n° 5, rue du Foulon : IV 168 (Blondel) – P 625 puis section 58 parcelle 23 (cadastre)


Rue du Foulon n° 5

Partie de l’actuel 3, rue Hannong (vue du bâtiment actuel)

La maison et sa voisine (IV 167, ultérieurement 3, rue du Foulon) sont détachées de la grande maison Wetzel de Marsilien qui donne sur la rue du Jeu-des-Enfants (IV 164, ultérieurement n° 46), la fosse d’aisances reste cependant commune entre les trois bâtiments. Les deux petites maisons ont un propriétaire différent de 1720 à 1751 puis de 1820 à 1852. Elle appartient (1722-1726) à un tonnelier qui avait auparavant une maison rue des Tonneliers avant de revenir à la fondation de l’Orphelinat puis au propriétaire de la maison voisine. La maison comprend d’après la description de 1723 un petit poêle, une chambre, un atelier, un vestibule où se trouvent le fourneau et l’évier ainsi qu’une petite cave voûtée. Alors que la maison voisine à laquelle elle est à plusieurs reprises réunie a trois étages, celle-ci n’en a que deux mais a une valeur plus élevée. Le prix de vente est d’environ 350 livres (130 livres pour la maison voisine).

49 Elévations i-j
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 49
Côté oriental de la rue du Foulon, de la rue du Jeu-des-Enfants (i) à la place du Fossé des Tanneurs (j)

L’Atlas des alignements mentionne un rez-de-chaussée en maçonnerie et deux étages mauvais en bois qu’on voit sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830, quatrième maison à droite du repère (i), surmontée de la lettre (B) qui signale des murs peints en blanc. Le rez-de-chaussée comprend une porte et une fenêtre, chacun des deux étages deux fenêtres, le tout surmonté de deux niveaux de greniers. La maison n’a pas de cour, tout le terrain est occupé par des bâtiments. L’arrière donne sur la cour (O, à droite du repère 2), propriété du voisin. La maison ne forme plus qu’une seule propriété avec la voisine à partir de 1852 et en partage la destinée.

49 Cour O
Cour O qui fait partie d’une propriété voisine

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1715 (date à laquelle les maisons IV 167 et 168 sont détachées de la grande maison IV 164) à 1852 (date à laquelle elle partage définitivement la destinée de la maison précédente). La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Frédéric Jean Régnard de Schmidtberg, capitaine, et (1701) Sophie Auguste Françoise Wetzel de Marsilien – luthériens
1715 v Jean Georges Harr, boulanger, et (1712) Anne Dorothée Nonnenmann – luthériens (voir maison IV 167)
1720 v Jean Charles Hœrter, boulanger, et (1711) Marie Salomé von Molsheim – luthériens
1720 v Daniel Sattler, pelletier, et (1696) Marie Madeleine Zimmer puis (1710) Marie Barbe Hetzel – luthériens
1722 v Jean Jacques Pfund, tonnelier, et (1691) Marie Marguerite Froschhammer – luthériens
1730* v Fondation de l’Orphelinat
1751 v Marie Salomé Decker, femme (1725) de Jean Jacques Mengus, tailleur à Oberbronn – luthériens, propriétaire de la maison voisine
1780 h Marguerite Ursule Menges, célibataire – luthérienne
1806 h Jean Michel Walter, journalier puis cordonnier, et (1784) Marie Salomé Graufel, remariée (1816) avec le cordonnier Jean Jost – luthériens
1820 v Catherine Mack
1837 v Jean Frédéric Aulber, tailleur, et Catherine Barbe Rehbein
1852* v Pierre Aymes et (1837) Anne Marie Weil veuve du journalier Charles Spihlmann, propriétaire de la maison voisine

voir ensuite maison IV 167 (3, rue du Foulon)

(1765, Liste Blondel) IV 168, Marie Salomé Mengesine
(1843, Tableau indicatif du cadastre) P 625, Oelber / Aulber, Louis, tailleur – maison, sol – 0, 48 are

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Description de la maison

  • 1723 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un petit poêle, chambre, atelier, vestibule où se trouve le fourneau et l’évier, petite cave voûtée, le tout estimé avec ses appartenances et dépendances à la somme de 300 florins

Atlas des alignements

1° arrondissement ou Canton ouest – Rue du Foulon

(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 191 case 2

Aulber Louis, tailleur
Aymès Pierre rue du foulon 15 (1852)

P 625, maison, sol, rue du foulon 15
Contenance : 0,48
Revenu total : 54,24 (54 et 0,24)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 10 / 8
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 22 f° 824 case 1

Aymès Pierre
1875 Meile, Carl, Gerber
1891/92 Sieffert Michael
(ancien 572)

P 625, maison, sol, Rue du Foulon 5
Contenance : 0,48
Revenu total : 54,24 (54 et 0,24)
Folio de provenance : (191)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 10
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre allemand

Voir 3, rue du Foulon

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Voir la maison IV 167 (alors 17, rue du Foulon)


Relevé d’actes

Jean Georges Harr vend la deuxième maison au fournier Jean Charles Hœrter moyennant 200 livres

1720 (3.9.), Chambre des Contrats, vol. 594 f° 425
(200) Johann Georg Harr haußfeurer
in gegensein Johann Carl Hörters auch haußfeurers
hauß und hoffstatt mit allen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten im Stampfgäßlein, einseit neben Sigmund weberrueß kübler anderseit neben Philipp Muth hoßenstricker hinten auff das alt Adeliche Wetzelische hauß – um 100 pfund verhafftet, geschehen um 100 pfund

Fils de boulanger, Jean Charles Hœrter épouse en 1711 Marie Salomé von Molsheim, fille du vitrier municipal
Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (luth. f° 23-v)

1711. d. 15. Aprilis seind Ehelich eingsegnet Word. Johann Carl Hörter der ledige Schwartzbeck Weiland Johann Carl Härters gewesenen Burgers Und Schwartzbecken allhier nachgelaßener Ehelicher Sohn Und Jungfr. Maria Salome Herrn Johann Martin von Moltzheim Burgers Und Stattglaßers allhier Eheliche Tochter [unterzeichnet] Johann Carl Härtter aks hochzeitter, Maria Salome von Moltheim als hochzeiter (i 26)

Jean Charles Hœrter revend quelques semaines plus tard 400 livres la maison au pelletier Daniel Sattler et à Marie Barbe Hetzel

1720 (14.10.), Chambre des Contrats, vol. 594 f° 488-v
(400) Johann Carl hörter der haußfeurer
in gegensein Daniel Sattlers kürßners und Mariæ Barbaræ geb. Hetzelin
hauß und hoffstatt mit allen deren gebäuen, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten im stampfgäßlein, einseit neben Sigmund Weberrueß kübler anderseit neben Philipp Muth hosenstrickern hinten auff das alt adel. Wezelische hauß – um 100 pfund verhafftet- geschehen um 300 pfund

Daniel Sattler, fils de pelletier, épouse en 1696 Marie Madeleine Zimmer fille d’un garde de Bouxwiller : contrat de mariage, célébration
1696 (24.2.), Chambre des Contrats, vol. 568 f° 117

(Eheberedung) Daniel Sattler, der ledige Kirßner alß hochzeiterer mit beÿstand Daniel Sattlers auch Kirßners seines leiblichen Vatters und H. hans Davidt von Trienbach, Garttners an Steinstraß und E:E: kleinen Raths alten beÿsitzers seines vogts an einem
So dann Jgf. Maria Magdalena weil Peter Zimmers gewesenen wertmanns zu Buchsweiler sel. nachgelaßene tochter alß hochzeiterin mit beÿstand Hn Francisci Reißeißens, J.U.Ddi und E löbl. vogteÿ gerichts Actuarÿ an andern theil

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 54 n° 292)
Daniel Sattler der ledige Kürßner Daniel Sattlers deß burgers und kürßners ehelicher Sohn Jfr. Maria Magdalena weÿl. Peter Zimmers gewesen burgers Zu Bußweiler nachgelaßene eheliche tochter, würd. nach ordentlich. außruffung copulirt den 21. Mertz 1696. Daniel Sattler als hochzeiter, m die Jungfr. hochzeiterin konte nicht schreiben machte aber vorstehendes handzeich. (i 56)

Marie Madeleine Zimmer est reçue bourgeoise quelques jours plus tard à titre gratuit
1696, 4° Livre de bourgeoisie p. 673

Maria Magdalena Zimmerin Von Buchßweiller weÿl. Peter Zimmers gewes. Wachtmeisters allda hint. Ehl. tochter empfangt das burgerrecht Von Daniel Sattlern kurßnern allhier ihre Ehemann durchauß gratis, seind beede Zu Vor ledigen standts geweß. Vnd werden beÿ E. E. Zunfft der Kürßner dienen. Jur. d. 26. Ejusd: [Martÿ] 1696.

Daniel Sattler épouse en secondes noces Marie Barbe Hetzel, fille de cornetier
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 123-v, n° 705)

Anno 1710 den 11. Junÿ seind nach geschehener ordentlicher ausruffung in der kirch Zu St Thomas eingesegnet worden Daniel Sattler, der burger und Kürschner alhier und Jungfr. Maria Barbara weÿl. Christoph Hetzel deß burgers und hornpressers alhie hinterlaßene ehel. tochter [unterzeichnet] Daniel Sattler als hochzeiter, o die Jungfr. hochzeiterin konte nicht schreiben macht vorstehendes Zeich (i 126)

Le tuteur des enfants de Daniel Sattler, mort à l’hôpital, est dispensé de faire dresser l’inventaire pour cause de pauvreté
1734, VII 1177 – Livres de la Taille f° 343-v
Mittw. den 1. Septembr. – Johannes Schmidt der bader alß Vogt Weÿl. Johann Daniel Sattlers gewesenen Kürßners hinterlaßen zweÿer Kinder declarirt daß gedachter seiner Vogts Kinder Vatter nichts hinterlaßen welches Zu inventiren der mühe wehrt wäre, bittet samt der Wittib umb erlaßung der Inventur, Erkannt wegen Armuht Willfahrt.

1735 (26. 8.br), VII 1178 – Livres de la Taille f° 92-v
Mittw. den 26° dito [Octobris] Johannes Schmidt der bader alß Vogt weÿl. Daniel Sattler des Kürßners zweÿer Kinder producirt schein Vom Spithal daß derselbe den 17° Januarÿ currentis allda Verstorben seÿe ohne einiger Vermögen bittet umb erlaßung der Inventur. Erkannt wegen armuht willfahrt.

Daniel Sattler et Marie Barbe Hetzel vendent la maison au tonnelier Jean Jacques Pfund

1722 (27.1.), Chambre des Contrats, vol. 596 f° 40
Daniel Sattler der Kürßner und Maria Barbara geb. hetzelin
in gegensein Johann Jacob Pfundt des Küblers
hauß und hoffstatt mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten allhier im Stampffgäßlein, einseit neben Sigmund weberrueß dem kübler anderseit neben Philipp Muth dem Hoßenstricker hinten auff die adeliche wetzliche behausung

Jean Jacques Pfund, fils de tonnelier, épouse en 1691 Marie Marguerite Froschhammer
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 26, n° 153)

1691. Dom. 7. post Trin. seind zum II mahl außgeruffen Word. Hannß Jacob Pfund kübler, Weiland Georg Pfundten Gewesenen Küblers und Burgers nachg: ehel: S, Jgfr Maria Margaretha Weiland hannß Daniel Froschhammers Meßerschmidts und Burgers nachgel. ehel. T. Seind Mittwoch den 8.t Aug: copulirt [unterzeichnet] hans Jacob Pfundt alß hochzeitter, Marrtha Froschhammerin Als hochzeiterin (i 26)

Marie Marguerite Froschhammer meurt en 1714 en délaissant deux fils. L’inventaire est dressé dans leur maison rue des Tonneliers. La masse propre au veuf s’élève à 196 livres, celle des héritiers à 205 livres. L’actif de la communauté s’élève à 120 livres, le passif à 227 livres
1714 (18. 8.br), Me Oesinger (Jean Adam, 39 Not 19) n° 510
Inventarium und beschreibung aller derjenigen Haab, Nahrung und Güthere Liegender und fahrender, Verändert und Unveränderter, Keinerleÿ davon außgenommen, so Weÿl. die Ehren und tugendsamme Fr. Maria Margaretha Pfundtin gebohrne Froschhammerin, deß Ehrsammen und bescheidenen Meister Johann Jacob Pfundten, Küblers und burgers allhier geweßene eheliche haußfrau seelig, nach ihrem den 13.ten Aprilis dieses instehenden 1714.ten Jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hientritt, Zeitlichen verlaßen, Welche Verlassenschafft auf freundliches begehren und ansuchen herrn Johann Daniel Froschhammers deß Krempen und burgers allhier, als geordnet und geschworenen Vogts Johann Georg und Johann Daniels der Pfundten, als der Verstorbenen fr. Seel. mit obgemeldtem Ihrem hinterbliebenen Wittibern ehelich erzeugtr Zweÿ Kindern und deroselben ab intestato nachgelaßener nächster Erben Inventirt und ersucht – Actum in der Königl. Statt Straßburg Donnerstags den 18.ten Octobris Anno 1714.
Bericht wegen der Zwischen der Verstorbenen fr. seel. und dem hinterbliebenen wittiber Zur Zeit Ihrer Verheürathung nicht Inventirten zugebrachten Nahrung. Zuwißen deß als ich der Notarius beÿ dieser Inventation den Wittiber befragt, ob wie in der Eheberedung versehen, Ihr beeden in den Ehestand gebrachte Nahrung Inventirt worden seÿe, so hat derselbe darüber geantwortet daß nicht beschehen, will er derowegen dann und weilen hr Joh: Daniel froschhammer, der Kinder geschworner Vogt sich wohl versichert weiß, daß keine

In einer in der Statt Straßburg ahne der Kieffergaßen gelegenen in dieße Verlassenschafft gehörigen und hernach beschriebenen behaußung befunden worden als volgt
Höltzen: und Schreinwerckh. In der Soldaten Cammer, In der Cammer A, In der Cammer B, In der Wohnstub, In der Stub Cammer, In der Küchen
Eigenthumb ane einer behaußung. (W.) Hauß und hoffstatt ane der Kieffegaß (…)
Ergäntzung des Wittwers abgegangenen unveränderten Guths, Vermög Special Theilregisterl: über des wittibers von seinen Eltern seel. geerbte Nahrungs durch weÿl. Joh: Christoph Stöffel geweßenen Not. pul. seel. in anno 1688. auffgerichtet (…)
Ergäntzung der Kinder und Erben abgegangenen, unveränderten Mütterl. guths, Vermög designation über alles dasjenige was die verstorbene seel. von weÿl. fr. Annä Mariä Froschhammerin geb. Hackin auch weÿl. H Joh: Dan: Froschhammers gew. Meßerschm. v. b. alh. seel. hinderlaßener wittib alß Ihrer geliebten Muter auch seel. erlblichen erhalten, welche durch H Joh: Reinhard Langen Not. publ. in Anno 1706 auffgerichtet worden – Eigenthumb ahne einem Gädlein, auff der Schindbruckh
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Deß wittibers unverändertes Vermögen, Deß Wittibers unverändertes Vermögen, Sa. haußraths 3, Sa. Silbergeschirr und Geschmeids 10, Sa. der baarschafft 4, Sa. Eigenthums ahne einer behaußung 250, Sa. Ergäntzung 2, Summa summarum 271 lb – Schulden 75 lb, Nach solchem abzug 196 lb
Der Kinder und Erben Unveränderte Mütterliche nahrung, Sa. haußraths 42, Sa. Goldene ring 2, Sa. baarschafft 3, Sa. Schuld in das Erbe zugeltend 25, Sa. Ergäntz. 132, Summa summarum 205 lb
Das Gemein Verändert und Theilbare uth, Sa. haußraths 44, Sa. Werckzeugs Holtz und Raÿff auch gemachter Arbeith zum Kübler handw. gehörig 20, Sa. Silbergeschirrs 1, Sa. der baarschafft 7, Sa. der Schuld 50, Summa summarum 120 lb – Schulden 227 lb, Compensando 107 lb
die Verstallungs und beschluß summa Inventarÿ 294 lb

Jean Jacques Pfund meurt en 1726. Le fils aîné s’est marié à une non-bourgeoise en perdant son droit de bourgeoisie et s’est engagé au service de Venise. L’inventaire est dressé dans la maison rue du Foulon que les experts estiment 150 livres. L’actif de la succession s’élève à 229 livres, le passif à 245 livres

1726 (19.1.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 11) n° 128
Inventarium über Weÿl. des Ehren: und Vorgeachten Meister Johann Jacob Pfundten geweßenen Küblers und burgers allhier nunmehr seel. Verlassenschafft – nachdeme derselbe den Vierdten dißes lauffenden Monats Januarÿ mit tod abgegangen, Zeitlichen hinder sich verlaßen – So beschehen in Straßburg in fernerer Gegenwarth des Ehren und Vorgeachten Meister Joh: Philipp Pfund, Nadlers und burgers allhier dißorts naher Verwanthen, auff Sambstag den 19. Januarÿ aô. 1726.
Der Verstorbene seelig Hat Zu Erben ab intestato Verlaßen, wie volgt. 1. Meister Johann Georg Pfundten, geweßenen Küblern und burgern allhier welcher aber sich an einer ohnverburgerte Weibspersohn Verheurathet, sein burgerrecht Verzogen und nunmehro in Venetianischen diensten sich auffhalten solle, in deßen Nahmen der Wohl Ehrenvest Großachtbare und weiße Herr Adam Graff: E.E. Kleinen Raths jetziger wohlverdienter beÿsitzer alß auß Ehrengedachten Kleinen Raths Mittel Vermög Extractus deßelben Memorialis Vom 16.ten hujus in specie hierzu deputiret, zugegen gewesen, und 2. Johann Daniel Pfundten, den ledigen Kübler, deßen geschworner noch ohnentledigter Vogt der Ehren und Vorgeachte Hr. Johann Daniel Froschhammer fastenspeishändler und burger allhier welcher mit und beneben seinem Curando dem Geschäfft persönlich beÿgwohnt. Beede des abgeleibten seel. mit w. der Ehren und tugendsahmen frauen Maria Margaretha Pfundtin gebohrner Froschhammerin, seiner bereits in A° 1714. Verstorbenenn haußfrauen seel. ehelich erzugte öhne und ab intestato Zu gleichen Antheilen Verlaßene Erben

In einer allhier Zu Straßburg ane dem Stampfgäßl. allhier gelegenen hernach beschriebener behaußung befunde. word. wie Volgt.
Eigenthumb ane einer behaußung. Erstl. eine behaußung und hoffstatt mit allen deroselben gebäuen, begriffen, weith. zugehörden, recht und gerechtigkeiten gelegen alhier Zu Straßb. im stampff gäßl. einseit neben Sigmund Weberruß dem Kübler, anderseit neben Philipp Mueth dem hosenstricker, hinden auff die adelich Schmidburgiße behaußung stoßend, so über 100. lib Capital, welche man Hn Daniel Ernst Braunen, E. E. Großen Raths allhier alten wohlverdientem beÿsitzern in Capital darauff schuldig und Jährl. auff Annunc. Mariæ mit 4. lib d à 44 pro Ct° gerechnet, Verzinßlichn freÿ, leedig v. eig. und durch (die Werckmeistere) vermög deroselben außgestelltem schrifftlichen Abschatzung vom 7. febr: 1712. über solche beschwerde angeschlag. pro 50. lb. Wie der abgeleibte seel. dißes hauß ane sich erkaufft, weißer i. teutsch. pergam. Kauffbrieff mit der St. Stßb. anhang. CCst. Ins. Verw. dat. den 27. Januarÿ 1722. Dabeÿ noch 2. alte teutsche perg. Kauffbrieff, auch in allhieß. Canc. Contractstuben gefert. und mit deroselben anhang. Insiegel verw. de dato 14.ten Oct. aô 1720. et 21. Maÿ 1715.
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. haußraths 25, Sa. Wahren und gemachter arbeit auch Werckzeugs Zum Kübler handwerck gehörig 16, Sa. Silbers 12, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 125, Sa. Eigenthums ane eine behaußung 50, Summa summarum 229 lb – Schulden 245 lb – In Vergleichung, Passiv onus 16 lb
Wird demnach die Beschluß summa dieses Inventarÿ einig und allein in der beeden Söhne annoch Zuerfordern habenden Mütterlichen Guth undt Schnepffischen Erbsportion, bestehen, so beedes der abgeleibte seel. bis in seinen tödlichen intritt genoßen und wie hernach zusehen antrifft, Conclusio finalis Inventarÿ 278 lb – Stall summ 262 lb
Wÿdemb Welchen der verstorbene seeliger Von weÿl. fr. Maria Margaretha Pfundtin gebohrner Froschhammerin seiner haußfrauen seel. lebtägig genoßen
Designatio der Jenigen Nahrung welche Johann Georg und Johann Daniel Pfundten denen beeden Söhnen von Weÿl. Frauen Maria Salome Schnepffin gebohrnee Heckin auch weÿl. Herrn H. Marx Schepffern des Seÿlers und burgers allhier gewesener Ehefrauen deroselben Großmutter sel. eheleiblicher Schwester nun uach seligen erblichen zugekommen
– Abschatzung d. 7. febr. 1723. Auff begehren Weÿland des Ehrenhafften und bescheidenen Meister hannß Jacob Pfund gewesenen Küblers seel. hinterlassene Erben, ist eine behausung allhier in der statt Straßburg inn dem Stampfgäßel gelegen, einseis Neben hannß Michael Erb, hosenstricker, anderseit Neben Maria Elisabetha Schweinelerin, hinden auf herrn Von Schmidburg stosend, welche behaußung Stübel, Cammer, Werckstatt, hauß Ehren mit herd undt waßerstein, gewölbtes Kellerlein sambt aller gerechtigkeit wie solches auch der Statt Straßburg geschwornene Werckhleuthe sich in der besichtigung befunden und Jetzigem preiß nach angeschlagen wird Vor und Umb Dreÿ hundert gulden. Bezeichnus durch der statt Straßburg geschworne Werckleuthe [unterzeichnet] Michael Ehrlacher Werck Meister deß Meinsters, Johann Jacob Biermeÿer Werck Meister deß Zimmerhoffs [Joint à l’inventaire n° 964 du 11 mai 1715, Me Jean Régnard Lang, 29 Not 106]

La maison revient par un titre non mentionné par la suite à la fondation de l’Orphelinat qui la vend 375 livres à Marie Salomé Decker, veuve de Jean Jacques Menges, déjà propriétaire par héritage de la maison voisine

1751 (19.8.), Chambre des Contrats, vol. 625 n° 409
des stiffts Waÿßenhauß allhier schafffner H. Johann Friedrich Heupel
in gegensein Mariæ Salome geb. Deckerin weÿl. Johann Jacob Menges Ehefrau
eine behausung und hoffstatt mit allen deroselben begriffen, weithen, zugehörden und rechten ane dem Stampffgäßlein, einseit neben der käufferin, anderseit neben H. Michael Erb dem hoßenstricker, hinten auff H. Johann Michael Faber den handelsmann – um 375 pfund

Marie Salomé Decker hypothèque la maison au profit de Catherine Elisabeth Helck veuve du brasseur Jean Georges Klein. La maison fait de nouveau partie de la même propriété que la voisine et en partage la destinée et les titres jusqu’à la mort de Marguerite Ursule Menges en 1805 qui la lègue à Michel Walter et à sa femme Salomé Grauffel

1752 (19.5.), Chambre des Contrats, vol. 626 n° 256
Fr. Maria Salome geb. Deckerin weÿl. Johann Jacob Menges des schneiders ehefrau mit beÿstand Nicolaus Blind des wollenwebers
in gegensein Fr. Catharinæ Elisabethæ geb. Helckin weÿl. Johann Georg Klein des bierseiders wittib mit beÿstand ihres schwagers Johann Jung des fischkäuffers – schuldig seÿe 100 pfund
unterpfand, eine behausung und hoffstatt ane dem Stampffgäßlein, einseit neben der schuldnerin, nahrung Michel Erb dem Strumpffstricker, hinten auff H. Johann Michael Faber den handelsmann

Le journalier manant Jean Michel Walter épouse en 1784 Marie Salomé Graufel originaire d’Entzheim
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 135) Im Jahr 1784 Mittwoch den 11 februarii Abends um Vier Uhr wurden nach vorhergegangenem gewohnlichen Proclamation Dominica post Epiphanias et septuagesimâ in offentlicher Kirche ehelich eingesegnet Johann Michael Walter lediger taglöhner und Schirmer allhier weiland Johann Michael Walters taglöhners und Schirmers allhier und weil. Catharina gebohrner Wolfin hinterlassener ehelicher Sohn und Maria Salome Graufelin von Entzheim gehörig weiland diebold Graufels gewesenen Leinenwebers und burgers daselbst und Maria Salome gebohrner Graufelin eheliche tochter [unterzeichnet] Johann Michael Walder als hochzeider, x Maria Salome Graufelin der Hochzeiterin handzeichen (i 136)

Michel Walter meurt en 1813 en laissant sa femme pour héritière testamentaire

1813 (20.9.), Strasbourg 7 (50), Me Stoeber jeune n° 210 – Enregistrement de Strasbourg, acp 123 F° 100 du 21.9.
Déclaration d’hérédité, Michel Walter cordonnier décédé le 6 avril dernier – à la requête de la veuve Salomé née Grauffel héritière universelle par testament nuncupatif passé devant Me Stoeber en date du 29 octobre 1812
mobilier 150 fr
la moitié d’une maisonnette sise en cette ville rue du Foulon n° 17 bis, d’un côté Melchior Fischer d’autre le Sr Antretter aboutissant sur la maison Schlenacker – occupée le rez de chaussée par Joséphine Frantz pour un loyer de 48 fr, le premier par la veuve 84 fr, le second étage 72 fr, ensemble 204 fr de revenu faisant en capital 4080 fr, la moitié à la succession 2040 francs

Décès, Strasbourg (n° 539)
Déclaration de décès faite le 30 Mars 1813. Jean Michel Walter âgé de 64 ans né à Strasbourg, cordonnier, Epoux de Marie Salomé Graufel mort en cette mairie el 30 du mois courant à sept heures du matin dans la maison situéé n° 17 uë du foulon, fils de feu Jean Michel Walter, Journalier et de feu Catherine Wolff [in margine :] Point de côté (i 45)

Veuve, Marie Salomé Grauffel se remarie avec Jean Jost, jeune cordonnier originaire d’Oberufhausen près de Francfort
1816 (28.8.), Strasbourg 7 (56), Me Stoeber jeune n° 2047 – Enregistrement de Strasbourg, acp 131 F° 68-v du 31.8.
Contrat de mariage, communauté d’acquets – Jean Jost, cordonnier, fils majeur de Martin Jost habitant à Oberufhausen Grand Duché de Francfort et de feu Anne Marie Klein
Marie Salomé Grauffel veuve de Marie Walther cordonnier

Mariage, Strasbourg (n° 360)
Acte de mariage célébré le 29 août 1816, Jean Jost majeur d’ans, né en légitime mariage le 14 décembre 1786 à Oberufhausen, Principauté de Fulda, domicilié à Strasbourg, Cordonnier, fils de Martin Jost, cordonnier à Oberufhausen et de feu Anne Marie Kleh, décédéé audit lieu le 10 septembre 1796 et Salomé Grauffel, majeure d’ans née en légitime mariage le 30 mars 1756 à Entzheim (Bas-Rhin) domiciliée à Strasbourg veuve de Jean Michel Walter cordonnier décédé en cette ville le 30 mars 1813, fille de feu Paul Grauffel, tisserand à Entzheim et de feu Salomé Fritsch Simon Johannes Jost, l’épouse a déclaré ne savoir signer (i 41)

Salomé Grauffel, femme abandonnée de Jean Jost, vend la maison à Catherine Mack

1820 (25.3.), Strasbourg 7 (62), Me Stoeber jeune n° 5255 – Enregistrement de Strasbourg, acp 146 F° 177 du 3.4.
Adjudication – Salomé Grauffel veuve en premières noces de Michel Walter cordonnier femme actuelle de Jean Jost, aussi cordonnier, ce dernier absent depuis 18 mois environ sans avoir donné de ses nouvelles, vente par une seule enchère (pour ne pas causer trop de frais, l’enchère à laquelle on avait déjà procédé en avril 1819 n’ayant pas eu de succès faute d’amateurs)
à Catherine Mack fille majeure demeurant rue des Hallebardes n° 24, moyennant 1400 francs
une maison, appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue du Foulon n° 17 bis, d’un côté la propriété du Sr Fischer menuisier, d’autre celle du Sr Kling, aboutissant par derrière sur la maison Schlenacker – de la succession de Marguerite Ursule Menges fille majeure décédée laquelle a par testament passé devant Me Stoeber le 17 vendémiaire 14 a légué ladite maison à la De Jost et à son premier mari. Ce dernier ayant institué pour légataire universelle de sa succession la requérante – mise à prix 1300 francs

Catherine Mack vend la maison au tailleur Jean Frédéric Aulber et à Catherine Barbe Rehbein

1837 (19.7.), Strasbourg 8 (66), Me G. Grimmer n° 6141 – Enregistrement de Strasbourg, acp 251 F° 77 du 25.7.
Catherine Mack, majeure assistée de Charles Louis Reuss, négociant
à Jean Frédéric Aulber, tailleur d’habits, et Catherine Barbe Rehbein
une maison avec appartenances & dépendances située à Strasbourg rue du Foulon n° 17 bis, d’un côté la propriété du Se Fischer brasseur, d’autre celle du Sr Kling, derrière la maison de la De Silberrad née Schlenacker – sont compris quatre fourneaux en fonte & un en tole avec accessoires – acquis par adjudication définitive dressée par Me Stoeber le 25 mars 1820 transcrit au bureau des hypothèques volume 128 n° 37 de Salomé Grauffel veuve en premières noces de Michel Walter, cordonnier, femme de Jean Jost, cordonnier, provenant de la succession de Marguerite Ursule Menges, majeure, par testament Me Stoeber père le 17 vendemiaire 14 enreg. le 20 brumaire suivant, légué à la De Jost prénommée et son premier mari la propriété, Testament Walter Me Stoeber le 19 octobre 1812 enreg. le 30 mars 1813 – à l’appui de la propriété ventes passées à la Chambre des Contrats le 14 octobre 1720 et 19 août 1751 – moyennant 2000 francs


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