3, rue de la Chaîne


Rue de la Chaîne n° 3 (maison Gœtz, 1769) et rue des Cordonniers n° 8 – zum Westhaus (maison de Westhausen)
VII 5 (Blondel) – P 1034 et P 1041 puis section 7 parcelle 45 (cadastre)

Chaîne 3 (avril 2014)Cordonniers 8 (Stamm 1977)
Façade rue de la Chaîne
Bâtiments rue des Cordonniers, au premier plan celui du nord à côté du n° 10 (cliché J.-Cl. Stamm, Service de l’inventaire, 1977)

Lors de l’enquête sur les communaux de 1587, la maison Zum Westhaus (maison de Westhausen, d’après la famille de ce nom) appartient au chevalier Sébastien Müeg de Bofftzheim puis au chevalier Guillaume Prechter. Elle comprend un bâtiment qui s’ouvre vers la rue de la Chaîne et un autre qui donne dans la rue des Cordonniers. Après une série de cessions de droits hypothécaires, la maison revient en 1650 au professeur ès institutions et pandectes Grégoire Biccius. Ses héritiers la vendent en 1691 à la Ville de Strasbourg. Elle sert jusqu’en 1750 d’habitation aux majors de la place qui demandent régulièrement à la Ville d’y faire des travaux. Les plus importants consistent à supprimer en 1713 un chenal que le voisin doit tolérer à titre de servitude (maison VI 3 sur le plan Blondel, actuel 10, rue des Cordonniers). Le major demande en 1723 le transfert de l’écurie du bâtiment arrière qu’il habite dans le bâtiment avant vers la rue de la Chaîne pour lui assurer plus de tranquillité. L’écurie sera aménagée l’année suivante dans un bâtiment qui borde la cour vers le nord, l’ancienne écurie étant convertie en habitation à l’usage du major. L’entrée de la maison (rue de la Chaîne) est rehaussée en 1728. La Ville cède en 1750 à titre de paiement la maison à la veuve du fermier général François Nicolas Gelb qui obtient en outre des Quinze qu’un droit de brasserie soit attaché à la maison. La veuve Gelb revend aussitôt la maison au brasseur Jean Joachim Fischer qui exploite la brasserie à la Chaîne dans la même rue. Il a l’intention de vendre le droit de brasserie à Jean Schuhler qui le transférerait dans une autre maison pour éviter toute concurrence mais les Quinze s’opposent en 1753 à détacher de la maison le droit de brasserie. Les marchands Jacques et Philippe Jacques Kamm, propriétaires des bâtiments de 1761 à 1769, reconstruisent en 1766 sur les anciennes fondations un bâtiment qui donne vers la rue des Cordonniers et transforment en 1767 des croisées du bâtiment qui donne dans la rue de la Chaîne. Chef de chantier de l’Œuvre Notre Dame, Jean Laurent Gœtz acquiert la maison en 1769 et reconstruit aussitôt le bâtiment le long de la rue de la Chaîne d’après le nouvel alignement. Le nouveau bâtiment dans le goût de l’époque comprend deux étages à façade parementée en grès dont les huit travées sont réparties en deux avants-corps latéraux et une partie centrale à porte cochère en plein cintre. Les linteaux des quatre fenêtres au-dessus de la porte cochère sont ornés de mascarons qui représentent les allégories de la Sculpture, de la Peinture, de l’Architecture et de l’Astronomie (voir le répertoire de Brigitte Parent).
Les modifications des façades en 1771 concernent soit les bâtiments de l’ancienne maison de Westhausen soit la maison voisine (VII 3, actuel 10, rue des Cordonniers) qui est un temps propriété de Jean Laurent Gœtz. Le fabricant de tabac Henri Lotzbeck fait refaire en 1785 le portail d’entrée vers la rue des Cordonniers puis réparer et peindre la façade dans la même rue.
La vente de 1817 décrit les différents bâtiments : le corps de logis rue de la Chaîne, construit entièrement en pierre de taille, se compose d’un rez de chaussée surmonté de deux étages, mansardes, caves, écurie, le corps de logis rue des Cordonniers, distribué en trois bâtiments principaux à deux étages (trois étages bons en maçonnerie d’après l’Atlas des alignements daté de 1829), comprend logement, cour, cave, magasin, bûcher, buanderie et grenier.

173 Plan (sud)
173 Elévations e-h173 Elévations o-a
Plan-relief de 1830, îlot 173 – Partie sud de l’îlot
Elévations rue de la Chaîne et rue des Cordonniers

Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), la façade sur la rue de la Chaîne est le grand bâtiment entre les repères (f) et (g) à deux niveaux de combles, tel que l’a construit Jean Laurent Gœtz. Les trois façades rue des Cordonniers commencent au repère (p) pour la première au nord, le bâtiment central à redents s’étend entre (q) et (r), le bâtiment sud commence au repère (r). Elles se présentent comme sur la photographie de 1976, à part le bâtiment septentrional à deux étages qui ne comporte qu’un niveau de comble sur le dessin ; le bâtiment central a trois étages et deux niveaux de combles, le bâtiment sud un seul étage et deux niveaux de combles. La grande cour K représente le bâtiment rue de la Chaîne (4-1), le bâtiment nord (4-3) aménagé en écurie pour le major de la place, le bâtiment central à redents suivi du bâtiment méridional vers la rue des Cordonniers (3-1) et enfin les bâtiments accessoires le long du côté sud de la cour (2-1).

173 Cour K
Cour K

L’aile sud est surélevée d’un étage en 1886. Les locaux sont notamment occupés par un dépositaire de bière qui y installe en 1908 une machine électrique, par l’Armée du Salut (1913), par un atelier de couture (1922-1926) puis la Compagnie française Thomson (1926). Le bombardement du 11 août 1944 endommage fortement le bâtiment. Une partie de la toiture d’un bâtiment sur cour s’effondre en 1950.

Chaîne 3 (cour, aile Goetz, oct. 2011)Chaîne 3 (cour, aile ouest et nord, oct. 2011)Chaîne 3 (cour, aile sud-ouest, oct. 2011)Chaîne 3 (cour, partie sud-est, oct. 2011)
Vues de la cour centrale : bâtiment rue de la Chaîne,
bâtiment central à redents rue des Cordonniers, à droite la construction de 1960,
bâtiment méridional rue des Cordonniers,
bâtiments voisins étayés à l’angle sud-est, au premier plan terrain où se trouvait l’entrepôt surélevé d’un étage en 1886

L’architecte Eugène-René Rohmer établit à partir de 1957 un projet de reconstruction. On construit en 1960 le long de la partie nord de la cour un bâtiment comprenant un garage au rez-de-chaussée, des bureaux et un entrepôt à l’étage.
Le préfet accorde en mars 1961 l’autorisation de démolir le bâtiment vétuste qui menace ruine le long de la partie sud de la cour (bâtiment construit sur un terre-plein, à fondations en moellons, murs extérieurs à pans de bois remplis de maçonnerie). Le bâtiment n’est pas démoli mais fait l’objet d’une nouvelle demande en 1969 et sera démoli en juillet de la même année (bâtiment à rez-de-chaussée et deux étages, ancienne écurie aménagée en entrepôt).
La S.C.I. de la Chaîne charge en 1971 un atelier d’architecture de concevoir un ensemble résidentiel et commercial à deux bâtiments principaux reliés par un bâtiment plus bas dont le deuxième étage est aménagé en jardin suspendu. Il est prévu de relier ces bâtiments par une passerelle aux locaux de vente Abry-Arnold rue de la Division Leclerc. La Ville souhaite conserver tous les bâtiments. Les propriétaires (la société civile immobilière La Chaîne et la société anonyme Abry-Arnold) refusent de vendre et ne donnent pas suite à leurs projets d’aménagement.

Dans leur article intitulé Une résidence aristocratique médiévale à Strasbourg : la maison des chevaliers von Westhus (Bulletin Monumental, 160-I, 2002), Maxime Werlé et Maurice Seiller notent que « la façade principale sur la rue des Cordonniers, actuellement maçonnée au rez-de-chaussée et élevée en pans de bois aux étages, a été reculée de plus d’un mètre par rapport à la façade primitive (…). En outre, le versant ouest de la toiture a été réduit en conséquence et pourvu d’un brisis au premier niveau de comble. Enfin les rampants occidentaux crénelés ont été privés des merlons correspondant au recul de la façade, ce qui leur a donné le forme asymétrique particulière qu’ils ont aujourd’hui. » Les transformations de la deuxième moitié du XVIII° siècle ne correspondent pas au recul de la façade. Le Magistrat faisait en outre soigneusement enregistrer les cessions de terrains, que la Ville soit acquéreuse ou cessionnaire. On supposera provisoirement que le recul aurait eu lieu quand les bâtiments appartenaient à la Ville (1691-1750).

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1641 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Sébastien Mueg de Bofftzheim, droits cédés aux héritiers de Poland (1632), au docteur en droit Georges Camehl puis à Anne Marguerite Prechter (1650)
1650 v Grégoire Biccius, professeur ès institutions et pandectes, et (1638) Sara Kohllœffel – luthériens
1691 v Ville de Strasbourg, pour servir d’habitation au major de la place
1750 v Eve Schnœringer, femme (1714) puis veuve de François Nicolas Gelb et femme (1742) d’Antoine Bockenheim de Lousteau – catholiques
1750 v Jean Joachim Fischer, brasseur à la Chaîne, et (1750) Marie Dorothée Füssinger – luthériens
1761 v Jean Jacques Kamm et Philippe Jacques Kamm, marchand de vins, et (1762) Anne Dorothée Verius – luthériens
1769 v Jean Laurent Gœtz, maître maçon, et (1745) Marie Sophie Conrad veuve de Jean Geoffroi Blüttner – luthériens
1784 v Jean Henri Lotzbeck, négociant, célibataire – luthérien
1793 v Frédéric Guillaume Lotzbeck, marchand, et (1786) Anne Barbe Nagel – luthériens
1794 v Jean Jacques Meyer, négociant, (1784) Marie Charlotte Striedbeck – luthériens
1797 v Léopold Samuel, négociant, et Marie Anne Dreyfuss
Marx Samuel, négociant et banquier, et Bessel Dreyfuss, juifs venus de Hagenthal-le-Bas
1817 v Jean Henri Müller, négociant, et (1807) Christine Frédérique Mannberger
1869* Jules Louis Edmond Muller
1874* Jean Georges Graff, marchand de vins à Belfort
1895* Julien Camille Conrad Jacquemoux, marchand de vins, et Mathilde Graff

(1765, Liste Blondel) VII 5, à M. Kamm marchand de vin
(1843, Tableau indicatif du cadastre) P 1034, Müller, Jean Henri, négociant – maison, sol – 8 ares (tout le terrain sauf le bâtiment vers la rue de la Chaîne)
P 1041, Müller, Jean Henri, négociant – maison, sol, cour – 1,8 are (bâtiment vers la rue de la Chaîne)

Locations

1682, Jacques Hoser, marchand
1751, 1754, 1761, Joseph Reynaud, garde magasin des vivres
1764, bureau des Logements militaires
1768, Claude Joseph Monniot, maître de forge
1769, baron Salomon de Cronhielm et Laurette Boyer
1777, Jacques Louis Schurer, professeur de physique et chanoine de Saint-Thomas

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

Les bâtiments appartiennent au chevalier Sébastien Müeg et ensuite au chevalier Guillaume Prechter. La maison qui donne sur la rue de la Chaîne a une porte de cave qui empiète sur le communal, la maison rue des Cordonniers a un encorbellement de 46 pieds de long en saillie de trois pieds, une porte de cave et un auvent de 47 pieds de long en saillie de 4 pieds.

1587, cote VII 1450 f° 206-v (rue de la Chaîne)

Anderseitt Reÿser Gaß
Juncker Sebastian Müeg hatt daselbsten ein lehenete Kellerthüer vij schu lang, Vnd iiij schu herausser, Bessert für das Niessen, viij ß d.
[in margine :] Jetzt Juncker Wilhelm Prechter

1587, cote VII 1450 f°208-v (rue des Cordonniers)

Westhauß Gaß Einseitt
Junckher Sebastian Müeg der Aëlter hatt vor seinem Hauß Zum Westhauß genandt, Oben ein Vsstoß xlvj schu lang vnd iij schu herauß, Ein lehenete Kellerthüer viij schu lang, Vnd iiij ß herauß, Oben ein Wettertach xlvij schu lang, Vnd iiij schu herauß, Bessert j lb. xiij ß d
[in margine :] modo Juncker Wilhelm Prechter

Directeurs fonciers (Bauherren)

1713, Directeurs fonciers (VII 1385)
La Ville a l’intention de supprimer le chenal qui donne sur la propriété du tonnelier Jacques Walter (maison VI 3 sur le plan Blondel, actuel 10, rue des Cordonniers). La Ville n’entend pas pour autant supprimer la servitude que devait tolérer le voisin mais se réserve le droit de rétablir le chenal à l’avenir.

(f° 197) Dienstags den 12. 7.bris 1713. Jacob Walter p° einer servitut – Jacob Waltern, dem Küeffer ist angezeigt worden daß Mghh. gesinnet seÿen den nach, welcher auß dem Statthauß, darinnen Mr Prugne, der Königl. Statt Major wohnet, durch seine darneben in der Westhäußer gaßen gelegene behaußung gehet, und Er alß eine dienstbarkeit leiden muß, hinweg zuthun, und in der Statt behausung richten Zu laßen, Sie seÿen aber nicht gesinnet seine behausung Von dieser dienstbarkeit dar durch Zu befreÿen, sondern reservirten sich diese Ihre gerechtigkeit, also daß Wann Sie in das Künfftige über kurtz oder lang wider einen nach in diese seine behausung legen laßen wolten, Sie solches ohngehindert zuthun befugt sein solten, Welcher sich erkläret, daß Er diese servitut Mghh. sich disputirte, auch nicht gewillet seÿe Mghh. wann Sie in das künfftige sich deren wider bedinen wolten, darvon Zu Verhindern.

1721, Directeurs fonciers (VII 1389)
Le chef des travaux expose que le major de la place demande qu’on remplace par des tuiles les bardeaux qui couvrent l’auvent vers la cour et qu’on recule la cloison de la salle dans laquelle il prend chaque jour ses repas pour agrandir la pièce. Les Directeurs fonciers accèdent à la demande en considération des services rendus à la Ville

(f° 206) Dienstags den 2. Ejusd. [Sept. 1721] M. De Brique der Statt Major pt° bauens – Herr Frantz Rudolph Mollinger, der Statt Lohner, Zeigt Mghhrn an, daß Mr Debrique, der allhiesige Statt Major, an Ihne verlangt daß Er ane statt eines in dem hoff Seiner bewohnenden behaußung befindl. schlechten nur mit dielen bedeckten wetterdachs, eines so mit Zieglen gedeckt ist, machen, auch in dem Gemach, wo Er täglich speißt, die Riegelwand rucken, und solches dadurch umb etwas vergrößern sollte. Erk. Soll in ansehung des herrn Majors gemeiner Statt bezeugenden Guthaten, Ihm damit willfahrt werden.

1723, Directeurs fonciers (VII 1390)
Le major de la place demande divers travaux intérieurs. Il souhaite aussi que l’écurie soit transférée d’un des bâtiments dans l’autre pour être plus tranquille. Les préposés se rendent sur place, le major demande d’une part de transformer une grande salle du bâtiment arrière en quatre pièces et d’autre part de transférer l’écurie du bâtiment arrière dans le bâtiment avant vers la rue de la Chaîne, à savoir dans la salle à cheminée à la française. La décision est ajournée

(f° 202-v) Donnerstags den 16. Ejusd. [15° Sept.]. Mons. St Victor pt° bawens. Herr Frantz Rudolph Mollinger, der Statt Lohner, berichtet Mghh. daß Monsieur St Victor, der allhiesige Statt Major verlangt, daß in Seiner bewohnenden Statt hauß, oben auß einem Saal andere gemach, und der s. v. Stall von der einen seithen in die andere Gaß transferirt würde, damit Er beßere ruhe wegen der pferd. haben könne. Erk. Solle deßwegen ein augenschein eingenommen werden.
(f° 204-v) Montags den 27. Sept. 1723. Mr St Victor pt° bawens. Augenschein eingenommen in dem Von Mons. St. Victor dem Statt Major bewohnenden Statthauß, welcher Mghh. ersucht, jhme auß dem Gegen der Schuemacher Gaß gelegenen Hinderhauß befindlichen Saal, Vier Zimmer Versehen, Vnd dann den S. V. Stall Von ged. hinderhauß in das fordere Gebäw Gegen der Ketten Gaß zu transferiren, und Zwar den Saal worinn das frantzösische Camin sich befindet, Hierzu Zu employiren und dardurch beßere Ruhe Von den Pferdten Zuhaben. Erkannt, bedacht

1724, Directeurs fonciers (VII 1391)
Suite de l’affaire. Les préposés font observer que le transfert porterait préjudice à la cave sous les écuries projetées et proposent un transfert dans la remise de carrosses. Ils ne peuvent faire davantage sans le consentement des Treize. Le major de la place propose alors des travaux peu coûteux qui se borneraient à transformer le passage du côté nord de la cour (à droite en entrant par la rue de la Chaîne). L’ancienne écurie sera transformée en logement pourvu d’une cheminée, à disposition du major.

(f° 60) Dienstags den 11. Julÿ 1724. Mons. de St. Victor der Statt Major pt° bawens – Mons. de St. Victor der allhiesige Statt Major ersucht Mghh. umb beförderung der vorhabenden reparationen in Seiner von Gemeiner Statt Zur wohnung gegebenen behaußung und daß der Stall von dem hinterhauß in das Vordere gebäw gegen der Kettengaß, und Zwar den Saal mit dem frantzösischen Camin transferirt werden möchte, Es wurde Ihme aber remonstrirt, daß unter solchem Saal ein gewölbter Keller sich befindete, welcher dann dadurch ruinirt würde. mann wäre aber gesinnet solchen andern ort wo die remise des Carosses ist, zu machen, mehrens Könte man nicht, ohne Consens ged. Herren der dreÿ Zehen übernehmen maßen es über Ihrer Competence ist, Er wolte aber dabeÿ nicht acquiesciren, dero wegen ein abermahlige Augenschein beliebt worden.
(f° ) Donnerstags den 7. Sept. 1724. Mons. S. Victor pt° Pferdstalls – Herr Frantz Rudolph Mollinger der Statt Lohner, berichtet Mghh. daß Monsieur St Victor der allhiesige Statt Major, welcher anfänglich Verlangt, daß der S.V. pferd Stall von dem Hinterhauß Seiner Von Gemeiner statt inhabenden wohnung in das vordere gebäw gegen der Kettengaß und Zwar in den Saal, warinnen sich anietzo gegen Ihme vornehmen laßen, weilen unter solchem Vordern Gebäw ein gewölbter Keller ist, daß Er solchen auf der rechten Hand des eingangs von seithen der Kettengaßen, wo das Gänglein ist, annehmen wolle, weilen nun die Kosten nicht groß seind, angesehen nur ein Gägel und eine wand zu machen ist, alß hätte Er dero Gn. Consens vernehmen wollen. Erk. Solle Herr Mollinger den Verlangten Stall an dießen ort machen und solchen pflästern laßen.
(f° 147) Dienstags den 24. Ejusd. [23. Aprilis 1725] In des Herrn Statt Majors Hauß solle gebawen werden. Wegen eingenommenen augenscheins in dem von Mons. St. Victor dem Statt Major bewohnenden statt hauß, ist Erkandt worden, daß auß dem platz wo zuvor der Stall gewesen ist, Ein Losament gemacht und in consideration der von dem herrn statt Major genoßenen guthen dienste, Zu Seiner retirade und bequemlichkeit mit einem Camin, wie das Obere Zurichten, versehen werden solle.

1728, Directeurs fonciers (VII 1393)
Le major de Saint-Victor demande qu’on rehausse l’entrée de la maison qu’il trouve beaucoup trop basse.

(f° 26) Dienstags den 16° Martÿ 1728. der H. Statt Major verlangt gebauen zu haben – Ferner berichtete Er daß Mons. de St Victor, der Statt Major verlangt die einfart Seines haußes, so Er bewohnt, Viel zu niedrig ist, und deßwegen Höher zu Commoder möchte gemacht werde. Erk. Solle geschehen

1766, Directeurs fonciers (VII 1412)
Le marchand Jacques Kamm a l’intention de reconstruire l’ancienne maison accessoire qui donne vers la rue des Cordonniers. Il est autorisé à construire sur les anciennes fondations à condition de supprimer la porte de cave qui empiète sur le communal

(f° 39-v) Sambstags den 30. Augusti 1766. H. Jacob Kamm – Ferner Augenschein eingenommen in der schuhmacher gaß an H. Jacob Kamm des Kauffmanns hauß welcher sein altes Nebens hauß zu bawen willens ist und umb anweißung der flucht lienie gebetten. Erkannt, wird dem Imploranten erlaubt auff sein alt fundament Zu bawen, mit dem beding daß er seine in die gaß hervorragende Kellerthür hinweg machen und in das hauß hinein richten solle.

1767, Directeurs fonciers (VII 1412)
Philippe Kamm est autorisé à modifier plusieurs croisées du bâtiment qui donne dans la rue de la Chaîne

(f° 58-v) Dienstags den 3. februarÿ 1767. H: Philipp Kamm – H: Philipp Kamm der handelsmann läßt durch seinen Maurermr. umb erlaubnus bitten etliche Creutzstöck in seinem hauß in der Kettengaß zu verändern. Erkannt, Willfahrt.

1769, Directeurs fonciers (VII 1413)
Le chef de chantier de l’Œuvre Notre Dame est autorisé à reconstruire la maison qui donne dans la rue de la Chaîne en suivant le nouvel alignement

(f° 89) Dienstags den 19. 7.bris 1769. H. Joh: Lorentz Götz – H. Lorentz Götz dem werckmeister des frawenhaußes wird erlaubt sein hauß in der Kettengaß nach dem adoptirten allignement zu bawen welches der H. baw Inspector ihm anzuweißen.

1771, Directeurs fonciers (VII 1414)
Jean Laurent Gœtz est autorisé à percer deux croisées et à modifier la porte de la maison rue des Cordonniers (il s’agit soit des bâtiments VII 4-5 soit de la maison VII 3)

(f° 71) Dienstag den 5. Martii 1771. Hr. Götz der Werckmeister – Hr. Götz der Werckmeister, bittet ihme zu erlauben in seinem Haus in der Schumacher Gaß zweÿ Kreutzstöck auszubrechen und die Hausthür Zu verändern. Erkannt, Willfahrt.

1775, Directeurs fonciers (VII 1416)
Jean Laurent Gœtz est autorisé à ouvrir une porte de cave verticale dans la rue des Cordonniers (même remarque que ci-dessus)

(f° 187-v) Dienstag den 2. Maji 1775. Hr. Rathh. Götz, Maurer – Idem [hr Rathh. Götz der Maurer] bittet Zu erlauben an seiner eigenen behausung in der Schumacher Gaß einen aufrecht stehende Kellerthür zu machen. Erkannt, Willfahrt.

1785, Directeurs fonciers (VII 1421)
Le fabricant de tabac Henri Lotzbeck est autorisé à refaire le portail d’entrée vers la rue des Cordonniers

(f° 252) Dienstags den 5. Aprilis 1785. H. Heinrich Lotzbeck, Tabackfabricant – Mr Pfauth, der Maurer, nôe. Hrn. Heinrich Lotzbeck, des Tabackfabricanten, bittet zu erlauben an seiner behausung in der Schumacher Gaß ein Einfahrt bogen machen zu laßen. Erkannt, Willfahrt.

1787, Directeurs fonciers (VII 1422)
Les frères Lotzbeck sont autorisés à réparer et à peindre leur maison rue des Cordonniers

(f° 359) Dienstags den 25. Septembris 1787. Gebrüder Lotzbeck, Handelsleuth – Mr Pfauth, der Maurer, nôe. der Herrn Gebrüder Lotzbeck, Handelsleuth, bittet zu erlauben dero behausung in der Schumacher Gaß ausgehend N° 4 ausbeßern und anstreichen zu laßen. Erkannt, Willfahrt.

Protocole des Quinze

1750, Protocole des Quinze (2 R 161, Notes)
Marie Eve Schnœringer obtient des Quinze qu’un droit de brasserie soit attaché à la maison qui lui a été cédée

Freÿtag d. 18. Decembr: Lect. memoriale und bitten mit beÿl. sub Lit. A. In S(ache)n. Frauen Evæ de Loustau beÿ erkandten und beseßener Conferenz dero Anwald Lt. Faust præsens, bezog. sich nochmahlen, auff contenta mem.lis et petitis.
Von seithen derer Hhn. Deputirten wurde befunden, daß nach dem beÿgelegten unter Löbl. Statt Cantz. Contract Insigel expedirten Kauffbrieff des haußes quæstionis und zwar deßen Anhang unter d. 7. Martÿ 1750. datirt Frau implorantin in dero Gesuch die gebettene bier gerechtigkeit betreffendt, würcklich fundirt seÿe. Dann obzwar wohl die deßhalb. von Gnäd. Hhn. Räth u. XXI. deroselben ertheilt Vertröstung mit der condition gegeben worden, daß im fall die behaußung quæst: anders nicht, als neml. mit einer Bier oder Würths gerechtigkeit, an mann gebracht werden Könte, so fest* sothane conditio vel quasi dennoch wie aus den wochentlichen frag u. Anzeigungs Nachrichten, von d. 29. Januarii jüngst ersichtlich, vermittelst dero feÿl biethung so gar mit ebengemeldten Zweÿ gerechtigkeiten theils erfüllet worden, theils ist Fr: implorantin die beweiß deßhalb, da sein factum negationem, zuthun, den rechten nach nicht gehalten, so und dergestalten, daß eine solche conditio als non adjecta Zu achten.
Wohlgedachte Hhn Dep.tis haben beÿ so befundenen Umständen, davor gehalten haben wollen, daß die zwischen der Schuhmacher und Ketten gaß allhie gelegene, Frauen de Lousteau lauth Contract Verschreibung von d. 6. Martÿ jüngst, in solutum überlaßene behaußung, mit einer bier gerechtigkeit, hiermit begabet seÿn und sothanem Hauß würcklich zugeschrieben werden solle.
In Plenum. Const. d. 19. Dec.

1753, Protocole des Quinze (2 R 163)
Le brasseur Jean Schuhler demande l’autorisation de transférer le droit de brasserie que Jean Joachim Fischer a acquis en 1750 dans la maison à la Petite Licorne sise au Faubourg de Pierre. Jean Joachim Fischer souhaite céder le droit pour éviter que sa propre brasserie à l’extrémité de la rue ne périclite. La commission estime que le droit de brasserie est incessible puisqu’il est attaché à la maison rue de la Chaîne. Elle fait par ailleurs remarquer que la maison à la Petite Licorne se trouve à proximité d’autres auberges auxquelles elle porterait préjudice.

(f° 316) Sambstags d. 2.t Junÿ – Johannes Schuhler Ca. die biersieder – Iidem laßen weiters per me referiren, es habe Johannes Schuhler der burger und biersieder d. 29.t Julÿ 1752. beÿ Mghh. ein unterthäniges memoriale mit beÿl. Sub Lit: A producirt, und darinn vorgetragen, Mghh hätten Mad. de Lusteau d. 19. Xbris 1750 die gerechtigkeit ertheilet, in der Ihro zugehörig geweßten ane der Schuhmacher und Kettengaß gelegenen behaußung eine bierbraureÿ auffzurichten, dieße gerechtigkeit sambt der behaußung Joachim Fischer, der burger und [-] lauth mitgehenden Kauff[-] (+ bierbrauereÿ alleine) ane sich gekaufft [-]
(p. 317) Guthleuth gäßel gelegenes hauß zum Einhörnel genanndt transportiren möchte, als gelange des Imploranten unterthäniges bitten an Mghh. Sie gnädig geruheten die in anno 1750. auff die ane der Schuhmacher und Kettengaß gelegene Lousteauische modo Fischerische behaußung Verliehene biergerechtigkeit auff das dem Imploranten ane der Steinstraß Zuständige hauß zum Einhörnel Zu verlegen, mithin zu erlauben, daß er daselbsten eine bierbrauereÿ auffrichten dörffe, Nach hierauff ergangenen Vorbescheid, daß dieses petitum dem Obermeister derer biersieder solle communicirt und Ihme dazu gebotten worden, auch würcklich geschehene communication habe derselbe noê der gesamten Meisterschafft der biersieder d. 2. 7.bris darauffhin eine unterthänige Verantwortung übergeben, und nach weitläuffiger vorstellung wie höchstschädlich des Imploranten begehren der gesamten biersieder [-] auch wie wenig der Implo- [-] gegründt, dahin [-] zufolg [-]
(p. 318) dem gemeiner statt Zugehörig geweßtem und verkaufftem hauß die bierbrauereÿ: gerechtigkeit und auff keinem anderm hafften solle, dem Imploranten mit seinem gantz wiederrechtlichen gesuch in ipso judicii limine niemahl vor allemahl, refusis expensis, abzuweißen. Auff geschehene weißung habe der Implorant, præsens, contenta memorialis et petiti wiederhohlt, mit ihme seÿn auch erschienen Joh: Joachim Fischer der biersieder Zur Ketten und burger allhier, welcher als verkäuffer vorgestellt daß er gleichsam gezwungen geweßen, umb sich seinem gäntzlichen ruin zu entziehen, dieß neben seinem hauß gelegenen behaußung samt der bierbrauereÿ gerechtigkeit zu kauffen, er habe als ein junger Mann sich dadurch starck versteckt, und verhoffe er, durch verkauffung dießer letztern, sich w[ieder] in etwas zu helffen, wolle deß [-] unterth. gebetten haben, au[-] ursach bewogen [-] die begehr[-]
(p. 319) auch H. Rathh. Keck Zugegen, hätten sich an ihre übergebene Verwanwortung bezogen, beÿsetzend, das begehren des interveniren [H.] Fischers wäre deßwegen unbillig, weilen Er seinen privat nutzen in dem unausbleiblichen schaden und verderben anderer suchen wolle. Auff seithen derer Hh. Deputirten habe man beÿ dießer sach sein Vornehmstes augenmerck darauff geworffen, auff was arth und weiß dieße bierbrauereÿ gerechtigkeit concedirt mithin durch Mad. Lousteau acquirirt worden weÿe, der Kauffbrieff welchen der Implorant selbsten sub Lit. A producirt, rede hievon gantz deutlich die worthe lauthen alßo :
& Eine behausung, hoff und hoffstatt mit allen deroßelben begriffen, weithen, zugehörden und rechten, besonders aber der gerechtigkeit eine bierbrauereÿ daselbst auffzurichten, welche die Frau verkäufferin von Unßern lieben [-]en mitregiments freunden denen [-] zufolg bescheids vom 16.ten [Decembris 1750] &
(p 320) verkäufftem hauß auffzurichten gegeben, worden, so erfolge daraus, daß dieselbe als ein privilegium reale, dominj quæstionis affectum anzusehen, mithin ahne Mghh. besondere erlaubnuß von der niemahlen auff keine andere behausung transferirt werden könne, nun seÿen aber die von den Implorirenden Schuhler, welcher als ein in der Irr herumlauffender burger bald würth bald biersieder sein will, vorgebrachte beweggründe umb so mehr einiger attention würdig, als derselbe dieße gerechtigkeit an ein solch. orth transportieren, wordurch zweÿ würcklich etablirte bierhäußer den grösten Schaden leÿden würden, beÿ welcher der sachen beschaffenheit die Hh. deputirte der meinung seÿn wollen, daß der Implorant mit seinem wiederrecht und billigkeit lehendem begehren, ein vor allemahl, ref. expensis abzuweißen seÿe, die genehmhaltung Mghh. überlaßend. [Erkannt,] bedacht gefolgt.

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

3° arrondissement ou Canton sud – Rue de la Chaîne

nouveau N° / ancien N° : 8 / 5
Samuel
Rez de chaussée et 2 étages en pierre de taille

3° arrondissement ou Canton sud – Rue des Cordonniers

nouveau N° / ancien N° : 7 / 4
porte de derrière du N° 5 rue de la chaine
Rez de chaussée et 3 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 289 case 1

Müller Jean Henri négociant

P 1041, maison et cour, sol, rue de la chaîne 5
Contenance : 1,80 (et 8, total 9,80)
Revenu total : 720 (720 et 0,94)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2 / 2
portes et fenêtres ordinaires : 118 / 94
fenêtres du 3° et au-dessus : 2 / 2

P 1034, maison et cour, sol, Rue des cordonniers 4
Contenance : 4,16
Revenu total : 8

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 285 case 1

Müller Jean Henri négociant
[article biffé]

P 1034, maison, sol, Rue des cordonniers 4
Contenance : 4,16
Revenu total : 8
Folio de destination : avec 1041

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 472 case 2

Muller Jean Louis négociant
1869 Muller Jules Louis Edmond
1874 Graff Johann Georg Weinhändler in Belfort, in Straßburg Kettengasse 3
1895/96 Jacquemoux Julian Camill Konrad die Frau geb. Graff Mathilde / Weinhändler Ehefrau Mathilde Karolina geb. Graff

P 1041, maison, sol, Rue de la chaine 3
Contenance : 9,80 (0,94)
Revenu total : 725,10 (720 et 5,10)
Folio de provenance : (289)
Folio de destination : Gb
Année d’entrée :
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2 / 2
portes et fenêtres ordinaires : 118 / 84
fenêtres du 3° et au-dessus : 2 / 2

P 1034, maison, sol, Rue des Cordonniers
Contenance : 8
Revenu total : 4,16
Folio de destination : Gb

Cadastre allemand, registre 29 p. 86 case 6

Parcelle, section 7, n° 45 – autrefois P 1034.p, 1041.p
Canton : Kettengasse Hs N° 3 (u. Schuhmachergasse N° 8)- Rue de la Chaîne, Rue des Cordonniers
Désignation : Hf, Whs
Contenance : 9,99
Revenu : 6000 – 9000 – 8000
Remarques : II 38 – 1910 Berufung

(Propriétaire), compte 591
Jacquesmoux Julian Kamill Konr. Ehefrau
1939 Jacquesmoux Julien sa veuve
(2156)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VII, Rue 238 Rue de la Chaine (p. 387)
(maison n°) 5

Pr. Lotzbeck, fréd. Guill., Negociant – Miroir

Canton VII, Rue 237 Rue des Cordonniers (p. 386)
(maison n°) 4

Pr. Lotzbeck, J. Henri, Negociant – Miroir
loc. Goetz, J. Laurent – Maçons

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Kettengasse (Seite 76)

(Haus Nr.) 3
Fuchs, Bierverleger. 0
Mertz, Buchbinderei. 0
Suhler, Weinhdlg. 0
Walz, Kaufmann. 1
Jaquesmoux, Rentner, E 2
Doeppen, Briefträger. 3
Moog, Briefträger. 3
Gardien, Möbellaher. H 1

Schuhmachergasse (Seite 154)

(Haus Nr.) 8
Wendling, Lederfabrik. 02
Fuchs, Bierverleger. 0
Wantz, Lehrer. 3
Würtz, Lehrer. 3

Dossier de la Police du Bâtiment, 3, rue de la Chaîne (cote 924 W 161)

Le marchand de vins Graff charge en 1886 le maître maçon Starck de surélever d’un étage l’aile sud qui servira d’atelier au sabotier Wendling. Le dépositaire de bière Fuchs est autorisé en 1908 à installer une machine électrique dans ses locaux dont la cave centrale sert en 1909 à entreposer de l’alcool. Le propriétaire Jaquemoux fait aménager en 1908 des cabinets d’aisance au rez-de-chaussée du bâtiment latéral droit. Les locaux sont occupés par l’Armée du Salut (1913) puis de 1922 à 1926 par l’atelier de couture de la Fabrique alsacienne de chemises S. Bernsohn et Schwed. On trouve aussi les fabricants Rosswag et Pulvermüller (1921), l’atelier de soufflage Charles Volck (1923) puis la Compagnie française Thomson (1926).
Le bombardement du 11 août 1944 endommage fortement le bâtiment. Une partie de la toiture d’un bâtiment sur cour s’effondre en 1950.
L’architecte Eugène-René Rohmer établit à partir de 1957 un projet de reconstruction. Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme accorde en 1960 un permis de construire le long de la partie nord de la cour un bâtiment comprenant un garage au rez-de-chaussée, des bureaux et un entrepôt à l’étage. Le gros œuvre est terminé en novembre 1960.
Le préfet accorde en mars 1961 l’autorisation de démolir le bâtiment vétuste qui menace ruine le long de la partie sud de la cour (bâtiment construit sur un terre-plein, à fondations en moellons et murs extérieurs à pans de bois remplis de maçonnerie). Le bâtiment n’est pas démoli mais fait l’objet d’une nouvelle demande en 1969 (bâtiment à rez-de-chaussée et deux étages, ancienne écurie aménagée en entrepôt). Il est démoli en juillet 1969.
La S.C.I. de la Chaîne charge en 1971 l’Atelier d’architecture UA.5 (95, rue Bœcklin à la Robertsau) de construire un ensemble résidentiel et commercial à deux sous-sols, entrepôt de marchandises, ateliers et bureaux, premier étage aménagé en annexe du magasin sis rue de la Division Leclerc et relié avec lui par une passerelle. Le bâtiment vers la rue de la Chaîne et celui vers la rue des Cordonniers seraient reliés par une partie centrale dont le deuxième étage est aménagé en jardin suspendu. La Police du Bâtiment émet un avis défavorable concernant la passerelle au-dessus du domaine public, elle exclut de démolir le bâtiment XVIII° vers la rue de la Chaîne. Quant aux trois bâtiments le long de la rue des Cordonniers, elle s’en remet à l’avis de l’architecte des bâtiments de France qui est d’avis de conserver le bâtiment central à redents. En octobre 1971, la Ville qui souhaite conserver tous les bâtiments propose de les acheter à la S.C.I. La Chaîne, propriétaire du 3, rue de la Chaîne, et à la S.A. Abry-Arnold, propriétaire du 8, rue des Cordonniers, tous deux gérés par la veuve Arnold des magasins Abry-Arnold. On lui oppose un refus. En octobre 1972, il est question que les établissements Abry-Arnold chargent l’architecte Ammann d’établir un nouveau projet mais rien ne sera fait. Le cabinet de géomètre Baur de Haguenau demande en 1995 un certificat d’urbanisme en vue de diviser le terrain.

Sommaire
  • 1886 – Le maître maçon Starck (rue du Coq) demande l’autorisation de transformer les bâtiments qui appartiennent au marchand de vins Graf : l’aile ouest sera surélevée d’un étage comme l’est déjà l’aile est. L’espace supplémentaire servira d’atelier au sabotier Wendling – Autorisation d’ajouter un étage à une partie de l’aile sud dans la propriété Graff sise 3, rue de la Chaîne – Les travaux sont terminés, mai 1887
  • 1898 – L’inspecteur sanitaire note que la fosse d’aisance ne comporte pas de couvercle dans la propriété du marchand de vins Jaquemoux. Après plusieurs rappels, le propriétaire fait poser une fermeture en bois alors que le règlement prévoit une fermeture en fer ou en pierre.
    Dossier annexé au courrier du tribunal cantonal. La fosse litigieuse se trouve à l’arrière du 8, rue des Cordonniers, celle derrière le 3, rue de la Chaîne est réglementaire. La Police du Bâtiment établit qu’il y a un malentendu, une des fosses a été modifiée mais pas la deuxième. Le dossier est classé, septembre 1898
  • 1895 – La Police du Bâtiment demande au propriétaire Jaquemoux de se conformer au nouveau règlement en modifiant deux volets du rez-de-chaussée et cinq volets de soupirail pour qu’ils ne s’ouvrent plus vers la voie publique. L’inspecteur fait remarquer en mai 1899 qu’il y a une trappe qui donne accès à une cave dans la cour. Les travaux sont exécutés en octobre 1902 après plusieurs lettres de rappel
  • 1908 – Le dépositaire de bière Fuchs demande l’autorisation d’installer une machine électrique à nettoyer les bouteilles dans un local de 2,80 mètres de haut
    Dossier – Accord de l’inspection du Travail – La Police du Bâtiment émet des objections sur un tuyau de poêle et sur les cabinets d’aisance qui se déversent dans une fosse à fumier – Autorisation d’installer une machine électrique dans l’atelier de F. Fuchs – La cheminée n’a pas encore été transformée, mai 1909, travaux terminés, juillet 1909
    1909 (janvier) – Rapport d’experts sur la cave dans laquelle sont entreposés 1200 kilogrammes d’alcool. La partie avant et la partie arrière de la cave ne permettent pas d’aménager un tel entrepôt, par contre la cave du milieu conviendrait. Les caves ne servent plus à entreposer de l’alcool, avril 1910
  • 1908 – La Police du Bâtiment constate que le propriétaire Jaquemoux a fait aménager sans autorisation des cabinets d’aisance au rez-de-chaussée du bâtiment latéral droit – Le propriétaire répond en français qu’il va conserver ces cabinets bien qu’il ne s’en serve pas et demande confirmation qu’ils sont conformes au règlement. La Police du Bâtiment demande au propriétaire de produire des plans. Le dossier est classé en 1911, les cabinets sont fermés.
  • 1913 – La Police du Bâtiment constate que l’Armée du Salut (4, rue des Ecrivains) a posé une enseigne perpendiculaire sans autorisation au 3, rue de la Chaîne – Demande – Autorisation – Croquis
    1919 – Nouvelle demande
  • 1921 – Les fabricants Rosswag et Pulvermüller sont autorisés à poser deux enseignes 3, rue de la Chaîne et 8, rue des Cordonniers – Les enseignes sont en place, novembre
  • 1922 – La fabrique alsacienne de chemises S. Bernsohn et Schwed (3, rue de la Chaîne et 8, rue des Cordonniers) demande l’autorisation de remplacer les enseignes de l’Armée du Salut par les siennes – Autorisation, l’enseigne est déjà posée, juillet 1922
  • 1921 – S. Bernsohn (atelier de couture) informe la Police du Bâtiment que dix machines sont actionnées par un moteur de 2,5 chevaux. – Accord de l’inspection du Travail – Listes des prescriptions à observer – Autorisation d’aménager un atelier de couture pourvu de machines aux 3, rue de la Chaîne et 8, rue des Cordonniers. Les conditions particulières ne sont pas appliquées (treillis métallique au plafond, cabinets d’aisance pour femmes, tuyaux de poêle) – Le procès verbal de visite en janvier 1923 note que des emballages encombraient la terrasse – L’atelier est transféré 129, route de Colmar, décembre 1926
  • 1923 – Le peintre Auguste Schuler (rue du Soleil) demande l’autorisation de poser deux enseignes pour le compte de Charles Volck, atelier de soufflage, au 3, rue de la Chaîne.
  • 1925 – La veuve Jaquemoux se plaint qu’une locataire, Mme Bouvaine-Vogt (113, Grand Rue), a installé dans son logement un atelier de tricot dont le bruit incommode le voisinage. La Police du Bâtiment se déclare incompétente puisqu’il n’y a pas de machine électrique et que le nombre d’employés est inférieur à dix.
  • 1926 – La Compagnie française Thomson demande l’autorisation de poser une lampe électrique au-dessus de la porte d’entrée de ses bureaux 3, rue de la Chaîne – Croquis
    1927 – La même compagnie demande l’autorisation d’afficher des dessins publicitaires sur des panneaux disséminés dans la ville. La Police du Bâtiment répond que la demande s’oppose au règlement de voirie
  • 1942 – La Police du Bâtiment demande à Henri Müller (74, Faubourg National) de faire vider la fosse d’aisances. Travaux terminés, janvier 1943
  • 1945 – Certificat de sinistré suite au bombardement du 11 août 1944 qui endommage fortement le bâtiment 3, rue de la Chaîne. Camille Heyler pour un entrepôt
  • 1950 – La Police du Bâtiment se rend sur place et constate qu’une dépendance de l’immeuble manque de stabilité : une partie de la toiture couverte de tuiles s’est effondrée quelques semaines plus tôt. Le rez-de-chaussée comprend deux entrepôts (Dannwolff 14, rue des Dentelles, et Zægel 3, rue de la Chaîne), l’étage est un logement habité par la famille Dorffer (10 personnes) – Propriétaire, indivision Jaquemoux, gérant Henri Müller (74, Faubourg National). Le bâtiment fait l’objet d’un dossier de dommages de guerres n° 2352 Z.
    La société Dannwolff cherche un local pour entreposer ses vitres et ses miroirs pour remplacer celui qu’elle occupe depuis 1909 ou 1910. Elle met en cause le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme qui aurait négligé de prendre des mesures pour conserver la stabilité du bâtiment
    1951 (février) – Le Service du logement évoque un accord avec le locataire Dorffer pour remplacer la cuisine qui se trouve dans la partie sinistrée
    (Mai) – La toiture effondrée a été remplacée par une toiture provisoire au-dessus du rez-de-chaussée
  • 1957 – La société civile immobilière La Chaîne qui agit par son mandataire Albert Muller transmet les plans de l’architecte Eugène-René Rohmer (20, avenue des Vosges)
    1960 (août) – L’architecte propose un avenant au permis de construire pour aménager des toilettes dans le bâtiment A.
    1960 (septembre) – Demande de permis de construire (parcelle cadastrée section 7 n° 45). Note descriptive, le bâtiment comprend un rez-de-chaussée et deux étages, les cabinets d’aisances se trouvaient jusqu’alors dans un autre bâtiment – Plan de situation (le bâtiment A borde la partie nord de la cour) – Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme donne un avis favorable – Autorisation (arrêté portant permis de construire) – L’entreprise Meyer et Compagnie de Kœnigshoffen réalise le gros œuvre (novembre 1960-janvier 1961). Les installations sanitaires sont conformes au règlement de la Ville (avril 1961)
  • 1959 – La société civile immobilière dépose une demande de permis de construire – Projet de reconstruction du bâtiment F par E.-R. Rohmer, octobre 1959, plan de situation, dessins (façade sur cour, façade sur courette, coupe).
    Le terrain se trouve dans l’alignement légal de la rue de la Chaîne et sur une longueur d’environ 21 m dans celui de la rue des Cordonniers. Il dépasse sur une longueur de 12 m. jusqu’à près de 1,20 m. l’alignement légal de la rue des Cordonniers, environ 8 m² totalement surbâtis tombent dans cette rue. Le bâtiment est projeté en arrière des alignement légaux. (…) Étant donné que la partie de terrain grevée de la servitude d’alignement est entièrement surbâtie, nous renonçons à en poursuivre dès maintenant l’acquisition.
    Le maire transmet à l’inspecteur de Travail le projet qui prévoit d’aménager des bureaux, un entrepôt, un magasin et des garages au 8, rue des Cordonniers. La Police du Bâtiment émet un avis favorable (février 1960)
    Le préfet donne récépissé de déclaration concernant un établissement de troisième classe au directeur de ls société Abry-Arnold (2-6, rue de la Division Leclerc) pour aménager un garage de véhicules automobiles
    1960 (juin) – Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme accorde un permis de construire (dossier n° 2352 Z) un bâtiment comprenant un garage au rez-de-chaussée, des bureaux et un entrepôt à l’étage (bâtiment le long de la partie nord de la cour)
    Suivi des travaux. Le gros œuvre est en cours en septembre 1960, terminé en novembre (murs en briques cellulaires, encadrement en coquillère fourni par Graff à Entzheim). Les travaux sont terminés sauf le crépi de la façade, février 1961 – Certificat du ramoneur Albert Dorn, novembre 1960
    1960 (octobre) L’architecte Rohmer demande au préfet l’autorisation de démolir le bâtiment B vétuste qui menace ruine
    Rapport de la Police du Bâtiment – Le bâtiment B, ainsi nommé par l’architecte, se trouve implanté dans la cour entre les immeubles 8, rue des Cordonniers, 3, rue de la Chaîne, avec façade orientée vers le côté nord-ouest.
    La maison totalement inoccupée comporte un rez-de-chaussée et deux étages avec toiture en appentis, recouverte de tuiles ancien format. L’immeuble construit sur terre-plein possède des fondations en moellons et des murs extérieurs à pans de bois remplis de maçonnerie. Ce bâtiment est de construction très ancienne et d’une qualité ordinaire. La façade est couverte d’un crépi très défectueux et des bombements importants ont été constatés. Les intérieurs sont très modestes avec un manque absolu d’équipement, et le tout extrêmement vétuste.
    Les défectuosités de l’immeuble étant trop importantes et sa construction de par sa qualité et de par son ancienneté n’étant susceptible d’une remise en état, nous émettons notre avis favorable à la démolition sollicitée. – Plan et désignation des bâtiments au dos.
    1961 (mars) – Le préfet accorde l’autorisation de démolir
    Pas de travaux, avril 1961-mars 1963
  • 1969 – Questionnaire concernant un bâtiment à démolir. Propriétaire selon le livre foncier, Abry-Arnold S.A., 2-6, rue de la Division Leclerc. Bâtiment à rez-de-chaussée et deux étages, ancienne écurie aménagée en entrepôt, à démolir pour vétusté, insalubrité, menace d’écroulement, environ 300 m². Aucun projet de bâtiment de remplacement. Le maire émet un avis favorable
    Rapport de la Police du Bâtiment. L’immeuble en question est une ancienne construction vétuste et branlante sans affectation à R + 2 d’une dimension surbâtie au sol d’env. 300 m² implantés dans la partie latérale de la cour.
    Comme cette construction n’a aucune valeur architecturale ni commerciale et vu le danger d’écroulement qui subsiste nous sommes favorables à la démolition envisagée.
    (Le bâtiment teinté de jaune sur le plan occupe le sud de la cour)
    1969 (juin) – Le préfet accorde l’autorisation de démolir
    Le bâtiment a été démoli, juillet 1969
  • 1971 – L’Atelier d’architecture UA.5 (95, rue Bœcklin à la Robertsau) transmet au nom de la S.C.I. de la Chaîne (gérante, Mme veuve Paul Arnold) une demande de certificat d’urbanisme pour construire un bâtiment sur le terrain cadastré section 7 parcelles 88/45, 87/45, 45 d’une surface de 998 m² dont 964 m² bâtis. Présentation du projet intitulé ensemble résidentiel et commercial, au deuxième sous-sol stationnement, caves et chaufferie, au premier sous-sol stationnement professionnel, entrepôt de marchandises, au rez-de-chaussée ateliers et bureaux, premier étage aménagé en annexe du magasin sis rue de la Division Leclerc et relié avec lui par une passerelle. Bâtiment A vers la rue de la Chaîne, deux appartements au deuxième étage et deux autres sous les combles. Bâtiment B vers la rue des Cordonniers, cinq appartements au deuxième étage, cinq au troisième et quatre sous les combles. Jardin suspendu au deuxième étage.
    « L’architecture des immeubles de la rue de la Chaîne et de la rue des Cordonniers comportera des jeux d’encorbellement sur les façades. Les combles seront aménagés en appartements avec incorporation dans la toiture de balcons-loggias qui ne rompront pas le volume général du toit. Le toit sera couvert de tuiles plates. L’architecture des immeubles devra reprendre certains éléments de l’architecture traditionnelle alsacienne mais traitée de façon contemporaine. Le jardin suspendu entre les deux immeubles contribuera par ses plans de verdure à agrémenter la vue des appartements. » – Plan cadastral, même plan où sont portées les parties A (bâtiment à deux étages vers la rue de la Chaîne), B (bâtiment à trois étages vers la rue des Cordonniers) et C (partie centrale à un étage) des architectes – Plans et coupes
    La Police du Bâtiment émet un avis défavorable concernant la passerelle au-dessus du domaine public
    6 juin 1971. Rapport. Après descente sur les lieux, il a été constaté que les 8, rue des Cordonniers et 3, rue de la Chaîne étaient construits de part et d’autre d’une cour centrale.
    1° Le 8, rue des Cordonniers est en fait composé de trois bâtiments accolés de hauteur différente, a) mitoyen du n° 6, un R + 1 avec haute toiture à 3 rangées de lucarnes typiques à ouvertures jumelées, b) au centre un bâtiment avec porche rejoignant la cour centrale en R + 3 avec toit à la mansard et murs pignon à hauts redents, c) contigu au n° 10 une construction en R + 2 avec haute toiture à lucarnes.
    L’ensemble des 3 bâtiments est en maçonnerie enduite avec fenêtres à meneaux divisionnaires en bois. Mise à part la très belle toiture à lucarnes de la partie a) l’ensemble très mal entretenu n’a rien de remarquable. La cour dont l’aspect a été grandement modifié par des démolitions et la création de bureaux et garages ne comporte rien d’intéressant.
    2° Le 3, rue de la Chaîne possède une très belle façade XVIII° s. entièrement en pierre. Il s’agit d’un R + 2 avec toit à la mansard et étage sous combles. La partie centrale est en léger [ressaut]. C’est une belle façade équilibrée avec porte en arc surbaissé dans l’axe. Dans le corps central les 4 fenêtres au 1° sont surmontées de têtes sculptées, celles du 2° étage ainsi que celle du rez de chaussée surmontées de mascarons sculptés. Le grès est en bon état et est relativement peu sali sauf vers le [-]. Cette partie de la Rue de la Chaîne comporte côté n° impairs 2 maisons à encorbellement a côté n° pairs faisant angle avec la rue des Serruriers (n° 17) un très bel [-] avec oriel d’angle qui est classé à l’Inv. des monuments historiques. Le n° 3 se trouve dans le périmètre de protection avec tout cet ensemble.
    Mais de toute façon il faut compter avec l’opinion publique sensibilisée par la presse. La démolition pure et simple de cette façade est impensable. Il faut donc envisager de la maintenir et de modifier en conséquence le projet de la SCI de la Chaîne, ce qui à part le projet de passerelle déjà controversé ne pose pas de graves problèmes.

    1971 (juillet) – La Police du Bâtiment transmet à l’architecte des bâtiments de France le dossier avec avis défavorable concernant la démolition du 3, rue de la Chaîne, en le laissant statuer sur le 8, rue des Cordonniers. Il souhaite que le bâtiment central soit préservé.
    1971 (août) – Nouveau rapport de la Police du Bâtiment suite à la lettre de l’architecte des bâtiments de France. Y est joint un historique rédigé après consultation d’Adolphe Seyboth.
    1971 (septembre) – Note au maire concernant l’acquisition éventuelle des bâtiments – Le service VI-A insiste pour que l’ensemble des trois corps de bâtiments soit maintenu.
    1971 (octobre) – Note au maire, les différents services municipaux sont d’accord de conserver l’ensemble des bâtiments – L’architecte des bâtiments de France envoie un courrier au directeur départemental de l’Equipement qui appuie la position du maire.
    1971 (novembre) – Le certificat d’urbanisme reprend les termes précédents et interdit par conséquent la passerelle
    1971 (décembre) – Courriers internes sur les possibilités légales d’achat et de remise en état.
    1972 (mars) – Mme veuve Paul Arnold, gérante de la S.C.I. La Chaîne, propriétaire du 3, rue de la Chaîne, et directeur général adjoint de la S.A. Abry-Arnold, propriétaire du 8, rue des Cordonniers, n’envisage pas de céder les immeubles à quelques tiers que ce soit, en arguant qu’ils sont indispensables à la société commerciale.
    1972 (avril) – Nouvelle visite des lieux en présence de Mme Arnold, proposition d’établir une passerelle entre le 2, rue de la Chaîne et l’arrière des bâtiments rue de la Division Leclerc
    1972 (octobre) – Nouvelle entrevue des propriétaires avec les services municipaux. L’architecte Ammann mandaté par les établissements Abry-Arnold préparera un projet d’aménagement qui maintient les façades sur rue.
  • 1973 (janvier) – La société Abry-Arnold (tapis et revêtement de sol) attribue la stagnation de son chiffre d’affaires au manque de places de stationnement et se plaint des refus de construire qui lui ont été opposés.
    1973 (février) – Les services municipaux notent que le certificat d’urbanisme ne porte ni autorisation ni refus, que par ailleurs l’architecte Ammann n’a présenté aucun projet.
    1973 (mars) – La ville adresse au directeur général de la société Abry-Arnold une lettre qui rappelle qu’un permis de construire la passerelle a été délivré en juillet 1972. – Une série de notes constate qu’aucun projet n’a été soumis à la Police du Bâtiment.
  • 1975 – Le préfet délivre à la société Abry-Arnold un récépissé de déclaration concernant un établissement de troisième classe, dépôt de colles à base de liquides inflammables.
    1976, 1977, 1979 – Aucun élément nouveau
    1987 – Subvention municipale pour surcoût architectural concernant le 3, rue de la Chaîne, suite au ravalement, d’après les factures de l’entreprise de crépissage Tomat, établis en novembre 1985
  • 1995 – Le cabinet de géomètre Pierre-André Baur de Haguenau demande un certificat d’urbanisme (3, rue de la Chaîne) en vue de diviser le terrain. Propriétaire, SCI La Chaîne – Extrait du plan cadastral – Certificat négatif pour la partie A, certificat positif pour la partie B.

Relevé d’actes

Les trois héritiers Poland cèdent au docteur en droit Georges Camehl les droits, acquis en 1632 de Sébastien Mueg de Bofftzheim, sur la maison dont ils ont obtenu en 1644 la mise en possession judiciaire. En marge de l’acte, Georges Camehl cède ces droits à Anne Marguerite Prechter suite à un remboursement par les héritiers Prechter

1650 (5. april.), Chambre des Contrats, vol. 507 f° 380
Erschienen der Wohl Edel- Gestrenge Jr. Michael Daniel von Poland. Capitain in der Festung Bennfeld. für sich selbsten, wie auch Er Jr. Capitain und der ingleichen wohl Edel Gestrenge Jr Wilhelm Sebastian Müeg von Bofftzheim, beede alß der wohl Edel- viel Tugendsamen Fr. Margarethæ Helenæ von Weÿler gebohrner von Poland. wittibin und Jungf. Susannæ von Poland. sein Jrn Capitains Schwestern (…) hierzu gevollmächtigter Befelchhaber mit beÿstand H Johann Thomæ Tromers deß Not. alß ihr der treÿ Polandisch. Geschwisterd. bestellten Schaffners
haben in gegensein deß Ehrenvest- und hochgelehrten H Georg Camehlß dero recht. Doctoris und E.E. Kleinen Raths Actuarÿ & Referendarÿ mit beÿstand H Frantzen Camehlß Treÿers der statt Pfenningthurn seiner Bruders
bekannt, dEmnach Sie die Polandische Geschwisterde alß in craft der am 22. 7.br a° 1632 in der Cancelleÿ contractstuben vffgerichteter Verschreibung Cessionarÿ weÿl. Jn Sebastian Müeg. von Bofftzheim seel. Fr. wittibin Kind. und Erben, vff Zweÿ häußern einem vordern und einem hindern mit deren hoffstätten, hoff darzwischen, auch allen andern ihren Gebäwen & Zum Westhauß genannt, alhie ohnfern St. Thomans Kirch, theilß im Westhauß: theils in Raÿßers: od. schuemacher: Gaß. geleg. nach Innhalt des am 20. 7.br. a° 1589. mit der statt Straßburg anhangendem Contract Insigel durch Weÿl. H Johann Henrich Meÿern alß deroselb. damahlig. Contractuum Notarium nunmehr seel. verfaßt. pergamentinen Zinnßbrieffs und demselben sub dato 30. 9.br. a° 1633. überschriebener nachtragß Vergleichung 1000. R. Straßburg. wehr. od. 525. lib. Capital (…) Zu erfordern, derowegen nicht allein beÿ E.E. Kleinen rhat am 18. martÿ a° 1641. eine Condemnation beÿ dem hochlöbl. Kaÿ: Cammer Gericht alhie den 8. Junÿ a° 1643. eine Confirmation beÿ ehrengedachtem Kleinen Rhat den 19. Augusti erstberührten 1643. Jahrs eine Immissions Urthel und am 9. 7.br. hernach Schein und Urkund ad exequendum ahne E.E. Statt gerichts, sondern auch darauff von ehrenberührten Stattgericht am 3. Julÿ a° 1644. über die vorangezogener häußer einen Ganth Kauffbrieff und nach anlaÿtung E.E. groß. Rhats den 9. 7.br. eiusdem anni ertheilten Execution Decrets am 8. febr. a° 1645. die würckliche Expulsion und Immission erhalten solche erlangte possession bißhero continuirt, dannenhero vermög hießiger Executions Ordnung daß irrevocabile Dominium vff den obgerührten häußern erlangt
Alß hetten Sie die adeliche Polandische Geschwisterdte all solch ihr acquirirt Recht, Besitz, Herrschafft und anhangende Gerechtigkeit nichts überal davon außgenohmen Ihme H Dr Camehlen dergestalt cedirt (…)
[in margine :] Erschienen H Georg Camehl dero recht. Doctor und E. E. Kleinen Rhats Actuarius & Referendarius der hierinn gemeldte Cessionarius hatt in gegensein Jr. Philipß Jacob Wormsers E. E. groß. Rhats Beÿsitzers alß ober: und H Ruprecht Reicharts Schaffners Zu Allenheilig. alß Vndervogts Jungfr. Annæ Margarethæ Prechterin mit beÿstand & H Tobiæ Franckhenbergers und H M. Josephi Scherbaums beed. alß vß wohlgedacht. groß. Rhats mittel hierzu insonderheit Deputirter wie auch in gegenwart H Johann Böllers wohlgesagten Rhats alten Beÿsitzers alß Schaffners Fr. Annæ Elisabethæ Besoldin von Steckhoffen wittibin gebohrner Prechterin bekannt, daß Er H Dr. Camehl von ihnen den Prechterisch. resp. Hh. Vögt und Schaffnern iungsthien 925. lib. in bahrem Gelt empfang. ihnen hiengeg. für ihrer Vogts dochter und Fr. Principalin empfangen und alle die auß gegenwärtig. Verschreibung erlangte Jura Dominium & Possessionem cedirt und übergeben auch die von den adelisch. Polandisch. empfangene Documenta und Schlüßel Zugetheilte und die hierinn beschriebene häußer würcklich eingeraumbt habr, inmaß. Er dann solche Cession und tradition hiemit diß orts publice confirmirt und solemniter bestättigt haben wolle, ohne alle gefährdte. Act. 11. Junÿ a° 1650.

Même acte porté dans le registre des expéditions après que Georges Camehl a cédé ses droits au professeur Grégoire Biccius

1650 (11.6.), Chambre des Contrats, vol. 506, Protoc. 1649-1650 f° 110
Kauffbrieff. H Gregorÿ Biccy dero recht. Doct. & Profess.
(Ingross.) Wir hannß Christoph von Trachßdorff der Maÿster und der Rhat deß heÿlig. Reichß freÿer statt Straßburg, thun Kund hiemit, daß in unserer Cancelleÿ vor dem Zu den Contracten insonderheit verordneten Notario persönlich erschienen seind unser mit rhatsverwanth. der Edel- und Veste Philipß Jacob Wormser alß ober: und unser Burg. Ruprecht Reichart Schaffner Zu Allenheilig. alß Vndervogt Jungfr. Annæ Margarethæ Prechterin mit beÿstand unserer mitrathsverwanther und hierzu insonderheit Deputirter Tobiæ Franckhenbergers und M. Josephi Scherbaums, So dann unserer alter mitrathsverwanther Johann Böller alß Schaffner Fr. Annæ Elisabethæ Besoldin von Steckhoffen wittibin gebohrner Prechterin, von deren Er hierüber eine special ratification hier Zwischen j. Julÿ nechst künfftig einzubring. stipulatâ manu cavirte
haben in gegensein unsers Burgers desortie hochgelehrten H Gregorÿ Biccy dero Recht. Doctoris und beÿ unserer Universität Pandectarum Professoris publici bekannt und freÿ gutwillig offentlich veriäh.
dEmnach weÿl. deß vesten Michael Danielß von Poland. nunmehr seel. nachgelaßene Kind. und Erben, alß in crafft der am 22. 7.br a° 1632 in unserer Cancelleÿ vffgerichteter Verschreibung Cessionarÿ weÿl. deß auch Vest. Sebastian Müeg von Bofftzheim seel. wittibin und und Erben, vff Zweÿen häußern einem vordern und einem hindern mit deren hoffstätten, hoff darzwischen, auch allen andern ihren Gebäwen, Begriffen, Rechten, und Zugehördten, Zum Westhauß genannt, in unserer Statt ohnfern St. Thomans Kirch, theilß im Westhauß: theils in Raÿßers: od. schuemacher: Gaß. geleg. nach Innhalt des am 20. 7.br. a° 1589. mit der statt Straßburg anhangendem Contract Insigel durch Weÿl. Johann Henrich Meÿern alß vnsern damahlig. Contractuum Notarium nunmehr sel. verfaßt. pergamentinen Zinnßbrieffs und demselben sub dato 30. 9.br. a° 1633. überschriebener nachtragß Vergleichung 1000. gulden unserer Straßburg. wehr. od. 525. lib. Capital (…) Zu erfordern, derowegen nicht allein beÿ unserm Kleinen Rhat am 18. martÿ a° 1641. eine Condemnation beÿ unserm lieben geheimen mit Rhats Frreund. den Treÿzeh. alß Kaÿß: Cammer Richtern den 8. Junÿ a° 1643. eine Confirmation, beÿ gedachtem Kleinen Rhat den 19. Augusti hernach eine Immissions Urthel und am 9. 7.br. Schein und Urkund ad Exequendum ahne unsern bestellt. Stattrichtern, sondern auch darauff von unserm Stattgericht am 3. Julÿ a° 1644. über die vorangezogener häußer einen Ganth Kauffbrieff und nach Anlaÿtung Vnser Maÿster und Rhats den 9. 7.br. eiusdem anni ertheilten Execution Decrets, am 8. febr. a° 1645. die würckliche Expulsion und Immission erhalten, solche erlangte Possession bißhero continuirt, dannenhero vermög unserer Executions Ordnung daß irrevocabile Dominium vff den obgerührten häußern erlangt, Und dann Sie die Polandische Geschwisterdte nach besag der am 5. aprilis dißen lauffend. 1650. Jahrs in unserer Cancelleÿ vffgerichteter Verschreibung all solch ihr acquirirt Recht Besitz herrschafft und anhangende Gerechtigkeit nichts überal davon vßgenohmen unserm Burgern und verordneten Kleinen Rhats Actuario & Referendario dem hochgelehrten Dr. Georg Camehl cedirt und übergeben, auch Zugleich also balden die obangezogene Documenta originaliter und die Schlüßel,
Er Dr Camehl aber dem 24. maÿ iüngsthin gegen bahrer Erlegung 925. lib. ihnen den eingangßgemeldt. Prechterischen alle solche auß vorallegirter Cession erlangte Jura Dominium & Possessionem cedirt und übergeben, auch die von den Polandischen empfangenen Documenta und Schlüßel eingehändigt, die obspecificirte häußer würcklich eingeräumbt und solche Cession und Tradition eben heut dato und Zwar vor dißer gegenwärtig. Kauffverschreibung in unserer Cancelleÿ /:inmaß. in dero Contract registrand. de hoc anno fol. 380. fac. 2. & fol. 381. fac. 1. mit mehrerm zu befind. ist:/ publice confirmirt und solemniter bestättigt (…)
Alß hetten Sie die eingangß ermelte Prechterische resp. Vögt und Schaffner im nahmen ihrer resp. Pflegdochter und Principalin ohnverscheidentlich und ohnvertheilt, und Zwar sie die Vögte vff vnser Maÿster und Rhats am 8. hujus iüngsthien interponirtes Decretum alienendi (verkaufft) obgedachtem Dri Biccio (…) eingangs beschriebene Zweÿ häußer ein vorders und ein hinders mit deren hoffstätten, hoff darzwisch. auch allen andern ihren Gebäwen, begriffen, Zugehördten Recht. und Gerechtigkeiten Zum Westhauß genannt, umb 1100 Pfund – dinstags den eilfften tag deß Monats Junÿ nach Jesu Christi unsers einig Heÿlandts frewdenreich. Geburt gezahlt 1650.

Originaire de Bautzen en Lusace (voir Sitzmann), il professeur ès institutions et pandectes Grégoire Biccius épouse en mai 1638 Sara Kohllœffel et devient bourgeois quelques semaines plus tard.

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 223)
1638. Domin Pentecost: 13. Maÿ. H. Gregorius Bick der Rechten D. vndt beÿ hiesiger Unviversität Pandectarum Professor. Jungfr. Sara, H Georg Christoff Kohlöffels der Stifft St: Matthæi undt Nicolai in Undis alhie Schaffnern Eheliche tochter. Eingesegnet Montag 21. Maÿ. St: Thoman. (i 229)

1638, 4° Livre de bourgeoisie, p. 175
Hr Gregorius Bucius Vtriusq. Juris doctor pandect prof: Empfangt d. Burgerrecht von seiner haußfrauwen Sara Kohlöfflerin, Schaffner Zu St Niclauß In Vndis Eheliche dochter Vmb 8 R. Wull Zu denn weinstücherin dienen Actum den 12. Junÿ 1638.

Grégoire Biccius meurt en 1657 en délaissant trois filles, Chrétienne Marguerite qui épouse Jean Jacques Fried, Sara qui épouse Geoffroi Stœsser et Marie Madeleine qui épouse en 1694 Joachim Kuhn.
Sépulture, Saint-Thomas (luth. p. 664)

1657. December. Eodem Sont. [13.] Gregorius Biccius UJD et Codic. Feud. Professor, sep. d. 16. Zu St. Urban (i 208)

Les héritières de Grégoire Biccius louent les bâtiments au marchand Jacques Hoser

1682 (28.3), Chambre des Contrats, vol. 552 f° 71-v
der Edel- Vest- und hochgelehrte Herr Gottfried Stößer U. I. D. dießer statt Rhat und Advocat Frawen Christinæ Mariæ Fridin wittibin gebohrner Biccin und alß Ehevogt frawen Annæ Saræ Stößerin gebohrner Biccin und im nahmen Jungfr. Mariæ Magdalenæ Biccin
hatt in gegensein Herren Jacob Hoßers deß handelßmanns
entlehnt, die Biccische alhier in der großen und Kleinen: Schuemacher gaßen gelegene behaußung nichts davon alß etliche große denen Verleÿheren beÿden theilen bewuste und reservirte Gemach auß genohmen uff 3. Jahr lang Von nechst verwichen Weÿhenachten angerechnet, umb einen Jährlichen Zinnß, benanntlichen 100. R. à 15. batzen oder 60. Xr.

Chrétienne Marguerite Biccius et Marie Madeleine Biccius vendent la part qui leur revient à Jean Michel Brackenhoffer, bailli au bailliage d’Illkirch

1691 (10.2.), Chambre des Contrats, vol. 563 f° 108
Fr. Christina Margaretha gebohrne Bickin, weÿl. herrn Johann Jacob Frieden, gewesenen JCti. auch dießer Statt Raths und Syndici sel. hind.laßene Fr. wittib, so ohnbevögtigt mit beÿstand Hn Johann Ulrich Frieden XV. Secretarÿ, Sodann Jfr. Maria Magdalena Bickin, so majorennis und auch ohnbevögtigt mit beÿstand H. Johann David Erhards J. U. Ddi und Schaffners der hohen Schuel und Stiffts Zu St. Wilhelm
in gegensein Hn Johann Michael Brackenhofers amptmanns der Pflegt Illkirch
Zween dritte theÿl für unvertheilt an Zweÿen haüßern einem Vordern und einem hindern, mit deren hoffstätten, Hoff dar Zwischen auch allen andern ihren Gebäuen, Begriffen Rechten und Zugehördten Zum Westhauß genandt ohnfern St. Thomanns Kirchen, theilß in Westhaußer: theilß in Raÿßers oder Schuhmacher gaßen gelegen, und in beed. Gaßen ein thor und Ein fahrt habend – zumahlen der übrige dritte theÿl Fr. Sarä Bickin H. Gottfried Stößers J. Cti und Fürstl. Sachßen Mörßburgisch. Cantzlers haußfr. gehörig geweßen – umb 1150 pfund

Jean Michel Brackenhoffer hypothèque aussitôt l’immeuble au profit du syndic royal Christophe Güntzer

1691 (12.2.), Chambre des Contrats, vol. 563 f° 114
Hn Johann Michael Brackenhoffer Amptmann der Pflegt Illkirch
in gegensein /:salv. titt:/ Herrn Christoph Güntzers JCti Königlichen Raths und Syndici auch der Statt Straßburg Cancelleÿ Directoris – schuldig seÿe 650 pfund, Ihme Zu erkauffung hernach beschriebenen special Unterpfands
unterpfand, Zween dritte theÿl für ohnvertheilt an Zweÿen haüßern und einem Hoff dar Zwischen, mit allen deren Gebaüen, Rechten und Zugehördten allhier ohnfern St. Thomas Kirchen, theilß in Westhaußer theilß in Reißer oder Schuhmacher gaßen geleg., und in beed. Gaßen eine Ein fahrt habend, Zum Westhauß genandt

Jean Michel Brackenhoffer revend quelques mois plus tard la maison nommée Zum Westhaus à la Ville qui en fera la demeure du major de la place. L’acte porte en mention marginale vente du dernier tiers à la Ville par Jean Jacques Stœsser de Lilienfeld, au service de l’électeur de Brandebourg

1691 (27.7), Chambre des Contrats, vol. 563 f° 642
H. Johann Michael Brackenhoffer Ambtmann der Pflegd Illkirch
in gegensein H. Christoph Jacob Merckels XIII. und H. Johann Elias Gollen, XXI. beeder alß von den Hh. Deputirten der Einlogirung hierzu in spe: bevollmächtigt, daß Er H. Ambtmann Brackenhoffer Gemeiner Statt Straßburg verkaufft
Zween dritten theÿl für ohnvertheilt ane Zweÿ Häußern, Einem Vordern und einem hindern mit deren hoffstätten, hoff dar zwischen, auch allen andern deren Gebawen, begriffen, Rechten, Zugehördt. und Gerechtigkeiten, Zum Westhauß genandt ohnfern St. Thomans Kirch, theils im Westhaußer theills im Raißers oder Schuhmacher Gaß gelegen und in beede Gaßen ein Thor und einfarth habend – zumahlen der übrige dritte theÿl fr. Saræ Bickin H. Gottfried Stößers JCti. fürstl. Sachßen Mörßb. Cantzlers haußfr. gehörig seÿe, Und aber in die königl. frantzösisch Confiscaôn gezogen worden – umb 1450 pfund
[in margine :] erschienen /:salv. titt:/ H. Johann Jacob Stößer, Edler Von Lilien feld deß hierin gemeldter Hn Cantzler Stößers nunmahlig. Chur Brandenburgischen Geheimen Raths Leiblicher sohn und durch ein von demselben eÿgenhändig underschriebenen und mit deren Adelischen Insiegel signiert, am 18/28.t. Febr. jüngst Zu Berlin datirten Vollmacht hier Zu insonderheit legitimirt, hat in gegensein /:salv. titt:/ Herrn Johann Reinbold Friderici, dießer Statt Alt. Ammeisters, H. Christoph Jacob Mockels deß beständigen regiments der Hn. XIII. und Hn Johann Christoph Kellermanns deß geheimen Regiments der Hh. XV. beÿsitzers, aller dreÿ alß Deputierter herrn Zur Einlogirung, (…) die hierinn noch überbliebenen dritten theil hierin umbständlich beschriebener Zweÿ Haüßern, mit allen deren Zugehördt. Recht. und begriffen, auch verkaufft und zu kauffen gegeben – umb 725 pfund, den 29. mart. 1698

Une fois la demeure du major transportée rue Sainte-Elisabeth, la Ville cède la maison en même temps que d’autres immeubles à Eve Schnœringer, veuve de François Nicolas Gelb et femme actuelle d’Antoine Bockenheim de Lousteau, en remboursement des sommes dont elle lui est redevable

1750 (6.3.), Chambre des Contrats, vol. 624 f° 125
in Nahmen Löbl. Stadt Straßburg der hochwohlgeborene H. Frantz Carl Bock von Bläßheim stättmeister und XIII und S.T. H. Johann Heinrich Faber J. Ctus alter Ammeister XIII und scholarcha ane einem
und Fr. Eva geb. Schnöringerin weÿl. H. Frantz Nicolaus Gelb E. E. großen Raths alten beÿsitzers wittib dermalen S. T. H. Antoine de Lousteau briagadier des armées du Roy und Chevalier de l’ordre du mérite de St Louis eheliebste
demnach sie Dame de Lousteau ane gemeiner stadt Straßburg eine schuldforderung von 38 179 livres tournois von des H. Rathh. Gelben seel. ehemaligen verwaltung derer königl. Früchten herrührend formirt, zur tilgung solcher schuld eigenthümlich überlassen
erstlich eine behausung, hoff und hoffstatt samt allen deren Zugehörden und rechten ane der Schumacher und Kettengaß, in dieser letzteren neben der Schuhmacher Zunfft, anderseit neben H. Pfarrer Erhards erben, in der Schuhmacher gaß aber einseit neben weÿl. H. Pfarrer Walter erben, anderseit neben Johann Georg Unsinn dem schneider
so dann eine behausung so vormals weÿl. H. Johann Heinrich Zang gewesten cazernier inne gehabt benebst der Meelwaag und übrigen Zugehörden und rechten und besonders die Schildsgerechtigkeit so wie selbige sich befindet am Roßmarckt, einseit ist ein eck, anderseit neben einem gemeiner Stadt Straßburg gehörigen häußlein die Rangelische behausung aber einseit neben dem Judenthurn welche dieße behausung auch zuschließt anderseit neben dem zeughauß, hinten auff die alte stadt maur

Marie Eve Schnœringer vend quelques mois plus tard 4 500 livres strasbourgeoises les bâtiments entre la rue de la Chaîne et la rue des Cordonniers au brasseur Jean Joachim Fischer

1750 (16.10.), Me Humbourg (6 E 41, 84)
De Marie Eve Schnoeringer Epouse de M Antoine De Lousteau Brigadier des armées du Roy Chevalier de l’Ordre militaire de St Louis et capitaine commandant d’une Compagnie d’ouvriers demeurant en cette ville grand rue paroisse St Louis
au Sr Jean Joachim Fischer Brasseur bourgeois de cette ville
une maison avec toutes ses appartenances Droits et dépendances scituée dans les ruës dittes Schumachergass et Kettengass attenant dans ladite rue dite Kettengass à la tribu des cordonniers d’une part et aux héritiers de feu Sr Erhard ministre de l’autre et dans la rue dite Schumachergass aux héritiers de feu le Sr Walter ministre d’une part et à Jean Georges Unsine le tailleur d’autre, sans en rien reserver ni excepter tel que la De venderesse en a fait acquisition de MM du Magistrat par Contrat passé en la Chambre des Contrats le 6. mars dernier – moyennant 18 000 livres

Jean Joachim Fischer loue les bâtiments au garde magasin des vivres Joseph Reynaud

1751 (26.4.), Me Humbourg (6 E 41, 85)
Bail pour 3 années a commencer le 25 mars dernier – Sr Jean Joachim fischer Brasseur
au Sr Joseph Reynaud garde Magazin des vivres de cette ville
la maison appartenante audit Sr Fischer et que le Sr Rey occupe présentement scituée en cette ville rue de la Chene avec droit d’entrée et de sortie dans la rue des cordonniers consistant en deux corps de logis cour caves greniers et autres bâtimens appartenances et dépendances – moyennant un loyer annuel de 600 livres

Le prix de la vente à Jean Joachim Fischer est porté de 4 500 à 4 750 livres

1751 (19.6.), Chambre des Contrats, vol. 625 f° 308
Fr. Eva geb. Schnöringerin S.T. H. Antoine de Lousteau brigadier des armées du Roy und Chevalier de l’ordre militaire de St Louis eheliebste
in gegensein Johann Joachim Fischer
eine behausung, hoff und hoffstatt mit allen deroselben begriffen, weithen, zugehörden und rechten besonders aber der gerechtigkeit eine bierbrauereÿ daselbst aufzurichten so die Fr. verkäufferin von unsern H. denen Fünffzehen zufolg bescheids vom 19. Decembris 1750 erhalten hat, welche behausung ane der Schuhmacher und Kettengaß, diese letzeten neben der Schuhmacher zunfft, anderseit neben weÿl. H. Pf. Erhards erben, in der Schuhmacher gaß aber neben weÿl. H. Pf. Walters erben, anderseit neben Johann Georg Unsinn dem schneider – als ein am 6. Martÿ 1750 von gemeiner stadt Straßburg in solutum erhaltenes guth – 4750 pfund

La demande de transférer le droit de brasserie soumise aux Quinze établit sans ambiguïté que le nouveau propriétaire Jean Joachim Fischer est l’aubergiste à la Chaîne, à l’angle de la rue et de celle de la Grand rue. Il s’inscrit en octobre 1744 au chef d’œuvre qu’il présente en mai 1745. Les examinateurs n’ont rien à redire et reçoivent le candidat au nombre des maîtres

1744, Protocole des Tonneliers (XI 394)
(f° 463-v) Dienstags d. 20. 8.bris 1744 – Joh: Joachim Fischer wurdte zum mstr stuck eingeschrieben, Zahlt werckstatt zinnß 3. lb. et pro protoc. 3 ß 6 d
(f° 471) Sambstags d. 29. Maÿ 1745 ist Johann Joachim Fischers des Ledigen Kieffers meisterstück Zum dritten und Letztenmahl besichtiget, undt von den Hh. Schauern referirt worden, daß die erste schau durchaus ohntadelbar ware, in der andern Schau ware ein end etwas länger als das andere und ein Circul etwas weiter als der andere, wider die dirtte schau aber ware nicht das geringste einzuwenden, weßhalben derselbe vor ein meister Erkandt, und von H. XV Sainctlo als obmann auch also confirmirt worden.

Jean Joachim Fischer épouse en 1750 Marie Dorothée Füssinger : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire, célébration. La mère de l’époux cède à son fils la brasserie à la Chaîne
Copia der Eheberedung – zwischen dem Wohl Ehren und Wohlgeachten herrn Johann Jacob Fischer, leedigem bierbrauer weil. des Wohl Ehren vest, Großachtbahren und weißen herrn Johann Joachim Fischers geweßten bierbrauers und Eines Ehrsamen Großen raths auch löbl. Vogteÿ Gerichts alten wohlmeritirten beÿsitzers ingleichem beÿ der Evangelischen Gemeinde Zum alten Sanct Peter Wohlverordneten Kirchen Pflegers und vornehmen burgers alhie nun seel. mit der wohl Ehren und viel tugendreichen Frauen Catharina gebohrner Röschin deßen hinterlaßener Freuen Wittib, ehelich erzeugtem ältern Sohn, als dem herrn bräutigam, ane einem, So dann der Viel Ehren und tugendgezierten Jungfrauen Maria Dorothea Füßingerin, des Wohl Ehren und Wohlachtbahren Herrn Johann Friderich Füßingers Seÿlers und burgers alhier mit der viel Ehren und tugendbegabten Frauen Maria Ursula gebohrner Saumin, deßen geliebter Ehegattin, ehelich erziehlter tochter, als der Jungfrauen hochzeiterin, ane dem andern theil
Vor das Neunte, hat eingangs wohlgedachte Frau Rathherrin Fischerin des herrn hochzeiters leibliche Frau Mutter des Herrn Hochzeiters leibliche Frau Mutter, sich hierbeÿ liebreich erkläret, die bierbrauereÿ samt der bier behaußung mit deren zugehörden, gelegen allhier Zu Straßburg ane der langen Straß und Kettengaß (…)
Geschehen und verhandelt seind diese ding in der Königlichen Statt Straßburg am Donnerstags den vierdten Septembris im Jahr als man nach unsers einigen Erlösers und seeligmachers Jesu Christi Gnadenreichen Geburth und Menschwerdung Zahlte den vierdten Septembris im Jahr als man nach unsers einigen Erlösers und seeligmachers Jesu Christi Gnadenreichen Geburth und Menschwerdung Zahlte 1749. – Johann Daniel Lang Notarius publicus

Mariage, Saint-Nicolas (luth. n° 1, f° 98-v)
1750. Mittwoch den 21. Jan.wurden (…) in der Standt der heil. Ehe eingesegnet H Johann Joachim Fische, bierbrauer u. burger alhie, weÿl. H. Johann Joachim Fischer gewesenen bierbrauers auch E. E. großen Raths Alten beÿsitzer und Kirchen Pflegers Zum Alten S Peter hinterlaßener ehel. Sohn und Jgfr. Maria Dorothea Füssingerin weÿl. H Johann Friderich Füssinger geweßten Seilers und burgers alhie hinterlaßene ehl. Tochter [unterzeichnet] Johann Joachim Fischer als hochzeiter, Maria Dorothea Fussingerin hochzeiterin (i 101)

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports
1750 (3.2.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 95) n° 789
Inventarium über des Wohl Ehren und Wohlgeachten Herrn Johann Joachim Fischers, bierbrauers zur Ketten, wie auch der Viel Ehr: und Tugendreichen Frauen Mariä Dorotheä Fischerin gebohrner Füßingerin, beeder Ehepersohnen einander in die Ehe vor ohnverändert zugebrachte Nahrung auffgerichtet Anno 1750. – welche der Ursachen allweilen in dero am 4. Septembris Anno 1749 mit einander auffgerichteter Eheberedung paragrapho sexto solche Jedem theil und seinen Erben Vor ohnverändert Vorbehalten, auch was davon, währender Ehe abgehen und verändert werden möchte – So beschehen Zu Straßburg in beÿsein und persönlicher Gegenwarth der Wohl Ehren und Viel tugendreichen Frauen Catharinä gebohrner Röschin, weÿland des Wohl ehrenvest, Großachtbahren und weißen herrn Johann Joachim Fischers geweßten bierbrauers zu besagter Ketten und Eines Ehrsamen großen Raths auch löblichen Vogteÿ Gerichts alten Wohlmeritirten Assessoris, ingleichem beÿ der Evangelischen Gemeinde Zum alten St Peter allhier wohlverordneter Kirchenpflegers seel. hinderlaßener Wittib, des Eheherrn geliebter Frauen Mutter auff deßelben, So dann auff der ehefraun Seithen der Viel Ehren und tugendbegabter Frauen Mariæ Ursulæ gebohrner Saumin, weÿland des Wohl Ehren und Wohlachtbahren Herrn Johann Friderich Füsingers geweßten Seÿlers und burgers alhie seel. hinderbliebener Wittib, deroselben geliebten Frau Mutter, wie auch des Wohl Ehren undt Wohlachtbahren Herrn Johann Jacob Vogten Schwerdtfegers und burgers allhier Ihres annoch ohnentledigten Herrn Curatoris, auff dienstag den dritten Februarÿ et seq. Anno 1750.

In einer allhier Zu Straßburg ane der langen Straß und Kettengaß gelegenen bierbrauer behaußung befunden worden wie folgt
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Des Eheherrn in die Ehe gebrachtes Vermögen, Sa. haußraths 416, Sa. Schiff und geschirr Zur bierbrauereÿ gehörig 65, Sa. hopfen, gersten, Matzes und Biers 1026, Sa. lährer Faß 79, Sa. Silbers 80, Sa. Antheil ane dem Von seines seel. herrn Vatters Verlassenschafft herrührende Silber geschirr und Geschmeid, Sa. baarschafft 809, Summa summarum 2477 lb – Dann nun hierzu gerechnet wird die helffte der haussteuren 201, Summa 2678 lb
Dießem nach werden auch der Frauen Fischerin in die Ehe gebrachte Mittel und Effecten beschrieben, Sa. haußraths 468, Sa. silbers 58, Sa. Goldener Ring 104, Sa. baarschafft 524, Summa summarum 1155 lb – Hierzu gelegt die Ihro ane denen haussteuren 201 lb, Summa 1357 lb

Jean Joachim Fischer s’inscrit à la Tribu
1750, Protocole des Tonneliers (XI 396)
(f° 1) Dienstags d. 17. feb. 1750. Mstr Joh: Joachim Fischer der Kieffer und biersieder erhaltet auff producirten Stallschein vom 14.t hujus das Zunfftrecht undt Zahlt als eines Zünfftigen Sohn 1. lb. 1 ß d pro feur eÿmer 10. ß pro protoc. 5 ß, findling 6 ß

Jean Joachim Fischer prolonge la bail de Joseph Reynaud

1754 (7.1.), Me Revoire (6 E 41, 705), Baux et ventes, 4
Bail pour 4 années – Sr Jean Joachim Fischer Brasseur en cette ville
au Sr Joseph Reynaud Commissaire des Vivres pour les troupes de sa Majesté de cette ville
Sçavoir une maison appartenant aud. Sr Fischer scise en cette ville rue de la Cheine consisante en deux Corps de logis avec le droit d’entrée et de sortie dans la rue ditte rue des Cordonniers ayant une seconde entrée dans la rue de La Cheine avec toutes ses autres appartenances et dépendances comme Cour greniers et Cave, pour quatre années qui commencera le 25 mars prochain Jour auquel echoira le bail passé entre les parties pardevant Me Humbourg notaire Royal le 26 avril 1751 – moyennant un loyer annuel de 600 livres

Nouveau bail passé entre les mêmes, juste avant que Jean Joachim Fischer ne vende la maison

1761 (6.4.), Me Laquiante (6 E 41, 1010)
Bail pour 3 années consecutives a commencer de la Notre dame de mars dernier – Sr Jean Joachim Fischer
à M Jean Joseph Reynaud garde magasin des vivres demeurant à Strasbourg
La maison a luy appartenante Scituée en cette ville rue de la Chaine Consistante en deux corps de logis le droit d’entrée et de sortie dans la rue des Cordonniers – moyennant un loyer annuel de 630 livres tournois

Jean Joachim Fischer meurt en 1772 en délaissant six enfants. L’inventaire est dressé dans la brasserie à la Chaîne. La masse propre à la veuve est de 3614 livres, celle des héritiers de 4 296 livres. L’actif de la communauté s’élève à 11 895 livres, le passif à 7 524 livres.
1772 (21.7.), Me Lobstein (J. Frédéric, 6 E 41, 815) n° 621
Inventarium über Weiland des Wohl Ehrenvest und Großachtbahren Herrn Johann Joachim Fischers, geweßenen wohlangesehenen burgers und bierbrauers dahier zu Straßburg nun seeligen Verlassenschafft, errichtet in Anno 1772. – nach seinem Montags den 18.ten Maÿ dieses lauffenden 1772.sten Jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hientritt zeitlichen verlaßen, welche Verkäufer auf freundliches ansuchen erfordern und begehren der Viel Ehren und Viel tugendgezierten Frauen Mariä Dorotheä geb. Füßingerin der hinterbliebenen Fr. Wittib beiständlich Hn Samuel Füßingers des Statt Seÿlers und burgers dahier ihres bruders, mehr des verstorbenen H. sel. ältern Sohns und der minorennen Kindern H. Vogts, alß deßelben ab intestato Verlaßener Erben – So beschehen allhier zu Straßburg angefangen auf dienstag den 21.ten Julii 1772.
Des Verstorbenen Hn seel. ab intestato verlaßene Erben seind
1.mo H Johann Joachim Fischer, der ledige biersieder und burger dahier, so beÿ 22 Jahr alt, dahero ohnbevögtigt, welcher in selbst eigene Persohn dießer Verlassenschafft Inventur abwartete, In den Ersten vierdten Stammtheil,
2.do H Johann Daniel Fischer, leedigen biersieder so 19 Jahr zurückgelegt in den Zweÿten Sechsten Stammtheil, 3.tio Jungfer Maria Dorothea Fischerin, so 17 Jahr alt in den dritten sechsten Stammtheil, 4. Jungfer Catharina Margaretha Fischerin, so 13. Jahr zurückgelegt, In den Vierdten sechsten Stammtheil, 5.to Jgfr. Maria Salome Fischerin, so 11 Jahr alt in den Fünfften sechsten Stammtheil, Und dann 6.to Johann Georg Fischer, so 4. Jahr alt in den sechsten und letzten Stammtheil, dießer Fünff letstere geordnete Vogt ist S. T. H. Johann Georg Fischer, d. Jur. und E. E. großen Raths wohlbestellter H Actuarius auch Vornehmer burger dahier, welcher in dero Nahmen beÿ dießem Verlassenschafft Geschäfft zugegen war und dero Interesse bestens besorgte. Alle Sechs seiner des Verstorbenenn Herrn seel. mit eingangs gemelder der hinterbliebenen Fr. Wittib ehel. erziehlte Kinder und ab intestato Zu Sechs gleichlingen portionen und antheilern verlaßene Erben.

In einer alhier Zu Straßburg ane der Mitlern Langen Straß gelegenen, Zur Kett genannten und der Erben ohnveränderter Nahrung gehörigen behausung befunden worden, wie folgt
(f° 19) Eigenthumb ane Reeben, Barrer banns
(f° 21) Eigenthumb ane häußern. (E.) Erstlich eine bier behausung, bestehend in Vorder, Mittel und hinderhauß ane der langen Straß, so auch in der Kettengaß (…)
(E.) It. eine Zum Spieß genande bier behaußung ane dem finckweÿler jenseith der St. Thomä bruck (…)
(f° 24) Ergäntzung der hinterbliebenen Frauen Wittib, Inhalt des über beeder nun Zertrennter Eheleuthe einander für ohnverändert in den Ehestand gebrachter Nahrungen durch herrn Notarium Joh: Daniel Lang seniorem seel. in a° 1750. errichteten Inventarii (…)
Series rubricarum hujus Inventarii. Der hinterbliebenen Frauen wittib ohnverändert Vermögen, Sa. Haußraths 67, Sa. Silbers 17, Sa. goldener Ring 41, Sa. baarschafft 3, Sa. Schuld 100, Sa. des Ergäntzungs Rests 3384, Summa summarum 3614. lb
Dießemnach wird auch der Erben ohnverändert Vermögen beschrieben, Sa. haußraths 162, Sa. Schiff und geschirrs Zum bierbrauen gehörig 26, Sa. lährer Faß 9, Sa. Silbers und dergleichen Geschmeids 75, Sa. goldengeschmeids 1, Sa. baarschafft 3, Sa. Eigenthums ane Haussteuren 5500, Sa. Eigenthums ane Reeben 112, Ergäntzung o, Summa summarum 5891 lb – Schulden 10 187 lb, In Vergleichung 4296 lb
Endlich folgt auch die beschreibung des gemein Verändert und theilbahren Guths, Sa. haußraths 207, Sa. Werckzeuge Zum Kieffer handwerck gehörig 37, Sa. Hopffs und Maltzes 350, Sa. Brennholtzes 16, Sa. Chaise samt dazugehörigem Geschirr 40, Sa. Pferds 12, Sa. Wein, bier und Lährer Faß 739, Sa. silber und dergleichen geschmeids 22, Sa. baarschafft 296, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 3000, Sa. Eigenthums ane Reeben 75, Sa. Schulden 7097, Summa summarum 11 895 lb – Sa. Schulden 7524 lb, Nach solchem abzug 4370 lb – Stallsumm 2325 lb
Zweiffelhaffte und verlohrene Schulden 492 lb
Copia der Eheberedung (…) den vierdten Septembris im Jahr als man nach unsers einigen Erlösers und seeligmachers Jesu Christi Gnadenreichen Geburth und Menschwerdung Zahlte 1749. – Johann Daniel Lang Notarius publicus
Copia des Verstorbenen herrn seel. d. 14. febr. 1772. errichteten und eodem die beÿ dem unterschriebenem Notario deponirten Codicilli

Les préposés de la Taille font figurer la succession dans leur registre parce que les impôts acquittés étaient calculés d’après une fortune sous-évaluée de 400 florins (200 livres)
1772, VII 1180 – Livres de la Taille f° 147
Kieffer N° 3078 – Weÿl. H. Johann Joachim Fischers geweßenen biersieders und burgers allhier Verlassenschafft jnvent. H. Not. Lobstein.
concl. final. jnvent. Ist fol. 326. 3689 lb 6 ß 11 d. Davon gehet aber wieder ab wegen dem a 4 pro Cento angelegten capital und nicht genoßener activ schuldt 1059 lb 19 ß 10 d, Verbleibt 2629 lb 7 ß 1 s, die machen 5100 R. Verstallt 4700 R zu wenig 400 R.
W[ov]on Nachtrag 8. Jahr in duplo, 9 lb 12 ß
und 6. Jahr in simplo, 3 lb 12 ß
Ext. kein Stallgeldt
Geb. 2 ß 4 d
Abhandlung, 7 lb 15 ß 6 (Summa) 21 lb 2 ß
das simplex nachgelaßen 21 lb 2 ß (restirt) 17 lb 10 ß
dt 7. 7.bris 1772

Jean Joachim Fischer vend la maison et le droit d’auberge aux marchands Jean Jacques Kamm et Philippe Jacques Kamm. Une clause stipule que les acquéreurs devront régler une somme supplémentaire s’ils ouvrent une auberge dans les bâtiments vendus

1761 (30.7.), Chambre des Contrats, vol. 635 f° 229-v
H. Johann Joachim Fischer der bierbrauer
in gegensein H. Johann Jacob und Philipp Jacob der Kamm der handelsleuth
eine behausung, hoff, garten und hoffstatt mit allen deren gebäu, begriffen, Zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten nebst der biergerechtigkeit jedoch mit dieser vorbehalt das wann die H. käuffer über kurtz oder lang dieses verkaufften hauß zu einem bierhaus wollte machen, daß sie dem H. verkäuffer 3000 pfund nachzubezahlen, ane der Schumacher und Kettengaß, auf dieser letzteren E. E. zunfft der Schumacher, anderseit neben N. Ernst dem patstenbecken, in der Schumachergaß aber weÿl. H. Pf. Walter erben, anderseit neben Johann Georg Unsinn – als ein den 19. junÿ 1751 erkaufftes guth – um 4000 pfund

Vente provisoire passée entre les parties devant notaire

1761 (29.7.), Me Nenter (6 E 41, 971) n° 100 (2° série)
H Johann Joachim Fischer der bierbrauer
wie daß er mit erschienenem H Johann Jacob Kamm und H. Philipp Jacob Kamm beeden handelsleuthen
eine behausung hoff und hoffstatt mit allen deren rechten und Gerechtigkeiten bestehend in Vorder: und hinter hauß so in die Schuhmacher gaß und Kettengaß gehend allhier zu Straßburg gelegen samt (…) bauch Kößel, Vorfenser und Liegerling insofern die Liegerlingen nicht solten von H. Reynaud dem Garde Magazin angesprochen werden – um 8000 gulden

Philippe Jacques Kamm devient tributaire au Miroir en septembre 1761. Il a fait son apprentissage à Bâle et déclare faire commerce de vin
1761, Protocoles du Miroir (XI 278)

(f° 99-v) Mittwochs den 9. Septembris 1761. Neuzünfftiger – Hr Philipp Jacob Kamm, weÿl. H. Johannes Kamm geweßenen Exsenatoris allhier, nachgelaßene ehel. Sohn, so die handlung zufolg producirten attestats zu Baßel wie recht erlernt ist auff producirten Stallschein vom 9.t hujus, gegen Erlag Zweÿ Pfundt, dreÿzehen schilling vier pf. Leibzünfftig als Handelsmann auff und angenommen worden, dt. et prom. obed. und declarirt den Weinhandel en gros führen zu wollen.

Philippe Jacques Kamm épouse en 1762 Anne Dorothée Verius
Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 177, n° 41)

1762 – Mittwoch d. 6. Octobr. wurden nach Zweÿmahliger Ausruffung in der Evangel. Pfarrkirch Zu St. Nicol. ehelich eingesegnet Herr Philipp Jacob Kamm Lediger Handelsmann und burger allhier, Weÿl. Herrn Johannes Kamm E.E. Großen Raths geweßenen Alten Beÿsitzers und Burgers allhier Hinterlassene Ehelicher Sohn, v. Jgfr. Anna Dorothe Veriußin Herrn Joh: Carl Verius, Kieffers Weinhändlers und burgers allhier Eheliche Tochter [unterzeichnet] Philipp Jacob Kamm als hochzeiter, Anna Dorothe Verius als hochzeiterin (i 179)

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dans la maison qui appartient pour moitié au mari
1762 (23.11.), Me Lichtenberger (Jean Frédéric, 6 E 41, 336) n° 861
Inventarium über der Viel Ehren und Tugendreichen Frauen Annæ Dorotheæ Kammin gebohrner Veriusin, zu dem Wohl Edel u. Grosachtbahren Hn. Philipp Jacob Kamm, dem handelsmann und burgern alhier Zu Straßburg ihrem geliebten Ehe herrn für ohnverändert in den Ehestand gebrachte Nahrung, aufgerichtet Anno 1762. – in ihren den 6.ten Octobris A° 1762. mit demselben angetrettenen Ehestand, Kraft deroselben den 2.ten Septembris dicti anni vor mit Notario mit einander aufgerichteter Eheberedung §° 4.to für ohnverändert zugebracht – So geschehen in der königl. Stadt Straßburg in fernerer Gegenwarth S. T. Fr: Annæ Mariæ Veriußin gebohrner Moßederin der Ehefr. leibl. Fr.Mutter, den 23..t Novembris anno 1762.

In einer alhier Zu Straßburg ane der Ketten Gaß gelegener dem diß. Eheherren Zur hälfte eigenthümlich zuständiger und dißorts Zum theil bewohnender behaußung ist befund. worden wie folgt.
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. hßraths 356, Sa. Silbers u. dergl. Geschmeids 62, Sa. goldener Ring u. Geschmeids 189, Sa. baarschafft 529, Sa. 1137 lb – Und wan hierzu gelegt wird die hßteuren 175 lb, So wird Ihr der Frauen Kammin geb. Veriusin samtl. in die Ehe gebrachtes eigenthümliches Vermögen sich belaufen auff 1312. lb

Philippe Jacques Kamm et Jacques Kamm louent un appartement au bureau des Logements militaires, pour lequel agit le Treize François Antoine Guerin

1764 (2.6.), Chambre des Contrats, vol. 638 f° 355
H. Philipp Jacob und H. Jacob Kamm beede weinhändler
in gegensein S.T. H. XIII Frantz Anthoni Guerin innahmen löbl. Einquartirungsstub
entlehnt, in ihrer ane dem Ketten: und Schuhmacher gaß gelegenen behausung die samtliche wohnung so in der Schuhmachergaß gelegen samt der großen stallung und remise und einen keller so unterschlagen im eingang des hauses in der Kettengaß – auff 9 nacheinander folgenden jahren auff instehenden Johannis Baptistæ, um einen jährlichen Zinß nemlich 175 pfund

Philippe Jacques Kamm loue une partie de la maison au maître de forge Claude Joseph Monniot

1768 (27.6.), Me Humbourg (6 E 41, 130)
Bail de 6 ans qui ont commencé le jour d’hier – Sr Philippe Jacques Kamm Negotiant
au Sr claude Joseph Monniot Mr de forge a Cirey en Eveché et en franche comté
une chambre a poele et deux chambres a cheminée y attenant et une autre chambre a poele et alcoves et deux garde robes le cabinet y attenant et la cuisine a côté de lad. chambre a alcove, le tout de plein pied au premier étage du corps de logis du derrière prenant jour dans la cour de la maison du Sr bailleur rue de la chaine qui a une sortie dans celle de la rue des Cordonniers dont le Sr preneur pourra profiter, plus une chambre pavée en briques a deux croisées au troisième Etage pour le linge sale dans le même corps de logis, Et une chambre a poele et cheminée au Rez de chaussée du corps de logis du devant prenant jour dans lad. rue de la chaine et dans la cour une partie de cave séparée de lattes au dessous de ladite chambre a poele et cheminée et l’usage en commmun de la buanderie pour couler les lessives et d’un grenier pour secher le linge Enfin l’écurie pour deux ou trois chevaux le grenier à foin une remise pour une voiture s’il en a besoin et un emplacement couvert pour placer le bois de chauffage pour 500 livres

Philippe Jacques Kamm loue un appartement à Salomon de Cronhielm juste avant de vendre la maison

1769 (9.5.), Me Laquiante (6 E 41, 1031)
Bail de 3 années consécutives qui commenceront de la St Jean prochaine – Sr Philippe Jacob Kamm marchand de Strasbourg
à M Salomon de Cronhielm Chevalier de l’Ordre Royal de St Louis et Colonelle d’infanterie demeurant à Strasbourg
L’apartement du retz de chaussée du fond de la cour de la Maison a Luy appartenante en cette ville rue de la Chaine donnant par derrière sur celle des Cordonniers Lequel dit appartement est composé d’un poele avec son fourneau de fonte d’une chambre a cheminée, d’une autre chambre a cheminée avec un fourneau de fonte, de trois garde robe, de deux cabinets dont l’un a un petit fourneau de fonte, d’une cuisine, d’une chambre de Domestique d’une Cave pour uen trentaine de mesures de vin sous la maison de devant et d’un bucher dans la cour et L’usage commun de la cour et des latrines – moyennant un loyer annuel de 100 livres tournois
[in fine :] 5 août 1769 Sr Jean Laurent Goetz Me Maçon en qualité d’acquéreur de la maison mentionnée (…) donner encore au Sr preneur une chambre de Domestique au grenier parce que le Sr Kamm en avoit Donné une encore qu’elle ne fut pas compris dans ledit bail

Philippe Jacques Kamm vend la maison 3 500 livres au maître maçon et chef de chantier de l’Œuvre Notre Dame Jean Laurent Gœtz

1769 (14.7.), Chambre des Contrats, vol. 643 f° 505-v
H. Philipp Jacob Kamm der handelsmann
in gegensein H. Lorentz Götz des werkmeisters des löbl. Stiffts Frauenhaus
eine behausung und hoffstatt mit allen gebäuden, begriffen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten nebst der biergerechtigkeit, welche aber weder H. Käufer noch jemand anders, es möge seÿn wer es wolle, kann aufrichten, er habe dann vorhien H. Johann Joachim Fischer dem bierbrauer oder deßen erben, dieße behausung unter dießer bedingung verkaufft um 3000 pfund, ane der Schumacher und Kettengaß, in dieser letzteren neben E. E. Zunfft der schumacher, anderseit neben H. Ernst dem Pastetenbecken, in der Schumachergaß einseit neben weÿl. H. Pfarrer Walters erben, anderseit neben Johann Georg Unsinn dem schneider wittib und erben – theils ein d. 30 junÿ 1761 theils ein d. 21. junÿ 1766 erkaufftes guth – um 3500 pfund

Jean Laurent Gœtz loue un appartement à Jacques Louis Schurer, professeur de physique et chanoine de Saint-Thomas

1777 (17.4.), Chambre des Contrats, vol. 651 f° 147-v
H. Exsenator Johann Lorentz Götz der werckmeister des Münsters
in gegensein S.S. T.T. H. Jacob Ludwig Schurer, professoris physicus et capituli Thomani canonici als nahmens Fr. Catharinæ Salome Walterin geb. Schubartin weÿl. H. Exsenatoris Gerhard Walter des handelsmanns wittib
in seiner ane der Schumachergaß gelegenen behausung eine vollständige wohnung verlehnt aus dem gantzen ersten stock im hintern haus das aussicht theils in den hoff theils in ermelte Schuhmachergaß einen unterschlagenen keller, einen holtzplatz nebst einer cammer zur helffte die der H. verlehner falls jemanden die andere helffte daran verlehnt werden sollte auff seinen kosten zu unterschlagen gehalten sein will – auff 12 nacheinander folgenden jahren, um einen jährlichen Zinß nemlich 350 livres

Jean Laurent Gœtz vend 12 000 livres strasbourgeoises la maison au négociant Jean Henri Lotzbeck

1784 (28.10.), Chambre des Contrats, vol. 658 f° 394-v
H. Johann Lorentz Götz der maurer werckmeister und E. E. (-) alter beÿsitzer
in gegensein H. Johann Heinrich Lotzbeck des handelsmanns
eine behausung bestehend aus vorder hinter und nebens gebäuden hoff, bronnen, remise, stallung und hoffstatt mit allen deren übrigen begriffen, weithen, Zugehörden, rechten und gerechtigkeiten theils ane der Kettern theils ane der Schuhmacher gaß und zwar in der Ketten gaß einseit neben E. E. Zunfft der schuhmacher, anderseit neben H. Ernst dem paßmentirer, ane der Schuhmacher gaß aber einseit neben H. Unsinn dem goldarbeiter, anderseit neben H. Eberts dem handelsmann, welche behausung aus mehrern corps de logis bestehend /:worunter die remise zu einer chaise begriffen:/ – um 48 000 livres tournois

Le baron Salomon de Cronhielm meurt en 1785 en devant un loyer à Jean Laurent Gœtz.

1785 (7.1.), Me Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 886) n° 269
Inventarium über Weiland Herrn Salomon Baron de Cronhielm gewesenen Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de St Louis und auch weÿl. Fraun Lorette geb. Boyer beiden hier wohnhaft gewesener verstorbener Ehegatten Verlassenschafft, nach ihrem zu Anfang dieses Jahrs bald nacheinander erfolgten Absterben hinterlassen haben auf Ansuchen Herrn Johann Frantz Ehrmann J.V.Lti et Cancellariæ Substituti als gerichtlich ernannten Curatoris des Eheherrn Massæ so dann ad requisitionem Herrn Johann Daniel Storr J.V. Lti Ritterschaftlichen Amtmanns und hiesigen Procuratoris viarii alhier obrigkeitlich nominirten Curatoris
Bericht, Ob der verstorbene H. Baron de Cronhielm Erben hinterlassen habe und wer allenfalls selbige seÿen ist disorts gäntzlich unbewußt, die nach verstorbene Mad. de Cronhielm soll berichteter masen eine einige Schwester ab intestato zu Erbin verlaßen haben nahmentlich Delle Catherine Boyer weil. H. Anthoine Boyer gewesenen Medecin Chirurgien Major des Hopitaux zu Metz großjährige tochter
Schulden aus diese Verlassenschafft zu bezalend, It. prætendirt Hr Exsenator Johann Lorentz Götz der Werckmeister alhier an Haußzins für ein Vierteljahr bis Annunciationis Mariæ 1785 gerechnet 18 lb 15
Series rubricarum hujus Inventarÿ, hausrath 258 lb, Weins 2 lb, silbers 17 lb, Golds 3 lb, schulden 1000 lb, summa summarum 1281 lb, schulden 428 lb, Nach solchem Abzug 853 lb

Jean Henri Lotzbeck de Strasbourg domicilié à Lahr vend la maison à Frédéric Guillaume Lotzbeck

1793 (17.9.), Strasbourg 4 (12), Me Greis n° 335, altes 369 – acp 19 f° 76 du 17.9.
der burger Johann Friderich Holtzapffel Handelsmann als zufolg sub signatura privata de Dato Lahr den 30. julÿ 1793 von August Deimling dem Stadtschreiner daselbst beschienen contituirter Mandatarius Johann Heinrich Lotzbeck des Handelsmanns von hier, dermalen zu gedachtem Lahr sich aufhaltend
des burgers Friderich Wilhelm Lotzbeck handelsmann
eine behausung bestehend in Vorder: Hinter: und Nebens gebäuden, Hoff, bronnen, Remise, Stallung und Hoffstatt mit allen deren übrigen begriffen, Weiten, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier theils an der Ketten: und theils an der Schuhmacher gaß und zwar in der Kettengaß mit N° 5 bezeichnet, einseit neben der vormaligen Schuhmacher Zunfft stube an weiland des burgers Johann Balthasar Ernst geweßenen Pastetenbecks Wittib und Erben an der Schuhmachergaß aber mit N° 4 marquirt einseit neben weiland des burgers Johann Georg Unsin geweßenen Goldarbeiters Wittib anderseit neben dem burger Philipp Jacob Eberts handelsmann welche in mehreren Corps de Logis bestehende behaußung – als ein von erstbesagtem burger Johann Lorentz Götz den 28. oct. 1784 erkauftes Guth eigenthümlich zuständig ist wie solches in hiesiger Cantzleÿ Contract Stube (aufgerichteten) Kauffbrieff – um 40 000 Livres

Frédéric Guillaume Lotzbeck vend quelques mois plus tard la maison au négociant Jean Jacques Meyer

1794 (26 thermidor 2), Strasbourg 4 (12), Me Greis n° 437, altes 409, acp 25 f° 118-v du 28 ther. 2
le Citoyen Frédéric Guillaume Lotzbeck Negociant
à Citoyen Jean Jacques Meyer aussi Negociant
Sçavoir une Maison consistante en plusieurs Corps de logis, cour, puis, Remise et Ecurie avec ses autres droits, appartenances et dependances, sans rien reserver ni excepter, avec tous les fourneaux murés, armoires, bancs, cribles et autres petits ustensiles pour la fabrication du Tabac, laquelle dite Maison est Sçize à Strasbourg en partie Ruë de Francklin /:cydevant Ruë dela Chaine:/ marquée de N° 5 aboutissante d’un côté à la cydevant Tribu des Cordonniers, de l’autre aux veuve et héritiers de feu le Citoyen Jean Balthasar Ernst, Patissier et en partie Ruë de l’Industrie /:cydevant Rië des Cordonniers:/ marquée de N° 4 aboutissante d’un côté au citoyen Philippe Jacques Eberts Negociant de l’autre à la Veuve de feu le Citoyen Jean Georges Unsin orfèvre
Sçavoir une Maison consistante en plusieurs Corps de logis, cour, puis, Remise et Ecurie avec ses autres droits, appartenances et dependances, sans rien reserver ni excepter, avec tous les fourneaux murés, armoires, bancs, cribles et autres petits ustensiles pour la fabrication du Tabac, laquelle dite Maison est Sçize à Strasbourg en partie Ruë de Francklin /:cydevant Ruë de la Chaine:/ marquée de N° 5 aboutissante d’un côté à la cydevant Tribu des Cordonniers, de l’autre aux veuve et héritiers de feu le Citoyen Jean Balthasar Ernst, Patissier et en partie Ruë de l’Industrie /:cydevant Rië des Cordonniers:/ marquée de N° 4 aboutissante d’un côté au citoyen Philippe Jacques Eberts Negociant de l’autre à la Veuve de feu le Citoyen Jean Georges Unsin orfèvre
Les parties sont en outre convenû des Clauses et Conditions expresses qui suivent, Sçavoir : 1° que ledit Citoyen Meyer acquéreur promet et s’oblige de remplir toutes les Clauses et Conditions sous lesquelles le dit citoyen Goetz (Jean Laurent Goetz cydevant architecte) a vendu la dite maison à Jean Henry Lotzbeck frère du dit Frédéric Guillaume Lotzbeck suivant Contrat de vente passé à la Chambre des Contrats en datte du 28. octobre 1784 /:vieux style:/ – moyennant 80 000 Livres de France

Fils de l’administrateur du grenier à sel, le marchand Jean Jacques Meyer épouse en 1784 Marie Charlotte Striedbeck : contrat de mariage, célébration
1784 (7.10.), Me Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 894) n° 109
Eheberedung – persönlich erschienen Herr Johann Jacob Meÿer, der leedige Handelsmann, Herrn Johann Jacob Meÿers, des beamten in dem Saltzhauß und burgers allhier ehelich erzeugter Sohn, unter authorisation dieses seines H Vaters, alß bräutigam an einem
Sodann Jungfrau Maria Charlotta Striebeckin, Herrn Johann Michael Striedbecks des geschwornen Wechßel Courtier und burgers allhier ehelich erzeugte Tochter, unter autorisation dieses ihres Hn Vatters, als braut, an dem andern theil
so beschehen allhier Zu Straßburg Donnerstags den 7. Octobris Anno 1784. [unterzeichnet] Johann Jacob Meÿer als bräutigamn Maria Charlotta Stribeckin als braut

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 167-v, n° 53)
Im Jahr Christi 1784 Dienstags den 7. Decembris (wurden) offentlich copulirt und ehelich eingesegnet worden Herr Johann Jacob Maÿer lediger wexel-Censal oder Courtier und burger alhier, herr, Johann Jacob Meÿers Beamten in der Statt Straßburg Saltzhauß und burgers alhier und Frauen Mariä Magdalenä gebohrne Tiefenbächin ehelicher Sohn und Jungfrau Maria Charlotta Striedbeckin, Herrn Johann Michael Striedbeck geschwornen Wexel- Censals oder Courtier und burgers allhier und Fraun Mariä Salome gebohrner Schätzelin eheliche Tochter [unterzeichnet] Johann Jacob Meÿer als bräutigam, Maria Chalotta Striebecklin als braut (i 169)

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dans une maison quai Saint-Nicolas
1784 (23.12.), Me Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 885) n° 265
Inventarium über Herrn Johann Jacob Meÿer handelsmanns und Frauen Mariæ Charlottæ geb. Striebeckin beider Eheleuthe einander vor ohnverändert in den Ehestand zugebrachte Nahrungen, in ihrem Vor mir den 7. oct. dieses zu End laufenden 1784 Jahrs miteinander errichteten Ehe Contract stipulirt haben
in einer an dem St Niclaus Staden gelegen hiehero nicht gehörigen behaußung, in fernerem beÿseÿn H. Johann Jacob Meÿers des beamten im Saltzhaus des Ehemanns Vatters wie auch H. Johann Michael Striebeck des Wechßelcourtier als der Ehefrauen Vaters
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Des Ehemanns in die Ehe gebrachtes Vermögen, hausrath 122 lb, silbers 50 lb, Goldene ringe 225 lb, baarschafft 159 lb, Summa summarum 557 lb – haussteur 227 lb, Summa 784 lb
der Ehefrauen in die Ehe gebrachtes Vermögen, hausrath 353 lb, silbers 39 lb, gold. Ring 427 lb, baarschafft 51 lb, Pfenningzinß hauptgüter 3050 lb, Summa summarum 3921 lb – Schulden 50 lb, Nach deren Abzug 3871 lb, haussteur 227 lb, summa 4098 lb

Jean Jacques Meyer meurt en 1817
1818 (22.1.), Strasbourg 5 (45), Me F. Grimmer n° 10 233 – vacation du 10.3. (acp 138 F° 52-v du 13.3.) – Enregistrement de Strasbourg, acp 137 F° 134-v du 2.2.
Inventaire de la succession de Jean Jacques Meyer, propriétaire décédé le 7 novembre dernier – à la requête de Marie Charlotte Stribeck mère et tutrice légale de 1. Charles Auguste 20 ans, 2. Sophie Guillaumine 18 ans, 3. Frédéric Théodore 16 ans, en présence de François Ehrmann, graveur subrogé tuteur

dans la maison du Sr Geck marchand de houblon quai Nicolas n° 25
mobilier 2979 fr
propres de la veuve, meubles et effets 400 fr
immeubles, un jardin de la contenance d’environ 17 ares et demi avec la maison qui s’y trouve formant enclos entouée d’une cloison située dans la banlieue de Strasbourg hors la porte Dauphine canton dit Schirmfeld, d’un côté le Sr Arns d’autre les héritiers Juncker, irrigé [sic] par le canal appelé Bubenwaeserlein d’un bout canal d’autre N Reibel – deux tiers cédés à la veuve par son père Jean Michel Stribeck propriétaire pour 3000 francs par acte reçu Me Lacombe fils le 17 février 1812, un tiers acquis par deux contrats reçus Me Stoeber les 9 avril 1812 et 7 juin 1816 (sans estimation)
créances 1200 fr, remploi 44 539 fr à deduire, masse active 46 515 fr, passif 560 fr
propres aux héritiers, meubles 1803 fr, argenterie 100 fr, montre d’or 72 fr, immeubles 4601 fr (prés 90 ares demi à Strasbourg 4000 fr et 11/72 d’un étal de boucher sous la petite boucherie n° 90 estimé 601 fr), créances 820 fr, total de l’actif 7396 fr, passif 63 138 fr
Contrat de mariage Me Greis le 7 octobre 1784, inventaire des apports le 23 décembre 1784

Sa veuve Marie Charlotte Stribeck meurt quelques mois plus tard en juillet 1818
1818 (31.8.), Strasbourg 5 (45), Me F. Grimmer n° 10 506 – Enregistrement de Strasbourg, acp 140 F° 56 du 9.9.
Inventaire de la succession de Marie Charlotte Stribeck veuve de Jean Jacques Meyer, propriétaire, décédée le 14 juillet dernier – à la requête de Chrétien Frédéric Stribeck fils négociant et François Ehrmann graveur le premier tuteur ordinaire de 1. Charles Auguste 20 ans 6 mois, 2. Sophie Guillaumine 18 ans 6 mois, 3. Frédéric Théodor Meyer 16 ans 6 mois
dans sa demeure quai St Nicolas n° 74
meubles 1929 fr, argenterie 136 fr, créances 44 000 fr, total 46 065 fr – Présents de baptême

Jean Jacques Meyer vend la maison au négociant Nicolas (de) Türckheim

1796 (23 frimaire 5), Strasbourg 3 (44), Me Übersaal n° 271 – Enregistrement de Strasbourg, acp 44 F° 6-v du 26 frim. 5
der bürger Johann Jakob Meyer handelsmann
in gegensein bürger Niclaus Türckheim auch handelsmann
Eine behaußung bestehend in Vorder: Hinder: und Nebens: Gebäude einem Hof bronnen Remise Stallung und der hoffstatt samt alle übrige derselben begriffen, weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten theils an der Ketten: theils an der Schuhmacher Gaß und zwar in der Kettengaß mit N° 5 bezeichnet, einseit neben der ehemaligen Zunft stube der Schuhmacher anderseit neben des weil. bs Johann Balthasar Ernst gewesenen Pastetenbeckers Wittib und Erben in der Schuhmachergaße aber mit N° 4 bezeichnet einseit neben bürger Philipp Jakob Eberts dem handelsmann anderseit neben bürgers Johann Georg Unsin Goldarbeiters Wittib, welche völlige behaußung 40 000 livres capital (verpfändet) zufolg Kauf Contract in der C. C. Stube den 28. oct. 1784 auffgerichtet dem bürger Johann Lorenz Götz Maurer dahier an Kauffschilling, nebst Kauf Contract welcher zwischen dem burger Meÿer als damaligem Käufer der behausung vor dem b. Not. Greis den 26. thermidor 2 passirt – um 50 000 livres

Nicolas de Türckheim déclare avoir acquis la maison au nom de Léopold Samuel de Strasbourg et de Marx Samuel de Hagenthal-le-Bas

1797 (25 fruct. dernier), ssp, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 54 f° 76 du 4 compl. 5
Déclaration par le Cit. Turckheim que la maison située a Strasbourg rue de la chaine qu’il a acquit de Jean Jacques Meyer moyennant la somme de 50 000 livres par Contrat du 23 frimaire dernier etoit pour et au nom de Leopold Samuel de Strasbourg et Marx Samuel de Niederhagenthal

Léopold Samuel meurt à la fin de l’an V. La minute de son inventaire n’est pas conservée. Ses enfants assurent à la veuve Marie Anne Dreyfuss la jouissance viagère de la maison

1797 (17 vend. 6), Strasbourg 1 (14), Me Lacombe n° 14, Fantôme vide Boete N° 14 – Enregistrement de Strasbourg, acp 54 f° 141-v du 20 vend. 6
Inventaire de la succession de Leopold Samuel Negt de Strasbourg, décédé à Niederbronn le 24 thermidor

1798 (26 vend. 6), ssp, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 58 f° 2-v du 9 pluv. 6
acte par lequel les enfants de feu Leopold Samuel de Strasbourg assurent gratuitement
a M.ie Dreyfuss leur mere veuve dud. Samuel savoir
1. la Jouissance sa vie durante qui ne durera cependant qu’autant qu’elle restera veuve d’une partie de maison a Strasbourg estimée cette jouissance a 150 livres par an – (rente viagere)

Marc Samuel meurt en 1807 en délaissant huit enfants issus de sa femme Bessel Dreyfuss. La minute de l’inventaire n’est pas conservée, les héritiers sont mentionnés dans un accord passé en 1808

1808 (11.1.), Strasbourg 1 (32), Me Lacombe – Enregistrement de Strasbourg, acp 104 f° 129 du 21.1.
Inventaire de la succession de Marx Samuel propriétaire – voyez reg. supplémentaire
n° 6275 du 9.2. – Bissel Dreyfus veuve de Marx Samuel Banquier assitée de Jacques Joseph Momy avocat tutrice naturelle de Lazar Marx Samuel, Reine Marx Samuel, Abraham Marx Samuel et Fradel Marx Samuel ses 4 enfants mineurs, Keyla Marx Samuel épouse de Marx Lehmann négociant en cette ville, Judithe Marx Samuel épouse du Sr Godchaux Samuel négociant à Strasbourg, Goton Marx Samuel épouse de Marx Hirtz négociant à Vintzenheim département du Haut Rhin, Anna Marx Samuel majeure, seuls et uniques héritiers
et Mayer Samuel négociant d’autre part vivant associés sous la raison frères Samuel

Sépulture, Strasbourg (n° 1164)
L’an 1807, le 20° jour du mois de juillet (…) que Marx Samüel, agé de 50 ans, Banquier, natif de Niederhagenthal, Département du haut Rhin, fils légitime de feu Samüel Lazare, négociant, & de feüe Ettel Brunswick, Epoux de Besel Dreyfus, est décédé hier 19 juillet vers deux heures de relevée en la maison située vieux marché aux vins N° 88 (i 72)

La déclaration des noms de 1808 énumère les enfants de Léopold Samuel dont la veuve habite la maison rue de la Chaîne et ceux de Marc Samuel dont la veuve habite au Vieux-Marché-aux-Vins
1808, Déclaration de nom des Juifs
n° 1089 Dreyfuss Marie Anne – Marie Anne Dreyfuss Veuve de Léopold Samuel, négociant, domiciliée en cette ville Rue de la Chaîne N° 5, laquelle nous a déclaré conserver le nom de Dreyfuss pour nom de famille et ceux de Marie Anne pour prénoms, le 31 octobre 1808
n° 1090 Samüel, Germain – Gottschau Samüel, négociant, domicilié en cette ville Rue de la Chaîne N° 5, lequel nous a déclaré conserver le nom de Samüel pour nom de famille et prendre celui de Germain pour prénom, le 31 octobre 1808
n° 1091 Samüel, Judith fe. Samüel – Judith née Samüel, Epouse de Germain Samüel négociant qui se prénommait antérieurement Gottschau Samüel, domiciliée en cette ville Rue de la Chaîne N° 5, laquelle nous a déclaré conserver le nom de Samüel pour nom de famille et celui de Judith pour prénom, le 31 octobre 1808
n° 1092 Samüel, Samüel Léopold – Germain Samüel négociant qui se prénommait antérieurement Gottschau Samüel, domiciliée en cette ville Rue de la Chaîne N° 5, en vertu de sa procuration spéciale et authentique (…) pardevant Guillaume Jordan, Notaire royal à Berlin (…), laquel nous a déclaré que ledit Samüel Leopold Samüel conserve le nom de Samüel pour nom de famille et ceux de Samüel Léopold pour prénoms, le 31 octobre 1808
n° 1097 Samüel, Raphaël Leopold – Marie Anne Dreyfuss veuve de Leopold Samüel, négociant, domiciliée en cette ville Rue de la Chaîne N° 5, laquelle nous a déclaré conserver à Raphaël son fils Mineur né à Niederhagenthal en 1789 le nom de Samüel pour nom de famille et lui donner ceux de Raphaël Leopold pour prénoms, le 31 octobre 1808
n° 1098 Samüel, Fanny – Marie Anne Dreyfuss veuve de Leopold Samüel, négociant, domiciliée en cette ville Rue de la Chaîne N° 5, laquelle nous a déclaré conserver à Fanny sa fille Mineure né à Niederhagenthal en 1791 le nom de Samüel pour nom de famille et celui de Fanny pour prénom, le 31 octobre 1808
n° 1099 Samüel, Maurice – Marie Anne Dreyfuss veuve de Leopold Samüel, négociant, domiciliée en cette ville Rue de la Chaîne N° 5, laquelle nous a déclaré conserver à Meyer son fils Mineur né à Niederhagenthal en l’an deux le nom de Samüel pour nom de famille et lui donner celui de Maurice pour prénom, le 31 octobre 1808
n° 1131 Dreyfuss Babette Ve Samüel – Babette Dreyfuss veuve de Marx Samüel, banquier domiciliée en cette ville au vieux Marché aux vins n° 88, laquelle nous a déclaré conserver le nom de Dreyfuss pour nom de famille & celui de Babette pour prénom, le 31 octobre 1808
n° 1132 Samüel, Anne Marc – Hanna Samüel, non mariée, domiciliée en cette ville au vieux Marché aux vins n° 88, laquelle nous a déclaré conserver Samüel pour nom de famille et prendre ceux d’Anne Marc pour prénoms, le 31 octobre 1808
n° 1133 Samüel, Lazare Marc – Babette Dreyfuss veuve de Marx Samüel, banquier domiciliée en cette ville au vieux Marché aux vins n° 88, laquelle nous a déclaré conserver à Lazare son fils mineur né à Niederhagenthal en 1792 le nom de Samüel pour nom de famille & lui donner ceux de Lazare Marc pour prénoms, le 31 octobre 1808
n° 1134 Samüel, Reine Marc – Babette Dreyfuss veuve de Marx Samüel, banquier domiciliée en cette ville au vieux Marché aux vins n° 88, laquelle nous a déclaré conserver à Reine sa fille mineure née à Belfort en l’an deux le nom de Samüel pour nom de famille & lui donner ceux de Reine Marc pour prénoms, le 31 octobre 1808
n° 1135 Samüel, Françoise Marc – Babette Dreyfuss veuve de Marx Samüel, banquier domiciliée en cette ville au vieux Marché aux vins n° 88, laquelle nous a déclaré conserver à Françoise sa fille mineure née à Niederhagenthal en l’an quatre le nom de Samüel pour nom de famille & lui donner ceux de Françoise Marc pour prénoms, le 31 octobre 1808
n° 1133 Samüel, Abraham Marc – Babette Dreyfuss veuve de Marx Samüel, banquier domiciliée en cette ville au vieux Marché aux vins n° 88, laquelle nous a déclaré conserver à Abraham son fils mineur né à Niederhagenthal en l’an six le nom de Samüel pour nom de famille & lui donner ceux d’Abraham Marc pour prénoms, le 31 octobre 1808

La maison de la succession Marc Samuel est attribuée à sa fille Françoise

1812 (19.11.)
Strasbourg, Me Lacombe, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 121 F° 24-v du 25.11.
Partage et tirage au sort, voir reg. supplémentaire, partage d’immeubles n° 2791 – Marx Samuel négociant – entre Bessel Dreyfuss veuve tutrice naturelle de Lazare, Reine, Françoise, Abraham Marx Samuel, Judith Marx Samuel femme de Germain Samuel négociant, Germain Samuel tuteur de Lehmann Marx, Henriette et Caroline par représentation de feu Kaila Marx Samuel femme de Marx Lehmann, Gollan Marx Samuel femme de Marx Hirtz propriétaire à Wintzenheim, Anna Marx Samuel femme de Samuel Samuel négociant les 8 enfants
Lot 1 ; le quart par indivis de la maison rue de la Chaine n° 5 pour 17 500
Lot 2 : (idem)
Lot 3 : la moitié d’une maison vieux Marché aux Vins n° 88 pour 27 000 fr
Lot 4 ; (idem)
n° 1 à Françoise Marx Samuel, n° 3 à Lazar

Les héritiers Léopold Samuel et Marx Samuel exposent la maison aux enchères devant le tribunal civil. L’acquéreur est le négociant Jean Henri Müller

1817 (28.8.), Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 96, n° 81
Tribunal Civil de de Première Instance – Cahier des Charges du 1.12.1810
par devant M. Brucker juge suppléant au tribunal civil de Première instance, Adjudication – Cahier des Charges vente par licitation, (…) jugement du 10 août 1810 – ladite maison dépend des successions délaissées par Léopold Samuel et Marx Samuel, négociant, appartient primo pour la moitié aux héritiers de feu ledit Sr Léopold Samuel dont les noms suivent savoir primo Samuel Léopold Samuel, 2. Raphael Léopold Samuel, 3. Germain Léopold Samuel, ces trois négociants, 4. Fanny Léopold Samuel, 5. Maurice Léopold Samuel, ces deux derniers mineurs procréés avec Marie Anne Dreyfuss, ayant pour tuteur Meyer Samuel et subrogé tuteur Raphael Léopold Samuel, susdit, héritiers de Léopold Samuel chacun pour 2/5,
secondo l’autre moitié de ladite maison appartient aux héritiers de Marx Samuel dont les noms suivent 1. Judith Marx Samuel épouse de Germain Leopold Samuel susdit pour 1/8, secondo Gothon Marx Samuel épouse de Marx Hirtz, négociant à Wintzenheim pour 1/8, 3. Hanna Marx Samuel, majeure pour 1/8, 4. Lazare Marx Samuel, 5. Reine Marx Samuel, 6. Françoise Marx Samuel, 7. Abraham Marx Samuel, les quatre derniers mineurs ayant pour tutrice naturelle leur mère Barbe Dreyfuss, ci devant Bessel Dreyfuss, la veuve et subrogé tuteur Salomon Samuel, rabbin à Strasbourg chacun pour 1/8, 8. Théodore Lehmann, 9. Henriette Lehmann, 10. Caroline Lehmann, les trois derniers enfants mineurs de feu Leyla Marx Samuel femme de Marx Lehmann, négociant à Strasbourg ayant pour tuteur Germain Leopold Samuel susdit et subrogé tuteur Benoit Samuel, rentier à Strasbourg chacun pour 1/24
le 7 août 1817 par devant M. François Charles Brucker, juge, adjudication définitive pour 50 100 francs à Me Klauhold
Déclaration de command du 8 août pour Jean Henry Müller, négociant
d’une maison sise à Strasbourg consistant en deux grands corps de logis dont l’un situé dans la rue de la Chaîne n° 1 attenant d’un côté Philippe Schulmeister boulanger, d’autre côté partie la propriété de la veuve Laurent Wiegert et partie ci devant poele des cordonniers,
le second corps de logis dans la rue des Cordonniers n° 4 d’un côté propriété de la veuve Unsinger, d’autre partie celle de la veuve Riehl, partie le poele des cordonniers – le premier des corps de logie est construit entièrement en pierre de taille, il se compose d’un rez de chaussée surmonté de deux étages, mansardes, caves, écurie et autres aisances, dépendances, le second corps de logis est distribué en trois bâtimens principaux à deux étages composé de logement, cour, cave, magasin, bûcher, buanderie, grenier et autres aisances, appartenances, dépendances – (titres) inventaire de la succession de Léopold Samuel reçu Me Lacombe le 12 fructidor 5, inventaire de Marx Samuel reçu même notaire le 12 janvier 1808 – acquis du Sr Goetz sous le nom de Nicolas Türckheim par acte Me Ubersaal le 23 frimaire 5 et déclaration de command du 25 prairial suivant. Par jugement du tribunal civil du 10 août 1810 ordonnant la vente, (…) rapport d’experts du 26 juillet précédent estimé à 85 000 francs
Me Jacques Joseph Momy, avocat avoué près le tribunal civil de Première instance demeurant à rue de la Nuée Bleue chargé de poursuivre la vente – Cahier des Charges du 1 décembre 1810
22 mai 1812, par devant M Antoine Louis Baehr, juge au Tribunal Civil, sans enchère
Nouveau Cahier des Charges, par devant M. Marchal juge au Tribunal Civil, Jugement du 9 août 1816, le Tribunal par son jugement du 9 août 1816 (autorise l’adjudication) au dessous de la somme de 85 000 francs, pour 50 000 francs, fait le 12 septembre 1816, Me Momy et Klauhold

Jean Henri Müller épouse en 1807 Christine Frédérique Mannberger
1807 (30.12.), Strasbourg 10 (32), Me Zimmer n° 383, 3408 – Enregistrement de Strasbourg, acp 104 f° 97 du 31.12.
Contrat de mariage – Mr Jean Henri Müller Négociant à Strasbourg fils de M Jean Müller, ministre près la paroisse du temple de St Thomas, et de De Catherine Henriette Silbermann
Mademoiselle Christine Frédérique Manberguer fille majeure de feu Jean Daniel Manberguer, Négociant, et de De Catherine Salomé Ehrmann

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports
1809 (23.12.), Strasbourg 10 (20), Me Zimmer n° 413, 5257 – Enregistrement de Strasbourg, acp 113 f° 175 du 27.12.
Inventaire des apports de Jean Henri Müller, négociant et de Frédérique Mannberguer, Contrat de mariage devant le notaire soussigné le 30 décembre 1807 mariés le 10 février 1808
la mari : mobilier 751 fr, numéraire 2000 fr, total 2751 fr
la femme : mobilier 2205 fr, mobilier apporté en mariage 2345 fr, or 546 fr, numéraire 46 888 fr, total 51 984 fr


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