1, rue Brûlée


Rue Brûlée n° 1, hôtel de Türckheim (1750)
V 2 (Blondel) – N 1213 puis partie de section 64 parcelle 5 (cadastre)

La maison entre la rue et le fossé des Tanneurs qui longeait le marché aux Chevaux (actuellement place Broglie) était la deuxième de la rue Brûlée à partir de la rue du Dôme, après la maison d’angle occupée par le poêle des Tailleurs. Jean Frédéric de Gottesheim a ordonné en 1581 qu’elle revienne à ses héritiers mâles sans pouvoir être vendue. Cette dernière stipulation est levée par décision du Grand Sénat en 1683. Luc Weinnemmer, premier ammestre catholique, l’acquiert en 1690. La maison comprend alors un bâtiment avant, un bâtiment arrière, deux cours et un puits d’après les actes de vente successifs. Le plan-relief de 1727 montre cette disposition : un mur sépare la rue d’une petite cour, un premier bâtiment (à rez-de-chaussée et deux étages) parallèle à la rue est suivi d’une deuxième cour plus grande que la première. Un bâtiment arrière à rez-de-chaussée et un étage est construit au fond de la deuxième le long du fossé des tanneurs. Une tourelle se trouve à l’angle sud-ouest du premier bâtiment, une petite aile du bâtiment arrière flanque la cour du même côté.


Plan-relief de 1727
A gauche, la rue du Dôme, à l’arrière le marché aux Chevaux (place Broglie).
La première maison entre le fossé des Tanneurs et la rue Brûlée en bas de l’image est le poêle des Tailleurs. La deuxième est la maison Weinnemer.
(Illustration reproduite dans l’article de J.-D. Ludmann, réf. plus bas)

La maison acquise 1 200 livres en 1690 est vendue 6 000 livres en 1738 et 6 250 en 1743. C’est le banquier Jean de Türckheim qui l’acquiert et la fait reconstruire en 1750 comme l’indique une requête auprès des Directeurs fonciers et un devis passé avec le maître maçon Jacques Gallay. Jean de Türckheim passe en 1755 un accord de servitude avec le poêle des tailleurs, son voisin vers l’ouest.
Le plan Blondel (1765) montre le nouveau bâtiment, un hôtel entre cour et jardin. L’entrée et la petite cour sont comparables à l’ancienne disposition, de même que le bâtiment principal. La deuxième cour est occupée par un jardin et le bâtiment arrière est remplacé par une terrasse. Une petite aile s’étend sur la droite de la première cour et une deuxième aile s’appuie contre le mur du poêle des Tailleurs sur la gauche de la deuxième cour.




Le plan-relief de 1830 montre le bâtiment et ses cours successives (C) et (B) dans le même état, à la seule différence qu’un hangar carré soutenu par des poutres se trouve à droite derrière le mur qui donne sur la rue et qu’il y a un petit bâtiment à gauche de l’entrée. Les élévations sur rue montrent l’entrée de la maison entre les repères (e) et (f) : un mur dans lequel s’ouvre le portail, suivi du pignon du bâtiment (un rez-de-chaussée surmonté de deux étages) en aile à droite de la première cour (C). La face arrière du mur d’entrée se trouve entre (3) et (4) dans la cour (C). On y voit entre (1) et (3) le hangar au-dessus duquel dépasse le bâtiment en aile dont la partie non masquée par le hangar apparaît entre (6) et (1). Le nouveau petit bâtiment en aile sur la gauche de la cour se trouve entre (4) et (5) : simple rez-de-chaussée percé de trois grandes ouvertures. Le bâtiment principal, entre (5) et (6), a un rez-de-chaussée, deux étages, un étage sous combles et deux niveaux de greniers. Le rez-de-chaussée a une grande porte et deux fenêtres, chaque étage quatre fenêtres. On voit entre les repères (1) et (2) de la cour (B) la façade arrière de ce bâtiment principal. Un fronton au milieu de la façade est soutenu de piliers comme le montre la photographie de Winter après que la maison a été atteinte par les obus de 1870. L’aile en retour vers l’ouest a neuf fenêtres à chacun des deux étages, les deux dernières travées vers le marché aux Chevaux se trouvant sur la terrasse légèrement plus haute que la cour et le jardin. On voit entre (3) et (4) la balustrade qui donne sur la place et longe le fossé des Tanneurs. Le mur vers l’ouest est aveugle, entre (4) et (1), est décoré de piliers surmontés d’arcs d’après la photographie de Winter. Les élévations sur le marché aux Chevaux montrent à gauche du repère (l) la balustrade de la terrasse et le mur qui la soutient et à droite du même repère l’étroit pignon de l’aile en retour qui s’appuie sur le mur du poêle des Tailleurs.
C’est cette même maison qui appartiendra successivement à Bernard Frédéric de Türckheim et à son fils Jean Frédéric, maire de Strasbourg. Les difficultés financières de la banque amènent propriétaires et créanciers à vendre les immeubles, dont la maison rue Brûlée qui sera acquise en 1842 par François Pierre Gast, ancien maître de forges. C’est ensuite Georges Scheidecker qui en est propriétaire de même que de la maison voisine, l’ancien poêle des Tailleurs. Les deux maisons sont très endommagées par les obus de 1870. Le terrain de l’ancien hôtel de Türckheim est définitivement réuni à celui de l’ancien poêle des Tailleurs. Le Crédit foncier et communal qui s’en est rendu propriétaire y construit le bâtiment actuel, achevé en 1876.


Photographie de Winter, 1870,
reproduite dans Hans Haug, Strasbourg, Ed. Tel, 1946

Sommaire
CadastreRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1656 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile signale une date donnée par les registres du cadastre.

h Frédéric de Gottesheim et (1587) Rosine de Duntzenheim remariée (1611) à Jean Martin Hœrlé – luthériens
h Frédéric de Gottesheim et (1624) Marie Ingold – luthériens
h Jean Frédéric de Gottesheim et (1667) Eve Catherine Wilvisheim, Elie de Gottesheim et (1679) Catherine Madeleine Spiess, Philippe Frédéric de Gottesheim et (1673) Anne Marie Kühnast – luthériens
1690 v Luc Weinnemer, receveur général du Grand Chapitre, ammestre, et (1652) Anne Marguerite Jenner puis (v. 1681) Anne Françoise Burst – catholiques
(1706) h Marie Anne Elisabeth Weinemmer et (1701) Hermann Halveren, vice-chancelier épiscopal, puis (1725) Jean Joseph Fries, conseiller au Conseil souverain d’Alsace de Colmar, enfin Valentin Scherer, aussi conseiller au Conseil souverain d’Alsace – catholiques
1738 v Chrétien Frédéric Eckbrecht de Dürckheim et (1722) Dorothée Jeanne Chrétienne de Winzingerode – luthériens
1743 v Jean de Türckheim, banquier, et (1732) Marie Cléophée Goll, puis (1737) Marguerite Salomé Fettich enfin (1743) Marie Madeleine Henneberg – luthériens
1797 h Bernard Frédéric de Türckheim, banquier, et (1780) Anne Elisabeth Schœnemann – luthériens
1831 h Jean Frédéric de Türckheim et (1813) Frédérique Louise comtesse de Degenfeld Schomberg
1842 v François Pierre Gast, maître de forges, propriétaire et (v. 1799) Marie Françoise Ester Caroline Weinemer
1856* v Georges Scheidecker, négociant
1877* v Société du Crédit foncier et communal

(1765, Liste Blondel) V 2, M. Turckheim
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 1237, Turckheim, Charles – maison, sol – 11,2 ares, puis Turckheim Charles Frédéric / Gast François Pierre
La maison figure sur la liste des propriétés de manants en 1726, Madame fries veuue (Mr de Turckheim) (canton) 5, numéro) 2 (rue) brandgass

Locations

1683, Nicolas Lambert Nicolas Lambert dit du Sceau, marchand parfumeur
1686, Nicolas Chastelain et Marie Elisabeth
1687, Anne le Page femme de Charle du Pré, munitionnaire
1688, François Gaspard de Zollern, bailli épiscopal à la Wantzenau
1735, marquis de Grammont

Localisation sur le plan Blondel (1765) : la maison entre la rue Brûlée et le fossé des Tanneurs (actuelle place Broglie) est la deuxième en partant de la gauche dans le premier tiers droit du plan. La maison d’angle en rose est le poêle des Tailleurs, la deuxième (en vert) est la maison construite par Jean de Türckheim.

Livres des communaux

1587 (VII 1450) f° 121

Anderseitt beÿ Sanct Andresen Thörlin, wider die Brandgassen nach dem Maurhoff vnd Lauxhoff zu hinab
Herrn Friderich von Gotteßheim seligen Wittwe hatt vor Irem Hauß neben der Schneider Stuben Ein steinen Wettertach 6 schu lang, 2 schu herauß, Item mehr ein steinen ge Pflasterten Tritt 10 schu lang vnd 6 schu herausser, Soll Allmend sein vnd bleiben, Bessert für das Niessen, iiij ß d

(traduction) Du côté de la poterne Saint-André, de nouveau la rue Brûlée en descendant vers la chantier des Maçons et la cour Saint-Luc (Luxhoff)
La veuve du sieur Frédéric de Gottesheim a devant sa maison à côté du poêle des Tailleurs un auvent en pierre de 6 pieds de long en saillie de 2 pieds, Item une marche pavée de pierre de 10 pieds de long en saillie de 6 pieds. Est communal et doit le rester, doit pour la jouissance 4 sous.

1587 (VII 1450) f° 249-v

Uber die Steinen Pruckh hinder der Schneider Stuben hienab gegen dem Juden Thurn
Herrn Friderich von Gottesheims seeligen Erben haben hinden an Ihren hauß vfm Graben Vor dem Cleinen thüerlin Zween besezte Tritt vij schu breÿt, vj schu herauß, darüber ein hülzener Erckher vij schu breÿt, iiij schu herauß &, Bessert für das Niessen, vj ß. viij d

(traduction) De l’autre côté du pont en pierre derrière le poêle des Tailleurs en descendant vers la porte des Juifs
Les héritiers de feu le Sieur Frédéric de Gottesheim ont à l’arrière de leur maison vers le fossé devant la petite porte deux marches dallées larges de 7 pieds, en saille de 6 pieds, au-dessus un oriel en pierre large de 7 peds en saillie de 4 pieds. Est communal &c, doivent pour la jouissance 6 sous 8 deniers.

Directeurs fonciers

Jean de Türckheim qui reconstruit sa maison est autorisé à empiéter sur le communal à l’arrière de sa maison vers le poêle des Tailleurs moyennant une somme versée en capital. Il est aussi autorisé à fermer le passage entre l’arrière des maisons et le canal des Tanneurs en confiant une clé à chaque propriétaire.

1750 (Directeurs fonciers, VII 1404)
(f° 9-v) Montag den 9. ejusdem [Martÿ 1750] H. Johannes Von Türckheim – An Hn Johannes Von Türckheim des Banquier hinder Hauß am graben gegen dem Roßmarck, welcher gewießen daß Vieler Unflat sich allda befinde, und täglich dahin gemacht werde, daß Man Vor S:V: gestanck Zu Keinen Fenster Hinauß schauen Könne, bittet dahero, weilen er willens sein Hinderhauß Neü Zubauen, und darinn Zuwohnen, jhme Zuerlauben dießes passage sowohl beÿ der bruck gegen der promenade als auch beÿ der schneiderstub Zusperren, und mit einem beschließigen Thor Zuversehen, womit die Nachbaren, als Herr XV. Von Berckheim in dem Landspergischen Hauß, Herr XIII. Kornmann wegen der schneiderstub, und Herr Consulent König deme er Auch schlüßel darvon Zu Zustellen, nicht weniger einen auf den Pfenningthurn oder auf den Luxhoff Zulieffern und im fall einer Feüers noth /:die Gott Verhüten wolle:/ Gleich Zuöffnen erbietig, gar wohl Zufrieden. Derselbe bate auch die Maur am graben, welche dem boden Zugleich abgetragen, wieder aufführen Zulaßen. Erkannt, wird dem Imploranten auf Obige Conditionen und mit dem Fernern Anhang, daß er Ohne Vorwißen und Bewilligung Mghh. nichts auf den Platz bauen oder machen solle, als eine pure Vergünstigung erlaubt, den Platz beschließig Zumachen. Belangend die reparation der Maur, solle Examinirt werden, wie Hoch die Kösten darvon Zustehen Kommen, und als dann ergehen, was Mghh. gut befinden werden.
(f° 17) Eodem die 7.ma Aprilis 1750. H. Johannes Von Türckheim – (Augenschein eingenommen) Ferner An Hn Johannes Von Türckheim Hinder Hauß neben der schneiderstub am graben, welcher um erlaubnus gebetten, mit seinem 21. schuhe breiten gebäw, so er neü aufführen Laßet, um 7. zoll gegen dem graben Herauß Zufahren. Erkannt Willfahrt gegen erlag 4. lb für ein und Alle mahl zubezahlen, und 2. lb für den Augenschein, dt. 6. lb

(traduction) Lundi 9 mars – Sieur Jean de Türckheim – Le sieur de Türckheim, banquier, expose qu’il y a beaucoup d’immondices le long de sa maison arrière qui donne sur le fossé et le marché aux Chevaux et qu’on en ajoute chaque jour, si bien qu’il est impossible d’ouvrir les fenêtres à cause des mauvaises odeurs. Comme il a l’intention de construire à neuf sa maison arrière et d’y habiter, il demande l’autorisation de fermer ce passage, à la fois du côté du pont vers la promenade et du côté du poêle des Tailleurs, par une porte dont il remettrait une clé à ses voisins, à savoir le Quinze de Berckheim qui habite la maison de Landsperg, le Treize Kornmann pour le poêle des Tailleurs et le conseiller Kœnig, ainsi qu’à la Tour aux Deniers ou au Luxhoff pour qu’on puisse l’ouvrir en cas d’incendie, ce dont Dieu nous préserve. Il demande aussi l’autorisation de reconstruire le mur le long du fossé au même niveau que le sol. Décision, accord est donné au pétitionnaire aux conditions ci-dessus, avec la stipulation supplémentaire qu’il lui est interdit de rien construire ni réaliser sur le terrain en question sans autorisation du Magistrat, il pourra fermer le passage à titre de simple tolérance. Concernant la réparation du mur, il faudra estimer les frais à engager après quoi le Magistrat statuera selon son bon vouloir.
Le 7 avril 1750. Sieur Jean de Türckheim – (Visite des lieux) On a examiné la maison arrière, à côté du poêle des Tailleurs, appartenant au sieur Jean de Türckheim qui a demandé l’autorisation d’avancer de 7 pouces vers le fossé son bâtiment de 21 pieds de long en cours de construction. Décision, accord à condition de payer 4 livres pour tout versement et 2 livres pour visite des lieux. Payé 6 livres.

Le maître maçon Gruber est cité à comparaître devant les directeurs du bâtiment parce qu’il a réparé le crépi de la maison. L’intéressé est acquitté après avoir répondu que le crépi est un surplus qui a servi à des réparations intérieures

1777 (Directeurs fonciers, VII 1417)
(f° 197) Dienstags den 22. Aprilis 1777. Mr Gruber Maurer – Mr Gruber Maurer wurde vorbeschieden, weilen er ohne Erlaubnus an Herrn von Thürckheim, des Banquier Behaußung, ane der Brand Gaß gelegen, den bestich reparirt. Citatus Zugegen sagt, es seÿ durch seinen Gesellen ohne sein Vorwißen geschehen, als welcher einige Reparationen im innern des Hauses gemacht, und mit dem übrig gehabten wenigen Mörtel den bestich auf dem boden reparirt, bitt um Absolution. Erkannt, Seÿe Citatus Vor dieses mal zu absolviren, anbeÿ demselben künftighin sich zu hüten zu injungiren, maßen Er vor seine Gesellen zu stehen habe.

Le sieur de Türckheim est autorisé à supprmier une fenêtre, à installer une gouttière et à repeindre la maison

1778 (Directeurs fonciers, VII 1418)
(f° 93-v) Dienstags den 2. Junii 1778. Hr. von Thürckheim – Hr. von Thürckheim bittet zu erlauben an seiner in der brand Gaß gelegenen behausung ein Fenster zumauren und einen Naach im Ersten stock durch die Maur Führen, sofort die behausung anstreichen zu laßen. Erkannt, Willfahrt

Le banquier Jean de Türckheim est autorisé à modifier une croisée à sa maison

1780 (Directeurs fonciers, VII 1419)
(f° 144) Dienstags den 26. Septembris 1780. H. Joh. von Türckheim Banquier – Mr Georg Friedrich Walter, der Maurer, nôe. Herrn Johann von Türckheim, des Banquier, bittet zu erlauben ane deßen Behausung ane der Brandgaß gelegen, einen Kreutzstock weiter herunter setzen zu laßen. Erkannt, Willfahrt.

L’ammestre de Türckheim est autorisé à réparer le mur d’entrée de sa maison

1784 (Directeurs fonciers, VII 1421)
(f° 95-v) Dienstags den 11. Maji 1784. Hr. Amst. von Türckheim – Hr. Lingenhölin, der Maurer nôe. S. T. Herrn Ammeister von Türckheim, bittet zu erlauben an dero behaußung in der Brand Gaß gelegen, an der Einfahrt die Mauren repariren zu laßen. Erkannt Willfahrt.

Jean de Türckheim est autorisé à réparer le mur de sa maison vers le canal

1789 (Directeurs fonciers, VII 1423)
(f° 304) Dienstags den 7. Julii 1789. H. Johann von Türckheim, Ausbeßerung seiner waßer maur – Idem [Mstr Pfaud] nôe Herrn Johann von Türckheim des vaters und hießigen Banquier bittet gehorsamst um erlaubnus die waßermauer seiner auf den gerbergraben gegen dem Roßmarckt gehenden behaußung ausbeßern zu dörffen. Erkannt, Willfahrt

Protocole des Maçons

1750, Maçons (XI 238)
Nomination d’experts pour estimer le nouveau bâtiment qu’a fait construire le sieur de Türckheim en litige avec la tribu des Tailleurs qui possède la maison voisine

den 12. octobris 1750. Wurdten von hochgebiethenden herrn Oberherrn auf Ansuchen Hn XIII Friederich Kornmanns als hochverordneten Herrn Oberherrn beÿ E. E. Zunfft der Schneider in baw streittigkeit wegen H. Von Türckheim der Zunfft nachbaren auffgeführten neun gebau H Geörg Michael Müller vndt H. Andreas Stahl zu Experten nominirt und abgeordnet.

(traduction)12 octobre 1750. A la demande de Frédéric Kornmann, l’un des Treize, maître de la tribu des Tailleurs qui est en contestation au sujet du nouveau bâtiment que construit voisin le sieur de Türckheim, les maîtres ont nommé comme experts le sieur Georges Michel Müller et le sieur André Stahl.

Description de la maison

  • 1690 sqq. (ventes) maison composée d’un bâtiment avant, d’un bâtiment arrière, de deux cours et un puits, avec une sortie sur le fossé des Tanneurs
  • 1796 (inventaire) une maison contenant un grand corps de logis de devant et deux autres de côté, avec tous ses batiments, deux cours, une terrasse et jardinet, un puits et une écurie

Atlas des alignements

2° arrondissement ou Canton nord – Rue Brulée

nouveau N° / ancien N° : 1 / 1
de Türckheim
Rez de chaussée et 2 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 3686 case 1

Gast, François Pierre à Strasbourg (les héritiers) (Substitution de 1851)
(1856) Scheydecker Georges Négociant rue Brulé 1

N 1237, R. brulée 1, maison, sol
Contenance : 11,15
Revenu total : 1130,80 (1125 et 5,80)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1
portes et fenêtres ordinaires : 92 puis 74
fenêtres du 3° et au-dessus : 16 puis 13

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1252 case 1

Scheidecker Jean Georges, Fabricant
1874 Gesellschaft des Grund- u. Communal-Creditr. von Elsaß Lothringen
(biffé)

N 1237, Rue brulée 1, maison, sol
Contenance : 11,15
Revenu total : 1130,80 (1125 et 5,80)
Folio de provenance : (368)
Folio de destination : zerstört – sol 1208
Année d’entrée :
Année de sortie : 1871
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1
portes et fenêtres ordinaires : 92
fenêtres du 3° et au-dessus : 16

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1208 case 1

Scheidecker Jean Georges, Fabricant
1877 Gesellschaft für Boden und Communalcredit

N 1237, sol
Contenance : 11,15
Revenu total : 5,80
Folio de provenance : 1252
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1877

Réunie à partir de cette date à la parcelle N 1213 (1 rue du Dôme) dont la maison a elle aussi été détruite (exercice 1871). Le nouveau bâtiment qui remplace les deux anciens est inscrit aux augmentations (registre 24)
(Zugang) Gesellschaft für Boden und Communalcredit, folio 1208, N 1213, maison, Reinertrag 4668, Neubau, vollendet 1876, besteuert 1879

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton V, Rue 144 Brulée (p. 267)
(maison n°) 1

Pr. de Turckheim Jean Banquier Pere – Miroir
lo. de Turckheim Conseiller Intime, fils Ainé – Miroir
lo. de Turckheim Bernard Frederic, Banquier – Miroir

Bibliographie

Jean-Daniel Ludmann, Un édifice détruit du XVIII° siècle strasbourgeois, l’hôtel de Turckheim, publié dans les Cahiers Alsaciens d’Archéologie, d’Art et d’Histoire, tome XXIX, 1986, pp. 115 à 128, dont illustrations pages 123 et suivantes.


Relevé d’actes

La maison est inscrite au Livre des communaux de 1587 au nom des héritiers de Frédéric de Gottesheim. C’est cette même année que Frédéric de Gottesheim épouse Rosine de Duntzenheim qui se remariera en 1611 avec Jean Martin Hœrlé.
La maison appartient ensuite à Frédéric de Gottesheim qui épouse en 1624 Marie Ingold puis à leurs trois fils, Jean Frédéric, Elie et Philippe Frédéric.

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 63, n° 217)
1587 – H. Friderich von Gottesheim, der Jünger vnd Rosina H. Conrad von duntzenheims nachgelaßene dochter, eingesegnet Zu Geidertheim (i 69)

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 314-v, n° 951)
1611 – Hannß Martin Hörle Undt Rosina von Duntzenheim, Friderich von Gottesheim Nachgelaßene wittib, Eingesegnet Zinnstag 19. Novembris (i 324)

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 2-v)
1624 – Hans Friederich von Gottesheim H. Friederich von gottesheim hinderlaßener Sohn, Und Jungfr. Maria H. Eliæ Habacuc Ingolts des bestendigen Regiments fünffzehners alhie to. Eingesegnet dinstag den 18 Maÿ (i 5)

Partage des biens de Jean Frédéric de Gottesheim, ancien receveur du monastère de Saint-Matthieu et Saint-Nicolas-aux-Ondes entre ses trois fils

1680 (9.3.), Me Lang (Jean Régnard, 29 Not 2)
Abtheilungs Concept Über Weÿlandt Herrn Johann Friderich von Gottesheim gewesenen wohlverordneten Schaffners des Closters St. Matthæi et Nicolai in Undis nunmehr seel. Verlassensch. durch auch weÿl. Herrn Johann Christoph Werbeckh Notarium seel. in A° 1679. vergriffen und durch mich Johann Reinhardt Langen Notarium auß der Hh. Erben begehren außgeführt.
Bericht Über die Jenige Erbschafften so Herrn Johann Friderich Von Gottesheim Schaffners Zu St Niclaus in Undis Mit Frauen Mariæ gebohrner Ingoldin seel. seiner gewesenen Haußfrauen Ehelich erziehlten dreÿen Söhnen, Nahmens Johann Friderich, Elia Undt Philips Friderichen, Von Herrn Johann Philips Ingolden, gewesenen Kornherrn seel. Vermög darüber in a° 1662. vffgerichtetem Theÿlregister Erblich angefallen (…)
Erbschafft von Fr. Susanna gebohrner Falckin Obermelten Ingoldts seel. gewesener Haußfrauen seel. Vermög theÿl registers Anno 1666

Jean Frédéric de Gottesheim hypothèque sa part de maison au profit du greffier Philippe Glitz

1681 (9.4.), Chambre des Contrats, vol. 550 f° 171
Erschienen Herr Johann Friderich Von Gottesheim
in gegensein H. Philipp Glitzen deß Scribenten mit beÿstand herrn Balthasar Friderich Stößers Schulschaffners seines Curatoris – schuldig seÿe 150. R. à 15. batzen oder 60. Xr. gerechnet
unterpfand, deß debitoris Antheil ahn dem Gottesheimischen alhier ahn der Schneiderstuben gelegenem stammhauß, welches gantze Stamm hauß noch um 400. GoltR. der Fabric deß Münsters Verhafftet

Philippe Frédéric de Gottesheim, directeur du grenier à sel, hypothèque la maison au profit de la veuve du phamacien Jean Georges Lemp

1681 (23.4.), Chambre des Contrats, vol. 550 f° 196-v
Erschienen Herr Philipp Friderich Von Gottesheim, beampter im Saltzhauß
in gegensein deß Edel fürsichtig und hochweÿsen herrn Johann Philipp Braunen deß geheimen Regiments der herren dreÿ Zehn alß Curatoris frawen Susannä weÿl. herrn Johann Georg Lempen deß Apotheckhers nunmehr seel. nachgelaßener Wittibin – schuldig seÿe 200 lb – dafür uff E.E. Großen Rhats am 6.ten hus. nechsthien Obrigkeitlich ertheilten Consens und herrn Johann Friderich und herren Eliä von Gotteßheim Gebrüder Vorhien nemblichen den 30. 9.br nechsthien gelegten Jahrs schrifftlich gegebene bewilligung
unterpfand, deß debitoris Antheil ahn dem Gotteßheimischen, alhier ahne der Schneider Zunfftstuben gelegenen Stammhauß, welches gantze Stamm hauß noch um 400. GoltR. der Fabric deß Münsters Verhafftet, Item herrn Johann Friderich Von Gottesheim antheil umb 150. R. Philipp Glitzen dem Scribenten Verhafftet

Philippe Frédéric de Gottesheim, receveur du sel, a épousé en 1672 Anne Marie Künast et meurt en 1683 en délaissant quatre enfants. Le défunt possède le tiers de la maison rue Brûlée mais habite dans une maison qui appartient à la Ville place de la Cathédrale. La masse propre à la veuve s’élève à 377 livres, celle des héritiers à 1 384 livres. L’actif de la communauté s’élève à 55 livres, le passif à 1 021 livres. Par son testament dressé en 1581, Jean Frédéric de Gottesheim a ordonné que le maison revienne à ses héritiers mâles sans pouvoir être vendue. Cette dernière stipulation est levée par décision du Grand Sénat en 1683.

1683 (23. 9.br), Me Lang (Jean Régnard, 29 Not 3) n° 77
Inventarium undt beschreibung aller d. Jenig. Haab Nahrung und Güetere, so weÿl. der Edel, Ehrenvest und Großachtbahre Herr Philipp Friderich von Gottesheim, gewesener Wohlverordneter Saltzverwalter, Undt burger alhie Zu Straßburg, nach seinem den 3.ten Maÿ, dießes zu end lauffenden 1683. Jahres Zeitlich. verlaßen, Welche Verlassenschafft auf ansuchen erfordern und begehren, des Wohl Edelvest, fürsichtig und Wohlweißen auch hochgelehrten Herrn Johann Eliæ Gollen, Hochmeritirten XXI.ers des beständig. Regiments alhier Zu Straßburg, als geordnet und geschworenen Curatoris Philippi Friderici, Annæ Mariæ, Agnetæ und Catharinæ Salome, des nach des Herrn seel. tödlichen Ableiben, ane dieße welt gebohrenen Posthumi, der Gottesheim, aller vier des Inn Gott ruhend. Herrn seel. mit Hernachgemelter seiner hind.pliebenen Fr: wittib ehelich erzeugter Sohns und döchterlin, und ab intestato v.laßener Erben, Inventirt, durch die Viel Ehren: und tugendreiche Fraw Annam Mariam Gottesheimin, gebohrne Künastin, deß. hinderlaßene fraw Wittib, mit beÿstand des Edlen, Ehrenvesten, fürsichtig, und weißen herren Anthoni Flachen, E.E. hochweiß. Groß. Raths alhie alten Assessoris ihres geordneten H. Vogts – Actum in fernerem beÿsein der viel Ehren und tugendreich. Frawen Agnethæ Flachin gebohrne Künastin, obedelgemelten H: Rathh. Flach Eheliebsten, und d. Fr. wittib eheleiblich. Fr. Schwester, dinstags den 23.ten Novembris 1683.

In einer in der Statt Straßburg vor dem Münster gelegenen und alhießig. Statt zuständigen behaußung sich befund. wie volgt
Ane Hültzig und Schreinwerckh. In der obern Stuben, In dießer Stub Cammer, In der Cammer A, In der Cammer B, In der Cammer C, Im obern Haußöhren, Inn der Wohnstuben, im mittlern Haußöhren, Im Schreibstüblein, In der Cammer D, In d. Kuchen, Im Keller
Alte Gottesheimische Stipendia. Es hat herr Friderich von Gottesh. gewesener XIII.r des beständig. Regiments alhier seel. gedächtnuß, wie in dem über deßelb. Verlassenschafft durch H Leonhard Seÿtzen Notarium A° 1581. auffgerichtetem Inventario fol: 12. fac. 2.do befindlich. dem Jung. von Gottesheim, so des Stammen und Nahmens die damahlen geweß. und ins Küfftig gebohren werd. in seinem d. 8.r Jun: A° 1582. auffgerichtet. Testamento verschafft, so angelegt und die Zinß davon Ihnen dem Jung. v. Gottesheim gevolgt werd. sollen, Vier Taußend Guld. welche auff d. marggraffschafft bad. Crafft eines auff Laurentÿ A° 1582. datirt. mit d. marggräfflich. vormundschafft auch H Hannß Hardtmann von Hobsperg, Marggräffisch. badisch. ober Ambtmanns zu Bad.weiler anhangendem Insigel v.wahrten teutsch pergam: breiffs angelegt worden auch jährlich auff Laurentÿ mit 100 lb Zuv.zinß. seind
Eÿgenthumb ane einer behaußung. (E.) der 3.te theil ane einer behaußung, hoff, hoffstatt, sambt allen übrig. deren begriffen. Zugehörd., recht. und gerechtigkeit, geleg. in d. Statt Straßb. ane d. brandgaß, zwisch E.E. Zunfft d. Schneid. Zunfft stub. ein und and.s. neb.dem Rathsamhaußischen hoff, stoßt, hind. auff d. Grab. aù Roßmarck, so von weÿl. Hn Friderich von Gottesheim geheimen Rath und dreÿ Zehnern zu Straßb. durch ein Testament auff d. Manns Stammen Zwar unverkäufflich prælegirt aber vermög des d. 6. April. A° 1684. beÿ E.E. groß. Rath ergangenen bescheids Zuverkauffen permittirt word., davon geh. jährlich. 16. Goldguld. dem Werckmeister Frauwen Münster alhier ablößig in Haubtguth mit 400. gemeldt. Goldguld. Welche gantze behaußung mit erstgedachter beschwerd allererst in A° 1679. beÿ des Abgeleibt. Hn. H. Vatters seel. V.laßenschafft Inventation angeschlag. auch beÿ solchem anschlag Zulaß. dißmahlen beliebt word. pro 1250. lb. davon abgezog. nestvorstehende beschwörd thut d. GoldR. à j. lb. j. ß gerechnet, 420. lb. Restirt also noch ane dem völligen anschlag 830. lb. Thut Zu hiehero gehörig. tertz 276. lb 13. ß 4 d, Von welchem 3.ten theil jährlich. auff Georgÿ 8. lb Fr. Susannæ Herrn Johann Georg Lempen geweßenen Apotheckers und burgers Zu Straßb. seel. Fr. Wittib zu Zinß gefall. seind in Haubtg. abzulößen mit 200. lb, Restirt also ane hiehero gehörig. tertz annoch 76. lb 13. ß 4 d. NB. die übrige 2/3. theil ane vorstehend. behausung seind H Johann Friderich und H Eliæ v. Gottesheim Zustendig. Über die gantz behaußung hat sich sowohl beÿ dießer als des Hn seel. vätterlich. Inventation weithers Documentaôn als allein hievorgemeldten E.E. Großen Raths bescheid vom 6.ten Aprilis A° 1681. durch H Friderich Wiegern J.U. D.dum und Groß. Rathsschreiber gefertigt, mit N° 1 notirt, befund.
(E.) der dritte theil ane einer leeren hoffstatt Im dorff Geÿderth. Gelegen (…)
Ergäntzung d. Fr. wittib unverändert. guths, Vermög Inventarÿ durch H Joh: Jacob Schatzen Notarium in A° 1675. auffgerichtet
Abzug In Herrn Philipp Friderichs von Gottesheim Inventarium gehörig. Der Fraw Wittib unverändert guth. Sa. haußraths 32, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 30, Sa. Guldenen Ring 40, Sa. Pfenningzinß hauptguths 250, Sa. Ergäntzung (25, Abzug 1, Restirt) 23, Summa summarum 377 lb
Der Erben unveränderte Nahrung, Sa. Hausraths 84, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 11, Sa. Guldener Eing 29, Sa. Pfenningzinß hauptguths 693, Sa. Eigenthumbs ane häußern 79, Sa. Gülten von liegenden güthern 39, Sa. Ergäntzung (262, Abzug 6, restirt) 255, Summa summarum 1384 lb
Das Gemein verändert und theilbar Guth, Sa. hausraths 15, Sa. Weins 3, Sa. Silbers und Geschmeids 3, Sa. Perlinen Schlupffs 10 ß, Sa. der Schuld 33, Summa summarum 55 lb – Schulden 1021 lb, Mehr theilbare Schulden als Theilbar Guth 965 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 796 lb – ß der Ungiebig. Gültt von ligend. Güethern 6, Sa. vorstehend. alt. Gottesheimischer verschafft stipendiorum ist 2425 lb
Copia der heüraths Verschreibung – Zwischen dem Ehrenvesten Wohlvorgeacht, Herrn Philipp Friedrich von Gottesheim dem handelsmann, deß wohl Ehrenvesten undt Großachtbahren Herrn Johann Friderich Von Gottesheim, Wohlverordnet. Schaffners deß Stiffts St. Nicolai in Undis ehelichem Sohne, alß dem Herrn Bräutigamb ane einem, so dann der viel Ehren und tugendreichen Jungfrawen Annæ Mariæ gebohrner Künastin weÿl. des Wohl Ehrenvesten fürsichtig. undt weißen auch wohl vornehmen Herrn Balthasar Ludwig Künasts, E.E. Hochweisen Groß. Raths wohl löbl. dießer deß heilig. Reichs freÿ Statt Straßburg alten beÿsitzers, und handelsmanns nunmehr seel. Hind.laßener ehelich. dochter, alß der Jungfraw Hochzeiterin andern theils – Dieße Ding seind geschehen Und verhandelt in deß heÿligen Reichs Freÿ Statt Straßburg Freÿtags den 20. Decembris In dem Jahr deß herren alß mann Zahlte 1672. Johann Jacob Schatz Notarius Imperialis publ.

Jean Frédéric de Gottesheim, Elie de Gottesheim et le tuteur des enfants de Philippe Frédéric de Gottesheim louent un appartement à Nicolas Lambert (dénommé dans des actes ultérieurs Nicolas Lambert dit du Sceau marchand parfumeur)

1683 (3. Xbr.), Chambre des Contrats, vol. 553 f° 470
Erschienen der Ehrenvest, fürsichtig und wohlweiße Herr Johann Elias Goll XXI. alß vogt weÿl. herrn Philipp Friderichs Von Gottesheim nunmehr seel. nachgelaßener Kinder, ferners Herr Johann Friderich Von Gottesheim, so dann Herr Elias Von Gottesheim
in gegensein Herrn Nicola Lambert
entlehnt, in der Gottesheimischen alhier in der Brandgaß gelegener behausung in dem Mittlern stock oben auff die Stub, Stubkammer, Küchen, Kammern des haußehren, alles auf einem boden, den Saal, Platz im Keller undt den understen fruchtkasten, Von Viertel Jahr zu Viertel Jahr umb einen vierteljährigen Zinnß benantlichen 11 R. 2 ß
[in margine :] (…) ferner Verlühen inmaßen derselbe dann auch weiters entlehnt zu haben geständig war, die Jenige Gemach so herr Doctor Buß bestanden und wider außgeraumbt, Item die großen Kammer über dem Gewölb, welche bißhero herr Harscht in Lehnung gehabt, sodann den grösten theil des Kellers wie Er underschlagen, und H. Friderich Spiellmann dreÿer deß Pfenningthurns bißhero in Lehnung gehabt, auß Viertel Jahr zu Viertel Jahr, jährlichen umb 26. Rhlr. und in summâ den gantzen Zinnß Zusammen gerechnet umb 56 Rhlr – dabeÿ insonderheit bedingt worden daß der entlehner daß hauß zu keinem Würthauß machen, auch Niemand einige gemach so den Verleÿheren nicht anständig Verleÿhe, solle – Act. 7. April a°1685

Les mêmes louent à Nicolas Chastelain et à sa femme Marie Elisabeth l’appartement où habitait Nicolas Lambert

1686 (19.3.), Chambre des Contrats, vol. 556 f° 149-v
Erschienen der Edel fürsichtig und wolweise H. Johann Elias Goll XXI. alß Vogt, weil. H. Philipß Friderich von Gottesheim nunmehr sel. hinderlaßene Kinder, Ferner H. Johann Friderich von Gottesheim, so dann H. Elias von Gottesheim
in gegensein H. Nicolas Chastelain und Mariæ Elisabethæ deßen Haußfrauen
entlehnt, in der Gottesheimischen allhier in der Brandgaß gelegenen Behaußung, alle diejenige Gemach und Gelegenheit, welche bißhero Nicolas Lambert eingehabt, und bewohnt hat, gleich wie dieselbe in Zweÿen underschiedlichen Lehnungen von 3.t 3.br. 1683 und 7. April. 1685. in der Cancelleÿ Contractstuben beschrieben zu befinden, auch auff eben die daselbst befindliche Conditiones, umb einen jährlichen Zinß nemlich 56 Reichsthaler à 15 ß d., Und soll dieße lehnung angehen auff Annunciationis Mariæ 1686.

Les mêmes louent à Anne le Page femme de Charle du Pré, munitionnaire, l’appartement où habitait Nicolas Chastelain

1687 (4. 8.bris), Chambre des Contrats, vol. 557 f° 541
le Sr Jean Elias Goll, Assesseur du Conseil de XXI. comme curateur des Enfants de feu Philipp Frederic de Gottesheim, Plus Jean Frederic de Gottesheim et Elias de Gottesheim
en présence de Anne le Page femme du Sr Charle du Pré, Ammunitionnaire de trouppes du Roy, assistée de Vincent Micot, Traitteur
Bail, tous les appartements du devant d’une maison située à la Brandgass, tenante d’un costé à la maison du tribu des tailleurs, autre a celle de Nobles de Rathsmhausen, tout ainsy et comme en a jouy Nicolas Chastelain depuis deux années, à la reserve de la grande cave et de tous grenier, Ce présent bail fait pour mois en mois à raison d’onze livres pour un mois

Les mêmes louent un appartement à François Gaspard de Zollern, bailli épiscopal à la Wantzenau

1688 (4.5.), Chambre des Contrats, vol. 559 f° 297
Erschienen /:tit:/ H. Johann Elias Goll, deß beständig. Regiments der Hn XXI. beÿsitzer alß Vogt weÿl. H. Philipp Friderichs von Gottesheim, gewesenen Saltzverwalthers hind. Vier Kinder, Ferner H. Joh: Friderich und H. Elias von Gottesheim, Gebrüdere, beede für sich selbsten
in gegensein H. Frantz Caspar von Zollern, Hochfürstl. Straßb. bischofflichen Ambtmanns in der Wantzenau
entlehnt, In der in d. Brand gaßen einseit neben der Schneid. Zunfft and.seit neben dem Adel. Rathsambhaußisch. hoff gelegenen Gottesheimisch. behaußung, den gantzen vordern Stock sambt Kast und Keller, nichts darvon alß denjenig. platz im Keller, so H. Elias von Gottesh. bißhero ingehabt, und annoch genüßt, so dann Zwo Cammern und. im Saal so d.selb. auch inhat, außgenomm. so dann under den hinder Stock im stall platz für Vier pferd, wie auch platz zum heu – auff Sechs jahr lang von Ostern dißes jahrs anzurechnen, um einen jährlichen Zinß nemlich 37 pfund

Jean Frédéric de Gottesheim, Elie de Gottesheim et le tuteur des enfants de Philippe Frédéric de Gottesheim vendent à l’ammestre Luc Weinnemer la maison composée d’un bâtiment avant, d’un bâtiment arrière, de deux cours et un puits, avec une sortie sur le fossé des Tanneurs. A l’acte est joint une quittance de Herrmann Halveren en 1714

1690 (11.3.), Chambre des Contrats, vol. 562 f° 131-v
Erschienen H. Johann Friderich Von Gottesheim und H. Elias Von Gottesheim beede brüder, So dann H. Johann Elias Goll XXI. alß Vogt Weÿl. H. Philipp Friderich Von Gottesheim geweßenen Saltz Verwalthers Seel. hinterlassen Vier Kind.
in gegensein H. Lucæ Weinnehmers dießer Statt ietz Regirenden Ammeisters
Eine Vorder und Hinder behaußung sambt Zweÿen Höffen, hoffstatt, bronnen und Gärttlein mit allen übrigen deren Gebäwen begriffen, Weithen, Zugehördten und Gerechtigkeiten allhier in der brandgaß Einseit ist die Schneider Zunfftstub anderseit neben denen Edlen Rathsamhaüßen Zum Stein Hinden einen Außgang uff den Gerber oder Rindshäuter Graben habend gelegen, welche behaußung annoch umb 400 goldgulden ablößigen Capital der Fabric deß Münsters verhafftet – geschehen umb 1000 Pfund
[in margine :] (…) in gegensein /:tit:/ Herrn Herrmann Halveren, Ihro hochfürstl. durchlaucht deß Herren Bischoffs zu Straßburg geheimen Raths wie auch dero hohen Stiffts Vice Cantzlers und Eines hochwürdigen Thumb Capituls Syndici alß nunmahligen proprietarÿ uxorio nomine hierinn beschriebener in d. brandgaß liegender Haüßer (quittung), den 9. Aug. 1714

Valentin Scherrer et Elisabeth Weinnemer louent un appartement au marquis de Grammont

1735 (26.2.), Me Lhanneur de Chantelon (6 E 41, 990)
Monsieur Valentin Scherrer Conseiller au Conseil souverain d’Alsace et De Elisabeth Weinheimer demeurant ordinairement à Colmar, Bail d’une année a commencer du jour que Mons le Marquis de Lenville Lieutenant gnal. des armées de Sa Majesté quittera l’appartement et maison cy après nommez (signé) Scherer né weinemer
à Monsieur le Marquis et Madame la Marquise de Grammont (signé) clairac de gramont
tous les appartements et Lieux composans le Retz de Chaussée et Le premier Etage de la Maison auxdits Bailleurs appartenans scize Rue Brulée en cette ville ensemble le petit appartement scitué au fond de la cour de ladite maison Cave et greniers tels que les avoit louée et les occupoit Mons. de Perdiguier Lors ingénieur en Chef de cette ville En ce non compris le petit appartement occupé actuellement dans ladite maison par le Concierge qui luy demeure propre et réservé moyennant un loyer annuel de 600 livres

Les héritiers d’Anne Marie Elisabeth Weinnemer vendent 6 000 livres strasbourgeoises la maison à Chrétien Frédéric Eckbrecht de Dürckheim

1738 (4.3.), Chambre des Contrats, vol. 612 f° 142-v
Erschienen S.T. H. Joseph Philipp d’Elvert hochgräffl. Leiningischen Ambtmann der graffschafft Dachsburg als mandatarius S.T. H. Frantz Mathias Müller Conseiller du Roy au Conseil souverain d’Alsace und Prætoris regÿ der Statt Colmar als executoris Testamenti weÿl. S.T. Fr. Annæ Mariæ Elisabethæ geb. Weinnemer auch weÿl. S.T. H. Valentin Scheerer gewesten Conseiller du Roy au Conseil souverain d’Alsace Ehegemahlin seel. und zugleich als vatter und Tutor legitimus seiner mit S.T. Fr. Margarethæ Helenæ gebohrner von Ruth erzeugte kinder und dann als geordenter Vormund weÿl. S.T. H. Anthonius Eberhard von Ruth gewesten Ambtmann zu Muzig seines H. Schwagers seel. kindern
in gegensein des hochwohlgebornen H. Christian Friedrich Eckbrecht von Dürckheim
Eine Behausung bestehend in vorder: und hinderhauß, zweÿen höffen, Bronnen, Stallung und hoffstatt mit allen übrigen deren gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ahne der Brandgaß einseit neben dem adelischen Rathsamhaußisch. modo Dombroch: Bernoldischen hoff anderseit neben der Zunfft stub der Schneider hinten gegen dem Roßmarckt auff dem innern Stadtgraben und einen außgang dahin habend – um 6000 pfund

Chrétien Frédéric Eckbrecht de Dürckheim a épousé en 1722 Dorothée Jeanne Chrétienne de Winzingerode. Ils passent un avenant à leur contrat de mariage en 1732.
1732 (10.6.), Me Courtz (6 E 41, 461) n° 2

Vermehrte Eheberedung – zwischen dem freÿ hochwohlgebornen Herrn Herrn Christian Friderich Eckbrecht Von Dürckheim, Mitherrn der Herrschafft Schönecken und Södern & Eines,
und der freÿ hochwohlgebornen frauen frauen Dorotheæ Johannæ Christianæ gebohrner freÿin von Winzingeroda seiner hertzlich geliebten frauen Ehegemahlin andern theils den 19. Xbris 1722 eine ordentliche Heÿraths abrede nach damahlen üblichen gebrauch und Möglichkeit Verabschiedet

Le baron Chrétien Frédéric Eckbrecht de Dürckheim, seigneur de Schœneck, Sœder et autres lieux, et Dorothée Jeanne Chrétienne baronne de Winzingerode vendent 6 250 livres la maison au banquier Jean de Türckheim

1743 (25.5.), Chambre des Contrats, vol. 617 f° 218-v
Erschienen der Freÿ: hochwohlgeborne Herr Christian Friedrich Eckbrecht, Freÿherr von Dürckheim, Herr zu Schönecken, Söder und anderer Orthen und deßen frau Gemahlin, die auch Freÿ hochwohlgeborne Frau Dorothea Johanna Christiana gebohrne Freÿin von Wintzingerode
in gegensein Hn Johannes von Türckheim, burgers und Banquier allhier
Eine behausung, bestehend in Vorder und hinder hauß, zween höffen, bronnen, stallung und hoffstatt /:samt allem so daselbst eingemaurt und nagelvest ist:/ denen Liegerling. im Keller und denen eisernen fenster stänglen, mit allen übrigen deroselben gebäuden, begriffen, weithen, Zugehörden und gerechtigkeiten, allhier ane der Brandgaß, einseit neben dem Adelichen Rathsamthaußisch. modo Dombroch: Bernoldischen hoff, anderseit neben der Schneider Zunfft stub, hinden gegen dem Roßmarckt auff dem graben stoßend, und einen ausgang dahin habend, gelegen, so annoch Hn Johannes Hammel E.E. Großen Raths altem beÿsitzer um 4000 lb ane Capital und 500 lb Verfallenen Zinße Verpfändet – als ein am 4. Martÿ 1738 erkaufftes guth eigenthümlich zuständig – beschehen vor und um 1750 pfund, woran bereits 455 pfund 10 ß per Compensationem maßen der H. Kaüffer als Cessionarius Moÿses Blien des Juden zu Bischheim am Saum, Hn Louis Arroy bischoffl. schaffners und denen handelsgemeiner Tournier und Suriray allhier, an hoch adeliche Verkäuffere gemelte summ laut arrêts du Conseil souverain d’Alsace vom 6. febr. und 25. Junÿ 1740 und bescheids vom Löbl. Ritterdirectorio vom 15. 9.be 1741 Zu fordern hatte, davon die darüber besagende pieces quittiret, denen selben zugestellt worden, 1169 pf. baar bezalt, die restirende 125. pf d wegen deß schloßers Jevigny in das hauß Verfertigt und in contestation schwebender arbeit, aber von dem Herrn Käuffer biß austrag der Sach einbehalten worden (6250 lb)

Jean de Türckheim a épousé en premières noces en 1732 à Colmar Marie Cléophée Goll. Il se remarie en 1737 à Strasbourg avec la fille d’un marchand, Marguerite Salomé Fettich et devient bourgeois quelques mois plus tard.
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 164, n° 618)

Anno 1737. d. 21.ten aug. sind nach ordentl. Proclamation ehelich copulirt und eingesegnet worden H Johannes Von Türckheim der Banquier und Wittwer von Colmar und Jgfr. Margaretha Salome, Hn Jonas Friderich Fettich Vornehmen burgers u. handelsmanns auch EE großen Raths würckl. beÿsitzers ehl. Tochter [unterzeichnet] Johann von Türckheim Jünger als Hochzeitter, Margaretha Salome Fettichin als Hochzeiterin (i 168)

1737 (4° Livre de bourgeoisie), f° 1049
H Johannes Von Türckheim Banq: Von Colmar geb. erhalt. d. b. Von seiner ehefr. Marg: Fettichin umb d: alt. b: will beÿ E.E. Zunfft Zur Lucern dienen Jur. d. 26.ten Aug. 1737.

Inventaire des apports. Le mari apporte en mariage 13 183 livres strasbourgeoises, la femme 4 300.
1738 (10.3.), Me Lichtenberger (Jean Philippe, 30 Not 24) n° 517
Inventarium über Herrn Johann von Türckheim, Vornehmen Banquier und Frauen Margarethæ Salome gebohrner Fettichin, beeder Ehepersohnen und burgere allhier zu Straßburg einander vor unverändert in die Ehe gebrachte Nahrungen – und sich Vermög auffgerichteter Eheberedung Vor unverändert Vorbehalten haben – so beschehen in Straßburg in fernerem Gegensein des Ehrsamen geehren Frau Mutter, herrn Jonæ Friderich Fettich, Vornehmen handelsmanns und E.E. grosen Raths jetztmahligen wohlansehnlichen beÿsitzers, der Ehefrauen geehrten herrn Vatters, herrn Daniel Böhler vornehmen handelsmanns und burgers allhier, deroselben hoch werthen herrn Groß Vatters, theils auf Sambstags den ersten Martÿ theils auff Montag den 10. Martÿ Anno 1738.

(f° 2) Liegende Güther, Colmarer banns
Series rubricarum hujus Inventarÿ, des eheherrn Vermögen betr. Sa. haußraths 689, Sa. Wein 21, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 191, Sa. Goldener Ring und Geschmeids 176, Sa. baarschafft 12 104, liegende Güther ohne anschlag, Summa summarum 13 183 lb
der Ehefrauen zugebrachte Nahrung, Sa. hausraths 380, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 104, Sa. Goldener Ring und Geschmeids 552, Sa. baarschafft 2182, Sa. Activ schuld 1080 , Summa summarum 4300 lb

Inventaire après le décès de Marguerite Salomé Fettich qui délaisse deux enfants dont l’un est mort avant que l’inventaire ne soit dressé. La somme finale de l’inventaire s’élève à 7 617 livres.
1740 (18.6.), Me Lichtenberger (Jean Philippe, 30 Not 30) n° 605
Inventarium über Weÿl. S.T. Frauen Margarethæ Salome von Türckheim gebohrner Fettichin, S.T. herrn Johann von Türckheims, Vornehmen Banquier und burgers allhier gewesener hertzgeliebten Frau Eheliebstin nunmehr seel. Verlassenschafft – nach ihrem den 12. Decembris Anno 1739. erfolgtem tödtlichen hienscheiden zeitlichen verlaßen (…) auf freundliches Ansuchen vor Ehrenernannten hinterbliebenen herrn Wittibers, als Erben der Von der Frau seel. nach todt Verlaßener aber Ihro in die Ewigkeit nachfolgter zweÿer Kinder, davon Johann Daniel den 7 Aprilis jüngsthien und Salomea Cleophea den 23 May darauffhien dieses Zeitliche gesegnet, fleißig inventirt – so beschehen in Straßburg auff Sambstag den 18. Junÿ Anno 1740.

Wÿdumbs Verfangenschaften Herr Jonas Friderich Fettich, Vornehmer burger und handelsmann auch E.E. Großen Raths allhier alter Wohlverdienter beÿsitzer, alß der Frau seel. Herr Vatter hat Von Weÿland frauen Mariæ Salome gebohrner Böhlerin seiner Frau Eheliebstin seel. Verlassenschafft Innhalt den darüber durch mich Notarium gezogenen Summarischen berechnung
Desgleichen hat S.T. herr Daniel Böhler, Vornehmer Handelßmann und burger alhier, der Frau seel. Herrn Groß Vatter das Von weÿland Frauen Mariæ Elisabethæ gebohrner Bochin, seiner Frau Eheliebstin seel. Verlassenschafft, deren nach todt Verlaßener einigen Frau Tochter weÿland Frauen Mariæ Salomeæ Fettichin gebohrner Böhlerin, der Frau seel. Frau Mutter seel. erblich angefallene mütterliche Guth salva legitima annoch in wÿdumms genuß, an welchem wÿdums guth, wie solches durch einem den 2.ten Julÿ 1737 getroffenen Vergleich regulirt worden, der Frau seel. eigenthümlich verfangene (Portion)
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. Wein und leerer faß 44, Sa. Anschlags der Chaise 30, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 133, Sa. goldener Ring und Geschmeids 216, Sa. baarschafft 191, Sa. Anschlags der liegender Güher 62, Sa. der handlungs Massæ oder Corporis 6939, Summa summarum 7617 lb

Jean de Türckheim se remarie en 1743 avec Marie Madeleine Henneberg fille du secrétaire des Quinze
Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 62 n° 16)

1743, Mittwoch d. 11. Dec: seind nach zweÿmahl geschehener proclamation Zu Haus in den Ehestand eingesegnet worden H. Johann von Türckheim, Banquier und Burg. allhier, wittwer, und Jgf. Maria Magdalena H Johann Bernhard Hennenbergs deß geheimen Collegÿ der Hn XV. Secretarÿ u. Wohlmeritirend. Kirchenpflegers zu St. Nic. ehl. Tochter [unterzeichnet] Johann von Türckheim alß Hochzeitter, Maria Magdalena Hennenbergin als Hochzeiterin, Daniel Böhler alß Gros Vatter, Johann Bernhard Henneberg alß Vatter (i 64)

Accord sur l’imposition passé avec la chambre de la Taille
1744 ([25]. 8.br, (VII 1179, Livres de la Taille), f° 295-v
Samst. den 24. dito [Octobris 1744] (f° 295-v) Aus Erkantnus Gnäd. Herren der fünff Zehen Vom 19. Sept. 1744. ist auf das Von H. Johann Von Türckheim dem burger und Banquier alhier den 13. Junÿ übergebene Underthänige Memoriale aus bewegende Ursachen Obrigkeitlich bewilliget, daß Er Implorant sein und seiner Ehefrau in samtliches Vermögen biß auf des einten oder des andern erfolgenden todesfall über haupt und ohn einige auf sothanen fall Von seithen Gemeiner Statt Zu besorgen habende recherche oder abforderung Nachtrags jährlich mit 43 Pfundt Sieben Schilling Verfallen möge jedoch mit dem Anhang daß wann in Zwischen dem eines oder den andern sothaner beeder Ehegatten es seÿe nun Erbs, legats oder donations weiß wie auch Wÿdemb Zufallen würden der belauff deßen auf löbl. Statt stall fürderlich angegeben, und das Stallgeltt davon sothaner alßo fixirten Summ beÿ gesetzt, auch auf erfolgenden todes fall eines sothaner beeden Eheleuthe die Verlassenschafft ordnung mäßig inventirt und das darüber aufgerichtete Inventarium denen Herren dreÿ der Statt Stall eingelüffert werden solle, Johann Christoph Kleinclauß, XV. Secretarius

Inventaire des apports dressé dans la maison rue Brûlée qui y est décrite sans estimation. Les biens estimés s’élèvent à la somme de 46 561 livres

1746 (19. 7.bris), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 86) n° 742
Inventarium über des Wohl Edlen und hochachtbaren Herrn Johannis von Türckheim, vornehmen Banquier, wie auch der Wohl Edlen und hoch tugendgezierten frauen Mariæ Magdalenæ von Türckheim gebohrner Hennenbergerin beeder Ehepersohnen und Vornehmer Burgere allhier einander in die Ehe zugebrachte Nahrung – welche der ursachen allweilen in Ihr beeder den 29.ten 9.bris Anno 1743. mit einander auffgerichteter Eheberedung §° 6.to außtücklichen Versehen daß solche Jeedem derselben und seinen erben ein freÿ eigen ohnverändert und Vorbehaltenen Guth seÿn und bleiben

So beschehen zu Straßburg in sein Herrn Von Türckheim behaußung ane der Brandgaß neben E.E. Zunfft der Schneider zufftstuben gelegen in beÿsein und persönlichen gegenwarth des hoch Edel, hochachtbaren und hochgelehten Herrn Johann Bernhard Hennenbergs des hochlöbl. Collegÿ derer Herren XV. hiebevorigen hochverordneten Secretarÿ und Vornehmen burgers allhier der frauen Von Türckheim hochzuehrenden herrn Vatters auff Dienstag den 19.te April et seq. Anno 1746.
(f° 2-v) Corpus der Handlung. Vermög einer durch Ihme Herrn von Türckheim hierbeÿ producirten mit seinen handlungsbüchern conferirten, und liquidirten mit Notario an Conceptum geliefferten handlungs Inventarÿ de ultimo Decembris Anno 1743. /:alß in welchem Monat derselbe mit seiner nunmaligen frauen Eheliebstin sich glücklichen copuliren laßen, und Ihre vergnügte Ehe den Angfang genommen (…)
(f° 8) Eigenthumb ane einer Behaußung, so der Eheherr in die Ehe gebracht. Nemblichen eine behaußung, bestehend in Vorder und hinderhauß, zween höffen, Bronnen, Stallung und hoffstätt, mit allen übrigen deroselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehördten, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen allhier zu Straßburg ane der Brandgaß, einseit neben dem hochadelich von Dombruckischen nunmehro Von der hochadelichen frauen Generalin Von Bernhold Wittib genießendem hoff und hauß, Anderseit neben Er. En. Zunfft der Schneider Zunfftstuben, Vornen auff dei brandgaß und hinden auff den Graben beÿm Roßmarckt stoßend, so nunmehro gegen männiglichen freÿ ledig und eigen und in ansehung die Haüßer und liegende güthere nicht nach dem anschlag sondern nach dem daraus erlößenden wahren werth und eigentlichen Kauffschilling dereins zu ergäntzen, dermahlen ohn æstimirt zulaßen beliebet worden.
Wie der Eheherr dieße behaußung mit deren Zugehörden, von dem freÿ hochwohlgebornen herrn, herrn Christian Friderich Eckbrecht, Freÿherrn Von Türckheim, herrn zu Schönecken, Södern und anderer Orthen, und deßen frauen Gemahlin der auch freÿ hochwohlgebornen frauen frauen Dorothea Johanna Christina gebohrner freÿin Von Wintzingerode, eigenthümlichen ane sich erkauffet hat, und zwar umb 6250 pfund pfenning weißet ein teutscher pergamentener Kauffbrieff in allhießiger Cancelleÿ contract stuben gefertiget und mit deroselben anhangendem Insigel Verwahrt datirt den 25. Maji Anno 1743. (…). Diewegen des Schloßers Chevigny in solch hauß Verfertigter und in contestation geschwebter Arbeit, ane dem Kauffschilling damahlen annoch restirte und von dem Herrn Käuffer biß zu der Sachen Außtrag inbehaltene 125. pfund pfenning seind, wie Er der Herr Käuffer hierbeÿ anzeigte, in folgender Zeit durch denselben ane herrn Daniel Böhler den handelsmann alhier seinen herrn Großschwäher, deme gedachter Chevigny schuldig ware, annoch vor angetrettener dießer Ehe bezahlt, wiewohlen Von dem hochadelichen herrn Verkäufer die quittung darüber allererst den 9.te Martÿ 1745. außgestellet. Dabeÿ noch ain alter teutscher pergamentener Kauffbrieff auch in allhießiger Cancelleÿ Contractstuben gefertiget und mit deroselben anhangendm Insigel bekräfftiget, weißend wie hochgedachter Herr Baron Von Türckheim obangeregte behaußung Von Weÿl. frauen Annæ Mariæ Elisabethæ gebohrner Weinnemer, auch Weÿl. Herrn Valentin Scheerers geweßten Conseiller du Roy au Conseil souverain d’Alsace Ehegemahlin seel. hinderlaßenen Erben Käufflichen ane sich gebracht hat, dat. den 4.ten Martÿ A° 1738.
(f° 14) Wÿdembs Verfangenschaft, So Herr Daniel Böhler, vornehmer Handelsmann und burger allhier des Herrn Von Türckheim Großherr Schwäher bis ane des Ende seines Lebens Zu genießen hatn betreffend. Vermög einer, über weÿl. Frauen Mariæ Elisabethæ Böhlerin, gebohrner Bochin, sein Hn Böhlers geweßter Fraun Eheliebstin längst seel. Verlassenschafft mit den 2.ten Julÿ 1737 getroffenen transaction, ist Ihro Frauen Böhlerin seel. Völliges Guth so deren nach tod Verlaßenen einigen Tochter, nun auch weÿl. frauen Mariæ Salome Fettichin gebohrner Böhlerin seel. anerstorben regulirt und Verglichen worden
(f° 15-v) Wÿdembs Verfangenschaft So Herr Jonas Friderich Fettich, Vornehmer burger und handelsmann auch E.E. Großen Raths allhier alter wohlansehnlicher Assessor des dißeitigen Eheherrn herr Schwäher, Von Zweÿter Ehe lebtägig Wÿdumbsweiße zugenießen hat, concernirend. Nach besag einer über weÿl. frauen Mariæ Salome Fettichin gebohrner Böhlerin, sein herrn Rathh. Fettichs geweßter Frauen Eheliebstin seel. Verlassenschafft durch herrn Johann Philipp Lichtenberger den darzu adhibirten Inventir Notarius den 10. Martÿ A° 1738
(f° 31-v) Antheil ane einem Plätzlein Garthen, so die Ehefrau in die Ehe gebracht. Nembl. ein Sechßter theil Vor ohnvertheilt ane einem Kleinen Plätzlein Garthen gelegen allhier zu Straßburg in der Vorstatt Krautenau ane der Hennengaß (…)
(f° 32) Wÿdembs Verfangenschaft, So eingangs hoch Edelgemelter Hr. XV. Secrtarius Johann Bernhard Hennenberg der Frauen Von Türckheim hochgegerte Herr Vatter biß ane das Ende seines Lebens Zugenießen har. Vermög weÿl. S.T. Frauen Margarethæ& Salome Hennenbergerin gebohrner Bischoffin deßelbe geweßter Zweÿten Frauen Eheliebstin und der Frauen Von Türckhiem eheleiblichen Frauen Mutter nun seel. den 21.ten Martÿ Anno 1742. Vor mir Notario aufgerichteten Codicilli §° 7.mo (…)
(f° 35) Series rubricarum hujus Inventarÿ, des Herrn Von Türckheim in die Ehe gebrachtes Vermögen, Sa. haußrathss 1250, Sa. Corpori der handlung 43 726, Sa. Silber geschirr und dergleichen geschmeids 344, Sa. Goldener Ring und dergl. Geschmeids 60, Sa. der Baarschafft 252, Sa. Schulden 5349, Eigenthumb ane einer behaußung alhier zu Straßburg -, Antheil ane einer behaußung Zu Colmar -, Liegende Güether in Colmar -, Summa summarum 50 984 – Sa. der Schuld 5000 lb, Nach deren Abzug 45 984 lb – Rentes viagères – Zweiffelhaffte Activ schulden 4261
der Frauen Von Türckheim in die Ehe gebrachte Mittel und Effecten beschrieben, Sa. haußraths 141, Sa. silbers 59, Sa. Goldener Ring, Ketten, Peerlein 1004, Sa. baarschafft 717, Sa. Capitalien sambt davon verfallenem Interesse 1176, Antheil ane einem Plätzel Garthen -, Summa summarum 3098 lb – Haussteuren 3098 – Frauen Von Türckheim völliges Vermögen 3576 lb
Beschluß summa 46 561 lb

Quittance entre Jean de Türckheim et le maître maçon Jacques Gallay pour matériaux fournis et ouvrages réalisés

1754 (6.6.), Me Humbourg (6 E 41, 91)
le Sr Jean de Türckheim Banquier
et le Sr Jacques Gallay Architecte tous deux Bourgeois de cette ville y demeurans
lesquels ont dit, qu’ayant décompté ensemble par compte general de tout prix Valeur et montant des ouvrages Faits par le Sr Gallay aud. S. de Turckheim depuis le premier Janvier 1750 Jusqu’au jourd’huy tant en ville qu’en campagne partie conformément aux devis et marchés en partie pour ouvrage et main d’œuvre et fourniture de materiaux et ayant deduit toutes les Sommes touchées et recues par led. Sr Gallay jusqu’à ce Jour sur quittance et billets il S’est trouvé suivant la liquidation faite entre eux et pour definition de tout compte qu’il n’est plus dû aud. Sr Gallay qu’une Somme de 1800 Livres, laquelle Somme de 1800 Livres led. Sr de turckheim a presentement payé aud. Sr Gallay

Accord de servitude passé entre Jean de Türckheim et le poêle des tailleurs son voisin

1755 (5.9.), Chambre des Contrats, vol. 629 f° 281
Erschienen H. Johann von Türckheim der banquier
in gegensein H. Louis Meyé des schneiders als Zunfft meister EE. Zunfft der schneider und H. Johann Martin Gangloff EE. Großen Raths beÿsitzers als deputatorum EE ermelter Zunfft
demnach er H. von Türckheim in seiner neben der Zunfftstub gelegenen behausung beÿ erbauung seines flügels und ged. Zunfft stub gemeinschaftlichliche maur wenigstens 14 gebel eißen in der länge durch die gemeinschaftliche maur gebrochen und auff der Zunfft seithe bündig eingemauret, ferner die ausladung am hauptgesimbs samt der naach auf der Zunfft gerechtigkeit gegen dem Kornmackt zu aufgebaut, als declariren hiemit daß alles dießes niemahls der Zunfft zu einem præjuditz soll gereichen und noch viel weniger zu einer gerechtigkeit werden sondern solches eine bloße vergünstigung seÿe, anbeÿ hat er sich auch obligirt E.E. Zunfft einen schlüßel zum G(i)ttern so die terras zum graben zumacht zu geben

Inventaire des biens de Marie Madeleine Turckheim femme de l’émigré Georges Christophe Balthasard, maréchal de camp au service de France, dressé dans la maison

1793 (6.3.), Strasbourg 1 (5), Me Lacombe n° 15 – enregistré le 14
Inventaire, présente La Cit. Marie Madeleine Turckheim femme de Georges Christophe Balthasard ci devant Marechal de Camps au Service de France Emigré demeurant à Strasbourg, laquelle a dit que pour la conservation de ses droits Reprises de ses aports et pactions matrimoniales vu l’etat de mort civile ou se trouve sond. mari par son Emigration
dans le logement qu’occupe la requerante rue Brulée N –, a preté serment Jean dupés Domestique
actif 132 691 fr, passif 153 578 fr, vuide de 28 540 fr

Inventaire des successions de Jean Türckheim, banquier, et de Marie Madeleine Hennenberg qui délaissent cinq enfants

1796 (3 compl. 4), Strasbourg 4 (7), Me Greis n° 1028, altes 627 – Enregistrement de Strasbourg, acp 42 F° 155 du 2 vend. 5
Inventaire des successions de feu Le Citoyen Jean Türckheim, en son vivant Banquier en la Commune de Strasbourg y décédé le 8. juin 1793 v. St. ou le 20 prairial de l’An I de la Republique française & de feu la Citoyenne Marie Magdeleine née Hennenberg, Veuve du Susd. Cit. Jean Türckheim, décédée le 5. Octobre 1793 v. St. ou le 14 Vendemiaire de l’An 2 de le Republique, fait à la réquisition des cinq enfants procréée desdits deux Conjoints délaissés leurs héritiers ab intestat à cinq parts & portions égales Sçavoir 1. la Citoyenne Marie Magdeleine née Türckheim veuve de Philippe Christophe Balthasar, Officier Suédois au Service français, au nom de laquelle est comparu le Cit. Charles Henri Kern, homme de Loy, 2° Le Cit. Frederic Spielmann, fils mineur de feu la Citoyenne Marguerite Salomé née Türckheim procréé en légitime mariage avec le Cit. Jean Jacques Spielmann, Officier de santé des Armées de la Republique au nom duquel fut présent le Cit. Louis Spielmann, Commissaire Adjoint du Directoire executif près le Tribunal Civil du Département du Bas Rhin, en qualité du tuteur au partage nommé par une Assemblée de parens le 22. Juin 1793. devant le Juge de paix du troisième Arrondissement de cette commune & assermenté par celui-ci en lieu & place du tuteur ordinaire le Cit. Bernard Frederic Türckheim Cohéritier ci après nommé, 3°. Le Cit. Felix Treitt homme de Loy en qualité de Commissaire de la République nommé par Arreté de l’Administration centrale du Departement du Bas Rhin du 18 Messidor dr. pour soigner les interets de la Republique en ce qui concerne la part et portion avenante à Jean Türckheim, fils, ancien Magistrat aud. Strasbourg émigré, 4°. le Cit. Bernard Frederic Türckheim Banquier à Strasbourg et 5. la Citoyenne Marie Cleve née Türckheim, Veuve du Cit. Philippe Jacques Franck vivant Banquier en cette commune – Fait passé et commencé pour la troisième fois, attendu que les deux Invent.s commencés en 1793 v. St. & dans l’An 2 de la Republique ont toujours été interompus par le logement des Representants du Peuple & leur suite en la maison mortuaire rue Brulée N° 1

Et de suite les héritiers ci presents m’ont remis les Dispositions de derniere volonté olographes du défunt Cit. Jean Türckheim Pere en dattes des 25. fevrier 1793. & 7. Juin de la même Année, enregistrées le 25. dud. mois de Juin 1793.
(…) 2. Wiederrufe und Zernichte ich hiermit alle bisher gemachte letzte willens Verordnungen mit Ausnahm des den 17. Julii 1758 errichteten Codicills, krafft deßen ich meiner geliebten Ehegattin den Genuß meiner samtlicher Verlassenschafft versichert und vermacht habe, welches Codicill ich neuerdings bekräfftige und bestätige. (…) 4. Ich vermache und prælegire meinem Zweiten Sohn, Bernhard Friderich Türckheim mein in der Brandgaß alhier gelegenes Wohnhauß Vor die Summ von 12 000 gulden, welche er dergestalt in meine Verlassenschafft einschießt, daß er davon wieder seinen Anteil beziehen wird. 5. Ich legire und prælegire meiner Frau tochter Maria Cleophe Verwittibten Franckin, unsern in der Ruprechtsau gelegenen Hoff und Garten mit allen Häußern und Gebäuen, den Orangerie Gewexen und Garten Werckzeug vor die Summ von 8000 Gulden. Alle aber auser dem Enclos liegende Acker, Felder und Matter so wie der meinem Enckel Spielmann Verzüglich bestimmter Murhoff werden gleich all andern unseren Gült Güteren, Erblehen und Zehenden der freien willkürlichen Abschatzung, behandlung und Vertheilung all unserer Kinder und Erben überlaßen und heimgestelt.. (…) Straßburg den 25. Hornung 1793. (…)
Après lecture faite des Dispositions ci-dessus des 25. fevrier & 7. Juin 1793. la Citoyenne Balthasar & le Cit. Bernard frederic Türckheim ont d’abord declaré volontairement qu’ils renoncent à la substitution faire en leur faveur par l’Art. 7 dont le Cit. frederic Spielmann est grevé & particulièrement led. Cit. Türckheim fils a encore renoncé de bon gré au legs à lui fait de la maison rue brulée pour la somme de 24 000 li. (…)
Extrait des Registres de la Justice de paix du troisième Arrondissement de la Commune de Strasbourg. Strasbourg le 24 thermidor An quatrième de la Republique français une & indivisible. Par devant nous Charles Etienne Menoth Assesseur faisant les fonctions de juge de paix du troisième Arrondissement de la Commune de Strasbourg est comparu le Citoyen Louis Spielmann, Substitut commissaire du Directoire executif près les Tribunaux civil & criminel du Département du Bas-Rhin en qualité de tuteur du mineur Frederic Spielmann petitfils de feu le Citoyen Türckheim, Père, en son vivant Banquier à Strasbourg, lequel exspose que feu led. Citoyen Jean Türckheim par l’Art. 4. de sa Disposition de derniere volonté du 25. fevrier 1793. a prelegué sa maison scise dans la rue brulée à son fils Bernhard frederic Türckheim pour la somme de Douzemille florins & sa campagne située à la Rubertsau pour celle de Huit mille florins et par Apostille mise en bas de led. derniere volonté en datte du 7. Jin 1793. à son mineur la campagne appelée Murrhoff pour la somme de Quinze mille florins en outre par l’Art. 7 d cette derniere volonté il a substitué la portion hereditaire qui echerra a frederic Spielmann, que ce Testament contenant substitution a inégalité de partage est contraire aux lois des 25. Aout, 25. Oct. & 14. Nov. 1792. (…)
(p. 5) Meubles meublants trouvés dans la maison mortuaire – Dans le cabinet au Rez de chaussée, Dans le vestibule au 1° Etage, Dans la Chambre des domestiques au 1°, Dans la cuisine au I°, Dans l’antichambre au I° donnant dans la cour, Dans le sallon au I° donnant sur la promenade, Dans le sallon a côté donnant sur la promenade, Dans la petite chambre a côté, Dans la chambre à coucher au I° donnant dans la cour, Dans la 2° chambre a coucher donnant dans la cour, Dans la 3° chambre a coucher donnant dans la cour, Dans le vestibule au I° donnant dans la cour de la chambre cidessus, (Continuation, 2 thermidor 4) Dans la chambre du portier dans la cour, Dans une chambre au 3° donnant dans la cour, Dans la chambre a côté, Dans la chambre des servantes donnant dans la cour au 3°, Dans le vestibule au 3°, Dans le vestibule au Rez de chaussée
(p. 30-v) Le 22 aud. mois de Thermidor An 4. on a commencé à proceder à l’Inscription des Biens fonds & immeubles Savoir ([in margine :] B. f. Türckheim) Premierement une maison scise dans la Commune de Strasbourg rue brulée N° 1 contenant un grand corps de logis de devant & deux autres de côté, avec tous ses batiments, deux cours, une terrasse & jardinet, un puit & une ecurie, appartenances & dependances, droits & raisons d’un côté la Ve Clauwitz, de l’autre Cit. Jacques Frédéric Flach, Cabaretier, par derrière donnant sur le fossé aux peaux des bœufs, y ayant une issue, estimée par procès verbal cijoint du 29 Thermidor dr. par les experts assermentés à la comme de 25 500 livres, Cette maison & dependances a été achetée en vertu d’un Contrat passé à la cidevant Chambre des Contrats de Strasbourg le 25. Mai 1743
([in margine :] Murrhoff, Spielmann) (…)
(p. 33 [in margine :] Rupertsau Maison Balthasar) plus un bien de campagne situé dans la Rupertsau Canton Oberau contenant 2. maisons vis à vis 2. cours plusieurs écuries & grange 3. puits 2. maisons de plantes 1. laiterie 1. bucher & 1. four & 2. jardins avec tous ses droits raisons appartenances & dépendances au 3. côtés & au 4. les planches tous appartenans au bien, d’un côté le Cit. Fournier Inspecteur au Bureau des vivres d’autre côté le chemin commun vis à vis le cabaret au cigne par en haut et le communal & par en bas le communal & Michel Lentz dont on paye annuellement a la commune de Strasbourg 16 sous en reconnaissance du domaine direct, estimé par procès verbal du 29 thermidor 14 000 livres, acheté par le Defunt avec 48 arpents de terres labourables & prés desquels 5 ½ arpents dans le Cranwörte payent annuellement 24 li (…) par Contrat à la Chambre des Contrats le 26. juil. 1751
Plus 1 arpent & 219 pieds quarrés de jardin avec une allée de tilleuls dans ladite Ruprechtsau avec la route & l’autre côté Frédéric Heller par en haut le chemin et par en bas en pointe vers la route entouré de 3 côtés avec une haye vivante donné en emphiteose par sentence des ci devant senateurs & XXI de cette commune le 17. mars 1787 moyennant un payement annuel de 8 lt de rente foncière, plus terres (…) à la Ruprechtsau
(p. 38) meubles meublants se trouvant dans le bien de campagne a la Ruprechtsau
(p. 43) Total de la masse active de cette succession consistant en, Meubles meublans dans la maison à Strasbourg 3451 li, Or, argenterie & Bijoux 2823 li, Argent comptant 346 li, Vins & tonneaux 2023 li, Capitaux, Intérets & dettes actives 517 010 li, Immeubles 126 138 li, Meubles meublants dans la Rupertsau 2080 li, Total 635 872 livres. Dont à déduire Dettes passives 34 900 livres, Deduction faite il reste 618 972 livres
Testament – Johannes von Türckheim vornehmer banquier und burger allhier zu Straßburg – auf Sambstag den 17. junÿ 1758, Johann Rudolph Dinckel
(Documenta) 1793, im Zweiten der frantzischen Republique, Sonntag den 9. Junii (…) Uns die von dem verstorbenen bürger Türckheim Vater in der Brandgaß N° gelegenen inngehabte Behaußung begeben, um allda auf deßen Zurückgelaßene Mobilien und Effecten unser richterlicher Siegel zu legen (…)

Les héritiers cèdent la maison rue brûlée à leur frère et cohéritier Bernard Frédéric Türckheim

1797 (19 Ventose 5), Strasbourg 4 (7), Me Greis n° 1140, Joint au n° 1028 du 3 compl. 4 – Enregistrement du 21 Ventose an 5
(p. 47) Transaction & Partage. Des Successions de feu le Citoyen Jean Türckheim Banquier en la Commune de Strasbourg y décédé le 8. juin 1793 v. St. ou le 20 prairial de la Republique française & feu la Citoyenne Marie Madeleine née Hennenberg veuve du susd. Jean Türckheim décédée aud. Strasbourg le 5. Octobre 1793 v. St. ou le 14 Vendemiaire de l’An 2 de la Republique fait à la réquisition des enfants & héritiers ci après nommés. Cejourd’huy 19 Ventose l’An Cinq de la Republique française (…) sont comparus
1. la Citoyenne Marie Magdeleine née Türckheim veuve de Philippe Christophe Balthasar, Officier Suédois au Service français assistée du Cit. Charles Henri Kern, homme de Loy à Strasbourg, 2° Le Citoyen Jean Jacques Spielmann, Professeur & Officier de santé, en qualité de Père & Tuteur naturel de son Enfant mineur le Cit. Frederic Spielmann procréé en légitime mariage avec feu la Citoyenne Marguerite Salomé née Türckheim, au lieu et place du Cit. Louis Spielmann, Substitut Commssaire du Directoire excutif près le Tribunal Civil & criminel du Département du Bas Rhin (…), 3°. le Cit. Bernard Frederic Türckheim, Banquier audit Strasbourgn 4°. la Citoyenne Marie Cleve née Türckheim, Veuve du Cit. Philippe Jacques Franck vivant Banquier en cette commune, assistée du Cit. Jean Fred. Lauth Greff.r du Trib. civ. du Dept. du Bas-Rhin, Tous quatre héritiers ab intestat de feu les citoyens Jean Türckheim & Marie Magdeleine née Hennenberg, leurs Père & mere defuns susdits, domiciliés audit Strasbourg
Lesquels ont dit & declaré que l’interest que la Nation française avait dans la succession der leurs dits Pere & Mere pour un cinquieme, comme étant aux droits de Jean Turckheim leur frere declaré emigré en Avril 1793 ayant été reglé & liquidé par l’Arreté de l’Administration Departementale du Bas Rhin du 13 pluviose dernier dont le contenu S’ensuit.
Registre general N° 5862, Procès verbal N° 10 453, Bureau des Emigrés. Canton de Strasbourg. Dalibération de l’Administration Drpartementale du Bas-Rhin. Séance publique Du 13 du mois de pluviose de l’an cinq de la Republique française (…) Charge le Directeur des domaines d’en poursuivre le recouvrement tant au principal qu’en arrérages jusqu’à concurrence de cette dernière somme. Signé C. Barbier, Pd. & Fiesse s g. avec paraphes

(f° 55) Puis les quatre Coheritiers procedant au partage des Immeubles, il en a été fait quatre lots basés sur l’estimation faite par les Experts à ce nommés, savoir par le Cit. David Feÿl, habitant de à Wasselonne, Expert nomme par l’administration centrale du Département du Bas-rhin en vertu de son Arreté du 18. Messidor 7. & par le Cit. Laurent Gœtz habitant de à Strasbourg Expert nommé par les quatre Cohéritiers présents, De manière qu’il en est dévolu
A la Citoyenne Marie Magdeleine Türckheim Veuve Balthasar
Un bien de Campagne situé dans le Ruprechtsau banlieu de Strasbourg, canton Oberau avec deux maisons, cours, écuries, granges, jardins, appartenances & dépendances, ensemble tous les biens situés dans lad. Ruprechtsau, qui ont appartenu ou dû appartenir à leurs Auteurs communs tels qu’ils sont designés dans l’Inventaire & dans divers Contrats d’acquisition & d’échange avec toutes charges & redevances, Savoir Ci-dessus page 33. Primo un bien da campagne situé dans la Ruprechtsau, 14 000. (…)
Au Cit. Frédéric Spielmann mineur représentant sa defunte Mere Marguerite Salomé Türckheim Epouse su Cit. Jean Jacques Spielmann, pour lequel dit mineur a Stipulé sond. Pere & Tuteur, Le corps de ferme du Murrhoff (…)
(f° 57) Au Citoyen Bernard Frederic Türckheim
Ci-dessus page 30. Premierement la maison paternelle scise dans la commune de Strasbourg 25 500. Cette maison & dependances a été achetée en vertu d’un Contrat passé à la ci devant chambre des Contrats à Strasbourg le 26. Mai 1743. (…)
a la Citoyenne Mariecleve Türckheim Ve Franck (…)
Fait, lû & passé en la maison de la Cit. Franck, coheritiere, Scise derriere l’eglise St. Nicolas N° – enregistré à Strasbourg le 21 Ventose an 5

Bernard Frédéric de Türckheim, banquier a épousé à Francfort Anne Elisabeth Schœnemann : contrat de mariage, proclamation au Temple Neuf, inventaire des apports
1780 (18. Xbris), Me Dinckel (J. Rodolphe, 6 E 41, 427) n° 577

(sub signatura pivata errichtete Eheberedung) zwischen Herrn Bernhard Friderich von Türckheim, burger und Banquier in Strasburg herrn Johann von Türckheim, bürgers und banquier daselbsten mit frauen Maria Magdalena gebohrner Hennenberg ehelich erzeugter sohn, alß bräutigam an einem
und Jungfrauen Anna Elisabetha, weÿland Herrn Johann Wolfgang Schönemann bürgers und Banquiers in franckfurth mit frauen Susanna Elisabetha gebohrner d’Orville ehelich erzeugter Jungfer tochter am andern theil, als braut – Franckhfurt a. Maÿn de, 23. Augst 1776 unterschrieben

Proclamation, Temple-Neuf (luth. f° 199-v)
Im Jahr Christi 1778 Dominica Nona post Trinitatis oder den 16. augst sind auf beÿgebrachte Scheine und mit Erlaubuns des regierenden Herrn Ammeisters zum esten und andern mal Zugleich offentlich proclamirt und als Verlobte abgekündiget worden Herr Bernhardt Friderich Von Türckheilm, leediger Bancquier und burger allhier, herrn Johannes Von Türckheim, Banquier und burgers allhier und Frauen Mariä Magdalenä gebohrner Hennebergerin ehelich erzeugtert Herr Sohn und Jungfrau Anna Elisabetha Schönmännin Von, Franckfurth, weÿland herrn Johann Wolfgang Schönemanns geweßenen Banquier und burger in Franckhfurth am Maÿn und Frauen Susannä Elisabethä gebohrner d’Orville ehelich erzeugte Jungfer tochter. die copulation geschahe Zu Franckfurth am Maÿn. (i 12)

Inventaire des apports
1779 (-.12.), Me Dinckel (J. Rodolphe, 6 E 41, 423) n° 1416
Inventarium über des Hoch Edelgebohrnen und hochachtbahren Herrn Bernhard Friderich von Türckheim, vornehmen Banquiers und der hoch Edelgebohrnen und hoch tugendbegabten Frauen Annä Elisabethä von Türckheim gebohrner Schönemann, beeder Ehe: Persohnen einander für ohnverändert in den Ehestand zugebrachte Nahrungen
Series rubricarum. Des Eheherrn in die Ehe gebrachtes Vermögen, 18 461 lb
Der Ehefrauen in die Ehe gebrachte Nahrung, 8194 lb

Inventaire de succession dressé dans la maison : Louise Sophie de Glaubitz épouse séparée quant aux biens et veuve du capitaine de cavalerie Jean de Dietrich

1806 (8.9.), Strasbourg 12 (11), Me Wengler n° 2084 – Enregistrement de Strasbourg, acp 100 f° 158-v du 13.9.
Inventaire de la succession de Louise Sophie de Glaubitz épouse séparée quant aux biens et veuve de Mr Jean de Dietrich capitaine de cavalerie, décédée le 9 juin 1806 – à la requête du Sr Jean Charles de Türckheim Banquier mandataire d’Amélie Louise Sophie de Dietrich épouse séparée de M. Antoine Scipion Perier demeurant ordinairement à Paris, plus De Anne Dorothée Amélie de Dietrich épouse de M Alexandre Louis de Sahune Inspecteur des Eaux et Forets des Isles et rives du Rhin et enfin M Louis Philippe Evrard Chrétien de Dietrich émancipé d’age, héritiers de leur mère

dans la maison mortuaire rue brulée n° 1
masse mobiliere et liquide 86 299 fr
Immeubles. Bien rentier à Baldenheim 1631 fr, passif 57 400 fr
– vente de meubles et de livres n° 2090 du 13 sept.
(Joints) Catalogue de livres – Liquidation
Contrat de mariage, Albert Frédéric Dietrich négociant maître des forges demeurant à Strasbourg fils de feu Cit. Philippe Frédéric Dietrich maire de la commune dudit Strasbourg et de Sibille Louise Ochs de Basle et Louise Amélie Berckheim fille mineure du Cit. Philippe Frédéric Bergheim cultivateur domicilié à Colmar et Cit. Marie Octavie Louise Glaubitz – fait à Colmar le 8 prairial 5 ou 27 mai 1797, Me Hombourger
vente de meubles, n° 2097 du 16 sept.

Inventaire après le décès du gendre de Bernard Frédéric de Türckheim, Adrien Brunck, inspecteur aux revues

1807 (6.1.), Strasbourg 12 (13), Me Wengler n° 2286 – Enregistrement de Strasbourg, acp 101 f° 149 du 12.1.
Inventaire de la succession d’Adrien Brunck Inspecteur aux revues et Membre de la Légion d’Honneur décédé le 29 nov. dernier – à la requête de Madeleine Elisabeth Türckheim la veuve assitée de Bernard Frédéric Türckheim son père la veuve tutrice naturelle de François Richard Adrien 6 ans – à la requête de M Philippe Charles François Brunck Rentier domicilié à Rott près Wissembourg subrogé tuteur – Contrat de mariage, Me Dinckel le 7 fructidor 8

dans la maison mortuaire appartenant à M Türckheim beau père du défunt rue brulée n° 1
meubles, bibliothèque 4279 fr, dettes actives, rentes censitiques à Balbronn, Beinheim, Freysbach arrondissement de Wissembourg, Gommersheim même arrondissement, Krautergersheim, Ober-Ehnheim, Oberhochstett arrondissement de Wissembourg, Strasbourg, Westhoffen, Wangenbourg
meubles 5010 fr, vins tonneaux 3158 fr, argenterie 895 fr, bibliothèque 4279 fr, dettes actives 92 267 fr, rentes 52 118 fr
Immeuble campagne à Dachstein 31 957 fr, total 189 755 fr, passif 199 887 fr

Inventaire de la succession de Bernard Frédéric baron de Türckheim qui a légué la maison à son fils Jean Frédéric de Türckheim, maire de Strasbourg. La succession s’élève à 301 566 francs

1831 (8.12.), Strasbourg 12 (123), Me Noetinge n° 3472r – Enregistrement de Strasbourg, acp 207 f° 27-v du 1212.
Inventaire de la succession de M. le baron Bernard Frédéric baron de Türckheim, président du Consistoire général de la Confession d’Augsbourg, ancien ministre d’Etat de Son altesse sérénissime le Grand duc de Baden, Grand croix de la fidélité, officier de la Légion d’Honneur, décédé le 10 juillet 1831 à la requête de 1. Jean Frédéric de Türckheim, maire, agisant 1. en son nom et 2. comme mandataire d’Elise Octavie Amélie de Dietrich veuve de feu Frédéric Guillaume de Türckheim, chef de bataillon retiré, officier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre Militaire de Bavière demeurant à Trottenhausen, mère et tutrice légale de 1) Elise Octavie Amélie née le 27 déc. 1820, 2) Frédéric Guillaume Alfred né le 4 juillet 1822, 3) Cécile Adèle Wilhelmine née le 27 mai 1824, 4) Guillaume Rodolphe né le 14 juin 1827, 2 Jean Charles de Türckheim, négociant, agissant en son nom et comme mandataire de Henri de Türckheim, capitaine de cavalerie, Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre militaire grand ducal badois en garnison à Versailles (Procuration, demeurant à Krautergersheim), et 3. comme fondé de pouvoir de Madeleine Elisabeth de Türckheim veuve d’Adrien Brunck sous inspecteur aux revenus, Chevalier de la Légion d’Honneur, demeurant à Dachstein, 4. subrogé tuteur des enfants mineurs de Guillaume de Türckheim – Testament mystique du 7 juillet 1831 déposé Me Noetinger 8 juillet 1831

Ville de Strasbourg. 36. une maison composée de différents corps de bâtiment, deux cours, puits, remises, jardin, appartenances, dépendances située à Strasbourg rue Brûlée n° 1, d’un côté Jean Baptiste Adam propriétaire d’autre le Sr Flach restaurateur devant la rue derrière le Fossé des Tanneurs – avenu en partage de la succession de Jean de Türckheim son père, banquier, partage Me Greiss 19 ventose 5, en vertu du Testament mystique le défunt a légué ledit immeuble à Jean Frédéric de Türckheim son fils à charge d’imputer une somme de 40 000 francs pour l’égaliser avec ses autres frères et sœurs – occupée par M Frédéric et Charles de Türckheim, estimée 40 000 francs, Titres cote Z
Masse active. objets partagés 6065 fr, meubles indivis 1153 fr, bibliothèque, meubles à Kratergersheim 2972 fr, argent 965 fr, créances actives bonnes 16 618 fr, créances douteuses 4055 fr, créances perdues 20 217 fr, créances particulières 2262 fr, avec immeubles total 301 566 francs
Passif, néant – Rentes à Krautergsheim, Heiligenstein, Gertwiller – Immeubles à Krautergersheim, le château de Krautergersheim, Niedernay, Bolsenheim, Plobsheim, Bischofsheim am Berg, Ittlenheim, Dorlisheim, Altdorf, Rosteig, Strasbourg, canton de Lapoutroye val d’Orbey

Testament par lequel Bernard Frédéric de Türckheim lègue sa maison à Strasbourg à son fils aîné Frédéric de Türckheim

1831 (13.9.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 60 F° 96, acte ssp du 7.7.1831
Testament mystique – Bernard Frédéric baron de Türckheim, président du Consistoire général de la Confession d’Augsbourg, pour égaliser avec ses autres enfants
1. son fils ainé Frédéric de Türckheim en avancement de sa succession avec dispense de rapport en nature
la propriété de sa maison et dépendances située à Strasbourg rue Brulée n° 1 avec tous les immeuble par destination qui s’y trouvent le dispensant de toute réclamation ou recherche à raison de 15 000 francs qu’il a payés pour lui lors de l’acquisition des biens d’Altorff

Jean Frédéric de Türckheim a épousé en 1813 Frédérique Louise comtesse de Degenfeld Schomberg
1813 (31.3.), Strasbourg 12 (49), Me Wengler n° 7445 – Enregistrement de Strasbourg, acp 122 f° 23-v du 2.4.
(Contrat de mariage) Jean Frédéric de Türckheim président du canton de Wasselonne membre au Tribunal de Commerce demeurant rue brulée n° 1 fils majeur de Bernard Frédéric de Türckheim, ancien ministre d’Etat et des finances, Grand Croix de l’ordre de la Fidélité du Grand Duché de Bade, membre du Conseil général du département du Bas Rhin et d’Anne Elisabeth Schoenmann
Adrien de Lezay Marnésia Prefet du département Commandant de la Légion d’Honneur baron d’empire, mandataire de Marie Charlotte née baronne de Berlichingen, comtesse douairière de feu M Gustave Christophe Eugène Frédéric comte de Degenfeld Schomberg ainsi que d’Auguste Christophe comte de Degenfeld Schomberg seigneur et banneret de Hohen Eybach, Durnau et autres lieux, Grand Croix de l’Ordre de l’Aigle rouge de Sa Majesté le roi de Prusse résidant l’un et l’autre à Eybach, grand père en ligne maternelle et tuteur de Frédérique Louise comtesse de Degenfeld Schonburg logée grand rue n° 18 chez Mad. Ferru fille de Gustave Christophe Eugène Frédéric comte de Degenfeld Schomberg procréé avec ladite douairière

Inventaire de la succession de la belle-sœur du propriétaire, Cécile Waldner de Freundstein femme de Jean Charles baron de Turckheim

1839 (10.12.), Strasbourg 12 (151), Me Noetinger n° 11 869 – Enregistrement de Strasbourg, acp 273 f° 94 du 16.12.
Inventaire de la succession de Cécile comtesse Waldner de Freundstein épouse de Jean Charles baron de Turckheim, banquier, membre du Conseil d’Arrondissement, décédée le 24 juin 1839 – à la requête de 1. Jean Charles de Turckheim, subrogé tuteur d’Eugène Menno de Coehorn, fils mineur d’Eugène Louis baron de Coehorn et de feu Eugénie Marie de Turckheim, 2. Cécile de Turckheim épouse d’Anatole de Vives, capitaine d’artillerie, 3. Jenny de Turckheim épouse de Gustave Renouard de Bussières, banquier, 4. Ferdinand de Turckheim, négociant, 5. Eugène Louis baron de Coehorn, propriétaire, père et tuteur légal dEugène Menno de Coehorn, uniques héritiers de leur mère et aïeule – Contrat de mariage devant Me Wengler le 13 avril 1807

dans la demeure de M de Turckheim rue Brûlée n° 1
Immeubles, 1. une maison de campagne avec cour, grange, écurie, jardin, terres labourbales & prés, appartenances & dépendances le tout de la contenance superficielle d’environ 2 ha 12 ares banlieue de Strasbourg canton Kammerfeld n° 32, (…)
3. une maison de maître composant la campagne appelée le Murhoff (…)
art. 1 et 2 acquis par adjudication Me Ritleng le 26 oct. 1837 et Déclaration de Command le lendemain, transcrit au bureau des hypothèques vol. 326 n° 46, l’art. 3 (etc.) Me Wengler le 27 mars 1811, Adjudication dressée par Me Ubersaal le 16 dec. 1811 (etc.)
3. Commerce, société de commerce existant sous la raison de Turckheim et Cie avec Frédéric de Turckheim son associé, s’élève pour moitié à 266 950 francs

Jean Frédéric de Türckheim et les représentants de la banque Türckheim et Compagnie hypothèquent plusieurs biens fonds dont la maison rue Brûlée

1841 (20. 9.bre), Strasbourg 1 (88), Me Rencker n° 16 110
Obligation – Mr Jean Frédéric de Türckheim, Président du consistoire protestant de Strasbourg, Officier de la Légion d’honneur & Mad. Louise Frédérique née Comtesse de Degenfeld Schomberg son épouse, M. Jean Charles de Türckheim Banquier domicilié également à Strasbourg, Messieurs Jean Frédéric de Türckheim & Jean Charles de Türckheim agissant tant en leur nom personnel qu’au nom de leur Maison de Banque établie en cette ville sous la raison de Türckheim & Compagnie dont ils sont les seuls chefs & gérans
à Monsieur Antoine Chabert, père, propriétaire domicilié à Strasbourg, la somme de 120 000 francs
Hypothèque. Biens situés dans l’arrondissement de Strasbourg
1. Une Maison, cour, jardin, remises, écuries, pompe, appartenances & dépendances situés à Strasbourg Rue Brulée N° 1, d’un côté M. Adam de l’autre M Flach pardevant la rue brulée, par derrière la promenade du Broglie
2. Un Domaine connu sous le nom de Thumenau, réuni au Ban de Plobsheim (…)
Banlieue de Strasbourg & d’Ostwald. 3. La Campagne apelée le Murrhoff (…)
Banlieue de Strasbourg. 28. Section J Numéros 759. 761 à 783 inclus Une campagne connue sous le nom d’Altenheimerhoff (…)
Biens situés dans l’arrière de Colmar. 1. Une fabrique de teinture & d’impression en rouge située au hameau de St Blaise dépendance de Ste Croix aux Mines & de Ste Marie aux Mines (…)
Titres de propriété.
Quant aux titres établissant la propriété de la Maison sise à Strasbourg & du Domaine de Thumenau, affecés également par les époux Frédéric de Turckheim, ils se trouvent amplement décrits en l’obligation souscrite par ces derniers au profit de Mondit sieur Chabert devant Me Rencker le 28 septembre 1839.

Jean Frédéric de Turckheim expose la maison aux enchères puis l’en retire parce qu’il estime que le prix proposé est insuffisant

1842 (28.2.), Strasbourg 12 (156), Me Noetinger n° 14 179
Adjudication – M. Jean Frédéric de Turckheim, ancien négociant, demeurant à Strasbourg, lequel a déclaré qu’étant intentionné de vendre par adjudication publique la maison ci après désignée, il comparaissait devant les notaires soussignés pour donner la description et établir la propriété,
Désignation de l’immeuble. Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtiment de milieu & bâtiment latéral, avec deux cours, remise, écurie, buanderie, jardin & dépendances, le tout situé à Strasbourg rue Brulée N° 1, tenant d’un côté aux héritiers de feue Mad. Boehm Steinhilbert, de l’autre à M Adam, juge, pardevant la rue brulée, parderrière pardessus l’ancien fossé des tanneurs la promenade du Broglie. – Etablissement de la propriété. M. Jean Frédéric de Turckheim est devenu propriétaire du dit immeuble pour l’avoir recueilli à titre de partage testamentaire dans la succession de son père M. Bernard Frédéric baron de Turckheim, aux termes du testament mystique de ce dernier en date du 7 Juillet 1831 déposé en l’étude de Me Noetinger (…) le 8 Juillet même année (…). Cet abandon a été fait à la charge par M. le comparant de rapporter en masse de la succession de son père une somme de 40 000 francs (…). Feu M. Bernard Frédéric de Turckheim est devenu propriétaire de cette maison pour l’avoir recueillie dans la succession de son père M. Jean de Turckheim vivant banquier à Strasbourg suivant acte de partage passé devant Me Greiss le 19 ventose an 5.
N° 14 226 du 11 Mars 1842. Benjamin Linder, avocat, a déclaré faire une mise de 500 francs & par suite porter le prix à la somme de 101 000 francs
N° 14 258 du 22 Mars 1842. Personne n’ayant fait de mise supérieure & le prix offert n’ayant pas paru suffisant à M. le requérant celui-ci déclare ne pas adjuger l’immeuble & le retirer des enchères en annullant l’adjudication

Jean Frédéric de Turckheim et les créanciers de la masse Turckheim & compagnie vendent pour120 000 francs la maison à Pierre Gast, propriétaire

1842 (9.7), Strasbourg 12 (157), Me Noetinger n° 14 903
M. Jean Frédéric de Turckheim, ancien Négociant demeurant à Strasbourg et Mad. Louise Frédérique Comtesse de Degenfeld Schombourg son épouse, Lesquels conjointement avec
1. M. Alfred Renouard de Bussières, Banquier, 2. M. Jules Sengenwald, Négociant, 3. M. Charles Friedel, Négociant, 4. & M. Jean Charles Frédéric André Auguste Kiehm, aussi négociant, Tous demeurant également à Strasbourg, Agissant en qualité de commissaires conjointement avec M. Louis Ratisbonne Banquier demeurant en la même ville, présentement malade, de l’union des créanciers de la masse Turckheim & compagnie à Strasbourg, Auxquelles fonctions ont été nommés (a) M. Renouard de Bussières MM. Sengenwald & Ratisbonne suivant abandon volontaire de biens en date du 4 décembre dernier enregistré à Strasbourg le 4 mars suivant folio 145 (…) (b) M. Charles Friedel suivant déclaration en date du 5 mars dernier enregistré à Strasbourg le 19 du même (…) (c) M. Kiehm suivant déclaration du 23 Avril dernier enregistré à Strasbourg le 14 mai dernier, Toutes ces nominations encore confirmées par un acte d’adhésion déposé en l’étude dudit Me Noetinger par acte en date de ce jour
A M. Pierre Gast, propriétaire demeurant en la même ville
Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtiment du milieu & bâtiments latéraux, avec deux cours, remise, écurie, buanderie, jardin & dépendances, le tout situé à Strasbourg rue Brulée N° 1, tenant d’un côté aux héritiers de feue Mad. Boehm Steinhilbert, de l’autre à M Adam, juge, pardevant la rue brulée, parderrière pardessus l’ancien fossé des tanneurs aujourd’hui converti en petit jardin, la promenade du Broglie. – Etablissement de la propriété. M. Jean Frédéric de Turckheim est devenu propriétaire du dit immeuble pour l’avoir recueilli à titre de partage testamentaire dans la succession de son père M. Bernard Frédéric baron de Turckheim, Banquier demeurant à Strasbourg, aux termes du testament mystique de ce dernier en date du 7 Juillet 1831 déposé en l’étude de Me Noetinger (…) le 8 Juillet même année (…). Cet abandon a été fait à la charge par M. de Turckheim comparant de rapporter en masse de la succession de son père une somme de 40 000 francs (…). Feu M. Bernard Frédéric de Turckheim est devenu propriétaire de cette maison pour l’avoir recueillie dans la succession de son père M. Jean de Turckheim vivant banquier à Strasbourg suivant acte de partage passé devant Me Greiss le 19 ventose an 5. – Prix de vente, 120 000 francs

François Pierre Gast passe en 1803 un contrat de mariage avec Marie Françoise Ester Caroline Weinemer qu’il a épousée quatre ans auparavant.
1803 (3 frimaire 12), Strasbourg 14 (22), Me Lex n° 3467 – Enregistrement de Strasbourg, acp 89 F° 119 du 4 frim. 13
(Contrat de mariage) Cit. François Pierre Gast maître de forges demeurant à Oberbruck canton Massveaux département du Haut Rhin
De Marie Françoise Ester Caroline née Weinemer native de Colmar, qu’il y a passé 4 ans qu’ils se sont mariés sans Contrat de mariage
élection de domicile de De Marguerite Picquet veuve de Mathieu Florent Weinemer ci devant domicilié à Colmar présentement en cette ville rue des Tonneliers n° 28 maison du Cit. Grasseler, leur mère et belle mere


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