28, rue du Fort


Rue du Fort n° 28 – III 236 (Blondel), N 527 (cadastre)

Détruite lors du siège de 1870

Fort (Schweitzer)
L’arrière de la rue du Fort en 1830, avant l’établissement du quai
(dessin de Schweitzer, reproduit dans Seyboth). Le n° 28 est la dernière maison sur la gauche

La maison à l’extrémité de la rue du Fort forme l’angle de la rue Sainte-Claire (actuelle rue de la Fonderie) et de la rue des Lods-et-Ventes (actuelle rue du Fil). Elle appartient à partir de 1628 au boulanger Isaac Gütel puis à son gendre le notaire Nicolas Reeb qui y établit son étude, continuée par son fils Jean Pierre Reeb. La tapissière Marie Claude de La Tour, fille d’un marchand de Paris, femme séparée de Noël Camel, achète en 1714 la maison qui revient à son ancienne propriétaire la veuve du notaire pour défaut de paiement. Le maître maçon Jean Conrad Gassner l’achète en 1722, y fait construire un bâtiment par un charpentier puis la revend quelques mois plus tard au curé de Niederschæffolsheim Jean Georges Herrmann en continuant à l’occuper selon toute apparence. La maison est à l’angle gauche de la rue sur l’image du plan relief de 1725. La maison devient propriété du précepteur Jean Gunther. Elle devient un immeuble de rapport quand elle appartient à son gendre l’aubergiste Nicolas Hœrter puis (1797) à l’employé des vivres Clément Momy puis à ses ayants droit jusqu’en 1868.

55 Elévations f-i
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 55

L’Atlas des alignements (années 1820) signale rue du Fort un bâtiment à rez-de-chaussée en maçonnerie et deux étages en bois et rue du Fil un bâtiment à rez-de-chaussée en maçonnerie et un étage en bois. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 (1), la façade sur la rue du Fort est à droite du repère (g) : porte d’entrée et petite fenêtre au rez-de-chaussée, deux étages à deux fenêtres chacun. Le pignon qui se termine à la manière des greniers de tanneurs donne dans la rue Saint-Claire, suivi d’un mur qui clôt la cour. Le repère (f) forme l’angle de la rue Sainte-Claire sur laquelle donne le pignon et de la rue du Fil le long de laquelle s’étend un bâtiment à un étage dont la construction est symétrique par rapport à la porte d’entrée. La cour M représente l’arrière (6-7) du bâtiment rue du Fort et l’arrière (1-2) du bâtiment rue du Fil dont l’aile (2-3) est en partie masquée par l’appentis (3-4-5). Le bâtiment à droite de (5) fait partie de la maison voisine, le mur à gauche de (6) fait la séparation de la cour voisine.
La maison porte d’abord le n° 16 (1784-1857) puis le n° 26 de la rue du Fort. Le bâtiment rue du Fil porte l’ancien n° 9.
Le peintre Jean Schoenewolff achète à la fin des années 1860 la maison qui est détruite lors du siège de 1870. La Ville acquiert quelques années plus tard le terrain sur lequel s’élève aujourd’hui l’école Schœpflin.

55 Cour M
Cour M

Novembre 2016

Sommaire
CadastreRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1628 à 1876. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Martin Fees, tailleur, (1622) Ester Knaus – luthériens
1628 v Isaac Gütel, boulanger, et (1613) Anne Simon – luthériens
1640* v Nicolas Reeb, notaire, et (1638) Anne Marie Gütel puis (1642) Anne Sara Haas – luthériens
1682 h Jean Pierre Reeb, notaire, et (1677 Marie Salomé Lauth – luthériens
1714 v Philippe Louis Dubois, maître maçon, et Anne Roos puis (v. 1692) Dorothée Fill – catholiques
1714 v Noël Camel, tapissier, et (v. 1684) Marie Claude de La Tour – catholiques
1721* adj Jean Pierre Reeb, notaire, et (1677 Marie Salomé Lauth, supra
1722 h Jean Conrad Gassner, maître maçon, et (1711) Marie Dorothée Negelin – catholiques
1722 h Jean Georges Herrmann, curé à Niederschæffolsheim puis à Obersteinbach – catholique
1730* v Jean Günther, précepteur, et (1729) Anne Brosius – luthériens
1765* h Anne Dorothée Günther femme (1764) de Jean Hœrter, aubergiste, veuf de Marie Elisabeth Antoni – luthériens
1797 v Clément Momy, employé des vivres, célibataire († 1823)
1824 h Anne Marie Momy, célibataire († 1850)
1850 h André (Romain Joseph) Momy, tapissier, et (1802) Joséphine Schauer
1857 h Pierre Charles Antoine Ostermeyer, contrôleur des tabacs à Sélestat, et (1847) Elisabeth Désirée Momy
1868* Jean Schoenewolff, peintre
1876* v Ville de Strasbourg

Valeur de la maison selon les billets d’estimation : 200 livres en 1680

(1765, Liste Blondel) III 236, Mde Herter
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 527, Momy, Anne Marie – maison, sol – 1,55 are

Locations

1713, Catherine von der Griedt veuve Dubois
1735, Antoine du Bocage, comédien
1773, Jean Philippe Gœring, receveur de familles nobles
1784, Anne Marie Schætzel veuve du docteur en medecine Jean Henri Behr
1821, Marguerite Madeleine Schultz veuve de Louis Regnard Resch, conseiller des Finances du Grand Duc de Darmstadt

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Directeurs fonciers (Bauherren)

1722, Directeurs fonciers (VII 1390)
Le charpentier Jean Jacques Kiehl est autorisé à travailler près du petit pont le bois destiné à la construction du maçon Conrad Gassner

(f° 55) Dienstags den 16. Ejusd. [Junÿ 1722] Joh: Jacob Kiel pt° Zimmerns
Johann Jacob Kiel der Zimmermann soll Conrad Gaßnern dem Maurer ein Stockwerck hohes gebäwlein fertigen, bittet beÿ dem brücklein Zimmern, Erk. werden Ihme Vierzehen tag hierzu erlaubt.

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

2° arrondissement ou Canton nord – Rue du Fil
nouveau N° / ancien N° : 17 / 9
Momy
Rez de chaussée en maçonnerie et 1° étage médiocre en bois
2° arrondissement ou Canton nord – Rue du Fort (p. 15)

nouveau N° / ancien N° : 28 / 16
porte de derrière du N° 9 rue du fil
Rez de chaussée en maçonnerie et 2 étages médiocres en bois
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 150 case 1

Momy Anne Marie à Strasbourg

N 527, maison, sol, R. du fort 16
Contenance : 1,55
Revenu total : 144,80 (144 et 0,80)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 30 / 24
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 22 f° 607 case 1

Momy Anne Marie
1859 Ostermeyer Charles Antoine à Schlestadt
1868 Schoenewolff, Jean, peintre
(ancien f° 355)

N 527, maison, sol, Rue du Fort 28
Contenance : 1,55
Revenu total : 144,80 (144 et 0,80)
Folio de provenance : (150)
Folio de destination : (maison) zerstört – (sol) 358-I
Année d’entrée :
Année de sortie : (maison) 1871 – (sol)1876
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 30 / 24
fenêtres du 3° et au-dessus :
1871 – Maisons détruites pendant le blocus (467 maisons répertoriées), Schoenwolff Jean f° 355, N 527, revenu 144

Le folio 358 est inscrit au nom de la Ville de Strasbourg

1789, Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (cote VII 1295)

Canton 3, Rue 73 Burggaß

(maison n°) 16
Pr. Herter Johannes, gewessener Wirth – Freÿburger
Loc. Dutlaur, Pierre, Singer beÿ Jüng St peter

Canton 3, Rue 75 des Lots et Vente

(maison n°) 9
loc. Göring, Jean Philipp Conseiller – tailleur
loc. Göring, Marie Elisabethe, fille de bourgeois majeure

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton III, Rue 73 du Chateau dite Burggasse

16
Pr. Herter Jean, Cabaretier – Fribourg
Loc. Didelot, Pierre, Chanter à St Pierre le jeune

Canton III, Rue 75 des Lots et Ventes

9
lo. Guering, Jean Philippe Conseiller – tailleurs
lo. Guering, Marie Elisabeth, fille de bourgeois


Relevé d’actes

La maison vendue en 1632 appartient au tailleur Martin Fees qui a épousé en 1622 Ester Knaus, fille de maçon

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 346)
1622. In festo Pentecostes 9. Junÿ. Martin Feß der Leinenweber, Eliaß Feßen des hauptkannen vf der Tucher Stub hinderlaßener Sohn, J: Ester Ulrich Knaußen des Maurers Tochter. Eingesegnet Montag 17. Junÿ (i 178)

Martin Fees et sa femme Ester vendent la maison 500 livres au boulanger Isaac Gütel et à sa femme Anne. Les vendeurs se réservent pendant deux ans l’habitation dans le logement qu’ils occupent

1628 (16. Maÿ), Chambre des Contrats, vol. 462 f° 271
(Protocollat. fol. 210.) Erschienen Martin Feeß d. Leinenweber vnd Ester sein ehefr. mit beÿstandt ihrer Vetern vnd Schwehern Ulrich Knausen deß Maurers (verkaufft)
Isaac Güetlen dem haußbecken, vnd Anna deßen haußfr. so beede Zugegen
hauß vnd hoffstat höflin vnd hinderhäußlin mit allen and.en alhie in der Burggaß. einseit ein Eck 2. seit neben Lienhard Dreschers deß Maurers wittib hind. vff deß Stiffts Zum Jung. S. Peter garten stoßend gelegen, Welche hoff seind vmb 125. lb d dem Käuffer selbsten, Item vmb 75. lb d Barbara Knausein deren vogt hanß Sÿfridt Seckler sonst ledig, eÿgen, Vnd ist diser Kauff vber die beschwerd. so die Käuffere vf sich genommen, geschehen per 300. Pfund
[biffé] Vnd haben die Käufferer verwilligt, sie die Verkäuffere in den gemachen, so sie Albereit in diser Jetzverkauften behaußung innhaben noch Zweÿ Jahr lang Von nechtkommend Joh:is Baptistæ zuwohnen Jährlich vmb Zehen pfundt d Zinß wohnen Zulaß.

Isaac Gütel a épousé en 1613 Anne, fille du maître d’armes Nicolas Simon
Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. p. 254 n° 44)
1613. Dom. 12. post Trin. 22. Aug. Isaac Güttel d. haus beck, Hans Gütel des haus becken sohn, Anna, Claus Simons des vechtmeisters Tochter. eingesegnet im Münster (i 132)

Originaire de Niederrœdern en terre de Fleckenstein près de Seltz, le notaire Nicolas Reeb épouse en 1638 Anne Marie, fille du boulanger Isaac Gütel

Mariage, cathédrale (luth. f° 413)
1638. Dominica VIII. Trin. 15. Julÿ. Nicolaus Reeb der Notarius Von Nieder Röderen den Edlen Von Fleckenstein Zustendig Peter Reeben Burger daselbsten e. sohn, Vndt J. Anna Maria Isaac Gütel des Haußbecken Eheliche Tochter Eingesegnet , Dienst. 24. Julÿ (i 211)

Nicolas Reeb devient bourgeois le mois suivant en s’inscrivant à la tribu de la Lanterne
1638, 4° Livre de bourgeoisie p .177
Niclaus Reeb der Notarius Von Niderrödern Empfangt daß burgerrecht vom Anna Maria, Isaac Güetels des Schwartzbecken eheliche dochter Seiner Haußfrawen vmb 8 goldR. ist noch ledige Standts gewesen vnd würdt Zu der Lucernen dienen. Jur. den 16 Augusti 1638.

Après la mort d’Anne Marie Gütel, les héritiers cèdent leurs droits au veuf Nicolas Reeb

1644 (24. Aug.), Chambre des Contrats, vol. 493 f° 525
Erschienen weÿl: Annæ Mariæ Gütelin, H. Nicolai Reben deß Notarÿ geweßener ehelich. haußfrawen seel: Erben mit nahmen Martha Gütelin, weÿl: H Paul Bertrams seel: wittib, mit beÿstand Georg Burgers deß Schwartzbeckhen ihres Vogts, Mehr Salome Gütelin, besagt. Burgers eheliche haußfraw, mit beÿstand erstgemeldts ihres Ehevogts, und Catharina Gütelin, gewesen Herrenschneiders deß Schuhmachers ehewürthin, mit beÿstand erstgedachts ihres Ehemanns, Ferners deroselben Annæ Mariæ Legatarÿ, benantlich. obgemeldt. Zwo Salome und Catharin, die Gütelische Schwestern, Item Martha Gütelin, hannß Michael Gilgen deß Meelmanns ehewürthin mit beÿstand erstgenanndts ihres haußwürthß, It. Catharina Gütelin H. M: Johannes Georgÿ Chistamin Pfarrers Zu Dorlißheim Eheliche haußfrau, mit beÿstand ihres Ehevogts, It. H. Johann Valentin Starckh alß Schiffmann deß Waÿsenhaußes, It. H Johann Friderich Schied alß Oberschreiber deß mehren Hospitalß H Achior Baltz. alß Schaffner Zu St. Wilhelm, It. H M. Johannes Brunn Diaconus Zum alt. St. Peter, It. H. M. Johannes Pahl Diaconus Zu St Aurelien, It. H M. Johannes Scheuring Pfarrer Zu Barr, It. H. M. Samuel Schubler Pfarrer zu Goxweÿler, It. Aurelius Gering und Lorentz Sommer beede thurnhüetere, It. Susanna vnd Anna Hawerin, an einem,
So dann obgedacht H Reben alß mehrgemeldter Annæ Mariæ nachgelaßenen Wittibern am andern, Vnd beede theil mit beÿstand H Mathæi Hellebeckhß genannt Behem und H Sebastian Bernhards alß vß E. E. groß. Rhats Mittel hierzu ex officio deputirter
haben bekannt und offentlich veriäh: daß Sie die gemeldte Erben und Legatarÿ alle und iede ihre Erb: und Legat Ansprach, Rechte und Gerechtigkeit denenselben ahne vorgemeldter Annæ Mariæ verlassenschafft gebührend, Ihme Reeben dergestalt activé & passivé gäntzlich cedirt, abgetretten und überlaß. haben wollen (…)

Nicolas Reeb se remarie avec Anne Sara, fille du diacre Jean Haas : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire, célébration
Eheberedungs Copia – zwischen dem wohlachtbahren vndt wohlgelehrten Herrn Nicolao Reeben, Offenbahren geschwornen Käÿßerlichem Notario Vndt burgern Zue Straßburg, als dem Breäürttigamb ane einem, So dann der Ehren; Züchtigen vndt tugendreichen Jungfrawen Annæ Saræ Hääßin, weÿl. des Ehrwürdigen vndt wohlgelehrten Herrn M. Johannis Haaßen, Diaconj Inn der Pfarrkirchen Zum Jungen St. Peter vndt burgers Zu Straßburg seel. Hinderlaßener Eheleiblicher dochter, als der Hochzeiterin am andern Theil – Beschehen vndt Verhandelt inn des Heiligen reichs freÿer Statt Straßburg, dinstags den 8. Julÿ inn dem Jahr des herrn als mann Zahlte 1642.

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 17-v)
1642. Dominica VIII. Trinitatis 31. Junÿ Nicolaus Reb der Notarius V. burg. allhier Vnd Jfr Anna Sara hr. M. Johannis Hasen Diaconi dieser Kirchen nachgelaßene Tochter. Copulirt Mont. 8. Augusti J S Peter (i 23)

Nicolas Reeb meurt en 1680 en délaissant trois fils dont le notaire Jean Pierre Reeb et le pasteur Martin Reeb. Les experts estiment la maison 200 livres. La masse propre à la veuve s’élève à 531 livres, celle des héritiers à 128 livres. L’actif de la communauté s’élève à 515 livres, le passif à 386 livres. Le défunt a légué les actes de son étude à son fils.

1680 (17.5.), Me Stoeffel (Jean Christophe, 57 Not 3) n° 16
Inventarium vndt beschreibung Aller Haab vnd Nahrung, ligender undt vahrender, Verändert vnd Vnveränderterter, Keinerleÿ außgenommen, so weÿlandt der Wohl Ehrenvest fürsichtig, Weiß Und Rechtsgelehrte Herr Niclaus Reeb Notarius Cæs: Publ. E. E. Kleinen Raths beÿsitzer Vndt burger alhie Zu Straßburg nunmehr seel. nach seinem Sambstags den 31.ten Januarÿ Jüngsthin aus dießem mühseeligen Leben genommenen tödlichen hintritt hinderlaßen, welches alles auf freundliches ansuchen erfordern undt begehren deß Ehren vest: vnd Rechtsgelehrten H. Johann Peter Reeben Notarÿ Publicj vndt burgers Zu mehrgedachtem Straßburg, ferners deß Ehrenvest, vorgeachten vndt Kunstreichen herrn Rudolph Steegen, barbierers vnd geschwornen Wundartzts burgers alhier alß deß Ehrwürdig: vnd Wohlgelehrten Herrn M. Martini Reeben Pfarrers Zu Virdenheim vndt Johann Niclaus Reeben beeder brüder Geschwornen Curatoris, aller dreÿ deß ietzt Abgeleibten herrn seel. Söhn vnd ab intestato nachgelaßener nechster Erben ersucht durch die Ehren und tugendreichee fraw Annam Saram Reebin gebohrne Hääßin die Wittib (…) mit assistentz deß Ehren vorgeacht und wohlvorachrbahren H Johann Jacob Windischen hauß feürers und burgers zu mehrgedachtem Straßburg, Ihres Schwagers und geschwornen Vogts, selbst geeügt vndt gezeigt – Actum Montags den 17.ten Maÿ Anno 1680.

Inn einer alhie inn der Statt Straßburg auff der burggaßen gelegener behaußung, so auch inn dieße verlaßenschafft gehörig vnd hernach beschrieben, ist befunden word. wie volgt.
Auff dem Obern Kästel, Inn der Cammer A, Inn der Cammer B, Vor dießen Cammern, Inn der Cammer C, Inn der Cammer D, Im obern Stübell, Vor dießen Gemachen, Inn der Wohnstueben, Inn der Stub Cammer, Vor der Wohnstueben, Inn der Kuchen, Inn der Schreibstuben, Im vndern hauß Öhren, Im bütten Kellern Im Keller
Eÿgenthumb ane einer Behaußung (E.) Item hauß, hoff, hoffstatt, höfflein vnd hind. häußlein, mit allen andern Ihren Gebäwen, begriffen, Weithen, rechten, Zugehördten Vndt Gerechtigkeiten gelegen alhie inn d. Statt straßb. auff der burggaßen, 1.s. lb Pangratz Kellermann Schneidern vnd E. Ehrs. Zunfft der Schneider bütten ehevögtlicher weiß, 2.s. ist j. Eckh, hinden auff deß Stiffts Zum Jungen St. Peter Garthen stoßendt, davon Gehen 15. ß d Zinß dem Mehren Spithal alhie Jährl. auff (-) seind inn hguth abzulöß. mit 15. lb. sonsten freÿ ledig vnd eigen, vnd über bemelte beschwerdt hieher angeschlagen p. 185. lb. d
Darüber sagt i. t. Perg. Kbr. mit d. Statt Straßb. anhang. Cancelleÿ Contract Insig, verwahrt datirt den 16.ten Maÿ A° 1628. mit altem N° 4 et 8 signirt, so sich aber beÿ geg.wertig. Inventation nicht befunden.
Ergäntzung der fraw Wittib unveränderten Gueths, Auß dem über der fraw wittwen inn den Ehestandt Zugebrachter Nahrung in A° 1642. auffgerichtetem Inventario
Der Fraw Wittib vnveränderte Nahrung, Sa. haußraths 68, Sa.Silb. geschirr und Geschmeids 54, Sa. guldiner Ring 11, Sa. Pfenningzinß hauptguth 180, Sa. Schulden 57, Sa. Ergäntzung 159, Summa summarum 531 lb
Der Erben unverändert guth, Sa.guldinen Rings 1, Sa. Eÿgenthumbs vnd beßerung ane einer behausung 185, Summa summarum 186 lb – Schuld 57, Nach solchem abzug 128 lb
Die theilbare Verlaßenschafft, Sa. haußraths 59, Sa. weins vnd vaß 2, Sa. Silb. geschirrs 2, Sa. Guldinen Ring 2, Sa. baarschafft 128, Sa. Schuld 319, Summa summarum 515 lb – Schulden 386 lb, Nach deren Abzug 129 lb
Conclusio finalis Inventarÿ 789. lb – Vngiebig: vnd zweiffelhaffte Pfenningzinß hauptgüter 28, Vngewiß vnd Zweiffelhaffte Schuld in fraw wittib unveränderte Nahrung zugeltend 38, Vngewiß vnd Zweiffelhaffte Schulden in die theilbare Nahrung zugeltend 29
Eheberedungs Copia (…) dinstags den 8. Julÿ inn dem Jahr des herrn als mann Zahlte 1642.
Copia Codicillj – Im Jahr 1680 (…) Donnerstags den 28. Januarÿ oder Jenners, Zwischen fünff vnd Sechs uhren Nachmitag, beÿ dreÿ Hellbrennenden Liechtern (…) Persönlich kommen und erschienen der Wohl Ehrenvesten fürsichtig undt Weiße auch Wohl Vorgeachte Herr Nicolaus Reeb geschworner Käÿßerl. Notarius undt Eines Ehrsamen Kleinen Raths Jetzigen beÿsitzer und neben Ihme die Viel Ehren vnd tugendsame fraw Anna Sara Hääßin beede Ehegemächt und burgere Allhier Zu Straßburg, Er der herr zwar Kranck undt Zimlich schwach, dahero auff einem bette Ligend, Sie die fraw aber annoch gesund: gehendt und stehenden leibes auff einem Lehenstuhl an der bettlad sitzend (…) so wollen beede Codicillirende Ehepersohen, das die Jenige Codicillarische letzte willens Verordnung, so dieselbe vor etlich und dreÿßig Jahren beÿ Weÿl. herrn Notario Johann Peter Gündelln (…) angeben, dergestalt cassirt, annullirt und widerruffen haben (…) Dagegen vnd Sechstens, hatt der Herr Codicillator dießes geordnet (…) daß alß dann Jetzerwehntem seinem Eltern vnd verheuratheten Sohn Herrn Notario Johann Peter Reeben auff vnßerer Gnädig Gebiethenden herren der Herren Räth undt Ein und Zwantzig Obrigkeitlich interponirenden Consens, alle seine vorhandene Notariat geschäfft (übergebe) – Inn der burg; vnd St. Claren Gaßen gelegenen des Herrn Codicillatoris Eigenthümlich zuständigen bewohnenden Behaußung auch dero mittlern Wohnstuben mit den fenstern Inn daß Höfflein und bemelte Claren Gaß shend – Johann Thomann Tromer, Nots. Juratus Cæsareus

La veuve et les héritiers de Nicolas Reeb vendent la maison à leur fils et frère respectif Jean Pierre Reeb et à sa femme Marie Salomé. Les acquéreurs sont tenus de loger et de nourrir la veuve ou de lui verser une pension. En marge, quittance remise à Marie Salomé Lauth veuve de Jean Pierre Reeb en 1696

1682 (13.4.), Chambre des Contrats, vol. 552 f° 81
Fraw Anna Sara gebohrne Häßin, weÿl. Herrn Nicolai Reben Not: Publ: undt E.E. Kleinen Rhats beÿsitzers nunmehr seel: nachgelaßene Wittib, mit beÿstandt Herrn Johann Jacob Windisch deß haußfewrers Ihres vogts, Herrn Rudolph Stegen E.E. Kleinen Rhats beÿsitzers, undt Herrn M. Martin Reben, Jetzmahligen Pfarrers Zur Vierdenheim Ihres eheleiblichen Sohns
in gegensein Herrn Johann Peter Reben Notarÿ undt Mariæ Salome beÿder Eheleuth
eine behausung mit allen deren gebawen, begriffen, weithen, Zugehördten, rechten undt gerechtigkeiten alhier in der burggaß, einseit ist ein Eckh ahne der burggaß, anderseit ist ein eckh ahn St: Claræ gaß, hinden uff – stoßend gelegen, welche behausung umb 15. lb Capital dem Hospital alhier verhafftet – umb 235 lb
darbeÿ insonderheit angedingt worden, daß Sie die kauffende Eheleuth ged. Ihre resp: eheleibliche und Schwiegermutter, so lang es selbige gefällig beÿ Ihnen zu behalten und eine Cammer Zu Ihrem gebrauch Zulaßen, auch gegen Jährlicher Reichung 18. lb. 15 ß Costgelts mit eßen undt trinchken gebührend zu versorgen schuldig und verbund. sein sollen.
[in margine :] (…) in gegensein Fr. Mariæ Salome gebohrner Lauthin, hierinn gemeldten H. Johann Peter Reben Notarÿ seel. nachgelaßener wittib alß Mit Käufferin (quittung), Act. den 21. Januarÿ 1696.

Le notaire Jean Pierre Reeb épouse en 1677 Marie Salomé, fille du meunier Vendelin Lauth
Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (luth. f° 175, n° 30)
1677. 6 Maji, H. Joh. Peter Reeb Not. Publ. Hn Niclaus Reeben, Not. Cæs. ehelicher Sohn, J. Maria Salome Wendling Lauthen, deß Müllers hinterlaßene eheliche tochter (i 176)
Proclamation, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 270, n° 12) 1677. Eâd. Dominicâ [Jubilat. 6 Maÿ] Hr Johann Peter Reeb Notarius Imperialis Publ. Hn Nicolai Reeben, Notarÿ Imp. Publ. ehelichen Sohn, Vndt Jfr Maria Salome, Weÿl. Wendling Lauthen, gewesenen Spitzmüllers v. burg. alhier nachgel. eh. Tochter. Eingesegnet Eod. Die Alt. St Peter (i 283)

Marie Salomé Lauth veuve Reeb et Marie Salomé Reeb femme du tonnelier Jean Charles Ringler hypothèquent la maison au profit du brasseur Jean Philippe Brandhoffer

1713 (30.3.), Chambre des Contrats, vol. 586 f°
197-v
Maria Salome Reebin geb. Lauthin Wittib so ohnbevögtigt mit beÿstand Johann Daniel Bergers handelß Manns, So dann Johann Carl Ringler der jungere Kieffer und Maria Salome geb. Rebin mit beÿstand H. Johann Jacob Lauthen Müllers auff der düntzenmühl und Johann Daniel Hahnen deß Meelmanns Ihrer Vetter
in gegensein Johann Philipp Brandhoffers Bierseders zum guldenen löwen – schuldig seÿen 250 pfund
unterpfand, hauß höfflein hind. gebau mit allen gebäuen, rechten und gerechtigkeiten allhier ahn d. burggaßn einseit ist ein Eck ahne ged. gaß, anderseit ist ein Eck ahne St Claræ gaß hinten auf d. Pfundzoller gaß

Marie Salomé Lauth veuve Reeb loue la maison entière à Catherine von der Griedt veuve Dubois

1713 (ut ante [28.11.], Chambre des Contrats, vol. 586 f° 679-v
Maria Salome Rebin wittib geb. Lauthin beÿständlich Joh. Carl Rieglers kiefers weilen unbevögtigt
in gegensein frn Cath: Dubois wittib geb. von der Griedt beÿständlich Joh: Caspar Mühlbergers specerirers weilen unbevögtigt
entlehnt, ihr gantzes hauß allhier zu end der burggass einseit ist ein eck ahn der Pfundzollergass gelegen biß auf zwo Cammeren unter dem Tach, auf ein jahr lang anfangend auf Weÿn: 1713 – um einen jährlichen Zinß nemlich 25 lb
[in margine :] hierinnen stehende Entehnerin beÿständlich Joh: Daniel Lang handelsmanns in gegensein hieinnen besagter verleiherin beÿständlich H. M. Ißrael Dieterlin præcept: inferioris gymn:, (…) cassirt den 28. Aprilis. 1714

Marie Salomé Lauth meurt en 1726 sans enfant après avoir institué ses héritiers par testament. L’inventaire est dressé dans la maison de Jean Jacques Lauth, l’un des héritiers, sur la Placette près des Moulins (actuelle rue des Moulins). L’actif de la succession s’élève à 991 livres, le passif à 99 livres.

1726 (3. X.bris), Me Brieff (Jean Philippe, 6 Not 11) n° 190
Inventarium und beschreibung aller Haab, Nahrung und güthere, liegend und vahrender überall nichts davon ausgenommen, so weÿland die viel Ehren: und tugendbegabte Fraw Maria Salomea Reebin gebohrne Lauthin weÿland deß Ehrenvest und Rechtsgelehrten herrn Johann Peter Reeben geweßenen Notarÿ Publici und burgers allhier hinterlaßene Fraw witib, nach Ihrem am 21.ten Novembris 1726. genommenen tödlichen hinscheiden hinter sich Verlaßen – Straßburg den 3.ten Decembris 1726.
Die Verstorbene Fraw Reebin seel. hat per Testamentum §° undecimo Zu Erben eingesetzt. 1. Weÿland Herrn Johann Philipp Lauthen geweßenen burgers vnd Müllers Zu Hackmatt hochgräffl. hanau Liechtenbergischer herrschafft mit der viel Ehren vnd tugendbegabten frawen Anna Catharina gebohrner Wehrlerin Ehelich Erzeugte vnd hinderlaßene Kinder mit nahmen Johann Philipp Lauth Leediger Müller Zu Wolffish., Catharina Salome leedigen Standes, Johann Michel beÿ dem Müller in den Lehrjahr, hanß Jacob, Maria Barbara, Johann Daniel, Maria Elisabetha vnd Johannes Lauthen, deren Vogt H. Christmann Beck burger vnd weißbecken Zu Ernoltzheim vor welche ernante Ihre Mutter vnd der herrn Vogt beÿ dem geschäfft erschienen vnd demselben abgewartet, In den Ersten Stamtheil,
2. die viel Ehren vnd tugendbegabte Frau Anna Catharina gebohrne Lauthin deß wohll Ehrwürdig vnd wohlgelehrten herrn M. Johann Jacob Beÿer Treufleißigen Pfarrers Zu Enßheim Eheliche haußfraw, Item Herrn Johann Jacob Lauthen burger und weißbecken allhier, Mehr Anna Mariam Leedigen standes, vnd dann H Johann David Lauthen burgern vnd Carthaußer Müller allhier, dieße Vier weÿland deß Ehrengeachten Hern Johann Jacob Lauthen geweßenen burgers und dintzenmüllers mit auch weÿland der Viel Ehren: und tugendbegabten Fr. Anna Catharina gebohrne Kleinin eheliche erziehlte Kinder in den andern Stamteil,
3. weÿlandt Herrn Johann Balthasar Lauthen geweßenen burgers und gerichtsschöffen Zu Hangenbiethen Ihres bruders seel. mit S. T. Frauen Catharina Hammin* ehelich hinterlaßenen Kinder und repective Enckel mit nahmen Annam Margaretham Lauthin herrn Johann Jacob Reimanns burgers und Seÿfensieders alhie eheliche haußfrau, Anna Dorothea gebohrne Lauthin nunmehr seel. mit Herrn Johann Hahnen burgern und Metzgern in der Ruprechtsau ehelich erziehlte dreÿ Kinder sein Balthasar Lauthen hinderlaßene Enckeln Johann Hahn, Philipp Hahnen vnd Annæ Dorotheæ deren Vogt herr Johann Martin Lauthen burger alhier vnd Müller in der Ruprechtsau, Johann Balthasar Lauth, burger und Müller Zu Hangenbiethen, In den dritten Stamtheil,
Viertens herrn Johann Daniel Schmutzen burgers vnd Fischkäuffers allhier mit der Viel Ehren und tugendbegabten Frauen Maria Salome gebohrner Hahnin ehelich erzeugte Kinder nahmentlich S. T. Fr. Margaretha geb. Schmutzin H Friderich Wÿdenmans burgers und Tabackbereiters eheliche haußfrau, Johann Daniel Schmutzen, burgern vnd Fischkäuffer, Johann Jacob Schmutzen, burgern vnd Fischkäuffer, Jgfr. Mariam Salomeen leedigen standes, Jgfr. Evam Catharinam Schmutzin, leedigen standes, Jgfr. Annam Mariam Schmutzin, leedigen standes dann Jgfr. Susannam Mariam Schmutzin, leedigen standes, in den Vierten und letzten Stammtheil

der Haußrath, welcher sich in einer allhier in der Statt Straßburg auff dem Plänel ohnfern der dintzenmühl gelegenen H. Johann Jacob Lauthen E. E. großen Raths jetzmahligen beÿsitzers eigenthümlich zuständigen behaußung sich befunden
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. haußraths 106, Sa. Silbers 12, Sa. goldener Ring 15, Sa. baarschafft 103, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 699, Sa. Activorum 44, Summa summarum 991 lb – Schulden 99 lb, Gantze restirende Verlaßenschafft 891. lb
Anderwertiger Abzug dießes Inventarÿ dem Stalltax nach

Marie Salomé Lauth veuve Reeb vend 850 livres la maison au maçon Jean Louis Dubois

1714 (28.3.), Chambre des Contrats, vol. 587 f° 214
(850) Maria Salome geb. Rebin wittib geb. Lauthin beÿständlich Joh: Daniel Hahn müllers auf der habermühl
in gegensein Johann Ludwig Dubois maurers und steinhauers
Eine behausung mit allen deren gebäuen, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und Gerechtigkeit in der burggass, einseit ist ein eck ahn der burggaß, anderseit ist ein eck ahn St Claræ, hinten auff auf eine gass – um 250 capital verhafftet, geschehen um 600 pfund

Fils d’un soldat de l’ancienne garnison de Strasbourg, Philippe Louis Dubois acquiert le droit de bourgeoisie par sa fiancée Anne Roos
1689, 4° Livre de bourgeoisie p. 563
Hanns Philipp Ludwig Dubois der Maurer Vndt Steinhawer Von hier gebürtig, Jacob Dubois des geweß: Soldaten beÿ Vormahlig. hiesig. garnison ehel. sohn, empfangt das burgerrecht Von Anna Roßin, deßen Verlobten gratis ist annoch ledigen standts Vnd will beÿ E: E: Zunfft der Maurer dienen. Jur: den 18. Xbris 1689

Baptême catholique d’un enfant de Philippe Dubois et de Dorothée Fill
Baptême, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 182) Die quarta Martÿ A° 1693 Baptizata est Maria Elisabeth Philippi Boÿ civis Argentinensis et Dorotheæ Fielin argentinensis conjugum filia legitima Quam susceperunt (…) i 94

Philippe Louis Dubois revend quelques mois plus tard la maison au même prix 850 livres à Marie Claude de La Tour, femme du tapissier Noël Camel

1714 (8.11.), Chambre des Contrats, vol. 587 f° 798
(850) Philipp Ludwig Dubois maurer steinhauer [unterzeichnet] Philipp lutwig dubois
hatt in gegensein Marie Claude de La Tour Noël Camel tapissiers haußfrau beÿständlich H. Jacques Le Roy handelsmanns weilen unbevögtigt [unterzeichnet] marie claude delatour camel
eine behausung mit allen deren gebäuen, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und Gerechtigkeiten l in der burggass einseit ist ein eck ahn der burggass anderseit ein eck ahn St Claræ gass hinten auf eine gass – um 250 und 525 pf verhafftet, geschehen um 75 pfund

Noël Camel et Marie Claude de La Tour font baptiser un enfant à Saint-Laurent en 1686
Baptême, Saint-Laurent (cath. p. 217) Eodem [9. 10.bris 1686] die Baptizatus est Joannes jacobus filius natalis camel & mariæ claudiæ delatour civium ciuitatis patrinus (…), i 116

Le corps des tapissiers demande de fermer la boutique de Marie Claude de la Tour, femme séparée du tapissier Noël Camel, parce que son fils ne met pas à exécution sa promesse de devenir bourgeois et passer son chef d’œuvre. La défenderesse argue que son fils vient de revenir d’un séjour à Paris. Elle remet ensuite un mémoire en français dans lequel elle expose qu’après trois tentatives de réconciliation elle s’est séparée de son mari par sentence judiciaire. Elle a l’intention de devenir bourgeoise pour continuer à exercer son métier.
Les tapissiers rappellent qu’elle a été condamnée l’année précédente à renvoyer un employé et à se contenter de faire travailler son fils. Marie Claude de la Tour répond que son fils est emprisonné à Paris pour avoir commencé à dissiper le bien de son père ; elle sollicite le droit d’avoir un compagnon pour rembourser ses dettes. La commission estime qu’il y a lieu d’autoriser la défenderesse à employer un soldat. Les Quinze décident de lui accorder un tapissier.

1708, Protocole des Quinze (2 R 112)
Claudine de la Tour Noel Camels geschiedene fr. Ca. die Tapissiers
(f° 22-v) Sambstags den 28.ten Januarÿ 1708. E. E. Meisterschafft der Tapissiers Ca Noel Camels Fr.
S. noîe EE Mstrsch. der Tapissiers Cit. per Sched. Mad.lle Camel Noel Camels fr. weilen Citata MGHh. bescheidt alß ihr sohn burger werden, undt das Meisterstück machen solle biß dahero nicht parirt, alß bittet unterth. Ihro den Laden schließen Zu laßen.
K. weilen Prplin ihrem Sohn gewißer ursach halben an einem gewißen Orth einthun laßen, undt derselbe vor einigen tagen vor einer Viermonath. reiße von Pariß Zurückh gekommen, im übrigen wie in beygehender req.te Zu ersehen, sich in alhießiges burgerrecht begeben willen alß bittet Gegnern abzuweißen, und deputaônem gd Zu erkennen
S. Prpales bitten manutenentz des belobten bescheids. Erk an die Obern Handwercks Hn. gewießen.

(f° 30) Freÿtags den 3.ten Februarÿ 1708. Claudine de la Tour Noel Camels geschiedene fr. Ca. die Tapissiers
Iidem [Ober Handwercks Hn] laßen durch herrn Friden referiren, daß Claudine de la Tour femme separée de Noel Camel maistre Tapissier Eine frantzösische requeste wider die Meisterschafft der Tapissiers vbergeben dahin gehend, daß weilen Sie von Noel Camel ihrem Ehemann nach dem Sie sich Zum 3.ten mahl mit demselben reconcilirt durch richterlich. spruch geschieden worden, Sie nunmehr resolvirt were, burgerin allhier Zu werden, vnd für handtierung vmb sich ehelich auff zu bringen Zu continuiren mit vnderth. bitten, sie in das burgerrecht auff vnd anzunehmen vnd ihr Zuvergönnen, daß Sie einem teppichmacher gesellen annehmen vnd halten möchte,
auff beschehener remission habe man, alß von dießer sach geredt word., sich gleich errinnert daß Implorantin in vorigem jahr /vide Protocoll f. 84.b/ ein bescheid dahin erhalten daß Sie den damahls beÿ sich gehabten menschen namens Loni abschaffen, hingegen mit ihrem Sohn sich contentiren solte, vnd derselbe burger werden vnd das Meisterstück verfertigen solle allein hette die Implorantin beÿ der Deputation berichtet, daß ged. ihr Sohn nicht mehr allhier sondern Zu Paris enfermirt seÿe, weilen Er sein Vatter anfangen Zu debauchiren, Zu spielen vnd das guth Zu Verthun, vnd weilen Sie niemand alß Zwo Mägdl beÿ sich habe, vnd mit ihnen nichts verdienen könte, so wolte Sie vnd.th. gebetten haben, ihr so lang der Krieg wehret, einen gesellen Zuerlauben, deme Sie die gemachte schulden nach vnd nach bezahlen Könte, anbeÿ sich anerbietig gemacht burgerin Zu werden,
noîe der Meisterschafft habe David Braun gebetten, es beÿ vorgen bescheid Zulaßen, vnd Sie beÿ ihren articulen zu mainteniren Zu mahlen der Implorantin Mann auch Ein Tapissier were, vnd das recht hette eine boutique auffzurichten.
Auff seithen der herren Deputirten habe mann davor gehalten, daß Implorantin vmb vorgebrachte vrsachen willen in ihrem begehren also willfahrt werden Könte, daß Sie einen soldaten halten, doch für dergleich burgerin werden solte.
Erk. Würd der bedacht beliebt, doch daß Implorantin ahne statt eines soldaten Ein Tapissier gesellen annehmen möge, vnd fürderlich burgerin werd. Solle.

Fille d’un marchand de Paris, Marie Claude de la Tour devient bourgeoise en 1708 et tributaire au Miroir
1708, 3° Livre de bourgeoisie p. 1269
Maria Claude de la Tour Von Paris, Weÿl. Antoine de la Tour gew. Kauffmanns daselbst hinterl. Tochter, erkaufft des Burgerrecht p. 2. goldR. 16. ß. Wird beÿ E. E. Zunfft der Spiegel dienen. Promis. d. 24. Ejusd. [Martÿ] 1708.

Marie Claude de la Tour demande aux Quinze d’annuler l’amende que lui a infligée le corps des tapissiers pour avoir confectionné un matelas en étoupe. Elle prétend qu’il était destiné à sa servante et non à la vente et que le matelas n’est pas sorti de la maison. Les tapissiers prétendent pouvoir prouver le contraire. L’affaire est remise jusqu’à audition des témoins.
1709, Protocole des Quinze (2 R 113)
Marie Claudine de la Tour femme separée de Noel Camel Ca. E. E. Meisterschafft der Tapissier
(f° 169) Sambstags den 3.t Augusti 1709. Marie Claudine de la Tour femme separée de Noel Camel Ca. E. E. Meisterschafft der Tapissier
Reis pro K. u. Marie Claudine de la Tour femme separée de Noel Camel burgerin vndt Tapissierin C. E. E. Meisterschafft der Tapissier, Citati haben Prplin wegen einer Couuert umb 10. lb d ahngehört vnd ohnverantworttet gestrafft, so Sie nicht verwürckt Zu haben vermeint, alß bittet deputationem et facta relatione absolutionem ref. exp.
S. Citatus præsens berichtet daß es allein 10. Liures tournois setzen vndt bittet es beÿ angesetzter straff zu laßen. R. priore.
Erkandt, an die Oberen Handwercks Hh. gewießen.

(f° 179) Freÿtags den 16.t Aug. 1709. Marie Claudine de la Tour Ca. die Meisterschafft der Tapissiers
Iidem [Obere Handwercks Herren] per Hn Friden es habe Marie Claudine de la Tour femme separée de Noel Camel Ca. die Meisterschafft der Tapissiers geklagt, deß Selbige Sie umb 5 R. gestrafft hetten, anbeÿ umb deren erlaßung gebetten,
Vndt alß man die Parthen ferner angehöt, habe Klägerin beditten, Sie were wegen einer Von Kuder gemachten Matratz da die Sach doch nicht dabeÿ war abgestrafft worden, welche Sie nicht auff den Kauff sondern vor ihre magdt wie sie sich deren auch bedienen,gemacht habe, vndt wann Klägere schon vorgeben, daß Sie solche über die Gaß tragen laßen, so seÿe es doch nicht alßo, vndt werden beklagte es nicht erweißen können.
Worauff Gegentheil einen Extract aus dero Protocollo vorgelegt, dahin gehendt daß die Klägerin die Matratz über die Gaß tragen laßen, vnd verkauffen wollen, so wid. ihre Articul seÿe.
Auff seithen der Herren Deputirten habe man davor gehalten weilen die klägerin darauff bleibe, daß Sie die matratz quæstionis nich über die gaß tragen laßen vndt verkauffen wollen, beklagte solches erweißen, alß dann ferner von der sach geredt werden könte. Erk. Bedacht gefolgt.

La maison a été attribuée à son ancienne propriétaire pour compenser les sommes que lui devait Marie Claudine de la Tour. Marie Salomé Lauth veuve de Jean Pierre Lauth revend 650 livres la maison en 1722 au maître maçon Jean Conrad Gassner et à Marie Dorothée Negelin

1722 (28.4.), Chambre des Contrats, vol. 596 f° 273-v
(650*) Fr. Maria Salome geb. Lauthin weÿl. H. Johann Peter Reeben gewesten Not. Publ. alhier nachgelaßene Wittib so ohnbevögtigt beÿständlich Johann Jacob Brion des Küblers, Ferner H. Johann Breßler apothecker und H. Peter Herrmann Klein beede E.E. Kleinen Raths jetzmahlige beÿsitzer
in gegensein Johann Conrad Gaßner des Maurers und Mariæ Dorotheæ geb. Negelinin
demnach sie Reebische wittib ahne Marie Claudine de la Tour geweßte Tapezierern allhier 525 lb ahne capital zu fordern hatte wegen derer insolvabilitæt (…) besagte la Tourische oder Camelische behausung bestehend in Vorder: und hinderhauß hoff und hoffstatt mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, Rechten und gerechtigkeiten allhier ahne der Burggaß, einseit ist ein eck ahn St Claræ gäßlein anderseit neben (-) dem Schuemacher hinten auff Hn. Obrecht des Kornmeisters gartten (solche behausung wieder entschlagen – um 250 pfund verhafftet, geschehen um 400 pfund)

Jean Conrad Gassner et Marie Dorothée Négelin hypothèquent la maison au profit du marchand François Pierre Crugot pour en régler le prix d’achat et les travaux

1722 (28.4.), Chambre des Contrats, vol. 596 f° 275
Johann Conrad gaßner der Maurer und Maria Dorothea geb. Negelinin beÿständlich H. Kleinen und H. Breßler Beeder EE. kleinen Raths beÿsitzer
hatt in gegensein H. Frantz Peter Crugot handelsmanns – schuldig seÿen 550 pfund zu erkauffung und bezalung auch verbeßerung hieunter beschriebener behausung
hypothecirt, die aus deßen Vorschuß theils bezahlt theils meliorirte Behausung hoff und hoffstatt p. allhier in der Burggaß, einseit ist ein eck ahn St Claræ gaß hinten auff die Pfundzoller gaß

Ils revendent la maison quelques mois plus tard à Jean Georges Herrmann, curé de Niederschæffolsheim

1722 (3.8.), Chambre des Contrats, vol. 596 f° 457-v
(1000) Johann Conrad gaßner der Steinhauer Maurer und Anna Dorothea geb. Negelinin
in gegensein Hn Johann Georg Herrmann Catholischen Pfarrers zu Nieder Schäffolßheim
eine behausung bestehend in vorder: und hinderhauß hoff und hoffstatt mit allen deroselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten ahne der Burggaß, einseit ist ein eck an St Claræ gäßlein anderseit neben Niclauß Bürel dem Schuhmacher und Hn. Obrecht dem Kornmeister hinten auff die Pfundzoller: gaß – um 250 und 550 pfund verhafftet, geschehen um 200 pfund

Biographie de Jean Georges Herrmann dans le répertoire de Kammerer
N° 2202-a Jean Georges Herrmann
c. Bischheim, mai-oct. 1696
c. Duppigheim, déc. 1696-mai 1704
c. Niederschæffolsheim, avr. 1704 (G 1423, 156), rés. nov. 1724 (6 E 41, 1536)
c. Obersteinbach, oct. 1725 (VB), encore déc. 1727 (G 6327, 197)
c. Honau, rés. jan. 1734 (G 6179/1, 80)

Jean Conrad Gassner hypothèque au nom de Jean Georges Herrmann, pour lors curé à Obersteinbach, la maison au profit du marchand Daniel Bœhler

1725 (27.2.), Chambre des Contrats, vol. 599 f° 120
Johann Conrad Gaßner der Maurer Steinhauer als mandatarius und im Nahmen H. Johann Georg herrmann Catholischen Pfarrer zu Obersteinbach gräffl. hanauischer herrschafft
in gegensein H. Daniel Böler handelsmanns – schuldig seÿen 50 pfund
hypothecirt, Eine Behausung hoff und hoffstatt cum appertinentÿs auff der Burckgaß, einseit ist ein eck ahne der Pfundzollergaß anderseit neben H. Obrecht dem Kornmeister

La maison appartient quelques années plus tard au précepteur Jean Günther, fils d’aubergiste, et à sa femme Anne Brosius, fille d’un cultivateur de Hangenbiethen : contrat de mariage, célébration

1729 (23.3.), Me Kolb (Abraham, 22 Not 23) f° 96
(Eheberedung) zwischen dem Ehrengeachten Hn Johannes Günther dem Studioso undt informatori allhier Zu Straßburg alß hochzeitern ane Einem,
So dann die Tugendsame Jfr. Anna Broßiußin, weÿl. Martin Proßius geweßten ackersmanns Zu Hangenbiethen Hochfürstl. hanaw Lichtenbergischer herrschafft hinterlaßene Ehelicher dochter der Jfr. Hochzeiterin andern theills – Straßburg den 23. Martÿ A° 1729 [unterzeichnet] Johannes Günther Als Hochzeiter, b der hochzeiterin Zeichen

Mariage, Sainte-Aurélie (luth. f° 120-v)
1729. Mont. d. 3. Octob: seind auff erlaubnus Regirendem Hn Ammeisters im hauß Ehel. copulirt und eingesegnet worden, H Johannes Günther studiosen vnd burger alhier, weil H. Theobald Ginthers Gastgebers v. burgers allhier nachgel. Ehel. Sohn, vnd Anna, wel. Martin Brosius, burgers v. Ackersmanns Zu Hangenbiethen nachgel. Ehel. Ehel. Tochter [unterzeichnet] Johannes Günther als Hochzeiter, Anna Brosius Zeichen o (i 124)

Jean Günther loue une partie de sa maison au comédien Antoine du Bocage

1735 (16.4.), Chambre des Contrats, vol. 609 f° 296
Johannes Günther Informator privatus
in gegensein H. Antoine Du Boccage Comedien du Roy beÿ hiesiger Comoedie employiert
In seiner dem verlehner eigenthümlich zuständigen ane der Pfundzoller: gaß, einseit ist ein eck an der Burggaß und an St Claræ gäßlein anderseit neben weÿl. David Brenners dem weißbecken hinten auff den verlehner selbst gelegene Behausung, Unden den gantzen gewölbten Keller, Eine Stiege hoch Eine stuben Kammer und Kuchen, zwo stiegen hoch zwo Kammeren und eine Vorbühn, so lange zeit als der verlehner beÿ hiesiger Comoedie employirt sein und bleiben wird – anfangend von ersten fürwährenden Monats aprilis, um einen jährlichen Zinß nemlich 42 pfund

La maison revient ensuite à la fille des précédents, Anne Dorothée Günther, qui épouse en 1764 l’aubergiste Jean Hœrter : contrat de mariage, célébration

1764 (14.6.), Me J. Henri Thenn (6 E 41, 748) f° 66
(Eheberedung) zwischen dem Ehren und wohl vorgeachten H. Johann Hörter, gastgeber wittiben und burgern allhier alß hochzeitern ane einem,
So dann der Ehren und tugendbegabten Jungfrauen Annä Dorotheä Güntherin, weÿland H. Johann Günthers geweßenen Informatoris und burgers allhier mit frauen Anna gebohrne Prosiin seiner hinterbliebenen wittib ehelich erziehler tochter alß der Jungfrauen Hochzeiterin unter assistentz S. T. H. Johann Daniel Langheinrichs, Notarÿ publici jurati und berümbten Practici allhier ane dem andern theil – Straßburg Donnerstags den 14. Junÿ Anno 1764 [unterzeichnet] Johannes Häurtter, als Hochzeiter, Anna Dorothea güntherin als hochzeiterin

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 26, n° 10)
Anno 1764, Mittwoch den (…) 9. Julÿ auff schrifftliche erlaubnus des Regierenden Herr Ammeisters Langhanßen morgens um neuen uhr zu hauß copulirt worden mit nahmen H. Johannes Hörter gastgeber und burger allhier Wittwer und Jgfr. Anna Dorothea Güntherin des weÿland H. Johannes Günters gewesenen Informatoris und burgers allhier hinterlassene eheliche tochter [unterzeichnet] Johannes Härtter alß hochzeiter, anna dorothea güntherin als hochzeiterin

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dont la minute n’est pas conservée

1764, Me Thenn (Répertoire 6 E 41, 664-5) n° 139
H. Johann Hörter Gastgebers und Frauen Annä Dorotheä gebohrner Güntherin, beeder Eheleute und burgere alhier Illata

Jean Hœrter et Anne Dorothée Günther louent une partie de la maison au receveur de familles nobles Jean Philippe Gœring

1773 (10.9.), Chambre des Contrats, vol. 647 n° 350
H. Johann Härter der gastgeber nahmens seiner ehegattin Fr. Dorothea geb. Güntherin
hatt in gegensein H. Johann Philipp Göring des schaffners mehreren adelischen familien
lehnungs weiße, in sein des verlehners eigenthümlich zuständig theils ane der Pfundzoller theils ane der Burg gaß gelegener Eckbehausung zweÿ wohnungen davon die einte im 1. stock in einer stub, stubkammer nebst kuchen bestehet, die andere in dem zweÿten stock gleichgestalten eine stub stubkammer und kuchen in sich haltet, ferner im dritten stock dreÿ kammern samt der bühn so dann zweÿ unterschlagenen keller nebst einen altan, übrigens die gemeinschafftilch gebrauch des hoffs, bronnen nebst dem s.v. proveÿ, sothane zweÿ wohnungen den aussicht in der Burg gaß (haben) – auff innstehenden Michaelis anfangend, um einen jährlichen Zinß nemlich 80 gulden

Le cabaretier Jean Hœrter loue la maison à Anne Marie Schætzel veuve du docteur en médecine Jean Henri Behr

1784 (12.7.), Me Lacombe (6 E 41, 195) n° 53
Jean Haerter Cabaretier au Grenadier fauxbourg de St Jean, bail pour 6 années consecutives à commencer à la St Michel prochaine
à De Anne Marie Schaetzel veuve de M. Jean Henri Behr Docteur en medecine
la maison qui appartient au bailleur en cette ville rue ditte Pfundzoller gass donnant sur le jardin de Mgn le Maréchal de Contades faisant le coin de ladite rue vis à vis la Glacière, sans en rien excepter ny reserver – moyennant un loyer annuel de 200 livres
[in fine :] 12 juillet 1784, Mad. veuve Behr cède à Dlle Elisabeth Goering majeure le bénéfice dudit bail

L’inventaire dressé après la mort de Dorothée Günther veuve de Jean Hœrter n’est pas conservé

1797 (18 pluviose 5) Strasbourg 1 (12), Me Lacombe, Fantôme, vide boëte 15
Inventaire de la succession de Dorothée Günther veuve de Jean Hoerter, décédée le 9, à la requête de Philippe Jacques Roth et autres
actif, mobilier 2282 fr
deux maisons à Strasbourg
Enregistrement de Strasbourg, acp 45 f° 70-v du 28 pluv. 5

Les héritiers de Dorothée Günther veuve de Jean Hœrter vendent la maison à Clément Momy

1797 (29 ventose 5), Strasbourg 1 (12), Me Lacombe n° 27
(le 19 ventose an V) Adjudication À la requête des Cit. Philippe Frédéric Heuss, notaire public, et Michel Meyer, ouvrier à l’Arsenal de cette ville en qualité de mandataires des héritiers de la C. Dorothée Günther veuve de Jean Hoerter, Plus à la requête du C. François Patin, Employé a l’administration Municipale de la Commune de Strasbourg, en qualité de mary et légitime administrateur des biens de Catherine Perot son épouse et Philippe Jacques Roth, officier de santé agissant tant pour lui que pour et au nom de Caroline Christine et Marguerite Madeleine Roth toutes deux majeures d’ans
au Cit. Clement Momy
deuxième enchere de la maison provenant de ladite succession sise en cette commune Rue du fort donnant du Devant dans la Rue de Ste Claire du côté droit dans la rue dite Pfundzollergaß Portant N° 9 et y aboutissant a la maison de thuringer et du côté gauche dans ladite rue du Fort portant le N° 16 et y aboutissant ladite maison de Thuringer, pour 6000 livres, le 25 ventose
le 29 ventose, vendue 7700 livres
– Acte du 4 ventose an V, Procès verbal d’enchère à la requête du C. Michel Meyer ouvrier à l’Arsenal de cette ville et de Philippe Frédéric Heuss notaire public tous deux en qualité de mandataires des héritiers de la C. Dorothée Günther veuve de Jean Hoerter
une maison provenant de ladite succession sise en cette ville Rue du fort n° 16 donnant du côté droit dans la rue dite Pfundzoller Gass portant le N° 9 et y aboutissant à la maison de Thuringer et du côté gauche dans la rue du Fort portant le N° 16, criée 6000 livres – le 12 ventose, aucun amateur)
Enregistrement de Strasbourg, acp 46-49 f° 70-v du 2 germinal 5

Inventaire après décès d’une locataire, Marguerite Madeleine Schultz veuve de Louis Regnard Resch, conseiller des Finances du Grand Duc de Darmstadt

1821 (4.6.), Strasbourg 9 (anc. cote 43), Me Hickel n° 769
Inventaire de la succession de Marguerite Madeleine Schultz veuve de Louis Regnard Resch, ancien conseiller des Finances du Grand Duc de Darmstadt et en dernier lieu inspecteur des forêts à Bouxwiller, décédée à Strasbourg le 25 mai dernier – à la requête de 1. Charles Régnard Daniel Resch, marchand épicier, 2. Louise Charlotte Resch épouse de Gotthelf Herrmann, ébéniste à Mühlhausen (Haut Rhin), 3. Françoise Wilhelmine Resch épouse de Frédéric Evrard Mann, tonnelier, 4. Charles Louis Frédéric Resch, marchand épicier, 5. Charles Frédéric Schultz, tondeur de draps mandataire de Me Nicolas Henri Roesch notaire à Bouxwiller, héritiers pour un cinquième de leur mère
dans la maison rue du Fil n° 9 appartenant à Clément Momy occupée en partie par la présente succession
mobilier 552 fr, passif 454 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 152 F° 176-v du 5.6.

Clément Momy meurt célibataire en 1823 en délaissant pour héritiers son frère et sa sœur

1823 (26.6.), Strasbourg 12 (42), Me Rencker n° 2662
Inventaire de la succession de Clément Momy, propriétaire décédé le 5 janvier dernier – à la requête d’André Romain Momy, propriétaire, Marie Anne Momy majeure, frères et sœurs fu défunt
Observation, Les requérants observent qu’au décès dudit Clément Momy leur mère Marie Mühlbauer veuve de Jacques Momy vivait encore, qu’elle est décédée le 18 mars dernier et qu’ils recueillent la totalité de la succession

dans la maison du défunt rue du Fil n° 9
garde robe 197 fr, créances 31 716 fr
immeubles, une maison avec petite cour & dépendances sit str rue du Fil n° 9, d’un côté le Sr Durringer tailleur, d’autre le Sr Martzloff jardiner, devant la rue du Fil, derrière la rue du Fort – acquis de la succession de Dorothée Herter née Gunther par acte reçu Me Lacombe le 19 ventose an V
une petite maison rue de l’Argile n° 9, d’un côté la veuve Knopffler, d’autre Jacques Koebelé, devant la rue de l’Argile, acquis par jugement d’adjudication en date du 9 octobre 1817
Enregistrement de Strasbourg, acp 163 f° 131 du 28.6.

Sa mère Anne Marie Mühlbauer veuve de Jacques Momy meurt peu après. Les immeubles qui figurent à son inventaire proviennent de son fils Clément

1823 (6.8.), Strasbourg 12 (42), Me Rencker n° 2737
Inventaire de la succession d’Anne Marie Mühlbauer veuve de Jacques Momy décédé le 18 mars 1823 – à la requête d’André Romain Momy, propriétaire et d’Anne Marie Momy, majeurs ses enfants

dans la demeure rue du Fil n°9
mobilier 659 fr, argent 84 fr, créances 8445 fr, ensemble 9188 fr
immeubles, le quart d’une maison rue du Fil n° 9
le quart d’une maison rue de l’Argile n° 16
le quart indivis d’une maison avec petite cour & dépendances située à Strasbourg rue du Fil n° 9, d’un côté le Sr Durringer tailleur, d’autre le Sr Martzloff jardiner, devant la rue du Fil, derrière la rue du Fort
le quart indivis d’une petite maison rue de l’Argile n° 9, d’un côté la veuve Knopffler, d’autre Jacques Koebelé, devant la rue de l’Argile
Enregistrement de Strasbourg, acp 164 f° 63-v du 12.8.

André Romain Momy et Anne Marie Momy exposent la maison aux enchères. Seule la covenderesse fait une mise

1823 (15.10.), Strasbourg 12 (42), Me Rencker n° 2832
Cahier des charges – à la requête d’André Romain Momy, propriétaire, et d’Anne Marie Momy, majeure, d’une maison et dépendances recueillie dans la succession de Clément Momy leur frère
Désignation des immeubles à vendre, une maison sise à Strasbourg rue du Fil n° 9 & une autre en dépendant donnant dans la rue du Fort n° 16, avec cour balcon & autres appartenances, d’un côté le Sr Durringer tailleur d’habits, d’autre le Sr Martzloff jardinier, devant la rue du Fil, derrière la rue du Fort – acquis par Clément Momy de la succession de Dorothée Hoerter née Günther pat acte d’adjudication reçu Me Lacombe le 19 ventose an V – mise à prix 10 000 francs
procès verbal d’enchère du 11 9.bre n° 2853, à Marie Anne Momy pour 10 200 fr, l’adjudication fixée au 20 courant [pas d’acte]

André Romain Momy vend la maison à sa sœur Anne Marie Momy

1824 (21.1.), Strasbourg 1 (43), Me Rencker n° 2985
André Romain Momy, propriétaire
à Anne Marie Momy, fille majeure
qu’ils sont propriétaires par indivis d’une maison sise à Strasbourg rue du Fil n° 9 et d’une autre en dépendant rue du Fort n° 16 avec cour, balcon & autres dépendances, d’un côté le Sr Durringer tailleur d’habits, d’autre le Sr Martzloff jardinier, devant la rue du Fil, derrière la rue du Fort, lesquelles maisons leurs sont avenues dans la succession de Clément Momy leur frère
André Romain Momy, propriétaire cède la moitié indivise à Anne Marie Momy, fille majeure – le trumeau au deuxième étage appartient à Dlle Momy – acquis de Dorothée Hoerter née Günther par adjudication reçue Me Lacombe le 19 ventose 5 – moyennant 6000 francs
Enregistrement de Strasbourg, acp 166 f° 85-v du 22.1.

Anne Marie Momy meurt célibataire après avoir institué son frère légataire universel. Elle assure à sa servante Marguerite Glad native de Mertzwiller l’habitation dans un logement de sa maison

1850, Enregistrement de Strasbourg, ssp 108 (3 Q 31 607) f° 50-v du 1.3. ssp du 4.3.1830
Testament – Je soussignée Anne Marie Momy rentière domiciliée et demeurant à Strasbourg rue du fort n° 16 ai fait et arrêté mon testament olographe de manière suivante
(…) je donne et lègue à Marguerite Glad ma servante natif pour reconnaissance savoir un lit complet (…) je ordonne je laiserai ma maison rue du fort mon deces que ladite Marguerite Glad aie un logement dans la maison n° 9 rue du fil composé d’une chambre à rez de chaussée tenant à la cuisine avec une petite cave, place dans la cour, petite écurie pour mettre son boius, droit sur le grenier pour son lingé, si ça lui convient plus on lui donnera 25 francs payé d’avance tous les trois mois la vie durant (…)
Je donne et lègue le restant de ma fortune à Jacques Momy et Joseph Momy mes frères employés domiciliés autrefois à Strasbourg actuellement absents sans nouvelles depuis 17 ans et cas ou ils ne se représenteraient plus ni l’un ni l’autre ou les enfans d’eux après 34 annéesà compter du jour de leur disparition ma fortune doit revenir à André Romain Momy rentier en cette ville mon troisième frere (…)

Le tapissier André Momy épouse en 1802 Joséphine Schauer, fille du remueur de grains Jean Georges Schauer
1802 (25 floréal 10), Strasbourg 2 (17), Me Knobloch n° 1288
Eheberedung – erschienen bürger Andreas Momy der ledige Mehrjährige tapezirer Jacob Momy Rentier mit b.in Maria Anna geb. Mühlbauer erzeugter Sohn
b.in Joséphine Schauer die ledige mehrjährige br.s Johann Georg Schauer des Kornwerffers mit Cecilia geb. Bimbel erzielte tochter
Enregistrement de Strasbourg, acp 84 F° 105 du 27

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports
1802 (8 thermidor 10), Strasbourg 2 (17), Me Knobloch n° 1389
Inventarium über und beschreibung über br.n Andreas Momy tapzezirer und Joséphine Schauer in ihrem Ehestand zugebrachte Nahrungen
des Ehemanns zugebrachtes Vermögen, hausrath 1089 fr, silber und gold 243 fr, Baarschafft 324 fr, activ schulden 820 fr, summa 2076 fr
der Ehefrau zugebrachtes Vermögen, hausrath 935 fr, silber und gold Geschmeid 53 fr, baarschafft 1200 fr, summa 2188 fr, beschluß summa 4664 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 85 F° 20 du 12 ther 10

Marie Joséphine Schauer meurt en 1832 en délaissant trois enfants et deux maisons rue des Charpentiers
1832 (17.11.), Strasbourg 1 (66), Me Rencker n° 9320
Inventaire de la succession de Marie Joséphine Schauer femme d’André Romain Joseph Momy, rentier, décédée le 15 juin dernier – à la requête du veuf père et tuteur légal de Marie Antoinette, Auguste Romain Léonard et Elisa Désirée – en présence de Joseph Taufflieb, débitant de tabac subrogé tuteur des susdits mineurs – communauté de biens par contrat de mariage reçu Me Knobloch le 25 floréal 10

immeubles de la communauté, 1. une maison à rez de chaussée & à deux étages, cour et dépendances située à Strasbourg rue des Charpentiers n° 12, d’un côté le Sr Freyss, d’autre le communal, par derrière les Sr Freyss & Momy – acquis de Henri Joseph Xavier Napoléon Vienot par adjudication devant Me Schreider le 30 juin 1828
2. une maison, cour, bâtiment en dépendant, situé à Strasbourg rue des Charpentiers 11 à côté de celle n° 12 ci dessus désignée, autre côté la maison ci devant d’Anthes – acquis par adjudication reçue Me Wengler le 20 septembre 1814 transcrit au bureau des hypothèques le 5 octobre
3. une maison située à St Léonard commune de Boersch
communauté meubles 1284 fr, argent 20 fr, meubles à S Léonard près Rosheim 175 fr, dettes actives 7586 fr ; passif 7337 fr, remplois à la défunte 2188 fr, celui au veuf 21 450 fr
propres garde robe 218 fr, remploi 2188 fr
Enregistrement de Strasbourg, acp 213 f° 163 du 20.11.

André Romain Momy expose la maison aux enchères. Marguerite Glad opte pour la rente viagère en remplacement du droit d’habitation. L’adjudication n’a pas lieu

1850 (9.4.), Strasbourg 1 (106), Me Rencker n° 20 775
Cahier des charges – a comparu Mr André Romain Momy, propriétaire domicilié à Strasbourg, Lequel a déclaré qu’étant intentionné de vendre pas adjudication publique
Une maison sise à Strasbourg, rue du fil N° 9 & une autre maison en dépendant sise rue du fort N° 16, avec Cour, appartenances et dépendances, d’un côté le Sr Martzolff, jardinier, de l’autre le jardin de la maison N° 19, Il requiert ledit notaire (…)
Objets mobiliers vendus avec la maison. Une chaudière ou four. Une glace au premier étage. Deux glaces au second étage. Trois poêles en fayence & un poêle en fonte, avec cors, tuyaux et pierre. Les chantiers dans la cave. Les doubles fenêtres.
Titres de propriété. M. Momy a recueilli cet immeuble dans la succession de Dlle Anne Marie Momy sa sœur rentière décédée à Strasbourg, de laquelle il est seul héritier et légataire universel en vertu du Testament olographe en date du 4 mars 1834, portant la mention Enregistré à Strasbourg le premier mars 1850 folio 50 verso (…) déposé en l’étude de M° Rencker en vertu d’ordonnance de M. le président du tribunal de première instance de cette ville en date du 27 février dernier, enregistré.
Madlle Momy et M. Romain Momy avaient recueilli les dits immeubles dans la succession de leur frère M. Clément Momy dont ils étaient les seuls héritiers & Madlle Anne Marie en était devenue seule propriétaire en vertu d’une licitation qui lui a attribué la part de M. Romain Momy suivant acte passé devant le soussigné notaire le 21 janvier 1824. M. Clement Momy était devenu propriétaire des deux maisons et dépendancess dont s’agit en vertu d’adjudication qui a eu lieu à la requête des héritiers de Dorothée Hoerter née Günther de Strasbourg devant Me Lacombe notaire de cette ville le 18 ventose an V. ratifié le 2 germinal suivant.
Est aussi comparu Marguerite Glad, fille majeure, cuisinière domicilié à Strasbourg, laquelle a déclaré que Mlle Anne Marie Momy lui ayant par le testament ci dessus relaté assuré un logement dans l’une des maisons ci-dessus désignées sa vie durant, si mieux elle n’aime recevoir 25 francs par trimestre, la comparante déclare opter pour la pension trimestrielle de 25 francs et consentir à ce que l’adjudicataire de la maison mise en vente en entre en possession et jouissance aux époques ci-dessus indiquées dans les conditions.
L’adjudication aura lieu en l’étude de M Rencker le jeudi 2 mai prochain

André Romain Momy meurt en 1857
Me Rencker du 5. 7.br
Notoriété constatant que André Romain Momy, propriétaire à Strasbourg, est décédé le 3 avril 1857 laissant pour héritiers Marie Antoinette Momy Epouse d’André Friederich, sculpteur à Strasbourg,et Désirée Momy épouse de Pierre Charles Antoine Ostermeyer à Schlestadt
acp 462 (3 Q 30 177) f° 86 du 5. 7.br

André Romain Joseph Momy et Marie Louise Schauer laissent pour héritières deux filles. Lors du partage, la maison est attribuée à Elisa Désirée Momy femme de Pierre Charles Antoine Ostermeyer, contrôleur des tabacs à Sélestat

1857 (23. Xbr), Strasbourg 1 (144), Me Rencker n° 24 784
Partage – sont comparus 1) Dame Marie Antoinette Momy Epouse assistée et autorisée de Mr André Friederich, sculpteur statuaire domiciliés ensemble à Strasbourg, 2) Et Mr Pierre Charles Antoine Ostermeyer Contrôleur de culture des Tabacs à la résidence de Schlestadt domicilié en la même ville, agissant en qualité de mandataire de Dame Elisa Désirée Momy son Epouse de lui autorisée, (…) Lesquels ont déclaré que Mesdames Friederich et Ostermeyer sont propriétaires chacune pour moitié des deux maisons ci après désignées en leur qualité de seules & uniques héritieres de M. André Romain Joseph Momy en son vivant propriétaire & de D. Marie Louise Schauer son épouse leurs père et mère domiciliés à Strasbourg, que voulant sortir de l’indivision les comparants sont établi le partage ainsi qu’il suit

Madame Friederich recevra en toute propriété La maison à Rez de chaussée & deux étages, maison au fond de la cour, galerie de communication, cour, appartenances & dépendances située à Strasbourg rue des Charpentiers N° 12 ancien tenant d’un côté à la propriété de Mr Mayer autrefois Mr Tinchant de l’autre à la maison Numéro onze ancien appartenant aux partageans par derrière propriété de Monsieur Meyer autrefois Tinchant & de la succession Momy. La porte de communication qui existe entre les deux Maisons Numéros 11 & 12 devra être murée à frais communs entre les propriétaires ainsi que la croisée sur la cour.
La Maison Numéro 12 a été acquise par feu Monsieur André Romain Joseph Momy pendant la communauté qui a exsité entre lui & son épouse du sieur Henri Joseph Xavier Napoléon Vinot Mercier à Strasbourg en vertu d’un procès verbal d’adjudication dressé par M° Schreider ci devant notaire à Strasbourg le 30 juin 1828 en exécution d’un Jugement rendu par le tribunal civil séant à Strasbourg le 10 avril 1828. Elle provient de la succession de Dame Marie Henriette Christ Veuve du Sieur Claude François Vinot Capitaine de gendarmerie à Strasbourg qui l’avait acquise du Sr Georges Christ Etudiant en droit à Strasbourg suivant Contrat passé devant ledit notaire Schreider le 1 novembre 1824 Enregistré
Et Madame Ostermeyer reçoit en toute propriété Une Maison sise à Strasbourg rue du Fil N° 9 ancien & une autre Maison & dépendances rue du Fort N° 16 ancien avec leurs appartenances & dépendances d’un côté le Sr (-) de l’autre le Jardin de la Maison Numéro 19. Feu M. André Romain Joseph Momy a recueilli cet Immeuble dans la succession de sa sœur Demoiselle Anne Marie Momy rentière décédée à Strasbourg, de laquelle il était seul héritier & légataire universel en vertu du testament olographe en date du 4 mars 1834, portant la mention Enregistré à Strasbourg le premier mars 1850 folio 50 verso (…) déposé en l’étude de M° Rencker en exécution d’ordonnance de M. le Président du tribunal de première instance de cette ville en date du 27 février 1850. Feu Mademoiselle Momy en est devenu propriétaire en vertu d’un acte de licitation passé entr’elle et feu M. Romain André Joseph Momy comme seuls héritiers de leur frère M. Clément Momy devant ledit Notaire Rencker le 21 janvier 1824. Et M. Clément Momy était propriétaire des dites deux maisons en vertu d’adjudication qui a eu lieu à son profit par les héritiers de Dorothée Hoerter née Günther de Strasbourg devant Me Lacombe notaire de cette ville le 19 ventose an V. ratifié le 2 germinal suivant.
La Maison attribuée à Madame Ostermeyer est estimée à 12 000 francs et celle attribuée à Madame Friederich à 10 000 francs
acp 465 (3 Q 30 180) f° 66-v du 26. Xbr

Pierre Charles Antoine Ostermeyer épouse Elisabeth Désirée Momy en 1847
1847 (29. 9.br), Strasbourg 1 (102), Me Rencker n° 19 754
Contrat de mariage – Monsieur Pierre Charles Antoine Ostermeyer Employé de la culture des tabacs domicilié à Schlestadt assisté de Monsieur Jean Charles Alexandre Ostermeyer, greffier de la justice de paix du Canton de Schlestadt son père domicilié en ladite ville, d’une part
eu Mademoiselle Elisabeth Désirée Momy, majeure, assistée de Monsieur André Romain Momy son père, propriétaire demeurant tous deux à Strasbourg d’autre part


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