29, rue des Grandes Arcades


Rue des Grandes Arcades n° 29, maison Schützenberger (1931)
V 142 (Blondel) – N 1030 puis section 62 parcelle 39 (cadastre)

Dessin (1931)Grandes Arcades 31-29 (mars 2015)
Projet de 1931 qui représente l’ancien état (dossier 802 W 55)
A gauche n° 29, à droite le n° 31
Le n° 31 au premier plan, suivi du n° 29 (mars 2015)

La maison dont l’avance est soutenue par des colonnes est une de celles appelées à l’Encorbellement (beim Überhang), au bas des Grandes Arcades, face à l’auberge au Cep de Vigne (zum Weinstock ou zum Rubenloch). Le propriétaire place un auvent de cinq pieds de large sur les vingt-cinq pieds de sa façade. En 1747, Jean Daniel Ehrmann charge Jacques Gallay de reconstruire la maison qu’il a été autorisé d’avancer sur le communal pour l’aligner avec les voisines. L’encorbellement supprimé a alors 21 pieds 4 pouces. Le propriétaire cède à son voisin (futur n° 31) une petite surface au premier étage de sa maison. Les héritiers Ehrmann obtiennent en 1768 que Blondel supprime les pavillons qu’il avait prévus à l’entrée de la place des Cordeliers et qui auraient limité les jours à une arcade au rez-de-chaussée et une fenêtre à chaque étage. Ils doivent cependant suivre l’alignement qu’il a établi en ravançant sur le communal. La maison est depuis cette époque la seule à dépasser de l’alignement entre les Grandes Arcades et la rue de l’Outre. La Ville souhaite déjà supprimer la saillie en 1790 comme l’indique la soumission du voisin qui se propose de racheter la maison et de la reculer si on lui verse une indemnité. Le projet n’aboutit pas, la Ville estimant les frais disproportionnés aux avantages qu’elle en tirerait.
L’Atlas des alignements signale un rez-de-chaussée et trois étages bons en maçonnerie. Sur les élévations de 1830, la façade se trouve entre les repères (q) et (r). On reconnaît de part et d’autre les murs latéraux aveugles de la saillie, vers le nord entre (p) et (q), vers le sud entre (r) et (s). Les deux arcades au rez de chaussée, les trois étages à trois fenêtres chacun, l’étage mansardé surmonté de greniers correspondent à l’état de 1931.

63 Elévations p-t-a
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 63
Cadastre (1925)
Alignement légal et partie en saillie du n° 29 (plan du service d’arpentage, dossier 97 MW 35)

Les propriétaires de la maison proposent en 1924 puis en 1929 à la Ville une transaction concernant la partie de la maison en avant de l’alignement légal. On envisage deux solutions, démonter la façade pour la remonter dans l’alignement ou transformer le rez-de-chaussée à la manière des Grandes Arcades. La proposition n’a pas de suite à cause du prix demandé. En mars 1930, la Brasserie Schützenberger qui vient d’acquérir l’immeuble 29-31 rue des Grandes Arcades et 14 place de Temple-Neuf fait part de son intention de le démolir et de le reconstruire. Elle est autorisée en janvier 1931 à transformer le n° 29-31 rue des Grandes Arcades mais sans consolider la partie en avant de l’alignement légal.
Début 1931, le maire qui tient à supprimer la partie saillante du n° 29 fait engager des négociations qui n’aboutissent pas. Finalement le permis de construire accordé en janvier 1932 autorise d’une part un sixième étage normal et un septième étage mansardé en dérogeant au règlement de Voirie qui n’admet que cinq étages habitables et d’autre part une marquise en saillie deux mètres, portée peu après à quatre mètres. La partie du bâtiment en avant de l’alignement est démolie en février et le bâtiment actuel construit peu après. Le préfet fait observer que la marquise barre le passage sur 14 mètres de longueur au lieu de 7 mètres sans que la circulation soit facilitée comme il avait d’abord été prévu.

Grandes Arcades 29-31 (1930)Grandes Arcades 29-31 (1932)
Photographies de 1930 (avant travaux, dossier 802 W 55) et en 1932 (après travaux, dossier 802 W 57)

La Police du Bâtiment entre en conflit en 1931 avec la Brasserie Schützenberger (Palais de la Bière) qui pose des enseignes sans autorisation. Il apparaît que la Division VI (service des travaux) s’est substituée aux compétences de la Division V (Police du Bâtiment) en les faisant autoriser. Les arguments que la Brasserie Schützenberger avance en 1941 montrent que la marquise a été conçue pour servir de terrasse avec l’accord tacite de la Ville. Un abri anti-aérien est terminé en mars 1943.

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1659 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Paul Knauff, organiste
1667 v Barthélémy Hünerer, marchand, et (1663) Sara Sandrat – luthériens
Chrétien Engelhard, marchand épicier, et (1676) Sara Sandrat ci-dessus, (1689) Marie Elisabeth Bressler et (1714) Catherine Milius – luthériens
1691 h Sara Hünerer, épouse (1691) de Jean Louis Redslob, marchand épicier, puis (1695) Jean Georges Kraus, aussi marchand épicier – luthériens
usufruit à Jean Georges Kraus, remarié (1700) à Marie Ursule Sandherr – luthériens
1737 h Marthe Krauss, épouse (1718) de Jean Georges Büchel, marchand – luthériens
1747 h Jean Georges Büchel, fourbisseur, et (1744) Eve Rosine Reich – luthériens
1747 v Jean Daniel Ehrmann, courtier, et (1716) Marie Madeleine Fritschmann – luthériens
1751 v Claude Joseph Revillot, marchand, et (1740) Catherine Simon – catholiques
1767 adj Jean Daniel Ehrmann ci-dessus
1769 v François Joseph Momy, cafetier, et (1761) Marguerite Schreiber – catholiques
1772 v Jean Schwartz, marchand, et (1768) Anne Elisabeth Metzler – luthériens
1781 v Jean Gay, libraire, et Catherine Louis – catholiques
et Jacques Gay, professeur de mathématiques et avocat en Parlement, et (1779) Marie Salomé Leicht – catholique et luthérienne
1791 h Jean Gay, libraire, et Catherine Louis
1792 v Jean Félix Weishaar, brasseur, et (1786) Marie Salomé Meyer – luthériens
1794 v Jean Jacques Rœderer, brasseur et marchand de vins, et (1787) Chrétienne Sophie Gutjahr, remariée (1797) au brasseur Léonard Farny puis divorce (1799) – luthériens
1788 v Pierre Joannin, chapelier, et (1794) Marguerite Ursule Schwabenhauser
1821 adj Jacques Frédéric Knœrr, propriétaire, et (1814) Caroline Rœmer
1721 v Louis Charles Philippe Schwartz, directeur des messageries, et (1806) Frédérique Caroline Schweickart
1825 v Christophe Henri Stammler, épinglier puis fabricant de tissus métalliques, et (1808) Susanne Madeleine Kratzeisen, (1821) Frédérique Steinmetz puis (1840) Louise Mélanie Heusch
1852 h Henri Guillaume et Fanny Stammler
Frédéric Gustave Stammler
1926 Zimmermann Joseph, propriétaire à Ribeauvillé
1931 v Grande Brasserie de la Patrie, Schützenberger et Compagnie, société anonyme

(1765, Liste Blondel) V 142, Claude Joseph Revillot
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 1030, Stammler, Christophe, les héritiers – maison, sol – 2,5 are (puis 1,75)

Locations

1772, Jean Jacques Hitschler, courtier (droit de billard)
1796, Jacques Siegwald, cafetier
1797, Lippmann Lehmann (sous-locataire)
1811, Draclard* et Compagnie à Paris
1819, Pierre Joannin (fils), employé des Ponts et Chausées, et Françoise Madeleine Lehmann
1832, Lydie Küss veuve de Jean Philippe Hasslauer, marchand de fayence
1837, Eugène Simon, pharmacien
1845, Auguste Berr de Turique et Achille Veil, commis négociants (sous-location)
1846, Jean Michel Berger, négociant

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

La maison doit à partir de 1605 une rente foncière pour deux colonnes qui soutiennent l’encorbellement – comme la maison voisine (Blondel V 143). La rente s’éteint en 1747 quand Jean Daniel Ehrmann transforme la maison en rachetant la rente
1562, VII 1446 (Zinßbuch D), f° 183-v

Item x ß d Soll geben Georg Burckars der schneider Zum Vberhang von Zwoen steÿnen seulen, so Jhme von Sthrn XXI vffm Almend Zusetz. und seinen grossen vberhang Zu vnderfangen, bewilligt worden, Luth vnsers Manual Ao 605 fol 160. gefallt vff weÿhenachten 606 Zum erst. Actum 5.ten Septemb. 1605.
(rub.) Bleibt. 8 Martÿ 1627.
Neü 181.

1652, VII 1461 (1652-1672), f° 181

Jetzt Batholomeus Hunerer
Hanß Paul Knaufen wittib, Soll gemeiner Statt von zween steinern seülen des Haußes Zum Überhang, gegen der Herberg zum Rebstock, Jahrs Vf Weihnachten 10 ß d
Alt. D. f. 183
New fol. 161

(quittungen 1652-1662)
den 30. Jan. 68 von Bartholme Hünerer alß possesore empf. für 62. 63. 64. 65. 66. 67.
1671, 1672

1673, VII 1465 (1673-1741) f° 161

Bartholome Hünerer, Soll von zween steinern Seülen des Haußes zum Überhang gegen der Herberg zum Rebstockh vff Weÿhnachten, 10 ß
St. Zinnßb. p. 181
ietzt Christian Engelhardt

1673-1683
Ist hernacher p. 214. demselben Zugeschrieben

1673, VII 1465 (1673-1741) f° 214-v

Johann Geÿer, Soll vom eingezäunten Allmend vornen am Hauß beÿm Überhang, vff Adolphi, 2 lb
St. Zinßb. p. 247
jetzt Herr Christian Engelhardt
Jetzt H. Johann Daniel Engelhardt

1673-1683
Er soll ferner von Zwoen steinern seülen des Haußes Zum Überhang, gegen der Herberg zum Rebstock auff Weÿhenachten, so hievornen p. 161. demselben zugeschrieben war. 1683. i.mo vide infra p. 234, 10 ß

1686-1741
Neuzb fol 259

1673, VII 1465 (1673-1741) f° 234

Herr Johann Ludwig Redtslob der Specereÿhändler soll von Zwoen steinern Säulen des haußes Zum Überhang, gegen der herberg Zum Rebstock auff weÿhnachten ([corrigé en] Joh. Baptæ) 1693. i.mo, 10 ß
vide hieroben p. 214
jetzt Johann Georg Krauß vid. 617

1693-1741
Neuzb fol 259-b

1741, VII 1470 (1741-1802) f° 259-b
alzb. 234
Joh: Georg Krauß Erben sollen Von Zweÿ steineren Säulen des Haußes Zum überhang gegen der Herberg Zum Rebstock auf Johannis Baptistæ, 10 ß

(quittungen) 1741-1747
[in margine :] vid. 634.
jetzt Johannes Ehrmann, welcher dießen Zinß Laut Prot. 1747. fol: 176.b abgekaufft.

Directeurs fonciers (Bauherren)

1691, Directeurs fonciers (VII 1374)
Chrétien Engelhard est autorisé à réparer sa maison, une de celles appelées à l’Encorbellement (beim Überhang) : remplacer les corbeaux de l’encorbellement, ravancer le toit et le garnir d’une gouttière en cuivre, rabaisser le soupirail grillagé

(f° 21) Dienstags den 3. Aprilis. H. Christian Engelhardt – H Christian Engelhardt, der Specereÿhändler, haltet an, daß er ein Kellerloch verändern, 2. köpfer erneüern, ein dach breiter machen, und eine Kupferne dachrinne machen laßen möge, an seinem hauß beÿ dem überhang. Erkannt, augenschein.
(f° 21-v) Eodem Nachmittag. Augenschein eingenommen. H. Christian Engelhardt – Nachgehends Zu H Christian Engelhardts behausung gegen dem Rubenloch gesehen, an welchem die 2. Köpfer am überhang gespaltten, so daß mann 2. neüe einlegen mueß, ist ieder 4 ½ schuhbreit. 2. Hielte er an daß er mit seinem Tach umb 2. Ziegel beßer herauß fahren, und eine Kupferne Tachrinne oder nach daran machen laßen dörffe. 3. daß er daß Vergremste Kellerloch vor seinem Gaden etwaß tieffer legen möchte. Erk. bedacht
(f° 22). Dienstags den 10. ejusdem [Aprilis] H. Christian Engelhardt – p° Eingenommenen augenscheins beÿ H Christian Engelhardts behaußung Gegen dem Rubenloch, ist demselben in allen 3. begehren Willfahrt und Zwahr gratis.

1694, Directeurs fonciers (VII 1376)
Chrétien Engelhard est autorisé à établir un auvent de 25 pieds de long sur 5 de large. Il en règle un capital au lieu de payer une rente foncière

(f° 35) Freÿtags den 30. dito [Aprilis]. H. Christian Engelhardt – H. Christian Engelhardt, der Specereÿhändler haltet an ihme Zuerlauben, daß er Vor sein hauß beÿ dem überhang, ein Wetterdach, 25. schuh lang, und 5. schuh breit machen laßen dörffe. Erk. Willfahrt, soll iährlich 1 lb. d. bodenzinß davon Geben. Ille will solchen Zinnß lieber abkauffen, ist accordirt vff 15. lb d. die seindt dato bezahlt und Verrechnet.

1700, Directeurs fonciers (VII 1379)
Jean Georges Krauss, propriétaire d’une maison à l’Encorbellement en bas des Grandes Arcades face à l’aubergiste au Cep de vigne, est autorisé à réparer la façade sous l’encorbellement

(f° 49-v) Dienstags den 24. Augusti 1700. Herr Johann Georg Krauß umb erlaubnus seinen Uberhang außzubeßeren – Herr Johann Georg Krauß, der Specereÿhändler ersucht MgHh. unterthänig Ihme Zuerlauben, daß Er an dem Überhang seiner unterhalb der Großen Erbslauben gegen dem Würthshauß Zum Weinstock gelegenen behausung die innerste pfosten der fenster gestell außschneiden, ane statt dreÿer Zween pfosten machen und die verfaulte pfette mit einem dielen begleiten aus den Überhang, der sich von dem hauß herauß thue mit einem eiseren bandt belegen laßen dörffe. Auff der Statt Lohners und der beeden Werckmeister erstattete relation daß Sie solches besichtiget und alles von geringer importantz befunden hätten, Ist Erk. Gebetternermaßen willfahrt.

1747, Directeurs fonciers (VII 1402)
Jean Daniel Ehrmann est autorisé à reconstruire l’ancienne maison Kraus en avançant sur le communal pour l’aligner avec celle de ses voisins Rieger et Berger. Deux mois plus tard, Jacques Gallay est autorisé à décharger et à tailler les pierres au Marché aux Herbes au bas des Grandes Boucheries

(f° 176-v) Sambstags den 18. Ejudesm [Novembris 1747] Johann Daniel Ehrmann – An dem Kraußischen modo Hn Johannes ([corrigé en] Johann Daniel) Ehrmann des Courtier hauß hieher der Großen Gewerbs Laub gegen dem Rubenloch über, welches einen Überhang hat, und weilen er solches neü Zubauen und damit es mit Riegers und Bergers Häußern darneben in eine flucht Komme, unter dem 21. schuhe 4. Zoll Langen Überhang, am Eck gegen dem Pfenningthurn um 7. schuhe 8. Zoll, und an dem Eck gegen der Gewerbs Laub 7. schuhe Hervor Zufahren, den Überrest des Überhangs aber Hinweg zuthun willens und deßwegen um erlaubnus, und außsteckung der flucht gebetten. Erkannt willfahrt gegen einmahlige bezahung 48. R wormit die bißher bezahlte 10. ß Zinß fallen, und außgethan werden sollen, dt. 48. R
(f° 177-v) Dienstags den 21. Novembris 1747 Jacque Galay – Jacque Galay der Maurer bittet erlaubnus die Stein Zu H. Johannes Ehrmann des Courtier Hauß Hieher der Großen Gewerbslaub, auf dem alten Krautmarck Unterhalb der großen Metzig außzuladen und Zu hauen. Erkannt Willfahrt gegen 4. lb. Zinß, dt 3. lb Rest remittirt

(traduction) Samedi 18 novembre 1747. Jean Daniel Ehrmann – (Visite des lieux) On s’est rendu de ce côté des Grandes Arcades face au Rubenloch à la maison Krauss, aujourd’hui au courtier Jean Daniel Ehrmann. Elle a un encorbellement et il souhaite la construire à neuf. Pour l’aligner avec les maisons voisines Rieger et Berger, il faudrait qu’il empiète sur le communal sous son encorbellement qui a 21 pieds 4 pouces, à savoir de 7 pieds 8 pouces vers la Tour aux deniers et de 7 pieds 8 pouces vers les Grandes Arcades, il enlèverait aussi ce qui reste de son encorbellement. Il demande à y être autorisé et à ce qu’on lui indique l’alignement à suivre. Décision, accord moyennant un paiment unique de 48 florins qui éteignent les 10 sous de l’actuelle rente foncière. Réglé, 48 florins.
Mardi 21 janvier 1748. Jacques Gallay – Le maçon Jacques Gallay demande à être autorisé de décharger et de tailler sur le Marché aux herbes en aval des Grandes Boucheries les pierres destinées à la maison du courtier Jean Daniel Ehrmann, de ce côté des Grandes Arcades. Décision, accord moyennant un loyer de 4livres. Réglé, 3 livres, remise du reste.

1748, Directeurs fonciers (VII 1403)
Jean Daniel Ehrmann cède une petite surface au premier étage de sa maison à son voisin Jean Jacques Meyer brasseur à la Cigogne pour qu’il reconstruise sa maison (été 1748)

(f° 41-v) Dienstags den 11. Junÿ 1748. Johann Jacob Meÿer Ca. Johannes Daniel Ehrmann – (Augenschein eingenommen) Ferner an Hn Johannes Daniel Ehrmann des Courtier Hauß gegen dem baarfüßer Platz über, wider welchen Johann Jacob Meÿer der bierwürth Zum Störckel deßen Nachbar geklagt, daß er jhme auf das Von Mghh. erhaltene und abgekauffte Allmendt unter seinem Überhang einen eingriff thue, und deßwegen um Justitz gebetten. Da Sie nun auch wegen eines Kleinen ohngefehr 6. schuhe Lang und 4 schuhe breiten Plätzleins, so Ehrmann in Meÿers ersten Stock hat, in streit seÿnd, für welches Ehrmann 600. R. forderet, Meÿer aber 400. R. Zugeben offerirt, Haben Sie sich auf Zuspruch Mghh. dahin Verglichen, daß Ehrmann Meÿern sothanes Plätzlein um 450. R. überlaßen, wormit auch das Erstere gehoben seÿn solle.
(f° 57-v) Dienstags den 27. Ejusdem [Augusti 1748] Johann Jacob Meÿer Ca. Johannes Daniel Ehrmann – Johann Jacob Meÿer der bierwürth Zum Störckel hieher der Großen gewerbs Laub, nebst Johann Jacob Moßeder dem Kieffer als dermahligen Vogt Johann Georg Meÿer deßen Sohns Erster Ehe, Klagt wieder Hn. Johann Daniel Ehrmann den Courtier, daß dießer die jenige 450. R. welche Meÿer jhme An 11. Junÿ Letzthin in gegenwahrt und auf Zuspruch Mghh. für ein Kleines Plätzlein, so Ehrmann in Meÿers erstem Stockwerck gehabt, Zugeben, und dießer Anzunehmen Versprochen, nicht mehr Annehmen, noch das Plätzel Cediren wolle. Ehrmann sagt er hätte mit außtrucklicher Condition das Plätzel um 450. R übergeben und abtretten wollen, wofern Meÿer jnnerhalb 14. tagen Gleich anfangen würde Zubauen, da er aber solches nicht gethan, wäre er auch nicht schuldig sein Wort Zu halten. Meÿer replicirt Hingegen, daß obgedachter sein Sohn erster Ehe seinen Mütterlichen Erbtheil an dem Hauß Habe, folgsam mit bauen, und Anderen Unkösten pro rato mit Leÿden müße. Nun seÿe sein Sohn nicht bemächtiget Ohne Vogt, und Ohne Obrigkeitliches Decret Hierein etwas Zuthun. Daniel Vogt der Holtzhändler deßen geweßener Vogt wäre in Majo lauffenden Jahrs Gestorben, und wegen Vorgefallener Vieler schwierigkeiten eines Neüen Vogts Halten, und darauf erfolgter Pfaltz ferien, biß Zu derselben Verstreichung, Kein Andrer Vogt, noch das Obrigkeitliche Decret Zuerhalten geweßen, welches jhme genugsam Justificirt und entschuldiget, daß er nicht Bauen Können. Erkannt, solle Meÿer anietzo Gleich anfangen Zubauen, und wann Ehrmann die 450. R. nicht annehmen wolte, selbige auf den Pfenningthurn Deponiren.

(traduction) Mardi 11 juin 1749. Jean Jacques Meyer contre Jean Daniel Ehrmann. (Visite des lieux) On est ensuite allé place des Cordeliers voir la maison du courtier Jean Daniel Ehrmann dont se plaint son voisin, le brasseur à la Cigogne Jean Jacques Meyer, qui prétend qu’il empiète au-dessous de son encorbellement sur un terrain communal acquis du Magistrat et demande que justice soit rendue. Comme tous deux ont aussi un différend au sujet d’une petite surface d’environ 6 pieds de long sur 4 pieds de large qu’Ehrmann possède au premier étage dudit Meyer, pour laquelle Ehrmann demande 600 florins mais Meyer en veut pas donner plus de 400 florins, ils ont transigé sur l’entremise du Magistrat, à savoir Ehrmann remettra 450 florins à Meyer pour cette surface, ce qui met aussi fin au premier différend.
Mardi 27 août 1748. Jean Jacques Meyer contre Jean Daniel Ehrmann – Le brasseur à la Cigogne Jean Jacques Meyer, de ce côté des Grandes Arcades, ainsi que le tonnelier Jean Jacques Mosseder, tuteur actuel de son fils en premières noces Jean Georges Meyer, se plaingnent du courtier Jean Daniel Ehrmann qui s’est engagé à accepter les 450 florins que lui a promis Meyer le 11 juin dernier en présence et sur l’entremise du Magistrat pour une petite surface qu’Ehrmann possédait au premier étage dudit Meyer, mais que maintenant il ne veut plus les accepter ni céder ladite surface. Ehrmann répond qu’il a consenti à céder cette surface contre 450 florins à la condition expresse que Meyer commene sa construction dans les quinze jours, mais comme il ne l’a pas fait il n’est pas non plus obligé de tenir parole. Meyer répond que comme son susdit fils en premières noces est propriétaire de sa part maternelle à la maison, il doit contribuer en proportion à la construction et aux autres frais. Son fils n’est pas actuellement habilité à agir sans tuteur ni autorisation du justice. Son ancien tuteur, le marchand de bois Daniel Vogt, est mort en mai dernier et il y a eu de nombreuses difficultés pour nommer un nouveau tuteur, il a ensuite fallu attendre la fin des vacances du Conseil pour le choisir et obtenir le décret de nomination, ce qui est une raison suffisante de n’avoir pas pu entreprendre les travaux. Décision, Meyer doit commencer immédiatement la construction et déposer les 450 florins à la Tour aux deniers si Ehrman ne veut pas les accepter.

1767, Directeurs fonciers (VII 1412)
Les héritiers Ehrmann possèdent l’ancienne maison Revillot. S’ils la reconstruisent en suivant le projet de Blondel qui a prévu des pavillons à l’entrée de la place des Cordeliers, la maison n’aurait plus qu’une arcade au rez-de-chaussée et une fenêtre à chaque étage

(f° 90-v) Dinstag den 4. Augusti 1767. Immelin oder Ehrmännischen Erben – Lect. Memoriale H. Jean Louis Immelin undt interessenten. Erkandt sollen die zweÿ annectirte plans dem H Bau inspectori Communicirt werden umb dieses begehren genaw zu überlegen, einen Convenabler plan Zumachen und mit Herrn Prætori Regio davon Zu Conferiren damit wan solches geschehen als dann ergehen könne was rechtens.
(f° 92-v) Dienstag den 11. Augusti 1767. Ehrmännische familie – H Werner der bau inspector producirt Ein brieff den er an H. Præt. Reg. Zu folg unßerer Erkantnus vom 4. hujus, schreibet wegen denen, vor der Ehrmännischen familie die der Revillot haus kauflich angenommen und ohnumgänglichen weis bauen musten, geschehenen des bauenthalbes remonstration, factâ lectione ist Erkannt daß selbiger, wie er verfaßet soll überschickt werden.
(f° 101-v) Dienstags den 24.sten 9.bris 1767. H. Johann Ludwig Imlin – H. Johann Ludwig Imlin der Silberarbeiter allhier bitet nochmahlen umb anweißung der fluchtlienie und façade nach welcher er sein hauß gegen dem Gasthauß Zum Rubenloch über gelegen bauen solle, und remonstriret, daß nach dem von Sr. Blondel vorgeschriebenen Plan d. hauß unten auff dem boden nur einen Schwibbogen Zum eingang und in jedem Stockwerck nur einen Creutzstock Zuem liecht erhalten würde, überdiß auch das gebälck und ingebäudt so noch in einem sehr guten Stand sich befindet durchauß müßte verändert und von grund auß abgebrochen und neu auffgebauet werden, wodurch aber jhme nicht nur sehr große und unnöthige Kösten verursachet, sondern auch auff dieße art das hauß Zum gewerb einer privatpersohn unbrauchbar würde gemacht werden. Erkannt, Solle der H: baw: Inspector Sr Blondel noch einmahl hiervon Vorstellungen und bericht abstatten und versuchen ob nicht thunlich daß der entworffene Plan möge geändert werden.

(traduction) Mardi 4 août 1767. Imlin ou héritiers Ehrmann – Donné lecture d’un mémoire de Jean Louis Immlin et consorts. Décision, les deux plans annexés devront être transmis à l’inspecteur foncier pour qu’il puisse instruire exactement la demande, dresser un plan approprié et en parler au préteur royal, après quoi sera décidé de la suite à donner.
Mardi 11 août 1767. Famille Ehrmann – L’inspecteur foncier Werner produit une lettre qu’il a préparée pour le préteur royal suite à notre décision du quatre courant et dans laquelle il fait des observations relatives à la construction de la maison que la famille Ehrmann a acquise de Revillot et doit immédiatement construire. Lecture faite, on d décidé qu’elle serait envoyée telle quelle.
Mardi 24 septembre 1767. Jean Louis Imlin – L’orfèvre Jean Louis Imlin demande à nouveau qu’on lui indique l’alignement qu’il doit suivre pour reconstruire la façade de sa maison face à l’auberge dite zum Rubenloch. Il fait remarquer qu’en suivant le plan préconisé par le sieur Blondel, le rez-de-chaussée de la maison ne comprendrait qu’une arcade à l’entrée et une seule croisée à chaque étage pour faire entrer la lumière, qu’en outre les poutres et l’intérieur sont encore en très bon état, qu’il faudrait la démolir entièrement et la reconstruire à neuf, ce qui non seulement entraînerait des frais très élevés et inutiles mais rendrait aussi la maison impropre à la profession d’un particulier. Décision, l’inspecteur foncier présentera à nouveau ses observations et son compte rendu au sieur Blondel et devra voir s’il serait possible de modifier le plan préconisé.

1768, Directeurs fonciers (VII 1413)
Blondel consent à supprimer les pavillons en avril 1767, de sorte que les maisons pourront être reconstruites mais en suivant l’alignement qu’il a établi

(f° 8) Donnerstags den 3. Martÿ 1768. H. Johann Ludwig Imlin (v. fol. 15.b) – H. Johann Ludwig Imlin der Silberarbeiter præsentirt nochmalen unterthäniges Memoriale nebst einem Plan der façade nach welchem er das Ehrenmännische hauß gegen dem Gasthauß zum Rubenloch über gelegenen zu bawen vorhabens seÿe, und bittet umb genehmhaltung, Erkanntnus, Solle der baw: Inspector Sr Blondel dem architecte in Paris den producirten plan communiciren und versuchen, ob nicht thunlich an denen façaden derer Pavillons am waffenplatz deren verschiedenen seiten man nicht auff einmahl und zugleich übersehen kan eine abänderung vorzunehmen
(Joint) Die facade nach dem alten Plan belauffet sich vor Mauer und steinhauer arbeit auff 488 R vor schreiner arbeit 30 vor schloßer arbeit 24 vor glaßerarbeit 18 summa 560 R
Die facade nach dem Neuen Plan vor Mauer und steinhauer arbeit 890 vor schreiner arbeit 99 schloßer arbeit 123 glaßerarbeit 36, summa 1148 nach abzug des alten restirt 588 R
an dem alten gäbel welcher von dem abgebrochenen hauß stehen geblieben, befinden sich ohngefähr 3000 Maurstein à 1 R 7 ß 4 : 51 R
5 Cubic Clafft. brocken a 6 R 3 ß 9, 31 R 8 ß 9 summa summarum 82 R 8 9
(f° 15-v) Dienstags den 12.ten Aprilis 1768. H: Joh: Ludwig Imlin – H: Werner der baw Inspector referiret, er habe Mghh. befehl vom 3.ten Martÿ letzthin Zufolg Sr Blondel dem Architecte in Paris pt° der abänderung derer Pavillons gegen dem waffen platz geschrieben, und producirt das Ihme hier auff ertheilte Antworts schreiben, vermög welches derselbe consentiret daß auff die projectirte Pavillons gegen dem Gasthauß Zum Rubenloch und gegen dem Stattkellerhoff über gelegen Verzug gethan werden könne, mithin der Ehrmännischen frauw wittib und Erben wie auch denen beeden nachbaren die façade an jhren Häußern nach dero willkühr auffzuführen Könne erlaubt werden, unter dem beding jedoch daß Sie solche nach dem entworffenen allignement vorbawen sollen, dießes Mghh. außspruch anheim stellendt. Erkannt, wird der Ehrmännischen fr: Wittib erlaubt die façade von jhrem hauß nach dero güt düncken auffzuführen, und dem H. baw: Inspectori auffgetragen die flucht außstecken und anzuweißen.

(traduction) Jeudi 3 mars 1768. L’orfèvre Jean Louis Imlin présente à nouveau humblement son mémoire et un plan de la façade qui montrent comment il a l’intention de construire la maison Ehrmann face à l’auberge dite zum Rubenloch et demande de les approuver. Décision, l’inspecteur foncier devra transmettre le plan à l’architecte Blondel à Paris et voir s’il ne serait pas possible de modifier la façade des pavillons de la Place d’armes qu’on ne peut pas voir tous deux à la fois.
(Joint) Selon l’ancien plan, la façade revient à 488 florins pour la maçonnerie et la taille, 30 pour la menuiserie, 24 pour la serrurerie, 18 pour le verre, en tout 560 florins
Selon le nouveau plan, la façade revient à 890 florins pour la maçonnerie et la taille, 99 pour la menuiserie, 123 pour la serrurerie, 36 pour le verre, en tout 1148 florins, soit 588 florins après soustraction de l’ancienne.
Le pignon qui reste de la maison démolie comprend environ 3000 pierres de taille à 1 florin 4 sous 4 d., soit 51 florins,
5 toises cubiques de remblai à 6 florins 3 sous 4 d., soit 31 florins 8 sous 9 d, (total) 82 florins 8 sous 9 d
Mardi 12 avril – L’inspecteur foncier Werber rapporte que sur ordre du Magistrat en date du 3 mars dernier il a écrit à l’architecte Blondel à Paris au sujet de la modification des pavillons qui donnent sur la place d’Armes et présente la réponse qu’il a reçue, d’après laquelle l’architecte consent à supprimer les pavillons prévus face à l’auberge dite Zum Rubenloch et aux celliers de la Ville, de sorte que la veuve et les héritiers Ehrmann ainsi que leurs voisins pourront construire leur façade comme ils le souhaitent, mais à condition de les édifier en avant suivant l’alignement prévu, en s’en remettant pour cela au Magistrat. Décision, la veuve Ehrmann est autorisée à construire la façade à sa convenance, l’inspecteur foncier est chargé de mraquer l’alignement et de le montrer.

1790, Directeurs fonciers (VII 1424)
Jean Félix Weisshaar qui possède la maison voisine à la Cigogne s’engage à reculer la façade selon l’alignement que souhaite la Ville à condition qu’il soit dédommagé. La Ville trouve que la dépense est disproportionnée aux avantages qu’elle en tirerait

(f° 47-v) Dienstags den 31. Augusti 1790 – H. Johann Felix Weißhaar pt° erkauffung der Gayischen behaußung – Ego Secretarius berichte, daß da unterm 13. Julii jüngst wegen dem alignement des unteren place d’armes Verhandlung gepflogen worden, unter anderem verordnet worden, wegen erkauffung der Gayischen behaußung Submissionen anzunehmen H Johann Felix Weißhar der bierbrauer Zum Storcken folgende submission ad protocollum übergeben.
Da H. Secretarius Ferber den auftrag erhielte erkundigung ein zu ziehen, wie hoch ich meines Nachbars H Gay haus übernehmen könte, so habe die ahne ihnen andurch meine schriftliche vernehmlaßung zu communiciren.
Will Löbliche Gemeine Statt daß ermeltes Haus nach dem Alignement mit meinem Haus der flucht auf der andern seite der Frau Michelin nach abgebrochen und Zurück gesetzt werden solle. Auf meiner seit belaufe sich der Hausabschnitt und der Verlust des platzes auf 11 schu länge meß und auf der Frau Michelin seite 12 und ½ schuh. Durch diße Zurück setzung verursacht man sich große Kosten um dießen Steinhauffen wieder weg zu schleppen und die Façade nebst dem dachwerck wieder auf zu bauen, auch die Camine welche sich würcklich in dem Fragmentum befinden Zurück ins haus Zu setzen und wiederauf zu bauen ansonsten niemand das haus Zum bewohnen benutzen könnte, so gehet meine declaration dahin, daß wann Löblich gemeine Statt mir dießes haus wie es würcklich da stehet überlaßen, und ich solches nach gemachtem wieder auf bauen und von innen repariren solte ich eine summ von acht zehen tausend livres offferiren, mit dem beding wann allen falls auf dem vordern Abschnitt bodenzinß hafften sollte nur die Schatzung, welche dießer vordere Abschnitt traget, dieße soll nach verhältnus das nach gerigen werths diminuirt werden.
Wann der vordere Abschnitt dieses Haußes weggenommen wird, so gleichts einer Laterne und ist in der Mitte so gespannt Von den nebens gebäuden, daß die böden ganz außer bleÿ sind, bis dieße wieder in ordnung Gebraucht und gefüttert werden, so kan die innere reparation ein nicht geringeres Objectum aus machen, und in Vergleichung des Ankaufs, derer Bau und Reparations kösten, wann auch das Haus ganz im stand ist, so ist der werth des haußes Viel geringer als ankauf und reparations kösten.
Dießes sind meine declarationen, weiters verbinde ich mich nicht, und ersuche zu gleich solche beÿ behörde vor zu schlagen und erwarte hier über die gesinnung. Straßburg den 30. Augusti 1790. Unterschrieben Johann Felix Weishaar Biersiede
Finita lectione wurde bemerckt, daß da dießes haus durch eine freÿwillige Versteigerung zu 33 000 livres ausgebotten worden, Löbliche Statt über die 18 000 livres so H Weißhaar dafür zu geben gesonnen, annoch 15 000 livres beÿ zu schießen habe, daß alßo das auf dem parade platz angenommene allignement Löbl. Statt sehr theur zu stehen käme, besonders wann selbige annoch das für das Terrain vielleicht erhaltene geld, da ein großer theil der behaußung quæestionis zum allmend wieder gelaßen würde, auch noch zurück gegeben werden mußte. Erkannt, Seÿe dieße sache noch Zur Zeit auf sich zu laßen.
(f° 50-v) Dienstags den 7° Septembris 1790. – H. Johann Felix Weißhaar pt° erkauffung der Gayischen behaußung – Mstr Stahl der Maurer nahmens H Johann Felix Weißhar des bierbrauers berichtet, daß da die Gayische Behaußung um 3000 livres wohl feiler zu erkauffen seÿe, gedachter H Weißhaar seine den 31. Augusti jüngst übergenebe Submission wieder Zurück nehme und sich zu erkauffung gemelter behaußung und erbauung derselben nach den angenommenen allignement anheischig mache, wann Löbliche Statt sich entschließen würde ihme 10 000 livres baares geld zu geben. Erkannt, Verzeichnus [unterzeichnet] Dietrich Maire

(traduction) Mardi 31 août 1790. Jean Félix Weisshaar, au sujet de l’achat de la maison Gay – Je soussigné secrétaire rapporte qu’on a statué le 13 juillet denier su sujet de l’alignement au bas de la place d’Armes et qu’il a été entre autres décidé d’accepter des soumissions pour l’achat de la maison Gay et d’enregistrer la soumission suivante faite par le brasseur à la Cigogne, Jean Félix Weisshaar.
« Comme le secrétaire Ferber a été chargé de s’informer du prix que je pourrais offrir pour la maison de mon voisin le sieur Gay, je tiens à vous communiquer ma déclaration écrite.
La Ville veut que ladite maison soit détruite et reconstruite en arrière d’après l’alignement de ma maison et celui de la maison de la dame Michel de l’autre côté. De mon côté, le terrain perdu en reculant la maison aurait 11 pieds de long et du côté de la dame Michel 12 pieds ½. Les frais à engager seraient importants pour reculer la maison, enlever le tas de pierres et reconstruire non seulement la façade mais aussi le comble, il faudrait en outre reculer les cheminées qui se trouvent sur cette partie de la maison et la reconstruire entièrement pour la rendre habitable. Je déclare donc que si la Ville me cède cette maison dans son état actuel pour que je la reconstruise comme ci-dessus en réparant l’intérieur, j’offre une somme de 10 000 livres, à condition que si une rente foncière est assise sur cette partie avant, son estimation devrait être diminuée en proportion.
Quand on aura supprimé la partie avant de cette maison, elle ressemblera à une lanterne ouverte entre les bâtiments adjacents, les planchers seront descellés jusqu’à ce qu’on les remette en état, de sorte que les réparations intérieures ne sont pas négligeables, qu’il faut ajouter au prix d’achat la construction et les réparations. Même en supposant que le maison est en bon état, la valeur de la maison est bien inférieure au prix d’achat et aux frais de réparation.
Voici mes déclarations et les limites de mon engagement que je porte à la connaissance des autorités compétentes en attendant leur approbation. Strasbourg le 30 août 1790, signé Jean Félix Weishaar. »
Lecture faite, on a fait remarquer que comme cette maison a été exposée à la vente au prix de 33 000 livres, la Ville aurait à compléter la somme de 18 000 livres qu’offre le sieur Weishaar par cette de 15 000 livres, de sorte que l’alignement proposé de la place d’Armes reviendrait très cher à la Ville, surtout si elle devait dépenser l’argent qu’elle a éventuellement obtenu du terrain puisqu’une grande partie de la maison en question serait réunie au communal. Décision, l’affaire est ajournée.
Mardi 7 septembre 1790. Jean Félix Weisshaar, au sujet de l’achat de la maison Gay – Le maçon Stal, agissant au nom du brasseur Jean Félix Weisshaar, expose que comme le prix de la maison Gay est 3000 livres plus élevé que prévu, ledit sieur Weishaar retire la soumission qu’il a faite le 31 août dernier et qu’il s’engage à acheter et à construire ladite maison si la Ville est disposée à donner 10 000 livres comptant. Décision, enregistré, (signé) Dietrich Maire

1799 (283 MW 365)

A L’administration municipale de la Commune de Strasbourg, Le soussigné Pierre Joannin Mr. Chapelier Vous expose que par votre délibération du 7 vendemiaire vous lui avez permis de faire pratiquer une porte dans le pignon de sa maison size au Bas de la Place D’armes N° 49 Et qu’en conséquence l’administrateur des Domaines et finances a fait signifier au Cit. Michel Zeitler d’enlever dans trois mois Sa Boutique adossée au dit Pignon, Ce tems est echu depuis environ 20 jours et le Cit. Michel Zettler ne s’est point conformé a la signification qu’il a reçu
Le petitionnaire Vous prie de le mettre a même de faire faire de suite la porte susmentionée En faisant sortir led. Zeitler puisqu’il a un nouvel Emplacement ou il y a une boutique ouverte Strasbourg le 5. pluviose 7

Description de la maison

  • 1737 (billet d’estimation traduit) la maison comprend plusieurs poêles, chambres, cuisines et vestibules, à droite en entrant un passage à demi toit sous lequel il y a une chambre étroite, une galerie couverte de dalles, le bâtiment arrière à simple demi-toit comprend le poêle pour l’officier ef au-dessus la chambre pour le domestique, au rez-de-chaussée se trouve la boutique et le magasin à l’arrière desquels il y a un entrepôt de marchandises à cloisons en lattes, en outre une cour, un puits, une chaudière, un bûcher, une cave voûtée, le tout estimé avec ses appartenances et dépendances à la somme de 3 000 florins

Atlas des alignements

2° arrondissement ou Canton nord – Place d’Armes (f° 21-v)

nouveau N° / ancien N° : 2 / 49
Joannin
Rez de chaussée et 3 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

La maison porte d’abord le n° 49 de la place d’Armes alors que sa voisine au sud fait partie de la rue des Grandes Arcades. A partie des années 1850, elle est marquée du n° 29 rue des Grandes Arcades qui commence alors à l’angle de la rue de la Mésange. Le cadastre porte trace des partages successifs des maisons n° 29 et 31 qui ont été réunies par le même propriétaire en 1807.
Cadastre napoléonien, registre 21 f° 299 case 1

Stammler Christophe Henry à Strasbourg
Stammler Henri Guillaume propriétaire à Strasbourg (1852)

N 1030, maison, sol, vis à vis la place d’armes 49
Contenance : 1,75
Revenu total : 0,91
Folio de destination : 299
Année de sortie : 1845
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 14
fenêtres du 3° et au-dessus :

N 1032, sol, vis à vis la place d’armes 26
Contenance : 1,25
Revenu total : 0,65
Folio de provenance : 299
Année d’entrée : 1852
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 14
fenêtres du 3° et au-dessus :

N 1031.p, maison, sol, vis à vis la place d’armes 26
Contenance : 1,25
Revenu total : 159,50 (319,69)
Folio de provenance : 300
Année d’entrée : 1853
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 7
fenêtres du 3° et au-dessus : 4

N 1031.p, maison, sol, vis à vis la place d’armes 26
Contenance : 1,25
Revenu total : 159,50
Folio de provenance : 300
Année d’entrée : 1853
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 9
fenêtres du 3° et au-dessus : 6

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 300 case 2

Stammler Fanny à Strasbourg

N 1031.p, maison, sol, vis à vis la place d’armes 25
Contenance : 2,02
Revenu total : 613,05 (612 et 0,60)
Folio de provenance : 299
Folio de destination :
Année d’entrée : 1852
Année de sortie : 1853
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 27 / 22
fenêtres du 3° et au-dessus : 18 / 14

N 1030.p, sol, vis à vis la place d’armes 49
Contenance : 0,87
Revenu total : 0,45
Folio de provenance : 299
Folio de destination :
Année d’entrée : 1852
Année de sortie :

N 1031.p, maison, vis à vis la place d’armes 26
Contenance : 2,02
Revenu total : 452,50
Folio de provenance : 300
Folio de destination :
Année d’entrée : 1853
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18 / 15
fenêtres du 3° et au-dessus : 12 / 10

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 300 case 3

Stammler Frédéric Gustave lieutenant du génie

N 1031.p, maison, sol, vis à vis la place d’armes 25
Contenance : 2,03
Revenu total : 613,02 (612 et 0,60)
Folio de provenance : 299
Folio de destination :
Année d’entrée : 1852
Année de sortie : 1853
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 26 / 21
fenêtres du 3° et au-dessus : 15 / 15

N 1030.p, sol, vis à vis la place d’armes 49
Contenance : 0,88
Revenu total : 0,46
Folio de provenance : 299
Folio de destination :
Année d’entrée : 1852
Année de sortie :

N 1031.p, maison, vis à vis la place d’armes 25
Contenance : 2,02
Revenu total : 452,50, total 453,56
Folio de provenance : 300
Folio de destination :
Année d’entrée : 1853
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18 / 15
fenêtres du 3° et au-dessus : 12 / 10

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1088 case 2

Stammler Frédéric Gustave, lieutenant / capitaine du génie
1907 (2733) Stammler Theodor Heinrich Artillerie Escadronchef in Versailles für 42/210 u. Miteigentümer

N 1031.p, maison, sol, Rue des grandes arcades 29-31
Contenance : 2,03
Revenu total : 453,56 (452,50 et 0,60)
Folio de provenance :
Folio de destination : Gb 1088
Année d’entrée :
Année de sortie : 1909
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18
fenêtres du 3° et au-dessus : 22

N 1030.p, sol
Contenance : 0,88
Revenu total : 0,46
Folio de destination : Gb 1088
Année d’entrée :
Année de sortie : 1909

N 1030.p, Hof
Contenance : 1,75
Revenu total :
Folio de provenance : 1088, 1089
Année d’entrée : 1907

N 1030.p, Hof
Contenance : 2,30
Revenu total :
Folio de provenance : 1088, 1089
Année d’entrée : 1907

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1089 case 1

Stammler Fanny
1873 Ebel Jakob Spezereihändler
1876 Stammler Fanny
dieses Folio ist mit Folio 1088-II zu vereinigen

N 1031.p, maison, sol, Rue des grandes arcades 29-31
Contenance : 2,02
Revenu total : 453,55 (452,50 et 0,60)
Folio de provenance :
Folio de destination : Gb 1088
Année d’entrée :
Année de sortie : 1907
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18
fenêtres du 3° et au-dessus : 22

N 1030.p, sol
Contenance : 0,88
Revenu total : 0,45
Folio de destination : Gb 1088
Année d’entrée :
Année de sortie : 1907

Cadastre allemand, registre 32 p. 446 case 4

Parcelle, section 62, n° 39 – autrefois N 1030
Canton : An den Gewerbslauben Hs. N° 29
Désignation : Hf, Whs – sol, maison (p. n. d.)
Contenance : 1,55 / 1,28
Revenu :
Remarques : 1932 démolit.
1933 d. p.. 450 c. 4.
(par. 1643

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1926), compte 3506
Stammler Theod. Heinr. u. Miteigent.
rayé 1926

(Propriétaire à partir de l’exercice 1926), compte 4236
Mathis Robert Versicherungsdirektor Ehefr. geb. Wolff
1925 Zimmermann Joseph, propriétaire à Ribeauvillé
1931 Allimant Eugène sa veuve pour 15/52. et cohéritiers
1934 Half Marie sans profession épouse divorcée de Frédéric Fricke
rayé 1936

(Propriétaire à partir de l’exercice 1931), compte 1130
Schützenberger père et fils / Vater u. Söhne, offene Handelsgesellschaft in Strassburg
1927 Schützenberger père et fils société en nom collectif
1931 Grande Brasserie de la Patrie, Schützenberger & Cie société anonyme
(222)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton V, Rue 98 au bas de la Place d’Armes (p. 241)
(maison n°) 49

Pr. Gay, Jacques, Av. au Parl. et Libraire – Echasses
Loc. Caffenhoff, Charles, hollandais, vit de ses rentes
Loc. de Koenigsberger, Henri Georges, Conseil. de la Cour de Saxe

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

An den Gewerbslauben (p. 48)

(Hs. Nr) 29-31
Müller, Speil-, Leder- u. Galanteriewaren. 01
Stammler, F., Rentnerin. E 2
Stammler, H., Rentnerin. 2
Schwartz, A., Gesch-Reisender. 3
Schwartz, J., Gesch-Reisender. 3
Bopp, Schuhmacherm. 4
Köhler, Zuschneider. 4

Dossiers de la Police du Bâtiment

(Dossier III, début)
Une nouvelle devanture à volets en bois est posée au 29-31 rue des Grandes-Arcades en 1886. Les locaux sont ensuite occupés par la bazar Passage Muller qui demande en 1911 l’autorisation de poser deux vitrines en fer sur les murs latéraux du 29 rue des Grandes-Arcades. On oppose un refus à la demande qui a donné lieu a un débat administratif parce que les vitrines se trouvent sur une partie en avant de l’alignement légal. Les magasins Muller procèdent à leur liquidation en 1929.

(Dossier 97 MW 35)
Le propriétaire propose en 1924 à la Ville une transaction concernant la maison non alignée. La Division VI répond que l’Etat, en l’occurrence les Ponts et Chaussées, sont compétents en la matière d’après l’arrêté ministériel du 8 février 1899. Les différents services voient deux solutions propre supprimer la saillie, soit démolir et reconstruire la façade dans l’alignement légal soit établir un passage en arcades sous la partie en saillie. Les prétentions trop élevées du propriétaire font échouer la transaction.
Les héritiers du propriétaire proposent en 1929 à nouveau de céder à la Ville le terrain en avant de l’alignement légal. La Ville estime judicieux de renvoyer d’abord les héritiers au service des Ponts et Chaussées pour limiter leurs prétentions. La Ville décline finalement l’offre.
En décembre 1930, le maire Huber estime qu’il faut saisir l’occasion de supprimer la saillie en entrant en pourparlers avec la brasserie Schützenberger, nouveau propriétaire des lieux. La brasserie est prête à céder le terrain mais pour une somme bien trop importante. Elle pose par ailleurs des exigences inacceptables (nombre d’étage du nouveau bâtiment, installation d’une terrasse devant le bâtiment)

(Dossier I)
En mars 1930, la Brasserie Schützenberger qui vient d’acquérir l’immeuble 29-31 rue des Grandes Arcades et 14 place de Temple-Neuf fait part de son intention de le démolir et de le reconstruire. La Division VI constate que le n° 29 rue des Grandes Arcades dépasse de 3,50 à 4,40 m l’alignement légal, que le nombre d’étages prévus (sept) est supérieur au prescriptions (six étages) et que les façades projetées ne correspondent pas à celles du voisinage. En novembre, le projet de la Brasserie Schützenberger ne modifie pas l’alignement vers la rue des Grandes Arcades. Elle est autorisée en janvier 1931 à transformer le n° 29-31 rue des Grandes Arcades et 14 place du Temple Neuf et à surélever de deux étage la partie vers la place du Temple-Neuf, sans exécuter de travaux confortatifs dans la partie en avant de l’alignement légal.
Le maire tient à engager des négociations pour supprimer la partie du n° 29 en avant de l’alignement légal. La Ville estime en janvier 1931 que la somme demandée pour le terrain en saillie est inacceptable et que la Brasserie pose des exigences qui annuleraient les effets de l’achat du terrain (terrasse devant le bâtiment). De nouveaux pourparlers en mai n’aboutissent pas davantage.
La Police du Bâtiment constate en avril que les travaux sont en cours non seulement dans le bâtiment vers la place du Temple-Neuf et dans le bâtiment du milieu mais aussi dans le bâtiment avant à l’arrière de l’alignement légal, ce qui permettrait de les considérer comme des travaux non autorisés. La réception des bâtiments place du Temple-Neuf a lieu fin juillet. En décembre la Brasserie est autorisée à transformer la toiture simple en toit mansardé.
Le maire prend en décembre 1931 un arrêté individuel qui interdit tous les travaux confortatifs dans la partie en saillie sur l’alignement. A la fin du même mois, la Brasserie Schützenberger fait une nouvelle proposition. La Ville paierait un dédommagement de 250 000 francs, le propriétaire démolirait la saillie et serait autorisé à construire une façade de 20 mètres à rez-de-chaussée surmonté de 6 étages, d’un sixième en retrait d’un mètre et de mansardes. Le propriétaire ne supporterait pas les frais d’établissement du trottoir sur lequel il serait autorisé à installer une terrasse de 2 mètres de large et une marquise de 4 mètres de large sur toute la longueur de la propriété ainsi que des enseignes lumineuses.

(Dossier II)
La Brasserie Schützenberger présente un projet de nouvelle façade du n° 29 rue des Grandes Arcades, élaboré avec le concours du service municipal des travaux. Le permis de construire accorde en janvier 1932 à titre exceptionnel un sixième étage normal et un septième étage à la mansarde en dérogeant aux prescriptions du Règlement de Voirie qui n’admettent que cinq étages habitables et une autorisation révocable de construire une marquise en saillie deux mètres devant la façade. La Brasserie obtient que la saillie soit portée à quatre mètres. La partie du bâtiment en avant de l’alignement est démolie en février. Le service des travaux trouve d’abord inapproprié le projet de marquise en béton armé et préférerait une charpente métallique puis donne un avis favorable. Les travaux sont terminés en septembre. Le préfet fait observer que la marquise « barrerait donc le passage sur 14 mètres de longueur au lieu de 7 mètres que la partie saillante occupait avant sa démolition et rendrait sans effet la mise à l’alignement de l’immeuble au point de vue de l’élargissement de la chaussée manifestement trop étroite à cet endroit.  »

(Dossier III, suite)
La Brasserie Schützenberger qui a ouvert un Palais de la Bière établit sans autorisation des enseignes en 1931. Le maire prend un arrêté qui suspend les travaux interdits puis transmet un rapport de contravention au procureur de la République. Il apparaît que la Division VI (service des travaux) s’est substituée aux compétences de la Division V (Police du Bâtiment) en faisant autoriser des enseignes. Le maire fait cesser les poursuites en juin 1933 pour que les dissensions entre les services de la Ville n’apparaissent pas en public.
La Brasserie Schützenberger demande en 1941 l’autorisation de transformer la marquise en terrasse en faisant observer qu’elle a été conçue dans ce but et que la municipalité avait reporté cette autorisation (ce qui est à mettre en relation avec les abus de la Division VI quelques années plus tôt). L’autorisation lui est refusée. Un abri anti-aérien est provisoirement terminé en mars 1943.
(Suite du dossier non analysée)

Sommaire (Dossier III, début, cote 802 W 57)
  • 1872 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le plombier Bedicam fils soit autorisé à faire une prise pour cinq becs pour le locataire Hauer, maison 29 rue des Grandes-Arcades qui appartient à Stammler)
  • 1885 – La Police du Bâtiment notifie Fanny Stammler (31 rue des Grandes-Arcades) de faire ravaler les façades des n° 29, 31 et 33. En marge, le n° 33 appartient à Guillaume Stammler
    1885 – L’entrepreneur Paul Dürr (17 rue des Bouchers) demande au nom de Fanny Stammler (29-31 rue des Grandes-Arcades) l’autorisation de faire un raccord aux égouts de la Ville selon le schéma joint – Autorisation – Travaux terminés, il manque une grille en fer – Schéma et plan de situation – Rappels envoyés à l’entrepreneur, mais la grille est déjà posée.
  • 1886 – Dossier au commissariat de police. L’entrepreneur Dürr demande l’autorisation de poser une nouvelle devanture à volets en bois au 29-31 rue des Grandes-Arcades – Travaux terminés, avril 1886
  • 1898 – Dossier. L’entrepreneur A. Wagner demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique devant le 29 rue des Grandes-Arcades – Transmission au commissariat de police, autorisation. Dossier classé, juillet 1898
  • 1903 – C. C. Müller (Passage Muller) informe la Police du Bâtiment qu’il va poser deux drapeaux publicitaires au 29-31 rue des Grandes-Arcades. La Police du Bâtiment constate que les drapeaux n’ont pas été posés mais une enseigne lumineuse – C. C. Müller est autorisé à poser une enseigne électrique – L’enseigne est retirée en 1910
  • 1904 – L’entreprise Sigel frères demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique devant le 29-31 rue des Grandes-Arcades – Autorisation – Travaux terminés, juin 1904
  • 1908 – Dossier. Les locaux commerciaux du Passage Muller (29-31 rue des Grandes-Arcades) ne sont pas chauffés en hiver. Comme on présente des marchandises inflammables dans le magasin, la seule solution serait un chauffage central
  • 1912 – Charles Muller (Bazar Muller) a posé sans autorisation un volet roulant et des vitrines – Demande – Autorisation de poser deux vitrines et un store au 29-31 rue des Grandes-Arcades
  • 1911 – Emile Unselt (ferronnerie d’art) demande au nom du sieur Muller (magasin de jouets) l’autorisation de poser deux vitrines en fer d’après le plan joint au 29 rue des Grandes-Arcades – Le sieur Hasskerl envoie à la Police du Bâtiment un courrier dans lequel il expose les avantages des vitrines prévues et donnant une liste de vitrines qui, contrairement aux siennes, gênent la circulation des passants. La commission municipale de la Vieille Ville est d’avis que les vitrines soient interdites sur les bâtiments en saillie de l’alignement légal. La Police du Bâtiment estime que les vitrines pourraient être autorisées parce qu’elles sont posées sur le mur latéral et qu’elles n’empêcheront pas les passants de circuler. L’inspecteur cantonal des bâtiments estime qu’elles contreviennent aux règlements et ne devraient pas être autorisées. Dessins des deux parties latérales A et B de la façade, photographies. Le maire ne donne pas l’autorisation, mai 1911
    Juillet 1911, C.C. Müller s’adresse à la direction impériale de police (Kaiserliches Polizei Präsidium). Le maire réitère sa réponse
  • 1912 – C.C. Muller demande l’autorisation de poser une enseigne à l’occasion de Noël. C.C. Müller est autorisé à poser deux enseignes plates au 29-31 rue des Grandes-Arcades
  • 1913 – Dossier. Transformation du Passage Muller. Note, il serait judicieux de ne pas imposer en l’occurrence des exigences trop importantes
    1912 – La Police du Bâtiment notifie Henriette Stammler (29-31 rue des Grandes-Arcades) de faire ravaler les façades du n° 29-31. Elle demande un délai parce qu’elle a fait faire des travaux intérieurs et que le maison à la Pomme de Pin est en cours de démolition. Nouvelle notification, juin 1913
    1913 – L’entrepreneur Fiegenschuh demande l’autorisation d’occuper la voie publique. Accord. La Police du Bâtiment constate qu’on ne se limite pas à rafraîchir d’anciennes inscriptions sur la façade mais qu’on en ajoute de nouvelles, ce qui serait l’occasion d’intervenir. Remarques sur les inscriptions, comme elles sont courantes, il faudrait une réglementation générale pour les interdire.
  • 1914 – Ferdinand Levy (détective) demande l’autorisation de poser une enseigne au 29 rue des Grandes-Arcades – L’enseigne n’est pas posée
  • 1922 – Dossier du commissariat de police. Mme Victor Buntz (34 Faubourg fr Pierres) demande l’autorisation de poser une vitrine destinée à des publicités lumineuses au mur du Passage Muller – Autorisation
  • 1924 (14 février et suiv.) – L. Ulrich (agence immobilière d’Alsace et de Lorraine) au conseil municipal [voir 97 MW 35]
    1924 (23 septembre) – Suite à un litige entre le propriétaire de la maison et le locataire du magasin, les avocats Henry Mennrath et Maurice Fetter demandent « s’il est permis de procéder à des modifications constructives et des travaux de consolidation de façade » au 29-31 rue des Grandes-Arcades – Plan cadastral et alignement légal. La Police du Bâtiment répond que le n° 29 est en saillie de 4,40 m de l’alignement légal et que le règlement de voirie interdit les travaux confortatifs et les modifications qui sont par contre autorisés pour le n° 31, situé dans l’alignement légal.
  • (Numéro 31)
    1887 – La Police du Bâtiment notifie Fanny Stammler (31 rue des Grandes-Arcades) de faire ravaler la façade du n° 31 – Travaux terminés, octobre
  • 1903 – C.C. Muller, Passage du Temple Neuf demande que l’entrepreneur Matter (3 rue de la Broque) soit autorisé à réparer la devanture du magasin 29-31 rue des Grandes-Arcades – L’entrepreneur Matter est autorisé à réparer le revêtement des devantures au 31 rue des Grandes-Arcades – Travaux terminés, novembre – Dessin
  • 1902 – Commission contre les logements insalubres (31 rue des Grandes-Arcades). Propriétaires, la rentière Stammler. Logements en bon état
    1916 – Commission des logements militaires (29-31 rue des Grandes-Arcades). Rien à signaler
  • 1926 – Les plaintes sont fondées. Il faut réparer la toiture et tenir propres les escaliers
  • (numéros 29 et 31)
    1929 – Les magasins C.C. Muller demandent l’autorisation d’apposer des panneaux à l’occasion de leur liquidation. Pour que les panneaux puissent être en place pendant toute la liquidation dont les dates ont été fixées par le préfet, l’intéressé obtient une extension du délai qui avait d’abord été limité
  • 1930 (avril) La société La Sanitaire (installations sanitaire et chauffage, 7 rue du Bouclier) demande l’autorisation de poser une grande enseigne à son nouveau magasin au 29-31 rue des Grandes-Arcades – Autorisation de poser trois enseignes en forme de tableau
Sommaire (Dossier 97 MW 35)
  • 1924 (14 février) – L. Ulrich (agence immobilière d’Alsace et de Lorraine) au conseil municipal. L. Ulrich gère le bâtiment au nom du nouveau propriétaire et demande à la Ville, avant d’accorder un nouveau bail au bazar Muller, si elle serait intéressée par une transaction concernant la maison non alignée. La Division VI répond que l’Etat, en l’occurrence les Ponts et Chaussées, sont compétents en la matière d’après l’arrêté ministériel du 8 février 1899.
    (28 février) – Nouveau courrier de L. Ulrich d’après lequel le nouveau propriétaire, le sieur Zimmermann est disposé à céder à la ville contre dédommagement le terrain en avant de l’alignement légal si elle s’engage à reconstruire la façade. Le dédommagement pourrait porter sur le bail emphythéotique que le sieur Zimmermann détient au n° 32 de la rue du Vingt-deux-novembre. Original et copie
    (29 février) – Note de la Division VI
    Der über die jetzige gesetzliche Fluchtlinie hinausragende Teil des Hauses 29. Rue des Grandes-Arcades ist nach dem aus dem Jahre 1765 herrührendem Blondelschem Alignement-Plan errichtet worden (siehe Skizze). Da est sich hier um eine der noch wenig vorhandenen Anlagen handelt, die aus dem Blondelschem Projekt hervorgegangen wind, wäre die Erhaltung des Vorbaues im stadtebaulichem und dokumentarischem Interesse zu begrüssen. Den verkehrstechnischen Forderungen könnte durch Anordnung einer dem öffentlichem Verkehr dienenden Arkaden-anlage Rechnung getragen werden. [unterzeichnet] VI.a, Dopff
    3.3.24, Zurück an VI – Mit einer dem offentlichen Verkehr freigegebenen und ebenerdig durchgeführten Arkadenanlage wäre den Anforderungen des Verkehrs an der fragl. Stelle u. E. vollkommen gedient. [unterzeichnet] VI.V Goehner

    (19 mars) – Observations du maire Peirotes qui s’étonne que le dossier lui a été communiqué avec beaucoup de retard et qui estime que les arguments avancés ne sont pas pertinents puisqu’ils empêcheraient tout changement.
    (21 mars) – La Division VI demande l’avis de la commission des Beaux-Arts
    (25 mars) – La Division I propose d’établir un devis (démolition et reconstruction) et de refuser toute modification au bail emphythéotique.
    (7 avril) – La Division V fait part que la commission des Beaux-Arts renvoie à l’avis de la Division VI et du service d’architecture. Le propriétaire demande 250 000 francs pour céder le terrain
    Le devis chiffre les dépenses à 80 000 francs si on démolit et reconstruit la façade dans l’alignement légal en reprenant les matériaux, notamment les bandeaux et les enadrements de fenêtre et à 40 000 francs si on établit un passage en arcades.
    (23 avril) – La Ville décline l’offre en arguant que l’indemnité que M. Zimmermann demande est trop élevée et que la rue des Grandes Arcades est une voie nationale et non communale.
  • 1929 (23 février) – L’homme d’affaires E. Boulanger qui agit au nom du rentier Joseph Zimmermann demeurant à Ribeauvillé propose de céder à la Ville le terrain en avant de l’alignement légal. Le bail de la société Longini, locataire du Passage Muller, arrive en effet à échéance au premier avril.
    (7 mars) – Note de la Division I, 933. Strasbourg le 7 mars 1929
    La Ville a déjà été sollicitée en 1924 de prêter son concours à la démolition du corps de bâtiment en saillie sur la voie publique de l’immeuble 29/31, Rue des Grandes Arcades, dénommé « Passage Müller ». Comme la suppression de la saillie située à un endroit des plus passants de la Ville était manifestement dans l’intérêt de la circulation, la Ville n’a pas voulu se refuser à une contribution, bien que la rue des grandes Arcades ne soit pas une rue communale, mais une rue nationale. Or, conformément aux règlements en vigueur les routes nationales sont soustraites à la compétence des communes et l’Etat s’est même réservé expressément le droit d’acquisition des terrains ou des immeubles bâtis tombant dans l’emprise du domaine de la voie publique nationale.
    Une double proposition a donc été établie en vue de servir de base aux négociations envisagées en 1924. Une première proposition consistait à démolir la saillie et de rétablir la façade dans l’alignement légal. En second lieu et pour des considérations d’histoire locale – le bâtiment en saillie est en effet un des derniers vestiges de l’œuvre du célèbre architecte Blondel (1765) – il a été envisagé de maintenir le bâtiment comme tel tout en aménageant au rez-de-chaussée des arcades à travers lesquelles la circulation se serait écoulée. Il a fallu toutefois reconnaître que les nécessités de la circulation devaient l’emporter sur ces considérations, aussi la préférénce aurait-elle été donnée à la première solution dont la dépense (en 1924) avait été calculée à 80.000.- frs contre 40.000.- frs en ce qui concerne la solution des arcades.
    Cependant une décision définitive n’a pas été prise puisque les négociations ont échoué en raison des exigences du propriétaire qui en dernier lieu réclamait une indemnité de 250.000.- frs, les frais du rétablissement de la façade étant à la charge de la Ville.
    Aujourd’hui la situation a changé en ceci que le propriétaire M. Zimmermann est décédé et que ses héritiers ont des motifs sérieux de donner une solution à la question du bâtiment en saillie. Ils éprouvent en effet, d’après ce qui se dit, des difficultés en ce qui concerne l’utilisation des locaux dans lesquels l’installation d’un restaurant serait projetée à cause précisément du bâtiment en saillie. La situation semble donc aujourd’hui se présenter sous un jour bien plus favorable qu’il y a quatre ans, les héritiers Zimmermann ayant grand intérrêt à faire rentrer la saillie. Il est envisagé pour des raisons tactiques de les renvoyer d’abord à l’Etat sous prétexte qu’il s’agit d’une route nationale. Après l’insuccès presque certain de leurs démarches auprès des services des Ponts et Chaussées, les héritiers Z. seront mûrs pour telle solution que la Ville leur imposera. En aucune façon il ne sauraît être question d’accepter la proposition Boulanger. Il ne pourra être question pour la ville que d’acheter le terrain et de contribuer dans une proportion honnête aux frais de reconstruction de la façade. Toute indemnité allant au-delà de cette mesure serait injustifiée, puisque le rétablissement de la façade dans l’alignement légal avec le concours financier de la Ville procurera une plus-value pour cause d’aménagement plus confortable, plus-value dont les propriétaires seront seuls à bénéficier. Il reste formellement entendu que les travaux de reconstruction seront exécutés par les intéressés eux-mêmes.

    (16 août) – Le notaire Jean-Paul Butterlin de Sainte-Marie-aux-Mines offre à la ville de lui vendre l’immeuble moyennant 1 800 000 francs en suggérant de percer une nouvelle rue.
    (30 août) – La Ville décline l’offre
  • 1930 (30 décembre) – Dans une note, le maire Hueber estime qu’il faut saisir l’occasion de supprimer la saillie en entrant en pourparlers avec la brasserie Schützenberger propriétaire des lieux.
    1931 (9 janvier) – La Ville envoie un courrier à la brasserie Schützenberger
    (16 janvier) – Visite des lieux avec un représentant de la brasserie
    (26 janvier) – Rapport de la Division I au maire. La brasserie est prête à céder le terrain mais pour une somme bien trop importante. Elle pose par ailleurs des exigences inacceptables (nombre d’étage du nouveau bâtiment, installation d’une terrasse devant le bâtiment)
    (18 mars) – Rapport de la Division I au maire. La brasserie présente une nouvelle proposition. Elle céderait à titre gratuit le terrain à la Ville et se limiterait à installer des tables sur 2 mètres le long de la façade, ce qui élargirait la rue de 2 mètres. En compensation, elle souhaite bénéficier du bail des auberges qui appartiennent à la Ville
    1931 (7 mai) – La Ville propose à la brasserie Schützenberger de l’autoriser à exécuter son projet modifié à condition de construire dans l’alignement légal et de céder à titre gratuit le terrain à la Ville.
    1931 (27 mai) – La brasserie Schützenberger répond que la compensation est insuffisante. Elle perdrait en effet 28 m² sur six étages et serait obligée de reconstruire la façade au lieu de se limiter à aménager l’intérieur Elle se propose de continuer les travaux d’aménagement intérieur selon l’autorisation du 14 janiver 1931.
    1931 (7 décembre) – Le Comité de défense des intérêts du canton nord qui souhaite que la saillie soit supprimée demande une entrevue avec le Maire.
Sommaire (Dossier I, cote 802 W 55)
  • 1930 (31 mars) – La Brasserie Schützenberger qui vient d’acquérir l’immeuble 29-31 rue des Grandes Arcades et 14 place de Temple-Neuf fait part de son intention de le démolir et de le reconstruire : lettre à la Police du Bâtiment et au préfet
    (19 avril) – La Division VI constate que l’immeuble est dans l’alignement légal sur la place et qu’il dépasse de 3,50 à 4,40 m de celui rue des Grandes Arcades.
    (20 mai) – Réponse à la Brasserie Schützenberger : le nombre d’étages prévus (sept) est supérieur aux prescriptions (six étages), les façades projetées ne correspondent pas à celles du voisinage
    (14 août) – La Brasserie Schützenberger soumet un nouveau projet
    (21 novembre) – Le Police du Bâtiment (le maire) invite le pétitionnaire à fournir les plans dans un exemplaire timbré et les calculs statiques puisque la Commission des Beaux-Arts n’a pas d’objection contre le rehaussement d’une partie des bâtiments
    (décembre) – La Brasserie Schützenberger ne souhaite pas modifier l’alignement vers la rue des Grandes Arcades. Le maire estime qu’il faut engager des négociations pour supprimer la saillie.
    1931 (14 janvier) La Grande Brasserie Schützenberger est autorisée à exécuter des travaux de transformation à son immeuble situé aux n° 29-31 rue des Grandes Arcades et 14 place du Temple Neuf et à surélever de deux étage la partie vers la place du Temple-Neuf (architecte, Emile Kieffer), à condition de ne pas aménager des logements dans l’étage mansardé place du Temple-Neuf ni à exécuter de travaux confortatifs dans la partie en saillie sur l’alignement légal – Photographie
    1931 (26 janvier) – Rapport de la Division I au maire. Les Ponts et Chaussées ont en principe favorables à acquérir le terrain à incorporer au domaine public mais les frais seraient pour la plus grande partie à la charge de la Ville. Le représentant de la Brasserie Schützenberger propose de céder le terrain moyennant 750 000 francs, somme que la Ville estime inacceptable
    (23 mars) – Rapport de la Division I au maire. La brasserie est prête à céder le terrain mais pour une somme bien trop importante. Elle pose par ailleurs des exigences inacceptables (le nouveau bâtiment aurait 10 étages, une terrasse devant le bâtiment annulerait les effets de l’achat du terrain). La brasserie présente une nouvelle proposition. Elle renonce à la terrasse et se limiterait à installer des tables sur 2 mètres le long de la façade, ce qui élargirait la rue de 2 mètres.
    Remarques de la Division II sur le droit de débit de boissons. La Brasserie Schützenberger n’a déposé aucune demande auprès de la préfecture mais elle pourrait transférer une autre concession sur l’immeuble en question.
  • 1931 (février) – L’entreprise de construction Ehstand et Batt transmet les plans concernant les transformations pour lesquelles l’autorisation a été délivrée
    Suivi des travaux – Février, les travaux sont en cours. – Mars, les combles et l’étage mansardés ont été démolis, la couverture de la cave est terminée, la cave du bâtiment du milieu est creusée
    (mars) – L’entreprise de construction Ehstand et Batt demande si la Ville a des objections à ce que le tout vers le Temple-Neuf soit couvert d’ardoises. La Ville donne son accord.
    (avril) – La Police du Bâtiment constate que les travaux sont en cours non seulement dans le bâtiment vers la place du Temple-Neuf à 6 étages et dans le bâtiment du milieu à rez-de-chaussée mais aussi dans le bâtiment avant juste à l’arrière de l’alignement légal, ce qui permettrait de les considérer comme des travaux non autorisés
    (4 mai) – La Commission des Beaux-Arts a proposé d’aménager un passage sous les piliers, on lui a fait observer que les Ponts-et-Chaussées ne donneraient pas leur accord à une telle solution. Il s’agit donc soit de construire une nouvelle façade soit de maintenir l’état actuel.
    (7 mai) – Le maire écrit à la Brasserie Schützenberger que, suite à différentes consultations, il est disposé à l’autoriser à titre exceptionnel à exécuter son projet, à condition que la nouvelle façade suive l’alignement légal et qu’elle cède à titre gratuit le terrain en saillie à la Ville. [cf. dossier 97 MW 35]
    1931 (27 mai) – La brasserie Schützenberger répond que la compensation est insuffisante. Elle perdrait en effet 28 m² sur six étages et serait obligée de reconstruire la façade au lieu de se limiter à aménager l’intérieur. Elle se propose de continuer les travaux d’aménagement intérieur selon l’autorisation du 14 janvier 1931. [cf. dossier 97 MW 35]. Remarques au dos. Les pourparlers n’ont donc pas abouti. Le Police du Bâtiment veillera à ce qu’il n’y ait pas de travaux confortatifs dans la partie en saillie
    Suivi des travaux – Juin 1931, les bâtiments qui donnent sur la place du Temple-Neuf sont en cours, dans le bâtiment du milieu les murs pignons sont commencés, il n’y a pas de travaux dans le bâtiment avant. Fin juin, le gros-œuvre est presque terminé. Août, la couverture est posée place du Temple-Neuf. Les fissures observées dans le bâtiment au nord s’élargissent, (« 27 rue des Grandes Arcades, fissures dans le pignon provenant de l’excavation de l’immeuble Schützenberger »)
    (31 juillet) Lors de la visite de réception des bâtiments place du Temple-Neuf, la Police du Bâtiment a rappelé à l’architecte et à l’entrepreneur que les travaux ne sont pas autorisés dans la partie en saillie, ni la pose de la marquise. Le mur arrière du bâtiment avant a dû être réparé parce qu’il menaçait de s’écrouler, ce qui ne soulève pas d’objections. La Police du Bâtiment surveille chaque jour le chantier.
    (29 août) La Police du Bâtiment n’a toujours pas les plans du bâtiment sur la rue des Grandes Arcades. Les plafonds et les planchers ont été retirés dans la partie en saillie afin de les remplacer par de nouveaux.
    (4 novembre) On pose les traverses du bâtiment du milieu. Les plans ont été fournis. N’y figurent plus les fenêtres aux mansardes du bâtiment en saillie. On laissera à la Commission des Beaux-Arts le soin de décider s’il convient d’autoriser de remplacer le toit en bâtière par un toit à la Mansard.
    1931 (22 octobre) – Le maire transmet à la Brasserie Schützenberger l’autorisation préfectorale de transformer le bâtiment 29-31 rue des Grandes Arcades
    (1 décembre) – La Commission des Beaux-Arts n’a pas d’objection contre le futur toit à la Mansard dans la partie du bâtiment en arrière de l’alignement
    (9 décembre) – Le maire délivre l’autorisation, sous forme d’avenant à l’autorisation précédente V n° 634, de transformer la toiture simple en toit mansardé
  • 1931 (8 mai) – L’entreprise de construction Ehstand et Batt transmettent les calculs statiques concernant la marquise sur la façade place du Temple-Neuf
    (10 juin) – Le maire délivre l’autorisation révocable (V n° 654/31) de construire une marquise sur la façade place du Temple-Neuf – Elévation de la façade, calculs statiques – La marquise se trouve à côté de la maison voisine et non à 60 centimètres comme prévu. La Brasserie Schützenberger passe un accord avec les deux voisins, Longini et Weirich. Septembre, la marquise est terminée.
  • 1931 (3 décembre) – Rapport après visite du bâtiment en saillie de l’alignement. On a construit dans la cave, en arrière de l’alignement, deux piliers en béton destinés à recevoir la charge des piliers en acier prévus aux étages.
    (…) Die Balken der einzelnen Geschosse im vorspringenden Teil sind gesund, in sehr starken Abmessungen und in geringen seitlichen Abständen verlegt. Das Holz der Dachkonstruktion dieses Teiles ist ebenfalls in gutem Zustande. Eine Erneuering oder Ersatz irgend eines Teiles des Holzwerkes kommt mithin nicht in Frage.
    Resumirend sei somit festgelegt, dass in sämtlichen Stokwerken, einschl. Dach im vorspringenden Teil nur Abbrucharbeiten, aber keine Wiederaufbau- oder Erneurungsarbeiten vorgenommen worden sind.
    Eine Frage allgemeiner Art wirft sich hierbei noch auf. Ist eine Verankerung der Balkenanlage des vorspringenden Teils mit den dahinterliegenden Massifdecken gestattet ? Welche Folgen hätte beispielweise die Stadt zu tragen, wenn durch Verbot einer sachgemässen Verankerung, die im Interesse der Standsicherheit liegt, eine Ablösung des Vorsprunges vom übrigen Gebäude eintreten würde und einen Einstruz mit tödlichen Folgen für Bewohner oder Passanten sich ereignen würde ?

    1931 (4 décembre) – Rapport au maire suite à la visite. Bien que le propriétaire ne fasse pas de travaux de nature à consolider la partie en saillie, il est manifeste qu’il souhaite rendre les lieux utilisables. La Ville a les moyens d’empêcher les travaux par un « arrêté individuel » d’après l’article 17 du règlement de voirie. Le propriétaire peut attaquer l’arrêté mais les travaux seraient retardés et la Police du Bâtiment pourrait défendre son point de vue, ce qui constituerait un précédent utile par la suite.
    Même jour, Le maire prend l’arrêté individuel qui interdit tous les travaux confortatifs.
  • 1932 (8 janvier) – Rapport à la Commission I/II concernant le recul du Passage Müller (partie en saillie du n° 29/31 rue des Grandes Arcades). Après un résumé de la situation, il expose que la Brasserie Schützenberger a fait le 30 décembre 1931 une nouvelle proposition. La Ville paierait un dédommagement de 250 000 francs, le propriétaire démolirait la saillie et serait autorisé à construire une façade de 20 mètres à rez-de-chaussée surmonté de 6 étages, d’un sixième en retrait d’un mètre et de mansardes. Le propriétaire ne supporterait pas les frais d’établissement du trottoir sur lequel il serait autorisé à installer une terrasse de 2 mètres de large et une marquise de 4 mètres de large sur toute la longueur de la propriété ainsi que des enseignes lumineuses.
    Le service des travaux estime raisonnable l’indemnité que demande la Brasserie Schützenberger. Le bâtiment devrait avoir une hauteur qui corresponde à celle du voisinage. La conservation des anciennes façades aurait des conséquences sur l’usage de l’espace. L’état est propriétaire d’une bande de six mètres de large puisqu’il s’agit d’une route nationale et pourrait contribuer pour une part aux frais d’achat.
    (9 janvier) – La proposition est approuvée mais en limitant la largeur de la marquise à un mètre
    (11 janvier) – Il faut veiller à ce que la terrasse ne remplace pas la saillie détruite pour laquelle la Ville paierait environ 9250 francs du mètre carré alors que la propriété a été acquise pour environ 3000 francs le mètre carré
    (18 janvier) Le recul de la façade est à l’ordre du jour de la séance du Conseil municipal qui approuve 1) de verser une indemnité de 250 000 francs une fois la façade démolie, 2) d’acquérir 27 m² de terrain dont le prix est compris dans l’indemnité, 3) d’exempter le propriétaire des frais liés à un nouveau trottoir.
    (21 janvier) – Suite à la décision du Conseil municipal, la Brasserie Schützenberger a présenté son projet de nouvelle façade élaboré avec le concours du service municipal d’architecture
Sommaire (Dossier II, cote 802 W 56)
  • 1932 (16 janvier) – La Brasserie Schützenberger dépose une demande de permis de construire concernant la façade du n° 29 rue des Grandes Arcades. Architecte, E. Kieffer (5 boulevard du Président Wilson), entrepreneur (Ehstand et Batt à la Robertsau)
    (18 janvier) Le recul de la façade est à l’ordre du jour de la séance du Conseil municipal [voir dossier précédent]
    (21 janvier) – Suite à la décision du Conseil municipal, la Brasserie Schützenberger a présenté son projet de nouvelle façade élaboré avec le concours du service municipal des travaux [voir dossier précédent]
    (25 janvier) – La Brasserie Schützenberger est autorisée à reconstruire la façade sous forme d’avenant aux autorisations V 634 du 14 janvier 1931 et V 654 du 9 décembre 1931
    Conditions spéciales. 1° Attendu que la rue des Grandes-Arcades est route nationale, cette autorisation est accordée sous réserve expresse du consentement du Service des Ponts et Chaussées. 2° A part cela cette autorisation est accordée à titre exceptionnel en ce qui concerne la construction d’un 6° étage normal et un 7° étage à la mansarde avec logements indépendants, et ce en faisant dérogation aux prescriptions du Règlement de Voirie qui n’admettent que 5 étages habitables. 3° La société pétitionnaire se conformera aux observations que la Commission municipale des Beaux-Arts pourrait faire au sujet de quelques détails de l’architecture de la nouvelle façade. 4° L’autorisation pour la construction de la marquise sur la façade est accordée à titre révocable. La saillie de la marquise sur l’alignement légal de la rue ne pourra en aucun cas dépasser les 2,- m. Les plans de détail de la marquise seront présentés avant sa pose. 5° En reconnaissance des droits de la Ville de Strasbourg au sujet du domaine public, la société pétitionnaire paiera une redevance annuelle de 221,75 frs, soit 8,40 frs par m² conformément à la taxe fixée sous chiffre 35 du § 51 du Règlement de Voirie. (…) – Dessins : élévations, marquise, plan
    (27 janvier) – L’adjoint Heysch a reçu le représentant de la Brasserie Schützenberger qui a demandé qu’on puisse installer une marquise de 4 mètres de large et des enseignes et réclames lumineuses comme dans d’autres bâtiments de la place Kleber. Il est d’avis d’accéder à ces demandes. Lettre de la Brasserie Schützenberger qui s’étonne que l’autorisation ne correspond pas à l’accord préalable. La Police du Bâtiment fait observer que les droits seront modifiés après que la largeur de la marquise aura été portée de 2 à 4 mètres, que les enseignes doivent faire l’objet d’une demande particulière, pièces à l’appui et que le règlement s’oppose à la suppression des mots « à titre révocable ».
    (29 janvier) – Nouvelle autorisation modifiée – Calculs statiques – Plan du plafond de différents étages
  • 1932 (4 février) – L’ingénieur des Ponts et Chaussées fait observer que la demande de la Ville n’est pas conforme au règlement et que le propriétaire doit présenter lui-même une demande sur papier timbré
    1932 (4 février) – La Commission des Beaux-Arts n’a pas d’objection de principe
    1932 (9 février) – Suivi des travaux. La partie saillante est en cours de démolition
    (11 mars) – Le service d’architecture trouve inapproprié le projet de marquise en béton armé et préférerait une charpente métallique comme cela avait d’abord été convenu.
    (23 mars) – Suivi des travaux. Les piliers sont en cours d’exécution.
    (22 mars) – La Brasserie Schützenberger fait observer que la marquise a été comprise dans les calculs de la façade et que toute modification entraînerait de nouveaux retards et des frais supplémentaires. La Division VI propose de soumettre la question à la Commission des Beaux-Arts. Les différents services de la Ville adoptent l’avis du service d’architecture d’après le plan retourné
    (16 avril) – Suivi des travaux. Les piliers de la façade sont en cours d’exécution au deuxième étage. Le linteau qui soutiendra la marquise est terminé – (7 mai) le 5° étage est presque terminé
    Calcul statique de la marquise
    (9 mai) – Le service des Ponts et Chaussée donne son accord au projet
    (24 juin) – Suivi des travaux. On pose le revêtement en pierre de taille au deuxième étage. Les voliges de la toiture sont posées. L’aménagement intérieur commence (plâtrerie) au rez-de-chaussée – (25 août) L’escalier qui conduit aux étages sera terminé dans les dix jours – (21 septembre), réception du gros-œuvre – (26 octobre) réception finale du rez-de-chaussée où se trouvera le restaurant, depuis la place Kleber à la place du Temple-Neuf
  • (27 avril) – Le préfet adresse au maire une lettre dans laquelle il fait observer que la marquise sous laquelle la Brasserie Schützenberger installera des tables « barrerait donc le passage sur 14 mètres de longueur au lieu de 7 mètres que la partie saillante occupait avant sa démolition et rendrait sans effet la mise à l’alignement de l’immeuble au point de vue de l’élargissement de la chaussée manifestement trop étroite à cet endroit. »
    La Division V fait observer qu’elle préconisait de limiter la largeur de la marquise à deux mètres et que c’est l’adjoint Heysch qui a porté la largeur à quatre mètres.
  • 933 (19 janvier) – Suivi des travaux. La marquise a été exécutée conformément aux plans. L’aménagement intérieur rue des Grandes Arcades est en cours.
  • 1933 (1 juin) – La Brasserie Schützenberger est autorisée à installer un ascenseur et un monte-charge au 29-31 rue des Grandes Arcades. Entrepreneur, R. Stahl à Stuttgart – Description fournie par le fabricant – Plans de la porte et de l’ascenseur – (août), l’ascenseur et le monte-charge sont terminés. L’aménagement intérieur touche à sa fin – (29 août) réception finale du bâtiment 29-31 rue des Grandes Arcades
Sommaire (Dossier III, suite, cote 802 W 57)
  • 1932 – La Brasserie Schützenberger est autorisée à installer un monte-charge au 29-31 rue des Grandes-Arcades – Description du fabricant, R. Stahl A.G. à Stuttgart. Plan – Travaux terminés, octobre 1932
  • 1933 – La Brasserie Schützenberger a fait poser sans autorisation une enseigne lumineuse autour de la marquise au 29-31 rue des Grandes-Arcades – La Brasserie Schützenberger dépose une demande – Elle est autorisée à poser une enseigne lumineuse et un store sur la marquise au 29-31 rue des Grandes-Arcades ainsi que quatre lampes électriques sur la façade au 19 place du Temple-Neuf – Schéma
  • 1932 (13 avril) – Au cours d’une séance de la Commission des Beaux-Arts, Hans Haug a protesté contre une enseigne que la Brasserie a peinte sur le pignon place du Temple Neuf. On constate que l’enseigne n’a pas été autorisée – (10 mai) L’entreprise Ehstand et Batt dépose la demande correspondante – (7 juin) Le maire rappelle l’avis défavorable de la Commission des Beaux-Arts et demande de faire disparaître l’enseigne peinte – (29 juin) L’entreprise Ehstand et Batt déclare qu’elle laissera pâlir l’enseigne sans la rafraîchir. Accord après discussion avec l’adjoint
  • 1932 (1 août) – La Brasserie Schützenberger demande l’autorisation de poser des enseignes au 29-31 rue des Grandes-Arcades – Photographie – Dessin de l’enseigne sur pignon – La Ville répond qu’aucune enseigne ne pourra figurer sur les pignons au-dessus de la toiture des maisons voisines et demande des précisions concernant les autres avant de les autoriser
    (2 septembre) – L’entreprise Sigel frères (10 rue de l’Arc-en-ciel) pose des lettres métalliques sur le pignon donnant vers la place Kleber
    (9 septembre) – Le maire prend un arrêté qui suspend les travaux interdits et exige que les enseignes déjà posées soient retirées
    (12 septembre) – Rapport de contravention
    (20 septembre) – Le maire transmet le rapport de contravention au procureur de la République
    (8 octobre) – La Brasserie Schützenberger demande une autorisation relative à l’enseigne en question. Dessin – Note de la Division VI qui n’a pas d’objection
    (20 octobre) – Le procureur de la République a reçu le représentant de la Brasserie Schützenberger qui aurait été autorisée à apposer les enseignes
    (25 octobre) – Le maire confirme au procureur que les enseignes, du ressort de la Division V (Police du Bâtiment) n’ont pas été autorisées
    (11 octobre) – Déclaration du représentant de la Brasserie Schützenberger à la gendarmerie qui produit des pièces et allègue des promesses faites par l’adjoint Heysch
    (Suivent de seconds exemplaires de pièces qui figurent déjà au dossier)
    1933 (25 janvier) – La Division VI (service des travaux, adjoint Heysch) fait un rapport au maire en conseillant de retirer la plainte, d’autoriser les enseignes en place sauf celle sur le mur pignon sur la place du Temple-Neuf
    (6 mars) – La Division V (Police du Bâtiment) expose en détail que ni la décision du Conseil municipal en date du 18 janvier 1932 ni les pourparlers menés par la Division VI ne sauraient se substituer aux autorisations qui relèvent de sa seule compétence, comme celles des enseignes. Elle souligne que ledirecteur de la Brasserie Schützenberger cherche à profiter du crédit qu’il a auprès de la Division VI pour obtenir des passe-droit.
    (20 mars et 23 mars) – La Division VI répond au courrier précédent par des observations respectivement signées Dopff et Heysch
    (3 avril) – La Division V (Police du Bâtiment) répond qu’elle ne tient pas à polémiquer des mois durant avec la Division VI et réitère sa demande que l’action contre la Brasserie Schützenberger ne soit pas interrompue. Elle prie dans un nouveau courrier (19 avril) le maire de prendre position puisque les manœuvres dilatoires de la Division VI ont manifestement pour but de faire obstacle à l’action en justice.
    1933 (15 juin) – Le maire demande à la Division V de cesser les poursuites contre la Brasserie Schützenberger parce que la Division VI lui a fait des promesses et qu’il faut éviter que les dissensions entre les services de la Ville n’apparaissent en public.
    (19 juin) – La Division V (Police du Bâtiment) estime qu’il est inapproprié de retirer simplement la plainte. La Division semblerait ne pas savoir ce qu’elle veut, ce qui constituerait un précédent fâcheux. Elle préfère ne pas donner suite à la plainte qui s’éteindra ainsi d’elle-même au 1 août. Elle continue en prouvant que les dissensions entre les services sont déjà connues puisqu’elles figurent expressément dans le rapport de gendarmerie. Le directeur de la Brasserie a en effet rapporté que l’adjoint Heysch lui a dit de faire auprès de lui et non de la Division V une nouvelle demande qui autoriserait les enseignes.
    (6 juillet) – La Division VI (Travaux, signé Heysch) transmet à la Division V la demande en date du 7 janvier et le plan qui lui était joint. La Brasserie Schützenberger réitère le 7 janvier sa demande du 8 octobre restée sans réponse, à savoir le droit d’apposer des enseignes lumineuses sur le pignon du 29-31 rue des Grandes-Arcades – Dessins
  • 1933 (6 décembre) – Gautier Tromp, chirurgien dentiste, est autorisé à poser une enseigne sur le balcon au premier étage du 29-31 rue des Grandes-Arcades
  • 1933 (23 octobre) – Léonce Crabbé, directeur de la Publicité Alsacienne, pose une enseigne sur trois balcons au deuxième étage du 29-31 rue des Grandes-Arcades avant d’en avoir obtenu l’autorisation – (23 décembre) La Police du Bâtiment demande que l’enseigne qui ne correspond pas aux prescriptions soit enlevée – 1934 (15 février) Rapport de contravention. (13 juin) Un jugement par défaut est prononcé – (26 juillet) Léonce Crabbé se présente à la Police du Bâtiment et promet de soumettre un nouveau projet – (8 août) Nouveau projet. Autorisation de poser une enseigne-tableau sur le balcon au sixième étage du 29-31 rue des Grandes-Arcades – 1936 (4 avril) L’enseigne est retirée lors du transfert des bureaux au 21 rue de la Haute-Montée
  • 1936 – La Brasserie Schützenberger est autorisée à placer trois enseignes lumineuses sur le revers le la marquise au 29-31 rue des Grandes-Arcades – L’entreprise Dentzer et Gramling est autorisée à installer une enseigne lumineuse au néon au balcon du 5° étage, en lettres détachées et non sous forme de caisson comme le projet initial. L’enseigne n’est pas posée
  • 1937 – Henri Weber, président de l’Office Général du Village Alsacien à l’exposition internationale de Paris 1937, demande l’autorisation de poser une enseigne au deuxième étage du 29-31 rue des Grandes-Arcades – Accord de poser l’enseigne temporaire
  • 1937 – L’entreprise Koch et fils est autorisée à poser une chaudière d’asphalte sur la voie publique devant le Palais de la Bière, 29-31 rue des Grandes-Arcades
  • 1939 – Louis Renoux, propriétaire du Palais de la Bière, renvoie la ville à la Brasserie Schützenberger pour payer une enseigne ronde. La Brasserie refuse de payer – Affaire classée après paiement, août
  • 1940 – L’architecte G. Haudenschild demande au nom de la Brasserie Schützenberger l’autorisation de remplacer les anciennes enseignes par de nouvelles en lettres gothiques, en allemand. Liste de sept brasseries dont le Palais de la Bière. L’inscription prévue est Bierhalle, elle est en fait Restaurant Schützenbräu – Février 1941, la Police du Bâtiment renvoie les plans estampillés de l’inscription – L’inscription est en place, mai 1941 – Dessin
  • 1939 – La Brasserie Schützenberger communique à la Police du Bâtiment les enseignes de 20 auberges imposables pour l’année – Le store a été rapetissé
  • 1941 (7 mai) – L’architecte G. Haudenschild et fils demande l’autorisation de transformer la marquise en terrasse en ajoutant une balustrade garnie de bacs à fleurs. Couleur, brun (couleur du parti) – (29 mai) La Brasserie Schützenberger argumente en faveur de son projet. Pour compenser le préjudice lié à la suppression de la saillie du n° 29, la municipalité avait accordé une terrasse de deux mètres de large sur le trottoir et une marquise de 4 mètres de large en reportant à plus tard l’autorisation d’y installer une terrasse. La marquise a cependant été réalisée pour servir de terrasse. Comme l’administration ne souhaite plus qu’une partie du trottoir serve de terrasse, la Brasserie Schützenberger a repris son projet qui contribuera à un nouveau cachet local. – (31 mai) L’autorisation est refusée en invoquant le cachet local – (24 juillet) La Brasserie Schützenberger demande qu’on lui retourne les dessins joints à ses demandes – (6 août) La Police du Bâtiment répond qu’un exemplaire a été retourné le 4 juin et que le deuxième exemplaire restera joint au dossier – Dessins
  • 1941 (13 mai) – Dossier. Laurent Meyer demande l’autorisation de reprendre l’exploitation du Palais de la Bière. Visite des lieux, rapport.
  • 1942 – Droits d’enseigne – Demande de poser une enseigne, autorisation, photographie qui indique l’endroit où se trouvera l’enseigne
  • 1941 (juillet) – L’architecte G. Haudenschild demande l’autorisation d’aménager un abri anti-aérien – La Police du Bâtiment ne pourra accorder le permis qu’après que le bureau des travaux aura donné son aval. – Mars 1943, l’abri est provisoirement terminé, il manque les portes de protection contre les gaz.
    1942 (août) – La Brasserie Schützenberger demande l’autorisation de repeindre les stores roulants. Le bureau des travaux refuse l’autorisation conformément aux prescriptions du 21 avril 1941
    1943 (janvier) – L’architecte G. Haudenschild et fils demande l’autorisation de remédier aux infiltrations d’eau (réparer la gouttière qui passe sous le crépi) – Annulé
  • 1948 – La Brasserie Schützenberger demande à la Police du Bâtiment d’adresser les avis de paiement relatifs aux saillies mobiles à Louis Renoux, propriétaire du Palais de la Bière – L’enseigne lumineuse autour de la marquise a été détruite pendant la guerre

Relevé d’actes

Elisabeth veuve de Léonard Klein loue la moitié de la maison à sa sœur Véronique veuve de l’organiste Paul Knauff

1662 (31. Julÿ), Chambre des Contrats, vol. 527 f° 439-v
Erschienen H. David Gaßner der älter alß Curator Elisabethæ, weÿl. Lienhard Kleinen deß haußfewrers nunmehr seel. nachgelaßener Wittibin, mit beÿstand Christinæ Kleinin ihrer eheleiblich. dochter, wie auch H. Laurentÿ Treutelß Notarÿ deroselben Vogts und hannß Philippß Härle deß Leinenwebers
in gegensein Veronicæ, weÿl. hannß Paul Knauffen geweßenen Organisten Zu St. Aureliæ nunmehr seel. nachgelaßener Wittibin, ihr Elisabethæ eheleiblich. Schwester mit assistentz H. Emanuel Waldeckhß deß Golt Arbeiters ihres Curatoris H Hannß Georg Dambachß deß Meelmanns, hannß Michael Oberhaußers des Schuemachers ihres dochtermanns und H. Niclaus Reben, Notarÿ
Verlühen, ihre helffte ahne der Zwischen Ihnen beÿden Schwestern gemeinen behaußung Zum Überhang am Baarfüßer platz geleg. uf 3. Jahr lang von nechstkünfftig Mich: angerechnet, umb Einen iährlich. Zinnß benantlich 12. lb. d

Les héritiers Knauff vendent la maison au marchand Barthélémy Hünerer. L’acte porte en marge quittance par Chrétien Engelhard qui a épousé la veuve de l’acheteur

1667 (16. 7.br), Chambre des Contrats, vol. 534 f° 548-v
(Prot. fol. 37. – 650 lib) Erschienen Veronica Knauffin hannß Michael Oberhaußers deß Schuhmachers Eheweib, mit assistentz erstermelts ihres Ehevogts, Ferners Anna Catharina Knauffin hannß Carl Marquarts deß Schneiders Eheweib, mit beÿstand ersternannts ihres Ehevogts, Mehr Johann Paulus Knauff der Schneid. weiters H Hannß Philipß Reinbolt der Kürßner alß Vogt Veronicæ Ursulæ Raffin, So dann obgedachter Marquart alß angebener Curator ad lites Thomæ Spengels, alle alß weÿl. Veronicæ Knauffin seel. gesampte Erb. mit beÿstand d. Ehrenvest- Fürsichtig- weÿsen H Johann Philipß Zeißolffs U H. Francisci Reißeißens beed. als aus E.E. Großen Rhats mittel ad contractum Minorum insonderheit Deputirter
in gegensein H Bartholomæi hünerers deß handelßmanns, mit assistentz deß Edel- Fürsichtig- hochweÿsen herrn Johann Jacob Erhardts deß geheimen Regiments der Herren Treÿ Zehen, wie auch H Johann Schmidts Schaffners Zur Roth. Kirch
Zweÿ häußer, ein vorders und ein hinders, mit dero hoffstätten, höfflin und Gebäwen, Begriffen, Rechten und Zugehördt., alhie und.halb der groß. Erbslauben under dem Überhang, einseit neben weÿl. Isaac Woillaume deß handelßmanns wittib und Erben & Cons. anderseit neben Melchior Peters dem weißbeckh. hind. vff Melchior Linckh. den Schneidern und Portnern im hospital stoßend gelegen, davon gehen iährlich termino Ulrici 4 R. straßburg. wehr. lößig mit 100. R. besagter wehr. dem groß. gemeinen allmosen Zu St. Marx davon stehen aus 4. lib 15 ß 6 d Zinnß und Marzahl biß bevorstehend. Mich: gerechnet, Item 4 R. wehr. termino Ulrici wid.käuffig mit 100. R. wehr. H. Paulo Reicherten alten Treÿern der Statt Stalls ehevögtlich weise, darvon steh. aus 2. lib 11 ß 6 d Zinnß und Marzahl auch biß dahien gerechnet, Item 5 ß temino Georgÿ etwann dem Barfüßer Closter ietzt der hoh. Schulen davon Marzahl 2 ß 2 s, Item 5 ß vff gemelte Zeit der Elenden herberg und 2 ß 2 d Marzahl, Item 5 R straßb. wehr. vff d. 12.ten 7.br lößig mit 100. R. wehr. Johann Wolffgang Pfeilen, Zinnß und Marzahl 2 lib 15 ß, Item 10. ß termino Martini Allmendgelts gemeiner Statt zinnß und Marzahl 2. lib. 18 ß 10. d, So seÿen solche häußer auch noch umb 219. lib. 14. ß 8 d Capital und 10. lib. 19 ß 8 d Zinnß Elisabethæ Kleinen wittibin & Cons. verhafftet (übernohmen) – umb 228 lib
[in margine :] Erschienen Hierinbemelter Thomann Sengel anjetzo wohnhaft Zu Maulkirch hatt in gegensein H Christian Engelhardts deß Specerirers, alß jetzigen Ehevogts hierinn bemelts Käuffers nunmehr seel. nachgelaßener Wittibin (quittung) act. d. 11. Junÿ A° 1682

Barthélémy Hünerer a épousé en 1663 Sara Sandrat fille de marchand
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 34-v, n° 16)

1663 – Fest: Pentecostes die 7. Junÿ. Zum 2 mahl hr Bartholomeus Hünerer der Handelßmann Hn Johann Adam Hünerer des ältern auch handelßmanns und Burgers alhier u. bei hiesigem Münster Kirchen Pfleger ehel. Sohn, undt Jfr. Sara Weiland hr. Jacob Sandrart geweßenen handelßmanns und Burgers alhie nachgelaß. ehel. Tochter. Montags den 15.ten Junÿ. Spiegel und Münster (i 37)

Sara Sandrat devenue veuve épouse en secondes noces le marchand épicier Chrétien Engelhard natif d’Oberbronn

Le receveur de la fondation Saint-Marc remet quittance d’un capital à Chrétien Engelhard

1679 (12.1.), Chambre des Contrats, vol. 548 f° 9
Herr Johann Schmidt alß Schaffner deß Großen Gemeinen Allmoßens Zu St Marx und seiner Anzeig nach von seinen Vorgesetzten herrn Pflegern zu dießer quietanz gevollmächtigt
in gegensein H. Christian Engelhardts deß Specerirers
bekannt, daß derselbe besagtem Allmoßen, die Jenige 74. R. straßburg wehrung iährlichen term. Ulrici Zu Zinnß Verfallend, So Er Engelhard Vermög eines sub dato 4.ten 7.br: ao. 1529 mit deß Kleinen Rhats zu Straßburg anhangendem Insigel, Von Zweÿen Haüßern einem Vordern und hindern alhier underhalb der Großen Erbs lauben under dem überhang, einseit neben Philipp Schlehenackher dem biersieder, und anderseit neben Philipp Stigler dem Weißbeckh gelegen, schuldig geweßenen mit 100. R. besagter wehrung abgelöst, wider gekaufft

Marthe Hünerer, héritière de la maison épouse en 1691 Jean Louis Redslob, marchand épicier et fils de notaire. Il meurt peu de temps après. Elle se remarie en 1695 avec Jean Georges Kraus originaire de Colmar : célébration, accession à la bourgeoisie.

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 27, n° 161)
1691. Dom: 15 post Trinit: Seind Zum 2. mahl außgeruffen Word. Hr. Joh: Ludwig Retzlob Specirer Weiland Hrn Joh: Georg Retzlob Not. publ. und Burgers ehel. S. Jfr. Martha Weiland hannß Bartholomen Hünerers Specirers und Burger Ehel. T. Sein Würcklich den 3.ten 8.bris Copulirt Word [unterzeichnet] Johann Ludwig Redslob alß hochzeiter, Martha Hinererin alß hochzeiterin (i 27)

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 58, n° 336)
1695. Mittw. d 21. 7.br seindt nach 2.mahl außruffung copulirt word. H. Johann Georg Krauß der ledige Specierer weil. Hrn Johann Georg Kraußen, geweßenen Burgers v. Apotheckers Zu Colmar nachgel. ehl. Sohn, Fr. Martha, weil. Hn Johann Ludwig Redtslobs geweßenen burgers und Specierers alhie nachgelaß. Wittwe [unterzeichnet] Hans Geörg Krauß als hochzeiter, Martha Redlobin alß hochzeiterin (i 57)

1695, 4° Livre de bourgeoisie, f° 660
Joh: Georg Grauß Specirer Von Colmar weÿl. Hn Joh: Georg Graußen Gew: apoteckers allda Eh: hind. sohn empfangt das burgerrecht Von Martha Retzlobin weÿl. Joh: Ludwig Retzloben hind. Wittib p. 2. goldR. 16. ß so bereits beÿ der Cantzleÿ erlegt worden, und wird Zu E.E. Zunfft Zum Spiegel dienen. Jur: d 22. Ejusd. [8.bris] 1695.

Marthe Hünerer meurt deux ans plus tard en délaissant une fille à laquelle reviendra la maison. Son inventaire après décès est dressé en 1698 par André Schmidt dont le fonds n’est pas conservé. Elle a légué la jouissance de sa maison à son mari comme l’indique l’inventaire dressé à sa mort en 1737. Jean Georges Kraus épouse en deuxième noces à Colmar Marie Ursule Sandherr : contrat de mariage, accession à la bourgeoisie
Copia der Eheberedung – zwischen dem Ehrenvesten und wohlvorgeachten Herrn Johann Georg Kraußen, Vornehmen burgern und Handelsmann in löblicher Statt Straßburg, als Hochzeiter, ane einem, So dann der Viel Ehr: und tugendreichen Jungfrauen Mariä Ursulä, des Wohl Ehrenvest fürsichtig und weÿsen Herrn Johann Jacob Sandherrn E. E. Raths allhier wohlmeritirten beÿsitzers auch Vornehmen Handelßmanns Eheleiblichen Jungfer dochter, als hochzeiterin andern theils – so beschehen in Collmar den 5.ten Octobris Anno 1700 [unterzeichnet] Johann Georg Krauß als hochzeiter, Gabriel Frölich als bormundter Martha Kraußin des H. Hochzeitern in erster Ehe erziehlter, döchterleins, auff Seithen der Jungfrau Hochzeiterin, Johann Jacob Sandherr als Vatter, Mathiß Graffen seel. Wittib als Groß Mutter

1701, 4° Livre de bourgeoisie p. 731
Fraw Maria Ursula Sandherrin Von Colmar, H: Joh: Jacob Sandherrn des Kaufmanns daselbst Eh: tochter empfangt das burgerrecht Von ihrem Ehemann H: Joh: Georg Kraußen des Specierers allhier p. 2. goldR. Vnd 16. ß so beÿ der Cantzleÿ erlegt word. Vnd wird beÿ E. E. Zunfft Zum Spiegel dienen. Promis. d. 23. Junÿ 1701

Jean Georges Kraus remet à sa fille en premières noces l’héritage de sa mère, Marthe Hünerer
1718, Me Rohr (Daniel, 46 Not 44) n° 1439
Abtheilung und respectivé Außweißung Zwischen S.T. Herrn Johann Georg Kraußen, Vornehmen Specierern, auch burgern allhier zu Straßb. und Frauen Marthæ Büchlerin gebohr. Kraußin, deßen mit weÿl. Fr. Martha Kraußin gebohr. Hünererin ehelich erziehlter Fr. Tochter beschehen Anno 1718
Ergäntzung der Frawn Tochter ererbten unverändert Mütterlichen Guths. Nach besag Inventarÿ Vber weÿl. frawen Marthæ Kraußin gebohrner Hünererin, der fr. Tochter Fr. Mutter seel. Verlassenschafft, in Anno 1698. durch Weÿl. Herrn Andream Schmidten seel. auffgerichtet, ist Ihro der fr Tochter Zuergäntzen Wie volgt

Le marchand Jean Georges Kraus meurt en 1737 en délaissant une fille issue de son premier mariage avec Marthe Hünerer et deux enfants en deuxièmes noces. L’inventaire est dressé dans la maison au bas des Grandes Arcades dont le défunt avait la jouissance sa vie durant. La masse propre à la veuve s’élève à 3 938 livres. L’actif des héritiers et de la communauté est de 10 250 livres, le passif de 4 248 livres.

1737 (2.1.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 61) n° 533
Inventarium über Weÿland des Wohl Ehren Vesten und Großachtbaren Herrn Johann Georg Kraußen, geweßenen Vornehmen Handelsmanns wie auch der Viel Ehr: und tugendgezierten frauen Mariæ Ursulæ Kraußin gebohrner Sandherrin, beeder geweßter Ehepersohnen und burgere allhier zu Straßburg nunmehr seel. Verlassenschafft – nachdeme Er Herr Krauß allhier zu gedachtem Straßburg den 11.to Septembris, sie die Frau Kraußin aber Zu Colmar den 16.to Novembris des nächsthingelegten 1736.ren Jahrs Von dem lieben Gott auß dießer Welt seelig abgefordert worden, hier zeitlichen hinter sich verlaßen haben (…) nach deme (…) Johann Gottfried Fußmann der Handelßbediente Von Wormbß, und Susanna Bintzin die Magd von Lahr gebürtig, so beede noch würcklichen in dem Sterbhauß allhier in diensten stehen, mehr Daniel Frossard der handelsbediente Von Milten Berner Gebiets auß der Schweitz gebürtig so auch in dießem hauß in diensten gestanden, ferner Beata Catharina Dräherin, der ältern frauen tochter dienstmagd Von Sultz am Neckar gebürtig, weiter Andreas Kiener der Handelß bediente Von Colmar, Jacob Baumgertner Von Mühlhaußen und Frantz Meÿer Von Colmar gebürtig, beede Lehrjungen auch Anna Maria Bechtolffin Von Mercklingen hochfürtstl. Würtenbergischer Herrschafft gebürtig, dieße Vier letztere Persohnen dermahlen beÿ der Jüngern frauen Tochter und ihrem Eheherrn in diensten Stehend, So dann auch Meister Johann Georg Dürr der Kieffer und burger alhier, der in dem Sterbhauß bißhero bedient gewesen, und Joseph Antoni Widemann Von Dockenburg beÿ Costantz gebürtig, deßen Knecht insgesamt wegen aufrichtigen Äugens und Zeigens, (…) und weilen Frau Maria Catharina Kraußin gebohrne Königsdörfferin, des Verstorbenen herrn Sohns seel. hinterlassene Wittib, wie auch noch eine ohnlängstens in dem Sterbhauß allhier in diensten gestandene Magd nahmen Salome N. Von Colmar gebürtig dermahlen nicht hier sondern zu besagtem Colmar sich befinden – auf Mittwoch den 2.ten Januarÿ Anno 1737.
Der seelig Verstorbene Herr Krauß hat ab intestato zu Erben Verlaßen wie folgt. Erstl. S.T. Frau Martham Büchelin gebohrne Kraußin, Weÿl. S.T. Herrn Johann Georg Büchels, geweßenen Vornehmen burgers und handelsmanns allhier seel. hinterlassene Wittib, deßelben in erster Ehe mit weÿl. S.T. Frauen Martha Kraußin gebohrner Hünererin seiner geweßten, aber längst seelig verstorbenen, frauen Eheliebstin ehelich erzeugte Tochter, deren zu einem Theil-Vogt constituirt worden ST. Herr Johann Daniel Engelhard Vornehmer handelßmann und burger allhier (…),
Zweÿt. S.T. Frau Mariam Catharinam Ritterin gebohrne Kraußin, S.T. Herrn Johann Ritter vornehmen burgers und handelsmanns allhier Frau Eheliebstin, deßelben in Zweÿter Ehe, mit Eingangs gedachter Frauen Mariæ Ursulæ Kraußin gebohrner Sandherrin seiner letztern Frauen Eheliebstin nur auch seel. ehelich erzeugte Tochter, welche mit Zuziehung obwohlgemelten Ihres Eheherrn, dem Geschäft persönlich abwartete, und dann Drittens Weÿland S.T. Herrn Georg Jacob Kraußen geweßenen Vornehmen Handelßmanns und burgers Zu Colmar, deßelben auch in zweÿter Ehe mit obvermelter frauen Maria Ursula gebohrner Sandherrin seel. ehelich erzeugten aber Vor beeden Eltern seelig verstorbenen Herrn Sohns hinterlassenes mit S.T. Frauen Maria Catharina Kraußin gebohrner Königsdörfferin seiner geweßten Frauen Eheliebstin und nunmahliger Wittib ehelich erzeugtes Söhnlein nahmens Georg Jacob Krauß so annoch minorennis, dißorts Enckel, deme von Einem Magistrat zu Colmar (…) S.T. Herr Johann Reech Eines Ehrs. Raths Zu Colmar wohlansehnlicher beÿsitzers zu einem Vormund constituirt (…) Alßo alle dreÿ der seelig Verstorbenen Herrn Kraußen in zwoen Ehen erzeugte noch lebende frauen töchtern und des Verstorbenen Herrn sohns seel. hinterlaßenes Söhnleins, alß Zu dreÿen Antheilen Verlaßene Erben.
Die in Gott ruhende frau Kraußin aber hat zu Ihren Erben Verlaßen wie folgt. 1. Hievorn wohlernante Frau Mariam Catharinam Ritterin gebohrne Kraußin, dero frau Tochter, so mit Zuziehung hievorwohm gemelten herrn Johann Ritter, Ihres Eheherrn persönlich zugegen und 2. Auch Hievorn wohlernanten Herrn Georg Jacob Kraußen, dero Zu Colmar verstorbenen Sohns seel. hinterlaßenes Söhnlein nahmens Georg Jacob Krauß dißorts Enckel (…), Alßo beede Von hievor wohl Ehrengedachten Herrn Johann Georg Kraußen, Ihrem geweßenen Eheherrn seel. herstammende Frau tochter und Enckel und ab intestato Verlaßene Erben.

(f° 5) In einer allhier Zu Straßburg ane dem barfüßerplatz gegen dem Würthshauß Zum Weinstock hinüber gelegenen von dem Verstorbenen Herrn Kraußen seeligen Wÿdembs weiße bewohnten behaußung befinden worden, wie folgt.
(f° 15-v) Ane Höltzen und Schreinwerck, Im Vorderen Hauß, Auf der obern bühn, auf der untern Bühn, Im obern Haußöhren, In der Cammer sub Lit. A, In der Cammer sub Lit. B, In der Cammer sub Lit. C, In der Obern Stuben, In der Cammer sub Lit. D, Im mittlern Haußöhren, In d. Obern Kuchen, In der Wohnstuben, In der Wohnstub Cammer, Im Cabinette darneben, Im untern Haußöhren, Auff dem Althan, Im Ladenstübel, Im Hoff, Im Laden,
Im hintern Hauß, In der Officiers Knechts Cammer, Auf dem Gang vor dießer Cammer, In des Officiers Stübel, Auff dem untern Gang, Im Hindern Hauß Auf dem untern Gang
(f° 49) Eigenthum ane Häußern. Ein Speicher oder Zween Kornböden, Keller, Stallung und Kleines Magazin Zu Wahren, wie auch Garthen und Garthenhaußlein mit allen übrigen dabeÿ sich befindlichen Gebäuen, begriffen, weithen, rechten, Zugehörden und Gerechtigkeiten, gelegen allhier Zu Straßburg ane dem Thomanloch, hinder der Gastherberg Zum hohen Steeg, einseith neben einem Stiffthauß Zum Jungen St. Peter, anderseith neben einem Allmendgäßel, das Marbachische Gäßlein genand, Vornen auf das Allmend vesagten Thomanlochs und hinden auff einem Garth. welchen der Jeweilige Hr Dechant des Stiffts Jungen St. Peter genieset, stoßend, so gegen männiglichen freÿ, ledig und eigen, und durch (die Werckmeistere) Vermög deroselben ad Conceptum geliefferter schrifftlicher Abschatzung Vom 16. Januarÿ 1737. angeschlagen pro 900 R. oder 450. lb. Wie der seelig Verstorbene Hr Krauß dieser Speicher, Keller, garthen und Garthenhäußel cum appertinentÿs, Von weÿl. Hn Jacob Oberlin geweßenem Silberarbeiter und burgern allhier nun seel. ane sich erkauffet hat, weißer Kauffbrieff un allhieß: Canc: Contr. stuben gefert. v. mit deroselben anhang: Contract Insigel Verwahrt, dat. den 24. Januarÿ A° 1702. Krafft deßen ane dem Kauffschilling damalen gleichbalden der 6.te theil baar bezahlt und die übrige 5/6. theil bis Zu deren abstattung mit Viert pro Ct° Zuverinteressiren stipulirt, welche aber hierbeÿ gethaner Anzeig nach seithero auch abgelößt worden seind. Dabeÿ noch 3. alte teutsche pergament. Kauffbrieff auch in allhießiger Canc. Contractstuben gefert. v. mit deros. anhang. Insigel Versehen dat. den 22.t Julÿ A° 1687, den 8.t Junÿ A° 1684 et 18t Maÿ A° 1683.
Ferner 7. Verschiedenen in Lateinischer Sprach geschriebene Zinnß: Wehr: Kauff: und andre brieff, anfangend Coram nobis Judice Curiæ Argentinensis & mit des hoffs Zu Straßburg anhang. Insigel bekräfftiget de datis 5.ten Sept. A° 1460. 17.ten Aprilis A° 1453. 4. Aprilis A° 1451. 16.ten Julÿ A° 1434. 2.ten Sept. a° 1431, 8.ten Julÿ A° 1422 et 3. Martÿ A° 1413. mit altem Lit. E. und N° 23 et 32 bemerckt.
Weiter j. Teutscher pergament. brieff von Reinbold Schlechten Von Gemünde geweßtem Sengern des Stiffts Zum Jungen St. Peter ane H. Rulium Baarpfenning geweßenen Alt Ammeistern allhier außgestellt, insonderheit über die Maur Zwischen Ihr beeder damalen ingehabten Gärthen, das selbige gemeinschafftlich seÿe, besagend, mit Ihr dißer beeden Contrahenten wie auch des Probsts und Capituls Zum Jungen St. Peter anhang. Insigel corroboriret, dat. auff Mariæ Abend der Ehren A° 1401. auch mit alt. Lit. E. und N° 23. et 32. notirt.
Mehr ein papÿr: Revers Von weÿl. H Joh: Georg Marbach, geweß. burg. v. pfund Zollern allhier unterschrifft v. fürgedr. Pittschafft dahin außgestellt, daß nembl. Er und seine Erben oder Nachkommende, nachdeme hr: Joachim Brackenhoffer, damaliger Exsenator E. E. Kleinen Raths und Eigenthumbs besitzer obbeschriebenen nunmehro in dieße Verlassenschafft gehörigen Speichers, Kellers und Garthens, uff deßen Ansuchen Ihme den freund nachbarlichen willen erzeigt, daß er Hr. Brackenhoffer Ihme Hn Marbach Von seinem hindern gebäulein an den Brackenhofferischen Garten stoßend, den dachtrauff in seinen Garten Gerechtigkeit v. anderst nicht als eine nachbarliche Gönnung achten und halten, auch wann es begehrt werd. solte, solche dachtrauff wiederumb abthun, v. auf sich nehmen wolle, dat. den 24. Maÿ A° 1623. mit alt. N° 23. et 32. signirt.
Ferner ein papÿr. Extractus auß E. E. Kleinen Raths allhier Memoriali, Krafft deßen in sachen weÿl. Hn Joh: Sebastian Fischers geweßten Gastgebers Zum hohen Steeg nachgelaßener Erben Vogts, contra den seelig Verstorbenen Hn Kraußen erkandt, in ansehung fischerischer Seithen Keine Servitus dominans ne Luminibus officiatur erweißlich gemacht word., daß er Hr. Krauß so wohl nach gemeinen alß hießigen rechten auff seinen Grund und boden Zubauen berechtiget pt° stillicidÿ aber derselbe Zwar unter den Fischerischen dachtrauff Zubauen befugt, doch alßo daß er nicht allein das von dem fischerischen dach fallende waßer auf sich zunehmen, sondern auff sein Eigenthumb einen Nach, auff seinen Kosten Zulegen, auch auff ewig. alßo zuerhalten und im fall durch besagtem Nach denen fischerischen Erben an Ihrem Gebäu einig. Schaden Zugefugt würde, solchen Jedesmahl Zu ersetzen schuldig seÿn solle, datirt d. 9.ten et publicirt den 10.ten Sept. A° 1716. samt andern schrifftlichen bericht alles mit jetzigem N° 1 bemerckt
(f° 50-v) It. eine behaußung, hoff, hoffstatt mit allen übrigen deroselben begriffen, weithen, rechten, Zugehördten und gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßburg ane der obern Straß, gegen der Blindengaß hienüber (…)
(f° 51) It. eine Weißbecken behaußung bestehend in Vorder: und hinder hauß, höfflein, bronnen und hoffstatt, mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, Zugehördt. rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßburg beÿm überhang gegen der Gastherberg Zum Weinstock, einseit neben Friderich Rieger, dem Altgewändter, and. neben Hn Daniel Berger dem handelsmann, Vornen auff die Allmendstraß v. hind. auf Meister Reeben den Schuhmacher stoßend, so gegen männiglichen freÿ, ledig und eigen, und durch mehrerwehnt herrn Werckmeistere Krafft Vorallegirten Abschatzungs Zeduls Vom 16.ten Januarÿ 1737 æstimirt pro 2000. R. oder 1000. lb. Wie der in Gott ruhende Herr Krauß dießes hauß Von Johann Jacob Debußen dem Weißbecken und deßen mit weÿl. Frn. Anna Margaretha gebohrner Weißin in erster Ehe erzeugter 5. Kind. geschw. Vogten, Daniel Henning, Gardé in alhießigem Umbgeld eigenthb. ane sich erkaufft, weißet i. teutscher pergam. Kauffbrieff in allh. Canc. Contractst. gefert. und mit deros. anhang. Ins. verwahret dat. den 4.ten Decembris A° 1727. Dabeÿ noch Zween alte pergament. Kauffbrieff, auch in bemelter Contracts. gefert. v. mit deroselben anhang. Ins. corrob. de datis 12.te Sept: 1718 et 13. febr: 1688 beede mit altem N° 1 bemerckt [V 146]
(f° 51-v) Wÿdemb – It. eine Vordere und Hindere behaußung mit dero hoffstätten, höfflein, bronnen und all andern deren gebäuen, begriffen, weith. rechten, Zugehörd. v. gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßburg underhalb der großen Gewerbslauben, gegen dem baarfüßer Platz beÿ dem überhang, einseit neben frauen Salome Jungin der Verwittibten Weißbeckin, anderseit neben Hn Joh: Jacob Meÿer dem biersieder Zum Störckel vornen auff die Allmendstraß und hinden auff gedachten Hn Meÿden biersieder stoßend, so über hernach gemelte beschwerde eigen und durch Herrn Michael Erlach Werckmeistern deß Münsters (…) nach besag deroselben ad conceptum geliefferter schrifftlicher Abschatzung Vom 16.ten Januarÿ A° 1737. für freÿ ledig und eigen abgeschätzt pro 300. R. oder 1500. lb. Davon gefallen Jährl. auff Georgÿ der hohen Schuel allhier 5 ß, Mehr dem allhießigen Mehrern Hospital nomine der elenden Herberg, auch auff Georgÿ 5 ß, Und dann gemeiner Statt Pfenningthurn Jährlich auf Martini 10. ß, Also Zusammen ane Allmend Zß. 1 lb. so zu doppeltem Capital ohnverfängl. gerechnet, antreffen 40. lb. Solche Von obigem pretio abgezogen so Verbleibt daran annoch übrig und dißorts außzuwerffen 1460. lb. Deßwegen Vorhanden i. teutscher pergament. Kauffbr. in allhieß. Canc: Contractst. gefert. v. mit deroselben anhang. Insigel Verw. dat. den 16.ten Sept. A° 1667. Dabeÿ noch Verschiedene theils pergamentine theils papÿr: abgelößte Zinnß: Wehr: und andere brieff, sambt andern schrifftl. bericht, mit altem N° 1 und Jetzigem N° 4 signirt.
(f° 57) Eigenthum ane liegende güthern beÿ Collmar
(f° 59) Wÿdembs Ergäntzung. Vermög Wÿdembs Registers darinnen dasjenige, was dem seiig verstorbenen Herrn Joh: Georg Kraußen, Von weÿl. fr. Martha Kraußin gebohrner Hüenererin seiner erstern fr. Eheliebstin seel. Verlassenschafft als solche zwischen Ihme und deßen frau tochter ratione wÿdembs und Legitimæ abgetheilt worden, in Genuß zufallen, durch Hn Notm: Joh: Philipp Liechtenberger in A° 1718. gefertiget
(f° 65) Ergäntzung der Frauen Kraußin seel. Erben abgegangenen ohnveränderte Guths. Vermög Inventarÿ (…) durch weÿl. Herrn Andream Schmidt geweßenen Notarium publ. längst seel. den 16.ten aug. A° 1701. auffgeichtet
(f° 71) Copia der Eheberedung – (…) in Collmar den 5.ten Octobris Anno 1700
Copia letzten willens Disposition – im Jahr 1716 (…) auff Donnerstag den 17. Decembris, allhier zu Straßburg ane der höllen Gaß gelegenen mir Notario eigenthümlich zuständigen behaußung (…) kommen und erschienen ist der wohl Ehrenveste und Großachtbahre Herr Johann Georg Krauß vornehme handelsmann und burger allhier zu Straßburg (…) Zum andern, ist deß Herrn disponenten will und ernstlicher befelch, daß, da Er nach Göttlich: ohnerforderlichem Rath Schluß Zuerst vor seiner Geliebten Ehegattin, Tit. Frauen Maria Ursula gebohrner Sandherrin dieses Zeitliche gesegnen und mit tod abgehen würde, alsdann die neuliche erkaufffte so genannte Schottische Gewerbs behaußung cum appertinentÿs gedachter seiner Fraw Eheliebstin umb den Anschlag von 6000 gulden, in Auß und Anweißung Ihrer Zuerfordern habenden Guths Ergäntzung (…) Daniel Rohr, Nots.
(f° 82) Series rubricarum hujus Inventarÿ. Der Frauen Kraußin allhier zu Straßburg hinterlaßen in Krafft Vorheriger Ehepacten und Declaration aush Richtlicher Sentences deroselben Erben für ohnverändert und eigen gehörige Nahrung, Sa. hausräthlicher Mobilien 312, Sa. lähren Faß 6 ß, Sa. silber geschirrs und dergleichen Geschmeids 32, Sa. Golden geschmeids 31, Sa. Silbers, Goldener Ketten, Ring Perlein 1720, Sa. Schulden 750, Sa. Ergäntzung (2099, abzuziehen 1008, verbleibet) 1090, Sa. Kraußischen Schulden, Summa summarum 3938 lb. Darunder aber Ihro Frauen Kraußin Zu Colmar hinderlaßene und Von Ihrer frauen Mutter seel. welche anno 1735. daselbst gestorben und deren Verlassenschafft Inventur erst anno 1737 geschloßen worden seÿn sollen ererbte Nahrung und Effecten, nicht begriffen
Dießem nach werden alle übrige Posten und Effecten, sie seÿen gleich von dem seel. Herrn Krauß un die ehe gebracht darinnen ererbt, errungen, gewonnen oder sonsten acquiriret worden, nach außweiß der Eheberedung §° 8° und E. E Großen Raths allhier bescheids vom 15. Aprilis 1739. ohne unterscheid unter einer Nahrung beschrieben. Sa. haußraths 778, Sa. Kleidung und weißen gezeug (103), Sa. Wein, Eßig und Brandenweins 590, Sa. Schiff und geschirrs Zur handlung dienend 57, Sa. Gewerbswahren 1554, Sa. Chaise, Fuhrgeschirrs und Pferdt 33, Sa. Silber geschirrs und dergl. Geschmeids 330, Sa. Goldener Ring und dergl. Geschmeids 124, Sa. baarschafft 2963, Sa. Eigenthum ane häußern 2740, Sa. Eigenthums ane liegende güthern beÿ Colmar 236, Sa. Schulden 842, Summa summarum 10 250 lb – Schulden 6002 lb, Nach deren Abzug 4248 lb
(f° 93-v) Wÿdemb Welchen der seelige Hr. Krauß Von weÿl. Frauen Martha gebohrner Hünererin seiner erstern Ehegattin längst seel: lebtägig zugenießen gehabt auch biß an sein absterben genoßen. Es hat nemblichen Sie dieße Frau Kraußin in Ihrem den 16. julÿ 1698. auffgerichtetem Codicillo §° 3° Ihre Völlige Verlassenschafft nichts dann Ihre Kleÿdung und weißen gezeug wie auch die von Ihrem erstern Marito gerrührende Guldene Ketten (…) so alles deroselben geliebten Tochter aufgehebt werden sollen zu einem gemeinen und rückfälligen Wÿdembs Vermachet (…)
– Abschatzung dem: 16. Januarÿ 1737. Auff begehren dëß wohll achtbahren und bescheitenen herrn Johann jörg Graußen deß geweßenen spetzirers Seel. hinderlaßenen ([biffé] fraw wittib) und Erben ist eine behausung alhier in der statt Straßburg am barfüßer blatz gelegen einseits Neben frau Salomæ Jungin der wittib, anderseits Neben und auch hinden an H. Johann Jackob Meÿer dem biersieter Zum Störckle stoßent welche behausung Stuben, Cammern, Kuchen, haus Ehren rechter handt einen gang so unden darunder eine schmalle Cammer mit einem halben tach ein altan mit blatte belegt, daß hinderhauß warin ein stuben vor dem officier oben dar über die Camer Vor dem Knecht welches nur ein halbeß tach, unden auf dem botten der Lahten contor hinden dar an ein waren Camer so mit tiellen Zu geschlagen der hoff bronen buch Keßell holtz hauß und gewölbter Keller sambt aller gerechtigkeit wie solches turch der Statt Straßburg geschwornen wërckh Meistern sich in der besichtigung befundten und Jëtzigen Preÿß nach angeschlagen wirdt Vor und Umb Dreÿ Tausent Gulten
Der 2.te begrieff (…)
Der 3.te begriff ist auch alhier in der Statt Straßburg ihm thoma loch gelegen ist ein seits an daß Marbachß geslein ander seits und auch hinden an ein Canonicat hauß Zu Jungen st: Peter Stoßent welches in einer wahren Machasin bestehet worinen ein großerer getrëmbter Keller oben dar über ein Esig Cammer Klein somer hauslein Stall Vor Zweÿ Pfërdt und heu bienen, sambt aller gerechtig Keit wie solches durch der Statt Straßburg geschwornen, wërckleuthen sich in der besichtigung befunden und Jëtzigen Preÿß nach angeschlagen word. Vor und Umb Neun Hundert Gulden [unterzeichnet] Michael Ehrlacher Werck Meister deß Meinsters, Johann Jacob Biermeÿer Werck Meister deß Zimmerhoffs, Johann Peter Pflug Werckmeister deß Mauer hoffs

Eheberedung – Zwischen dem Ehrenhafften und Vorachtbaren Herr Johann Georg Bücheln dem ledigen handelßmann, weÿl. deß sohl Ehrenvesten und Großachtbaren Herrn Johann Georg Büchels, geweßener Vornehme handelßmann, und burger allhier seel. hinterlassenem ehelichem Sohn, als dem Herrn Hochzeitern an einem, So dann der Viel Ehren und Tugendbegabten Jungfrauen Martha Kraußin deß auch wohl Ehrenvesten und Großachtbaren Herrn Johann Georg Kraußen ebenmäßig vornehmen Handelsmanns und burgers Zu Straßburg ehelich erzeugter Jungfer Tochter alß der Jungfer hochzeiterin andern theils – so Beschluß summa und Verhandelt in Straßburg Donnerstag den 7. Julÿ Im Jahr 1718. Jacob Christoph Pantrion Notarius juratus
Eheberedung – zwischen dem wohl Ehren und groß achtbahren Herrn Georg Jacob Krauß Leedigen Handelsmann des auch hoch Ehren und groß achtbahren herren Johann Georg Krauß Vornehmen burgers und handelsmann in Straßburg ehelichen Herrn Sohn, alß hochzeiter an einem, und der viel Ehr und tugendsahmen Jungfrau Maria Catharina Königsdörfferin des Wohl Ehr und Groß achtbahren Herrn Johann Philipp Königsdörffer geweßenen Vornehmen burgers allhier Zu Colmar Ehelichen Jungfer tochter alß hochzeiterin am andern theil – Colmar den 21. tag maÿ des 1732. jahrs [unterzeichnet] Johann Jacob Krauß als hochzeiter, Johann Georg Krauß alß Vatter, Maria Ursula Kraußin alß muttern Catharina Sandherrin gebohrne Gräffin alß großmutter, Maria Catharina Königsdörfferin alß hochzeiterin, anna Margaretha gollin alß mutter, Johann Wilhelm Goll alß Stieff Vatter, Johann Friderich Ringger alß vogt
Designatio über S.T. Herrn Georg Jacob Krauß nunmahligen J.U. Lti und Advocati beÿ dem Königl hohen Raht Zu Colmar, von weÿl. S.T. Hn Johann Georg Krauß geweßten handelsmann und auch Weÿl. fr. Maria Ursula Kraußin gebohrner Sandherrin beeden geweßten Ehepersohnen v. vornehme burgern in Straßburg, deßen Verstorbenenn Grß Elteren seel. in Erbs weiße würkl. erlangte Posten und effecten, so demselben zugetheilet und assigniret worden, Anno 1740 et seq.

Une fois l’usufruit éteint, la maison revient en toute propriété à sa fille Marthe Kraus qui a épousé le marchand Jean Georges Büchel en 1718 : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire après décès, célébration

Copia der Eheberedung – zwischen dem Ehrenhafften und Vorachtbaren Herr Johann Georg Bücheln dem ledigen handelßmann, weÿl. deß sohl Ehrenvesten und Großachtbaren Herrn Johann Georg Büchels, geweßener Vornehme handelßmann, und burger allhier seel. hinterlassenem ehelichem Sohn, als dem Herrn Hochzeitern an einem, So dann der Viel Ehren und Tugendbegabten Jungfrauen Martha Kraußin deß auch wohl Ehrenvesten und Großachtbaren Herrn Johann Georg Kraußen ebenmäßig vornehmen Handelsmanns und burgers Zu Straßburg ehelich erzeugter Jungfer Tochter alß der Jungfer hochzeiterin andern theils – so Beschluß summa und Verhandelt in Straßburg Donnerstag den 7. Julÿ Im Jahr 1718. Jacob Christoph Pantrion Notarius juratus

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 307, n° 1313)
1718 – Mittwoch den 20.t Julÿ Seind nach 2 mahl. Proclamation ehelich copulirt worden Herr Johann Georg Büchel der ledige handelsm. weÿl. herrn Johann Georg Büchel gew. b. und Handelsm. hinterl. ehel. Sohn und J. Martha H. Johann Georg Kraußen b. und Handelsm. ehl. Tochter [unterzeichnet] Johann Georg Büchel alß hochzeiter, Martha Kraußin als hochzeiterin (i 306)

Jean Georges Büchel meurt en 1733 en délaissant cinq enfants. L’inventaire est dressé dans une maison grand rue. La maison au bas des Grandes Arcades figure à l’inventaire puisque la veuve en possède en propre un tiers. La masse propre à la veuve s’élève à 2 355 livres. L’actif des héritiers et de la communauté est de 3 234 livres, le passif de 3 284 livres.

1734 (15.3.), Me Lichtenberger (Jean Philippe, 30 Not 14) n° 312
Inventarium über Weÿl. Herrn Johann Georg Büchel, geweßenen Handelsmanns und burgers allhier zu Straßburg nunmehr seel. Verlassenschafft – nach seinem den 17 Maÿ Verwichenen 1733.sten Jahrs genommenen tödlichen hientritt Zeitlichen verlaßen, welche verlassenschafft auf freundliches Ansuchen und Begehren des wohl Ehrenvesten großachtbaren Herrn Johann Heinrich Ritzhaub, vornehmen handelßmann und burgers allhier alß geschwornen Vogts Johann Georg, Johann Heinrich, Johann Daniel, Margarethæ Ursulæ und Catharinæ Salome, des abgeleibten herrn seel. mit hernach benanter seiner hinterlassenen Fraun wittib ehelich erzeugter und ab intestato Zu Erben verlaßene fünff Kinder fleißig inventirt und ersucht durch die Viel Ehren und tugendsahme Frau Martham gebohrne Kraußin die hinterbliebene Frau Wittib beÿständlich des Ehrenvesten und Wohlachtbaren Herrn Johann Ritters Handelsmanns und burgers allhier, ihres Schwagers und geordneten Curatoris – So beschehen in Straßburg auff Montag den 15. Martÿ Anno 1734.

Hierauff wird nun die Verlassenschafft wie sich solche in einer allhier ane der obern langen Straßen gelegenen der Frau Wittib H. Vater eigenthümlich zuständig. und Von dem Verstorbenen seel. Zum theil lehnungsweiße bewohnenden behaußung und sonsten befunden
Haußrath, Höltzen und Schreinwerckh. In der obern Saal, In der Wohnstub, In der Stub Cammer, In der Nebens Cammer, Im haußöhren, Auff dem Gang, im Contor, Im Keller, In der Frau Wittib Hn Vatters hauß, In der officiers gemachen, Im Büchlischen Hauß am Staden
Eigenthum ane einer behaußung. Ein dritter theil Vor unvertheilt Von und ane einem Vorder und hinderhauß mit allen deßen gebäwen, begriffen, weithen, Rechten, Zugehörden und Gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßburg ane dem obern Staden ohnfern der Schindbruckhen beÿ der herrberg Zum Gertenfisch (…)
Eigenthum ane einem Garten. Ein dritter theil vor unvertheilt Von und ane einem Garten ogngefehr dreÿ Ackergroß Vor der Statt Straßb. Zwischen dem Juden und fischerthor (…)
Ergäntzung der Frau Wittib abgegangen unveränderten Vermögens. Nach besag Inventarÿ über der Frau Wittib in die Ehe gebrachtes Vermögen in Anno 1718. durch weÿl. Herrn Daniel Rohrer Notarium publicum seel. auffgerichtet
Eigenthumlicher Antheil ane einer behaußung (W.) Nemlichen ein dritter theil ane einer underhalb der großen Gewerbslaub gegen dem baarfüßer Platz beÿ dem überhang gelegenen behaußung, wie solche in der Frau Wittib Mütterlichen Verlassenschafft Inventario fol. 126. beschrieben, wovon die übrige zwo Tertzen zwar auch der Frau Wittib alß Mütterlich Guth gehörig, aber Von hrn Johann Georg Kraußen, Ihrem Hrn Vatter Wÿdums weise bewohnt worden, ob nun wohlen solche behaußung beÿ mütterlich Verlassenschafft Inventation pro 880. lb æstimirt worden, und die der Frau wittib davon pro legitima gebührige Tertz 293 lb 6 ß 8 d anträffe, so wird demnach vor solche Tertz weilen die Frau wittib davon nun 8. lb 15 ß 11 d zinnß Zu dreÿ pro C.to Verglichener maßen gerechnet Jährlich Ziehet, waß selbige gemeltem zinnß nach, Zu Capital à fünff pro Cto. gerechnet, erträgt, angerechnet 175. lb 10 ß
Wÿdums Verfangenschaft. Herr Johann Georg Krauß Vornehmer handelßmann und burger allhier der Frau Wittib Herr Vatter hat von Weÿl. Frauen Marthæ gebohrner Hünererin seiner erstern Frau Eheliebstin seel. Verlassenschafft lebtägig wÿdums weiße Zu genießen, nachdeme in a° 1718. selbige zwischen dem Hrn Vatter und Frau Tochter ratione legitimæ und wÿdums abgetheilt worden, nach Innhalt des darüber durch weÿl. Hern Daniel Rohrer Notarium seel. Vergriffene Abtheilung concept dem vero pretio nach gerechnet (…)
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Der Frau wittib unveränderte Nahrung. Sa. haußraths 67, Sa. Schiff und geschirr Zur specereÿ handlung gehörig 20, Sa. leerer Faß 11, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 99, Sa. goldener Ring und Geschmeids 142, Sa. baarschafft 71, Sa. Antheils ane einer behausung 175, Sa. restirender Ergäntzung 1616, Sa. Activ Schulden 150, Summa summarum 2355 lb
Der Erben unverändert und theibar Guth, Sa. haußraths 196, Sa. Bibliothec 25, Sa. Schiff und geschirrs Zur Specereÿ handlung gehörig 7, Sa. corporis der gemeinschafftlichen handlung 1003, Sa. leerer Faß 48, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 192, Sa. goldener Ring und geschmeids 77, Sa. baarschafft 54, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 93, Sa. der Gülten von eigenthümlichen liegende güther Jährlich fallend 29, Sa. Eigenthums ane j.r behaußung 716, Sa. Activ Schulden 682. Summa summarum 3234. lb – Schulden 3284 lb, In Compensatione 49 lb – Stall Summa 2305 lb
Copia der Eheberedung (…) Donnerstag den 7. Julÿ Im Jahr 1718. Jacob Christoph Pantrion Notarius juratus

Marthe Krauss meurt à son tour en 1741. La maison est estimée au même prix qu’à l’inventaire de son père, soit 1 500 livres, parce qu’on n’y a fait aucune amélioration. L’actif de la succession s’élève à 7 088 livres, le passif à 1 275 livres.

1741 (9.5.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 71) n° 641
Inventarium über Weÿl. der Wohl Ehren: und Viel Tugendgezierten Fr. Marthæ Büchelin gebohrner Kraußin, auch w. des Wohl Ehren Vest und Großachtbaren H. Johann Georg Büchels, geweßten Vornehmen Handelsmanns und Burgers allhier längst seel. hinterbliebener Frau Wittib nun auch seel. Verlassenschafft – nach Ihrem den 20.ten Martÿ dießes lauffenden 1741.sten Jahrs aus dießer welt genommenen tödl. hintritt, zeitl. hinter sich verlaßen, auf freundliches Ansuchen Erfordern und Begehren des Wohl Ehrenvest und hoch achtbaren Hn Johann Heinrich Ritzhaubs, Vornehmen burgers und Banquier allhie, als geschwornen Vogts der seel. Verstorbenenn Fr. Büchelin mit obernanndtem Ihrem geweßenen Eheherrn seel. ehelich erzeugter 5. Kinder und ab intestato Verlaßener Erben (…) durch die ältere Jgfr. tochter ingl. Joh: Daniel Zeÿßolff den handelsdiener Von hier und Beatam Catharinam Dräherin Von Sultz, Würtenbergischer herrschafft gebürtig, die dienst Magd im hauß – So beschehen zu Straßburg auff dienstag d. 9.ten Maji et seqq: A° 1741.
Die Verstorbene Frau Büchelin seel: hat ab intestato Zu Erben Verlaßen wie folgt. 1. H. Johann Georg Büchel, den Schwerdfeger so dermahlen zu Genff in Condition stehet, 2. Johann Heinrich Büchel, so in Erlernung der Handlung zu gedachtem Genff sich aufhaltet. 3. Johann Daniel Büchel, so beÿ Mr David Gori dem Küffer und burgern allhier in der Lehr begriffen, 4. Jgfr. Margaretham Ursulam Büchelin, so beÿ Ihrer seel: frau Mutter sich auffgehalten, v. dem Geschäfft persöhnl. beÿgewohnt, So dann 5. Catharinam Salome Büchelin, Alßo alle 5. deroselben mit eingangs wohlernandtem H. Johann Georg Büchel Ihrem geweßenten Eheherrn seel. ehelich erzeugte Söhne v. Töchtere und Zu gleichen Antheilen Verlaßene Erben

In einer allhier zu Straßburg ane dem Paarfüßer Platz gelegenen in dieße Verlassenschafft gehörigen und hernach beschriebenen behausung befunden worden, wie folgt
(f° 27) Copia der frauen Büchelin seel. auffgerichteter Dispositionis inter Liberos. – in dem Jahr 1741 (…) auff Donnerstag den 16. Martÿ, die Viel Ehren und tugendreiche frau Martha Büchelin gebohrne Kraußin, weÿl. des Ehrenvest und Wohlachtbaren herrn Johann Georg Büchel, geweßenen handelßmanns und burgers allhier Zu Straßburg nachgelaßene frau Wittib mich unterschriebenen Notarium Zu sich in Ihr gegen dem baarfüßer Platz über gelegene Wohnhauß beruffen laßen, und alß Ich in deren auff dem erstern Stockwerk befindlichen mit denen fenstern auff gedachter Straß außsehenden Stuben erschienen, dieselbe zwar Kranck und bettlägerig (…) Johann Philipp Lichtenbegrer Notarius juratus
(f° 31-v) Eigenthumb ane einer behaußung allhier. Nemlichen eine Vordere und hindere behaußung, mit dero hoffstätten, höfflein, bronnen v. allen andern deroselben gebäuen, begriffen, weithen, rechten, zugehörden v. gerechtigkeiten, gelegen allhier Zu Straßburg, unterhalb der Großen Gewerbslauben gegen dem baarfüßer Platz beÿm Überhang einseith neben frauen Salome Jungin der Weißbeckerin anderseith neben Hn Joh: Jacob Meÿer dem biersieder Zum Störckel, Vornen auff die Allmend straß v. hind. auff gedachten Hn Meÿern den biersieder stoßend, so über hernach gemelte beschwerde eigen und beÿ Weÿl. Hn Joh: Georg Kraußen geweßten handelsmanns v. burgers der frauen Büchelin eheleiblichen Hn Vatters seel. Verlassenschafft Inventation den 16.ten Januarÿ A° 1737 durch die allhießig geschwornen Herren Werckmeistere æstimirt, warbeÿ es auch dermahlen in ansehung seithero nichts darinnen gebauen mithin diese behaußung nicht meliorirt, sondern Vielmehr deteriorirt, ohnpræjudicirlichen Zulaßen beliebet word. nemblich für und umb 3000 Gulden oder 1500 lb. Davon abzuziehen Erstl. so mann der hohen Schuel allhier, Jährlichen auff Georgen Tag ane Allmend Zinnß zureichen 5 ß, Mehr dem allhießigen Mehrern Hospithal, nomine der Elenden Herberg, auch auf solchen Termin 5 ß, Und dann gemeiner Statt Pfenningthurn, Jährlichen auff Martini 10 ß, Machen dieße 3. Posten Zusammen ane Zinnß 1 lb, und zu doppeltem haubtguth ohnverfängl. gerechnet 40. lb. Solche Von obigem pretio abgezogen so erbleibt ane dem selben annoch per rest übrig v dißorts außzuwerffen 1460. lb.
Darüber besagt j. Teutscher pergamentener Kauffbrieff in allhießig. Canc. Contractstuben gefertiget v. mit deroselben anhangenden Insigel Verwahret, dat. den 16.ten Sept. A° 1667. Dabeÿ noch Verschiedene Theils pergamentene: Theils papÿr: abgelößte Zinnß Wehr: v. andere brieff sambt anden schrifftl. bericht, mit altem N.is 1 at 4 bemerckt. Dieße behaußung rühret Von der fr. Büchelin seel. Mütterl. Erbschafft her und hat solche dero hr. Vatter biß ane d. Ende seines Lebens wÿdembs weiße genoßen
(f° 37-v) Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. haußraths 317, Sa. theils alleine und theils Zur helffte in dieße Succession gehöriger Gewerbswahren 514, Sa. lährer Vaß 37
Nechstdeme Vermög Extractus aus weÿl. Hn Joh: Georg Büchels der Defunctæ geweßten Eheherrn seel. Verlassenschafft Inventarÿ Concepto de A° 1734 durch Hn. Notm: Johann Philipp Lichtenberger gefertiget annoch 109 Ohmen Vaß (…), Sa. Goldener ketten, Ring, Peerl. v. dergl. Geschmeid 255, Sa. baarschafft 94, Sa. Gülth von liegenden güthern 62, Sa. Eigenthumbs ane einer behaußung 1460, Sa. Schulden 4058, Summa summarum 7088 lb – Schulden auß dem Erbe 1275 lb, Restirende gantze Verlassenschafft 5813 lb – Conclusio finalis Inventarÿ 5813 lb
Sa. Zweiffelhaffter und Verlohrener Schulden 44 lb

A l’inventaire est joint la cession de la maison à l’un des héritiers, le fourbisseur Jean Georges Büchel, pour 4 250 livres

1747 (13. 8.br), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 71), Joint au n° 641 du 9 mai 1741
(Inventarium über Weÿl. Fr. Marthæ Büchelin gebohrner Kraußin, auch w. H. Johann Georg Büchels, geweßten Vornehmen Handelsmanns und Burgers allhier Wittib seel. Verlassenschafft) Vergleichung der behaußung.
Zuwißen seÿe hiermit, demnach die in der seel. Frauen Büchelin Verlassenschafft gehörige behaußung, in einem Vordern und hindern hauß, deren hoffstätten, höfflein und Bronnen bestehend mit allen übrigen deroselben Gebäuen, begriffen, weithen, Rechten, Zugehörden und Gerechtigkeiten, gelegen allhier Zu Straßburg außerhalb der großen Gewerbslauben, gegen dem Baarfüßer Platz beÿm Überhang, einseith neben frauen Salome Jungin, der Weißbeckerin, anderseith neben Herrn Johann Jacob Meÿer, dem biersieder Zum Störckel, Vornen auff die Allmend Straß und hinden auff erstgedachtes Meÿerische bierhauß stoßend, Wavon man der Stifftung Zur Hohen Schuel allhier Jährlichen auff Georgÿ, ane allmend Zinnß Fünff Schilling, Mehr dem allhießigen Mehrern Hospithal, Vor und im Nahmen der Elenden Herrberg, Jährlichen auf solchen Termin auch Fünff schilling, und dann Löbl. Statt Straßburg Pfenningthurn Jährl. auff Martini Zehen Schilling Zu reichen schuldig, sonsten aber eigen, Zwischen Ihren Herren Söhnen frau und Jungfrauen töchteren biß anhero ohnvertheilt gewesen und aber herrn Johann Georg Büchel dem Schwerdfeger und burgern allhier dißorts ältern Sohn und Frauen Margarethæ Ursulæ gebohrner Büchelin, der ältern ane Herrn Johann Daniel Braunen Handelsmann und burgern alhier Verheurathen Tochter und Ihrem Eheherrn fernerhin und noch länger in solcher gemeinschafft Zu Verbleiben nicht anständig noch profitable, dieße behaußung auch sich nicht füglich in Zween: weniger in fünff theil absondern laßet, als haben Er Herr Johann Georg Büchel und Sie Frau Margaretha Ursula Braunin gebohrne Büchelin, beÿständlich Ihres herrn Eheliebsten, so dann herr Johann Heinrich Riethaub der Banquier und burger allhier, als geschworner und noch ohnentledigter Vogt Herrn Johann Heinrich Büchels des ledigen Handelsmanns und herrn Johann Daniel Büchels des ledigen Kiefers, so beede dermahlen in der Frembde begriffen, wie auch Jungfrauen Catharinæ Salome Büchelin, sothaner behaußung halben sich mit einander beredet und liebreich Verglichen, (…) nach heutigem Werth derer häußer zu 8500 Gulden oder 4250 Pfund hießig Current (…) Solchem nach seind so Viel Looß Zedul, als der Büchelischen Erben seind, nunmehren fünff gemacht, in den einen das Wort behaußung geschrieben, die übrige Vier aber weiß und ohne einige schrifft gelaßen, samtlich in einen huth gethan (…) Herr Johann Georg Büchel, Schwerdfeger und burger allhier der ältere Sohn den Jenigen Zedul auff welchem das Wort behaußung stunde, gezogen – So beschehen Zu Straßburg in mehr wohl Ehrengedachten Herrn Ritzhaubs behausung ane dem Staden gelegen, auff freÿtag den 13.ten Octobris Anno 1747

Jean Georges Büchel a épousé en 1744 à Bouxwiller Eve Rosine Reich, fille de marchand. Elle devient bourgeoise quelques mois plus tard
Mariage, Bouxwiller (luth. p. 61, n° 26) 1744 – Dom: XXII. Trin: wurden dahier proclamirt und den 10. Novembris ebenmäßig allhier copulirt Herr Johann Georg Büchel der Burger und Schwertfeger in Strasburg weÿland Herrn Johann Georg Büchels gewesenen Burgers und Handelsmanns in Strasburg hinterlassener ehelicher Sohn und Jungfer Eva Rosina Herrn Johannes Reichen des Gerichtsschöffen und Handelsmanns allhier eheliche ledige tochter. [Unterzeichnet] Johann Georg büchel als hochzeiter, Eva rosina reichin als hochzeiterin (i 33)

1745, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) p. 207
Fr. Eva Rosina Reichin Von Bußweiler gebürtig erhalt das burgerrecht Von ihrem Ehemann Johann Georg Büchel dem burger und langmeßerschmidt allhier um den alten burgerschilling und will dienen beÿ E.E. Zunfft der Schmidt prom. eod. [5. April 1745]

Inventaire des apports
1745 (21.10.), Me Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 243) n° 254
Inventarium und beschreibung aller derjenigen haab Nahrung und Güthere, Keinerleÿ davon außgenommen, so der Wohl Ehrengeachte Herr Johann Georg Büchel, der Langmeßerschmid, und die Viel Ehren und tugendbegabte frau Eva Rosina gebohrne Reichin, beede Ehepersohnen und burgere allhier Zu Straßburg, einander in den Ehestand Zugebracht auch sich crafft der mit einander auffgerichteten Eheberedung Vor unverändert voebehalten haben – So geschehen allhier in der Königlichen Stadt Straßburg auff Donnerstag den 21.ten Octobris Anno: 1745. In præsentia Herrn Johannes Reich des – und burgers Zu Buchßweiler, der Ehefr. leiblichen Vatters.
In einer allhier Zu Straßburg beÿ dem Überhang gegen dem baarfüßer Platz hinüber gelegenen sogenanden büchelischen behaußung folgender maßen sich befunden.

Jean Georges Büchel vend 4 250 livres la maison au courtier Jean Daniel Ehrmann

1747 (3.11.), Chambre des Contrats, vol. 621 n° 728
H. Johann Georg Büchel der Langmeßerschmidt
in gegensein H. Johann Daniel Ehrmann geschwornen courtier
eine behausung bestehend in vorder und hinder hauß, höflein, bronnen und hoffstatt mit allen deroselben begriffen, weithen, zugehörd und rechten unterhalb der großen gewerbslaub gegen dem baarfüßer platz über einseit neben Fr. Ursula Albrechtin geb. Jungin anderseit neben Johann Jacob Meÿer dem biersieder zum Störckel hinten auff denselben – (davon gibt mann) der hohen schul auff Georgii 5 ß dem mehrern hospital auff eben solche zeit 5 ß und hiesiger Stadt Pfenning Thurn auff Martini 10 ß alles ane allmend zinß – seinen dreÿ geschwisterden Johann Heinrich, Johann Daniel und Catharina Salome 2000 pfund beladen – theils als ein mütterliches erb theils von seinen miterben ihme cedirtes guth – um 2000 pfund verhafftet, beschehen um 2250 pfund

Jean Daniel Ehrmann vend 8 500 livres la maison qu’il a reconstruite à neuf au marchand Claude Joseph Revillot et à Catherine Simon

1751 (13.9.), Chambre des Contrats, vol. 625, f° 460, 18 mai 1751 Not. royal Humbourg (6 E 41, 85)
auff ansuchen H. Claude Joseph Revillot des handelsmanns, nachstehende kauff
Sr Jean Daniel Ehrmann courtier juré
au Sr Claude Joseph Revillot marchand et Catherine Simon
une maison en deux corps de logis, le tout bati a neuf de fond en comble en bon état, cour, puit avec toutes ses appartenances droits et dépendances en cette ville au bas des grandes arcades vis à vis la place d’Armes, la veuve Albrecht d’une part Jean Jacques Meyer brasseur à l’enseigne de la Cycogne d’autre et par derrière le même brasseur – chargée d’une rente annuelle de 20 sols payable à la fete de la St Georges à la Fondation ditte Hohenschuhl et d’une pareille rente payable à pareil jour à l hôpital des bourgeois
promettant le Sr vendeur de faire reconstruire dans le courrant de l’année les boutiques et appartemens du rez de chaussée de ladite maison à ses frais – moyennant 34 000 livres tournois

Claude Joseph Revillot, marchand savoyard, a épousé en 1740 Catherine Simon : contrat de mariage, célébration, accession à la bourgeoisie
1740 (16.7.), Me Humbourg (6 E 41, 64)
Contrat de mariage – le Sieur Claude Joseph Revillod, fils majeur de 32 ans suivant extrait baptistaire représenté et à luy rendu a l’instant, de Pierre Revillod habitant à St Sigismond en Faussigny au Duché de Savoye et de Nicolade Chapuy sa femme, ses Pere et Mere, ledit Claude Joseph Revillod fils marchand à la veille d’être reçu Bourgeois de cette ville de Strasbourg, faisant, stipulant et agissant pour luy et en son nom et d’une part,
Et Dem.lle Catherine Simon, marchande de modes mananciere de cette ditte ville de cette ville, fille majeure de 27 ans ou environ, de Sr Simeon Simon et Marthe Schillingerin ses Pere et mere, faisant, stipulant et agissant pour Elle et en son nom et d’autre part – Fait lu et passé et succinctement interpreté en allemand le 16 juillet 1740

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 199)
Hodie 25 July Anni 1740 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt Honestus Juvenis Claudius Josephus Revilliod oriundus ex parochia sancti sigismundi in inferiori faussignÿ in sabaudiâ, Mercator, filius Petri Revilliod Et Nicolaæ Chappuis conjugum Jan in parochia nostra Commorans, Et honesta puella Catharina Simon argentinensis filia defuncti Dni Simonis Simon Et Marthæ Schillingerin supersitiis quoque prochiana nostra (signé) IR sign. sponsi, chatarine Simonin (i 106)

1740, Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) p. 24
Claudius Josephus Revillod handelsmann auß Savoÿen und frau Catharina Simonin von hier gebürtig, erhalten das burger Recht die Ehefrau Wegen hoher recommandation Gratis, der Ehemann aber ab uxore um d. alten burger schilling, und wollen beÿ E. E. Zunfft Zum Spiegel dienen juravit d 17.ten aug. 1740.

Joseph Revillot est cité à comparaître au tribunal des Fribourgeois (aubergistes) pour avoir fourni une catégorie d’hébergement non valable et pour vendre des boissons. Il nie avoir établi le certificat et s’inscrit comme cotisant pour pouvoir vendre des boissons non alcoolisées
1745 (23.2.), Fribourgeois (XI 166)
1.te Gericht de 1745. Dienstags den 23.ten Febr. 1745.
(f° 238) Joseph Revillon, der burger undt Handelßmann citirt, wegen eines Ihro Gnaden dem Regierenden Herrn Ammeister überschickten straffbahren Nacht Zeduls, Maßen er darinnen nicht nur alleine nicht gemeldet wer: undt woher die Persohnen seind, so er logiret, sondern auch datum und Jahrzahl außgelaßen, Zumahlen solcher Nacht Zedul auff schandtlich Papier geschrieben.
Idem ferner Vorgestellet daß er liqueurs verkauffet, ohne Erlaubnuß.
Ille quoad die Liqueurs, Gestehet er Zwar daß er Liqueurs, aber Keine liqueurs mit sich führende Weine en detail verkaufft.
Wegen dem Nacht Zedul aber, Sagt er, er habe weder den Nacht Zedul geschrieben, noch weniger jemandt frembdts logiret.
Erkandt, Citatus wirdt wegen der Liqueurs simpliciter gegen Erlag der 2 lb 4 ß d Zudiener recipiret Ihme aber anbeÿ Keine Liqueurs mit sich Führende: wenigen andere Weine, Sie haben gleich Nahmen wie sie wollen, beÿ Straff verbotten, die Sache wegen dem Nachtzedul noch Zur Zeit außgesetzt.

On dresse un inventaire de l’actif en possession de Joseph Revillot en 1755. La maison sera vendue par enchères judiciaires en 1767. Ce sont les héritiers du vendeur, Jean Daniel Ehrmann, qui s’en portent acquéreurs le 2 avril 1767 comme le mentionne la vente de 1769

1755 (7.10.), Me René (6 E 41, 546) n° 26
Inventaire General des Marchandises, dettes actives Et Passives de moy Joseph Revilliod Marchand à Strasbourg, commené le 12 aoust 1755 et Deposé le 7. Octobr 1755

Inventaire après décès de Joseph Revillod. Il délaisse deux filles dont l’aînée a repris une partie du commerce de ses parents, Les biens de la veuve s’élèvent à 1 650 livres. L’actif de la succession s’élève à 71 livres, le passif à 2 070
1769 (5.1.), Me Fické (J. Charles, 6 E 41, 762) n° 392
Inventarium über Weÿland Herrn Claude Joseph Revilliod geweßenen Handelsmanns und burgers allhier zu Straßburg nunmehr seel. Verlassenschafft – nach seinem Donnerstags den .ten Julii letztabgewichenen 1768.sten Jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt verlaßen hat. Welche Vermögens Nachlaßenschafft auf anstalten und Begehren der Viel Ehren und Tugendsamen Frauen Catharinæ Revillod gebohrner Simon, seiner hinterbliebenen frau Wittib unter verbeÿstandung Hn Joseph Olinet des handelsmanns und burgers allhier wie auch der gleich hernachbenannten der Hn Defuncti mit erstermelt deßen Frauen Wittib ehelich erziehlt hinterlassener zwo Jungfer töchtern als ab intestato Verlaßener und ebenfalls verbeÿstädeter beneficial Erbinin ordnungs mäßig ersucht und inventirt worden – So beschehen zu Straßburg auf Donnerstag den 5. Januarÿ Anno 1769.
Des Verstorbenen Herrn seel. ab intestato verlaßene Beneficial Erbinin sind 1° Jungfrau Catharina Wilhelmina Revillod, majorennis, 2° Jungfrau Anna Catharina Claudina Revillod so beÿ nahe 22. Jahr erreicht, (…) unter assistentz Hn Joseph Olinet, des handelsmanns und burgers allhier

Bericht. Die Beschaffenheit des Umstände unter welche die diesorts älteste Jungfer Tochter schon am 27. febr. 1767 Zum theil Zufolg seines vor mir notario passirten Kauf Contracts, mit ihren geleibten Eltern zu dero Unterhaltung gesetzt, erfordert hierorts folgende Erklär: und berichts Erstattung. Es hatten nämlich die beede nun zertrettnte Eheleuthe in ihrem Handlungs wesen verschiedene Unglück beÿ welchen Ihnen das von dem verstorbenen H Ehrmann, gewesenen Courtier allhier am Platz erkaufte Hauß, die Last vergrößerte. Es entstunden daraus gerichtliche handlungen davon die Unkosten mit den Capital Zinnsen mehr erforderten, als Sie aus ihrer schon abgenommenen Handlung erschöpfen konnten, so daß Sie schon längst Mobilien und Waaran unter der Hand versilbern mußten. Ja jene behaußung mit völligen Verlust des ansehnlichen in Abschlag bezalten Kauffschillings zu abandoniern hatten und demnach deselben Schuldner verbleiben solten. Die dißorts älteste Jungfer tochter, welche also die Eltern allein erhalten solte, und einsahe, daß Sie mit Kobelstecken und ander deren Arbeiten ohne die damit verknüpfte Handlung den nöthigen Aufwand nicht erwerben würde, mußte Zugelich ihre Absicht auf die Handlung nehmen. Hierzu nun hatte Sie inzwischen unter der Eltern Nahmen, das gegönnte Recht und Zum anfang des Einkaufs gute Freunde und Credit. Sie entlehnte Laden und Wohnung, erkaufte auch Zur haußhaltung theils von den Eltern, theils sonsten verschiedene haußraths Effecten und übernahm gegen baare Zahlung die noch vorhandene wenige Waaran articul, die zu ihrer Handlung gehörig waren, einige andere Posten Von Waaran aber verblieben noch den Eltern mit dem Ziu ihrem unentbehrlichen Gebrauch allernöthigsten Haußrath. In solchem Verhältnus erfinden sich also die Vorgänge und damit die Verlassenschaffts Rubrices in geringen Umständen.
Contrat de mariage – (…) le 16 juillet 1740 – Humbourg, Not.re royal. Aus Erkantntus E.E. grosen Raths der Stadt Straßburg vom 12. Novembris 1740. ist vorstehender Contrat de mariage dem Protocollo de Anno 1740. pag. 1513. et seqq. de verbo ad verbum insinuirt worden.
In einer allhier zu Straßburg auf dem baarfüßerplatz gelegenen diesorths lehnungs weis bewohnenden behaußung befunden worden wie folgt
Schulden aus der Verlassenschafft zu bezahlend. It. so fordert S.t. Hr Joh: Michael Müller der Maurer und Steinhauer auch E.E. grosen Rath alter wohlverdienter beÿsitzer für gelieferte Bau: materialien und arbeit ohngefehr 200. deßwegen aber schon ehemalen einige Contestationes für gewalt haben sollen.
Series rubricarum hujus Inventarii. Der Fraun Wittib unveränderten Guth, Schuld 500, Sa. der Ergäntzung 1150, Summa summarum 1650 lb
Diesemnach so wird auch die den Jfr Beneficial Erbinin gehörige haabschaft beschrieben, Sa. Hausraths 49, Sa. Waaren 17, Sa. silbers 3, Summa summarum 71 lb – Schulden 2070 – In Vergleichung, der Beneficial Erbinin Passiv Onus 1999 lb
Endlich passiv onus loco der Stall summæ 349 lb
Haußrath, so der Jfr. Tochter gehörig, 186. lb

Marie Madeleine Fritschmann, veuve de Jean Daniel Ehrmann, vend la maison au cafetier François Joseph Momy et à sa femme Marguerite Schreiber

1769 (12.7.), Chambre des Contrats, vol. 643 f° 495
N. Not. Johann Daniel Langheinrich als mandatarius Fr. Maria Magdalena geb. Fritschmännin weÿl. Johann Daniel Ehrmann gewesten courtier wittib
in gegensein H. Franz Joseph Momÿ des caffesieders und Margarethæ geb. Schreiberin
eine behausung, höflein und hoffstatt mit allen gebäuden, begriffen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten unten ane dem Barfußerplatz einseit neben Jacob Michel dem weißbecken anderseit neben Johann Georg Meÿer dem biersieder hinten auff N. Müll dem spengler – (davon gibt man) d. mehreren Hospital 5 ß ane bodenzinß – als ein d. 2. apr. 1767 ane der ganth ersteigertes guth

François Joseph Momy a épousé en 1761 Marguerite Schreiber, fille d’un culottier : contrat de mariage, célébration, inscription à la tribu du Miroir et des Fribourgeois comme confiseur
1761 (19.12), Me Haering (6 E 41, 1376) n° 282
(Eheberedung) der Ehrengeachte Herr Franz Joseph Momy, Caffeehändler und burger alhier, weiland H. Stephan Momy geweßenen frantzösischen becken und hießigen b. mit Frau Catharina geb. Fournille ehelich erzeugter Sohn, als bräutigam an einem,
So dann die Ehren und tugendsahme Jungfrau Anna Margaretha Schreiberin, weiland H Johann Cladj Schreibers geweßenen Hoßenstrickers und E.E. grosen Raths alten Wohlverdienten beÿsitzers in zweiter ehe mit auch weiland frau Maria Catharina gebohrner Sultzerin nun beeder seeligen ehelich erzeugte tochter – So beschehen (…) Straßburg den 19. Decembris Im Jahr der Gnaden 1761.

Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (cath. p. 10)
Hodie 28 Decembris anni 1761 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt franciscus josephus momy civis, Liquoris caffé dicti et aliorum adustorum mercator filius Legitimus defuncti Stephani momy ciuis olim et pistoris et Catharinæ fournile in vita conjugum et anna margarita Schreiber filia Legitima joannis claudii Schreiber Senatus hujus urbis olim assessoris et Catharinæ Sulzer defunctorum conjugum (signé) François Joseph Momy, schreiber (i 8)

1762, Miroir (XI 278)
Dienstags den 20. Aprilis 1762
(f° 117) Neuzünfftiger – Hr Frantz Joseph Momi, weÿl. Joseph Momi gewesenen becken und burgers allhier nachgelaßener ehel. Sohn, so die Condition allhier wie recht erlernt, ist auf producirten Stallschein vom 20. februarii letzthien gegen Erlag Zweÿ Pfundt dreÿ Zehen schilling vier pfenning leibzünfftig als Confiseur auff und angenommen worden. dt. et prom. obed.

Inscription à la tribu des Fribourgeois après avoit été cité à comparaître parce qu’il vend des liqueurs au détail au poêle des Pelletiers dont il tient le billard
1762 (21.4.), Fribourgeois (XI 168)
Dienstags den 20. Aprilis 1762
(f° 117) Neuzünfftiger – Hr Frantz Joseph Momi, weÿl. Joseph Momi gewesenen becken und burgers allhier nachgelaßener ehel. Sohn, so die Condition allhier wie recht erlernt, ist auf producirten Stallschein vom 20. februarii letzthien gegen Erlag Zweÿ Pfundt dreÿ Zehen schilling vier pfenning leibzünfftig als Confiseur auff und angenommen worden. dt. et prom. obed.

3.te Gericht de 1762. Mittwoch den 21.ten mensis Aprilis in Anno 1762.
(f° 167-v) Joseph Momy der Billardier undt Caffetier auff Einer Ehrsahmen Zunfft der Kürschner citirt weilen derselbe Liqueurs en detail verkauffet. Alß Solle Er Sich derhalben Geld Zünfftig machen.
Ille præsens, gestehet dergleichen Zu Verkauffen, bittet derwegen Receptionem.
Hierauff Erkannt worden, daß der Citatus gegen Erlag der 2. lb. 4 ß s und 6 ßd Stubengelt pro hoc anno alß Geld Zünfftig zu recipiren, Und derwegen Ihme Liqueurs Undt Liqueurs mit sich führendte weine nur allein en detail zu verkauffen, Zu erlauben, Alle überige weinne aber, Sie haben gleich Nahmen wie Selbe wollen, beÿ der in der Ordnung enthaltenen Straffe Zu verbiethen seÿe. Dedit et promisit eodem.

François Joseph Momy quitte la tribu du Miroir pour celle des Fribourgeois
1779 (28. 7.br), Miroir (XI 279)
Dienstags, den 28. Septembris 1779
(f° 225) Resignans – Hr Frantz Joseph Momi, der Zuckerbäcker, stehet vor und bittet, ihn seines bisherigen Zunftrechts gänzlich zu entlaßen, maßer er zu dem Freiburgern zu gehen entschlossen ist. Erkannt, mit dem beding gegen Erlag gewohnlicher Gebühr willfahrt, insofern er auf die Zuckerbäckerei vor immerdar Verzicht Thun woll, so derselbe kraft seines Unterschrift sogleich gethan. [unterzeichnet] Francois Joseph Momy.

Le cafetier François Joseph Momy vend le droit de billard dans sa maison au courtier Jean Jacques Hitschler

1772 (9. 9.br), Me Lacombe (6 E 41, 148)
Sr François Joseph Momy marchand caffetier
au Sr Jean Jacques Hidschler courtier de change
1. le droit de tenir et débiter caffé ainsy que de tenir billards et y donner a jouer deux deux billards [décrits et meubles] tous lesquels meubles et effets se trouvent présentement dans la maison qu’occupe led Sr Momy vis à vis la place d’armes – moyennant 5000 livres tournois

François Joseph Momy et Marguerite Schreiber vendent la maison 9 100 au marchand Jean Schwartz et à son fils Jean Michel Schwartz

1772 (11.11.), Chambre des Contrats, vol. 646 f° 513
H. Franz Joseph Mommi der caffesieder und Margaretha geb. Schreiberin [unterzeichnet] Momy
in gegensein H. Johann Schwartz des handelsmann und H. Johann Michael Schwartz ebenmäßigen handelsmanns seines H. Sohns
eine behausung, höfflein und hoffstatt mit allen deroselbenen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten unterhalb der großen gewerbs laub gegen dem Baarfüßerplatz über, einseit neben Jacob Michel dem weißbecken anderseit neben Johann Georg Meyer dem biersieder hinten auff weÿl. N. Müller den spengler wittib – (davon soll mann) dem mehren hospital ane ewigen zinß 5 s, ferner dem Stifft hohen schuhl 5 ß – alß ein unterem 12. julÿ 1769 von weÿl. weÿl. Johann Daniel Ehrmann gewesten courtier Fr. wittib Maria Magdalena geb. Fritschmännin erkaufftes haus – um 600 gulden verhafftet, geschehen um 8500 gulden

Le marchand Jean Schwartz a épousé en 1768 Anne Elisabeth Metzler, fille d’un banquier de Francfort : contrat de mariage, célébration; accession à la bourgeoisie
1768 (21.11.), Me Langheinrich (J. Daniel, 6 E 41, 740) n° 346

(Eheberedung) zwischen dem Edel undt vorachtbahren Herrn Johannes Schwartz dem Leedigen Handelsmann, des Wohl Eden und Großachtbahren Herrn Johann Michael Schwartz vornehmen Handelsmanns und burgers allhier Zu Straßburg und burgers allhier Zu Straßburg ehelich erzeugten Herrn Sohn, als dem Herrn Bräutigams ane einem, so dann der Edlen, Viel Ehr und toch tugendgezierten Jungfer Annä Elisabethä Metzlerin, Weiland des Hoch Edel und Großachtbahren Herrn Johann Albrecht Metzlers geweßenen Berühmbten Banquier und Burgers zu Franckhfurth am Maÿn seeligen nachgelaßener Jungfer Tochter als der Jungfer Hochzeiterin am andern Theil – den 21. Novembris Anno 1768 [unterzeichnet] Johannes Schwartz, Anna Elisabeth Mentzlerin

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 193, n° 889)
Im Jahr 1768, Mittwoch den 7. Decembris sind nach zweÿmahliger ordentlicher Proclamation und ausrufung Zu St. Thomæ und zu St. Nicolai Zu St. Thomæ ehelich copulirt worden Herr Johannes Schwartz der Ledige Handelsmann und burger allhier, Herrn Johann Michael Schwartz, des Handelsmanns und burgers allhier ehelicher Sohn, und Jungfrau Anna Elisabetha Metzlerin, weiland Herrn Johann Albrecht Metzler geweßenen Banquier und Burgers in Franckhfurt am Maÿn hinterlassene eheliche tochter [unterzeichnet] Johannes Schwartz als bräutigam, Anna Elisabetha Metzlerin als braut (i 1995) – Proclamation, Saint-Nicolas (luth. f° 83-v, n° 35) i 87

Livre de bourgeoisie 1762-1769 (VI 285) p. 159
Fr. Anna Elisabeth Metzlerin von ffurt. gebürtig erhalt des burgerrecht von ihrem eheherrn Johannes Schwartz burgern und handelsmann allhier umb den alten burger schilling will dienen beÿ EE. Zunfft Zum Spiegel prom. den 21. Jan. 1769.

Jean Schwartz s’inscrit à la tribu du Miroir et déclare exercer le commerce de soieries
1769, Miroir (XI 279)

Dienstags, den 28. Februarii 1769
(f° 22) Leibzünfftiger – Hr Johann Schwartz, des H. Joh: Michael Schwartz, dißorts leibzünftigen Handelsmanns, ehl. einiger Sohn welcher die Handlung bei denen vormaligen HH. Miville und Braun allhier erlernet hat, ist Auf vorgewiesenen Stallschein Vom 28. Januarii jünsgthien gegen Erlab ein Pfund leibzünftig als Handelsmann aufgenommen worden. Will mit Seidenwaaren handlen. prom.

Jean Schwartz meurt en 1780 en délaissant trois enfants. Les experts estiment la maison à 2 500 livres. La masse propre à la veuve s’élève à 225 livres, celle du défunt à 129 livres. L’actif de la communauté s’élève à 11 893 livres, le passif à 18 844 livres

1780 (20.5.), Me Zimmer (6 E 41, 1426) n° 485
Inventarium über Weiland Herrn Johannes Schwartz, des im Leben gewesenen Handelsmanns und burgers alhier zu Straßburg, nun seel. Verlassenschafft – nach seinem den 23.sten Januarii dieses 1780.sten Jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt, hie zeitlichen verlaßen hat. Welche Verlassenschafft auf Ansuchen fraun Annä Elisabethä Schartzin, gebohrner Metzlerin, der hinterbliebenen Witwe, beiständlich S.T. Hn Johann Daniel Reißeißen, J.U. Dris Pand. et Jur. Can. P.P. Ord. und Cap. Thom. Canonici alhier – So geschehen und angefangen alhier Zu Straßburg den 20. Maji Anno 1780.
Der seel. verstorbene Hr Schwarz hat ab intestato Zu deßen einigen Erben hinterlassen benantlich 1.mo Margaretha Elisabetha, so bald 7. Jahr am Leben, 2.do Wilhelm Friderich, so 2. Jahr alt, und 3° Maria Carolina, so ein halb Jahr erlebt. Alle drei des seel. Verstorbene ; Hn Schwarz mit eingangsbesagter deßen hinterbliebener Frau Wittib ehelich erzeugte Kinder und ab intestato Zu gleichen Antheilen nachgelaßene Erben. Deren geordnet und geschworenen Vogts ist S.T. Herr Johann Friderich Ehrmann Med. Dris und Prof. Publ. Extraordinarius alhier

In einer alhier zu Straßburg an dem Parade: Plaz gelegener hiehero gehörig. und hernach beschriebenen behausung befunden worden, wie folgt.
(f° 16). Eigenthum ane einer behausung. Nemlich eine behausung, Höfflein und Hoffstatt, mit allen dersoelben Gebäuden, begriffen, Weiten, Zugehördten, Rechten und Gerechtigkeiten alhier Zu Straßburg, underhalb der grosen Gewerbslaub gegen dem baarfüser-Platz über, 1.s. neben Jacob Michel, dem Weißbecken, 2.s. neben Johann Georg Meÿer dem biersieder und hinten auf weiland N. Müller des gewesenen Spenglers alhier Wittib stosend, gelegen, Wovon man järlich dem Mehren Hopsital alhier ane eigen Zins 5 ß, und dem Stift Zur hohen Schuhl dahier auch 5 ß dergleichen Zins, zureichen hat, sonsten aber ist berührte behausung auser 3000 lb d darauf haftendem Passiv-Capital frei ledig, eigen, und durch die geschwornen Hh. Werckmeistere dieser Stadt inhalt des Zu dem Conept gelieferten Abschatzung-Zeduls sub dato 19.den Junii 1780 angeschlagen worden pro 2500. lb. Wovon aber obgedachte 10 Schilling Zins in doppeltem Capital berechnet abzuziehen betragend 20. lb. Nach deren Abzug verbleibt an solchem anschlag annoch übrig 2480. Hierüber besagt eine in alhiesiger C.C. Stub errichtete auf Pergament gefertigte Kauffverschreibung mit aufgedrucktem grosem Insigel Verwahret, datirt Straßburg den 11.ten Novembris 1772. Und dann ein dergleichen in bemeltter C.C. Stub errichteter Kauffbrieff, sub dato 12. Julii 1769.
(f° 20) Eigenthum ane Meß: Läden (W.) auf dem Römerberg zu Frankfurt am Maÿn gelegen
(f° 22) Ergäntzung der hinterbliebenen Frau Wittib währender Ehe abgegangenen unveränderten Guts. Vermög Inventarii (…) durch weiland H. Not. Johann Daniel Langheinrich in Anno 1769. errichtet
(f° 29) Widem So Herr Johann Michael Schwartz, der Handelsmann und burger alhier des Defuncti eheleibliche Hr Vater lebtägig zu geniesen hat. Vermög des bei der diesortigen Erben Guts Ergäntzung angeführten und von Hn Not° Schwartz gefertigten Extractus, hat Er Hr Schwartz senior die seinem nun seel. Hn Sohn aus weiland Hn Georg Gottfried Gambs des gewesenen Handelsmanns und burgers alhier Verheurathet mit Legats weise zugekommene 5000 R. lebtägig Widembsweise zu genießen
(f° 29-v) Series rubricarum hujus Inventarii
Copia der vor Hn Not° Johann Daniel Langheinrich den 21. Novembris 1768. errichteten Eheberedung [copié]
Der Frau Wittib unveränderten Vermögens, haussteur 4, Sa. Silbers 44, Sa. goldener Ring 113, Sa. Gülten von liegenden Gütern 273, Sa. Pfenningzinß und deßen Hauptguts 730, Sa. Schuld 300, Sa. der Ergäntzung (6509, Abgang 2255, Rest) 4254, Zu Franckfurth 750, Summa summarum 6489 lb
Diesemnach wird auch derer Kinder und Erben unverändert Guth beschrieben, Kleidung 53, haussteuren 4, Sa. Silbers 27, Sa. Golds 21, Sa. Gülten von liegenden Gütern 19, Sa. Pfenningzinß und deren Hauptgüter 1800, Sa. Schulden 34, Sa. Ergäntzung (5025, Abzug 2, Rest) 5021, Frucht zu Waßlenheim 1, Summa summarum 6977 lb – Schulden 2800 lb, In Vergleichung 4177 lb
Endlich wird auch das gemein verändert und theilbar Guth beschrieben, Sa. Früchten 19, Sa. hausraths 502, Sa. Wein und leerer Faß 378, Sa. Waaren 4163, Sa. Silber 173, Sa. baarschafft 1628, Sa. Gold und dergelichen Geschmeids 197, Sa. Eigenthums ane einer behausung 2480, Sa. Schulden 2351, Summa summarum 11 893 lb – Schulden 18 844 lb, Theilbar Passiv Onus 6951 lb – Stall summ 2866 lb
Zweiffelhaffte schulden der Erben unverändert 218, in die theilbare Nahrung zugeltend 326, Vor verlohren geachte Schulden 430 lb
Copia des von dem seel. verstorbenen H Schwartz vor gemeltem Hn Notario Langheinrich den 15. Septembris 1769 errichteten Codicilli nuncupativi – S.T. Herr Johann Schwartz, vornehmer Handelsmann und burger allhier Zu Straßburg, zu sich in seine bewohnende an der Krämergaß allhier liegende behausung berufen und kommen laßen, welchen wir auf unser Erscheinen, in der auf dem boden solcher behaußung befindlichen Laden Stuben mit denen Fenstern in den Hoff aussehend gefunden gehenden und stehenden Leibes – Collationirt, Joh: Michael Grauel Notarius

Les préposés de la Taille font figurer la succession dans leur registre parce que les impôts acquittés étaient calculés d’après une fortune sous-évaluée de 1 700 florins
1780, VII 1180 – Livres de la Taille f° 275
Spiegel. N° 4918 – Weÿl. Johannes Schwartz Sen. gewesenen handelsmanns und burgers allhier Verlassenschafft jnvent. H. Not. Zimmer.
concl. final. jnvent. Ist fol. deductis deducendis 2860. lb 4 ß 6, die machen 5700 R. Verstallte 4000 R. Zu wenig 1700. R.
Wovon nachtrag 8 Jahr in duplo a 5 lb 2 ß, 40 lb 16 ß
und 6 Jahr in Simplo, 15 lb 6 ß
Ext. Kein Stallgeldt
Gebot, 2 ß 6 d
Abhandlung lb. 17 ß. 6 d (Summa) 66 lb 2 ß
das Simplex nachgelaßen
dt 9 augt. 1780.

Anne Elisabeth Metzler veuve de Jean Schwartz vend la maison 7 500 livres au libraire Jean Gay et au professeur de mathématiques et avocat en Parlement Jacques Gay

1781 (26.2.), Chambre des Contrats, vol. 655 f° 111
De. Anne Elisabeth née Metzler veuve de Jean Schwartz marchand sous l’assistance de M. Jean Daniel Reisseisen professeur ordinaire et public en droit et chanoine du Chapitre St Thomas
au Sr Jean Gaÿ, marchand libraire et Sr Jacques Gay ancien professeur de mathématiques des gendarmes du roy avocat au Parlement son frère
une maison, cour, puit avec toutes ses appartenances, droits et dépendances au bas des Grandes Arcades vis à vis la place d’armes d’un côté le Sr Jacques Michel le boulanger d’autre le Sr Jean Georges Meÿer le brasseur à l’enseigne de la Cicogne derr veuve Müller – à l’hôpital bourgeois 20 sols de rente foncière et 15 sols de rente foncière à la fabrique dite hohe schuhl – moyennant 30 000 livres tournois

Le libraire Jean Gay et sa femme Catherine Louis deviennent bourgeois en 1777 en apportant deux enfants
1777, Livre de bourgeoisie 1769-1777 (VI 286) p. 177
Johann Gay der buchhändler von Luneville und deßen Ehefrau Catharina Louis, beede von Luneville geb. erhalten das burgerrecht und zwar ein jedes umb den neuen burger schilling, der Zweÿen Kinder aber nahmens Johann Carl und Margaretha seind beÿ ordnung gelassen, wollen dienen beÿ E.E. Zunfft Zur Steltzen, Jur. den 14. aug. 1777. die Ehefr. prom. den 30. ejusd.

Jacques Gay, licencié en droit, épouse la luthérienne Marie Salomé Leicht. Il s’agit d’un mariage mixte célébré après l’interventiion du duc de Choiseul auprès de l’évêque de Strasbourg
Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 342)

Hodie 8 Novembris anni 1779 una tantum proclamatione, accedente legitimâ Dispensatione duarum aliarum & more Ecclesiæ Catholicæ adhuc faciendarum a R.mo DD ordinario concessa, tam in Ecclesia nostra Parochiali, quam in Ecclesia ad stum Nicolaum hujus Civitate, confessionis augustanæ (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt D. Jacobus gay Juris utrisuque Licentiatus, Civis argentinensis filius majorennis defuncti Dominici gay Civis et mercatoris dum viveret in Lunevillam diœcesis Nancejana et supestitis annæ Colin quondan conjugum ibidem, Catholicus ratione domicilii a quindecim mensibus Parochianus noster, Et Maria Salomea Leicht, filia minorennis Joannis Petri Leicht Civis et Lanionis hujatis et defunctæ Mariæ Susannæ Leicht quondam conjugum confessionis augustanæ (signé) Jb. Gay, Marie Salomé Leicht (i 176)

Certificat délivré par le pasteur
(1 AST 89) 1779 Sonntag den 11 Wintermonath Dom. XXIII Trinit. sind mit gnädiger Erlaubnus des Regirenden herrn Ammeisters Zum ersten und andern mal Zugleich in der Kirch Zu St. Nicolai als Eheverlobte ausgeruffen worden Herr Jacob Gay, Juris Utriusque Licentiatus, und Professor der Mathematici des Gensdarmes du Roy von Luneville, Römisch: catholischer Religion, und Jungfer Maria Salome Leichtin Herrn Johann Peter Leicht des burgers, Metzgers und wittwers alhier mit weÿland deßen gewester Ehefrauen Frauen Susanna Maria, gebohrne Leichtin, ehelich erzeugte Tochter, Evangelisch: Lutherischer Religion. Dieses habe ich Endts unterschriebene hiemit eigenhändig bescheinigen, und mit unsserm gewohnlichen Kirchen Insigen bestaättigen wollen Johann Daniel Muklberger pfatte Zu S Nicolai

Inventaire de la succession de Jacques Gay
1801 (1 floréal 9), Strasbourg 6 (24), Me Laquiante n° 1316 – Enregistrement de Strasbourg, acp 78 F° 8 du 2 flor. 9
Inventaire de la succession de Jacques Gay décédé le 18 nivose dernier – à la requête de Marie Salomé Leicht veuve du Cit. Jacques Gay vivant Negotiant tutrice des – enfants mineurs nommés Adelaide Flor Anne Dominique, Amelie Julie Aldegonde et Eugene Edouard Ferdinand Gay, du Cit. Jean Baptiste Joseph aimé Benjamin Nicolet, artiste
(Nomination de tuteur) Adélaide Flore Anne Dominique 20 ans, Amelie Jullie Aldegonde 17 ans et Eugène Edouard Ferdinand 15 ans

dans la salle au rez de chaussée, au premier étage dans le salon, dans un sallon a côté, dans un Boudoir a côté, Dans un petit cabinet a côté, dans la chambre a coucher de la veuve, dans la chambre a coucher des Dlles gay, dans un vestibule, dans la cuisine, dans la cave
Bibliothèque 1832 fr, meubles 3379 fr, dettes actives 44 590 fr, passif 30 811 francs

Le libraire Jacques Gay expose la maison aux enchères. Jean Gay déclare que son frère est seul propriétaire de la maison bien qu’elle ait été achetée en commun

1790 (27.8.), Me Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 898) n° 208
Herr Lt Jacques Gay der buchhändler
daß er gesonnen seÿe die Ihme eigenthümlich zuständige behaußung an dem Parade platz ohnfern der grosen Gewerbslaub gelegen mit N° 49 bezeichnet hat die zum zweÿten und freÿtags den 10. zum dritten und letzenmal eine freywillige öffentliche Versteigerung
als wolle er hiemit und in Kraft dieses seinem bruder und handlungs Associé herrn Dominique Gay dermalen allhier sich aufhaltend vollkommener Macht und Gewalt ertheilet – Wobeÿ zugleich erschienen Herr Jean Gay der buchhändler, welcher declarirt daß er zwar die vorgedachte behaußung mit und beneben vorbenahmstem seinem bruder herrn Jacques Gay in Gemeinschafft erkauft haben solche behaußung aber nunmehro ihme Herrn Jacques Gay allein zuständig seÿe

Dominique Gay expose infructueusement au nom de son frère Jacques Gay la maison aux enchères

1790 (27.8.), Me Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 898) n° 210
auf Ansuchen herrn Dominique Gay der buchhändler als Mandatarius seines bruders herrn Jacques Gay des hiesigen burgers und buchhändlers
die erstbesagtem H. Jacques Gay eigenthümlich zuständige behausung hoff hoffstatt und bronnen mit allen übrigen Gebäuen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten beÿ dem sogenannten baarfüserplatz ohnfern der grosen Gewerbslaub, einseit neben weÿl. Jacob Michels des Weißbecken Wittib anderseit neben dem bierhaus zum Storcken hinten auff weÿl. Johann Georg Müllers Spenglers Erben, so auser 5 Schilling welche man jährlich dem Mehrern hospital allhier an bodenzinß und ewigen zinß und 5 schilling so man jährlich der hohen Schuel alhier an eben dergleichen zinnß zu zalen hat, außer 15 000 livres capitalien frei und ledig – kein Gebott

Jacques Gay demeurant à Saint-Petersbourg vend la maison 21 000 livres tournois au marchand libraire Jean Gay

1791 (24.9.), Chambre des Contrats, vol. 665, n° 329 enreg. 27.9. F° 14
M Jean Joseph Delcominette négociant pour et au nom du Sr Dominique Gay négociant à Paris, ce dernier an qualité d’associé du Sr Jacques Gay son frère demeurant pour le présent à St Petersbourg
à M Jean Gay, marchand libraire
une maison, cour et puits avec toutes ses appartenances, droits et dépendances en cette ville au bas des Grandes Arcades vis à vis la place d’Armes, d’un côté la veuve Michel d’autre les héritiers Meyer derrière Felix Weishaar, brasseur – à l’hôpital bourgeois 20 sch. de rente foncière et perpétuelle et pareille somme de 20 s. de rente foncière à la fabrique dite hohe schul – acquis partie de moitié avec sondit frère acquéreur actuel à la De Schwartz par acte passé à la Chambre des Contrats le 26 février 1781 et partie dudit Jean Gay qui lui en a cédé la moitié par cession du 27 aout 1790 pardevant Me Greis – moyennant 21 000 livres tournois

Jean Gay demeurant à Vienne en Autriche vend la maison 34 000 livres tournois au brasseur Jean Félix Weishaar, cohéritier de la maison voisine

1792 (6.7.), Strasbourg 3 (13), Me Ensfelde n° 11r – enregistré 13.7.1792
Herr Jean Gay ehemaliger bücher-Handelsmann dermalen zu Wien in Oesterreich etablirt sowohl vor sich al auch im Namen Sr Gide seines tochtermanns, weilen sie alle acta als handelsgemeinern unter der Ragion Gay et Gide vorzunehmen übereingekommen sind
Herrn Johann Felix Weißhaar bierbrauers und Actif: burgers dahier
Eine behaußung bestehend in Vorder- und Hinter- Hauß Hof, Hofstadt und brunnen samt mit übrigen zugehörden, Weithen, begriffen, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier unten an der Großen Gewerbslaub mit N° 49 bezechnet gegen dem Paraden Platz einseit neben Weiland Jacob Michel gewesenen Weißbecken hinterbliebener Wittib anderseit neben dem bierhauß zum Storchen hinten auf den Käufer selbsten stoßend, von welcher behaußung man jährlich dem hiesigen burger-Hospital 5 ß und der Fabrick zur hohen Schul ebenfalls 5 schilling ane boden-zinß zu reichen pflichtig ist – um 34 000 livres tournois

Jean Félix Weishaar a épousé en 1786 Marie Salomé Meyer : contrat de mariage, célébration
1786 (31. 8.br), Me Ensfelder (J. Daniel 6 E 41, 643) n° 106

(Eheberedung) erschienen seÿn, Herr Johann Felix Weißhaar, leediger Kiefer und burger dahier, Weiland H. Georg Friderich Weißhaar gewesenen Kiefers und Weinhändlers hieselbst mit Frauen Maria Magdalena gebohrner Bleÿfußin ehelich erzeugter Sohn, unter berathung Herrn Johann Heinrich Gimpel bierbrauers und bs. dahier seines geschwornen Vogts, als bräutigam ane einem,
so dann die Viel Ehren und tugendgezierte Jungfrau Maria Salome Meÿerin, weiland H. Johann Georg Meÿers gewesenen bierbrauers Zum Storchen und burgers dahier mit auch weiland frauen Maria Salome gebohrner Pickin ebenmäßigen bierbrauers allhier Ihres H Oncle und geordneten Vogts als Jgf. braut ane dem andern Theil – auf dienstag den 31. Octobris im Jahr nach Christi Geburt 1786. [unterzeichnet] Johann Felix Weißhaar Als bräutigam, Maria Salome Meÿerin Als braut

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 229-v)
Im Jahr Christi 1787, Montags den 15. Jänner (seind) copulirt und Ehelich eingesegnet worden, Herr Johann Felix Weißhaar lediger Kiefer und bierbrauer auch burger alhier, weÿland Herrn Georg Friderich Weißhaars gewesenen Weinhändlers und burgers alhier, mit Frauen Maria Magdalena einer gebohrnen Bleÿfußin ehelich erzeugter Sohn, und Jungfrau Maria Salome Meÿerin weÿland Herrn Johann Georg Meÿers gewesenen bierbrauers und burgers alhier mit weÿland Frauen Maria Salome einer gebohrner Pickin ehelich erzeugte Tochter [unterzeichnet] Johann Felix Weißhaar Als bräudigam, Maria Salome Meÿerin als braud (i 231)

Jean Félix Weishaar vend 50 000 livres la maison au brasseur et marchand de vins Jean Jacques Rœderer

1794 (6 floréal 2), Strasbourg 3 (13), Me Ensfelder n° 53 – acp 22 f° 168 du 8 flo. 2
Citoyen Jean Felix Weishaar Brasseur & Marchand de vin
au Citoyen Jean Jacques Roederer aussi brasseur et Marchand de vin
Une maison Scituée en cette commune près de la Place d’armes marquée de N° 49 attenant d’un côté à la maison appartenante à la veuve de Jacques Michel en son vivant boulanger de l’autre a celle appartenante aux héritiers de Jean Georges Meyer ou à la Brasserie de la Cicogne et par derrière sur la maison appartenante audt Citoyen Weishaar vendeur avec Cour, Puit et outes ses appartenances Droits et dependances, de laquelle maison on paye annuellement comme une Rente foncière à l’hopital de cette commune Une Livre et autant a la cidevant fabrique dite Hohe Schul – moyennant 50 000 Livres

Jean Jacques Rœderer a épousé en 1787 Chrétienne Sophie Gutjahr, fille de receveur : contrat de mariage, célébration
1787 (14.2.), Me Stoeber (6 E 41, 1260) n° 269

(Eheberedung) erschienen Herr Johann Jacob Röderer, der ledige bierbrauer, weiland herrn Johannes Röderer des gew. Kiefers u. bierbrauers Zum Morenkopf auch burgers alhier mit Fraun Anna Maria gebohrner Reÿbelin seiner hinterbliebenen Wb. erzeugter Sohn so großjährigen alters als hochzeiterer gleichwol beÿständl. seines oncle H Johann Friderich Reÿbel des Kiefermeisters u. brs. alhier an einem,
Und Jungfer Christina Sophia Gutjahrin, H Christian Wilhelm Gutjahr des Schaffners u. brs. allhier mit weiland Fraun Anna Maria gebohrner Bastianin ehelich erzielte tochter als braut unter autorisation solchen ihres H Vaters am andern theil – Straßburg Mittwochs den 13. februarÿ Anno 1787 [unterzeichnet] Johann Jacob Röderer als Hochzeiter, Christina Sophia Gutjahrin als Braut

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 1, n° 15)
Im Jahr 1787 dienstags den 13. Martii vor Mittag nach Zehen Uhr seind (…) ehelich eingesegnet worden, H Johann Jacob Roederer lediger bierbrauer und burger allhier, weiland Hn Johannes Roederers gewesenen bierbrauers und burgers allhie und Frauen Anna Maria gebohrner Reÿbelin ehelich erzeugter Sohn, Und Jgfr. Christina Sophia Gutjahrin Hn Christian Wilhelm Gutjahrs Schaffners beÿ verschiedenen adelichen familien und burgers allhier und weiland Frauen Anna Maria gebohrner Bastianin ehelich erzeugte tochter [unterzeichnet] Johann Jacob Röderer als hochzeiter, Christina Sophia Gutjahrin als hochzeiterin

Inventaire des apports dressé dans l’auberge à la Tête de Maure quai des Pêcheurs
1787 (20.7.), Me Stoeber (6 E 41, 1253) n° 592

Inventarium über Herrn Johann Jacob Röderer des bierbrauers zum Mohrenkopf und Fr. Christina Sophia Rödererin geb. Guthjahrin beede Ehegatten einander in die Ehe zugebrachten Nahrungen – in ihrem den 13. mart. 1787 angetrettenen Ehestand in ihrem vor mir den 14. feb. diesen jahrs aufgerichteten Eheberedung

in der an dem Fischerstaden gelegen zum Mohrenkopf geschildete bierbehausung In gegensein Fr. Anna Maria Rödererin geb. Reibelin Wb. H. Joh. Röderer gew. Bierbrauers zum Mohrenkopf Wb. des Eheh. geliebten Mutter so dann H. Christian Wilhelm Gutjahr des Verwalters versch. hochadelischer Familien der Ehefr. geliebten Vaters
Norma hujus inventarii, des M. Vermögen, hausrath 118 lb, Silber 26 lb, Gold 39 lb, baarschafft 534 lb, activ schulden 80 lb, bier Malz und dgl. 740 lb, Summa summarum 1538 lb – haussteur 59 lb, des M. Vermögen 1598 lb
der Fr: Vermögen, hausrath 183 lb, Silbers 42 lb, Gold 77 lb, baarschafft 1010 lb, Summa summarum 1314 lb – haussteur 59 lb, der E. Gut 1374 lb

Chrétienne Sophie Gutjahr veuve de Jean Jacques Rœderer loue la maison 49, place d’Armes au cafetier Jacques Siegwald

1796 (20. Vend. 5), Strasbourg 7 (46), Me Stoeber n° 370 – Enregistrement de Strasbourg, acp 43 F° 64-v du 30 vend. 5
br Frantz Ludwig Klauhold alhier, als vermög der vor mir Notario den 19. Vendemiaire lezthin passirten und enregistrirten Vollmacht constituirter Mandatarius Fr. Christinæ Sophiæ gebohr. Gutjahr, weil. bs Johann Jacob Röderer gewesenen Weinhändlers alhier Wittib
in gegensein bs. Jacob Siegwald des hies. Caffé sieders
in Lehnungbestand abgetretten und überlaßen wolle, sie ihro eigenthümlich zuständige behaußung nichts darinnen ausgenommen gelegen alhier Zu Straßburg unten den paradenplatz N° 49 um darin die Caffesiedereÿ treiben zu können benebst denen im großen Keller sich befindlichen Zehn Stuckfassen mit Eisen gebunden ohngefähr 460. Ohmen haltend – auf sechs nacheinander folgenden jahr, welche künftige Annunciationis Mariæ 1797 oder 4. germinal des 5. Jahrs der Republick ihren Anfang nehmen – um einen jährlichen Zinß der 2000 Livres
unter folgenden bedingungen, 1.mo (…) und solle ihme vergönnet seÿn, diejenige Veränderungen vorzunehmen, Welche blos allein Zum Caffeschanck und Stellung der billards absolute nöthig und erforderlich sind, beÿ Endingung der Lehnung aber solle Entlehner verbunden sein alles wieder in * den Stand zu stellen, wie es sich dermalen befindet (…)
7.mo Ist auch hiebeÿ erschienen br. Phil. Jacob Weiler, Caffesieder alhier (als bürg)
8.vo Sofern der Entlehner währender Lehnungs Zeit mit tod angehen Wurde, so solle deßen Ehegattin Margaretha Salome gebohr. Danner berechtiget sein, diese Lehnung unter vorherigen Bedingungen fortzusetzen – Straßburg den 20. Vendemiaire im V. Jahr
Vor der wirklichen Unterschrift declarirten die br. Weiler und Siegwald daß Sie die Zwischen ihnen vor mir Notario den 1. Messidor vorigen Jahrs passirten und enregistrirten Lehnung einer behaußung an der Fladergaß N° 24 gelegen hiemit resiliren
369 – persönlich erschienen Frau Christina Sophia gebohrne Gutjahr, weiland burgers Johann Jacob Roederer, gewesenen Weinhändlers alhier Wittib
den burger Frantz Ludwig Klauhold alhier, deme Sie vollkommenen Macht und Gewalt ertheilet, alles dasjenige zu besorgen und zu betreiben, was die Verwaltung ihres gesamten Activ und passiv Vermögens worzu besonders dero behaußung am baarfüßer Platz gelegen – Straßburg den 19. Vendemiaire im fünften Jahr der Republick
(Enregistrement – Bail de 6 ans entre Sophie Christine Gutjahr veuve de Jean Jacques Roederer à Jacques Sigwald cavetier, d’une maison place armes n° 49, moyennant un loyer annuel de 2000 livres)

Jacques Siegwald sous-loue un logement à Lippmann Lehmann

1797 (22 floreal 5), ssp, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 64 f° 29 du 21 brum. 7
Bail de 5 ans 9 mois – Cit. Sigwald
au Cit. Lippmann Lehmann
un logement dans une maison sur la Place d’armes n° 49, moyennant un loyer annuel de 400 francs

Autre bail entre les mêmes

1799 (22 floreal 5), ssp, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 65 f° 190 du 4 vent 7
Bail de 6 ans – Cit. Siegwald
à Lippmann Lehmann
un logement dans une maison place d’armes n° 49, moyennant un loyer annuel de 496 francs

Chrétienne Sophie Gutjahr se remarie avec Léonard Farny originaire d’Illhæusern près de Colmar

1797 (22 therm. 5), Strasbourg 3 (38), Me Übersaal – Enregistrement de Strasbourg, acp 53 F° 168 du 30 therm. 5
(Eheberedung) sind erschienen der bürger Leonhard Farnÿ lediger und großjähriger bierbrauer, des bürgers Leonhard Farnÿ, Ackersmanns Zu Illhäusern in dem Canton Reichenweÿer mit der bürgerin Margaretha gebohrner Thening ehelich erzeugter Sohn, als bräutigam an einem
Und die bürgerin Christina Sophia gebohrne Gutjahr, des weiland bürgers Johann Jakob Röderer, gewesenen Weinhändlers dahier hinterbliebene Wittib, beiständlich des bürgers Frantz Ludwig Klauhold, Schaffner Substituti der Verwaltung Thomä, ihres Schwagers, als braut an dem andern Theil
So geschehen alhier zu Straßburg in beiseÿn der bürger Georg Farnÿ bierbrauers des bräutigams bruders (…) den 22. Thermidor in dem fünften Jahre der einen und unzertrennlichen Franken Republik [unterzeichnet] Leonhard Farnÿ, Christina Sophia Roederer – 9. Aug. 1797
(enregistrement, revenu industriel 120 livres)

Inventaire des apports dressé dans la maison Hedler rue de l’Outre
1798 (3 messidor 6), Strasbourg 3 (20), Me Übersaal n° 562 – Enregistrement de Strasbourg, acp 61 F° 139 du 4 mess. 6
Inventarium über des bürgers Leonhard Farnÿ und der bürgerin Christine Sophiä geb. Gutjahr einander für ohnverändert in den Ehestand zugebrachte Mobilien in ihrer den 4. Fructidor V. angetretteten Ehestand in ihrem den 22 thermidor V vor mir aufgerichteten Ehe: Contract

in einer an der Schlauchgaße gelegenen dem br Hedler Schneider zuständigen behaußung N° 11
des Manns in die Ehe gebrachtes Vermoegen, hausrath 42, sillber und Gold 160, baarschafft 4800, summa summarum 5002
der Ehegattin Gut, hausrath 2195, silbers und Gold 672, Wein und Faesser 727, baarschafft 7800, Capitalien und activ schulden 6300, summa summarum 17 695

1799 (14 floréal 7), Gruber officier, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 68 F° 52 du 17* flor. 7
Divorce de Léonard Farny et de Chrétienne Sophie Gutjahr

Léonard Farny et Chrétienne Sophie Gutjahr vendent 38 500 francs la maison au chapelier Pierre Joannin

1798 (23 pluviose 6), Strasbourg 6 (18), Me Laquiante n° 12, du 11.2.1798 – Enregistrement de Strasbourg, acp 58 F° 62 du 24 pluv. 6
Cit. Léonard Farny Marchand brasseur et la cit. Christine Sophie Gutjahr
Cit. Pierre Joannin Marchand Chappellier
La Maison Cours et Dépendances qu’ils possedent audit. Strasbourg et dont la Cit. Farny est Propriétaire situé sur la place d’Armes d’un côté le C. Michel Boulanger d’autre la brasserie a la Cigogne parderrière au C. Weishaar brasseur pardevant la place d’Armes vis à vis de l’auberge d.e Rubenloch, affectée d’une rente foncière de 5 Schillings qui se payent l’hopital bourgeois et d’une rente pareille de 5 schillings qui se payent annuelement à l’Université, avec tous ustensiles dans un état s.s.p. du 12 pluviose 5 par suite du bail de ladite maison passé au Ct Jean Jacques Siegwald Caffetier le 25 vendemiaire précédent – moyennant 38 500 francs
remis titres et papiers, le C. acquéreur a déclaré que les sommes par lui présentement payées ont été avancées des deniers de la Société qui Roule pour le commerce de Chapellerie laquelle déclaration a été acceptée par le C. Gustaphe Adolphe Hohlenfeld Associé dans ladite Raison
(Joint) 24.x Xbre 1818, Jugement pour la nouvelle délivrance de grosse, Christine Sophie Gutjahr veuve en premières noces de Jean Jacques Roederer propriétaire à Strasbourg femme actuelle du Sr Rauch capitaine retiré du service de france domicilié a geispolsheim
(acte n° 13 Convention au sujet du bail Sigwald)
– acte n° 11 du 10 février 1798, 22 pluviose 6, le C. Pierre Joannin Marchand Chapellier lequel a dit que par acte signifié le 20 pluviose Courant il a fait sommer au C. Leonard Farni Marchand brasseur et la Cit. Catherine Sophie Gutjahr son épouse de Comparoir en l’étude dud. Notaire et signer au profit du Comparant la vente de la maison size audit Strasbourg Place Armes N° 49, Est aussi comparu led. C. Farni seul et sans son Epouse, lequel a dit que lui et sa femme etoit pret a passer aud. C. Joannin la vente de la maison dont s’agit si ce dernier veut souscrire a la condition de se charger du Bail passé entre la venderesse et le nommé Siegwald le 20 vend. 5, le C. Joannin a repondu qu’une telle clause n’avait jamais été Convenue entre eux, Qu’on ne pouvait pas même supposer qu’il Eut jamais pu y consentir attendu qu’il a promis pour les immeubles un prix très considérable et hors de proportion avec sa valeur réelle le tout parce qu’il se trouve très convenable a la profession qu’il se propose d’y exercer

Pierre Joannin, originaire de Lyon, épouse en 1794 Marguerite Ursule Schwabenhauser
Mariage, Strasbourg (f° 88 n° 597)

Cejourd’hui 18 frimaire l’an second de la République française (…) Pierre Joannin Marchand chapelier, agé de 26 ans domicilié en cette ville depuis deux ans, natif de la Ville affranchie Département du Rhône & Loire, fils légitime de feu Jean Claude Joannin, Marchand Papetier & d’Elisabeth Foret, de l’d’autre part Marguerite Ursule Schwabenhauser agée de 24 ans, née & domiciliée en Cette ville fille légitime d’André Schwabenhauser Maître de Banque & de Jeanne Christine Siegrist (…) 1° de l’acte de notoriété dressé le 14 du présent mois de frimaire par Leonard Marchand Juge de paix du second arrondissement qui constate que Pierre Joannin est né en la Ville affranchie le 13 mai 1767, 2° de l’acte de naissance de Marguerite Ursule Schwabenhauser portant qu’elle est née en cette ville le 20 juillet 1769 (signé) P Joannin, Margrit Schwabenhausen (i 90)

Pierre Joannin loue un magasin à des marchands parisiens

1811 (7.1.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 30 n° 1112, ssp du 8. 11. 1810
Bail pour trois ans et trois mois par Pierre Joannin mar. Chapelier à Strasbourg
à M. Draclard* et Comp. à Paris
d’un magasin et autre Batiment à Strasbourg au bas de la place d’armes N° 25 et place St Pierre le Jeune moyennant 4000 francssous seing privé le 8 Novembre 1810

Pierre Joannin loue un appartement à son fils Pierre Joannin

1819 (7.1.), Strasbourg 6 (43), Me Cunier n° 149 – Enregistrement de Strasbourg, acp 141 F° 120-v du 13.1.
Bail de 9 ans – Pierre Joannin père chapelier
à Pierre Joanin son fils marchand chapelier
un appartement boutique & accessoires dans la maison dont le bailleur jouit et qu’il possède place d’Armes n° 49 audit Strasbourg se composant spécialement de la boutique et arrière boutique au rez de chaussée, un logement au troisième étage consistant en cinq pièces, une cuisine au rez de chaussée, deux chambres sur le devant, aux mansardes, la cave sur la cour, place aux greniers pour pendre la lessive, l’usage du puits commun, du jour de la passation – moyennant un loyer annuel de 600 francs

Rectification du bail précédent

1819 (9.3.), Strasbourg 6 (44), Me Cunier n° 182 – Enregistrement de Strasbourg, acp 142 F° 66-v du 10.3.
Bail de 9 ans – Pierre Joannin père marchand chapelier, que par bail authentique passé devant Me Cunier le 7 janvier dernier il auroit donné à bail pour neuf ans pour un loyer annuel de 600 francs au Sr Pierre Joannin son fils un apartement, boutique et accessoires faisant partie de la maison qu’il possède en cette commune Place d’Armes n° 49, qu’ayant eu à cette époque l’intention d’imposer à son dit fils des charges de confiance qui n’auroient pas été exprimées audit bail il en auroit réduit le prix au dessous de sa véritable valeur
en outre au Sr Pierre Joannin son fils susdit marchand chapelier à compter de ce jour un petit grenier aux mansardes et l’emploi de la cave sur le devant de sa maison Place d’armes n° 49, moyennant un loyer annuel de 1000 francs

Les maisons adjacentes que Pierre Joannin a achetées sont vendues par expropriation forcée 48 000 francs à Jacques Frédéric Knœrr

1819 (16.10.), Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 122, n° 58
Tribunal Civil de Première Instance, vente par adjudication par voie d’expropriation forcée. Cahier des Charges, Me Klauhold avoué du Sr Jean Jacques Gouchon, négociant, que son commettant est créancier du Sr Pierre Joannin, marchand chapellier, d’une somme principale de 2133 francs en vertu d’un jugement rendu par le Tribunal de commerce le 30 mai 1817
à Me Klauhold pour 48 000 francs – Déclaration de command du 25 septembre, pour Jacques Frédéric Knörr, propriétaire
Désignation de l’immeuble et mise à prix. 1. maison sise à Strasbourg vis à vis la place d’armes n° 49, d’un côté celle de la veuve Michel, d’autre celle ci après désignée, elle est batie en pierre ayant rez de chaussée et trois étages, dans la cour se trouvent divers atteliers, remises et buanderie. La mise à prix est de 10 000 francs
2. maison sise aussi vis à vis la place d’Armes n° 25 d’un côté la maison précédente, d’autre celle de la veuve Eloi. Elle est également batie en pierre ayant rez de chaussée et trois étages, la mise à prix est de 6000 francs
3. maison sise en la même ville quartier dit prediger Kirch hoff n° 12, d’un côté la porte de derrière de la maison précédente, d’autre celle du Sr Lessé. Elle est batie en bois et renferme des ateliers de chapelier dépandant de la maison ci dessus formant l’article premier, mise à prix 600 francs
sont occupés savoir la maison n° 1 par le Se Joannin et sa femme, celle n° 2 par le Sr Desloges et autres, celle n° 3 par le Sr Joannin, ces trois maisons seront exposées en un seul aricle, fait le 26 mai 1819
Adjudication préparatoire du 30 juillet – Adjudication définitive du 23 septembre

Jacques Frédéric Knœrr a épousé en 1814 Caroline Rœmer comme le stipule l’acte de liquidation dressé en 1842
1842 (29.7.br), Strasbourg 9 (89), Me Becker n° 1732
Liquidation de la succession de Jacques Frédéric Knoerr – Madame Caroline Roemer veuve de Mr Jacques Frédéric Knoerr en son vivant propriétaire à Strasbourg, Madame Knoerr agissant en qualité de légataire universelle de feu ledit Sr Knoerr son mari décédé à Strasbourg el 4 avril 1842 aux termes du testament olographe de ce dernier en date du 22 mars 1824 qui a été présenté à M. le Président du Tribunal Civil de Strasbourg le 5 avril 1842 et déposé au rang des minutes dudit Me Becker (…) laquelle comparante voulant faire constater par un acte authentique la valeur de la fortune qui lui est échue dans la succession dudit sieur Knoerr son mari a requis les notaires soussignés (…)

Observations prélimiaires. M. et Madame Knoerr s’étant mariés à Strasbourg le 13 juil. 1814 sans contrat de mariage, ils se trouvent soumis au régime de la communauté légale.
Aucun des époux ne possedait des valeurs immobilières lors de la célébration de leur mariage et ils n’ont recueilli pendant leur union d’autre valeur immobilière si ce n’est celle échue à Mr Knoerr dans la succession de M Jean Michel Knoerr en son vivant marchand de vins à Strasbourg son père dont il était héritier pour moitié et qui était décédé en ladite ville le 31 juillet 1823.
Il dépendait de cette succession une maison sise à Strasbourg rue de la mésange N° 2 qui a été vendue par licitation et adjugée à feu Mr Jacques Frédéric Knoerr suivant procès verbal d’adjudication définitive dressé par Me Hickel le 8 mars 1824 moyennant le prix de 34 900 francs (…)

L’inventaire des apports de Pierre Joannin et de Françoise Madeleine Lehmann est dressé dans la maison voisine (ultérieurement n° 31)

1820 (22.2.), Strasbourg 2 (46), Me Weigel n° 349 – Enregistrement de Strasbourg, acp 146 F° 92 du 23.2.
Inventaire des apports de Françoise Madeleine Lehmann épouse de Pierre Joannin employé de l’Administration des Ponts et Chausées, Contrat de mariage devant Me Knobloch le 17 février 1818
en la demeure des conjoints Joannin place d’Armes n° 25
meubles 1780 fr, numéraire 6000 fr, ensemble 7780 francs

Jacques Frédéric Knœrr et Caroline Rœmer cèdent les maisons à Louis Charles Philippe Schwartz, directeur des messageries, et Frédérique Caroline Schweickart

1821 (21.3.), Strasbourg 15 (29), Me Lacombe n° 5388 – Enregistrement de Strasbourg, acp 151 F° 190-v du 28.3.
Echange – entre Louis Charles Philippe Schwartz, directeur des messageries, et Frédérique Caroline Schweikart
et Jacques Frédéric Knörr, propriétaire, et Caroline née Roemer
les conjoints Schwartz vendent aux conjoints Knörr, une maison consitant en trois pavillons ayant entrée à porte cochère & grande cour, circonstances, appartenances & dépendances sise à Strasbourg rue des Juifs entre l’hôtel de l’administration de la lotterie royale de France et la brasserie au Lion & l’hôtel Champy, devant la rue, derrière ledit hôtel de la lotterie n° 16, estimée 30 000 francs
les conjoints Knörr vendent aux conjoints Schwartz, deux maisons l’une à côté de l’autre vis à vis la place d’Armes n° 49 et 25 estimées 30 000 francs
une maison sise à Strasbourg vis à vis la place d’Armes n° 49 ayant rez de chaussée & trois étages, remise, buanderie & cour où il y a divers atteliers, appartenances & dépendances, d’un côté la veuve Michel, d’autre la maison ci après, derrière sur le Temple neuf la maison n° 12 & 11, & la maison à côté portant n° 25 consistant également en trois étages et un rez de chaussée appartenances & dépendances, d’un côté la maison précédente, d’autre la veuve Eloy, derrière sur le Temple Neuf la maison 11 & 12
Etablissement des propriétés, les conjoints Schwartz ont acquis l’immeuble de Jean Daniel Busch, aubergiste, et de Marie Madeleine Weber par acte Me Zimmer end ate du 4 février 1807, lesdits Busch acquis la propriété du ci devant hôtel de Luckner dont elle a été détachée par acte Me Greis le 8 brumaire 4, minute en possession de Me Stoeber fils
les maisons des conjoints Knörr ont été acquises à la barre du Tribunal Civil par expropriation forcée poursuivie contre Pierre Joannin marchand chapeliier, suivant adjudication du 23 septembre 1819 et déclaration de command le surlendemain transcrit au bureau des hypothèques volume 122 n° 58

Louis Charles Philippe Schwartz épouse en 1806 Frédérique Caroline Schweickart : contrat de mariage, inventaire des apports
1806 (24.10.), Strasbourg 4 (34), Me Stoeber n° 346 – Enregistrement de Strasbourg, acp 101 F° 41 du 3.11.
Contrat de mariage – Charles Philippe Schwartz directeur des messageries de cette ville, fils de Jean Schwartz, directeur des messageries, et de feue Sabine née Büchel
Caroline Frédérique Schweickard fille du Sr Théophile Schweickard, ministre de la confession d’Ausgbourg, et de Catherine Marguerite née Flach

Inventaire des apports
1807 (24.11.), Strasbourg 4 (36), Me Stoeber n° 476 – Enregistrement de Strasbourg, acp 104 F° 50 du 1.12.
Inventaire des apports de Louis Charles Philippe Schwartz directeur es messageries a Strasbourg et de Caroline Frédérique Schweickard, Contrat de mariage devant le soussigné le 24 octobre 1806
apports du mari : meubles 1106 fr, argenterie 643 fr, or bijoux 490 fr, total 2239 fr
apports de la femme : meubles 2106 fr, argenterie 836 fr, numéraire 3000 fr, total 5994 fr – présents de noces 790 fr, la moitié chacun 395 fr

Louis Charles Philippe Schwartz meurt en 1828 dans l’une des maisons qu’il a vendues en 1825
1829 (4.2.), Strasbourg 12 (110), Me Noetinger n° 1104 – Enregistrement de Strasbourg, acp 193 f° 70 du 11.2.
Inventaire de la succession de Louis Charles Philippe Schwartz, directeur des messageries décédé le 15 novembre 1828 – à la requête de 1. Marguerite Sophie Schweickhard, veuve de Louis Charles Philippe Schwartz décédé sans postérité ab intestat, 2. Jean Georges Theiss avoué près le Tribunal Civil mandataire de 1) Jean Schwartz père, ancien directeur des messageries royales, 2) Sophie Albertine Schwartz épouse de Charles Schwiter, employé dans les fourrages de Strasbourg, 3) Louis François Henry Schwartz, négociant à Logelbach, frère du défunt, 4) Louis Auguste Schwartz, distillateur à Aurich frère du défunt – le Sr Schwartz père héritier pour un quart de son fils, De Schwiter, François et Louis Auguste héritiers pour ¾ de leur frère – Contrat de mariage Me Stoeber le 24 octobre 1806

dans la maison mortuaire place d’Armes n° 49
Inventaire, Me Stoeber 24 novembre 1807 des apports de la De Schwartz et Inventaire de Catherine Marguerite Flach veuve de Théophile Schweickhard, Me G. Grimmer le 9 août 1825
communauté, immeubles à Goersdorff, Woerth sur Sauer
Récapitulation, masse active du défunt meubles 3895 fr, créances actives 6478 fr, mobilier 321 fr, immeubles 9000 fr, total 19 995 fr – passif 1767 fr

Louis Charles Philippe Schwartz et Frédérique Caroline Schweikart vendent les maisons à l’épinglier Christophe Henri Stammler

1825 (12.7.), Strasbourg 9 (anc. cote 49), Me Hickel n° 1904 – Enregistrement de Strasbourg, acp 174 F° 30 du 13.7.
Louis Charles Philippe Schwartz, directeur des messageries royales, et Frédérique Caroline Schweikart
à Christophe Henry Stammler, épinglier
Désignation & circonstance, I. une maison composée de trois corps de logis principaux & d’un bâtiment latéral le tout ayant rez de chaussée & trois étages avec cour dans laquelle se trouve une pompe, droits & dépendances. Cette propriété est située à Strasbourg place d’Armes n° 49, rue des Arcades n° 25 et place du Marché Neuf n° 11 & 12. Les deux corps de logis 25 & 49 donnant sur la rue des Arcades & la place d’Armes formaient autrefois deux maisons distinctes qui sont maintetant réunies, elles tiennent, d’un côté la maison de M Stammler acquéreur, de l’autre M. Michel, derrière la cour. Du second étage de ces corps de logis on parvient au corps de logis n° 11 & 12 donnant sur la place du Marché Neuf au moyen d’un balcon en bois occupant toute la longueur du bâtiment latéral & garni à hauteur d’appui d’une ballustrade en fer. Le corps de logis n° 11 & 12 tient d’un côté à la propriété du Sr Müller ferblantier, de l’autre à celle du Sr Lersé. Au rez de chaussée du bâtiment latéral se trouve une écurie à quatre chevaux avec buanderie & une petite cuisine a côté en partie au dessus de l’écurie est un grenier à foin
III. les objets mobiliers dans le corps de logis donnant sur la place du Marché Neuf (huit poeles), dans la buanderie un chaudron, dans le corps de logis donnant sur la place d’Armes n° 25 poele dans la corps de logis donnant sur la Place d’Armes n° 49 (…) pour 2000 fr et 75 000 fr la maison – Etablissement de la propriété, le corps de logis n° 25 & 49 ainsi que du bâtiment latéral, de l’emplacement de la cour & de celui du corps de logis n° 11 & 12 abandonné en échange par Jacques Frédéric Knoerr, propriétaire, et Caroline Roemer par acte Me Lacombe le 21 mars 1821, transcrit au bureau des hypothèques volume 139 n° 124. Quant au corps de logis n° 11 & 12 acquis dans le courant de 1821, ledit Knoerr l’a acquis à la barre du Tribunal Civil dans l’expropriation forcée poursuivie contre Pierre Joannin, marchand chapelier, le 23 septembre 1819 déclaration de command lendemain transcrit au bureau des hypothèques volume 122 n° 58

Christophe Henri Stammler épouse Susanne Madeleine Kratzeisen en 1808 : contrat de mariage, inventaire des apports
1808 (22.12.), Strasbourg 9 (anc. cote 23), Me Bossenius n° 309, 3901 – Enregistrement de Strasbourg, acp 109 F° 57-v du 23.12.
Contrat de mariage – Christophe Henri Stammler épinglier fils majeur de Jean Frédéric Stammler l’ainé épinglier et Marie Madeleine née Klein
Susanne Madeleine Kratzeisen fille de Jean Conrad Kratzeisen, boulanger, et de Marie Catherine née Degermann

1809 (27.1.), Strasbourg, Me Lex, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 110 F° 14 du 27.1.
Consentement – Marie Klein veuve Stammler au mariage de Christophe Stammler avec Susanne Kratzeisen

Inventaire des apports
1809 (16.2.), Strasbourg 9 (anc. cote 17), Me Bossenius n° 418, 3956 – Enregistrement de Strasbourg, acp 110 F° 57 du 25.2.
Inventaire des apports de Christophe Henri Stammler, épinglier, et de Suzanne Madeleine Krazeisen mariés le 28 janvier dernier – Contrat de mariage soussigné le 22 décembre 1808
dans la maison rue des Chandelles n° 8
le mari : argenterie 32 fr, marchandises 600 fr, total 923 fr
la femme : meubles 1056 fr, argenterie 93 fr, numéraire 600 fr, total 2040 fr, présents de noces 583 fr

Susanne Madeleine Kratzeisen meurt en 1820 en délaissant deux enfants. L’inventaire est dressé dans une des maisons que le veuf acquerra en 1825
1820 (18.5., Strasbourg 9 (anc. cote 41), Me Hickel n° 475 – Enregistrement de Strasbourg, 147 F° 120 du 19.5.
Inventaire de la succession de Susanne Madeleine Kratzeisen femme de Christophe Henri Stammler, épinglier décédée le 1 décembre dernier – à la requête du veuf commun en biens par le contrat de mariage passé devant Me Bossenius le 22 décembre 1808 père et tuteur légal de Henri Guillaume et Wilhelmine – en présence de Georges Kratzeisen, boulanger, subrogé tuteur – mariés le 28 janvier 1809

dans une maison sise en cette ville près les Grandes arcades n° 26 occupée à titre de loyer
Titres et papiers, Adjudication définitive sur licitation par M Silberrad juge au Tribunal Civil le 13 juillet 1810 adjugé au Sr Schuler avocat avoué une maison avec dépendances sise en cette ville rue des Chandelles n° 8 entre Georges Saiter tonnelier & Sr Müller instituteur, derrière en partie propriété du Se Wengler notaire en partie celle du Sr Mohr cocher de la communauté de Jean Frédéric Stammler épinglier et Marie Madeleine Klein pour 6100 francs et déclaration de command même jour transcrit au bureu des hypothèques volume 56 n° 27
immeubles, une petite maison sise à Strasbourg rue des Chandelles n° 8, d’un côté le Sr Holtzmann épicier, d’autre le Sr Seiderer boucher, devant ladite rue, derrière la propriété du Sr Wengler notaire, estimée à 200 fr de revenu
garde robe 217 fr, mobilier de la communauté 1996 fr, marchandises 7053 fr, numéraire 200 fr, ensemble 9466 fr, créances actives 3000 fr, ensemble 12 466 fr – passif 8313 fr

Christophe Henri Stammler se remarie en 1821 avec Frédérique Steinmetz, fille de cordonnier
1821 (28.6.), Strasbourg 9 (anc. cote 43), Me Hickel n° 777 – Enregistrement de Strasbourg, acp 153 F° 35-v du 29.6.
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – Christophe Henri Stammler, épinglier veuf avec deux enfants de Susanne Madeleine Kratzeisen sa femme en premières noces, fils de Jean Frédéric Stammler et de Marie Madeleine Klein
Frédérique Steinmetz, fille de feu Jean Steinmetz, cordonnier, et de Madeleine Daubert

art. 3, apports du futur époux, 1. dans la moitié indivise d’une maison avec dépendances située à Strasbourg rue des Chandelles n° 8, d’un côté le Sr Holtzmann marchand épicier, d’autre le Sr Seiderer bouchern derrière la propriété du Sr Wengler notaire et Mohr cocher – acquis pendant le premier mariage, inventaire de la succession dressé par le soussigné le 18 avril 1820
art. 4 de la future épouse, 1. le cinquième par indivis d’une maison et dépendances située à Strasbourg rue St Urbain n° 5, entre les SS Rubrecht farinier et Birnbaum cordonnier, derrière le Sr Schwing

Christophe Henri Stammler, fabricant de tissus métalliques, loue une partie de la maison à Lydie Küss veuve de Jean Philippe Hasslauer, marchand de fayence

1832 (25.2.), Strasbourg 9 (anc. cote 63), Me Hickel n° 4068 – Enregistrement de Strasbourg, acp 208 F° 138-v dy 27.2.
Bail, pour 3, 6 ou 9 ans à commencer le 1 octobre prochain – Christophe Henri Stammler, fabricant de tissus métalliques
à Lidie Küss veuve de Jean Philippe Hasslauer, marchand de fayence et de cristaux
les localités ci après d’une maison sise à Strasbourg place d’Armes n° 49 appartenant au bailleur, d’un côté le Sr Michel boulanger d’autre côté et derrière propriété de M Stammler, savoir 1. le rez de chaussée consistant en trois chambres occupées par les employés des messageries royales rue Notre dame des Victoires à Paris y compris la partie située vers la rue du corridor conduisant dans la cour de M Stammler,
2. un petit local dans la cour entre la buanderie et l’écurie,
3. la partie de la cave située vers la rue partie qui sert actuellement de bucher à M Stammler et qui est séparée par des lattes d’avec les portions de cave louées aux autres locataires,
4. et la chambre à linge sale sise au quatrième étage et donnant sur la cour de M Stammler. Le bailleur s’oblige de faire à ses frais dans les localités louées les changements ci après indiqués, savoir Distribuer le rez de chaussée de manière qu’il ne forme plus que deux pièces dont l’une qui est destinée à un magasin comprendra celle des trois chambres actuellement existantes qui est situé vers la rue, environ la moitié de la chambre adjacente et la portion du corridor touchant à la partie du rez de chaussée qui servira de magasin, l’autre qui est destinée à un comptoir comprendra le surplus des chambres actuellement existantes. Changer la porte du corridor actuel en porte vitrée. Arranger cette porte ainsi que les deux autres portes donnant sur la rue de telle sorte que le jour en soit augmenté et que la partie vitrée soit agrandie par en bas d’environ 24 cm (9 pouces). Percer une seconde croisée à côté de celle qui est déjà existante donnant sur la cour de M Stammler ces deux croisées destinées à éclairer la chambre qui servira de comptoir. Garnir de volets les croisée et portes vitrées du rez de chaussée. Réparer les planchers du magasin et du comptoir. Disposer le petit local dans la cour entre la buanderie et l’écurie de telle sorte qu’au besoin on puisse y faire un peu de cuisine, la fumée devant être dirigée au moyen d’un simple tuyau en tole dans la cheminée de la buanderie – moyennant un loyer annuel de 1200 francs

Christophe Henri Stammler, fabricant de tissus métalliques, loue une partie de la maison au pharmacien Eugène Simon

1837 (27.5.), Strasbourg 9 (71), Me Hickel n° 5624 – Enregistrement de Strasbourg, acp 250 F° 47 du 1.6.
Bail de 12 ans à commencer le 24 juin prochain – Christophe Henri Stammler, fabricant de tissus métalliques
à Eugène Simon, pourvu d’un diplôme de pharmacien
les lieux ci après désignés faiant partie de deux maisons à Strasbourg l’une Place d’Armes n° 49 et l’autre rue des Arcades n° 25,
savoir dans la maison sise Place d’Armes n° 49,1. la partie de la cave du bâtiment de devant qui est située vers la Place d’Armes et qui consiste en deux enclos formés par des lattes qui séparent des enclos du surplus de cette cave, 2. le rez de chaussée du même bâtiment consistant en un magasin et arrière magasin ; 3. le troisième étage du même bâtiment consistant en trois chambres avec alcove et décharge, 4. la mansarde au dessous de cet étage à gauche en montant l’escalier et prenant le jour sur le grenier, 5. l’écurie dans le bâtiment du milieu et la petite cuisine enclavée dans cette écurie, 6. et le grenier au dessus de la cage d’escalier et au dessous du bâtiment du milieu
et dans la maison sise rue des Arcades n° 25, le troisième étage du bâtiment de devant consistant en deux chambres et une cuisine.
Sont compris les objets mobiliers (…). Le Sr Simon autorisé 1. de faire transformer le rez de chaussée de la maison n° 49 en pharmacie et y faire enlever le plancher pour y faire placer des dalles, 2. percer une croisée au même rez de chaussée pour éclairer le magasin du côté de la Place d’Armes, 3. et de faire transformer en laboratoire de pharmacien l’écurie, la cuisine du bâtiment du milieu de la maison n° 48 – moyennant un loyer annuel de 1500 francs pour la première année, puis 2050 francs

Frédérique Steinmetz meurt en délaissant quatre enfants

1839 (11.2.), Strasbourg 10 (95), Me Zimmer n° 3098, 3226, 3238, 3241, 3297 – Enregistrement de Strasbourg, acp 266 f° 29-v du 20.2.
Inventaire de la succession de Frédérique Steinmetz épouse de Christophe Henri Stammler, fabricant de tissus métalliques, décédée à Strasbourg rue des Grandes Arcades n° 26 le 14 janvier1839 – à la requête du veuf, commun en biens par le contrat de mariage passé devant Me Hickel le 25 juin 1821 et deux testaments olographes des 1 janvier 1822 et 22 octobre 1823 déposés parmi les actes de Me Zimmer le 2 février dernier, père et tuteur légal de Frédéric Gustave né le 23 mars 1825 ; Frédérique Adèle née le 26 mai 1826 ; Fanny née le 29 juin 1828 et Marie Frédérique née le 23 novembre 1831 ses quatre enfants – en présence d’Abraham Oster, marchand cordonnier demeurant rue du Vieux Marché aux Poissons n° 116 subrogé tuteur

le 6 juillet. Propres du mari, Grosse du Procès Verbal d’adjudication définitive ua tribunal de première instance de Strasbourg à Me Schuler avoué à Strasbourg pour 6100 francs d’une maison avec dépendances sise rue des Chandelles n° 8 dépendant de la communauté de Jean Frédéric Stammler, épinglier père du veuf, et Marie Madeleine Klein veuve en secondes et Déclaration de command au profit du Sr Stammler, transcrit au bureau des hypothèques le 13 octobre 1810 volume 56 n° 271
Acquets. Immeubles de la communauté. Une maison rue des Grandes Arcades n° 26, acte passé devant Me Hickel le 25 mars 1824 acquis sur les héritiers Joseph Eloy, négociant, et Geneviève Dorlan, une maison à rez de chaussée et trois étages, cour, pompe, appartenances & dépendances à Strasbourg Place d’Armes n° 26 et divers objets mobiliers pour 6263 francs
Maison Place d’Armes n° 49, rue des grandes Arcades n° 25, place du Temple Neuf 11 et 12, par acte Me Hickel le 12 juillet 1825 transcrit au bureau des hypothèques volume 181 n° 25 acquis sur Louis Charles Philippe Schwartz, directeur des messageries royales à Strasbourg et Frédérique Caroline Schweighart, une maison composée de trois corps de logis principaux & d’un bâtiment latéral le tout ayant rez de chaussée & trois étages place d’Armes (…) & différents objets mobiliers pour 77 000 francs
maison Rue des Grandes Arcades n° 29, accomplissement des formalités judiciaires Me Noetinger le 5 août 1829 pour licitation d’une maison à quatre étages avec une boutique au rez de chaussée sise à Strasbourg rue des Grandes Arcades n° 29 formant le coin de la rue de l’Ecole où elle porte le n° 3 & indivis entre les héritiers & légataires universels de Marie Madeleine Sues veuve de Jean Frédéric Berger, propriétaire, adjudication pour 33 525 francs, transcrit au bureau des hypothèques volume 249 n° 125
Jardin Baldner, Cahier des Charges et adjudication préparatoire par Me Noetinger les 6 juillet, 29 août, et 2 septembre 1833, une maison avec petite cour, puits, jardin & dépendances le tout formant un grand enclos connu sous la dénomination de Petit Tivoli ci devant Jardin Baldner situé hors la porte d’Austerlitz dépendant de l’union des créanciers de la masse en faillite de Maximilien Jehlen pour 14 500 francs, transcrit au bureau des hypothèques volume 273 n° 124
biens à Wolfisheim, Stützheim, Uhlwiller, Brumath, Boessenbiesen, Herbsheim, Friessenheim

Christophe Henri Stammler se remarie avec Louise Mélanie Heisch dont il se séparera en 1846
1840 (23.5.), Strasbourg 10 (96), Me Zimmer n° 3576 – Enregistrement de Strasbourg, acp 278 f° 53 du 27.5.
Contrat de mariage, communauté réduite aux acquets – Christophe Henri Stammler, propriétaire veuf avec deux enfants en premières noces de Suzanne Madeleine Kratzeisen en secondes noces avec quatre enfants de Frédérique Steinmetz
Louise Mélanie Heisch fille de feu Jean Daniel Heisch, ancien négociant, et de Sophie Frédérique Lix

Inventaire de séparation de corps et de biens
1846 (24.2.), Strasbourg 10 (106), Me Zimmer n° 6081
Inventaire de séparation de corps et de biens entre Mr Christophe Henri Stammler propriétaire et Mme Louise Mélanie Heusch, conjoints demeurant à Strasbourg
Lesquels nous ont exposé que par jugement rendu par le tribunal civil de Strasbourg le 11 août 1845 et confirmé par arrêt de la cour royale de Colmar le 28 janvier 1846, ma séparation de corps et de biens a été prononcée entr’eux et contre M Stammler – Contrat de mariage passé devant Me Zimmer soussigné le 23 avril 1840

Eugène Simon sous-loue une partie de la maison aux commis négociants Auguste Berr de Turique et Achille Veil

1845 (29.3.), Strasbourg 2 (91), Me Roessel n° 578
Bail – M. Eugène Simon, pharmacien demeurant à Strasbourg, agissant comme locataire de différentes parties de deux maisons place Kleber N° 49 et rue des Arcades N° 25 et qui lui ont été louées pat M. Christophe Henri Stammler, propriétaire, autrefois fabricant de tissus métalliques, demeurant en ladite Ville, suivant bail passé devant Me Hickel le 27 mai 1837. Lequel comparant a par les présentes sous loué pour le laps de tems qui s’est écoulé et qui s’écoulera depuis le 24 mars courant jusqu’au 24 juin 1849
à M.M. Auguste Berr de Turique et Achille Veil, tous deux commis négociants demeurant à Strasbourg
Les lieux ci après désignés formant une dépendances de la maison sise place Kleber N° 49 et faisant partie des localités que M Stammler a louées à M Simon par le bail susmentionné savoir
1° Le premier compartiment de cave situé à gauche en descendant et formant l’un des deux enclos ou séparations en lattes désignés audit bail et faisant partie de la cave du bâtiment de devant de ladite maison
2° Et le rez-de-chaussée du même bâtiment consistant en un magasin servant aujourd’hui de pharmacie et donnant sur la place Kleber et un arrière magasin donnant sur la cour, duquel magasin les sous-locataires sont intentionnés de se servir pour la vente en détail d’objets de deuil, noirs, blancs et gris – moyennant de 450 francs
3° Aux présentes sont intervenus 1) M. Stammler plus amplement dénommé et qualifié cidessus comme propriétaire des maisons sus désignées, 2) Et M Jacob Créhange, propriétaire demeurant à Strasbourg comme caution solidaire de M Simon pour la paiement du loyer

La sous-location précédente est résiliée

1846 (4. Xbr), Strasbourg 2 (92), Me Roessel n° 1189
Résiliation de sous-location – Mr Christophe Henri Stammler, propriétaire demeurant à Strasbourg, agissant tant en son propre nom qu’au nom de ses quatre enfants issus de son mariage avec Mad. Frédérique Steinmetz son épouse défunte et qui sont M. Frédéric Gustave Stammler, sous lieutenant du genie militaire, Melle Frédérique Adèle Stammler, Melle Fanny Stammler, ces deux mineures émancipées et Melle Marie Frédérique Stammler, mineure sous la tutelle de M Stammler comparant, qui se porte fort et nom de ses dits enfants, tous demeurant à Strasbourg d’autre part
MM Auguste Berr de Turique et Achille Veil, négociants demeurant à Strasbourg, d’autre part
M. Eugène Simon, ancien pharmacien demeurant en madite Ville, de troisième part,
Et M. Jacob Créhange, propriétaire demeurant en la même Ville de quatrième part

lesquels comparans ont exposé ce qui suit. Par acte passé devant Me Hickel notaire à Strasbourg le 27 mai 1837, M Stammler père a loué à M Simon pour douze années qui finiront le 24 juin 1849 différentes parties de deux maisons sises à Strasbourg, l’une place Kleber (appelée alors place d’armes) N° 49 et l’autre rue des arcades N° 25, immeubles qui dépendaient de la communauté de biens d’entre M Stammler comparant et son épouse défunte et qui appartiennent aujourd’hui en partie à M Stammler et en partie à des enfants cidessus dénommés.
Audit acte est intervenu M Créhange qui s’est constitué caution solidaire de M Simon envers M Stammler pour tous les engagemens que M Simon avoit pris au profit de M Stammler.
Par acte passé devant M Roessel le 29 mars 1845, M Simon a sous loué pour quatre années et trois mois qui ont commence le 24 mars 1845 et finiront le 24 juin 1849 à MM Berr de Turique et Veil, avec le consentement de M Stammler père et de M Créhange une partie des loclités que M Stammler avait louées à M Simon par le bail dudit jour 27 mai 1837. Cette sous location a été faite, outre les charges et conditions exprimées audit acte, moyennant un loyer de 450 francs (…). Dans cette position et attendu que MM Berr de Turique et Veil ont manifesté à M Stammler le désir de résilier ladite sous location les comparans ont arrêté entre eux ce qui suit. La sous location contenue dans l’acte dudit ut 29 mars 1845 est et demeure résiliée puremenr et simplement à partir du 24 décembre 1846, sans indeminité de part ni d’autre (…)

Christophe Henri Stammler et ses enfants issus de Frédérique Steinmetz louent une partie des maisons au négociant Jean Michel Berger

1846 (14. Xbr), Strasbourg 2 (92), Me Roessel n° 1190
Bail – M. Christophe Henri Stammler propriétaire demeurant à Strasbourg, agissant tant en son nom et propre qu’au nom de ses quatre enfants issus de son mariage avec Mad. Frédérique Steinmetz son épouse défunte et qui sont Monsieur Frédéric Gustave Stammler, sous lieutenant du genie militaire, Melle Frédérique Adèle Stammler, Melle Fanny Stammler, ces deux mineures émancipées et Melle Marie Frédérique Stammler, mineure sous la tutelle de M Stammler comparant, qui se porte fort et nom de ses enfants sus nommés, tous demeurant en ladite Ville, lequel a par les présentes loué à titre de loyer pour trois ans trois mois, six ans trois mois ou neuf ans trois mois qui commenceront le 25 décembre courant,
à M Jean Michel Berger, négociant demeurant à Strasbourg
Les localités ci après désignées faisant partie d’une maison sise à Strasbourg place Kleber N° 49, savoir
1) Le magasin et l’arrière magasin faisant partie du rez-de-chaussée occupé aujourd’hui par MM Berr de Turique et Weil, et donnant sur la place Kleber et sur la cour dépendante de ladite maison,
2) Et une partie de la cave se trouvant au dessous desdits magasins, laquelle partie sera à prendre vers la plae Kleber et aura une longueur de trois mètres 60 centimètres et une largeur égale à celle de la maison.
sans en rien excepter ni réserver, si ce n’est une cloison vitrée et un poële en fayence avec tuyaux et pierre se trouveant dans l’arrière magasin et un autre poële en fayence avec tuyaux souterrains associé les comptoirs et tous objets mobiliers qui s’y trouvent et qui appartiennent auxdits Sr Berr de Turique et Veil qui ont le droit d’enlever tous ces objets – moyennant un loyer annuel de de 1800 francs

Christophe Henri Stammler et ses enfants issus de Frédérique Steinmetz se partagent les maisons. Celle rue des grandes arcades, place Kléber et place du Temple-Neuf revient au veuf

1848, (juin), Strasbourg 2 (94), Me Roessel n° 1856
Partage – ont comparu 1. Mr Christophe Henri Stammler père, propriétaire, demeurant à Strasbourg, agissant 1) tant en son nom, tant à cause de la communauté de biens réduite aux acquets qui a existé entre lui et feu dame Frédérique Steinmetz, son épouse en secondes noces aux termes de leur contrat de mariage passé devant M. Hickel notaire à Strasbourg le 25 juin 1821, que comme donataire et légataire d’un quart en toute propriété & d’un autre quart en usufruit de la succession de la défunte aux termes du contrat de mariage ci-dessus énoncé et de deux testaments olographes faits par Med. Stammler les 1 janvier et 2 octobre 1823 (…), 2) au nom de des deux filles mineures issues de son mariage avec ladite défunte savoir a. Melle Fanny Stammler, demeurant à Strasbourg née le 19 juin 1828, b. et Melle Marie Frédérique Stammler demeurant en ladite ville née le 23 novembre 1831, 2. Mad. Frédérique Adèle Stammler épouse de Mr Philippe Gustave Hornus, docteur en médecine avec lequel elle demeure à Wissembourg, 3. ledit sieur Hornus (mandataire substitué de) Mr Frédéric Gustave Stammler, sous lieutenant du genie militaire domicilié à Strasbourg résidant présentement à Metz, Melle Fanny Stammler et Melle Marie Frédérique Stammler, Mme Hornus et Mr Frédéric Gustave Stammler seuls et uniques héritiers chacun propre un quart de feu la dame Stammler née Steinmetz meur mère ainsi que celle qualité est constatée par l’inventaire dressé après le décès de cette dernière par Me Zimmer notaire à Strasbourg en date au commencement du 11 février 1839. Lesquels comparants étant intentionnés de partager entr’eux les immeubles dépendant de la communauté qui a existé entre Mr Stammler père er son épouse défunte ont préliminairement exposé ce qui suit. Mad. Stammler est décédée à Strasbourg le 14 janvier 1839. L’inventaire après son décès a été dressé ainsi qu’on l’a vu ci-dessus par Me Zimmer Aux termes d’un acte renfermant liquidation, partage et compte dressé par Me Roessel soussigné le 29 août 1845, les biens mobiliers qui dépendaient des dites communauté et succession ont été partagés entre M Stammler père et ses enfants.

Masse active. Article premier. Maisons rue des grandes arcades, place Kléber et place du Temple-Neuf – Une propriété consistant en plusieurs bâtiments de devant, bâtiments latéraux et de derrière, avec droits appartenances et dépendances sis à Strasbourg rue des grandes arcades n° 25 et 26, place Kléber autrefois place d’armes n° 49 et place du Temple-Neuf n° 11 et 12 tenant vers la place Kléber et la rue des arcades d’un côté au Sr Fischbach de l’autre au Sr Krick et vers la place du temple neuf d’un côté au sieur Muller, d’autre côté au sieur Siegfried. Cette propriété a été estimée par les comparans à la somme de 132 500 francs. Ladite propriété est en partie habitée par Me Stammler père & en partie loué à différentes personnes soit par baux écrits pendant les délais y exprimés soit par baux verbaux qui peuvent être dénoncés à volonté en observant les délais d’usage. M. Stammler et feu son épouse sont devenus propriétaires de l’immeuble ci-dessus désigné de la manière et ainsi qu’il suit. La bâtiment situé rue des grandes arcades N° 26 et ses dépendances ont été acquis par Me Stammler des héritiers de M. Joseph Eloy, négociant, et De. Geneviève Dorlan son épouse demeurant à Strasbourg suivant contrat passé devant Me Hickel le 25 mars 1824 (…). Les bâtiments situés place Kléber et place du Temple Neuf et leurs dépendances ont été acquis par M Stammler de Louis Charles Philippe Schwartz, directeur des messageries, et de Frédérique Caroline Schweickart sa femme demeurant à Strasbourg suivant contrat passé devant Me Hickel le 12 juillet 1825.
Article 2. Maison rue des grandes arcades et rue de l’école (…)
Article 3. Créance sur le Sr. Jean Michel Pfaff, marchand de vins, et Henriette Dené son épouse demeurant à Strasbourg
Article 4. Jardin situé hors la porte d’Austerlitz
Article 5. Immeubles ruraux situés au ban de Strasbourg
Abandonnements. I. M Stammler père, 1) La propriété sise à Strasbourg rue des grandes arcades, place Kléber et place du Temple-Neuf formant l’objet de l’article premier de la masse pour la somme de 132 500.
II. Mr Frédéric Gustave Stammler, 1° Le quart indivis avec ses trois sœurs de la maison et dépendances sise à Strasbourg rue des arcades N° 29 et rue de l’école n° 3 faisant l’objet de l’article deux de la masse pour la somme de 11 000 francs,
III. Mad. Hornus née Frédérique Adèle Stammler, 1° Le quart indivis avec ses trois frère et sœurs de la maison et dépendances sise à Strasbourg rue des arcades N° 29 et rue de l’école n° 3 faisant l’objet de l’article deux de la masse pour la somme de 11 000 francs,
IV. Mad.lle Fanny Stammler, 1° Le quart indivis avec ses trois frère et sœurs de la maison et dépendances sise à Strasbourg rue des arcades N° 29 et rue de l’école n° 3 faisant l’objet de l’article deux de la masse pour la somme de 11 000 francs,
V. Mad.lle Marie Frédérique Stammler, 1° Le quart indivis avec ses trois frère et sœurs de la maison et dépendances sise à Strasbourg rue des arcades N° 29 et rue de l’école n° 3 faisant l’objet de l’article deux de la masse pour la somme de 11 000 francs


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