30, rue des Juifs


Rue des Juifs n° 30 – VI 49 (Blondel), O 355 puis section 25 parcelle 15 (cadastre)

Sanct Veltins hoff (cour Saint-Valentin), St. Veltins Capell (chapelle Saint-Valentin)

Juifs 30 (mai 2014)Juifs 30 et suiv., Carte publiée par l’Imprimerie Alsacienne, Fischbach (vers 1900)
La maison en mai 2014
Vers 1900 – Le n° 30 est la première maison à droite, au fond la maison à l’angle de la rue du Parchemin (carte publiée par l’Imprimerie Alsacienne, Fischbach)

Les deux maisons voisines (actuels 30 et 32) forment jusqu’en 1769 une seule propriété, appelée cour Saint-Valentin (St Veltins hoff) d’après la chapelle Saint-Valentin qui y est encore citée en 1587. Adolphe Seyboth mentionne que l’arc du portail porte la date de 1631, ce qui correspond aux travaux que réalise en 1632 Madeleine de Wickersheim, veuve de Louis de Bœdigheim, dans la maison alors appelée cour de Wickersheim. Les héritiers du juriste Gaspard Scheidt la vendent en 1683 au marchand épicier Abraham Koch qui devient ensuite bailli de Wasselonne et Marlenheim. Le préteur royal Ulric Obrecht l’achète en 1687 et y réunit par la suite plusieurs maisons voisines (voir le n° 36). Sa veuve vend la propriété à Eléonore de Venningen, veuve de Georges Geoffroi de Rathsamhausen à la Pierre, qui la transmet à sa fille, épouse du capitaine de cavalerie Anne François Davy de la Pailleterie. Elle demande en 1764 à des experts de rédiger un rapport qui conclut à une valeur de 8 500 puis de 9 000 livres strasbourgeoises. Le notaire Jean Richard Hæring se rend propriétaire des différents bâtiments en 1768. Il en vend l’année suivante la partie arrière vers la rue des Pucelles à Sidonie Dorothée de Kirchheim et la partie gauche (actuel n° 32) à Meylach Chrétien de Dettlingen.
Les experts évaluent en 1771 la partie qu’il a conservée à une valeur minimale de 2 500 livres.

1727 Juifs (Pucelles-Faisan)77 Plan (nord)
La rue des Juifs entre la rue des Pucelles à gauche et la rue du Faisan à droite
Plan-relief vers 1725 (Musée historique, cliché Thierry Hatt), la cour Saint-Valentin se trouve à l’avant des arbres
Plan du même endroit, levées pour le plan-relief de 1830. Le repère (b) sépare les deux bâtiments formant la maison Saint-Valentin, la cour D-E à l’arrière est partagée par une cloison

77 Elévations a-c
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 77

L’Atlas des alignements (années 1820) signale une maison à rez-de-chaussée et deux étages en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), la façade sur rue se trouve à droite du repère (b) : porte cochère décalée sur la droite par rapport à un axe central, trois fenêtres au rez-de-chaussée et cinq à chacun des deux étages. La toiture comprend trois niveaux de greniers. La cour E représente de gauche à droite le bâtiment latéral à l’ouest de la cour, la façade arrière du bâtiment sur rue puis la clôture qui sépare la cour de celle de la maison voisine à l’est. La deuxième cour séparée de la première par la clôture à droite de (5) montre le pignon arrière (4-5) du bâtiment latéral et le petit bâtiment (1-2-3) dans l’angle occidental droit.
La maison porte d’abord le n° 31 (1784-1857) puis le n° 30.

77 Cour E77 Cour F
Première cour E, deuxième cour F

Jean Auguste Lauder acquiert la maison et fait aussitôt construire au fond de la cour un nouveau bâtiment qui servira de fabrique de foie gras et un petit bâtiment, couvert de tôle ondulée, adossé à la cloison vers l’est. La société J. Fischer qui exploite la fabrique la transforme en 1908 sous la direction de l’architecte Albert Nadler en installant des machines électriques et en faisant percer une porte dans le mur coupe-feu du numéro 28 dont elle occupe une partie. Les mêmes ateliers servent en 1928 à la fabrique d’abat-jour Ernest Thomann et Compagnie puis sont transformés en magasin de vêtements d’occasion en 1973. Le propriétaire Louis Biedermann fait creuser en 1914 une cave sous la partie arrière de la cour puis agrandir en 1931 les deux locaux commerciaux en transformant les devantures qui prennent leur aspect actuel. Le local de droite est un salon de coiffure (1940-1971). L’école de danse Arthur Oberlin s’installe au premier étage en 1938, remplacée par celle d’Alfred Adam en 1968.

Juifs 30 (plan 1916)
Plan des transformations intérieures de 1915, la rue des Juifs se trouve sur la gauche.
Le bâtiment au fond de la cour et celui adossé à la clôture datent de 1880
(dossier de la Police du Bâtiment)

Octobre 2016

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1628 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Euchaire Baumann
Jacqueline Baumann femme de Wickersheim
Madeleine de Wickersheim et Louis de Bœdigheim
1650* v Jean Gaspard Scheid, juriste, et (1637) Anne Marie Rollwagen – luthériens
1683 v Abraham Koch, marchand puis bailli, et (1676) Marguerite Edom, veuve du marchand Jean Frédéric Meyer, puis (1685) Catherine Bœckler – luthériens
1687 v Ulric Obrecht, docteur en droit, préteur royal, et (1671) Anne Marie Bœckler – luthérien converti, luthérienne
puis (1705) le veuve seule
1705 v Anne Eléonore de Venningen femme (1672) de Georges Geoffroi de Rathsamhausen à la Pierre – luthérienne convertie
1740 h Louise de Rathsamhausen à la Pierre, et Joseph Bibereck baron de Reding, puis (1719) Anne François Davy de la Pailleterie, capitaine de cavalerie – catholiques
1768 adj Jean Richard Hæring, notaire, et (1754) Catherine Salomé Koch, (1757) Marie Salomé Plarr puis (1773) Marie Sara Hedwige Corvinus – luthériens
1775 v Philippe Auguste Wolffgang de Rathsamhausen, et (1772) Marie Françoise de Gail – catholiques
1838 v François Charles Sauvage, négociant, président de la Chambre de Commerce, et Marthe Joséphine Heiligenthal
1848 h Charles Keller, notaire, et (1835) Elise Charlotte Octavie Sauvage
1880* v Jean Auguste Guillaume Lauten, fabricant de foie gras
1898* Louis Biedermann, boucher

Valeur de la maison selon les billets d’estimation : 2 500 livres en 1771

(1765, Liste Blondel) VI 49, Mde de la Balderie
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 355, Rathsamhausen, veuve rue des Juifs 31 – maison, sol – 5,05 are / puis Keller Charles, notaire

Locations

1718, Jean Richard, menuisier, et Marie Bourlan
1722, Jean Hermann de Tristett, capitaine au régiment d’Alsace
1751, Jérémie Evrard Silberrad, receveur de la Noblesse de la Basse Alsace
1751, Jean François Gervasy, médecin du Roi inspecteur général des hopitaux militaires
1754 sqq, Sigefroi de Bernhold, colonel d’infanterie
1770, Anne Marguerite Remer veuve de Paul Belin Demarais
1835, Henriette Thérèse baronne de Gail, veuve de François Alexandre baron d’Espiard de Colonge
1850, Florent Sigismond Michel Spitz, chanoine de la cathédrale

Localisation sur le plan Blondel (1765)

1587, Livre des loyers communaux (VII 1450) f° 99-v

Abermals In Juden Gaß nach Sanct Veltins Capell und Hoff abhien
Juncker Eucharius Bawmann Inn Sanct Veltins hoff hatt vor seinem hoff ein hohen Kellerhals 7 schu 4 Zoll lang, und 3 ½ schu herausser, Ein steinen tritt 7 schu lang und 4 schu herauß, Item mehr ein gemaurten Streb Pfeÿler ane d. Capellen 2 ½ schu breÿt und 2 schu herausser, Soll Allmend seind vndt bleiben, Bessert für dise Nüessung xii ß x d

(traduction) Encore la rue des Juifs en redescendant vers la chapelle Saint-Valentin
Le noble Euchaire Baumann, propriétaire de la cour Saint-Valentin, a devant son bâtiment une descente de cave de 7 pieds 4 pouces de long en saillie de 3 pieds et demi, une marche en pierre de 7 pieds de long en saillie de 4 pieds, un contrefort muré à la chapelle de 2 pieds et demi de large et 2 pieds en saillie, établis sur le terrain communal, doit pour cette jouissance 12 sous 10 deniers

Directeurs fonciers (Bauherren)

1632, Directeurs fonciers (VII 1345)
Madeleine de Wickersheim veuve du noble de Bietigheim demande au chef de chantier Thiébaut Frauler l’autorisation de supprimer la descente de cave à la maison Wickersheim au bas de la rue des Juifs et de la remplacer par une porte de cave horizontale. Les préposés accordent l’autorisation à condition que l’empiétement sur le communal (7 pieds et demi sur trois pieds 5 pouces) ne soit pas plus important

(f° 13) Donnerstagß den 15. Martÿ – Kellerhalß abgeschafft
Fr. Magdalena von Wickerßheim Jr. v. Bietigheimerß w: Wolt am Wickerßheimischen hoff Und. In Juden Gaß, Ein Alten Kellerhalß, So vff den bod. 7 ½ sch. breÿt Vnd 3 sch. v Zoll herauß lang hinweg thun, Vnd ahne deß. statt Ein ligende Kellerthür, hinden 3 ½ sch. hoh, sonst ohngeändert deßeterig*. maß der breÿte v. lange, mach: Bitt p. wm. hanß Tiebolt Frawler vmb erlaubnuß.
Erkandt weg. wohlstandts vergönt, vnd Ihme Werckm. die Vff sicht v. anzeig daß ane maß nichts geändert oder am Allmendt angriff bescheh. befohl.

1770, Directeurs fonciers (VII 1414
Le notaire Hæring est autorisé à faire de nouvelles croisées

(f° 10-v) Dienstags den 6. Martii 1770. H. Notarius Häring
H. Notario Häring wurde erlaubt an seinem Haus in der Juden Gaß, neue Creutz Stöck Zu machen.

1775, Directeurs fonciers (VII 1416)
Le maître maçon Gœtz est autorisé au nom du noble de Rathsamhausen à peindre la maison en gris perle et à poser un hypotrachélion

(f° 187-v) Dienstags den 2. Maji 1775. – Hr. von Rathsamhausen
H. Rathh. Götz, der Maurer nôe. Hrn. von Rathsamhausen bittet zu erlauben deßen behausung ane der Judengaß gelegen Perlfarb anzustreichen und ein Haupt Gesins darauf zu setzen. Erkannt, Willfahrt.

Description de la maison

  • 1765, rapport d’experts
  • 1771 (billet d’estimation traduit) La maison comprend plusieurs chambres et cuisines, le comble est couvert de tuiles plates, la cave est voûtée, le tout est estimé avec le puits, toutes les appartenances et dépendances à la somme de 5 000 florins

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

4° arrondissement ou Canton Est – Rue des Juifs (en partie)

veuve Rathsamhausen
Rez de chaussée et 2 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 122 case 3

Keller Charles notaire à Strasbourg

O 355, maison, sol, R. des juifs 31
Contenance : 5,05
Revenu total : 326,63 (324 et 2,63)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 41 / 33
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 146 case 1

Keller, Charles, notaire
pro 1881/82 Lauten Johann August Wilhelm, Pastetenfabrikant
98/99 Biedermann, Ludwig, Metzgermeister

O 355, maison, sol, Rue des Juifs 30
Contenance : 5,05
Revenu total : 326,63 (324 et 2,63)
Folio de provenance : (122)
Folio de destination : Gb
Année d’entrée :
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 41
fenêtres du 3° et au-dessus :

O 355, maison
Revenu : 118, total 444,63
Folio de provenance : Neubau
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1883/84
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 20 / 16
fenêtres du 3° et au-dessus : 10 / 8
1883, Augmentations – Lauten Johann August f° 146, O 355, maison, revenu 118, Neubau, achevée en 1880, imposable en 1883, imposée en 1883

Cadastre allemand, registre 30 p. 326 case 5

Parcelle, section 25, n° 15 – autrefois O 355
Canton : Judengasse Hs. N° 20 – Rue des Juifs – Maurerzunftgasse
Désignation : Hf, Whs, Fabrik u. N.G. – sol, maison et bât. acc.
Contenance : 4,84
Revenu : 4600 – 5200
Remarques :

(Propriétaire), compte 191
Biedermann, Ludwig / u. Georg
1940, Biedermann, Louis et les cohéritiers de son épouse
(816)

1789, Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (cote VII 1295)

Canton VI, (147) Rue des Juifs
31
Prop. M. le B.on de Rathsamhausen – Noblesse

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VI, Rue des Juifs N° 147
31
Pro. B.on de Rathsamhausen – Noblesse

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Judengasse (Seite 68)

(Haus Nr.) 30
Fischer (Inh. Roth & Gangloff) Gänseleberpastet.-Fabrik. 02
Biederman, Rentner. E 1
Roth, Pastetenfabrikant. 2

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 737 W 190)

Rue des Juifs 30 (1880-1980)

Auguste Lauten et la société J. Fischer exploitent (1892) une fabrique de foie gras dans le bâtiment arrière. La société transforme en 1908 ses locaux sous la direction de l’architecte Albert Nadler ; elle fait installer des machines électriques et percer une porte dans le mur coupe-feu du numéro 28 dont elle occupe une partie. Le propriétaire Louis Biedermann fait creuser en 1914 une cave sous la partie arrière de la cour. J. Fischer installe en 1915 de nouvelles machines pour pallier le manque de main d’œuvre dans le petit bâtiment, couvert de tôle ondulée, adossé en 1880 à la cloison vers l’est.
La fabrique de foie gras encore citée en 1920 est remplacée en 1928 par la fabrique d’abat-jour Ernest Thomann et Compagnie. Louis Biedermann fait agrandir les deux locaux commerciaux et les devantures en 1931.
L’école de danse Arthur Oberlin s’installe au premier étage en 1938, remplacée par celle d’Alfred Adam en 1968. On trouve le magasin de soieries et lainages Edouard Jund (1928-1931).
Le local de droite est un salon de coiffure exploité par Emile Adam (1940), puis Fatter et (1968) Renée Bechtold jusqu’en 1971. Les tricotages mécaniques André Dufour de Rupt-sur-Moselle y écoulent un moment leurs marchandises. Le tapissier décorateur Tetra s’y installe en 1973.
Le local de gauche est un magasin d’articles de sport (Strasport, Paul Idoux, 1951, 1955), on y trouve en 1980 la pizzeria la Gondole.
Le local au fond de la cour devient un magasin de vêtements d’occcasion (1973).

Sommaire
  • 1880 – Le directeur de l’usine à gaz demande que l’installateur Zetzner soit autorisé au nom du propriétaire Lauten à faire une prise de 2,50 mètres pour environ 5 becs au 30, rue des Juifs
  • 1884 – L’entreprise Les Fils de J. Klein (J. et E. Klein, 9, rue Fritz) demande l’autorisation de repeindre à l’huile la façade du 30, rue des Juifs qui appartient au sieur Fischer. Note en marge, la façade a 12,20 mètres – Autorisation. La Ville remarque que le revêtement en asphalte abîmé par l’échafaudage n’a pas été remis en état. Lettre à l’entrepreneur. Le trottoir est réparé, juin 1884
  • 1885 – Un agent de police relève qu’un feu de cheminée s’est produit dans la maison Lauten 30, rue des Juifs. Les services de la Ville se rendent sur place et constatent que l’incendie est dû à un fourneau du rez-de-chaussée. Le propriétaire est invité à réparer la cheminée
  • 1892 – La Police du Bâtiment constate que le pâtissier (fabricant de pâtés) Lauten a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire au 30, rue des Juifs. G. Lauten demande au nom de la société J. Fischer l’autorisation de suspendre une enseigne d’octobre à avril, période où le foie gras est fabriqué – Autorisation, l’enseigne en saillie de 50 centimètres est à 2,80 mètres de hauteur, le trottoir a 1,45 mètres
    1894 – Même constat que ci-dessus – Nouvelle autorisation
  • 1895 – La Police du Bâtiment notifie le propriétaire Lauten de se conformer au nouveau règlement en supprimant les trois volets qui s’ouvrent sur la voie publique au rez-de-chaussée. Le propriétaire Lauten demande un délai, il a en effet l’intention de transformer le rez-de-chaussée puisque la rue des Juifs est devenue passante depuis la construction de la poste centrale – Travaux terminés, février 1896
  • 1899 – Le maire notifie le propriétaire Louis Biedermann (demeurant 29, rue des Tonneliers) de faire ravaler la façade – L’entrepreneur Auguste Schuler demande un délai jusqu’à la belle saison – Le ravalement est terminé, avril 1900
  • 1906 – Le maire notifie le propriétaire Louis Biedermann (demeurant sur place) de faire ravaler la façade – Le propriétaire propose de laver la façade qui a été repeinte moins de dix ans auparavant. Le façade est propre, octobre 1906
  • 1908 – J. Fischer transmet à la Police du Bâtiment les dessins de son projet de transformer sa fabrique de foie gras. Description des installations projetées dans la fabrique de foie gras J. Fischer (Roth propriétaire) au 30, rue des Juifs. La fabrique emploie de 16 à 18 employés pendant la fabrication, la moitié en-dehors de cette période. Les machines électriques (hacheuses) se trouvent dans le bâtiment arrière
    Dossier correspondant. La Police du Bâtiment énumère les conditions à respecter pour éviter les incendies, notamment celles concernant le mur coupe-feu dans lequel se trouve une porte d’accès aux locaux de la maison voisine n° 28 qui font partie de la fabrique – Liste en dix-huit points des conditions à respecter – Autorisation – Les conditions sont remplies, sauf la porte dans le mur coupe-feu (août) – Plan de situation, dessins (coupe, plan du sous-sol, plan du rez-de-chaussée) établis par l’architecte Albert Nadler (27, rue des Juifs)
    1908 (décembre) – J. Fischer (papier à lettres illustré) déclare avoir commandé la porte coupe-feu au serrurier Emile Unselt (9, place Saint-Etienne et 34, quai des Bateliers) – La porte est posée, février 1909
  • 1914 – L’entreprise Th. et Ed. Wagner demande à la préfecture l’autorisation d’occuper la voie publique pour creuser une cave au 30, rue des Juifs. La préfecture transmet au maire. La cave à creuser se trouve sous la partie arrière de la cour, croquis – Autorisation délivrée au propriétaire (L. Biedermann) et à l’entrepreneur – Travaux terminés, avril 1914 – Dessins (plan de situation, plan et coupe)
  • 1915 – Commission des logements militaires. Rien à signaler
  • 1915 – J. Fischer demande l’autorisation d’installer des machines à fermer les conserves sous la toiture en tôle ondulée installée en 1880 pour remplacer la main d’œuvre manquante – J. Fischer et l’architecte Albert Nadler (1, rue de Pucelles) sont autorisés à transformer un bâtiment qui donne dans la cour. L’inspection du travail énumère les conditions à respecter – Dessin
  • 1916 – C. Roth demande au nom de la société J. Fischer l’autorisation d’installer une troisième hacheuse mécanique – Accord de l’inspection du travail – Autorisation d’installer des machines au sous-sol pour exploiter la fabrique de foie gras – Dessins
  • 1920 – La Police du Bâtiment constate que le fabricant de foie gras J. Fischer a posé une enseigne sans autorisation – Fischer déclare qu’il a fait posé l’enseigne en verre des frères Ott deux ans plus tôt et sollicite l’autorisation demandée – Autorisation par dérogation puisque l’enseigne est à 2,72 mètres et non à 3 mètres au-dessus du trottoir
  • 1928 – L’architecte Emile Kieffer (boulevard du Président Wilson) demande au nom de la maison Ernest Thomann et Compagnie l’autorisation d’installer des machines électriques dans l’atelier de carcasses et d’abat-jour en soie – Dessins, le bureau se trouve dans la partie droite de la façade, les ateliers dans le bâtiment au fond de la cour – Travaux terminés, août 1928
  • 1928 – La Police du Bâtiment constate qu’Edouard Jund (soieries et lainages) a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – Demande – Autorisation
    1931 – Edouard Jund retire l’enseigne
  • 1928 – La Police du Bâtiment constate que l’électricien Ernest Hoffmann a posé une enseigne lumineuse non réglementaire – Elle a été déplacée, décembre 1928
  • 1931 (mai) – La Police du Bâtiment constate que l’entreprise Wagner fait des travaux sans autorisation – Louis Biedermann demande l’autorisation de transformer des locaux commerciaux (devantures), entrepreneur Th. et Ed. Wagner (rue Adolphe Seyboth) – La Commission des Beaux-Arts donne son accord – Autorisation d’agrandir les locaux commerciaux au rez-de-chaussée du 30, rue des Juifs (section 25 n° 15) – Dessins (Local de gauche : les deux fenêtres sont transformées en une seule ouverture en supprimant le mur central et les pans de mur latéral, la cloison entre la pièce avant et la pièce arrière est supprimée, la cloison vers le corridor d’entrée est aussi déplacée – Local de droite : la devanture est agrandie, la cloison vers le corridor d’entrée est déplacée) – Calcul statique – Les travaux sont terminés, septembre 1931
  • 1938 – Le serrurier Fauser (rue de Pâques) transfère l’enseigne du professeur de danse Arthur Oberlin de la rue des Hallebardes au 30, rue des Juifs – Autorisation
  • 1940 – Le coiffeur Emile Adam demande l’autorisation de poser une enseigne – Autorisation
    1942 – Le serrurier Heilberger demande l’autorisation de poser un store à la devanture du coiffeur Adam – Autorisation
    1942 – Emile Adam demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse réalisée par P. Klein de Francfort – Autorisation – L’enseigne est posée, février 1943
  • 1950 – La Police du Bâtiment constate que l’Institut moderne de danse Arthur Oberlin a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – Demande – Autorisation
  • 1951 – Paul Idoux (Strasport) demande l’autorisation de poser une vitrine – Autorisation – La vitrine est posée, janvier 1952
    1955 – La Compagnie Industrielle des Piles électriques (CIPEL, rue du Président Wilson à Levallois-Perret) est autorisée à poser une enseigne chez son client Paul Idoux
  • 1967 – M. et Mme Arthur Oberlin informent la Police du Bâtiment qu’ils cessent d’exploiter l’Institut moderne de danse à compter du 1 janvier 1968. Le droit d’enseigne est rectifié
  • 1968 – Mme Fatter (rue des Cerises à Ostwald) informe la Police du Bâtiment qu’elle cesse d’exploiter son fond à compter du 29 février. Le droit d’enseigne est rectifié
  • 1968 – Le maire demande à la veuve Biedermann de faire ravaler la façade. Elle confie les travaux à l’entreprise Bartelmé (rue du Barrage à Schiltigheim). Autorisation d’occuper la voie publique, août 1958 – Les travaux sont terminés, septembre
  • 1968 – La coiffeuse Renée Bechtold demande l’autorisation de poser l’enseigne Valérie Coiffure Dames – Maquette – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis défavorable – Aucune enseigne ne sera posée
  • 1968 – Le professeur de danse Alfred Adam transfère son enseigne du 6, quai Turckheim au premier étage du 30, rue des Juifs – Maquette de la plaque – Projet de caisson lumineux (Ecole de danse moderne Adam), maquette – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis défavorable en septembre 1969 – Le projet sera modifié
    1970 – Alfred Adam demande l’autorisation de vendre des boissons non alcoolisées pendant ses soirées et ses cours – Accord – Le préfet informe qu’il n’a pas d’autorisation à donner dans la mesure où les boissons son destinées aux seuls membres
    1970 – Alfred Adam demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse en lettre de zinc à éclairage indirect – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable – Autorisation – L’enseigne est posée, octobre
  • 1971 (août) – La Police du Bâtiment et l’architecte des Bâtiments de France constatent que l’usine Dufour a posé sans autorisation deux enseignes et un store à l’emplacement du salon de coiffure – André Dufour répond qu’il s’est limité à transformer les objets antérieurs – Demande, maquette
    1971 (décembre) – André Dufour et Compagnie (tricotages mécaniques, Rupt-sur-Moselle) est autorisé à poser un store à son magasin de vêtements Usitex – Le store est posé, décembre
    1972 (janvier) – René Bechtold (rue des Fleurs à Entzheim) informe la Police du Bâtiment qu’il a cédé son fonds
    1972 (février) – La Police du Bâtiment constate que l’enseigne n’a pas été posée comme prévu
  • 1973 – Le tapissier décorateur Tetra demande l’autorisation de poser une enseigne en lettres détachées – Maquette (1,30 de large) – Plan cadastral de situation – Autorisation – L’enseigne est posée, juin
  • 1973 – La Police du Bâtiment constate que la fripière Danielle Leleu a posé sans autorisation une enseigne plate – Autorisation délivrée au magasin Friping
    1974 – La même demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse pour signaler son magasin de vêtements d’occasion au fond de la cour – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis défavorable – Le maire prend un arrêté portant refus de pose d’enseigne
  • suite non relevée
    1980 La pizzeria la Gondole est autorisée à poser une enseigne lumineuse à double face « mænnele Fischer »

Relevé d’actes

D’après la description des voisines, la maison est appelée jusqu’au milieu du XVII° siècle cour Wickersheim ou Saint-Valentin (St. Veltin oder Wickersheimischer hoff). Jacqueline Baumann semble faire le lien entre les Wickersheim et le Livre des communaux de 1587 dans lequel la maison appartient à Euchaire Baumann (1640, Chambre des Contrats f° 327, So dann der auch Wohl Edel und Gestreng Philips Dieterich Röders von Dierspurg für sich und innamen seines Bruders Georg Friderichen alß Testaments Erben Weÿl. der Wol Edlen, Vil Ehren, und Tugendreichen Frawen Jacobe von Wickherßheim gebohrnen Bauwmännin).
Madeleine de Wickersheim veuve de Louis de Bœdigheim passe en 1634 un accord au sujet d’une dette contractée par feu son mari en 1624. Sa sœur Simburge de Wickersheim veuve de Bergen se porte caution. Voir aussi ci-dessus l’autorisation que donnent les Directeurs fonciers à Madeleine de Wickersheim en 1632

1634 (13. febr.), Chambre des Contrats, vol. 473 f° 94
Erschienen Fraw Magdalena von Bödigheim wittib gebohrne von Wickerßheim, mit beÿstand Jrn: Philipps Conrad Joham von Mundholtzheim, vnd herrn Johann Georg Marbachen, beeder alß auß eines Ers: Großen Rhats mitel hierzu insond.heit verordnet,
hatt in gegensein weÿ: Johann Schmidts gewesenen Schaffners vnd Burgers see: alhie nachgelaßener Kindern vogts hnaß Georg Gastelÿ, Stattglasers bekannt
demnach ihr Jr. Ehegemahl Ludwig von Bödigkheim see. in Zeit seines lebens vermög desselben vnd. seiner eÿgenen hans vnderschrifft vnd vfgetruckhtem pitschafft den 6. Decembris A° 1624. von sich gegebener obligation, H Johann Küenmeÿer, auch Schaffner vnd Burg. Zu St. 105. R. schuldig worden, Er Küenmeÿer nachgehendts in lüfferung obgedachter Vogts alß seiner Stieff Kindern Müeterlichen guths vnder anderem auch dise 105. R. cedirt und vbergeben (…)
deßen zu gewißer Versicherung ist auch erschienen Fraw Simburg von Bergen wittib geborner von Wickerßheim, ihr Fr. Magdalenæ von Bödigkheim Schwester, auch mit beÿstand obehrengenannter beeder verordneten Herren, die hat sich für sich für sich & für dise schuld Zu einer rechten Bürgin, Mit: vnd und selbst schuldnerin und selbst Zahlerin vnverscheidentlich dargegeben (…) Act. in ædibus Debitricis den 13. Februarÿ A° 1634.

La maison appartient ensuite à Jean Gaspard Scheid qui épouse en 1637 à Seelbach en Bade Anne Marie Rollwagen, fille du bailli du lieu

Mariage, cathédrale (luth. p. 240)
1627. Dominica 12. Trin: 12. Aug. H. Hans Caspar Scheidt H. Johann Scheidt v. doctoris e. sohn, v. J. Anna Maria H. Alexandri Rollwagen gewesenen gerolckseckischen Ampt Zu Seelbach e. tochter, eingesegnet Zu Seelbach 27.t. Aug. (i 125)

Ancien commissaire du roi de France, Jean Gaspard Scheid hypothèque la maison appelée chapelle Saint-Valentin au profit de la veuve de Grégoire Biccius, professeur de droit à l’université

1662 (29. sept:), Chambre des Contrats, vol. 527 f° 520-v
Erschienen H. Johann Caspar Scheid geweßener Königl. frantzösische Commissarius
in gegensein Fr. Saræ weÿl. deß Edel- Vest- Hochgelehrten Hn Gregorÿ Biccÿ U.I.D. Cod. ac Feud. Profess. nunmehr seel. nachgelaßener Fr. Wittibin mit assistentz deß Edel- hochgelehrten Herrn Gottfried Stößers Junioris U.I.D. und E.E. Großen Rhats Actuarÿ ihres H, dochtermanns – schuldig seÿen 200. lb.
Unterpfand sein soll hauß, hoff, hoffstatt, Capell Zu St. Veltin genannt, wie auch Stallung mit allen anderen ihren Gebäwen, begriffen, Zugehördten und Gerechtigkeiten alhie in der Juden Gaßen, anderseit neben Martin Pastoreckh dem Einspenniger Zum theil, theilß neben Jr. Georg Melchior Von Rhatsamhaußen anderseit neben weÿl. H Andreß Schollen U.I.D. und E.E. Kleinen rhats Advocati et Procuratoris nunmehr seel. nachgelaßener Wittibin und Erben hinden uf weÿl. Jr. Hannß Friderich Zornen geweßenen XV.ers nunmehr seel. nachgelaßenen Erben stoßend gelegen
[in margine :] (…) in gegensein Herrn Philipp Friderich Scheiden für sich selbsten, und im nahmen Herrn Johann Alexander Scheidens seines eheleiblichen bruders, alß hierinn gedachten debitoris nunmehr seel. nachgelaßener Söhn (quittung) 18. 8.br 1676.

Philippe Frédéric Scheid, domicilié à Lahr, vend 800 rixdales deux tiers de la maison au marchand Abraham Koch

1683 (6. Xbr.), Chambre des Contrats, vol. 553 f° 480-v
Herr Philipp Friderich Scheidt, Wohnhaft Zu Lahr, mit beÿstandt Herrn Jacob Friderich Rollwagens V. J. Ddj undt E.E. Stattgerichts Advocati et Procuratoris
in gegensein Abraham Kochen, des handelsmanns
Zween dritte theÿl Ihme Scheiden für ohnvertheÿlt gebührend, ahne hauß, hoff, hoffstatt, Capell Zue St Veltin genannt, wie auch Stallung, die in dem hoff befindende undt liegende Stein:/ mit allen deren gebäwen, begriffen, Weithen, Zugehördten, Rechten undt gerechtigkeiten alhier in der Judengaß, einseit neben Martin Pastoreckhs des Einspennigers Erben Zum theÿl, theÿls neben der Adelich Rhatsamhausischen behaußung, anderseit neben hannß Georg Nußbaum dem Kachler hinden uff die Adelich Zornische stoßend geleg. davon gehendt Jährlichen 13. ß 4. d bodenzinß in den Gürtlerhoff alhier – umb 800 Rchtlr.

Reine Salomé Scheid, femme de Georges Reinbold bailli à Bischoffsheim à la Haute-Montée (Rheinbischofsheim en Bade) vend 400 rixdales son tiers de maison au marchand épicier Abraham Koch

1684 (25.4.), Chambre des Contrats, vol. 554 f° 186-v
Frau Regina Salome, gebohrne Scheidin, herrn Georg Reinboldts Ampt schaffners zu Bischen Zum hohensteg eheliche haußfraw, mit beÿstand deß Ehrenvest fürsichtig und weÿsen herrn Hannß Michael Gilgen und Herrn Johann Gumprechts beÿde alß aus E.E. großen Rhats mittel ahne statt ihres abweßenden Ehevogts hierzu insonderheit deputirter
in gegensein herrn Abraham Kochen deß Specirierers
Einen dritten theil, Ihro der Verkäufferin für ohnvertheilt gebührend, ahne hauß, hoff, hoffstatt, Capell Zue St. Veltin genannt, wie auch Stallung mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, Zugehördten, rechten und Gerechtigkeiten alhier in der Judengaß, einseit neben Martin Pastereckhs deß Einspännigers Erben Zum theil, theils neben der adelischen Rhatsamhaußischen behaußung anderseit neben hannß Georg Nußbaum dem Kachler, hinden uff die adelische Zornische stoßend gelegen, davon gehend iärlich.13. ß. 4. s bodenzinß dem Gürtlerhoff – umb 400. Rhlr.

Fils du sénateur Ulric Koch, le marchand Abraham Koch épouse en 1676 Marguerite Edom veuve du marchand Jean Frédéric Meyer : contrat de mariage, célébration
(Copia der Eheberedung) zwischen dem Ehren Vesten vnd Wohl Vorgeachten herrn Abraham Kochen dem ledigen handelsmann weÿland des wohl Ehrenvesten, großachtbahrn und weißen herrn Ulrich Kochen E. E. Kleinen Raths alten beÿsitzers und Vornehmen burgers allhier Zu Straßburg seel. nachgelaßenem eheleiblichem Sohn, als dem herrn bräutigamb an einem, So dann der Viel Ehren vnd tugendreichen Frawen Margaretha Meÿerin gebohrner Edomin, weÿl. des Ehren vesten und wohlvorgeacht herrn Johann Friderich Meÿers geweßenen handelßmanns und burgers alhie Zu ermeltem Straßburg seeligen nachgebliebene Fraw Wittiben, als der Fraw hochzeiterin am andern theil – Beschehen und Verhandelt in des heiligen reichs freÿen Statt Straßburg, Mittwochs den 22. Monats tag Martÿ Anno 1676. Johann Georg Redslob, Notarius requisitus

Mariage, cathédrale (luth. f° 23-v, n° 28)
1676. Dom: Quasimodo. Zum 2. mahl H Abraham Koch Specereÿhändler Weiland hr Ulrich Kochen E. E Kleinen Raths gewesenen Beÿsitzers nachgelaß. ehel. Sohn, Fr. Margaretha Weiland hr. Hanß Friderich Meÿers geweßenen Specereÿhändlers und burgers alhier nachgelaß: W. Donnerstag den 13.t Aprilis Münster.

Le marchand épicier Jean Frédéric Meyer épouse en 1669 Marguerite Edom, fille de chapelier
Mariage, cathédrale (luth. f° 121 n° 56)
1669. Dom: XVII post Trin. Zum 2. mahl hr hanß Friderich Meÿer der Specerei händler Joseph Meiers, Secklers v. Burgers alhier ehel. Sohn, Jfr. Margaretha Johann Edom hutstaffirers u. Burgers alhie ehel: T. Montags den 11.t 8.bris Münster (i 123)

Abraham Koch et sa femme Marguerite hypothèquent la maison au profit des marchands associés Jean Nicolas Herff et Jacques Hoser

1684 (1.3.), Chambre des Contrats, vol. 554 f° 89
Herr Abraham Koch der Specerierer und Frau Margareth seine eheliche haußfrau und Zwar dieselbe insonderheit mit beÿstand deß Edel Vest und hochgelehrten herrn Ulrici Obrechts U. I. D. und dießer Statt Rhats und Advocati und deß Ehrwürdig wohlgelehrten Herrn Mr Laurenty Risers Diaconi beÿ der Pfarrkirch Zue St Wilhelm ihres respe. herren Vetters und Schwagers
in gegensein Heren Johann Niclaus Herffen, und hern Jacob Hosers deß Jüngern beÿder handelßmänner und Gewerbs gemeÿner – schuldig seÿen 4500 Reichstahler in speciebus
unterpfand, hauß, hoff, hoffstatt Gaden mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, zugehördten, Rechten und Gerechtigkeiten allhier underhalb der Zunnft stub Zur Mörin gegen dem Kauffhauß hien über, einseit neben dem Düttlerischen Gewerbshauß, anderseit neben hannß Georg Holtzschuh dem Kieffer hinden uff gedachte Düttlerische behausung stoßend gelegen
Ferners solle in specie Unterpfand sein, hauß, hoff, hoffstatt und Capell zu St Veltin genannt, wie auch Stallung mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, zugehördten rechten und Gerechtigkeiten alhier unden in der Judengaß einseit neben Martin Pastorekhs deß einspännigers Erben anderseit neben hannß Georg Nußbaum dem Kachler hinden uff die Zornische behaußung stoßend gelegen

Marguerite Edom meurt en 1684 en délaissant trois filles de son premier mariage et un fils issu du veuf. L’inventaire est dressé dans la maison zum Drachenfels que les Koch occupent comme locataires. La succession comprend deux maisons dont celle dite Saint-Valentin rue des Juifs ; le plus ancien des trois titres cités a été passé le 7 septembre 1593 par le prieur du couvent Saint-Valentin de Rouffach. La masse propre au veuf présente un déficit de 599 livres, celle des héritiers s’élève à 6407 livres. L’actif de la communauté s’élève à 16 434 livres, le passif à 17 006 livres.

1685 (3.1.), Me Lang (Jean Régnard, 29 Not 9) n° 118
Inventarium und beschreibung aller der Jenigen Haab, Nahrung und Güethere, liegend: und vahrend: v.ändert und unverändert, keinerleÿ außgenommen, so weÿl. die Viel Ehre: vnd Tugendreiche fraw Margaretha Kochin, gebohrne Edomin, des Wohl Ehrenvest: und Vorgeachten herrn Abraham Kochen, Handelßmanns und burgers Zu Straßburg geliebte hauß fraw seel. nach ihrem Sontags den 26. 9.bris des bereits Hingelegten 1684.sten Jahrs aus dießer Welt genommenen tödlichen Hhintritt, Zeitlichen v.laßen (…)
Act: in fernerm beÿsein d. Edel Viel Ehren: vnd tugendreichen Frawen Catharinæ Meÿerin gebohrner Kochin weÿl. des Edlen, Vest v. hochge[lehrten Herrn] Johann Ulrich Meÿers J. U. Ddi vnd Vogteÿgerichts alhie Geweßenen Actuarÿ seel. hind.plibener Fraw Wittiben, des herrn Wittibers Fr. Schwester, Mittwochs den 3. Januarÿ Anno 1685
Die Abgeleibte Fraw seel: hat ab intestato Zu Erben v.laßen wie volgt. 1. Jungfraw Margaretham, 2. Jungfraw Barbaram, 3. Jungf. Elisabetham Meÿerin dieße 3. d. Abgeleibten frawen seel. mit weÿl. dem Ehrenvesten, und Wohlvorgeachten herrn Johann Friderich Meÿern, Gewesenen handelßmann vnd burgern Zu Straßb. nunmehr seel. Inn erster ehe ehelich erzielte döchter, deren Geschworner Vogt d. Ehrenvest, fürsichtig vnd Weiße herr Clade Wilhelm, Weinhändler, vnd E. E. Kleinen Raths alhie beÿsitzer, welcher dem Geschäfft mit beÿstand des Wohl Ehrenvest vnd rechtsgelehrten herrn Johann Friderich Redwitz. Notarÿ Publicj Inn Persohn beÿgewohnt,
Vndt dann 4. Abraham Kochen, der Verstorbenen fr. seel. inn letzterer ehe, mit eingangs Ehrenermelten Ihrem hind.plibenen H. Wittiber ehelich erzeügtes Söhnlein deßen geordneter Vogt d. Ehrenvest vnd vorgeachte hr. Dionysius Schöpff, handelßmann vnd burger alhie, so dem Geschäfft Inn persohn Zugeg. geweß. Amme 4. d. Abgeleibt. frawen seel. ehelich erzeugtte Kinder und ab intestato Zu gleich. antheilen v.laßene Erben.

Copia der Eheberedung (…) Mittwochs den 22. Monats tag Martÿ Anno 1676. Johann Georg Redslob, Notarius requisitus
Copia Codicilli – Im Jahr 1684 (…) Freÿtag den 13. Tag deß monaths Octobris Styli Novi Nachmittags Zwischen ein und Zweÿ Uhren In der Königlichen Statt Straßburg in einem unden am fisch Marckt gegen dem Kauffhauß hinüber gelegenen Zum Trachenfelß genandten denen düttlerischen Geschwüsted. Zwar Eigenthümlich zuständigen Con derr frawen Codicillirerin und dero Eheherr, aber lehnungs Weiße bewohnten behaußung deren Stub Cammer auff dem fischmack Sehend vor mir Johann Reinhard Langen als hierzu insonderheit requirirten offenbahren geschwornen Notario (…) erschienen die Viel Ehre: vnd Tugendreiche fraw Margaretha Kochin, gebohrne Edomin, des Wohl Ehren Vest: und Vorgeachten herrn Abraham Kochen, Handelßmanns und burgers Zu Straßburg fraw Ehelibste Zwar zimblich Krancken leibs auff einem bette liegend (…)
(f° 15) In einer alhie in der Statt Straßburg unden ane dem fischmarckh geg. dem Kauffhauß hinüber Gelegenen und zum drach.felß genandten denen düttleriisch. Erben gehörig. behaußung befunden worden wie volgt
Ane Hültzen: und Schreinwerckh, Vff d. obern büehnen, In der Cammer A, In der Cammer B, In der Cammer V, Vor dießer Cammer, Inn d. obern Stuben, Im Nebens stübel, Inn der Wohnstub. Im haußöhren, Inn d. Kuch. Im Gad. stübel
Im Nebens hauß, Auff d obern büehnen, In der Cammer D, In der Cammer E, Inn der Stuben, Inn dießer Stub Cammer, Im haußöhren
Im Tabackhauß Inn d. Juden gaß, In tabackhauß, Inn d. Tabackstuben, Im Gewerbs Gad.
(f° 48-v) Eigenthumb ane Haüßern (T) Erstlich hauß vnd hoffstatt Gegen dem kauffhauß hinüber, ist ein Eckh ane der Küeffergaßen (…)
It: hauß, hoff, hoffstatt vnd Capell Zu St. Veltin Genant, auch Stallung, mit allen deren Gebäwen, begriffen, Weith. Rechten, Zugehörden, vnd Gerechtigkeiten Gelegen alhie Inn d. Statt Straßburg inn der Juden Gaßen, eins. neben Martin Pastorecks des Einspenningers Erben Zum theil theils neben d. Adelich. Rathsamhaußisch. behaußung, and. s. neben Georg Nußbaum dem haffner, hind. vff die Adeliche Zornische stoßend, davon Gehen Jährlichen 13 ß. 4 d. bodenzinß dem Gürtlerhoff alhie, Vnd ist solche behaußung über vorstehende beschwerd durch hievorgemelte Geschwornene Werckmeistere æstimirt worden p. 1498. lb 5 ß
Über 2/3.te teil ane hievorgeschriebener behaußung so d. hr. Wittwer vnd die v.storbene fr. seel. von Philipp Friderich Scheiden in Lahr in A° 1683. ane sich erhandelt besagt i. t: Perg: Kbr: mit d. St. Straßb. anh. Cancelleÿ Contr. Ins. Vw. datirt den 6.ten 10.bris Anno 1683. Ferner i. t. Perg: Kbr: über 1/3. theil solcher behaußung besagend, mit d. St. Straßb ang C. C. Insigel bekräfftigt de dato 25.ten Aprilis 1684. beede mit N° 13. notirt. Dabeÿ weiters i. t: Perg. Kauffbrieff mit d. Statt Straßb: ang. Cancell: Contr. auch des Priors vnd Convents des Gotteshaußes St: Veltin Zu Rufach anh. Insigel vw. datirt d. 7.en 7.bris 1593. mit alt.. N.is 45. 10. vnd neü N° 13. signirt
(f° 61) Bericht ane statt des herrn Wittibers unverändert. Guths Ergäntzung. Obwohlen ane seithen des herrn Wittibers auch das jenige was ane seiner in die Ehe gebracht. Nahrung abgegang. od. sonst veralienirt word. und demselben Zuergäntz. geweßten wäre, hat mann jedannoch in ansehung der döchter Erster Ehe herr Vogt und deß. H. Assistent nicht wenig. auch des Söhnleins letzter Ehe herr Curator sich außtrucklich erclärt, auff die theilbare Verlaßenschafft tam active quam passive gäntzlich v.zug thun und solche dem H. Wittib allein zu cediren und überlaßeb, selbige Zu specificiren vor ohnnöthig gehalten, hiehero Zum bericht.
(f° 109) Abzug in dießes Inventarium gehörig. Des Herrn Wittibers unverändert Guth. Sa. haußraths 44, Sa. Schiff und geschirrs 6, Sa. Silber und geschmeids 13, Sa. guldener Ring und geschmeids 37, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 50, Summa summarum 150 lb – Schulden 750 lb, Nach deren Abzug, passiv onus 599 lb
Der Erben unveränderte Nahrung, Sa. haußraths 211, Sa. Vaß 8, Sa. Schiff und geschirr Zum Specereÿhandel und Tabackmach. gehörig 97, Sa. Silber und geschmeids 27, Sa. guldener Ring und geschmeids 72, Sa. Pfenningzinß hauptguths 6, Sa. Ergäntzung (10 912, abzuziehen 1726, Verbleibt) 9126, Summa summarum 9580 lb – Schulden 3142, Nach deren Abzug 6407 lb
das Theilbare Guth, Sa. haußraths 341, Sa. galetsch und Gütschleins 21, Sa. Leeren Vaß 26, Sa. Schiff und geschirrs Zum Specereÿhandel und Tabackmach. gehörig 125, Sa. Wahren Zur Specereÿ handlung gehörig 3224, Sa. Taback Wahren 602, Sa. Pferd 45, Sa. häus und Strohes 4, Sa. Silber geschirrs und geschmeids 85, Sa. guldener Ring 4, Sa. der baarschafft 117, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 555, Sa. Eigenthums ane häußern 3498, Sa. Schulden 7782, Summa summarum 16 434 lb – Schulden 17 006 lb, Passiva übertreffen d. theilbare Guth umb 572 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 9788 lb
(f° 118) Wÿdemb, Welchen die Abgeleibte Fraw sel. weg. weÿl. herrn Johann Friderich Meÿers geweßenen handelsmanns und burgers alhier zu Straßburg ihres erstern Eheherrn seel. Zeit lebens Zu usufuiren, 3530 lb
Wÿdembs Verfangenschaft Welche herr Philipp Kübler, Zinngießer und E. E. Kleinen Raths alter Assessor von Weÿland Fr. Apollonia gebohrner Kochin seiner erstern Frn Eheliebsten seel. die tag seines Lebens Zu genießen, daran auff begebend wÿdembs fall dem herrn wittiber dreÿ fünffte theil gebühren. Vermög Inventarÿ (…) durch weÿland herrn David Ösingern juniorem Notarium in A° 1675. auffgerichtet, 2675 lb

Abraham Koch se remarie en 1685 avec Catherine Bœckler, fille d’un professeur d’histoire à l’université
Mariage, Saint-Thomas (luth. p. 116)

1685. Dom: Quasimod. Misericrd. d 29. Aprilis, 6 Maÿ. H Abraham Koch Burger und handelßmann allhier, Jfr. Catharina weÿl. H. Johann Henrich Boeclers, gewesenen Kaÿserlichen und Chur Maintz. Raths, Comitis Palatini beÿ löbl. Universitæt allhier Professoris Historiarum, des Stiffts Zu St. Thomæ Canonici et Seniorus hinterlaßene eheliche Tochter. Cop. S. Thomæ. den 10. Maj St Thoman (i 60)
Proclamation, Temple-Neuf (luth. 131-v, n° IV) 1685. Dom: Quas. Zum 2. mahl H Abraham Koch handelßmann u. Burger, Jfr. Catharina Weiland Hr Joh: Heinrich Böcklers Chur Maÿntz. Raths Com: Palat: Cæs: beÿ löbl. Univers. Prof. Hist. des Stiffts Zu St. Thoman Can. u Sen. ehel. T. C. den 10. Maj St Thoman (i 133)

Veuve du bailli de Wasselonne et Marlenheim, Catherine Bœckler meurt veuve sans enfant en 1724 dans la maison de fonction qu’occupe son neveu Jean Henri Feltz, chanoine à Saint-Thomas
1724 (16.5.), Me Brieff (Jean Philippe, 6 Not 9) n° 155
Inventarium und Beschreibung aller Haab, Nahrung und Güthere, so Weÿl. die Wohl Edle, Viel Ehren und tugendbegabte Fraw, Fraw Catharina Kochin geb. Böcklerin, Weÿland S. T. H. Abraham Kochen geweßenen Wohlmeritirten Amptmanns der beeden Ämpter Waßlen: und Marlenheim, hinterlaßene Fraw Wittib nunmehr seelig, nach ihrem den 15. Martÿ jüngsthin genommenen tödl. hienscheiden hinter such verlaßen – So Zwahr angefangen den 30. Martÿ aber wegen einiger vorgefallener hindernußen unterbeochen und Erst un Gegenwarth S. T. herrn Leonhard Hirschels alß von E. E. Kleinen Raths im Nahmen der abweßenden und frembden Erben hierzu in specie abgeordneten herrn Deputaten fortgeführet und continuirt worden, Straßburg den 16. Maÿ 1724.
Die seelig verstorbene Fraw Amptmännin hat ab intestato Zu Erben verlaßen 1. S. T. H. Johann Heinrich Feltz, J. V. D. Prof. Publ. Cap: Thom: Can: h.t. Rector, weÿl. S. T. Fr. Mariæ Susannæ Feltzin gebohrner Böcklerin, der verstorbenen Schwester Sohn.
2. S. T. H. Johann Heinrich Obrecht vormahligen Prætorem Regium allhier, weÿl. S. T. Frawen Annæ Mariæ Obrechtin gebohrner Böcklerin, der verstorbenen Fraw Amptmännin Schwester seel. hinterlaßenen H. Sohn
3. S. T. H. Samuel Faust, J. V. Ltus Proc. bÿ E. E. Kleinen Rath, 4. S.T. Fr. Mariam Margaretham geb. Faustin verheurathet an S. T. Hn Johann Jacob Schertz J. V. Ltum, 5. S. T. Fr. Catharinam Eleonoram gebohrne Faustin verheurathet an S. T. H. Wolffgang Friderich Strohmeÿern, Pfarrern Zu Uhr: und Mertzweiler, burgerin allhier in dero Nahmen obgemelter H. Lt. Schertz dem Geschäfft beÿgewohnt, dieße dreÿ weÿl. S. T. Frawen Christinæ geb. Böcklerin der verstorbenen Fr. Amptmännin Schwester seel. hinterlaßene dreÿ Kinder
Weÿland S. T. H.nn Johannis Böcklers Med. Dris Prof. Publ. Cap: Thom: Can: mit S. T. Fr. Catharinæ gebohrner Kuntzmännin Ehel. erzeugt und hinterlassene Kinder Nahmentl. 6. S. T. Fr. Catharina gebohrne Böcklerin S. T. H, Johann Caspar Mühlbergers E. E. Großen Raths jetzmahl. beÿsitzers Fr. Eheliebste, 7. S. T. H. Johann Heinrich Böckler J. V. Dr. P. P. O. Cap: Thom: Can:, 8. S. T. H. Johann Böckler Med. D. P. P. O. Cap: Thom: Can:, 9. S. T. Fr. Maria Salome gebohrne Böcklerin, S T. Hn Johann Georg Gollen wohlmeritirten Schaffners Zu St. Thomä Fr. Eheliebste, 10. S. T. Jungfr. Mariæ Elisabethæ Böcklerin, 11. S. T. Jungfr. Mariæ Eleonoræ Böcklerin, 12. S. T. H. Johann Friderich Böckler, J. V. Ltum, 13. S. T. Jungfr. Annæ Margarethä Böcklerin, 14. S. T. Fr. Maria Helena geb. Böcklerin S. T H. Johann Georg Notter Med. D. et Pract. Fr. Eheliebste, 15. S. T. Fraw Anna Maria geb. Böcklerin verheurathet an S. T. H (-) Wentzel J. Ltum
So dann weÿl. S. T. Hn Johann Philipp Böcklers geweßenen Rentmeisters und Müntzverwalters auch Comitis Palatini mit S. T. Fr. Maria Salome gebohrner Bischoffin Ehel. erzeugte Kinder Nahmens 16. S. T. H. Johann Heinrich Böckler, Med. Dr. et Pract, 17. S. T. Fr. Margaretha Salome geb. Böcklerinin, verheurathet an S. T. Johann Schweighaußern Not. Publ. und burgern allhier, 18. H. Johann Carol Böckler Lediger handelsmann deßen H. Vogst S. T. H Johann Heinrich Feltz obbemelt
Dieße allen sind der seel. verstorbenen Fr. Amptmännin brüder und Schwester Kinder und ab intestato hinterlaßene Erben
Haußrath, Welcher In einer an dem Thomas Plan gelegenen und von S. T. H. Johann Heinrich Feltzen J.V. D. P.P. bewohnenden Canonicat behaußung sich befunden
Summa summarum der Verlaßenschafft 97 lb

Devenu bailli de Wasselonne et Marlenheim, Abraham Koch vend la maison 1 125 livres ou 1 500 rixdales au préteur royal Ulric Obrecht (son beau frère, voir ci-dessus les héritiers de Catherine Bœckler)

1687 (2.6.), Chambre des Contrats, vol. 557 f° 304-v
Abraham Koch, Ambtmann zu Waßlen und Marlenheim
in gegensein deß hoch Edelgebohrnen Gestrengen Herren Ulrich Obrechts, Königlichen Prætoris
eine behaußung, hoff und hoffstatt, Zu St. Veltin genandt, mit allen deren Gebäuen, begriffen, weithen, Zugehördten, rechten und Gerechtigkeiten, allhier in der Judengaß, einseit neben weÿl. Martin Pastorick deß Einspännigers Erben Zum theÿl, und Zum theÿl neben der alßo genanten Rathsamhaußischen behaußung, anderseit neben weÿl. hans Georg Nußbaum deß Kachlers Erben, hind. auff die Adeliche Zornische Zum theÿl, Zum theÿl auff eine dieterichische behaußung stoßend, so abder anietzo beede dem H. Kaüffer auch zuständig gelegen, darvon gehend jährlichen 13 ß 4 s bodenzinß in dem Gürttlerhoff allhier, So seÿe auch dieselbe beneben sein deß Verkaüffers anderer gegen dem Kauffhauß über Gelegene Behaußung und übriger deßen haab und Nahrung umb 2895 lb weÿl. Johann Friderich Meÿers geweßenen Specirirers seel. Kindern verhafftet – beschehen umb 1500 Reichthaler oder 1125 pfund – mit dem anhang und außtrucklicher Bedingung daß mehrgemeldter H. Verkäuffer die also empfangane summ zu liberierung deß verkaufften haußes (…)

Docteur en droit, Ulric Obrecht épouse en 1671 Anne Marie Bœckler, fille d’un professeur à l’université de Strasbourg. Il est réputé s’être converti à Germigny le 15 octobre 1684. Il meurt en 1701 et sera inhumé dans le chœur de l’église Saint-Etienne
Mariage, Saint-Thomas (luth. p. 24, n° 98)

1671. Dom XVII et XVIII den 25 v. 22. octobr. H. Ulrich Obrecht beed. Recht. Ddus, H. Georg Obrechts beed. Recht. D. Eines hochlöbl. Kaÿserl. Delegirt. Cammergerichts allhier v. E.E. kleinen Raths Advocati v. procuratoris ehel. sohn, Jfr. Anna Maria H Johann Heinrich Boeclers Kaÿserlich v. Chur Maÿntzisch Raths Comitis palatini, beÿ löbl. Universität allhier profess. Hist. deß Stiffts Zu St. Thomæ Canonici & Senioris eheliche tochter. Eingesegnet d. 26. octobr. Donnerstag Zu St Thomæ (i 14)

Sépulture, Saint-Etienne (cath. f° 163)
Die 8 augusti anni 1701 (…) sepultus est juxta Corni *angelii in Choro honorabilis et illustrissimus Dnus Obrech prætor regius urbis argentinensis, et Legatus extraordinarius pro terminandis negotiis Ducissæ aurelianensis pluribus necessariis ecclesiæ sacramentis munitus. Testes fuere honorabilis dnus Joannes Henricus Obrecht filius defuncti et honorabilis dnus Joannes Klinglin syndicus Regius (i 192)

Fils et héritier d’Ulric Obrecht, le préteur royal Jean Henri Obrecht cède les différentes maisons que son père a acquises rue des Juifs pour 5 000 livres au préteur Antoine Evrard Bock de Blæsheim qui les cède quelques jours plus tard à Anne Marie Bœckler, veuve d’Ulric Obrecht

1705 (14.2.), Chambre des Contrats, vol. 578 f° 127
S.T. Hr. Johann Heinrich Obrecht Königlicher Rath u. Prætor Regius allhier
in gegensein S.T. Jr. Anthoni Eberhard Bock von Bläßheim Stättmeÿsters u. XIII.ners
folgende häußer, Erstlichen eine behaußung zu St Veltin genant bestehendt in einem vordern hauß u. nebens Gebaüen sambt der Hoffstatt, Hoff u. Garthen mit allen deren übrigen Gebaüen, begriffen, weithen, zugehörden, rechten u. Gerechtigkeit allhier in der Judengaß eineith neben weÿl. Martin Pastorius deß Einspennigers Erben zuem theil u. zuem theil neben der alßo genanten Rathsamhaußischen behaußung anderseit neben nachverschriebenen Hauß hinten auf Michael Petin Commissair stoßendt gelegen, darvon gehen jährlichen 13 schilling 4 pf bodenzinß in den Gürtler hoff allhier
Item eine behaußung höfflein Hoffstatt brunnen mit allen deren Gebaüen, begriffen, weithen, zugehörden, rechten u. Gerechtigkeit allhier unten in der Judengass gegen St Veltins Capell einseit neben vor: anderseit neben nach: verschriebener behaußung hinten auf vor verschriebene behaußung stoßend gelegen,
Item Hauß Höfflein Hoffstatt Holtzhauß u. darüber gebauenes hinterhauß mit allen deren Gebaüen, begriffen, weithen, zugehörden, rechten u. Gerechtigkeit allhier in der Judengass einseit neben Jr. Frantz Ludwig Zorn von Bulach anderseit neben vorbeschr. behaußung hinten auf hernach beschriebene behaußung stoßend gelegen,
Item ein hinterhauß in der Jungfrauen Gass gegen Hn Cantzler Josten EE. hien über einseit neben obigem Hr. v. Bulach anderseit neben H. Petin hinten auf obigen Garten vornen auf erwehnte gass stoßend gelegen – um 5000 pfund
[in margine :] Erschienen hierinnen hoch Edelgeachter hr. Anthoni Eberhard Bock hat in gegenseÿn S.T. frn. Anna Maria geb. Böcklerin S.T. weÿl. Ulrich Obrechts geweßenen Königlichen Raths u. Prætoris Regii allhier frn. wittib beÿständlich H. Christoph Jacob Pantrions Not: publ:, daß Er hr. Stättmeÿster Von Bock ihro frn. Stättmeÿsterin Obrechtin, alle in hierüber befindlichem contract verschriebene Haüßer sambt allen dißfalls habenden rechten u. Gerechtigkeit eÿgenthümlich abgetretten u. zwar um den preiß wie hierinnen stehet nemlichen 5000 pfund, den 23. feb. 1705

Par son testament de décembre 1713, Anne Marie Bœckler veuve d’Ulric Obrecht institue pour son héritier universel son fils Jean Obrecht, demeurant à Paris. Elle le réduit à la légitime au cas où il mourrait sans enfant. Elle meurt un an plus tard dans la maison Rathsamhausen, elle est inhumée selon le rite de la confession d’Augsbourg (elle ne s’est donc pas convertie comme son défunt mari)
1720, Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 113) varia
N° 45. Bericht wegen Obrechtischen Testamenti und Substitution
Summarisch. Calculus deß Inventarii. Der Hausrath thut laut Fol. 73 fac. a 1032, Moltzer Meel und Kleÿen 10, Wein und Vaß 42, Silbegeschirr und Geschmeids 532, Guldenen Ring und Geschmeid 1002, Baarsch. 508, das Hauß in der Hennengaß 600, ane liegende güther 6975, Summa summarum 10 705 lb
Copia Testamenti solenne inscriptis – Zuwißen und Kundt seÿe hiermit in Krafft gegenwärtiger Schrifft allen denen hievon Nachricht zuhaben geziemet, daß beÿ annahendem meinem baufälligen alter und daher zugestandener schwehrer leibes blödigkeit, die mit neben der Allgemeinen menschlichen Zergänglichkeit, den obschwebenden hiengang auß diesem Zeitlichen umb soi klarer Vor Augen stellet, Ich Anna Maria Obrechtin gebohrne Böcklerin, weÿl. herrn Ulrich Obrechten geweßenen Königlichen Rath und Prætoris beÿ Löbl. freÿen Königl. Statt Straßburg Hinterlassene Wittib, billig zugemuthe gezogen hab, allweilen mich Sott seÿ danckh noch beÿguten gesunden Bestand und unverrucktten sinnen auch völligen gemüths Kräfften befinden meine letzte Willens Verordnung (…), so übergebe ich
Erstlichen meine Seele Gott den Allmächtigem der Sie erschaffen, erlößt und geheÿliget hat
Zweÿtens (…) gleich nach der begräbnus unter die Haußarmen, Wie Sie es unter sich am thunlichsten finden werden 20 Gulden hiesiger Statt gangbarer Müntz außtheÿlen zu laßen,
Drittens Verschaffe ich meinen noch lebenden Geschwüstrigen und der Verstorbenen Hinderlaßenen Kindern alle meine nach tod Velaßende Kleÿder (…) und über das soll meiner lieben Schwester frawen Catharinæ Kochin gebohrner Böcklerin und meiner lieben burders Tochter Eleonoræ Böcklerin Zu einer sonderbahren Liebthat (…)
Viertens setz ich zu meinem Wißentliche, Wahren und ungezweiffelten Erben aller meiner übrige Verlassenschafft, Meine Vielgeliebten Sohn Herrn Johann Obrechten Ehemaligen Königl. Rath und Prætoren beÿ Löbl. gedachte Statt Straßburg anjetzo Zu Paris sich auffhaltend (…) dafern Er aber ohn Verheurathet oder ohne Eheliche leibes Erben dieses Zeitliche Verlaßen solte, Ihme nur der Natürliche Pflichttheil Zu latein Legitima genannt, in Erbs und Eigenthumbs Weise (…) der Überschuß der Legitimæ so dann in fünff Gleiche theile getheÿlet und dergestalt Ihnen außgefolgt werden soll, daß an dem Ersten Fünfften theil Fraw Anna Susanna Brechtin gebohrne Feltzin Weÿland meiner seelig Verstorbenen ältistn Schwester Tochter die helffte daran Erb: und Eigenthümlich einziehen, die übrige helfte aber dieser Ersten Erbs portion, benebenst denen Vier übrigen Stall Theÿlern wieder Zusammen gstoße, und unter meine noch so lang Gott Will im lebenstehende geliebte Geschwüstrige oder dero und der bereits seelig abgelebten Kinder un Vier gleiche Stalltheÿl Vertheÿlet werden, und darvon Weÿland fraw Christina Faustin gebohrne Böcklerin meine im leben geweßenen lieben andern Schwester hinterlaßen Kindtern der Erst Stamm theÿl, Weÿland Herrn Johannes Böcklers geweßenen Doctoris et Professoris publici et odinarÿ Medicinæ beÿ löblicher universität alhier meines auch geweßenen liebwerthesten bruder Hinterbliebenen Kindern der andere Stammtheÿl der dritte und Vierte aber Herrn Johann Böckler, beÿ Löblicher Statt Straßburg Wohlbestellten Rentmeister, und Müntz verwalter, und dann frawen Catharinæ Kochin gebohrner Böcklerin meinen durch Gottes Gnade annoch im Leben Vorhendenen Liebsten respectivé brudern und Schwestern
und in meiner gegenwart mit meinem gewohnl. Pittschafft Verschließen laßen, Datum Straßburg den 30.ten Decembris Anno Christi 1713
Copia Testaments Zettels – So geschehen Straßburg den 3.ten Junÿ Anno 1714.
Copia Instrumenti publici – Anno 1713, den 30. Monatsgag Decembris in einer in der Statt Straßburg an der Juden gaß gelegenen der Wohlgebohrnen frawen frawen Eleonoræ von Rathsamhaußen Zum Stein, wittib, gebohrne Von Venningen eigenthümlich zuständigen behaußung in der Untersten Wohnstuben deren fenster in den Hoff außsehnd – Wolffgang Courtz Notarius Reg.
Copia Instrumenti publicationis – So geschehen in der königlichen freÿen Statt Straßburg in einer der Wohlgebohrnen frawen frawen Eleonoræ von Rathsamhaußen Zum Stein, wittib, gebohrner von Venningen eigenthümlichen behaußung in der Juden gaß den 4.ten Februarÿ Anno 1715

Sépulture, Temple-Neuf (luth. reg. 1687-1728, f° 187-v, n° 1165)
1714. Sonntag den 23. 10.mbr. ist gestorben und Mittwoch nach gehaltener Leichpred. in der Thomas Kirchen nach St Galli begraben Worden S. T. fr. Anna Maria Obrechtin, weÿl. des Wohlgebohrnen H. H. Ulrici Obrechts Löbl. Statt Straßb. gewesenen Prætoris Regÿ und Ihrer Königl. Maj. in franckreich abgesandten in deutschland hinterlassener fr. Wittib, bezeug. solches neben Mir [unterzeichnet] Johann Philipp Böckler Alß bruder, Johann Heinrich Obrecht alß schwager (i 189)

La veuve du préteur royal Obrecht vend un ensemble de maisons rue des Juifs à Anne Eléonore de Venningen veuve de Georges Geoffroi de Rathsamhausen à la Pierre qu’elle a épousé en 1672 (voir l’inventaire après décès de 1739)

1705 (25.4.), Me Contz (6 E 41, 34) – transcrit Chambre des Contrats, vol. 578 f° 865-v d. 9. nov. 1705
die hoch Edle Fraw Anna Maria weÿl. Tit: herrn Ulrich Obrechts gewesten Königl. Raths und Praetoris Regÿ allhier zu Straßburg geb. Böckerin mit beÿstand des wohlEdel und hochgelehrten herrn Johann Heinrich Feltzen beder Rechten Doctoris und Professoris publici
in gegensein der freÿ hoch Edel gebohrnen Frawen Frawen Annæ Eleonoræ wittiben Von Rathsambhaußen zuem Stein geb. Von Fenningen in beÿsein Ihres herrn Curatoris des freÿ hoch Edel geboren Gestrengen herrn Johann Jacob Wormbßers von Vendenheim hoch: meritirten Stättmeisters Vndt Fünffzehners Löbl. Stadt Straßburg
Eine Behausung zu St. Veltin genandt, bestehend in Einem Vordern hauß u. nebens Gebäuen, sambt der hoffstatt Hoff Vndt Garthen mit allen deren gebawen begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten in der Juden gassen, einseit neben weÿl. Martin Pastorius des Einspennigers Erben zum theil und zum theil neben der also genandten Rathsambhausischer behausung anderseit neben nach verschriebenem hauß hinten auf Joseph Michel Petin dem Commissario stoßend gelegen, dauon gehen jährlichen 13 ß 4 d bodenzinß in den Gürtlerhoff,
Item Eine behausung sambt höfflein hoffstatt brunnen mit allen deren gebäuen, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten allhier Unden in der Juden gassen gegen St Veltins Capell, einseit neben vor: anderseits neben nach: verschriebener behausung hinten auf vorbeschriebene behausung,
Item hauß höfflein hoffstatt holzthauß Undt darüber gebawenes hinterhauß mit allen deren gebäuen, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten in der Juden gaßen, einseit neben Jr. Frantz Ludwig Zorn von Bulach anderseit neben vorbeschriebener behausung hinten auf hernach beschriebenen behausung stoßend gelegen
Item Ein hinder hauß in der Jungfrawgaßen gegen H. Cantzler Joosten seel. erben hinüber, einseit neben obigem H. von Bulach anderseit neben vorgemelten Hn. Petin hinten auf obigen Garthen vornen auf erwehnte gaßen stoßend gelegen so gleichfalls freÿ ledig u. eÿgen, maßen wohlgedachte fr: verkäuferin hierbeÿ in specie versichert, daß obige Häußer sambt u. sonders nicht seÿen weder Wÿdumb lehen oder in einige weeg außer obigen bodenzinß verhfftet oder verpfändet auff Maß Vndt weiß gleich wie die freÿ hochgebohrne gestrenge H. Anthoni Eberhard Bock von Bläßheimb Stättmeister Vndt dreÿzehner allhier obbeschriebenen häuser samt zugehörden von Tit: herrn Johann Heinrich Obrechten Königl. Rath und Prætore Regio allhier ahn sich gebracht nach inhalt Kauffbrieffs Vndterm 14. feb. jüngstin Vnd gleich wie hochEdel gemeldter H. Stättmeister Bock sothane häuser Vndern 23. ged. Monats und Jahr der Fraw verkäufferin förmlichen überlassen und abgetreten
Ferners solle die fraw verkäuferin berechtiget sein Nachbeschriebene Zimmer und Wohnungen in Ob: verkaufften Behausung solang alß Ihren der fraw verkäuferin belieben wird in lehnungs weiß gegen jährlichen zinß ad 50 gulden zu bewohnen und inzuhaben, benandtlichen die Underen gemach im Vordern stock alß Stub Vnd Cammer auff der lincken hand in dem hinein gehen, Item daselbst alle die newe gemach, Item die bauchkuchen Vndt Speiß Cammer, die Stub im hoff neben der bauchkuchen, Item einen frucht Kasten in dem vorderen Stock Undt einen in dem hinderen Stock, Item Platz für zweÿ pferdt wie auch für häw, Stroh und holtz nach der Fr. verkäuferin nothurff und gelegenheit, Item eine cammer oben auff in dem Vorderen Stock, Item den Keller Vnder dem Sahl – geschehen um 5250 pfund

Transaction entre les héritiers de Marie Cléophée de Rathsamhausen à la Pierre née Rathsamhausen d’Ehnwihr qui a déshérité son fils Georges Geoffroi de Rathsamhausen à la Pierre et la veuve de ce dernier
1690 (10.1.), Me Contz (6 E 41, 26)
Zu Wißen Hiemitt Männiglichen daß Heüt den Sechßten Januarÿ 1690 (…) persönlich erschienen die Freÿ Hoch Edelgebohrne Fräw. Fräwl. Susanna Magdalena Von Rathsamhausen Zum Stein mitt beÿstand des Freÿ Hoch Edelgebohrnen Gestrengen Herrn Johann Peter Wetzel Von Marsilien Hochfr. Birckenfeldisch. Hoff Meisters alß Von Obrigkeit wegen so wohl Erst wohlgedachter Fräwlen, alß der Übrigen Respectiué Herren söhn, brüder, Fraw: Fräwl. Vndt Schwestern Verordneten Curatoris, Welche dan freÿen willens mit mehrern Zu Erkennen gegeben, waß gestalten dero in Gott Ruhender Fraw Mutter seel. die auch Freÿ Hoch Edelgebohrne Fraw Maria Cleophe Von Rathsamhausen Zum Stein gebohrne Von Rathsamhausen Zu Ehenwihr in crafft Ihres Undern 14. Jan: 1683. auffgerichteten Testaments dero Respue. Nunmehr auch seel. Verstorbene H. Sohn Vndt H. bruder der Freÿ Hoch Edelgebohrnen gestrenge H. Georg Gottfriedt Von Rathsamhausen Zum Stein Ent Erbet worden seÿe, alles nach meheren Inhalts des in dem Sechßten articul besagten Testaments, Undt weilen sie die Fräw. Susanns Magdalena in sothanen Testaments articul angezogen, Und Neben andern Ent Erbungs Ursachen, die darinnen enthalten: Undt Von obbemelten H. Georg Gottfriedt seel. Verübt: Und angemaßen gewalthaben, mit leÿdig. Hertzen ersehen Undt Erfahren, Also Könne sie mitt Ihrem guten wißen Undt gewißen hochbetheüren, daß gemelter Ihr H. Bruder seel. Georg Gottfriedt Von Rathsamhausen Zum Stein sich dergestalten Vermeßen habe, die handt so nachtrucklich auffzu heben Undt Zu Zuckhen, daß wohe Sie Fräw. Susanna Magdalena nicht dar zwischen geloffen were, gedachte Ihr Fraw Mutter seel. Einen ohnfehlbahren Starcken Streich außzustehen gehabt hette, sie fräw. seÿe auch dißem nach Von Ermelten herrn bruder seel. dergetalten Tractirt worden daß sie sich Eine geraume Zeit bett legerig Zu halten gemüßiget worden, Undt daß gegenwärtige Ihre Declaôn warhafftig seÿe, ein solches könne sie beÿ Ihrem guten gewißen bezeugen, Gleich wie Mehr wohlglt. fräwl. Susanna Magdalena mitt beÿstandt wie Vorstehet dem Endts Unterschriebenen Notario die hand trew an statt Eines wahren Aÿdts Offentlich gegeben, Und also Von Mir Zu Ewiger Zeügnus der wahrheit angenomben word.
Warauff Ferner Erschienen die Freÿ Hoch Edelgebohrne Fräw. Fräwl. Esther Felicitas Von Rathsamhausen Zum Stein Gleichmäßig mit gegebener hant Trew ahne Aÿststatt bethewrendt daß Sie leÿder darzu Kommen alß Ihr H Bruder seel. Vorbesagte Ihre fraw Schwester Zimblich übel Tractiret, alßo daß Sie zu geloffen, Undt so wohl Ihre Fr. Mutter alß auch Ihren H Bruder seel. Undt Erst benante Ihre Fr. Schwester von Einander gethätiget undt abgezogen.
Geschehen Zu Straßburg in dem hoch Ad. rathsambhauß. Hoff in de brandgaßen gelegen tags, Zeit und Jahr wie Obstehet in gegenwart H Cornelÿ Euerin undt H Bernhard Finckh alß hierzu absandlich Ersuchter gezeüg

Eléonore de Venningen loue un bâtiment au menuisier Jean Richard et à sa femme Marie Bourlan

1718 (10.3.), Chambre des Contrats, vol. 591 f° 124-v
hr Joh: Breu E.E. großen Raths beÿsitzer nahmens S.T. frauen Eleonorae von Rathsamhaußen zuem Stein wittib geb. von Venningen
in gegensein Jean Richard schreiners und Marie Bourlan
entlehnt, der hochadelichen Frauen Principalin nebens hauß allhier in der Juden gaß ein und anderseit neben ihro verlehnerin hinten auch, auf dreÿ jahr lang anfangend auf Annunciationis Mariæ nächstkünfftig – um einen jährlichen Zinß nemlich 30 lb

Eléonore de Venningen loue une partie de la maison qu’elle habite à Jean Hermann de Tristett, capitaine au régiment d’Alsace, inscrit au Directoire de la noblesse

1722 (22.3.), Fond du Directoire E 763
die freÿ hochwohlgeborne Fraw Anna Eleonora von Rathsamhausen zum Stein Wittib geb. von Venningen mit assistentz des freÿwohlgebornen H. Philipp August Böckels von Böcklinsaw beÿ löbl. Ritter Directorio Raths und Außschußes
in gegensein des freÿ hochwohlgebornen H. Johann Herrmann von Trüstett beÿ löbl. Ellßäßischen Regiment Hauptmann und beÿ E. löbl. Ritter Directorio Rath und vice Außschuß
Lehnung, Ihre der Fr. verlehnerin eigenthümlich in der Judengaß alhier gelegen adelische Wohnbehausung welche sie von dem königl. H. Prætore Obrechten erkaufft von der zeit an selbsten bewohnet hat, und zwar auff sechs jahr lang von nechstkünfftigen Oster dieses lauffenen Jahr anfangend, nemlichen gleich im eingang des haußes auff den boden zur lincken hand die stub und darbeÿ befindliche Cammer wie auch in den hoff den Saal nebens der dabeÿ befindlichen Camin Cammer und Cabineten und unter solchen den Keller sambt denen darinn liegenden Fäßern mit ihren liegerlingen, ferner im hoff die Kuche, bauchkuche, Spieß Cammern benebenst der darneben stehenden Gesindstube und deren gelegener Cammer so dann oben auff im erstern Stock werck die bishero geweßene Wohnstube sambt denen dabeÿ befindlichen Camin Cammeren, So dann die obere Kuche, benebst denen daran gebauten Stube und dreÿen Cammeren, folgends in dem hoheren Stockwerck über dießen eine kleine Stube mit zweÿen Cammern darbeÿ ane der Seiten, ingleichen die frucht Kästen, die zweÿ hoffen, die kutschen remises, den an den hoff gelegenenen Garthen, die zweÿ stallungen nebenst der daruber befindlichen hewbuhne und den taubenhauß wie auch den hünerhauß – um einen jährlichen Zinß nemlich 150 gulden

Anne Eléonore de Venningen fait son testament. Elle institue pour héritières ses deux filles en déshéritant la troisième, Guillaumette Augustine de Rathsamhausen à la Pierre, célibataire, en arguant qu’elle a abjuré la foi luthérienne mais qu’elle est revenue à sa religion première. Elle lègue en outre une maison à son receveur pour récompenser ses services.

1733 (6.1.), Me Humbourg (6 E 41, 51)
Testament Ich Anna Eleonora von Ratsamhaußen zuem Stein geb. von Venningen weÿl. herren Georg Friedrich von Ratsamhaußen zuem Stein hinterlassenen Wittib zu Straßburg an der Judengaß wonhafft daß nach deme ich im Monat Julio des letzt abgewichenen 1731.t jahres mit einer zimlich schwehren Kranckheit von Gott hiembgesucht worden (…), 1. meinem Leib (…) Christ Catholischem gebrauch, 4. legire ich Magdalena petitjean meiner Cammermagd (…), 5. Elisabeth petit meiner andern magd (…), 6. meinem bediente Peter Klein (…),
7. Nach deme herr Johann Wilhelm Chasseur Ritterschaftl. Ambtmann und Advocat allhier nicht nur biß dahero und von ungefähr 6 Jahr hero sich meiner und der meinigen trewlich und Eifferig angenommen uns mit nutzlichem Rath und that an die hand gegangen Unßer gerathsame gegen Männiglichen mit unvertroßenem fleiß und großer müehe und arbeit verfechten, ohne daß ich Ihme ein solches bißhero im geringsten vergollten, sondern auch mir das gäntzliche vetrauen lasset, er werde mit seinen getrewen diensten rath und guter Mäinung gegen mich biß an mein End und nach meinem tod gegen den meinigen fortzufahren sich angelegen sein laßen Alß legire vermache und schencke hiemit in ansehung seiner mir und den meinigen getreuw geleisteten diensten und zur einiger erkantlichkeit für sich seine Kinder und Erben mein eigenthümliche würcklichen durch Ihn bewohnte und in der Juden gaß gelegene behausung einseit neben herren Rathherrn Gerber anderseit neben Veit Karcher dem Schreiner sambt allen rechten zugehörten und gerechtigkeiten
8. meiner tochter Louÿsa Maria des herren Anne François Davÿ de la Balleterie ehegemahlin, meiner andere tochter die von Bernhold beÿ meinem lebzeiten gar ein viel mehrereß von mir genoßen als ein legat zu einem völligen eigenthumb meine dermahlige wohnbehausung in der Judengaß allhier gelegen vornen auff ged. Juden gaß zum theil auff quirin Berga den Maurer und zum theil herrn Doctor heckler stoßend einseit neben H. Johann romann Willemann dem Ritterschaffl. Einnehmer anderseit neben herrn Ludwig Zorn von Bulach zum theil und theils der Jungfrauen gaßen nebst allen darbeÿ sich befindenden nebens hinder und vorder häußern hoff stallung garten und allen zugehörden, begriffen, rechten und gerechtigkeiten,
9. Wilhelmina Augustina von Ratsamhaußen zuem Stein meine tochter noch ledigen standts mir viel und große vertrießlichkeit und betrübnußen dardurch verursachet weilen sie vor dießem die Römische Catholische Apostolische religion angenommen, Nachgehends aber solche wiederummb leichtsinniger weiß verlaßen und auff das newe zu dem lutterdhum geschritten (…) völlig enterbt,
10. Fr. Elisabetham Charlottam des herrn Sigfrid von Bernhold Mareschal de Camp der Königl. Armeen separirte Gemahlin und Fr. Louÿsa Maria des H. anne François D’avie de la Balleterie Ehegemahlin meine zwo andere leibßte Töchter die erste in 2/3 theil und die Erste in einem dritten theil,
11. daß meine tochter Fr. Elisabetha Charlotta von Bernhold in dem Ihro verschafften dritten theil meiner Verlassenschafft Ihre Enckelin und meine Uhr Enckelin die von ihrer tochter Fraun Octavia Sabina von Landtsperg geb. von Bernhold mit dem freÿ wohlgebohrnen herren Samson von Landtsperg Capitaine unter dem löbl. Elllsäßischen Regiment (…) Töchterlein – den 11. Januarÿ 1733
[Succession] 15. junÿ 1739 en la maison mortuaire de De Anne Eleonore de Venningen a son decés arrivé le 5 du présent mois de juin, veuve douairiere de feu Mess. Georges Godfrid de Rathsamhausen a La Pierre Ecuyer Seigneur de Baldenheim, Westhausen Artolsheim et autres lieux

Anne Eléonore de Venningen meurt en 1739 en délaissant pour héritières ses deux filles

1739 (6.7), Me Humbourg (6 E 41, 62)
Inventaire de Noble De Anne Eleonore de Venningen a son decès veuve douairiere de Messire Georges Gotfrid de Rathsamhausen à la Pierre – furent presens Messire Anne François Davy de la Pailleterie, Chevalier de l’Ordre de Sr Jean de Jerusalem, Capitaine de cavallerie pour le Service du Roy, aux droits de Noble De Marie Louyse de Rathsamhausen à la Pierre son épouse, héritière absolue pure et simple pour un tiers et héritière usufruitiere seulement pour elle et pour apres le deces led. Sr. De la Palleterie son mary pour un autre tiers, Messire Sigfrid de Bernold, Marechal des Camps et armées du Roy par Messyre Frédéric Ferdinand de Dettlingen, Ecuyer Conseiller du directoire et deputé de la Noblesse de la basse alsace, fondé de procuration jointe à l’inventaire commencé par led. Notaire le 6 du présent mois de Juillet Ledit Sr de Bernold aux droits de Noble De Charlotte de Rathsamhausen à la Pierre son épouse, héritière pour l’autre tiers a la charge de substitution sa legitime sauve et deduite en faveur de ses petites filles nées à a naitre du mariage de Messire Samson Ferdinand de Landsperg, Ecuyer et Seigneur de Nider-Ehnheim et autres lieux avec Noble Dame Octavie Sabine de Bernhold son épouse, Me Jean Guillaume Chasseur bailly des terres de la Noblesse de la basse alsace en qualité d’exécuteur testamentaire du feue Noble De Anne Eleonore de Venningen a son decès veuve douairiere de Messire Georges Gotfrid de Rathsamhausen à la Pierre, Ecuyer Seigneur de Westhausen et autres lieux, et Lazare Christian Sahler, avocat et procureur du Directoire de ladite Noblesse, (…) approuvé son testament du 12. janvier 1733 ; (en présence de) Catherine Petitjean fille majeure, Marie Madeleine Petitjean veuve et Françoise Hutot sa fille de feu S Jacques Hutot Duverger, femme et filles de chambre, Marie Eve Frietsch cuisiniere veuve de Mathieu Schmidt, Eve Madeleine Fleischmann garde femme de Jean Philippe Zahn, Georges Eck Laquais de ladite défunte

Dans la cuisine, Dans la cave du devant a droite en entrant par la première porte de la rue des faisans, Dans la cave du derrière, Dans le poele vis à vis de l’escalier pranant jour dans la cour, Dans la chambre a cheminée a la gauche du poele prenant jour sur la rue des Juifs, Dans la grande chambre a cheminée dans laquelle on entre par le poile cy dessus et par la chambre cy apres à travers la grande salle, Dans la chambre a côté de la grande sale par laquelle de ce côté là on entre dans la precedente, Dans la chambre attenant à la grande salle, Dans la grande sale Sur le grand escalier en montant dans la cour, Dans la chambre a cheminée à la gauche monté l’escalier, Dans la seconde chambre prenant jour sur la cour ainsy que dans la première, Dans le cabinet
(autre vacation), dans le garde meubles, hors le garde meubles vers l’escalier, De là monté 7 degrés vers le grenier dans le vestibule, A la chambre à la droite donnant sur la cour, Dans la seconde chambre prenant jour dans la rue des Juifs, Dans un petit poele sur ladite rue des Juifs vis à vis L’escalier
(le 10. juil.) Dans la cusine rez terre a la droite en entrant dans la cour, Dans l’appartement rez terre a la gauche de la Cour faisant face de même que sur la rue Dans le poele en entrant, Dans la chambre a cheminée sur la rue des juifs, Dans la voute, Dans le vestibule
Par l’article 8 du testament ladite De de Rathsamhausen a prélégué a ladite De Marie Louise de Rathsamhausen à la Pierre épouse du Sr Davy de la Pailleterie sadite maison rue susdite des Juifs devant ladite rue derrière en partie Quirin Berga Me masson et en partie Sr Jean Romain Willmann receveur de la noblesse de la Basse Alsace un et Sr Louis Zorn de Boulach en partie et en partie La rue des Pucelles vulgairement Jungfrauengass d’autre, avec tous les bâtiments maisons à côté derrière et sur le devant cour écurie jardin et toutes appartenances droits et dépendances
Et par l’article 4 a légué au Sr Jean Guillaume Chasseur Bailly et avocat de la Noblesse de la Basse alsace La maison a elle appartenante et par luy occupée située dans la rue de Juifs joignant le Sr Gerber d’une part Vite Karcher Le menuisier d’autre avec tous ses droits appartenances et dépendances
biens à Artolsheim, Baldenheim, Jebsheim, Ittersweiler prés Marmoutier, Krusenheim, Reichstett, Westhausen, Plobsheim
Titres et papiers, Contrat de mariage, 25. juil. 1672
Partage du 15 juillet – (ut supra) total des biens 221 401 livres et passif 10 037 livres, à partager 211 363 livres – Partage des biens fonds le 11. sept.
Le jardin appartenant a cette succession situé dans la banlieue et hors la porte des Bouchers de cette ville estimé 21 760 livres – bien de Jebsheim, portion de dixme a Krusenheim, bien rentier appelé Gültguth a Artolsheim
Lot A, Un Jardin situé dans la banlieue et hors la porte des bouchers de la contenance d’environ 4 arpents entouré d’une haye vive vis à vis le Cimetiere appelé des françois joignant la veuve du Sr Ammeistre Richshoffer d’une part et en haut ledit Cimetiere entre lequel et ledit jardin il y a un chemin et par en bas sur André Wurtz dont le fond fait 1600 livres
Second lot, à Artolsheim, Plobsheim, Lot C à Baldenheim, Reichstett
lot A à Eleonore Hutot dit Duverger petite fille agée d’environ 9 ans

La maison revient à sa fille Louise de Rathsamhausen à la Pierre, veuve en premières noces de Joseph Bibereck baron de Reding, qui a épousé en 1719 Anne François Davy de la Pailleterie : célébration, contrat de mariage

Mariage, Westhouse (p. 39)
Hodie 28 mensis nouembris anni 1719 ex Licentia Reverendissimi domini ordinarii factis antea tribus proclamationibus futuri matrimonii tam in Ecclesia parochiali parisiis ad Stum Sulpicium et ad Stum Stephanum jntra muros argentinensis (…) sacro matrimonii vinculo juncti fuere in facie Ecclesiæ Perillustris Dominus anna franciscus Davy Eques marchio De La pailleterie filius Perillustris Domini annæ Petri Davy marchionis De La pailleterie parisiis Commorantis in parochia ad stum Sulpicium et Perillustris Domina Maria Ludovica vidua Perillustris Liberi Baronis de Reding nata ex prænobil Stirpe de Rathsamhausen ad Petram Dna in Westhausen (signé) anne François Davy Delapailleterie, Marie Louise de ratzenhausen dame de la pailleterie (i 39)

1742 (30.8.), Me Humbourg (6 E 41, 68)
présent Messire Anne François Davy de la Pailleterie Ecuyer Chevalier de l’Ordre de St Jean de Jerusalem ci devant capitaine de cavallerie pour le Service du Roy demeurant en cette ville rue des Juifs Paroisse St Etienne d’une part
Et De Louyse de Rathsamhausen à la Pierre son épouse assistée de M Jean Guillaume Chasseur Bailly de la Noblesse de la Basse Alsace son conseil et interprete
renonce à la communauté d’acquets assirée par Contrat de mariage sous seing privé le. 25. nov. 1719
[Joint] Contrat de mariage – Messire Anne François Davy Cheualier Marquis de La Pailleterie Officier dans le Régiment du Maine Caualerie à présent en age de majorité fils de Messire Anne Pierre Dauy Chevalier Marquis de la Pailleterie et De Suzanne de Monginot, demeurant à Paris Paroisse de St Sulpice
Et la très Noble Femme Marie Louise de Rathsamhausen à la pierre aussy majeure veuue de feu Messire Joseph Bibereck Baron de Reding fille de deffunt Messire Godefroy de Rathsamhausen à la Pierre et de la très Noble Dame Eleonor de Venningen icelle demeurant a Strasbourg paroisse St Etienne – le 25. novembre 1719

Marie Louise de Rathsamhausen à la Pierre loue à Jérémie Evrard Silberrad, receveur de la Noblesse de la Basse Alsace, les appartements qu’elle n’a pas loués au sieur de Gervasy, médecin du Roi

1751 (25.1.), Me Humbourg (6 E 41, 85)
Bail 4 années a commencer le 1. maÿ prochain – De Marie Louise de Rathsamhausen à la Pierre épouse de M Davy Marquis de la Pailleterie demeurant actuellement a Caen en Normandie, ladite De demeurant en cette ville rue des Juifs assistée de Mre Pierre de Mormont chev. seigneur d’Ottenrodt et autres lieux
au Sr Jeremie Eberhard Silberrad Licencié ez Loix Receveur de la Noblesse de la Basse Alsace demeurant en cette ville
tous les appartemens de la maison de la dame Bailleresse Scituée dans lad. ruë des Juifs qui ne sont point compris dans le bail qu’elle a passé à M de Gervasy medecin du Roy et qu’elle occupe présentement avec cave écurie greniers et autres appartenances et dépendances sans en rien reserver si ce n’est une chambre au Second étage pour y loger ses meubles, moyennant un loyer annuel de 700 livres tournois
[in fine :] 12 novembre 1751, continué pour quatre années à compter de l’expiration du bail, moyennant un loyer annuel de 600 livres

Louise de Rathsamhausen à la Pierre loue à Sigefroi de Bernhold les appartements qu’occupe M. de Gervasy

1754 (10.4.), Me Humbourg (6 E 41, 91)
Bail à loyer de 6 années qui commencent au 24. juin 1745 – De Louise de Rathsamhausen à la Pierre épouse de Mre Anne François Davy Chevalier Marquis de la Pailleterie, Chevalier de l’ordre de St Jean de Jerusalem cy devant Capitaine de Cavalerie au Service du Roy demeurant présentement a Caën assistée de Me Philippe Pierre Brobeque Secrétaire de la Noblesse de la Basse alsace
à Mre Sigfrid de Bernhold Ecuyer Colonel d’Infanterie seigneur de Westhausen et autres lieux
de tous les appartemens qu’occupe présentement M Gervasy Ecuyer Medecin du Roy Inspecteur general des hopitaux militaires de cette province dans l’hotel de ladite de Bailleuse scitué en Cette ville rue des Juifs
outre les appartemens et dépendances qu’occupe le Sr Gervasy elle cede encore audit Sr de Bernhold un poele au premier étage prenant jour dans la cour et deux chambres à cheminées au même Etage prenant jour dans la rue, la Cave du derrière et un grenier sur le devant le tout présentement occupé par le Sr Silberrad, Et quant aux logements et dépendances du petit corps de logis sur le derrière qui ne sont point occupés par led. Sr Gervasy et qui ne soit point compris dans le prestation bail les parties en jouiront en commun a l’exception d’une écurie que la De Bailleuse se reserve – moyennant un loyer annuel de 800 livres

Sigefroi de Bernhold et Jean François Gervasy s’accordent sur les modalités du bail

1754 (10.4.), Me Humbourg (6 E 41, 91)
Transaction – Messire Sigfrid de Bernhold Ecuyer Colonel d’Infanterie seigneur de Westhausen et autres lieux fondé de procuration de Messire Anne François Davy Chevalier Marquis de la Pailleterie Chevalier de l’ordre de St Jean de Jerusalem cy devant Capitaine de Cavalerie au Service du Roy demeurant a Caën
et le Sr Jean François Gervasy Ecuyer Medecin du Roy Inspecteur general des hopitaux militaires
Lesquelles parties ont dit, que par bail s.s.p. du 31 janvier 1756 De Louise de Rathsamhausen à la Pierre épouse dudit Sr de la Pailletterie a baillé audit Sr Gervasy les appartemens qu’il occupe présentement dans la maison de lad. De scitués en Cette ville rue des Juifs pour le terme de neuf années qui ont commencé à la St Jean 24 juin 1746 Et que par acte passé soussigné le 6 avril 1751 ladite Dame a prorogé ledit bail s.s.p. pour neuf autres années a compter de son expiration, Que led, Sr de la Pailleterie pretendant que ces deux baux sont frappés de plusieurs nullités a fait sommer le Sr Gervasy de Vuider lesdits appartemens dans l’espace de trois mois a compter du 2 janvier dernier, Led Sr Gervasy au contraire soutenant la Validité de ces deux baux (…) s’est pourvu au Conseil souverain d’Alsace (les parties ont) transigé et accordé ainsi qu’il s’ensuit
le Sr de Bernhold consent à ce que le Sr Gervasy Jouisse du benefice dudit bail jusqu’au jour de son expiration moyennant les loyer clauses et conditions y stipulées,
ledit Sr de Bernhold se desiste de la demande qu’il avoit fait au sujet des meubles vendus par ladite De de la Pailleterie audit Sr Gervasy et reconnait ladite vente comme bonne et legitime

Jérémie Evrard Silberrad cède son bail à Sigefroi Antoine de Bernhold

1756 (29.5.), Me Humbourg (6 E 41, 95)
Transport de bail – Messire Sigfrid Antoine De Bernhold Ecuyer Colonel d’Infanterie Seigneur de Weshausen et autres lieux
et le Sr Jeremie Eberhard Silberrad, Licencié ex Loix et Receveur de la Noblesse de la Basse Alsace
transporte le bail fait au Sr Silberrad par De Marie Louise de Rathsamhausen à la Pierre épouse de M Davy Marquis De Lapailletrie devant souss. le 25 janvier 1751 et la Prolongation etant ensuite du 12 novembre suivant
Le Sr Silberrad Evacuera les appartemens et dépendances qui font l’objet dudit Bail et de la Prolongation au plus tard à la St Michel 29 septembre prochain à l’exception de ceux qui quoique fasant partie du bail du Sr Silberrad ont été loués et cédés à mondit Sr De Bernhold par lad. Se de la Pailleterie dans le bail qu’elle lui a fait souss. le 10 avril 1754 et qui consistait en un poele au premier étage prenant jour dans la Cour, deux Chambres a Cheminée au même Etage prenant jour dans la Rue, la cave du derrière et un grenier au même Etage prenant jour dans la rue, la Cave du derrière et un Grenier sur le devant – moyennant 200 livres pour les Appartemens que le Sr Silberrad a promis d’evacuer à la St Jean Baptiste prochaine et 400 livres pour les autres appartemens

Les biens de Marie Louise née de Rathsamhausen à la Pierre sont inventoriés après qu’elle a été interdite de l’administration de tous ses biens

1759 (11.4.), Me Humbourg (6 E 41, 101)
Inventaire des biens – Sr Thiebaut Frédéric Schell Licencié ez loix demeurant en cette ville place du Vieux Marché aux Vins Lequel a dit que par arret rendu au Conseil souverain d’Alsace le 6 juin 1757 sur avis des parens homologué Dame Marie Louise née de Rathsamhausen à la Pierre Epouse de M François Davy de la Pailleterie Ecuyer Chevalier de l’Ordre de St Jean de Jerusalem et Capitaine de cavalerie a été interdite de l’administration de tous ses biens et revenus, Et M Leopold Samson de Rathsamhausen d’Ehenweyhr a été nomme pour la Régie et Administration desd. biens et revenus

Premièrement, Maison appartenante a lad. De de La pailleterie pour la propriété et pour la jouissance, Une Maison Scituée rue des Juifs les Veuve et héritiers du Sr Jean Romain Willmann d’une part et les Dles de Mormont d’autre part, lad. Maison consistant en deux Bâtimens chacun ayant sa porte Cochere sur le devant Cour Ecurie Jardin et deux ailes dans lad. cour, le tout loué à M de Bernhold qui en paye annuellement 1200 livres
2. biens fonds à Artolsheim, 3. Capitaux 2836 livres, 4. Capitaux 11 500 livres, 5. Biens et revenus feodaux 3200 livres, 6. Dettes passives 6000 livres, 7. Dettes contractées par le De de la Pailleterie personnellement 11 469 livres

Marie Louise de Rathsamhausen à la Pierre loue toute la maison à Sigefroi de Bernhold

1762 (13.2.), Me Humbourg (6 E 41, 107)
Bail de 6 années qui ont commencé au 1° janvier dernier – M Claude Yves procureur du Conseil souverain d’Alsace residant à Colmar fondé de procuration de De Marie Louise de Rathsamhausen à la Pierre épouse de Messire Anne François Davy de la Pailleterie, Ecuyer chevalier de l’ordre de St Jean de Jerusalem ancien Capitaine de cavallerie, De de Wesch et autres lieux demeurant à Colmar séparée de biens de son époux
à Messire Sigfrid de Bernhold chevalier de l’Ordre du Mérite miiitaire ancien Colonel d’Infanterie
sçavoir de la maison de la De Bailleuse scituée en cette ville rue des Juifs a deux portes cocheres avec toutes ses appartenances et dépendances sans exception – moyennant un loyer annuel de 1200 livres

Le maître maçon Georges Michel Müller et le maître charpentier Laurent Hügel rédigent un rapport sur la maison à la demande de Marie Louise de Rathsamhausen à la Pierre. Une première version évalue les bâtiments à 34 000 livres, une deuxième à 36 000 livres

1765 (28.2.), Me Humbourg (6 E 41, 117)
Sr Georges Michel Müller ancien assesseur au Grand Sénat et Mre masson architecte de cette ville et Laurent hügel Maître charpentier Bourgeois de cette ville
que la dame de la pailleterie née de Rathsamhaussen les ayant requis de faire la visite d’estimation de sa maison en cette ville ils y ont procédé le Jour d’hyer et ont trouvé que lad. maison scituée en cette ville entre M Willemann et le Sr Vernier consistant en deux Bâtiments sur le devant l’un consistant en rez de chaussée et un Etage, l’autre en rez de chaussée et deux étages les deux bâtiments ayant 94 pieds de Roy et que le terrein contient en tout 126 pieds de profondeur sur lequel il a deux ailes de bâtiment de droite et de gauche dans la grande cour à un Etage le Rez de chaussée contenant deux écuries pour douze chevaux et quatre remises cuisine ofice et cinq autres appartemens, Deux grandes caves voutées sur le devant, plus un emplacement où il y a un vieux bâtiment qui donne dans la rue des Pucelles et sous lequel il y a une cave aussi voutée, le terrain sur lequel est ce bâtiment de la longueur de 58 pieds et 44 de large outre et par dessus celuy mentionné cy dessus, que cette vieille maison dans la rue des pucelles est une mazure mais que tous les autres bâtiments sont en très bon etat ayant leurs propres murs, ils estiment cette maison et dépendances de la Valleur de 34 000 livres
– le 2. mars. Sr Georges Michel Müller ancien assesseur au Grand Sénat et Mre masson architecte de cette ville et Laurent hügel Maître charpentier Bourgeois de cette ville
que le dame de la pailleterie née de Rathsamhaussen les ayant requis de faire la visite d’estimation de sa maison en cette ville ils y ont procédé le le 27. février dernier et le Jour d’hyer et ont trouvé que lad. maison scituée en cette ville rue des Juifs entre M Villemann et le Sr Vernier consiste en deux Bâtiments sur ladite rue des Juifs deux ailes de bâtiment de droit et de gauche dans la cour et un emplacement où il y a un Vieux Bâtiment qui donne dans la rue des Pucelles Que le terrain sur lequel sont constuits les deux Bâtiments sur la rue des Juifs et les deux ailes de la Cour ensemble ladite cour contient 94 pieds de Roy de long et et 126 pieds de profondeur, Et que le terrain sur lequel est la Vieille Maison dans la rue des Pucelles a 58 pieds de long et 44 de profondeur que sous Chacun des deux Bâtiments de la rue des Juifs Il y a une cave voutée qu’il y en a aussi une belle dessous le Bâtiment de la rue des Pucelles Mais que la maison au dessus est une Mazure, Qu’il y a dessous lesd. deux ailes deux Ecuries Chacune pour six chevaux et quatre remises Que cette maison dans la rue des Juifs et les deux ailes sont en bon etat bien conditionnés Et que tous ces bâtiments ont leurs propres murs, estiment cette maison et dépendances de la Valleur de 36 000 livres

La maison de Marie Louise de Rathsamhausen veuve d’Anne François Davy de la Pailleterie est mise aux enchère dans la salle du Petit Sénat. L’acquéreur après surenchère est le notaire Jean Richard Hæring

1769 (15.4.), Chambre des Contrats, vol. 643 f° 238-v
auf Ansuchen H. Not. Häring, nachstehend Kauf-Adjudication
Extrait des Registres du Conseil Souverain d’Alsace. L’an 1768 le premier octobre à deux heures de relevée. Pardevant nous Jean Thomas Daquin Laquiante, Conseiller du Roy et son juge ez Citadelle d’Alsace et Fortifications de la ville de Strasbourg commissaire en cette partie nommé par arret du Conseil Souverain d’Alsace rendu le 5 Juillet dernier, est comparu dans la chambre du Petit Sénat de laditte Ville Mr. Jean Théodore Reech, procureur audit Conseil assistant de De marie Louise de Ratzamhausen Veuve de feû le Sieur Anne François Davy de la Pailleterie vivant Ecuyer Chevalier de l’Ordre de St. Jean de Jérusalem, lequel pour Laditte Dame de la Pailleterie a dit en reiterant le contenu de notre premier procès verbal du 30 juillet dernier, quen exécution dudit arret et en vertu tant de notre procès verbal du 14 septembre dernier que de notre cinquième ordonnance du même jour, il auroit fait publier (qu’il serait) procédé par devant Nous à la cinquième et deffinitive adjudication au plus offrant et dernier encherisseur de la maison appartenances et dependances désignées en notre premier Procès verbal (…)
laquelle consiste en une maison de devant, une maison de derriere et deux corps de logis collateraux, deux Cours et une terrasse aboutissant du côté de la Cathédrale partie aux héritiers Willmann partie à M. de Ratzamhausen et partie au Cabaret de l’Empereur, de l’autre au Sieur Zipp perruquier et partie à la rue des pucelles, par derrière en partie aux heritiers Guerand et partie à Mlle de Kirchheim et devant partie à la rue des Juifs et en partie pour la maison de derrière au Sieur Zipp, a M. Massol et aux héritiers Mormont, le tour aux charges et conditions qui ont été retenues et détaillées dans notre dit premier procès verbal. (…)
Et à l’instant a été criée ladite maison pour La somme de 35 000 livres qui est la mise faite sur icelle lors de notre quatr° procès verbal par le Sieur Daniel Bex
Sur quoy a eté enchery par M. Haering notaire juré et mublic de cette ville 35 200 li. Ey personne n’ayant Surenchéri Nous Commissaire susdit avons ce requerant ledit Me Reech adjufé définitivement ladite maison et dépendances audit Me Haering pour le prix de trente cinq mille Cinq Cent Livres (…) signé Decary greffier avec paraphe
Et a L’instant ledit Me Haering a declaré qu’a la dernière adjudication du 14 septembre dernier, il avoit commission de la part de M. le Stettmeistre de Dietrich de mettre sur ladite maison jusqu’à la Concurrence de 36 000 livres, mais qu’ayant été contre mandé depuis a cet egard il ne L’avoit surenchéri de 500 livres que pour faire le Bien et l’avantage de Me de la Pailleterie dans L’esperance que le Sieur Bex ferait une surenchere
(Copie originale, cote 94 Z 18)

L’acquéreur fait une demande concernant le droit de mutation (le registre incomplet ne donne pas la suite de l’affaire)

1769, Protocole des Quinze (2 R 180)
H Not: Richard Häring pt° Pfundzoll
(f° 156) Sambstags d. 15.ten Aprilis 1769. – Idem [Osterrieth] nôe H Not: Richard Häring producirt unth. Memoriale samt beÿl. Lit. A. juncto petito wegen nachlaß pfundzolls und bitt unterth. Deputationem. Ekrandt, Obere pfundzoll herren

Jean Richard Hæring vend la partie gauche (actuel n° 32) de la maison à Meylach Chrétien de Dettlingen et la partie arrière à Sidonie Dorothée de Kirchheim en juin 1769. Il conserve la maison de droite qui s’ouvre sur la rue des Juifs.
Jean Richard Hæring loue un appartement à Anne Marguerite Remer veuve de Paul Belin Demarais

1770 (4.4.), Me Laquiante (6 E 41, 1035)
Bail de 6 années consécutives qui commencent à la St Jean Prochaine – Me Johann Richard Haering Notaire Public et Juré de cette ville
à Dlle Anne Marguerite Remer veuve de M Paul Belin demarais demeurant a Paris acceptant pour elle le Sr Jean Meyer receveur du grand Chœur de la cathédrale de Strasbourg son gendre
un appartement dans la maison qui lui appartient et qu’il occupe en cette ville rue des Juifs lequel appartement est Composé scavoir 1. au premier étage de lad. maison de deux chambres Cheminées donnnant sur la rue et de Deux chambre de derrière donnant sur la cour avec l’usage commun du vestibule où ledit Sr bailleur se reserve le droit de tenir ses armoires, 2. au second étage de trois places donnantes sur la rue & d’une chambre et d’une cuisine donnant sur la cour, 3. au même étage de la première chambre de celle dr. Mansarte, 4. d’une place pour le bois dans la remise de la cour & dans le cas ou le Sr Bailleur viendroit à construire un hangard sur la terrasse la Place pour le bois sera donnée a lad. De preneuse sous le hangard, 5. d’une cave séparée – moyennant un loyer annuel de 300 livres

Les experts estiment la maison 2 500 livres lors de l’inventaire dressé après la mort de sa deuxième femme Marie Salomé Plarr. Cette évaluation est reprise lors de l’inventaire de Jean Richard Hæring, mort en 1774.
Comme la succession est chargée d’un important passif, les tuteurs des enfants vendent la maison 4 600 livres à Philippe Auguste Wolffgang baron de Rathsamhausen, Chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis

1775 (6.2.), Me Laquiante (6 E 41, 1054) n° 12
M Jean Michel Grauel exsenateur en qualité de tuteur établi par la justice a Dlle Catherine Salomé Haering fille du premier lit de feu Me Jean Richard Haering Notaire Publique et Juré de cette ville et Sr Georges François Plarre aussi exsenateur demeurant en cette ville tuteur établi par la justice a Marguerite Salomé, Jean Richard, Benoist François, Marie Cléophé et Samuel Jonathan Haering ses petits fils et petites filles enfants mineurs de M Hoering
à Messire Philippe Auguste Wolffgang Baron de Ratzamhausen, Chevalier de l’Ordre Roial et militaire de St Louis et ancien capitaine au Regiment Roial Baviere
La maison du devant les bâtiments de côté de la cour et toutes les appartenances et dépendances de lad. maison que possedoit led. Me Hoering en cette ville rue des Juifs, d’un côté les héritiers de la succession de feu M Meylac Chrétien baron de Dettlingen, d’autre les héritiers de feu Pierre Romain Willemann et en partie la maison noble de la famille de Ratzamhausen d’Enveyer qui est dans la rue des faisans et aussi en partie au Cabaret de l’Empereur, derrière héritiers Gueran – dont on doit annuellement au Grand Chœur de la Cathedrale 6 sch. 7 pf. de rente qui forment la moitié d’une rente de 13 sch. 4 dite seelgeräth zinß dont l’autre moitié se paye par la maison attenanate et appartenances a la succession de mond. Sr de Dettlingen – pour 23 020 livres tournois

Philippe Auguste Wolffgang de Rathsamhausen épouse en 1772 Marie Françoise de Gail : contrat de mariage, célébration
1772 (14.5.), Me Haering (6 E 41, 1378) n° 609
Eheberedung – der Hochwohlgeborne Herr Philipp August Wolffgang Freÿherr Von Rathsamhaußen zu Ehenweÿher Ritter des Königl. St. Ludwig Kriegs Ordens Vormaliger Haupt Mann des Königl. baÿerischen Regiments weiland des Hochwohlgebornen Herrn Wolffgang Frantz Freÿherrn Von Rathsamhaußen zu Ehenweÿher geweßenen Mit Herrschafft zu Eschau, Wiebolsheim und anderen Orten mt längst der hochwohlgeb. Frau Luisa Magdalena Rathsamhaußen zu Ehenweÿher geb. freÿin Haffner Von Waßlenheim beeder seel. Gedächtnus ehelich erzeugt und nach tod Verlaßener Herr Sohn
und die hochwohlgeborne Freÿfräulein Maria Francisca Von Gail, des Hochwohlgebornen Herrn Joseph Andreas Freÿherrn Von Gail Mit Herrschafft Zu Gerstheim, Berstett und Olvisheim mit der Hochwohlgebornen frau Maria Anna Clara gebohrner Freÿfräulein Von Dettlingen ehelich erzeugte Fräulein Tochter – so beschehen Straßburg donnerstags den 14. Maÿ im Jahr der Gnaden 1772 [signatures et sceaux]

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 334)
Hodie 19 mensis maii anni 1772 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt (…) prænobilis Dnus Philippus Augustus Wolfgangus Baro de Rathzenhausen D’Enweÿr eques ordinis regii ac militaris Sti Ludovici centurio Veteranus Legionis Regio pedestris Roial Bauiere dictæ, dinasta in Wibolsheim Eschau &c filius majorennis et solutus defunctorum prænobilium conjugum Dni Francisci Wolffgangi Liberi Baronis de Rathzenhausen et Dnæ Ludovicæ Magdalenæ de Haffner de Waslenheim parochianus ad stum Laurentium ecclesiæ cathedralis hujatis es unâ et prænobilis Domicella Maria Francisca Baronissa de Gail pariter soluta filia minorennis prænobilis Dni Josephi Andreæ Liberi Baronis de Gail unius ex prætoribus civitatis agentinensis dinastæ in Gerstheim Berstett et Olwisheim et prænobilis dnæ Mariæ Annæ Baronissæ de Dettlingen parochiana nostra ex alterâ partibus (signé) Philippe Auguste Wolffgang De Rathsamhausen (i 170)

Les tuteurs des enfants Hæring s’adressent aux Quinze pour qu’ils décident qui paiera les droits de mutation suite à la vente de la maison passée devant un notaire royal. Le cahier des charges portait qu’ils seraient à la charge de l’acquéreur mais le baron de Rathsamhausen oppose qu’il en est dispensé comme membre de la noblesse. Le notaire Jean Daniel Ensfelder, chargé d’acheter la maison en son nom, leur avait promis de régler l’affaire sans qu’il le fasse effectivement. Les Quinze estiment que les vendeurs se sont fait circonvenir et doivent régler les droits ; ils décident en outre de convoquer Jean Daniel Ensfelder pour lui faire des remontrances en public.

1775, Protocole des Quinze (2 R 186)
Pfundzoll, weÿl. Joh. Richard Häring hauß in der Judengaß
(p. 333) Sambstags den 17. Junii 1775. Iidem [Obere Pfund Zoll Hh.] laßen per Eundem [Secretarium Stædel] referiren es habe H Lt Hammerer Contractuum Actuarius deeselben folgenden Bericht übergeben.
G. H. HHn. Herr Exsenatoris Georg Frantz Plarr, der schönferber als geordnetet Vogt Weÿl. H. Johann Richard Häring geweßten Not. publ. seel. nach tod hinterbliebenen Kinder Zweÿter Ehe und H. Exsenator Johann Michael Grauels deßen Zurückgelaßener einiger tochter erster Ehe Vogt, haben die in erstbesagten H. Härings Verlaßenschafft gehörige ane der Juden gaß alhier gelegene behaußung, als welche Von denen Kinder Vertrags herren Zur offentlichen Versteigerung gebracht worden an S. S. T. T. Herrn von Rathsamhaußen in der person H. Not. Ensfelder als letzt und meistbietenden umb die meistgebottene 5755 lb d Verkauffet, ungeachtet nun besagtem H. Ensfelder nomoine quo agit beÿ der Versteigerung expressis verbis bedütten worden, daß der pfund Zoll und Cantzleÿ gebühren deren ersterer sich Taxirter maßen auf 95 lb 18 ß 4 d letztere aber auf 24. lb 12. ß d belauffet, dem Käufer allen Zur last fallen sollten, ließ derselbe sich demnach einfallen den hohen H. mandanten, obschon irrig Zu versichern, daß die Nobiles dem pfund Zoll und Cantzleÿ gebühr Keines wegs unterworffen, weniger noch die Kauffverschreibung in der Cantzleÿ Contract Stub Vorzunehmen im gebrauch hätten, mit solcher neu erfundenen Ordnung auch die angegebene H. Vögte dahin gebracht daß die Kauffverschreibung beÿ H Laquiante dem Königl. Notario bereits passiren laßen, Was nur ein solches Rathgeber, der Gemeiner Stadt treu und Hold zu seÿn, und dieselbe vor schaden Zu warnen sich eÿdlich Verbunden hat, Verdiene, über, laßt man Euer Gnaden hohen Einsicht in Zwischen fragt sich die H. Vögte den angegebenen Pfund Zoll und Cantzleÿ gebühr ex propriis zu erlegen oder aber H. Ensfelder letztere hoc puncto Zu vertretten anzuhalten seÿn wird, worüber Erk. Gn abermalen Zu vernehmen, unterschrieben Hammerer actuarius.
Zu diesem Geschäft seÿe ex officio berufen worden H. Exsen. Georg Frantz Plarr in seiner qualitæt als Vogt der Häringischen Kkr. 2.ter Ehe, welcher nach deme Ihme der Von H. Actuario Hammerer übergenene bericht Vorgeleßen worden, declarirt, daß der inhalt derselben, durch aus der wahrheit gemäß seÿe, nur dieses beÿsetztend, daß H. Not. Ensfelder den procès verbal d’adjudication in welchen expressé angedungen worden, daß der Käuffer den pfund Zoll und übrige Kösten auf sich nehmen und bezahlen müße, ohne zu declariren, für wen Er dieße behaußung gekaufft puré et simpliciter unterschrieben, und erst ehe die confirmation beÿ großem Rath geschehen, declarirt, daß er dieses hauß Vor den H. von Rathsamhaußen gekaufft, Wie nicht weniger, daß, als mehr bemelter Kauff beÿ H. Notario Laquiante verschrieben werden sollen, besagter H. Notarius Ensfelder auf der Vögte befragen, Was es mit bezahlung des Pfund Zolls und übrige uncosten für eine bewandtnuß habe, Ihnen Zur antwort ertheilet, Sie solten deßwegen Kein anliegen haben, er nahe alles auf sich da nun Sie die Vögte immer in bona fide geweßenen und geglaubt daß N. Not. Ensfelder für die bezahlung der gebühr stehen und sorgen werde, als gehe derselben unterthänige bitte dahin, Sie die Vögte nominibus quibis agunt, Von dem Zu erlegenden Pfund Zoll und Cantzleÿ gebühr Zu entledigen, hingegen H. Notariulm Ensfelder Zu erlegung aller Stadt gebühren anzuhalten.
Nachdeme der H. Deputirte die von H. Actuario Hammerer gethane anzeige in genaue überlegung gezogen und befunden, daß der Häringischen KKr. Vögte sich durch H. Not. Ensfelder hinterschleichen und einschläfern insonderheit, da sie sich Von ihnen dahin bereden laßen den Kauff Contract beÿ einem Königlichen Notario verschreiben Zu laßen, Die Pfund Zoll ordnung aber expresse haben will, daß wann ein prætendirtrer privilegiatus etwas Kauffet, als dann der Verkäuffer der bezahlung der gebühren unterworfen, H. Ensfelder aber als ein Gemeiner Stadt mit Eÿf und pflicht gethaner Notarius in dieser sach (p. 337) sich sträflich vorgangen, als hab derselbe der meinung seÿn wollen, daß H. Exsenator Grauel und H. Exsen: Palrr als Vögte weÿl. H. Notarii Härings hinterl. Kkr. 1.ter und 2.ter Ehe nominibis quibus agunt in der entrichtung des Pfund Zolls mit 95. lb 18 ß 4 d wie auch der Cantzleÿ gebühr mit 24. lb 12 ß salvo regressu wider H. Not. Ensfelder oder wieder wan sie einen Zu haben Vermeinen, Zu condemniren und anzuhalten seÿen, mit dem anhang, daß H. Notarius Ensfelder wegen denen wider Ihn in dieser sachte sich herfür gethanen beschwehrenden umbständen denen hochverordneten Obern Cantzleÿ herren zu behöriger ahndung angezeigt und geschrieben gegeben werden solle.
Erkandt, daß Zwar der bescheid puncto des Pfund Zolls und Cantzleÿ gebühren Zu confirmiren, dem Notarius Ensfelderein scharfer Redsatz in pleno zu ertheilen seÿe.

Inventaire après décès d’une locataire, Henriette Thérèse baronne de Gail, veuve de François Alexandre baron d’Espiard de Colonge

1837 (1.6.), Strasbourg 12 (144), Me Noetinger n° 9283 – Enregistrement de Strasbourg, acp 250 f° 72-v du 10.6.
Inventaire de la succession d’Henriette Thérèse baronne de Gail, veuve de François Alexandre baron d’Espiard de Colonge, général major au service de Sa Majesté le Roi de Bavière, décédée le 17 mai 1837 – à la requête de Marie Louise Françoise baronne de Gail veuve de Philippe Auguste Wolfgang baron de Rathsamhausen, propriétaire, 2. Françoise Louise de Sanlèque veuve de Jean Louis Arnaud baron de Bancalis de Prugnes, propriétaire à Gerstheim, 3. baron Joseph André de Gail, propriétaire à Strasbourg, 4. Marie Anne Odile Aloyse baronne de Gail épouse de François Antoine Gutzeit, propriétaire demeurant à Feldkirch près Nidernai, 1. Marie Louise Françoise sœur de la défunte, De Bancalis par représentation de Marie Sophie baronne de Gail épouse de Joseph Louis baron de Sanlèque comme sa nièce pour un tiers, le dernier tiers au baron de Gail et Mde Gutzeit par représentation de Henri André de Gail
dans la maison mortuaire appartenant à Mde De Rathsamhausen rue des Juifs n° 31
corps de bien à Landersheim, Osthausen, Gerstheim

Marie Louise Françoise de Gail, veuve de Philippe Auguste Wolfgang de Rathsamhausen, meurt sans enfant en 1838. Son mari l’a nommée légataire universelle par testament rédigé à Gerstheim le 5 brumaire 5 et enregistré le 8 prairial 6 (voir plus loin). Elle possède à Strasbourg la maison rue des Juifs et les maisons appelée Prechterhæuser rue Neuve quai des Pêcheurs

1838 (11.6.), Strasbourg 12 (147), Me Noetinger n° 10 420 – Enregistrement de Strasbourg, acp 260 f° 26-v du 12.6.
Inventaire de la succession de Marie Louise Françoise baronne de Gail veuve de Philippe Auguste Wolfgang baron de Rathsamhausen, Chevalier de St Louis vivant propriétaire à Strasbourg, décédée le 5 mai 1838 – à la requête de 1. baron Joseph André de Gail, propriétaire à Strasbourg, 2. Charles Auguste Kern, docteur en droit, mandataire de Louise de Sanlègue veuve de Jean Louis Arnaud Bancalis de Prugnes, propriétaire à Gerstheim, seuls héritiers de la défunte

immeubles, corps de biens à Ammerschwir, Katzenthal, Nidermorschwir, Bootzheim, Diebolsheim, Benfeld, Müttersholtz, Eschau, Wibolsheim, Sand, Kunheim, Gerstheim, Begbieten, Hangenbiethen, Hürtigheim, Mittelhausen etc.
(47) une maison à rez de chaussée et deux étages, bâtiment de devant et latéral avec cour, puits, jardin, appartenances, dépendances à Strasbourg rue des Juifs n° 31, entre MM Caillot et Kling, devant la rue, derrière M. Chevalier, estimée 36 000 francs
(48) une maison à rez de chaussée et un étage avec jardin, droits, dépendances rue Neuve quai des Pêcheurs n° 68, connue sous la dénomination de Prechterhaeuser, d’un côté M Gautschi, d’autre M. Gelb, devant la rue, derrière le jardin botanique estimée 3000 francs

Acte de notoriété constatant les dates de décès et dépôt des pièces correspondantes
1842 (2.6.) Me Noetinger
Notoriété constatant que Philippe Auguste Wolfgang baron de Ratzenhausen propriétaire est décédé à Gerstheim le 24 floréal an 6 et Marie Louise Françoise baronne de Gail sa femme est décédée à Strasbourg le 5 mai 1838 sans héritiers à réserve
acp 299 (3 Q 30 014) f° 11-v du 2.6.
acp 299 (3 Q 30 014) f° 71-v du 20.6. Noetinger 20.6. Dépôt des actes de décès

Les héritiers exposent les maisons aux enchères. Le négociant François Charles Sauvage se porte acquéreur de celle rue des Juifs.

1838 (12.7.), Strasbourg 12 (147), Me Noetinger – Enregistrement de Strasbourg, acp 261 f° 23-v du 19.7. du 12.7.
Adjudication définitive – Cahier des Charges n° 10 421. 1. baron Joseph André de Gail, propriétaire à Strasbourg, 2. Charles Auguste Kern, docteur en droit, mandataire de Louise de Sanlègue veuve de Jean Louis Arnaud Bancalis de Prugnes, propriétaire à Gerstheim seuls héritiers
Description des maisons à vendre. 1. une maison à rez de chaussée et deux étages, bâtiment de devant et latéral avec cour, puits, jardin, appartenances, dépendances à Strasbourg rue des Juifs n° 31, d’un côté MM Caillot, d’autre M Kling, devant la rue derrière M. Chevalier, estimée 36 000 francs
2. une maison à rez de chaussée et un étage composée de trois corps de logis avec jardin droits, dépendances rue Neuve quai des Pêcheurs n° 68 connue sous la dénomination de Prechterhaeuser, d’un côté M Gautschy, d’autre M Gälb, devant la rue, derrière le jardin botanique, estimée 3000 francs
sont compris dans la maison rue des Juifs les objets mobiliers expressément décrits savoir au rez de chaussée dans la cour un poel de fayence avec tuyaux et pierre dans la cuisine une armoire avec rayons (…) – Etablissement de la propriété, recueilli dans la succession de Marie Louise Françoise baronne de Gail veuve de Philippe Auguste Wolfgang baron de Rathsamhausen dont ils sont seuls et uniques héritiers et légataires universels selon le testament mystique du 22 mai 1837 enreg. le 7 mai 1838 enreg. F° 60, Mde de Rathsamhausen était elle même propriétaire pour l’avoir recueilli dans la succession de son mari duquel elle était sa légataire universelle par testament mystique à Gerstheim le 5 brumaire 5 enreg. à Strasbourg le 8 prairial 6, M. de Rathsamhausen acquis sur les enfants de Jean Richard Hering vivant notaire par acte Me Laquiante du 10 février 1775
Surmise n° 10 478, à Pierre Martenot, chirurgien dentiste pour 38 500 francs le 21 juin 10 451
l’autre maison le 21 juin à Frédéric Ballès, tonnelier pour 3700 francs ; enreg. 28.6. f° 91
f° 91 du 5.7., surmise du 28 juin par François Charles Sauvage négociant à Strasbourg 500 francs sur une maison rue des Juifs n° 31 exposée à la requête du Baron Joseph André de Gail et autres , faisant 39 000 francs
Surmise par Charles Frédéric Gautschi, brasseur à Strasbourg sur la maison en cette ville Quai des Pêcheurs n° 68 faisant 3800 fr, le 28 juin
Surmise 10 487 de 100 fr par Michel Gel, épicier sur la maison Quai des Pêcheurs n° 68 faisant 3930 francs le 29 juin
Surmise par Charles Adolphe Roederer faisant 4000 francs le 29 juin
Surmise sur la maison rue des Juifs de 500 francs par Philippe Engelhard faisant 29 500 francs
Adjudication définitive n° 10 518 du 12 juillet pour 39 500 francs
à François Charles Sauvage, Chevalier de la Légion d’Honneur, négociant, pour 45 250 francs
l’autre maison à Frédéric Schneider, batelier, pour lui et André Leclerc, tonnelier, pour 5450 francs, pour lui le corps de logis du côté du Sr Goel, et le Sr Leclerc, deux corps de logis donnant vers le Sr Gautschi avec les jardins respectifs qui se trouvent derrière lesdits bâtiments pour 5450 francs

François Charles Sauvage épouse Marthe Joséphine Heiligenthal de Landau. Il est président de la Chambre de commerce de 1839 à 1845. Marthe Joséphine Heiligenthal meurt en 1841 à Jagstfeld près de Heilbronn, François Charles Sauvage en 1847 à Baden-Baden
1848 (20. 7.br), Strasbourg 15 (84), Me Lacombe n° 6261
Notoriété – (…) 1° qu’ils ont parfaitement connu Mr. François Charles Sauvage, en son vivant négociant, Chevalier de la Légion d’Honneur, membre du conseil général du Bas Rhin, ayant demeuré à Strasbourg, et De Marthe Joséphine Heiligenthal, son épouse,
2° qu’ils sont décédés tous deux, Mad. Sauvage le 20 juillet 1842 et Mr Sauvage à Strasbourg le 8 août 1847,
3° qu’après les décès de Mr et Mad° Sauvage il n’a pas été dressé d’inventaire de leurs successions et qu’ils ont laissé pour leurs seuls et unique héritiers chacun pour moitié 1° Mad. Anne Joséphine Arménide Sauvage épouse de Mr François Joseph Wagner négociant demeurant à Strasbourg, 2° et Mad. Elisa Charlotte Octavie Sauvage épouse de M. Charles Keller, notaire à la rédisence de Strasbourg, leurs deux filles et seules enfants.

Décès, Strasbourg (n° 2393, reg. suppl.)
L’an 1841 le 23 septembre Vû par nous Adjoint au Maire Officier de l’Etat civil (…) l’extrait mortuaire de Jeanne Marthe Joseph Sauvage née Heiligenthal – Traduction de l’Acte de décès. Il est certifié que Jeanne Marthe Joseph Sauvage, fille légitime de feu François Joseph Heiligenthal et de feu Elisabeth née Wagner et Epouse de François Charles Sauvage négociant à Strasbourg agé de 60 ans est morte en ce lieu de marasme le 20 ce de mois et que son corps après avoir été visité par le médecin a été transporté à Strasbourg 24 heures après le décès. Jagstfeld le 23 août 1841, le curé signé Glums. Vû Neckarsulm le 25 août 1841, Le grand baillage royal würtembergeois (i 26)

Décès, Strasbourg (n° 1763, registre supplémentaire)
L’an 1847 le 1 septembre, Vû par nous (…) l’extrait mortuaire de François Charles Sauvage (…) Extrait du registre des actes de décès de la paroisse catholique de la Ville de Bade, grand Duché de Baden, tome IX n° 139 page 140. L’an 1847 le 8 août à minuit est décédé en cette ville et fut conduit à Strasbourg le 9 août à sept heures du soir pour y être inhumé François Charles Sauvage âgé de 72 ans, Président de la Chambre de commerce à Strasbourg veuf de Joséphine Heiligenthal (i 22)

Les héritières sont leurs deux filles Anne Joséphine Amenaïde Sauvage, femme du négociant François Joseph Wagner, et Elise Charlotte Octavie Sauvage, femme du notaire Charles Keller, à laquelle revient la maison rue des Juifs

1848, Enregistrement de Strasbourg, ssp 102 (3 Q 31 601)
f° 21 du 6 mars, acte sous seing privé du 1 janvier 1848
Partage dont la teneur suit – De Anne Joséphine Amenaïde Sauvage épouse de M François Joseph Wagner, négociant, juge du tribunal de Commerce de Strasbourg et directeur de l’administration du Canal du Rhône au Rhin, la dite Dame assistée et autorisée à l’effet des présentes de son mari, les deux demeurant à Strasbourg, d’une part
Et De Elise Charlotte Octavie Sauvage femme assistée et autorisée de M. Charles Keller notaire a Strasbourg, les deux demeurant en son nom en cette ville d’autre part
Étant lesdites Des Wagner et Keller seules héritières chacune pour moitié de M. François Charles Sauvage, leur père décédé le 8 août 1847 en son vivant négociant Chevalier de la Légion d’Honneur, membre du conseil général du Département du Bas Rhin et ancien président de la chambre et du tribunal de commerce de Strasbourg, domicilié et cette ville et de De Marthe Joséphine née Heiligenthal son épouse décédée le 20. juillet 1841. Il a été procédé au partage amiable des biens meubles et immeubles dépendances des successions des dits époux Sauvage.

Masse des biens à partager. Les biens à partager consistent en 1° une maison à porte Cochère surmontée de deux étages sur rez de chaussée, cour, écuries, magasins, remises, bâtiments latéraux et de derrière, appartenances & dépendances sise à Strasbourg quai Saint-Nicolas n° 2 (…), estimée par les parties à 56 000 francs
2° Une maison avec cour, petit jardin, bâtiments latéraux appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue des Juifs n° 31, tenant d’un côté à la propriété de M. Eugène Caillot, de l’autre à celle de Mrs les héritiers Kling, par devant la rue des Juifs par derrière M. Chevalier, estimée par les parties à 42 000 francs
3° Une maison avec dépendances sise à Strasbourg rue de l’Ecarlatte n° 11, estimée par les parties à 6000 francs
4° Un bâtiment composé d’un magasin surmonté de deux étages sis à Strasbourg rue Saint Marc sans n° faisant le coin de la rue de la Cuillère à por et tenant d’un côté à la propriété du Sr Schwens peintre, estimée par les parties à 4000 francs
5° Une campagne sise au ban de Strasbourg sur la route de Kehl au lieu dit (-) (…), estimée par les parties à 18 000 francs
6° Une grande prairie sise vis à vis la dite Campagne (…) une maisonnette estimée par les parties à 18 000 francs
7° Une somme de 200 000 francs
8° et une autre somme de 6480 francs provenant d’un compte courant
8° différents effets mobiliers garnisant la demeure du défunt (…) 12 500 francs
10° deux actions des mines de Lobsann, pour mémoire
Total de la masse à partageer 362 980 francs
A quoi il faut ajouter la somme de 25 000 francs dont fait rapport la D. Wagner pour pareille reçue annuellement de ses père et mère en avancement d’hoirie peu avant le décès, ce qui porte le montant desdites successions à 387 980 francs.
La moitié revenant à chaque héritière dans cette masse fait 192 990 francs
Passif. Déclarent les ntéressés qu’il n’existe aucun passif à la charge de la succession de
Formation des lots et abandonnements
Premier lot échu à Anne Joséphine Amenaïde Sauvage épouse de M François Joseph Wagner
1° La maison et dépendancess sise à Strasbourg qui St Nicolas n° 2 avec les fourneaux, glaces et autres objets y placés, estimée à 56 000 francs
2° La campagne avec maison et bétail désignés sous l’article cinq de la masse, 18 000 francs (…)
Deuxième lot échu à De Elise Charlotte Octavie Sauvage épouse de M. Charles Keller
1° La maison rue des Juifs n° 31 avec es fourneaux, glaces et autres objets y placés, estimée à 42 000 francs
2° La maison et dépendances rue de l’Ecarlatte n° 11, 6000 francs
3° La grande prairie sise au ban de Strasbourg sur la route de Kehl, 18 000 francs
4° Le bâtiment servant de magasin sis rue Saint Marc, 4000 francs (…)

Notaire à Belfort, Charles Keller épouse en 1835 Elise Charlotte Octavie Sauvage : contrat de mariage, célébration. Il devient ensuite notaire à Strasbourg
1835 (8.2.), Strasbourg 15 (56), Me Lacombe n° 10 673 – Enregistrement de Strasbourg, acp 230 F° 44 du14.2.
Contrat de mariage, communauté réduite aux acquets – Charles Keller, notaire à la résidence de Belfort, juge suppléant près le Tribunal Civil de de Première Instance de ladite ville, fils de feu Philippe Antoine Keller, propriétaire à Altkirch, et de Reine Hess
Elise Charlotte Octavie Sauvage fille de François Charles Sauvage, négociant membre du Conseil général du département du Bas Rhin, et de Marthe Joséphine Heiligenthal

Mariage, Strasbourg (n° 55)
Du 9° du mois de février 1835. Acte de mariage de Charles Keller, majeur, né en légitime mariage le 4 brumaire an VII à Altkirch (Haut Rhin) domicilié à Belfort même Departement, notaire, juge suppléant près le tribunal civil de Belfort, fils de feu Philippe Antoine Keller propriétaire décédé à Altkirch le 8 septembre 1828 et de Marie Reine Hess domiciliée à Altkirch, et de Elise Charlotte Octaie Sauvage, majeure d’ans née en légitime mariage le 30 mars 1806 à Landau (Bavière rhénane) domiciliée à Strasbourg fille de François Charles Sauvage négociant vice Président de la chambre de commerce, Chevalier de la Légion d’Honneur, et de Marthe Joséphine Heiligenthal conjoints domiciliés en cette ville ci présents et consentants

Inventaire après décès d’un locataire, le chanoine Florent Sigismond Michel Spitz

1850 (30. 7.br), Strasbourg 11 (46), Me Keller n° 4760
Inventaire après la décès de M. Florent Sigismond Michel Spitz, vivant chanoine titulaire de la cathédrale de Strasbourg
L’an 1850 le 30 septembre à deux heures de relevée, à la réquisition des communs héritiers du dit M. Spitz qui sont I. dans la branche de feu Catherine Spitz sœur du défunt & femme de Antoine Faller vivant teinturier à Barr 1° M. Florent Faller, tanneur demeurant à Barr, 2° M. Ignace Henri Faller, propriétaire demeurant à Ribeauvillé, ce dernier représenté par M. Léon Faller son fils tanneur au même lieu, 3° De Séraphine Faller veuve du Sr Sigsimond Mathis vivant relieur à Strasbourg, elle propriétaire demeurant en la même ville, 4° Les représentants de De Geneviève Faller décédée femme du Sr François Taufflieb vivant négociant à Barr savoir a) M. Antoine Auguste Taufflieb, aussi négociant, b) M. Edouard Taufflieb, Docteur en médecine, c) De Marie Geneviève Taufflieb épouse de M. Georges Bernard Rohmer, Precepteur des contributions directes, tous demeurant à Barr (…)
II. Dans la branche de feu Anne Marie Spitz qui était aissi sœur du défunt & vivante femme du Sr Sébastien Spitz, cultivateur à Epfig, 1. Les représentants de Geneviève Spitz décédée femme de Florent Metz à Epfig savoir a) Georges Metz cultivateur demeurant à Friessenheim, b) Anne Marie Metz femme du Sr Sigismond Metz cultivateur avec lequel elle demeure à Epfig, c) Odile Metz femme de Florent Allgeyer cultivateur au même lieu, d) Béatrix Metz femme du Sr Joseph Antoine Spitz cultivateur demeurant au même lieu, e) les enfants délaissés par Florent Metz vivant cultivateur au même lieu & nés de son mariage avec Geneviève Wurtz sa veuve survivante propriétaire demeurant audit Epfig, Ces enfants nommés 1° Léon Metz, 2° Geneviève Metz, 3° Joseph Metz, 4° Henriette Metz & 5° Virginie Metz, tous encore mineurs sous la tutelle légale de leur mère ayant pour subrogé tuteur le Sr Florent Allgeyer leur oncle susnommé, 2° Le Sr Joseph Antoine Spitz propriétaire demeurant à Epfig, 3° De Seraphine Spitz femme autorisée du S. Ignace Stocker cultivateur demeurant audit lieu, 4° De Adélaïde Spitz femme du S. Joseph Antoine Schaller sans profession demeurant au même lieu, 5° De Françoise Spitz femme du Sr Xavier Guntz, propriétaire cultivateur demeurant audit Epfig, 6. Les enfants délaissés par Félix Spitz décédé cultivateur au même lieu & procréés de son mariage avec De Marie Anne Wittmann, ces enfants étant 1° De Elisabeth Spitz femme du Sr Joseph Leyder tonnelier demeurant à Epfig, 2° Delle Celestine Spitz encore mineure, sous la tutelle légale de sa mère susnommée & ayant pour subrogé tuteur le Sr Leyder son beau frère prédénommé, 7. Les enfants délaissés par De Beatrix Spitz vivante femme de Georges Oertel décédé cultivateur à Zellwiller, ces enfants sont a) Georges Oertel tisserand à Osthausen, b) Batrix Oertel femme autorisée du Sr Martin Munsch tisserand demeurant à Zellwiller, c) Anne Marie Oertel femme autorisée du S. Grégoire Schillinger tisserand demeurant à Stotzheim, d) Joseph Antoine Oertel, journalier à Osthausen, e) Seraphine Oertel femme autorisée de Henri Wolf, cordonnier demeurant au même lieu
III. Dans la branche (…)
A Strasbourg en la maison mortuaire rue des Juifs N° 31
A d’abord été inventorié une expédition du testament du défunt (…)
Description du mobilier. meubles en évidence dans le logement, Cave, Corridor, Chambre à côté du salon, Chambre de la domestique, Au grenier, 788 francs
Anciennes médailles
Titres et papiers. Rentes 5 % sur l’Etat (…)
Immeubles. Ban d’Ebersheim, Ban d’Epfig
clos après avoir reçu de Melle Beatrix Metz, gouvernante du défunt, le serment de n’avoir détouné, vu détourner ni savoir qu’il ait été détouné (…) aucun meubles appartenant à cette succession


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