4, place du Marché aux Poissons


Place du Marché aux Poissons n° 4, maison Zollickoffer (1756, partie vers l’Ill)
VI 336 (Blondel) – O 192 puis section 18 parcelle 18 (cadastre)

Marché aux Poissons 4 (janvier 2014)
Aspect en janvier 2014.
Les bâtiments construits successivement forment un seul volume

Le cens dû à la Tour aux Deniers permet de suivre dans les différents livres des loyers communaux le terrain qui reviendra en 1747 à Jacques Christophe Zollickoffer. Le livre D (1562 et suiv.) indique qu’il s’agit d’un sol de maison sis au Marché au bois. Le registre de 1652 précise que la maison qui y était construite a été démolie et le terrain transformé en chantier à bois. Le registre ouvert en 1741 mentionne que la maison a été reconstruite.

Plan 1728 Krautmarckt
Plan-relief (1725-1728) : la Grande Boucheries à gauche, le marché aux herbes à droite

Le plan-relief montre les lieux vers 1728 : Jean Balthasar Bischoff vient de faire construire la maison vers la Grande Boucherie par le maître maçon Jean Daniel Gerhard (1727-1728). Le bâtiment bas vers l’est, détruit quelques temps plus tard par un incendie, sera remplacé en 1732 par une nouvelle maison que Jacques Christophe Zollickoffer achète en 1747. La gravure de Weiss (1744) montre la maison à rez-de-chaussée et un étage, surmonté de deux niveaux de greniers, et le jardinet le long de la rivière.

Weiss 1744 (détail) Zollickoffer
1744, Détail d’une planche dessinée par Jean Martin Weiss et gravée par Lebas,
Représentation des fêtes données par la ville de Strasbourg pour la convalescence du Roi

Jacques Christophe Zollickoffer est autorisé en 1755 à garnir d’un balcon sur la Bruche (l’Ill) le bâtiment prévu à côté de sa maison. L’inventaire après décès de sa bru Marie Dorothée Obermüller apprend que c’est son fils Simon Zollickoffer qui construit en 1756 un nouveau bâtiment sur un terrain jusqu’alors en nature de jardin, propriété de son père. Des transformations aux arcades et au portail ont lieu en 1783.

196 Elévations
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 196

L’Atlas des alignements décrit uniquement la maison qui donne sur la place (rez-de-chaussée et premier étage bon en maçonnerie). Les élévations pour le plan-relief montrent tous les bâtiments : la façade sur l’Ill se trouve entre les repères (b) et (c), celle sur la place entre (c) et (d), enfin celle sur la rue vers les Grandes boucheries entre (d) et (e). La façade de l’ancienne maison, représentée sur la gravure de Weiss, a toujours un rez-de-chaussée (à ouvertures ordinaires) et un étage. Le nouveau bâtiment a un portail sur la place et deux fenêtres à chacun des deux étages. La façade sur l’Ill a trois parties symétriques, celle du milieu est surmontée d’un fronton.

196 Cours AB
Cours, plan (plan-relief de 1830, îlot 196)
196 Plan (Cahier C)

Ce sont ces bâtiments que représente la gravure de Sandmann (1845) où on voit aussi le balcon autorisé en 1755 (il est omis sur les élévations qui ne représentent pas les balcons). On remarque que la gravure met une fenêtre ovale là où le dessin place un fronton à une ouverture et que, contrairement aux trois travées de la partie centrale qu’on peut voir aujourd’hui, le dessin n’en représente que deux. Le cadastre permet de conclure qu’un troisième étage a été ajouté avant la clôture de la première série de registres en 1857 puisqu’il y apparaît l’impôt pour les fenêtres à partir du troisième étage. On peut donc supposer que Gustave Adolphe Hummel y a fait faire des agrandissements, par ailleurs non signalés au cadastre, après qu’il s’est rendu propriétaire exclusif de la maison en 1847.

Sandmann, détail Zollickoffer
Gravure de Xavier Sandmann et Pedraglio (1845)

La cour B (dessins de 1830) montre entre (3) et (4) l’arrière du bâtiment qui longe la place, une petite partie du bâtiment qui longe l’Ill entre (4) et (5). Le bâtiment dont on peut voir entre les repères (5) et (1) la face orientale et septentrionale s’appuie à la fois sur le bâtiment le long de l’Ill et sur le mur de séparation avec la propriété voisine. La porte d’entrée de la cour qui se trouve entre (2) et (3) correspond à la première à droite du repère (d) des élévations. C’est contre le mur de séparation qu’on construit ensuite un bâtiment étroit qui figure déjà au cadastre de 1838 et auquel on ajoute en 1914 un oriel à pan de bois. Les deux façades sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 25 avril 1935. Lors du bombardement du 11 août 1944, une bombe éclate dans le sous-sol de l’angle nord-ouest en détruisant les fondations. Les parties dangereuses sont démolies en 1949, le bâtiment est ensuite reconstruit à l’identique. La loge de concierge dans la cour est remplacée par un garage. Le propriétaire fait murer en 1960 deux fenêtres au rez-de-chaussée et deux au premier étage de la façade nord. En 1977, la société Baron Weibel, antiquaires, transforme la façade pour installer ses locaux commerciaux.

Neuer Fischmarkt 1944
La place après les bombardements d’août 1944. Le numéro 4 est le bâtiment sur le gauche
(publié par Lamboley, 40-45, Strasbourg bombardé)

Le rez-de-chaussée et les deux premiers étages de la façade vers l’Ill sont parementés de grès. On peut y voir des clés sculptées ainsi que des mascarons qui représentent les quatre parties du monde et les quatre saisons. Les pilastres qui encadrent les trois travées centrales donnent l’illusion d’un avant-corps. Le balcon au premier étage repose sur quatre consoles. Les étages sont séparés par des cordons moulurés. À l’extrémité gauche de la façade sur la place, les deux travées qui font partie du bâtiment sur l’Ill ont des arcades en anse de panier au rez-de-chaussée.

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1657 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Frédéric Schütterle, marchand et ammestre en 1675, et (1649) Ursule Wogeser – luthériens
1688 h Marthe Schütterle et (1653) Jean Pierre Sigel, orfèvre – luthériens
1703* h Marthe Siegel et (1689) Jean Balthasar Bischoff, marchand de bois – luthériens
h Marie Marthe Bischoff et (1713) Abraham Stædel, juriste, veuf de Marguerite Stœsser – luthériens
1747 v Jacques Christophe Zollickoffer, marchand, et (1719) Anne Marguerite Knoll – réformé et luthérienne
1773 h Simon Zollickoffer, marchand, et (1750) Marie Dorothée Obermüller puis (1762) Marguerite Engelhard – luthériens
1802 h Marguerite Salomé Zollickoffer, femme (1793) de Jean Jacques Busch, médecin
1828 h Auguste Camille Lorentz femme de Louis Adolphe François Parade, sous-directeur de l’école forestière de Nancy
1838 v Jacques Hummel, négociant, et (1819) Marie Dorothée Greiner
1847 h Gustave Adolphe Hummel, négociant
1915* Frédéric Guillaume Maisenbacher, docteur en droit
1947* Catherine Wagner ménagère
1948 Louis Grauvogel industriel à Monswiller

(1765, Liste Blondel) VI 336, Jacques Christophe Zollikoffer
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 192, Hummel, Jacques, négociant Place de la Grande boucherie 10 – maison, sol – 4,1 ares

Locations

1829, Jacques Hummel, négociant (futur propriétaire)

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

1562, Registre VII 1446 (Zinßbuch D)
(f° 269) Umb die Metzig umb das Kauffhuß vndt am Holtzmarckt

Item ij lb iiij ß vj d gibt Wolff Schütterlin von Zweÿen hoffstetten Am Holtzmarck gegen dem Witterer, vff Sant Simon vnnd Judas der Apostell tag Jars fallend, C fo. 57
(rub.) Gibt Jetz nichts

Item ij lb vij ß gibt Auch Ernanter h Wolff Schütterlin von Einer hoffstatt Am Holtzmarck. Martini, C fo. 57
(rub.) Jetz. Noch deß. Erb. 3 lb d den 10 7.br 1627
Neü 23.

(traduction) Item 2 livres 7 sols que ledit Loup Schütterlin doit pour un sol de maison au Marché au bois à la saint Martin, registre C folio 57
3 livres toujours dues par les héritiers, 10 septembre 1627
Nouveau registre folio 23

Registre VII 1461 (1652-1672)

(f° 23) Jetzt Johann Friderich Schötterlin
Herr Jacob Kügler, Soll gemeiner Statt, von einer Hoffstatt vf dem Holzmarck so abgebrochen Vndt zu dem Holtzplatz gezogen worden, Jahrs vf Martini 1 lb 7 ß
Alt D. f. 269
New fol. 22
Ext. 1648, 49, 50, 51 et 52
(Quittungen, 1653-1672)

(traduction) Le sieur Jacques Kügler doit pour un sol de maison démolie qui a été converti en chantier à bois, au Marché au bois, chaque année à la saint Martin 1 livre 7 sols.
Maintenant Jean Frédéric Schötterlin
Ancien registre D folio 269 – Nouveau registre folio 22
(Quittances, 1653-1672)

Registre VII 1465 (1673-1741)

(f° 22) H. XV. Friderich Schötterlin, Soll von einer abgebrochenen Hoffstatt vf dem Holtzmarckh, so zum Holtzplatz gezogen worden, Jahrs vff Martini, 1 lb 7 ß
St. Zinßb. 23
Neuzb. fol 434-b
ietzt Hannß Peter Siegel(s W.)
jetzt herr Johann Balthasar Bischoff

(Quittungen, 1672-1690)
Er soll ferner Von einem platz auff dem Krautmarckt, wie im Protoc. 1690. p. 78 zusehen, Jahres Vff Martini und A° 1691 zum ersten mahl, 4 lb
[in margine :] Weilen dieser platz mit steinen zu bauung des bischoffshoffs belegt ist, als wird solang, biß Er wider freÿ wird, der Zinß l. Prot. de 1733. fol: 182 nichts gefordert

(Quittungen, 1691-1702)
Er soll ferner Von einer steineren staffel an seiner behausung am Kraut Marckt jahrs auff Michaelis und A° 1702 I° l. Protoc. de A° 1702, 1 ß
[in margine :] H. Johann Balthasar Bischoff Jun.
(Quittungen,1704-1741)

(traduction) Le Quinze Frédéric Schötterlin doit pour un sol de maison démolie qui a été converti en chantier à bois, au Marché au bois, chaque année à la saint Martin 1 livre 7 sols.
Registre de Storck folio 23 – Nouveau registre folio 434.b
maintenant (la veuve de) Jean Pierre Siegel – maintenant Jean Balthasar Bischoff

Registre VII 1471 (1741-1802)

(f° 434-b)
alzb. 22
H. Joh: Baltha: Bischoff soll von einer abgebrochenen und wieder auffgebauten Hoffstatt auf dem Holtzmarckh ([biffé] so zum Holtzplatz gezogen worden) Jahrs auf Martini, 1 lb 7 ß
Christoph Zollickoffer
H. Zollickoffer hat nachstehende 1 lb 7 ß Zinß mit 54. lb Capital abgelößt, so in die Capital Cass gelegt worden

Ferner von einer steineren staffel an seiner behaußung am Kraut marckt Jahrs auf Michaelis, 1 ß
Johann Balthasar Bischff Junior
hat H Galatin das Hauß gekaufft, neü gebauen und die staffel hinweg gethan, vid. Prot: 1758. fol. 9.b

(Quittungen 1741-1755)
d. 7. Martÿ 1755 bezahlt ane Marzahl 9 ß und Lößet die 1 lb 7 ß mit doppeltem Capital nemlich 54. lb d baarem geldt ab den 12. 9.br 1755
(Quittungen, 1 ß, 1755-1757)

(traduction) Jean Balthasar Bischoff doit pour un sol de maison démolie et reconstruite au Marché au bois, chaque année à la saint Martin 1 livre 7 sols.
(maintenant) Christophe Zollickoffer
Le sieur Zollickoffer a éteint le loyer de 1 livre 7 sols par un capital de 54 livres qui a été versé à la Caisse des capitaux [en 1754 d’après les quittances]

Directeurs fonciers (Bauherren)

1667, Directeurs fonciers (VII 1360)
Les directeurs fonciers demandent au Quinze Schötterlin d’évacuer le terrain qui lui servait jusqu’à présent à poser son bois de construction pour que la Ville puisse y faire décharger et entreposer du bois

(f° 62-v) Dienstags den 25. Eiusdem [Junÿ]. Maur am Kraut Marckt. Kraut Marck, Holtz Platz. H XV Schötterlin. – P° reparationis der Mauren an genanten Kraut marck, bei dem Schötterlischen holtz Platz producirt Werckmeister design. deß Baw Costens vff 60. lb 13 ß 11. d belauffend. Warbeÿ die frage vorkommen, ob nicht angeregte Platz Zu Außwerff: Vnd Legung deß Scheiterholtz Vnd Wellen Könte behueffet werden, bevorab, weilen dadurch deß Jahrs an den Brucken welche biß anhero durch die holtz fuhrern großen schaden genommen haben, so billig Zu verhüten. Erk. solle herrn XV. Schötterle angedeutet werden, den Platz so er bißher mit Bawholtz belegt, furderlich Zu raumen, auf d. alß dann derselbe Zu dem holtzlegen könne gebrauchet werden.

(traduction) Mardi 25 juin. Mur au marché aux herbes. Marché aux herbes. Dépôt de bois. Quinze Schötterlin – Le chef de chantier présente un mémoire des frais engagés pour réparer le mur audit marché aux herbes près du dépôt de bois Schötterlin, d’un montant de 60 livres 13 sous 11 deniers. On a envisagé d’utiliser le terrain pour décharger et entreposer notamment des bûches et des planches, solution simple qui éviterait que les ponts ne subissent chaque année des dommages importants dus aux transporteurs de bois. Décision, on devra notifier le Quinze Schötterlin d’évacuer rapidement le terrain qui lui servait jusqu’à présent à poser son bois de construction pour qu’il soit possible d’y poser le bois

1675, Directeurs fonciers (VII 1364)
L’ammestre Frédéric Schötterlin est autorisé à titre précaire de placer sur le chantier à bois une baraque en bois pour le guetteur de nuit

(f° 106-v) Dienstags den 19. Octobr. H. Amr. Schötterlin, hütt vf den holtzplatz – Ego proponire, daß H. Amst. Friderich Schötterlin ansehung thut, eine geringe hütt von dielen für die Schaarwacht, vff den holtzplatz setzen Zulaßen, weilen Er in seiner Behaußung keinen bequemlichkeit, Erkannt, willfahrt derogestalten, wann H. Ammeisters Regierung Zu end gangen, daß solche wider abgehebt, und Verwahrt werden solle.

(traduction) Mardi 19 octobre. Ammestre Schötterlin, baraque sur le chantier à bois – Je rapporte que l’ammestre Frédéric Schötterlin envisage de placer sur le chantier à bois une petite baraque en bois pour le guetteur de nuit parce que la place manque dans sa maison. Décision, accord à condition de l’enlever une fois que l’ammestre aura terminé son mandat.

1690, Directeurs fonciers (VII 1374)
La femme de Jean Pierre Siegel prétend avoir des droits sur le marché aux herbes mais la Ville prouve que le terrain lui appartient. Elle est autorisée à y entreposer son bois moyennant un loyer annuel.

(f° 76) Dienstags den 7. ejudsem [Novembr:] H. Hannß Peter Siegels fraw, erschienen, producirt copiam des Kauffbrieffs über ihr hauß auff dem Holtzmarckt, und darbeÿ ligende Holtzplätz, Vermeint darmit zuerweißen, daß ihro der Krautmarck entweder eigenthümlich, oder doch umb einen Zinnß gehörig seÿe: Mann hat aber auß demselbigen brieff Vielmehr daß Widerspiel geschlossen und ihro angezeigt, daß Mhh. darvor halten es gehe Sie gedachter Krautmarck ein Geringsten nichts an, und obwohlen H Ammeister Schötterlin und seine vorfahren biß weilen solchen platz Zu dem langen bauholz gebraucht, seÿe es toch nur connivendo, oder auß unwissenheit geschehen, Weilen Sie aber darauff sich Vernehmen laßen Sie wolle sich anders wo Raths erhohlen, hat mann ihro 8. tag Zeitt darzu gegeben, gleichwohl einen augenschein allda Einnehmen wolle.
(f° 77) Freÿtags den 10. ejudsem [Novembr:] Augenschein eingenommen. Holtzplatz. Hannß Peter Siegel. Endtlichen auch augenschein eingenommen auff H. Hannß Peter Siegel Holtzplatz, und befunden, daß die häußer, so inn dem brieff gemeldet, langen Wegs an dem also genandten Gierengäßlein, biß an die Preusch hinab gegangen, und der Krautmarckt Keines Wegs darunder Verstanden Werden Könne.
(f° 78) Freÿtags den 17. ejudsem [Novembr:] Hannß Peter Siegel. Krautmarckt. Peter Büri – H Hannß Peter Siegels fr. ist beschickt, und ihro Zu genügen remonstrirt worden, daß nunmehr gantz Klar und außfündig gemacht seÿe, daß der gantze Krautmarckt Allmendt, und Gemeiner Statt Gehöre, und daß mann dahero Wohl befugt Were, Peter Büri mit der begehrter Stallung Zuwillfahren. Weilen Sie aber gar hoch gebetten, mann Wolle doch Keine Stallung dahin Zubawen erlauben, umb vieler Ursachen willen, sondern ihro vielmehr solchen platz umb einen Zinß überlaßen, alß ist ihrer darinnen willfahrt, daß Sie denselbigen Von dem bronnen an, und so breith alß selbiger bronnen ist, biß an ihre Holtzhütt, und biß an die Preüsch hinab, mit holtz belegen möge, und soll dafür Jährlich 4. lb. d Zinnß geben, darzu auch Peter Büri seine auß Gelegte 1. lb. 10 ß d augenschein Geltt restituiren. Eodem Wurde Peter Büri dieser Bescheidt angezeigt.

(traduction) Mardi 7 novembre. La femme de Jean Pierre Siegel est comparue en produisant un duplicata de l’acte d’achat de sa maison au marché au bois et des chantiers à bois voisins, elle prétend ainsi prouver que le marché aux herbes lui appartient soit en toute propriété soit moyennant un loyer. On a plutôt conclu le contraire dudit acte de vente et on lui a fait observer que le Magistrat considère qu’elle n’a aucun droit sur le marché aux herbes, que si l’ammestre Schötterlin et des aïeux ont joui dudit terrain pour y placer de grandes pièces de bois, c’était uniquement par simple tolérance ou par ignorance. Elle a alors déclaré qu’elle allait s’informer à ce propos, on lui a donné un délai de huit jours, et qu’elle souhaitait une visite des lieux.
Vendredi 10 novembre. Chantier à bois, Jean Pierre Siegel – On s’est rendu sur le chantier à bois de Jean Pierre Siegel et constaté que les bâtiments cités à l’acte de vente longeaient la rue dite Gierengæsslein jusqu’à la Bruche et que le marché aux herbes ne peut en faire partie.
Vendredi 17 novembre – Jean Pierre Sigel, Marché aux herbes, Pierre Büri – On a convoqué la femme de Jean Pierre Sigel et on lui a déclaré qu’il est maintenant certain et établi que tout le marché aux herbes est terrain communal et qu’il appartient à la Ville, laquelle serait donc en droit de permettre à Pierre Büri d’y établir une écurie. Elle a alors déclaré que de nombreuses raisons s’opposent à ce qu’on donne à Pierre Büri l’autorisation de construire une écurie et qu’il vaudrait mieux lui louer ce terrain, ce qui lui a été accordé. Elle pourra placer du bois de la fontaine à sa baraque à bois, sur une largeur qui correspond à la fontaine, jusqu’à la Bruche moyennant un loyer de quatre livres en remboursant à Pierre Büri les frais de visite des lieux, soit 1 livre 10 sols. On a signifié la décision le même jour à Pierre Büri.

1727, Directeurs fonciers (VII 1392)
Jean Balthasar Bischoff consulte le Magistrat avant de construire une maison sur le chantier à bois qui lui appartient près la Grande Boucherie pour éviter que les dimensions du terrain ne donnent lieu à des litiges ultérieurs. Les parties s’accordent. Le propriétaire découvre en creusant les fondations une pierre borne qu’il montre au Magistrat pour éviter toute contestation.

(f° 188-v) Dienstags den 8 Ejusdem [Julÿ 1727] H. Joh: Balthasar Bischoff wegen bauens – Herr Johann Balthasar Bischoff der Holtzhändler berichtet MGHh. daß er Willens, auf einem jhme Eigenthümlich Zuständigen Holtz Platz beÿ der Großen Metzig, ein Hauß Zubauen, Welches er MGHh. Zu dem ende Anzeigen wollen, damit sie nach jhrer Gelegenheit einen Augenschein einnehmen und sehen mögen Ob Sie nichts darwider einzuwenden haben. Erkannt solle ein Augenschein eingenommen werden.
(f° 190) Donnerstags den 10. Julÿ 1727. Herr Johann Balthasar Bischoff wegen bauens – Seÿnd nachfolgende Augenschein eingenommen worden. Auf Herrn Johann Balthasar Bischoffs des Holtzhändlers Holtz Platz beÿ der Großen Metzig, auf welchen er ein Hauß Zubauen willens, weilen aber der Platz nicht umbsteint sondern allein nebens auf den seithen mit einer dielen wandt umbgeben, und ferner mit bauholtz Zugelegt und Mann dahero nicht eigentlich wißen Kan, wie weit Herrn Bischoffs Gerechtigkeit Gehe, als sollen zuforderist die brieff auf den Pfenningthurn gelieffert, und allda examinirt werden. Herr Bischoff berichtet, daß er jederzeit dafür gehalten, daß der Platz ferner, so weit er nicht Gepflästert, seinigen seÿe. Auf den seithen aber wolte er die dielenwand für einen Scheid annehmen, Ohnerachtet seine Vor Eltern schon Vor Langen Jahren, An dem Kaÿßerlichen Cammer Gericht Zu Speÿer mit der Statt in process Gelegen, Und Krafft jhrer brieffschafften und Documenten behaubten wollen, daß noch ein theil Von dem Platz woroben würcklich die Große Metzig stehet, jhr eigen wäre.
(f° 191) Dienstags den 15. Ejusdem [Julÿ 1727] H. Joh: Balthasar Bischoff wegen bauens – Nachdeme Herr Johann Balthasar Bischoff der Holtzhändler Zufolg der den 10. hujus ergangenen Erkantnus, die über seinem Holtz Platz beÿ der Großen Metzig, darauff er ein Hauß Zu bawen willens, besagende Brieff und Documenten auf den Pfenningthurn gelieffert, darauß aber mehr nicht, als daß er Eigenthümliche Holtz Plätze in selbiger Gegend habe, nicht Aber, wie Groß Sie seÿnd, oder wie weit Sie auf den seithen und fornen Gehen sollen, Kan ersehen werden, H. Bischoff Aber sich Auf das neüe erbotten, beÿ dem Platz wie solcher würcklich eingeschloßen, Zuverbleiben, auch fornen weiter nicht, als der dielenwandt Pfosten An dem Eck Gegen der Metzig, und auf der Andern seithen die diehlenhütt Vorgehet, hinauff Zufahren, und also auf sein etwann habendes weiteres Recht Verzug Zuthun, wann jhme nur souiel Gestattet würde, daß wann er den boden beÿ Vorhabendem baw, wegen beförchtenden Wassers, so beÿ Vorfallenden Schlag Regen, der Orten Häuffig anlauffet, und auffschwöllet, Zuerhöhen bemüßiget würde, er als dann Ohne Zinß einige stafflen Vor das Haus Legen auch auf erfordernden fall einige Vorbäncke Vor die Schwibögen gleichfalls Gratis und ohne Zinß stellen dörffe. Als ist Erkannt, wird Herrn Bischoffs Declaration, beÿ dem Platz, wie solcher dermahlen auf beeden seithen geschloßen, auch in der flucht Von dem fordern dielenwand Pfosten gegen der diehlenhütt Zuverbleiben, für bekannt angenommen, mithin demselben erlaubt, ein Hauß darauff Zubawen, wegen Verlangter Staffelen und Vorbänckh aber der Implorant so lang Zur geduld Verwießen biß er solche Vonnöthen haben wird, als dann auf sein ferneres Ansuchen befindenden dingen nach ergehen sollen was rechtens.
(f° 201) Montags den 18. Aug. Seÿnd nachfolgende Augenschein eingenommen worden. H. Joh: Balthasar Bischoff wegen bauens – An Herrn Johann Balthasar Bischoffs Holtz Platz an der Großen Metzig, worauff er ein Hauß bawen laßet, welcher MGHh. einen beÿ Grabung der fundamenten Gefundenen Allmendtstein, An welchem Zu beeden seithen Mauren Von Alten Gebäuen sich befinden, Zudem ende gewießen, damit Mann wißen Könne, wie weit sein eigenthümlicher Platz fornen Herauß Gehe, damit jhme solches nicht ferner contestiret werde, Und ist Von seiner jetzt Auff führenden neüen Maur An dem Eck beÿ der Großen Metzig biß auf die Mitte gedachten Steins 4 schuhe, 2 Zoll.

(traduction) Mardi 8 juillet 1727. Jean Balthasar Bischoff, construction – Le marchand de bois Jean Balthasar Bischoff expose au Magistrat qu’il a l’intention de construire une maison sur le chantier à bois qui lui appartient près la Grande Boucherie. Il en fait part au Magistrat pour qu’il puisse le cas échéant se rendre sur place et vérifier qu’il n’a pas d’objection à formuler. Décision, visite des lieux.
Jeudi 10 juillet 1727. Jean Balthasar Bischoff, construction – On a procédé aux visites suivantes. Au chantier sur lequel le marchand de bois Jean Balthasar Bischoff a l’intention de construire une maison près la Grande Boucherie. Comme le terrain n’est pas borné mais seulement délimité par une cloison en planches sur les côtés et par ailleurs fermée par du bois de construction, qu’il n’est donc pas possible de savoir quelles sont les limites du terrain du sieur Bischoff, il faudra d’abord produire les titres à la Tour aux deniers pour pouvoir les examiner. Le sieur Bischoff déclare qu’il a toujours considéré que le terrain non pavé était à lui. Sur le côté, il veut bien admettre que la cloison en planches forme limite, bien que ses parents aient été en procès avec la Ville depuis de longues années devant le tribunal impérial de Spire et qu’ils aient produit des titres et des documents selon lesquels ils seraient propriétaires du terrain sur lequel a été construite la Grande Boucherie.
Mardi 15 juillet 1727. Jean Balthasar Bischoff, construction – Le marchand de bois Jean Balthasar Bischoff qui a l’intention de construire une maison sur son chantier à bois près la Grande Boucherie a produit les titres et documents à la Tour aux deniers conformément à la décision du 10 de ce mois. Il en appert seulement qu’il est propriétaire de chantiers à bois dans ces parages, sans qu’il soit possible d’en connaître la taille ni les limites sur les côtés et à l’avant. Le sieur Bischoff a redemandé de conserver le terrain tel qu’il est actuellement délimité, sans outrepasser à l’avant le pilier de la cloison en planches à l’angle de la Grande Boucherie et de l’autre côté la baraque de planches, en renonçant à d’autres droits éventuels, si on lui permet de poser d’une part sans régler de loyer quelques marches devant la maison, s’il était nécessaire de surélever le sol devant la maison qu’il projette de construire pour éviter toute inondation en cas de forte averse quand l’eau arrive de tous côtés, d’autre part des étaux devant les arcades le cas échéant, gratuitement et sans aucun loyer. Décision, on considérera que les déclarations du sieur Bischoff sont de notoriété publique, il conservera le terrain tel qu’il est actuellement délimité des deux côtés et selon l’alignement du pilier avant de la cloison en planches vers la baraque de planches. Il est par conséquent autorisé à y construire une maison. Quant aux marches et aux étaux, on demande au pétitionnaire d’attendre le moment où il en aura besoin pour présenter sa demande sur laquelle on statuera comme de droit.
Lundi 18 août. On a procédé aux visites suivantes. Jean Balthasar Bischoff, construction – Au chantier à bois du marchand de bois Jean Balthasar Bischoff sur lequel il construit actuellement une maison. Il a montré à Messieurs du magistrat une borne communale, découverte en creusant les fondations, de part et d’autre de laquelle il y a les murs d’anciens bâtiments, pour qu’on sache quelles sont les limites avant de son terrain propre et qu’on ne puisse pas le contester à l’avenir. Il y a 2 pieds 2 pouces du mur qu’il est en train d’élever à l’angle de la Grande Boucherie jusqu’au milieu de ladite borne.

1732, Directeurs fonciers (VII 1395)
Jean Balthasar Bischoff est autorisé de construire un nouveau bâtiment en avançant sur le communal pour améliorer l’alignement.

(f° 53-v) Dienstags den 17. Junÿ 1732. Herr Johann Balthasar Bischoff weg. bauens – Herr Lic.t Frantz Heinrich Bischoff ersucht MGHh. nahmens Herrn Johann Balthasar Bischoffs, Seines Vatters vmb erlaubnus mit dem jenigen newen Gebäu, welches Er ane statt der Zum theil abgebrandten hütt mit bögen versehen v. in das winckel gegen Seinem newen Haus beÿ der Großen Metzig bawen Zu laßen gesinnet ist, vmb einige schuh auff das Allmend Zufahren v. bittet deßwegen mit gelegenheit einen Augenschein Vorzunehmen, umb Sein Vorhaben desto beßer Zu eröffnen. Erkannt mit dem gesuchten Augenschein willfahrt.
(f° 54-v) Montags den 23. Junÿ 1732. Augenschein eingenommen Auf Herrn Johann Balthasar Bischoff Eigenthümlichen Platz An der Runtz Am Gehrengäßel beÿ der Großen Metzig, auf welchem bißher eine Hütt Gestandten, An dem Platz er ein Haus Zubawen willens, damit Aber daßelbe in beßerer regularität möge Gebracht werden, als bittet er ihme fornen An der Gaß 27. schuhe Lang so breit Nehmlich das Gebäw wird, und An dem einen end oder Eck einen schuh, und An dem Andern Eck 9. Zoll breit Von Allmendt Zukommen Zulaßen. Erkannt gratis Willfahrt.

(traduction) Mardi 17 juin 1732. Jean Balthasar Bischoff, construction – Le licencié Jean Henri Bischoff demande au nom de son père le marchand de bois Jean Balthasar Bischoff l’autorisation d’anticiper de quelques pieds sur le communal pour construire un nouveau bâtiment à arcades dans le coin face à sa maison près de la Grande Boucherie, à l’emplacement de la baraque en partie incendiée. Il demande une visite des lieux pour qu’il puisse mieux exposer son projet. Décision, on procédera à la visite demandée.
Lundi 23 juin 1732. On a visité le terrain qui appartient à Jean Balthasar Bischoff à côté de la rigole de la ruelle Gehr près la Grande boucherie. Il s’y trouvait jusqu’à présent une baraque qu’il a l’intention de remplacer par une maison, mais pour que celle-ci soit mieux alignée, il demande à anticiper sur le communal sur toute la longueur du bâtiment, à savoir 27 pieds, à l’avant vers la rue, la largeur étant d’un pied du côté de l’angle et de 9 pouces de l’autre côté.

1733, Directeurs fonciers (VII 1395)
Jean Balthasar Bischoff est exempté de régler le loyer échu de son chantier à bois dont il n’a pu jouir parce qu’il sert à entreposer des pierres destinées au palais épiscopal

(f° 182) Montags den 2. Novembris 1733. Seÿnd nachfolgende Augenschein eingenommen worden. Herr Johann Balthasar Bischoff – An Herrn Johann Balthasar Bischoffs Holtzplatz Zwischen der Rinn an seinem Neüerbauten Hauß und dem alldasigen Allmendtbrunnen auf dem Krautenmarckt beÿ der Großen Metzig, welcher Platz schon Länger als Von einem Jahr her, mit steinen so zu dem erbauenden bischoflichen Pallast gewidmet, Völlig belegt, daß er jhn gar nicht mehr brauchen Kan, bittet dahero jhme die 4. lb. d. Zinß, welche er Vermög Statt Zinnßbuch fol: 22. jährlich auf Martini Zubezahlen hat, für dieses Jahr nachzulaßen. Erkannt Willfahrt

(traduction) Lundi 2 novembre 1733. Visite des lieux. Jean Balthasar Bischoff – Au chantier à bois du sieur Jean Balthasar Bischoff entre la rigole près de sa maison récemment construite et le puits communal sur le marché aux Herbes près la Grande Boucherie. Ledit chantier est entièrement occupé depuis plus d’un an par des pierres destinées au palais épiscopal en construction, de sorte qu’il ne peut plus du tout s’en servir. Il demande donc qu’on l’exempte de régler cette année les 4 livres de loyer dus chaque année à la Saint-Martin d’après le folio 22 du Livre des loyers communaux. Décision, accord.

1747, Directeurs fonciers (VII 1402)
Jacques Christophe Zollickoffer est autorisé à réparer sa risberme (revêtement le long de la rivière)

(f° 176-v) Sambstags den 18. Ejusdem [Novembris 1747] Seÿnd nachfolgende Augenschein eingenommen worden. Jacob Christoph Zollickoffer – An Hn. Jacob Christoph Zollickoffer Hauß Unterhalb der Großen Metzig, welcher um erlaubnus gebetten, seine 53. schuhe Lange schadhaffte steinere Landfest repariren Zulaßen. Erkannt im Nemblicher flucht Willfahrt.

(traduction) Samedi 18 novembre 1747. Visite des lieux. Jacques Christophe Zollickoffer – En aval de la Grande boucherie à la maison de Jacques Christophe Zollickoffer qui demande l’autorisation de réparer sa risberme en pierre endommagée sur une longueur de 53 pieds. Décision, accord en gardant le même alignement.

1755, Directeurs fonciers (VII 1406)
Les directeurs fonciers refusent que Jacques Christophe Zollickoffer annexe à sa propriété une bande de terrain. Il est par contre autorisé quelques mois plus tard à garnir la nouvelle maison qu’il fait construire à côté de la sienne d’un balcon vers la rivière. Il en rachète en outre le loyer.

(f° 66-v) Mittwochs den 19. Martÿ 1755. seÿnd folgende Augenschein eingenommen worden. Joh: Christoph Zollickoffer – Auf dem alten Krautmarck an der Preusch, wo H. Johann Christoph Zollickoffer der Handelsmann um ein Allmendt Plätzel neben und längst seinem Hauß allda gebetten, ein gärtel darauß zumachen, den S: V: Unflat, so dahin gemacht wird, Von seinem hauß dadurch abzuwenden. Erkannt, abgewießen.
(f° 75) Sambstags den 31. Maÿ 1755. seÿnd folgende Augenschein eingenommen worden. Joh: Christoph Zollickoffer – An Hn Johann Christoph Zollickoffer des Handelsmanns Hauß auf dem alten Krautmarck Unterhalb der großen Metzig, welcher um erlaubnus gebetten, hinden an sein Hauß auf seinem eigenthümlichen Platz, noch einen Anhang Zubauen, und einen 20. schuhe Lang, und 4. schuhe breiten Balcon auf die Preüsch daran Zumachen, Erkannt, Willfahrt gegen 10 ß Zinß des Jahrs. Ille offerirt dießen Zinß abzulößen, Erkannt, Kan mit doppeltem Capital abgelößt werden, so er acceptirt, und 20. lb. deßwegen bezahlt hat, so in die Capital Cass gelegt worden.

(traduction) Mercredi 19 mars 1755. Visite des lieux. Jean Christophe Zollickoffer – Au marché aux herbes le long de la Bruche où le marchand Jean Christophe Zollickoffer demande un terrain communal qui borde un côté de sa maison pour en faire un jardinet et ainsi éviter que les gens n’y déposent des immondices. Décision, refus.
Samedi 31 mai 1755. Visite des lieux. Jean Christophe Zollickoffer – Au marché aux herbes en aval de la Grande boucherie, à la maison du marchand Jean Christophe Zollickoffer qui demande l’autorisation de faire un balcon de 20 pieds de long et 4 pieds de large vers la Bruche au bâtiment annexe qu’il veut cosntruire sur son terrain propre à l’arrière de sa maison. Décision, accord moyennant un loyer annuel de 10 sous. Il propose de racheter le loyer. Décision, le loyer peut être racheté en double capital, ce qu’il accepte en réglant 20 livres qui ont été versées à la caisse des capitaux.

1775, Directeurs fonciers (VII 1416)
Litige au sujet de la gouttière lors de la réparation du toit

(f° 175-v) Dienstags den 28. Martii 1775. Mr Freisinger, Maurer, hr Zollickhoffer Hdlsm. – Mr Freisinger, der Maurer wurde vorbeschieden, weilen Er an Herrn Zollickhoffers behausung am Färckelmarckt das Tach übergangen ohne den Ausschuß: Naach wegzumachen. Beklagter zugegen sagt, der Ausschuß Naach wird weggemacht werden, bittet um Absolutionem. Erkannt, Seÿe der beklagte unter der bedingung daß der Ausschuß weggemacht werde zu absolviren.

(traduction) Mardi 28 mars 1775. Maître maçon Freisinger, Marchand Zollickhoffer – Le maître maçon Freisinger a été convoqué parce qu’il a refait le toit à la maison du sieur Zollickhoffer au Marché aux Cochons de lait sans enlever la gouttière. Le défendeur répond qu’il va enlever la gouttière et demande l’absolution. Décision, le défendeur sera absout étant donné qu’il va enlever la gouttière.

1783, Directeurs fonciers (VII 1420)
Le propriétaire est autorisé à modifier deux arcades et à déplacer le portail mais pas à poser une barrière destinée à protéger la maison des dommages dus aux chariots à bois. Il repeint la façade quelques mois plus tard.

(f° 222-v) Dienstags den 25 Februarÿ 1783. Hr. Jacob Christoph Zollickhoffer, Handelsmann – Mr Pfauth, der Maurer, nôe. Herrn Jacob Christoph Zollickhoffer, des Handelsmanns, bittet zu erlauben an deßen behausung, bei dem dachs gelegen Zween Bögen verändern, die haußthor versetzen, und in der Länge der façade eine Barriere machen Zu laßen damit deßen behausung durch die Holzfuhren nicht beschädigt werde. Erkannt, Augenschein.
(f° 226-v) Sambstags den 8. Martii 1783. wurden folgende Augenschein eingenommen als, (ext.) Hr. Jacob Christoph Zollickhoffer, Handelsmann – An Herrn Jacob Christoph Zollickhoffer behausung bei dem dachs gelegen, welche gebetten Zu erlauben an besagter behausung Zwei Bögen verändern, die haußthor versetzen, und in der Länge der façade ein Barriere machen Zu laßen damit dieselbe durch die Holzfuhren nicht beschädigt werde. Erkannt, der Veränderung der Bögen und Versetzung der Hausthür Willfahrt, mit dem Zumachen begehrten Barriere abgewiesen, jedoch Ihme erlaubt durch setzende Abweiser die behaußung vor Schaden zu schützen.
(f° 335) Dienstags den 19. Augusti 1783. Hr. Jacob Christoph Zollickhoffer, Handelsmann – S.T. Herr XV. Guerin tragen vor, daß sie pendentibus feriis Herrn Jacob Christoph Zollickhoffer, dem Handelsmann erlaubt die façade an seiner behausung bei dem dachs gelegen anstreichen Zu laßen. Erkannt, Approbation

(traduction) Mardi 25 février 1783. Jacques Christophe Zollickhoffer, marchand – Le maître maçon Pfauth demande au nom du marchand Zollickhoffer l’autorisation de modifier deux arcades, de déplacer le portail et d’établir une barrière le long de la façade de sa maison près du Blaireau pour que les transporteurs de bois n’abîment pas la maison. Décision, visite des lieux.
Samedi 8 mars 1783. Visite des lieux. Jacques Christophe Zollickhoffer, marchand – Près du Blaireau à la maison du marchand Zollickhoffer qui a demandé l’autorisation de modifier deux arcades, de déplacer le portail et d’établir une barrière le long de la façade de sa maison pour que les transporteurs de bois ne l’abîment pas. Décision, accord pour modifier deux arcades et déplacer le portail. La clôture par la barrière lui est refusée, il pourra cependant protéger sa maison en posant un écarteur.
Mardi 19 août 1783. Jacques Christophe Zollickhoffer, marchand – Le Quinze Guerin déclare que pendant les vacances du conseil le marchand Jacques Christophe Zollickhoffer a été autorisé à peindre la façade de sa maison près du Blaireau. Décision, approbation.

Atlas des alignements

3° arrondissement ou Canton sud – Place du marché aux Poissons (f° 26)

nouveau N° / ancien N° : 2 / 10
Busch
Rez de chaussée et 1° étage bon en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 52 case 2

Hummel Jacques négociant place de la g.de boucherie N° 10
Hummel Gustave Adolphe, nég.t, Subst.on 1849

O 192, maison, sol, place de la g.de boucherie 10
Contenance : 4,10
Revenu total : 902,13 (900 et 2,13)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 puis 2 / 2
portes et fenêtres ordinaires : 33, puis 80 / 64
fenêtres du 3° et au-dessus : puis 29 / 23

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 249 case 1

Hummel Gustave Adolphe négociant

O 192, maison, sol, place du marché aux poissons 4
Contenance : 4,10
Revenu total : 902,13 (900 et 2,13)
Folio de provenance : (52)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :2
portes et fenêtres ordinaires : 80
fenêtres du 3° et au-dessus : 29

Cadastre allemand, registre 29 p. 216 case 8

Parcelle, section, 18 n° 18 – autrefois O 192
Canton : Neuer Fischmarkt Hs. N° 4 – Place du marché aux poissons – Neuer Fischmarkt – Place du marché aux poissons
Désignation : Hf, Whs. u. N.G.
Contenance : 4,06
Revenu : 4900 – 6000 – 5500
Remarques : 1900, Minder.

compte 580
Hummel Gustav
1915 Maisenbacher Friderich Wilhelm Dr. jur. Landrichter
1935 Maisenbacher Fritz Guillaume docteur en droit
1947 Wagner Catherine ménagère
1950 Grauvogel Louis industriel à Monswiller
(1671)

Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace p. 542

1789, Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (cote VII 1295)

Canton VI, (171) Ferrelmark
(maison n°) 10

Prop. Zollicoffre pere Simon Banquier – Miroir

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VI, Rue 171 Ferrelmarck, Marché des Cochons de lait (p. 304)
(maison n°) 10

Pr. Zollicoffre, Simon pere Banquier – Miroir

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Neuer Fischmarkt (S. 41)

(Haus Nr.) 4
Kühn, Bronzefarbenfabr. 03
Metzger, Oktroibeamter. 0
Goguel, Rentnerin. 1
Schaller, Pfarrer a. d.. 2
Kühn, Elise, Wwe. 3

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 743 W 98)

Le propriétaire pose en 1889 une grille en fer forgé pour empêcher d’accéder à la corniche vers le chemin de halage. On ajoute en 1914 une construction en oriel à pan de bois sur la face orientale du bâtiment occidental, à droite en entrant dans la cour. Pendant le bombardement du 11 août 1944, une bombe éclate dans le sous-sol de l’angle nord-ouest en détruisant les fondations, ce qui fait progressivement apparaître des fissures. Les parties dangereuses sont démolies en 1949, le bâtiment est ensuite reconstruit à l’identique. La loge de concierge dans la cour est remplacée par un garage. On installe une nouvelle porte d’entrée en 1950. Le crépissage est terminé en 1958. Le propriétaire fait murer en 1960 deux fenêtres au rez-de-chaussée et deux au premier étage de la façade nord.
En 1977, la société Baron Weibel, antiquaires transforme la façade. Elle installe en 1978 des enseignes tant vers la place que vers la rivière. Celles qui donnent sur la rivière sont finalement autorisées après avoir donné lieu à des désaccords entre les services compétents (services municipaux, architecte des Bâtiments de France, préfecture). Les mêmes installent en 1980 une enseigne du XVIII° siècle.

Sommaire
  • 1889 – L’entrepreneur en bâtiment J. Hug (25 rue du Faubourg blanc) demande au nom de M. Hummel, propriétaire, l’autorisation de poser une grille protectrice pour empêcher d’accéder à la corniche vers le chemin de halage. Coupe – Autorisation – Travaux terminés, octobre
  • 1890 – Un chapeau de la cheminée menace de tomber. – Travaux terminés, juin
  • 1891 – La Police du Bâtiment notifie Gustave Hummel (domicilié à Mannheim) de faire ravaler les façades – Travaux terminés, octobre
  • 1902 – L’entrepreneur en bâtiment J. Hug (25 rue du Faubourg blanc) demande au nom de M. Hummel, propriétaire, l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique pour repeindre le bâtiment – Autorisation – Travaux terminés, mai
  • 1911 – Rudolf Schmid de Fribourg informe la Police du Bâtiment qu’il a ouvert une succursale d’architecture et de décoration intérieure, dirigée par l’architecte diplômé Jean Rietsch
    La Police du Bâtiment constate que Jean Rietsch a posé sans autorisation une enseigne plate – Demande – Autorisation
  • 1914 – Le conseiller Meisenbacher demande l’autorisation de percer une fenêtre vers la cour (architecte E. Zimmerlé, domicilié sur place) – Autorisation de transformer la maison d’habitation, la construction en oriel à pan de bois sera à une distance de 3 mètres, au lieu des 5 réglementaires, du bâtiment situé en face – Travaux terminés, septembre – Plans (l’oriel se trouve sur la face orientale du bâtiment occidental, à droite en entrant dans la cour)
  • 1905 – La maison est raccordée aux canalisations
    1915 – Commission des logements militaires, rien à signaler
  • 1948 – Catherine Wagner demande un permis de construire pour étayer et démolir des parties de murs extérieurs qui menacent de tomber sur la voie publique dans l’immeuble sinistré par le bombardement du 11 août 1944 (dossier de dommages de guerre n° NV 5761 Z). Les murs se fissurent de plus en plus du fait qu’il n’y a plus de fondations sous cette partie du bâtiment depuis qu’une bombe a éclaté dans le sous-sol. Architecte, Charles Wolff (1 quai au Sable), entrepreneur, Ch. Urban et compagnie – Plans (rez-de-chaussée, étages) – Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme délivre le permis en juillet 1948
    L’architecte expose le projet de (1) reconstruire d’après son état ancien l’angle nord-ouest démoli, (2) démolir la loge du concierge dans la cour et la remplacer par trois garages, (3) aménager les combles, (4) rehausser la corniche principale, (5) installer une terrasse en béton au-dessus du troisième étage de l’aile et un toit vitré entre les deux ailes. – Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme accorde le permis de construire en février 1949, la Ville le permis correspondant en mars – Plans
    Suivi des travaux. La reconstruction de l’angle nord-ouest en est au sous-sol (mai 1949), au rez-de-chaussée (juillet 1949), le toit est monté et les tuiles posées (janvier 1950). L’aménagement intérieur continue, février 1950. Le garage et la buanderie ne correspondent pas aux plans, juin 1950. Ils sont conformes aux nouveaux plans, août 1950 (un seul garage, buanderie supprimée). La dalle du garage est bétonnée (septembre 1950), le gros œuvre du garage est terminé (janvier 1951), un échafaudage est prêt pour crépir les façades
    1950 – Louis Grauvogel demande l’autorisation d’aménager une porte d’entrée
    1951 (février) – La Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme délivre à Louis Grauvogel le certificat de conformité
    (mars) Certificat du ramoneur Emile Schleiffer
    (avril) – Le Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme accorde à Louis Grauvogel un certificat de conformité pour les travaux qui relèvent du permis de construire accordé en juillet 1948 à Catherine Wagner
  • 1957 (août) Le secrétariat d’Etat à le reconstruction et au logement informe le Maire que Louis Grauvogel n’a pas fait crépir le bâtiment comme il s’y était engagé en 1951 – La Police du Bâtiment donne au propriétaire deux mois pour exécuter les travaux – Il répond en arguant qu’il faut d’abord retirer une couche de peinture qui recouvre les pierres de taille et qu’aucune entreprise n’a trouvé de procédé satisfaisant.
    (octobre) Louis Grauvogel est autorisé à occuper la voie publique pour faire crépir les façades – Le crépissage de la façade qui donne sur la place est presque terminé en février 1958, celui de la façade vers l’Ill en mars.
  • 1960 – Louis Grauvogel demande l’autorisation de murer en ciment deux fenêtres au rez-de-chaussée et deux au premier étage de la façade nord. – Autorisation
  • 1977 – L’antiquaire Daniel Weibel (société Baron Weibel Antiquaires) demande l’autorisation de transformer la façade (section 18, parcelle 18 qui appartient à Louis Grauvogel) selon les plans de l’architecte Patrick Philippi (22 rue des Balayeurs) – Plan de situation, plans d’architecte
    Accord de l’architecte des bâtiments de France. Le permis de construire relève de la compétence du préfet – Autorisation préalable, décembre 1977
    Accord de l’inspecteur du travail, janvier 1978. Le maire transmet le dossier à la Direction Départementale de l’Equipement
    Le Préfet accorde le permis de construire le 1 mars 1978. Suivi des travaux, mai 1978 les travaux sont exécutés conformément aux plans, la réception n’a pas donné lieu à observations
    Procès verbal de la Commission de sécurité, août 1978
    Déclaration d’ouverture d’un établissement recevant du public de la 5° catégorie, avril 1978
    1978 (avril) Le Police du Bâtiment constate que l’antiquaire a fait poser une enseigne lumineuse et 7 lampes « pour illuminer les sujets décoratifs fixés sur le haut des fenêtres ». La Police du Bâtiment transmet le dossier à l’architecte des Bâtiments de France avec avis favorable pour l’enseigne qui donne sur la place et défavorable pour celle qui donne sur l’Ill – L’architecte des Bâtiments de France donne un avis favorable pour toutes les enseignes – Le maire envoie un courrier au Conservateur régional des bâtiments de France au sujet de la pose illicite d’une enseigne lumineuse sur la façade qui longe l’Ill – Note au maire qui résume l’affaire et les positions contradictoires des parties (services municipaux, architecte des Bâtiments de France) – Après plusieurs consultations (le maire Pflimlin, le Conservateur régional des bâtiments de France Destremau), l’autorisation est accordée aux établissements Baron-Weibel
    Extrait du procès verbal de la réunion de la Commission municipale des sites en date du 23 juin 1978. Les membres de la Commission reconnaissent que l’esthétique de l’enseigne ne peut être mise en cause mais estiment qu’il est indispensable de continuer à ne pas tolérer entre les ponts Saint-Guillaume et Sain-Nicolas de publicité sur les immeubles bordant la rive gauche de l’Ill. (…) M. Sauer pense quant à lui qu’aucun immeuble en pierre ne devrait recevoir d’enseigne. Il montre à la commission des photos faisant apparaître les dégâts occasionnés à la pierre par les enseignes, dégâts qui resteront visibles après enlèvement.
    Une réunion rassemble le 20 juin 1978 l’architecte des bâtiments de France, un représentant de la préfecture et plusieurs membres de la Police du Bâtiment pour éviter à l’avenir les divergences d’avis entre les différents services
  • 1980 – Les antiquaires Baron Weibel demandent l’autorisation de poser une enseigne du XVIII° siècle- Avis favorable de l’architecte des bâtiments de France

Relevé d’actes

L’ammestre Frédéric Schütterle rembourse à la fabrique de la Cathédrale un capital assis sur son chantier à bois proche la grande boucherie, établi par un acte de 1305.

1678 (11.3.), Chambre des Contrats, vol. 547 f° 200
herr Johann Friderich Teurer, alß Schaffner der Fabric deß Münsters, und Von denen Herren Pflegern hierzu in specie gevollmächtigt
in gegensein deß Edel- Vest- fürsichtig und hochweÿsen herren Friderich Schütterle dießer Statt alten ammaÿsters und dreÿ Zehners
daß derselbe berührter Fabric 25. lb in bahrem gelt erlegt, und damit die iährlichen term. Gregorÿ Zu zinnß Verfallene 1. lb. 5. ßd. so ehrenbesagter Herr Ammaÿster Schütterle, Vermög eines lateinischen pergamentinen sub dato 8. Idus april. A° 1305. mit deß Bischoffichen hoffs anhangendem Contract Insigel außgefertigten Zinnßbrieffs Von seinem alhier ohnfern der Metzig gelegenem holtzplatz zu raichen schuldig geweßenen ist, abgelöst, widergekaufft und dadurch erwehnten Holtzplatz dießer beschwärdt allerdingß liberirt habe

Le marchand Frédéric Schütterle épouse en 1649 Ursule Wogeser, fille de docteur en droit
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 519-v)

1649. Domin: Reminiscere. Herr Fridrich Schütterlin, der Handelsmann, herrn Friderich Schütterlin deß geweßenen Handelsmanns Vnd Burgers allhier nachgelaßener Ehelicher Sohn, J. Ursula H Johann Caroli Woggesers beeder Rechten Doctoris Vnd Burgers allhier nachgelaßener Eheliche tochter. Im Münster, Dienst. den 27 Febr. (i 267)

Ursule Wogeser veuve de l’ammestre Frédéric Schütterle rembourse un capital à la veuve de son beau frère Jean Jacques Schütterle

1680 (3.7.), Chambre des Contrats, vol. 549 f° 465
Fraw Barbara weÿland herrn Johann Jacob Schütterlins geweßenen dreÿers deß Umbgelts nunmehr seel. nachgelaßene Wittib, mit beÿstand herren Christian Breuningß U.I. Ddi und E.E. großen Rhats Vice Procuratoris ihres Curatoris
in gegensein der Edel- Fürsichtig- hochweÿsen herrn Johann Paul Graseckhs deß geheimen Regiments der Herren dreÿ Zehn alß Vogts frawen Ursulæ Schütterlin, wittibin gebohrner Wogeserin
bekannt, demnach der Edel- Fürsichtig- hochweÿse Herr Friderich Schütterlin alter Ammaÿster und dreÿ Zehner nunmehr seel. alß obgedachts seines bruders Beneficial Erb erwehnter frawen Barbaræ seiner geschweÿ Vermög Schütterlinischen inventarÿ de A° 1676. fol. 49. 499. lb Zuergäntzen schuldig (…)

Ursule Wogeser veuve de l’ammestre Frédéric Schütterle meurt sans enfant en 1688. Elle lègue ses deux maisons contiguës (zum Schöneck et zum Fahnenberg) qui donnent sur le Marché aux cochons de lait ainsi que les chantiers qui en dépendent (surbâtis de baraques à bois depuis 1655) à sa belle-sœur Marthe Schütterle femme de Jean Pierre Siegel. Les maisons proviennent de l’arrière-grand-père de son mari défunt, l’ammestre Wolfgang Schütterle. L’actif de la succession s’élève à 9 212 livres, le passif à 289 livres.

1688 (1. 9.br), Me Saltzmann (Etienne Corneille, 49 Not 11) n° 28
Inventarium und beschreibung aller und jeder Haab, Nahrung und Gütter, liegender und vahrender, so weÿl. die hoch Edle, Viel Ehren: vndt Tugendreiche Fraw Ursula Schötterlinin, gebohrne Wogeßerin, weÿland des hoch Edlen, Vest Fürsichtig und hochweißen Herrn Friderich Schötterlins, der Statt Straßburg gewesenen hochverdienten Alten Ammeisters und dreÿ Zeheners des Geheimen Regiments seel. hinderlaßene Fraw Wittib nun auch seel. nach Ihrem den 22.ten 8.bris dieses Zu end lauffenden 1688.gst. Jahrs beschehenen tödlichen ableiben Zeitlichen verlaßen, welche auf freundliches ansuchen erfordern und begehren der fraw Ammeisterin sel. per Testamentum eingesetzter (Erben), ersucht theils durch die Hh. Erben selbsten, theils durch fraw Annam Magdalenam Finckin gebohrner Lentzin weÿl. Hn Joh: Christoph Fincken des Schneiders und Käuflers hinderlaß. W., so d. fraw Ammeisterin aufgewartet, ferner Jgfr. Ursulam Schehrerin Und Salomeen Finckin beede dienst Mägd alß welche dreÿ ein Lange Zeit beständig und biß ins End umb die fraw Amstrin. geweßen und das haußwesen verwaltet – Actum und angefangen, in der Königlichen freÿ. Statt Straßb. In fernerer gegenwart des hoch Edel. Gestreng. hochweiß v. hochgelehrten Jacobi Wenckers beÿ löbl. St. Str. Jetzmahlig. hochverdient. Regirend. H. Amstrs. v. XIII.ers der fr. Amstrin. geweßenen H. Curatoris. Montags den 1. Novembris Stylo Gregoriano Anno p. 1688.
Die nunmehr in Gott ruhende fraw Amstrin. hatt per Testamentum zu Erben verlaßen. 1. die viel Ehren: Vnd Tugendreiche Fraw Martham Siegelin gebohrne Schötterlin des Wohl Ehren Vesten Kunsterfahrenen Vorgeachten herrn Johann Petri Sigels Silberarbeiters Und Burgers allhier eheliche haußfraw In einen halben Stammtheil, welche auch mit hilff Und beÿstand wohlermelts Ihres haußwürths der Inventation und Theilung abgewartet, 2. Ferner den wohl Edlen, Vest und hochgelehrten herrn Philipp Friderich Scheiden J. C. so zu Lahr wohnhaft geweß. v. sich anjezo in alhießiger Statt Zum begeb. aber nicht in Schirm einschreiben laßen, neben welchem alß frembden herrn Erben, der Edle Ehrenvest hochachtbahre vnd weiße Herr Friderich Reinhardt Mockel E.E. Kleinen Raths jetzmahliger wohlverdienter Beÿsitzer Und Vornehmer burger allhie auß wohl Ermelts E Raths Mittel hier Zu insonderheit deputirt, beÿ disem Inventier und Theilungs Geschäffte erschien ist. So dann der Viel Ehren und Tugendreichen frawen Reginæ Salomeen Reinboldin gebohrner Scheidin, mit herrn Georg Reinbolden hochgräffl. hanawischen geweßenen Amptschaffnern Ihrem haußwürth eheliche erzeugte und alle deroselben nach Gottes Vorsetzung, sowohl inn disem alß einen andern Ehestand ferner erzeügende Kinder, davon anietzo allein im leben vorhanden Jungfr. Anna Salome, In deren nahm. wie auch neben der fraw Mutter alß usufructuarie, weilen der Vatter vorgemelter H. Reinbold nicht Zugegen sein Können, erschienen ist der Wohl Edeln Vest Und hochgelehrte herr Johann Friderich Ösinger U.J. Ddus und E.E. Kleinen Raths wohlbestellter Actuarius alß insonderheit erbettener Beÿsitzers Ob Edel ernanntes H. Scheid Und dieße Reinboldische Kinder in den übrig. halben Stammtheil Zu gleichen theilen

In einer in der Statt Straßburg auf dem Krautmarckh hinder der großen Metzig allhier gelegenen inn dieße Verlassenschafft gehörigen behaußung ist befunden Worden Wie Volgt
Ane Höltzen und Schreinerwerck, In der Cammer A, In der Cammer B, In der Cammer C, In der Cammer D, In der Cammer E, Vor dieser Cammer, In der Cammer F, In der Cammer G, Vor dieser Cammer Inn der wohnstuben, Inn der Stub Cammer, In dem Haußöhren Vor d. Wohnstub, Vor dießer Stuben, Auf dem hindern Gang, In der Cammer H, Inn der Kuchen, In dem Speiß Cämmrl., Im Undern Stübel, In d. bauch Kuchen, In dem Understen haußöhren, In der stuben Vor dem Gewölb, In dem Garten, In der Under stuben, In der Kuch, In dem Keller im Sterbhauß, In dem Gewölb, Im Stall
Eigenthumb ane Häußern. Ein Hauß V. Hoffstatt mit allen Ihren gebäwen Weithen Rechten Zugehördten Und gerechtigkeiten gelegen alhier in der St. Strb. am Holtzmarckt Zum Schöneckh genannt, i.s. ein Eckhauß, anderseith einseit neben hernach beschrieben. behaußung, so allerdings freÿ ledig Und eigen.
(frauen Marthæ Siegelin gebohrner Schötterlinin Præ Legat) Item ein gegen dem Holtz Marckh gelegenen Undt Zum Fahnenberg genannte behaußung, dero höfflin, bronnen, Stallung und darzu gehörig. gerechtig Keiten, der holtz hoffstatt, auch neüen in Ao. 1655 darauf erbauenen borth hütten, einseit Zum theil ane der Schötterlichen Zum Schöneck genandten Stamm behaußung, hievorgedacht, und Zum Theil Von hinden her neben Weÿl. H. Niclaus Clauß. Erb. Vornen auf den holtzmarckh und nebens Zu mit dem Eckh ins Gÿrengäßlein stoßendt, ane Welcher behaußung weÿl. H Wolffgang Schötterlin d. St. Str. geweßener alter Amstr: deß. in Gott letst sterbenden alt amstrs. Uhr groß Vatter seeliger dreÿ: V. die Küglerische gebrüdere einen Vierd. theil Zu Vorgedachter Schötterlinischen Stamm behaußung brech. Und erbawen laßen. Von Welcher behaußung Und Holtz Plätz. mann Jährlich der St. Str. Pf: th. 1. lb 7 ßd. Ferner den Armen sonder sichen Zur rothen Kirch. Jahrs auf Martini alß i. bod. Zinß von I.r holtz hoffstatt, i. lb 2. ß 4 d. Item dem Stifft St. Thomann Jährlich. auf Weÿhenachten i. lb Und dem Allmoß. zu St : Marx Jahrs auf Johannis U. Weÿhenachten 5 ß d Zugeben Pflichtig sonst. freÿ ledig Und eig.
Dieße häußer sampt allen deren Zugehördten Rechten Und gerechtigkeiten auch holtz hoffstätten Welche Zu solch. häußern gehörig seind den 18. 9.br. A° 1688. Von den geschwornen Werckh meistern angeschlag. Word. per 2000. lb. Da Von abgezogen Hie Vorige beschwerdten Welche in Summa thun 74 lb 8 ß, Nach deren abzug ist auß zu werffen 1925. lb. 12 ß. Über dieße Häußer sagt Erstlichen i. teutsch Pergament br. m. deß Kl: Raths Zu Strb. Innsiegel deß. datum d. 29. Aprilis 1550. ferner i. latein Pergam. Kauffbr. m. deß Bischofflich. hoffs Zu Straßburg Ins. v.w. dat. 20.to Calendarum Augusti 1545. Darb. noch fernere 13. Pergamament. abgelößte Zinnß V. Kauffbr. Wie auch i. Pergament. Wehr brief mit der Statt Werckhmeister Insiegel. Weiter i. Specification aller darüber vorandenen brieflichen Documenten
So dann über den Von H. Joh:Jacob Kugler XIII.nern erkauften Vierden theil gefertigter Kauffbr. Welche mit der St. Strb. Contract Innsiegel v.wahrt deß. datum den 21. Aug. A° 1666. Zurück dießes befindet sich nicht allein d. Ehren besagem H. 13.n Kügler 500. lb. ane dem Kauff Schilling bezahlt, So dann der Fabric des Münsters die Von holtzplätzen Jährlich v.fallene 1 lb 5 ß Zinnß mit 25. lb Capital den 11. Martÿ 1678 bezahlt Und abgelöst word. mit N. 25.
Und dann i. Papÿr. Abschatzung Von den geschwornen Werckhleüthen dat. d. 6.ten Martÿ 1679. mit altem N° 25, Welche Documenten in i. schindellad mit Lit. C. zubefinden, und jetzt mit newen N° 28.
Eigenthumb ane Liegende güthern. It. i. garthen mit allen deßen begriffen (…)
Abschatzung Donnerstags d. 18. 9.bris 1688. Weilandt deß Wohl Edlen Undt hoch Weiß Herrn Am Meister schiterlin fraw Witib Der Hinderlaßene Erben behaußung alhie in der Statt Straßburg beÿ der großen Metzig Ein Eckh Zum Schenckh Undt fahnen berg genandt, Ein seits Neben herrn Nickclaus Claußen See Erben anderseits Neben der holtz blatz hinden auff daß heher geßlin Stoßent, Welche behaußung Sampt Steinern schnecken hoff Und bronen auch aller dero begrieff Recht Und gerechtigkeit beneb. der holtz blatz Undt darauff Stehent. holtz schier Wie solches durch die geordnete Werckhleut befunden Undt dem Jetzigen preiß Undt Wehrt Nach angeschlagen Vor Undt Vmb Vier Tausent Gulden
Die Andere behaußung in der Crauttenauw am hänen gäßlin in Vndt ane dem garten. Ein seits Neben Meister Christoff Nill dem Leinen Weber Welche beede behaußungen Sampt Sinner hauß auch dero begriff Recht Undt gerechtigkeit Wie solches durch die geordnete Werckhleut befunden Undt dem Jetzigen preiß Undt Wehrt Nach angeschlagen Vor Undt Vmb Neun hundter Vndt Achttzig Gulden. Bezeigens der Statt Straßburg geschworne Werckhleuth, Joseph Lauttenschlager Werckmeister deß frewen Werckhs, Johann Feÿlotter Werck Meister deß Zimmer hoffs, Johannes Berga Werck Meister des Maurhoffs.
Abzug in dießes Inventarium gehörig. Sa. Haußraths 876, Sa. der Schwein 3, Sa. Tabacks 4, Sa. d. Früchten 107, Sa. Wein und lährer Vaß 449, Sa. bawholtzes zu Holtz handtlung gehörig 114, Sa. Bibliothecs 12, Sa. Silbergeschirrs Und geschmeids 1035, Sa. Guldener Ring und d.gleichen 515, Sa. baarschafft 77 Sa. Pfenning z: hauptgüther 2446, Sa. Eigenthumb ane Häußern 1925, Sa. Eigenth. an Liegend. Güethern 1002, Sa. Gülthen Von Liegenden güthern 385, Sa. Schulden 253, Summa summarum 9212 lb – Schulden 289 lb, Nach deren Abzug 8923 lb – Conclusio finalis Inventarÿ 7882 lb
Copia Testamenti Solennis in Scriptis. Ich Ursula Schötterlinin gebohrne Wogeßerin weÿl. deß Wohl Edlen Vesten fürsichtig und wohlweißen herrn Friderich Schötterlin d. St: Straßburg alten Ammeisters und dreÿzehners deß geheimen Regiments Zu bemeltem Straßburg hinderlaßene Wittib (…), Zum Ersten will ich daß jenige Testament und letsten willen welches ich mit und beneben meinem Vielgeliebten H: Ammsiet seel. vor H Joh: Friderich Medlern Notario Publico en A° 1670. d. 20. Januarÿ (errichtet) revocirt, cassirt und v. nicht haben. (…) Zum dritten Will ich das allhießige Waÿßenhauß, ane welchem orth d. herr Ammeister seel. etliche Jahr die Pflegereÿ auf sich gehabt und getragen, 1000 R. welche auf meiner bewohnenden ane dem Holtz Marck gelegene behaußung, wie hernacher in dem neündten Puncten Zu sehen, amß ein beständigen Capital Verbleiben (…), Zum Neündten will ich Frauen Marthæ Siegelin gebohrner Schöllerlerin, Herrn Johann Peter Siegels, Silberarbeiters haußfrawen, meines Herrn seeligen Schwester zu rechten Prælegaten /:wie ich auch meinem Herren seeligen in seinem todbett zu disponiren versprochen:/ meine an dem Holtzmarck gelegene, nunmehr eigenthümliche behaußung, sampt allen deroselben Rechten, Zugehördten und Gerechtigkeitn, wie nicht weniger denen zu solcher behaußung gehörigen Holtz: Plätzen, welche ich biß dato alß ein eigenen Guth beseßen, gebraucht und ingehabt, hiemit wohlbedächtlichen auch zu seinem freÿen eigenthumb zu bewohnen zu nutzen zu genießen und zu gebrauchen ohne irrung und eintrag Männiliches, jedoch dergestalt Verschafft und v.macht haben, daß uff solcher behaußung die dem Waÿßenhauß solcher behausung sie dem Waÿßenhauß darauf v.schaffte 1000 Gulden alß ein beständigen Capital angelegt Verbleiben und davon die Possessores zu beständigen zeiten Jährlich auff Friderici alß meines herrn seel. Nahmens tag d: zinnß à 5 pro Ct° richtig und ordentlich auch ohne einigen umbtrieb, oder auffenthalt den V.ordneten Heren Pflegern daß Waÿßenhaußes oder deßelben H: Schaffnern eingelieffert – Welches Alles beschehen in der Königlichen Freÿen Statt Straßburg in mein d: Testiererin ane dem Holtzmarck und nahe beÿ d: großen Metzig hinüber gelegenen behaußung, deroselben Stuben im hindern Stoch auf dem Holtz Platz und Waßer auß sehens, Donnerstags den 30. Julÿ stÿli novi Anno 1682
Copia Instrumenti Publici über Hievorgeschriebenes Testamentum solenne in Scriptis (…)

Marthe Schütterle a épousé en 1653 l’orfèvre Jean Pierre Sigel originaire de Haguenau, devenu bourgeois quelques mois plus tôt : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire après décès, célébration
Copia der Eheberedung – Zwischen dem Ehrenvesten vnd kunstreichen Herrn Johann Peter Siegel, dem Goldarbeiter vnd burgern alhie Zu Straßb. an Einem, So dann der Ehren: Viel tugendreichen Jungfrauen Marthan Schötterlinin, Weÿland des Ehrenvesten undt Wohl vornehmen herrn Friderich Schötterlins geweßenen holtzhändlers und burgers in ermeltem Straßburg eheleiblichen hinderlaßenen dochter am andern theil – So beschehen in des Heiligen Reichß freÿen Statt Straßburg dinstags den 19. Julÿ alten Calenders Anni 1653. Johann Friderich Medler, Notarius attestatur

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 17)
1653. Dom. VI. Trinitatis d. 17. Julÿ. Johann Peter Sigel der Goldarbeiter v. burger allhie Weiland H. Johann Sigel Goldschmidt v. burger Zu Hagenaw Ehelicher Sohn Vnd Jfr. Martha H Friderich Schötterlin geweßener burger allhie hinterlassene Eheliche T. Copul. Mont. d. 25. Julÿ auff d. Weinsticher stub (i 20)

1652, 3° Livre de bourgeoisie p. 942
Johann Peter Sigel von Hagenaw erkaufft d. burgerrecht umb 8 goldR. Würd Zu E.E. Zunfft der Steltzen dienen Jur. den 9 Decembr. 1652.

L’orfèvre Jean Pierre Siegel meurt en 1694 en délaissant deux enfants. L’inventaire reprend la description des maisons qui figure à l’inventaire d’Ursule Wogeser en 1688. La conclusion finale de l’inventaire s’élève à 3 929 livres.

1694 (17.8.), Me Saltzmann (Etienne Corneille, 49 Not 23) n° 26
Inventarium undt Beschreibung aller der Jenigen Haab Nahrung undt Güther, Liegender und Vahrender, so Weÿl. der Wohl Ehrenvest und Kunsterfahrene herr Johann Peter Siegel berühmter Gold: und Silberarbeiter v. burger alhier zu Straßburg nunmehr seel. nach seinem den 17. Aprilis dießes fortlauffenden 1694.sten Jahrs beschehenem tödlichem Ableiben Zeitlichen verlaßen, welche auf freundliches ansuchen erfordern und begehren der viel Ehren und tugendreichen frauen Marthæ Bischoffin gebohrner Siegelin des Wohl Ehrenvesten und Großachtbahren herrn Johann Balthasar Bischoffs, Holtzhändlers V. Vornehmen burgers alhier, Eheliebsten mit beÿstand deßelben, Undt des auch Ehrenvesten und Kunsterfahrenen herrn Friderich Siegels des Verstorbenenn Gold: und Silberarbeiters, des Verstorbenenn herrn seel. mit hernachgemelter seiner hinterlaßenen frau Wittib ehelich erzeugten Sohns vnd fr. tochter, und ab intestato nachgelaßene Erben, inventirt und ersucht, durch die Viel Ehren und tugendreiche fran Martha Siegelin gebohrne Schötterlin, die hinterbliebene frau Wittib beÿständlich des Wohl Edel Vest fürsichtig und wohlweißen herrn Georg Christoph Kasten, des beständigen Regiments der Hh. XXI. beÿ löbl. Statt Straßb. wohlverdienten beÿsitzers, Ihres geschwornen Herrn Curatoris – Actum und angefangen in der Königl. freÿen St. Straßb. dienstags den 17. Aug. A° 1694.

Abzug gegenwärtigen Inventarÿ, Sa. hausraths 154, Werckzeug 10, früchten 27, Wein und Vaß 28, Silbergeschirr v. & 349, Guldener Ringen 172, Baarschafft 130, Pfenning Zinß 972, Eigenth. ane häußern 1351, Eigenth. ane liegend. Güttern 476, Schulden ins Erb 160, Summa summarum, Conclusio finalis Inventarÿ 3929 lb
Copia der Eheberedung (…) dinstags den 19. Julÿ alten Calenders Anni 1653. Johann Friderich Medler, Notarius attestatur
Bericht und respê. Vergleich in dießes Inventarium gehörig gegenwärtige Verlassenschafft. (…) wolten derowegen in den jenig. vorschlag, so Ihre Fraw Mutter bereits gethan, nemlich, d.hie Zu verhütung weritläuffigkeit. die Nahrung ohnersucht laß. und selbe für Ihr unverändert guth, sowohl activé alß passivé übernehmen sowohlte gern einwilligen, Ihrer lieben Mutter die gantz Nahrung sowohl activé alß passivé Eigenthümlich überlaßen – Actum d. 17. Aog. ao. 1694
In Einer in der Statt Straßburg an der Großen Metzig am Holtzplatz gelegenen, in deßen Verlassenschafft gehörigen behaußung ist befunden worden wie Volgt
Ane Höltzen v. Schreinwerck, In der Cammer A, Vor dießem Gemach, In der Cammer B, Vor dießer Cammer, In der Wohnstuben, In der Stub Cammer, In der Neüen Stub, Auf dem Gang, Im Hauß Ehren Vor der Wohnstub, In der Speiß Cammer, In der Kuchen In des Officiers Stub, Im Gewölb, Im Keller
Eigenthumb ane Häußern. (W.) I. hauß, hoff, hoffstatt mit allen übrigen gebäuen begriffen weithen rechten Zugehördten vnd gerechtig Keiten gelegen alhier in der Statt Straßburg an der Großen Metzig am Holtzplatz Zum Schön Eck genand, i.seith i. Eckhauß, 2.s. neben hernach beschrieb. behauß. dauon wie auch Von nach Volgender behaußung gibt mann 25. lb. jährlich auf Friderici dem Alhießigen waÿßenhauß lößig in Capital mit 500. lb.
(W.) ein gegen dem Holtz Marckh gelegenen Und Zum Fahnenberg genannde behauß. dero höfflein bronnen Stallung und darzu gehörigen gerechtigkeit weithen rechten Und Zugehördten dero holtz hoffstätt auch neüen 1655 darauf gebauenen holtz hütt i.seith Zum theil an Schötterlichen Stamm behaußung hievorgedacht Und zum theil von hinden her neben weÿl. H. Niclaus Claußen Erben Vornen auf den holtz Marckh und nebens Zu mit dem Eckh ins Gÿrengäßlein stoßendt, an welcher behaußung weÿl. H Wolffgang Schötterlin Alter Ammeister dreÿ, Undt die Küglerische Gebrüder einen vierdten theil zuvor gedachter Stamm behauß. brechen und erbauen laßen. Von welcher behaußung Und Holtzplätzen neben Vorhergehender beschwerd der 25. lb mann auch Jährlich der Statt Straßb. Pfenningthurn 1. lb 7 ß, ferner den Armen Sondersichen Zu der Rothen Kirch. beedes Jahrs auf Mart. bodenzinß i. von i. holtz hoffstatt i. lb 2. ß 4 d, Item dem Stifft st. Thoman auf Weÿhen. i. lb vnd dem Allmoßen zu St Marx Jahrs auch auf Weÿhenachten Vnd Joh: Baptistæ 5 ß d Zu geb. pflichtig, sonsten über Vorstehender beschwerden freÿ ledig vnd eigen.
Dieße häußer sampt allen deren Gerechtigkeiten auch holtz hoffstätten welche zu solchen häußern gehörig seind den 18. 9.brs A° 1688. Von der Statt geschworner Werckmeistern angeschlagen Und darbeÿ gelaßen word. pro 2000. lb. Dar Von abgezogen hievor beschriebene beschwerden welche in Summa thun, die bodenzinß zu doppeltem Capital gerechnet 648. lb 13. 4, Nach deren Abzug ist auß zu werffen 1351. 6. 8
([biffé] Über dieße Häußer s. i. t. perg. brieff mit der Kl. rath St. St. C.C. Ins. verwahret datiret 21. Aug. 1666.)
(I) Über diße Häußer s. i. teutscher perg. brief m. des Kl. raths zu Str.Ins. v.w. datirt den 29. Apr. A° 1550
(2) item i. Latein perg. Kaufbr. m. des bischoffl. hoffs Zu Straßburg Innsiegel datirt den 5 Calend. Aug. A° 1545. Darbeÿ noch ferner 13. pergam. Zinnß vnd abgelöste Kauffbrieff und m. des bischoffl. hoffs Innsiegel, wie auch i. perg. wehr brief mit der Statt Werckhmeister Innsiegel. Weiter i. Specification aller darüber vorandenen brieflich. Documenten
So dann über den Von herrn Joh: Jacob Küglern XIII erkauft. 4.ten theil gefertigter Kaufbrief, welche mit der St. Str. Cont. Ins. v.w. deßen datum 21. Aug. 1666. worauf à tergo sich befindet daß nicht allein Ehren bemelten H XIII Kügler 500. lb d an dem Kaufsch. bezahlt, sondern auch der Fabric des Münsters der Jährlich verfallen I. lb 5 ß Zinnß mit 25. lb Cap. den 11. Martÿ 1688 [sic] bezahlt und abgelöst word. alles mit N. 25. Und 28 Notirt und nach besichtigung darbeÿ gelaßen
Eigenthumb ane Liegende güthern. I. Garthen mit allen deßen begriffen (…)
Item hauß hoff hoffstatt stallung undt Garten auch Sommerhauß
dero Vorstatt Crautenau hinder St. Wilhelm Pfarr Kirch

Les héritiers d’Ursule Wogeser se partagent la succession

1700 (13.3.), Me Oesinger (Jean Adam, 39 Not 4) n° 69
Sambstags den 13.ten Martÿ A° 1700 seind beÿsammen erschienen fr: Salome Reinboldin gebohrne Scheidin, beÿständlich & herrn Johann Jacob Schatz J. U. Ddi Ihres geschwornen Curatoris und fr. Martha Siegelin gebohrne Schüttelinin nechstberührte fr. Siegelin ahne dem fährel Marckh gelegener behaußung in Mein hernach gemelten Notarÿ beÿsein beÿsammen erschienen daß Willens Und Vorhabens die jenige gült gütter auch Verschiedene annoch ohnvertheilt geweßene Pfenningzinß hauptg. und Activ Schuldten Welche sie Von fr. Ursulæ Schötterlin gebohrner Wagesterin Weÿl. S.T. H. Friderich Schötterlins geweßenen hochverdienten alten Ammeisters alhier fr. Wittib Ihr fr: baaßen seel. ererbt und Ihnen nunmehr Zu 2. gleichen Stamm theil Zuständig Under sich gleichling Zuvertheilen

Marthe Schütterle veuve de Jean Pierre Siegel meurt en 1703. L’inventaire reprend la description des immeubles qui figurent aux inventaires de 1688 et de 1694. L’actif de la succession s’élève à 3 759 livres, le passif à 3759 livres. La maison et le chantier à bois reviennent à la fille, Marthe Siegel femme de Balthasar Bischoff

1703 (19.4.), Me Winckler (Elie, 61 Not 24) n° 7
Inventarium über Weÿland der Hoch Ehr: und Tugendreichen frawen Marthæ Siegelin gebohrner Schötterlin weÿland deß Wohl Ehrenvest und Kunstreichen herrn Johann Peter Siegels, gewesenen Gold und silberarbeiters und burgers Zu Straßburg hinterbliebener Wittib seel. Verlassenschafft – nach Ihrem Freÿtags den 9. Monatstag Martÿ Jüngst, aus dießem mühesamen, trauer: und kummervollen Leben genommenen tödlichen hintritt – Actum Straßburg, donnerstags den 19. Monatstag Aprilis Anno 1703.
Die in Gott ruhende fraw hat ab intestato zu Erben verlaßen wie folgt. 1. die hoch Ehr und viel tugendreiche fraw Martha Bischoffin gebohrne Siegelin, deß hoch Ehrenvest, großachtbahr und wohl vornehmen Herrn Johann Balthasar Bischoffs, holtzhändlers und burgers zu Straßburg Eheliebstin, 2. den ehrenvest und Kunstreichen herrn Friderich Siegeln ledigen goldarbeitern welcher unter assistens deß Edel Ehrenvest und Großachtbarn Herrn Johann Philipp Böckler Comitis Palatini und der Statt Straßburg wohlbestellt Rentmeister, zu gegen gewesen, beede Eheleibliche geschwüsterde, und der Verstorbenen frawen seel. mit ab Ehrengedachten haußwürth seel. Ehelich erzeugte fraw dochter und herr Sohn, als ab intestato Erben

In Hernach eingetragen in der Statt Straßburg ane dem Krautmarck gelegenen behausung befunden wirden wie folgt
Holtz und Schreinerwerck. In der Cammer A, In der Cammer B, In der Wohnstuben, In der Stub Cammer, In der hindern stuben, Auffm gang, Im obern Haußöhren, In der Kuchen
Eigenthumb ane Häußern. Item ein Hauß, Hoff, Hoffstatt miy allen übrig. gebawen, begriffen, weithen, rechten, zugehördten und Gerechtigkeiten, gelegen alhier in der Statt Straßb. ane der großen Metzig am Holtzplatz, zum Schöneck genannt, einseith ein Eckhauß, anderseith neben hernach beschriebener behaußung, davon wie auch Von nach volgender behaußung gibt mann 25. lb. Jährlichen auf Friderici dem Alhießigen waÿßenhauß Lößig in Capital mit 500. lb.
Eine gegen dem Holtzplatz gelegene und Zum Fahnenberg genante behausung dero höfflein bronnen Stallung und darzu gehörigen gerechtigkeiten, Weithen rechten und Zugehördten, dero hoffstätt auch newem Anno 1655 darauf gebawenen Holtz Hütt einseith Zum theil an Schötterlicher Stammbehaußung hievorgedacht, und zum theÿl von Hinden her neben ([biffé] weÿl. H. Niclaus Claußen Erben) Herrn Simon Knollen dem Metzgern, vornen auf den Holtzmarckh und nebens Zu mit dem Eck in Gÿrengäßlein stoßend, an welcher behaußung weÿl. H. Wolffgang Schötterlin Alter Ammeister dreÿ, und die Küglerische Gebrüdere einen vierten theÿl zuvor gedachter Stamm behaußung brechen und erbawen laßen. Von welcher behaußung und Holtzplätzen neben vorhergehender beschwerd der 25. lb mann auch Jährlich der Statt Straßb. Pfenningthurn 1. lb 7. ß, ferner den Armen Sondersichen Zu der Rothen Kirchen beedes Jahrs auf Martini boden Zinß von einer holtz hoffstatt 1. lb 2. ß 4 d, Item dem Stifft St. Thomæ auf Weÿhenachten i. lb dem Allmoßen zu St Marx Jahrs auch auf Weÿhenachten Vnd Johannis Baptistæ 5 ß d Zu geben pflichtig, sonsten über vorstehender beschwerden freÿ ledig vnd eigen.
Dieße häußer sampt allen deren gerechtigkeiten welche zu solchen häußern gehörig seind ([biffé] den 18. 9.brs A° 1688) Anno 1694 Von der Statt geschworner Werckmeistern angeschlagen auch für dißmahl gelaßen word. per 2000. lb. Darvon abgezogen hievor beschriebene beschwerden welche in Summa thun, die bodenzinß zu doppeltem Capital gerechnet 648. lb 13. ß 4 d, Nach deren Abzug ist auß zu werffen 1351. 6. 8. Über diße Häußer sagt ein teutscher Pergamentiner brief mit des Kleinen Raths zu Straßburg Insiegel verwahrt datirt den 29. Aprilis Anno 1550. Item ein Lateinischer Pergamein Kaufbrieff mit deß bischofflichen hoffs Zu Straßburg Insiegel datirt den 5 Calendarum Aug. 1545. Darbeÿ noch ferner dreÿzehn pergamentene Zinß vnd abgelößte Kauffbrieff mit deß bischofflichen hoffs Innsiegel, wie auch eines pergamein wehrbriefffs mit der Statt Werckhmeister Insiegel. Weiter i. Specification aller darüber vorandenen brieflich. Documenten
So dann über den von H. Joh: Jacob Küglern XIII.r erkaufften viertentheil gefertigten Kaufbrief, welche mit der St. Str. Contract Insiegen verwahrt deßen datum 21. Aug: 1666. warauf à tergo sich befündet daß nicht allein Ehren bemelten Hn XIII. Kügler 500. lb d an dem Kauffschilling bezahlt, sondern auch der Fabric deß Münsters d. Jährlich verfallen I. lb 5 ß Zinnß mit 25. lb Capital den 11. Martÿ 1688 bezahlt und abgelöst worden, alles mit N. 25. Und 28. Notirt und nach besichtigung darbeÿ gelaßen
Eigenthumb ane Häußern. Item hauß, hoff, hoffstatt, Stallung und Garten wie auch ein Sommerhauß, mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, rechten, zugehördten und Gerechtigkeiten, gelegen in der Statt Straßburg vorstatt ane Krautenaw, hinden St Wilhelm Pfarrkirchen, einseit neben deß Closters St. Matthæi et Nicolai in Undis Gartten, anderseit neben weÿl. Herrn Johann Wurtzen deß Weinhändlers seel. wittib und Erben, hinden auff H Johann Schatzen den handelsmann stoßend so allerdings freÿ ledig und eigen, und in Anno 1694. theÿls durch der Statt Straßburg geschworne Werckmeister und theÿls die Schätzer Angeschlagen für 845 Pfund Pfenning. Daran aber in gegenwärtig. Verlassenschafft allein die helffte gehörig, thut 432. lb. Die übrige helffte aber ist fr. Reginæ Salome Reinboldin gebohrne Scheidin für unvertheÿlt gehörig.
(Series rubricarum hujus Inventarÿ) 1) Haußrath 152, 2) Früchten 22. 3) Wein und faß 77, 4) Silber geschirr und Geschmeid 377, 5) Gulden Ring 142, 6) baarschafft 245, 7) Pfenningzinß hauptgüter 911, 8) Eÿgenthumb ane häußern 1783, 9) Gülth von liegenden güthern 45, Summa summarum 3759 lb – abzuziehen 252 lb, Nach deren Abzug 3506 lb – Conclusio finalis Inventarÿ 3759 lb
Zweiffelhaffte Pfenningzinß hauptgüter 124 lb, Ungiebige gült 5 lb, Zweiffelhaffte und verlohrene Schulden 614 lb

Le marchand de bois Jean Balthasar Bischoff épouse en 1689 Marthe Siegel
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 11, n° 50)

Heüt den 21 Aprilis A° 1689 ist von mir M. Joh: Theob. Heinrici past. et Can. Thomano nach geschehener proclamation auff den 10 und 17 April 1689 Copulirt word. H. Johann Balthasar Bischoff H. Johann Henrich Bischoff E.E. Groß. Raths alten Beÿsitzers ehelicher Sohn mit Jgf. Martha H. Johann Peter Siegels burgers und Goldarbeiters allhier ehelicher Tochter [unterzeichnet] Johann Balthaßar Bischoff alß Hochzeiter, Marthan Siegelinin als hochzeiterin (i 13)

L’inventaire après décès de Jean Balthasar Bischoff n’est pas conservé. Les bâtiments construits sur l’ancien chantier à bois reviennent à ses deux filles, Marguerite Bischoff femme de Jean Bernard Henneberg (bâtiments à l’ouest) et Marie Marthe Bischoff femme d’Abraham Stædel (bâtiments à l’est).

Marie Marthe Bischoff épouse en 1713 le juriste Abraham Stædel veuf de Marguerite Stœsser : célébration, inventaire des apports dont la minute n’est pas conservée.
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 139 n° 802)

Anno 1713 den 21. Junii sind nach geschehener ordentlichen ausruffung in der Kirch St. Thomas ehelichen eingesegnet worden H Abraham Städel J.U. Lic. und beÿ einer hochlöbl. Cantzelleÿ alhie vergichtschreiber und Jungfr. Maria Martha H Johann Balthasar Bischoff Von den Hh. dreÿen der Stadt Straßburg und handelsmanns alhie ehel. tochter. [unterzeichnet] Abraham Stædel als hochzeiter, Maria Martha Bischoffin alß hochzeiterin (i 141)

1714, Me Mader (répert. 6 E 41, 664-1) p. 173
Inventarium illatorum über Abraham Städels J.U. Lti und fr: Maria Martha geb. Bischoffin beed. Ehel.

Abraham Stædel, commissaire à la Chancellerie, meurt en 1732 dans une maison au Marché aux cochons de lait, sans doute celle de son beau-père Jean Balthasar Bischoff. Il laisse quatre enfants de sa veuve. La masse propre à la veuve s’élève à 1261 livres. L’actif des héritiers et de la communauté est de 3 917 livres, le passif de 1 779 livres.

1732 (5.6.), Me Lobstein (Jean, 31 Not 34) n° 750
Inventarium und beschreibung aller derjenigen Haab, Nahrung und Güethere, so Weÿland der Hoch Edel, Vest und hochgelehrte Herr Abraham Städel, J.U. Ddus und der Statt Straßburg Cancelleÿ höchstmeritirter Commissarius auch vornehmer burger allhier nunmehr seel. als derselbe Sambstags den 10.ten Maÿ dießes Lauffenden 1732.sten Jahrs dießes Zeitliche in das Ewige Verwechßelt, nach solch seinem aus dieße Welth genommenen tödlichen hintritt Zeitlichen verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches ansuchen erfordern und begehren des Edel, Vest und wohlgelehrten herrn Johann Rudolph Stößers der Statt Stalls wohlbestellten Actuarÿ und Vornehmen burgers allhier als geordnet und geschworenen Vogts Friderich Abrahams, Mariæ Dorotheæ, Frantz Heinrichs und Christian Friderichs der Städel, des in Gott seelig entschlaffenen herrn Commissarÿ mit hernach Ehrenernannter seiner hinterbliebenen Frau Wittib ehelich erziehlter Vier Kinder und ab intestato Verlaßener rechtsmäßiger Erben, ersucht und inventirt, durch die Edle, hoch Ehren und hoch tugendgezierten Frau Mariam Martham Städelin gebohrne Bischoffin die hinterbliebene Frau Wittib mit assistentz deß hoch Edel Vest und hochgelehrten herrn Johann Bernhard Hennenbergs des geheimen Collegÿ derer Herren Fünffzehen in Löbl. Statt Straßburg höchstmeritirten Secretarÿ und Vornehmen burgers allhier Ihres geschwornen Herrn Curatoris – so beschehen in Straßburg auf Donnerstag den 5.ten Junÿ et seq. Anno 1732.

In einer allhier Zu Straßburg ane dem Färckel Marckt gelegenen und in dieße Verlassenschafft nicht gehörigen behaußung, befunden worden wie volgt.
Ane Höltzen und Schreinwerck, auff der bühn, In der Cammer A, In der Cammer B, In der Cammer C, Vor dießem gemach, In der Obern Camin Cammer, In der Kuchen, In der Wohnstub, In dero Stub Cammer, Im untern haußöhren (…)
Eigenthumb ane einem Garthen so in die Königliche Fortification gezogen worden vor dem Fischerthor (…)
Wÿdemb. Welchen der in Gott seelig entschlaffene Herr commissarius von weÿl. frauen Margaretha Städelin geb. Stößerin seiner Ersten Frauen Eheliebstin seel. biß an sein tödlichen ableiben genoßen hat. Vermög eines zwischen dem seelig. Verstorbenen, Herrn Commissario ane einem, So dann weÿl. frauen Mariæ Susannæ Stößerin geb. Bechtoldin auch Weÿl. Hn Johann Stößers geweßenen wohlverdienten Rentmr. und vornehmen burgers allhier Längst serl. hinterbliebener frau wittib mit beÿstand Hn Joh: Rudolph Stößers der Statt Stalls wohlbestellten Actuarÿ und H Johann David Zeÿßen J.U. Lti. der Statt Straßburg wohlbestelltn Holtzverwalthers Ihres respectivé Hn Sohns und tochtermanns ane dem andern theil Wegen Vor Ehrengedachter frauen Margarethæ Städelin geb. Stößerin seel. Verlassenschafft den 20.ten Xbris 1712. getroffenen von beederseits Parthen eigenhändig subscribirte auch mit dero Pittschafften Verwahrten und mit Hn Notarÿ Philipp Jacob Mader unterschrifft (…) corroborirten Vergleichs
Ergäntzung der Frau Wittib ermanglendene ohnveränderten Guths, Inhalt Inventarÿ in Anno 1714. durch H Philipp Jacob Mader Not. publicum et Academicum
Abzug In gegenwärtig Inventarium gehörig. Der Frau Wittib ohnverändert Vermögen, Sa. haußraths 41, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 19, Sa. goldener Ring 59, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 500, Sa. Schulden 75, Erg. Rest 566, Summa summarum 1261 lb
Der Erben ohnverändert und theilbare Nahrung, Sa. haußraths 247, Sa. der Blbliothec 10, Sa. Wein und Lährer Vaß 146, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 230, Sa. goldener Eing Kett und Peerlein 103, Sa. der baarschafft 91, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 2900, Sa. Schulden 188, Summa summarum 3917 lb – Schulden 1779 lb, Nach solchem abzug 2137 lb
Stall Summ Et Conclusio finalis Inventarÿ 3774 lb
Eigenthumb ane einem Garten 1000, Contract des Rentes sur la Generalité de Paris et au Bureau de Strasbourg 2243, Zweiffelhaffte und Verlohrne Pfenningzinß hauptgüter 1230 lb, Zweiffelhaffte und verlohrne Schulden 1082 lb

Marie Marthe Bischoff veuve d’Abraham Stædel vend 4 000 livres la maison qui lui est échue dans la succession de son père au marchand Jacques Christophe Zollickoffer

1747 (30.10.), Chambre des Contrats, vol. 621 f° 722
Fr. Maria Martha geb. Bischoffin weÿl. H. Lt. Abraham Städel Cancellariæ Commissarÿ wittib beÿständlich ihres H. Schwagers und vogts H. Johann Bernhard Hennenberg alten XV secretarÿ
in gegensein H. Jacob Christoph Zollickoffer des handelsmanns
eine behausung, hoff, gärtlein und hoffstatt mit allen derselben begriffen, weithen, zugehör und rechten ane dem Krautmarckt, einseit neben Johann Daniel Bamaÿer dem Caffésieder anderseit neben dem Allmend hinten auf die Preusch – davon gibt mann d. löbl: Stadt Pfenning Thurn 1 lt 7 ß, so seÿe selbige auch so wohl gegen der bischoffischen zum Schöneck oder zum Fahnenberg genanndt als auch gegen der Bameÿerischen behausung mit der servitute altius non tollendi oder des höheren bauens beladen, welche letztere aber zufolg eines zwischen der Fr. verkäuferin und gedachten Bamaÿer getroffenen vergleichs mit 75 pfund ausgehoben werden kan, der Frauen verkäuferin als ein beÿ abtheilung des von ihrem vatter H. Johann Balthasar Bischoff dem ältern dreÿer des Pfenningthurns ihro und ihrer geschwisterden eigenthümlich überlassenen Immobilium zugelößtes guth
dieselbe declarirte anbeÿ daß die gump zum waßer schöpffen kein recht sondern nur eine vergönstigung von seiten gedachten Bamaÿers seÿe, der teuchel aber gehöre zu verkaufftem hauß, hingegen seÿe das fenster so er Bameÿer neulich durch die gemeinschaftliche maur gebrochen ebenfalls eine bloßen vergönstigung – um 4000 pfund

Le marchand Jacques Christophe Zollickoffer a épousé Anne Marguerite Knoll en 1719

Jacques Christophe Zollickoffer hypothèque la maison et celle à la Robertsau au profit du marchand Pierre Werthemann

1748 (5.1.), Chambre des Contrats, vol. 622 f° 15
H. Jacob Christoph Zollickoffer der handelsmann
in gegensein H. Johannes Debary des handelsmanns als mandatarÿ H. Peter Werthemann des ältern handelsmanns – schuldig seÿe 900 gulden
unterpfand, erstlich eine behausung und hoffstatt am Seÿlergäßlein, einseit neben dem Frauenhauß anderseit neben der Gastbehaußung zum kleinen Hirsch hinten auf dieselbe
ferner eine behausung, hoff, gärtlein ane dem Krautmarckt, einseit neben Johann Daniel Bameÿer dem caffésieder anderseit neben dem Allmend hinten auf die Preusch
so dann eine behausung, hoff, scheur, stallung, garten und dazu gehörigen güther in der Ruprechtsau in der Mittelau beÿ der kirch an dem schulhauß gelegen

Son fils Simon Zollickoffer a épousé Marie Dorothée Obermüller qui meurt en 1756. L’inventaire apprend que Simon Zollickoffer est en train de bâtir une maison sur un terrain jusqu’alors en nature de jardin qui donne sur l’Ill. La maison touche à celle de son père auquel appartient le sol de la nouvelle bâtisse. Le terrain était grevé d’un cens annuel qui se montait à une livre 7 sols envers la Tour aux Deniers mais qui vient d’être racheté. L’inventaire des apports de 1762 mentionne que la nouvelle maison est construite sur une cave voûtée plus ancienne.

Le tuteur des enfants de Marie Dorothée Obermüller cède ses droits sur la maison en construction au veuf Simon Zollickoffer

1756 (21.11.), Me Oelinger (J. Jacques, 35 Not 66), Joint au n° 1596 du 17.11.1756
Cessio und respe. Vergleich zwischen S. T. Herren Johann Valentin Schneeganß, Metzger und E.E. Großen Raths Alten wohlverordneten beÿsitzer als geordnet und geschworenen vogt weÿland S. T. Fraun Mariæ Dorotheæ Zollickhoferin geb. Obermüllerin mit S.T. Herrn Simon Zollickhofer vornehmen Handelßmanns und burgers dahier Ihrem hinterbliebenen H. Wittiber erzeugter und nach tod verlaßener dreÿer Kindere mit zuziehung fraun Mariæ Salome Brackenhoferin geb. Wagenmännin deroselben frau uhrgroßmutter unter der Assistenz S. T. Herrn Johannes Kürschner auch Vornehmen handelßmann und E.E. großen Raths alten beÿsitzers ane einem, So dann Ihme dem obenbenamßten Hn Wittiber für sich und in seinem Namen am andern Theil errichtet und gepflogen,
Betrefend die in diesseitig theilbahre Verlassenschafft gehörig Neuerbaute und nur unter dem dach stehende ohnfern der großen metzig oder dem Vöhrel Marckt allhier einseit neben Hn. Johann Daniel Bahmeÿer dem Caffetier und anderseit neben S. T. H. Jacob Christoph Zollickhofers ebenmäßigen vornehmen Handelsmanns eigenthümlichen Handlungshauß deme solche neu erbaute behaußung angehencken ist, vornen auf ein höflein auf die Gaß außsehende und hinten auf die Preusch stoßende behaußung p.
Demnach Hr. Rathh. Schneeganß mit zuziehung frau Rahherr. Brackenhofferin beÿ sich reiflichen erwogen, wann Er im Nahmen seiner dreÿen pupillen zu Ihrer tertz ane der quæstionirten Neu zu bauen angefangener behaußung p. participiren wolte, daß Künfftiger zeit zwischen denenselben und Ihrem Hn Vatter dem Wittiber Viele verdreißlichkeiten und inconvenientien auch wohl gar streitigkeiten sich hervorthun dörffen, Ursachen primo, obschon der Hr Wittiber beÿ anfang des baus, den auf solchem platz so zuvor ein gärttlein war, worauf anjetzo das hauß erbauet, gestandenen und der Statt Pfenningthurn Jährlichen mit 1 lb 7 ß d zu bezahlen gehabten bodenzinß abgelößt mithin eigenthümlichen ane sich gebracht und den platz von solchem onere befreÿet, so hat deme ohnangesehen deßelben, hr. Vatter Ihme die etwann auf solchem platz gehabte gerechtigkeit noch nicht cedirt und übergeben, zu mahlen auf den erfolgungs fall, dieselbe dannoch nicht in favor der Kindern und Enckele, sondern zu gunsten des Hn. Sohns und Wittibers geschehen würden, 2.do versiechert der Hr. Wittiber daß zu völliger außbauung und herstellung des haußes Vber die von Ehrenerwehnter frau Rathh. Brackenhofferin schon dargelühener 6000 gulden noch eine weit höherer und mehrerer summ erforderlich seÿe, wozu 3.tio annoch dießer wichtige Umbstand kommet, daß man mit H. Joh: Balthasar Bischof dem handelßmann wegen erbauung des hauses de facto au Conseil Souverain d’Alsace zu Colmar im process lieget, beÿ so bewanden Umbständen hat 4.to der hr. Vogt wohl erwogen, daß seinen Curanden das quæst. hauß zu Ihrer tertz mehr onerose als lucrativ weren so, daß Ihnen dieselbe heut oder Morgen nur zue einer Last und Verlust fallen dörffe, Nach der sachen reifer Überlegung hat hr. Rathh. Schneeganß tutor. nôe. mit einwilligung vier Ehrenbesagter frau Rathh. Brackenhoferin der frau Uhr groß Mama, sich dahier declarirt, daß er die seinen pupillen sonsten zugekommene tertz hauß anteils sampt aller deßen rechten, weiten, zugehörden und gerechtigkeiten wann es gleich würde, außgebauen seÿn, dem Hn. wittiber und Vatter mittelst dieses wisend und wohlbedächtlich unter nachfolgenden Conditionen eigenthümlichen cediren und vberlaßen wolle als er Ihme auch dieselbe würcklichen cedirt und vberläßet zumahlen der hr Wittiber und Cessionarius, versprochen anfänglichen die fraun Rathh. brackenhofferin schuldige sechstausend gulden ohne beÿtrag der Kinder nicht allein ex proprÿs zu bezahlen und abzutragen, sondern er verspricht auch zugleich die Vielmentionirte behaußung auf seine Cösten und auß deßen eigenen Mittlen, ohne den geringsten seiner Kindere entgelt, vor seine rechnung außzubauen (…), Zugangen und beschehen allhier zu Straßburg den 21.ten Novembris 1756.

Jacques Christophe Zollickoffer, marchand à Strasbourg et un des anciens des seigneuries d’Altenklingen und Pfauenmoos en Thurgovie meurt en 1774 en délaissant un fils et une fille auxquels il a fait donation de ses immeubles en 1773. La maison au marché aux herbes est revenue lors du partage à Simon Zollickoffer qui réunit ainsi la maison qu’il a construite lui-même à celle de son père.

Daniel Louis Braun vend le quart de maison qui lui est avenu dans la succession de Simon Zollickoffer par sa mère Marie Salomé Zollickoffer à Marguerite Salomé Zollickoffer, femme divorcée de l’officier de santé Jean Jacques Busch

1802 (27 fruct. 10), Strasbourg 10 (43), Me Zimmer n° 1169, 1329 – Enregistrement de Strasbourg, acp 85 f° 104 du 27 fruct. 10
br. Daniel Ludwig Braun handelsmann als erb vor einen vierdten theil an der stelle seiner verstorbenen Mutter frau Maria Salome geb. Zollikoffer bs. Johann Daniel braun Richters beÿ des hiesigen Civil gerichts gewesten Ehegattin an weil. Simon Zollickoffer des ältern handelsmanns seines mütterlichen Grosvaters verlassenschafft
in gegensein Fr. Margaretha Salome geb. Zollickoffer von dem br. Johann Jacob Busch gesundheits beamten zu Rappolsweiler geschiedener Ehefrau unter dem beistand des bs. Johann Daniel Ensfelder Chef de bureau in hiesiger Mairie
Einen vierten Theil vor unvertheilt von und ane einer behausung hof bronnen und hoffstatt bestehend in Vorder: und hinderhauß unter welch letzterm sich längst deßelben ein gewölb befindet, mit allen deren übrigen gebäuden, begriffen, Weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten zu Straßburg beÿ der grosen Metzig N° 10, einseit neben hansmetzger’scher Wittib 2.s. ist ein eck hinten auf die breusch stosend – so ausßer dem zu gunsten Fraun Catharina Margaretha geb. Engelhard obged. bs. Zollickoffer hinterbliebenen Wb. zum theil darauff haftenden lebtägigen wittums bestehend in einer Wohnung so zu 200 fr lehnungs zinnßes aestimirt vor 1/4 teil – um 4500 fr

Jean Jacques Busch a épousé Marguerite Salomé Zollickoffer en 1793
1793 (12. Xbr), Strasbourg 6 (7), Me Laquiante n° 15 bis – acp 19 f° 137-v du 22 frimaire 2
Contrat de mariage – Cit. Jean Jacques Busch docteur en Medecine demeurant à Ribeauvillé département du Haut Rhin fils majeur de feu C. Jean Frédéric Busch, Maître en Chirurgie en cette commune, et de feu la C. Ehrlen
Cit. Marguerite Salomé Zollicoffre fille majeure du C. Simon Zollicoffre Pere negociant et de la Cit. Catherine Marguerite Engelhard

Les héritiers de Simon Zollickoffer exposent la maison aux enchères

1804 (5 pluviose 12), Strasbourg 10 (44), Me Zimmer n° 1360, 1666, Cahier des charges
der von weÿl. dem burger Simon Zollicoffer des ältern handelsmanns hinterlassenen Kinder und Erben als 1. des burgers Simon Zollicoffer handelsmanns als erben vor einem vierten theil vor unvertheilt 1. fraun Margaretha Dorothea Zollicoffer des br. Mathias Kleinmann dermaligen Mitglieds des Niederrheinischen Præfectur Raths Ehegattin, 3. fraun Margaretha Salome Zollicoffer burgers Johann Jacob Busch gesundheits beamten zu Rappoltsweiler geschiedene Ehegattin sowohl als Mit Erbin vor ebensoviel zuständig gewesenen theils vor unvertheilt laut eines vor unterschriebenen Notario den 27. fructidor 10 passirten Kaufcontrat
die den Requirenten in gemelten Portionen vor vätterlichen unveränderte Gut eigenthümlich zuständigen behausung alhier zu Straßburg beÿ der grosen Metzig N° 10 gelegen einseit neben hanß mezger’schen Erbschaft anderseit neben dem Allmend hinten auff die breusch samt allen derselben Gebäuden, begriffen, Weithen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten
ausgerufen 36 000 fr, den 21 thermidor XI
n° 1676 vom 10 fructidor, Johann Ernst Trautwein Wechsel agent

Marguerite Dorothée Zollickoffer femme de Mathieu Kleinmann vend son quart de la maison au négociant Isaac Sol Négociant

1804 (12 pluviose 12), Strasbourg 10 (44), Me Zimmer n° 1472, 1869 – Enregistrement de Strasbourg, acp 90 f° 66 du 12 plu 12
De Marguerite Dorothée Zollickoffer épouse du Cit. Mathieu Kleinmann Membre du Conseil de la Prefecture du Bas Rhin
à Isaac Sol Négociant
un quart par indivis dans une Maison Cour appartenances et dépendances scise a Strasbourg derrière les grandes boucheries N° 10 entre le Café Hansmetzger et le Communal donnant derrière sur la Rivière – échu à la venderesse comme héritière pour autant dans la succession de Simon Zollickoffer son pere Négociant – pour 8000 francs

Simon Zollickoffer et Isaac Sol vendent chacun un quart de la maison à Marguerite Salomé Zollickoffer femme divorcée de Jean Jacques Busch. Elle devient ainsi propriétaire de la maison entière

1804 (18 pluviose 12), Strasbourg 10 (44), Me Zimmer n° 1476, 1875 – Enregistrement de Strasbourg, acp 90 f° 82-v du 19 pluv. 12
les Cit. Simon Zollickoffer et Isaac Sol Négocians
à De Marguerite Salomé Zollickoffer femme divorcée du Cit. Jean Jacques Busch de Ribeauvillé assistée de Jean Daniel Ensfelder Chef de Bureau de la Mairie de cette ville
La moitié par indivis dans une Maison Cour appartenances et dépendances scise a Strasbourg derrière les grandes Boucheries N° 10, entre le Café Metzger et le communal donnant derrière sur la Rivière – laquelle moitié appartient aux vendeurs, savoir un quart au Cit. Zollickoffer comme héritier pour autant dans la succession de son père du même nom duquel provient la totalité de ladite maison et un quart au Cit. Sol qui l’a acquis de Marguerite Dorothée Zollickoffer épouse de Mathieu Kleinmann Membre du Conseil de la Prefecture propriétaire au même titre héréditaire par acte soussigné le 12 pluviose courrant – moyennant 19 750 francs

Marguerite Salomé Zollickoffer consent au mariage de son fils Frédéric Busch à Paris
1822 (1.3.), Strasbourg 3 (67), Me Schreider n° 1064 – Enregistrement de Strasbourg, acp 156 F° 104-v du 1.3.
Consentement – Marguerite Salomé née Zollickoffer veuve de Jean Jacques Busch, docteur en médecine à Ribeauvillé (Haut Rhin) au mariage de Frédéric Busch son fils homme de lettres Paris demeurant rue Vivienne n° 14 avec Eugénie de Vérac de ladite ville fille de M de Vérac directeur des subsitances militaires et De née Bernard

Marguerite Salomé Zollickoffer veuve de Jean Jacques Busch meurt en 1828 en délaissant pour seul héritier son fils Frédéric Busch. Elle a légué sa maison à sa petite-nièce Auguste Camille Lorentz

1828 (30.8.), Strasbourg 10 (79), Me Zimmer n° 381 – Enregistrement de Strasbourg, acp 192 f° 24-v du 17.11.
Inventaire de la succession de Marguerite Salomé Zollickoffer veuve de Jean Jacques Busch, docteur en médecine à Ribeauvillé (Haut Rhin) en son domicile de Strasbourg le 23 août 1828 – à la requête de 1. Frédéric Busch, adjoint au maire à Strasbourg unique héritier – Testament olographe du 22 janvier 1823 déposé le 26 août 1828 – en présence de Sophie Reine Kausser, cuisinière au service de la défunte depuis plus de 23 ans, Barbe Heupel, fille de chambre au service de la défunte depuis plus de 15 ans, les deux natives de Landau, cercle royal bavarois

en son domicile près les Grandes Boucheries rue du nouveau Marché aux Poissons n° 10
première chembre à côté de la chambre à coucher ayant vue sur la cour, chambre à coucher de la défunte, troisième pièce à côté de la chambre à coucher faisant le coin de la maison vis à vis du marché, première pièce à droite de l’escalier peinte en gris, pièce derrière ce sallon donnant sur la rivière, au deuxième étage pièce à gauche de l’escalier, pièce du milieu donnant sur la rivière, pièce faisant le coin de la maison – au premier étage première chambre peinte en gris à droite de l’escalier, pièce du milieu donnant sur la rivière à côté de la première pièce, troisième pièce à côté de la chambre du milleu donnant sur la rivière, petite chambre à côté de la troisième pièce donnant sur le rivière, première chambre à côté de la chambre à coucher ayant vue dans la cour de la défunte, dans la chambre à coucher des servantes, dans le corridor, dans la chambre à coucher des domestiques, pièce à côté de la chambre à coucher faisant le coin de la maison ayant vue sur le marché, chambre à coucher de la défunte, chambre à côté de la chambre à coucher de la défunte ayant vue sur la cour, au second étage, chambre à linge sale, dans le corridor, deuxième chambre à gauche de l’escalier, première chambre à gauche de l’escalier, au grenier, chambre à droite de l’escalier du milieu donnant sur la rivière, chambre à côté de la chambre du milieu faisant le coin de la maison ayant vue tant sur le marché aux Poissons que sur la rivière, chambre à deux croisées à côté de celle du milieu donnant sur la rivière – rez de chaussée, chambre des logements militaires ayant vue sur le marché, dans la buanderie, dans la remise, dans l’écurie, dans le magasin donnant sur la rivière, chambre à linge sale, au dessus de l’escalier, total 184 511 fr
créances hypothécaires 177 924 fr, total de l’argent comptant 101 590, passif 127 751 fr

Auguste Camille Lorentz est la fille de Caroline Kleinmann qui a épousé en 1809 Jean Georges Bernard Lorentz
1809 (14.2.), Strasbourg 10 (32), Me Zimmer n° 416, 3919 – Enregistrement de Strasbourg, acp 110 f° 39-v du 12.2.
Contrat de mariage – Mons. Marie Jean Georges Bernard Lorentz sous-Inspecteur des Forêts de l’arrondissement de Colmar à la résidence de Ribeauvillé né à Colmar le 25. juin 1774 de M François Meinrad Remy Lorentz actuellement juge de paix à Ribeauvillé et De Marie Anne Reichstetter
Mademoiselle Caroline Kleinmann née à Strasbourg le 5. juin 1786 de feu M Mathias Conseiller de Prefecture et De Marguerite Dorothée Zollickoffer

Marie Jean Georges Bernard Lorentz loue au nom de sa fille la maison au négociant Jacques Hummel

1829 (22.1.), Strasbourg 8 (46 nouv. cote), Me G. Grimmer n° 2576 – Enregistrement de Strasbourg, acp 193 F° 32-v du 26.1.
Bail de 6 années à commencer le 24 juin prochain – Jean Michel Geyler, ancien passementier, mandataire de Marie Jean Georges Bernard Lorentz, directeur de l’école royale forestière établie à Nancy comme administrateur légal des biens de Mlle Auguste Camille Lorentz sa fille mineure issue de son mariage avec Caroline Kleinmann
à Jacques Hummel, négociant
une maison sise en la ville de Strasbourg dans la rue de la Grande Boucherie n° 10 consistant en trois corps de bâtiment et dépendances – moyennant un loyer annuel de 2000 francs

Auguste Camille Lorentz femme de Louis Adolphe François Parade vend la maison à Jacques Hummel, négociant et consul commercial de Bavière et de Bade

1838 (24.6.), Strasbourg 8 (67), Me Grimmer n° 6540 – Enregistrement de Strasbourg, acp 260 F° 80-v du 2.7.
Louis Adolphe François Parade, sous directeur de l’école forestière de Nancy mandataire d’Auguste Camille Lorentz son épouse
à Jacques Hummel, négociant & conseil de Bavière & de Bade à Strasbourg
une maison consistant en trois corps de bâtiment, cour, pompe, appartenances, dépendances, rue de la Grande Boucherie n° 10, d’un côté le Marche aux Poissons d’autre MM. Spregermann & Weber, devant ledit Marché, derrière l’Ill – M.Hummel (déclare) avoir parfaite connaissance, jouissant à titre de locataire de la maison suivant bail passé devant Me Grimmer soussigné le 5 mars 1835 et bail du 22 janvier 1829 – Etablissement de la propriété, la maison vendue appartient en toute propriété à son épouse à laquelle elle a été léguée par Marguerite Salomé Zollikoffer à Strasbourg veuve de Jean Jacques Busch, docteur en médecine à Ribeauvillé suivant testament olographe du 22 janvier 1823 déposé parmi les acte de Me Zimmer le 26 du même mois enregistré le 23 août 1828 F° 59, Inventaire de la De Busch, Me Zimmer 30 août, a laissé pour seul héritier Frédéric Busch, adjoint au maire de la ville de Strasbourg, délivrance de legs – pour 45 000 francs

Jacques Hummel originaire de Bodersweier en Bade épouse en 1819 Marie Dorothée Greiner : contrat de mariage, inventaire des apports
1819 (7.4.), Strasbourg 8 (26), Me Roessel n° 6356 – Enregistrement de Strasbourg, acp 142 F° 141 du 10.4.
Contrat de mariage, communauté d’acquets avec réserve d’apports – Jacques Hummel, négociant à Bodersweyer, Grand Duché de Bade, fils mineur de Jean Hummel, propriétaire à Diersheim et de Catherine Senger
Marie Dorothée Greiner fille de Jean Greiner, marchand de vin, et de Marie Dorothée Kammerer

Inventaire des apports
1820 (28.1.), Strasbourg 8 (29), Me Roessel n° 6945 – Enregistrement de Strasbourg, acp 146 F° 32 du 31.1.
Inventaire des apports de Jacques Hummel, négociant à Bodersweyer grand duché de Bade, et Marie Dorothée Greiner, Contrat de mariage par Me Roessel le 7 avril 1819
le mari 50 793 fr, passif 11 615 fr
la femme 25 614 fr, à Strasbourg en la demeure des conjoints Hummel

Jacques Hummel meurt en 1845 en délaissant quatre enfants

1845 (24. 9.bre), Strasbourg 10 (106), Me Zimmer n° 5969
Inventaire de la succession de Mr Jacques Hummel vivant consul commercial de sa majesté le roi de Baviere et de son altesse royale le grand duc de Bade, décédé à Strasbourg le 26 mai dernier. L’an 1845, le Lundi 24 novembre à Strasbourg au domicile mortuaire, à la Requête de I. M. Charles Boeckel, libraire, demeurant et domicilié à Strasbourg, agissant en qualité de mandataire général et spécial de Mme Marie Dorothée Greiner veuve dudit M. Jacques Hummel, ladite Dame Hummel, sans état, demeurant à Berne (…) à cause de la Communauté de bien réduite aux acquets qui a existé entre celle dernière et fei ledut Jacques Hummel en conformité de leur conducteur passé devant M° Roessel notaire à Strasbourg le 7 avril 1819.
II. Mr Jean Jacques Alfred Hummel négociant demeurant et domicilié à Strasbourg, agissant tant en son nom personne que comme tuteur datif de M Théodore Ernest Hummel, sans état, demeurant à Strasbourg né le 17 décembre 1830. III. Mr Gustave Adolphe Hummel aussi négociant demeurant et domicilié à Strasbourg, agissant tant en son nom et personnel que comme subrogé tuteur établi audit mineur, IV. Mlle Camille Adèle Hummel, sans état, majeure, domiciliée également à Strasbourg.
En présence de a) M Auguste Ehrmann, propriétaire demeurant à Strasbourg tuteur ad hoc établi ausit mineur, b) Mr Jean Diener, fabricant demeurant à Strasbourg subrogé tuteur,
Lesdits Jean Jacques Alfred Hummel, Gustave Adolphe Hummel, Camille Adèle Hummel & mineur Hummel seuls enfants issus du mariage d’entre ladite Dame Marie-Dorothée Greiner et le défunt

I. Mobilier 42 112, II. Créances dues en France 42 269, avances 14 668, III. Argent comptant 5665
IV. Immeuble. Une maison sise à Strasbourg, avec cour, pompe, aisances & dépendances, rue de la grande boucherie Numéro 10 près le marché aux poissons d’un côté M.M. Spregenmann & Weber de lautre ledit marché aux poissons par devant la rue et par derrière la rivière de l’Ill. Cette maison évaluée à un revenu annuel de 4250 francs, sans distraction des charges. Mr Jacques Hummel a acquis cet immeuble de Dame Auguste Camille Lorentz épouse de Mr Louis-François-Adolphe Parade de Nancy aux termes d’un acte passé devant Me Grimmer notaire à Strasbourg le 24. Juin 1838 moyennant la somme de 45 000 francs
Succession. Garde robe 741, Reprises 39 178, Total 39 919
Reprises de Mme Hummel. Suivant partage et liquidation dressé par Me Noetinger le 4 Mai 1844 les apports de Mme Hummel et les héritages faits par elle dans la succession de ses père et mère s’élèvent à 155 331 francs

Les deux fils aînés forment une société pour continuer les affaires de leur père
1845 (28.6.), Strasbourg 10 (105), Me Zimmer n° 5747
Acte de société – ont comparu 1° Mr Jean Jacques Alfred Hummel, négociant, 2° Mr Gustave Adolphe Hummel aussi négociant, tous deux demeurant et domiciliés à Strasbourg, lesquels ont arrêté ainsi qu’il suit les bases de la société qu’ils contractent entr’eux.
Article premier. Les comparans forment entr’eux une société en nom collectif ayant pour objet l’exploitation des anciennes maisons Hummel établies à Strasbourg, Kehl et Mannheim avec leurs dépendances et de tous autres établissements commerciaux qu’ils pourront entreprendre ultérieurement.
Article deux. Cette société remonte quant à ses effets au 26 Mai dernier, jour du décès de Mr Hummel père et finira le 31 décembre 1853.
Article trois. La raison sociale sera Hummel et Compagnie (…)

Liquidation et partage des biens de Jacques Hummel. La maison revient à Gustave Hummel

1847 (23. Xbr), Strasbourg 10 (110), Me Zimmer n° 6901
Liquidation et partage, Jacques Hummel vivant négociant et Conseil de Bade et de Bavière – ont comparus I. M. Charles-Auguste Boeckel, libraire, demeurant & domicilié en la ville de Strasbourg, agissant en qualité de mandataire général et spécial de Mme Marie Dorothée Greiner veuve de Mr Jacques Hummel, vivant Jacques Hummel vivant négociant & Conseil de Bade et de Bavière ladite Dame Hummel demeurant à Berne (…), II. Mr Edouard Charles Rodolphe Goguel principal au collège de Bouxwiller, demeurant et domicilié en cette ville, agissant en qualité de mandataire général et spécial de M. Jean Jacques Alfred Hummel, ancien négociant demeurant et domicilié à Strasbourg, III. M Gustave Adolphe Hummel, négociant demeurant et domicilié à Strasbourg, IV. Dame Camille Adèle Hummel épouse dudit Mr Edouard Charles Rodolphe Goguel (…) M. Goguel au nom de son mandant (…) agissant en outre au nom & comme se portant fort solidairement entre’eu & avec sondit mandant de Mr Théodore-Ernest Hummel, mineur
Mme Hummel commune en bien avec feu son mari et Mr Jean Jacques Alfred Hummel, Gustave Adolphe Hummel, Camille Adèle Hummel & Théodore-Ernest Hummel seuls enfants issus du mariage desdits époux Dame Marie-Dorothée Greiner & Jacques Hummel & héritiers pour un quart chacun de ce dernier
Notions préliminaires. 1. Mr Jacques Hummel est décédé à Strasbourg le 26 Mai 1845, 2. les conventions de mariage, contenant établissement de communauté réduite aux acquets


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