n° 24 : III 184 (Blondel) – N 488 puis section 69 parcelle 36 (cadastre)


Rue de la Nuée Bleue n° 24


Façade rue de la Nuée-Bleue

La maison est une boulangerie jusqu’à ce que Charles Lamey l’achète en 1823. Elle est grevée de servitude de fosse d’aisances au profit de trois maisons voisines de la rue de la Nuée Bleue (actuels n° 20 et 22).
Le propriétaire reconstruit sa maison en 1753. Comme ses trois voisins dans la rue de la Nuée Bleue, il avait demandé à construire à l’aplomb de son encorbellement, ce que les directeurs directeurs fonciers ont autorisé en traçant un alignement commun et en demandant que l’angle de la maison soit arrondi. Il n’a en revanche pas eu le droit d’empiéter sur le communal sur son autre façade.

Sur le dessin établi pour le plan-relief de 1830, la maison se trouve de part et d’autre du repère (i), à gauche la façade sur la rue de la Mésange jusqu’au repère (h), à droite celle sur la rue de la Nuée Bleue. On constate que les fenêtres du deuxième étage et celles sous les combles correspondent à l’état actuel. Toutes les fenêtres du premier sauf une ont été agrandies jusqu’au plancher, au rez-de-chaussée les ouvertures (porte et fenêtres) entièrement redistribuées lors des transformations de 1892. Le chaînage d’angle dont la partie supérieure comprend un motif en coquillage est particulièrement caractéristique de l’architecture du XVIII° siècle.

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1662 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile signale une date donnée par les registres du cadastre.

h

Jean Jacques Schranckenmüller, boulanger, et (1650) Ursule Rothaan – luthériens

1691 h

Martin Bœschet, boulanger, et (1687) Marie Elisabeth Schranckenmüller – luthériens

1723 h

Jean Michel Bœschet, boulanger, et (1724) Marie Eve Wallner – luthériens

h

Thiébaut Roser, boulanger, et (1748) Marie Elisabeth Bœschet – luthériens
Marie Elisabeth Bœschet seule propriétaire (1790)

1794 v

Jean Georges Beck, boulanger, et (1793) Sare Hütt, remariée (1807) à Thiébaut Bauer, boulanger
part à Jacques Rieffel, fabricant de savon (1819)

1823 v

Charles Frédéric Lamey, propriétaire, et (1815) Marie Louise Joséphine Hurel

1864 v

Auguste Théodore Ennès

1901* h

Lydie Ennès femme de Jacques Gunsett, marchand

1948* v

Aux Broderies Alsaciennes, C. Frenkel S.A.R.L.

(1765, Liste Blondel) III 184, Thiebold Roser boulanger
(1843, Tableau indicatif du cadastre)N 488, Lamey, Charles, maison, sol – 0,82 are

Locations

1680, Gaspard Fuchs le jeune, boulanger
1790, François Simon Picard, boulanger
1798, Nicolas Jame, revendeur de la lotterie nationale
1819, Jacques Rieffel fils, boulanger, et Sare Marguerite Beck
1821, Henri Conrad Molk, boulanger

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

VII 1470 (1741-1802), f° 126-b

Diebold Roßer der Eckbeck an der Blauwolckengaß am Roßmarck solle Von Unterbauung des Überhangs an seinem dasigen Hauß auf der seithen neben Jean Baptiste Dupont dem Caffetier, jahrs auf Michaelis, und A° 1754. I.mo Laut Prot. de A° 1752. fol: 11-b (id est 29. sept – 8. Vendemiaire), 10 ß
Georg Beck der beck

(Quittungen 1754-an 10)
C. 189

Directeurs fonciers (Bauherren)

1752 (VII 1405)
Thiébaut Roser est autorisé à empiéter sur le communal (25 pieds ½ de long sur 5 pieds de large) au-dessous de son encorbellement dans la rue de la Nuée bleue moyennant une rente annuelle de 10 sous (inscrite au Livre des loyers communaux, voir ci-dessus)

(f° 11-v) Donnerstag den 9.ten Martÿ 1752. (Augenschein) Diebold Roser – An Diebold Roser des Eck Becken Haus an der Blau Wolckengaß, welcher umb erlaubnus Gebetten, unter seinem 25. ½ schuhe lang, und 5. schuhe tieffen Überhang Vorzufahren und gerad auff Zubauen. Erkannt Willfahrt gegen 10. ß Zinß des Jahrs.

1753 (VII 1405)
Thiébaut Roser qui a été autorisé en 1752 à empiéter sur le communal dans la rue de la Nuée bleue et de construire sa maison comme celle de son voisin demande maintenant à continuer sur l’autre façade l’alignement de la maison Dabeind, située à l’angle de la rue de la Nuée bleue et du Marché aux Chevaux (place Broglie). Les préposés refusent en renvoyant le pétitionnaire à la décision précédente.

(f° 111-v) Dienstags den 29. May 1753. Diebold Roser – Augenschein eingenommen an Diebold Roser des Eck Becken Hauß an der Blauwolcken gaß, welchem laut Protocoll de A° 1752. fol. 11.b gegen 10. ß Zinß des jahrs erlaubt worden, Unter seinem 25. ½ schuhe Lang Überhang 5 schuhe Vorzufahren, und des nachbarn Hauß Zugleich Zubauen. Derselbe bittet anietzo um erlaubnus noch etwas mehr, und Zwar in der flucht H. Debeinds Hauß gegen über an dem Andern eck der blau Wolckengaß Vorzufahren. Erkannt abgewießen, bleibt beÿ der ersten Erkanntnus.

1753 (VII 1405)
Thiébaut Roser [maison III 184], Jean Adam Acker [maison III 185-b] et Arbogast Nicolas Kohler [maison III 185] sont autorisés à reconstruire leur maison en empiétant sur le communal au-dessous de leur encorbellement

(f° 118-v) Dienstags die 26. Ejusdem [Junÿ 1753]. Diebold Roser, Joh: Adam Ackers Wittib, Arbogast Niclaus Kohler – Diebold Roser der Weißbeck an der blau Wolckengaß, Hn Johann Adam Acker des Statt Kachlers Wittib, und Arbogast Niclaus Kohler der glaser deßen Nachbaren bitten um erlaubnus Unter denen Überhängen jhrer Häußer Vorzubauen. Erkannt solle am Eck an Rosers Hauß 1. schuh 8. Zoll Gegen der Gaß Gemeßen, Von der Vor der Imploranten häußern Vorbeÿ biß gegen das an Jean Baptiste Dutilieue dit Chevalier des schneiders Hauß eine Lini gezogen, und nach dießer gebauen werden mit dem Anhang, daß Sie übrigens die Überhänge Völlig Hinwegthun, Roser das Eck an seinem Hauß abrunden und wann sie bauen werden, H. Werckmeister jhnen die flucht außstecken solle.

(traduction) Mardi 26 juillet 1753. Thiébaut Roser, la veuve Jean Adam Acker, Arbogast Nicolas Kohler – Le boulanger de la rue de la Nuée Bleue Thiébaut Roser ainsi que ses voisins, la veuve du poêlier communal Jean Adam Acker et le vitrier Arbogast Nicolas Kohler demandent l’autorisation d’empiéter sur le communal au-dessous de leur encorbellement. Décision, on tirera depuis l’angle de la maison Roser, à un pied 8 pouces sur la rue, jusqu’à la maison du tailleur Jean Baptiste Dutilleul dit Chevallier, une ligne que devront suivre les constructions, à condition que les demandeurs suppriment entièrement leur encorbellement, que Roser arrondisse sa maison d’angle et qu’ils demandent au maître des travaux l’alignement à suivre quand ils construiront leur maison.

1753 (VII 1405)
Thiébaut Roser demande l’autorisation à remettre un auvent (sans doute un store) au-dessus de sa boulangerie comme avant qu’il ne reconstruise sa maison. Les préposés l’y autorisent tant que le Magistrat ne s’y opposera pas et que la maison appartiendra à un boulanger.

(f° 138-v) Dienstags den 30. ejudesm [Octobris 1753] Diebold Roser – Diebold Roser der Weißbeck bittet um erlaubnus wieder ein Wetterdach über den beckladen seines Neüerbauten Hauß am eck der blau Wolcken gaß Zumachen, wie er zuvor auch eines gehabt Hat. Erkannt, wird dem Imploranten mit einem 12. schuh lang, und 4 schuhe breiten Wetterdach Willfahrt, so Lang es Mhh. beliebet und im fall das Hauß in Andere Hände als eines becken, Kommen solte, solle das Wetterdach wieder Hinweg gethan werden.

Protocole de tribus

Jean Michel Bœschet obtient un certificat après avoir fait son apprentissage auprès de son père

1711, Boulangers (XI 9) – Donnerstags, den 25. Junÿ
(f° 103-v) Siegelgeltt – Martin böschet der Weißbeck mit Hannß Michael Böschet, seinem sohn, bittet wie vorige, Erkannt Willfahrt, dt. 8 ß d. zur Gebühr ([in margine :] 58 ß d dt.)

Le tribunal des boulangers inflige une amende de 10 sous à Jean Michel Bœschet pour avoir apporté au pain au marché du pain sec en dehors des délais

1747, Boulangers (XI 10) – Montags den 26. Junÿ 1747
(f° 134-v) Straff 10. ß – Rheinhardt Musculus der Weißbeckh ist accusirt daß Er den 20.ten hujus nach der Zeit brodt auff den trockenen marck tragen laßen, beclagter præsens sagt sein bueb müßte Sich auff gehalten haben, er hätte Ihne Zu rechter Zeit fortgeschickt, Er Wiße nichts davon, auf deß beeÿdigten rüegers Außsaag ist. Erkannt, soll beklagter nebst 5. ß Unkösten auch in 10. ß Straff Condemirt seÿn
Straff 10. ß – Johann Jacob Steinhilber, der Weißbeck ist desgleichen accusirt, ipse præsens undt Es geständig. Erkannt ut supra
Straff 10. ß – Michael Böschet der Weißbeck, idem. Erkannt ut supra

Le tribunal des boulangers inflige une amende de 5 sous à Jean Michel Bœschet pour avoir apporté au pain au marché du pain sec en dehors des délais

1747, Boulangers (XI 10) – Zienstags den 7. 9.bris 1747
(f° 142) Michael böschett der Weißbeck ist angeklagt daß Er nach der Zeit brod auff den trockenen Marckh tragen laßen, bekl. sagt habe nicht gewußt welche Zeit geweß. Erkandt soll 5. ß. Unkösten erlegen.

Thiébaut Roser comparaît devant le tribunal des boulangers pour avoir vendu du pain frais le jour du pain sec à l’aubergiste à la Cigogne

1752, Boulangers (XI 11) – Mittwochs den 7. Junÿ 1752
(f° 74) Diebold Rooser der Weißbeck ist angeklagt, daß Er den 3.ten Junÿ letsthin ane seinem trockenen tag wider Articul in des Würths Hauß Zum Störckell weich brod verkaufft beklagter præsens sagt, seÿe Klein Weiches sondern trockenes brodt vom vorigen tag geweßt, Auf deß Rüegers und der Büttlerin Außsag ist Erkandt, soll die dach biß nächste Session beßer examinirt und die Zeugen darüber abgehört werden.

Thiébaut Roser comparaît devant le tribunal des boulangers pour avoir cuit et proposé à la vente du pain frais le jour du pain sec. L’accusé nie les faits, les contrôleurs maintiennent leur plainte

1758, Boulangers (XI 12) – Montags den 7. Augusti
(f° 91) Iidem [Joh: Georg Schäffer und die übrige beeidigte riegere Klagen] Cra. Diebold Rooser den Weißbecken, daß der selbe d. 19° und 21° Julii als an seinen trockenen tägen Weich brod gebachen v. verkaufft an Letzterem so gar seinen Außsatz banck hinaus gestellt gehabt, bitten ihne nach dem 10. articul Neuen art. buchs Zur straff Zu Ziehen. Bekl. ist d. Anklag nicht geständig aber durch die Riegere überwießen.
Erk. seÿe bekl. in 1. lb. d. straff v. 2. ß Gerichts Costen zu condemniren
[in margine :] dt. Straff i. lb Wavon die Rieger ihr Antheil gleich überkommen

Le tribunal des boulangers inflige une amende à Thiébaut Roser comparaît devant le pour avoir vendu dans sa boutique du pain frais le jour du pain sec.

1762, Boulangers (XI 12) – Montags den 2. Augusti Kauffgericht
(f° 176-v) Iidem [Michel Kätzel v. Joh: Georg Schäffer dieser Ehrs. Zunfft geschw. Riegern klagen] Cra. Theobald Rooßer den Weißbecken daß derselbe an seinem trockenen tag, Weich Eÿer brod Vom Laden hin weg Verkaufft, bitten denselben dem Articul nach in Straff Zu condemniren, Und Bekl. Ehefrau Zugegen behaubten Wolle, es seÿe solches Eÿerbrod aus Ihrer Stuben v. nicht Vom Laden hien weg verkaufft worden, aber durch Klagender riegern das Gegentheil überwießen. Ist Erk. worden seÿe Bekl. in 2. lb. 10. ß Straff u. in 2. ß 6 d Gerichts Cösten Zu Condemniren. Und nach deme Sie um Gnad gebotten ist die Straf ad 1. ln 10. ß moderirt worden [in margine :] ext. straff 1. lb 10. ß – ext. Scriba 1 ß 6 d, büttel 1 ß.

Le tribunal des boulangers inflige une amende à Thiébaut Roser comparaît devant le pour avoir vendu du pain frais le jour du pain sec. Il se justifie en disant que le pain était destiné à son frère de Geudertheim

1763, Boulangers (XI 12) – Montags den 22. Aug.
(f° 189) Frantz Anthoni Hißler d. frantz. Weißbeck Klagt Cra. Diebold Rooßer den Weißbecken, daß derselbe den 6. Aug. Jüngst als end einem trockenen tag Weich. v. frisch gebachen brod Verkaufft, Bekl. Zugegen sagt daß da er nacher Geÿderth. vor seinen bruder bestellt brod gehabt, Könne es nicht in Abend seÿn etwas mehr gebachen, v. verkaufft Zu haben. Erk. Seÿe bekl. in 5. ß Straff v. in eben so Viel Unkosten Zu condemniren.

Le tribunal des boulangers inflige une amende à Thiébaut Roser comparaît devant le pour avoir vendu du pain frais le jour du pain sec. Il se justifie en racontant comment le garçon cordonnier s’est comporté

1764, Boulangers (XI 12) – Gericht so den 7. Junii 1764. gehalten worden
(f° 202) Frantz Anthoni Hißler, der fr. Weißbeck Klagt Cra. Diebold Rooßer den Weißbecken, daß derselbe den 22.ten Maji Jüngst, als an seinem trockenen Tag, Weich v. frisch gebachen Brod Verkaufft, Bekl. Zugegen sagt Zur Verantwortung, daß der Leib den Kl. ihme durch einen Schu Knecht abhohlen laßen, von bestelltem brod geweßenen, da derselbe einen Leib gefordert v. Er Bekl. demselben einen trockenen nicht wollen, hätte besagter Schu Knecht den bestellten Weichen Laib ergriffen, ein 3. ß Pieçes davon hingelegt v. seÿe in aller Eil damit davon geloffen. Nach angehörten Parteÿen ist Erk. seÿe bekl. in 12. ß 6. s Straff v. in 2. ß 6 d. Gerichts Cösten Zu condemniren.

Thiébaut Roser change d’activité : de boulanger en pain blanc il devient boulanger français

1765, Boulangers (XI 12) – Donnerstags den 20. Junii 1765
(f° 212-v) Handwercks Veränderung (dt. 1 lb) – Diebold Rooßer der bißherige Weißbeck will auch sein handwerck Veränderrn und frantzösischer beck werden, bittet um Gerichtliche Permission. Erkandt, seÿe Imploranten nach Ordnung Zu willfahren.

Description de la maison

  • 1722 (billet d’estimation traduit) 1722 la maison comprend le sol, des poêles, chambres, resserre à farine, vestibule, fournil, four à pain, vestibule où se trouve un évier, cave voûtée et toutes ses appartenances, estimée 1 200 florins
  • 1743 (billet d’estimation traduit) la maison comprend au rez-de-chaussée vers la rue de la Nuée bleue un petit poêle, à l’arrière un fournil et un four à cuire, une petite cuisine, cave voûtée, au premier une chambre à coucher et un vestibule où se trouve le fourneau, à côté la reserre à farine, sous le toit trois vielles chambres dont une est la chambre à soldats, deux pignons en bois, le toit est couvert moitié de tuiles creuses moitié de tuiles plates, un vieux comble en mauvais état et des greniers dallés, le tout estimé avec les appartenances à 2 000 florins

Atlas des alignements

Atlas des alignements, 2° arrondissement ou Canton nord – Rue de la Nuée bleue (f° 14 v)

nouveau N° / ancien N° : 1 / 1
Bauer
Rez de chaussée et 2 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 139 case 1

Lamey Charles à Strasbourg, rue Ste Elisabeth N° 30

N 488, maison, sol, R. nuée bleue 1
Contenance : 0,82
Revenu total : 225,43 (225 et 0,43)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 24 / 19
fenêtres du 3° et au-dessus : 8 / 6

Cadastre napoléonien, registre 22 f° 626 case 2

Lamey Charles, rue Ste Elisabeth 8
1864 Ennès Auguste Théodore veuve
1901 Gunsett Jakob, Kaufmann, Ehefrau Lydia geb. Ennes

N 488, maison, sol, Rue de la nuée bleue 24
Contenance : 0,82
Revenu total : 225,43 (225 et 0,43)
Folio de provenance : (139)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 24 / 19
fenêtres du 3° et au-dessus : 8 / 6

Cadastre allemand, registre 32 p. 582 case 2

Parcelle, section 69, n° 36 – autrefois N 488
Canton : Blauwolkengasse Hs. N° 24 / Meisengasse Hs. N° 17 und Blauwolkengasse – Rue de la Mésange 17 et Rue de la Nuée Bleue 24
Désignation : Hf, Whs. u. N.G. – Hf, Whs
Contenance : 0,88
Revenu : 3400 – 7000- 11 000
Remarques : 1919 Minder. Rekl.
538/269.17 Beruf. 53/17

compte 2327
Gunsett Jakob Ehefr.
1932 Gunsett Jacques sa veuve née Ennes
1948 Aux Broderies Alsaciennes C Frenkel s.à.r.l.
(94)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton III, Rue 72 de la Nuée bleue (p. 117)

(maison n°) 1
Pr. Rosser, Diebolt, Boulanger – boulangers
lo: Metziger, Jean – Miroir

Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (VIII 1295)
Canton III, (72) Rue de la Nuée bleue

(maison n°) 1
P. M. Rosser, Diebolt, Boulanger – boulangers
Loc: M. Metziger, jean jorch – Miroir

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Blauwolkengasse (Ungr. nrn. I. Rev., gr. Nrn. V. R.) H 7 (p. 15)

(Haus Nr. 24)
Neugenabuer, Damengarderobegeschäft. 01
Hirschfeld, Reisender. 3
Zwinger, Handlungsgeh. 3

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 866 W 300)

La maison qui a deux adresses (24 rue de la Nuée-Bleue et 17 rue de la Mésange) donne lieu à deux dossiers différents à partir des années 1930. Les pièces du dossier concernant le 24 rue de la Nuée-Bleue se répartissent en trois parties : celles sur le 24 rue de la Nuée-Bleue avant 1920, celles sur le 17 rue de la Mésange avant 1920 et celles plus récentes sur le 24 rue de la Nuée-Bleue.
L’architecte Hagenbüchle modifie en partie la façade pour installer une devanture et d’agrandit les fenêtres du premier étage en 1892. Une partie du premier étage est transformé en 1902 au 24 rue de la Nuée-Bleue. Un entrepreneur est autorisé à installer en 1929 une marquise ou un store.
Le local commercial au rez de chaussée est occupé par un magasin de confection pour dames (Neugebauer) puis à partir de 1913 par un magasin de broderies (Frenkel, Aux broderies alsaciennes). On y trouve dans les années 1980 une agence de voyages (Dernouvel Club Méditerranée).

Sommaire

24 rue de la Nuée-Bleue

  • 1888 – Sophie Ennes demande l’autorisation de raccorder la maison aux canalisations – Autorisation, schéma – Travaux terminés, novembre 1889 – Les droits correspondants ne sont réglés qu’en mai 1889
  • 1894 – Un incendie se déclare dans une cheminée au premier étage. La propriétaire oppose l’avis des experts aux courriers de la Police du Bâtiment. Les travaux préconisés sont terminés, mars 1894
  • 1899 – L’Electricité de Strasbourg demande l’autorisation de creuser la voie publique devant le 27 Vieux marché aux Vins (nouvelle maison Stern) et devant les maisons rue de la Mésange, de la Nuée-Bleue et de la place Broglie. L’inspecteur des bâtiments n’a pas d’objection du moment qu’elle remédie aussitôt à d’éventuels affaissements du pavé. La chaussée s’affaisse effectivement à l’angle de la rue de la Nuée-Bleue et de la Mésange.
  • 1902 – La Police du Bâtiment remarque que Holl, propriétaire du 24 rue de la Nuée-Bleue, fait faire des travaux sans autorisation. L’entrepreneur Wieger (30 Faubourg de Pierre) demande l’autorisation de remplacer une poutre et un pilier en bois par de nouveaux en fer. Autorisation accordée après que les travaux sont terminés – Plan des transformations dans le magasin de C. Neugebauer, au premier étage du 24 rue de la Nuée-Bleue
  • 1907 – Griesbach et Grossmann (peintres en bâtiment) demandent l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique – Autorisation – Travaux terminés, décembre
  • 1911 – A. Neugebauer (confection pour dames) informe la Police du Bâtiment qu’il a démonté un lampadaire électrique. La Police du Bâtiment constate que le support est toujours en place.
  • 1916 – Rapport de la Commission des logements militaires. Rien à signaler
  • 1929 – Le serrurier Jean Holler (rue de Labroque) demande l’autorisation d’installer une marquise à la maison Frenkel, 17 rue de la Mésange
  • 1947 – La maison C. Frenckel, Aux broderies alsaciennes, demande que la Ville lui rembourse les droits de voirie perçus lors des travaux de réfection des vitrines endommagées par les bombardements. La Police du Bâtiment répond que les droits ont été justement perçus puisque les travaux entrent dans la catégorie Transformations et non dans celle Dommages de guerre
  • 1963 – M. Tvermoes, propriétaire, est autorisé à poser un échafaudage sur la voie publique le long des deux façades. L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable au ravalement des façades. La maison figurait sur la liste des maisons à ravaler, établie par la Ville pour l’année 1963.
  • 1987 – L’agence de voyages Dernouvel Club Méditerranée demande l’autorisation de poser une enseigne. Photographies polaroïd – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable – Autorisation
    Août, La même agence demande l’autorisation de poser six lampes. L’architecte des Bâtiments de France émet un avis défavorable. L’autorisation n’est pas accordée. Comme les lampes sont tout de même posées, la Police du Bâtiment envoie un courrier recommandé en octobre. Janvier 1988, la maire envoie une mise en demeure, de déposer les objets illicites. Février 1988, l’architecte des Bâtiments de France maintient son avis favorable. Mars, le maire accorde un dernier délai d’un mois. Mai, les lampes ont été déposées.
  • 1987 – La SCI 17 rue de la Mésange dépose un dossier de travaux à réaliser. Dessins

17 rue de la Mésange

  • 1892 – Dossier. L’architecte Hagenbüchle (domicilié Faubourg de Pierre) demande l’autorisation de transformer la boutique Neugebauer 17 rue de la Mésange – Autorisation de modifier en partie la façade pour installer une devanture et d’agrandir les fenêtres du premier étage. Après s’être rendue sur les lieux, la Police du Bâtiment demande de renforcer l’entrait par un pilier (croquis). Le gros-œuvre au rez-de-chaussée est terminé, janvier 1893. Les travaux sont presque terminés, février 1893 – Autorisation d’occuper la voie publique.
  • 1906 – La Police du Bâtiment constate que Charles Neugebauer a posé une lampe sans autorisation – Charles Neugebauer dépose une demande – Autorisation de monter une lampe au 17 rue de la Mésange
  • 1913 – C. Frenkel (vente de broderies, magasin principal 4 rue des Hallebardes, succursale à Fribourg-en-Brisgau) vient d’ouvrir un nouveau magasin au 17 rue de la Mésange et demande l’autorisation de décorer la façade selon un dessin joint. La Commission des Beaux-arts refuse le projet. Frenkel présente un nouveau projet élaboré avec Knauth, architecte de la cathédrale. La Commission des Beaux-arts refuse le nouveau projet. Frenckel demande les raisons qui ont motivé le refus pour pouvoir présenter un nouveau projet. Frenckel fait repeindre la maison sans décoration. La Police du Bâtiment lui reproche de ne pas avoir demandé d’autorisation – Autorisation après que les travaux ont été exécutés
    1913 (janvier) – C. Frenkel demande l’autorisation de poser des marquises rue de la Mésange et des vitrines sur les façades – Autorisation, dessin – (mars) Le voisin Holl (vaisselle d’argent) se plaint des devantures du 17 rue de la Mésange
  • 1914 – Un incendie s’est déclaré dans la maison de la veuve Gunseth, domiciliée 5 rue de Drulingen, au rez-de-chaussée (boutique Frenkel) – La Police du Bâtiment demande au propriétaire de faire faire des travaux – Travaux terminés, mai 1916
  • 1915 – Mai, C. Frenkel liquide son magasin et demande l’autorisation de poser des enseignes publicitaires – Novembre, le même demande l’autorisation de poser une enseigne sur verre de grande dimension. La Police du Bâtiment refuse l’autorisation
    1914 – Nouvelle demande pour une enseigne de même nature, plus petite. Nouveau refus
  • 1916 – Rapport de la Commission des logements militaires. Rien à signaler

Dossier de la Police du Bâtiment (17 rue de la Mésange, cote 888 W 365)

1935-1989


Relevé d’actes

La boulangerie appartient à la famille Schranckenmüller, dans la deuxième moitié du XVIII° siècle, à Jean Jacques Schranckenmüller qui a épousé en 1650 Ursule Rothaan, elle-même fille de boulanger.

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 528-v)
1650. Hannß Jacob Schranckenmüller, d. weißbeck, Michael Schrancken Müllers deß Weißbecken V. burgers allhier Ehelicher Sohn, J. Ursula, Martin Rothann deß Weißbecken Und burgers allhier Eheliche tochter – ImMünster, Mont. (i 277)

Les héritiers Schranckenmüller hypothèquent la maison au profit de la fondation Saint-Thomas représentée par son receveur Jean Jacques Mosseder

1669 (22. Junÿ), Chambre des Contrats, vol. 536 f° 330-v
Erschienen Hannß Jacob Schranckhenmüller der Weißbeck, hannß Schranckhenmüller der Weißbeckh für sich selbsten und alß Vogt weÿl. Annæ Mariæ Schranckhenmüllerin nunmehr seel. mit Martin Dürrbach dem haußfewrern ehelich erzeugter Kind. Sebastian Schranckhenmüller der Pastetenbeckh, hannß Rudolph Schranckhenmüller der Tabacbereÿter, Christoph Schranckhenmüller der Tabacbereÿter, und Salome Schranckhenmüllerin H Wolffgang Rheinhardts von Awenheim Notarÿ publici auch Rhats: und Gerichts Procuratoris Zu Landaw eheliche haußfrau, mit beÿstand erstermelts ihres Ehevogts, alle mit beÿstand Michael Schranckhenmüllers deß weißbeckh. ihres eheleiblich. Vatters
in gegensein H Johann Jacob Moseders alß Schaffners E. Ehrw. Collegiat Stiffts Zu St. Thomas – schuldig seÿen 150 Pfund pfenning
Unterpfand sein soll sie Schranckhenmüllerische Beckhen behaußung alhie am Roßmarckh ist ein Eckh, einseit neben H Hannß Carl Strintzen dem Specereÿ händler anderseit neben Niclaus – dem Büchßenmachern, hind. uff diße beede stoßend gelegen, davon gehen iahrs 3. lib. dem Stifft Zum Jung. St. Peter

Les cousins et héritiers de Sébastien Schranckenmüller s’accordent avec Jean Jacques Schranckenmüller sur le règlement du prix de la maison qu’il a acquise et qui était grevée d’usufruit au profit de leur père Michel Schranckenmüller mort peu de temps auparavant.

1672 (16. Jan.), Chambre des Contrats, vol. 539 f° 25
der Ehrenvest und Hochgelehrte Herr Jacob Christoph Mader U.I. Ddus und E.E. Kleinen Rhats beÿsitzer, alß Herrn Wolffgang Rheinhardts Von Avenheim Notarÿ publici und Procuratoris Ordinarÿ Zu Landau, und Fr. Salomeen Von Avenheim gebohrner Schranckhenmüllerin, beÿder Eheleuth (…) Constituirter Mandatarius
in gegensein hannß Jacob Schranckhenmüllers deß Weißbeckhen
dEmnach derselbe, Von seinen Geschwisterd. den Gesambten Schranckhenmüllerischen, die jenige Von weÿl. Sebastian Schranckhenmüllern dem Weißbeckh ihrem Vettern nunmehr seel. ererbte, alhier am Kleinen Roßmarckh gelegene, und Von dero ohnlängst Verstorbenen Vatter Michael Schranckhenmüllern ad dies vitæ usufructuarie genoßene Eckh behaußung in Vorgewießene Theilung angenohmen habe, und dahero obged. Salomeen gebührendes ratum Verglichener maßen 150. lb schuldig worden seÿe (…)

Le boulanger Jean Jacques Schranckenmüller et sa femme Ursule hypothèquent la maison au profit du professeur de droit Gérard von Stœcken

1672 (27. Febr.), Chambre des Contrats, vol. 539 f° 128-v
hannß Jacob Schranckhenmüller der Weißbeck und Ursula sein Eheweib, und Zwar sie Ursula mit assistentz Lorentz Rothanen deß hausfewerers und Philippß Metzgers deß Weißbeckhen ihres resp. Stieffbruders und Vettern
in gegensein Christmann Kammen deß Saÿlers im nahmen deß Edel- und hochgelehrten H. Gerhardi von Stöckhen V.J.D. et Instit. Imperial. Profess. – schuldig seÿen 150. lb
Unterpfand, ein beckhen behaußung mit allen deren Gebäwen alhier vffm Roßmarckh ist einseith ein Eckh anderseit neben H. hannß Carl Strintzen dem Specereÿ händtlern hinden uff hannß Michael Bergmann den Büchßenmachern stoßend gelegen, welche behaußung Zuvor noch umb 150. lb dem Stifft St Thomæ Verhafftet Salomeen H. Wolffgang Avenheims Not. Publ. und Procuratoris ordinarÿ Zu Landaw ehelicher haußfrawen der Schuldbekennenden Eheleuth resp. eheleiblichen Schwester und Geschweig

Quittance délivrée à Jean Jacques Schranckenmüller par ses cohéritiers d’après un registre de partage dressé par le notaire Philippe Henri Theus

1674 (21. Xbr.), Chambre des Contrats, vol. 543 f° 726-v
Hannß Schranckhenmüller der Weinhändler alß Vogt Annæ Mariæ, Ottiliæ, Jacobæ, Johannis und Friderichs, Martin Dierbachß deß haußfeurers mit weÿl. Annæ Mariæ Schranckhenmüllerin deßen gewesenen Eheweib nunmehr seel. ehelich erziehlter Kinder
in gegensein hannß Jacob Schranckhenmüllers deß Weißbeckhen
bekannt, deß derselbe, die Jenige 97. lb 19. ß 10. d so Er hannß Jacob Schranckhenmüller, Von seiner alhier am Kleinen Roßmarckh gelegener Beckhen behaußung, Vermög deß durch Herrn Philipp Heinrich Theum Notar. für erwehnt. hannß Jacob Schranckhenmüllern verfertigten theil Registers fol. 16. schuldig Verblieben, so besagten Thierbachischen Kindern assignirt werden, erlegt habe

Ursule veuve de Jean Jacques Schranckenmüller loue la maison au boulanger Gaspard Fuchs le jeune

1680 (17.8.), Chambre des Contrats, vol. 549 f° 535-v
Ursula, weÿl. Hannß Jacob Schranckenmüllers deß Weißbeckhen nunmehr seel. nachgelaßene wittib mit beÿstand Hannß Jacob Jundten deß Weißbeckhen ihres, und Herrn Sebastian Schranckenmüllers deß Pastetenbeckhen ihrer Kinder Vogts
in gegensein Caspar Fuchßen deß Jüngern Weißbeckhen mit assistentz Caspar Fuchßen deß ältern Haußfeurers seines eheleiblichen Vatters, wie auch herren Hannß Michael Gilgen deß ältern, E.E. Großen Rhats beÿsitzers
entlehnt, daß Beckhenhauß so ein Eckh am Roßmarckh gegen Tobiæ Gundelwein dem Kieffer hinüber gelegen, uff 5. Jahr lang Vom 14. 7.br bevorstehend angerechnet, umb einen wochentlichen Zinnß benantl. 15. ß

Ursule Rothaan se remarie en 1680 avec le teinturier Frédéric Verius. La maison figure à l’inventaire de leurs apports. Elle meurt en 1691 en délaissant pour seule héritière Marie Elisabeth Schranckenmüller, femme de du boulanger Jean Martin Bœschet, voir l’inventaire après décès.

La maison revient ensuite à la fille de Jean Jacques Schranckenmüller, Marie Elisabeth, qui épouse en 1687 le boulanger Martin Bœschet

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 326)
1687. Domin Eod. [Reminiscere d. 23 Febr.] Martin Böscheth der Weißbeck alhie Weÿl. Michael Böscheth gewesenen schwartzbecken v. burger alhier Nachgel. ehl. Sohn Undt Jfr. Maria Elisabetha Weÿl. Johann Jacob schrancken Müllers geweßenen Weißbecken Undt burgers alhie Nachgel. ehl. Tochter. copul. Mittw. 5. Martÿ (i 340)

Marie Elisabeth Schranckenmüller meurt en 1722 en délaissant quatre enfants. Les experts estiment la maison à 600 livres. La masse des héritiers est de à 1 294 livres. L’actif du veuf et de la communauté s’élève à 107 livres et le passif est à 907 livres, le déficit s’élève à 802 livres.

1722 (23. 7.br), Me Kolb (Abraham, 22 Not 2) n° 29
Inventarium und beschreibung aller Haab undt Nahrung, so weÿl. die Ehr: und Tugendtsame fraw Maria Elisabetha Böschettin gebohrne Schranckenmillerin H. Johann Martin Böschet des ältern weißbeckhen und burgers allhier Zue Straßburg geweste Ehefrau seel. nach ihrem den 7.ten april. dießes lauffenden 1722. Jahrs genommenen tödtlichen ableiben Zeitlichen verließen – so beschehen Straßburg auff Mittwoch den 23.ten Septembris ao. 1722.
Bericht. Wegen des Wittibers ohnverändertes undt der Theilbahren ahr. so unter Einer Massa beschehen (…)
Denominatio hæredum. Die eingangs gedachte Verstorbene fraw seel. hatt ab intestato Zu Erben Verlaßen alß Volgt. 1. H. Johann Martin Böschet den Jüngern weißbeckhen undt burgers allhier so præsens war, 2. die tugendsame fr. Mariam Elisabetham Heßin gebohrne Böschetin H. Johann Geörg Heßen deß jetzmahligen Jünglings beckh. auch burgers allhier Ehefraw, so gegenwärtig war, 3. Johann Michael Böschet der ledige weißbeckh seines alters beÿ 22 Jahr. so majorennis undt auch Zugegen war, So dann 4. Jfr Annam Catharinam Böschetin beÿständlich H Joh: Martin Rothen deß weißbeckhen auch burgers allhier ihres geschwornen Vogts, Also ihr der verstorbenen Fr. seel. vier Ehel. erz. Kind.

Inn Einer allhier in der Statt Straßb. auff dem Roßmarckh ane der Blau Wolcken gaß gelegener undt denen Erben hernach für unverändert Zuegeschriebener Eck beckh behaußung hat sich befunden alß volgt
Hültzewerckh. Auff der obern bühn, Cammer A, Soldaten Cammer, Cammer B, Vor der Cammer B, Inn der obern Stub, Inn der Stub Cammer (perge hernach)
Eigenthumb ane Einer behaußung (E.) Item Eine beckhen behaußung mit allen Zugehört recht undt gerechtigkeiten allhier in der Statt Straßburg auff dem Roßmarckh ane der Blauen wolcken gaß gelegen, I.s. H. Rathh. Ackhern dem statt Kachler, 2.s Joh: Georg Spach dem buchbinder, welche den 22.ten 7.br: 1722 durch der St. Str. geschworne Hh. Werck Meister vor freÿ ledig Eig. æstimirt und angeschlagen wordten umb 600. lb, davon gehen ab 3. lb. bodenzinß so mann Jährl. auf Joh. Bapt: undt Weÿhenacht. dem Stifft zum Jung. St. Peter allhier Zu reichen Schuldig macht ane Capital 60. lb. Verbleibt also abe obigem Anschlag der 600. lb hiehero annoch in außwurff Zu bringen 540. lb. Darüber besagt Ein alter teutscher perg: Kbr. mit der St. Str. anhangendem Contract Innsiegel verwart sambt anoch verschiedene alte abgeloste perg: Zinnß v. Kbr.
– Abschatzung d. 22.ten 7.bris ano: 1722: Auff begehren deß Ehrenhafften Vnd bescheÿdenen H: Martini Bescher Weißbeckh: ist Eine behaußung Alhier in der Statt Straßburg Auff dem Roß Marckh Gelegen, ist Ein Eckh Hauß an der Blauen wolckhen Gaßen gelegen, Ein seith Neben H: Rathh: Ackher: Statt Kachler, Ander seith Neben H: Joh: Görg Spach buch bünder Stoßendt, welche behaußung hoff statt Stuben Kammern, Mell Kammeren: hauß Ehren, Bach stub bachoffen, hauß Ehren, darjn Ein waßer stein Vnd Gewölbter Keller Sampt aller Ihre gerechtigkeit Wie solches durch der Statt Straßburg geschwornen Werckh Leuthen in der besichtigung befunden, Vnd dem Jetzigen preiß Nach angeschlagen wirt, Vor, undt umb, ein tausend Zweÿ Hundert Gulten. bezeichnüß durch der Statt Straßburg Geschwornen Werck Leüth. [unterzeichnet] Michael Ehrlacher Werck Meister deß Meinsters, Johann Jacob Biermeÿer Werck Meister deß Zimmerhofs
Ergäntzung der Erben ohnveränderten güethern (…) durch nunmehr weÿl. Hn Philipp Heinrich Thauni geweßten Notm. undt burgern allhier in a° 1687
Norma hujus inventarii, ([biffé] des Wit. ohnv. Eig., Sa. silbers 19 ß, Sa. guld. Ring 1, Summa summarum 3 lb – passiv schuldt 78 lb, Übertreffen also solchemnach des Wit. ohnv. passiv schuldt sein des Wit. ohnv. actiu nahrung umb 71. lb)
d. KK. v. Erben ihr Ererbt ohnv. Müt. Verm., Sa. hausraths 52, Sa. Schiff und geschirrs zum becken handwerck gehörig 1, Sa. Silbers 36, Sa. guld. Ring 9, Sa. Eigenth. ahne i. behauß. 540, Sa. activ schuld 75, Ergäntzung (714, Sa. abgangs 135, rests) 579, Summa summarum 1294 lb
Endlichen so wird des wit. ohnv. nun auch das gemein verändert V. T: G. beschrieben Sa. hausraths 61, Sa. schiff und geschirr Zum Beck hdw. geh. 9, Sa. leer: faß v. bütt 1, Sa. silbers 15, Sa. actiuor. 8, Sa. gold. 1, Summa summarum 107 lb – Passiva 909 lb, Übersteig. also solche theilb. Pass. sein des wit. ohnv. und T. activ Nahr. umb 802. lb
Endl. Verstal. Summa 491. lb

Les héritiers cèdent leur part de la maison à leur frère Jean Michel Bœschet

1723 (14.5.), Me Kolb (Abraham, 22 Not 2), joint au n° 29 du 23. 7.br 1722
die in dieße Verlassenschafft abtheillung gehörige beckhen behaußung wie solche fol: 37. Mütterlicher Verlassenschaffts Invent: beschrieben undt das zum beckge handwerck gehörig noch ohnvertheilte Schiff und geschirr betr.
Solche behaußung sambt dem ohnvertheilten Schiff und geschirr Zum beckhen handwerckh gehörign ist auff dato Zu Endt genannt
Johann Michael Beschet dem jüngern Sohn undt weißbeckhen allhier
Von sambtlichen mit Erben ehe: undt vögtl. weiß alß auch vor sich selbsten in gemeinschaftlich ohnvertheilten Erb über Abzug der Jährl. dem Stift zum Jung. St: Peter allhier davon gehandten 3. ln bodenzinß freÿwillig mit allen darzu gehörigen Rechten undt gerechtigkeiten Vor: undt umb 2900 Gulden straßb: allein Eigenthumb Cedirt und Erbßweuß überlaßen worden – Actum Straßburg auff Mittw. den 14.ten Maÿ 1723. [unterzeichnet] Johann Michael Böschet, Johann Martin böschet, Maria Elisabet heßin, Johann Görg heß als Eefogt, Johann Martin Roth als fogt

Marie Elisabeth Bœschet femme du fournier Jean Georges Hess s’accorde avec son frère Jean Michel Bœschet sur le règlement du prix de la maison qu’il vient d’acheter de ses cohéritiers.

1724 (27.1.), Chambre des Contrats, vol. 598 f° 36
Fr. Maria Elisabetha geb. Böschettin hannß Georg heß des haußfeurers ehefrau
ihres bruders Johann Michael Böschet des ledigen weißbecken
demnach gedachter ihr bruder nach absterben ihres vatters seel. weÿl. Johann Martin Böschet gewesten weißbecken deßen eigenthümlich ahm Roßmarckt einseit ist ein eck ahn ged. Roßmarckt anderseit neben N. Spach dem Büttel E.E. Zunfft zur Steltz uxorio noe. hinten auff H. Rathh. Acker gelegenen weißbecken behausung mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten und in gemeinschafftlicher Vätterlicher und mütterlicher Erbschaffts Abtheilung von seinen dreÿ geschwustrigen und Miterben über abzug daurauff hafftenden dem Stifft jungen St Peter jährlich zu entrichten habenden bodenzinßes von 3 lb umb 145 lb käufflich übernommen
alldieweilen aber der schuldern dießer zahlung nicht aus seinen eigenen mittel gethan sondern H. M. Johann Jacob Hirschel Evangelischen Pfarrer zum Jungen St Peter die hauptsumm von 225 lb vorgeschoßen

Jean Michel Bœschet épouse en 1724 Marie Eve Wallner, fille d’un pelletier : célébration, inventaire des apports

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 68, n° X)
1724. dominica Reminiscere et Oculi proclamati sunt Johann Michael Böschet der ledige weißbeck V. burg. alhie weÿl. Johann Martin Böschet geweß. Weißbecken V. burgers alhie nachgelaß. ehl. Sohn, V. Jgfr. Maria Eva Johann Jacob Wallner deß Kürschners V. burh. alhier ehl. tochter Copulati sunt Mittw. d. 22. Martÿ [unterzeichnet] Johann Michel böschet als hochzeiter, Maria Eva wallne als hochtneein (i 72)

Jean Michel Bœschet est reçu à la tribu des boulangers
1723, Boulangers (XI 9) – Donnerstags den 1. Julÿ 1723
(f° 397-v) Neuzünfftiger – Hannß Michael Böschet der Weißbeckh weÿl. Martin Bößet deß ältern weißbeckhen und burgers allhie hinderlaßener Ehelicher Sohn prod: Stallschein Vom 12.ten Maÿ 1723 mit Ebenmäßige bitt alß Voriger so ihrer auch willfahr worden. [in margine :] 1. lb 5. ß

Inventaire des apports du mari qui a ameubli la maison au profit de sa femme

1724 (1.4.), Me Kolb (Abraham, 22 Not 2) n° 37
Inventarium undt Beschreibung aller Haab undt Nahrung, so Mstr. Joh: Michael Böschet der weißbeckh undt burger allhier zu seiner Nunmahligen Ehefraw fr.n Mariæ Evæ gebohrner Wallnerin für unverändert in den Ehestandt gebracht, welche auff Ersuchen beeder Eheleuth. in beÿsein Hn Joh: Jacob Wallners deß Kürßners der Ehefr. Vatter undt Joh: meisterstück böschets weißbeckh. deß Ehemanns brudern – Actum Straßb. den 31. Martÿ et 1.ten april 1724.

Inn einer in der Statt straßb. ane der bloh. Wolck. gaß gelegener undt hernach bemelter behaußung hat sich befund. alß volgt
Hültzewerckh. Auff der obern bühn, Soldaten Cammer
Eigenthumb ane Einer behaußung. It. Ein weißbeckhen behaußung mit allen Zugehört: recht undt gerechtigkeiten allhier in der Statt Straßburg auff dem Roßmarckh ane der Blow wolckhen gaß gelegen, so Eine Eck behaußung I.s. H. Rathh. Ackhern dem Statt Kachler, 2.s Joh: Georg Spach dem buchbindter, davon gibt mann Jahrs auf Joh. Baptæ: dem Stifft zum Jung. St. Peter allhier 3. lb. bodenzinß. Undt ist sothane behaußung über vorstehendte beschwerdt ihme Mstr: Joh: Michael böschet beÿ deßen Vatterl. Verlassenschaffts abtheillung den 14. Maÿ in ao. 1723 von seinen geschwisterten undt mit Erben umb Zweÿ tausendt undt Neun hundert gulden Käufl. cedirt undt überlaßen wordten. Von welcher behaußung Ihme Mstr. Joh: Michel Böschet ein 4.ter theill Vor Ererbt unverändert gueth gehörig, auff die übrige dreÿ vierte theill aber alß worahn Er seine Ehefr. Mariam Evam Wallnerin Crafft deren Eheberedung, alß eine Mit Käufferin acceptirt undt angenommen, ist Er anjetzo übernommener undt angewiesermaßen zu bezahlen schuldig. Erstl. dem Stifft Weÿßenhauß allhier in Capital 500. R. It. Fr. Mariæ Elisabethæ Heßin gebohrner böschettin seiner ältern Schwester modo H. Pfarrer Hirschell 450 R., It. Mstr Joh: Martin Böschet dem weibeckh. alhier seinem bruder 555 R. Undt Jgfr. Annæ Catharinæ böschet seiner jüngsten Schwester 825. R. zusammen 2330. Nach abzug deren wäre ihme dem Ehemann ane dem Kauffschilling der 2900 R. vor seinen ohnverändert ererbten vierten theil annoch ohnpræjudicirlich in außwurff Zu bring. 569 .R th. 284. lb
Norma Sa. hausraths 109, Gekörns Meel v. Kleÿen 3, Silbers 12, baarsch. 21, Eign. th. an I.r behaußung 284, Summa summarum 458. lb – haussteuren 29. lb trifft Jeden Zur helffte 14. lb

Inventaire des apports de la femme

1724 (31.3.), Me Kolb (Abraham, 22 Not 2) n° 36
Inventarium undt Beschreibung aller Haab undt Nahrung, so die tugendt begabte fr. Maria Eva gebohrne Wallnerin zue Mstr. Joh: Michael Böschet dem weißbeckhen undt burgern allhier in Straßb. ihrem Nunmahlig. Ehemann für unverändert in den Ehestandt gebracht – Actum Straßb. in fernerer geg.warth H. Joh: Jacob Wallners deß Körßners der Ehefr. leibl. Vatters undt Fr. Annæ Mariæ Wallnerin gebohrner Richterin dero Stieffmutter, auff Mittw. den 31. Mart: 1724.
Inn einer allhier in der Statt Straßb. unst Einer alda auff dem Roßmarckh ane der blaw. Wolckhengaß gelegenen Eckh behaußung hat sich befund. alß volgt
Norma Sa. hausraths 97, Silbers 14, baarsch. 21, gold. Ring 12, baarsch 172, Summa summarum 297 lb – helffte an den hßsteuren 14. lb

Jean Michel Bœschet et Marie Eve Wallner hypothèquent la maison au profit du pelletier Jean Jacques Wallner leur beau père et père respectif

1725 (22.2.), Chambre des Contrats, vol. 599 f° 104
Johann Michael Böschett der Weißbeck und Eva geb. Wallnerin so mehrjährig mit beÿstand ihres bruders Joseph Wallner des ledigen Kürßners und ihres Vatters bruders Johannes Wallner auch kürßners
ihres respective Schwähers und Vatters H. Johann Jacob Wallner kürßners – schuldig seÿen 315 gulden Reichs valuta
unterpfand, Eine weißbecken behausung cum appertinentÿs ahm Roßmarckt, einseit ist ein eck ahne der Blauwolckengaß anderseit neben Spach dem büttell beÿ E. E. Zunfft zur Steltz ux. noe. und H. Rathh. Acker statt haffner, 3 lb Stifft Jungen St Peter

Anne Catherine Bœschet femme du serrurier Jean Schwing s’accorde sur le règlement des sommes que lui doit encore Michel Bœschet

1739 (16.4.), Chambre des Contrats, vol. 613 f° 197
Anna Catharina geb. Böschettin Johannes Schwing des schloßers
in gegensein ihres bruders Michael Böschett weißbecken – demnach er der Schwingischen ehefrau zufolg der am 14. maÿ 1723 beschehenen überlaßung hiernach beschriebener behausung und einer vor H. Not. Kolb am 25. jan. 1732 passirten quittung (…) annoch 100 pfund schuldig
unterpfand, eine weißbecken behausung und hoffstatt mit allen deren gebäuden, begriffen, weithen, zugehör und rechten am Roßmarckt einseit ist ein Eck ahne der Blauwolckengaß anderseit neben H. Rathh. Johann Adam Acker dem stadthaffner hinten auff ebendenselben – davon gibt man dem stifft Jungen St Peter 3 lt ahne ane bodenzinß – als beÿ abtheillung seines vatters weÿl. Martin Böschett des weißbecken verlassenschafft am 14. maÿ 1723 umb 1450 pfund von seinen geschwisterden käufflich ane sich angenommen

Marie Eve Wallner meurt en 1742 en délaissant trois enfants. Les experts estiment la maison 1 000 livres. La masse propre au veuf s’élève à 45 livres, celle des héritiers à 292 livres. L’actif de la communauté s’élève à 88 livres mais comme et le passif est de 291 livres, le déficit s’élève à 202 livres.

1743 (6.2.), Me Kolb (Abraham, 22 Not 4) n° 82
Inventarium über Weÿl. der Tugendbegabten Fr. Mariæ Evæ Böschettin gebohrner Wallnerin Mstr. Johann Michael Böschets deß Weißbecken und burgers dahier zu Straßburg gewester Ehefrauen seel. Verlassenschafft – nach ihrem den 31.sten Xbris deß abgelegten 1742.sten Jahrs genommenen tödlichen ableiben Zeitlichen verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches Ansuchen Erfordern und Begehren Mstr Johannes Schwingen deß Schloßers alß geschwornen Vogts Evæ Elisabethæ, Johann Martins, undt Johann Michaels der Boschettin, der verstorbenen seelig mit vorermeltem ihrem hinderbliebenen Wittiber ehelich erziehlter undt ach todt Verlaßeter Kindter dero ab intestato Erben – So beschehen Straßburg auff Mittwoch den 6. Februarÿ 1743.

Inn Einer dahier Zu Straßburg ane dem Roßmarckh gelegener undt hernach beschriebener behausung hat sich befunden wie Volgt.
Ane hültzen u. Schreinwerckh. In der Knecht Cammer, In der greimpel Cammer, Vor der obern stub, In der Obern Stub, In der Stub Cammer, In der Soldaten Cammer, Inn der unterenstub, Im Keller
Eigenthumb ane Einer behaußung (W. 5/8.t theill, E. 3/8.t theill) Eine Weiß becken behaußung mit allen deren gebäwen, begriffen, Weithen, Zugehördten, Rechten undt Gerechtig Keiten, gelegen dahier Zue Straßburg ane der blau wolcken gaß, i.s ein Eck gegen dem Roßmarckh, 2.s: Neben undt hinden auff herrn Rathh. Acker dem Statt Kachler stoßend undt davon gibt mann Jahrs auff Joh. Bapt:æ dem stifft Jungen st: Peter 3. lb. d. ane bodenzinß. Undt ist sothane behaußung vermög Abschatzungs Schein Vom 30.ten Januarÿ 1743. durch die geschwornene herren werckh Meistere Vermög Eigen angeschlag. wordt. umb 2000. R. Hiengegen stehen auch soviel ane Capital darauff, Erstl. dem Stifft Waÿßenhauß. 500. R., It. weÿl. Herrn Pfarrer Hirschels seel. Erben 450. R. It. weÿl. Herrn Joh: Jacob Wallners deß geweßten Kürschners dahier seel. Erben 850. R. So dann fr. Annæ Salome Kleinen der wittib dahier 200. R. (zusammen) 2000. R. Compensando ist also von dem anschlag hieher Zumm außwurff zu bringen, nichts. Ane sothaner behaußung nun seindt dem Wittiber 5/8.t theill gebührig, Nambl. ¼.t theill den Er von seinen Vatter undt Mutter seel. Ererbt undt ane den übrigen ¾.t theill in Conformitæt hievor inserirter Eheberedung §° 5.ten alß woran Er seine verstorbenene Ehefraw seel. alß mit Käufferin angenommen, die helffte, so 3/8.t theill die restirendte 3/8.t theil nun seindt dermahlen der abgeleibten fr. seel. Erben gebührig. a proportion deßen nun hat der wittiber ane dem anschlag und auch ane denen Capitalien 5/8.te theill die Erben aber 3/8.t theill zu haben undt zu leiden mithin ist auch die Künfftige über beßerung ane derselben auch also zu vertheilen so zum bericht. Über angeregte behaußung, besaget deß Wittibers Vätter und mütterlich. theill Registerl. de anno 1723. durch mich vor undt nach unterschriebenen Notar. in anno Auffgericht undt Verfertiget, darinnen à fol: 28.a ersichtlich, wie selbe ihme dem wittiber von seinen miterben undt geschwistrigen umb 2900. R. in gemeinen ohnvertheilten Erb, allein Eigenthümlich Cedirt undt Über Laßen wordten.
– Abschatzung dem 30. Januarÿ : 1743. Auff begehren deß Wahll achtbahren und bescheiten Meister Johann Michell beschër deß weißbeck, ist eine behausung allhier, in der Statt Straßburg in der blauen wolcken gaßen gelëgen, ein seitß ein Eckh gegen dem roßmarck anderseitß Neben und hinden, auff H: rathherrn acker stosent welche behausung, unden gegen der blauen wolcken gasen ein Klein Stuben, hinden dar an die back Stuben und der backoffen und Kuchell ein gewölbter Keller, oben dar über ein Stuben Camer und hauß Ehren darinen der herdt Neben dar an die Mëhll Kammer under dem dach treÿ alte Cammeren eine dar von die Soltaten Cammer, Zweÿ holtzre gebell daß tach die helffte mit holl und breidt Ziglen belegt ein alter schlegter tach Stull mit einer bestetzten bienen, sambt aller gerechtig Keidt wie solchen turch der Statt Straßburg geschwornen wërckh Meÿster sich in der besichtigung befunden, und Jetzigen Preÿß nach an geschlagen wierdt Vor und Umb Zweÿ Tausent Gulten. Bezeichnuß der Statt Straßburg geschwohren Wërck Meister [unterzeichnet] Pflug Statt lohner, Michael Ehrlacher Werck Meister deß Meinsters, Johann Jacob Biermeÿer Werck Meister deß Zimmerhoffs
Ergäntzung deß Wittibers Ermanglenden ohnveränderten guths, Vermög sein deß Wittibers zugebrachten nahrungs Inventarÿ vom 31. Martÿ et 1. apr. 1724. vor mit Notario auffgerichtet
Norma hujus inventarÿ, deß Wittibers Unveränderte Nahrung, Sa. haußraths 18, Sa. Schiff und geschirr zum beckhen handwerckh 3, Sa. Silbers 2, Sa. baarschafft 5, Sa. Eigenth. ane Einer behausung o., Sa. der Ergäntzung 77, Summa summarum 108 lb, Schulden 62, Nach deren Abzug 45 lb
Demnach wirdt auch der Erben unveränderte Nahrung beschrieben, Sa. haußraths 36, Sa. Silbers 4, Sa. Goldener Ringen 2, Sa. der baarschafft 4, Sa. Eigenthums ane Einer behaußung o, Sa. der Schulden 62, Sa. Ergäntzung 183, Summa summarum 292 lb
Endlichen Wirdt auch das gemein theilbar guth beschrieben, Sa. haußraths 30, Sa. Meel Kleÿen undt Gekörns 39, Sa. Silbers 4, Sa. baarschafft 14, Summa summarum 88 lb – Schulden 291 lb, Übertreffen also die theilbahre passiv: Schuldt die theilbare activ Nahrung dem Stall anschlag nach umb 202 lb – Stall summ 136 lb

Jean Michel Bœschet passe une vente provisoire devant notaire au profit du courtier Jean Daniel Ehrenmann. La vente ne sera pas confirmée à la Chambre des Contrats

1744 (16.6.), Me Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 292) n° 29
Zuwißen seÿe hiemit (…) persönlich erschienen seÿe Meister Johann Michael Böschet, der weißbeck und burger allhier, der declarirte
in gegenseÿn herrn Johann Daniel Ehrenmanns, des geschwornen Courtiers und ebenmäßigen burgers allhier daß er Vor sich und seinen Erben (verkaufft)
seine in Elterlichem Erbe Käufflich angenommene eigenthümliche behaußung und hoffstatt mit allen deren gebäden, Zugehördten und Gerechtigkeiten gelegen allhier ane dem Roßmarckt so ein Eck ane der blohenwolcken gaß, einseit neben herrn Rathherrn Johann Adam Ackern, dem Statt Kachlern, anderseit neben einer andern behaußung auch ihme herrn rathherrn Ackern gehörig, hinden auff eben denselben stoßend, davon mann alljährlichen 3. lb. d auff Weÿhenachten und Johannis dem Stifft Jungen St. Peter Zu bodenzinß und anderster nicht, wie der Verkäuffer Versicherte, zu geben pflichtig, sonst seÿe auch dieselbe außer denen darauff hattenden passiv Capitalien ledig eigen und niemand sonst Verschrieben, sambt allem deme, was darinn nied: und nagelvest ist, daß gleichen dem ein gemaurten dato im hauß befindlichen brenn Kößel mit und neben denen Liegerlingen im Keller und denen offenthürlein – umb 3000 Gulden – Geschehen allhier Zu Straßburg auff Sienstag den 16. Junÿ Anno 1744.

Jean Michel Bœschet hypothèque sa part de maison au profit d’Isaac Jund

1745 (23.11.), Chambre des Contrats, vol. 619 f° 848
Johann Michael Böschet der weißbeck
in gegensein H. Isaac Jund – schuldig seÿe 150 lt
unterpfand, 5/8 theil vor unvertheilt ane einer weißbecken behausung und hoffstatt cum appertinentis ane der Blauwolcken gaß, einseit ist ein Eck, anderseit neben weÿl. H. Rathh. Acker des stadtkachlers erben, hinten auff dieselbe – die übrige antheile seinen kindern zuständig

La maison revient à la fille de Thiébaut Bœschet, Marie Elisabeth, qui épouse en 1748 le boulanger Thiébaut Roser originaire de Geudertheim : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire de 1790, célébration, accession à la bourgeoisie, inscription à la tribu des boulangers, inventaire des apports

Copia der Eheberedung – zwischen dem Ehrsamen Theobaldt Rooßer dem leedigen becker Johannes Roosers des burgers und Ackersmanns Zu Geudertheim mit Elisabetha gebohrner Karcherun ehelich erzeugtem Sohn, Hochzeiter ane Einem, Sodann die tugendbegabte Jungfer Evä Elisabethä Böschettin, des Ehrengeachten Johann Michael Böschetts des Weißbecken und burgers dahier zu Straßburg mit Weÿland Fraun Maria Eva gebohrner Walleron seelig ehelich erziehlter tochter der Jungfer Hochzeiterin andern theils – so beschehen und verhandelt in der Königlichen Stadt Straßburg (…) auf Freÿtag den 29. Februarii Anno 1748. H. Kolb, Notarius juratus

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (luth. f° 189)
1748 – Mittw. d. 20. Martii sind nach 2.mahl. ordentl. proclamation ehel. copulirt word. Diebold Roser, lediger weißbeck und b. h. l. Joh: Roser ackersmanns u. burgers Zu Geidertheim Hanau: darmstettischer Herrschafft ehel. sohn, und Jgfr.Eva Elisabetha, Joh: Michael Böschen weißbecken und. burgers h. l. ehel. Tochter [unterzeichnet] diebolt Roser als hozeiter, Eva Elißabetha Böschetin als hochzeitirn (i 193)

1748, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) p. 341
Thiebold roßer der Weißbeck von geiterheim gebürtig Verheurathet ane Elisabetham Joh: Michel beschets des burgers und weißbecken Ehelicher tochter, Erhält das burgerrecht von ged. seiner Ehefrauen umb den alten burger. will bei EE Zunfft der becken dienen. prom eodem [d. 6.ten Maÿ 1748]

Inscription à la tribu : certificat préalable, inscription après être devenu bourgeois
1748, Boulangers (XI 10) – Montags den 5.t Februarÿ 1748
(f° 155) Theobaldt Rooßer Von Geudertheim der ledig beck so sich ahn Mstr. Michael Böschets deß Weißbecken Tochter dahier Zu Verehelichen Versprochen, bittet umb Schein und Urkundt, daß Mann ihne beÿ dießer Ehrsamen Zunfft alß Einen mit Zünfftigen mit: Meister annehmen wolle. Erkandt seÿe ihnen mit gebettenem Schein gegen Erlag 1. lb. d. Zu Willfahren

1748, Boulangers (XI 10) – Mittwoch den 8. Maÿ
(f° 162) Frembder Neuzünfftiger – Thieboldt Rooßer der beckh von Geidertheim gebührtig, undt Sich ane Michel Böschets deß weißbecken undt burgers dahier Tochter verheurathet producirt sein burger Urkundt undt Stal schein Will dahien Zünfftig werden und weißbecken, bittet umb Gerichtliche reception. Erkandt soll ihme in seinem petito neben der ordinati gebühr nach ordnung willfahrt seÿn, pro dispensatione der Mueth Jahr aber 30. lb. erlegen
[in margine :] dt 4. lb 6 ß et per dispensation der Muthjahr 3. lb

Inventaire des apports dressé dans la maison rue de la Nuée bleue
1748 (3.7.), Me Kolb (Abraham, 22 Not 20) n° 489
Inventarium über die Jenigen Nahrung so der Ehrsame Mstr. Theobald Rooßer der Weißbeckh undt die tugendsame Fr. Eva Elisabetha gebohrne Böschettin beede Eheleuthe undt burgere dahier Zu Straßb. Einander in den Ehestandt gebracht – Actum Straßburg in fernerem beÿsein Hannß Roosers burgers Zu Geÿdertheim sein d. Ehemanns brudern, So dann Joh: Michael Böschet deß Weißb. der Ehefr. Vatters undt Joh: Martin böschets auch weißbecken dahier seines bruder, wie auch H. Johann Jacob Schwing deß Schreiners der Ehefr. noch ohnentledigten Vogts auff Mittwoch d. 3.ten Julÿ 1748.

Inn einer dahier Zue Straßb. ane der blaw Wolcken gaß gegen dem Roßmarckh über ein Eck gellegener undt der Ehefrauw Zum Theill Zuständiger Weißbeckh behaußung hat sich befunden wie volgt
Deß Ehemanns Nahrung, Sa. hausraths, 5, silbers 10, baarschafft 215, Summa summarum 230 lb
der Fr. Nahrung Sa. hausraths 44, silbers 5, goldenen Ring 7, baarschafft 3, activum 72, Summa summarum 132. lb
Sa. der haussteuren ist 9. lb

Thiébaut Roser est le tuteur de son beau frère Jean Martin Bœschet qui est parti de Strasbourg et dont on n’a pas de nouvelles
1774 (18.4.), Me Schaeff (Jean Frédéric, 6 E 41, 876) n° 20
Rechnung Mein Theobald Roser des Weißbecken als geordnet und geschworenen Vogts Johann Martin Böschet des verschollenen leedigen becken Weil. Hn. Joh: Michael Böschet des gewesenen Weißbecken und burgers alhier mit auch Weil. Fraun Maria Eva gebohrner Wallnerin beeder seel. erzeugten älteren Sohns, Inhaltend alles dasjenige was ich seit dem 14. Maÿ 1767 als dem Schluß meiner Ersten Rechnung bis den 18. apr. 1774 Namens deßelben ferner eingenommen und hingegen wieder ausgegeben habe – Zweÿte und letzte Rechnung dieser Vogteÿ
– (n° 22) Berechnung deßen so Hr. Theobald Roser der Weißbeck als geordneter Vogt Johann Martin Böschet des verschollenen leedigen

Thiébaut Roser meurt en 1789 en délaissant trois enfants. La maison est estimée 10 000 livres tournois, c’est-à-dire 2 500 livres strasbourgeoises. La masse propre à la veuve s’élève à 2 157 livres, celle du défunt à 267 livres et celle de la communauté à 4 038 livres.

1790 (17.2.), Me Schaeff (Jean Frédéric, 6 E 41, 872) n° 444
Inventarium über Weil. H. Joh: Theobald Roser des gewesenen frantzösischen becken und burgers alhier zu Straßburg seel. Verlassenschafft – nach seinem Mittwoch den 30. Decembris des verfloßenen 1789.sten Jahrs aus dießer Zeit und Welt genommenen tödlichen hintritt nach sich verlaßen, Welche Vermögens-Nachlaßenschaft heutigem Zu End gesetztem dato auf freundliches Ansuchen und Begehren Herrn nachgemelter des Defuncti seel. ab intestato Zu Erben verlaßener H. Sohns seel. ab intestato zu Erben verlaßener H. Sohns und Jungfrauen Töchteren wie auch der ehr: und tugendsamen Fraun Eva Elisabetha gebohrner Böschettin der hinterbliebenen wittib selbsten beiständlich H. Joh: Theobald Mächling des Weißbecken und burgers alhier nach Ordnung ersucht und inventirt – so beschehen alhier zu Straßburg in einer ane der Blauwolckengaß gelegener hiehero eigenthümlich gehöriger und hernach mit mehrerm beschriebener behausung auf Mittwoch den 17.ten februarii Anno 1790.
Benamßung der Erben. Der defunctus hat ab intestato zu seinen rechtsmäßigen Erben verlaßen namentlich und 1° H. Joh: Michael Roser den frantzösischen becken und burger, alhier, 2.do die viel Ehr: und tugendsame Jgf. Maria Salome Roserin und 3° die Viel Ehr und tugendbegabte Jgf. Margaretha Dorothea Roserin, welche beÿde volljährig und mit beÿstand H. Joh: Friderich Burger J.V. Lti et Procuratoris Vicarii hiebeÿ gegenwärtig ihren eigenen Nutzen beobachtet. Alle dreÿ des defuncti mit eingangs gedachter deßen hinterlaßener Wittib ehelich erzeugte Hr. Sohn und Jgf. töchter und ab intestato zu dreÿ gleichlingen portionen und Antheilern verlaßene Erben

Eigenthümlicher Antheil ane einer behaußung (W.) Nemlich dreÿ achte theil vor unvertheilt Von und ane Einer behaußung und hoffstatt auch allen überigen deroselben begriffen, Weiten, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen alhier zu Straßburg ane der blauwolckengaß, einseit ane gedachter Gaß, und der Maisengaß ein Eck ausmachend, anderseit neben Weil. H. N Kohler des geweßenen Stadt Glaßers alhier hinterlaßener Wittib und Erben und hinten auff H. Gloos den Pastetenbeck stoßend. Davon Zahlt man jährlich dem Löbl. Collegiat Stift Jungen St. Peter alhier ane bodenzinß 3. lb. sonsten aber ist dieselbe gegen männiglichen freÿ leedig Inventur eigen und wird hier ohnnachtheilig in Anschlag gebracht um 10 000 lb. Wovon die hiehero gehörige dreÿ achte heil antreffe 3750. R. oder 1875. Einen achten teil hievon hat dieselbe aus Weil. Fraun Maria Eva Böschettin gebohrner Wallnerin ihrer Mutter seel. Verlassenschafft ererbt, die überige Zween achte theil aber hat dieselbe vermög einer vor H. Not. Abraham Kolb am 3. Julii 1748. errichteten Erbs: Cession von Joh: Jacob Schwing dem Schreiner und burgern alhier als geweßenen vogt ihrer beeden brüdere Joh: Michael und Joh: Martin Böschett käuflichen an sich gebracht. Die überige fünff achte theil daran sind in die dißortige theilbare Massam gehörig und finden sich hernach fol: – Ordnungsmäßig beschrieben. Übrigens sind keine weitere darüber besagende Documenta vorgewießen worden.
Eigenthümlicher Antheil ane einer behaußung. Nemlich fünff achte theil vor unvertheilt Von und ane Einer behaußung und hoffstatt, auch allen überigen deroselben begriffen, Weiten, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen alhier zu Straßburg ane der blau Wolckengaß, einseit ane gedachter Gaß, und der Maisengaß ein Eck ausmachend, anderseit neben Weil. H. N, Kohler des geweßenen Stadt Glaßers alhier hinterlaßener Wittib und Erben und hinten auff H. Close, den Pastetenbeck stoßend. Davon gibt man jährlich dem Löbl. Collegiat stift Jungen St. Peter alhier 3. lb. ane bodenzinß sonsten aber ist dieselbe gegen männiglichen freÿ leedig Inventur eigen, und wird hier ohnnachtheilig in Anschlag gebracht um 10 000 lb. Wovon die hiehero gehörige 5/8.te theil antreffen 6250. R. oder 3215. Die darüber besagende documenta befinden sich hievornen fol: – umstandlich beschrieben.
Ergäntzung der Frau Wittib währender Ehe abgangenen unveränderten Guths (…) Anfänglich Vermög des über beeder nun zertrennyer Ehepersohnen Illata durch nun Weil. Hn. Notarium Abraham Kolb am 30.ten Junii 1748. aufgerichteten Inventarii
Fermers zufolg des über Weil. Hn Joh: Michael Böschet des gewesenen Weißbecken und burgers alhier ihres Vaters seel. Verlassenschafft durch nun Weil Hn Notarium Joh: Heinrich Thenn am 16. Julii 1757. aufgerichteten Inventarii
(f° 13) Series rubricarum hujus Inventarÿ, Copia der Eheberedung
der hinterbliebene, Wittib unverändert Vermögen. Sa. silbers 1, Sa. Goldenen Ring 4, Sa. Antheils ane einer behaußung 1875, Sa. der Schuld, 37, Sa. der Ergäntzung 239, Summa summarum 2157 lb
Diesemnach so wird auch der Erben unverändert Vermögenschaft beschehen, Sa. Hausraths 73, Sa. Silbers 4, Sa. Ergäntzung 227, Summa summarum 304 lb – Schuld 37, Nach deren Abzug verbleibet 267 lb
Endlichen so wird auch sie gemein und theilbare Verlassenschafft beschehen, Sa. Hausraths 247, Sa. Meels und brods wie auch Schiff und geschirr Zum becken handwerck 303, Sa. Weins und leerer Faß 80, Sa. silbers 34, Sa. baarschafft 123, Sa. antheils ane einer behaußung 3125, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 240, Sa. Schulden 418, Summa summarum 4571 lb – Schulden 533 lb, Nach deren Abzug 4038 lb
Copia der Eheberedung (…) auf Freÿtag den 29. Februarii Anno 1748. H. Kolb, Notarius juratus

Les enfants et héritiers de leur père cèdent leurs parts de maison à leur mère Eve Elisabeth Bœschett

1790 (8.3.), Me Schaeff (Jean Frédéric, 6 E 41, 872), Joint au n° 444 du 17 fév. 1790
Verkauff und Erlöß auch resp. Abtheil: Ausweiß und Erörterungs Register über Weil. Hn Johann Theobald Roser des gewesenen frantzösischen becken und burgers alhier zu Straßburg seel: Verlassenschafft
(f° 8-v) persönlich erschienen Hr Joh: Michael Roser, der frantzösische beck und burger alhier, beistädl. Hn. Joh: Friderich Heuß Not. publ. jurati ac practici, Ferner Jungfrauen Maria Salome und Margaretha Dorothea Roserin, mit Rath und beÿstand S.T. H. Joh: Friderich Burger J.V. Lti und Procuratoris Vicarii, samtliche Sohn und Jungfrauen töchter
in gegenwart der Viel Ehr und tugendbegabten Fraun Evæ Elisabethæ Roserin gebohrner Böschettin, ihrer Mutter, beiständlich H. Johann Theobald Mächling des Weißbecken und burgers alhier
die in ihres respe. Vaters und Ehemanns seel. gemein und theilbare Verlassenschaft gehörige Fünff achte theil vor ohnvertheilt von und ane einer behaußung und hoffstatt auch allen überigen deroselben begriffen, Weiten, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten /:davon die überige dreÿ achte theil der Fraun Cessionaria und Mutter bereits schon als unverändert Zugehörig:/ gelegen alhier zu Straßburg ane der blau Wolckengaß einseit ane gedachter Gaß und der Maisengaß ein Eck ausmachend, anderseit neben Weil. H. N Kohler, des geweßenen Stadt: Glaßers alhier hinterlaßener Wittib und Erben, und hinten auff H. Close, den Pastetenbeck stoßend. von der gantzen behausung Zahlt man jährlich dem Collegiat: Stift Jungen St. Peter alhier 3. lb. ane bodenzinß, sonsten aber ist dieselbe, der Cedenten Versicherung gemäß, gegen männiglichen freÿ leedig Inventur eigen – dei gantze behausung zu 10 000 R. gerechnet, annoch Zugegangen und beschehen vor und um die Summam von 6250 Gulden – so beschehen Straßburg den 8.ten Martÿ 1790.

Eve Elisabeth Bœschett veuve de Thiébaut Roser loue un logement dans sa maison au boulanger François Simon Picard

1790 (11.3.), Chambre des Contrats, vol. 664 f° 73-v
Fr. Eva Elisabetha geb. Beschettin weÿl. H. Diebold Rooßer des frantzösichen becken wittib beÿständlich H. Lt. Johann Friedrich Burger
in gegensein Simon Picard des frantzösichen becken
lehnungsweiße, in ihrer zuständig am Eck der Blauwolckengaß gelegene becken behausung eine vollständige wohnung verlehnt, die wohnung bestehet in einer wohnstub, kammer, küchen, kämmerlin in haußehren, magd und knecht kammer au rez de chaussée, bachstub samt keller für wein und platz auf dem untern theil des hauses, ferner in der mansard zweÿ mehlkammern und eine getüch kammer, ferner eine große und eine kleine bühn – auff 6 nacheinander folgenden jahren von Palm sontag anzufangen, um einen wochentlich Zinß nemlich 12 lit

Eve Elisabeth Bœschett veuve de Thiébaut Roser vend 31 050 livres la maison au boulanger Jean Georges Beck et à Sare Hütt

1794 (21 fruct. 2), Strasbourg, Me Saltzmann, (rép. 6 E 41 449-5) n° 212
Enchère volontaire d’une maison à la réquisition de la Ve. Eve Elisabet Roser née Boschett boulangere du 8 Therm. – Surmise dud. – Quatre Surmises du 17. Therm: – 2. Enchere 22 therm: – 29. therm:
(n° 184) Contrat de vente de la mais. de la susd. Roser à Jean Georges Beck boulanger ad Nm. 212 le 21 fruct:
acp 27 f° 83-v du 21 fruct. 2 – Eve Elisabeth née Boeschett veuve de Jean Thiebaut Roser de Strasbourg
à Jean Georges Beck Boulanger de Strasbourg et Sara Hütt
d’une Maison à Strasbourg, au coin de la rue Yverneau cy devant nuée bleue moyennant 31 050 livres et à la charge d’une rente foncière de 12 livres dont ladite maison est grevée

Jean Georges Beck, fils d’un boulanger de Strasbourg, épouse en 1793 Sare Hütt originaire de Barr
Mariage, Strasbourg (f° 31, n° 684)

An Cejourd’huy 25 Nivos de l’an Second de la République française (…) d’une part Jean Georges Beck né et domicilié et cette municipalité agé de 24 ans fils légitime de Jean Georges Beck Boulanger et d’Anne Marie Oberlé, de l’autre part Saré Hütt agée de 23 ans, domiciliée en Cette ville depuis six mois, native de Barr Département du Bas Rhin fille légitime de Jean Hütt le jeune, Cordonnier & de Marguerithe Wolff (…) 1° l’acte de naissance de Jean Georges Beck portant qu’il est né en cette Commune le 24 Juillet 1769, 2° de l’acte de naissance de Sare hütt portant qu’elle est née à Barr le 18 Janvier 1770 (signé) Johann Georg Beck, Sara Hütt (i 34)

Jean Georges Beck et Sare Hütt hypothèquent la maison qu’ils viennent d’acquérir au profit de l’orfèvre Jean René Burandt

1794 (11 fruct. 2), Chambre des Contrats, vol. 672 n° 1795 enreg. 16 fru. F°
cit. Jean Georges Beck boulanger et Sare Hitt assitée de cit. Nicolas Kolb conducteur des fourrages pour l’armée du Bas Rhin et Christophe Schütz mécanicien
devoir au cit. Jean René Burandt orfèvre, 10 000 livres, à employer au payement d’une partie du prix d’acquisition qu’ils viennent de faire
d’une maison rue de la Nuée Bleue anciennement actuellement rue d’Yverneau N° 1, d’un côté faisant un coin, d’autre les héritiers Kohler

Le boulanger Georges Beck loue une boutique et un logement dans sa maison au revendeur de la lotterie nationale Nicolas Jame

1798 (1 vent. 6), Strasbourg 6 (18), Me Laquiante n° 21 du 18.2.1798 – Enregistrement de Strasbourg, acp 58 F° 92 du 1 vent. 6
Bail de 2 années consecutives qui commencent a courir au 1 germinal prochain – C.en Georges Beck Boulanger
au Cit. Nicolas Jame revendeur de la Lotterie nationale de Strasbourg
une Boutique au Rez de chaussée une chambre au Premier étage une place au Grenier pour le linge salle et un petit caveau le tout situé dans la maison appartenante audit C. Beck Size au coin de la rue de la Nuée Bleue et de la Mésange N° 1, la boutique donnant du côté de la rue de la mésange et l’appartement au premier Etage donnant dans la rue de la Nuée Bleue
article 4. attendu que le Citoyen Preneur se trouve dans le cas de faire agrandir la porte qui se trouve à la boutique rue de la Mesange et d’y faire mettre une autre porte et d’autres croisées Convenables à Son Bureau et et à ses propres frais (…) – moyennant un loyer annuel de 480 livres tournois

Jean Georges Beck meurt en 1804 en délaissant trois enfants

1805 (15 prai. 13), Strasbourg 14 (27), Me Lex n° 4966 – Enregistrement de Strasbourg, acp 96 F° 163-v du 16 prai. 13
Inventaire de la succession de Jean Georges Beck boulanger, à la requête de Sare née Hüth la veuve tutrice naturelle de ses enfants procréés avec le défunt, Jacques Beck boulanger subrogé tuteur de Jean Georges 11 ans, Sare Marguerite 6 ans et Madeleine 4 ans

Immeuble. Il a été acquis pendant la communauté par le défunt et la veuve d’Eve Elisabeth Boschett veuve de Jean Tibaut Roser boulanger une maison avec tous les droits et dépendances sise audot Strasbourg faisant le coin de la rue de la Nuée bleue N° 1 et la veuve et héritiers Arbogast Kohler vitrier dans la rue de la mésange n° 19 a côté du Sr Gloss praticien aboutissant par derrière sur led. Gloss, Me Jean Daniel Saltzmann, le 13 fructidor 2, estimée 10 256 francs, chargée d’une rente foncière envers le Gouvernement ci devant a l’administration de St Pierre le jeune, Ladite maison est présentement louée au Sr Müller huissier le second étage 196 fr au Sr Moriet une chambre garnie 54 fr et le reste occupé par la veuve elle même 150 fr, ensemble 400 fr
remplacement à la veuve 8000 fr
communauté, meubles 1042 fr, maison 10 246 fr, total 11 288 fr, passif remplacement 800 fr et dettes 708 fr, reste 2580 fr
Testament devant moi le 15 frimaire dernier, au rez de chaussée dans la chambre a coucher a côté du poële dans la maison a lui appartenante en cette ville faisant le coin de la rue de la nuée bleue n° 1 ladite chambre a trois croisées dont l’une donne dans ladite rue et les deux autres dans la rue de la Mésange (lègue à sare hütt native de Barr sa femme)

Sara Hütt se remarie avec Thiébaut Bauer, boulanger à Strasbourg, originaire de Kolbsheim en reconnaissant un enfant né d’eux

1807 (3.1.), Strasbourg 14 (32), Me Lex n° 1048 – Enregistrement de Strasbourg, acp 101 F° 132-v du 5.1.
Contrat de mariage – Thiebaut Bauer boulanger
Sara Hütt veuve de Georges Beck boulanger
liquidation de son premier mari, par devant le notaire soussigné le 15 prairial 13

Mariage, Strasbourg (f° 3, n° 3)
L’an 1807, le 7° jour du mois de Janvier (…) Thiebaud Bauer agé de 44 ans, boulanger, domicilié en cette ville depuis 18 ans, né à Kolbsheim Département du Bas-Rhin le 13 Février 1762, majeur, fils de feu Daniel Bauer, cultivateur audit lieu, et de feu Eve Weber, divorcé d’Anne Dorothée Ritter comme il est constaté par acte de divorce dressé par nous officier de l’état civil de cette ville le 5 Décembre dernier, et Sara Hütt agée de 36 ans domiciliée en cette ville depuis 13 ans, née à Barr Département du Bas Rhin le 18 Janvier 1770 majeure fille de feu Jean Hütt, le jeune, cordonnier audit lieu, et de Marguerite Wolff, veuve de Jean Georges Beck, boulanger décédé en cette ville le 9 nivôse an treize, (…) qu’il est né d’eux un enfant inscrit sur le régistre de l’état civil de cette ville en date du 17 Avril dernier et sous les noms de Jean Thiebaut Hütt lequel ils reconnaissent pour leur fils (signé) Diebold Bauer, Sara Hütt (i 3)

Sare Hütt meurt à son tour en 1810. L’inventaire est complété par un nouveau en 1815

1810 (26.7.), Strasbourg 5 (31), Me F. Grimmer n° 6415 – Enregistrement de Strasbourg, acp 115 F° 61-v du 6.8.
Inventaire de la succession de Sare Hütt épouse de Thiebaut Bauer boulanger – à la requête du veuf tuteur naturel de ses deux enfants Sophie 3 ans, Jean Thiebaut 6 mois, en présence de Jean Hütt cordonnier à Barr tuteur subrogé et à la requête de Charles Witzmann fabricant de savon et de Jacques Beck boulanger tuteur ordinaire et subrogé tuteur des trois enfants procréés en premières noces avec Jean Georges Beck boulanger à Strasbourg
Contrat de mariage par devant Me Lex le 3 janvier 1807, inventaire de la succession de Jean Georges Beck par devant Me Lex le 15 prairial 13, inventaire par devant le soussigné – de la première femme de lui divorcée Anne Dorothée Ritter

dans une chambre au rez de chaussée dans la maison rue de la nuée bleue n° – en cette ville appartenant dans cette succession
Dans un cabinet au rez de chaussée donnant sur la rue de la mesange et celle de la nuée bleue, dans la chambre a côté dudit cabinet, au premier étage dans une petite chambre a droite de l’escalier, au même étage dans la chambre donnant sur la rue de la mesange, dans la chambre du devant donnant deux croisées sur la rue de la nuée bleue, au même étage, dans la cuisine a côté de la susdite chambre, dans les mansardes, au rez de chaussée dans la cuisine, dans la cave ou est etablie la boulangerie, au rez de chaussée dans la chambre qu’occupoit la défunte
le 12 janvier 1811 n° 6747 – le tiers par indivis dont les deux autres tiers appartiennent déjà aux enfants du premier lit de sa femme défunte comme bien paternel d’une maison avec appartenances et dépendances située en cette ville rue de la Nuée bleue faisant le coin de celle de la Mesange n° -, d’un côté les veuve et héritiers Arbogast Kohler d’autre et derrière le Sr Close patissier – occupée par le veuf pour 600 francs et le logement de Mde Petin 200 francs, total 800 francs de revenu, en capital 16 000 francs, le tiers 5333 francs
total des meubles propres 820 francs, total des immeubles propres 5333 francs, total des meubles de la communauté 444 francs, créances 3631 francs, ensemble 4075 francs
le 20 octobre 1815 n° 9299 – 1. Thiébaut Bauer ci devant boulanger (déclare) que lors du decès de son épouse Sare Hütt elle auroit délaissé Sophie Bauer et Jean Thiébaut Bauer et les trois enfants procréés en premières noces de avec Jean Georges Beck se nommant Georges, Marguerite et Madeleine, du depuis est décédé Jean Thiébaut Bauer ainsi que le Sr Wizmann et a sa place a été nommé Jacques Rieffel boulanger – par arrêt de la Cour de Colmar du 11 février dernier (il a été ordonné la) confection d’un second Inventaire
propres des héritiers, mobilier 1084 fr, immeuble, le tiers par indivis (dont les deux auters tiers appartiennent déjà aux enfants du premier lit comme bien paternel) d’une maison appartenances et dépendances située à Strasbourg rue de la Nuée bleue n° 1 à côté des veuve et héritiers Kohler et marquée rue de la Mesange du n° 19 à côté du Sr Gloss patissier derrière même, chargé d’une rente foncière annuelle de 12 fr autrefois payable au domaine national aujourd’hui au Sr Baur, acquise par contrat devant Me Saltzmann le 13 fructidor 2, le tiers 6000 francs
total général 7084 fr, passif 456 fr, déduction faite 6627 fancsr
propres du veuf, garde robe 279 francs, 30 ares à Wibolsheim 30 ares, 20 ares, une petite maison à Eschau sans estimation, créances 2920 francs, remploy 6587 francs, total 9786 francs
communauté, meubles 448 francs, créances 5061 francs, total 5509 francs, passif 10 309 francs, Compensation faite 4800 francs

Thiébaut Bauer se remarie avec Marguerite Brosius veuve de Martin Kalb
1814 (13.8.), Strasbourg 5 (40), Me F. Grimmer n° 8838 – Enregistrement de Strasbourg, acp 125 F° 51-v du 17.8.
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – Thiébaut Bauer ci devant boulanger, actuellement propriétaire, veuf
Marguerite Brosius veuve de Martin Kalb nourrisseur, assitée de Jean Brosius maire de Hangenbiethen et de Martin Brosius maire de Wolfisheim ses deux frères

Nouvel inventaire des biens de Sara Hütt

1815 (30.8.), Strasbourg 5 (42), Me F. Grimmer n° 9256 – enreg. manquant F° 158 du 6.9.
Jean Georges Beck majeur fils de feu Jean Georges Beck, boulanger et de feu Saare née Hütt et Jacques Rieffel boulanger tuteur ordinaire de Saare Marguerite et Madeleine Beck enfants mineurs des conjoints Beck, que lors du décès du père Beck, un inventaire a été fait à la requête de le veuve et Jacques Beck boulanger subrogé tuteur par devant Me Lex le 15 prairial 13 (14 juin 1805), il a été pris pour base le testament passé devant Me Lex le 15 frimaire 13, il n’a pas été fait de Contrat de mariage et comme la veuve convola en secondes noces avec Thiébaut Bauer boulanger avec lequel elle a procréé aussi des enfants, le tuteur comparant lors du décès de ladite Saare Hütt croyant que les enfants du premier lit avaient été lésés lors de la confection de l’inventaire sus allégué de la succession de leur père (a porté l’affaire devant la justice, le) juge du tribunal de Première instance le 30 juillet 1812 a déclaré les demandeurs non recevables en leur demande et les a condamnés aux dépens, par appel à la Cour de Colmar et arrêt du 15 février dernier sans s’arrêter au testament non plus qu’à l’inventaire dressé par le Notaire Lex des 15 frimaire et 15 prairial 13, qu’il sera procédé à la confection d’un second Inventaire et au partage de la communauté

Immeuble, une maison avec appartenances, droits, aisances et dépendances située à Strasbourg faisant le coin de la rue de la Nuée bleue n° 1, d’autre les veuve et héritiers Arbogast Kohler vitrier et dans la rue de la Mésange marquée du n° 19 le Sr Clos patissier derrière le même – titres de propriété Me Saltzmann le 13 fructidor 2, sans estimation
propres, habillements 113 fr
communauté meubles 929 fr ; total général 929 fr, passif 216 fr, déduction faite 702 francs

L’un des enfants du premier lit de Sara Hütt vend sa part de maison au fabricant de savon Jacques Rieffel

1817 (27.9.), Strasbourg 10 (63), Me Zimmer n° 4753, 7817 – Enregistrement de Strasbourg, acp 135 f° 188 du 29. 7.br
Georges Beck ci devant boulanger, géomètre du cadastre
à Jacques Rieffel, fabricant de savon
163/576 indivis dans une maison avec droits, appartenances et dépendances sise à Strasbourg faisant le coin de la rue de la Nuée bleue n° 1, entre la veuve et héritiers du Sr Kohler vitrier et le Sr Clause patissier – duquel immeuble 32/576 sont échus au vendeur de la succession de Sare Hütt sa mère veuve Beck et en dernier lieu femme de Thibaud Bauer propriétaire, 128/576 dans la succession paternelle, 3/576 du chef son frère défunt, quant aux autres 413/576 il en appartient 1. à Sare Marguerite Beck femme de Jacques Rieffel fils 163/576, 2. à Madeleine Beck 163/576, 3. au Sr Bauer 40/576, 4. à Sophie Bauer 47/576, ainsi que le tout appert de la liquidation maternelle par devant Me Grimmer le 17 janvier 1814 – chargée d’une rente foncière de 2 fr – moyennant 5000 francs

Les ayant droit de Sare Hütt louent leurs parts de maison à Jacques Rieffel fils, boulanger, et à leur cohéritière Sare Marguerite Beck

1819 (19.7.), Strasbourg 5 (46), Me F. Grimmer n° 10 819 – Enregistrement de Strasbourg, acp 143 F° 182-v du 27.7.
Bail de 6 années commençant le 25 decembre. prochain – 1. Jacques Rieffel père marchand de savon en son nom et comme tuteur Madeleine Beck mineure délaissée de feu Jean Georges Beck, boulanger, et Sara Hütt, 2. Jean Thiébaut Baur ci devant boulanger en son nom et comme tuteur son enfant Sophie Baur procrée en en secondes noces avec la susdite Sara Hütt
à Jacques Rieffel fils boulanger et Sare Marguerite Beck
leurs parts et portions de maison boulangerie située à Strasbourg faisant le coin de la rue de la Mésange et de cette de la Nuée Bleue n° 1 entre veuve et héritiers du Sr Kohler vitrier et le Sr Clause patissier, appartenant savoir au Sr Rieffel personnellement 163/576, pour sa pupille aussi 163/576, Baur pour soi 45/576 et pour sa fille 47/576 – moyennant un loyer annuel de 1003 francs

Inventaire de séparation de Thiébaut Baur ci devant boulanger à Strasbourg et Marguerite Brosius

1819 (20.8.), Strasbourg 8 (47), Me F. Grimmer n° 10 840 – Enregistrement de Strasbourg, acp 144 F° 62-v du 30.8. – – vacation du 12.11. (acp 145 F° 56 du 16. 9.br)
Inventaire de la masse active et passive de Thiébaut Baur ci devant boulanger à Strasbourg et Marguerite Brosius femme en secondes noces de Thiébaut Baur, séparation de biens par jugement du 3 août dernier, Contrat de mariage devant Me Grimmer le 13 août 1814

actif de la communauté & propre au mari 1182 fr, créances actives 1000 francs
Portion d’immeuble appartenant dans les masses du mary et de la ci devant communauté 40/576 par indivis d’une maison boulangerie située à Strasbourg faisant le coin de la rue de la Mésange & de celle de la Nuée Bleue n° 1, d’un côté les veuve et héritiers du Sr Kohler vitrier, d’autre le Sr Clauss patissier – cette portion de maison est échue au mari de la succession de Sara née Hütt son épouse défunte, par liquidation devant Me Grimmer le 17 janvier 1817 estimée 1200 francs
masse de la femme 3701 francs, passif 3319 francs – total général de l’actif 3382 francs, total du passif 6701 francs

Inventaire de la succession de Marguerite Brosius (original non conservé)
1824 (8.3.), Strasbourg, Me F. Grimmer, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 167 F° 26 du 9.3.
Inventaire de la succession de Marguerite Brosius femme de Thiébaut Bauer ci devant boulanger décédée le 9 septembre dernier
mobilier 209 fr, passif 1100 fr

Jacques Rieffel, fils, boulanger et Sare Marguerite Beck cèdent leur bail au boulanger Henri Conrad Molk

1821 (28.3.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 46 – ssp du 19 courant
Jacques Rieffel, fils, boulanger et Sare Marguerite Beck, conjoints domiciliés et demeurant en cette ville de Strasbourg au coin de la rue de la mesange N° 1 (…) locataires en vertu d’un bail passé devant Grimmer le 19 juillet 1809 pour cinq années consécutives qui ont commencé ledit Jour 19 juillet 1819 d’une boulangerie sise audit Strasbourg rûe de la nuée bleue N° 1 faisant le coin de cette même rue et de celle de la mesange où elle a le N° 19, ayant logement et autres appartenances qui en dépendent et qui consistent en deux pièces et une Cuisine avec une petite décharge au rez de chaussée le four dans la Cave avec l’emplacement y attenant pour pouvoir y poser 24 steres de bois ensemble la cave close avec des lattes, trois chambres aux mansardes d’une part &
le Sr Henri Conrad Molk aussi boulanger demeurant en ladite ville d’autre part
cédons et transportons audit Sieur Henri Conrad Molk, les droits pour le temps qui reste à expirer à compter du 25 Juin 1821, au bail qui nous a été fait par le Sieur Jacques Rieffel et consorts

Les ayant droit de Sare Hütt vendent la maison par adjudication devant le tribunal civil à Charles Lamey

1823 (1.2.), Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 156, n° 54
Par devant M. Louis Joseph Marchal Chevalier de l’ordre militaire de St Louis juge au Tribunal Civil de Première Instance commissaire en cette partie, vente et adjudication d’une maison sise à Strasbourg rue de la Nuée Bleue n° 1 appartenant par indivis au Sr Rieffel père fabricant de savon, adjugée primitivement au Sr Thiébaut Bauer propriétaire à Strasbourg et revendue par celui ci sur folle enchère sur le cahier des charges dont la teneur suit. Cahier des charges, M Kern Chevalier de la Légion d’Honneur juge au tribunal de Strasbourg commissaire en cette partie par jugement du 21 février 1822 et à la requête du Sr Jacques Rieffel père fabricant de savon et Marguerite Sare Beck femme de Jacques Rieffel fils boulanger, en présence et contradictoirement avec Thiébaut Bauer propriétaire en son nom et tuteur Sophie Bauer mineure et Madeleine Beck majeure, défendeurs pour lesquels occupe Me Engelbach licencié en droit, vente et adjudication par licitation de la maison ci après désignée laquelle appartient par indivis aux parties susdénommées dans les proportions suivantes, au S Rieffel 163, De Rieffel 163, Sr Bauer père 40, la fille Bauer 47 et la fille Beck 163/576. La propriété de cet immeuble est constatée par Inventaire Me Grimmer en date du 17 janvier 1814 de la succession de Sare Hütt veuve Beck et femme en secondes noces dudit Bauer père et quant au Sr Rieffel père par contrat passé devant Me Zimmer le 27 septembre 1817. Le partage ayant été provoqué par les Sr De Bauer, par jugement du 26 novembre 1821 et rapport d’experts du 9 janvier suivant et jugement du 29 février suivant
à Charles Lamey, propriétaire pour 17 410 francs
Désignation de l’immeuble, maison sise à Strasbourg rue de la Nuée Bleue n° 1 faisant coin de ladite rue et de celle de la Mésange, entre Sr Kohler vitrier et le Sr Clausse patissier. Elle est construite en pierres à deux étages et mansrades au rez de chaussée se trouve une boulangerie avec appartenances et dépendances – mise à prix 11 000 francs, fait le 29 mars 1822
le 6 juin sans mise – le 20 juin le bail passé s.s. privé le 19 mars 1821 enreg. le 28 mois suivant f° 197 au Sr Malck pour quatre années qui finissent le 19 juillet 1825 et qui concerne seulement la boulangerie et le rez de chaussée de la maison dont s’agit et de deux chambres sous le toit devra etre respecté
Adjudication définitive le 24 octobre pour 17 025 francs à Me Engelbach, Déclaration de command le 26 octobre pour le compte de Thiébaut Bauer
le 19 décembre adjudication préparatoire sur folle enchère, Adjudication définitive du 2 janvier à Me Gebhard pour 11 705 francs, Déclaration de command le 2 janvier pour Conrad Henri Zacharie Malck, chirurgien
adjudication sur surenchère, Me Laemmermann avoué du Sr Lamey

Charles Frédéric Lamey, fils d’un ancien strasbourgeois, se marie en 1815 à Pointe-à-Pitre avec Marie Louise Joséphine Hurel
1824 (15. 9.br), Enregistrement de Strasbourg, ssp 51 – ssp du 25 fevrier 1815
Contrat de mariage passé par devant Noirtin notaire royal à pointe à pitre en Amerique entre Charles Frédéric Lamey négociant en la dite ville fils majeur de Jean Martin Lamey ancien négociant résidant à Lunel en Languedoc et de feu Charlotte Lotzbeck ses père et mère d’une part
et Marie Louise Joséphine Hurel domiciliés audit pointe à pitre Native du bourg du Monte Grand Air fille majeure de feu Jean Hurel négociant audit Bourg du Monte et de feue Monte Ciceron ses père et mère d’autre part, portant qu’ils se marient sous le régime dotal sauf les rectifications cy après (…)

Charles Frédéric Lamey cède deux maisons sises à Strasbourg à sa femme Marie Louise Joséphine Hurel
1824 (3.11.), Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 173, n° 15

Me Joachim César Perret à Paris le 19.11.1824 enreg. 2° bureau le 19.11. f° 73-v
Charles Lamey, ancien négociant à la Guadeloupe demeurant ordinairement à Strasbourg rue de la Nuée Bleue n° 1 département du Bas Rhin de présent à Paris logé rue de Cléry hôtel de Clery n° 20
à Mde Marie Louise Joséphine Hurel son épouse domiciliéé à Strasbourg, représentée par Dominique Aymer de la Chevalerie, directeur de la Douane de la basse terre Ile Guadeloupe, chevalier de l’ordre rotyal et militaire de St Louis de présent à Paris y demeurant rue neuve de Luxembourg n° 12
les deux propriétés immobilières ci après désignées, 1. une maison sise à Strasbourg rue de la Nuée Bleue n° 1 dans laquelle desdits Sr et De Lamey demeurent faisant en même temps l’encoignure de la rue de la Mésange, d’un côté le M. Kockler vitrier, d’autre M Closse patissier,
2. et une autre maison sise dans la Citadellle de Strasbourg et portant pour enseigne à l’auberge du bœuf rouge – tous les meubles meublants qui se trouvaient dans la maison rue de la Nuée Bleue n° 1 cédés pour 9650 fr imputables sur ce que M Lamey pouvait devoir à son épouse – Origine de la propriété, la maison rue Nuée Bleue par adjudication au Tribunal Civil le 16 janvier 1823 sur la licitation poursuivie entre les héritiers de M. Bauer le Sr Rieffel ayant cause pour 17 410 francs et la maison à la Citadelle par adjudication au Tribunal civil le 5 décembre 1822 sur l’expropriation forcée poursuivie contre la De Pécoult ci devant veuve Kock marchande de graisserie pour 10 500 francs – M Lamey observe que depuis l’adjudication qui lui a été faite de la maison rue de la Nuée Bleue n° 1 il a fait faire à cette maison des embellisements et réparations qui ont beaucoup augmenté sa valeur – pour 39 500 francs

Michel Bauer, employé au bureau du timbre, cède à sa sœur Sophie Bauer la rente assise sur la maison, due par le nouveau propriétaire Charles Lamey

1828 (22.1.), Strasbourg 4 (66), Me Hatt n° 3844 – Enregistrement de Strasbourg, acp 187 F° 165 du 25.1.
Cession – Michel Bauer, employé au bureau du timbre
à Sophie Bauer fille mineure de Thiébaut Bauer propriétaire
une rente annuelle et perpétuelle de 12 francs assise sur la maison sise à Strasbourg rue de la Nuée Bleue n° 1 due par Charles Lamey, propriétaire et rentier comme propriétaire actuel, cette rente appartient au cédant suivant transport passé devant Me Hatt le 14 novembre 1822 – moyennant 200 francs

Charles Lamey rachète la rente que détient Sophie Bauer

1829 (1.12.), Strasbourg 10 (81), Me Zimmer n° 690 – Enregistrement de Strasbourg, acp 197 f° 77 du 3.12.
Rachat de rente – Sophie Bauer, majeure assistée de Thiébaut Baur, propriétaire, son père, (déclare) avoir reçu de Charles Lamey, propriétaire, 200 francs pour le rachat d’une rente annuelle et perpétuelle de 12 francs provenant du ci devant Chapitre St Pierre le Jeune assis sur la maison sise en cette ville rue de la Nuée Bleue n° 1, laquelle rente cédée par Michel Baur, employé au bureau du timbre de cette ville, par transport passé devant Me Hatt le 22 janvier 1828, à Bauer par transport par devant Me Hatt le 14 novembre 1822


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