n° 9 : X 19 (Blondel) – O 1145 puis section 35 parcelle 10 (cadastre)


Rue du Général Zimmer n° 9

La maison actuelle est la seule à n’avoir qu’un étage comme en 1830 alors que ses voisines ont été surélevées depuis lors.
L’ingénieur du Roi Tarade attribue en janvier 1687 à Christophe Schwander un terrain (huit toises cinq pieds sur douze toises de profondeur). Le nouveau propriétaire le partage la même année avec Claude Chardon (parcelle X 20, n° 11 actuel) et y bâtit sa maison qui sera appelée à l’Image de saint Christophe ou le saint Christophe. La maison et sa voisine issue du partage sont les seules des Maisons rouges à figurer au Livre des loyers précaires. La rente du Saint Christophe n’est plus encaissée (1696) jusqu’à ce que Michel Pelletier propose en 1720 de régler le loyer qui est porté sur son contrat d’achat. Le propriétaire renonce en 1716 à la mitoyenneté du puits avec son voisin comme le stipulait le contrat de partage.


Le numéro 9 et ses deux voisines (avril 2013)

La maison appartient toujours à des manants catholiques jusqu’à la Révolution. Le seul acquéreur à être bourgeois est François Tournier qui ne semble qu’être le prête-nom de son oncle manant, Joseph Tournier, aide-major à la Citadelle, lequel en fera une maison de rapport tant qu’il en est propriétaire (1743-1767). Elle prend constamment de la valeur entre 1698 et 1743 comme en témoigne le prix successif de vente (250, 550 et 840 livres strasbourgeoises). La dernière somme correspond à l’estimation de 700 livres par les experts de la Ville la même année. Elle perd ensuite de sa valeur puisqu’elle n’est plus vendue que 600 livres en 1767 et que les experts l’estiment à 325 livres en 1777. Comme ses voisines, elle a un rez-de-chaussée et un étage médiocre en maçonnerie d’après l’Atlas des alignements. Sur les dessins préparatoires au plan-relief de 1830 ci-dessous, le numéro 9 se trouve au-dessous de la lettre b (pour blanc, couleur des murs). On constate que la maison a gardé jusqu’à nos jours le même aspect, si ce n’est que la porte et la fenêtre de droite ont été interverties. La maison sur la droite, celle qui a été construite sur la moitié de terrain cédé en 1687, a en outre des ouvertures disposées symétriquement à celles du numéro 9. La cour U à l’arrière comprend à droite en entrant un bâtiment adossé à la maison. On voit entre les repères (1) et (2) l’arrière de la façade, entre (2) et (3) le mur séparatif avec l’actuel n° 7, entre (3) et (4) l’arrière de deux propriétés qui donnent dans la rue des Balayeurs, entre (4) et (5) les bâtiments qui dépendent du n° 11 voisin. Le bâtiment adossé à la maison a un demi toit et un étage, ses portes, entre (1) et (6), s’ouvrent perpendiculairement à la maison, la façade parallèle à la maison entre (5) et (6) n’a qu’une ouverture au premier.


Dessins de 1830

Les lucarnes des combles sont remplacées par de nouvelles en 1887, l’ancien plafond de cave par une dalle soutenue par des piliers en fer en 1935. Le bombardement du 25 septembre 1944 endommage légèrement la maison.

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1687 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile signale une date donnée par les registres du cadastre.

1687

Christophe Schwander , maçon, et Françoise Eberlin, remariée (1697) au soldat Pierre Gaillard dit La liberté – manants, catholiques

1698 v

Raphaël de Saint Maurice, commis des fourrages, et Jeanne Notté puis (1704) Madeleine Prévot – manants, catholiques

1708 v

Michel Pelletier, commis des fourrages, et Barbe Catherine Gilson – manants, catholiques

1743 h

Marie Gertrude Pelletier et (1735) Antoine Brunet de Guadet, aide major à Gravelines – manants, catholiques

1743 v

François Tournier, marchand, et (1743) Marie Barbe Philippine Ruffier des Champs – catholiques, revient à son oncle qui en a avancé les fonds
Joseph Tournier, aide-major à la Citadelle veuf d’Elisabeth Despinois, et (1736) Marie Anne Denner – manants, catholiques

1767 v

Pierre Jacobi, maréchal ferrant de l’artillerie, et (1751) Marie Madeleine Carl – manants, catholiques, puis les héritiers dont
Catherine Madeleine Jacobi et (1786) Jean Pierre Glück, employé au magasin à sel

1827 v

Jacques Bonami, musicien de l’armée, et Gertrude Honnig

1859*

François Paris, garde d’artillerie

1866*

Michel Carbiner

1888*

Georges Hürler, inspecteur de voirie

1910*

Albert Engel et Thérèse Kruss

(1765, Liste Blondel)
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 1145, Bonami, Jacques, rue des Maisons Rouges 25, maison, sol – 2,25 ares

Locations

1701, Compagnie des fourrages d’Alsace
1747, Marie Barbe Bombelle femme de Claude François Gros, employé pour le Roi dans les fourrages
1756, Léonard Condon, fabricant de savon
1757, Pierre Augustin Frenon, géographe du Roi
1760, Jean Lobstein, brasseur

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

Le terrain attribué à Christophe Schwander puis partagé en deux est le seul des Maisons rouges à être inscrit dans le Livre des loyers précaires. Le loyer de Christophe Schwander cesse d’être perçu à partir de 1696. Suite à le demande que Michel Pelletier présente aux Trois de la Tour aux Deniers (voir ci-dessous, directeurs du bâtiment), la rente est de nouveau inscrite au rôle de perception. Elle est est ensuite reportée dans le livre des loyers communaux à partir de 1734.

VII 1459 (Temporalzinsbuch) f° 57

L’Esplanade
Claude Chardon soll von einem (halben) hauß vff der Esplanade, so daß allererste gegen den barraquen, zu dem großen Christoffel genandt, Jährlich 10 ß
Guillaume de Rot a uendu en 1704 à Barthelemi Masé et Bannon de Massé
jetzt Jacques Aubry
Jetzt Noel Bannon vf Ludovicj und A° 1708. I.mo
Jetzt Charles Rondouin, 1715. I.mo

den 12. Xbr. 1691 Zalt Sie p. A° 1688. 89. 90. et 1691 2 lb
1708-1733
Statt Zinßbuch folio 779

VII 1459 (Temporalzinsbuch) f° 57-v

L’Esplanade
Christoffel Schwanders wb. soll von dem andern theil fac: ima. hujus folii beschriebenen behaußung jährlich 10 ß

1694 Zalt p. 1691. 92. 93 et 94
1696

VII 1459 (Temporalzinsbuch) f° 50

Le Sr Michel Pelletier Commis des fourages soll Von einem halben hauß auf der Esplanade zu dem St. Christoph genant, jahrs auf den 2. en Julÿ und A° 1709. I.mo, L. Erkantnus der Obern Bauheren de 22. Octobris 1720. 10 ß

(quittances) 1720-1733
Statt Zb. fol: 778

VII 1466 (Livre des loyers communaux, 1673-1741) f° 778

Le Sr Michel Pelletier, Commis des fourages, Soll von einem halben hauß auff der Esplanade zu dem St. Christoph genand, Jahrs auf den 2. Julÿ laut Erkandnus der Obern baw herren de 22. octobris 1720, 10 ß
T.Z.B. fol: 50.

(quittances) 1734-1736, 1741
Neuzb fol 787

Un nouveau registre ouvert à partir de 1740 enregistre les quittances jusqu’en l’an X. Les nouveaux propriétaires sont mentionnés en marge
VII 1472 (Livre des loyers communaux, 1740-1802) f° 787

alzb. 778
Michel Pelletier Commis des fourages solle von einem halben hauß auf der Esplanade Zu dem St Christoph genannt Jahres auf d. 2. Julÿ
[in margine :] 14 Messidor

(1740-an 10)
C. 402

jetzt Mr François Tournier Major in d. Citadelle
modo Peter Jacobi, Schmidt beÿ der Artillerie wittib laut Kauf Verschr. de 16. Junii 1767

Directeurs du bâtiment

Le propriétaire de la maison dont le titre d’achat mentionne une rente foncière due à la Ville s’offre d’en régler l’arriéré. Le Magistrat ratifie le montant de la rente absente des livres des communaux

1720, Directeurs du bâtiment (VII 1389)
(f° 98-v) Dienstags den 22. Octobris 1720. Mr. Michel Pelletier wegen Zinßes Vor seiner Hoffstatt – Ego proponiere daß jüngstens Mr. Michel Pelletier Commis des fourages auf dem Pfenningthurn sich angemeldet, und in einem producirten Kauffbrieff auß der Contractstub de 2. Julÿ 1708. über erkaufftes Halbes Hauß auf der Esplanade Zum St. Christoph Genandt gewißen, daß Er Von dem Platz woroben dieses Halbe Hauß stehet 10. ß d. an hießigem Pfenningthurn jährlichen Zubezahlen hätte, offerirte Zugleich solchen Zinß Von der Zeit seiner Acquisition auf solchen fuß richtig zu machen, und Gleicherweiß in das Künfftige Zu Continuiren. Weilen nun dieser Posten in den Zinßbüchern weder eingetragen, noch regulieret, als stellte Zu Mghh. Ob Sie dieses oblatum Annehmen und beÿ 10. ßd Zinß Laßen wolten. Erkant wird beÿ 10. ß.d Gelaßen und Kan die Zahlung auf diesen fuß sowohl für das Verfloßene als Künfftige angenommen werden.

(Traduction) Lundi 22 octobre 1720. Sr Michel Pelletier, concernant le loyer du sol de sa maison – Je rapporte que le commis des fourages Michel Pelletier s’est présenté dernièrement à la Tour aux deniers en déclarant qu’il doit verser 10 sous par an à la Tour aux deniers pour sa moitié de maison sise à l’Esplanade et appelée au Saint-Christophe d’après un acte d’achat passé à la Chambre des Contrats le 2 juillet 1708. Il s’est offert de régler ledit loyer depuis la date d’achat et d’en régler le même montant à l’avenir. Comme cet article n’est pas consigné dans les Livres des loyers communaux et qu’il n’a pas non plus été réglé, j’ai demandé au Magistrat si on devait accéder à cette demande et s’en tenir au loyer de 10 sous. Décision, le loyer de 10 sous est confirmé et son paiement pourra être encaissé d’après ce montant, que ce soit pour les termes passés ou à venir.

Pierre Jacobi est autorisé à crépir sa maison

1773, Directeurs du bâtiment (VII 1415)(f° 244-v) Dienstags den 31. Augusti 1773. Augenschein Abhandlung. Sr Pierre Jacobi – Sr Pierre Jacobi, Ouvrier d’Etat d’Artillerie bittet ihme Zu erlauben seine beÿ den grosen Capucinern gelegene behausung verwerfen zu laßen. Erkannt, Willfahrt.

Description de la maison

  • 1743 (billet d’estimation traduit) la maison comprend au rez-de-chaussée poêles, chambres, cuisines, vestibule et cave solivée, au premier étage un poêle, chambre, chambre à cheminée, vestibule et cabinet, les combles renferment un grenier non dallé, le toit est couvert de tuiles doubles, en outre une cour et un puits commun, un bûcher et four, estimée 1 400 florins
  • 1777 (billet d’estimation traduit) la maison comprend trois poêles, deux cuisines et plusieurs chambres, les combles sont couverts de tuiles doubles, il y a aussi une cave solivés, une cour et un puits commun ainsi qu’un petit jardin, estimée 650 florins

Atlas des alignements

4° arrondissement ou Canton est – Rue des Maisons rouges

nouveau N° / ancien N° : 11 / 25
Glück
Rez de chaussée et 1° étage médiocre en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 384 case 3

Bonani Jacques, rue des maisons rouges N° 25

Contenance : 2,25
Revenu total : 57,17 (56 et 1,17)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 27 f° 1255 case 2

Bonani Jacques
1859 Paris, François garde d’artillerie en retraite
1866 Carbiner Michel
1888/89 Hürler Georg, Stadtreinigungs Inspektor

O 1145, Rue des maisons rouges 9, maison,
Contenance : 2,25
Revenu total : 57,17 (56 et 1,17)
Folio de provenance : (384)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18 / 14
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre allemand, registre 30 p. case 431 case 10

Parcelle, section, 35 n° 10 – autrefois O 1145
Canton : Rothäusergasse, Hs. Nr. 9
Désignation : Hf, Whs – sol, maison
Contenance : 2,09
Revenu : 500 – 800
Remarques :

compte 579
Hürler Georg, die Erben und Ww.
1910, Engel Albert u. Ehefr. geb. Gruss
1923, Engel Albert und Ehefrau Thérèse née Kruss

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton X, Rue 376 Des Maisons Rouges, p. 562
(maison n° ) 25

pr. – Jacobi, Veuve, Madeleine (son gendre de C. B. Gl. * IV * 867) – Maréch.
loc. – Glück Jean Pierre Emploié au Mag. à sel
loc. – Wibrad Antoine, Ouvrier d’Etat
loc. – Hügel J. Michel, Tonnelier – Tonneliers

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Rothhäusergasse. (II Rev, M. 8. 9.)

(Haus Nr.) 9
Lampich, Zementeur. 0
Zimmermann, Kanzlist. 0
Ancel, Strassenaufseher. 1
Hürler, Wwe. E 1
Schäffer, Tagner. 2
Schuver,Tagnerin. 2

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 899 W 148)

Outre les documents habituels (ravalements, rapports de commissions au début du XX° siècle), le dossier apprend que les lucarnes des combles sont remplacées en 1887. Une dalle soutenue par des piliers en fer est mise en place en 1935 au lieu de l’ancien plafond de cave. Le bombardement du 25 septembre 1944 fait de légers dégâts à la maison.

Sommaire
  • 1887 – L’entrepreneur J. et E. Klein (9 rue Fritz) demande au nom du propriétaire Hürler l’autorisation de remplacer les deux lucarnes par de nouvelles d’après le dessin joint – Autorisation – Travaux terminés, octobre 1887
  • 1895 – La Police du Bâtiment demande au propriétaire, la veuve Hürler, de faire en sorte que les volets de trois fenêtres au rez-de-chaussée ne s’ouvrent plus vers la voie publique, selon le nouveau règlement. – Rappel, juillet 1898– Travaux terminés, janvier 1899
  • 1900 – La Police du Bâtiment demande au propriétaire, la veuve Hürler, de faire ravaler la façade– Travaux terminés, octobre 1900
  • 1904 – Pour répondre à l’injonction des services municipaux, la veuve Hürler demande l’autorisation de transférer les latrines qui se trouvent dans la cour en les raccordant aux canalisations – Autorisation – Plan et schéma – Travaux terminés, juillet 1904
  • Commission contre les logements insalubres – 1902 (Propriétaire, veuve Hürler) – Observations, il faut rénover le logement au rez-de-chaussée et la cuisine dans les combles – 1902, on accorde un délai pour les travaux qui restent à faire – 1904, comme les travaux dans la cuisine ne sont pas faits, elle ne devra puis servir de cuisine – Travaux terminés, juin 1904
    1906 – Il faudra munir d’un grillage les fenêtres du rez-de-chaussée pour que les occupants puissent aérer les pièces sans qu’on puisse y pénétrer de la rue
    1910 – (Propriétaire, M. Engler) – Il faut rénover le logement du deuxième étage – Travaux terminés, octobre 1910
    1911 – Il ne faut plus qu’il y ait de lapins dans la cour, le fumier doit être placé dans une fosse à cet effet – Décembre, il n’y a plus de lapins
    1906, réclamation pour humidité – 1911, réclamation à cause des lapins dans le jardin et de la puanteur du fumier
    1915 – La Commission des logements militaires recommande de faire différents travaux – Travaux terminés, juin 1916
  • 1924 – Un locataire se plaint que le propriétaire a coupé l’eau, la plainte n’est pas fondée – Autre réclamation concernant la propreté d’une chambre dans la mansarde
  • 1931 – Rapport de feu de cheminée dans la maison qui appartient à Albert Engler – La cheminée défectueuse a été réparée, mars 1931
  • 1935 – La Police du Bâtiment apprend qu’Albert Engler a demandé à l’entrepreneur Henri Fries (5 rue du Général Zimmer) de remplacer le plafond de la cave par une dalle massive à supports en fer. Comme il s’agit de travaux de construction, une autorisation est nécessaire – Demande de permis de construire – Autorisation – Plan – Travaux terminés, août 1935
  • 1940 – Plainte pour humidité. La visite des lieux montre qu’il doit s’agir d’un manque d’aération, qu’il faut par ailleurs réparer le plancher. La pièce n’est plus humide, janvier 1941
  • 1945 – La maison a été légèrement endommagée par le bombardement du 25 septembre 1944. Demandes de certificat de sinistré, Alfred Bohn (rez-de-chaussée), Thérèse Engler (I° étage), Juliette Rauscher (II° étage).
  • 1945 – La propriétaire, la veuve Engler, se plaint d’infiltrations de purin qui proviennent de la maison voisine, le numéro 11. Ses demandes au propriétaire n’ont pas eu d’effet. Elle retire ensuite sa plainte parce que les travaux sont en cours.
  • 1992 – Le notaire Diemer (7 place de Bordeaux) demande des renseignements d’urbanisme pour mutation d’immeuble sans modification de son état – Extrait du plan cadastral
  • 1990 – L’entreprise Constructions et terrassements de l’Est (21 route de Brumath à Souffelweyersheim) est autorisée à poser un échafaudage sur la voie publique. Le ravalement est terminé, avril 1991

Relevé d’actes

L’ingénieur du roi Tarade a attribué à Christophe Schwander un terrain pour y construire une maison. Christophe Schwander partage le terrain avec Claude Chardon qui lui a avancé les fonds destinés à la construction. Le terrain sera ensuite décrit comme une demi maison.

1687 (27.11.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 3)
Conuention – Christophe souchander Me Maçon demeurant ordinairement en cette ville de Strasbourg dans la maison cy après désignée
Lequel a déclaré qu’au moyen des deniers que Le nommé Claude Jardeau luy a aduancé pour luy ayder a construire la maison dans laq.le Il demeure scituée sur Lendroit ou estoient autreffois les anciens remparts de la ville faisant face a l’esplanade attenant d’une part a celle de Jean flambleau d’autre a la place destinée pour bastir tirant du costé des cazernes, la place sur Laqlle. lad. maison est construite Luy ayant esté Marquée par Monsr. de Tarade Ingénieur ord.re du Roy ayant la direction des fortiff.ons des places d’alsace suiuant son certifficat en datte du Huit Janv.er d.er vizé pour servir de tiltre par monseign. de la grange Intendant de lad.te prouince d’alsace Led. Jour, Led. certifficat portant qu’il est fait don aud. Souchander pour la construction de lad. Maison de Huit toises cinq pieds de faces sur douze toises de profondeur, Iceluy Jardeau aura La partie de lad. Maison tirant du Costé desd. Cazernes /:pour en jouir a perpetuité auec L’espace de place sur laq.lle elle est bastie auec la comm.té au puis:/ Lautre partie faisant La moitié de ladite maison appartiendra aud. Souchander, Au moyen de quoy les parties sont quittes l’une enuers l’autre (signé) claude charda, christoffell schwander becken

Les registres paroissiaux mentionnent Christophe Schwander en 1689 à la naissance d’une fille. Il meurt en 1691. Sa veuve se remarie en 1697 avec un soldat, Pierre Gaillard dit La liberté : contrat de mariage, célébration
Baptême, Saint-Etienne (cath. f° 13-v, n° 106)

Hodie 20 Martÿ 1689 (…) baptisata est francisca filia legitima christophori schwander et franciscæ Eberlin Argentinæ commorantium, patrinus fuit Andreas Fentz matrina vero salome frey (i 16)

Sépulture, Saint-Etienne (cath. f° 40-v)
Hodie prima Martÿ 1691 (…) sepultus est Christophorus Schwander Maritus Mariæ Franciscæ Eberlin, testes adfuerunt theodorus schuobecher et Heinricus Meyer (i 66)

A son contrat de mariage, Françoise Eberlin (ici sous le nom d’Aubertin) attribue la jouissance viagère de sa maison à son mari en cas de survie.

1697 (8.2.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 10)
Mariage, 8° febr. 1697 – Pierre galiard dit La Liberté soldat de la compagnie de Bonnefond du régiment de La Reine en garnison en lad.e ville majeur d’aage fils de feu claude galiard Laboureur au vilage de Cras en dophiné et de deffunte claude picard de fe. ses pere et mere d’une part
Et marie Françoise aubertin veufue de deffunt Christophle Schoandre Maçon en lad.e ville en son vivant son Mary d’autre part

lad° future espouze consent en cas que que led. futur espoux Luy suruiue qu’il jouisse sa vie durant ou au moins tant qu’il restera En viduité de la partie de Maison qui appartient a lad.e future Espouze scituée en lad.e ville de Strasbourg dans laquelle elle demeure, L’autre partie de lad.e maison appartenant a Jean choandre fils de son premier Mary et d’elle ((signé) marque dud. galiard +, marque de lad. aubertin +

Mariage, Saint-Etienne (cath. f° 36-v)
Die undecima februarÿ anni 1697 (…) sacro matrimonii vinculo Copulati sunt (…) Petrus Gaillard miles In legione pedestri Reginæ, et Maria Francisca Eberlin vidua quondam Christophori Schwander (i 38)

Françoise Eberlin veuve de Christophe Schwander et son fils mineur vendent pour 250 livres la maison au manant Raphaël de Saint Maurice, commis des fourages, et à sa femme Jeanne Notté. Pierre Gaillard renonce à l’usufruit qui lui a été assuré sur la maison au contrat de mariage

1698 (25. 7.br), Chambre des Contrats, vol. 570 f° 617
Francisca geb. Eberlinin weÿl. Christoph Schwanders gewesenen Maurers und Schirms Verwanth. allhier sel. Wittib mit beÿstand Pierre Gaillard, deß Corporals und. d. Compagnie de Mons. Bonnefond, vom Regiment de l. Ddus und H. Andres Lemp bede E.E. großen Raths beÿsitzer, und ad contractum minorum ins gemein hierzu aber insonderheit deputirte von weg. Johannis Schwandters, obged. Franciscæ leiblich. Sohns von 14. jahren, so ohnbevögtigt
in gegensein H. Raphael de St. Maurice, commis de fourage und Fr. Johannæ Notté, auff die von H. Räth und XXI. darüber ertheÿlte permission
Eine von obgemeldt. Schwander neu erbaute Behaußung mit dero höfflein gärttlein und allen deren Gebaüen, Recht. und zugehördt. insond.heit d. gemeinschafft deß bronnens, allhier auff der Esplanade einseit neben der behaußung zu St. Jacob and. seit neben La Framboise hind. mit dem gärttlein auff eine and. gärttlein und dielenwand stoßend geleg., und Zum großen Christophel genandt, darvon gehend jährlich 10 ß bodenzinß der Statt Pfenningthurn – 250 pfund
so ist zu wiß. daß von dem Kauffschilling 50 lb obgemeldt. Pierre Gaillard der Verkäuferin Ehemann, geg. renunication auff dem jenig. widem welch. seine Fr. Ihme in d. beÿ Mons. du Til vorig. jahrs verschriebenen Eheberedung versproch., eingehändiget

Veuf, Raphaël de Saint Maurice, de Saint-Dié (?) se remarie en 1704 avec Madeleine Prévot de Sarcelles (?) près de Paris
Mariage, Saint-Louis (cath. p. 159)

Die septima Mensis octobris anni 1704 unica proclamatione facta obtenta super aliis duabus dispensatione a R.dmo vicario G.nali (…) per verba de præsenti in veros et legitimos sponsos in facie stæ Matris Ecclesiæ desponsati sunt (…) Raphaël de St. Morice viduus ex urbe Deodiensi occupatus in seruitio Regio et Magdalena prêuost filia Defuncti gabrielis preuost et Mariæ Z*ollée ex suburbis de serselle ex parochiâ Sti petri prope parisis nunc parochiana nostra (signé) DSt Morise, + nota sponsæ (i 86)

Jeanne Notte femme de Raphaël Maurice, contrôleur dans les domaines à Thann, hypothèque la maison au profit du marchand de vin Pierre Servais

1700 (27. 7.br), Chambre des Contrats, vol. 573, transc. Me Contz, f° 200-v
A la demande du Sr Pierre Servais marchand de vin d’une et de Delle Jeanne Notte femme de Sr Raphaël Maurice Controlleur dans les domaines à Than d’autre part fut enregistré le Contrat passé par devant le Sr Contz Notaire Royal
Delle Jeanne Notte femme de Sr Raphaël Maurice Controlleur dans les domaines à Than
debvoir au Sr Pierre Servais marchand de vin en cette ville de Strasbourg qui a pour Enseigne le Suisse, la somme de 636 livres, pour pareille somme que ledt. Sr Servais a payé comptant pour et au nom desdt. debiteurs a Mr du Ranty pour raison des avoines qu’iceux debiteurs Estoient obligez de remplacer dans les Magazins du Roy
hypothèque, leur maison sur les esplanades de St Nicolas, ou pend pour Enseigne le grand Christofle, Fait ce 13. Aoust 1700

Jean Alexis Danlezi, trésorier des vivres loue à la Compagnie des fourrages d’Alsace la maison à l’Image de saint Christophe qui appartenait autrefois au sieur Maurice

1701 (10.5.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 13, anc. 22)
Bail 10° maÿ 1701 – Jean Alexis danlezi escuier tresorier des viures en cette prouince Lequel au nom et comme ayant charge ainsy quil a dit
à la Compagnie des fourrages d’alsace pour L’année commencée le p.r. 8.bre 1698
auoir donné a loyer pour deux ans a commencer a la St jean baptiste prochain et a finir a pareil jour de l’année 1703 La maison scitué a l’Esplanade a laquelle pend pour enseigne Limage St christophle sideuant appartenant au nommé St maurice, moyennant le prix et somme de cent livres par an payable de quartier en quartier par pierre philippe m° chirurgien present et acceptant
De plus led. Sr Danlezi aud. nom a accordé aud. preneur qu’il pourra jouir du jardin de lad. maison ainsy que du bas qu’il occupe p.ntemt. Jusque a la St Jean prochain sans qu’il paie rien pour Auoir occupe le haut jusquad. jour

Raphaël Saint Maurice hypothèque la maison au Grand saint Christophe au profit d’Adam le Comte

1701 (22.8.), Chambre des Contrats, vol. 574 f° 430-v
A la demande du Sr Adam le Compte fut enregistré le contrat suivant
furent présens en personne le Sr Adam le Compte & le Sr Raphaël St Maurice lesquels et chacun en son endroit ont reconnu et declaré avoir liquidé et arresté définivement leurs comptes qu’ils avoient par ensemble pour raison et au sujet de L’Entreprise des fourages dans la ville de Landau Et en partie pour l’année 1699 Et ce moyennant la somme de 3000 livres que ledit Sr Raphael St Maurice payera pour final reste audt. Sr le Compte, le Sr Raphael
affecte et hypothèque sa maison sise sur les Esplanades de St Nicolas ou pend pour enseigne le Grand St Christofle – fait et passé le 19 aoust 1701, Contz, notaire royal
[in margine :] Quittance, par le Sr Michel Pelletier Employé pour le roy en qualité de possesseur et propriétaire de la maison hypothéquée, le 22 Mars 1724

Raphaël de Saint Maurice vend pour 550 livres strasbourgeoises la maison à Michel Pelletier, commis des fourrages

1708 (2.7.), Chambre des Contrats, vol. 581 f° 428
(550) Sr Raphael de St Maurice Commissaire d’artillerie d’icy, (signé) DStMorice
au Sr Michel Pelletier Commis des fourrages, en vertu d’une sentence rendüe au Conseil de Mess. les Vingt et un d’icy le 30. juin dernier
Vne Maison Scituëe sur l’Esplanade de ladite ville appellée au St Christoffle auec tous ses droits et dépendances specialement la communauté du puit qui est entre cette maison et celle du Sauuage tenant d’un côté a un nommé Bannon d’autre à un nommé Humbert qui a pour enseigne ledit Sauuage donnant par derrière a un jardin appartenant au Sieur Zacharie Saur ancien senateur, de laquelle maison on paye tous les ans 10 schillings pfenning de rente foncière au pfenningthour – pour 2000 livres tournois

Michel Pelletier a épousé Barbe Catherine Gilson originaire de Châtelet près de Charleroi en Hainaut
Baptême, Saint-Etienne (cath. f° 171-v, n° 1152)

Hodie 21 Januarÿ Anni 1713 Baptizatus Michael Raphael die 19 hujus mensis et anno natus filius legitimus Michaelis pelletier occupati in regÿs negotÿs et Barbaræ Catharinæ gileson conjugum patrinus erat Raphael de Saint Morice commissarius bellicus, matrina erat Anna Begin uxor d. antonÿ gilson (i 170)

Contrat de mariage de la sœur de Barbe Catherine Gilson, en premières noces avec Cuny Perigord et en secondes avec Nicolas Villain
1720 (22.10.), Me Robert (6 E 41, 41)
Contrat de mariage – Sr Cuny Perigord veuf boulanger employé bourgeois de estably a la Citadelle de Strasbourg
damlle. Marie Elisabeth Petronille Gilson fille majeure demeurant en cette ville chez le Sr Pelletier employé dans les fourages de cette ville son beau frère sur l’esplanade pass. St Etienne fille de Philippes Gilson bouguemestre des forges a Chastelet proche Charleroy en flandre et de heleyne thebault
Antoine Gilson son frere et Michel Pelletier son beau frère tous deux employés dans les fourages

1721 (17.6.), Me Robert (6 E 41, 41)
Contrat de mariage – Nicolas Villain boullanger demeurant a la Citadelle de Strasbourg fils de défunt Jean Villain Con.er la Magistrature de Belfort En Alsace et Dlle Pauline Pierron
Marie Elisabeth Petronelle Gilson veuve de Cunÿ Perigord vivant Boullanger et bourgeois de la Citadele y demeurant
T. Antoine Gilson son frère et Michel Pelletier son beau frère tous deux employés dans les fourages de cette province (si fr. Vielliens) (si fr)
Inventaire et estimation des meubles appartenant à Marie Elisabeth Gilson veuve de Cunic perigor Boulanger en présence de Mademoiselle pelletier sœur de la veuve, meubles 1041 li. avec argenterie 1304 li

Accord entre Michel Pelletier et Charles Rondouin, propriétaire de l’autre moitié du terrain originel, par lequel la communauté du puits est supprimée

1716 (27.4.), Chambre des Contrats, vol. 589 f° 239
Sr Michel Pelletier employé icy pour Le Roy dans les viures d’une part et de l’autre Charles Rondouin Charpentier Lesquels ont declaré qu’en conséquence d’une sentence rendüe par le petit Senat d’icy le 28. aout 1714 ils auroient fait entre eux l’accomodement suivant
sçavoir le susdit Rondouin renonçe au droit du puits qu’il auoit entre le Sr Christoffle et le Sauuage pour Luy ses hoirs et ayant cause à perpetuité, voulant en outre que la porte de communication soit otée entre Luy et le susdit Sr Pelletier et fera faire iceluy Sr Pelletier une muraille de separation à ses frais et pour recompense il donnera au Sr Rondouin 50 liures tournois pour être employées a la Construction d’un puits dans la cour dud. Sr Rondouin

Les deux filles et héritières de Michel Pelletier se partagent les deux maisons sises aux Maisons rouges. La maison à l’Image du grand saint Christophe revient à Marie Gertrude Pelletier femme d’Antoine Brunet de Guadet, aide major à Gravelines

1743 (26.8.) Me Humbourg (6 E 41, 70)
De Marie Gertrude Pelletier épouse du Sr Antoine Brunet de Guadet aide Major de la Place de Gravelline et De Marie Barbe Pelletier épouse de Me Jacques Michelet Ecuyer avocat audit Conseil souverain d’Alsace
que lesdites De Brunet de Guadet et Michelet sœurs etant filles et seules et uniques héritières universelles de feu le Sr Michel Pelletier leur pere a son deces arrivé en cette ville le 12. maÿ dernier Employé pour le Roy, qu’il leurs etoit échu et avenu de sa succession entre autres deux maisons scizes et situées sur l’Esplanade de cette ville L’une qui est La mortuaire dud. défunt Sr Pelletier appelée au grand St Christophe joignant le cabaret du Sauvage d’une part et le Sr Lombard dautre etant chargée de 10 schillings pfennings de rente fonciere envers la tour aux pfennings et l’autre ayant pour enseigne aux trois maures joignant la veuve tulli d’une part et les héritiers de David Benoist d’autre etant pareillement chargée de rente foncière envers ladit Tour aux pfennings et en outre une somme de 1200 livres en principal, estimées par les experts jurés de cette dite ville de Strasbourg le 5 du présente mois la mortuaire a 2800 livres et celle des trois maures a 4000 livres

Licitation, De Brunet de Guadet fait cession et transport a Lad. De Michelet de la moitié appartenante a lad. De Brunet de Guadet de la maison susdite ayant pour enseigne les trois maures avec tous ses droits appartenances et dépendances, pour 4000 livres
Et par contre ladite De Michelet transporte à lad De Brunet de Guadet de la moitié appartenante à ladite De Michelet tant de la maison mortuaire dud. Sr Pelletier leur pere ayant pour Image le grand St Christophe avec tous ses droits appartenances et dépendances estimée 2800 li que la moitié du principal
Abschatzung dem 19: Augst 1743, Auff begehren weilland deß wohll achtbahren und beschiedenen herrn Michael Beltie deß geweßenen Comisari seel. hinderlassenen Erben ist eine behausung allhier in der statt strasburg beÿ den rothen häußern gegen denen backöffen über gelegen einseitß an H Luepardt anderseits an die frau rischarin hinden Johannes scheidt stoßent welche behausung unten einen stuben: Cammern Küchen haußEhren und getrömter Keller, ober darüber ihm ersten stock ein Stuben Cammer Camin Cammer hauß Ehren und Nebens Cammer wie auff der tachstull mit einer unbesetzten bienen, daß tach mit breidt zieglen belegt, der hoff und gemeiner bronen holtz Cammer der buch und backoffen sambt aller gerechtigKeidt, (æstimirt und angeschlagen) vor und umb 1400 gulden
der 2.te Begrieff (…) [unterzeichnet] Pflug Statt Lohner, Jacob Biermeÿer WerckMeister des Zimmerhofs

Antoine Brunet de Guadet a épousé Marie Gertrude Pelletier en 1735
1735 (4.2.), Me Humbourg (6 E 41, 53)

Contrat de mariage – Sr Antoine Brunet de Guadet Aide-Major de la ville de Philipsbourg fils de feu Sr Christophe Brunet Gouverneur de Libourne en Guienne et de Françoise Siron
Sr Michel Pelletier Employé pour le roy en cette ville pour dlle Marie Gertrude Pelletier sa fille de défunte Barbe Catherine Gilson

Marie Gertrude Pelletier femme d’Antoine Brunet de Guadet vend la maison au marchand François Tournier pour 810 livres qui sont avancées par son oncle, Joseph Tournier, aide-major à la Citadelle

1743 (3.10.), Chambre des Contrats, vol. 617 f° 415-v
(810 lb) H. Jacques Michelet avocat au Conseil souverain d’Alsace, als mandatarius Fr. Mariä Gertrudis geb. Pelletier Hn. Antoine Brunet de Guadet Chevalier de l’ordre militaire de St Louis, aide major de Gravelines Eheliebstin
in gegensein Hn. François Tournier hiesigen burgers und handelsmanns
Eine behausung, höfflein, gärtlein und hoffstatt, mit allen deroselben begriffen, weithen, Zugehörden und rechten, zu St Christoph genannt, allhier auf der Esplanade, in der Zeil der rothen häußer, einseit neben N. Lombard dem Capuciner Vatter, anderseit neben Hn. Perre Richard, dem handelsmann, hinden auf Bastasius Rith, den huffschmidt, stoßend gelegen, davon gibt man jährlich am 2. julÿ hiesigen Pfenningthurn 10 ß.d ane bodenzinß – der Frauen de Guadet als ein Vätterlich. Erbguth eigenthümlich zuständig – um 3240 livres tournois, die bereits baar, und Zwar des Käuffers geständnus nach aus seines oncle Hn Joseph Tournier, Chevalier de l’ordre militaire de St. Louis aidemajor hiesiger Citadelle Mittlen bezahlt – (signé) Michelet fondé de procuratio, demeuré jointe à la minutte, François tournier

Sur François Tournier voir la maison qui lui appartient rue Gutenberg. Il est probable que François Tournier qui était bourgeois se soit porté acquéreur au lieu de son oncle pour se passer de la permission que tout manant doit solliciter auprès du Magistrat avant d’acheter un immeuble.
La maison appartient ensuite à l’aide major de la Citadelle Joseph Tournier, veuf d’Elisabeth Despinois, mari en secondes noces de Marie Anne Denner fille d’un ancien ammestre : contrat de mariage, célébration

1736 (12. Xbr), Me Humbourg (6 E 41, 56)
Contrat de mariage – Sr Joseph Tournier Chevalier de l’Ordre militaire de St Louis Aide major de la Citadelle de cette ville de Strasbourg fils de feu Laurent Tournier demeurant a Moyran en dauphiné et feue De Marie Camus
dlle Marie Anne Denner fille majeure du Sr Jean Georges Denner Consul ammeistre de cette ville et De Marie Eve Haan

Mariage, Saint-Louis de la Citadelle (cath. f° 23)
Hodie 26 Decembris anni 1736 (…) sacro matrimonÿ vinculo in facie Ecclesiæ solemniter conjuncti sunt prænobilis Dominus Joseph Tournier Ordinis militaris Sancti Ludovici Eques, Vice-major Citadellæ argentinensis, viduus defunctæ Dominæ Elisabethæ d’Espinois parochianus noster et pudica Domicella Maria Anna Denner filia Domini Joannis Georgÿ Denner Tredecim viri nec non antiqui Urbis argentinensis Consulis, ac Dominæ Mariæ Evæ Hann conjugum ad sanctum Stephanum parochianor. exemplorium (signé) Tournier, Denner (i 13) – Proclamation, Saint-Etienne (cath. f° 107-v), i 113

Inventaire des biens d’une locataire de la maison au Saint Christophe, la manante Marie Barbe Bombelle femme de Claude François Gros, employé pour le Roi dans les fourrages

1747 (20.11.), E 5783 (a) – Rép. Koch (6 E 41, 449-1 b), s.n.
Inventaire des Biens délaissés par feuë Damoiselle Marie Barbe Gros Née Bombelle vivante épouse du Sr Claude François Gros Employé pour le Roy dans les fourages et manan de la ville de Strasbourg après sa mort arrivée le 24. dec. 1746, à la Requisition du Sr Sebastien Vicaire Maître Perrquier et bourgeois de cette ville en qualité de Cutareur établi par la justice de Constant enfant mineur agé environ de 17 ans et de Demoiselle Marguerite Gros agée environ de 23 ans aussi enfant de la défunte
La Défunte a délaissé pour héritiers ab intestat 1. Damoiselle Marguerite Gros agée environ de 23 ans, 2. Constant Gros agé environ de 17 ans
dans une Maison size prés de l’Esplanade qui a pour enseigne le St Christophe
habits de la défunte 105 li
communauté, meubles 367 li, argenterie 17 li, Or 7 li, total de l’actif 391 li, dettes passives 145 li, Partant il reste 246 li

Marie Anne Denner veuve de Joseph Tournier loue la maison au fabricant de savon Léonard Condon

1756 (17.8.), Me Humbourg (6 E 41, 96)
Bail de 4 années qui commencent à la St Michel 29. sept. prochaine – De Marie Anne Denner veuve du Sr Joseph Tournier Chevalier de l’Ordre Royal et militaire de St Louis Ayde Major de la Citadelle de cette ville
à Leonard Condon bourgeois fabricant de savons
d’une maison appartenante à lad De Bailleuse à l’enseigne de St Christophe scituée en cette ville au quartier des Maisons Rouges proche les grands capucins avec toutes ses appartenances et dépendances sans réserve ny exception – moyennant un loyer annuel de 100 livres tournois

Marie Anne Denner veuve de Joseph Tournier loue la maison au géographe du Roi Pierre Augustin Frenon

1757 (29.1.), Me Humbourg (6 E 41, 97)
Bail de 3 années qui commencent a la fete de l’annonciation de nôtre Dame 25. mars prochain – David vuille dit fribourg Ecrivain de la place de la Citadelle au nom de De Marie anne denner veuve du Sr Joseph Tournier Chevalier de l’Ordre Royal et militaire de St Louis ayde Major de la Citadelle
au Sr Pierre Augustin Frenon Geographe du Roy
une Maison appartenante a lad. De bailleuse a L’Enseigne de St Christophe Scituée en Cette ville au quartier des Maisons rouges proche les Grands Capucuns avec toutes ses appartenances et dépendances – moyennant un loyer annuel de 100 livres tournois

Marie Anne Denner veuve de Joseph Tournier loue la maison au brasseur Jean Lobstein

1760 (9.2.), Me Humbourg (6 E 41, 103)
Bail de 4 années qui commencent à la fete de l’Annonciation de Notre Dame 25. mars prochain – Sr David vuille dit fribourg Ecrivain de la place de la Citadelle au nom de De Marie Anne Denner veuve du Sr Joseph Tournier Chevalier de l’Ordre Royal et militaire de St Louis ayde Major de la Citadelle
au Sr Jean Lobstein Brasseur
une maison appartenant à lad. De Bailleuse à L’Enseigne de St Christophe Scituée en cette ville au quartier des Maisons Rouges proche les Grands Capucins avec toutes ses appartenances et dépendances – moyennant un loyer annuel de 100 livres tournois

Marie Anne Denner veuve de Joseph Tournier vend 600 livres la maison au manant Pierre Jacobi, maréchal ferrant de l’artillerie

1767 (16.6.), Chambre des Contrats, vol. 641 /1 et 2, f° 352
H. Not. Johann Friedrich Zimmer als mandatarius Fr. – geb. Dannerin weÿl. H. François Tournier gewesten aide major de la Citadelle de Strasbourg wittib
in gegensein Peter Jacobs des schmids beÿ der Artillerie
eine behausung und hoffstatt sambt gärtlein und übrigen gebäuden, begriffen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten in der Krautenau beÿ den großen Capucineren zu den Rothen häußern und zum heiligen Christoph genandt, einseit neben H. Jean Jacques dem premier commis des fortifications anderseit neben N. Hübfnerin geb. N. hinten auff Bastasius Rieth des huffschmieds erben von Diebolt Ernwein dem holtzkarcher erben – davon gibt man d. löbl: Stadt Pfenning Thurn 10 ß ane bodenzinß – um 600 pfund

Pierre Jacobi dit des Marteaux, instructeur des ouvriers militaires originaire de Medelsheim en Sarre, épouse Marie Madeleine Carl fille d’un tailleur de Strasbourg. Il fait vendre des effets mobiliers en 1772
Mariage, Saint-Laurent (cath. 235)
Hodie octava februarÿ, Anni 1751 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti Sunt, Joannes Petrus Jacobi, dictis Desmarteaux, Instructor militium operariorum Legionis Regiæ rei tormentariæ Cohortis Dni de Lousteau in hac Civitate præsidiariæ, filius legitimus defunctorum Nicolai Jacobi et Joannæ Reuterin, oriundus ex Medelsheim in comitatu Bliscastellensi Diœcesis Metensis Sed in Supradicta Parochia ad S: Stephanum commorans, Et Maria Magdalena Carl, filia legitima Petri Carl Civis et Sartoris hujatis et Catharinæ Salome Kæufferin, Parochiana nostra (signé) petrus jacobi, Maria Magtala carleirn (i 119)

Vente d’effets mobiliers
1772 (5.3.), Me Zimmer (6 E 41, 1417) n° 279
Verkauf- und Erlös- Register über Verschiedene Peter Jacobi, dem Invalide und Schirmer alhier zuständig geweßte und offentlich versteigte hausräthliche Mobilien

Inventaire après le décès de Pierre Jacobi, ouvrier d’Etat, qui délaisse quatre enfants dont un Chartreux. Les experts de la Ville estiment la maison à 325 livres. Le passif de la succession surpasse l’actif de 300 livres

1777 (15.5.), Me Anrich (6 E 41, 1503) n° 177
Inventarium über weÿl. Hrn Peter Jacobi des gewesten ouvrier d’Etat verlassenschafft – nach seinem den 17. letzthingelegten Monats aprilis jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt, auff ansuchen der Wittib fraun Magdalena geb. Carlin beÿständlich Hrn. Maximilian Küttners des Schneidermeisters
Der verstorbene seelig hat ab intestato zu Erben verlaßen mit seiner hinterbliebenen wittib ehelich erzeugte Kinder als 1. Catharinam Margaretham so 24 Jahr noch ledigen standes und blödhäuptig, 2. Simon seines alters 23 jahr und in königl. frantzösischen diensten als ouvrier unterhalten, 3. Catharinam Magdalenam in dem 15. Jahr ihres alters stehend, Vorermelter beeder töchter geordneter und geschworener vogt ist Hr Joseph Maire der seßelmacher
Übrigens hätter der Defunctus noch ein viertes Kind nahmens Peter so aber den Carthäußer Orden angetretten mithin civiliter mortuus und also des Erbes unfähig verlaßen

In einer an der Vorstatt Krautenau ohnweit de grosen Capucineren beÿ denen rothen Häußeren gelegen zum heiligen Christoph genannter in gegenwärtiger Verlassenschafft gehörigen und dahero hernach beschriebenen behausung
Eigenthum an einer behausung. Nemlich eine behausung, höfflein und hoffstatt samt gärtlein und übrigen mit allen deren übrigen gebäuden, begriffen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten in der Krautenau beÿ den grosen Capucineren zu denen rothen Häuseren und zum heiligen Christoph genannt 1s. neben Jean Jacques dem premier Commis des fortifications, 2s. neben H. Hübfnerin geb. N. hinten auff Bastasius Riethen des huffschmidts Erben und auf Diebold Ernweins des holtzKarchers Erben, davon gibt man hiesiger Stadt Pfenning Thurn 10 ß ane bodenzinß, (laut) Abschatzung vom 24. maÿ 1777 æstimirt und angeschlagen um 650 R, abgezogen vorherige ane bodenzinnß beschwerde der 10 ß so zu doppeltem Capital gerechnet antrifft 40 R, Defalcendo verbleiben 610 R oder 305 lb, Über vorermelte behausung docirt C.C.St. Kaufbrieff de dato 16. junÿ 1767
Abschatzung vom 24.t Maÿ 1777. Auf begeren Weÿl. peter jacobie dem gewesten ouvrie d’Etat ist Eine behausung in den Rothen häußern gelegen Einseit neben Weÿl. frauen höpffnerin hinterlaßene Erben anderseit neben herr Reinbold dem Commie der Fortification und hinten auf NN stoßend gelegen, solche behausung bestehet in dreÿ stuben, zweÿ küchen und Etliche Kammeren, darüber ist der dachstuhl mit breidzigel belegt hat auch Ein getremter Keller, hoff und gemeinschafftlichen brunen sambt Einem gleinem gärtlein (angeschlagen um) 650 gulden, [unterzeichnet] Hueber, Götz, Kaltner
Rubricarum series, der wittib ohnveränderte Nahrung, hausrath 10 lb, gold. rings 8 ß, summa summarum 11 lb
der beneficial erben ohnveränderte und theilbare Nahrung, hausrath 30 lb, behausung 305 lb, Summa summarum 335 lb – Schulden 647 lb, Compensando 312 lb, Endlich passiv onus loco der stall summa 300 lb

Madeleine Carler veuve de Pierre Jacobi hypothèque la maison au profit de Thomas Kau

1786 (30.6.), Chambre des Contrats, vol. 660, f° 251
Fr. Magdalena Jacobi geb. Carlerin weÿl. Peter Jacobi des huffschmitts wittib beÿständlich Simon Carl burgers sohns und regiments schneider löbl. infanterie regiments royal Darmstatt
in gegensein H. Lt. Thomas Kau, premier secrétaire de la commission féodale en Alsace – schuldig seÿe 300 R
unterpfand, eine behausung samt zugehörden a l’esplanade beÿ denen rothen häußern N° 25 mit allen deren übrigen gebäuden, begriffen, rechten und gerechtigkeiten, einseit neben N. Jillig dem zoller anderseit neben De Florence

Catherine Madeleine Jacobi épouse en 1786 Jean Pierre Glück, employé au magasin à sel de la Ville : contrat de mariage, célébration
1786 (24.8.), Me Anrich (6 E 41, 1517) n° 230
Eheberedung – Herr Johann Peter Klick der Employé in den hiesigen Saltz: Magazin Herrn Leonhard Klick des employirten in dem Königlichen frantzösischen Hospital daher mit fraun Margaretha geb. Guyot erzeugter großjähriger sohn (si fr. Gluck fils, Glück pere)
Sodann die Ehren und tugendbegabte Jungfrau Catharina Magdalena Jacobi weiland Herrn Peter Jacobi des burgers und Ouvrier d’Etat in dem königlichen Arsenal hieselbsten mit fraun Magdalena geb. Carlin erziehlte mehrjährige tochter unter assistentz Herrn Simon Carl des burgers und Schneiders ihres Oheims

Mariage, Saint-Laurent (cath. p. 40)
Hodie 31 augusti anni 1786 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt Dus Franciscus petrus glück argentinensis solutus Dni Leonardi glück in nosocomio regio hujate occupatus et dnæ Margarethæ guyot Conjugum hujus parochiæ filius minorennis parochianus noster et Dnella Magdalena Jacobi hujas filia soluta minorennis Defuncti dni jonnis petri Jacobi * civis hujatis et superstitis Dnæ Magdalenæ charles olim Conjugum parochiana ad supra dictum stum Stephanum (signé) Glück, Jacobi (i 22)

Les héritiers de Pierre Jacobi et de Madeleine Carl vendent la maison pour 2 800 francs à Jacques Bonami, musicien de l’armée, et à Gertrude Honnig

1827 (28.3.) Strasbourg 12 (103), Me Noetinger n° 25 – Enregistrement de Strasbourg, acp 183 f° 40 du 30.3.
Emile Gerboin, licencié en droit, mandataire de Simon Jacques Jacobi, ancien colonel et ex directeur d’artillerie de marine demeurant à Nantes, Madeleine Gluck majeure sans profession et Françoise Glück majeure
à Jacques Bonami, musicien au deuxième régiment d’artillerie à pied en garnison en cette ville, et Gertrude Honnig
une maison à rez de chaussée et un étage, cour, échoppe, petit jardin, puit commun, appartenances, droits et dépendances sise à Strasbourg rue des Maisons Rouges n° 25, d’un côté Michel Heegel d’autre Jean Müller devant la rue derrière les Sr Klughertz et Gregoire, la moitié par indivis appartient à M Jacobi recueilli dans la succession de Pierre Jacobi, ouvrier d’Etat, et Madeleine Charles ses père et mère, l’autre moitié aux Dlles Glück par représentation de Marie Madeleine Jacobi épouse de François Pierre Glück, employé aux substitances leur mère, recueilli dans la succession de Pierre Jacobi ses père et mère. Ceux ci avaient acquis de la veuve François Tournier aide major à la Citadelle par acte passé à la cidevant Chambre des Contrats le 16 juin 1767 – moyennant 2800 francs


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