4, rue de la Lanterne


Rue de la Lanterne n° 4 – IV 319 (Blondel), N 868 puis section 60 parcelle 87 (cadastre)

Portail sans doute dû à Pierre Jacotti, aubergiste à la Place de Victoire, 1744


Façade mise au goût du XVIII° siècle (portail à arrière-voussure, chaînages)
Le portail n’a pas de sculpture sur la clé ni sur les côtés, ni de moulures sur le chanfrein, voir le portail rue des Veaux
Elévation en 1935, lors de la réfection des devantures (dossier de la Police du Bâtiment)

La maison qui comprend un bâtiment sur rue, un bâtiment de milieu et une écurie séparés par deux cours (1644) appartient au début du XVII° siècle au docteur en médecine Jean Ringler puis (1677) au procureur Jean Philippe Marolff. Le tonnelier Jean Georges Meyer l’achète en 1690 et en transmet la propriété à sa fille, épouse du tonnelier Jean Philippe Astheimer. Le traiteur Pierre Jacotti qui l’acquiert en 1744 est autorisé, après un premier refus motivé par la proximité du poêle de la Lanterne, à y ouvrir une auberge à l’enseigne de la Place de Victoire. Il contracte la même année une obligation pour couvrir les frais de construction. Le portail au goût du jour lui est sans doute dû (voir le portail comparable de l’auberge à la Ville de Haguenau rue des Cordonniers). Suite à la faillite de l’aubergiste en 1751, la maison est vendue par adjudication judiciaire au maître maçon Jacques Gallay qui ne figure pas parmi les créanciers. Elle appartient (1754-1777) au contrôleur au grenier à sel Jean Christophe Kellermann qui la loue les premiers temps à différents aubergistes. Le propriétaire suivant, le marchand de vins Marin Henri Comperot, fait lui aussi faillite. Le sergent Jacques Kempff la vend en 1797 à la veuve de l’aubergiste juif Samuel Jacob, auparavant locataire. Elle est toujours connue sous le nom de Place de Victoire au milieu du XIX° siècle.


Elévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 151

L’Atlas des alignements (années 1820) mentionne un bâtiment à rez-de-chaussée et trois étages en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), la façade sur rue est la deuxième à gauche du repère (c) : une fenêtre de part et d’autre du portail central, trois étages à quatre fenêtres, toiture à deux niveaux de lucarnes. La première cour L représente la façade arrière (2-3) du bâtiment sur rue, le bâtiment (1-2) à galeries au nord, celui (3-4) au sud et le bâtiment (4-1) entre deux cours qu’on retrouve en (2-3) dans la deuxième cour L où (1-2) est le bâtiment au nord,(4-5-6) occupant l’angle sud-ouest de la cour et (1-6) le fond de la cour.
La maison porte d’abord le n° 3 (1784-1857) puis le n° 4.


Cours K et L

Le boucher Adolphe Hübner aménage en 1891 un fumoir au rez-de-chaussée du bâtiment arrière puis installe en 1894 un moteur à gaz dans son atelier. Son successeur Emile Kühnhold installe un moteur électrique en 1903. Le propriétaire Virgile Heitz transforme en 1901 en logement des pièces qui servaient de magasin à foin dans le bâtiment arrière mais n’est pas autorisé à les louer par manque de lumière. Il fait refaire la devanture en 1935. Diverses plaintes émanent régulièrement de locataires, la Police du Bâtiment estime en 1975 qu’une remise en état nécessiterait des sommes importantes sans rapport avec les loyers. Des travaux de réfection ont lieu en 1981.


Première cour (juin 2015)

Le propriétaire fait rénover les bâtiments, établir une galerie marchande et démolir le bâtiment arrière jusqu’au rez-de-chaussée sous la direction de l’architecte Roland Meyer de septembre 1979 à août 1982. Le bâtiment entre deux cours est évacué en 1990 après des affaissements généralisés.


Elévations sur rue, sur cour, coupe
(1979, dossier de la Police du Bâtiment)

septembre 2018

Sommaire
Cadastre – Police du Bâtiment dossier I, dossier IIRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1617 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Jean Ringler, docteur en médecine, et (1590) Marie von Hohenburg – luthériens
1645 v h Georges Christophe Kast, marchand de chevaux, et (1648) Marie Ursule Ringler – luthériens
1677 v Jean Philippe Marolff, procureur, et (1670) Anne Marie Vogler – luthériens
1688 v adj Frédéric Gambs, marchand, et (1657) Anné Félicité Gambs, (1665) Marie Salomé Diebold, puis (1666) Cécile Salomé Widt – luthériens
1690 v Georges Meyer, tonnelier, et (1686) Elisabeth Diemer – luthériens
1721 h Jean Philippe Astheimer, tonnelier, et (1712) Marie Salomé Meyer – luthériens
1744 v Pierre Jacotti, aubergiste et (v. 1739) Anne Marie Huet – catholiques
1751 adj Jacques Gallay, maître maçon, et (1736) Marie Catherine Berga – catholiques
1754 v Jean Christophe Kellermann, contrôleur au grenier à sel, et (1733) Marie Madeleine Dürr – catholiques
1777 v Marin Henri Comperot, marchand de vins, et (1769) Odile Louis, veuve du confiseur Jean Antoine Falconet, puis (1776) Marguerite Benoist veuve du boulanger Antoine Charles Martin – catholiques
1782 v Guillaume Comes, huissier, et (1769) Anne Marguerite Schneider – catholiques
1784 v Jacques Kempf, charron, sergent, et (1765) Dorothée Steinfelder puis (1787) Marie Gertrude du Bois – catholiques
1797 v Sara Netter, veuve de l’aubergiste Samuel Jacob (†1796)
1809 h Jacques Samuel Netter et (1809) Henriette Ruef, Jacques Abraham et (1799) Flore Samuel Netter, Alexandre Isaac Troller et (v. 1801) Pauline Samuel Netter
puis (1824) Jacques Samuel Netter et (1809) Henriette Ruef, Alexandre Isaac Troller et (v. 1801) Pauline Samuel Netter
puis (1831) Alexandre Isaac Troller et (v. 1801) Pauline Samuel Netter et leurs enfants
1843 v Louis Bloch, changeur, et (1840) Babette Levi puis (1847) Sara Altschul
1853 v Isaac Hausser, négociant, et (1845) Henriette Mayer, remariée (1864) avec Alexandre Troller
1860 v Nathan Blum, négociant, et (v. 1851) Pauline Goudchaux
1880* v Léonard Mæhn
1900* Virgile Heitz, marchand épicier, et Pauline Schœpfer

Valeur de la maison selon les billets d’estimation : 800 livres en 1644, 975 livres en 1713, 2 300 livres en 1778

(1765, Liste Blondel) IV 319, au Sr Kellermann
(Etat du développement des façades des maisons, AMS cote V 61) Hary, 5 toises, 4 pieds et 6 pouces
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 868, Troller, Alexandre, veuve – maison, sol – 3,7 are

Locations

1754, Philibert Tachon, aubergiste
1756, Joseph Zweili, aubergiste
1768, Cerf Berr, marchand juif de Bischheim
1776, Marin Henri Comperot, cafetier (futur propriétaire)
1776, 1781, Guillaume Comes, huissier royal (futur propriétaire)
1787, Antoine Fournier, traiteur

Livres des communaux

Livre des loyers communaux, VII 1450 f° 181

Anderseits der Gaß beÿ der Lutzernen Wider herauff ahne die Oberstrassen.
Jacob Ringler der Apotecker hatt darneben oben ane dem Tachstuel Zween Erckher stehn, da Jed. xij schu lang, vnd iij schu herauß, vnd oben mit ij Spizen Thürnen gedeckht, Bessert x ß d

(traduction) La maison voisine appartient au pharmacien Jacques Ringler qui a deux oriels sur les combles, chacun d’eux qui a 12 pieds de long et avance de 3 pieds est couvert de tours pointues. Doit pour jouissance 10 sols

Préposés aux affaires foncières (Bauherren)

1780, Préposés aux affaires foncières (VII 1419)
Le maître maçon André Müller est autorisé le 5 septembre au nom de l’huissier royal Comes à repeindre la maison dite à la Place Victoire rue de la Lanterne. Le 16 octobre suivant, le commis Alexandre Colin objecte que le maître maçon répare la maison sans supprimer les encorbellements ni les chenaux. Le maçon répond que les encorbellements sont de simples avances du toit et que les chenaux seront supprimés dès que le ferblantier aura fini les gouttières. Le conseil décide de s’en tenir à un défraiement de 16 sols sans infliger d’amende.

(f° 126-v) Dienstags den 5. Septembris 1780. – Sr Comes, huissier royal
Mr Andreas Mülller, der Maurer, nôe. Sr Comes des königlichen Huisier bittet zu erlauben deßen behausung à la Place Victoire genannt an der Herrenstub Gaß gelegen anstreichen zu laßen. Erkannt, Willfahrt.

(f° 148-v) Montags den 16. Octobris 1780 – Mr Andreas Müller Maurer pt° Sr Comes behausung
Alexandre Colin der Commis klagt wider Mr Andreas Müller Maurer, den Maurer, daß er Sr Comes, des Königl. huisier behausung ane der Laternen Gaß repariret ohne zweÿ daran befindlichen überhäng und zweÿ Ausschuß-Nääch weg zu machen, Beklagter zugegen sagt da es eingentlich keine überhang sondern an dem tach befindliche Vorspring seÿen, so habe er nicht geglaubt, daß solches verbotten, betreffend die Auschuß Nääch, so werden soche sobald der Spengler die hinunter gehende verfertiget haben wird abgenommen werden, bittet dero halben um Absolution. Erkannt, Seÿe beklagter an zu halten Klägern 15 ß zu erlegen, übrigens vor dieses mal von der Straf zu befreÿen.

Description de la maison

  • 1713 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un atelier, un couloir, deux caves voûtées, à l’arrière une écurie, deux cours, puits, le tout estimé avec la cour, les appartenances et dépendances à la somme de 1 900 florins

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

2° arrondissement ou Canton nord – Rue de la Lanterne

nouveau N° / ancien N° : 5 / 3
Jacob Abraham
Rez de chaussée et 3 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 250 case 2

Troller Alexandre, veuve à Strasbourg
Bloch, Louis, changeur rue de la Lanterne 3 (1849) vis-à-vis la Douane 37
1855 Hausser Isaac rue de la Lanterne 3

N 868, maison, sol, R. de la Lanterne 3
Contenance : 3,70
Revenu total : 406,92 (405 et 1,92
Folio de provenance : (250)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 49 / 36
fenêtres du 3° et au-dessus : 18 / 14

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1028 case 1

Hausser Isaac
1861 Blum, Nathan, propriétaire rue de la chaîne 3
1880, Maehn, Leonhard
1900 Heitz, Virgil, Spezereihändler
1903 Heitz, Virgil, Spezereihändler und Ehefr. Pauline geb. Schoepfer in GG.
(ancien f° 776)

N 868, maison, sol, Rue de la Lanterne 4
Contenance : 3,70
Revenu total : 406,92 (405 et 1,92
Folio de provenance : (250)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 49
fenêtres du 3° et au-dessus : 18

Cadastre allemand, registre 32 p. 400 case 1

Parcelle, section 60, n° 87 – autrefois N 868
Canton : Laternengasse Hs N° 4 – Rue de la Lanterne
Désignation : Hf, Whs
Contenance : 3,33
Revenu : 3100 4600 – 4000
Remarques : 1912. Minder.

(Propriétaire), compte 2399
Heitz Virgil u. Ehefr.
1936 Heitz Jules Virgile sa veuve née Schoepfer
(1898)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton IV, Rue 109 de la Lanterne (p. 197)

3
pr. Kempf
loc. Durantin père Mre de langue
loc. Durantin fils

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Laternengasse (Seite 99)

(Haus Nr.) 4
Klein, Metzgerm. 01
Abraham, Handelsmann. 2
Schaja, Kaufmann. 3
Maehn, Klempnermstr. 4
Salomon, Hanelsm. H 1
Ehrlich, Milchhändler. H 2

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 734 W 110)

Rue de la Lanterne (dossier I, 1886-1993)

Le propriétaire Virgile Heitz transforme en 1901 en logement des pièces qui servaient de magasin à foin dans le bâtiment arrière mais n’est pas autorisé à les louer par manque de lumière. Il fait refaire la devanture en 1935. Diverses plaintes émanent régulièrement de locataires, la Police du Bâtiment estime en 1975 que la remise en état nécessiterait des sommes importantes sans rapport avec les loyers. Des travaux de réfection ont lieu en 1981.
Le boucher Adolphe Hübner aménage en 1891 un fumoir au rez-de-chaussée du bâtiment arrière puis installe en 1894 un moteur à gaz dans son atelier. Ses successeurs sont Emile Kühnhold qui installe un moteur électrique en 1903, Charles Klein (1908), Eugène Wernert, Joseph Heim (1919), Georges Gemminger (1920), Lazare Metzger (1924), Rodolphe Simon (1935). Le boucher juif Rodolphe Simon est remplacé pendant la guerre par Alfred Halter (boucherie chevaline). La boucherie chevaline Stengel et Compagnie ouvre en 1959.
On trouve en outre le coiffeur Adolphe Wallach (1896) puis les ferblantiers Adam Greis puis (1900) Guillaume Mæhn, (1906) Gustave Hoch (1906) et Georges Hoch qui cède son affaire en 1961 à Laruelle et Martin.

Sommaire
  • 1886 – Le maire notifie la dame Margula de Nancy de faire ravaler la façade au 4, rue de la Lanterne
  • 1886 – L’entrepreneur L. Greiner (20,, rue du Jeu-des-Enfants) demande au nom de la veuve Marconet l’autorisation de faire un raccordement à l’égout communal – Autorisation – Dessin
  • 1886 – Le maire notifie le sieur Mæhn de faire ravaler la façade au 4, rue de la Lanterne – Même notification pour le 57, rue des Grandes Arcades
    La veuve Greiner (ci-dessus) demande de reporter les ravalements parce que la veuve Mæhn est partie sans laisser d’adresse. Elle obtient un an de délai. Les travaux sont terminés, août 1890
  • 1891 – Un agent de police informe le maire que le boucher Adolphe Hübner aménage un fumoir au rez-de-chaussée du bâtiment arrière – Adolphe Hübner adresse à la Police du Bâtiment une demande d’aménager le fumoir dans le bâtiment qui appartient à la veuve Marconnet – Visite des lieux, croquis – Autorisation – Dessin
  • 1891 – La Police du Bâtiment constate que le boucher Hübner a posé un miroir sans autorisation – Demande – Autorisation de poser un miroir au-dessus de la devanture. Remarque en marge, l’objet est fixé au-dessus de la devanture à 2,75 mètres de hauteur mais perdrait sa raison d’être s’il se trouvait plus haut. – La Police du Bâtiment demande au boucher Hübner de déplacer le miroir à la hauteur réglementaire de 3 mètres – Elle se rend aux arguments du boucher, le miroir pourra rester à sa hauteur à condition que le demandeur s’engage à le démonter dès que la nuit vient et par temps de pluie. Engagement signé par le boucher
  • 1893 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du locataire Hübner l’autorisation de faire une prise pour environ cinq becs – Autorisation
  • 1893 – Le président du foyer A la patrie (Zur Heimat, 3, rue des Fribourgeois) informe le maire que la cheminée qui sert à fumer la charcuterie n’est pas réglementaire – La Police du Bâtiment constate que la cheminée surplombe de 2,50 mètres le bâtiment à quatre étages et qu’il arrive que le vent rabatte les fumées dans la cour du foyer – Le maire demande au boucher de munir la cheminée d’un pare-étincelles. Adolphe Hübner transmet la demande au gérant Adam Greis – La cheminée a été surélevée sans pare-étincelles. Dossier classé, octobre 1893.
  • 1894 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du locataire Hübner l’autorisation de faire une prise pour environ 60 becs – Autorisation
  • 1894 – Le boucher Hübner demande l’autorisation d’installer dans son atelier un moteur à gaz de 4 chevaux-vapeur – Description de la machine (balance, hachoir) et du local où travailleront cinq employés. La cour du milieu est déjà couverte d’un toit vitré – L’inspecteur du travail énumère les conditions auxquelles la machine doit satisfaire – Autorisation – Travaux terminés, la machine est en service, juillet 1894. – Dessins (la machine en service au sud du bâtiment entre deux cours)
    1894 (juillet) – Marie Heid-Schnee (6, rue de la Lanterne) se plaint des vibrations dues à la machine – La Police du Bâtiment constate qu’on entend un léger vrombissement dans la cuisine de l’auberge mais rien aux étages
    1894 (octobre) – Le service d’enlèvement des ordures observe que la fosse d’aisances est encombrée de déchets de charcuterie qui bouchent les tuyaux lors du nettoyage
    1895 (juin) – L’inspecteur du travail transmet au maire son rapport en 6 observations sur la machine – Le maire écrit au boucher – Travaux terminés, octobre 1895
  • 1896 – Le cordonnier Charles Winterich demande l’autorisation de poser une enseigne devant le 4, rue de la Lanterne
  • 1896 – La Police du Bâtiment constate que le coiffeur Adolphe Wallach a posé sans autorisation une enseigne plate et une enseigne perpendiculaire – Demande – Autorisation – L’enseigne n’est pas à la hauteur réglementaire. Le pétitionnaire expose qu’il doit quitter pour deux ans son local au 150, Grand rue et qu’il a besoin d’un miroir pour assurer un meilleur éclairage. La Police du Bâtiment lui propose de signer un engagement comparable à celui accordé en 1891, ce qu’il fait.
    1897 – Adolphe Wallach informe la Police du Bâtiment qu’il a cédé son droit à la veuve Minck
    1901 – Le miroir n’est plus en place
  • 1897 – Le maire notifie la veuve Markonett de Nancy de faire ravaler la façade au 4, rue de la Lanterne – La façade a été repeinte à l’huile, octobre 1897
    1896 – L’agent de police Günther déclare que la maison figure sur la liste de celles à repeindre dans l’année. Le principal locataire Hübner s’est adressé à la veuve Markonett de Nancy qui a chargé son gérant, le notaire Kœrttgé, de faire les démarches nécessaires. Note de la Police du Bâtiment, il suffira de laver la façade – Pas de travaux, avril 1897
  • 1900 – Guillaume Mæhn demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire à la place de celle du ferblantier Adam Greis qui a transporté son atelier au 11, Vieux-Marché-aux-Grains. – La Police du Bâtiment lui demande de modifier l’enseigne pour qu’elle soit distante d’au moins 65 centimètre des voisines, qu’elle soit à trois mètres du sol et que sa saillie ne soit pas supérieure à 25 centimètres – L’enseigne n’est pas posée, avril 1901.
  • 1901 – Rapport d’incendie, feu de cheminée dans la propriété Heitz, dû à un mauvais ramonage. Le propriétaire s’adresse à un autre ramoneur. Dossier classé, janvier 1902
  • 1901 – Le maire demande si les cloisons posées aux étages du bâtiment donnant sur la cour vitrée sont réglementaires. – La Police du Bâtiment constate que des cloisons ont été posées en décembre de l’année précédente dans la cuisine et les chambres aux deuxième et troisième étages du bâtiment arrière, servant autrefois de magasin à foin et désormais de logement. Le propriétaire Virgile Heitz (articles coloniaux, friandises, vins en gros et au détail), demeurant 47, rue des Grandes Arcades, n’a pas demandé d’autorisation. La cuisine prend jour sur la cage d’escalier, les fenêtres sur la petite cour de deux mètres de large – Le maire écrit au propriétaire qui répond que les cloisons existaient déjà et qu’il s’est borné à les faire plâtrer – Le propriétaire dépose une demande – Dessin (Plâtrage des cloisons dans le deuxième bâtiment arrière, deuxième et troisième étages) – Le maire répond que les transformations ne peuvent être autorisées par manque d’éclairage, demande de supprimer les cloisons et interdit que les pièces servent d’habitation – Le propriétaire propose une visite des lieux, de supprimer le toit vitré et de créer un puits de lumière pour la cuisine – Les occupants quittent les logements, avril 1902
  • 1903 – Le boucher Emile Kühnhold demande l’autorisation d’installer un moteur électrique de 3 chevaux et deux machines dans son atelier – Autorisation, croquis
  • 1903 – Joseph Meyer, propriétaire de 6, rue du Vieux-Seigle, déclare qu’il est incommodé par les suies qui proviennent de la cheminée du 4, rue de la Lanterne – La Police du Bâtiment demande au propriétaire de faire ramoner plus souvent la cheminée
  • 1901 – Rapport d’incendie, feu de cheminée dans la propriété Heitz, dû à une accumulation de suie
    1907 – Rapport d’incendie, feu de cave
  • 1906 – Le ferblantier G. Hoch demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire. L’autorisation ne peut être accordée, l’enseigne ayant une saillie de 85 centimètres au lieu de 25 centimètres au plus – Il remplace l’enseigne par un porte-marchandises, posé à trois mètres du sol – Autorisation, la saillie ne doit pas dépasser 25 centimètres, sa largeur le tiers de la façade
    1908 – La Police du Bâtiment constate que le porte-marchandises ne se trouve qu’à 2,80 mètres de haut
  • 1907 – Dossier. le marchand épicier Virgile Heitz demande l’autorisation d’entreposer de l’essence, de l’alcool à brûler et du pétrole dans un local au rez-de-chaussée du bâtiment arrière. Le rapport établi que le local à charpente en bois est inadapté d’autant que les étages sont habités. Dossier classé, octobre 1908
  • 1908 – Le boucher Charles Klein demande une inspection de la cheminée. Le propriétaire répare le tuyau dans le logement du plaignant.
  • 1909 – Le commissaire de police demande un rapport sur le charcuterie Klein. Le rapport établit que la cheminée est réglementaire
  • 1910 – Le sieur Meyer (6, rue du Vieux Seigle) écrit au préfet au sujet de la cheminée de son voisin qu’il estime dangereuse. Le rapport établit qu’il n’y a aucun danger d’écroulement, la mitre en fer blanc devra cependant être remplacée. Comme la cheminée ne sert plus à l’atelier du boucher, il est superflu de la rehausser.
    1911 – Nouvelle plainte du sieur Meyer qui déclare que la cheminée n’est toujours pas réparée. La Police du Bâtiment transmet au plaignant les conclusions de l’année précédente.
  • 1911 – Dossier ouvert suite à un courrier du commissaire de police qui demande si le boucher Kühnhold a une autorisation pour les machines électriques dans son atelier. L’autorisation a été accordée en 1903.
    1911 (octobre) – Le boucher Kühnhold déclare qu’il a fait enlever le miroir
  • 1914 – Rapport d’incendie, feu de cheminée dans la propriété Heitz. La Police du Bâtiment n’a pas d’observation à faire
  • 1915 – G. Hoch déclare qu’il a enlevé son porte-marchandises
  • 1919 – Joseph Heim déclare qu’il a repris depuis le 24 avril la boucherie d’Eugène Wernert. La Police du Bâtiment répond qu’Eugène Wernert n’est titulaire d’aucun permis, mais qu’une autorisation a été délivrée à Kühnhold en 1903. L’inspecteur du travail n’a aucune objection contre le transfert d’autorisation à Joseph Heim qui est cependant invité à mieux nettoyer et ranger ses locaux. – Joseph Heim est autorisé à continuer d’exploiter le moteur – Dessin
  • 1919 – La Police du Bâtiment constate que l’installateur Gustave Hoch a posé sans autorisation une enseigne lumineuse – Demande, croquis (Installations, Electricité) – Autorisation
  • 1919 (novembre) – Le sieur Meyer (6, rue du Vieux Seigle) déclare qu’une partie de la cheminée de son voisin Virgile Heitz est tombée en endommageant des tuiles – La Police du Bâtiment constate que la partie de la cheminée qui dépasse du toit s’est écroulée. Elle écrit au propriétaire demeurant 23, rue de la Paix – Travaux terminés, 1920
  • 1920 – Dossier ouvert suite à une demande du commissaire de police. Jules Bosch souhaite continuer à exploiter la boucherie chevaline – La Police du Bâtiment répond que Jules Bosch n’est pas propriétaire du fonds. Le nouveau propriétaire Georges Gemminger demande le transfert des autorisations que détenait Joseph Heim – Autorisation
    1921 – La Police du Bâtiment constate que Georges Gemminger a posé sans autorisation une enseigne non réglementaire – Demande – Autorisation
  • 1924 – La Police du Bâtiment constate que le boucher Lazare Metzger a fait poser sans autorisation une enseigne plate – Demande – Autorisation
  • 1939 – La locataire Heinrich qui a trouvé un nouveau logement place de la Bourse dans les habitations à bon marché se plaint que l’eau ait été coupée – La Police du Bâtiment constate que la plaignante va chercher l’eau chez un voisin
  • 1929 – Rapport d’incendie, un feu s’est déclaré dans une mansarde – Le poêle a été enlevé.
  • Commission contre les logements insalubres – 1899. Propriétaire, Maconet, locataire principal, le boucher Hübner – Cabinets d’aisance bien tenus, lumière et aération en partie mauvaises. Une charcuterie est exploitée dans la maison. La cour arrière, couverte d’un toit vitré à la hauteur du troisième étage, sert de réserve de viande. Il y a trois chambres de fumage dans la cour arrière. Une réserve de foin se trouve au premier étage. Le propriétaire devra remettre les différents logements en état, supprimer le toit vitré ou au moins l’abaisser à la hauteur du premier étage pour que les pièces des étages reçoivent l’air et la lumière – Le boucher Hübner répond aux diverses objections du rapport
    Comme on ouvre des aérations dans le toit vitré, le propriétaire peut être dispensé de l’abaisser. Les fumées sont supprimées par le réaménagement complet, 1899
    1901, Logements aménagés dans le bâtiment arrière qui servait jusqu’à présent de grenier à foin (voir plus haut)
    1903, Dossier sur le logement Fleischer, bien tenu
    1905, Observations en 5 points
    1906, Nouveau rapport en 11 points. 1907, le propriétaire a remédié à la plupart des observations
    1908, Plainte du locataire Schwartz – Cabinets d’aisance à différents endroits de la maison
    1912, Rapport en quatre points
    1915, Rapport en 7 points – Le propriétaire doit faire enlever les lits des pièces sombres qui ne doivent plus servir à dormir. L’atelier de charcuterie dans le bâtiment arrière n’est pas assez propre
    1916 – Commission des logements militaires, observations en 14 points – Situation inchangée, 1917, idem, 1918, la maison est de façon générale bien tenue
    1926. Plainte des locataires Klein et Katzmeyer, Travaux terminés, janvier 1927
    1929, Le locataire Auffinger (2, rue de la Lanterne) se plaint des fumées provenant du bâtiment voisin – La mitre a été posée, novembre 1929
  • 1930 – L’installateur Mathis et Compagnie demande l’autorisation de construire une chambre froide. L’inspecteur du travail émet un avis favorable – Autorisation d’aménager une chambre frigorifique et d’installer des machines dans la cour – Dessins (la construction se trouve dans l’angle nord-est de la première cour) – Travaux terminés, septembre 1930
    Les locataires se plaignent que la nouvelle installation obstrue le passage, mai 1930
  • 1933 – Suite à la réclamation du directeur du Nouveau Journal, la Police du Bâtiment se rend avec l’inspecteur sanitaire dans la boucherie de Lazare Metzger et constate que le boucher n’applique pas assez rigoureusement les prescriptions, notamment dans son atelier. La Police du Bâtiment écrit au propriétaire Virgile Heitz que le bâtiment exige des réparations : assurer l’écoulement des eaux de pluie et des eaux usées, crépir les façades qui donnent dans la cour, refaire entièrement l’atelier de charcuterie, supprimer le poulailler dans la cour arrière – Travaux terminés, janvier 1934
  • 1935 – Virgile Heitz charge la société Veuve Emile Dietsch et Compagnie (5-a, rue de Rosheim) de refaire la devanture – Autorisation – Calcul statique – Dessin (élévation, coupe de la devanture) – Travaux terminés, août 1935
    1935 (novembre) – Le boucher Rodolphe Simon demande l’autorisation de poser une enseigne diurne au-dessus de la devanture (Boucherie charcuterie, avec caractères hébraîques) – Autorisation
  • 1939 – Le Service d’hygiène se rend dans la boucherie à la demande de la bouchère Paulette Simon et constate que l’atelier et le fumoir sont en très mauvais état (le crépi se détache du plafond) – Le maire notifie Virginie Heitz (23, avenue Chamberlain) de faire faire les travaux – Virgile Heitz déclare que le locataire est chargé des réparations aux termes de son bail qui expire au premier juillet – Travaux terminés, août 1939
  • 1941 – La Police du Bâtiment constate que l’enseigne de l’ancienne boucherie Simon est toujours en place (propriétaire, Mme Heitz, 23, rue Hermann Göring) – L’enseigne est retirée, août 1940
  • 1943 – Le ferblantier Georges Hoch demande une inspection des toilettes qui servent à 12 personnes qu’il emploie. La Police du Bâtiment constate qu’elles sont en mauvais état et notifie le propriétaire Virgile Heitz de les faire réparer
  • 1942 – Alfred Halter (boucherie chevaline) charge l’entreprise C. Kuhn de Schiltigheim de faire une inscription sur sa devanture – L’architecte Dopff corrige la maquette (ancienne et nouvelle maquette) – Photographie de la devanture – Travaux terminés, avril 1943
  • 1945 – Georges Hoch certifie que René Lazarus a déposé des meubles chez lui avant d’être incorporé dans l’armée allemande
  • 1947 – La Police du Bâtiment constate que Georges Hoch a fait poser une enseigne sans autorisation – Demande de poser une enseigne en verre au-dessus du magasin, comme avant guette (Installations, Electricité, Gaz et eau) – Accord
  • 1947 – Le locataire Léon Herold se plaint que son logement est en mauvais état – La Police du Bâtiment constate que le plâtre se détache et que la cheminée est défectueuse. Elle demande au propriétaire, Mme Schnee (23, avenue de la Paix) de faire faire les travaux – Travaux terminés, mars 1948
    1949 – Les locataires René Klein et Alfred Grossel se plaignent que leurs logements sont en mauvais état – La Police du Bâtiment constate que la plainte est fondée – Travaux terminés, août 1950
    1950 – Plainte de la veuve Jacques Claudel. Les réparations sont faites
  • 1949 – Le boucher Simon demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation
    1950 – Idem, pour une enseigne plate
  • 1952 – L’avocat Théodore Steck déclare que son client Georges Hoch est en litige avec M. Bürcklé, propriétaire de l’immeuble sinistré sis 4, rue du Miroir. Il joint une lettre que le Commissaire du remembrement a envoyée à son client. Le commissaire y déclare que la propriété du terrain sis 2, rue du Miroir a été transférée à l’association syndicale du remembrement de Strasbourg-Ville par arrêté ministériel du 23 février 1950 mais que les vestiges restent son entière propriété – Photographie – Réponse de Georges Hoch – Le maire fait remarquer que la petite taille du terrain ne permet pas d’y reconstruire une maison d’après la réglementation en vigueur
  • 1952 – Le Service d’hygiène demande d’inspecter la cheminée de la boucherie qui serait défectueuse à la Police du Bâtiment qui constate des fissures aux étages – Le maire écrit au propriétaire, Mme Schnee
    Léon Herold se plaint de la fumée et d’odeurs provenant de la boucherie – La cheminée a été réparée
  • 1959 – La boucherie chevaline Stengel et Compagnie demande l’autorisation de poser une inscription sur la devanture – Autorisation
  • 1961 – La Fédération des Locataires du Bas-Rhin fait observer que le plâtre du plafond se détache dans le logement qu’occupe son membre Léon Scherer – La Police du Bâtiment qui constate de simples fissures estime qu’il s’agit d’une affaire purement locative.
    1965 – Léon Scherer se plaint que le plâtre du plafond se détache dans son logement – La Police du Bâtiment constate que la pliante est fondée et écrit au propriétaire René Meyer (6, rue de Vendenheim) – Travaux terminés, juin 1965
  • 1961 – Georges Hoch (32, Faubourg de Pierre) déclare qu’il a cédé son affaire à MM. Laruelle et Martin
  • 1970 – Mme Stengel se plaint de la toiture, de la cage d’escalier et de la remise qui sont en mauvais état. Propriétaire, Pierre Levy (16, rue Saint-Urbain) – La Police du Bâtiment constate que la plainte est justifiée – Elle écrit à plusieurs reprises au propriétaire qui charge en septembre 1970 la Société de Gestion d’Immeubles (Sogestim) de faire faire les travaux
    1971 (août) – Lettre courtoise d’un locataire anonyme concernant l’état du bâtiment
    1971 (septembre) – Léon Scherer se plaint que son logement est en mauvais état
    1972 (janvier) – Les travaux d’urgence sont terminés (plafond de la cage d’escalier)
    1972 (décembre) – Lucien Stengel adresse une lettre courtoise à la fois au propriétaire Claude Levy (rue Charles Grad) et à la Police du Bâtiment concernant l’état du bâtiment – La Police du Bâtiment constate que les observations sont fondées et que la remise en état nécessiterait des sommes importantes sans rapport avec les loyers
    1973 (juin) – Le Service des incendies déclare avoir constaté lors d’une intervention qu’une partie du plafond s’est effondrée dans le bâtiment arrière
    1973 (novembre) – Claude Levy déclare avoir fait faire les travaux d’urgence et avoir l’intention de vendre l’immeuble à une société civile immobilière qui construira un nouveau bâtiment
  • 1980 – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable à la demande de l’entreprise Heckmann (53, route de Schirmeck) de poser des bennes rue de la Lanterne – Autorisation de poser des bennes sur la voie publique – Travaux terminés, juin 1980
    1980 (octobre) – MM. Levy Mandel demandent l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique pour crépir et peindre et réparer la façade – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable, les pierres de tailles devant être exemptes de peinture – Plan cadastral de situation – L’entreprise Heckmann dépose une demande dans le même sens
    1981 – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable aux travaux suite à la demande de Claude Levy – Le ravalement des étages est terminé, août 1981, celui du rez-de-chaussée également, mai 1982
  • 1982 – La Police du Bâtiment constate que Gadget Shop a posé une enseigne sans autorisation – René Burcklé dépose une demande – Photographie (floue), croquis – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable – Autorisation
    René Burcklé dépose une déclaration d’ouverture d’un établissement recevant du public (5° catégorie, Gadget shop – Récépissé)
    1983 – La commission de sécurité remet son rapport sur les boutiques

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 938 W 61)

Rue de la Lanterne n° 4 (dossier II, 1978-1993) cote 938 W 61

Claude Levy dépose en février 1979 une demande de permis de construire pour rénover les bâtiments, établir une galerie marchande et démolir le bâtiment arrière jusqu’au rez-de-chaussée sous la direction de l’architecte Roland Meyer. Les travaux commencent en septembre 1979. Le portail est approuvé en novembre 1981 lors d’un avenant. Les travaux sont terminés en août 1982, sauf l’aménagement de la cour arrière. Les petit-bois des fenêtres sur rue sont restitués en septembre 1982. Comme la pierre de taille du porche n’est pas décapée et que les fenêtres sur cour n’ont pas de croisillons, le certificat de conformité n’est pas délivré.
Des affaissements ont lieu en 1985 dans le passage qui conduit à la cour arrière. Ils reprennent en 1990, Le bâtiment entre deux cours est évacué en 1990 après de nouveaux affaissements qui se généralisent.

Sommaire
  • 1978 (juillet) – La Police du Bâtiment constate que le propriétaire Claude Levy fait des travaux illicites au 4, rue de la Lanterne, une devanture ayant été remplacée par une paroi en brique. Le propriétaire répond qu’il a fait poser le mur parce que la vitrine était brisée et qu’il a l’intention de transformer les bâtiments.
  • 1979 (février) – Claude Levy dépose une demande de permis de construire pour rénover les bâtiments, établir une galerie marchande (cinq boutiques) et démolir le bâtiment arrière jusqu’au rez-de-chaussée
    Section 60 parcelle n° 87, propriétaire Claude Levy demeurant 1, rue Charles Grad, architecte Roland Meyer (64, allée de la Robertsau) – Plan cadastral de situation, jeu de plans (dont certains annulés) des différents niveaux, élévation sur rue, sur cour, coupe longitudinale)
    1979 (avril) – Jeu de plans modifiés d’après les observations du service d’architecture – Observations de la commission de sécurité
    1979 (mai) – Plans modifiés d’après les observations de la commission de sécurité. La commission des sites n’est pas opposée au portail tel qu’il est prévu. – L’architecte des Bâtiments de France (E. During) émet un avis favorable.
    Extrait du procès verbal de la réunion tenue le 4 mai 1979. La démolition du bâtiment arrière contribuera à assainir un îlot dense. Les devantures sont reculées dans l’embrasure des piliers. Le portail devra encore être approuvé.
    1979 (juillet) – Calcul des droits de voirie : transformation de deux devantures et deux entrées sur rue au rez-de-chaussée, transformation des façades sur cour au rez-de-chaussée et vasistas, transformations intérieures – Le préfet délivre le permis de construire
    1979 (septembre) – Le Comptoir des Viandes transmet la déclaration d’ouverture du chantier
    Suivi des travaux – Démolitions aux étages (septembre 1979) – Le chantier est fermé (mars 1980) – La structure en bois est en cours de consolidation (juin 1980) – L’ancien crépi sur cour est enlevé (septembre 1980) – Les toitures des bâtiments latéraux et arrière sont terminées, les menuiseries extérieures sont posées, l’aménagement intérieur continue (janvier 1981) – Les façades sur cour sont crépies (avril 1981) – La façade sur rue est repeinte. Les petits bois des fenêtres sont supprimés, le maire écrit à ce sujet au propriétaire – Jean Daniel Braun S.A. (22, rue Lafayette) transmet le dessin du portail pour approbation
  • 1981 (novembre) – Demande d’avenant (régularisation des étages, modifications projetées au rez-de-chaussée) – Nouveaux plans – L’architecte des Bâtiments de France approuve la grille du portail et rappelle que les petits bois aux fenêtres doivent être maintenus ou refaits et que la pierre de taille du porche ne devra pas être peinte
    1982 (mars) – Observations de la commission de sécurité. La passage pour accéder aux logements devra être muni de parois adaptées, la surface vitrée devra être réduite dans les boutiques
    1982 (mai) – Le préfet accorde le permis de construire
    1982 ((août) – Les travaux sont terminés, sauf l’aménagement de la cour arrière
    1982 (septembre) – La commission décide d’exiger que les conditions portées au permis de construire (petits bois aux fenêtres) soient respectées. Jean Daniel Braun SA. répond en octobre que les fenêtres sur rue sont conformes aux prescriptions. La commission exige que les mêmes prescriptions soient respectées dans la cour
    1983 (septembre) – Les fenêtres sur cour ne sont pas modifiées. L’architecte des Bâtiments de France n’est pas disposé à porter l’affaire devant le tribunal. Le dossier est classé
    1987 (juin) – La Police du Bâtiment procède à un nouveau contrôle après avoir reçu une déclaration d’achèvement des travaux. La situation est la même qu’en 1983 (la pierre de talle du porche n’est pas décapée, les fenêtres sur cour n’ont pas de croisillons). Le maire émet un avis défavorable à la délivrance du certificat de conformité
  • 1985 – Rapport de la Commission de sécurité qui demande de supprimer les étais dans le passage qui mène à la deuxième cour où se trouve un établissement recevant du public.
    1986 (janvier) – Claude Levy répond que les étais sont nécessaires pour éviter que les poutres ne s’affaissent
    1988 – Les étais sont retirés après travaux
  • 1987 – Locataire d’une boutique (Peau Rouge, bottes et accessoires), Jacques Monzain demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse et une autre en forme de botte. L’architecte des Bâtiments de France émet un avis défavorable pour la première, favorable pour la deuxième – Arrêté correspondant du maire
    1993 – Evelyne Gall-Heng délivre un certificat d’irrecouvrabilité
  • 1992 – Michael Kamana demande l’autorisation de poser une enseigne à double face (Europa Griffe), maquette – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis défavorable, la saillie étant trop importante
    Nouveau projet, avis favorable – Autorisation – L’enseigne est posée, novembre 1992
  • 1990 – Rapport préalable à un arrêté de péril non imminent – Des affaissements et des fissures observés depuis mars 1990 semblent dus à une surcharge suite aux transformations des années 1980. Les planchers ont été enlevés dans les cuisines et les salles de séjour. Les affaissements se sont étendus à la cage d’escalier.
    Liste des copropriétaires des bâtiments gérés par la société Sogestim (rue Martin Bucer)
    1990 (octobre) – Le maire prend un arrêté portant injonction aux copropriétaires de remédier à un état de péril
    1990 (novembre) – Expertise contradictoire. Comme les logements sont vides et la première cour protégée, il n’est pas nécessaire de poursuivre la procédure. Les contrôles de février 1991 et avril 1992 constatent que la situation n’a pas changé. Le contrôle de janvier 1994 constate que les étais se sont déplacés – La Police du Bâtiment classe le dossier en prévoyant des contrôles réguliers.

Relevé d’actes

La maison appartient au début du XVII° siècle au docteur en médecine Jean Ringler qui épouse en 1590 Marie, fille de l’ancien consul Jean von Hohenburg

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 119 n° 365)
1590. Domin. post octavam Domini. Johannes Ringler der Artzeneÿ doctor, vnd Maria h. Johann von Hohenburgs Alten Ammeisters dochter, eingesegnet den 27. Januarÿ (i 128)

Après la mort de Marie von Hohenburg, le notaire Jérémie Ursinus dresse l’inventaire de ses biens où est copié le testament qu’elle a fait en 1618 avec son mari. Elle laisse trois fils et une fille ou leurs représentants. Les experts estiment la maison 800 livres. L’actif de la succession s’élève à 10 053 livres, le passif à 5 764 livres

1644 (1. 7.br), Not. Ursinus (Jérémie, 60 Not 14) n° 17
Inventarium undt Beschreibung Aller vndt Jeder Haab Nahrung und Güetter, Ligendt vndt Vahrender, so weÿl. die Ehren: undt viel tugendreiche Fraw Maria Ringlerin gebohrne von Hohenburg, auch weÿl. deß Ehrenvesten undt Hochgelehrten Herrn Johann Ringlers Medicinæ Doctoris burgers alhie Zu Straßburg seel hinderlaßene wittib, nunmehr beede seel. nach Ihrem aus dießer weltt tödlichen hinscheÿden hinter ihro Verlaßen, Welche auf freundliches ansuchen erfordern und begehren der Edlen, ehrenvesten, fürsichtig weÿßen, hochgelehrten, Hochachtbahren v. wohl fürgeachten Herrn Johann Jacob Kipßen, E. Ehrs. Großen Raths alhie Beÿsitzers, (weÿl. herrn Johann Ringlers, mitt auch weÿl. frn. Salomeen Ingoldin seiner Efrn. beeden seel. ehelich erziehlter hinderlaßener Kinder) als Jfrn Mariæ Salomeen, Johannißen, Foelicitæ vndt Mariæ Dorotheæ aller 4. geschwüsterdt vnd weÿl. H. Johann Ringlers vnd Fraw Salomeen Ingoldin beed Eheleuth burger alhier seel. Ehelich erziehlter hinderlaßener Kind. geschwornen Vogts, Mehr herr Ernst Heuß, deß Elttern beÿder Rechten Doctoris vnd Advocati alhier Zu Straßburg als Jungfrau Mariæ Ursulæ Ringlerin, weÿl. H. Johann Friderich Ringlers geweßenen Appodeckers burgers alhue mit Frau Susannæ Bernerin seiner hinderlaßenen Fr. Wittwen ehelich erziehlter dochter geschwornen herrn Theilvogts, Mehr Herr Johann Carl Ringlers Eines Ehrs. Kleinen Raths alhier alten beÿsitzers vnd d. Zeit der Statt Straßburg Saltz: vndt Vnschlich Verwaltters burgers alhie, so wohl für seine Persohn selbsten, als auch erst ernanndter Jgfrn Mariæ Ursulæ Ringlerinn geschwornen Vogt, Vndt dann (H. Friderich Harnuspergers burgers alhier als fraw) Mariæ Stößerin auch ane* fraw Mariæ Ringlerin seel. mit H. Johann Heinrich Stößerin der Zeitt Landtspergischen Schaffners vnd Gericht schrb Zu Brumpt vnd Westhoffen ehelich erzielter dochter, Ehevogts, alle der iezt abgeleibten fraw seel. respectivé Sohn vndt Enckel vndt sowohl ab intestato als auch p. Testamentum nominirter hind.laßner nechster Erben und dero Ehe: geschwornen Vnd Theil vögt – So beschehen vnd angefangen auff dinstag den 10. 7.bris A° 1644.
Copia Testamenti nuncupativi H. doctoris Johann Ringlers Vndt Frawen Mariæ von Hohenstein beÿder Eheleuth in Anno 1618. vffgericht – Persönlich erschienen seindt der Ehrenuest vndt hochgelehte H. Joh: Ringler der Artzneÿ doctor vnd die Viel Ehrn vnd. tugendreichee Fraw Maria Ringlerin gebohrne von Hohenburg beede Ehegemächte Vndt burgere Zu Straßburg gesunder, gehender vff stehnder leiber, Auch gutter verständliger sinnen vernunfft gespräch vnd sinnens (…) solchen Ihren letzten willen vndt testament Kurtz verrückher tagen in ein schrifft verfaßen laßen, welche letzte willens schrifft, So mit Ihrer der beeder testirender Ehegemächt eigener handt suscription verahrt, die mir Notario als baldt vberrichten, mit begehren, d. Ich dießlbige den anweßenden erbettenen gezeügen Allen hernach bemelt offentlich verleßen (…)
Lettstlichen vndt Zum Fünfften, weil die einsetzung vndt benamung der Erben eines Jeden Testaments fundament vnd grundt feste ist, auch ohne dießelbige kein testament bestand heben kan, derowegen so ernennen, setzen vnd bestimmen wie beede Testirende Ehebegmächt Zu vnßeren rechten wahren testaments Erben, so auch d. ab intestato vnßer rechte vnd Natürliche Erben seindt, benantlichen Johannem, Johann Friderichen, Johann Carolinn Ringler Vnßere dreÿ Söhn, So dann Marien vnßer lieben Tochter Marien Ringlerin seel. mit Hannß Heinrich Stößern Erzeugtes Töchterlin, vnßern lieben Enckel, Jedem Zu einem Vierdten (…) So geben vnd beschehen de, 18. Februarÿ 1618. – Vndt diewiel dann Ich Daniel Strintz von Straßburg deßelben bistumbs vndt burger daselbsten (…)
Declaratio Vndt Erleütterung Ettlicher Puncten in hieuorgeschriebenen testaments begriffen (…)
Der Frn. seel. Nachdisposition Copeÿ (…) Actum Straßburg Sontags den 13. Novembris Im 1631. Jahrr
Copia Instrumenti vber hieuorgeschriebene Nachdisposition auffgerichtet (…)
Publicatio vndt Erclerung vff hieuorgeschribene d. fren. seel verordnete Nachdisposition

In einer alhie in d. Lucernen gaßen in d. Statt Straßburg gelegenen vndt in dieße verlaßenschafft gehöriger behaußung Ist befunden worden, wie volgt
Im vordern Stock. Auff dem Mittlern Kasten, In der obern vordern Neben Stuben, Inn dießer Stubkammer, In d. Cammer A, In nebens Kammer, Inn der vndern Vordern Stuben, Inn dießer stub Cammer, Inn der vordern Kuchen, Auff dem obern Gang am Mittlern stock, Auff dem gang daruor, In der Kammer C, In der Kammer D, Inn der Kuchen in dießem stockh, Im Obern Haußöhren, Inn der undern Stuben dießes stocks, Im Conthor in d. Stuben dießes stocks, In d. vor Badtstuben
Im hind. Stockh, Im Mähl Kämmerl., Im hind. Hoff, Im vordern Gewölb (vide hernach sub signo #)
Eÿgenthumb ane Heüßen. Item Zwo Behaußungen, ein vord. v. mittlere mit deren hoffstätten, auch 2. höfflin dar Zwischen, sampt j. Stall, v. allen and. Ihren gebewen, begriffen, weith. Rechten, Zugehörden V. gerechtigkeiten, geegen alhie in d. St. Straßb. im Reinboldts gaßen, j. s. neben H. Christoph Bohnstengeln dem handelßmann, 2.s. neben H. Hans Jacob Wild.muthen auch handelßmann beed. burgern alhie, stoßt hinden vff den Müntz hoff, seindt freÿ ledig vnd eigen, angeschlagen p. 800. lb d.
Darüber sagt j. t. Perg. brieff mit d. St. Str. anhangendem Insigelln deßen dat. d. 16.t Januarÿ A° 1587. Dabeÿ noch ettliche v Kauff wehr: hutten: abgeloßte Zinnßbr. v. and. Documenta mit alttem N° 1 sign. v. darbeÿ gelaßen.
Item eine Behaußung vndt hoff, mit Keller (…) in dem Flecken Barr in d. widen gaßen gelegen (…)
Beschluß in dießes Inventarium, Sa. haußraths 389, Sa. Früchten vndt Meels 5, Sa. Weins vndt Leerer vaß 48, Sa. Bibliothec 12, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 199, Sa. Guldenen Ring 27, Sa. Bahrschafft 21, Sa. Pfenningzinß hauptgüetter 5372, Sa. Gülthen vnd dere Anschlags 72, Sa. Eigenthums ane heüßern 900,, Sa. Anschlags d Ligenden Güetter 98, Sa. Schulden 2907, Summa summarum 10.053 lb – Schulden 5764 lb, Nach Abzug der Schulden 4289 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 9257 lib
Wÿdem so die ietz verstorbene fraw seel. biß in Ihr Absterben genoßen. Item so hatt dießelbe vo weÿl. herrn Johann Ringlern der Artzneÿ Doctore Ihrem gelieten Herrn seel. wÿdembs weÿs Zugenießen gehabt.

Les héritiers Ringler hypothèquent la maison au profit de la tribu de la Fleur pour laquelle agit son chef Henri Koch

1644 (21. 9.br), Chambre des Contrats, vol. 493 f° 663
Erschienen H. Friderich Hornusperger alß Ehevogt Mariæ Stößerin, H Johann Jacob Kipß E. E. groß. Rhats Beÿsitzer alß Vogt weÿl. H Johann Ringlers seel. hinderbliebener Vier eheleiblich. Kind. Vnd H Johann Carl Ringler alter Kleinen Rhats Verwanther alß Vogt Jungfrawen Mariæ Ursulæ, Weÿl. H. Johann Friderich Ringlers seel. hinderlaßener eheleiblich. dochter, mit beÿstand H Ernesti Heuß. dero recht. Doctoris & Advocati alß Theil Vogts, so dann Er. H H. Carl Ringler für sich selbst. alle alß Weÿl. Frawen Mariæ von Hohenburg, Weÿl. H Johann Ringlers Med. Doct. seel. Wittibin, nunmehr auch seel. hinderlaßener resp. Kind. Enckhel und sampt. Erben
haben in gegensein H Henrich Koch E. E. groß. Rhats alt. Beÿsitzers alß beÿ E. E. Zunfft der Blumen alt. Zunfft Maÿsters und hierzu insonderheit Deputirten – schuldig seÿen 200 Pfund
dafür in specie Vnderpfand sein soll hauß hoff und hoffstatt mit allen deren Gebäwen, Rechten und Zugehördt. alhie beÿ der Zunfftstuben Zur Lucernen in der Reinboldts gaß. neben H. Christoph Bonenstengel ein: und anderseit neb. H Hannß Jacob Wildermuthen, hind. vff der Statt Müntzhoff stoßend gelegen, so allerdingß freÿ ledig und eig. seÿe, Vnd in subsidium alle übrige obgedachter Frawen Mariæ von Hohenburg Ringlerischer Wittib Verlassenschafft soch sovil hierzu von nöth

La maison revient à sa petite-fille Marie Ursule, fille du pharmacien Jean Frédéric Ringler, qui épouse en 1648 Georges Christophe Kast, marchand originaire de Worms : célébration, inscription au registre de bourgeoisie comme servant à la tribu du Miroir

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 342) 1648.Dominicâ XIX Trinit. d. 8. 8.br. Hr: Georg Christoff Kast der handelsmann weÿl. herr, Johann Philips Kasten Handelsman Vnnd des Raths der Statt Wormbß Beÿsitzer nachgelaßener ehelicher Sohn, J. Maria Ursula, weÿl. H: Johann Friderich Ringler Apotheckers vnnd Burgers alhie nachgelasene eheliche tochter, Eingesegnet d. 16. 8.bris Zu St: Thoman (i 347)

1648, 4° Livre de bourgeoisie p. 256
Geörg Christoph Kast Von Wormbs der Handelßmann empfangt d. burrecht Von seiner haußfr. Maria Ursula Hrn Johann Friderich Ringlers deß Apoteckers seel. dochter umb 8 Gold fl. ist ledigen standts geweßen, Würd zu denn Spiegleren dienen Jur. den 1. 9.bris 1648.

Georges Christophe Kast et Marie Ursule Ringler hypothèquent la maison au profit de l’étudiant en philosophie Jacques Evrard Becht

1650 (22. 9.br), Chambre des Contrats, vol. 508 f° 1038-v
Erschienen H Georg Christoph Kast der handelsmann und fr. Maria Ursula Ringlerin beÿde Eheleuth und Sie Fr. Maria Ursula mit beÿstand H Johann Rudolph Saltzmanns deß ältern Med. Doct. & Professoris senioris, Statt Physici und der Collegiat stifft St. Thoman Decani, und H Johann Carl Stieglers der Statt Saltz: und Unschlitt Verwalters alß deroselben hierzu erbettener nechster Verwanther
haben in gegensein H hannß Ludwig Koben deß handelsmanns und E.E. groß. Rhats Beÿsitzers alß Vogts Jacob Eberhard Bechten Philosoph. Studiosi mit beÿstand H Johann Adam Schrag V.I.D. und wohlgedachts Rhats Actuarÿ alß deßelben Schwagers und constituirten Curatoris ad lites – schuldig seÿen 250. lib.
Underpfand sein soll hauß hoff, hoffstatt mit allen deren Gebäwen & alhie beÿ der Zunfftstuben Zur Lucernen, einseit neben H Jacob Sendrath, anderseit neben H hannß Jacob Wildermuth, beede handelßmännern, hinden vff den Statt Müntzhoff Zum theil theilß vff die Wogeßerische wittib und Erb. stoßend gelegen, so zuuor verhafftet ist umb 200. lib. E.E. Zunfft Zur Blumen

Georges Christophe Kast demande l’autorisation de se faire accompagner par Jean Bender jusqu’à Montbéliard pour acheminer des chevaux en France
1656 Conseillers et XXI (1 R 139)
(f° 70-v) Sambstag d. 29. Martÿ – Georg Christoph Kast Bericht d. Er 50 pferdt in Franckreich Zu führen Vorhabens, Bittet Mh. wollen gescheh. alß. daß Er Johan Bender biß nacher Mümpelgartt mit sich nemmen möge. Erk. Soll Ihme deß begehren abgelehnt Werd.

Georges Christophe Kast perçoit du vin à la place des intérêts d’un capital déposé à la Tour aux Deniers en février et en juin
Les Quinze nomment fermier du péage aux chevaux le marchand de chevaux Georges Christophe Kast qui est le seul candidat à la fois compétent et en mesure de fournir une caution

1667, Protocole des Quinze (2 R 84)
H. Georg Christoph Kast. 22. 100. Admodiator. 162.
(f° 22-v) Freÿt. den 15. Februarÿ. – Georg Christoph Kast per Reüßnern dem stünden beÿ 1000.fl. Zins auß Vffm Pfen: Thurn, der pittet Vmb gelt, frucht vnd wein. Erkandt, von obb. herren die Verwilligte 10. lb d 12. ohmen wein vnd 6. vrtl. Frucht, hat schein empfg.
(f° 100-v) Sambstags den 29.ten Junÿ – Georg Christoph Kast per Dr. G. hatt über 1000. fl. Pfenningth. Zinß außstehen, bitt man wolle Ihme ein erglückliches ahne Wein vndt Früchten Zu kommen laßen. Erkant Sollen dem Imploranten Zwölff Ohm. wein, vndt Zehen fl. Frucht gevolgt werden.
(f° 162) Freÿtags den j. 7.bris – H. Georg Christoph Kast Roß Zolls Admodiation
Obere Bawherren laßen per Herrn Negelin referiren nach deme mann vmb den Roß Zoll anderwertlich zu bestellen vnd zuebegeben, eine geraume Zeit verstreichen laßen, warinnen sich Zwahr Hans Carl Zorn, H. Anthoni Flach, Hans Jacob Haubenstricker, H. Hüenerer vnd Hans Jacob Schneider der Kantengieser angemelt, theils aber wider Zurückgangen, andern theils wegen der Caution gemeiner statt nicht annehmlich gewesen, Vnd sich mittler weis Georg Christoph Kast der Roßhändler In der Vollkommenen Condition Vnd dem gebott waß sich von Obrig. etliche Zugeben erclärt, angemeldt, außerhalb das er die Admodiation nur Vff 3. Jahr begehrt, Wehre darauff In gegenwarth der Obern Bawherren Und herren dreÿ des Pfen: Thurns mit Ihme Kasten dahin tractirt vnd geschloßen worden, daß er berierten Roß Zoll In der qualität, wie Ihne Hans Michel Schaad exercirt vnd genoßen, Vff 5. Jahr termino Instehende Martini angehend, Übernommen, Hergegen Gemeiner Statt Jährlichen daruor 400. Rthler Zuegeben Versprochen, also das er quartaliter 100. Rthlr darvon Zu advanciren Vnd deßwegen mit beÿstand seiner Frawen nechster befreünden Vff den Pfen: thurn In der Stille Zu caviren sich obligat gemacht, mit dem dabeÿ beschehenen anhang, welch. Gott lang abwende, wofern das contagium auch diße Statt ergreiffen Vnd alle handlun wie beÿ d. gleichen fällen geschiht, dauon entgehen sollte, daß vff solchen fall allein die Statt selbiges erwägen Vnd ratione des Canonis ein billige gleichheit beobachten wolt, Weilen nun hiemit dem geschäfft seine abhelffliche maß gegeben, habe mams* billig auch für Jetzo hind.bringen sollen.
Erkandt, würd das Verhandelte In diesem geschäfft gevolgt, seind vnd. disem dato 150. mandato wegen des Roßzolls Vmbgetruckh Vnd vff H. Kasten gereicht worden.

Georges Christophe Kast demande aux Conseillers et aux Vingt-et-Un d’intercéder en sa faveur auprès du prince de Saxe pour obtenir paiement des chevaux qu’il a fournis aux troupes. Il propose en juin que les interprètes encaissent la taxe des chevaux aux portes où il n’y a pas de péager pour mieux faire rentrer l’argent
1674, Conseillers et XXI (1 R 157)
Georg Christoph Kast. 134. 321.
(p. 134). Sambst. d. 4.ten Aprilis aô 1674. – Nôe Herrn Georg Christoph Kasten deß Pferdthändlers überreicht Reüßner Vnterth. etl. supplicatiio pro intercessionalibus Ahn Ihre Churfst. dhlt. in Sachsen wegen Verlangender mitschlagung der 100. ducaten Welche Er zu redimiren Seiner Von denen Chur Sächsischen Völckern Ihme abgenommener Pferde Zu Franckfort beÿ Herrn Wihsen deponirren müßen. Erk. Willfahrt.
(p. 321) Sambst. den 18. Julÿ 1674. – Georg Christoph Kast wegen des Pferdt Zolls
Mghhn die XV. laßen per Herrn Secret: Graseck referiren, 1. demnach Herr Georg Christoph Kast auf dem Pfenningthurn sich becklagt, daß der Pferdt Zoll Zimlich ohnrichtig eingeht, vnd die Juden sehr betriegen, vndt mann sich errinnert, daß hiebevor die Käuffere ein Zeichen an denen Zöllern Vorweißen müße, sonsten mann sie nicht passiren laßen, alß habe mann darfür gehalten, dieweilen doch die Juden mit Ihrem Pferdt handel nirgend anders wohin alß hiehero wißen, daß das Pflaster gelt, wie an andern orthen üblich auch allhier eingeführt von einem ieden Pferdt 2 d gefordert, vndt an denen thoren wo keine Zoller seind, daßelbige durch die dollmetschen welchen nach proportion der Summ welche es ertragen wird, eine ergötzlichkeit deßwegen Zu geben were, eingenommen werden könte, iedoch stelten Sie alles Zu Mghh. Erkandt, Gefolgt.

Georges Christophe Kast est nommé député aux logements militaires et suppléant des Vingt-et-Un
1687 Conseillers et XXI (1 R 170)
H. Georg Cristoph Kast wird XXI. 108. und Deputirter beÿ d. Einquartierung stub. eod.
(p. 108) Montagß den 24. martÿ 1687.Electus Zu Einem ledige, XXI H. Rath. Georg Cristoph Kast
Electus Zu Einem deputirten herren der Einquartierung erstgemelter H. XXI. Georg Cristoph Kast.

1687, Protocole des Quinze (2 R 91)
182 Ane Herrn Georg Christoph Kasten so XXI worden, stelle ist ein anderer Constoffler inn EE Kleinen Rath Zu erwehlen

Marie Ursule (Ringler) femme du marchand Georges Christophe Kast vend la maison à Jean Philippe Marolff et à sa femme Anne Marie Vogler

1677 (2.4.),Chambre des Contrats, vol. 546 f° 296
Maria Ursula, herrn Georg Christoph Kasten deß handelßmanns Eheweib mit beÿstand erstgedachts ihres Ehevogts
in gegensein herrn Johann Philipp Marolffs und frawen Annæ Mariæ Marolffin gebohrner Voglerin beÿder Eheleuth
Ein Vorder: und mittler: hauß Zweÿ höfflein dar zwischen Stallung mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, zugehördten, rechten und gerechtigkeiten alhier in der sogenannten Lucernen Gaß, einseit neben Johann Römer den Goltarbeiter, alß den Sandrartischen, hinden uff den Müntzhoff zum theil und theils neben hannß Philipp Otten den Kieffer, stoßend gelegen – umb 1125. lb.
Vnd haben die Kauffende Eheleuth der Verkäufferin bewilligt, daß dieselbe ihre alda ligend habende früchten biß Weÿhenachten dießen Jahrs ligen laßen mögen und daß ohne einigen Entgeld, oder Kasten zinnß

Le juriste Jean Philippe Marolff et sa femme hypothèquent aussitôt la maison au profit du marchand Frédéric Gambs pour en payer le prix d’achat

1677 (5.4.), Chambre des Contrats, vol. 546 f° 299-v
Herr Johann Philipp Marolff U. I. Ddus und fraw Anna Maria Marolffin gebohrne Voglerin ein eheliche haußfrau und Zwar Sie Anna Maria, mit beÿstand der Ehrenvest fürsichtig und weÿsen herrn hannß Jacob Knoderers und herrn Isaac Habrechts beÿder alß E.E. Großen Rhats mittel ahne Statt nechster Verwanther hierzu insonderheit deputirter
in gegensein Johann Grünwaldts deß Scribenten im nahmen Herrn Friderich Gambßen deß handelßmanns – schuldig seÿen 500. lb, daß diselbe nach beschriebene behaußung erkauffen, und daß Angelt bezahlen können
unterpfand, Ein Vorder: und mittler: hauß, Zweÿ höfflein darzwischen Stallung mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, zugehördten, rechten und Gerechtigkeiten alhier in der so genannten Lucernen Gaß, einseit neben Johann Römer den Golt Arbeiter, anderseit neben der Sandrartischen behaußung, hinden uff den Müntzhoff Zum theil und theils uff hannß Philipp Otten den Kieffer, stoßend gelegen

Fils du maître des rentes à Friedberg en Wetterau (Hesse), Jean Philippe Marolff épouse en 1670 Anne Marie Vogler, fille de juriste
Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 201-v, n° 8) 1670. Eâdem die [Sonnt. II. Epiphaniæ. 16. Ianuarÿ] Hr. Johann Philipp Marolff J. U. Candidatus, deß Edlen, Wohl Ehren Vösten Vndt Hochachtbaren Hn Anthonÿ Marolff des Keÿßerlichen Vndt deß Heiligen Vn*chs Burgk Fridberg in der Wetteraw Wohlbestelten Rent Meisters Ehleibl. Sohn, Vndt Jfr. Anna Maria Weÿl. deß Wohl Edeln Vest: Vndt Hochgelehrten Hrn Johann Caspar Vogler, J. U. Dri Vndt berühmten Practici allhier hinderlaßne eheliche Tochter. Copulavi 27. Januarÿ (i 216)

Jean Philippe Marolff est candidat en droit puis (1672) procureur à Bouxwiller
Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 1024, n° 4) 1671. Donnerst. 19. Januarÿ. Parent. H. Johannes Philippus Murolff von Friedberg auß dem Wetterauw J. U. Candidatus Vnd Fr. Anna Maria Voglerin. Inf. Maria Sÿbilla. Suscept. H. Johann Caspar Bernegger XIII. Vir, Fr. Christiana Dorothea Hn Johann Frischmann frantzösischen Residenten Hausfrau Vndt Fr. Anna Ursula H. Joh: Melchior Greiners U.I. Doct. Wittib (i 566)

Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 35, n° 116) 1672. Eodem [18. Octobr.] Parent. H. Hanß Philipps Murolff J. U. Cand. Vndt Procurator Zu Buxweiler Vndt Fr. Anna Maria Voglerin. Inf. Maria Salome. Suscept. Hr. Johann Conrad Huth, Handelsmann, Fr. Maria Veronica Susanna Junckern Von Kirchheim Hoch Gr. Hanauischen Oberampt Mann Uxor Undt Fr. Anna Maria Hn Hannß Ernst Varenbühler J. Cti Vndt Hochgräffl. Hanaw Vormundschafftischen Raths Vndt Kirchen: Directoris Uxor (i 20)

Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 245 n° 138) 1676. Freÿt. 26. Julÿ. Parent. Hr. Johann Philipps Marolff J. U. Drd. Vndt Fr. Anna Maria Voglerin. Inf. Philipps Frantz, ist von der Hebamm Nöthgetaufft v. ein halbe stundt post acceptur Baptismus todts verfahren (i 74)

Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 308, n° 103) 1677. Sonnt. VI. Trinit. 22. Julÿ. Parent. Hr. Johann Philipp Marolff J. U. Drd. E E. Großen Vndt Kleinen Raths Procur. vicarius ordinar. V. Fr. Anna Maria Voglerin. Inf. Philipps Leonhard. Susc. Hr. Johann Leonhard Fröreÿßen XIII. vir, H. Johann Ulrich Fried, Syndicus, Fr. Felicitas Hr. Daniel Graudten des Handelßmanns Fr. (i 165)

Jean Philippe Marolff prête serment le 23 octobre après avoir été nommé procureur à l’audience du consul et le 25 octobre procureur adjoint au Grand Sénat
1675, Conseillers et XXI (1 R 158)
Johann Philipp Marolff. 348. 350.
(p. 348) Sambst. d. 23. 8.bris aô 1675 – Johann Philipp Marolff schwöhrt auff die ordnung eines procuratoris beÿ des Reg. H. Ammeister Audientz.
(p. 350) Montag d. 25.t 8.bris – Joh: Philip Marolf und Christian Breüning auff die ordnung der vice procurat : beÿ E. Ehrs. Großen Rath.

Juriste et procureur adjoint au Grand Sénat, Jean Philippe Marolff acquiert le droit de bourgeoisie par sa femme quelques jours après la prestation de serment. Il apporte un enfant et s’inscrit à la tribu du Miroir
1675, 4° Livre de bourgeoisie p. 423
H. Joh. Philipp Maroff I.U. Ddus und E. E. Großen Rhats Vice Procurator empfangt das burgerecht von seiner haußfr. Anna Maria weÿl. H. Joh: Caspar Voglers I. U. Ds seel. nachgelaßener dochter p. 8. golt fl. Welche Er beÿ d. Cantzleÿ erlegt hatt, bringt mit sich ein döchterlein namens Maria Salome, so beÿ Ordnung gelaßen wird zu den Maurern dienen. Jur. 27. 9.br. 1675.

Les Conseillers et les Vingt-et-Un nomment Jean Philippe Marolff procureur au tribunal de la Ville
1680, Conseillers et XXI (1 R 163)
(p 59) Montag d. 16. Februar. – Herr Johann Philipp Marolff würd Procurator beÿm Statt Gericht
Ane statt Joh: Jacob Schaumanns so Schaffner Collegÿ Wilhelmitani word. ist Zu einem procurator erwöhlt word. H. Marolf
(p. 64.) Sambst. den 21. Eheberedung 1680. Herr Peter Philipp Marolff schwört auff die Statt Gerichts Procurator Ordnung.

Les Conseillers et les Vingt-et-Un nomment Jean Philippe Marolff deuxième procureur au Grand Sénat
1686, Conseillers et XXI (1 R 169)
Johann Philipp Marolff procurator beÿ Kl. Rath
(p. 269.) Montagß en 6. Januarÿ 1687. – Zum zweiten H. Procuratorj dasembst [beÿ E: E: Kleinen Rath] H. Johann Philipp Marolff

Jean Philippe Marolff quitte la tribu des Maçons pour s’inscrire à celle des Bouchers
1688, Protocole de la tribu des Maçons (XI 232)
(f° 126) 2.te Gericht, Mont. 10. Maÿ 1688 – Herr Joh: Philipp Marolff Dd. resignirt sein zunfftrecht, und will zu E. E. Zunfft Zur Blumen dienen, bittet deßwegen mit benöthigten Schein ihme umb die gebühr Zu willfahren

Jean Philippe Marolff est remplacé dans ses charges après sa mort
1698, Obere Cancelley Herren, 1692-1725 (4 R 33)
H Joh: Philipp Marolff ist Gestorben und hatt durch seinen abgang ein procuratoris stelle beÿ E Kleinen Rhat eröffnet (p. 26. Montags den 1. 7.bris 1698)

La maison revient ensuite au marchand Frédéric Gambs (sans doute par adjudication judiciaire, voir plus haut l’obligation à son profit)
Fils du marchand Jean Vernier Gambs, Frédéric Gambs épouse en 1657 Anné Félicité, fille du receveur de Saint-Nicolas-aux-Ondes Jean Nicolas Gambs. Il se remarie en 1665 avec Marie Salomé Diebold, fille du bailli de Barr, puis en 1666 avec Cécile Salomé Widt, fille du docteur en médecine Jean Régnard Widt

Mariage, cathédrale (luth. f° 73)
1657. mehr zum 2. mal Dom. 1. Trin. H. Friderich Gambs der handelsmann H. Johann Werner Gambsen des handelsmanns vnd E. E. Groß. Raths Alten Beÿsitzers Ehel. Sohl, Vndt J. Anna Felicitas, Weilandt h. Johann Nicolai Gambsen Schaffner Zu Claus in Undis allhier hinterlaß. Tochter – Dienst. 9. Junÿ Spiegel et copul. etiam Zum Spiegel

Mariage, cathédrale (luth. f° 66-v, n° 43)
1665. Dom: post Trinit : Zum 2. mahl hr. Friderich Gambß handelßmann undt Burger alhie, Jfr. Maria Salome Weiland hr. Anthoni Diebold gewesenen Straßburg. Amptverwes. in der herrschafft Barr hinterlaßene ehel: Tochter. Dienstags den 12. 8.bris, Münster (i 69)

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 61-v)
1666. Dncâ XXX Trin. d. 28. Octobris. H. Friderich Gambs der Handelßmann v. Burger allhier, J. Cæcilia Salome, weiland H. Johann Reinhardi Widten Medicinæ Doctoris allhier hinderlaßene Eheliche Tochter. Copulirt Donnerst. d. 8. Novembris Zu St. Thomæ (i 66)

Le tuteur des enfants de Frédéric Gambs vend la maison 1 100 livres au tonnelier Georges Meyer et à sa femme Elisabeth Diemer

1690 (16. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 562 f° 556-v
H. Johann Rudolph Saltzmann, beeder rechten Doctorandus und E. E. Großen Raths Procurator et Advocatus ordinarius alß vogt weÿl. Hn Friderich Gambßen gewesenen handelßmanns hind.laßene noch lediger Kind.
in gegensein hans Georg Meÿers deß Kieffers und Elisabethæ gebohrner diemerin deßen ehelich. haußfr. mit beÿstand Valentin diemers deß Seÿlers deren leiblich. vatters
Eine behaußung bestehendin einem Vorder und Mittlern hauß auch hindern Stock mit Zweÿen höfflein, auch allen deren gebäuen, begriffen, weithen Zugehördt. rechten und Gerechtigkeit. allhier in der Sogenandten Lucernengaß einseit neben Johann Römer dem Goldarbeiter Zum theil und Zum theil neb. hans Phil. Otten d. Kieffer, anderseit neben Johann Adolph Offenbächer, hind. auff dem Müntzhoff stoßend gelegen – geschehen umb 1100 pfund

Fils de tonnelier, Jean Georges Meyer épouse en 1686 Elisabeth Diemer, fille de cordier
Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 322)
1686. In Festo S. Trinit. 9. Junÿ. Johann Georg Meÿer d. Kieffer Weÿl. Lorentz Meÿers gewesenen Kieffers Vndt Weinhändlers auch burgers alhier Nachgel. ehl. sohn, V. Jgf. Elisabetha Valentin Diemers deß Seÿlers Vndt burgers alhier ehl. Tochter. Copul. Mittw. 19. Junÿ (i 343)

Jean Georges Meyer meurt en 1713 en délaissant deux enfants. Les experts estiment la maison 600 livres. La masse propre à la veuve s’élève à 1 001 livres, celle des héritiers à 481 livres. L’actif de la communauté est de 3 768 livres, le passif de 1 594 livres.

1713 (8.8.), Not. Oesinger (Jean Adam, 39 Not 18) n° 462
Inventarium und Beschreibung aller derjenigen Haab, Nahrung und Güthere, Liegender und fahrender, Verändert und unveränderter Keinerleÿ davon außgenommen, so weÿland der Ehrenthaffte und Achtbahre herr Johann Geörg Meÿer geweßene Kieffer undt Weinhändlter burger allhier Zu Straßburg, nach seinem den 15.t Junÿ dieses lauffenden 1713.ten Jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt, Zeitlichen verlaßen, auf freundliches ansuchen erfordern und begehren der Viel Ehren und Tugendsammen Mariä Salomeä Astheimerin gebohrner Meÿerin des Ehrenthafften und Vorachtbaren Herrn Johann Philipp Astheimers Kieffers und Weinhändtlers auch burgers allhier eheliche haußfrau als des Verstorbenen Hn. eheliche Tochter, So dann herrn Johann Diemers, Seÿlers und burgers allhier, alß geordnet und geschworenen Vogts Johann Jacob Meÿers, leedigen Kieffers des Verstorbenen seel. ehelich hinderlaßenen Sohns, als deßelben ab intestato nächste beede Erben Inventirt und ersucht (…) durch die Viel Ehren: undt tugendsame Fr. Elisabetham gebohrne Diemerin die disorths Wittib beÿständlich des Edlen, Wohl Ehren Vesten Rechtsgelehrten und Großachtbaren herrn Johann Andreä Käufflins U. J. Candidati und berühmbten Practici ihres geschwornen Vogts als auch die obbenannde beede Erben (geäugt und gezeigt) – Actum in der Königlichen Statt Straßburg in fernerer Gegenwarth des Wohl Ehren Wohl Ehrenvesten, Rechtsgelehrten und Großachtbahren herrn Johann Christoph Roßenzweigs U. J. Lti und E. Löbl. Vogteÿ Gerichts wohlmeritirten Actuarÿ, welcher weilen obgedachter Herr Diemer aiß mangel anderer Verwandter Zu obgedachten Sohns Vogt erbetten worden, undt aber der disorths Fr. Wittib Leiblicher bruder ist, damit alle etwan darauß zuschöpffende ungleiche Gedancken Vermitten bleiben möchten neben berührtem Vogt Zu dißem geschäfft erbetten worden, Dienstags den 8.ten Augusti Anno 1713.

In einer jn der Statt Straßburg hinder der herren Stub gelegenen, in dießer Verlaßenschafft gehörigen undt hernach beschriebener behaußung befunden worden wie folgt.
Höltzen und Schreinerwerck. Auff der Bühn, In der Cammer A, In der Officier Cammer, In der Cammer B, Auff dem Gang, In der Schwartzgetüch Cammer, In der officier Knechts Cammer, In der Wohnstub, In der Magd Cammer, Im Haußöhren, In der Kuchen
Eigenthumb ahne einer behaußung (T.) Ein Vordere, Mittlere und ein hindere behaußung sambt Zweÿen höfflein, hoffstatten, bronnen auch übrigen dero Weithen, Rechten, Zugehörden und Gerechtigkeiten gelegen alhier in der Statt Straßburg ane der sogenannten Lucernengaß, 1. s. neben Mr. Lafermiere dem frantzösischen Würth, 2. s. herrn Joh: Heinrich Künast Ehevögtlicher weiß, hinden auff der Statt Müntz stoßend, so freÿ ledig und Eÿgen und durch der St. Strb. geschwornen herren Werckleuthe Crafft der Zu mein des Notarÿ Inventarÿ Concept geliefferten Schrifftlichen Abschatzung sub dato den 27.ten Julÿ 1713. æstimirt und angeschlagen Vor und umb 975. Darüber meldet 1. teutsch perg. Kbr. in allh. C. C. stb. gefertiget u. m. dero anh. Cleinern Secret Innsigel Verwahrt datirt den 16.ten Octobris Anno 1690.
Ergäntzung der Kinder und Erben abgegangenen unveränderten Vätterl. Guths. Inhalt Vorallegirten Zugebrachten Nahrungs Inventarÿ durch weÿl. H. Joh: Schübler Not: publ: in Anno 1687. gefertiget (…)
Abschatzung den 27.ten Julÿ 1713. Weÿland deß Ehrenhafften und bescheidenen herrn Johann Georg Meÿer Küeffer seel: hinderlaßener Fraw wittib und Erben ist eine behaußung allhier in der Statt Straßburg in der Lucernen Gaßen gelegen einseith neben Mons. La Ferme, anderseith neben herrn Johann Heinrich Grünaß, hinden auff die Müntz stoßendt, Welche behaußung Werckstatt, neben gang, Mittel hauß, Zweÿ Gewölbte Keller, hinden ein Stall, Zweÿ hoff: hoffstatt und brunnen sambt aller Ihrer recht undt Gerechtigkeit durch der Statt Straßburg Geschworne Werckhleuthe sich in der besichtigung befunden und Jetzigem Preiß nach angeschlagen wird Vor und umb Eintaußend Neun hundert undt Fünffzig Gulden. Bezeichnüß durch der Statt Straßburg geschwohrne Werckhleuthe, [unterzeichnet] Jacob Staudacher werckh Meister des Maurhof
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Der Wittib unverändert Vermögen, Sa. haußraths 45, Sa. Lährer Faß 17 ß, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 20, Sa. der Goldenen Ring 7, Sa. der Ergäntzung (927, davon gehet ab 9 ß, Restirt) 927, Summa summarum 1001. lb
Der Kinder und Erben ohnverändert Vätterlich Guth, Sa. haußraths 22, Sa. Silbergeschirrs 3, Sa. Ergäntzung (563, davon gehet ab 107, restirt) 455, Summa summarum 481 lb
Das Gemein Verändert und theilbar Guth, Sa. Haußraths 66, Sa. Werckzeugs Holtz, reÿff und band auch gemachter Arbeit Zum Kieffer handwerck gehörig 45, Sa. Früchten auff dem Kasten 15, Sa. der Wein, Eßig, Brandenwein und Lähre faß 1049, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 61, Sa. Goldenen Ring 8, Sa. baarschafft 202, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 1200, Sa. Eigenthumbs ane einer behaußung 975, Sa. der Schulden 144, Summa summarum 3768 lb – Schulden 1594 lb, Nach deren Abzug 2163 lb
Verstallungs und Beschluß summa Inventarÿ 3656 lb

Les préposés de la Taille font figurer la succession dans leur registre parce que les impôts acquittés étaient calculés d’après une fortune sous-évaluée de 1 900 florins (950 livres) sur un total de 9 300 florins
1713, Livres de la Taille (VII 1175) f° 50-v
(Kieffer, F. N° 1141) Weÿl. Hannß Geörg Meÿers gewesenen Kiefers, Weinhändlers und burgers alhier Verlaßenschafft inventirt H. Not. Ösinger.
Concl. fin. Inv. ist fol. 88, 3656. lb 13 ß 1 d
dazu gelegt wegen der für zweiffelhaffte eingetragenen Capitalien und Schulden 1000. lb (summa) 4656. lb, die machen 9300. fl. verstallte 7400. fl., also Zu wenig 1900 fl
War von der Nachtrag gerechnet wird auff Sechs Jahr in duplo macht à 5 lb 14 ß d, 34 lb 4 ß
Und auf vier Jahr in simplo th. à 2 lb 17 ß, 11 lb 8 ß
Extat das Stallgeltt pro 1713, 12 lb 11 ß
Geborr, 2 ß 4 d
Abhandlung 4 lb 1 ß 6 d, Summa 63. lb 10 d
Daran haben die Herren Dreÿ nachgelaßen Zweÿ Jahr in duplo und soviel in simplo, th. 17. lb. 2. ß, restirt 45. lb 18 ß 10 d
dt. 25° X.br. 1713.

Elisabeth Diemer meurt en 1721. La maison est estimée au prix porté à l’inventaire de son mari. L’actif de la succession s’élève à 4169 livres, le passif à 224 livres.

1721 (9.7.), Not. Oesinger (Jean Adam, 39 Not 28) n° 758
Inventarium und Beschreibung aller derjeingen Haab, Nahrung und Güthere, Liegender und fahrender, Keinerleÿ davon außgenommen, so Weÿl. die Wohl Ehren und tugendsammme Fraw Elisabetha Meÿerin gebohrne Diemerin auch Weÿl. deß Ehrenhafften und achtbahren Herrn Johann Geög Meÿers geweßenen Kieffers und Weinhändlers, burgers allhier zu Straßburg seel. hinterlaßene Wittib nunmehr auch seel. nach ihrem den 19. Januarÿ deß gegenwärtigen 1721. Jahrs aus dießer welt genommenen hientritt, Zeitlichen verlaßen, Welche Verlaßenschafft auf freundliches ansuchen erfordern und begehren der Ehren und Tugendbegabten Frawen Mariä Salomeä Astheimerin gebohrener Meÿerin, des Ehrenhafften und Vorachtbaren Herrn Johann Philipp Astheimers, auch Kieffers und Weinhändlers, burgers allhier Eheliebstin alß diß Orths Tochter, mit beÿstand deßelben, so dann deß Ehrenhafften und achtbaren Herrn Johann Jacob Meÿers leedigen Kieffers, alß dißorths Sohns, als beeder der Verstorbenen seel. hinterlaßener nechster ab intestato Erben Inventirt und ersucht, durch Sie die Erben selbsten, mit Zueiehung deß Ehrenhafften herrn Johann Diemers Seÿlers und burgers allhier Vorgedachten Sohns noch ohnentledigtenen Vogts – Actum in der Königlichen Statt Straßburg in fernerer gegenwärthigkeit des Wohl Ehren, Rechts Wohl gelehrten und Großachtbahren herrn Johann Andreä Käufflins, Jurium berümten practici, alß der Verstorbenen Fr. seel. geweßenen geschwornen Vogts, Mittwochs den 9.t Julÿ Anni 1721.

In einer allhier in der Königlichen Statt Straßburg hinder der herren Stub zum theil in dieße Verlaßenschafft gehörigen undt hernach beschriebenen behaußung befunden worden wie Volgt.
Ane Höltzen und Schreinerwerck. Auff der Bühn, In der Officier Stub, In der Cammer B, In der Schwartzgetüch Cammer, In der Wohnstub, Im Haußöhren
Eigenthumb ahne einer behaußung. Nemblichen Ein Vordere, Mittlere und Hindere behaußung, sambt Zweÿen Höfflein, Hoffstätten, bronnen auch überigen dero Weithen, Rechten, Zugehördten und Gerechtigkeiten gelegen alhier in der Statt Straßb.g ahne der so genannten Lucernengaß, einseit neben Monsr. Lafermieres des frantzösischen Würths Wittib und Erben, anderseit neben Herrn Johann Heinrich Künasten Ehevögtlicher weiß, hinden auff der Statt Müntz stoßend, so gegen jeder männiglichen freÿ Ledig und eigen und durch der Statt Straßburg geschwohr. Werckleuthe den 27.ten Julÿ Anno 1713. alß beÿ der Verstorbenen Frauen seel. Ehewürths Verlaßenschafft angeschlag. pro 975 lb. Von vorbeschrienener behausung ist eine tertz hiehero eigenthümlichen die andere Tertz H. Joh: Jacob Meÿern den Sohn, Welche seine Verstorbene Mutter seel. biß ahne Ihr lebens end nach innhalt Kinder Vertrags wÿdumbs weiß genoß. gehörig Welche beede tertzen weilen solche die Verstorbene seelig Zu Verstallen pflicht War hierin in außwurff Zu bringen 650 lb. Die übrige ein tertz ist Fr. Anna Salome Astheimerin gebohrener Meÿerin der Tochter und dißorths Erbin als Vätterl. guth Zuständig. Über die völlige behaußung ist vorhanden 1. teutscher perg. Kauffbrieff mit der Statt straßb. anhagedenem Cantzleÿ Contract Insigell Verwahrt, datirt den 16. 8.bris Anno 1790 [sic].
Series Rubricarum Hujus Inventarÿ. Sa. haußraths 150, Sa. Werckzeugs Holtz, Reÿff und banden Zum Kieffer handwerck gehörig 58, Sa. Wein, Eßig, Brandenwein und Lähre faß 1129, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 68, Sa. Goldenen Ring 14, Sa. baarschafft 41, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 1264, Sa. Eigenthumbs ane einer behaußung 650, Sa. der Schulden 789, Summa summarum 4169 lb – Schulden 224 lb, Nach deren Abzug 3944 lb

Jean Jacques Meyer cède sa moitié de maison à sa sœur Marie Salomé, femme du tonnelier Jean Philippe Astheimer

1721 (9.7.), Not. Oesinger (Jean Adam, 39 Not 28) Joint du n° 758 du 9 juillet 1721
Übergaab und übernahm Weÿl. H: Johann Geörg Meÿers deß geweßenen Kieffers und Weinhändlers und auch Weÿl. Frawen Elisabethä gebohrner Diemarin beeder Eheleuth und burgern allhier Zu Straßburg hinderlaßenen allhier hinter der Herrn stub gelegenen behaußung
Solche behaußung wie dieselbe in gedachten Herrn Johann Geög Meÿers Verlaßenschaffts Inventario fol: 79.b et 80.a umbständlichen beschrieben mit allen Ihren Gebäuen, Weithen, Rechten, Zugehördten und Gerechtigkeiten, hat herr Johann Jacob Meÿer der noch Leedige aber majorennis Sohn beÿständlich S. T. Herrn Johann Andreä Käufflins U: J: berührter practici seiner geliebten Mutter seel. geweßenen Curatoris und herrn Johann Diemars Seÿlers und burgers allhier seines noch ohnentledigten Vogts und angeregter seiner Mutter seel. leiblichen Bruders,
Frawen Mariæ Salomeä Astheimerin gebohrner Meÿerin, herrn Johann Philipp Astheimers ebenmäßigen Kieffers und Weinhändlers Eheliebsten mit assistentz deselben, alß seine leiblichen lieben Schwester so viel die Ihme herrn Johann Jacob Meÿern daran zuständig Eigenthümliche helffte betrifft, für freÿ leedig und eigen cedit und überlaßen umb den Preiß der 1750 gulden hießig Courrent, mit der noch fernerer Condition daß alle die jenige baw Kosten welche vorbemelter herr Johann Philipp Astheimer nach eines obberührten herrn Schwähers seel. ableben in berührter behaußung angewandt haben möchte, sie bestehen hernach worinn Sie wollen, sie die Schwester ohne Zuthuung Ihres bruders auff sich allein leÿde – So beschehen in der Königlicnen Syadt Straßburg Donnerstag den 10. Julÿ Anno 1721.

Les deux compagnons Sébastien Kohlmann et Jean Philippe Astheimer demandent au nom de tous les autres compagnons l’autorisation d’organiser leur fête habituelle
1710, Protocole de la tribu des Tonneliers (XI 393)
(f° 99) Dienstags den 17. Junÿ Anno 1710 – Sebastian Colmann und Johann Philipp Astheimer beede büchßenknecht beÿ der Kieffer Knecht laden stunden vor und bathen daß der sambtlicher Kieffer Knecht Gesellschafft auf den Nechstkünfftigen Johannis Baptistæ tag die gewohnliche recreation in brod und wein nach alter Gewohnheit gedeÿen möchte.
Erkand, solle Jeedem Gesellen ein Maaß wein und 4 d brod gereicht werden.

Originaire de Rüsselsheim près de Darmstadt, Jean Philippe Astheimer est autorisé à s’inscrire pour faire son chef d’œuvre en juillet 1711
1711, Protocole de la tribu des Tonneliers (XI 393)
(f° 130) Dienstags den 21. Julÿ Anno 1711 – Johann Philipp Astheimer Von Rüßelsheimb beÿ Darmstatt lediger Kieffer Knecht beÿ Johann Georg Meÿer Kieffern und Weinhändlern in arbeith stehet Vor bittet Ihme zu Verfertigung des Meisterstücks ein zuschreiben.
Erkand, und weilen er die Zeit nach Laut Articuls Verarbeithet, Willfahrt, Zahlt Werckstatten Zinß 1 lb 10 ß und pro Zunfft schrbr. und büttel 2 ß.

Jean Philippe Astheimer épouse Marie Salomé Meyer : contrat de mariage, célébration
1712, (5.9.), Not. Oesinger (Jean Adam, 39 Not 40) n° 337
Eheberedung-zwischen dem Ehrenhafften achtbaren und bescheidenen Meister Johann Philipp Astheimer Ledigen Kieffern Von Rüselsheim gebürthig Weÿl. deß Ehrsamen und bescheidenen H. Johann Adam Astheims gewesen bierbrauers und Gerichtsmanns daselbsten mit der Ehren und tugendsammen Fr. Appolonia gebohrne Hillerin ehelich erzeugtem Sohn, alß dem Hochzeiter ane Einem,
So dann der Ehren und tugendbegabten Jungfr. Mariæ Salome gebohrner Meÿerin des Wohl Ehrenhafften und Vorachtbahren Herrn Johann Georg Meÿers Kieffers und Weinhändlers burgers alhie Zu Straßb. mit der Ehren und tugendhafften Fr Elisabetha gebohrner Diemerin ehelich erzeugten tochter alß der Hochzeiterin am Andern theil
Montag de, 5.ten 7.bric Anno 1712. [unterzeichnet] Johann Philipp astheimer alls hohzeiter, Maria Salome Meÿrin Als hochzeitterin

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 243, n° 1058)
1712. Mitwoch den 21.t 7.mbris Seind nach 2. mähl. Proclamation ehelich copulirt worden Joh: Philipp Astheimer, der ledige Kieffer, weÿl. Adam Astheimers gew. b. v. biersieders Zu Rißelsheim Hinterl. ehl. Sohn, vnd J. Maria Salome H. Joh: Georg Meÿer b. vnd weinhändl. ehl. Tochter Testant Johann Philipp Astheimer als hochzeiter, Maria Salome Meÿerin Als hochzeiterin (i 242)

Jean Philippe Astheimer devient bourgeois le 17 janvier 1712
1712, 4° Livre de bourgeoisie p. 793
Joh: Philipp Astheimer der Küeffer Von Westhoffen, weÿl. Adam Astheimer gew. biersieders daselbst sohn, empfangt das burgerrecht von seiner Fr. Maria Salome Meÿerin p. 2. gold fl. 16 ß Wird beÿ E. E. Zunfft der Küffer dienen. Jur: d. 17. Dito [8.bris] 1712.

Jean Philippe Astheimer devient tributaire chez les Tonneliers en novembre 1712
1712, Protocole de la tribu des Tonneliers (XI 393)
(f° 173-v) Mittwochs den 2. Novembris Anno 1712 – Meister Johann Philipp Astheimer Kieffer von Rüßelsheim gebürthig prod: burger Schein von der Statt Stall Vermög deßen Er das Zunfftrecht als ein Leibzünfftiger Verlangt. Erkandt willfahrt, Zahlt gebühr als ein frembdter so sich an eines Zünfftigen tochter Verheürathet 1 lb 15 ß und für die Zu d. feüer Eÿmern geordnete 10. ß auch pro Zfftschreiber und büttel 2. ß 6 d.

Jean Philippe Astheimer et Marie Salomé Meyer hypothèquent la maison au profit d’Anne Catherine Kuhn née Memminger

1725 (31.8.), Chambre des Contrats, vol. 599 f° 441
H. Johann Philipp Astheimer weinhändler und Fr. Maria Salome geb. Meÿerin mit beÿstand ihres bruders Johann Jacob Meÿer Biersieders und ihrer Mutter bruders Johannes diemer Seÿlers
in gegensein Fr. Annæ Catharinæ Kuhnin geb. Memmingerin mit beÿstand H. Georg Friedrich Binder Schaffners des Closters zu denen Reuerinnen – umb 750 pfund
hypothecirt, Eine Behausung bestehend in Vorder: und hinderhauß zweÿen höffen und dero hoffstätten mit allen derselben begriffen, zugehörden und Rechten ahne der herren: stueb: oder Lucernen: gaß, einseit neben dem würthshauß au Louvre anderseit neben H. Künast hinten auff die königliche Müntz

Jean Philippe Astheimer et Marie Salomé Meyer hypothèquent la maison au profit des enfants mineurs du marchand de vins Jean Gaspard Emmerich

1728 (19.11.), Chambre des Contrats, vol. 602 f° 510-v
H. Johann Philipp Astheimer der weinhändler und Maria Salome geb. Meÿerin beÿständlich ihres bruders Johann Jacob Meÿer Buerbrauers zum Störckel und ihrer mutter bruders Johann Diemer seÿlers
in gegensein H. Johann Heinrich Pfeffinger Metzgers als vogts weÿl. H. Johann Caspar Emmerich weinhändlers Vier Kinder letster Ehe Mariæ Salome, Mariæ Margarethæ, Mariæ Marthæ und Mariæ Magdalenæ der Ememrich – schuldig seÿen 900 pfund
unterpfand, Eine Behausung bestehend in Vorder: Mittel: und hinderhauß zweÿen höffen und dero hoffstätten mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten in der Lucernen: oder herren stueb gaß, einseit neben der gastherberg au Louvre anderseit neben Kunastischer Wittib und erben hinten auff die Königl. Müntz und H. Schaffner Weinnemer

Jean Philippe Astheimer présente pour caution sa femme Marie Salomé Meyer et hypothèque la maison, ici localisée dans la rue des Chandelles

1733 (3.8.), Chambre des Contrats, vol. 607 f° 359
Auff Ansuchen H. Johann Philipp Astheimer des Weinhändlers nachstehender Niederhaußbergener Ambts bescheid vom 1. Augusti 1733
Extractus Niederhaußbergener Ambts: Verhör Protocolli de die 1. Augusti 1733 – H. Johann Philipp Astheimer der Weinhändler dahier stellet zur bürgin Fr. Maria Salome geb. Meÿerin seine eheliche hausfrau unter assistentz H. Johann Jacob Meÿers des Bierwürths zum Störckel und tit: Herrn Johann Andreas Käufflins Procuratoris vicarÿ beÿ E. E. großen Raths als ihres respective bruders und nächsten
die auslüfferung Johann Michael Kräutlers des Schuelmeisters daselbst in erster Ehe erzielten kindts mütterlichen Guths betreffend 471 gulden
unterpfand, ihr ohnveränderte zu Straßburg an der hellen: Liechtengaß, einseit neben dem gasthauß au Louvre anderseit neben tit: Hn. Künasten wittib gelegen

Jean Philippe Astheimer et Marie Salomé Meyer hypothèquent la maison au profit du serrurier municipal Sigismond Falckenhauer

1735 (14.2.), Chambre des Contrats, vol. 609 f° 82-v
Johann Philipp Astheimer der weinhändler und Maria Salome geb. Meÿerin mit beÿstand ihres bruders Johann Jacob Meÿer des Biersieders zum Storcken und ihres vettern H. Johann Andreas Keufflin Procuratoris vicarÿ und Jurium practici
in gegensein H. Sigmund Falckenhauer statt schloßers und EE. kleinen Raths alten beÿsitzers – schuldig seÿen 250 pfund
unterpfand, Eine Behausung bestehend in vorder: Mittel: und hindergebäu, zweÿen höffen und hoffstatt mit allen anderen denen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten ahne derr herren: Stueb gaß, einseit neben der Gastbehausung zum Louvre weÿl. H. Rathh. Charles La Fermière wittib und erben zuständig, anderseit neben weÿl. H. Heinrich Künast wittib und erben hinten auff die königliche Müntz

Jean Philippe Astheimer et Marie Salomé Meyer hypothèquent la maison au profit du fils mineur de Jean Evrard Pick et de Marie Madeleine Stuber

1739 (2.1.), Chambre des Contrats, vol. 613 f° 2-v
H. Johann Philipp Astheimer der weinhändler und Maria Salome geb. Meÿerin mit beÿstand ihres bruders Johann Jacob Meÿer des bierbrauers zum Storcken und ihres tochtermanns bruders Daniel Jacob Spoor des kürßners und fechhändlers
in gegensein H. Johann Georg Stuber des Pettschirrstechers als vogts weÿl. Mariæ Magdalenæ geb. Stüberin mit Johann Eberhard Pick dem Silberarbeiter erzeugten einigen kinds Johann Eberhard Pick – schuldig seÿen 35 pfund
unterpfand, Eine Behausung bestehend in Vorder: Mittel und hindergebäu, zweÿen höffen und hoffstatt mit allen deren gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden und gerechtigkeiten ane der herrenstub oder Lucernen gaß, einseit neben der Gastbehaußung zum Louvre weÿl. H. Rathh. Charles Lafermiere wittib und erben zuständlig, anderseit neben weÿl. H. Heinrich Künast dem Contolleur in hiesigen umbgeldt wittib und erben, hinten auff die königliche müntz – ihr Alstheimin als ein in Elterlicher verlassenschafft abtheillung von obged. ihre m bruder käufflich übernommenes guth

Jean Philippe Astheimer et Marie Salomé Meyer, assistée de son gendre Jean Spohr, hypothèquent la maison au profit de la mineure Anne Salomé Ihringer

1739 (6.2.), Chambre des Contrats, vol. 613 f° 59
H. Johann Philipp Astheimer der weinhändler und Maria Salome geb. Meÿerin mit beÿstand ihres brueders Johann Jacob Meyer des Bierbrauers zum Storcken und ihres tochtermanns H. Johannes Spoor
in gegensein Johannes Schäffer des knopffmachers als vogts Annæ Salome Ihringerin – schuldig seÿen 200 pfund
unterpfand, Eine Behausung bestehend in vorder, Mittel: und hindergebäuden zweÿen höffen und hoffstatt mit allen übrigen deren begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten in der herren stub: oder Lucernen gaß, einseit neben der zum Louvre genanten H. Rathh. Charles Lafermière des Gastgebers wittib und Erben gehörigen Gastbehausung, einseit neben H. Heinrich Künast Controlleur in hiesigen Umbgeldt wittib und erben, hinten auff die Königliche Müntz – ihr Astheimerischer Ehefrau als ein in Elterlichen verlaßenschafft abtheilung theils ererbt theils von obbenannten ihrem bruder käufflich übernommenes guth

Jean Philippe Astheimer et Marie Salomé Meyer hypothèquent la maison au profit de la Commanderie Saint-Jean de Dorlisheim

1741 (20.7.), Chambre des Contrats, vol. 615 f° 368-v
H. Johann Philipp Astheimer der weinhändler und Maria Salome geb. Meÿerin mit beÿstand ihres tochtermanns bruders Daniel Jacob Spoor des veechhändlers und ihres weitloßen vettern Abraham Eberwein metzgers
in gegensein S.T. H. Johann Baptist Kentzingers derer Commenthureÿen des Löbl. Johaniter Ordens zu Straßburg und Schlettstatt coadjutoris und administatoris der Ritter St Johannis Ordens Commethureÿ St. Johann beÿ Dorlißheim für ermelten Commenthureÿ St Johann beÿ Dorlißheim – schuldig seÿen 125 pfund
unterpfand, eine behausung bestehend in vorder: mittel: und hinderhauß, zween höffen, bronnen und hoffstatt in der Herrenstubgaß, einseit neben der königlichen Müntz, anderseit neben den Kunasthischen erben, hinten auff besagte Müntz – als ein elterliches erbguth

Jean Philippe Astheimer et Marie Salomé Meyer hypothèquent la maison au profit de Marie Salomé Pfund femme du batelier Jean Thiébaut Ulrich

1743 (24.12.), Chambre des Contrats, vol. 617 f° 485
Johann Philipp Astheimer der weinhändler und Maria Salome geb. Meÿerin mit beÿstand ihres tochtermanns Johann Spoor des handelsmanns und deßen bruders Daniel Jacob Spoor des veechhändlers
in gegensein Fr. Mariæ Salome geb. Pfundin H. Johann Diebold Ulrich des schiffmanns Ehefrau – schuldig seÿen, 200 pfund
unterpfand, eine behausung bestehend in vorder: Mittel: und hinderhauß, zween höffen, bronnen und hoffstätten in der Herrenstub: gaß, einseit neben der königl. Müntz, anderseit neben den Künastischen erben, hinten auff besagte Müntz – ihr Fr. Astheimerin als ein elterliches erbguth

Marie Salomé Meyer meurt en 1747 en délaissant quatre enfants. L’inventaire est dressé dans une maison dont elle est locataire quai Saint-Nicolas. La masse propre aux héritiers s’élève à 5 467 livres. L’actif du veuf et de la communauté s’élève à 74 livres, le passif à 5 574 livres

1748 (15.6.), Not. Oelinger (J. Jacques, 35 Not 54) n° 1413
Inventarium über Weÿl. der Viel Ehren: und tugendbegabten frauen Mariæ Salome Astheimerin gebohrener Meÿerin, des wohl Ehrenhafften und vorachtbaren H. Johann Philipp Astheimer Kiefer und burgers allhier Zu Straßburg gewesener ehel. Haußfrau nun seel. Verlaßenschafft, auffgerichtet in Anno 1748. – nach ihrem den 16. Januarii des längst abgew. 1747.sten Jahrs aus dießem mühesamen Welt Leben genommenen tödlichen Hintritt hier Zeitlichen verlaßen – Actum Straßburg den 15. Juny 1748.
Denominatio hæredum. die Verstorbene seel. hat ab intestato Zu ihren rechtsmäßigen Erben verlaßen alß 1. Fr. Mariam Elisabetham Spoorin gebohrne Astheimerin, H. Johannes Spor, wohnhaft Zu Düntzheim und burger Zu Straßburg Ehefr. welche auch gegenwärtig war und dieses Geschäfft unter assistentz H. Joh: Michael Ruepp hohldräh. u. b. alh. selbsten abwartete, 2) Jungfr. Maria Salome, so Majorennis, 3) Jgfr. Dorotheam so ebenfalls majorennis, diese beÿde mit H. Joh: Christian Rößel, Schneider u. b. alh. verbeÿstandet, 4) Johann Geörg seines alters 10 Jahr der dannenhero mit H. Joh: Jacob Meÿer biersieder Zum Stoerckel und b. alhier bevögigt, welcher auch hiebeÿ erschienen und die Interesse dieses seines Pfleg befohlen observirte, Alle vier der Astheimer der Defunctæ seel mit eingangs erwehntem dem hinterbl. Wittiber ehelich erzeugt: und ab intestato ad æquales partes zu Ihren rechtsmäßigen Erben Verlaßene Kinder
Bericht Gegenwärtigen Inventary. Nachdeme der dießeitig Inventur vollendet ware, hat sich sogleich hervorgethan, daß nicht nur Keine theilbahr Guth sondern vielmehr ein starck passiv onus heraußfallen würde, so daß die Kinder und Erben beÿ weitem Ihres Mütterl. guth nicht habhafft werden Könnten, dahero hat mann nach ersuchung der Kinder und Erben Mütterlichen Guths die ubrig Verlaßenschafft als dß Wittibers unverändert und theilbar tractiren wollen.

In einer alhie Zu Straßburg am Niclaus-Staaden gelegener dißorths Lehnungsweiße bewohnender behaußung befunden wrden als
Ergäntzung der Kinder und Erben ermanglenden unveränderten Mütterlichen guts. Nach besag einer Designation de 1721. besagenge was die Verstorbene seelig beÿ abtheilung Weÿl. frau Elisabethæ Meÿerin gebohrner Diemarin Ihrer Mutter seel. Verlaßenschafft vor einen halben theil ererbet
(f° 22) Series rubricarum hujus Inventarÿ. Der Erben Mütterlich guth, Sa. haußraths 35, Sa.Silbers und dergleichen Geschmeids 30, Sa. Goldener Rings 7, Sa. der Schulden 100, Sa. der Ergäntzung (6527, abzug 1232, Remanet) 5295, Summa summarum 5467 lb
Des Wittibers unverändert Nahrung v. theilbahre verlaßenschafft, Sa. haußraths 38, Sa. Werckzeug Zum Kieffer handwerck gehörig 1, Sa.Silbers 7, Sa. Reebgüter 27, Summa summarum 74 lb – Schulden 5574, Compensando 5500 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 32 lb
Zweiffelhaffte Schulden in des Erben ohnveränderte Nahrung 20, Zweiffelhaffte und verlohren Schulden in des Wittibers unveränderte Nahrung 1053 lb

Marie Salomé Meyer femme de Jean Philippe Astheimer vend la maison au traiteur Pierre Jacotti

1744 (16.4.), Chambre des Contrats, vol. 618 f° 212
Fr. Maria Salome geb. Meÿerin Johann Philipp Astheimer des weinhändlers ehefrau
in gegensein Pierre Jacotti dem traiteur [unterzeichnet] jacotÿ
eine behausung bestehend in vorder: mittel: und hinderhauß, zweÿen höffen und hoffstatt mit allen übrigen deroselben begriffen, weithen, zugehörden und rechten in der Herrenstub oder Lucernen gaß, einseit neben der Königl. Müntz, anderseit neben weÿl. H. Heinrich Künast Controlleur in hiesigen Umgeldhauß wittib und erben, hinten auff wieder auff die Müntz – als ein elterliches erbguth – um 750, 450, 250, 125, 350, 200 und 200 pfund verhafftet, geschehen um 1420 pfund

Aubergiste au Panier Fleuri, Pierre Jacotti demande l’autorisation d’ouvrir une auberge à l’enseigne de la Place de Victoire dans la maison Astheimer qu’il vient d’acheter. Les Quinze refusent en mai parce que la maison se trouve trop près du poêle de la Lanterne. Il réitère sa demande en juin. La décision se trouve dans la partie manquante du registre.

1744, Protocole des Quinze (2 R 154)
(p. 317) Sambstag d. 2. May 1744. – Römer nôe Sr Pierre Jacotti burgers und Würths au Panier Fleury pt° Schilds gerechtigkeit prod. Underth. Memoriale. ErK Ober Ungeltsherren.

(p. 343) Sambstag d. 9. May 1744. – Pierre Jacotti pt° Schilds gerechtigkeit
Iidem [Ober Ungeltsherren] laßen weithers per Eundem [Secretarium] referiren, daß Pierre Jacotti der burger und Würth durch ein den 2. Maÿ producirtes Underthges Memorial Zu Vernehmen gegeben, wie daß Er das Astheimerische in der Herren Stub Gaß, neben der Königlichen Müntz gelegene Hauß an sich erkaufft, und daraus ein Würths hauß à la place de Victoire Zu machen entschloßen seÿe, Weil aber solches ohn Mghh. hohe Obrigkeitliche permission nicht geschehen köne, alß wolle er allergehorsambs gebetten haben dieselbe gnädig geruhen wollen diesem erkaufften hauß die Schilds gerechtigkeit à la place de Victoire umb ein leidentliches mit Zutheilen. Welches petitum der Implorant auff geschehene Weisung widerhohlet. Weilen aber die behaußung all Zu nahe beÿ der Zunfftstuben Zur Lucern allwo er Weinschanck auch getrieben wird, gelegen, Alß Vermeine man daß der Implorant mit seinem begehren anzuweisen. Es stehe aber Zu Mghh. as sie erkennen wollen. Erkand, abgewiesen.

(p. 415) Sambstag d. 13. Junÿ 1744. – Pierre Jacotti pt° Schilds gerechtigkeit
Römer nôe Sr Pierre Jacotti pt° Schilds gerechtigkeit pprod. Underth. Mem. und bitten. Erk. Ober Ungeltsherren.

Originaire de Strasbourg, l’aubergiste Pierre Jacotti et Anne Marie Huet native de Colmar acquièrent le droit de bourgeoisie le 3 juin 1741. Le premier enfant est baptisé à Saint-Laurent en novembre
1741, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) f° 53
Pierre Jacotti der Würth von hier gebürtig et uxor eius anna maria gebohrne Huet von Colmar, wie auch dero töchterlein Maria Anna Jacotti erhalten das burger Recht jedes derer Elterrn um den alten burger schilling, und Wollen beÿ E.E. Zunfft der freÿburger dienen jur. et prom. eod. [3. Junÿ 1741]

Baptême, Saint-Laurent (cath. f° 149)
Hodie 13 Novembris anni 1741. (…) baptizatus fuit Petri Jacotiéz Civis et Cauponis hujatis et Annæ Mariæ Huët conjugum in hac parochia commorantium natus hodié. Patrinus fuit (…) (i 155)

Jusqu’alors aubergiste à Colmar, Pierre Jacotti devient tributaire chez les Fribourgeois le 3 octobre 1741
1741, Protocole de la tribu des Fribourgeois (XI 166)
(f° 138-v) 4° Gericht de 1741, Dienstags den 3.ten 8.bris A° 1741. – Neu Z.
Pierre Jacoty der bißherige würth zu Colmar, von hier gebürtig, so au pagnier fleury würtschafft zu treiben vorhabens, prod. burger: Urkundt dedato 3.ten Julij 1741: undt bittet Ihme das Zunfftrecht Zu Conferiren, mit dem Bericht daß Er die Sache wegen dem Weinschanck beÿ Gn. Herren denen XV. würcklichen in Richtigkeit gebracht.

Pierre Jacotti et Marie Anne Huet hypothèquent la maison au profit du marchand de vins Jean Michel Demuth pour en payer les frais de construction

1744 (5.9.), Chambre des Contrats, vol. 618 f° 470
Pierre Jacotti der traiteur und Marie Anne geb. Huet mit beÿstand H. Zeÿß und H. Jung beede EE. kleinen Raths beÿsitzer
in gegensein H. Johann Michael Demuth des weinhändlers, zu erbauung hiernach beschriebener behausung schuldig worden 1000 pfund
unterpfand, eine behausung bestehend in vorder: Mittel: und hinderhauß, zween höffen und hoffstätten cum appertinentis ader Herrenstub: oder Lucernen gaß, einseit neben den Kuhnastischen wittib und erben, anderseit neben der Königl. Müntz, hinten auff dießelbe – als ein am 16. Aprilis jüngst erkaufftes guth

Originaire de Worms, Jean Nicolas Ridhauser qui était employé chez Pierre Jacotti à la Place de Victoire et a l’intention de rentrer dans son pays demande au conseil de tribu d’obliger son maître à lui régler son salaire. Pierre Jacotti réplique que son employé l’a quitté et qu’il a enfreint le règlement et ne s’est pas rendu à la convocation portée par l’huissier de la tribu. Jean Nicolas Ridhauser prétend qu’il était souffrant. Le Conseil décide que Pierre Jacotti doit payer son employé de son travail, inflige une amende au pétitionnaire pour désobéissance et se réserve le droit de poursuivre Pierre Jacotti qui n’a inscrit aucun employé auprès de la tribu.
1746, Protocole de la tribu des Fribourgeois (XI 166)
(f° 324-v) Kauffgericht – Dienstags den 6. Dec. A° 1746 – Johann Niclaus Ridthauer der Hauß Knecht, gebürtig von Wormbs stehet und Klagt wieder Hn Pierre Jacotty den würth à la Place de Victoire, daß Er 5: Monath beÿ demselben in diensten gestandten, aber von Ihme seinen Verdienten Lohn nicht haben Kan, bittet, weilen er nacher Hauß beruffen worden, den Beklagten Zu bezahlung deßen ex officio Anzuhalten, will dahero die Sache Zu E. Ehrs. Gerichts Erkantnuß hiermit außgesetzt undt deroßelbe, sich submittirt haben, wecher aber anbeÿ seiner Klage dießes annoch beÿgesetzt, daß deß baklagten Ehefrau in Gegenwarth sein des beklagten gesagt, Er solle nur gehen, Er der Beklagte aber habe darbeÿ gemeldet, Er könne 20. hauß Knecht haben.
Beklager Zugegen, Sagt in seiner Veranthworthung daß der Kläger ohne Ihme das geringste hiervon Zu sagen, auß deren Hauße gegangen, undt der dienst quittirt, vermeint alßo dem Kläger Keinen Lohn schuldig Zu seÿn, bittet dahero von der Klage absolut: refusis Exp: welcher seiner Veranthworthung dießes annoch annectiret, daß, alß der büttel Ihne vor das letzt gehaltene Gericht wegen Einschreibung seines Gesindts, in specie deß Klägers citiret, so habe Er es demselben Zwar gesagt, Er sollte sich parat halten, Er müßte den Andern tag mit Ihme Vor Gericht Es hat aber derselbe Ihme darauff trotziglichen geantwortet, Er wolle nicht davor Erscheinen, und sich Einschreiben Laßen.
Der büttel hierüber angehört, Meldet, daß Er dem Kläger expresse gesagt, daß E. E. Gericht gehalten werde, undt Er dabeÿ Erscheinen müße.
Kläger Sagt hierauff, Er seÿe Kranckh gewesen undt habe alßo nicht außgehen Können.
Beklagter wiederspricht solches Vorgeben, undt sagt, daß Kläger habe außgehen Können, aber solches weilen Er Em En Gericht nicht pariren wollen, boßhafften weiße nicht Gethan.
Beklagter Klagt Ferner daß der Kläger auch ahne einem Sonntag ohne sein Vorwißen, einmahl auß dem Hauße gegangen, mithin wieder Ordnung gehandelt habe, bittet dahero Abstraffung.
Hierauff ist Erkandt worden, daß der Beklagte dem Kläger, vor die Zeit alß er beÿ Ihme gedienet 7 fl. 5 ß d ahne lohn Zugeben undt anbeÿ die heutige Uncosten Zu Leiden, der Kläger aber wegen seinen Ungehorsam, daß er vor E. E. Gereicht nicht hat Erschinen wollen, in 15 ß d Zu Condemniren, die Abstraffung aber dem Beklagten daß Er schon Lange Zeit sein Gesind nach Ordnung nicht angegeben undt Einschreiben laßen expresse Zu reserviren. Anbeÿ so ist auch dem Kläger vor weÿhenachten 1746: beÿ Keinem Wurth allhier, Zu serviren, verbotten worden

Le Conseil constate que Pierre Jacotti n’a pas inscrit d’employé depuis cinq ans qu’il est tributaire. Le défendeur répond soit qu’il a renvoyé ses employés à la fin du temps d’essai soit qu’aucun conseil n’a été tenu au bon moment. Le conseil lui inflige une amende en lui demandant de mieux observer le règlement à l’avenir.
(f° 316-v) 5.te Gericht de 1746. Donnerstags den 1.ten Dec. A° 1746. – Pierre Jacotty dem Würth à la Place de Victoire, so Zwar Erschienen aber weilen er nicht verblieben und dahero dem Gebott Keiner parition geleistet, Ist dato Erkandt worden, daß derselbe ad proximam beÿ 5 ß Straff Citirt werden solle

(f° 342) 1.te Gericht de 1747. Donnerstags den 9.ten Febr. A° 1747. – Pierre Jacotty der würth à la Place de victoire ex officio Vorgestellet, daß derselbe so Langer allhier burger undt Zünfftig, weithin in die 4: Jahr Kein gesindt beÿ E. E. Zunfft angegeben und Einschreiben Laßen wordurch Er sehr wieder Ordnung gehalt.
Ille Sagt, Er habe dermahlen Kein Gesindt auch niemahlen Keines Einschreben Laßen, weilen solches Gesindt, so er gehabt, in der Prob wiederumb quittirt, oder seÿe kein gericht gehalten worden. Hierauff
Erkandt worden, daß Citatus dermahlen vor die Einschreib: undt Außthuung deß Gesinds vor die Zunfftt Gebühr 1 lb 10 ß d Zu Erlegen Vnd im übrigen sich der ordnung deßfalls beÿ der darinn Enhaltenen Straff ich ins Künftige stricte Zu conformiren Schuldig seÿn solle.

Pierre Jacotti et Marie Anne Huet hypothèquent la maison au profit de Claude Leriche, chirurgien à l’hôpital militaire

1748 (11.1.), Chambre des Contrats, vol. 622 f° 32
Pierre Jacotti der traiteur und Marie Anne geb. Huet mit beÿstand H. Rathh. Wild und Klingelmeÿer beede EE. kleinen Raths beÿsitzer
in gegensein H. Claude Leriche des chirurgi aide major des königl. hospitals – schuldig seÿen 4500 livres tournois
unterpfand, eine behausung bestehend in vorder, mittel und hinderhauß, zween höffen und hoffstätten ane der Herren:stub oder Lucernen: gaß, einseit neben den Künastischen Erben, anderseit neben der königl. Müntz, hinten auff auch dieselbe

Les créanciers font dresser l’inventaire des biens appartenant à Pierre Jacotti, aubergiste à la place de Victoire qui a quitté la ville et à sa femme Marie Anne Huet. La femme déclare qu’il n’y a pas eu de contrat de mariage. La maison est portée à l’inventaire pour une valeur de 5 000 livres, l’actif s’élève à 5190 livres, le passif à 12 062 livres

1751 (24.8.), Not. Langheinrich (J. Daniel, 6 E 41, 707) n° 90
Inventarium über Pierre Jacquottj des von hier sich absentirten Aubergisten a la place de Victoire und frauen Mariæ Annæ geb. Hiettin beeder Eheleuthe und burgere allhier Zu Straßburg dermahlen besitzende activ und passiv Nahrung auffgerichtet Anno 1751. – welche der ursachen, alldieweilen die Meisten derer Creditoren Ihre forderungen theils bereits gerichtlich gesucht, theils noch fernerer suchen wollen mithin dieße Nahrung Zu einem Concursu Creditorum gelangen muß, Sie die Ehefrau aber nicht nur Ihre unverändert noch in natura Vorhandene Natural posten sondern auch Ihre Ergäntzung Gerichtlich prætendiren will, auf freundliches ansuchen gedachter frauen Marie Anne Jacquotti der Ehefrauen mit beÿstand H. Pierre Moreau tapezierers v. burgers allhier nach deme ihre vorher der über äugen und zeigen besagende Articul abgeleßen auch von Ihro die handtreu ane Eÿdesstatt darüber præstirt worden. – So beschehen in Straßburg auff Dienstag den 24.ten Augusti A° 1751.
Bericht in gegenwärtiges Inventarium gehörig. Nach deme ich der Notarium beÿ Anfang dieser Inventation gefragt ob beede Eheleuth Zur Zeit Ihrer Verehelichung einen Ehe Contract mit einander auffgerichtet um daraufhin Ihre Zugebrachte Nahrungen haben inventiren laßen, So hat die Ehefrau so gleich den bericht ertheilt, daß weder das eine noch das andere geschehen

In einer allhier Zu Straßburg hinter der Hh. Stub gelegener a la place de Victoire genandter und in dieße Nahrung gehöriger behaußung befunden worden wie folgt
Ergäntzung der Ehefrauen ermanglenden unveränderten Guths. Vermög einer Mir Not° vorgewießenen Confessati von dem dißorths Ehemann selbsthändig geschrieben und beneben 3. Gezeugen unterschriebenen de dato Collmar den 18. Junÿ 1737. attestirt derselbe daß Ihme seine geliebte Ehefrau theils in baarem Geld theils in Silbergeschirr und dergleichen die Summ von 16.000 Livres in die Ehe gebracht, 4000 lb
Eigenthum en einer Behaußung, so des Manns unverändert und theilbar. Eine Vord: Mittel: und hinter behaußung, Hoff, Hoffestatt und bronnen, mit allen übrigen deren gebäuen, begriffen, weithen, Rechten, Zugehörden und Gerechtigkeiten gelegen allhier in der Hh Stub oder Lucernen gaß, 1.seith neben d. königl. Müntz 2.s. neben Künastischen Erben hinten wieder auf die Müntz stoßend, so gegen Männiglichen außer denen darauf hafftenden und unter den passiv eingetragenen Capitalien freÿ leedig eigen und wird dieße behaußung ohnpræjudicirlich allhier außgeworffen vor 5000. lb. Hierüber sagt 1. teutscher pergam. in allhies. C. C. Stub gefertigter und mit dem anhangeden Insigel Verwahrten Kauffbrieff de dato 16. Apr. A° 1744.
Summa summarum des Manns unverändert und theilbar außgeworffene Nahrung, 5190 lb – Schulden 12.062, In Vergleichung 6871 lb
Sa. Zweiffelhaffte und Verlohrene Schulden 669 lb

Pierre Jacotti demande aux Quinze l’autorisation de tenir auberge
1752, Protocole des Quinze (2 R 162)
(Table) f° 286 Pierre Jacotte pt° erlaubnus auberge zuhalten

Pierre Jacotti meurt en 1763 en délaissant une fille, outre un fils qui est mort à l’armée d’Allemagne après son père. L’inventaire est dressé dans une maison de location rue de la Grange. La somme taillable s’élève à 90 livres
1764 (4.6.), Not. Marbach (Ph. Jacques, 33 Not 37) n° 493
Inventarium über Weÿl. des Ehrs. Pierre Jacotty des geweßenen Aubergisten undt burgers zu Straßburg seel. Verlaßenschafft auffgerichtet in Annp 1764. – nach deme derselbe den 19.ten des monaths Sept. im hiengelegtem 1763.sten Jahrs sein Leben mit dem Todt verwechßelt, hinter Ihme allhier Zeitlichen verlaßen. Welche Verlaßenschafft hierauff (…) durch der Ehr und Tugend[samen] Frau Anna Maria Jacotty geborner Huet, die hinterbliebene Wb. wie auch Jungfrau Annam Mariam Jacotty welche des verstorbenen seel. mit Ihro der Wittib ehelich erzeugte tochter /:dero aussage nach 27 Jahr alt dahero:/ majorennis und ohnbevögtigt – Montag den 4. deß Monaths Junÿ a° Domini 1764.
Denominatio haeredum betr. Derowegen ist allhier zu berichten, daß der def: nicht nur alleine seine in dem Eingang benandte Tochter nôe Anna Maria Jacotty sondern auch einen Sohn Nahmens Jacques Jacotty, einen Employé dans l’armée militaire d’Allemagne nach seinen tod im Leben verlaßen, welcher aber nach seines vatters todt Nemblichen den 6. Martÿ dieses lauffenden 1764. Jahres Entleibet undt seines lebens beraubet dahero dann von der wittib alß deßen eheleiblicher Mutter geerbt worden.
Bericht wegen solcher Verlaßenschafft. Demnach die hinterbliebene Wittib hiebeÿ berichtet daß Sie mit Ihrem Verstorbenen Ehemann Zur Zeit Ihrer Beschehener, Verheurathung Kein Heüraths Verschreibung Errichtet (…)
In einer allhier Zu Straßburg ahne der großen Stadelgaß gelegenen in solche Verl. nicht gehörigen sondern zum theil ihn Lehnung habende behausung
Norma hujus inventarii. Sa. hausraths 128 lb, Sa. schulden aus der Verlaßenschafft 38 lb, Stall summa 90 lb

Anne Marie Huet meurt en 1782. Sa fille Françoise Jaccotty femme de l’aubergiste Louis Henry Latombelle déclare que la défunte ne possédait que ses hardes
1782 (25.11.), Not. Ensfelder (J. Daniel 6 E 41, 634) n° 163
Declaratio loco Inventarii über Weiland Frauen Anne Marie Jaccotty gebohrner Huette längst weiland Sr Pierre Jaccotty gewessenen Aubergiste und burgers alhier zu Straßburg seel. hinterbliebener Wittib nun auch seeliger Verlaßenschaft im Jahr 1782. – persönlich kommen und erschienen seÿe Frau Francisca Latombelle gebohrne Jaccottÿ Sieur Louis Henry Latombelle des Aubergiste und burgers allhier Ehefrau, in Abwesenheit ihres estgedachten Ehemanns mit Herrn Martin Mainglet dem hiesigen Caffetier und burgern verbeistandet (…) declarirend daß weiland Frau Anne Marie Jaccotty gebohrne Huette längst weiland Sr Pierre Jaccotty gewesenen Aubergiste und burgers alhier zu Straßburg seel. hinterbliebene Wittib auf ihr den 16. Januarÿ 1780. beschehenes Absterben außer einiger wenigen geringen Kleidung, sonst gar nichts ane Vermögen hinterlaßen habe, dahero Ihro frau Comparentin als einziger tochter und Beneficial Erben der Defunctæ nicht das mindeste ane Haabseeligkeit Zugefloßen seÿe

L’acte suivant établit que le maître maçon Jacques Gallay a acquis la maison par enchère judiciaire le 16 décembre 1751. Il ne figure pas parmi les créanciers lors de l’inventaire dressé lors de la faillite de Pierre Jacotti.
Il loue l’auberge à l’enseigne de la Place de Victoire à l’aubergiste Philibert Tachon

1754 (2.5.), Not. René (6 E 41, 547) n° 47
Dépot – Lehnung zwischen H. Jacob Gallay baumeister und H. Philibert Tachon gastgeber vom 1. junÿ 1752
Sr Jacques Gallay maître architecte en cette ville, Bail a loyer et à prix d’argent du 24. juin de la présente année pour 3 années consecutives
au Sr filibert Tachon Bourgeois et obergiste de cette ville
une maison scise audit Strasbourg rue de La monnoye ou pend pour enseigne La Place de Victoire Consistante en deux corps de logis principaux et autres dépendances général quelconque sans reserve apartenante aud. Bailleur, moyennant un loyer annuel de 950 livres

Jacques Gallay vend la maison à l’enseigne de la Place de Victoire 4 000 livres strasbourgeoises au contrôleur au grenier à sel Jean Christophe Kellermann

1754 (23.7.), Chambre des Contrats, vol. 628 f° 338-v
auff ansuchen H. Johann Christoph Kellermann des controlleurs im allhiesigen saltzhauß, nachstehender kauf vor Not. Revoire den 25 junÿ 1754 passirt
Sr Jacques Gallay bourgeois assesseur au Petit Sénat et maître architecte
au Sr Jean Christophe Kellermann controleur au grenier à sel de cette ville
une maison consistante en deux grands corps de logis, deux cours, écurie avec toutes ses autres appartenances et dépendances scize rue du poelle de la Lanterne ou pend pour enseigne la Place de Victoire, d’un côté l’hôtel des monnoyes, d’autre la maison des Sr Kunastisch et Veinemer derrière l’hôtel de la Monnoye – acquis à la chambre des subhastations le 16. décembre 1751 – l’acquéreur sera obligé de tenir au Sr Taschon locataire tenant la maison à bail le bail du 17 juin 1752 pour trois années – moyennant 16.000 livres

Les Quinze ont fait appel à candidature pour remplacer le poste de contrôleur du grenier à sel jusqu’alors tenu par le luthérien Rang. Six candidats dont cinq catholiques s’inscrivent. Les préposés au sel laissent aux Quinze le soin de choisir parmi les cinq candidats catholiques d’après le principe de l’alternative. Le préteur royal estime que Jean Christophe Kellermann est le plus compétent, d’autant qu’il est natif de Strasbourg et fils d’un membre du Magistrat. Les Quinze adoptent l’avis du préteur royal.
1721, Protocole des Quinze (2 R 125)
Wieder Ersetzung der Controlleur: Stell im Saltzhauß betr. – H Joh: Christoph Kellermann wird Controlleur in dem Saltzhauß
Obere Saltzherren laßen durch herrn Secret. Kleinclaus proponiren, seith deme Mghh. zu wieder ersetzung der Controlleur: Stell in dem Saltzhauß eine Rubric erkant, hätten sich folgende persohnen beÿ der Cancelleÿ geschrieben gegeben 1. Joh: Jacob Dieterlin, 2. Jacques Hector Gombaut, 3. Estienne Daudet, 4. Johann Christoph Kellermann, 5. Joh: Frantz Reineri und 6. Johann Ignatius Hügel, der erstere Augspurgischer Confession, die Fünff letztere aber Catholischer Religion. Die alternativ betreffend so seÿe dieses ein Officum unicum, und weil H. Rang so der letzt erwehlte beÿ diesem Ambt geweßen, so werde die tour nun ein Subjectum Catholischer Religion treffen. Die hochverordnete Ober:Saltzherren, in deme sich nur Fünff persohnen dießer Religion geschrieben gegeben, hatten Keinen Außschuß machen, sondern die Wahl Mghh. überlaßen wollen.
Herr Prætor Regios meldet hierauff daß die alternativ an einem subjecto Catholischer Religion seÿe, solch seÿe gantz Klahr, die Persohn belangend, so werde nicht nur nach denen ordnungen, sondern auch nach dem Interesse und Wohlfahrt des gemeinen Weßens, der tüchtigeste Zu erwehlen sein, Wann nun dießem also so finde er daß H Joh: Christoph Kellermann der Vorzug gebühre, maßen er ein litteratus so sich bißhero sehr wohl auffgeführt, undt denn ein gebohrener Straßburger, Über das so seÿe derselbe ein Sohn von einer Magistrats persohn so sich besonders beÿ dem publico meritirt gemacht, welches ein particular Consideration meritire, wolle er also ged. H. Kellermann seine Stimm gegeben haben.
Electus H. Joh: Christoph Kellermann C. R.

Jean Christophe Kellermann que les Quinze viennent de nommer contrôleur au grenier à sel prête serment devant les Conseillers et les Vingt-et-Un
1721, Conseillers et XXI (1 R 204)
H. Joh: Cristoph Kellermann als neu erwöhlter Controlleur im Saltzhauß Von denen Herren Fünffzehen legt seinen eÿd ab. 214.
(p. 215) Sambstags d. 6. Sept. 1721. H. Johann Christoph Kellermann, welcher beÿ Ghh. XV. d. 1. hujus Zu einem Controlleur in dem Saltzhauß erwöhlet worden, hat seinen Eÿdt abgelegt.

Jean Christophe Kellermann demande une augmentation de salaire en arguant qu’il doit travailler même quand le grenier à sel est fermé
1731, Protocole des Quinze (2 R 137, notes)
Mittw. den 17, Januarÿ – Ober Saltz Hh. Lect. mem. vom 13. hus. in H. Johann Christoph Kellermann Controleur im saltzhauß pt° additionis. P. gehört, hat cont. mem. widerhohlt mit dem beisatz d. wann auch d. Saltzhaus geschloßen, er noch immer noch arbeiten müße.
H. Dep. H. Rang den 13. 7.bris 1720 seÿn 20 biß 30. thaler Zuerkandt Weg. theüren Zeiten, doch nur so lang alß die theüre Zeiten Wehren, R* d. ihme so lang dieße Extraord. arbeit dauren werd. mit einer jährl. gratification von 20 thaler Zu adiudiciren. Erk. in plenum.
Sambst. 20 January – Ober saltz herren laßen bescheidt ansagen, in H. Johann Christoph Kellermanns

Jean Christophe Kellermann obtient une augmentation de 100 florins
1733, Protocole des Quinze (2 R 140, notes)
(f° 99) Sambstag den 3. Maÿ – Ober saltz herren ref. in s. Joh: Christoph Kellermanns pt° addit. salarii. Erk. addition auf 100 fl. gesetzt jährl. Zu bezahlen.

Fils du prévôt des Marchands Jean Christophe Kellermann et de sa femme Véronique Hoffmann, Jean Christophe Kellermann épouse en 1733 Marie Madeleine Dürr, fille du (cordonnier) Jean Michel Dürr et de sa femme Eve Marguerite Ott
1733 (16.5.), Not. Humbourg (6 E 41, 51)
Mariage – furent presens Le Sieur Jean Christophe Kellerman Controleur du Grenier a Sel en cette ville fils majeur d’ans jouissant de ses droits de feu Le Sieur Jean Christophe Kellerman Viuant Prevôt des Marchands et assesseur de la Chambre des treize de cette ville et de defunte damle Marie Veronique Hoffman son épouse ses pere et mere faisant stipulant et agissant pour Luy et en son nom d’une part
Et dem.le Marie Madeleine Dürr fille majeure d’Ans jouissante de ses droits de feu Le sieur Jean Michel Dürr Bourgeois de cette ville et de defunte Eve Marguerite Otto, sa femme aussy ses pere et mere faisant stipulant et agissant pour elle et en son nom d’autre part
le 16 May 1733, (signé) jean christop Kellermann, maria magtlena dirr

Mariage, Saint-Laurent (cath. f° 147)
Hodie prima Menis Junÿ Anni 1733 (…) sacro Matrimonÿ Vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt Dnus Joannes Christophorus Kellermann præfectus Annonæ salariæ et Dlle Maria Magdalena Dürrhin (signé) Johann christopff Kellermann, maria magtlena dirrin (i 149)

Jean Christophe Kellermann demande une nouvelle augmentation de salaire étant donné qu’il fournit beaucoup de travail et que son revenu lui permet à peine de subsister avec sa famille. Il fournit un état de sa rétribution, soit 300 florins en comptant l’augmentation qui lui a déjà été consentie, 72 florins de remboursement, 49 florins pour trois comptes rendus, 6 quarts de céréales, 6 mesures de bois, 600 planches et 2 setiers de sel. La commission estime qu’on pourrait accorder 12 mesures de vin à prendre dans les caves de la Ville au lieu d’argent puisque le trésor est vide, et sans conséquence pour ses successeurs. Les Quinze adoptent la proposition.
1739, Protocole des Quinze (2 R 148)
(p. 389) Sambstag d. 1. Augusti 1739. – Fuchß nôe Joh: Christoph Kellermann des Controlleurs in dem Saltzhauß prod. vnderth. Memoriale sambt beÿlag n° (-) pt° erhöhung Salarÿ. Erk. Ober Saltz Herren.
(p. 426) Sambstag. d. 5. Sept. 1739. – H. Joh: Christoph Kellermann pt° Addit.
Obere Saltz Herren laßen durch Herrn Secret. Kleinclauß referiren daß H. Johann Christoph Kellermann der Controlleur in allhiesigem Saltzhauß den 1. Aug. jüngst ein Underth. Memoriale mit beÿlag N° (-) producirt, darinnen derselbe gehorsambst Vorträgt, es seÿe bereiths 6. Jahr deß Mghh. Ihme die Gnad angethan seine jährliche Besoldung umb etwas Zu vermehren, maßen deroselben generositæt nicht leiden möge daß ein getrewer beambte beÿ seiner mühsamen undt beständigen Arbeit, da derselbe nichts darneben Versehen noch gewinnen Könne, noth leiden solle. Es werde aber die arbeit, wie aus dem Beÿtrag N° 1 ersichtlich alle Zeit Vermehret, anbeÿ seÿen die Zeiten sehr schwehr undt seÿe Ihme, Vnderth. Imploranten fast ohnmöglich mit seiner haußhaltung und 4. Kindern beÿ seiner Besoldung Zu leben und aus Zukommen, mit demüthiger bitt Mghh. geruhen möchten obige Umbstände Zu behertzigen, und Ihm eine anderwärtige Vermehrung der Besoldung gedeÿen Zu laßen. Auß geschehene Weisung haben der Supplicant einen Estat seiner bereits habenden Besoldung, Welche in 300. gulden sambt der bereiths habenden addition an geld Vor die Wohnung 72. fl. Accidentien 49. fl 5 ß Von 3 Rechnungen 18 fl. 6. Frl. Frucht 6. Fuder Holtz 600. Wellen undt 2. Sester Saltz bestehe, Vorgelegt, und petitum Wiederhohlet.
Auff seithen der Hh. Deputirten habe man Vermeint daß weil der H. Implorant sehr viel mühe beÿ seiner Controlle hat auch sehr eifferig undt fleißig in seinem ambt, anbeÿ mit einer schwehren Haußhaltung beladen Ihme jährlich 12. ohm. Wein aus dem Statt Keller, jedoch ohne Consequenz ratione Successoris, alß eine fernere addition Zu erkandt undt abgefolget werden Könte, maßen es beÿ denen jetzigen conjuncturen, da der Pfenningth. gar nicht beÿ mittlen, es nichy wohl thun laßen Geld-additionen Zu machen. Des Herrn Prætoris Regÿ Excellenz dero man Von diesem Bedacht nachricht gegen habe solchen auch genehm gehalten. Es stehe aber zu Mghh. was sie erkennen wollen. Erk. Bedacht gefolgt.

Jean Christophe Kellermann loue l’auberge à l’enseigne de la Place de Victoire à l’aubergiste Joseph Zweili

1756 (24.12.), Chambre des Contrats, vol. 630 f° 332
H. Christoph Kellermann der controlleur im Saltzhauß
in gegensein Joseph Zweili des aubergisten
verlühen, eine gastbehausung cum appertinentis zum Place de Victoire genanndt in der Herrenstubgaß gelegen – auff 3 nacheinander folgenden jahren innstehenden weÿhnachten – für das erste jahr 150 pfund, für das zweÿte 175 pfund, für das dritte ebensoviel

Jean Christophe Kellermann hypothèque la maison au profit des marchands Joseph Willamme et Sixte Germain Le Roy

1760 (15.2.), Not. Humbourg (6 E 41, 103)
Sr Jean Christophe Kellermann contrôleur aux greniers à sel de cette ville
au Sr Joseph Willamme et Sixte Germain Le Roy son beau frère au nom de De Thérèse Willamme tous deux marchands buffletiers – devoir 3138 livres
hypothèque de la maison du Sr Débiteur à l’enseigne de la place de Victoire a côté de L’ancien hotel de la Monnoye

Jean Christophe Kellermann loue l’auberge à l’enseigne de la Place de Victoire au marchand juif Cerf Berr de Bischheim

1768 (3.6.), Chambre des Contrats, vol. 642 f° 360
H. Johann Christoph Kellermann der controlleur in saltzhaus
in gegensein H. Moÿes Weil des juden innahmen H. Cerf Berr des handelsjuden zu Bischheim am Saum
entlehnt, das wirthshaus a la place de Victoire ane der Lanternengaß neben H. Dietrich, auff 9 nacheinander folgenden jahren anfangend auf innstehenden Joh. Baptistæ, um einen jährlichen Zinß nemlich 175 pfund

Les parties résilient le bail précédent

1771 (26.11.), Chambre des Contrats, vol. 645 f° 517-v
H. Johann Christoph Kellermann der controlleur im Saltzhaus
in gegensein H. Moises Weÿl der judt nahmens H. Cerf Berr des handelsjuden dermahlen alhier wohnhafft
das sie wegen der a la Place de la Victoire genannte behausung cum appertinentis zwischen ihnen parthen in Anno 1768 getroffenen um auf 9 jahren gestellten lehnung auff Johannis Baptistæ 1768.ten jahrs anfangend, folgenden resiliations vertrag (…) von dato

Locataire de Jean Christophe Kellermann, le cafetier Marin Henri Comperot sous-loue le deuxième étage à l’huissier royal Guillaume Comes

1776 (14.8.), Chambre des Contrats, vol. 650 f° 259
Sr Marin Henri Comperol, caffetier – bail de 6 années à commencer à la St Michel prochaine
au Sr Guillaume Comes, huissier royal
tout le second étage d’une maison ou auberge à la Place de la Victoire scize en cette ville rue de la Lanterne laquelle maison ledit Sr bailleur a louée en entier du Sr Jean Christophe Kellermann controlleur du magasin à sel de cette ville – (les parties ont) convenu que l’écurie restera en commun sans que de part et d’autre ladite écurie puisse être louée à d’autres personnes, le Sr preneur jouira de même en commun de la cour ainsi que des greniers, le grenier à foin sera seul au Sr preneur lequel jouira de la cave de derrière comme faisant partie de dit bail – le Sr bailleur se charge en outre de mettre un fourneau de fond dans le poele du Sr preneur – moyennant un loyer annuel de 350 livres

Marie Madeleine Dürr meurt en 1778 et Jean Christophe Kellermann en 1785. Ils laissent deux filles célibataires, deux fils officiers et un fils résidant en Hongrie. L’actif de la succession s’élève à 263 livres, le passif à 290 livres
1785 (12.10.), Not. Übersaal (6 E 41, 656) n° 128
Inventarium über Weiland S.T. H. Johann Christoph Kellermann des Contrôlleur Löbl. Stadt Saltzhauses und auch weiland Fraun Mariä Magdalenä geborener Dürrin, beeder gewesener Ehepersohnen und burger alhier Zu Straßburg seel. Verlaßenschaft, auffgerichtet den 12.ten Octobris im Jahr 1785. – nachdeme dieselne und zwar die Frau Eheliebstin im Jahr 1778. der Eheherr, deroselben hinterlaßener Herr Wittwer, aber den 29. Septembr. dieses 1785.sten Jahrs das zeitliche mit dem Ewigen verwechselt, hinterassen haben. – So geschehen alhier Zu Straßburg in einer an der Judengaß gelegenen Meister Antoni Schmitz dem Lichtermacher und hiesigen burger zuständigen und diesorts Zum theil Lehnungweiße bewohnenden behausung auf Mittwoch de, 12. Octobris im Jahr 1785.
Beede seelig verstorbene Ehe Persohnen haben miteinander ehelich erzeuget und ab intestato zu Erben hinterlassen, wie folgt, 1° S.T. Jungfrau Mariam Veronicam Kellermännin, so majorennis und unter Assistentz S.T. Herrn Georg Adolph Ostertag, Medicinæ Doctoris et Practici, auch dieser Löbl. Stadt Hebammen Meister, dieser Inventut persönlich beigewohnet, 2° den Hochwohlgebornen Herrn Herrn Christoph von Kellermann, hochverdienten Brigadier der Königlich französischen Armeen und Obrist-Commandanten des Löbl. Husaren Regiments Colonel-General genannt, so sich dermalen zu Hagenau in Garnison befindet, deßelben Herr Mandatarius ist S.T. Herr Frantz Reiner, Professor bei der Königl. Artillerie alhier (…), 3) S.T. Jungfrau Mariam Magdalenam Kellermännin so großjährigen Alters und beiständlich Vorbenannten Herrn Dris Ostertag bei gegenwärtiger Inventation Zugegen gewesen, 4° den Hochwolgebornen Herrn Ludwig von Kellermann, hochmeritirten Capitaine-Commandant unter dem löbl. Regiment Salm-Salm, demalen zu Neu-breÿsach in Garnison liegend, desselben Herrn Mandatarius ist vorernannter Herr Prof. Reiner (…) welcher Er authorisiret hat auf die Väterlich Succession Zu Gunsten seiner beÿde Jungfrauen Schwestern Zu renunciren und denenselben seinen Erbtheil Zu überlaßen, So dann 5° H. Frantz Ignatium Kellermann, so majorennis und sich bei Fünfkirchen in Nieder-Ungarn aufhalten solle, demselben wurde (…) Zum Curatore ernennet Herr Lt. Johann Joseph Bitschnau, Cancellariæ Adjunctus et Procurator Vicarius welcher auch in solcher Qualitæt dem Geschäft persönlich abgewartet
Sa. hausraths 168 lb, Sa. Silbers 42 lb, Sa. angelegten Capitals 51 lb, Summa summarum 263 lb – Schulden 290 lb, mehr schulden dann guth 27 lb
Copie du contrat de mariage (…) 16 mai 1733 Humbourg Notaire royal

Jean Christophe Kellermann et Madeleine Dürr vendent la maison au marchand de vins Marin Henri Comperot

1777 (30. 8.bre), Not. Laquiante (6 E 41, 1065) n° 49
Me Jean Christophe Kellermann bourgeois de et Contrôleur du Magazin a sel /:ratification par Madeleine Dürr épouse du Sr Kellermann le 11 juillet 1778
au Sr Marin Henry Comperot bourgeois de marchand de vin en gros
la maison Cours Ecuries appartenances et dépendances ayant et portant pour Enseigne la place de victoire qu’il possede en cette ville Rue de la Lanterne sans en rien reserver, d’un côté M de Dieterick d’autre la veuve Virtenberger devant la rue de la lanterne, par derrière L’hotel de Lancienne Monnoye – remis copie de la vente que le Sr Jacques Gallay lui a fait de lad. Maison devant Me Revoir notaire public de cette ville le 25. juin 1754 – moyennant 5200 livres tournois

Originaire de Paris Marin Henri Comperot se marie en 1769 avec Odile Louis, native de Sainte-Marie-aux-Mines, veuve du confiseur Jean Antoine Falconet qu’elle avait épousé en 1746 : contrat de mariage, célébration
1746 (10.3.), Not. Humbourg (6 E 41, 75)
Contrat de mariage – Sr Jean Antoine Falconet Bourgeois Confiseur de cette ville fils majeur de feu le Sr Thomas Falconet Chirurgien à Playe au diocese d’Ast en Piémont et de dlle Barbe Christine Benne
demle Odile Louis fille majeure de feu Jean Louis bourgeois de à Ste Marie aux Mines partie d’Alsace et de défunte Jeanne Vinay

Mariage, Saint-Laurent (cath. p. 102)
Hodie 15. Martÿ Anni 1746 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt Joannes Antonius de falconis Civis ac mercator dulciarius hujas oriundus ex parochia Bleie in Italiâ Diœcesis Astensis, filius legitimus defuncti Thomæ de falconis et Barbaræ Christinæ uxoris ejus Et Odilia Louis, ex parochiâ Sti Ludovici in oppido Stæ Mariæ ad fodinas, hujus diœcesis oriunda, filia legitima Joannis Louis et Johannæ Vinay ambo parochiani nostri – (signé) Jean Antoine falconet, + Odiliæ Louis signum (i 53)

1769 (4.2.), Not. Laquiante (6 E 41, 1029)
Contrat de mariage communauté partageable par moitié – Sr Marin Henry Comperot fils majeur de deffunt Sr Henry Comperot bourgeois de Paris et de Françoise Renat
Dlle Odile Louis veuve du Sr Jean François Falconnet marchand Caffetier

Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (cath. f° 329)
Hodie 6. februarii anni 1769 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuerunt marinus henricus comperot parisiensis, filis Legitimus defuncti henrici comperot incolæ olim urbis parisiensis et Franciscæ renat in vita conjugum Et odilia Louis vidua defuncti joannis Francisci falconet civis olim hic, ambo in hac parochia commorantes (signé) Comperot, signum sponsæ + (i 192)

La tribu du Miroir remet à Marin Henri Comperot une promesse d’admission dès qu’il sera devenu bourgeois. Il vient d’épouser la veuve du cafetier François Falconet et déclare n’avoir pas appris le métier de pâtissier. Il est reçu tributaire le 22 août 1770
1769, Protocole de la tribu du Miroir (XI 279)
(f° 23-v) Dienstags, den 11. Aprilis 1769 – Vertröstung
Hr Marin Henry Comperot, von Paris gebürtig, stehet Vor und meldet, daß er weil: H. Joh: Frantz Falconet, des dißorts leibzünftig. gewesenen Caffeesieder, Wittib Frau Ottilia geborene Louis Vor einigen Wochen geheürathet habe, mit bitte, ihm den benötigten Vertröstungschein Zu ertheilen, um burger werden Zu können. Berichtet anbei auf befragen, daß er die Zueckerbeckerei nicht erlernet habe. Welchemnach in gehaltener Umfrag Erkannt Worden, daß dem Implorant der verlangte Vertröstungschein auszufertigen seÿe, um nach erhaltenem burgerrecht dißorts leibzünfftig als Caffeesieder angenommen Zu werden.

(f° 46) Mittwochs, den 22. Augusti 1770 – C. Leibzünftiger
Hr Marin Henry Comperot ist nunmehr auf vorgewiesene Kanzlei: und Stallschein vom 13. & 14. Aprilis 1769. gegen Erlag drei Pfund Zehen Schilling leibzünfftig als Caffeesieder aufgenommen worden. prom (dt. 3 lb 10 ß, 15 ß Findl.)

Marin Henri Comperot acquiert le droit de bourgeoisie par sa femme Odile Louis
1769, Livre de bourgeoisie 1762-1769 (VI 285) p. 166
Sr Marin Henry Couperot, handelsmann von Paris gebürtig erhalt das burgerrecht von seiner Ehefrauen odilia geborner Louis weÿl. Johann Antoine Falconet gewesenen Caffetier und burgers alhirer hinterl. wittib umb den alten burger schilling, will dienen beÿ E. E. Zunfft Zum Spiegel. Jur. den 13. april 1769.

Marin Henri Comperot se remarie en 1776 avec Marguerite Benoist veuve du boulanger Antoine Charles Martin, de Paris : contrat de mariage, célébration
1776 (13.8.), Not. Laquiante (6 E 41, 1060) n° 17
Contrat de mariage – Sr Marin Henry Comperot marchand Caffetier de cette ville
De Marguerite Benoist veuve du Sr Antoine Charles Martin maître boulanger a Paris
3° Led. future Epouse n’apporte en mariage que lad. Rente viagere de 300 livres constituée a son profit et a Celui de ses deux enfants du premier lit constituée par led. S. Comperot le 16 mars 1772 devant Mre Leiager et son Confrere Notaires au Chatelet de Paris – Fait à Strasbourg le 13. août 1776,

Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (cath. p. 198)
Hodie 2 septembris anni 1776 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuerunt Henricus Comperot civis hujas, viduus defunctæ odiliæ Louis parochianus noster, et Maria Margarita Benoist vidua antonii Caroli Martin ante hac parisiis actu per sex mensium parochiana nostra (signé) Comperot, benoit (i 106)

Marin Henri Comperot meurt en 1778 en délaissant une fille. Les experts estiment la maison 2 300 livres. L’actif propre à la veuve s’élève à 2 300 livres, le passif à 24 678 livres. L’actif de la communauté et du défunt s’élève à 15 729 livres, le passif à 40 408 livres.

1778 (17.11.), Not. Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 878) n° 53
Inventaire des Biens delaissés par feû le Sieur Marin Henry Comperot vivant Bourgeois Negociant de la Ville de Strasbourg, dressé en l’Année 1778.
Cejourd’huy 17 Novembre 1778 à deux heures de Relevée dans la maison mortuaire de deffunt le Sr Marin Henry Comperot Rue de la Lanterne (…) a la Requete de De Marie Marguerithe Benoit veuve de deffunt le Sr Comperot assistée de Me Jean Thomas d’Aquin Laquiante Conseiller du Roy et son Juge en la Citadelle et fortiffication de la ville de Strasbourg et Notaire Royal en lad. Ville et aussy a la requete de M. Charles Anne Le Cousturier de la Motte Chevalier de l’Ordre Royal et militaire de St Louis Aide Major de la Citadelle de Strasbourg au nom et comme pousuivant les droits de De Marie Henriette Comperot son Epouse dont il se porte fort (…), lad. De comme fille unique heritiere cy apres qualiffiée dud. Sr Comperot son pere qui est décédé en led. maison mortuaire le jour d’hier 16 novembre courrant – indiqué par la veuve comme aussy par Joseph Rente domestique et Catherine Nägelin la servante
Dénomination l’héritière. Le deffunt S. Comperot a delaissé pour seule et unique heritiere lad. De Marie Henriette de la Motte née Comperot sa fille unique. Lad. De Veuve ayant declaré n’etre point commune mais seulement usufruitiere suivant son contrat de mariage

S’Ensuit la Description des meubles meublants, Dans la Sale donnant sur la Ruë de la Lanterne au premier Etage, Dans la Chambre de la De Veuve à coucher, Dans la Chambre a côté de la Chambre de la De veuve à coucher donnant dans la petite Cour, Dans la Chambre donnant dans la grande Cour vis à vis l’Entrée de la Maison, Dans la Chambre de la Servante donnante dans la petite Cour, Dans la Chambre à coucher du feû M Comperot, Dans le Cabinet attenant à lad. Chambre à coucher du deffunt, Chambre du Domestique, Batterie de Cuisine
(f° 14 v) Propriété d’une Maison. Une Maison, Cours, Ecuries, avec des Droits, Appartenances et Dependances ayant et portant pour Enseigne la Place de Victoire, Scise en cette ville de Strasbourg Ruë de la Lanterne aboutissant d’un côté à Me Jean de Dieterich, d’autre à la veuve de feu Godefroy Wittenberg en son vivant Bourgeois Me Menuisier de cette ville, par devant à lad. Ruê de la Lanterne et par derriere à la vieille Monnoye. Lad. Maison à l’Exception des Capitaux affectés sur icelle et mentionnés cy après, au reste franche, quitte et libre, est estimée par les architectes jurés de cette ville suivant le procès verbal de leur Estimation du 23° X.bre 1778 joint et annexé à la Minutte du present Inventaire à la somme de 9200 Livres. La propriété de lad. Maison est constatée par une Lettre d’Achat en parchemin passée pardevant Me Laquiante Notaire royal de cette ville le 30. 8.bre 1777. en vertu duquel le Deffunt Sr Marin Henry comperot a acheté lad. Maison du Sr Jean Christophe Kellermann, Bourgs. et Controlleur au Magazin à Sel de cette ville [Joint original sur parchemin]
Suitte des Rubriques du present Inventaire, Description de lad. succession, Total des meubles meublans 1192 li, Total des Vins et tonneaux 2121 li, Total des Liqueurs, Caffée et Chocolat 329 li, Total de la Chaise et du Cheval 156 li, Total de l’argenterie 328 li, Total de l’or et bijoux 1280 li, Total de l’argent comptant 1854 li, Total de la Propriété d’une Maison 9200 li, Total des Dettes actives bonnes 46.457 li, Total général 62.919 livres
Total des Dettes passives 161.634 li, Compensation faite 98.715 li
Bien propre de la De Veuve, argenterie 239 li, Rente annuelle 3000 li, Total 3239 li, Dont il devroit etre deduit le Restant des Dettes passives 98.715 li, Compensation faite 95.475 li – Dettes actives douteuses 113.336 li
Etat des Dettes passives provenantes des Lettres de change endossées par le Deffunt 93.701 li

Le procureur fiscal des terres de la Noblesse Guillaume Comes acquiert la maison lors de l’adjudication jointe à l’inventaire après décès

1779 (8.2.), Not. Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 878) Joint au n° 53 du 17.11.1778
Ce jourd’hui 8 fevrier 1779 sont comparus Me Jean Thomas d’Aquin Laquiante Conseiller du Roy et son Juge & de ladite Ville et fortiffications de la ville de Strasbourg et le Sr Jacques Joussaud Bourgeois Negotiant de la même Ville, tous deux mandataires représentant la Veuve, l’heritiere Beneficiaire et les Creanciers de feu le S. Henry Comperot vivant Bourgeois Negociant dud. Strasbourg, Lesquels ont dit que par et Suivant L’affiche dont ils ont représenté un Imprimé qui a esté Joint à la minutte des presentes
il seroit procédé à la vente volontaire au plus offrant et dernier encherisseur d’une maison appartenante a la Masse dud. Sr Comperot Cour ecurie et Dependances ayant et portant pour Enseigne la place des Victoires Scise audit Strasbourg Rue de la Lanterne aboutissant d’un côté à Me de Dieterick d’autre a la veuve Vittenberger apr devant a la Rue de la Lanterne et parderrière a L’hotel de Lancienne Monnoye, (…) 3. L’Adjudicaire de Chargera des capitaux dont le detail s’Ensuit et des Interets a echeoir du jour de l’adjudication deffinitive Savoir et d’abord un Capital de 3000 livres du a M Oesinger Conseiller avec interet a quatre pour Cent, d’un capital de 2200 livres au S. Stüber orfevre avec interet a quatre pour Cent, d’un Capital de 1800 livres dû à Mde de Pistoris heritiere de la Ve Oesinger avec interet a cinq pour Cent, d’un Capital de 1800 livres dû au S. Silbermann avec interet a quatre pour Cent, d’un Capital de 1000 livres du au S. Rozer Ministre à Kolbsheim avec interet a Raison de quatre pour Cent et finalement un Capital de 3400 livres encore du pour restant du prix d’achat Interet au S. Kellermann, Dernier vendeur – criée à la somme de 14.200 livres qui forment le montant des capitaux dus sur lad. Maison. Mais personne ne s’étant présenté pour encherir lad. enchere a été à la Requisition des Sr. requerans remise à la quinzaine
Cejourd’huy 24 fevrier 1779, personne ne s’étant présenté pour encherir
Cejourd’huy 2 avril 1779, personne ne s’étant présenté pour encherir
23 Decembre 1779, adjudication définitive, portée par le Sr Guillaume Comes procureur fiscal des terres de la Noblesse à la somme de 14.200 livres

Les créanciers louent la maison à Guillaume Comes

1781 (25.6.), Not. Lacombe (6 E 41, 182) n° 44
Dépôt – Je soussigné convient d’avoir loué au S Comes procureur fiscal de la noblesse de la Basse Alsace a Strasbourg le second étage de la maison avec la grande cave appelé l’hotel de la place de victoire a l’exception d’un appartement, la cheminée donnant dans la cour, 300 livres à commencer à la St Michel prochaine 22 juin 1780
signé P. Mocquin

Les créanciers vendent la maison à Guillaume Comes aux termes de l’adjudication passée devant le notaire Greis en 1779

1782 (6.5.), Chambre des Contrats, vol. 656 f° 183
H. Rathh. Jean Thomas d’Aquin Laquiante notarius regius als mandatarius weÿl. Sr Marin Henry Comperot des caffesieders hinterbliebenen wittib als beneficial erben und H. creditorum, vor H. Not. Johann Friedrich Greiß vorgenommenen versteigerung vom 8. und 27. feb. und 23. dec. 1779 enthaltenen bedingnußen
in gegensein H. Wilhelm Comes des ritterschafftlichen fiscal
die in ermelten Comperotische nachlaßenschafft gehörige a la place des victoires geschildete behausung, hoff und hoffstatt, stallung mit allen übrigen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane dem Laternen gäßlein einseit neben H. von Dietrich modo H. XV von Oberkirch, anderseit neben der Wittenberischen wittib, vornen besagte gaß, hinten auf die alte müntz modo H. Hoffherr den vogteÿbotten – um 14.200 livres

Fils de l’huissier Philippe Henri Comes de Saverne, Guillaume Comes épouse en 1769 Anne Marguerite Schneider, fille d’officier à Molsheim
Mariage, Molsheim (cath. f° 78, n° 14)
Hodie 20 mensis Junii Anno 1769 unum proclamatione in Ecclesiâ nostrâ quam in parochiis ad Sanctum Petrum Seniorem intra argentinam et B: M: V: intra tabernas alsaticas publicé factâ (…) matrimonium legitimé Contractum inter D: Guillelmum Comes taberni oriundum apparitorem Regium intra argentinam filium legitimum D: Philippi Henrici Comes, apparitoris Regiminis Episcopalis tabernensis et defunctæ Mariæ Claræ Lempfrid in vita ejus conjugi et Dcellam Annam Margaritham Schneider filiam legitimam defuncti Di Philippi Jacobi Schneider officialis olim legionis dictæ de Lend* et Annæ Reginæ Hauswürth in Vitâ Conjugum parochianam nostram ex alterâ partibus (signé) Comes, Margueritt Schneider (i 80) – Proclamation, Saverne (cath. f° 78-v) 1769 die 5. menisis Junÿ (i 83)

Guillaume Comes figure sur la liste des nouveaux bourgeois pour 1782
1782, cote VI 370, 12 (Nouveaux bourgeois, 1781-1783)
[p. 16] Wilhelm Comes et uxor

Prévôt de Bischheim, Guillaume Comes vend la maison 4 500 livres strasbourgeoises à l’ancien officier Jean Jacques Kempf : vente provisoire devant notaire, vente définitive passée à la Chambre des Contrats

1784 (6.10.), Not. Mayer (6 E 41, 437) n° 16 bis (biffé : 2)
Interims Kauff – Herr Wilhelm Comes der hiesige burger und wohlbestellter herrschaftlicher Schultheißen zu Bischheim am Saum mit Herrn Joh: Jacob Kempf gewesen unter officier unter dem Corps royal d’artillerie folgenden interims Kauff getroffen und beschloßen haben
Nemlich Es verkauft getachter Herr Comes
ihm H. Kempf
seine ane der Lanternen gaß einseit neben Freÿherrn von Oberkirch Mitgled des Geheimen Collegii derer Herren den XV.er anderseit neben Wittenbergischer Wittib vornen auf die gas und hinten auf den alten Müntzhof stoßende vorder: und hintere behaußung nebst Stallungen und zugehörden sonst zum place de victoire genannt nebst allen dazu gehörigen gerechten und gerechtigkeiten – um 18.000 livres tournois

1784 (19.10.), Chambre des Contrats, vol. 658 n° 386-v
H. Wilhelm Comes der ritterschafftlicher schultheiß zu Bischheim am Saum und burger alhier
in gegensein H. Jacob Kempf des sergent retiré des ouvriers du corps royal d’artillerie
eine behausung ehedem a la Place de Victoire geschildet, hoff, hoffstatt bronnen und stallung mit allen deren übrigen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane der Lanternengaß, einseit neben dem freÿherren von Oberkirch XV. anderseit neben der Wittenbergischen wittib, vornen auf besagte gaß, hinten auff H. Haffner den vogteÿbotten wittib – in weÿl. Sr Marin Henry Comperol nachlassenschafft ersteigt laut kauffverschreibung vom 6. maÿ 1782 – um 18.000 livres

Originaire de Wangen, le charron Jacques Kempf épouse en 1765 Dorothée Steinfelder, fille de messager : contrat de mariage, proclamation (les registres de Wangen sont perdus)
1765 (25.7.), Not. Anrich (6 E 41, 1516) n° 29
Eheberedung – persönlich kommen und erschienen Hr. Jacob Kempf der leedige Wagner und Mstr. Jacob Kempffen des Wagners und burgers zu Wangen mit fr. Catharina gebohrner Dieboldin seiner Hausfrauen ehelich erzeugter mehrjähriger Sohn als Hochzeiter ane einem
So dann die viel Ehren und tugendbegabte Jungfrau Dorothea Steinfelderin Hrn Michael Steinfelders des burgers und Einspenigers dahier mit weiland frn. Dorothea gebohrner Bijon seiner abgelebten Ehegattin ehelich erzielte tochter als Hochzeiterin am andern Theil
Straßburg auf Donnerstag den 25. Julÿ Anno 1765 [unterzeichnet] Jacob kempff, Maria Dorothée Steinfelder

Proclamation, Saint-Laurent (cath. p. 168)
Anno domini 1774 die 4. Augusti duabus tantum proclamationibus /:super tertiâ enim legitime dispensatum et:/ in Ecclesia nostra parochiali publice factis, ac nullo detecto impedimento Mariam Dorotheam Steinfelder Argentinensem, Michaelis Steinfelder civis et Apparitoris Magistratûs hujus urbis et defunctæ Dorotheæ Pigeon olim conjugum filiam legitimam parochianam nostram ad venerabilem Dominum Casimirum Tussanum Cousin Parochum in Wangen hujus diœcesis, quatenus per eum vel alium sacerdotem approbatum de ejus tam licentiâ in facie Ecclesiæ matrimonio Jungi valeat cum Joanne Jacobo Kempff ex dicto Wangen oriundo Carpentario, Joannis Jacobi Kempff Carpentarii dicti loci et Annæ Catharinæ Diebold conjugum filio legitimo milite dimissi ê legione regiâ rei tormetaria de Villepatour dicta Palange operariorum Dni de Mansau ratione originis ejus parochiani (i 88)

L’ancien sergent Jean Jacques Kempf devient bourgeois en 1784 en apportant trois enfants issus de sa défunte femme Dorothée Steinfelder
1784, Livre de bourgeoisie 1783-1787 (VII 1559) p. 60
Joh: Jacob Kempff sergent retiré des ouvriers au Corps Royal d’artillerie geb. zu Wangen, meister Johann Jacob Kempf des burgers vnd Wagners allda erzeugter sohn, welcher mit der verstorbenen Marja Dorothea Steinfelder verheurathet gewesen und dreÿ Kinder mit derselben erziehlet, Nahmens Marja Dorothea Joh: Jacob vnd Joh: Jean Baptiste Ludwig erhaltet das burgerrecht vmb den Neuen burger schilling, vnd seind obige dreÿ Kinder beÿ ordnung gelassen worden, will dienen Zur E. E. Zunfft der Zimmerleüth juravit d. 24. 9.bris 1784.

Jean Jacques Kempf devient tributaire chez les Charpentiers
1784, Protocole de la tribu des Charpentiers (XI 34)
(f° 56-v) Dienstag den 21.ten Decembris 1784. – Neuzünfftiger C. R.
Erschienen H Joh: Jacob Kempf, Sergent retiré au Corps royal d’artillerie, Cantzleÿ und Stall: Schein de dato 24.ten Novembris 1784. mit bitte ihme beÿ dieser Ehrsamen Zunft als einen Zünfftigen auf und anzunehmen unter dem Anerbieten, das Juramentum abzulegen, und die Gebühr zu erlegen.
Erkannt, Gegen Erlag der gebühr willfahrt

Jean Jacques Kempf loue une partie de la maison au traiteur Antoine Fournier

1787 (3.4.), Not. Lacombe (6 E 41, 206) n° 9
Bail pour 6 années consécutives qui commenceront a compter de ce jour – Sr Jacques Kempff
au Sr Antoine Fournier traiteur
sçavoir le premier étage de la maison du Sr bailleur n° 3 rue de la Lanterne et le second étage en entier sans en rien réserver ni excepter, Plus une cuisine au rez de chaussée, Plus une écurie dans la cour avec une remise y attenant, Plus deux greniers au dessus du logement du Sr preneur et un troisième dans l’aile gauche en y entrant. Le petit cabinet avant d’entrer au premier grenier n’est point compris au présente bail comme étant réservé au bailleur, Plus aura le Sr preneur une grande cave donnant sur le devant et une petite a côté sépaée par des Lattes, plus une autre sur le derrière de la maison, Plus et enfin l’usage commun de la buanderie et autres aisances – moyennant un loyer annuel de 750 livres

Jean Jacques Kempf se remarie avec Marie Gertrude du Bois, fille de revendeur : contrat de mariage, célébration
1787 (24. 7.br), Not. Laquiante (6 E 41, 1106) n° 23
Contrat de mariage – Jean Jacques Kempff bourgeois de Strasbourg veuf de feu Dorothée Steinfelder
Marie Gertrude du Bois fille majeure de feu Nicolas du Bois, graissier à Strasbourg et de Christine Salomé Saartz

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 8)
Hodie primâ octobris anni 1787 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt Joannes Jacobus Kempff Civis hujas, viduus defunctæ Mariæ Dorotheæ Steinfelder Parochianus ad Stum Petrum Seniorem, Er Maria Gertrudis Dubois filia majorennis defuncti Nicolai Dubois Civis et Ciborum Chorialium* propolæ hujatis dum viveret et superstitis Salomeæ Staath olim conjugum Parochiana nostra (signé) johann jacob Kämpff, signum sponsæ x

Marie Gertrude du Bois hypothèque la maison au profit du coiffeur François Joseph Lebrun

1793 (21.6.), Chambre des Contrats, vol. 670 n° 504 enreg. 29.6. F°
bu. Maria Gertrud geb. Dubois des bu. Johann Jacob Kempff des sergent retiré des ouvriers de l’Artillerie ehefrau beiständlich bu. Frantz Carl Poirot des hiesigen huissier, namens ihres ehemanns
in gegensein bu. Frantz Joseph Lebrun des coeffeur
unterpfand, der ihrem Ehemann zuständige ane der Laternengaß, gelegen mit N° 3 bezeichnete behausung, einseit neben bu. Holl dem schneider, anderseit neben dem Oberkirchischen haus

Marie Gertrude du Bois meurt en 1795

1795 (5 et 18 therm. 3), Strasbourg, Not. Fettich
Inventaire de la succession de Marie Gertrude née Dubois femme Jean Jacques Kempf Caffetier, décédée le 26 germinal dernier
Enregistrement de Strasbourg, acp 36 F° 128-v du 27 ther 3

Jean Jacques Kempf vend la maison à l’enseigne de la Place de Victoire à Sara Netter veuve de l’aubergiste Samuel Jacob

1796 (13 brumaire 5), Strasbourg 3 (44), Not. Übersaal, n° 265
bürger Johann Jakob Kempff sergent retiré des Ouvriers du cidevant Corps d’Artillerie allhier
der bürgerin Sara Netter des weÿl. bürgers Samuel Jakob gewesenen Gastgebers hinterbliebenen Wittib beiständlich des burgers Alexander Samuel Gastgebers in der Stadt Hagenau wohnhaft ihres Schwagers
eine behaußung mit N° 3 bezeichnet ehemals à la Place de Victoire geschildet Hof hoffstatt bronnen und Stallung samt allen darinn befindlichen Oefen auch allen Gebäuden begriffen, Weithen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten an der Lanternengaße einseit neben der ehemaligen Oberkich’schen nunmehr der Dietrich’schen Wittib und erbschafft gehörigen behaußung, anderseit neben der Wittenbergschen dermalen dem br. Frantz Berrat Weinhändler zuständigen behaußung, vornen auf besagte Gaß hinten auf weÿl. N. Haffner gewesenen Vogteiboten hinterlassenen Wittib und erben stoßend, zufolg Kauf Contracts aus der ehemaligen Contract stube vom 19. oct. 1784 von dem bürger Wilhelm Comes ehemaligen Schultheiß zu Bischheim am Saum erkauft hat – um 18 000 li
Enregistrement de Strasbourg, acp 43 F° 108 du 18 brum. 5

Natif de Krautergersheim puis établi à Bischheim où naissent ses enfants, Samuel Jacob meurt au 3, rue de la Lanterne en 1796
Décès, Strasbourg (n° 809) Cejourd’hui 16° floréal l’an IV de la République française (…) que Samüel Jacob, âgé de 54 ans, aubergiste natif de Krautergersheim Département du bas Rhin époux en légitime mariage de Sara Meyer est mort cejourd’hui à neuf heures du matin en sa demeure située ruë de la lanterne N° 3 (i 6)

Sa veuve conserve le nom de Sara Netter et donne à son fils mineur Samuel Jacob les noms de Jacob Samuel Netter
Déclaration des noms par les Juifs, Strasbourg (1808)
n° 587 s’est présentée Sara Meyer Netter veuve de Samuel Jacob, aubergiste domiciliée en cette ville Ruë de la lanterne laquelle nous a déclaré conserver le nom de Netter pour nom de famille et celui de Sara pour prénom, et a déclaré ne savoir signer le 12 janvier 1808.
n° 588 s’est présentée Sara Meyer Netter veuve de Samuel Jacob, aubergiste domiciliée en cette ville Ruë de la lanterne laquelle nous a déclaré donner à Jacob Samuel son fils mineur né à Bischheim au Saum en juillet 1789 le nom de Netter pour nom de famille et celui conserver ceux de Jacob Samuel pour prénom, et a déclaré ne savoir signer le 12 janvier 1808.

Sara Netter veuve de Samuel Jacob cède la maison à Jacques Samuel Netter (son fils), Jacques Abraham (qui a épousé sa fille Flore Samuel Netter) et Alexandre Isaac Troller (qui a épousé sa fille Pauline Samuel Netter) en s’y réservant l’habitation viagère

1809 (26.10.), Strasbourg 5 (29), Not. F. Grimmer n° 5885
Sare Netter veuve de Samuel Jacob aubergiste assitée de Isaac Weil homme de lettres
à Jacques Samuel Netter commis négociant, Jacques Abraham et Alexandre Isaac Troller négociants, savoir Jacques Samuel Netter 2/5, Jacques Abraham 2/5 et Alexandre Isaac Troller 1/5 par indivis
faisant ensemble la totalité d’une maison, cour, puits, écuries, avec tous ses bâtiments, appartenances, droits, aisances et dépendances ladite maison connue autrefois sous le Nom à la place de Victoire rue de la Lanterne n° 3, d’un côté les veuve et héritiers Dietrich, d’autre autrefois François Perrat actuellement le Sr Kunz fabricant de bas, derrière les héritiers Haffner actuellement le Sr Rübsamen – acquis par acte reçu Me Ubersaal le 13 brumaire 5
la venderesse aura et jouira sa vie durante gratuite sa vie durant d’une chambre et d’une cuisine au second étage donnant dans la cour estimée 30 fr – moyennant 18.000 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 113 F° 111 du 2.11.

Blümel Samuel femme de l’aubergiste Jacob Abraham meurt en 1800 au 3, rue de la Lanterne

1800 (6 ventose 8), Strasbourg 3 (22), Not. Übersaal n° 630, 345
Inventarium über der weÿl. bürgerin Blümel Samuel des b.s Jakob Abraham Gastgebers Ehegattin Verlassenschafft nach ihrem den 28. Fructidor VIII erfolgten Absterben, auf ansuchen des Wittibers beeÿdigten Vogts seiner mit der Verstorbenen erzeugter töchterlein als Erbinnen 1. Nannet Abraham und 2. Frommet Abraham ersteres bald 4 Jahr und letzters anderthalb Jahr alt, wie auch bs Samuel Isaac handelsmanns als subrogirten Vogts

in einer an der Lanternengaß gelegenen der weÿl. brs Samuel Jakob gewesten Gastgebers Wittib zuständigen Gastbehausung N° 3
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Kleidung und weises Gezeug 188 fr, Ergäntzung der Erbinnen Nach ausweis Inventarii über des weÿl. bürgers Samuel Jakob gewesten Gastgebers der Verstorbenen Vaters Verlassenschafft durch mich Notarium den 27. prairial IV aufgerichtet 675 fr, Summa summarum 863 fr
Theilbare Massa, hausrath 466 fr, Gold 127 fr, Eigenthümlicher antheil an einer behausung zu Hagenau 1200 fr, Summa summarum 1793 fr – passiva 1230 fr, Nach deren Abzug 231 fr
Copia der Eheberedung vor Notario Chaveheid zu bischheim am Saum den 22. ventose III aufgerichtet, burger Jacob Abraham handelsmann wohnhaft zu Straßburg in der Lanternengaß N° 3 ane einem So dann burgerin blüm Samuel deßen eheliebstin durch burger Samuel Jacob dero Vatter auch dahier zu Straßburg wohnhaft verbeistandet
Enregistrement de Strasbourg, acp 72 F° 40 du 6 ventose 8

Jacob Abraham se remarie en 1799 avec Fromet Samuel (sœur de sa première femme)
Mariage, Strasbourg (n° 50) Cejourd’hui 10° Brumaire l’an VIII de la République française (…) Jacob Abraham, âgé de 33 ans, aubergiste domicilié en ette commune depuis 10 ans, natif de Gundershoffen canton de Niederbronn, Département du Bas Rhin, fils de feu Abraham Enoch, instituteur audit lieu & de feüe Nennel Hirtzel, vef de Fleur Samuel d’une part Fromet Samuel, âgé de 16 ans, domiciliée en cette commune depuis 9 ans, native de Bischheim au Saum canton d’Oberhausnbergen Département susdit, fille mineure de feu Samuel Jacob, aubergiste, et de Sara Netter (…) l’acte de décès de fleure Samuel épouse en premières noces du futur, portant d’elle est morte en cette commune le 28 juillet dernier (signé) jacob abraham, fromet Samuel (i 29)

Jacques Samuel Netter épouse en 1809 Henriette Ruef native de Hegenheim en Sundgau, il apporte en mariage sa part de la maison : contrat de mariage, célébration

1809 (27.10.), Strasbourg 5 (29), Not. F. Grimmer n° 5888
Contrat de mariage – Jacques Samuel Netter fils émancipé de feu Samuel Jacob, aubergiste en cette ville, et de Sara Netter assistée de Jacques Abraham négociant son curateur
Henriette Ruef fille de Joseph Ruef, négociant natif de Dürmenach demeurant autrefois à Hegenheim département du Haut Rhin actuellement domicilié à Bâle, procréée avec Amélie Pigard
art. 1. le futur époux assure apporter en mariage deux 5° par indivis d’une maison et dépendances à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3
Enregistrement de Strasbourg, acp 113 F° 106 du 28.10.

Mariage, Strasbourg (n° 391)
L’an 1809 le 30° jour du mois d’octobre sont comparus Jacob Samuel Netter âgé de 20 ans, commis-négociant domicilié en cette ville depuis son enfance, né à Bischheim au Saum Département du Bas-Rhin le 29 août 1781 fils de feu Samuel Jacob, aubergiste, et de Sara née Netter, assisté de de sa mère seulement son père étant décédé en cette ville le 16 floréal an IV comme il est constaté par son acte de décès et Henriette Rueff agée de 16 ans, née à Hegenheim Département du Haut Rhin le 3 janvier 1793, y domiciliée fille de Joseph Rueff, négociant audit lieu ci présent et consentant et d’Amélie Picard (signé) Jacob Samuel Nettre, Henriette Ruef (i 45)

Jacques Samuel Netter et Henriette Rueff cèdent leurs parts aux deux copropriétaires

1824 (6.5.), Strasbourg 1 (43), Me Rencker n° 3167
Jacques Samuel Netter, négociant, et Henriette Rueff
à Jacques Abraham et Flore Samuel Netter, Alexandre Isaac Troller, négociant, et Pauline Samuel Netter, aux conjoints Abraham 1/10, conjoints Troller 3/10
les deux 5° appartenant par indivis aux vendeurs à une maison, cour, puits, écuries avec tous ses bâtiment, appartenances et dépendances situés à Strasbourg connus sous le nom de places des Victoires rue de la Lanterne n° 3, d’un côté le Sr Reinhard, d’autre David Levy & Felix Behr, derrière le Sr Rubsamen, M Kampmann et autres – acquis par acte reçu Grimmer le 20 octobre 1809, les vendeurs se réservent le droit de rester dans leur logement jusqu’au 25 mars 1825 pour un loyer de 400 francs – à charge d’entetenir Sara Netter veuve de Samuel Jacob aubergiste – il a été convenu que dans le cas que l’un ou l’autre des deux copropriétaires ne voudrait plus rester dans l’indivision il sera tenu de céder sa moitié à son copropriétaire au prix de 13 000 fr – moyennant 12 000 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 168 f° 16 du 8.5.

Natif de Krautergersheim, Alexandre Isaac Troller meurt en délaissant huit enfants. L’inventaire est dressé dans une maison aux Grandes Arcades

1825 (16.2.), Strasbourg 14 (81), Me Lex n° 3261
Inventaire de la succession d’Alexandre Isaac Troller, négociant décédé le 4 février dernier – à la requête de Pauline Netter la veuve mère et tutrice légale de 1. Babette née le 25 août 1807, 2. Samuel Alexandre né le 30 mars 1809, 3. Jacob Alexandre né le 21 août 1812, 4. Moyse né le 15 juillet 1814, 5. Elie né le 4 juin 1816, 6. Jeannette née le 4 janvier 1818, 7. Julie née le 11 août 1819, B. Isaac Alexandre Troller, négociant tant pour lui comme fils et subrogé tuteur des mineurs, C. Isaac Bloch commerçant tuteur ad hoc

dans la maison mortuaire rue des Grandes Arcades près la place d’Armes n° 25
Titres et papiers, 1. Me Grimmer 20 octobre 1809, vente par Sara Netter veuve de Samuel Jacob à Alexandre Isaac Troller d’un 5° indivis dans une maison avec cour, puits, écurie et dépendances située à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3
Me Rencker 6 mai 1824 transcrit au bureau des hypothèques volume 168 n° 18 vente par Jacques Samuel Netter et Henriette Rueff de trois 10° dans la même maison
garde robe 142 fr, marchandises 52 041 fr, mobilier dans le magasin 218 fr, meubles meublants dans la chambre à demeure, chambre à côté, dans l’appartement du fond, au second étage, dans la cuisine, dans la cour 4348 fr, créances 91.201 fr, numéraire 261 fr, ensemble 148.213 fr
moitié de maison à Bolsenheim, moitié de maison à Osthoffen, terres à Schalckendorf, Rottebach, Bischholtz, Muhlhaussen, passif 91.447 fr
vacation du 28.3. (acp 172 F° 155-v du 7.4.)

Déclaration des noms par les Juifs, Strasbourg (1808)
n° 582 s’est présenté Alexandre Isaac, Marchand de rubans, domicilié en cette ville Ruë de la lanterne N° 3 lequel nous a déclaré prendre le nom de Troller pour nom de famille et conserver ceux d’Alexandre Isaac pour prénoms, il a signé avec nous le présent acte le 12 janvier 1808.
n° 532 s’est présentée Bellé Samüel épouse dAlexandre Isaac, Marchand de rubans, qui a pris les prénoms et noms fixes d’Alexandre Isaac Troller, domicilié en cette ville Ruë de la lanterne N° 3, laquelle nous a déclaré prendre le nom de Netter pour nom de famille et celui de Pauline pour prénom, et a déclaré ne savoir signer, le 12 janvier 1808.
n° 584 s’est présenté Alexandre Isaac, Marchand de rubans, domicilié en cette ville Ruë de la lanterne N° 3 qui a pris les prénoms et noms fixes d’Alexandre Isaac Troller lequel nous a déclaré donner à Isaac son fils né en cette ville le 4 vendémiaire X Troller pour nom de famille et ceux d’Alexandre Isaac pour prénoms, il a signé avec nous le présent acte le 12 javier 1808.
n° 585 s’est présenté Alexandre Isaac, Marchand de rubans, domicilié en cette ville Ruë de la lanterne N° 3 qui a pris les prénoms et noms fixes d’Alexandre Isaac Troller lequel nous a déclaré donner à Guidon son fils né en cette ville le 21 Messidor an XIII Troller pour nom de famille et celui de Guidon pour prénom, il a signé avec nous le présent acte le 12 janvier 1808.
n° 586 s’est présenté Alexandre Isaac, Marchand de rubans, domicilié en cette ville Ruë de la lanterne N° 3 qui a pris les prénoms et noms fixes d’Alexandre Isaac Troller lequel nous a déclaré donner à Babette sa fille née en cette ville le 5 août 1807 Troller pour nom de famille et celui de Babette pour prénom, il a signé avec nous le présent acte le 12 janvier 1808.

Décès, Strasbourg (n° 188)
Déclaration de décès, le 5 février 1828. Isaac Alexandre Troller, âgé de 52 ans, né à Krautergersheim Bas Rhin, négociant, époux de Pauline Netter, domicilié à Strasbourg est mort en cette mairie le 5 du mois courant à 5 heures du matin dans sa maison située N° 3 rue de la lanterne, fils de feu Isaac Jacob, boucher et de feue Marie N – Rétention d’urine (i 47)

Jacques Abraham et Flore Samuel Netter vendent leur moitié de maison à Pauline Samuel Netter veuve d’Alexandre Isaac Troller

1831 (26.9.), Strasbourg 1 (62), Me Rencker n° 8396
Licitation – Jacques Abaham, propriétaire, et Flore Samuel Netter sa femme
à Pauline Samuel Netter veuve d’Alexandre Isaac Troller, négociant
lesquels ont exposé ce qui suit, par contrat passé devant Me J. Frd. Grimmer le 20 octobre 1809 Jacques Abraham, Alexandre Isaac Troller et Jacques Samuel Netter ont acquis de Sara Netter veuve de Samuel Jacob, aubergiste, une maison, cour, puits, écurie avec tous ses bâtiment, appartenances & dépendances située à Strasbourg, connue sous le nom de place des Victoires rue de la Lanterne n° 3, d’un côté M Reinhard, d’autre David Levy et Felix Bohr, derrière M. Rebsamen, Kampman, et autres, moyennant 18.000 francs. Cette vente a été faite pour le Sr Abraham pour 2/5, le Sr Netter 2/5, le Sr Troller 1/5. Par Contrat reçu Me Rencker le 6 mai 1824, Jacques Samuel Netter a vendu auxdits Sr Troller et Abraham les deux 5° qui lui appartenaient dans l’immeuble pour 12.000 fr, savoir aux conjoints Abraham 1/10 et conjoints Troller 3/10 de manière que les conjoints Abraham et conjoints Troller sont devenus propriétaires chacun de la moitié dudit immeuble. Par le contrat du 6 mai 1824 (il a été convenu que) dans le cas où l’un des deux copropriétaires ne voudroit plus rester dans l’indivision il sera tenu de céder sa maison à son co propriétaire au prix de 12.000 fr – moyennant 13.000 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 205 f° 154-v du 28.9.

Fils d’Alexandre Isaac Troller, Jacob Alexandre Troller meurt en 1838 en laissant pour héritiers sa mère et ses frères et sœurs

1838 (7.12.), Strasbourg 12 (148), Me Noetinger n° 10.887
Déclaration tenant lieu d’Inventaire de la succession délaissée par Jacob Alexandre Troller, célibataire à Strasbourg décédé le 2 juillet dernier
à la requête de Pauline Netter veuve d’Alexandre Isaac Troller, négociant, en son nom et tutrice de 1. Jeannette et 2. Julie ses enfants, 2. Isaac Alexandre Troller, tant en son nom que subrogé tuteur des enfants mineurs et que mandataire de Barbe Troller femme de Godechaux Bloch, négociant demeurant à Fénétrange, 3. Samuel Alexandre Troller, négociant, et Elie Troller, négociant à Strasbourg frères et sœurs du défunt
sa part indivise dans une maison sise à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3 que le défunt a recueilli dans la succession d’Alexandre Isaac Troller, négociant, suivant inventaire dressé par Me Lex le 16 février 1825 et de Moise Troller, faisant 31/672 estimée 1201 la part
Enregistrement de Strasbourg, acp 264 f° 30 du 10.12.

Quatre de ses enfants renoncent à la succession de leur mère Pauline Netter veuve d’Alexandre Isaac Troller

1843 (3.2.), Me Boersch
Renonciation par Elie Troller, commis négociant, Julie Troller, majeure, les deux à Strasbourg, par le mandataire de Babette Troller épouse de Godechaux Bloch dit Louis Marchand de draps à Fénétrange et par le mandataire de Jeannette Troller épouse de Josué Strauss commerçant à Haguenau,
à la succession de Pauline Netter veuve d’Alexandre Isaac Troller négociant à Strasbourg y décédée le 31 octobre dernier, tous les susnommés ses héritiers
acp 306 (3 Q 30 021) f° 75 du 6.2.

Elie Troller et Julie Troller vendent leurs parts, soit 178/1792° au changeur Louis Bloch

1843 (28.1.), Strasbourg 7 (98), Me Boersch n° 3608
Ont comparu le Sieur Elie Troller commis négociant demeurant et domicilié à Strasbourg et Dlle Jule Troller, majeure d’ans, sans profession demeurant et domiciliée à Strasbourg (avoir vendu)
à M. Louis Bloch, changeur demeurant et domicilié à Strasbourg
Les 178/1792 indivis d’une maison consistant en bâtiment de devant, latéraux et de derrière avec deux cours, puits, écuries, remises, magasins, appartenances, droits et dépendances, connus sous le nom de place des victoires, située à Strasbourg rue de la lanterne N° 3, tenant d’un côté à la propriété de M. Reinhardt, de l’autre côté à la propriété des sieurs David Levy et Felix Behr, donnant par devant sur la rue de la lanterne attenant par derrière à la propriété de MM. Rübsamen, Kampmann et autres. (…)
L’immeuble dont s’agit appartenait anciennement à Dame Sara Netter veuve du Sr Samuel Jacob aubergiste à Strasbourg, laquelle l’a vendue aux sieurs Jacques Samuel Netter commis négociant, Jacques Abraham et Alexandre Isaac Troller les deux négociants, tous demeurant et domiciliés à Strasbourg selon contrat de vente passé devant M° Frédéric Grimmer notaire à Strasbourg le 26 octobre 1809. (…) Suivant contrat passé devant Me Rencker et son collègue notaires à Strasbourg le 6 mai 1824 le sieur Jacques Samuel Netter négociant à Strasbourg et De Henriette Ruef son épouse ont vendu les quatre 10° à eux appartenant dans ladite maison au sieur Jacques Abraham et à Dame Flore Samuel Netter son épouse et au sieur Alexandre Isaac Troller et à Dame Pauline Samuel Netter son épouse demeurant tous à Strasbourg, savoir un 10° aux conjoints Abraham et trois 10° aux conjoints Troller pour 120.000 francs. Ainsi les conjoints Abraham déjà propriétaires de 4/10 dudit immeuble en vertu de la vente susrelatée du 26 octobre 1809 sont devenus propriétaires de 5/10 ou de la moitié dudit immeuble et les conjoints Troller déjà propriétaires en vertu du même contrat de 2/10 dudit immeuble sont devenus propriétaires de l’autre. (…) Le sieur Alexandre Isaac Troller étant décédé à Strasbourg le 4 février 1825, sa succession est avenue à ses huit enfants Babette Troller, Samuel Alexandre Troller, Jacob Alexandre Troller, Moïse Troller, Elie Troller, Jeannette Troller, Julie Troller et Isaac Alexandre Troller, ainsi qu’il résulte de l’intitué de l’invention de sa succession dressé par M° Lex lors notaire à Strasbourg le 16 février 1825, enregistré. En conséquence ladite moitié de maison est avenue pour deux tiers auxdits héritiers et pour l’autre tiers à la veuve attendu qu’il n’avait pas été fait de contrat de mariage entre lesdits époux Troller et qu’ainsi ils se trouvaient régis par les statuts e Strasbourg antérieurs au code civil qui attribuaient au mari les deux tiers de la communauté et un tiers seulement à la femme. Chaque enfant Troller est devenu ainsi propriétaire d’in 24° de ladite maison. Le sieur Moïse Troller, l’un des enfants étant décédé postérieurement, le 24° à lui appartenant est avenu pour un quart à la mère et pour les trois autres quarts à ses sept frères et sœurs, la mère a ainsi recueilli dans cette succession 1/96 et chacun des sept frères et sœurs 3/672. Chaque enfant Troller s’est ainsi trouvé propriétaire de 31/672.
Le sieur Jacob Alexandre Troller étant également décédé, les 31/672 à lui appartenant dans ladite maison sont avenus pour un quart à sa mère et pour les trois quarts à ses frères et sœurs, sa mère a ainsi recueilli dans cette succession 31/2798 dudit immeuble & chacun des frères et sœurs 93/16.128. C’est ainsi que chacun des vendeurs est devenu propriétaire de 93/1792 dudit immeuble. Ce qui fait pour les deux vendeurs ensemble la part par eux présentement vendue de 186/1792. – moyennant le prix & la somme de 3000 francs
acp 306 (3 Q 30 021) f° 51

Isaac Alexandre Troller et Samuel Alexandre Troller qui sont devenus seuls propriétaires du restant de la maison cèdent leurs parts à Louis Bloch qui devient ainsi seul propriétaire

1843 (4.2.), Strasbourg 7 (99), Me Boersch n° 3625
Licitation – Ont comparu M. Isaac Alexandre Troller, M. Samuel Alexandre Troller les deux négociants demeurant et domiciliés à Strasbourg d’une part
et M. Louis Bloch, changeur demeurant et domicilié à Strasbourg d’autre part
Lesquels ont exposé qu’ils sont propriétaires par indivis d’une maison sise à Strasbourg rue de la lanterne N° 3, que désirant sortir de cette indivision, ils sont convenus d’exposer aux enchères, sans admission d’étrangers, (…) qu’ils comparoitraient aujourd’hui à l’effet de dresser le cahier des charges ded clauses et conditions sous lesquelles cette adjudication aura lieu.
Description de la maison à vendre. Une maison consistant en bâtiment de devant, latéraux et de derrière avec deux cours, puits, écuries, remises, magasins, appartenances, droits et dépendances, connue sous le nom de place des victoires, située à Strasbourg rue de la lanterne N° 3, tenant d’un côté à la propriété de M. Reinhardt, de l’autre côté à la propriété des sieurs David Levy et Felix Behr, donnant par devant sur la rue de la lanterne attenant par derrière à la propriété de MM. Rübsamen, Kampmann et autres.
Titres de propriété. I. Titres de M. Bloch. M. Bloch est propriétaire de (186/1792) indivis dudit immeuble pour les avoir acquis du sieur Elie Troller commis négociant et de Dlle Julie Troller, majeure d’ans, les deux demeurant et domiciliés à Strasbourg selon contrat passé devant ledit M° Boersch le 28 janvier 1843, enregistré, il est à voir dans ce contrat comment la dite portion indivise de maison appartenait au sieur Elie Troller et à la Dlle Julie Troller.
II. Titres de MM. Troller. MM. Isaac Alexandre Troller et Samuel Alexandre Troller déclarent être propriétaires de (1606/1792) de ladite maison de la manière suivante. La veuve Pauline Samuel Netter, veuve du Sr Isaac Troller, négociant à Strasbourg a pour sa part à la communauté qui a existé entre elle et son mari (2/12) dudit immeuble, ainsi qu’il est dit dans l’acte précité du 28 janvier 1843 (2688/16.128) Elle a recueilli plus tard dans la succession de son fils M. Moïse Troller ainsi qu’il est établi au même acte du 28 janvier 1843 (1/93) ou 168/16.128. Suivant contrat passé devant M. Rencker et son collègue notaires à Strasbourg le 26 septembre 1831, enregistré, elle a acquis du Sr Jacques Abraham propriétaire à Strasbourg et de Dame Flore Samuel Netter son épouse la moitié de ladite maison (cette moitié indivise) pour le prix de 13.000 francs, savoir 8064/16.128 (…).
La veuve Netter a hérité dans la succession de son fils Jacob-Alexandre Troller (ainsi qu’il est établi dans l’acte du 28 janvier 1843) 31/2688 dudit immeuble, soit 186/16.128
Le sieur Isaac Alexandre Troller et Marie Alexandre Troller déclarent que la succession dudit Jacob Alexandre Troller étant obérée, ils ont ainsi que leurs deux sœurs Babette Troller épouse du Sr Gottschau Bloch commis négociant à Fénétrange et Jeannette Troller épouse du Sr Josué Strauss négociant demeurant à Haguenau renoncé en faveur de ladite veuve Troller à la succession dudit Jacob Alexandre Troller et la veuve Troller s’est chargée du passif de ladite succession. Par suite de cette renonciation la veuve Troller a réuni entre ses mains du chef des ces quatre enfants Troller et au nom de chacun d’eux (93/16.128) soit pour les quatre 372/16.128.
Le sieur Isaac Alexandre Troller était propriétaire du chef de leur père le sieur Isaac Troller sus nommé et du chef de leur frère le Sr Moïse Troller aussi susnommé de (31/672) soit (44/16.128). Mais par acte passé devant M° Noetinger notaire à Strasbourg le 9 août 1843, enregistré, le Sr Isaac Alexandre Troller a donné quittance à la veuve Troller sa mère de ses parts dans la succession de son père et de son frère Moïse Troller moyennant la somme de 6400 francs et ainsi la veuve Troller a réuni entre ses mains les (744/16.128) appartenant audit Isaac Alexandre Troller, ci 744/16.128
De même le Sr Samuel Alexandre Troller était propriétaire du chef de son père et de son frère les Sr Isaac Troller et Moïse Troller de (744/16.128). Mais également par acte passé devant ledit M° Noetinger le 9 août 1833, enregistré, il a donné quittance à sa mère la veuve Troller moyennant la somme de 6400 francs, et ainsi la veuve Troller a réuni entre ses mains le (744/16.128) appartenant ausdit Samuel Alexandre Toller, ci 744/16.128
Dame Babette Troller épouse du Sr Gottschau Bloch commis négociant demeurant à Fénétrange était aussi propriétaire du chef de son père Isaac Troller et de son frère Moïse Troller de (744/16.128) dudit immeuble. Elle a aussi en son contrat de mariage passé devant Me Noetinger notaire à Strasbourg le premier septembre 1829 enregistré, donné quittance à sa mère la veuve Troller de ses parts dans les successions desdits sieurs Isaac et Moïse Troller moyennant la somme de 6400 francs, et par suite la veuve Troller a ainsi réuni entre ses mains le (744/16.128) appartenant à ladite dame Bloch, ci 744/16.128
Dame Jeannette Troller épouse du sieur Josué Strauss négociant demeurant à Haguenau était au même titre que la dame Bloch propriétaire de (744/16.128) dudit immeuble. De même en son son contrat de mariage passé devant Me Noetinger notaire à Strasbourg le 22 et 29 octobre 1840 enregistré, elle donné quittance à sa mère la veuve Troller de ses parts dans les successions desdits Isaac et Moïse Troller moyennant la somme de 5500 francs, et ainsi la veuve Troller est encore devenue propriétaire de (744/16.128) appartenant à ladite dame Strauss, ci 744/16.128
Les sieurs Isaac Alexandre Troller et Samuel Alexandre Troller déclarent d’ailleurs garantir expressément et solidairement l’adjudicaire contre toutes recherches et tous troubles qui pourraient provenir de l’irrégularité des susdits actes. Ainsi la veuve Troller est devenue propriétaire de 14.454/16.128.
La veuve Troller est décédée à Strasbourg le 31 octobre 1842, sa succession est avenue à ses six enfants qui sont 1° le Sr Isaac Alexandre Troller, l’un des comparans, 2° le Sr Samuel Alexandre Troller, aussi l’un des comparans, 3° le Sr Elie Troller commis négociant demeurant à Strasbourg 4° la Dlle Julie Troller, majeure d’ans demeurant à Strasbourg, 5° Dame Babette Troller épouse du Sr Gottschau Bloch commis négociant demeurant à Strasbourg, 6° Et dame Jeannette Troller épouse du Sr Josué Strauss demeurant à Haguenau.
Mais par acte passé devant ledit M° Boersch (…) le jour d’hier, le Sr Elie Troller, la Dlle Julie Troller, la Dame Jeannette Troller épouse du Sr Josué Strauss commerçant demeurant à Haguenau. et le Dame Gottschau Bloch ont renoncé à la succession de ladite veuve Troller et ainsi les Sr Isaac Alexandre Troller et Samuel Alexandre Troller sont aujourd’hui seuls héritiers de ladite veuve Troller.
(…) mise à prix de 25.000 francs
au sieur Bloch moyennant 34.000 francs
acp 306 (3 Q 30 021) f° 99

Originaire de Fénétrange en Moselle, Louis Bloch épouse en 1840 Babette Levi native de Worms
1840 (9.11.), Strasbourg 12 (153), Me Noetinger n° 12 887
Contrat de mariage – furent presens M. Louis Bloch, changeur demeurant à Strasbourg fils majeur et légitime de M. Joseph Bloch, négociant domicilié à Fénétrange, et de Mad Rosalie Cerf
Et Madlle Babette Levi, mineure demeurante à Worms, fille légitime de M. Abraham Levi, négociant demeurant à Worms, et de feu Sara Cahn

communauté réduite aux acquets
Etat des apports de M. Louis Bloch, changeur à Strasbourg au mariage qu’il se propose de contracter avec Dlle Babette Levy mineure d’ans demeurant à Worms
Immeuble. 135. Une maison & dépendances sise à Strasbourg rue de la Douane N° 27 faisant le coin de la rue des tonneliers tenant d’un côté à Mr Greiner de l’autre à ladite rue des Tonneliers par derrière au Sr Brucker baquetier, Estimée à 25.000 francs
Places à la synagogue. 136. Le droit de location perpétuelle sur six places à la synagogue de cette ville, ledit droit évalué 5000
Total de l’actif 303.455, Passif 137.766, Balance 165.680
Etat des différens objets mobiliers apportés par Medlle Babette Levi de Worms au mariage qu’elle se propose de contracter avec M. Louis Bloch changeur de Strasbourg, total 849
Enregistrement de Strasbourg, acp 282 f° 89-v du 12.11.

Babette Levi meurt en 1844 en délaissant deux fils

1844 (1.4.), Strasbourg 12 (163), Me Noetinger n° 16.686
Inventaire après le décès de De Babette Levi épouse de M. Louis Bloch, changeur demeurant à Strasbourg où elle est décédée le 18 février 1844
L’an 1844, le premier avril à midi, à la requête en présence de M. Louis Bloch, changeur demeurant à Strasbourg, agissant 1° comme ayant été commun en biens, conquêts & acquêts avec De Babette Levi son épouse décédée en cette ville 2° comme donataire de feu son épouse de l’usufruit viager d’une somme de 50.000 francs à prendre sur la succession de la défunte, ainsi que le tout résule du contrat de mariage ci après analysé, 3° & en qualité de père et tuteur légal de de Jules Bloch & Adolphe Bloch le premier âge de 2 ans et demi le second de sept mois, ses deux enfants enore mineurs issus de son mariage avec ladite défunte Babette Levi
En présence de M. Abraham Levy, négociant demeurant à Worms, agissant en qualité de subrogé tuteur desdits mineurs

La présente opération sera basée sur le contrat de mariage passé entre M. Bloch et sa défunte épouse devant Me Noetinger le 9 novembre 1840 (…)
Le tout fait & trouvé à Strasbourg en la maison mortuaire rue de la douane N° 27
Immeuble. Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtimens latéraux & de derrière, avec deux cours, écuries, remise, magasin & dépendances située à Strasbourg rue de la lanterne N° 3, d’un côté M. Reinhardt, de l’autre le Sr David Levy & Frédéric Bohr, par devant ladite rue par derrière le Sr Ruebsamen & Kampmann & autres. M. Bloch a acquis 197/792 de cet immeuble du Sr Elie Troller commis négociant & de Dlle Julie Troller majeure, les deux demeurant à Strasbourg aux termes d’un contrat de vente passé devant M° Boersch notaire à Strasbourg le 28 janvier 1843 transcrit au bureau des hypothèques le 6 janvier [sic] même année vol. 394 N° 54. Et il a acquis le surplus de ladite maison de MM. Isaac Alexandre Troller & Samuel Alexandre Troller négociants à Strasbourg suivant acte de licitation reçu par ledit notaire Boersch le 4 février 1843. Les parties évaluent le revenu annuel de cette maison, sans distraction de charges, à 1700 francs, ce revenu capitalisé au denier vingt produit une valeur de 34.000 francs
acp 321 (3 Q 30 036) f° 94-v du 9.4. – Ladite succession se compose savoir,
Propres à la veuve 1° sa garde robe évaluée 790, 2° di linge 1639, 3° une somme de 34.000
Propres du veuf, 152.481 francs
Communauté, masse active, meubles, argent comptant et créancess d’une valeur de 225.894, Plus une maison à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3 d’un revenu de 1700 en capital 34.000, créances douteuses 6766
Masse passive 38.848

Louis Bloch se remarie avec Sara Altschul native d’Ingenheim en Palatinat en apportant la maison sise rue de la Lanterne

1847 (19.1.), Strasbourg 12 (170), Not. Noetinger n° 19.003
Contrat de mariage – Ont comparu M. Louis Bloch, changeur demeurant à Strasbourg, veuf avec deux enfants de De Babelle Levi stipulant comme futur époux d’une part
Et Madlle Sara Altschul, majeure sans état demeurant à Ingenheim /:Bavière rhénane:/ fille de feus M. Gabriel Altschul, négociant à Ingenheim & de Dlle Cécile Wolff, stipulant comme future épouse, sous l’assistance de son frère M. Marx Altschul propriétaire demeurant à Ingenheim à ce présent, d’autre part

Immeubles. Une maison sise à Strasbourg rue de la douane N° 27 faisnt le coin de la rue des tonneliers estimée à 35.000
Une maison avec deux cours etc. sise à Strasbourg rue de la Lanterne N° 3 estimée à 40.000
acp 357 (3 Q 30 072) f° 12 du 22 janvier – Il y aura communauté d’acquets dont deux tiers au futur et un tiers à la future. Néanmoins en cas de prédécès de la future épouse sans enfant la communauté entière appartiendra au futur époux et en cas de prédécès du futur sans enfant la future aura l’option d’accepter la communauté ou de prende 15.000 francs après le décès dans les deux ans du mariage et 20.000 francs dans le cas où ce décès arrivera après l’expiration des deux années.
Les apports du futur époux se composent de valeurs commerciales et effets en portefeuille montant à 509.563
une maison à Strasbourg rue de la douane N° 27 évaluée 35.000
Une maison rue de la lanterné N° 3 évaluée 40.000 (total) 584.563 – Passif 300.886
Les apports de la future se composent d’une somme de 37.000
Donation par la future en cas de prédécès et d’existence d’enfant de l’usufruit de la moitié de sa succession
Et par le futur à la future en cas de prédécès d’une rente annuelle de 500 francs durant les 10 premières années qui suivront son décès.

Liquidation de la communauté entre Louis Bloch et Babette Levi
1864 (22.8.), Me Holtzapffel subst. Mr Noetinger
Liquidation et partage de la communauté de biens qui a existé entre Louis Bloch, changeur à Strasbourg, Babette Levi sa femme et de la succession de cette dernière, décédée le 18 février 1844.
Entre 1) le veuf comme commun en biens en vert de son contrat de mariage reçu Noetinger le 9 novembre 1840 et comme usufruitier de la moitié de sa succession
2) Jules Bloch, commis négociant à Strasbourg, 3) Adolphe Bloch, élève en médecine à Paris
Communauté.Masse active, argenterie 675, créances 208.168, argent 17.049, prix de vente de la maison 30.205, Total 255.944
Masse passive, reprises de la défunte 34.000, reprises du veuf 152.481, autre 40.757, total 227.238 – Reste 28.705
Succession, reprises 34.000, bénéfices de la communauté 14.052 – Total 49.991
Masse passive 26, Reste 49.965, moitié en usufruit au Sr Bloch 24.982
En toute propriété aux enfants 24.982, à déduire les droits de succession 339, reste 24.643
Attributions (…)
acp 535 (3 Q 30 250) f° 69-v du 29.8.

Louis Bloch et ses enfants vendent la maison au négociant Isaac Hausser moyennant 30 050 francs

1853 (18.5.), Me Noetinger
Ont comparu Monsieur Louis Bloch, négociant demeurant à Strasbourg, Et Monsieur Eliacin Aaron, licencié en droit demeurant en ladite ville, agissant en qualité de mandataire de Monsieur Abraham Levy négociant demeurant à Worms (…) lesquels on déposé audit Me Noetinger le cahier des charges sur lequel devront être ouvertes les enchères pour la vente d’une maison sise à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3 dépendant de la communauté qui a existé entre Monsieur Bloch comparant et la Dame Babette Levi sa défunte épouse. Ce cahier des charges dressé par ledit Me Noetinger à ce commis par jugement du tribunal civil de Strasbourg en date du 14 mars dernier qui a également ordonné que la vente aurait lieu devant le même notaire. Lequel cahier des charges signé par ledit M° Noetinger aujourd’hui (…)
Ledit jugement a été rendu contre Monsieur Louis Bloch négociant demeurant à Strasbourg ayant été commun en biens avec Dame Babette Levi sa défunte épouse en encore en raison des droits d’usufruit qui lui competent sur uen partie de la succession de feue sadite femme, demandeur en licitation pour lequel a occupé Me Ackermann avoué près le tribunal civil de Strasbourg, Et Monsieur Abraham Levy, négociant demeurant à Worms, en qualité de subrogé tuteur de Jules Bloch, et Adolphe Bloch les deux enfants mineurs issus du mariage du demandeur Louis Bloch avec feue ladite Babette Levi, défendeurs ayant comparu par M° Hevé avoué près ledit tribunal
Désignation de l’immeuble à vendre. Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtiments latéraux et de derrière avec deux cours, écuries, remises, magasins et dépendances située à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3 tenant d’un côté au Sieur Schnitzler de l’autre au sieur Schopp par devant la rue par derrière les sieurs Kampmann, Michel Aron et Weil frères.
Etablissement de la propriété. La maison à vendre appartenait anciennement à Dame Sara Netter veuve du Sieur Samuel Jacob aubergiste à Strasbourg laquelle l’a vendue à Jacques Samuel Netter commis négociant pour deux cinquièmes, Jacques Abraham négociant pour deux cinquièmes et Isaac Troller négociant pour un cinquième, tous demeurant à Strasbourg aux termes d’une vente passée devant Me Grimmer notaire à Strasbourg le 26 octobre 1829. Par acte pasé devant Me Rencker notaire à Strasbourg le 6 mai 1824 le sieur Jacques Samuel netter et Dame Henriette Ruef sa femme ont vendu les 2/5 leur appartenant au sieur Jacques Abraham susnommé et Dame Flore Samuel Netter sa femme pour un 10° et Alexandre Isaac Troller et Pauline Samuel Netter sa femme pour trois 10° de sorte que ladite maison appartenait alors indivisément et par moitié aux conjoints Abraham et Troller. Le sieur Troller étant décédé la moitié de la maison est avenue pour un tiers soit pour un 6° de la totalité à sa veuve et pour les deux autres tiers restants à ses huit enfants Babette Troller, Samuel Alexandre Troller, Jacob Alexandre Troller, Moïse Troller, Elie Troller, Jeannette Troller, Julie Troller et Isaac Alexandre Troller, soit à chacun pour un 24° du total. Le sieur Moïse Troller, l’un des enfants étant venu à mourir, sa mère a recueilli dans sa succession le quart du 24° à lui appartenant et devint par là propriétaire de 118/672. Les sept frères et sœurs recueillirent le trois autres quart et devinrent chacun propriétaires de 31/672. Le sieur Jacob Alexandre Troller étant également décédé le 31/672 lui appartenat furent recueillis pour un quart par la veuve avec 31/2698 et pour trois quarts par ses six frères et sœurs soit chacun pour 93/2698. Les sieurs Samuel Alexandre Troller, Isaas Alexandre Troller, Babette Troller et Jeannette Troller ayant renoncé à la succession de leur dit frère Jacob Alexandre Troller en faveur de la veuve, cette dernière devint propriétaire de 3404/16.192, Samuel Alexandre Troller, Isaac Alexandre Troller, Babette Troller et Jeannette Troller possédèrent alors chacun 31/672, Elie Troller et Julie Troller chacun 93/692. Par acte passé devant M° Boersch notaire à Strasbourg le 28 janvier 1843. Elie Troller et Julie Troller vendirent leur parts faisant ensemble 186/1792 à Monsieur Louis Bloch changeur demeurant à Strasbourg ci-dessus nommé. Ladite vente eut lieu moyennant 3000 francs (…) transcrit au bureau des hypothèques volume le 6 janvier 1843 volume 394 numéro 54. Les quatre autres enfants Troller vendirent successivement les 31/372 appartenant à chacun d’eux à la veuve, savoir le sieur Isaac Alexandre Troller par acte passé devant Me Noetinger soussigné le 9 août 1833, le sieur Samuel Alexandre Troller par acte passé devant le dit notaire le même jour, Babelle Netter en son contrat de mariage avec Gottschau Bloch de Fénétrage passé devant Me Noetinger soussigné le premier septembre 1829 et Jeannette Troller en son contrat de mariage avec Josué Strauss de Haguenau passé devant ledit Me Noetinger le 22 et 29 octobre 1810, tous lesdits actes portant quittance des prix de vente. Enfin le sieur Jacques Abraham et Flore Samuel Netter sa femme ont vendu également à la veuve Troller leur moitié en vertu d’un acte passé devant Me Rencker notaire à Strasbourg le 6 septembre 1831 pour le prix de 13.000 francs délégués aux créanciers nommés plus loin, de sorte que la veuve Troller possédait alors 14.454/16.128 et Monsieur Bloch 1674/16.128. Au décès de Madame veuve Troller sa succession échut à ses six enfants survivants ci-dessus nommés mais par acte passé devant M° Boersch notaire à Strasbourg le 3 février 1843 le sieur Troller, la demoiselle Julie Troller, Dame Jeannette Troller femme de Josué Strass de haguenai et Babette Troller femme de Gottschau Bloch de Fénétrange ont renoncé à la succession de leur mère, de sorte que Messieurs Isaac Alexandre Troller et Samuel Alexandre Troller sont devenus seuls propriétaires des 14.454/16.128 ayant appartenu à leur mère. Par acte passé devant M° Boersch susdit Messieurs Troller et Monsieur Bloch ont fait dresser le cahier des charges clauses et condition pour parvenir à la vente aux enchères par licitation entre eux sans admission d’étrangers de ladite maison. Cette adjudication a été pronocée en vertu du même acte au profit de Monsieur Bloch moyennant le prix de 30.000 francs (…)
(Charges, clauses et conditions) Article six bis. De convention expresse, l’adjudication emportera bail par l’adjudicataire au profit de Monsieur Bloch pour trois, six, neuf ou douze ans d’une écurie avec remise pour y loger les foins le tout faisant partie de la maison à vendre moyennant un loyer annuel de 50 francs avec l’obligation à la charge de l’adjudicataire de fournir pendant toute la durée du bail la paille pour la litère à condition que tout le fumier appartiendra à l’adjudicataire (…) L’an 1853 le 27 avril
Adjudication. Et le mercredi 18 mai 1853 (…)
Echéri durant le premier feu par Monsieur Isaac Hausser négociant demeurant à Strasbourg à la somme de 30.050 francs. Et trois nouveaux feux ayant été allumés sans que pendant leur durée ait été fait de mise ultérieure, ladite maison a ét définitivement adjugée à Monsieur Hausser
Les parties font observer à raison de la paille que l’adjudicataire est tenu de fournir au vendeur pour litière de l’écurie que celui-ci s’est réservée à titre de bail, que la paille fournie par l’adjudicataire équivaut au fumier que celui-ci est autorisé à retenir de sorte qu’il n’y a aucune chambre à cet égard. De plus par convention expresse à l’instant arrêtée, le locataire aura le droit de faire panser et seller son cheval dans la cour de derrière de l’écurie et de chercher l’eau à la pompe moyennant quoi et sous la promesse de l’exécution formelle de tout ce que dessus Monsieur Hausser est considéré à présent comme propriétaire de la maison vendue pour par lui en faire jouir et disposer dès aujourd’hui comme bon lui semblera
acp 419 (3 Q 30 134) f° 8 du 2.5., Cahier des charges du 27 avril – idem f° 80-v du 27.5., Adjudication définitive du 18 mai
Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 567 (2228) n° 68

Isaac Hausser constitue une société avec Marie Hausser sa sœur veuve Elie Mayer
1842 (24.12.), Me Arbogast
Acte de société – pour 9 années à partir du premier janvier 1843 en nom collectif sous la raison Hausser et Compagnie, pour les remplacements militaires dans le département du Calvados dont le siège est fixé à Caen
entre Isaac Hausser agent d’affaires à Strasbourg domicilié à Caen et Marie Hausser sa sœur veuve Elie Mayer à Strasbourg
Le fonds capital de la société est de 40.000 francs, numéraire, créances et billets dont il sera dressé état
Ne contenant ledit acte que des articles réglementaires
acp 305 (3 Q 30 020) f° 50-v du 26.12.

Isaac Hausser épouse Henriette Mayer
1845 (5. Xbr), Strasbourg 13 (61), Me Arbogast n° 2193
Contrat de mariage – Sont comparus M. Isaac Hausser, commis négociant demeurant à Strasbourg fils majeur de M. Daniel Hausser autrefois marchand demeurant en ladite ville de de feue Dame Sophie Weill son épouse, agissant comme futur époux d’une part
Et Delle Henriette Mayer, sans état demeurant à Strasbourg fille mineure de feus M. Elie Meyer agent d’affaires et De Henriette Stein vivants conjoints à Strasbourg, assistée de par 1. De Pauline Lœb veuve de Samson Stein vivant fripier à Strasbourg où elle demeure son aieule materelle (…) 2. M. Samuel Alexandre Troller, négociant demeurant en cette ville son tuteur datif, agissant comme future épouse d’autre part

acp 343 (3 Q 30 058) f° 87 du 8 décembre
Les apports du futur consistent en une somme de 30.000 francs
Ceux de la future en 1° un trousseau estimé 486, 2° argent comptant 8193, 3° créances 7031
Don matutinal par le futur à la future en cas de survie d’une somme de 2400 francs
Donation réciproque par les futurs au survivant d’eux de la propriété pleine et entière des objets qui auront servi à leur usage personnel
Donation par la future au futur en cas d’inexistence d’enfant de la jouissance viagère de tous les biens qu’elle délaissera au jour de son décès et par le futur à la future l’usufruit viager d’une somme égale au montant de la fortune de cette dernière

Isaac Hausser meurt en 1854 en délaissant quatre enfants

1854 (25.11.), Strasbourg 15 (92), Not. Momy (Hippolyte) n° 1956
Inventaire de la communauté de biens qui a existé entre Isaac Hausser et Henriette Mayer – A la requête et en présence de Dame Henriette Mayer, veuve du Sieur Isaac Hausser, en son vivant négociant domiciliée & demeurant à Strasbourg, agissant en son nom personnel à cause de la communauté de biens ayant existé entre elle & son mari défunt aux termes des dispositions de leur contrat de mariage passé devant Me Arbogast lors notaire à Strasbourg le 5 décembre 1845, enregistré (communauté à laquelle ladite Dame requérante se réserve de renoncer si elle le juge convenable) & à raison des avantages de survie qui lui ont été assurés par feu son mari suivant l’article 7 du même contrat, 2° En sa qualité de tutrice légale de ses quatre enfants mineurs issus de son mariage avec feu son époux nommés Fanny Hausser âgé de 8 ans, Ernestine Hausser agée de 7 ans, Lucie Hausser agée de 5 ans, Désiré Hausser âgé de 8 mois
En présence de Monsieur David Masse, avocat domicilié à Strasbourg agissant en qualité de subrogé tuteur des quatre enfants mineurs

Dispositions du contrat de mariage (…)
Immeuble de la communauté. Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtiments latéraux & de derrière avec deux cours, écuries, remises, magasins & dépendances située à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3, tenant d’un côté au sieur Schnitzler de l’autre au Sr Schopp par devant la rue, par derrière les sieurs Kampmann, Michel Aron et Weil frères. Origine de la propriété de ladite maison. M. Hausser défunt est devenu propriétaire de la maison & de ses dépendances ci-dessus décrite pour en avoir fait l’acquisition sur le sieur Louis Bloch, négociant demeurant à Strasbourg & les enfants de ce dernier issus de son mariage avec dame Babette Levi sa femme défunte, aux termes d’un procès verbal d’adjudication par forme de licitation dressé par Me Noetinger et son collègue notaires à Strasbourg le 18 mai 1853, enregistré le 27 transcrit au bureau des hypothèques le 31 mars volume 567 N° 68. Ladaite licitation ordonnée par jugement rendu par le tribunal civil séant à Strasbourg le 14 mars 1854
acp 435 (3 Q 30 150) f° 45-v du 1.12. (succession déclarée le 9 février 1855)
Communauté, mobilier estimé 1571, créances 62.535, créances douteuses 5000, Une maison à Strasbourg rue de la Lanterne N° 3
Passif 92.298
Propres inexistants du défunt 30.000, Récompenses dues à la veuve 10.600

Henriette Mayer renonce à la communauté avec son mari Isaac Hausser
1855 (5.2.), Strasbourg 15 (92), Not. Momy (Hippolyte) n° 2128
Renonciation – A comparu Dame par Henriette Mayer veuve du Sr Isaac Hausser, en son vivant négociant demeurant et domiciliée à Strasbourg
Laquelle a déclaré renoncer purement et simplement au don matutinal et à la donation en propriété de de garde robe, de la bibliothèque et autres objets ayant servi à l’usage personnel de son mari ainsi qu’à l’usufruit qui lui a été légué par le Sr Hausser au contrat de mariage passé devant Me Arbogast lors notaire à Strasbourg le 5 décembre 1845. Madame veuve Hausser ne vouant pas profiter des avantages qui peuvent lui résulter des donations retenues audit contrat
acp 437 (3 Q 30 152) f° 25 du 7.2.

La veuve d’Isaac Hausser acquiert la maison par licitation

1860 (4.1.) Strasbourg 15 (101), Not. Momy (Hippolyte) n° 5889
Cahier des charges du 3. Xbre 1859. Sont comparus 1° Dame Henriette Mayer, veuve du Sieur Isaac Hausser, en son vivant négociant à Strasbourg où ladite dame demeure et est domiciliée, agissant tant en son nom personnel à cause de la communauté de biens qui a existé entre elle et son mari défunt que comme tutrice naturelle de ses quatre enfants mineurs issus de son mariage avec feu son époux et nommés 1° Fanny Hausser, 2° Ernestine Hausser, 3° Lucie Hausser, & 4° Désiré Hausser, ces mineurs habiles à se dire et porter héritiers chacun pour un quart dudit Sieur Hausser leur père défunt ainsi qu’il est constaté par l’inventaire dressé après le décès du Sieur Hausser par M° Momy l’un des notaires soussignés qui en a la minute le 29 novembre 1854, enregistré, 2° Et Monsieur David Masse, avocat demeurant et domicilié en ladite ville de Strasbourg, agissant en qualité de subrogé tuteur des quatre mineurs (…)
Par jugement rendu le 14 novembre 1859 (…) entre Dme Henriette Mayer veuve du Sieur Isaac Hausser en son vivant négociant à Strasbourg où elle est domiciliée ayant agi en son nom personnel à cause de la communauté de biens qui a existé entre elle et le susdit défunt son Epoux, demanderesse ayant comparu par M° Picard avoué près le tribunal d’une part, Et le Sieur David Masse avocat domicilié à Strasbourg ayant agi en qualité de subrogé tuteur de Fanny, Ernestine, Lucie & Désiré Hausser les quatre enfants mineurs issus du mariage d’entre la de demanderesse & le susdit défunt Isaac Hausser son mari leur père, ces mineurs sous la tutelle légale de leur mère laveuve Hausser sus dénommée défendeur ayant comparu par M° Schneegans avoué près le même tribunal, Le tribunal de première instance (…) a ordonné que devant M° Momy notaire à Strasbourg à ce commis il sera procédé aux liquidation et partage de la communauté de biens qui a existé entre le demanderesse et feu son mari, a ordonné en outre que pour parvenir aux opérations dont s’agit il sera (…) procédé à la vente et adjudication publique par licitation de l’immeuble ci après décrit (…)
(la veuve)
Désignation de l’immeuble à vendre. Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtiments latéraux & de derrière, avec deux cours, écuries, remises, magasins et dépendances, située à Strasbourg rue de la Lanterne n° 3 tenant d’un côté au Sieur Schnitzler de l’autre au sieur Schopp par devant la rue par derrière les Sieurs Kampmann, Michel Aron & Weil frères.
Etablissement de la propriété. La maison ci dessus désignée dépend de la communauté de biens qui, aux termes e leur contrat passé devant M° Arbogast lors notaire à Strasbourg & l’un de ses collègues le 5 décembre 1855 enregistré a existe entre feu M. Hausser & la dame comparante sa veuve survivante. Monsieur Hausser est décédé à Strasbourg le 8 août 1854 en délaissant pour ses seuls et uniques héritiers chacun pour un quart es quatre enfants issus de son mariage avec la veuve comparante et nommés Fanny Hausser, Ernestine Hausser, Lucien Hausser & Désiré Hausser. L’inventaire après le décès de M. Hausser a éé dressé par Me Momy le 29 novembre 1854, enregistré (…) Monsieur Hausser défunt est devenu propriétaire de la maison et de ses dépendances ci-dessus décrites pour en avoir fait l’acquisition sur le Sieur Louis Bloch négociant demeurant à Strasbourg & Jules Bloch & Adolphe Bloch enfant alors encore mineurs, issus de son mariage avec dame Babette Levi sa femme défunte aux termes d’un procès verbal d’adjudication par formee de licitation dressé par Me Charles Noetinger & son collègue notaires à Strasbourg le 18 mai 1853, enregistré le 27 transcrit au bureau des hypothèques le 31 du même mois volume 567 numéro 68. Ladite licitation ordonnée par jugement rendu par le tribunal civil séant à Strasbourg le 14 mars 1853. Dans le cahier des charges dressé en vue de l’adjudication ci-dessus relatée par ledit Me Noetinger le 27 avril 1853 (…) l’origine de la propriété du chef du sieur Louis Bloch & de ses enfants a été établie ainsi qu’il suit
« La maison à vendre appartenait anciennement à Dame Sara Netter veuve du Sieur Samuel Jacob aubergiste à Strasbourg (…) Cette adjudication a été pronocée en vertu du même acte au profit de Monsieur Bloch moyennant le prix de 30.000 francs (…) »
Charges, clauses et conditions (…) Mise à prix 20.000 francs
N° 5959, Vente par adjudication du 4 janvier 1860 – (le notaire) a prononcé l’adjudication au profit de ladite dame Henriette Mayer veuve du Sieur Isaac Hauser comparante, pour 20.050 francs
Police d’assurance n° 28.275. Compagnie d’assurances générales contre l’incendie. M Hausser, date de la police 5 juillet 1853, expiration 6 juillet 1863
1° 50.000 francs sur une maison d’habitation sise audit Strasbourg rue de la Lanterne N° 3 élevée sur cave de rez de chaussée renfermant magasin, remise, une petite écurie & lieux d’aisances le tout surmonté de trois étages & greniers
2° 25.000 francs sur recours de voisins soit de droite soit de gauche.
Par avenant N° 1427 en date du 5 décembre 1853 le sieur Hausser a fait couvrir en sus sur ladite maison les sommes ci après savoir 1° 20.000 francs en augmentation de celle de f. 50.000 déjà assurée par l’article. 1, 2° 5000 francs en augmentation de celle de f. 25.000 déjà assurée par l’article 2 s. recours de voisins
L’assuré déclare que le bâtiment est construit et Pierres & bois où la pierre domine, couvert en tuiles.
acp 483 (3 Q 30 198) f° 82-v du 12. Xbr, Cahier des charges du 7. Xbr
acp 484 (3 Q 30 199) f° 76-v du 13.1., Adjudication définitive du 4 janvier

Henriette Mayer se remarie avec Alexandre Troller, négociant à Bischwiller
1864 (21.9.), Strasbourg 15 (113), Not. Momy (Hippolyte) n° 9928
Contrat de mariage – Sont comparus Monsieur Alexandre Troller, négociant demeurant à Bischwiller, l’un des associés de la maison de commerce établie de ladite ville sous la raison Troller et Blum, stipulant en son nom personnel comme futur époux d’une part
Et Madame Henriette Mayer veuve avec quatre enfants de Monsieur Isaac Hausser en son vivant négociant à Strasbourg ou ladite dame demeure
acp 536 (3 Q 30 251) f° 32-v du 26.9.
stipulation de communauté de biens réduite aux acquets, partageable par moitié , réserve d’apports et d’héritages
Les apportsd du futur consistent dans son avoir dans la maison de commerce Troller & Blum
Ceux de la future consistent en une valeur de 38.212
Point de donation éventuelle

Henriette Mayer hypothèque la maison au profit du capitaine Nicolas Emile Toussaint

1860 (27.2.),Strasbourg 15 (101), Not. Momy (Hippolyte) n° 6081
Obligation – a comparu Dame Henriette Maÿer, veuve de M. Isaac Hausser, en son vivant négociant à Strasbourg où ladite Dame demeure et est domiciliée (devoir)
à Monsieur Nicolas Emile Toussaint, capitaine en retraite demeurant à Strasbourg rue du Vieux-Marché-aux-Vins N° 38, la somme principale de 15.000 francs pour prêt se pareille somme
Affectation hypothécaire. Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtiments latéraux & de derrière, avec deux cours, écuries, remises, magasins & dépendances, située à Strasbourg rue de la Lanterne, n° 4, tenant d’un côté au Sieur Schnitzler, de l’autre au Sieur Schopp, pardevant la rue par derrière les sieursKampmann, Michel Aron & Weil frères.
Etablissement de la propriété. Cette maison dépendait de la communauté de biens qui a existé entre feu M. Isaac Hausser et la dame comparante sa veuve, Madame Hausser en est devenue seule propriétaire pour s’en être rendue adjudicataire moyennant le prix de 25.050 francs aux termes d’un procès verbal d’adjudication sur licitation dressé par M. Momy l’un des notaires soussigné le 4 janvier 1860, enregistré. Cette licitation avait été ordonnée par jugement rendu par le tribunal civil séant à Strasbourg le 14 novembre 1859, enregistré entre ladite dame Hausser, demanderesse, et les héritiers de feu son mari défendeurs. Part le cahier des charges dressé en vue de cette adjudication par ledit Me Momy & son Collègue le 7 décembre 1859, enregistré, le prix d’adjudication a été stipulé payable savoir (…)

Liquidation de la communauté entre Isaac Hausser et Henriette Mayer
1860 (7.2.), Strasbourg 15 (101), Not. Momy (Hippolyte) n° 6032
Sont comparus 1° Dame Henriette Mayer, veuve du Sieur Isaac Hausser, en son vivant négociant à Strasbourg où ladite dame demeure et est domiciliée, agissant en son nom personnel à cause de la communauté de biens ayant existé entre elle et ledit Sieur Hausser son mari défunt aux termes des dispositions de leur contrat de mariage passé devant Me Arbogast lors notaire à Strasbourg le 5 décembre 1845, enregistré & encore à raison des avantages de survie qui lui ont été assurés par son mari suivant l’article 7 du même contrat, 2° Monsieur David Masse, avocat domicilié à Strasbourg agissant pour et au nom des mineurs Fanny Hausser, Ernestine Hausser, Lucie Hausser, Désiré Hausser dont il est subrogé tuteur & qui ont pour tutrice Madame veuve Hausser comparante leur mère (…)

Par jugement rendu le 14 novembre 1859 le tribunal civil de première instance de Strasbourg jugeant en matière sommaire a ordonné que devant Me Momy l’un des notaires soussignés il sera procédé aux liquidation et partage de la communauté de biens qui a existé entre la dame veuve Hausser comparante & feu son mari
Observations préliminaires. I. Mariage de Monsieur & Mad. Hausser (…)
Décès de M. Hausser. Inventaire. Monsieur Hausser est décédé à Strasbourg le 8 août 1854. L’inventaire a ét dressé par M° Momy le 29 novembre suivant (…)
Licitation de l’immeuble de Communauté, il dépendait de la communauté une maison sise à Strasbourg rue de la Lanterné N° 4 (…)
acp 485 (3 Q 30 200) f° 51 du 10.2. – Communauté. Masse active, 1) mobilier 1571, 2) créances 62.535, 3) prix de la maison adjugée à la veuve 20.050 – Total 84.157
Masse passive, 126.370 – Déficit de la communauté 42.212
Droits des parties et abandonnements. Compte de la De Hausser. Elle a payé à la décharge de la communauté 80.690, elle a fait recette pour le compte de la communauté 62.535, la communauté reste devoir à Mde Hausser 18.154
Elle paiera à la décharge de la même communauté (…) 5079, La veuve Hausser réclame récompense a elle due par son contrat de mariage 10.600, Total 33.834
Pour la remplir on lui abandonne 1) lemobilier 1571, 2) le prix de la maison 20.050, Total 21.621
partant elle reste à découvert de 12.212

Henriette Mayer vend la maison 24 000 francs à Nathan Blum

1860 (3.7.), Strasbourg 1 (169), Not. Alfred Ritleng (fils) n° 1148
a comparu Madame Henriette Maÿer, veuve de Mons. Isaac Hausser, en son vivant négociant à Strasbourg où ladite Dame demeure et est domiciliée (vend)
à Monsieur Nathan Blum, propriétaire, domicilié et demeurant à Strasbourg
Une maison consistant en bâtiment de devant, latéraux et de derrière, avec deux cours, écuries, remises, magasins et dépendances, situés à Strasbourg rue de la Lanterne n° 4, tenant d’un côté au sieur Schnitzler, de l’autre au sieur Schopp, pardevant la rue, par derrière les sieurs Michel Aron, Kampmann et Weil frères.
Titres de propriété. Madame veuve Hausser est devenue propriétaire de cet immeuble aux termes d’un procès verbal d’adjudication sur licitation dressé par M. Momy notaire à Strasbourg le 4 janvier 1860, enregistré. Le même immeuble dépendait de la communauté de biens qui aux termes du contrat de mariage de la comparante dressé par M. Arbogast notaire à Strasbourg le 5 décembre 1845, enregistré, existait entre feu Monsieur Hausser et sa veuve survivante. Monsieur Hausser est décédé à Strasbourg le 8 août 1854 en délaissant pour ses seuls et uniques héritiers chacun pour un ä ses quatre enfants issus de son mariage avec la Dame comparante et nommés Fanny, Ernestine, Lucie et Désiré Hausser. L’inventaire après le décès de M. Hausser a été dressé par M. Moly notaire susdit le 29 novembre 1854 enregistré, il en résulte qu’à l’époque du décès de M. Hausser l’immeuble en question était la propriété de la veuve pour moitié et de ses quatre enfant susdits pour l’autre moitié. Monsieur Hausser défunt est devenu propriétaire de la maison et de ses dépendances ci-dessus décrites pour en avoir fait l’acquisition sur le sieur Louis Boch, négociant demeurant à Strasbourg et Jules Bloch et Adolphe Bloch enfants encore alors mineurs de ce dernier issus de son mariage avec Dame Babette Levy sa femme défunte aux termes d’un procès verbal d’adjudication en forme de licitation dressé par M. Charles Noetinger notaire à Strasbourg le 18 mai 1853. enregistré et transcrit au bureau des hypothèques le 31 diu même mois volume 567 numéro 68 (…) Dans le cahier des charges dressé en vie de l’adjudication ci-dessus relatée par ledit M. Noetinger le 27 avril 1853 enregistré et déposé pour minute par lui à la requête de parties intéressées ledit jour 27 avril 1853 enregistré l’origine de la propriété du chef du sieur Bloch et de ses enfants a été établie ainsi que suit
« La maison à vendre appartenait anciennement à Dame Sara Netter veuve du Sieur Samuel Jacob aubergiste à Strasbourg (…) Cette adjudication a été pronocée en vertu du même acte au profit de Monsieur Bloch moyennant le prix de 30.000 francs (…) »
Situation hypothécaire (…). Charges, clauses et conditions (…) Et en outre y compris trois poeles en fayence au deuxième étage un poêle en fonte, deux en fayence et une glace dans la grande chambre du premier étage et tout ce qui se trouve dans la buanderie de la maison vendue – Prix 24.000 francs
Police d’assurance [ut supra, sans avenant]
acp 489 (3 Q 30 204) f° 87-v du 4.7.

Natif de Bischheim, Nathan Blum épouse vers 1851, sans doute en Amérique où naît son fils aîné, Pauline Goudchaux originaire d’Herbéviller
1862, Registre de population (600 MW 352)
rue de la Lanterne 4 (i 186)
place Kleber 12 (délogement 25 mars 1858), rue de la Chaîne 3 (délogement 29 Xbre 1860) rue de la lanterne 4
Blum, Nathan, né à Bischheim le 18. 8bre 1817, h. m. négociant, Israélite, français, (séjour dans la commune) 1 .8.b 1856, (domicile antérieur) Amérique
id. née Godchot, Pauline, née à Herbeviller, Meurthe le 7 février 1832, f, m. sa femme
id. Alfred, né à Donatsonville, Amérique, le 25 juin 1852, g. son fils

Recensement de 1866. Canton nord, 3° section, p. 134 (i 197) – Rue de la Lanterne 2
Blum, Nathan, Md. d’articles d’Allemagne, chef de ménage, 50 ans
id. née Gotschau, Pauline femme du chef, 33
Blum, Alfred, fils du chef, 14
id. Florine, fille du chef, 10
id. Jeanne, id, 2
id. Meyer, père du chef, 86

Nathan Blum et Pauline Goudchaux hypothèquent la maison au profit de Catherine Joséphine Tribout veuve d’Auguste Reibell

1864 (22.4.), Strasbourg 1 (175), Not. Alfred Ritleng (fils) n° 3505
Obligation – Ont comparu Monsieur Nathan Blum, propriétaire et commerçant, et Dame Pauline Goudchau son épouse de lui autorisée, domiciliés et demeurant ensemble à Strasbourg (devoir)
à Madame Catherine Joséphine Tribout veuve de Monsieur Auguste Reibell propriétaire demeurant à Strasbourg, la somme principale de 12.000 francs
hypothèque, Une maison consistant en bâtiment de devant, bâtiments latéraux et de derrière, avec deux cours, écuries, remises, magasins et dépendances, située à Strasbourg rue de la Lanterne n° 4 ancien et n° 3 nouveau, tenant d’un côté au sieur Schnitzler, de l’autre au sieur Schopp, pardevant la rue, par derrière les sieurs Michel Aron, Kampmann et Weil frères.
Titres de propriété. Monsieur Blum est propriétaire de cet immeuble pour l’avoir acquis de Dame Henriette Mayer veuve de Monsieur Isaac Hausser en son vivant négociant à Strasbourg suivant contrat reçu par le soussigné notaire Ritleng et l’un de ses cllègues le 3 juillet 1860 enregistré et transcrit au bureau des hypothèques de Strasbourg le 6 du même mois de juillet volume 817, Numéro 121. Madame veuve Hausser était elle-même devenue propriétaire dudit immeuble aux termes d’un procès verbal d’adjudication sur licitation dressé par M. Momy notaire à Strasbourg le 4 janvier 1860, enregistré. Ce même immeuble dépendait de la communauté de biens qui aux termes du contrat de mariage de la comparante dressé par M. Arbogast ci-devant notaire à Strasbourg le 5 décembre 1845, enregistré, existait entre feu Monsieur Hausser et sa veuve née Mayer susnommée. Monsieur Hausser est décédé à Strasbourg le 8 août 1854 en délaissant pour ses seuls et uniques héritiers chacun pour un ä ses quatre enfants issus de son mariage avec sa veuve née Mayer nommés Fanny, Ernestine, Lucie et Désiré Hausser. L’inventaire après le décès de M. Hausser a été dressé par M. Moly notaire susdit le 29 novembre 1854 enregistré, il en résulte qu’à l’époque du décès de M. Hausser l’immeuble en question était la propriété de sa veuve pour moitié et de ses quatre enfant susdits pour l’autre moitié. Monsieur Hausser défunt avait acquis la site Maison et de ses dépendances ci-dessus décrites du sieur Louis Boch, négociant demeurant à Strasbourg et Jules Bloch et Adolphe Bloch enfants alors encore alors mineurs de ce dernier, issus de son mariage avec Dame Babette Levy sa femme défunte aux termes d’un procès verbal d’adjudication en forme de licitation dressé par M. Charles Noetinger notaire à Strasbourg le 18 mai 1853. enregistré et transcrit au bureau des hypothèques le 31 diu même mois volume 567 numéro 68 moyennant la somme de 30.050 forme, la dite licitation ordonnée par jugement rendue par le tribunal civil séant à Strasbourg le 14 mars 1853 enregistré. L’origine de la propriété du chef du sieur Bloch et de ses enfants a été établie dans le cahier des charges dressé en vie de l’adjudication ci-dessus relatée par ledit M. Noetinger le 27 avril 1853 enregistré et déposé pour minute et l’étude dudit Me Noetinger (…) et a été détaillée dans le contrat d’acquisition du sieur Blum comparant reçu par le soussigné et l’un de ses collègues le 3 juillet 1860 déjà ci-dessus relaté
Situation hypothécaire (…).- Police d’assurance [ut supra, sans avenant]


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