20, rue de la Nuée Bleue


Rue de la Nuée Bleue n° 20 – III 186 (Blondel), N 490 puis section 69 parcelle 34 (cadastre)


Façade en novembre 2018 – Elévation en 1899 et en 1979 (dossier de la Police du Bâtiment)

La maison à simple bâtiment est localisée au XVII° siècle d’après l’auberge au Petit cheval blanc (zum weissen Rössel) située en face. Elle appartient successivement à plusieurs serruriers, Jacques Eckmann, Gall Reutter, son fils Georges Reutter puis (1707) au serrurier catholique Blaise Sultzer. Elle a un rez-de-chaussée et trois étages sur le plan-relief de 1727 comme sur celui de 1830. La maison appartient ensuite au tailleur Jean Baptiste Dutilleul puis au perruquier Marc Antoine Drouin qui est autorisé en 1761 à avancer sa maison en bâtissant à l’aplomb de son encorbellement.


Elévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 68 (© Musée des Plans-relief)

L’Atlas des alignements (années 1820) signale une maison à rez-de-chaussée et trois étages en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), la façade sur rue est la troisième à droite du repère (i) : trois étroites ouvertures en arcade au rez-de-chaussée, trois étages à trois fenêtres chacun et deux niveaux de lucarnes, appelés mansardes sur le plan de 1823.
La maison porte d’abord le n° 3 (1784-1857) puis le n° 20.


Plan des Ponts-et-Chaussées, 1851 (ADBR, cote 5 K 123)

Le bâtiment dépasse légèrement des alignements définis au XIX° siècle (entre 21 et 27 centimètres). Gustave Schladitz fait poser en 1899 une devanture pour que le local commercial ait une ouverture vers la rue et qu’il soit mieux éclairé. Le marchand de légumes Albert Reeb fait communiquer le rez-de-chaussée et le premier étage par un escalier en 1929. Albert Quirin remplace la devanture en 1956. L’antiquaire Bernard Pfirsch fait aménager les combles en 1978. Le rez-de-chaussée est occupé par un marchand de légumes de 1909 à 1963 puis par un antiquaire.


Devanture en bois (1899), ancienne et nouvelle devanture
(dossier de la Police du Bâtiment)

novembre 2018

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1616 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Jacques Eckmann, serrurier, et (1628) Elisabeth Schurer – luthériens
1634 v Jean Salinus, culottier, et Anne Windischweiler – luthériens
1635 v Gall Reuter, serrurier, et (1635) Anne Marie Reichshoffer puis (1637) Anne Marie Frommeyer remariée au serrurier Conrad Steiner – luthériens
1670* h Jean Georges Reuter, serrurier, et (1676) Marie Elisabeth Senff puis (1703) Anne Catherine Hess, veuve du tisserand Jean Jacques Wolff – luthériens
1707 v Blaise Sultzer, serrurier, et (1701) Elisabeth Probst puis (1706) Marie Rosine Riethammer, remariée au serrurier Jean Michel Kreutzer – catholiques
1730 v Jean Baptiste Dutilleul, tailleur, et (1706) Marie Anne Muffat – catholiques
1757 v Marc Antoine Drouin, perruquier, et (1745) Marie Ursule Wahr – catholiques
1806 v André Geissenhoffer, tailleur, et (1801) Anne Marie Legoy – catholiques
1809 v Marie Claire With, femme (1785) de Sébastien Hyacinthe Louis puis (1792) du négociant Augustin Hugard – catholiques
1822 h Jean Georges Louis, commis libraire puis receveur des contributions directes, épouse et (1813) Marie Pauline Baudrié
1862 v Aloïse Lechner, bottier, et (1841) Marguerite Claudine Jouvelet
1863 v Charles Eissen, négociant
1889* v Robert Seyfert, bijoutier
1895* v Gustave Schladitz et Mathilde Seyfert
1923* v Société protectrice des animaux, association inscrite, usufruitière veuve Schladitz

Valeur de la maison au XVIII° siècle selon le prix de vente : 575 livres en 1707, 650 livres en 1730, 1 500 livres en 1757

(1765, Liste Blondel) III 186, Marc Antoine Drouen perruquier
(Etat du développement des façades des maisons, AMS cote V 61) Drouin, 2 toises, 4 pieds et 0 pouce
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 490, Louis, Jean Georges – maison, sol – 0,23 are

Locations

1842, Antoine Lentz, coiffeur, et Mélanie Boymond

Préposés aux affaires foncières (Bauherren)

Joseph Lebrun et son voisin Marc Antoine Drouin demandent en 1761 l’autorisation de bâtir sous leur encorbellement d’après l’alignement défini en 1753 jusqu’à ce qu’ils aient les moyens de surélever leur maison. La décision est renvoyée à huitaine. Seul Marc Antoine Drouin réitère sa demande et obtient l’autorisation.

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

2° arrondissement ou Canton nord – Rue de la Nuée bleue

nouveau N° / ancien N° : 5 / 3
Hugard
Rez de chaussée et 3 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Ponts et Chaussées

1823 (ADBR, cote 2 SP 52) N° 3 Toute en pierre en bon état, 3 étages et mansarde
1851 (ADBR, cote 5 K 123) N° 3, Louis Georges 3 E P S (Maison à trois étages, constructions en pierre, solide)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 139 case 3

Louis, Jean Georges à Strasbourg

N 490, maison, sol, Rue Nuée bleue 2
Contenance : 0.23
Revenu total : 90,12 (90 et 0,12)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 9 / 7
fenêtres du 3° et au-dessus : 3 / 2

Cadastre napoléonien, registre 22 f° 627 case 2

Louis, Jean Georges
1864, Lechner Aloïse veuve, rue des orfèvres 4
1865 Eisen, Charles, négociant
1889/90 Seÿfert Robert, Juvelier
1895/96 Schladitz Gustav Ehefrau Mathilde geb. Seÿfert
(ancien f° 375)

N 490, maison, sol, Rue de la nuée bleue 20
Contenance : 0.23
Revenu total : 90,12 (90 et 0,12)
Folio de provenance : (139)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 9 / 7
fenêtres du 3° et au-dessus : 3 / 2

Cadastre allemand, registre 32 p. 581 case 5

Parcelle, section 69, n° 34 – autrefois N 490
Canton : Blauwolkengasse Hs N° 20
Désignation : Hf, Whs u. N. G. – sol, maison
Contenance : 0,24
Revenu : 1500 – 1900 – 1500
Remarques : 1912 Berufung

(Propriétaire), compte 3328
Schladitz Gustav Ehefr.
1923 Société protectrice des animaux société inscrite
1944 Tierschutzverein Els. u. Umgebung eingetragener Verein in Strassburg
1947 Société protectrice des animaux de Strasbourg, association inscrite, usufruitière Mme Vv Schladitz
(501)

1789, Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (cote VII 1295)

Canton III, (72) Rue de la Nuée bleue

(maison n°) 3
P. M. Drouin, Marc Antoine, Me berruckier – Vignerons

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton III, Rue 72 de la Nuée bleue (p. 117)

3
Pr. Drouin, Ant., Perruquier – Vignerons

Registres de population

(1795) 11° section, Quay des Bateliers N° 16 (registre 600 MW 11) – légende

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Blauwolkengasse (Seite 15)

(Haus Nr.) 20
Moser, Delikatessen- u. Wurstenwarenhdlg. 01

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 866 W 294)

Nuée Bleue 20 (1888-1891)

Le bijoutier Seifert fait faire divers travaux dans la maison en 1888 (cheminée, cabinets d’aisance, soupiraux). Gustave Schladitz fait poser en 1899 une devanture pour que le local ait une ouverture vers la rue et qu’il soit mieux éclairé. L’architecte impérial Wagner déclare que le caisson en bois fixé à la façade qui dépasse légèrement l’alignement légal (entre 21 et 27 centimètres) ne doit pas être considéré comme une saillie fixe. Le marchand de légumes Henri Weber transporte en 1909 son commerce du 15, quai des Pêcheurs au 20, rue de la Nuée Bleue. Son successeur Albert Reeb (Kohler-Reeb) modifie en 1929 l’escalier qui mène au premier étage sous la direction de l’architecte Jean Sarg. L’enseigne Kohler-Reeb est ensuite reprise par Albert Quirin qui fait remplacer la devanture en 1956. L’antiquaire Bernard Pfirsch s’installe au rez-de-chaussée en 1963. Il fait aménager les combles et une salle de bains en 1978 sous la direction de l’architecte Antoine Pfirsch.

Sommaire
  • 1888 (juillet) – Les services municipaux constatent que le bijoutier Seifert (demeurant rue de la Lanterne) fait construire sans autorisation une nouvelle cheminée – Demande – L’entrepreneur J. J. Nuss (44, route de Cronenbourg, aujourd’hui Faubourg de Saverne) est autorisé à démolir deux cheminées et à les remplacer par une nouvelle et à installer trois sièges de cabinets d’aisance. Croquis en marge, le tuyau d’aération des cabinets d’aisance va jusqu’au toit. Le contrôle constate que les parties en bois sont trop proches de la cheminée et que la fosse d’aisance est trop petite – Les défauts sont corrigés, octobre 1888
    1888 (octobre) – Les services municipaux constatent que le bijoutier R. Seifert fait construire sans autorisation deux soupiraux – Courrier au commissaire de police – Les droits sont réglés
    1888 (octobre) – Le propriétaire Seifert demande l’autorisation de faire un raccord aux canalisations municipales ( Autorisation – Dessin
  • 1889 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du locataire Hauer l’autorisation de faire une prise pour environ 4 becs – Autorisation
  • 1895 – Le maire notifie J. Hauert de faire ravaler la façade – Hauert déclare être seulement locataire principal, le propriétaire étant le bijoutier Schladitz, domicilié rue de la Lanterne
    1896 – Nouvelle injonction, adressée au propriétaire
    1896 – Dossier – J. J. Nuss demande l’autorisation de réparer le crépi – Le maire transmet la demande au commissaire de police – Les droits sont réglés
  • 1899 (juillet) – Le propriétaire Schladitz demande l’autorisation de supprimer deux piliers dans la façade au rez-de-chaussée et de les remplacer par une structure en bois pour que le local ait une ouverture vers la rue et qu’il soit mieux éclairé – Autorisation – Dessins du caisson en haut de la devanture – Travaux terminés, novembre
    1899 (août) – Le propriétaire auquel on a interdit de faire les travaux en arguant que le bâtiment dépasse l’alignement déclare être dans une situation difficile puisqu’il a déjà loué le local. Le maire écrit à l’architecte impérial du fait que le caisson de la devanture dépasse l’alignement. L’architecte impérial Wagner déclare que le caisson en bois ne peut pas être considéré comme une saillie fixe.
    1899 (septembre) – Le propriétaire demande l’autorisation d’occuper la voie publique pour étayer les étages pendant les transformations – Autorisation
  • 1903 – Le maire notifie Gustave Schladitz de faire ravaler la façade – Travaux terminés, octobre
    1907 – Le maire notifie Gustave Schladitz (demeurant 1, rue du Saumon) de faire ravaler la façade – Le propriétaire obtient un an de délai – Travaux terminés, juillet 1908
  • 1908 – Rapport d’un incendie qui s’est déclaré dans une chambre du premier étage. La Police du Bâtiment constate que le plancher devant le fourneau n’avait pas le revêtement réglementaire – Lors du contrôle en janvier 1909, la maison n’est pas habitée. Le fourneau et les tuyaux ont été supprimés en juillet 1909.
  • 1909 – Le marchand de légumes Henri Weber transporte son commerce du 15, quai des Pêcheurs au 20, rue de la Nuée Bleue. Il demande l’autorisation de poser une planche de 25 centimètres de large le long de la devanture et trois paniers métalliques pour y poser ses marchandises – Autorisation
  • 1921 – Le maire notifie Gustave Schladitz (demeurant chez Hausknecht, 3, rue de Wissembourg) de faire ravaler la façade – L’affaire est entre les mains du liquidateur Bourdeaux
    1922 – Le peintre en bâtiment Emile Mathieu (111, route de Schirmeck) demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique pour ravaler la façade – Le commissaire de police et le maire donnent leur accord
  • 1927 – La Police du Bâtiment constate que le marchand de fruits Albert Reeb a posé sans autorisation un volet roulant. Demande par le serrurier Unselt (9, place Saint-Etienne) – Autorisation
  • Commission contre les logements insalubres – 1899, propriétaire Ruff, demeurant 8, rue du Dôme, locataire principal, Hauert, marchand de blanc. Bon état général, sauf les cabinets d’aisance – La maison est habitée par une seule famille. Les cabinets du premier étage ont été supprimés et ceux du troisième pourvus d’une aération. Dossier classé.
    Commission des logements militaire, 1916. Rien à signaler
  • 1929 – Albert Reeb (Kohler-Reeb) et l’architecte Jean Sarg (rue du Vingt-deux-novembre) demandent l’autorisation de modifier l’escalier menant du rez-de-chaussée au premier étage – La Division VI note que le bâtiment dépasse entre 21 et 27 centimètres de l’alignement légal, un mètre carré tombe dans la route nationale n° 63 – Autorisation – Plan de situation, plan avant et après transformation – Travaux terminés, mai 1930
  • 1934 – Le maire notifie Gustave Schladitz de faire ravaler la façade – Travaux terminés, août 1935
  • 1938 – La Police du Bâtiment constate qu’A. Quirin a posé sans autorisation une inscription (Maison Kohler-Reeb, fruits et primeurs de choix) – Demande – Autorisation
  • 1954 – L’entreprise de crépissage Bastian (rue Kobler à Dingsheim) est autorise à poser un échafaudage sur la voie publique
  • 1955 – Albert Quirin autorise son architecte Georges Haudenschild (9, place des Etudiants) à consulter le dossier de la Police du Bâtiment
    1956 – Il est autorisé à occuper la voie publique devant le bâtiment pour remplacer la devanture. Il dépose une demande de permis de construire (parcelle 34 de la section 69. Calcul statique – Devis et description, dessins – Le maire consulte l’ingénieur des Ponts-et-Chaussées qui donne son accord – Autorisation, droits acquittés pour transporter une devanture et deux trumeaux – Travaux terminés, août 1956
    1956 (septembre) – Albert Quirin demande l’autorisation de poser deux enseignes
  • 1963 – La brasserie Météor de Hochfelden est autorisée à poser des panneaux publicitaires devant l’épicerie Quirin – Les panneaux sont posés
  • 1964 – La Police du Bâtiment constate que l’antiquaire Bernard Pfirsch a posé sans autorisation une enseigne – Demande (libellé Antiquités) – Autorisation
  • 1963 – Le maire notifie Albert Quirin (demeurant 22, rue de Colmar à Schiltigheim) de faire ravaler la façade – Rappels en 1964 puis en 1968. D’après une note, Albert Quirin a vendu l’immeuble en 1963 à l’architecte Pfirsch (11, rue Goethe)
    1968 – Bernard Pfirsch est autorisé à poser un échafaudage sur la voie publique – Travaux terminés, septembre 1968
  • 1979 – Le maire notifie Bernard Pfirsch de faire ravaler la façade – Travaux terminés, novembre 1979
    1979 – L’entreprise Beck (2, rue du Héron à Schiltigheim) est autorisée à poser un échafaudage sur la voie publique
  • 1978 – L’antiquaire Bernard Pfirsch (demeurant rue de Stockholm) demande l’autorisation d’aménager les combles et d’installer une salle de bains sous la direction de l’architecte Antoine Pfirsch (11, rue Goethe) – Description
    Le maire transmet le dossier avec avis favorable à l’architecte des Bâtiments de France qui émet aussi un avis favorable ainsi que le directeur départemental de l’équipement – Le préfet accorde le permis de construire (août 1979).
    Les travaux sont en cours, la lucarne supplémentaire est posée ainsi que les deux vasistas. Les travaux sont terminés, la réception finale ne donne lieu à aucune observation, septembre 1980. Le certificat de conformité est accordé en mars 1981.

Relevé d’actes

D’après les tenants et aboutissants, la maison appartient en 1616 au serrurier Jacques Eckmann.
Jacques Eckmann se remarie en 1628 avec Elisabeth Schurer, originaire de Lahr. Il leur naît un fils Jean Jacques en 1630 (Saint-Pierre-le-Jeune, i 150)

1628 (12. Junÿ), Chambre des Contrats, vol. 462 f° 320
(Eheberedung) Erschienen Jacob Eckman d. schloßer burg. Zu St. alß hochzeiter An einem mit beÿstand Martin Bomelens deß schreiners auch Burgers alhie
So dann Philipps Scheür burger Zu Lahr innamen seiner tochter Elisabetha mit beÿstand herrn Johann Georg Wolckensteins deß Notÿ auch burgers alhie, alß nechsten V.wanth 2. theils

Jacques Eckmann hypothèque en 1633 la maison sise au petit marché aux chevaux au profit du marchand Jacques Spielmann. En marge, quittance accordée en 1642 au propriétaire Gall Reuter

1633 (19. Septemb.), Chambre des Contrats, vol. 471 f° 441
Erschienen Jacob Eckman d. schloßer burger Zu St.
hatt in gegensein H Jacob Spüelmanns deß handelßmanns Auch burgers Alhie – schuldig XI. lb
dafür in specie Vnderpfand sein soll hauß vnd hoffstat alhie vffm Kleinen Roßmarckt, neben H Johann Friderich Bentzen præceptori classico & neben Mathiß Fesel dem schneid. hind. vf Peter Klopfers deß gürtlers see. wittib, so zuuor v.hafft. vmb 100. lb d Becker Zunfft, So dann vmb 75. lb. d sein deß Bekenners Kindern für Müeterlich gut, So gehen auch Jarß dauon 2. fl. Bod. Zinß dem Stifft Zum Jungen S. Peter alhie
[in margine :] Erschienen herr Jacob Spielmann der Creditor, hatt in gegensein Gall Reuters deß Schloßers alß Jetzig. Inhabers deß Und.pfands (…) Act. d. 23. Junÿ Anno 1642.

Jacques Eckmann et Elisabeth Schurer vendent au culottier Jean Salinus la maison face à l’auberge au petit cheval blanc – Jean Salinus et sa femme Anne (Windischweiler) font baptiser un enfant à la cathédrale en 1603.

1634 (4. Decembris), Chambre des Contrats, vol. 473 f° 749-v
Erschienen Jacob Eckmann d. Schloßer und Elisabeth Schurerin sein eheliche haußfraw
haben in gegensein hanß Salinus deß Hoßenstrickers, auch burgers alhie (verkaufft)
hauß vnd hoffstat mit allen And.en Iren gebäwen & gelegen alhie vff dem Roßmarckht gegen dem weißen Rößlein vber, neben H M. Johann Friderich Bentzen & Mathiß Fesel dem Schneider hinden vff weÿland Peter Klopfers deß gürtlers see. Erben stoßend dauon gehet Jarß vf Weÿhenachten j. lb. d bod. Zinß dem Stifft Zum Jungen S. Peter alhie So ist diß hauß auch noch v.hafftet vmb 100. lb. d Capital vnd 15. lb d davon verfallenen Zinß E. E. Zunfft der Becken, Jährlich vf den 12. feb. J. vmb 50. lb. d hanß Engelbrecher dem Schloßer deß v.keuffers dochtermann vf Johannis Bpstæ, J. umb 25. lb. d hanß Jacob Schaller dem Büchsenmacher auch vf. Johs. Zuuerzinßen, So dan vmb XI. lb H Jacob Spielman dem handelßmann, vff beg.en Zuerlegen sonst ledig eÿgen, Vnd were diser Kauff vber die beschwerden, so der Käuffer vff sich genommen, Zugangen und beschehen für und umb 74. lb
(Vide in Regist: 1635. fol. 366 Wie Gall Reuter der Schloßer diße Behaußung erkaufft und etliche beschwerd. abgelößt und bezahlt)

Jean Salinus revend la maison huit mois plus tard au serrurier Gall Reuter

1635 (VI. Augusti), Chambre des Contrats, vol. 472 (expéditions) f° 53
Wir ut spâ [Clauß Ludwig Wormbser der Meister &] erschienen vnser Burger Hanß Salinus der hosenstricker (verkaufft)
auch vnserm Burger Gall Reütter dem Schloßer
hauß vnd hoffstat, mit allen anderen ihren gebäwen & gelegen in vnserer St. St. vffm Roßmarckht gegen dem Weissen Rößlin vber, einseit neben Johann Friderich Bentzen anderseit neben Mathiß Fesel dem Schneider hinden vf Peter Klopfers deß gürtlers se. Erben stoßend, dauon gehet Jährlich auf weÿhenachten Ein pfundt d. bod. Zinß dem Stifft zum Jungen S. Peter alhie, So ist diß hauß auch noch verhafftet vmb 100. pfundt d. hauptgut (…) E. E. Zunfft der Becken, Item vmb 52. pfundt d. hanß Engelbrecher dem Schloßer, Item vmb 26. pfund d hanß Jacob Schaller dem Büchsenmacher, Mehr vmb Eÿlff pfund Jacob Spielman dem handelsmann, So dan vmb 49. pfund Jacob Eckman dem Schloßer – vber die beschwerde so der Käuffer auf sich genommen, Zugangen und beschehen für und umb 20 Pfundt

Originaire de Nœrdlingen en Wurtemberg, Gall Reuter épouse en 1635 Anne Marie, fille du tonnelier Philippe Reichshoffer. Il devient bourgeois quelques jours plus tard en s’inscrivant à la tribu des Maréchaux
Mariage, cathédrale (luth. p. 368)
1635 Gall Reuter von Nördingen der Schloßer, Michel A. Sohn vnd J. Anna Maria Philips Reichshoffer, deß küeffers tochter, eigesegnet Dienst.17. 9.bris) i 189

1635, 4° Livre de bourgeoisie p. 154
Gall Reütter der Schloßer Von Nördingen außem würtenberger Landt empfohet daß Burgerrecht von seiner haußfrawen Anna Margretha, Philip Reißhoffer burgers vnd Küeffers allhie eheliche tochter vnd ist beÿ den schmiden Zünfftig Jur. den. 28. 9.bris 1635.

Anne Marie Reichshoffer meurt en 1637 en délaissant un fils qui meurt peu de temps après elle, de sorte que le veuf est seul héritier. L’actif de la succession qui comprend la maison s’élève à 323 livres, le passif à 38 livres.

1637 (17.8.), Not. Strintz (Daniel, 58 Not 18) n° (404)
Inventarium Vnndt beschreibung aller haab undt Nahrung, so weÿland die tugendsame fraw Anna Margaretha Richßhofferin deß Ersamen gall Reüters schloßers und burgers Zu Straßburg haußfrauw nunmehr seelig, nach Ihrem auser dießer Welt tödtlichen hinscheiden hind. Ihro Verlaßen, Vnd obwohl die verstorbene frauw seelige ein eintziges Söhnlein nahmens Michael, so sie mit vorgedacht gall Reüter Ihrem haußwürth ehelich erzeugt nach Ihrem ableiben hinderlaß. so ist doch deßelbige garbaldt nach deß. mutter tödlich hinscheid auch todts verfahren durch den Wittiber alß Vatter geerbt word, (…), Actum vnd Angefang. In Straßburg Donnerstagß den 17.t Augustj Anno 1637.

Inn einer hernach gemeldter In diße Erbschafft gehöriger Vnd Inn der statt Straßburg gegen Einer E*hauß Zum weißen Rößlein genandt gelegener behaußung befund. word.
Ane haußrath, Vff der Oberst. büenen, In d. Cammer mit lit: A Vff den hind. bod. In, Cammer lit. D, Vor dieße Cammer, Un d. Wohnstuben, In dem Küchlein, In dem Keller
Eÿgenthumb Ane Einer Behaußung. Item hauß hoffestatt mit allen Ihren gebeüwen, begriffen, weithen, Rechten, Zugehördten vnd gerechtigkeiten geleg. Vff der Statt Straßburg ane dem Roßmarckh gegen dem Weißen Rößlein, anderseith neben H. Johann Friderich Bantzen anderseit neben Mathÿß fäsell dem schneid. hind. auff Andreß schneidern den Weißbeckhen Stoßend, dauon gehendt Jährlich ein Pfund bodenzinß dem Stifft Zum Jung. St. Peter alhie Zu Straßburg, So fünff Pfundt Pfenning Jährlichen auff den 25.ten Februarÿ Eine Ersam Zunfft der Beckhen Zu Straßburg stehend Inn hauptgut 100 lb So dann Ist diße behaußung noch verhafftet herrn Jacob Spielmann dem handelßmann burgern alhie für 11. lb Vndt dann Jacob Eckman dem schloßer 49 Pfund Pfenning, sonst ledig vnd eÿgen vnd hiehero Vber die darauff Stehende beschwerd. Angeschlagen p. 98. lb. Vndt weißt darüber ein Pergamin Kauffbrieff mit der Stadt Straßburg Contract Innsigell versigelt deßen datum den 6.ten Augusti 1635. signirt
Abzug In dißes Inventarium gehörig, Sa. haußraths 27, Sa. eÿßen neuw vnndt alt gemachter vnd ohngemachter arbeit Wie auch Werckzeug Zum schloßer handwerck gehörig Ist 16, Sa. Silbergeschmeids 2, Sa. guldiner Ring 2, Sa. Baarschafft 3, Sa. Eÿgenthumbß ane einer Behaußung 98, Sa. schuld Ins Erbe 174, Summa summarum 323 lb – Schulden 38, (Nach deren Abzug) Conclusio finalis Inventarÿ 285 lb

Gall Reuter se remarie en 1637 avec Anne Marie Frommeyer, fille de charpentier : contrat de mariage, célébration à la Robertsau, portée dans les registres de la cathédrale
1637 (22.10.), Not. Strintz (Daniel, 58 Not 55) n° 477
(Eheberedung) 22. Octobris 1637 – zwüschen dem Ersamen Meister Gall Reütern dem schloßer burgern Zue Straßburg ane Einem,
So dann die Züchtige vnd tugendsame Jungfrau Annen Marien Frombmeÿerin, Weÿland deß Ehrengeachten Christoffell Frombmeÿers gewesenen Zimmermanns und burgers Zue Straßburg seelig. hinderlaßene ehelich. dochter am Andern theÿll
Actum Inn Straßburg Sonntagß den 22.ten Octobris A° 1637. [unterzeichnet] Ich gall reuter als hohzeiter beken Wie obstet, Ich Christoff Hogel Alls vogt beken wie obsteth

Mariage, cathédrale (luth. p. 403)
1637. Dominica XVI. 29. 8.bris. Gall Reüter der Schloßer, Vndt J. Anna Maria Christoph From Meÿer des Zimmer Mans e. tochter eingesegnet in Ruperti Aw, Mont. 6 .9.bris (i 206)

Gall Reuter et sa femme Anne Marie s’engagent à entretenir Salomé, mère de l’épouse, et son mari Michel Bender, maître du pont du Rhin

1652 (28. Junÿ), Chambre des Contrats, vol. 512 f° 403
Erschienen Salome, Weÿl. Michael Benders deß Bruckhmaÿsters vff der Rheinbruckhen nunmehr sel. nachgelaßene Wittib, mit beÿstand H Lorentz Breußen Umbgeldts Beamptens ihres Vogts, wie auch Johann Bölers deß Kantengießers ihres dochtermanns und Jacob Binders deß Küeffers alß Vogts Michael Benders ihres Sohns an einem,
So dann Gall Reütter der Schloßer und Anna Maria sein eheliche haußfrau, ihr Salomeen dochtermann und dochter am andern, und beÿde theil mit beÿstand d. Ehrenvest- Fürsichtig- und Weÿsen H Johann Wolffgang Heßlers und H Mathæi Hellbeckh genannt Behem beed. alß vß E.E. groß. Rhats mittel hierzu insonderheit Deputirter
haben bekannt, daß Sie Salome die Muter eins: So dann Gall Reuter und Anna Maria d. dochtermann und dochter andern theils durch Vermittlung ehrengedachter Rhathherrn, sich mit einand. dahien verglich. hetten, daß Sie beÿde Eheleuth deroselb. resp. Muter und Schwig. die übrige Zeit ihres lebens underhalt. (…)

Leur fille Anne Marie épouse le relieur Ernest Frédéric Klenck
1672 (23. Aug.), Chambre des Contrats, vol. 539 f° 444-v
(Prot. fol. 53.) Ernst Friderich Klenckh der buchbinder alß hochzeiter, mit beÿstand Michael Klenckhen des Buchbinders seines eheleiblichen Vatters und Abraham Ohlingers deß buchbinders seines Vogts, an einem
So dann Jgfr. Anna Maria, weÿl. Gall Reuters des Schloßers nunmehr seel. nachgelaßene eheliche dochter alß hochzeiterin, mit assistentz Hannß Jacob Engelbrechers deß Schloßers ihres Curatoris und hannß Conrad Steiners auch Schloßers ihres Stieff Vatters /:alle Burgere Zu Straßburg:/ am andern theil

Anne Marie (Frommeyer) remariée au serrurier Conrad Steiner, et le tuteur de ses quatre enfants mineurs issus de son premier mari Gall Reuter empruntent de l’argent au professeur Gérard von Stœcken pour rembourser un capital

1675 (22. Julÿ), Chambre des Contrats, vol. 544 f° 448-v
Anna Maria, hannß Conrad Steiners deß Schloßers Eheweib, mit beÿstand erstgedachts ihres Ehevogts und hannß Jacob Engelbrecher der Schloßer alß Vogt Ihr Annæ Mariæ mit weÿl. Gall Reutern dem Schuemachern ihrem Vorig. Ehemann nunmehr seel. ehelich erziehlter und noch lebender 4. Kinder
in gegensein Christmann Kammen deß Saÿlers im nahmen deß Edel- hochgelehrten herrn Gerhard Von Stöcken U.I.D. et Pandect. Profess. publ. – schuldig seÿen 50. lb Ihnen Zu dem Ende bahr gelühenen Geldt,
daß Er dieselbe damit E.E. Zunfft der beckhen, die Jenige 50. lb so Sie Anna Maria und deren Kinder obgedacht aus der am 25. febr: a° 1613. durch weÿl. herrn Hÿlarium Meÿern alß Kaÿserl. Not. nun längst seel: darüber uffgerichteter Verschreibung und nach anlaÿtung des am 6. Mart. a° 1615. Verfertigten Ganth Kauffbrieffs Von uff und ab ihrer alhier am Roßmarckh Zwischen weÿl. Mathis Fäßels deß Schneiders nunmehr seel. nachgelaßener Erben und Herrn Friderich Deckhern U.I. Ddo und E.E. Kleinen Rhats Advocat. et Procurat. gelegener behaußung Zuverzinnßen schuldig seind, ablößen

La maison revient au fils serrurier Jean Georges Reuter qui épouse en 1676 Marie Elisabeth Senff, fille d’un censier de Plobsheim
Mariage, Saint-Guillaume (luth. f° 118)
Dominic. Jubilate et Cantate den 16 und 23 Aprilis) 1676. Hanß Geörg Reüter d. ledige Schloßer, Gall Reütter gewesenen Burgers vndt Schloßers
nachgel. ehel. Sohn, Jungfr. Maria Elisabetha Hanß Senff gewesenen Burgers vndt Meÿers Zu Plopßheim nachgel. ehel. Tochter.. S. Wilhelm (i 78)
Proclamation, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 264-v, n° 32) 1676. Eâd. Dom.câ [Jubilate 16. Aprilis] Hanß Geörg Reüttern der Schloßer, Weÿl. Gall Reütter des Schloßers Vnd Burgers allhie nachgelas. ehl. Sohn Vnd Jfr. Maria Elisabetha Weÿl. Hanß Senfften gewes. Adelich: Bernoldischen Meÿers Zu Blopßheim nachgelas. eheliche Tochter. Eingeseget eod. Die ad S. Wilhelmj (i 278)

Jean Georges Reutter et sa femme Marie Elisabeth hypothèquent la maison au profit du professeur Gérard von Stœcken

1678 (1.2.), Chambre des Contrats, vol. 547 f° 82-v
Hannß Georg Reuter der Schloßer und Maria Elisabetha, beÿde Eheleuth, und Zwar dieselbe insonderheit mit beÿstand hannß Georg Senffen deß Zieglers und hannß Lienhardt Otten deß Leinenwebers, alß deroselben hierzu erbettener nechster Verwanther
in gegensein Christmann Kammen deß Saÿlers, im nahmen deß Edel- hochgelehrten herrn Gerhard Von Stöckhen U.I.D. et Pandectarum Profess: Publ. beÿ hießiger wohllöb. Universität – schuldig seÿen 150. lb, daß Sie damit ihre resp. Schwäger und brüder umb dero hienach beschriebener behaußung gehabte antheiler außweißen und befriedigen können
unterpfand, Eine behaußung mit allen deren Gebäwen und Zugehördten alhier uff dem Roßmarckh gegen dem Weißen Rösel, einseit neben herrn Friderich Deckher U.I. Ddo und E.E. Kleinen Rhats Advocato et Procuratori anderseit neben Mathis Fäsel dem Schneider, hinden uff Hannß Michael Bruckhmann den büchßenmacher stoßend gelegen, davon gehend iährlichenen 1. lb Zinnß dem Stifft Jungen St. Peter

Anne Catherine Reuter épouse le serrurier Jean Ernest Saltz originaire du Brandebourg
1680 (26.2.), Chambre des Contrats, vol. 549 f° 157-v
(Eheberedung) Hannß Ernst Saltz der ledige Schloßer aus Brandenburg und deßen Churfürstenthumb gebürtig alß bodenzinß, mit beÿstand Andres Kermanns deß Statt schloßers an einem
So dann Jungfr. Anna Catharina, weÿl. Gall Reuters deß Schloßers nunmehr seel. nachgelaßene eheliche dochter alß hochzeiterin, mit assistentz Hannß Jacob Engelbrechers deß Schloßers ihres Vogts, wie auch Hannß Georg Reuters des Schloßers ihres eheleiblichen bruders am andern theil

Jean Georges Reuter se remarie à Illkirch avec Anne Catherine Hess, fille du patricien Jean Hess et veuve du tisserand Jean Jacques Wolff
Mariage, Illkirch (luth. f° 114-v)
1703. d. 22. April sind auß Bewilligung Ihrer Gnaden Regirend. H. Ammeister in Straßburg, laut beiliegend. Scheins Zum erst. Vnd andernmal alhier in Illkirch außgeruffen Vnd d. 25. Ejusd. copulirt Vnd eingesegnet worden H. Johann Geörg Reuter, Gall Reuter gew. burgers v. Schloßers in Straßb. Vnd Anna Maria Frommejerin, hind. ehl. Sohn jetzig. Zeit burg. Vnd schloßer in Straßburg, bißherig. Witwer, Vnd Fr. Anna Catharina Wolffin gebohrne Heßin H. Johann Heß Connestablen in Straßb. Vnd Anna Maria Storckin hind. ehel. Tochter jetzig. Zeit Hanß Jacob Wolffen gew. Leinenwebers hind. Wittib [unterzeichnet] Hanß Georg Ritter als hohzeitern, Katharina Heßin alß hochzeiterin, georg oberdorffer Alß schwager, Johannes specht als der Kindter Vogt (i 125)

La nouvelle épouse fait dresser l’inventaire de ses apports qui s’élèvent à 77 livres dans la maison qui appartient à son mari.
1703 (28. 9.br), Not. Lang (Jean Régnard, 29 Not 63) n° 571
Inventarium und Beschreibung aller derjenigen Haab, Nahrung und Güthere, so die Ehren und tugendsahme Frau Anna Catharina Reuterin gebohrne Heßin, des Ehren geachten Hrn Georg Reuters Schloßers und burgers alhier zu Str. eheliche haußfrau, Zu Ihme ihrem Ehemann in die Ehe gebracht, welcher der ursachen allweilen in ihr beeder Eheleuthe mit einander auffgerichteter Eheberedung hiebeÿ berichteter maßen austrucklichen versehen, daß einem jeden Ehegemächd seine in die Ehe bringende Nahrung unverändert sein werden wird (…) So beschehen in Straßburg den 28.ten Novembris ao: 1703.

In einer in der Statt Straßburg in der blau Wolcken gaß gelegenen und von beeden Eheleuthen bewohneten behausung ist befunden worden wie folgt
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. haußraths 65, Sa. Silbers 6 ß, Sa. Guldener Ring 8, Sa. der baarschafft 3, Summa summarum 77 lb, der Frauen samtliche in die Ehe gebrachte Nahrung 77 lb

Jean Georges Reuter hypothèque la maison qui appartient à ses enfants en premières noces et dont il a la jouissance viagère

1704 (31.3.), Chambre des Contrats, vol. 577 f° 162-v
Joh: Georg Reütter schlosser [unterzeichnet] hanß Georg Reitter schloser
in gegensein Joh: Spechten meelmanns alß Vogts sein Reütters 3 KK.
Demnach Er, Reütter, erwehnter seinen KK. mütterlich guth Kraft Codicills lebtägig zu genießen berechtiget, alß wolle Er, Parens, Sie die KK, deßwegen in specie versichern auf seine behaußung Cum appertinentiis allhier in der blauen wolckengass einseit neben Hn Joh: Peter Randenrath Senat: anderseit neben andres Gundelwein dem Kiefer hinten auf hanß Adam Acker Kachlern stoßend gelegen

Jean Georges Reuter meurt en 1706 à l’âge de 61 ans en délaissant trois enfants issus de son premier mariage avec Elisabeth Sumpff. Les experts estiment la maison 350 livres. La masse propre à la veuve s’élève à 29 livres, celle des héritiers à 60 livres. L’actif de la communauté s’élève à 17 livres, le passif à 54 livres.

1706 (19.4.) Not. Schatz (Jean Frédéric, 51 Not 7)
Inventarium und beschreibung aller der Jenigen Haab, Nahrung und Gütter, liegend. vnd Vahrender, verändert und ohn verändert, so weÿland der Ehrsahme Meister Hanß Georg Reutter, geweßener Schloßer und burger allhier zu Straßburg, nunmehro seeliger, nach seinem den 10.ten Aprilis dießes lauffenden 1706.ten jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hientritt Zeitlichen hinterlaßen, welche auf freundliches ansuchen erfordern und begehren herrn Johannis Spechten, deß meelmanns vnd burgers Zu gedachtem Straßburg, als geordnet und geschworenen Vogts Johann Philipp Reutters, Ledigen Schloßer gesellens so vff d. wanderschafft sich vffhaltend, ferner Johann Friderich Reuters, auch Schloßer gesellens und Jungfr. Maria Elisabetha Reuterin, dießer dreÿer des seeligen verstorbenen mit weÿland der Ehren und tugendsahmen frauen Maria Elisabetha gebohrner Sumpffin, seiner erstern haußfrauen, ehelich erzeugte und hinterlaßener Kinder und ab intestato Erben (…) durch die viel Ehren und tugendsahme fraw Annam Catharinam gebohrner Heßin die hinterbliebene Wittib mit beÿstand S.T. herr Christmann Dautels Notarÿ publici et Juris practici burgers zu gedachtem Straßburg, deroselben geschwornen herrn Curatoris (…) – Actum Straßburg, den 19.ten Aprilis 1706.

In einer in der Statt Straßburg ane der blohwolcken gaß gelegenen in dieße verlaßenschafft gehörigen behaußung befunden worden.
Höltzen und Schreinwerck, In d. Soldaten Cammern In der Cammer A, In der Cammer B, Vor dießer Cammer, In der Wohnstub, Vor dießer Stuben, In d. werckstatt
Eÿgenthumb ane einer behaußung (E.) It. hauß und hoffestatt m. allen andern ihren Gebäwen, begriffen, weithen, Zugehörden, rechten und gerechtigkeiten gelegen in d. Statt Straßb. an d. blawen wolckengaß nahe dem Roßmarck gegen dem weißen Rößel über gelegen einseith neben Georg Andreß Gundelwein Küffer anderseith neben herrn Johann Freÿen dem glaser, hinten vff herrn Joh: Adam Acker dem häffner stoßend, davon gehet Jährlich auff weÿhenachten ein pfund pfenning bodenzinß dem Stifft Zum Jungen St. Peter allhier, welche behausung umb 280. lb d den Stöckischen Erben hypothecirt, vnd anno 29. Martÿ 1703. durch d. Statt Straßb. geschwornen Werckmeistere æstimirt umb 350. lb, abgezogen obige beschweret restirt annoch hier auß Zuwerffen 70. lb. hierüber besagt j. t.. p. hlbr. m. d. St. Wt. anh. Ins. verw. sub dato 6. Aug. 1635. mit altem N° 1 notirt und darbeÿ gelaßen.
Ergäntzung der Wittib ermanglenden ohnveränderten guts. Nach Innhalt deß über deroselben in die Ehe Gebrachtes Gut vffgerichtet durch herrn Johann Reinhard Langen Notarium außgefertigten Inventarÿ de aô 1703.
Abzug dießes Inventarÿ. Der wittib ohnverändert, haußrath 10, gold. Ring 4, Ergäntzung 4, Activi 10, Summa summarum 29.
der Erben ohnverändert, haußrath 32, Werckzeug 14, Silber 2, guld. ring 1, behaußung 70, Ergäntzung 24, Summa summarum 145 – Passiva 206, In collatione 60 lb
Theilbar, haußrath 15, Silber 1, Gold. Ring 1, Summa summarum 17 lb – Passiva 54 lb, In collatione 36 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 118 lb
Wÿdemb so die wittib von dem seelig. verstorbenenn ad dies vitæ geneußt. Eß hat Zwar der abgeleibte Mann der hinderlaßenen wittib einen lebtägigen wÿdemb in der mit Ihro auffgerichteten Eheberedung verschrieben, entweder dem sitz in dem Sterbhauß oder aber 5. lb. Jährlichen Zinßes, alldieweilen aber beÿ solcher bewandnuß, da, dem gemachten* anschlag nach, die Passiva die Activ Na& umb ein mercklches übertreffen (…)

Sépulture, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. 1701-1716, f° 47-v)
1706. Sambstag d. 10. Aprilis morgens umb halb 7 Uhr starb und ward Montag d. 12.ten Aprilis hor. 2. pom. nach gehaltener Leich Predigt Zum Jungen St Peter Zu St. Gall begraben, Johann Georg Reuter gewesener Schloßer und Burger allhier weÿl. Gall Reuter gew. Schloßers und Burgers alhier und Mariæ Fronmeÿerin Ehel. Sohn, So erstlich Verheÿrathet gewesen an Jfr Mariam Elisabetham gebohrne Senferin und nach dero absterben mit Anna Catharina Wolfin mit welcher er geleget biß an sein ende. Æt. 61. jar weniger 6. tagen [unterzeichnet] friht Reutter sohne (i 50)

Le tuteur des enfants de Jean Georges Reuter vend la maison 575 livres au serrurier Blaise Sultzer

1707 (21.5.), Chambre des Contrats, vol. 580 f° 383-v
(575) Joh: Specht meelmann alß vogt weÿl. hanß Georg Reütters schlossers 3 KK
in gegensein Blasii Sultzers schlossers
eine behaußung u. hoffstatt mit allen begriffen, weithen & alhier in der blauwolckengass, einseit neben andres Gundelwein Kieffer anderseit neben Joh: freÿ glaßern hinten auf H. Joh: Adam Ackern den Stattkachler stoßend, darvon gehen jährlich 1 lb bodenzinß dem Stift jungen St Peter – endlichen ist hierbeÿ erschienen Anna Catharina geb. Reüterin wittib geb. Hessin beÿständlich H. Christmann Dautels Not. publ. u. juratum practici ihres vogts, die hat bekannt 24 empfangen zu haben – um 575 pfund

La maison est décrite à l’inventaire dressé en 1714 après la mort de Blaise Sultzer. Sa veuve Marie Rosine Riethammer se remarie en 1715 avec le serrurier Jean Michel Kreutzer
Jean Adam Sultzer, unique héritier de son père, et sa mère vendent la maison 650 livres au tailleur Jean Baptiste Dutilleul et à sa femme Anne Marie Muffat.

1730 (25.9.), Chambre des Contrats, vol. 604 f° 423
Johann Adam Sultzer lediger Schloßer so über 25 jahr und ohnbevögtigt zu sein versicherte und deßen Stieff Mutter Fr. Maria Rosina geb. Ritthammerin H. Johann Michael Kreutzer des Schloßers Ehefrau
in gegensein Johannis Baptistæ Dutillol des Schneiders und Mariæ Annæ geb. Muffat [unterzeichnet] thutilleul, +
Eine Behausung und hoffstatt mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, Zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten ahne der blauen: wolcken: gaß, einseit neben Nicolas Kohler dem glaßer ehevögtl. weiß anderseit neben Johann Martin Bahn dem Kieffer auch ux: noe. hinten auff H. Rathh. Johann Adam Acker Stattkachler – davon gibt man dem stifft Jungen St Peter 1 lb ane bodenzinß – ihro Kreutzerischer Ehefrau als welche ihres verstorbenen ersten Ehemanns weÿl. H. Blasÿ Sultzer, Schloßers und E.E. Kleinen Raths alten beÿsitzers, sowohl sie ohnveränderte als theilbare Verlaßenschafft krafft vor allhies. Löbl. Vogteÿ gerichts am 17. Xbr 1714 auffgerichteten Vertrags tam active quam passive übernommen hat – um 650 pfund

Jean Baptiste Dutilleul naît en 1683 à Strasbourg, fils naturel d’un capitaine de dragons et d’une Savernoise. Il se marie en 1706 avec Marie Anne Muffat, fille d’Antoine Muffat de Sélestat.
Baptême, Saint-Laurent (cath. p. 53)
22° 9.bris 83, Joannes, illeg: N. Cheuallier du dilleu Capitaneus des dragons dans le Regiment de la Royne et Marg. drömmall Tabernensis, Patrini Joannes Rouland Capitaneus Regimenti du Moele et Maria sibilla Pirottin (i 31)

Mariage, Saint-Etienne (cath. f° 91-v)
Hodie 13 Septembris anni 1706 (…) nuptias celebrerunt in facie ecclesiæ Joannes De Dilleu argentinensis sartor filius Joannis Du Dilleu ducis in legione dicta de la reine a sexdecim annis mortui et maria anna mufae Scelestadiensis fiia defucti antonii mufae Scelestadiensis (signé) Johaneß tutter, marianne mufac (i 94)

Jean Baptiste Dutilleul est reçu maître après avoir présenté son chef d’œuvre en février 1711
1711, Protocole de la tribu des Tailleurs XI 344 (1710-1723)
(f° 17) Dienstags den 2.to febr. 1711 – Erscheint unter seinem Herrn Informatori Herrn Ulrici, Jean Dutilier bittet Ihme die gewohnliche Riß Zu seinem bevorstehenden Meisterstück auffzuerlegen
N° 3. Ein trompeter Rock
N° 5. Ein Suadane
N° 6. Ein Pantalon
N° 2. Ein Manns Kleÿd
N° 13. Ein Raths Botten Rock.
Hat obige Riß wohl Verfertiget, derohalben als Mit meister auff: und angenommen worden.

Jean Baptiste Dutilleul et Marie Anne Muffat deviennent bourgeois en 1711. Leur enfant suit la coutume, c’est-à-dire qu’il ne devient pas bourgeois avec ses parents.
1711, 3° Livre de bourgeoisie p. 1282
Jean Dutille der schneider V. hier V. sein Fr : Mariana Muffa erkauffen d. burgerrecht p. 6. gold fl. 15 s. mit ihrem Kind ist es beÿ ordnung geblieben, Wird beÿ den Schneiders dienen, jur. d. 7. dito [9.bris] 1711.

Le commissaire d’artillerie Renaudeau demande que des experts inspectent le costume que lui a fait Jean Baptiste Dutilleul. Le conseil des tailleurs condamne Jean Baptiste Dutilleul à reprendre le travail à ses frais
1726, Protocole de la tribu des Tailleurs XI 345 (1724-1735)
(p. 142) Mittwoch den 16. Decembris 1726 – Herr Renaudeau Commissaire d’artillerie Klagt Entgegen und Wider Jean Dutille burger und Schneider alhier, wie daß er Kläger sambtstags vor ungefehr 14 Tagen dem beklagten 4 ¼ staab braun Holländisches durch umb Ein Completer Kleÿdt ihme Kläger daraus Zue verfertigen gelüffert, es hätte aber beklagter solches Kleÿdt, ob schon noch nicht außgefertiget, der maßen Zustückhert daß es nicht passiren könne, bittet abordnung einiger Expertorum umb das Kleÿdt Zubesichtigen und außzumeßen et facta relatione den beklagten in alle verursachte Kösten, Schaden und Interesse Zue condemniren.
Beklagter Zuegegen Excipiret er habe an den H. Kläger, so eine große Persohn ist, 4 ½ staab duch gefordert. H. Kläger ist deßen nicht geständig, beruffet sich auff H. Le Blanc den handelsmann in deßen Laden daß durch außgenommen Worden.
H. Pierre Le Blanc hierzu beruffen und Zuegegen, sagt daß beklagter nicht mehr alß 4 ¼. staab durch gefordert habe, und übriges der parten vor und anbringen, ist auff der Hh. Expertorum abgelegte Relation, daß Zwar daß durch alles vorhanden seÿe, es wäre aber solches nicht managiert, sondern über auß getheilt und ohnnöthiger weiß Zerstückhet Worden.
Erkant Wird beklagter Condemnirt daß quæestionirte Kleÿdt auff seine Kosten in einen Wohl Conditionen standt Zuestellen, und sovil durch von dem Nemblichen stück dar zue zuekauffen, alß Zue deßen perfestion nöthig sein werde.

Ouvrier à la fonderie royale François Duché se plaint que Jean Baptiste Dutilleul traite mal son fils apprenti chez lui. Jean Baptiste Dutilleul expose qu’il a obtenu gratuitement le congé de l’apprenti qui s’était engagé et qui n’a guère d’ardeur au travail. Le conseil permet à l’apprenti de changer de maître
1733, Protocole de la tribu des Tailleurs XI 345 (1724-1735)
(p. 446) Dienstags den 17.ten Novembris 1733 – François Duché der arbeiter in der Königl. fonterie alhier nôe. filÿ des schneider Lehrjungen klagt wider Jean Dutillieu daß er Meister, daß beklagter Lehrjung so übel beÿ ihm gehalten werde, habe nicht Zue Eßen genueg, und werde Vilmehr alß eine Dienstmagd alß Lehrjung gebraucht, bittet selbigem Zu Erlauben seine lehr zeit beÿ Einem andern meister auß Zuehalten und dem beklagten Zu Condemniren, daß er Von dem bereits völlig Empfangenen lehrgeldt für j. jahr Zurückzugeben müße.
Beklagter Zuegegen Erwidert, der Junge seÿe Zum dritten mahl weggeloffen, und hätte sich engagiren laßen, wovon er meister den durch gute freund gratis Zue wegen begrachten Congé in händen hat, seÿe übrigens sehr faul, vnd arbeite mit verdruß dahero er befugt geweßen selbigen abzustraffen, und von dem außlauffen abzuehalten, übrigens mangle ihn an der nahrung nichts, und consculiere er Meister daß wann Kläger also nicht Zuefriden, sein Kind anders wohin Zu thun.
Erkant, seÿe beklagter schuldig den Jungen Zue Entlaßen, dem Kläger Erlaubt sein H. und Zue einem andern Meister Zuethun, vnd auß seinen Mittel außlehren Zue laßen.

Jean Baptiste Dutilleul et Marie Anne Muffat hypothèquent la maison au profit du marchand Daniel Frédéric Færber

1741 (6.5.), Chambre des Contrats, vol. 615 f° 231-v
Jean Baptiste Dutilleul der schneider und Marie Anne geb. Muffat beÿständlich Johann Leopold Deißers des handelsmanns und Nicolaus Kohlers des glaßers ihres geschwistrig kinder [unterzeichnet] marie maffad, deisser
in gegensein H. Daniel Friedrich Färbers des handelsmanns – schuldig seÿen 100 pfund
unterpfand, eine behausung und hoffstatt cum appertinentis ane der blau Wolckengaß einseit neben obgesagten Kohler, anderseit neben Johann Martin Bahn dem kieffer, hinten auff H. Rathh. Acker – davon gibt man dem Stifft Jungen St Peter 1 lb ane bodenzinß

Leur fille Marie Anne Chrétienne se marie en 1746 avec Guillaume Rondouin, entrepreneur des Ponts et Chaussées
1746 (30. 9.bre), Not. Humbourg (6 E 41, 76)
Contrat de mariage – Sr Guillaume Rondoüin, Entrepreneur des Ponts et Chaussées de cette Province d’Alsace, fils majeur du Sr Urbain Rondoüin aussi Entrepreneur desdits Ponts et Chaussées et Damle Marguerite Assenet
Sr Jean Baptiste Dutilleul dit Chevalier maître tailleur d’habits et Dlle Marie Anne Mouffat stipulant pour Demoiselle Marie Anne Christine Dutilleul leur fille

Marie Anne Chrétienne Dutilleul se remarie en 1753 avec François Ignace Lex, receveur du chapitre de Neuwiller en apportant la maison en mariage

1753 (1,.8.), Not. Humbourg (6 E 41, 90)
Contrat de mariage – Sr François Ignace Lex, Recev. General du Chap.re de Neuviller demeurant en cette ville, fils majeur du Sr François Lex, ancien Prevot et Recev. des domaines du Roy a Marmoutier et de défunte Marie Anne Dieta
De Marie Anne Christine Dutilleul, veuve en premières noces du Sr Guillaume Rondouin Entrepreneur des Ponts et Chaussées de cette province, Majeure d’ans fills du Sr Jean Baptiste Dutilleul dit Chevalier et de défunte Anne Marie Mouffat
Etat des apports de la future épouse – Maison, Il appartient à lad. Dame Lex une maison Sise en cette ville ruë de la nuée bleue, le Sr Bourger tonnelier d’une part, le Sr Kohler vitrier d’autre, derrière Sr Dupont caffetier derrière la rue – du 29. 8bre 1753

L’ancien tailleur Jean Baptiste Dutilleul et sa fille Marie Anne Chrétienne épouse de François Ignace Lex vendent la maison 1 500 livres au perruquier Marc Antoine Drouin

1757 (9.8.), Chambre des Contrats, vol. 631 f° 217-v
H. Johannes Baptista Dutilleul ehemaliger schneider und deßen tochter Maria Anna Christina geb. Dutilleul H. Frantz Ignatii Lex des oberschaffners löblichen stiffts Neuwiller
in gegensein H. Marc Antoine Drouin perruckenmachers
eine behausung und hoffstatt mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, rechten und gerechtigkeiten ane der Blauwolcken gaß, d’un côté Nicolaus Arbogast Kohler dem glaßer, d’autre Johann Friedrich Burger dem kieffer, derrière N. Dupont dem caffetier – dem stifft Jungen St Peter 1 lb. ane bodenzinß – als ein d. 25. 7.br. 1730 erkaufft und ihro Fr. Lexin als ein mütterliches erbguth – 1500 pfund

Originaire de Franche-Comté, Marc Antoine Drouin demande au Corps des perruquiers un certificat pour pouvoir devenir bourgeois et acquérir le fonds de François Tassin qui cesse d’être peruquier pour devenir huissier royal. Le corps de métier refuse d’accéder à sa demande contraire au règlement et le renvoie aux Quinze.
1744, Protocole du corps des perruquiers (XI 175)
(f° 184) Montags den 21.ten Xbris 1744 – Marc Antoine Drouin der Perruckenmacher Gesell aus franche Comté gebürtig bittet Ihme Schein Zu ertheilen daß man Ihm nach erlangtem burgerrecht in Ein löbl. Corps des Perruquiers auffnehmen wolle, weilen Hr François Tassin jetzmahliger Huissier Royal die Perruckenmacher Profession quittiren und Ihme als seinem anverwanthen eine Boutique und Pratique cediren will, mithien dadurch Keine neue Boutique auffgerichtet wird, er der Comparent auch bereits 8. Jahr hier als Perruckenmacher Gesell gedienet und sich bekannter maßen wohl außgeführet hat.
Erkand, weilen sein begehren dem 15. Art: d: d: 19.ten 7.bris 1716. Zuwider Vermög deßen er sich nicht in die Muthjahr einschreiben laßen, als wird derselbe allhier ab: und an gnädige Herren die XV. Verwießen.

Marc Antoine Drouin porte le 2 janvier 1745 l’affaire devant les Quinze. Il déclare avoir servi comme compagnon huit ans et demi à Strasbourg. Il n’ouvrira pas de nouvelle boutique puisqu’il reprendra celle de François Tassin. Il demande en outre un certificat pour pouvoir devenir bourgeois. Le Corps des perruquiers n’a pas d’objection à ce que les Quinze lui accordent une dispense. Sur proposition de la commission, les Quinze décident que le pétitionnaire s’inscrira aux années d’épreuve qu’il terminera le même jour moyennant les droits habituels et une taxe de dispense. Les Quinze délivrent aussitôt une expédition de leur jugement.
1744, Protocole des Quinze (2 R 154) et 1745, XV (2 R 155)
Marc Antoine Drouin Ca. die peruquiers
François Tassin der bißherige peruquier, und jetzt mahliger huissier Royal
1744, XV (2 R 154)
(p. 707) Sambstag d. 2. Januarÿ 1745. Moss. nôe Marc Antoine Drouain ledigen peruquiers aus der franche Comté gebürtig, prod. Vnderth. Mem. und befragen Sub N. 1. biß 5. umb gn. dispensation des François Tassin boutique und pratique continuiren Zu dörffen, undt umb gn. Erkantnuß daß Ihme ein Zunfft Schein Zum Burger Recht ertheilt Werden möge, beÿ welchen der peruquiers Ober Meister erscheinen solle. Erk. solle dem Ober Meister der peruquiers Zu diesem begehren Verkündet Werden.

1745, Protocole des Quinze (2 R 155)
(p. 5) Sambstag d. 9. Januarÿ 1745.
Moss. nôe Marc Antoine Drouhin C. der Peruquenmacher Ober M. erhalt petitum vom 2. jûs, bitt Deput. Römer bitt auch Deput. Erk. Oberhandwerck Hh.

(p. 37) Sambstag d. 30. Januarÿ 1745. – Marc Antoine Drouin Ca. die peruquiers
Iidem [Obere handwerck Hh] laßen ferner per Eundem [secretarium] referiren, daß Marc Antoine Drouin der Ledige Peruquenmacher aus der franche Comté gebürtig den 2. Jan. huius contra E. Löbl. Corps derer peruquiers ein Vnderthäniges Memoriale sambt beylagen sub N. 1. 2. 3. 3. et 5. producirt darinnen gehorsamst Vortragend Mgh. würden aus dem Extract sub N° 1 ersehen, wie daß François Tassin der bißherige peruquier, und jetzt mahliger huissier Royal, da er seine vorige profession quittiren wolle, Ihme, alß seinem anverwanden, deßen boutique und pratique Zu cediren Vorhabens seÿe, wann es mit Mgh. permission geschehen Könne, jndeme Er, Implorant, sich noch nicht Zu denen Muthjahren haben einschreiben laßen. Da nun Keine newe Boutique hierdurch auffgerichtet Werde, vnd Er, Implorant, nach außweis der beyligenden 4. attestaten sub N. 2. 3. 4 et 5. allbereit acht und ein halb Jahr in allhiesiger Statt alß peruquenmacher Gesell gedienet, vnd gearbeitet, er auch allbereit beÿ E. E. Großen Rath umb das Burgerrecht Vnderthänig anhalte, Alß gelange an Mghh. deßen Vndertheniges bitten, Sie gnädig geruhen wollen, Zu dispensiren, daß Er, supplicant, das Vorgenante François Tassin boutique und pratique continuiren dörffe, anbeÿ auch in hohen gnad Zu erlauben daß Ihme ein Zunfft schein Zu dem burger recht, umb solchen beÿ E. E. Großen Rath Vorlegen Zu können, mitgeteilt werden möge. Auff solches ged. corps umb Deputation gebetten, welche auch willfahrt und beseßen worden, da der Implorant sich auff der contenta seines memorials bezog.
Nahmens derer peruquiers seyen Vorgestanden Johann Jacob Ullmar, Barnabé Paulet, Johann Michael Porner und Niclaus Copin, Welche geantwortet, weilen der Gegener sich acht Jahr lang wohl auffgeführt, und Keine Newe Weckstatt auffrichte, alß wolten Sie wieder Ihme nichts einwenden sondern die Willfahr Mghh. anheim gestellt haben.
Beÿ dießen Umbständen Vermeinten, die Hh. Deputirten der Implorant seÿe dahier anzuweisen, sich Vordersambst Zu denen Muthjahren einschreiben Zu laßen solle aber gleich Zur stund wieder außgethan, und Zum Meister Recht, gegen erlag der unkosten, und 3 lb d pro dispensatione admittirt, auch Ihme ein Schein zu erhaltung des burger rechts ertheilet Werden. Die Genehmhaltung Zu Mghh. stellend. Erkant, Bedacht gefolgt.

(p. 41) Sambstag d. 30. Januarÿ 1745
Bescheid. – Sambstag den 30. Januarÿ 1745. In Sachen Marc Antoine Drouin Lediger peruquiers Imploranten, ane einem, entgegen vnd wider E. Löbl. Corps der peruquiers, Imploraten, am andern theil. Auff producirtes Vnderthnges. Memoriale sambt beÿlagen sub Nis. 1. biß 5. jnclusiven und beÿgesetztem Bitten, wir geruhen wolten gnädig Zu dispensiren, daß Er, Implorant, in ansehung François Tassin bißherige peruquier, und jetzt mahliger huissier Royal, seine vorige profession quittirt, und Ihme, alß seinem Anverwanthen, deßen Boutique und pratique Zu cediren Vorhabens seÿe, er Zwahr Zu denen Muthjahren sich noch nicht einschreiben laßen, dannoch aber in allhiesiger statt 8 ½ Jahr alß peruquenmacher Gesell gedienet, vnd gearbeitet habe, des Vorgedachten François Tassin boutique und pratique continuiren möge, anbeÿ auch Zu erlauben daß Ihme ein Zunfft schein zu dem Burgerrecht, umb solchen beÿ E. E. Großen Rath vorlegen Zu können, gegeben werde. Den Imploranten beÿ gebettener, bewilligter und beseßener &Dpt& darüber angehörte Verantwortung, Ist, der Herren Deputirten abgelegten Relation nach, Erkand, Wird der Implorant dahien angewiesen, daß er sich Vordersambst Zu denen Muthjahren einschreiben laße, gleich aber Zur stund, wieder außgethan, und 3 pfund s pro dispensatione admittirt, und Ihme ein Schein Zu erhaltung des burger rechts ertheilet Werden solle.

Marc Antoine Drouin s’inscrit aux années d’épreuve dont il est aussitôt libéré.
1745, Protocole du corps des perruquiers (XI 175)
(f° 185-v) Montags den 1. Februarÿ 1745
Erschiene Herr Marc Antoine Trouin der Perruckenmacher Gesell aus der franche Comté gebürtig, bittet, Ihme Zufolg prod. Erkantnus der gnädigen Herren XV. vom 30. Januarii jüngst in die Muthjahr einzuschreiben, und so gleich wider davon zu befreÿen gegen Erlag 12 lb pro dispensatione.
Erkand, seÿe Zufolg solcher Erkanntnus einzuschreiben und wider davon Zubefreÿen gegen Erlag 12. lb pro dispens.

Originaire de Frotey-lès-Vesoul, Marc Antoine Drouin devient bourgeois au nouveau tarif le 11 février 1745
1745, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) p. 198
Marc Antoine Drouin Von Frotey les vessouls en franche comté erhalt das burgerrecht umb den neuen burger schilling Ein lediger Peruckenmacher, will dienen beÿ .E E. Zunfft der Weinsticher, juravit eodem [11. Februarÿ 1745]

Marc Antoine Drouin est reçu maître le 23 mars 1745 après avoir présenté son certificat d’apprentissage
1745, Protocole du corps des perruquiers (XI 175)
(f° 186-v) Dienstags den 23. Martii – Maître
Herr Marc Antoine Trouin der Perruquier und burger allhier prod. Lehrbrieff de dato 19. Octobris 1744. und Zunfft Schein de dato 16. februarii 1745 bittet ihme das Meisterrecht zu accordiren.
Erkand, wird gegen Erlag 60. lb und 12 lb pro dispens. angenommen.

Marc Antoine Drouin épouse Marie Ursule Wahr, native d’Arlesheim en suisse près de Bâle : contrat de mariage, célébration
1745 (10.5.), Not. Laquiante (6 E 41, 996)
Contrat de mariage, communauté partageable selon la coutume de Strasbourg – Sr Marc Antoine droüin, maître perruquier bourgeois de cette ville, fils du Sr Leonard droüin et de dlle Reine guilleman, assitée du Sr Pierre Guilleman intéressé dans les affaires du roy son oncle maternel
dlle Marie Ursule Warr fille mineure de Nicolas Warr, marchand bourgeois de harlesheim en suisse, et de Marie Madeleine feur
promettent de se prendre devant l’église catholique (signé) guillemain

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 267)
Hodie 11 Mensis Maji anni 1745 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuerunt Marcus antonius Drouhin ex Parochiâ dictâ froteÿ les vesoul diœcesis bisuntinæ oriundus filius Leonhardi Drouhin et Reginæ guillemin conjugum et nunc intra hanc civitatem civis, et Maria Ursula Francisca Wahr arleshemensis, filia Nicolai wahr et Mariæ Magdalenæ feurhammerin conjugum, adfuerunt testes Petruis guillemin interessé dans les affaires du Roy et entrepreneur des fortifications de Haguenau, Franciscus Paul Tassin Huissier Roÿal au Conseil souverain d’Alsace, Nicolaus Wahr pater sponsæ, Franciscus guillemand Huissier Roÿal a wasslenheim (signé) drouin (i 137)

Marie Ursule Wahr devient bourgeoise par son mari à l’ancien tarif le 12 juin 1745
1745, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) p. 221
fr. Maria Ursula Wahrin Von Arlesheim erhalt das burgerrecht Von ihrem Marc Antoine Drouin burger und Peruquenmacher um den alten burger schilling und will dienen beÿ E. E. Zunfft der Weinsticher, promisit eod. [12. Junÿ]

Les enfants et héritiers Drouin vendent la maison 3950 francs au tailleur André Geissenhoffer et à sa femme Anne Marie Legoy

1806 (21.1.), Strasbourg 12 (9), Not. Wengler n° 1642
Marie Madeleine Drouin, Marie Anne Drouin et Ursule Drouin les trois filles majeures, Ignace Drouin Perruquier les quatre frères et sœurs demeurant à Strasbourg
au Sr André Geissenhoffer Tailleur d’habits et Anne Marie Lequoi
Une Maison a trois étages et deux mansardes trefond avec ses autres appartenances droits et dépendances sise à Strasbourg rue de la nuée bleue n° 3, d’un côté le Sr François Kohler Vitrier, d’autre le Sr Burger Conseiller de la Préfecture du Bas Rhin, devant la rue, derrière en partie Sr Clause patissier en partie Sr Baldner boulanger – échue de la succession de Marc Antoine Drouin Perruquier leur père, acquise de Jean Baptiste Dutilleul et Anne Marie Christine Dutilleul sa fille à la Chambre des contrats le 9 août 1757 – grévée d’une rente foncière 4 francs à la ci devant collégiale de St Pierre le jeune aux droits de laquelle se trouve aujourd’hui l’état – moyennant 3950 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 98 F° 105-v du 25.1.

Originaire d’Alzey en Palatinat (alors département du Mont-Tonnerre), André Geissenhoffer épouse en 1801 Anne Marie Legoy qui a dix ans de plus que lui
Mariage, Strasbourg (n° 62)
Du 5° jour du mois de Brumaire l’an X de la République française. Acte de mariage d’André Geisenhoefer, âgé de 19 ans, tailleur domicilié en cette ville depuis deux ans 10 mois né à Alzey département du Mont tonère le 26 décembre 1781, fils légitime mineur de feu Michel Geisenhoefer, tailleur au dit lieu et de Jeane Jünger,dûment autorisé à cet effet par ladite Jeanne Jünger, sa mère absente et d’Anne Legoy, âgée de 29 ans, née en cette ville le 10 décembre 1771, y domiciliée, fille légitime de feu Jérôme Legoy, dégraisseur, et de Susanne Hirschfogler (signé) André Geisenhöffer,Ana lequa (i 35)

Inventaire après décès de Charles Legoy chez son neveu André Geissenhoffer
1809 (5.4.), Strasbourg 11 (7), Not. Thurmann n° 311
Inventaire de la succession de Charles Legoy garçon limonadier décédé le 27 mars dernier – à la requête d’Anne Marie Legoy épouse d’André Geissenhoffer tailleur d’habits héritière universelle instituée par testament de son oncle en date du 18 mars 1809 à charge de payer à mon autre sœur Françoise Legoy (…) Me Meyer
en la demeure du Sr Geissenhoffer rue de la nuée bleue
meubles 224 fr, numéraire 144 fr, dettes actives 1736 fr, passif 725 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 111 f° 48-v du 15.4.

André Geissenhoffer et Anne Marie Legoy revendent trois ans plus tard la maison à Marie Claire With, épouse séparée du négociant Augustin Hugard

1809 (21.12.), Strasbourg 11 (7), Not. Thurmann n° 540
André Geissenhoffer tailleur d’habits et Anne Legoy
à Marie Claire née With épouse séparée quant aux biens du Sr Augustin Hugard négociant
La maison qu’ils occupent en ce moment en cette ville rue de la nuée bleue n° 3 avec appartenances droits circonstances et dépendances d’un côté le Sr Burger conseiller de préfecture, d’autre celle du vitrier Kohler, derrière la propriété du Sr Glooss – chargée d’une rente foncière de 4 fr provenant du ci devant chapitre de St Pierre le Jeune payable a la caisse de recette de l’enregistrement – acquise des héritiers Drouin par acte reçu Me Wengler le 21 janvier 1806, Ledit Drouin l’acquis de Jean Baptiste Dutilleul et Anne Marie Christine Dutilleul par acte passé à la Chambre des Contrats le 9 août 1757 – moyennant 5925 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 113 f° 170 du 22.12.

Fille d’un teinturier de Sélestat, Marie Claire Widt épouse Sébastien Hyacinthe Louis, libraire originaire de Lunéville : contrat de mariage, célébration
1786 (31.7.), Not. Lacombe (6 E 41, 203) n° 77
Dépôt de Contrat de mariage – entre Sébastien Hyacinthe Louis bourgeois libraire de la ville de Strasbourg
Marie Claire With femme dudit Sr Louis assitée de François Joseph With bourgeois de maître teinturier de Selestatt et Marie Catherine Bucher ses père et mère
à Strasbourg le 29. juil. 1786

Mariage, Sélestat (cath. p. 33) Hodie 31 Januarii anni 1785, una proclamatione in Ecclesiâ hâc parochiali Eâdemque in Parochiali Ecclesiâ ad Stum Petrum Juniorem intra argentinam publice factâ (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti Sunt Dnus Sebastianus Louis oriundus Ex Lunéville, Librorum mercator argentinæ Commorans defunctorum Ludovici Louis, Civis, dum Viveret et Pistoris in dicto Luneville, et Vrsulæ Joannæ Gerard Conjugum un vivis filius Majoriennis superstes et Maria Clara Witt filia Francisci Josephi Witt, Civis Tinctoris et Mariæ Catharinæ Brucker, Conjugum hic commorantium (signé) Sesbastien Louis, Maria Claire withe (i 19)

Tous deux deviennent bourgeois en février 1785
1785, Livre de bourgeoisie 1783-1787 (VII 1559) f° 67-v
Sebastian hyacinth Louis der buchhändler Von Luneville gebürtig weÿl. Joh: Ludwig Louis geweßenen burgers Vnd Beckers daselbst hinderlaßenen ehl. Sohn, Verheurathet mit Marja Clara Wittin von schlettstatt gebürtig, Frantz Joseph witt des burgers vnd färbers allda ehl. tochter, erhalt das burgerrecht vnd zwar Maritus vmb den Neuen deßen ehefrau aber Vmb den alter burger schilling, wollen dienen Zur Steltz, juravit et promisit den 5.ten feb. 1785.

Sébastien Hyacinthe Louis est reçu à la tribu de l’Echasse
1785, Protocole de la tribu des Echasse (XI 112)
(p 582) Anno 1785. Sambstags d. 12. Martÿ 1785. ist ein Kauf Gericht gehalten. – Catholischer Neuer Leibzünfftiger
Hr Sebastian Hiacinth Louis der buchhändler Von Luneville gebürtig stehet Vor und producirt Cantzleÿ und Stallschein Vom 5.ten Februarÿ 1785. bittet ihn disorts für einen Leibzünfftigen auf: und anzunehmen.
Erkandt, Willfahrt, dt 4 fl. 5. ß für as Kaufgericht, 12 fl. für des Zunfftrecht, 3 fl. Zu Unterhaltung der Feuerspritz, 2 fl. für den Pfenningthurn und 5 ß für das Findlinghauß, jur. eod.

Sébastien Hyacinthe Louis meurt en 1791 en délaissant quatre enfants. L’inventaire est dressé dans la maison Broistedt aux Grandes Arcades. L’actif s’élève à 4634 florins, le passif à 8553 florins
1791 (17.8.), Not. Übersaal (6 E 41, 660) f° 317
Inventarium über weil. H. Sebastian Hiacinth Louis gewesten buchhändler Verlaßenschafft, nach seinem d. 21. Februarÿ jüngst erfolgten absterben hinterlassen hat – auf ansuchen der Wittib Fr. Maria Clara geb. With beiständlich H. Heinrich David Broistett des seiden-knopffmachers
der verstorbene hat mit seiner Fr. wittib zu erben hinterlassen, 1. Ludwig Sebastian, 5 ½ Jahr alt, 2. Josepham 4 jahr alt, 3. Johann Georg 3 jahr alt, 4. Maria Anna so 1 jahr alt, denenselben geschworne vogt ist H. Frantz Etienne der Citoyen alhier

in einer ane dem grosen Gewerbslauben gelegenen vorgedachten H. Broistett zuständigen behausung
der Frau wittib unverändertes vermoegen
der kinder und erben unverändertes guth : kleidung 42 fl, summa summarum 1042 fl
gemein verändertes hausrath 152 fl, bücher 4354 fl, silber 16 fl, schulden 110 fl, summa summarum 4634 fl – Schulden 8553 fl, passiv onus 3919 fl
Contrat de mariage (…) le 31. juillet 1786, Lacombe, notaire royal

Marie Claire With se remarie en 1792 avec le négociant Augustin Hugard, originaire de Nancy-sur-Cluse en Savoie : contrat de mariage, célébration
1792 (7.6.), Strasbourg 2 (1), Not. Mayer n° 308 (7)
(Contrat de mariage) furent presens Le Sieur Augustin Hugard Negociant de cette ville, fils majeur d’ans usant et jouissant de ses Droits, de feû le Sr Joseph Hugard negociant à Nancÿ sur Cluse en Savoir, et de feûe De Perronne née Hugard ses pere et mere, faisant, stipulant et agissant pour Lui et en son nom d’une part
Et Delle Marie Claire With, veuve de feu Sr Sébastien Hyacinthe Louis en son vivant Marchand Libraire en cette dite ville faisante, agissante et stipulante pour Elle et en son nom de l’autre
(signé) Augustin Hugard, Marie Claire V° Louis, néé with

Mariage, Saint-Laurent (cath. f° 60-v)
Anno Domini 1792 die 12 Junii (…) sacro matrimonii vinculo Conjuncti sunt Augustinus Hugard ex nancy sur Cluses ditionis geneviensis filius Josephi Hugard et peronæ hugard conjugum defunctorum, negotiator et Civis argentoratensis et maria Clara Witt vidua Sebastiani Louis olim bibliopolæ et civis argentinensis, in hac parochia Commorantes (signé) Augustin hugard, Marie Claire With V° Louis (i 66)

Augustin Hugard et sa femme Marie Claire Widt font dresser un inventaire de leur biens. La masse propre à la femme est de 39 666 francs, celle du mari de 18 420 francs. L’actif de la communauté s’élève à 20 437 francs, le passif à 62 250 francs
1799 (11 prairial 7), Strasbourg 2 (4), Not. Meyer n° 641
Inventarium über Augustin Hugard des burgers und handelsmanns zu Straßburg und Maria Clara With dermalen besitzendes activ- und passiv- Vermögen, angefangen in hernach inventirter behaußung den 8 germinal VI

Hausrath so der Ehefrau ohnverändert, Im Speicher, Im vierten Stock N° 1, Im vierten Stock N° 2, Im dritten stock N° 6, Im Vorzimmer, Im dritten stock N° 5, Im Kamin ZImmer N° 1, Im Zweÿten stock N° 7, Im Kaminzimmer N° 8, Im ersten stock, Im Nebens Zimmer, In der Kuchen, Im Laden, Im Keller
(f° 10) Eigenthum an einer behaußung so dem Ehemann ohnverändert. Nemlich eine behaußung samt Weithen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten am Krämergässel 1.s neben burger Gloxin dem handelsmann mit N° 11, 2.s macht Ein Eck vom Schneider Graben aus mit N° 17 bezeichnet hinten auf gedachtemn Gloxin stosend gelegen, von solcher behaußung zahlt man jährlich ane bodenzinß 12 francken und an Ewigen zinß 2 Francken, ist gedachte behaußung schon verschiedene malen zur offentkichen Versteigerung vor Not. Laquiante ausgesetzt und zu dem ende zu 18.000 Francken abgeschätzt, dahero hier in auswurff ebenfalls pro 18.000 fr, Über ebenbeschriebene behaußung besagt ein Kaufbrieff sub dato 15. 8.br 1754 in der ehemaligen Canzleÿ Contract Stube dahier verfertiget, 18.000 fr
Series rubricarum hujus Inventarÿ, der Ehefrau ohnverändert vermögen, hausrath 924 fr, silbers 25 fr, bücher 8717 fr, Ergäntzung 30.000 fr, summa summarum 39.666 fr
des Ehemanns ohnverändert, hausrath 371 fr, silbers 49 fr, behaußung 18.000 fr, summa summarum 18.420 fr
theilbare Nahrung, hausrath 153 fr, bächer und waaren zur handlung gehörig 1864 fr, summa 2017 fr, summa summarum des gantzen vermögen 20.437 fr, schulden 62.250 fr, passiv onus 41.812 fr, Activ Schulden so seit der Revolution verlohren gegangen 20.168 fr
Copia der Eheberedung (…)
Bericht gegenwärtiges Inventarium, kein Inventarium
Enregistrement de Strasbourg, acp 68 F° 120 du 12 prai. 7

Récolement d’inventaire en présence d’Augustin Hugard et de ses créanciers place de la Cathédrale
1801 (18 therm. 9), Strasbourg 13 (13), Not. Bremsinger n° 310
Récolement en la demeure du Cit. Augustin Hugard libraire en cette ville dans la maison située place de la Cathedrale N° 14 afin de procéder contradictoirement avec ledit c. Hugard et ses créanciers au récolement des objets compris dans l’inventaire de Séparation de la Cit. Marie Claire née With le 8. Germinal 7
Enregistrement de Strasbourg, acp 79 F° 99 du 25 ther. 9

Marie Claire With qui a acquis en l’an XII la rente annuelle assise sur la maison la cède à la banque Pierre François Tiberghien et Compagnie

1818 (4.12.), Strasbourg 14 (60), Not. Lex n°309
Titre nouvel – Marie Claire née With épouse séparée quant aux biens d’Augustin Hugart débitant de tabac
à Pierre François Tilberghien & Cie ci devant banquiers à Paris présentement demeurant à Bruxelles au nom desquels stipule Joseph Bernard Schaller homme de loi à Haguenau
une rente foncière annuelle de 4 fr an assise sur une maison avec dépendances sise en cette ville rue de la Nuée Bleue n° 3 entre propriété de M Burger conseiller de préfecture et celle du Sr Kohler vitrier, devant la rue, derrière le Sr Gloss, payable annuellement au 11 novembre ou St Martin – la venderesse en est devenue propriétaire en vertu du transfert qui en a été passé à leur profit par M le directeur des Domaines du Bas Rhin au nom de l’Etat le 18 ventose 12 approuvé par le préfet le 21 ventose suivant. La De Hugart née Wirth est débitrice de cette rente en lieu et place d’André Geissenhoffer et Anne Legoy par vente de la maison devant Me Thurmann le 21 décembre 1809, les conjoints Geissenhoffer devaient cette rente comme étant aux droits des héritiers de Marc Antoine Drouin décédé par vente de la maison devant Me Wengler le 21 janvier 1806, le Sr Drouin était subrogé aux droits de Jean Baptiste Dutilleul & Anne Marie Christine Dutilleul par vente passée à la Chambre des Contrats le 9 août 1757
Enregistrement de Strasbourg, acp 141 F° 27 du 4.12.

Marie Claire With cède la maison à (son fils) Jean Georges Louis, receveur des contributions directes

1822 (24.1.), Strasbourg 12 (85), Me Wengler n° 12.557
Marie Claire With femme séparée quant aux biens d’Augustin Hugard, négociant rue de la Nuée Bleue n° 3
à Jean Georges Louis, receveur des contributions directes à Pfaffenhoffen
une maison avec toutes ses appartenances, circonstances, droits et dépendances sise à Strasbourg rue de la Nuée Bleue n° 3, d’un côté Jean Frédéric Burger ancien conseiller de préfecture du département du Bas Rhin, d’autre le Sr Kohler vitrier, devant la rue, derrière le Sr Clause patissier, grevée envers le gouvernernement comme étant aux droits du ci devant Chapitre de St Pierre le Jeune d’une rente foncière de 4 francs par an – acquis d’André Geissenhoffer tailleur d’habits et Anne Legoy apr actue reçu Me Thurmann le 21 décembre 1819. Le Sr Geissenhoffer l’a acquis par acte reçu Me Wengler le 21 janvier 1806 des héritiers Drouin, l’auteur des héritiers Drouin l’a acquis acquis de Jean Baptiste Dutilleul et Anne Marie Christine Dutilleul par acte passé à la Chambre des contrats le 9 avril 1757 – moyennant 6000 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 155 F° 190 du 30.1.

Le commis libraire Jean Georges Louis épouse en 1813 Marie Pauline Baudrié
1813 (26.7.), Strasbourg 2 (38), Not. Knobloch n° 6317
Contrat de mariage – Georges Louis, commis libraire, fils de feu Sébastien Louis, libraire, et de Claire Marie With présentement épouse d’Auguste Hugard débitant de tabac
Marie Pauline Baudrié fille mineure de feu Marie Joseph Baudrié, receveur de la loterie, et de Marie Pauline Brobeque
Enregistrement de Strasbourg, acp 123 F° 19 du 27.7.

Débitante de tabac, Marie Claire With meurt en 1838 en délaissant trois enfants de son premier mari
1838 (19.5.), Strasbourg 1 (79), Me Rencker n° 13.473
Inventaire dressé dans une maison rue de la Nuée Bleue n° [blanc] de la succession de Marie Claire With, débitante de tabac, veuve en premières noces de Hyacinthe Sébastien Louis et en deuxièmes noces d’Augustin Hugard, décédée le 5 avril dernier
A la requête de 1. Louis Sébastien Louis, propriétaire à Strasbourg, 2. Georges Louis, percepteur domicilié à Mutzig, 3. Jean Louis Koehler, teneur de livres chez M. de Bussierres domicilié à Strasbourg, mandataire de Georgette Hostein épouse de Thomas Fenwick Annett commissionnaire à Lyon rue Royale n° 1, 4. Georges Louis, mandataire d’Hypolite Hostein, journaliste à Paris rue de Clery n° 36, 5. Antoine Ritleng, notaire pour représenter Rose Hostein, majeure à Paris – Louis Sébastien Louis pour 1/3, Georges Louis pour 1/3, Georgette Hostein épouse Annett, Hypolite Hostein, Rose Hostein par représentation de Louise Louis femme d’Augustin Hostein, chirurgien à Paris pour 1/3 héritiers leur mère
nregistrement de Strasbourg, acp 259 f° 73-v du 21.5.

Domicilié à Mutzig, Jean Georges Louis loue la maison au coiffeur Antoine Lentz et à sa femme Mélanie Boymond

1842 (22. Xbr), Strasbourg 1 (91), Me Rencker n° 16.751
Bail de 6 ans – a comparu Mr Jean Georges Louis, propriétaire demeurant à Mutzig
au Sieur Antoine Lentz, coiffeur, et à Dame Mélanie Boymond sa femme de lui autorisée, domiciliés ensemble à Strasbourg, preneurs solidaires
Une maison sise à Strasbourg Rue de la nuée bleue sous le numéro 3, consistant en un rez de chaussée en boutique ayant une porte d’entrée à côté de la boutique, composés de trois étages, mansardes et grenier avec caves
Dans la maison se trouvent 1. Un fourneau en fayence avec ses tuyaux placés dans la boutique
2. Une cloison séparative dans la boutique à vitrage et porte vitrée, tous les carreaux entiers
3. Une devanture vitrée avec volets fermant avec une barre en fer et cadenas, tous les carreaux entiers
4. Une porte de la boutique donnant sur l’entrée de la cave, avec une double porte recouverte en toile peinte,
5. Au premier étage une glace placée entre les deux croisées en parfait état
6. Un fourneau en fayence avec dessus de marbre et trois armoires fixées entre les murs
7. Quatre tringles pour petits et grands rideaux, la pièce tapissée
8. Dans la cuisine, un grand buffet à quatre portières, un petit buffet à une portière, la cuisine close avec un vitrage dont les carreaux sont tous entiers, sans porte
9. Au second étage, un fourneau en fayence avec ses tuyaux & dessus de marbre, une armoire peinte en gris perle, neuf tringles, la pièce tapissée
10. Au troisième étage divisé en deux pièces tapissées, Un fourneau en fonte de forme ovale avec ses tuyaux,
11. Au quatrième étage dit Mansardes divisé en deux pièces avec leurs portes, une grande armoire en bois de chêne peinte en gris de perle avec une serrure fermant avec verroux, à côté de cette armoire un autre plus petite en bois de sapin peinte également en gris de perle
12. Dans la cave, deux poutres dites chantiers, une grande armoire à une portière recouverte en canevas et un petit buffet suspendu avec deux portières recouvertes avec du fil d’archal
(…) le loyer annuel est fixé à la somme de 550 francs
acp 305 (3 Q 30 020) f° 44-v

Jean Georges Louis et Pauline Baudrié vendent la maison qu’ils possèdent à Mutzig au notaire Damase Lestage et à sa femme Marie Agathe Thirion
1864 (4.7.), Me Noetinger
Jean Georges Louis, percepteur et Pauline Baudrié sa femme à Strasbourg
à Damase Lestage, notaire à Mutzig et Marie Agathe Thirion sa femme
une maison sise à Mutzig rue de l’Eglise N° 171, moyennant 10.000 francs
Origine, adjudication reçue Simonnaire notaire à Mutzig le 27 avril 1834
acp 534 (3 Q 30 249) f° 57-v du 13.7.

Acte de notoriété dressé en 1867 après la mort de Jean Georges Louis
1867 (17.10.), Strasbourg 15 (119), Not. Momy (Hippolyte) n° 12.275
Notoriété – (…) avoir parfaitement connu M. Jean Georges Louis, ancien percepteur des Contributions directes, domicilié à Strasbourg & savoir pertinemment 1° que M. Jean Georges Louis susqualifié est décédé à Strasbourg le 8 octobre courant ab intestat, 2° qu’après son décès il n’a point été dressé d’inventaire, 3° qu’il a délaissé pour seuls et uniques héritiers ses deux enfants issus de son mariage avec sa veuve survivante ci après dénomée & qui sont a) M. Joseph Bernard Jules Louis, propriétaire domicilié à Levallois (Seine), b) Mr Charles Eugène Louis, propriétaire domicilié à Strasbourg
4° que de la communauté de biens légale qui, à défaut de contrat anténuprial a existé entre feu M. Georges Louis susqualifié & De Charlotte Pauline Baudrié sa veuve survivante domiciliée à Strasbourg il dépendait une inscription départementale portée au Grand livre de la dette publique (…)
acp 565 (3 Q 30 280) f° 87-v du 18.10.

Jean Georges Louis et Charlotte Pauline Baudrié vendent la maison à Marguerite Clotilde Jouvelet, veuve du bottier Aloïse Lechner

1862 (8. 8.br), Strasbourg 9 (123), Not. Becker, n° 9547
Ont comparu Monsieur Jean Georges Louis, propriétaire, et Dame Charlotte Pauline Baudrié, son épouse, qu’il autorise à l’effet des présentes demeurant ensemble à Strasbourg (vendent)
à Madame Marguerite Clotilde Jouvelet, propriétaire, veuve de Monsieur Aloïse Lechner, en son vivant bottier à Strasbourg où elle demeure
Désignation de l’immeuble à vendre. Une maison sise à Strasbourg, rue de la Nuée bleue n° 20, autrefois n° 3, consistant en un rez de chaussée en boutique, cave au dessous, trois étages, mansardes et greniers, tenant d’un côté à M. Diemer, de l’autre à M. Wagner, derrière à mondit sieur Wagner et devant à ladite rue
Sont comrpis dans cette vente les objets mobiliers suivants
Au rez de chaussée. Un fourneau en fayence avec ses tuyaux,
Une cloison séparative à vitrage et porte vitrée dans la boutique,
Une devanture vitrée avec volets, fermant avec une barre en fer et cadenas,
Une porte de la boutique donnant sur l’entrée de la cave, avec une double porte recouverte en toile peinte,
Au premier étage, Une glace placée entre les deux croisées, un fourneau en faïence avec dessus de marbre et trois armoires fixées entre les murs,
Dans la cuisine un buffet à quatre battants un petit buffet à un battant,
Au second étage, un fourneau en faïence avec tuyaux et dessus de marbre, une armoire peinte,
Au troisième étage, un fourneau en fonte de forme ovale avec ses tuyaux,
Dans les mansardes, une grande armoire en bois de chêne et une petite armoire un en sapin peinte
Dans la cave une armoire à un battant et un petit buffet suspendu à deux portières recouvertes avec du fil de fer
Etablissement de la propriété. Au sujet de lorigine de la propriété de ladite maison, les vendeurs ont fait les déclarations suivantes. L’acquisition en a été faite pendant leur mariage par M. Louis de Mad. Marie Claire With, épouse séparée quant aux biens de M. Augustin Hugard, négociant, demeurant à Strasbourg suivant contrat de vente passé devant Me Wengler Notaire à Strasbourg le 24 janvier 1822 transcrit au bureau des hypothèques de Strasbourg le 9 février suivant volume 147 n° 79 (…) La maison dont il s’agit était en outre grevée d’une rente foncière de 4 francs par an, envers le Gouvernement comme se trouvant aux droits du chapitre de Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg mais cette rente a été rachetée le 17 juillet 1845. Au sujet de la propriété antérieure du dit immeuble, le contrat de vente ci-dessis relaté contient les renseignements suivants. Mad. Hugard l’avait acquis du Sr Antoine Geitschenhoffer tailleur d’habits et Dame Anne Legoy, conjointss à Strasbourg suivant contrat reçu par Me Thurmann, notaire en la cette ville le 21 décembre 1809. Les époux Geitschenhoffer en avaient fait l’acquisition des héritiers Drouin aux termes d’un contrat passé devant ledit Me Wengler le 21, janvier 1806. Et l’auteur des héritiers Drouin en était devenu propriétaire aux termes d’un contrat passé à la ci devant Chambre des contrats de la ville de Strasbourg le 9 août 1757.
Bail. La maison et les objets mobiliers ci-dessis désignés sont loués au sieur Antoine Lentz coiffeur et à Dame Ménalie Boymond sa femme mais par bail verbal seulement qui peut être dénoncé à volonté en observant les délais d’usage. Les locataires ont fait différents changements de disposition dans ladite maison, notamment en ce qui concerne la porte d’entrée et la cloison séparative du rez-de-chaussée mais ils sont tenus de rétablir les lieux loués dans leur état primitif – Prix, 15.000 francs
acp 514 (3 Q 30 229) f° 93 du 10. 8.br

Natif de Hüttendorf, Aloïse Lechner épouse en 1841 Marguerite Claudine Jouvelet, fille de douanier
Mariage, Strasbourg (n° 485) Du 25° jour du mois de novembre 1841, acte de mariage d’Aloyse Lechner, majeur d’ans, né en légitime mariage le 24 mars 1812 à Hüttendorf (Bas-Rhin) domicilié à Strasbourg, cordonnier, fils de Joseph Lechner, cordonnier, et de Anne Marie Laugel conjoints domiciliés à Hüttendorf, ci présents et consentants, et de Marguerite Claudine Jouvelet, majeure d’ans, née en légitime mariage le 5 janvier 1817 à Lebetain (Haut-Rhin) domiciliée à Strasbourg fille de François Jouvelet, préposé des douanes, domicilié en cette ville ci présent et consentant, et de feu Marguerite Strohm décédée en cette ville le 27 octobre 1840 (signé) Aloisius Lechner, M C Jouvelet -i 25)

Aloïse Lechner meurt en 1857 en délaissant une fille.
1857 (2.4.), Strasbourg 15 (96), Not. Momy (Hippolyte) n° 3850
Inventaire de la communauté de biens qui a existé entre Aloyse Lechner, vivant cordonnier et Marguerite Claudine Jouvelet
L’an 1857 le jeudi deux avril en la maison sise à Strasbourg rue des Orfèvres n° 16 où est décédé M Aloyse Lechner en son vivant cordonnier demeurant et domicilié audit Strasbourg. A la requête et en présence de Dame Marguerite Claudine Jouvelet veuve du Sr Aloyse Lechner, en son vivant cordonnier à Strasbourg où ladite dame demeure et est domiciliée, agissant 1° à cause de la communauté e biens qui a existé entre elle et M. Aloyse Lechner son défunt mari avec lequel elle s’est mariée sans avoir fait précéder son union d’un contrat de mariage, 2° Pour raison des reprises qu’elle peut avoir à exercer tant contre ladite communauté que contre la succession de sondit mari, 3° Et encore en qualité de mère et tutrice légale de Marie Caroline agée de 13 ans en demi son Enfant mineur né d’elle et de son défunt mari, 4° Et enfin comme ayant la jouissance légale des biens de son enfant aux termes de la loi et aux charges de droit. Et en présence de Monsieur Antoine Lechner, cordonnier demeurant et domicilié à Strasbourg au nom et comme subrogé tuteur de ladite mineure (…) habile à de dire et porter seulzz et unique héritière dudit Sieur Aloyse Lechner son père décédé à Strasbourg le 17 février dernier
acp 459 (3 Q 30 174) f° 2-v du 4.4. (succession déclarée le 23 juillet 1857)
Il dépend de la communauté un mobilier estimé 351, Marchandises 8459, Créance 134
succession, garde robe 64

Marguerite Clotilde Jouvelet constitue une rente annuelle viagère au profit de Sophie Caroline Pfender
1867 (7.10.), Not. Becker (Geoffroi), actes en déficit
Constitution par Marguerite Clotilde Jouvelet veuve d’Aloyse Lechner vivant fabricant de chaussures à Strasbourg
au profit et sur la tête de Sophie Caroline Pfender célibataire à Fouday
d’une rente annuelle et viagère de 437 francs payable par quarts. Cette constitution de rente faite moyennant 5000 francs payés
Intervention de Marie Catherine Pauline Momy veuve d’Alexandre Frédéric Drieu général de brigade en cadre de réserve à Strasbourg agissant comme légataire de son mari suivant contrat de mariage reçu Zaepffel notaire à Ostwald le 13 avril 1823 laquelle reconnaît avoir reçu de la De Lechner la somme de 5000 francs e déduction de celle de 10.000. francs due à feu son mari suivant acte reçu Zeyssolff le 27 juin 1857
acp 566 (3 Q 30 281) f° 93-v du 9.10.

Marguerite Clotilde Jouvelet vend la maison au négociant Charles Eissen

1863 (2.12.), Me Noetinger
Marguerite Clotilde Jouvelet veuve d’Aloïse Lechner bottier à Strasbourg
à Charles Eissen, négociant à Strasbourg
une Maison sise à Strasbourg rue de la Nuée bleue N° 20 moyennant 14.500 francs
Origine, vente reçue Becker le 8 8.br 1862
acp 527 (3 Q 30 242) f° 96-v du 9.12.

Charles Eissen et Emile Eissen s’associent pour faire commerce de sellerie, quincaillerie et commission en articles de Paris
1865 (31.12.), Strasbourg 4 (123), Not. Lauth n° 11.650
Société – Ont comparu M. Charles Eissen, fils, commis négociant demeurant à Strasbourg d’une part
Et M. Emile Eissen, aussi commis négociant demeurant en la même ville, précédemment à Paris, d’autre part
Lesquels ont arrêté comme il suit les bases de la société en nom collectif qu’ils vont former entre eux
1. M.M.Eissen s’associent pour faire le commerce de la sellerie, de la quincaillerie et la commission en articles de Paris et autres
2. Cette société est contractée pour 15 années consécutives qui commenceront à partir du premier janvier prochain et finiront à pareil jour de l’année 1881
3. Le siège de la maison de commerce est fixé à Strasbourg Grand’rue N° 143 et el bail des lieux sera au nom des deux associés
4. La raison de commerce sera sous le nom de Emile et Charles Eissen (…)
acp 549 (3 Q 30 264) f° 49 du 2.1.1866
Le capital social est fixé à la somme de 100.000 francs.Les autres stipulations sont purement réglementaires


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