4, rue de l’Ecarlate


Rue de l’Ecarlate n° 4 – VIII 64 (Blondel), P 1346 puis section 11 parcelle 17 (cadastre)

Travées XVIII°, sans doute de 1768, maître d’ouvrage Hitschler

Ecarlate 4 (mars 2016)Ecarlate 4-2 (venelle)
Le 4, rue de l’Ecarlate est la maison rose clair.
La première partie a des encadrements de fenêtre à fausse clé moulurée et des appuis galbés. La deuxième partie en léger retrait forme unité avec l’aile
Venelle entre les numéros 2 et 4 sur le tracé de l’ancien ruisseau

La maison forme l’angle de la rue de l’Ecarlate et de celle du Cumin. Elle est séparée de sa voisine au nord par un terrain communal qui suit le tracé du ruisseau entre le fossé des remparts et la Bruche (l’Ill) dans laquelle il se jette devant l’hôtel du Dragon (plan). Elle appartient dans les années 1630 au conseiller de Ribeaupiere Jacques Sébastien Œstringer puis au marchand Thiébaut Güntzer qui en fait sa demeure en y faisant des travaux en 1651 juste après l’avoir achetée. Son fils Christophe Güntzer, secrétaire des Quinze, la cède au noble Jean Philippe Bapst de Bolsenheim. La Ville qui est déjà propriétaire de la maison voisine, dite cour du Margrave (Marggräffischer Hoff) où demeure le marquis de Chamilly, gouverneur de Strasbourg, l’acquiert en 1692 pour le service des logements militaires. Elle servira d’abord à loger l’aide major puis à partir de 1732 différents officiers dont les capitaines des portes.1727 Dragon
Sur le plan-relief ci-contre (1725-1727, Musée historique de Strasbourg) qui représente au premier plan l’hôtel du Dragon, la maison se trouve dans le coin supérieur gauche de l’image. Elle est précédée d’un petit bâtiment au milieu de la voie publique. L’aile en pavillon a trois fenêtres au rez-de-chaussée comme en 1830, deux seulement au premier. Le corps de bâtiment le long de la rue de l’Ecarlate comprend une seule partie alors qu’elle en forme deux sur les représentations ultérieures.
La Ville la vend en 1764 au courtier Jean Jacques Hitschler qui souhaite faire en 1768 des travaux dans le pavillon situé hors de l’alignement que Blondel a tracé quelque temps auparavant. Le plan non daté qui doit être contemporain représente le bâtiment dont l’emprise est la même qu’aujourd’hui ; le pavillon ne devra pas faire l’objet de travaux pour qu’il soit un jour possible d’ouvrir une rue vers le sud. Il est probable que le propriétaire se limite alors à transformer les quatre travées septentrionales dont les encadrements de fenêtre sont caractéristiques de l’art de construire en vogue à l’époque ; le maître d’œuvre serait alors Jean Lingenhœlin.
Jean Jacques Hitschler achète en outre en 1772 le Vieux Gouvernement mis en vente par la Ville. Il en vendra une partie et en conservera une autre qui comprend une maison rue du Dragon et un terrain annexé à sa maison rue de l’Ecarlate. La parcelle suit à partir de ce moment le cours du ruisseau, comme le montre le plan cadastral de 1836 (parcelle 1346 de la section P, hormis l’entrée rue Sainte-Elisabeth qui fait alors partie intégrante de la parcelle 1334).

AA 2089 (VIII, 64)
Remarques de Blondel sur la parcelle 64 du VIII° canton
(AMS, fonds du préteur royal, cote AA 2089)
255 Elévations a'-a
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 255

L’Atlas des alignements clos en 1829 signale une maison à rez-de-chaussée et deux étages en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), le bâtiment en forme de L commence au repère (g’) dans la rue du Cumin, son pignon (h’-i’) orienté vers l’est forme saillie dans la rue de l’Ecarlate, les seules ouvertures (trois fenêtres au rez-de-chaussée et trois à l’étage) sont orientées vers le nord. Le premier bâtiment nord-sud a son pignon (f’-g’) à six fenêtres dans la rue du Cumin et une façade (k’-l’) à trois travées rue de l’Ecarlate. Il est suivi d’un deuxième bâtiment (l’-m’-n’) à quatre travées (celles aux encadrements caractéristiques du XVIII° siècle), la partie (m’-n’) formant un angle coupé. Le bâtiment continue en (1-2) dans la cour B. La cour A permet de voir la façade sur cour (1-9) du premier bâtiment nord-sud à trois travées puis le deuxième (9-8-7) à quatre travées et trois niveaux de greniers. Les bâtiments (1-2-3-4) à rez-de-chaussée et deux étages longent la rue du Cumin vers laquelle les murs sont aveugles (c’-d’-e’-f’), les seules ouvertures (b’-c’) donnant dans le rue Sainte-Elisabeth. Les murs (4-5-6) ferment la cour vers la propriété voisine dont dépend le bâtiment (6-7).

255 Cour A255 Cour B255 Plan

Cours A et B – Plan de l’îlot (la maison se trouve à l’extrémité supérieure gauche)

1836, Cadastre (P) rue du Dragon1944 Section 11 n° 13-17
Plan cadastral de 1836 (le 4, rue de l’Ecarlate est la parcelle 1346)
Plan cadastral de 1896, extrait de 1944 (parcelle 17), l’alignement légal est représenté en rouge

Le marchand de papier peint Michel Frédéric Bœhm achète la maison pendant la Révolution. La maison appartient ensuite au négociant juif Théodore Salomon Picard puis (1824) au banquier Louis Ratisbonne qui la léguera à la ville pour en faire un hospice israélite, appelé Hospice Eliza, reconnu d’utilité publique par décret du 27 avril 1859. Le consistoire de l’hospice Eliza fait percer en 1867 une fenêtre au rez-de-chaussée de la façade rue du Cumin puis en 1902 deux fenêtres à l’étage, de part et d’autre de l’angle formé par les rues Sainte-Elisabeth et du Cumin. Le terrain est agrandi à deux reprises, pour acquérir d’abord un petit terrain à l’angle vers le 2, rue de l’Ecarlate et ensuite (exercice 1896) une partie de cour vers l’ouest. Le Consistoire est autorisé en 1911 à percer de nouvelles ouvertures dans la façade rue du Cumin bien que le bâtiment dépasse l’alignement légal. L’alignement est légèrement modifié en 1923 au portail rue Sainte-Elisabeth pour pouvoir construire des vespasiennes. L’architecte Emile Wolff transforme en 1934 la partie du rez-de-chaussée qui donne dans la cour. L’alignement légal empêche pendant la guerre les Hospices Civils de transformer la maison. Restitués à l’institution juive après la guerre, las bâtiments appartiennent ensuite définitivement aux Hospices Civils qui obtiennent en 1952 une dérogation pour percer de nouvelles baies dans la façade.

1911 Ecarlate 4, Plan (est)1934 Ecarlate 4, Façade sur cour
Transformations de 1911, en rouge, l’alignement légal
Façade sur cour, 1934 (dossier de la Police du Bâtiment)

Ecarlate 4 (Roland Burckel)Ste Elisabeth 29 (octobre 2007
Pavillon en aile (photographie Roland Burckel)
Vue de la rue Sainte-Elisabeth. Le bâtiment rose forme l’extrémité des bâtiments qui longent la rue du Cumin

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1634 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Jacques Sébastien Œstringer, conseiller des Ribeaupierre à Ribeauvillé, et Marie Salomé Vinther – luthériens
1647 adj Jean Frischmann, chancelier du prince de Wurtemberg à Horbourg puis résident du roi de France à Strasbourg, et Chrétienne Dorothée Clutenius – luthériens puis catholique
1650 éch Thiébaut Güntzer, marchand, et (1634) Marguerite Merckelbach puis (1647) Anne Guthmann – luthériens
1678 v Jean Philippe Bapst de Bolsenheim et (v. 1685) Anne Françoise Salomé de Rathsamhausen d’Ehnwihr puis (1704) Eve Julienne de Kippenheim – luthériens
1692 v Ville de Strasbourg pour le service des logements militaires, d’abord demeure de l’aide major puis (1732) des capitaines des portes
1764 v Jean Jacques Hitschler, orfèvre puis courtier, et (1745) Dorothée Marthe Piton puis (1747) Marie Salomé Pfeffinger – luthériens
1782 adj Jean Jacques Haffner, messager du bureau des tutelles, et (1760) Marie Salomé Kampmann, veuve de Jean Chrétien Lufft, chirurgien à Niederbronn – luthériens
1797 v Michel Frédéric Bœhm, fabricant de papiers peints, et (1796) Catherine Sophie Rœderer
1810 v Théodore Salomon Picard (Théodore Picard), marchand, et (v. 1800) et Sara Adler (Sara Isaac)
1824 v Louis Ratisbonne, banquier, président du Consistoire israélite, et (1811) Flore Cerf Berr
1857 legs Hospice israélite dit Hospice Elisa
1943* Ville de Strasbourg, Hospices civils
1948* Hospice Elisa
1952* Ville de Strasbourg, Hospices civils

Valeur de la maison selon les billets d’estimation : 750 livres en 1653 (bâtiment rue de l’Ecarlate) – 3 000 livres en 1784 (bâtiments des parcelles cadastrées sous les n° 1346 et 1334)

(1765, Liste Blondel) VIII 64, au Sr Hitschler
(1843, Tableau indicatif du cadastre) P 1346, Ratisbonne, Louis, banquier Grandes Arcades 21 – maison, sol, cour – 8,6 ares

Locations

1687, Charles Vaudin, aide major, et (1683) Marguerite le Goust, veuve de l’aide major Jean Baptiste Davet
1718 Claude Cuchot d’Herbain, aide major, et (1719) Catherine Pierrette Petin
1730 Michel Lamoureux, capitaine des portes, et (1726) Anne Juvigny
1737 Pierre du Chaillot aide major et capitaine des portes, et (v. 1723) Anne Augron veuve Chauvelin de Beauregard
1752 Charles Doffay, capitaine des portes, et (1720) Marie Elisabeth Daudet
1783, Seligmann Alexandre

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

1741, Livre des loyers communaux, VII 1472 (1741-1802) f° 661
La location que les préposés consentent à Charles von Ried en 1752 puis en 1762 (voir ci-dessous, directeurs fonciers) est inscrite au Livre des loyers communaux. L’article est supprimé après que la maison a été vendue au courtier Hitschler

H. Carl Von Ridt Lieutenant Colonel du Regt de Fischer Cavallerie solle von d. wohnung hinter dem alten Gouvernement, welche zuvor einer Von den jeweiligen Capitaines des Portes occupirt, jahrs auff weÿh. v. A° 1760. I.mo auff 9 Jahr laut Prot: de A° 1759. f: 102-b, 50 lb

1761
derselbe solle ferner Von der wohnung auff dem ersten stock in obigem hauß welche Zuvor M. Rose Cap.e des Portes occupirt jahrs auff weÿenachten und A° 1762. I.mo, 50 lb

(Quittungen 1762-1765)
1765 für ein halb jahr biß Joh. Bapt: 1764. 27 lb 10 ß mit 22 lb 10 ß nachlaß wegen d. 2. Zimmer welche H. Lt. Adam occupirt
Ist in A° 1764 auff Joh: B. an H. Hitschler den Courtier verkaufft worden

Directeurs fonciers (Bauherren)

1651, Directeurs fonciers VII 1352
Les préposés se rendent sur les lieux pour constater que Thiébaut Güntzer (qui a acheté la maison l’année précédente) fait creuser des fosses dans sa cour arrière à côté du mur de son portail vers le ruisseau. Il déclare qu’il y a déjà récupéré mille pierres d’un ancien mur qui lui serviront à sa maison. Les préposés lui demandent de ne plus creuser jusqu’à nouvel ordre.

(f° 48-v) Freÿtags den 9. Maÿ. Güntzer
Herren Stätt Von Müllenh. Jr. XV. Böckle H. XV. Kipßen, H. XV. Wolfahrts, H. Kipßen Vnd H Zeißolfs mit Zuziehung beeder Werckmeister in diebolt Güntzers Hauß beÿm drachen die Jenige gruben so 16 schu lang, 7 ½ schu breit Und 4 schu dief besichtiget, welche Er Güntzer in seinem Hindern Höfflin an der Maur neben dem Thor, die außwendig deß Waßergräblin Von dem Grünaügel sich daran herziehet, graben laßen, der berichtet Vf befragen, das Weil Er Vieler stein Zu nothwendigem bauw seines haußes benötiget, Vnd Er in dießer gegend gefunden daß Vnder dem Boden langs der gegen seinem Stall Zu eine dicke Maur gehet, hat Er durch seinen Welschen Jung., den Er ohne daß in seinem Costen erhalten muß, Zu der Zeit Wann im feld ohne das nicht Viel Zu Verrichten, solche Zu ersparung Vnkostens außgraben laßen Und bereits seiner außag nach etlich 1000 an dißen ort Vnd in dem stall erhalten.
Erkandt. Bedacht, soll in Zwischen sich fernern grabens enthalten.

1695, Directeurs fonciers (VII 1376)
Les préposés se rendent à la maison municipale où loge l’entrepreneur Saint-André sur place, derrière le corps de garde non loin de la rue du Dragon, pour constater que le mur derrière le puits communal doit être réparé

(f° 62-v) Dienstags den 6.t Ejusd. [Septembris 1695]. die Mawr in der Statt hauß am Scharlachgäßel würd bawfällig
Augenschein eingenommen in dem Statthauß hinter der Corps de garde, ohnfern des drachengäßels gelegen, darin der Entrepreneur St André logirt ist, an welchem die maur hinter dem Allmend bronnen dergestalt bawfällig, daß zu besorgen, dieselbe möchte einfallen, und schaden verursachen. Erk. bedacht.
(f° 65) Dienstags den 20. 7.bris 1695. St. André Wohnhauß – Wegen eingenommenen augenscheins in dem Statthauß ohnfern des Trachengäßels gelegen, darinen der Entrepreneur St André Wohnet, ist Erk. Soll die schadhaffte Mawr in guten stand gesetzt werden.

1699, Directeurs fonciers (VII 1378)
L’aide major Vaudin qui loge dans la maison demande de réorganiser les pièces du rez-de-chaussée et de remplacer l’escalier à vis par un escalier à la française. Les préposés font une autre proposition. Le chef des travaux demande la conduite à tenir étant donné que MM. Vaudin et Allié ne veulent pas modifier leur projet initial. Les préposés acceptent de réaliser leur projet sauf l’escalier. Quelques mois plus tard, l’aide major Vaudin demande de lambrisser le poêle du rez-de-chaussée, de vernir l’ancien poêle, de transformer l’alcôve, de poser dans la cour des marches en pierre et une rambarde en fer

(f° 17-v) Freÿtags den 27. Ejusdem [Martÿ 1699] Mons. Vaudin dem Königl. Ayde Major soll seine Wohnung reparirt werd.
Augenschein eingenommen in der Statt behausung ohnfern des drachengäßleins gelegen darin mann Monsieur Vaudin, den Ayde Major beÿ alhiesiger Garnison Zu logiren gesinnet ist, welcher Vermög des producirten Reiß unden auß dem großen haußehren ein große Stub und auß der darneben befindlichen Küchen eine Cammer Wie auch auß der daran ligenden Camer eine Kuchen gemacht Zu haben dann ane statt des schneckens eine Frantz. steeg Verlangt. Erk. Bedacht.

(f° 22) Dienstags den 7. Ejusdem [Aprilis 1699] Mons. Vaudin
Wegen des in Mons. Vaudin assignirten Wohnung am 27. Martÿ jüngst eingenommenen augenscheins ist Erk. Soll das haußehren und der darinn befindliche Schnecken nicht auff die Vorgeschlagene weiß Verbawen und hinweg gethan, sondern allein die an der Kuchen befindliche Riegelwand biß an des in den Hoff gehende erste fenster in dem haußehren ferner geruckt und ein andere Riegelwand längs des haußehrens Verfertiget werden, darmit die Küchen bleiben und 2. andere gemach mit einer Riegelwand unterscheiden und an jeder seithen dieser Riegelwand ein frantzösisches Camin außgeführt, umb solche beede Gemach alß Stuben gebrauchen Zu können, und gegen dem Schnecken Zu noch ein Kleine Cammer gemacht dieses solchergestalten in einen Riß gebracht, mit den herren Deputirten Zue Einquartierung communicirt herrn Syndico gewiesen und darauff also ins Werck gesetzt werden.

(f° 25-v) Freÿtags den 24. Ejusd. [Aprilis 1699.] Mons. Vaudin
Herr Frantz Rudolph Mollinger, der Statt Lohner, verlangt außweisung, welches project von den jenigen Gemachen die in der Statt behausung, darein Monsieur Vaudin, der Ayde Major, logirt werden solle, verfertiget werden müßen, Er werckstellig machen solte ? in deme der Königl. Ingenieur M. Aliés und Mons. Vaudin von dem erstern nicht weichen wolten und den herrn Syndicum auch darein Zu consetiren disponirt hätten. Erk., Soll das erstere ins Werck gesetzt werden, der Schnecken aber in statu quo gelaßen werden.

(f° 48) Freÿtags den 24. Julÿ 1699. Mons. Vaudin
Augenschein eingenommen in Gemeiner Statt Zugehöriger, in dem Scharlachgäßlein gelegener behausung, darinnen Mons. Vaudin der Ayde Major logiret, alwo Er die newgemachte Undere Stub getäffelt, in der alten Stuben die bühn gefürnißt und den Alkoff geendert, wie auch den Eingang in dem Hoff mit steineren staffel und eiseren geländer Versehen Zu haben Verlangt. Erk. Soll alles gemacht werden.

1702, Directeurs fonciers (VII 1380)
Après visite des lieux occupés par l’aide major Vaudin, les préposés ordonnent de réparer le mur en galandure de l’écurie qui menace ruine

(f° 47-v) Dienstags den 18. Ejusd : [Julÿ 1702] Der Statt Lohner berichtet
(die Pulverhäußlein auff den Wählen sollen reparirt werden)
2. (das Hew: Magazin an dem Spithalthor reparirt werden)
3. (der Pferdstall in Mr Vaudins hauß würdt schadhafft) Befände sich die Riegelwand in dem Pferdstall in Mons. Vaudins, des Ayde Majors, Wohnung in einem sehr schlechten stand und Zubesorgen, Sie dörffe einfallen und sein pferd zu todt schlagen. Erk. Soll reparirt und in einen guten stand gesetzt werden.

1718, Directeurs fonciers (VII 1388)
L’aide major d’Herbain qui va habiter la maison demande de lambrisser entièrement son logement qui ne l’est qu’à moitié. Les préposés donnent leur accord

(f° 29) Dienstags den 22. Martÿ 1719. Mr d’Herbain pt° bawens
Monsieur d’Herbain, der Königl. Ayde Major alhie ersucht MGHh. die Stub in seiner beÿ dem Gouvernement liegenden Ihme Von Gemeiner Statt Zu bewohnen assignirten behausung Welche nur halber getäffelt ist, gantz täfflen Zu laßen. Erk. Fiat.

1719, Directeurs fonciers (VII 1388)
L’aide major d’Herbain demande de lambrisser deux pièces et d’y faire une cheminée. Les préposés transmettent la demande au chef des travaux

(f° 155-v) Donnerstags de, 9.te, Martÿ 1719. Mons d’Herbain pt° bawens – Monsieur d’Herbain der ayde Major Verlangt an Mghh daß in Seiner beÿ dem Gouvernement liegende Statt behausung Ihme möchten Zweÿ gemach getäffelt vnd ein Camin hierin gesetzt werden. Erk. herrn Statt Lohner recommendirt

1722, Directeurs fonciers (VII 1390)
L’aide major d’Herbain demande aux préposés de visiter sa maison de service dont le pignon est fissuré. Les préposés se rendent sur place et constatent que le mur vers le manège (rue du Cumin) est fissuré. Quelques mois plus tard, l’aide major Saint-Romain qui loge à côté du Gouvernement demande de transformer une petite cuisine en chambre et de transférer ailleurs la cuisine

(f° 36) Dienstags den 5. Ejusd. [Maÿ 1722] Mons. d’Herbain pt° bawens – Herr Mollinger der Stattlohner, berichtet MGHhn.
Ferner daß Mons. d’Herbain der Ayde Major verlange Seine beÿ dem Gouvernement liegende behausung möchte besichtiget werden, in deme der steinere Gäbel ein solchen Riß habe, daß Zubesorgen, es dörffte ein groß unglück darauß entstehen.

(f° 37-v) Donnerstags den 7. Ejusd. [6. May] augenschein eingenommen worden. Mons. d’Herbain des Ayde Majors Wohnung betr.
Von dar verfügten Sie sich in Mons. d’Herbain des allhiesigen Ayde Majors Wohnung ohnfern dem Gouuernement gelegen, woselbst Mad. d’Herbain MGgh. gewisen, daß die Maur an dem Gebäw so gegen der Reitschuhl siehet, sehr gespalten, vnd wann nicht geholffen wird, Sie inn großer gefahr seÿen, welche dann vf beeden seithen so wohl im Keller als auch der bühnen in Augenschein genommen worden. Erk. ut ante [zubedacht genommen worden]

(f° 59) Dienstags den 30. Ejusd. [Junÿ 1722] Mr de St. Romain neben dem Gouvernement
Herr Statt Lohner proponirte (…) Weiter berichtete Er, daß Mons. St. Romain des Ayde Major beÿ hiesiger Statt verlangte, daß in seiner neben dem Gouuernement liegenden Wohnung, im ersten Stockwerck auß einer Küchen ein Cämmer, und an einem andern ort ein Küchen möchte gemacht werden. Erk. Soll herr Lohner solches machen laßen in ansehung Er sonsten sehr schlecht logirt ist.

1730, Directeurs fonciers (VII 1394)
L’aide major et capitaine des portes Lamoureux demande de redistribuer les pièces du premier étage. Après s’être rendus sur place et avoir constaté que le logement était délabré, les préposés ordonnent de faire une nouvelle cuisine

(f° 30) Donnerstags den 30. Martÿ 1730. demnach seÿnd folgende Augenschein eingenommen worden
Mons. L’amoureux begehrt reparationen – In dem Von Mons. L’amoureux dem Ayde Major und Capitaine des portes bewohnenden Statthauß hinder dem Gouuernement, in welchem er Verschiedene reparationen Verlangt, und Zwar Erstlichen daß auß dem Hauß Ehren in dem Erstern Stock, und denen daran befindlichen Zweÿ Zimmeren Zusammen nur ein Stub und Kammer, auß der Heü biehn hinten daran ein Kuchen und eine Andere Heü biehn Oben darüber Zumachen, maßen jhr einig Küchel in dem Obern Stock gar zu Klein ist, und dann die Steeg, weilen Sie wegen Veränderung der Zimmern in dem Ersten stock nothwendig muß hinwegebrochen werden, in das Höffel Zuversetzen

(f° 70) Dienstags den 22.t Aug. 1730. Mons. L’amoureux wegen bawens – Mons. L’amoureux der Ayde Major und Capitaine des portes ersucht MGHh, nach eingenommenen Augenschein nochmahlen deß in Seiner hinter dem Gouuernement liegenden und Gemeiner Statt gehörigen wohnung, die Hievor folio 30. verlangte reparationen möchten gemacht werden.
Erk. Weilen dieße wohnung aller orten bawfällig, als solle allein, sobald möglich mit der Verlangten Kuchen willfahrt sein.

1732, Directeurs fonciers (VII 1395)
La maison municipale derrière le corps de garde près du Gouvernement qui avait jusqu’à présent servi à loger l’aide major a été occupée par le baron de Mackau et servira à loger le trésorier des logements militaires Perdigan. Comme la Ville ne trouve pas de locataire, le préteur royal propose d’y loger un certain nombre d’officiers de la garnison. La visite des lieux montre qu’on peut loger deux majors ou commandants de régiment et six capitaines avec leurs gens mais que les réparations reviendront cher

(f° 83-v) Mittwoch den 19. Octobris. das Statthauß Hinter dem Gouvernement allwo Herr Baron v. Maccau gewohnt, betreffendt
Augenschein eingenommen Von obbenanndten Herrn und Officianten in dem Hinter dem Corps de garde beÿ dem Gouvernement liegenden statthauß so Zu logirung deß Aide-Major de la Ville Vormahls gedienet, seith deme aber Mr de Perdigan aus der Einquartirungs: Cassa einen jährlichen Hauß Zinnß empfangt, Von weÿl. Herrn Stättmeister Baron Von Maccau bewohnt worden, und nunmehro leer stehet. Allda Hat Herr XV.er Daniel Städel, nahmens der Herren Deputirten zu den Einquartirungen, angezeigt, wie daß Ihnen Juncker Stättmeister Von Müllenheim nahmens Herrn Prætoris Regÿ Excellenz beditten, daß weilen Sich ohngeacht aller vorgekehrten anstalten kein entlehner Zu diesem Hauß finden will, Solches Zu logirung einer gewißen anzahl officiere Von Hießiger Garnison bequem zu machen seÿen Worauff dieses Hauß Von Kammer: zu Kammer examinirt und befunden worden, daß zu logirung Zweÿer Majors oder Commandants de Regiment und Sechs Capitaines sambt dero bedienten raum und Platz genug, die reparationes aber sehr hoch Zu stehen Kommen würden.

(f° 85) Dienstags den 4. Nov° 1732. das Statthauß Hinter dem Corps de garde beÿ dem Gouvernement betr. – Anlangend das Hinter dem Corps de garde beÿ dem Gouvernement liegende Statthauß, welches dißmals leer stehet, und vormahlen vor einem Ayde Major de la Ville Zur Einquartirung gedienet, so wird solches den Herren Deputirten allda überlaßen deße Zustand mit gelegenheit Herrn Prætoris Regÿ Excellenz zu remonstriren.

1734, Directeurs fonciers (VII 1396)
Le capitaine des portes Lamoureux demande qu’on fasse un nouvel escalier entre le rez-de-chaussée et le premier étage et qu’on double le plancher pour empêcher le froid de passer.
Le chef des travaux présente le devis pour apprêter le logement des deux capitaines des portes Doffay et Lagarde.

(f° 15) Eodem die 27. Februarÿ 1734. folgende Augenschein eingenommen worden.
Mons. L’Amoureux wegen bauens – In Mons. L’Amoureux des Capitaine des portes bewohnendem Statthauß Hinder dem Gouuernement welcher MGhh. ersuchet, jhme die schon Öffters begehrte Höchstnothwendige Neüesteeg nur biß in den Ersten Stock machen, wie auch den einfachen diehlenboden in seiner schlaff Cammer wordurch die Kälte gar hefftig Zusetzet, noch einmahl belegen Zulaßen.
Erkannt,solle beÿdes Gemacht werden.

(f° 48-v) Dienstags den 22. Junÿ 1734. der Capitaines des portes Wohnung am Gouvernement
Lect. Erkanntnus der Herren dreÿ Zehen Vom 10. Junÿ 1734. Vermög welcher den Hochverordeten Oberen baw herren, und Herren dreÿen des Pfenningthurns auffgetragen, in der An der Wachtstub beÿ dem Gouuernement Gelegenen, und Zu Logierung der Herrns Du fey et La Garde Capitaines des Portes Gewidmeten behaußung die in dem Von Herrn Lohner auffgesetzten und 1178. livres oder 589. R. betragenden Devis enthaltenen Reparationes ohnverzüglich machen Zulaßen.
Erkannt wird dem Herrn Lohner die bewerckstelligung Committirt.

1752, Directeurs fonciers (VII 1405)
Les capitaines des portes Doffay et Daffis s’inquiètent des fissures dans les murs vers le Gouvernement et vers la rue du Cumin et du grenier dont la menuiserie est en mauvais état. Les chefs de chantier estiment qu’il n’y a aucun danger. Les préposés ordonnent de faire les travaux indispensables, notamment à la porte du jardin.

(21-v) Donnerstags den 13.ten Aprilis 1752. Ferner wurden folgende augenschein eingenommen. Mons. Doffay, Mons. Daffis
An dem Von Mons. Doffay und Mons. Daffis denen Capitaines des portes bewohnten Statt Hauß ohnfern dem Gouvernement An welchem die Gäbelmaur gegen dem Gouvernement und eine Andere Maur gegen dem Matten Kimmig Gäßen, gerißen, Auch das Eck an dießer Letzten Maur durch die fuhren beschädiget, dahero Sie in sorgen stehen, es möchte ein oder die Andere Maur noth Leÿden, und Unglück nach sich Ziehen, deßgleichen meinten Sie, es wäre einiges Holtzwerck auf den Kästen schadhafft, welche ebenfalls üble folgen Haben möchte, so aber Von Hn Lohner und Werckmeister für gar nicht gefährlich an gesehen, und gehalten worden.
Erkannt sollen die nöthige reparationen Vorgenommen, und in Specie die thür an dem Gärttel außgebeßert werden.

1755, Directeurs fonciers (VII 1406)
Le chef de chantier Werner présente un devis détaillé des travaux à faire dans la maison qu’occupent les capitaines des portes Rose et Descombes. Les préposés ordonnent de faire les travaux en faisant remarquer qu’ils excluent ceux qu’ils considèrent comme superflus

(f° 89) Dienstags den 30. Septembris 1755. Mr Rose und Mr Descombes Capitaine des Portes
H Samuel Werner der Werckmeister producirt eine Specification der jenigen reparationen, welche Mr Rose und Mr Descombes Capitaine des Portes, beÿ jüngst eingenommenen augenschein, in jhrem bewohnenden Statthauß beÿm alten Gouvernement begehret, als Mr Rose Vor den Waßerstein in der Küchen steinere blatten Zulegen, ein neüen Höltzenen Naach auf das dach des Nebens haußes, einen Creutzstock in das Haußehren, eine Neue thur auf den Balcon, ein Viereckigten Offen in die Wohnstub ane statt des Runden, welcher in ein ander Zimmer wo Keiner ist, Zuversetzen, ein neüe thür in die Stub Kammer, in welche besagter Runder Offen solle gesetzt werden, ein brett Vor das frantzösische Camin, die bühnen steegen und bühnen böden außzubeßern, den dachstuhl, weilen überall dardurch regnet, ane statt der Hohl Zieglen, mit breitzieglen Zubelegen.
Beÿ Mr Descombes in der Wohnstub das Platfond und ane statt Zweÿer doppelter thüren Zweÿ einfache Zumachen, deßgleichen Allda Zweÿ neüe Rahmen in der Stub Kammer ein fenster Zuzumauren, in der nebens Kammer Zweÿ Neüe fenster Rahmen, eine Stiege Zuverändern, in der rez de chaussée Läden Vor alle fenster, ein Runder eißener Offen sambt dem Rohr ohngefehr Zweÿ Centner wiegend. ein Kuchenthür und Kuchenfenser. in dem Keller die Maur außzubeßern und Liegerling Hinein Zuthun, etliche Camin und fenster Außzubeßern. die dächer ane statt der Hohlziehlen mit breit Zieglen Zubelegen. alle thüren schlößer wie auch den dachstuh Hin: und wieder außzu beßern und das S: V: Secret neü Zumachen.
Erkannt, sollen Alle Vorstehende reparationen, die Man als nöthig an seihet, gemacht werden, es hat aber über dießes Mr Rose in der stub die Riegelwand mit Gibs Zuüberziehen und Mr Decombes das getäffel in der Wohnstub auf brusthöhe abzuheben begehret so aber für Unnöthig Gehalten wird, und solle das getäffel allein reparirt werden.

1759, Directeurs fonciers (VII 1408)
Le lieutenant colonel du régiment de cavalerie Charles von Riedt demande à prendre à bail la maison municipale qu’occupaient précédemment le capitaine des portes Descombes (le loyer est porté au Livre des loyers communaux, voir ci-dessus l’article biffé quand la maison est vendue au courtier Hitschler)

(f° 102-v) Dienstags den 2.ten 8.bris 1759. H. Carl von Riedt.
Herr Carl von Riedt Lieutenant Colonel du Regmt. de Fischer Cavallerie bittet jhme diejenige wohnung in der Löbl. Statt gehörigen, hinter dem alten Gouvernement gelegenen behausung welche M. Descombes Cap. des Portes occupiert und nunmehr verlaßen, auff gewiße jahr zu verlehnen.
Erkannt, wird jhme eine Neunjährige lehnung Von weÿhenachten 1759. anfangend und auff solche Zeit A° 1768. sich wieder endigend gegeben mit bedingung jedoch,, daß wofern Löbl. Statt diese wohnung Zu logirung eines Capitaine des Portes wieder sollte Von nöthen haben, der herr beständter dieselbe Vor geendigter lehnung nach vorhergegangener Vierleljähriger auffkündung wieder abzutreffen Verbunden seÿn solle, wogegen er jährlich 50. Pfund pfenning Zinß Zu bezahlen. Welches er acceptirt und zu Versuchung und Vesthaltung deßen sich hieher eigenhändig unterschrieben.

1761, Directeurs fonciers (VII 1409)
Quand elle quitte la maison, la veuve du capitaine des portes Rose demande le même dédommagement en argent qu’a reçu Descombes

(f° 99-v) Dienstags den 7. Julÿ 1761. Mr Rose Cap. des Portes
Mad. Rose née Durrenberger H. Rose Cap. des Portes Fr. Eheliebste berichtet daß Sie gesonnen auff Zukünfftige Michaelis jhr eigen hauß Zu bewohnen, weilen es schon etliche jahr leer gestanden und Sie solches aller angewandter mühe dannoch nicht Verlehnen Können, bittet derwegen jhr für die bißherige wohnung hinder dem alten Gouvernement so Sie der Statt abtritt, hundert gulden in geld, gleich H Descombes angedeÿen Zu Laßen. Erk. bedacht.

1765, Directeurs fonciers (VII 1411)
Charles von Ried demande une réduction de loyer pour les pièces qu’occupait le juriste Adam

(f° 96) Dienstags den 5. 9.bris 1765. Augenschein Abhandlung. Seÿndt die den 18. 19. und 29.sten 8.bris jüngst eingenommene Augenschein abgehandelt und erkant worden, wie beÿ jedem derselben Zu sehen
H. Carl von Riedt – Ego referire, Es habe H. von Riedt Lieut.nt colonel löbl. Statt noch 50. lb d: Zinnß für ein halbjahr von weÿh: 1763. biß Joh. Bapt: 1764. von dem hauß hinter dem alten Gouvernement, so an H. Hitschler den Courtier verkaufft worden Zu bezahlen, derselbe prætendire aber 22. lb 10. ß d für dreÿ quartal vor die an H. Lt. Adam cedirte Zweÿ Zimmer abzuziehen, weilen dieße solche biß Mich: 1764. occupirt und er H. von Riedt den Zinnß für d. 4.tam Mich: H Hitschler für voll hat bezahlen müßen, begehre demnach außweißung wie die Hh. dreÿ sich hierin verhalten sollen.
Erkannt, weilen H. Lt Adam gedachte Zweÿ Zimmer für ein jahr lang Zu beziehen erlaubt worden, als Kan H: Von Riedt für dreÿ quartal 22 lb 10. ß Rechnung gehalten werden.

1765, Directeurs fonciers (VII 1411)
Jean Jacques Hitschler demande de louer un bûcher au Vieux Gouvernement (à côté de la maison qu’il vient d’acheter). L’autorisation lui est accordée à condition qu’elle ne soulève pas de plainte. Il se plaint ensuite qu’on ne lui en remet pas les clés

(f° 84-v) Dienstags den 23. Julÿ 1765. H. Johann Jacob Hitschler – H. Johann Jacob Hitschler der Courtier bittet jhme den holtzplatz im alten Gouvernement welchen weÿl. H Vidal ingehabt mit lehnung Zukommen Zu laßen. Erkannt, soll H: Vidal hinterm: wb: befragt werden ob sie solche abzutretten gesonnen.
(f° 88-v) Dienstags den 20 Augusti 1765. H. Johann Jacob Hitschler – H. Johann Jacob Hitschler der Courtier bittet nochmahlen jhme das kleine holtzhauß im alten Gouvernement so H. Vidal ingehabt Zukommen Zu laßen. Erkannt, willfahrt, jedoch nur in so lange Keine oppositionen deßhalben geschehen werden.
(f° 91) Dienstag den 10. Septembris 1765. H. J. Jacob Hitschler – H. Johann Jacob Hitschler der Courtier berichtet es waigere sich H. Sadoul den schlüßel Zu dem jhme den 20.sten passati accordirten holtzplatz im alten Gouvernement einzuhändigen. Erkannt, Solle H. Sadoul gebetten werden jhme den schlüßel Zuzustellen, doch nur in so lange des holtzhaußes sich Zu bedienen als Mad. Vidal oder sonsten jemand deßen nicht benöthiget seÿn werden.

1768, Directeurs fonciers (VII 1413)
Le maître maçon Jean Lingenhœlin demande qu’on lui indique l’alignement à suivre pour le pavillon en saillie. Les préposés ordonnent soit de le démolir et de construire selon le nouvel alignement soit de laisser les bâtiments en l’état

(f° 52-v) Dienstags den 13. Xbris 1768. H. Jacob Hitschler – H. Lingenhöhlin d. Maurermr. nôe. H. Jacob Hitschler des Courtier allhier bittet umb außweißung wie er den vorstehenden Pavillon an deßen hauß hinter dem alten Gouvernement bawen solle.
Erkannt, Soll denselben abwerffen und nach dem adoptirten allignemt. allda bawen, oder aber alles in statu quo laßen.
(f° 61) Dienstags den 24. Januarÿ 1769. H. Jacob Hitschler – H. Jacob Hitschler der Courtier bittet um erlaubnus einen steinernen naach oben auff der maur an dem vorstehenden Pavillon seines haußes hinter dem alten Gouvernement außbeßern zu laßen und etliche neuen Creutzstöck zu machen.
Erkannt, bedacht.

1768 (sans date), fonds du préteur royal, AA 2089
Le plan non daté est manifestement contemporain de la demande ci-dessus. L’alignement qu’il propose permettait d’ouvrir une rue vers le sud. C’est l’alignement qui sera ensuite adopté au XIX° siècle

Détail d’un des Articles repondus a Mr Verner par Mr Blondel le 20 mars dernier au sujet de la maison N° 64. 8° Canton
Du point d, angle de la Maison N° 65 a Jean Michel Remond, en tirant une parallèle d. e. au mur de face, a. b. qui lui est opposé, et anciennement bati sur laquelle Mr Hitschler N° 64. 8° Canton elevera son mur de face et batira le contour e. f. g. n. sur les mêmes fondations, sera aussi prolongé son mur pignon i. k. jusqu’en l.
[En rouge] Depuis cet article envoyé a Mr Verner, Mr Blondel s’etant entretenu avec Mr Mackaut. Voici une addition a cette article, que Mr Blondel fait parvenir a Mr Verner d’après les Reflexions de Mr Mackaut.
Comme il est possible que l’on puisse accorder par la suite au propriétaire de la maison N° 64 un terrain dans celui appartenant à la Ville N° 66 il convient que le Sr Hitschler ne repare en aucune manière le pavillon g. f. e. n. affin qu’un jour a venir on puisse demolir ce pavillon et ne faire qu’une rüe parallèle jusqu’en c, comme l’expriment les lignes ponctuées en rouge n, m, cette addition est expressément recommandée a Mr Verner, il est prié d’en faire part au magistrat et de tenir la main a cette remarque trop essentielle pour y rien negliger.

1772, Directeurs fonciers (VII 1415)
Jean Michel Remond, propriétaire de la maison à l’angle de la rue du Dragon et de la rue de l’Ecarlate, souhaite enclore le terrain qui sépare sa maison de celle de Jean Jacques Hitschler (terrain qui correspond au tracé du canal souterrain). Les préposés autorisent Jean Michel Remond à passer par ce terrain mais lui interdisent d’y mettre une porte, le terrain devant rester communal.

(f° 88-v) Sambstags den 1. Augusti 1772. hr. Joh. Jacob Hitschler, Mr Joh. Michael Remund – An dem von Herren Hitschler, dem Courtier, erkaufften alten Gouvernement, und zwar an derjenigen Partie des dohlens, so zwischen Herrn Hitschler schon vorhin beseßener: und Meister Johann Michael Remund, des Schneiders behausung sich befindet, alwo Mr Remund vornen eine Thür auf die Straas begehret um mit seinen Bau Materialien an seinen Gäbel kommen zu können. Wogegen sich aber Hr. Hitschler opponirt, vorgebens, die Sicherheit seines Hauses würde dadurch Schaden leiden, Erbietet sich anbeÿ Herr Hitschler, so oft Hr Remund auf solcher Seit an seiner Behausung etwas wird machen laßen oder andere Nothurft es erfordern würde, diejenige Thür in seiner behausung, so auf den tholen führet, zu öfnen, und denjenigen so es nöthig haben werden, den durchgang zu gestatten, auch die bau Materialia durch seinen Hausbezirck tragen zu laßen.
Erkannt Wird Hr. Hitschler eine Soumission beÿ dießem Protocoll von sich geben, seinem Anerbieten nach Mr Remund oder dem Inhaber deßen behausung, so oft es die Noth erfordert zu öfnen, auch die bau Materialia durch deßen Hausbezirck tragen zu laßen und denen Handwercksleuthen den durchgang zu gedachter Remundischen behausung zu gestatten. So solle keine Thür vornen hin gemacht werden, übrigens solle dieser zwischen Hrn Hitschler schon vorhin beseßener: und der Remundischer behausung befindliche Platz allmend seÿn und bleiben.

Description de la maison

  • 1784 (billet d’estimation traduit ; l’estimation ne concerne pas seulement la maison rue de l’Ecarlate mais tous les bâtiments des parcelles cadastrées sous les n° 1346 et 1334) La maison comprend plusieurs poêles, trois cuisines, plusieurs chambres à cheminée à la française et dépenses, en outre plusieurs bûchers et un magasin, le comble est couvert de tuiles plates, la cave est voûtée, la cour et le puits sont communs. Le tout est estimé à la somme de 6 000 florins

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

3° arrondissement ou Canton Sud – Rue de l’Ecarlate

nouveau N° / ancien N° : 4 / 20
Picard
Rez de chaussée et 2 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 404 case 4

Ratisbonne Louis, Banquier, Gdes Arcades N° 21
1858 Hospice israélite dit hospice Elisa

P 1346, M.on bat, sol,
Contenance : 8,60
Revenu total : 436,47 (432 et 4,47)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires :
fenêtres du 3° et au-dessus :

P 1347.p, sol,
Contenance : 0,05 (total 8,70)
Revenu total : 436,47 (432 et 4,47)

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 732 case 2

Hospice israélite dit Elisa

P 1346, maison, sol, Rue de l’écarlate 4
Contenance : 8,60
Revenu total : 436,47 (432 et 4,47)
Folio de provenance : (404)
Folio de destination : Portion de maison Convertie en hospice
Année d’entrée :
Année de sortie : 1861
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2
portes et fenêtres ordinaires : 63
fenêtres du 3° et au-dessus :

P 1347, sol
Contenance : 0,05 (total 8,70)
Revenu total : 0,10 (total 436,52)
Folio de provenance :
Folio de destination : Gb

P 1346, Maison hospice
Revenu total : 259 (263,52)
Folio de provenance : 755
Folio de destination :
Année d’entrée : 1861
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 52 / 42
fenêtres du 3° et au-dessus : 5 / 463
1861, Augmentations – Hospice Israélite dit Elisa f° 755, P 1346, Maison hospice, revenu 259, Portion de maison convertie en hospice reconnu établisst. d’utilité publique par décret du 27 Avril 1859, imposable en 1861, imposée en 1861
Diminutions – Hospice Israélite dit Elisa f° 755, P 1346, Maison hospice, revenu 432, Portion de maison Convertie en hospice reconnu établisst. d’utilité publique par décret du 27 Avril 1859, supp.en 1861

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 755 case 2

Hospice Israélite dit Hospice Elisa (v. fol. 732-II)

P 1344.p, sol, Elisabethgasse
Contenance : 2,49
Revenu total :
Folio de provenance : 732
Folio de destination :
Année d’entrée : 96/97
Année de sortie :

Cadastre allemand, registre 29 p. 140 case 7

Parcelle, section 11, n° 17 – autrefois P 1346, 1334.p, 1347.p
Canton : Scharlachgasse Hs N° 4
Désignation : Hf, 2 Whs
Contenance : 11,11
Revenu : 2500
Remarques :

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1943), compte 66
Israel. Alterversorgungsh.  » Elisa  » (Hospice Elisa)
1943 Israelitisches
1943 gelöscht

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1943), compte 49
Civilhospizien, der Stadt Straßb. Bürgerspital
1927 Hospices Civils
(221) corrigé en (243)

(Propriétaire à partir de l’exercice 1948), compte 6396
Hospice Eliza à Strasbourg
244

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1952), compte 49
Civilhospizien, der Stadt Straßb. Bürgerspital
1927 Hospices Civils
(221) corrigé en (243)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VIII, Rue 288 Ecarlate

Canton VIII, Rue 288 Ecarlate
N° 20.
loc. Alexandre, Juif

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Scharlachgasse (Seite 144)

(Haus Nr.) 4
Isr. Alters-Versorgungs-Anstalt Eliza
Asch, Wwe. 2
Beecke, Hauptzollamtsrendant a. D. 2
Guggenheil, Reisender .2
Cerf, Verwalter. H 0

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 776 W 6)

Rue de l’Ecarlate 4 (1865-1953)

Le consistoire de l’hospice Eliza fait percer en 1867 une fenêtre au rez-de-chaussée de la façade rue du Cumin puis en 1902 deux fenêtres à l’étage, de part et d’autre de l’angle formé par les rues Sainte-Elisabeth et du Cumin.
Le consistoire de l’hospice israélite demande en 1911 l’autorisation de percer de nouvelles ouvertures dans la façade rue du Cumin. La Police du Bâtiment refuse d’abord parce que le bâtiment dépasse l’alignement légal puis accepte parce que l’établissement est reconnu d’utilité publique et que les travaux contribuent à conserver l’aspect local. L’autorisation de construire des vespasiennes dans la cour de l’hospice près de la porte qui donne dans la rue Sainte-Elisabeth est refusée en 1922 parce que le terrain se trouve en-dehors de l’alignement légal. Les vespasiennes seront construites l’année suivante après modification de l’alignement légal, l’angle droit devenant une ligne oblique. L’architecte Emile Wolff transforme en 1934 le rez-de-chaussée dans la partie qui donne dans la cour.
L’administrateur de l’Université de Strasbourg souhaite en 1944 transformer les bâtiments qui devront servir à la Croix-Rouge, la Police du Bâtiment s’y oppose étant donné que le bâtiment dépasse de l’alignement légal. Les Hospices Civils obtiennent en 1952 une dérogation pour percer de nouvelles baies dans la façade du 4, rue de l’Ecarlate.

Sommaire
  • 1865 – L’hospice Eliza demande l’autorisation de pourvoir la maison arrière, 29, rue Sainte-Elisabeth, d’un éclairage au gaz
  • 1867 – L’entrepreneur F. A. Mertz demande au nom du consistoire de l’hospice Eliza l’autorisation de percer une fenêtre dans la façade rue du Cumin au rez-de-chaussée. Rapport de l’agent-voyer, la façade de cette maison est en saillie sur l’alignement mais sans avance et le rez-de-chaussée est en maçonnerie. La largeur de la voie publique vis à vis de cette propriété est fixée à moins de 6 mètres. Accord
  • 1872 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du propriétaire Dreyfuss que le plombier Rhein soit autorisé à faire une prise de gaz pour environ deux becs
  • 1877 – Le propriétaire du 2, rue de l’Ecarlate informe la Police du Bâtiment que la cheminée et les cabinets d’aisance de la maison voisine 4, rue de l’Ecarlate (asile Elisa) sont en mauvais état
  • 1879 – L’entrepreneur Albert Lohmiller demande l’autorisation de faire des réparations à l’hospice Elisa, 4 rue de l’Ecarlate, ruelle du Cumin et 29, Grünäuel. Rapport de l’agent-voyer, la façade sans avance de cette maison est en saillie sur l’alignement rue de l’Ecarlate et ruelle du Cumin, elle suit l’alignement rue Sainte-Elisabeth. Accord
  • 1885 – Le maire notifie le consistoire de l’hospice israélite de faire ravaler la façade de la maison sise rue du Cumin (4, rue de l’Ecarlate). Le président du consistoire fait remarquer que le dernier ravalement date de 1879 mais se déclare prêt à faire de petites réparations. La Police du Bâtiment demande de réparer le crépi. Le consistoire en demande l’autorisation. Autorisation. Travaux terminés, juillet 1885
  • 1892 – Le maire notifie M. Hirschel, président du consistoire de l’hospice israélite, de faire ravaler la façade 4, rue de l’Ecarlate. La Police du Bâtiment accorde un an de délai mais refuse de le prolonger après visite des lieux (croquis à l’appui). Rappel en 1894. Travaux terminés, septembre 1894.
  • 1895 – Le maire notifie le consistoire de l’hospice israélite d’observer le nouveau règlement en supprimant 5 volets qui s’ouvrent vers la voie publique au rez-de-chaussée et 5 au sous-sol. Travaux terminés, décembre 1896
  • 1902 – L’entrepreneur E. Klein (5, rue des Bestiaux) est autorisé au nom de l’hospice israélite à percer 2 fenêtres dans la façade 29, rue Sainte-Elisabeth. Travaux terminés, mai 1902. Dessins (les fenêtres se trouvent au premier étage, de part et d’autre de l’angle formé par les rues Sainte-Elisabeth et du Cumin)
  • 1902 – Le maire notifie le président du consistoire de l’hospice israélite de faire ravaler la façade 29, rue Sainte-Elisabeth. Le consistoire qui vient de faire des dépenses pour se conformer aux prescriptions sanitaires demande un délai. La Police du Bâtiment accorde à deux reprises un an de délai. Travaux terminés, septembre 1904
    1904 (mai) – Les frères Levy, peintres en bâtiment, demandent l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique rue du Cumin – Autorisation
  • 1904 – L’entrepreneur E. Klein demande au nom du président du consistoire de l’hospice israélite l’autorisation de réparer le crépi. Autorisation de réparer le crépi 4, rue de l’Ecarlate. Travaux terminés, juillet 1904
  • 1911 – Le consistoire de l’hospice israélite demande l’autorisation de percer de nouvelles ouvertures dans la façade rue du Cumin. La Police du Bâtiment refuse parce que le bâtiment dépasse l’alignement légal puis accepte parce que l’établissement est reconnu d’utilité publique et que les travaux contribuent à conserver l’aspect local. Autorisation accordée à l’hospice israélite et aux architectes Falk et Wolf. Plans
    1911 (novembre) – Les nouveaux cabinets d’aisance non prévus lors de l’autorisation sont conformes aux prescriptions – Avenant au permis de construire, novembre 1911. Plans
    1912 (janvier) – Les travaux sont terminés, rien à signaler
  • 1922 (mai) – L’architecte Emile Wolf (26, avenue de la Forêt-Noire) demande l’autorisation de construire des vespasiennes dans la cour de l’hospice Eliza. La Police du Bâtiment refuse parce que la construction projetée dépasse l’alignement légal. L’architecte présente des objections. La Police du Bâtiment répond que l’autorisation de 1911 repose sur des considérations d’aspect local. L’architecte objecte à nouveau que la construction ne peut être tenue pour massive. – Dessins
  • 1915 – Rapport de la Commission des logements militaires. Rien à signaler
  • 1922 (juillet) – Courriers internes. Le projet pourrait être autorisé en cédant un terrain communal de 32 mètres carrés (à l’entrée rue Sainte-Elisabeth). La Police du Bâtiment répond à l’architecte qu’une demande de modifier l’alignement légal est en cours
    1922 (novembre) – L’architecte dépose une nouvelle demande
    1923 (février) – Comme le préfet a approuvé le nouvel alignement légal, l’architecte demande le permis de construire – Autorisation. Pas de travaux
    1923 (août) – L’architecte transmet un projet modifié. Le terrain suit l’alignement légal rue Sainte-Elisabeth, il en dépasse de 1,30 mètre rue de l’Ecarlate.
    1923 (septembre) – Autorisation de transformer les bâtiments – Dessins
    1923 (décembre) – L’architecte demande la réception finale

  • 1934 – L’architecte Emile Wolff demande l’autorisation de transformer le rez-de-chaussée – Autorisation – Calculs statiques – Dessins (la partie transformée donne dans la cour) – Travaux terminés, juin 1934
  • 1944 (mai) – Après entretien avec l’architecte municipal Beblo, avec l’accord du commissaire chargé de l’organisation en Alsace et des Hospices civils, l’administrateur de l’Université de Strasbourg déclare que l’Université a déjà consacré environ 70 000 marks pour transformer le bâtiment 4, rue de l’Ecarlate transformé en maison de la Croix-Rouge qui accueille des élèves et qu’elle demande de surseoir à l’alignement légal
    1944 (juillet) – La Police du Bâtiment a reçu des pièces concernant des travaux. L’architecte de la Ville répond au directeur des Hospices civils que les travaux rue de l’Ecarlate ne sont pas autorisés puisque le bâtiment dépasse de l’alignement légal
    1944 (novembre) – Les travaux sont interrompus tant à l’intérieur (nouvelles pièces) qu’à l’extérieur (nouvelles fenêtres)
  • 1952 – Après entretien avec le directeur du Service municipal d’architecture, la direction des Hospices Civils demande une dérogation pour percer de nouvelles baies dans la façade du 4, rue de l’Ecarlate – Autorisation de percer des baies au rez-de-chaussée et au premier étage du bâtiment sis 4, rue de l’Ecarlate – Les baies sont percées, le crépissage en cours (septembre 1952), tous les travaux son terminés, avril 1953

Relevé d’actes

Marie Salomé Vinther veuve de Jacques Sébastien Œstringer, conseiller des Ribeaupierre à Ribeauvillé, et ses enfants hypothèquent la maison au profit de la fille du pharmacien Charles Ringler

1639 (24. Januarÿ), Chambre des Contrats, vol. 482 f° 81-v
Erschienen Fr. Maria Salome Vintherin, weÿ: herrn D. Jacob Sebastian Östringers gewesenen Rappolsteinischen Rhats undt Statt Vogts see: Zu Rappoltzweiler hinderlaßene witib, mit beÿstand ihrer beeder dochtermännern herrn Johann Heinrich Gambßen Alten grossen Rhats Verwanthen und herrn Matthiæ Gambßen burgers alhie, Item Fr. Anna Maria Böschin, Witib, gebohrne Östringerin, mit beÿstand ermelten Herrn Johann Heinrich Gambßen ihres vogts, So dann gedachter Matthias Gambß alß Eheuogt Fr. Sabinæ Dorotheæ, wie auch gedachte sein ehefrau selbsten
hatt in gegensein herrn Rupert Reichharden, Schaffners Zu Allenheiligen auch burgers Zu Straßburg alß Vogts Jgfr. Annæ, weÿ: herrn Carol Ringlers deß Apoteckers see: dochter – schuldig seÿen 50. Pfund
dafür in spê. Und.pfand sein soll Ein Behaußung sampt deren hoff und hoffstatt, auch allen andern ihren gebäwen & alhie beim Trachen am Scharlachs gäßlein && neben dem graben daß Grüenäwel gnt. hinden vff erstgerürten graben stoßend, so Zuuor verhafftet Vmb 750. R. Nachtrags Capital herrn Paul Mörschhaußer General Quartier meister Eheuögtlicher weiß und noch außstendige Zinß 120. R. H. FD. Chilian Voglers see: gesampten Erben

La maison est vendue par enchère judiciaire le 27 février 1647 (voir les titres à l’inventaire de 1653. L’acquéreur est Jean Frischmann, d’abord chancelier du prince de Wurtemberg à Horbourg puis résident du roi de France à Strasbourg. Il épouse Chrétienne Dorothée Clutenius, achète une maison rue de la Haute-Montée. Il se convertit ensuite au catholicisme.

Baptême, cathédrale (luth. f° 83)
1659. Eodem [Mittw. den 14. Julÿ] im Hauß. H. Johann Frischmann Frantzösischer Resident, Christina Dorothea Clutenius, Johannes
Ihr Frstl. Gn. Christian Ernst Marggraff Von Brandenburg, Jhr Frstl. Gn. Johann Augustus herzog Von hollstein, Ein löblicher Magistrat derStatt Straßburg. Fr. Anna Catharina H Johann de la Porte gewesenen Obersten Leutenants der wer Franckreich hinterlassene Wittib, Jfr. Anna Eleonora Zornin Von Plobßheim (i 85)

Baptême, cathédrale (luth. f° 129-v) n° 188)
1661. Dienst. den 12.ten 9.bris im Hauß. H. Johann Frischmann Frantzösischer Resident, Christina Dorothea Clutenius, Christina Hortensia
H. Carl Bustaws Sohn, Schwedischer Graff, In nahmen des Löblichen Collegÿ der Herrn XIII. allhier H Georg Dietrich Zorn Von Plobßheim, Stettmeister, hr Dominicus Dieterich Ammeister, H Heinrich Balthasar Von Kippenheim, Stettmeister, Fr. Maria Salome gebohrne Wetzlerin Von Marsilien, Weiland hr Friderich Ludwigs Canofski Von Langendorff Obristen Wittib, Fr. Anna Regina, Weiland H Andreæ Burckhardts gewesenen Fürstli. Würtenberg. Cantzlers Wittib (i 133)

Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 645, n° 52)
1663. Mittw. 15. Jul. Ist Von Mir schwachheit halben Nothgetaufft worden H Johann Frischmann Frantzös. Residenten V. Fr. Annæ Rosinæ Cluteniußin filiola wurde Philippina Alberta genand (i 338)

Sépulture, Saint-Laurent (cath. p. 99)
Anno 1681 die 20. Mensis Nouembris Joannes filius Prænobilis ex Excellentis D. Fritschmann pro Regi x.ianissimi in urbe Argentinensi residentis ex eadem urbe oriundus in domo sui domini parenti in communione S. Matris Ecclesiæ aâm Deo reddidit, cuius corpus die 21. eiusdem mensÿ Sepultum fuit in Ecclesia Monialium S. Mariæ Magdalenæ dictarum pœnitentes confessario approbat siteque dispositis (i 56)

Sépulture, Saint-Laurent (cath. p. 99)
Anno 1681 die 23. Mensis decembris Anna Rosina filia eiusdem dni residentis in Argentinâ idem in eodem in communione S. Matris Ecclesiæ animam Deo reddidit, cuius corpus die 29. Decembris in prædicta idem Ecclesia sepultum est. confessario approbato confessa et sacro uiatico referte die 23. Decembris (i 56)

Le chancelier Jean Frischmann cède par échange la maison à Thiébaut Güntzer et à ses enfants en premières noces

1650 (8. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 508 f° 906
(Protocoll. fol. 186) Erschienen H Johann Frischmann Fürst. Würtenberg. geweßener Cantzler Zu horburg, anietzo Schirms Verwanther alhie an einem,
So dann H Theobald Güntzer Burger Zu Straßburg mit beÿstand H Johann Georg Brimmers dero recht. doctorandi & Advocati seiner mit weÿl. Fr. Margaretha Merckhelbachin nunmehr seel. ehelich erziehlter Kind. Vogts am andern, Vnd beeder theil mit beÿstand H Tobiä Franckhenbergers und H M. Josephi Scherbaums alß vß E. E. groß. Rhats mittel hiezu insonderheit Deputirter
nachgemeldt Tausch mit einand. getroffen Zu haben, nemlich es habe Er H Frischmann ihme H Güntzer tauschweiß eingeraumbt hauß, hoff, hoffstatt, Stallung mit allen deren Gebäwen alhie beÿ dem Fürstl. Margg. hoff Zum Trach. genannt, einseit am Scharlachgäßlin, anderseit ahne dem Graben deß grün Awels, hind. auch Vff den Graben stoßend gelegen,
Hiengegen so habe Er H Güntzer ihne H Frischmann tauschweiß übergeben 30. lib iährlich vff Urbani fallend. und mit 600. lib. widerlößig. Zinnßes (…)

Le tuteur des enfants en premières noces de Thiébaut Güntzer cède un capital au père de ses pupilles à condition qu’il serve à acquérir le maison près du Dragon

1650 (7. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 508 f° 901-v
Erschienen H Johann Georg Brimmer der recht. Doctorandus & Advocatus alß Vogt Johann Christophß, Margreth und Salomeen, H Theobald Güntzers mit weÿl. Fr. Margarethä Merckhelbachin nunmehr seel. ehelich erziehlter Kind. mit beÿstand H Tobiæ Franckhenbergers und H M. Josephi Scherbaums beed. alß vß E.E. groß. rhats mittel hierzu insonderheit Deputirter
hatt in gegensein vorermelts H Theobald Güntzers (…)
30 lib iährlich vff Vrbani fallend. und mit 600. lib widerlößig. Zinnßes (…) Also der gestalt mit dißen vßtrucklich. Anhang und satten Beding, daß Er H Güntzer mit diß. 600. lib Capital H Johann Fritschmanns Behaußung alhie beÿm Trachen eigenthümlich ane sich bring.,
hiengeg. die Güntzerische Kind vmb gleiche Summ vff erstgemeldte Behaußung hiermit cräfftister form rechtens versichert

Après avoir acquis la maison, Thiébaut Güntzer y habite. L’inventaire dressé en 1653 après la mort de sa deuxième femme y est dressé. Les experts l’estiment alors 750 livres.
Thiébaut Güntzer hypothèque en 1678 la maison au profit de l’avocat Marc Otto, en présence de sa fille Salomé, femme du pâtissier Jean Georges Rosenzweig.

1670 (17.1.), Chambre des Contrats, vol. 537 f° 24-v
Erschienen hannß Martin Sarburg der Schneid., alß Theobald Güntzers vermög eines (…) Gewaltschein hierzu constituirter Mandatarius
in gegensein deß Edel- Vest- hochgelehrten H. Marci Otten V.I.D. & Reipubl. Advocati & consiliarÿ senioris – schuldig seÿe 100 Pfund pfenning
Unterpfand sein solle deß debitoris alhie beÿ dem Marggäffl. Hoff gelegene wohn behaußung mit allen deren Gebäwen, Begriffen, Zugehördten und Gerechtigkeiten einseit neben dem Scharlach Gäßlein, anderseit neben den Graben deß grünen Äwels, hind. auch vff derselb. Graben stoßend geleg.
ist auch hiebeÿ persönlich erschienen Salome Güntzerin deß Debitoris eheleibliche dochter Hannß Georg Rosenzweÿgs deß Pastetenbeckhs eheliche haußfraw mit assistentz erstermelts ihres Ehevogts

La maison revient ensuite à son fils Christophe Güntzer qui la vend 1 600 livres à Jean Philippe Bapst de Bolsenheim

1678 (27.6.), Chambre des Contrats, vol. 547 f° 504
Erschienen der Edel, Hochgelehrte Herr Christoph Güntzer V.J.Ddus und deß geheimen Regiments der Herren dreÿ Zehen Secretarius
in gegensein der Freÿ Reichß Hochwohl Edelgebohrnen Gestrengen Herrn Hannß Philipps Pabsten Von Bolsenheim – und Zwar uff unserer gnädigen Herren Rhät und XXI. heüt dato Obrigkeitlich ertheÿlten Consens
hauß, hoff, hoffstätt, stallung mit allen deren gebäwen, begriffen, Weithen, Zugehördten Rechten und gerechtigkeiten alhier beÿ dem Marggrävischen hoff, einseit am Scharlachsgäßlein, anderseit neben an dem graben des Grünäwels, hinden auch uff diesen graben stoßend gelegen, und Zum drachen genannt – umb 1600 lb

Jean Philippe Bapst de Bolsenheim, détenteur du village de Bolsenheim (von und zu Bolsenheim), loue une partie de la maison à l’aide major Charles de Vaudin pour lequel agit sa femme Marguerite le Gout

1687 (10. 7.bris), Chambre des Contrats, vol. 557 f° 491-v
Erschienen Jr. Johann Philipp Pabst von Bolsenheim (signé) Johan Philips Bapst von vnd zu bolsheim
hat in gegensein Frauen Margarethæ Le Gout, Hn Charle de Vaudin, Sr de Sivray, Aide Majors, ehelicher Haußfrauen in nahmen ged. Ihres Ehevogts, mit assistentz Hn de Fontenay, Officier au Regiment de Bigorre, und H. Bidier du Til Notaire Royal (signé, Marguerite le goux, fontenay)
entlehnt, In seiner ohnweit deß Hn Commendant. allhier gelegener, und zum Drachen genandter Behausung, den größten Keller, die Undere Stub, Stub Cammer, Küch. und noch eine Cammer, alles auff dem bod., So dann oben eine Stub, und Küchen, aber ohne Waßerstein, sambt Vier Cammern, wie auch zu Oberst einer fruchtschütt, Ferner den Grösten Stall, sambt dem Underschlag, und endlich d. am hauß Gelegene Gärttlein, auff ein Jahr lang von Michaelis dießes 1687.sten jahrs angerechnet, vmb 37 pfund 10 schilling d. Straßburger, deß jahrs
(…) Endlich reservirt sich d. H. Verleiher auch den Zutritt in d. gart., ohngeachtet d.selbe mit verlühen ist, auch soll die bauchküch. zu Gemeinen Gebrauch ied. freÿ steh.

Jean Philippe Bapst de Bolsenheim a épousé en premières noces Anne Françoise Salomé de Rathsamhausen d’Ehnwihr puis en secondes noces en 1704 Eve Julienne de Kippenheim. Après avoir vendu sa maison rue de l’Ecarlate, il demeure rue Sainte-Elisabeth dans la maison d’Elsenheim. Il meurt en 1706 dans sa demeure de Bolsenheim, il est inhumé par le pasteur de Gerstheim.
1706 (15.7.), Me Courtz (6 E 41, 450)
Inventarium und Beschreibung aller derjenigen zeiltlichen liegendt und fahrenden haab und Nahrung so weÿl. der Wohlgebohrne herr Johann Philipp Bapst von und zu Bolßenheimb nach seinem den (-) Martÿ A° 1706 aus dieser zergänglichen Welt genommenen tödlichen doch seeligen hintritt verlaßen, auf Ansuchen der Wohlgebohrnen frauen Eva Juliana Bäpstin von und zu Bolßenheimb geb. Von Kippenheimb als der hinterbliebenen fr. Wittib mit beÿstand des Wohlgebohrnen herrn Johann Jacob Wurmbßer Von Vendenheim zu Sundhaußen löbl. Statt Straßburg hochansehnlichen Stättmeisters und XV.er, so dann deß Wohlgebohrnen herrn Johann Peter Wetzel von Marsilien Hochfrst. Pfaltz burckenfeldischen Rath und Hoffmeister auch der Königlichen freÿ unmittelbahren Ritterschafft im Untern Elsaß Langverdienter Rath und Außschußes als Consituirten Curatoris des Wohlgebohrnen fräulein Sophia Sidonia Bäpstin von und zu Bolßenheimb deß wohl seel. herrn hinterlassenen einzigen fräulein tochter
Denominatio haeredum (der verstorbene) hatt in seinem Leben 2 Ehen beseßen und in ersten mit weÿl. der Wohlgebohrnen frauen Anna Francisca Salome Bäpstin von und zu Bolßenheimb geb. Von Rathsamhaußen zu Ehenweÿer ehelichen erziehlet fraülein Sophia Sidonia im (-) Jahr ihres alters, deroselben der herr hoffmeister Wetzel von Marsilien zu einem Vormund constituirt worden, 2. In der zweÿten Ehe der wohlgebohrnen frauen Eva Juliana Bäpstin von und zu Bolßenheimb geb. Von Kippenheimb der Wittib aber (-) Bapst von und zu Bolßenheimb welcher seinem seel. herrn Vatter auß dießer zeitlicheit baldt nachgefolget
den (-) 9.br 1704 aufgerichtete Eheberedung

In einer in der Statt Straßburg in der Elisabethen gaß gelegenen behaußung der Adel. Elsenheimische hoff genant ist befunden worden
Hausrath In d. Wohnstub, In d. Stub Kammer, In der nebenstub, Im Hauß Ehren, Im Sommerhauß
Eigenthum an liegende güther Im Bolsenheimer bann
[En annexe nombreuses pièces, Theilregister über Fr. Anna Francisca Salome Bäpstin von und zu Bolßenheimb geb. Von Rathsamhaußen zu Ehenweÿer]

Après la mort de sa première femme en février 1704, Jean Philippe Bapst de Bolsenheim épouse quelques mois plus tard Eve Julienne de Kippenheim dont il a un fils Adam qui naît en février 1706 et meurt peu après lui quelques semaines plus tard. L’arbre généalogique Helmantel (Stamboom Helmantel) disponible sur Internet mentionne qu’Eve Julienne de Kippenheim se remarie le 30 octobre 1710 avec Georges Guillaume de Ræsfeld dont elle a plusieurs enfants avant de mourir le 17 septembre 1720 à Deux-Ponts.
Sépulture, Gerstheim (luth. f° 431-v)

1704. d. 11. febr. fraw Anna Francisca Salomea Bäpstin von Bolsenheim deß wohlgebohrnen H Johann Philipp Bapst von und Zu Bolsenheim Ehew. ist d. 28. Jan. Zu Bols. gestorben und allhier zu Görstheim nachst an d. Kirche (-) auff d. Lutherischen Seit begrab. word. æt. (-) Jahr 3 monath 7 tag (i 356)

Baptême, Gerstheim (luth. f° 125-v)
1706. d. 11.t. febr. Adam v. Bolsenheim
P. Juncker Johann Philipp Bapst von Bolsenheim
M. Fr. Eva Juliana gebohrne von Kippenheim
Inf. Adam
Gevatt. S. T. H. Christian von Birckenfeld H Gustav Printz von Zweÿbrücken, H Reinhard Graw Von Hanaw, H Jacob Wurmser von Vendenheim, H Philipp Heinrich Von Wickersheim Stättmeister Zu Straßburg, H hans Peter Wetzel von Marsilien. H Ba(-) Von Reinach Zu Werth, H von Spital, H Friderich von Dormentz H Consulent Steinheÿl
S. T. fr. Dorothea Printzessin Von Veldentz, Fr Esther Grävin von Leiningen, Frau Grävin von Ochsen Stirn, Fr Anna Claudina Von Dumbruch gebohrne Von Rathsamhaußen Zum Stein, frln Jacoba Wormbserin Von Vendenheim, Fr: Maria Salomea Bocken gebohrne von Kippenheim, fraw Juliana Elisabetha verwittibte Kippenheim gebohrne von Dormentz. nat d. 9. febr. abendt um 6 uhr (i 122)

Sépultures, Gerstheim (luth. f° 432)
1706. d. 30. Mart. Juncker Johan Philipp Bapst von v. Zu Bolsenheim ist d. 26. Mart. Zu Bolsenh. gestorb. v. d. 30. hier begrab. æt: 63. jahr
1706. d. 12. April. Junck.. Adam, Juncker Johan: Philipp Bapst d. Söhnlei, ist d. 9.t April Gestorb. d. 13.t begrab. word. æt. 9. woch. (i 356)

Jean Philippe Bapst de Bolsenheim assisté de son receveur Geoffroi Naundorff vend la maison 1 600 livres à la Ville de Strasbourg pour le service des logements militaires

1692 (29.5.), Chambre des Contrats, vol. 564 f° 371-v
(Prot. fol. 46.b) Erschienen /:salv. titt:/ Herr Johann Philipp Pabst von und Zu Bolsenheim, mit beÿstand Hn Gottfried Naundorffs seines Schaffners
hatt in gegensein /:salv. titt:/ Herrn Daniel Richshoffers, alten Ammeisters, und Herrn Christoph Jacob Mockels, deß beständig. Regiments der Hhn. XIII. beÿsitzers, beeder alß zu dem Geschäfften der Einquartierung ins gemein hierzu insonderheit deputierten Herren, angezeigt und bekandt, daß Er Jr. Pabst Gemeiner Statt Straßburg Zur Einquartierung (verkaufft)
hauß, hoff, hoffstatt, Stallung mit allen deren Gebaüen, begriffen, weithen, Zugehördten, Rechten und Gerechtigkeiten allhier beÿ dem alßo genandten Margräffischen hoff, so anietzo Mons. le Marquis de Chamilly Commandant allhier bewohnt, einseit am Scharlachgäßlein, anderseit an dem Graben deß Grünaüels, hinden auff gemeldten Graben stoßend gelegen, und Zum Drachen genandt, so gantz freÿ ledig vnd eÿgen. Und ist dießer Verkauff und Kauff Zugangen und geschehen umb 1600 Pfund

Le Livre des loyers communaux porte qu’avant sa vente à un particulier en 1764, le locataire était le lieutenant colonel de cavalerie Charles von Ridt et que la maison avait auparavant servi à loger les capitaines des Portes.
Après son acquisition, la maison a servi à loger l’aide major puis à partir de 1732 différents officiers dont les capitaines des portes. Charles Vaudin, le premier aide major à occuper les lieux, en était déjà locataire par le bail que Jean Philippe Bapst de Bolsenheim lui avait consenti. Charles Vaudin, écuyer de Civray, épouse en 1683 Marguerite le Goust, veuve de l’aide major Jean Baptiste Davet

1683 (7.8.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 2)
Contract de mariage, 7° aoust 1683. furent presents Le Sieur Charles Vaudin escuyer desiuraÿ Capitaine au Regiment de piedmont et ayde major de lad° ville de Strasbourg
Et damoiselle Margueritte Legoust veufue de deffunt Sieur Jean Baptiste Davet Viuant ayde major de lad° ville (signé) Vaudin de l’yuray, Margueritte legoux

Mariage, Saint-Laurent (cath. p. 86)
Le 9.me D’Aoust 1683 par la permission de Mr le Docteur Buess curé de Strasbourg Mr N De Maziretz prebendier Royal de la Cathedralle a espouzé Mr Charle vaudin Escuier Capitaine du Regnt de Piemont et ayde Maior de Strasbourg et Medemoiselle Marguerite le Goust veuffe de deffeunt Mr. (-) (i 50)

Charles Vaudin meurt en 1702 en délaissant deux enfants. Les sommes sont exprimées en livres tournois et non en livres strasbourgeoises
1702 (28. X.bre), Me Bidier Dutil (6 E 41, 13)
Inventaire fait Cejourd’huy 28 décembre 1702 des meubles et effets de laissé par feu Messire Charles Vaudin escuyer Sr de Siuray en son viuant ayde major de Strasbourg ou jl est deceddé en cette ville de Strasbourg le 23 du présent mois representés et mis en Euidence par De Margueritte Gout la veufue en qualité de mere et tutrice naturelle de Charles et Maurice de Vaudin enfans mineurs dudit deffunt et d’elle
total des effets 4645 livres, dettes actives 10 943 livres, passif 212 livres

L’aide major d’Herbain demande en 1718 à la Ville de faire des travaux dans la maison assignée à son logement. Natif du diocèse de Châlons-sur-Marne, Claude Cuchot d’Herbain épouse en 1719 Catherine Pierrette Petin, fille du grand bailli de la principauté de la Petite-Pierre

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 277)
in Ecclesia nra publice factâ, pro futuro matrim. inter nobile Dnm Claudium Cuchot Dnm Dherbain filium nobilis Dni Claudy Cuchot dni dherbain et dnæ Joannæ penet Diœcesis Catalaunensis submaiorem huius civitatis, et nobilem dllam Catharinam petram petin filiam Dni Antony petin satrapam principatus de La petite pierre, et nobilis Dnæ Elizabethæ Blanchard vidua nobilis dnj de Bourdon, maioris in phaltzbourg parochianam vram, nemo se opposuerit (…) quominus dictus Claudius Cuchot, quem alias in doctrina christiana et sacramenti matrimonÿ suff.nter instructm attestamus, cum dictâ dlla Catharina petra petin parochiana vra in facie Ecclesiæ coram vobis, aut alio sacerdote approbato, de vra. licentiâ matrimonium Legitime contrahere posset (…) argentinæ die sexta mensis marty Anni 1719. (sans signatures, i 148)

Après son changement d’affectation en 1732. la maison est occupée par le capitaine des portes Michel Lamoureux. Originaire de Domjean dans le diocèse de Saint-Lô, il épouse en 1726 Anne Juvigny, fille d’un serrurier de Strasbourg : contrat de mariage, célébration

1726 (12.1.), Me Humbourg (6 E 41, 44)
Contrat de mariage – Sr Michel Lamoureux, officier dans le régiment de Royal artillerie Bataillon de Romillé, fils majeur de Pierre Lamoureux, demeurant en la Paroisse de Domjean vicomté de torrigny de l’Election de St Lot en Basse Normandie, et dlle Jeanne Grouane
dlle anne Juvigny fille majeure Jean Juvigny mre serrurier et Marguerite fourreau assistée d’Antoine juvigny fille majeure Entrepreneur des travaux du Roy son frere

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 120)
Hodie 4° februarii 1726 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Eclesiæ Conjuncti fuerunt dnus Michael Lamoureux Centurio Legionis Regiæ Armaturæ Oriundus Ex Domjea in Normandia et Domicella Anna Juvigni filia Joannis Juvigni Civis et fabri ferrarii huius urbia et Margarithæ fourreau Conjugum Commorantes Ambo in hac parochia (signé) Michel Lamoureux, anne jeuueigny (i 63)

Michel Lamoureux meurt en 1734 en délaissant quatre enfants. L’inventaire est dressé dans le logement qu’occupe la veuve rue du Pilot près de la place d’Armes
1736 (6.6.), Greffier du Petit Sénat, cote E 5782 (A)
Inventaire des Biens délaissés par feu le Sr Michel Lamoureux vivant Capitaine des Portes de la ville de Strasbourg a sa mort arrivée le 16. avril de l’année 1734 à la requisition du Sr Claude Dabeind Mr Sellier et bourgeois de la ville de Strasbourg et enseignée par Damoiselle Anne Juvigny veuve du deffunt assistée du Sr Simon Peccaut Perruquier, marqué et couché par écrit par moi présentement secrétaire au petit sénat
Le deffunt a délaissé pour héritiers ab intestat sçavoir 1. Anne Catherine agée de 8 ans et 6 mois présentement a la Congregation de Ste Barbe, 2. Jean Michel agé d’environ 7 ans et 6 mois, 3. Antoine décédé 6 mois après feu son pere, 4. Jean agé d’environ 3 ans lesquels quatre enfants engendrés avec son épouse sa veuve
dans une maison située dans la ruë nommée Pfahlgässel ou ladite veuve présentement est logée pour loyer
meubles 172, 154, 39, 134 et 22, argenterie 294, bague d’or 8, Capital portant rentes 5060, dettes actives 1043, douteuses 502 livres
Contrat de mariage, 12. janvier 1726 (…) coll. Humbourg

Anne Juvigny se remarie avec Louis Maleval, garde magasin à Landskron en Haute-Alsace
1736 (9. 7.br), Me Schmidt (André, 6 E 41, 702) n° 101
(Contrat de mariage) furent present le sieur Louis Maleval garde Magazin de l’artillerie de landskron en haute Alsace estant presentement en Cette ville d’une part
et Dame Anne Juvigny Veuve de feu le Sieur Michel Lamoureux en son Vivant Capitaine des portes de la ville de Strasbourg, assistée du sieur Anthoine Juvigny m° serrurier et bourgeois de ladite Ville son frere – fait a Strasbourg ce neufvieme septembre 1736 (signé) maleval, anne jeuuigny

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 103)
Hodie 10 Septembris Anni 1736 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ Conjuncti fuerunt Dnus Ludovicus Maleval Armamentarii Regii Castri Landscron Custos Diœcesis Basiliensis oriundus et Civitate Montelinan filius Guilelmi Maleval et Laurentiæ Duvand Conjugum et Domina Anna Juvigny soluta vidua defuncti Domini Michaelis L’amoureus in vivis unius ex præfectis portarum Hujus urbis parochiana Nostra (signé) maleual, anne jeugny (i 54)

Le prédécesseur du capitaine Daffis (1738) est le capitaine Chaillot. Le capitaine des portes Pierre du Chaillot fait son testament en décembre 1737

1737 (22. Xbr), Me Humbourg (6 E 41, 58)
Testament – Je soussigné Pierre du Chaillot aide major et Capitaine des Portes de la Ville de Strasbourg y demeurant proche l’église de St Louis (…)
Premierement j’ai recommandé et recommande mon âme à Dieu (…)
4. Plus je donne et legue à Salomé Beck ma servante (…)
5. Plus je donne et legue au Sr Antoine Portier de cette ville mon Cheval (…)
6. Je dis et declare et meme affirme en mon Ame et Conscience que par Le Contrat de mon mariage passé devant Rigomié notaire à Poitiers qui demeuroit devant les petits Jesuites il y a treize à quatorze ans, avec feüe Dame Anne Augron mon Epouse auparavant veuve de messire Chauvelin de Beauregard, ladite defunte Dame mon Epouse m’a fait don et donation d’une somme de 10 000 livres (…) suivant les quittances (…) qui doivent se trouver parmy nos papiers restés à Poitiers entre les mains du Sieur Chauvelin de Beauregard mon beau fils (…)
7. je fais nomme crée et jnstituêtre mon heritier seul unique et universel le Sr Servent de la Serre mon Neveu du chef de Dame Isabeau du Chaillot ma Soeure défunte, demeurant ordinairement à Born pres de Villeneuve en Agenois (…)
8. Et pour executer ce que desuus je prie Messire d’Hozier de la Garde Ecuyer Chevalier de l’order militaire de St Louis, aide major et Capitaine des portes de cette ville de vouloir bien s’en charger – (signé) du chaillot

Les Treize enregistrent le brevet que le Roi a délivré au capitaine des portes Daffis

1738, Protocole des XIII, 3 R 84
(p. 31) Donnerstag d. 30. Januarÿ. Dem Hh. Daffis Capitaine des Portes Soll das gewohnliche, sein Logement betreffend, gegeben werden
Ist ein Zu günsten H Daffis, vormahligen Garde du Corps du Roy dans la Compagnie de Villeroy unter dem 16. iüngst Verwichenen monaths Decembris außgefertigtes Von Ihro Maÿestät unterschriebenes und Von M Bauyn contresignirtes Brevet de Capitaine des Portes in hiesiger Stadt auff du Chaillot Stelle, Welcher abgehrischen* hat, abgeleßen und darauff Erkandt worden, daß selbigen das ienige, Was seine Vorfahren in gleicher qualität aus der Einquartirungs stub bißhero genossen auch gedeÿen, und mit reichung deßen Von 16.ten Decembris Vorigen Jahrs dem dato seines Brevet, als Termino à quo, der anfang gemacht werden sollte.

Les capitaines Daffis et Doffay occupent la maison en 1752. Originaire du diocèse de Beauvais, Charles Doffay, écuyer des Rieux, épouse en 1720 Marie Elisabeth Daudet : contrat de mariage, célébration

1720 (28.9.), Me Robert (6 E 41, 41)
Contrat de mariage – Charles doffay escuier St de Rieux ayde Major et capitaine des portes de Marsal y demeurant ordinairement estant de présent à Strasbourg logé rue des juifs p.sse St Estienne fils de défunt rené D’offay esc. Sr de fouquerolles et De Anne dequin
demoiselle Marguerite Daisne veuve du Sr Jacques Daudet vivant architecte et Entrepreneur general des fortifications y demeurant susdite rüe et p.sse stipulant pour damoiselle Marie Elisabeth Daudet fille du susdit et d’elle
de la part de la femme Estienne Louis daudet Licencie en droit et Royal arpenteur de la forest Royalle de haguenau son frere et Dlle Marie Madeleine Daudet fille sa sœur (signé) D’offay de Rieux

Mariage, Saint-Etienne (cath. f° 162-v)
Hodie 30 die Septembris Anni 1720. (…) sacro matrimonii vinculo Copulati dnus Carolus d’offay vigiliarum Vice Magister in Marsal dioecesis Bellovacensis et domicella Elisabetha Maria Daudet filia defuncti d. Jacobi daudet parochiana nostra, coram testibus dominus Ludovico Stephano daudel frater sponsæ (…) (signé) charles D’offay de Rieux, Marie Eslisabeth Daudet (i 165)

Charles Doffay meurt en 1753 dans une maison du Vieux gouvernement derrière Saint-Louis en délaissant six enfants
1753 (10.4.), Me Beguin (6 E 41, 1455) n° 17 (Expédié par Schatz)
Inventaire De la Succession de feu le Sr Charles D’Offay de Rieux Ecuyer Chevalier de l’Ordre militaire de St Louis, Aide Major et Capitaine des Portes de cette ville, après son decès arrivé le 9. mars de la présente année 1753, à la réquisition du Sr Jean Louis Leiss Secrétaire à la Chancellerie au Magistrat de cette ville tuteur nommé par justice aux enfants mineurs comme aussy à celle de De Marie Elisabeth née Daudet sa veuve assistée de Me Etienne Daudet Secrétaire de MMr les Quinze de cette ville
Le défunt a laissé pour héritiers ab intestat Scavoir 1. Dlle Anne Françoise majeure d’ans, 2. Dlle Marie Jeanne, 3. le Sr Joseph Etienne Volontaire au Régiment de Languedoc, 4. le Sr Pierre Louis, 5. Dlle Marie Barbe et 6. Dlle Elisabeth Ursule engendrés avec son épouse
Dans le vieux gouvernement Scize derrière L’Eglise de St Louis en cette ville
Dans le grand Poele, Dans la chambre a côté, Dans une chambre a cheminée a côté
Suitte des rubriques, meubles 577 li, argenterie 152 li, dettes actives 846 li, Total général 1579 livres – Dettes passives 6047, partant reste 4468 livres – Dettes passives oubliées 30 livres
Contrat de mariage. Not. royal Robert le 28. sept. 1720 (…)

La Ville vend la maison 2 025 livres au courtier Jean Jacques Hitschler qui achètera en 1772 le Vieux Gouvernement mis en vente par la Ville. Il en vendra une partie et en conservera une autre qui comprend une maison rue du Dragon et un terrain annexé à sa maison rue de l’Ecarlate

1764 (28.6.), Chambre des Contrats, vol. 638 f° 428
innahmen löbl. stadt Straßburg ST. H. XXI Frantz Anthoni Guerin
H. Johann Jacob Hitschler des courtier
eine behausung und hoffstatt mit allen begriffen, rechten und gerechtigkeiten hinter dem alten Gouvernement beÿm Makimmiggäßel einseit ist ein eck beÿ ged: gäßel anderseit neben einem dohlen so ged. stadt Straßburg zu unterhalten hat hinten auff den alten Gouvernement – umb 2025 pfund

Jean Jacques Haffner se rend adjudicataire de la maison le 13 septembre 1782. Il loue quelques mois plus tard la maison entière au juif Seligmann Alexandre (voir le n° 3 de la liste de 1784)

1783 (18.2.), Chambre des Contrats, vol. 657 f° 83-v
H. Johann Jacob Haffner der vogteÿ bott
in gegensein H. Seligmann Alexander des handelsjuden
lehnungs weiße, die dem H. verlehner eigenthümlich zuständige in Hitschlerischen falliments mass ane sich ersteigert ane dem Mackimmig gäßlein gelegenen behausung samt zugehörden nichts davon außgenohmen, einseit ist ein Eck an besagten gäßlein, anderseit neben Mr Remond dem schneider, hinten auff Reinhard dem metzger, auff 6 nacheinander folgenden jahren von instehenden Mariæ verküngigung tag (…)
6. ist verglichen worden, daß die persohnen so in denen nebens seiten einige magazinen haben von welche magazinen keinen theil gegenwärtigen lehnung außmacht sollen zu allen zeiten den freÿen von und zugang zu denßelben durch das große thor auff sie Elisabetha gaß haben – um einen jährlichen Zinß nemlich 500 gulden

Quand Jean Jacques Haffner meurt en 1784, la maison est portée à une valeur de 3 000 livres à son inventaire après décès.
Sa veuve Marie Salomé Kampmann la loue en 1792 à Geoffroi Waldner. Elle se réserve les magasins et l’entrée par le portail rue Sainte-Elisabeth

1792 (6.12.), Strasbourg 4 (12), Me Greis N° 211, altes N° 316 – Enregistrement acp 13 du 6.12.
erschienen persönlich die bürgerin Maria Salome, geborne Kampmann, weiland des bürgers Johann Jacob Haffners, geweßenen Vogteÿbotts und Inwohners allhier hinterbliebene Wittib, beÿständlich des burgers Georg Heinrich Rübsamen, handelsmanns und Inwohners allhier
die hat in gegenseÿn des bürgers Gottfried Waldners inwohners allhier
entlehnt, die der Verlehnerin eigenthümlich zuständige an dem Makümmich Gäßlein hiesiger Stadt gelegene, mit N° 20 bezeichnete behaußung samt zugehörden, nichts davon ausgenommen, einseit ist en Eck an besagtem Gäßlein, anderseit neben dem bürger Remund, Schneidermeister und hinten auf den bürger Reinhard, Metzger stoßend, Und ist diese Lehnung unter nachgesetzten bedignissen und Clausulen festgesetzt, geschlossen und getroffen worden als 1° daß solche Lehnung Neün
nacheinander folgende Jahre, vom letztverfloßenen Michaelistag anfangend – um einen jährlichen Zinß nemlich 1000 Livres frantzösischen Gelds (…)
5° daß die Personen, so in den Nebenseiten gedachten behaußung einige Magazine haben und welche Magazine keinen Theil in gegenseiner Lehnung ausmachen, zu allen seiten den freÿen Von: und Zugang zu denselben durch das grose Thor auf die St. Elisabethä Gaß haben sollen

Marie Salomé Kampmann vend la maison au marchand Michel Frédéric Bœhm et à Catherine Sophie Rœderer. Les parties conviennent que le portail qui donne dans la rue Sainte-Elisabeth demeurera commun entre les parties. La venderesse se réserve en outre le droit d’entrer et de sortir par le portail pour parvenir à ses magasins et à sa remise, ce dont les acquéreurs devront tenir compte s’ils souhaitent élever à l’avenir un mur

1797 (16 mess. 5), Strasbourg 4 (14), Me Greis N° 1209, Altes N° 702 – Enregistrement de Strasbourg, acp 53 F° 50-v du 20 mess 5
persönlich erschienen die bürgerin Maria Salome geborne Kampmann, weiland des burgers Johann Jacob Hafners, gewesenen beamten beÿ dem ehemaligen hiesigen Vogteÿgericht und Inwohner alhie hinterbliebene Wittib, beÿständlich ihres Neveu des burgers Ludwig Reinhard Oppermann, Rechtsverständigen und Inwohners alhie,
die hat in gegensein des bürgers Michael Friderich Boehm, patentirten Handelßmanns allhier, und deßen Ehegattin Catharina Sophia geborner Roederer, die er der Ehemann hiezu bevollmächtiget und verbeÿstandet, so dann dieselbe unter fernerer Assitentz der bürger Philipp Jacob Karth, handelßmanns und Frantz Daniel Imlin Silberarbeiters, beeder Inwohner alhie
die ihro bürgerin Hafner gehörige behaußung, Höffe, Hoffstätte, bronnen, Stallung und Garten samt allen übrigen derselben Gebäuwen, begriffen, Weiten, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen alhie zu Straßburg hinter dem ehemaligen alten Gouvernement beÿ dem Mackkimmig gäßlein mit N° 20 bezeichnet, einseit ist ein Eck an besagtem Gäßlein, anderseit neben bürger Johann Michael Remund, Friedensrichter des dritten Gerichts bezircks hiesiger Gemeine und hinten theils auf bürger Johann Friderich Reinhard, Metzger und theils auf die der Verkäuferin gehörigen Magazinen stoßend, welche behausung weiland des bürgers Johann Rudolph Saltzmann geweßenen Diaconi in der hisigen Neuen oder Prediger Kirchen hinderlassenen Zwo töchteren um 12 000 Livres an Capital verpfändet – beschehen und zugagangen um den Preis von 24 000 Livres
Waraufhien die Verkäuferin und die Käufer annoch mit einander dahien übereingekommen sind, daß die in der verkauften behaußung sich befindlichen hintere Maur nebst dem Thor auf die Elisabethä Gaß aussehend, mit N° 23. bezeichnet, Zwischen beiden theilen in gemeinschaftliches Eigenthum bleiben und an den deswegen jeweilen Zu bestreiten habenden Reparations und anderen Kösten jedem Theil die Hälfte zu leiden haben, die Verkäufferin aber berechtiget seÿn solle an erstgedachtem hinteren Thor die freÿe Ein: und Ausfahrt zu ihren Magazinen zu haben, so daß sie daselbst mit einem jeeden Fuhr gantz ohngehindert und ohngenirt zu allen Zeiten ein und ausfahren kan, unbeschadet des Platzes worauf die Remise stehet, so Zwischen gedachtem Thor und den Magazinen enthalten ist, und zu den Magazinen gehöret, welcher Platz in der Breite, nemlich vom thor längs der Mauren hin bis an die Magazine ohngefehr Neun Schuh und in die Länge Fünff zehen Schuh Pariser Maases beträgt, Wollten auch die Käufer über kurtz oder lang eine Mauer in ihrem hintern Hof aufführen, um die Separation von den Verkäuferin Magazinen und Hof dadurch zu machen, so solle solche Maur doch nicht anders eingerichtet werden, als daß die Verkäuferin die gedachte freÿe und ohngenirte Ein: und Ausfuhr genießen könne

Fils de médecin, le marchand Michel Frédéric Bœhm épouse en 1796 Catherine Sophie Rœderer, fille de joailler
1796 (25 prairial 4), Strasbourg 4 (10), Me Greis N° 971 Altes N° 403 – Enregistrement de Strasbourg, acp 40 F° 178 du 26 prai. 4
(Eheberedung) persönlich erschienen der bürger Michael Friderich Böhm, leediger Handelsmann ins großen Wie das von demselben mir Notario vorgewiesen aber ihn sogleich wieder zurückgegebene ihm alhier Zu Straßburg den 7. Brumaire jüngst ertheilte und den 28. des nemlichen Monats vin der hiesigen Municipal Verwaltung visirte Patent ausweiset, weiland des bürgers Michael Friderich Böhm gewesenen Medicinæ Doctoris alhier mit der bürgerin Dorothea, gebohrner Grauel ehelich erzeugter großjähriger Sohn, an einem,
so dann die Bürgerin Catharina Sophia Roederer, weiland des bürgers Johann Daniel Röderer, gewesenen Juwelierers und Goldarbeiters alhier mit der bürgerin Carolina Salome geborner Widemann ehelich Erzeugte Tochter, beÿständlich ihres annoch ohnentledigten Vogts des bürgers Frantz Daniel Imlin, Silberarbeiters alhier an dem andern theil – So beschehen Zu Straßburg den 25. Prairial im vierten Jahr der Frantzösischen Einen und unzertrennlichen Republick [unterzeichnet] Michael Fridrich Boehm, Catharina Sophia Röderer
(enregistrement, revenu industriel de 600 livres)

Le fabricant de papiers peints et lithographe Michel Frédéric Bœhm meurt en 1835 rue des Tonneliers en délaissant trois enfants
1835 (30.5.), Strasbourg 2 (78), Me Weigel n° 8858 – Enregistrement de Strasbourg, acp 231 F° 188-v du 5.6.
Inventaire de la succession de Michel Frédéric Boehm, fabricant de papiers peints & lythographe, décédé le 5 janvier 1835 – à la requête de I. Catherine Sophie Roederer la veuve,
II. 1. Frédéric Roederer, orfèvre à Strasbourg mandataire de Théodore Boehm, imprimeur lythographe demeurant à Montpellier, 2. Marie Adélaïde Boehm, célibataire majeure, 3. Eugénie Boehm, célibataire majeure, héritiers chacun pour un tiers du défunt leur père
dans la maison où le de cujus est décédé rue des Tonneliers n° 8
actif 3780 fr, passif 45 801 fr
Contrat de mariage, Me Greis en l’an 4

Le fabricant de papiers peints Michel Frédéric Bœhm et Catherine Sophie Rœderer vendent la maison au négociant Théodore Salomon Picard

1810 (1.3.), Strasbourg 10 (51), Me Zimmer n° 2854, 4328 – Enregistrement de Strasbourg, acp 114 f° 57 du 2.5.
Michel Frédéric Boehm, fabricant de papier, et Catherine Sophie Roederer
à Théodore Salomon Picard négociant
une maison avec ses Bâtiments, cours, puits, Ecurie, Jardin appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue du Dragon n° 20, entre la rue du Cumin et la propriété de M Remond et Klinghammer derrière la rue Elisabeth dans laquelle elle a une issue a porte cochère – acquise de Marie Salomé Kampmann veuve de Jean Jacques Hafner, employé à la ci devant Chambre des tutèles, par acte passé devant Me Greis le 16 messidor V – moyennant 31 604 francs ou 32 000 livres

Originaire de Hagenthal-le-Bas dans le Sundgau, Théodore Picard et sa femme Sara Isaac s’installent à Strasbourg vers 1802. Théodore Picard qui réside alors à Francfort-sur-le-Main prend en 1808 le nom de Théodore Salomon Picard et sa femme celui de Sara Adler. L’épouse déclare le même jour le nom de leurs trois fils
Déclaration des noms par les Juifs, Strasbourg (n° 725) Picard, Théodore Salomon. (…) s’est présenté Théodore Marx Picard, négociant domicilié en cette ville, Rue de l’Epine N° 11, en vertu de la procuration à lui donnée par Théodore Picard, négociant, fils de Salomon Picard duëment légalisée par le Chargé d’affaires de France près de la Confédération du Rhin (…) que ledit Théodore Picard, se trouvant actuellement à Francfort sur le Mein, conserve le nom de Picard pour nom de famille et prend ceux de Théodore Salomon pour prénoms (…), le 17 octobre 1808 (i 123)
(n° 726) Adler Sara F° Picard. (…) s’est présentée Sara Isaac Epouse de Théodore Salomon Picard, négociant, qui se nommait antérieurement Théodore Picard, domiciliée en cette ville, Rue de l’Epine N° 11, laquelle nous a déclaré prendre le nom d’Adler pour nom de famille et conserver celui de Sara pour prénom (…)
(n° 727) Picard Salomon. (…) s’est présentée Sara Adler qui se nommait antérieurement Sara Isaac, domiciliée en cette ville, Rue de l’Epine N° 11, Epouse de Théodore Salomon Picard, négociant, absent, laquelle nous a déclaré vouloir conserver à Salomon son fils mineur né en cette ville le 25 ventôse an sept le nom de Picard pour nom de famille et celui de Salomon pour prénom (…)
(n° 728) Picard Isaac. (…) s’est présentée Sara Adler qui se nommait antérieurement Sara Isaac, domiciliée en cette ville, Rue de l’Epine N° 11, Epouse de Théodore Salomon Picard, négociant, absent, laquelle nous a déclaré vouloir conserver à Isaac son fils mineur né en cette ville le 27 Germinal an onze le nom de Picard pour nom de famille et celui de Isaac pour prénom (…)
(n° 729) Picard Raphaël. (…) s’est présentée Sara Adler qui se nommait antérieurement Sara Isaac, domiciliée en cette ville, Rue de l’Epine N° 11, Epouse de Théodore Salomon Picard, négociant, absent, laquelle nous a déclaré vouloir conserver à Raphaël son fils mineur né en cette ville le 4 Fructidor an treize le nom de Picard pour nom de famille et celui de Raphaël pour prénom (…)

Inventaire après décès d’une locataire, Françoise Frédérique Barth, veuve du jurisconsulte Jean Denys Ferat

1813 (2.9.), Strasbourg 3 (36), Me Übersaal n° 1310, 6493 – Enregistrement de Strasbourg, acp 123 F° 75 du 3.9.
Inventaire de la succession de Françoise Frédérique Barth, veuve de Jean Denys Ferat, Juris Consulte et membre du corps législatif, décédée le 3 mai dernier – à la requête d’Amélie Frédérique Joséphine Ferat épouse de François Maximilien Joseph Schaumas, vérificateur des douanes impériales demeurant en cette ville, susdite maison, fille unique et héritière universelle
dans une maison rue du Dragon n° 20 appartenant au Sr Piccard négociant
meubles 3587 fr, dettes actives 7798 fr, ensemble 11 385 fr
Immeubles de la succession. Premièrement une campagne située à la plaine des bouchers ou d’Austerlitz et de l’hôpital et les terres situés près la tuilerie du Rhin, du Bruckhof et de la Schleifmühle avec tous bâtiments, appartenances et dépendances, lesquels immeubles la veuve Ferat a hérité de M François Charles Barth, son frère Juris Consulte et membre de l’ancien Magistrat, détaillés à l’inventaire dressé par le soussigné le 2 novembre 1786 – louée à Chrétien Aeister et Elisabeth Eimann pour 9 ans à commencer le 11 novembre 1808 par bail s.s.p. du 15 octobre 1808 enreg. le 9 avril F° 113, estimée à 1600 fr de revenu ; en capital 32 000 francs
4 ha de prairie 528 fr, 2 ha fr terres 103 fr, 60 ares de pré la Robertsau 23 fr
corps de biens à Hochfelden, Mennolsheim, Schaffhausen et Hochfelden, maison à Vinay (Marne) et deux autres maisons à Vinay, 2 ares bois à Montbayen – passif 1086 fr

Théodore Salomon Picard meurt en 1847 rue de l’Ecurie en laissant pour seul héritier son fils absent depuis vingt ans auquel il a donné son consentement de mariage en 1836 alors qu’il habitait Amsterdam
Acte de décès. Le 24 avril 1847 (…) Lesquels nous ont déclaré que Théodore Salomon Picard âgé de 77 ans, né à Niederhagenthal /Haut Rhin/, Négociant, Epoux de Sara Adler, domicilié à Strasbourg, fils de feu Salomon Picard, commerçant et de feu N.N. est décédé le 23 avril 1847 à deux heures de relevée en la maison rue de l’Ecurie N° 9 (i 103)

1857 (9.1.), Me Momy
Notoriété constatant que Théodore Salomon Picard, vivant négociant à Strasbourg, est décédé le 23 avril 1847, laissant pour héritier Isaac Picard son fils absent depuis vingt ans
acp 456 (3 Q 30 171) f° 56-v du 10.1.

1835 (4.8.), Strasbourg, Me Hatt, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 233 F° 45-v du 8.8.
Consentement par Théodore Salomon Picard, propriétaire, et Sara Adler au mariage d’Isaac Picard, négociant à Amsterdam avec De veuve J. H. Luyken de ladite ville

1836 (28.6.), Strasbourg 4 (82), Me Hatt n° 9225, fantôme – Enregistrement de Strasbourg, acp 241 F° 98-v du 29.6.
Consentement par Théodore Salomon Picard, propriétaire, et Sara Adler au mariage de leur fils Isaac Picard, négociant à Amsterdam avec telle personne il avisera

Théodore Salomon Picard et Sara Adler vendent la maison au négociant Louis Ratisbonne au nom de la maison de commerce Frères Ratisbonne

1824 (25.5.), Strasbourg 1 (44), Me Rencker n° 3218 – Enregistrement de Strasbourg, acp 168 f° 71-v du 26.5.
Théodore Salomon Picard, négociant, et Sara Adler
à Louis Ratisbonne acceptant pour la maison de commerce connue sous le nom de frères Ratisbonne
une maison, cour, puits, écuries, jardin, remises, bâtiment, appartenances & dépendances située à Strasbourg rue du Dragon n° 20, entre la rue du Cumin & la propriété des Mrs Remond & Klinghammer, derrière la rue Ste Elisabeth dans laquelle elle a une issue à porte cochère – acquis de Michel Frédéric Boehm, fabricant de papier, et de Catherine Sophie Roederer par acte reçu Me Zimmer le 1 mars 1810 transcrit au bureau des hypothèques volume 50 n° 56 – pour 38 000 francs

Natif de Fürth, Louis Ratisbonne habite rue du Jeu-des-Enfants quand il déclare son nom en 1808. Il épouse en 1811 Flore Cerf Berr
Déclaration des noms par les Juifs, Strasbourg (f° 165, n° 981) s’est présenté Louis Ratisbonne négociant domicilié en cette ville Ruë du Jeu des Enfants N° 37, lequel nous a déclaré conserver le nom de Ratisbonne pour nom de famille & celui de Louis pour prénom et a signé avec nous le présent acte le 24 octobre 1808 (i 166)

Mariage, Strasbourg (n° 273)
Acte de mariage célébré le 5 août 1811 (entre) Louis Ratisbonne, majeur d’ans, né le 10 décembre 1779 à Fürth en Bavière, domicilié à Strasbourg, négociant, fils de feu Jacob Hirsch Regensburger, négociant décédé à Fürth au mois d’octobre 1780 et de feu Hanna Brüll, décédée à Strasbourg le 26 juillet de l’année dernière
et Flore Cerf Berr, majeure d’ans, née le 9 janvier 1782 à Strasbourg, domiciliée à Strasbourg, fille de Marx Cerf Berr, rentier domicilié à Paris, Département de la Seine, et d’Esther Boas, domiciliée à Strasbourg ci présente et consentante (…) Le dit époux déclare par serment qu’il est dans l’impossibilité de produire les extraits de décès de ses aïeul et aïeules paternels, laquelle déclaration a été certifiée par serment des quatre témoins ci après désignés et ladite épouse a produit un acte de notoriété sur sa naissance, dressé par Marie Louis Christmann juge de paix du canton sud de ladite ville le 15 mai dernier (signé) Louis Ratisbonne, flore Cerf Berr (i 20)

Banquier, président du Consistoire Israélite et chevalier de la Légion d’Honneur, Louis Ratisbonne meurt sans enfant en 1855 en délaissant une fortune importante. Il lègue deux des maisons qu’il possède à Strasbourg pour le service de la communauté juive, celle rue de la Demi-Lune servira d’école des arts et métiers et celle rue du Dragon d’hospice

1855 (23.4.), Strasbourg 1 (139), Me Rencker n° 23 241
Inventaire de la succession de Monsieur Louis Ratisbonne, en son vivant Président du Consistoire Israélite de Strasbourg, Chevalier de la Légion d’Honneur, décédé à Strasbourg le 12 avril 1855. A la requête & en présence I. de Monsieur Louis Edouard Gérard, Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Strasbourg, officier de la légion d’honneur, domicilié en cette ville, agissant en qualité l’exécuteur testamentaire nommé par ledit défunt par son testament mystique en date du 5 avril 1854 enregistré à Strasbourg le 18 avril 1844 (…) ledit testament déposé en l’étude dudit notaire Rencker suivant acte de suscription dressé par ce dernier le 6 avril 1854 et en exécution d’une ordonnance d’ouverture & de description du dit Testament dressé par le Greffier du dit Tribunal le 13 avril courant
2° en qualité de mandataire de Dame Maxime Cerfberr épouse autorisée de Monsieur Oulry Charles Auguste Levylier, Payeur du Département du Haut Rhin domicilié à Colmar, lesquels mariés sous le régime de la communauté ainsi qu’il résulte de leur contrat de mariage passé devant Me Armand Halphen à Paris le 21 octobre 1854,
3° et en qualité de mandataire de Monsieur Félix Worms de Romilly, docteur en droit à Paris,
II. de Monsieur Raphael Cerf Lippmann, maître de poste aux chevaux, adjont au maire de la ville de Strasbourg, en qualité de mandataire de Pauline Ratisbonne son épouse,
III. de Monsieur Achille Ratisbonne, propriétaire à Strasbourg, agissant tant en son nom personnel qu’en qualité de mandataire 1° de Monsieur Adolphe Ratisbonne, son frere ancien banquier domicilié à Strasbourg, 2) de Monsieur Adolphe Worms de Romilly, Capitaine du génie à Saumur demeurant en la même ville, lequel a agi au nom et comme poursuivant les droits de Dame Hélène Zélie Ratisbonne son épouse, 3) de Mr Louis Ratisbonne, homme de lettres domicilié à Paris, 4) de Dame Flore Ratisbonne (Betty) Epouse de M Alexandre Singer, ancien agent de change demeurant à Paris, 5) de Dame Ernetsine Hanna Ratisbonne épouse de Monsieur Adolphe Beyfus, rentier à Paris, 6) de M Emile Ratisbonne, agent d’assurances maritimes demeurant à Paris,
IV. de Monsieur Henri Ratisbonne, propriétaire à Strasbourg, agissant en qualité de mandataire 1) de Dame Rina Léonie Ratisbonne épouse de Monsieur Charles Edouard David Bedarride, banquier domicilié à Aix, 2) de Dame Adèle Elise Ratisbonne Epouse de Mr Mayer Dupont, maître de forges domicilié à Metz,
V. de Monsieur Charles Hirsch, banquier domicilié à Strasbourg agissant en qualité de mandataire de Monsieur Edmond Ratisbonne, receveur des finances de l’arrondissement de Soissons demeurant en la même ville
Madame Levylier, Mr Félix Worms de Romilly, Madame Lippmann, Mr Achille Ratisbonne & Madame Beyfuss agissant en quantité de légataires universels chacun pour un 7°, Me Edmond Ratisbonne, Madame Flore Betty Ratisbonne épouse de Mr Singer, Madame Hélène Worms de Romilly & Mr Louis Ratisbonne ensemble pour un 7° gréve d’usufruit au profit de Mr Adolphe Ratisbonne leur père, Madame Bedarride, Mr Emile Ratisbonne et Madame Dupont ensemble pour le dernier 7° de la succession de Mr Louis Ratisbonne leur oncle et grand oncle respectif en vertu du testament ci-dessus relaté

(Mobilier) Entresol. Petite salle à manger, Chambre à alcôve, Chambre à coucher, Petit salon, Anti-chambre, Salle de billard, Cabinet à côté, Chambre à coucher, Cabinet, Chambre à coucher, Chambre à coucher, Anti-chambre
Premier étage. Anti-chambre, Salon, Salon à colonnes, Salle à manger, Petit salon, Cabinet, Palier, Cabinet de travail, Chambre à coucher, Autre chambre à coucher, Cabinet à côté, Chambre à coucher, Autre chambre à coucher, Cabinet
Deuxième étage. Maison d derrière, Première pièce, Deuxième pièce, Troisième pièce, Pallier, Sur la rue. Première chambre, Chambre à coucher, Troisième pièce, Pallier, Chambre du valet de chambre, Pallier, Mansarde, Chambre à linge sale, Grenier à côté, Chambre à coucher, Pallier
3670 Une maison à Strasbourg Grandes arcades N° 4
Une maison à Strasbourg rue des grandes arcades et place du Temple neuf N° 9
Une maison à Strasbourg rue des orphelins N° 25
Une maison à Strasbourg rue de l’Epine N° 16
3671 Une maison et 5 h 20 a de terres à la Robertsau
3673 17) Un enclos à Haguenau Quartier vert
3674 deux places d’hommes et deux places de femme à la synagogue de Strasbourg
Immeubles à Strasbourg légués par le défunt
Une maison et dépendancess à Strasbourg rue de la demi lune N° 6, légué à l’école Israélite des arts et métiers
Une maison sise à Strasbourg rue du dragon N° 20 et dépendances léguée à la Communauté Israélite pour un hospice
Deux places d’hommes et deux places de femme à la synagogue de Strasbourg, deuxième classe N° 19 & 25 première Classe N° 1 & 2.
– Enregistrement (les 23, 24, 25, 26 et 27 avril) acp 439 (3 Q 30 154) f° 51 du 28.4.
(Intitulé) Il dépend de ladite succession. Caisse (argent) 1089
Créances 493 446
Mobilier, vins et garde robe 18 407
(le 12 juin) acp 440 (3 Q 30 155) f° 82-v du 14.6.
(suite de la succession) 1) une action de la compagnie d’assurances Générales maritimes 12 500, 2) une action d’assurance sur la vie 7500, 3) une action de Compagnie maritime de Hollande 6000, 4) deux actions de la Compagnie d’assurances mutuelles 2000, 5) 2000 francs déposés à la Maison Piller Wille, 6) 94 actions de jouissance du Canal du Rhône au Rhin 52 800, 7) 15 actions de la filature Schwartz Tropp et Compagnie à Mulhouse 75 000, 8) deux actions de la filature de Hüttenheim 20 000, 9) sept actions de la filature de Poutai 70 000, 10) 20 obligations du Chemin de fer de Paris à Orléans 6000, 11) six obligations du Chemin de fer du Nord 1800, 13) 25 obligations du Chemin de fer d’Orléans à Paris 7531, 14) 10 actions de la banque de France 30 000, 15) 28 actions de la caisse commerciale Duchet Delhomart à Paris 11 200, 16) 10 actions du Comptoir d’Escompte de Strasbourg 10 000, 17) 51 actions du Crédit mobilier 40 672, 18) 10 obligations de la Ville de Marseille 10 000, 19) 25 obligations de la Ville de Lyon 25 000, 20) 100 actions du Chemin de fer du Nord 87 250, 21) 5 actions des mines de Bouxwiller 96 233, 22) 5462 francs de rentes 3 % 125 626, 23) 7600 francs de rentes 3 % 174 800, 24) 3681 francs de rentes 4 ½ 76 681, 25) 2850 francs de rentes 4 ½ 59 691, 26) 6000 de rentes piemontaises 106 000, 27) 720 livres toscanes 10 684, 28) 1224 piastes espagnols 68 850, 29) 171 piastres rentes espagnols 9638, 31) cinq parts d’actions des bains dits la Samaritaine 2500, 32) 7000 francs placés à la maison Dietsch
Une maison à Strasbourg Grandes arcades N° 4
Une maison à Strasbourg rue des grandes arcades et place du Temple neuf N° 9
Une maison à Strasbourg rue des orphelins N° 25
Une maison à Strasbourg rue de l’Epine N° 16
Un corps de biens de 13 h 41 a bans de Fridolsheim, Littenheim, Altenheim et Maennolsheim
Une maison et 5 h 20 a de terres à la Robertsau
42 ares forêts ban de Donnenheim
3 hectares 25a terres et prés à Littenheim et Lupstein
Un hectare 56 a terres, bois ban de Behlenheim
Un hectare de terre dit ban
Un hectare 62 a 15 terre à Wiwersheim
Un hectare 93 a 45 terres dit ban
44 ares terres dit ban
4 hectares 15 a ban de Willgottheim
17 hectares 20 terres et prés à Fort Louis
2 hectares 37 a terres et prés ban de Strasbourg
Un enclos à Haguenau Quartier vert
deux places d’hommes et deux places de femme à la synagogue de Strasbourg
(le 4 octobre) acp 443 (3 Q 30 158) f° 81 du 6.10.
(suite de la succession) 2 ha 48 a 25 terre ban de Surbourg
Une maison à Strasbourg rue de la demi lune N° 6
Une maison à Strasbourg rue du dragon N° 20
valeurs dépendantes de la maison de commerce 513 995
Delivrance a Mr Gerard du legs fait à ce dernier par le testament olographe du défunt

Décès, Strasbourg (n° 841)
Acte de décès. Le 13 avril 1855 ont comparu Achille Ratisbonne, agé de 49 ans, propriétaire, neveu du défunt domicilié à Strasbourg, et Chrétien Barth, âgé de 51 ans, commis négociant voisin du défunt, domicilié à Strasbourg, Lesquels nous ont déclaré que Louis Ratisbonne, âgé de 75 ans, né à Fürth (Bavière), ancien Banquier, Président du Consistoire Israélite, Chevalier de la Légion d’Honneur, veuf de Flore Cerf Berr, domicilié à Strasbourg, fils de feu Jacob Hirsch Regensburger, négociant et de feu Hanna Brüll, est décédé le 12 avril 1855 en la maison Grandes arcades N° 21 – Apoplexie (i 89)

Les héritiers de Louis Ratisbonne remettent à la Ville de Strasbourg la maison qui servira d’hospice ainsi que la rente destinée à son entretien

1857 (22.5.), Me Rencker
Délivrance par les héritiers de Louis Ratisbonne, banquier à Strasbourg
à la Ville de Strasbourg
du legs 1) d’une maison à Strasbourg rue du Dragon,
2) d’une rente de mille francs faite par feu le Sr Ratisbonne pour la fondation d’un hôpital israélite à Strasbourg connu sous le nom d’Hospice Elisa
acp 460 (3 Q 30 175) f° 42-v du 23.5.


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