rép. Koch (6 E 41, 449-1 b), en cartouche, Koch
Inventaire Des Biens delaissés par feu le Sr Pierre Beauvais vivant Musicien de la Cathedrale de Strasbourg, après sa mort arrivée le 3 du présent Mois de Mars, à la réquisition des héritiers, montré par Damlle Marie Catherine née Holtzner la veuve assistée du Sr Joseph Vania maître tailleur d’habits
Le deffunt a delaissé pour heritiers ab intestat sçavoir 1. Damle Marie Françoise Beauvais Epouse du Sr Michel Pierret Dessinateur des fortifications, 2. Damle Marie Jeanne Beauvais Epouse du Sr Jean Michel Birckner Precepteur de la langue Latine Toutes deux filles et héritieres du deffunt procréés avec ladite veuve

dans une Maison size a L’Entré de la Rüe de Veau à l’Enseigne du Veau d’or
Description des meubles et effets de la présente succession, habits revenant aux héritiers 41 lb
communauté, meubles 334 lb, argenterie 186 lb, dettes actives 300 lb, total général 821 lb, passif 221 lb, Deduction faite 599 lb, Somme totale et finale 640 lb
Copie du contrat de mariage – Par devant le Notaire royal au Fort Louis du Rhin, entre le Sr Pierre Beauvais fils de Gabriel Beauvais et de Catherine le Sire natif de la ville de Caen en Normandie Maitre d’escole françois de cette ville du Forlouis d’une part et Marie Catherine Olsner fille de Martin Olsner et de Marie Madeleine Mayrine native de Philisbourg veuve de Louis Lucquin Maître d’ecole et chantre de ladite ville dudit Fort Louis – le 20. maÿ 1710

Marie Salomé Wibmar, veuve de Jean Christophe de Stoll, meurt en 1756 en délaissant un fils et une fille. Les experts estiment la maison 1 500 livres. L’actif de la succession s’élève à 2 048 livres, le passif à 1 205 livres.

1756 (15.11.), Me Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 260) n° 659
Inventarium und beschreibung aller derjenigen Haab Nahrung und Güthere, Keinerleÿ davon außgenommen, so Weÿland die hoch Edelgebohren und Hoch tugendbegabte Frau Frau Maria Salome gebohrne Wittmerin, auch weÿland des hoch Edelgebohrnen Herrn Herrn Johann Christoph von Stoll, Ihro Churfürstlichen durchlaucht in baÿern geweßene Hochverdienten würcklichen Hoff Cammer rath, wie auch derer beeden herrschafften Werdingen und Hohen reichen hoch meritirter administrator längst seel. nach sich gelaßene Frau wittib u. b. allh. zu Str., nun auch seel. nach ihrem den 2. Aprilis dießes Zu end laufenden 1756.sten Jahrs aus dießer Zeitlichkeit genommenen tödlichen abscheiden zeitlichen verlaßen – So beschehen allhier in der Königl. Stadt Straßburg auf Montag den 15. Novembr. Anno 1756.
Die Verstorbene Frau von Stoll seel. hat ab intestato zu erben Verlaßen wie folgt. 1° den hoch Edel gebohrnen Herrn Herrn Johann Aloysium von Stoll, der beeden rechten hocherfahrenen Licentiatum, so majorennis und in selbiger Persohn beÿ dießem geschäfft und inventur zugeweßen in den ersten halben Stammtheil, So dann 2° die hoch Edel gebohrne Fräulein Catharinam Franciscam von Stoll, so dato annoch ohnvermählet jedoch majorennis, dahero unter beÿstand S.T. Herrn Johann Ludwig Treitlinger J. V. Lto beÿ Löbl. Ritter directorio des untern Elsaßes hochverdienten advocati ordinarii auch Ihro hochfürstlichen durchlaucht Zu Würtenberg hochmeritirt. raths und vornehmen burgers allhier, hierzu in specie erbetten, nebst erst wolgedacht ihrem herrn Assistenten dießer Inventur in person abgewartet, in den andern halben Stammtheil

In einer allhier Zu Straßburg ane der Kalbsgas gelegenen Zum Goldenen Kalb genandten in dieße succession gehörigen behaußung folgender maßen sich befunden
Eigenthumb ane einer behaußung. Nehml. eine behaußung bestehend in Vorder und hinderhauß, hoff und hoffstatt mit allen deroselben Gebäud, weithen, Zugehörden, rechten und gerechtigkeiten allhier ane der Kalbsgaß, gegen dem hauß Zum barth über, einseith neben dem andlauischen Hoff, ander seith neben weÿl. H. Joh: Georg Glentsch genannt haußer, des gewes. handelsmanns Wittib, hinden auf herrn Baron, receveur des finances stoßend gelegen, und Zum Goldenen Kalb genand, so gegen männiglichen freÿ leedig und eigen und ist dieße behaußung durch der stadt Straßburg geschwornen herren Werckmeister in crafft der mir Notario zum Concept gegebenen scheifftl. Abschatzung dom 13. 7.bris A° 1756. angeschlagen worden für 1500. lb. Über dieße beh. bes. i. teut. in allh. C.C. stub gef. pergament. Kauffbrieff dedato 21. aprilis A° 1722. weißend wie die Fr. Defuncta seel. dieße behaußung von Weÿl. H Friderich Brantzen des gewesenen Zinngießers u. b allh. seel. wittib und Erben an sich erkaufet.
Abschatzung vom 13.ten 7.bris 1756. Auff begehren Weill. Frauen Maria Salome Von Stohl Gebohrne Wittmarin seel. hinterlaßener Erben, ist eine behaußung allhier in der statt Straßburg in der schreiberstub Gaß gelegen Zu dem guldenen Kalb genant, einseit neben einer behaußung den Hoch Adelichen stiffts Damen Von Andlau gehörig, anderseit neben frau haußerin und hinten auf Monsieur le Baron stoßendt. Solche behaußung bestehet in einem Vorter, Nebens und hinter Gebäu, worinnen Vier Stub Kammeren und Vier Küchen, darüber ist der dachstuhl mit breit und hohl Zieglen belegt, hat auch einen gewölbten Keller, hoff und brunnen. Von uns unterschriebenen, der Statt Straßburg geschwornen Werckmeistern, nach vorhero beschehener besichtigung, mit aller ihrer Gerechtigkeit dem jetzigen werth nach æstimirt und angeschlagen Vor und umb dreÿ tausend gulden [unterzeichnet] Jacob Biermeÿer Lohner, Ehrlacher Werckmeister deß Münsters, Werner Werckmeister
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. haußraths 124, Sa. leerer faß 1, Sa. Silbers 20, Sa. guldener ring 3, Sa. Eigenthums ane einer behaußung 1500, Sa. Gülth von liegenden güthern 321, Sa. der Activ Schulden 76, Summa summarum 2048 lb – Schulden 1205 lb, Nach Abzug deren verbelibt 832

Inventaire après décès d’une locataire, Marie Anne Mayer veuve de François Ignace Schweinhoubre d’Oullenbourg, trésorier du pays de Bade

1768 (12.12.), E 5789 [Me Elles] n° 309
Inventaire De la Succession de Feue Dame Marie Anne née Mayer Veuve de Monsieur François Ignace Schweinhoubre d’Oullenbourg en son vivant Tresorier du Pays de Baden demeurant et décédée en cette ville de Strasbourg, après sa Mort y arrivée le 3 octobre de la présente année 1768 – enseigné par Demoiselle Marie Anne Catherine Schweinhoubre d’Oullenbourg l’Ainée desd. héritières, Jeanne née Brentano veuve Boschert la Menagere et à NN la fille de Chambre de lad Dame défunte
Denommination des Héritiers, Les Héritiers de la défunte tant ab intestat qu’en vertu de son Testament cy après en Copie sont 1. Demlle Marie Anne Catherine Schweinhoubre d’Oullenbourg Majeure d’ans assistée de Monsieur Louis Gonzague de Stoll Chevalier de l’Empire demeurant en cette ville, 2. Charles Auguste Bellecombe et Caroline Frédérique Josephe Bellecombe enfants mineurs et héritiers délaissés par feue Dame Marie Joseph Bellecombe née Schweinhoubre d’Oullenbourg procréés en mariage avec Le Sr Hector Gall Bellecombe Chambrier intime de S.A. Serenis. Mgn Le Duc Regnant de Wurtemberg demeurant a Stuttgard au nom desquels le Sr Joseph Gourmand Intéressé dans les Affaires du Roy et Bourgeois demeurant en cette ville, 4. Mons. Marie Joseph Schweinhoubre d’Oullenbourg Chevalier de l’Ordre Royal et militaire de St Louis Premier factionnaire au Régiment d’Esterhasy hussards au quartier à Mirecourt, présent par M François Antoine Materne Humbourg Avocat au Conseil souverain d’Alsace demeurant en cette ville substitué, 3. Monsieur Ignace Schweinhoubre d’Oullenbourg Capitaine au Régiment de Colligny présentement a Pontichery, pour lequel a occupé le susd. Sr Boecler Deputé, Tous fils, fille et petits enfants de la De Defunte

Dans l’appartement que la Dame def. occupe à titre de Loyer au premier Etage de la Maison scituée en cette ville de Strasbourg a l’entrée de la rue des Veaux vis à vis celle de l’Egrugeoir appartenante au Sr Louis Gonzague de Stoll Chevalier de l’Empire
Propriété des Biens fonds, Maison et Bâtiments située à Thiergarthen Canton dit am Steinbühel Juridiction d’Ulm Seigneurie d’Oberkirch le tout bati sur le Biens fonds appartenant à la seigneurie du Chateau d’Ullenbourg (état joint en allemand), prairies au ban de Stadelhoffen
Rangée des Rubriques, meubles meublants 617 li, argenterie 125 li, deniers comptants 96 li, biens fonds 1516 li, total général 2354 li, dettes passives 1638 li, Deduction faite 716 livres
Copie du Testament. 1768, le 3 octobre – Dlle Marie Anne Schweinhoubre Majeure, dans l’appartement que lad. dlle Schweinhoubre occupe dans la Maison à l’entrée de la Rüe des Veaux vis à vis celle de l’Egrugeoir appartenante au Sr de Stoll ou est décédé aujourd’hui Marie Anne née Meyer veuve du Sr Ignace Schweinhoubre, présenté aud. Notaire, testament du 3. 8.br 1768

La maison revient à Françoise de Stoll qui épouse en 1769 Gérard de Barry, major au régiment de Royal Bavière

Mariage, Saint-Louis (cath. p 283)
Hodie 26 Mensis Septembris Anni 1769 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuerunt Prænobilis Dominus Gerardus Eques De Barry, Solutus Major secundarius Legionis pedestris Royal-Baviere nuncupata, filius defuncti prænobilis Leo* Jacobi De Barry Ducis Regiminis Eminentissimi Cardinalis de Rohan Episcopi et Principis Argentinensis, Alsatiæ Landgr. & Principi &c. et Relict prænobilis Dominæ Magdalenæ De Zehn, Parochianus in supra dicto Mutzig, et prænobilis Domicella Maria Francisca Catharina De Stoll, oriunda ex München in Bavariâ, filia defunctorum prænobilis Johannis Christophori De Stoll, Armaturæ militaris dum viveret præfecti, Cæsaræ Majestatis Caroli sept. cubicularii intimi, et prænobilis Dominæ Salomeæ De Wibner, Parochiana in supra dicto Gressweÿler, ambo a præfato domini Parocho in Mutzig hûc ad nos dimissi – (signé) le chr gerard De Barrÿ, françoise Catharine de Stoll (i 145)

Françoise de Stoll meurt dans sa maison de Gresswiller en 1782 après avoir institué pour son héritier universel le bailli de Benfeld et Westhouse, François Antoine Andlauer

1782 (10.7.), Me Beguin (6 E 41, 1476) n° 820
Inventarium über Weiland Frauen Franciscæ gebohrner von Stoll auch weiland H. Gerhard de Barry, gewesenen Major unter der teutschen Königlich Frantzösischen Infanterie Regiment Roial Baviere hinterbliebene Frau Wittib Verlassenschafft, augerichtet Anno 1782. – nach ihrem den 8.ten Maÿ dieses 1782.sten Jahrs Zu Greßweiler auf deroselben Landguth, genommenen tödlichen Hintritt, Zeitlichen verlaßen hat. Welche Verlassenschafft auf Ansuchen iht der Verstorbenen De de Barry einigen per Testamentum eingesetzten und nach diesem Eingang insonderheit benambster Erben inventirt und ersucht, durch derselben wie auch Barbaram Krantzin von Wilden gebürtig so der Verstorbenen in dero letztern Kranckheit auf und abgewartet (geäugt und gezeigt) – So geschehen und angefangen alhier Zu Straßburg in beÿseÿn H Johann Michael Hirschel E.E. großen Rhats alten und E.E. Kleinen Raths dermaligen beÿsitzers, des Zu diesem Geschäfft ernannten H. Deputati, den 10 Julii 1782. [unterzeichnet] Beguin, Act.
Die Verstorbene Eingangs erwehnte De de Barry hat per Testamentum Zu ihrem einigen Erben hinterlassen S. T. H. Anthoni Andlauer, Amtsverweser des Amts Benfelden, Amtmann der Herrschafft Westhaußen und Schultheiß der Statt Dambach, welcher beÿ dieser Inventur persönlich zugegen war

In einer alhier Zu Straßburg ane der Schreiberstub Gaß gelegenen und in diese Verlassenschaft gehörigen behaußung befunden worden wie folgt.
Eigenthumb ane einer behaußung allhier Zu Straßburg. Nehmlichen eine behaußung bestehend in Vorder : Nebens und hinder Gebäude, Hoff und hoffstatt mit allen deroselben übrigen begriffen, Weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen alhier Zu Straßburg ane der 1.s. neben dem Hotel d’Andlau, 2.s. neben N. N. und hinten auf S.r Excellent. H. Prætoris Regii Hotel stoßend, so beschehener Anzeig nach freÿ ledig und eigen seÿe und hier ohnpræjudicirlichen ausgeworffen wird pro 3000. Worüber sich beÿ dieser Inventur nichts schrifftliches hervorgethan hat.
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. haußraths 307, Sa. wein und leerer faß 54, Sa. Silbers und Geschmeids 723, Sa. golds 151, Sa. baarschafft 90, Sa. Eigenthums ane einer behaußung 3000, Sa. Schulden 84, Summa summarum 4412 lb – Schulden 1156 lb, Restirende Verlassenschafft 3256 lb
Nota ! Deme solte beÿgerechnet werden, das von der verstorbenen Dame de Barry zu Greßweiler Dachsteiner Amts nachgelaßene Vermögen, welches zwar, zufolg des hierbeÿ producirten und annectirt verbliebenen von Herrn Foccard Notario und Amtschreiber den 10. den Junii 1782. errichteten Inventarii beschrieben aber nicht angeschlagen worden, daher dann auch der betrag dieses Vermögens nicht bestimmt noch dem alhier Zu Straßburg hinterlaßenen beÿgefügt werden kan.
Copia des von der Verstorbenen De de Bary verschloßen errichteten Testamenti & perge in dem Greßweiler Inv° fol: 3.b bis und mit Foccard Notario und Amtschreiber mit Handzug – Kund und Zu Wißen Seÿe daß auf Heuth Mittwoch den 16. Januarÿ des 1782.ten Jahrs gegen Ein Uhr nachmittags, die Viel ehr und tugendsame Dame Francisca gebohrne von Stoll Weÿland Herrn Gerhart Von Barry, beÿ lebzeiten geweßten Major unter dem löblichen Regiment Von Baviere, Hinterlaßene Wittib, wohnhaft Zu Greßweÿller (…) zu sich in ihrer Zu ermeltem Greßweÿller gelegene Wohn behaußung berufen – Zum fünften Legiere ich des H. Friderich Kuntz burgers und handelsmanns wohnhaft Zu Straßburg söhnlein namentlich Friderich Kuntz eine summ von tausend Gulden (…), Zum Zehnten und betreffend alle ene übrige sowohl ligend als fahrende Güethere und Rechten ohne Außnahmb, damit allein Streit möchte Vorgebogen werden, hab ich auß mit wohlbekannnten Ursachen Hiermit als mein Universal Erb ernannt und eingesetzt Herrn Frantz Antoni Andlauer, Amtsverweser des Ambts benfelden, Ambtmann der Ambteÿ Westhaußen undt Schultheiß Zu Dambach allda wohnhaft – geschehen Zu Greßweÿller den 16. Januarÿ 1782

François Antoine Andlauer vend la maison 2 250 livres au marchand Frédéric Kuntz

1784 (12.3.), Chambre des Contrats, vol. 658 f° 77
H. Frantz Antoni Andlauer der ambtsverweßer des Ambts Benfelden, ambtmann der ambteÿ Westhaußen und schultheiß zu Dambach daselbst wohnhafft
in gegensein H. Friedrich Kuntz des handelsmanns
eine behausung bestehend aus vorder und hinter gebäud, hoff, bronnen und hoffstatt mit allen denen übrigen gebäu, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane der Schreiberstubgaß sonst zum goldenen Kalb genannt, einseit neben dem Andlauischen hoff, anderseit neben Fr. Klenthin, hinten auff ein gemeiner Statt Straßburg zuständiges hotel – dem verkäuffer als testaments Erben von De Françoise geb. von Stoll weÿl. H. Gerhard von Barÿ gewesten major unter dem löblichen regiment Baviere hinterlassenen wittib laut letzter willens disposition vor H. Foccart Notario und ambtmann zu Molsheim den 16. jan. 1782 errichtet – umb 9000 livres tournois

Cousin de Françoise de Stoll par sa mère Marie Elisabeth Wibmar, Frédéric Kuntz épouse en 1777 Marie Esther Schwab, fille du meunier de Cosswiller : contrat de mariage, célébration
1777 (21.2.), Me Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 286) n° 638
(Eheberedung) erschienen seÿen Herr Friderich Kuntz, der Handelsmann und burger allhier mit assistentz herrn Johann Friderich Teutsch des Königlichen Postmeisters und auch burgers allhier seines herrn Schwagers alß Hochzeiter an Einem,
So dann die Ehren und tugendsame Jungfrau Margaretha Esther Schwabin, weÿl. des Ehrenachtbaren Herrn Andres Schwaben des geweßenen Müllers in Coßweiler, und der tugendsamen frauen Annæ Margarethæ gebohrner Wengerin, beeder Eheleuth ehelich erzeugte tochter als hochzeiterin, auch mit beÿstand herrn Johann Jacob Frölich, des Kornwerffers und herrn Johann Christian Blumers des Schreiners beeder burgere allhier al andern theil – Seind dieße ding zugangen und beschehen allhier zu Straßburg auff Freÿtags den 21. Februarÿ anno 1777 [unterzeichnet] Friderich Kuntz, Margaretha Esther Schwabin

Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (luth. f° 48-v, n° 5)
Im Jahr 1777 seind Dominica Reminiscere und Oculi proclamirt und Mittwoch den 15. Martii copulirt worden H Johann Friderich Kuntz lediger Handelsmann weil. Hn: Friderich Kuntz gewesenen handelsmanns und burgers allhier und weil. fr: Mariä Elisabethä gebohrner Wittmerin ehelicher Sohn Und Jgfr. Margaretha Esther weil. Andreas Schwab gewesenen Müllers und burgers in Koßweiler und fr. Annä Mariä gebohrner Wengerin hinterlassene tochter [unterzeichnet] Friderich Kuntz als hochzeiter, margrätha Ester Schwabin als hochzeiterin (i 52)

Frédéric Kuntz vend 3 250 livres la maison au ferblantier Jean Georges Dietrich

1786 (17.3.), Chambre des Contrats, vol. 660 f° 102-v
H. Friedrich Kuntz der handelsmann
in gegensein Johann Georg Dietrich des spenglers
eine behausung, hoff und hoffstatt mit allen deren übrigen begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane der Schreiberstubgaß sonst zum goldenen Kalb genannt, einseit neben dem Andlauischen hoff, anderseit neben Fr. Klentschin hinten auff gemeiner Statt Straßburg zuständiges hôtel – um 6500 gulden

Fils de manant, Jean Georges Dietrich épouse en 1784 Marie Dorothée Rœmer, fille d’un tailleur de limes : contrat de mariage, célébration
1784 (14.6.), Me Lobstein (J. Frédéric, 6 E 41, 834) n° 547
(Eheberedung) persönlich erschienen, der Ehrengeachte Mr. Johann Georg Dietrich, der leedige Spengler Metzger weil. Valentin Dietrich, des geweßenen geschwornen hoff Karchers auf dem bruckhoff und Schirmers allhier nachgelaßener Sohn, als hochzeiter ane einem,
und die Viel Ehren und tugendsame Jungfer Maria Dorothea Römerin Hn Johann Georg Römers, des feÿelhauers und burgers allhier ehelich erziehlte tochter unter autorisation dießes Ihres geliebten Vatters, als hochzeiterin ane dem anden theil [unterzeichnet] Johann Georg Dietrich, Maria Dorothea Römerin

Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 93-v,19)
1784 den 20. Julÿ seind nach ordentl. geschehenen Ausrufungen in der Kirche Zu St Nicolai ehel. eingesegnet word. Johann Georg Dietrich der ledige Spenglermeister, Weil. Valentin Dietrich geweßenen geschwornen Hoff: Knechts auf der Statt Bruck: hoff u. Schirmers allh. mit Fr. Margaretha Altherrin ehel. erzeugter Sohn, u. Jungfr. Maria Dorothea Römerin, H. Georg Römer, Feiel: hauers u. burgers allh. mit weil. Fr. Maria Dorothea Jungin ehl erzeugte Tochter [unterzeichnet] Johann Georg Dieterich alß Hochzeiter, Maria Dorothea Römerin als Hochzeiterin (i 98)

Etat de fortune pour accéder à la bourgeoisie
1784 (4.6.), Me Lobstein (6 E 41, 840), Designationen
Designatio Alles deßen was Johann Georg Dietrich der leedige Spengler weÿl. Valentin Dietrich des gewesenen hoff Knechts auf dem bruckhoff und Schirmers dahier Sohn welcher beÿ Em. allhies. hochlöbl. Magistrat um das Burgerrecht in unterthänigkeit einzukommen willens ist dermalen eigenthümlich besitzen und in Vermögen hat
Summarischer Calculus, werckzeug 83 lb, activ schulden 225 lb, summa summarum 309 lb
Pro Nota sind 195 lb begriffen so Fr. Margaretha geb. Altherrin Johann Jacob Schmid des tagners allhier d. malige Ehefrau sein Mr Johann Georg Dietrich eheleibl. Mutter für vätterlichen guth dermalen auch seel. auszulüffern hat

1784, Livre de bourgeoisie 1783-1787 (VII 1559) p. 50
Johann Georg Dietrich der spengler, weÿl. Valentin dietrich gewesten schirmers allhier ehl. vnd durch Marg. altherrin deßen Mutter dermahl. ahne Joh: Jacob schmid den burger vnd butter Kremp hieselbsten Verehlichet ins burgerrecht gebrachte sohn Verheurathet mit Marja dorothea Römerin, Johann geörg Römer des daßig. burgers Vnd feulenhauer ehl. tochter erhaltet das burgerrecht Vmb die helffte des alten burger schillingß will dienen Zur E.E. Zunfft der schmidt jurav. d. 11.ten augst 1784

Jean Georges Dietrich qui a revendu la maison rue des Veaux pour en acheter une autre rue des Sœurs meurt en 1812 en délaissant deux enfants
1812 (15.9.), Strasbourg 3 (35 A), Me Übersaal n° 1277, 6210 – Enregistrement de Strasbourg, acp 120 F° 120 du 16.9.
Inventaire de la succession de Jean Georges Dietrich ferblantier décédé le 28 juin 1812 – à la requête de Marie Dorothée Roemer la veuve – le défunt a délaissé ses enfants avec la veuve 1. Jean Dietrich ferblantier soldat au régiment de Chevau légers lanciers au service de Sa Majesté l’Empereur majeur (procuration passée à Chartres le 18 juillet 1811), 2. Susanne Dorothée Dietrich épouse de Jean Frédéric Hurst serrurier

dans une maison rue des Sœurs n° 2
propres de la veuve, meubles, argenterie 147 fr, don matutinal 200 fr, remploi 3113 fr, total 3460 fr
propres des héritiers, meubles argenterie 170 fr, remploi 756 fr, déduire le don matutinal 200 fr, reste 556 fr
communauté, meubles 812 fr, marchandises 342 fr
une maison avec cour, appartenances et dépendances située à Strasbourg rue des sœurs n° 2, d’un côté ci devant héritiers Wernlé actuellement le cordonnier Zimmermann, d’autre le Sr Glock brasseur à l’enseigne de la cloche, derrière le Sr Glock – acquis de Joseph Goerner serrurier et Salomé Braun par acte Me Lacombe fils le 27 juillet 1810 transcrit au bureau des hypothèques volume 56 n° 2, estimée à 500 francs de revenu, en capital 10 000 francs
total de la communauté 11 154 fr, passif 7112 fr
Contrat de mariage devant Me Lobstein le 14 juillet 1784

Susanne Dorothée Rœmer meurt en 1819
1819 (5.4.), Strasbourg 8 (26), Me Roessel n° 6352 – Enregistrement de Strasbourg, acp 142 F° 133-v du 6.4.
Inventaire de la succession de Susanne Dorothée Roemer veuve de Georges Dietrich, ferblantier, décédée le 19 mars dernier – à la requête de 1. Susanne Dorothée Dietrich femme de Jean Frédéric Hurst serrurier, 2. Félix Joseph Lex notaire royal à la résidence de Strasbourg commis par jugement du tribunal du 20 mars 1819 à l’effet de représenter Jean Dietrich ci devant lancier au régiment du Roi absent ([acte joint :] ayant disparu lors de la campagne de 1813 et n’ayant plus donné de ses nouvelles)

immeuble, il dépend de la présente succession un tiers de la maison sise en cette ville rue des Sœurs n° 2, d’un côté le cordonnier Zimmermann, d’autre le Sr Glock brasseur – acquis de Joseph Gerner et de Salomé Braun par acte Me Lacombe le 27 juillet 1810 transcrit au bureau des hypothèques volume 56 n° 2, pendant la communauté établie par le contrat de mariage passé devant Me Lobstein le 14 juillet 1784. Ladite maison est louée savoir le premier étage à M Courdain chef de bataillon pour 120 francs, Le troisième étage au Sr Jost tanneur pour 72 francs, le derrière du second étage à Schwab journalier pour 48 francs, Le rez de chaussée et le second étage sont occupés par le Sr Hurst gendre de la défunte pour 100 francs, ensemble 340 francs, en capital 6800 francs
mobilier 211 fr, rapports de la De Hurst 445 fr, ensemble 656 fr – passif 3043 francs

Jean Georges Dietrich et Marie Dorothée Rœmer vendent la maison à Jean Charles Magnier Grandprez, receveur des douanes déjà propriétaire de la maison rue des Veaux qui avait été détachée en 1720.

1810 (22.6.), Strasbourg 15 (11), Me Lacombe n° 1490 – Enregistrement de Strasbourg, acp 115 F° 7-v du 23.6.
Jean Georges Dietrich ferblantier et Marie Dorothée Römer
à Jean Charles Magnier Grandprez receveur principal des Douanes Impériales
une maison consistant en deux corps de logis, cour, puits, appartenances et dépendances sise en cette ville rue des Veaux n° 1, d’un côté l’hôtel d’Andlau ci devant occupé par le Sr Widt d’autre le Sr Gradwohl marchand de cuirs, devant la rue des Veaux, derrière le Sr Magnier Grandprez – acquis de Frédéric Kuntz négociant à la Chambre des Contrats le 17 mars 1786, lequel Sr Kuntz l’avait acquis de François Antoine Andlauer baillif de Benfeld par acte passé à la même Chambre le 12 mars 1784 – le chaudron de la buanderie est réservé aux vendeurs – moyennant 35 555 francs

Voir la notice au 3, rue des Veaux pour les actes communs aux deux maisons qui appartiennent à Jean Charles Magnier Grandprez. Les deux maisons reviennent par liquidation à ses trois filles qui les vendent en 1834. Le relieur Jacques Célestin Spinner et Adèle Caroline Vœgtli acquièrent la maison au Veau d’or. Ils se sont mariés en 1832.

1832 (10.7.), Strasbourg 11 (28), Me L’Ange n° 1302 – Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 211 f° 70-v du 10.7.
Contrat de mariage, communauté réduite aux acquets – Jean Jacques Célestin Spinner, relieur, fils de François Antoine Spinner, et de Joséphine Bona
Adèle Caroline Voegtli, demeurant à Strasbourg chez sa mère, fille mineure de feu Georges Voegtli et de Louise Riederer

Devenu libraire, Jean Jacques Célestin Spinner cède son cabinet de lecture à Caroline Lincourt

1843 (10.8.), Strasbourg 4 (97), Me Lauth n° 669
ont comparu M. Jean Jacques Célestin Spinner, ancien libraire, & dame Caroline Voegtli, son épouse
Et Dlle Caroline Lincourt, célibataire, libraire demeurant et domiciliée en la même ville, patentée par Monsieur le maire de Strasbourg de ce jour N° 520 de la Mairie
Lesquels ont dit et déclaré que le 5 novembre 1842 les époux Spinner ont vendu & abandonné en toute propriété à Dlle Lincourt le titre & brevet de libraire dont M Spinner était exploitant en cette ville, rue des Veaux n° 1, ainsi que tous les livres, ouvrages français & allemands en faisant partie, sans aucune réserve ni exception, que dans cette vente étaient compris les rayons sur lesquels les livres se trouvaient placés, un grand comptoir, trois tabourets & un quinquet, que Dlle Lincourt ayant obtenu le brevet de libraire, a pris possession du dit cabinet de lecture & en jouit depuis, que cette vente a eu lieu sous les charges & conditions suivantes (…) 4. De rembourser aux abonnés les dépôts pécuniaires que chacun est tenu de verser pour répondre des livres, en égalisation des sommes qui peuvent encore être dues par les abonnés & que Dlle Lincourt aura le droit de toucher. – moyennant 20 000 francs

Jean Jacques Célestin Spinner et Adèle Caroline Vœgtli hypothèquent la maison au profit des héritiers de Catherine Salomé Fuhrmann veuve de l’aubergiste Jean Frédéric Heydel, en confirmation d’un acte sous seing privé

1847 (5.6.), Strasbourg 10 (109), Me Zimmer n° 6680
Constitution d’hypothèque – ont comparu Monsieur Jean Jacques Célestin Spinner, propriétaire, et Dame Adèle Caroline Voegtli son épouse demeurant et domiciliés ensemble à Strasbourg, Lesquels déclarent que suivant reconnaissance sous seing privé datée de Strasbourg du novembre 1846 qui sera soumis à la formalité de l’enregistrement en même temps ou avant le présent acte, ils sont devenus débiteurs
de feue Dame Catherine Salomé Fuhrmann décédée à Strasbourg veuve M Jean Frédéric Heydel en son vivant aubergiste, d’une somme de 2200 francs, que par le décès de latite dame cette somme est échue pour un 10° à chacune des personnes ci après nommées savoir 1° François Grandil, compositeur d’imprimerie demeurant à Strasbourg, 2° Henri Nollmann négociant demeurant à Mülhouse, ces deux mineurs, 3° M Georges Hartmann commis négociant demeurant à Strasbourg, 4° M. Philippe Fuhrmann ancien militaire demeurant à Dossenheim, 5° M. Adam Fuhrmann journalier demeurant audit lieu, 6° Delle Salomé Jacob servante demeurant à Strasbourg, 7° De Salomé Fuhrmann demeurant à Dossenheim veuve du Sr Pierre Jacob son vivant journalier audit lieu, 8° Dlle Elisabeth Fuhrmann majeure sans état demeurant à Dossenheim, 9° Dame Dorothée Fuhrmann épouse du Sr Jacques Meyer journalier les deux demeurant audit lieu, 10° Dame Dorothée Fuhrmann épouse du Sr Pierre Bergthold cultivateur les deux demeurant aussi à Dossenheim, Et que pour donner plus de sureté à leurs dits créanciers, ils consentent à leur profit l’affectation hypothécaire spéciale
d’une maison consistant en bâtiment à rez de chaussée, deux étages, greniers, caves voutées, puitsn pompe, appartenances & dépendances le tout situé à Strasbourg rue des veaux N° 1 entre Mr Ehrmann & Madame Kirn

Jean Jacques Célestin Spinner et Adèle Caroline Vœgtli exposent la maison aux enchères en novembre 1846. Marie Salomé Lessler l’acquiert en 1847

1846 (26. 9.br), Strasbourg 12 (170), Me Noetinger n°18 885
Cahier des charges – ont comparu Monsieur Jean Jacques Célestin Spinner, ancien relieur, et Dame Adèle Caroline Voegtli son épouse demeurant et domiciliés ensemble à Strasbourg
Désignation de l’immeuble à vendre. Une maison consistant en bâtiment de devant à trois étages et deux magasins, bâtiment de derrière à rez de chaussée et deux étages et bâtiment latéral, buanderie, cour, puits, trois caves voutées, appartenances aisances et dépendances, le tout situé à Strasbourg rue des veaux N° 1 tenant d’un côté à Mr Ehrmann, de l’autre à Madame Kirn pardevant la rue des écrivains et par derrière à Mr Jauch. Etablissement de la propriété. M Spinner a acquis ladite maison de Madame Caroline Magnier Grandprez épouse de M Amand Constant Marie Fidèle Charles Hervé, chef d’escadron d’artillerie à Strasbourg, Célestine Magnier Grandprez épouse de M. Louis Marande, Conseiller à la cour royale de Colmar et des représentants de Madame Marie Clémentine Magnier Grandprez, vivante épouse de Monsieur Désiré Joseph Véjux, conseiller à la cour royale de Besançon, suivant procès verbal d’adjudication définitive dressé par Me Rencker notaire à Strasbourg le 15 février 1834 transcrit au bureau des hypothèques le 26 du même mois (…). Cet immeuble dépendait de la communauté de viens qui a existé entre M Jean Charles Magnier Grandprez, propriétaire, et Dame Marie Victoire Pérot, conjoints demeurant à Strasbourg et il est avenu en toute propriété auxdites Dames Hervé, Marande et Vejux dans le partage de la succession de leur mère Madame Magnier Grandprez née Pérot susqualifiée aux termes d’une liquidation dressée par Me Triponé le 10 novembre 1828. Monsieur Magnier Grandprez est devenu lui-même propriétaire du dit Immeuble pour l’avoir acquis de Jean Georges Dietrich, ferblantier, et Dame Marie Dorothée Römer sa femmede Strasbourg suivant acte passé devant Me Lacombe fils le 22 juin 1810 (…). Les conjoints Dietrich susnommés ont eux même acquis ledit Immeuble du Sr Frédéric Kuntz, négociant à Strasbourg suivant contrat de vente passé en la cidevant Chambre des Contrats de cette ville le 17 mars 1786. Le sieur Kuntz a acquis lui-même cet immeuble de M. François Antoine Andlauer Bailly de Benfeld suivant Contrat passé en la même Chambre le 12 mars 1784. – mise à prix 40 000 francs
N° 19 657, 20. 8.bre 1847. Adjudication (…) sur la mise à prix de 36 000 francs. Enchéri par différentes personnes et en dernier lieu par Mademoiselle Marie Salomé Lessler, rentière demeurant à Strasbourg à la somme de 43 000 francs

Inventaire après décès d’Anne Marie Herrmann, mère de Salomé Lessler
1810 (22.11.), Strasbourg 5 (32), Me F. Grimmer n° 6636 – Enregistrement de Strasbourg, acp 116 F° 5 du 1.12.
Déclaration tenant lieu d’inventaire de la succession d’Anne Marie Herrmann fille majeure décédée le 15 août dernier – à la requête de Jean Michel Brucker cordonnier et François Kammerzell épicier nommés le premier tuteur ordinaire le second subrogé tuteur de Salomé Lessler fille mineure hors mariage de la défunte
dans la maison rue des Orfèvres n° 9
meubles 215 fr, passif 173 fr, déduction faite 41 fr

Le propriétaire ultérieur, Charles David Winter, épouse Sophie Elisabeth Schahl en 1852
1852 (22 8.br), Strasbourg, Me F. Grimmer (en déficit)
Contrat de mariage – Charles David Winter, photographe à Strasbourg fils de David Winter, aubergiste, et Sophie Salomé Heitz vivant conjoints à Strasbourg d’une part
Sophie Elisabeth Schahl, majeure à Strasbourg, fille de Jacques Schahl, sellier, et Elisabeth Jockers Scheer vivant conjoints à Strasbourg
stipulation du régime de la communauté réduite aux acquêts, réserve d’apports & d’héritages
Les apports du futur consistent en une valeur de 7000 francs
Lea apports de la future consisitent 1) argent comptant 2600, 2) en Immeubles
Moitié d’une Maison faubourg de Saverne N° 52 à Strasbourg
moitié de 5 ares bois ban de Gesipolsheim im Galgen
moitié de 30 ares terres ban de Mittelhausbergen canton Capell
moitié de 18 ares terres ban de Gesipolsheim im Grosschurmfeld
moitié de 6 ares pré ban de Lingolsheim auf der obersten Nachtweid
moitié de 13 ares 50 terres dit ban canton Landsherren*
moitié de 7 ares 25 terres, dit ban, canton Neumatten
Donation réciproque par les futurs au survivant d’eau de l’usufruit de toute la succession
(acp 414 (3 Q 30 129) f° 22 du 23 8.br)

Le photographe Charles David Winter meurt dans sa maison en 1904
Décès, Strasbourg (n° 347) der Rentner Karl David Winter, 83 Jahr alt, evangelischer Religion wohnhaft in Strassburg, geboren zu Strassburg, Wittwer von Sophie Elisabeth gebohrne Schahl, Sohn der verstorbenen Eheleute David Winter, Gastwirt, und Magdalena Sophia Heintz, zuletzt hier wohnhaft, zu Strassburg, Schreiberstubgasse 6 am 7. Februar des Jahres 1904 Nachmittags um vier Uhr verstorben sei (i 174)


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