n° 15 : V 229 (Blondel) – N 1023 puis section 62 n° parcelle 11 (cadastre)


Rue des Grandes Arcades n° 15, maison Braun (vers 1754, détruite en 1944)

Kleber, Grandes-Arcades (mars 2009)
Côté oriental de la place Kleber (11-27 rue des Grandes Arcades)
Le n° 15 forme la partie droite du premier bâtiment à gauche

Le propriétaire de la maison qui donne sur la place y réunit en 1670 une petite habitation rue de l’Outre (partie a) dont on rapporte qu’elle avait déjà fait partie de la maison. L’achat d’une autre maison rue de l’Outre (partie b) agrandit une nouvelle fois la propriété en 1716. Les bâtiments que les experts estiment à une valeur minimale de 2 000 livres en 1730 sont légués 4 000 livres à un des héritiers, somme qui sera reprise aux inventaires de 1777 et de 1782 sans que les experts municipaux procèdent à une nouvelle estimation. Il est donc impossible de suivre la valeur réelle des bâtiments qui ont cependant été transformés entre temps comme en témoigne la façade au style caractéristique de l’époque : chaînages, bandeaux, fenêtres à linteau décoré, notamment aux fenêtres centrales.

62 Elévations e-j
62 Cour H
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 62

L’Atlas des alignements signale un rez-de-chaussée et deux étages médiocres en maçonnerie. Les différents bâtiments entourent la cour (H) qui s’ouvre par un portail sur la rue de l’Outre. A gauche de la cour s’élève le pignon du bâtiment dont la façade principale donne sur la place d’Armes entre les repères (h) et (g) : au rez-de-chaussée cinq arcades de boutique surmontées d’un petit balcon et de deux étages à cinq fenêtres. La toiture comprend un étage mansardé et deux niveaux de greniers. Le bâtiment qui s’étend le long de la rue de l’Outre à droite de la cour comprend deux parties, construites selon le même agencement (hauteur, disposition des ouvertures). Une première, sans doute l’ancienne partie (a), jusqu’au léger angle que fait la rue au repère (i) comprend rez-de-chaussée à porte d’entrée et une fenêtre ainsi que deux étages à deux fenêtres chacun. La deuxième partie qui s’étend jusqu’à la propriété voisine comprend trois fenêtres et une porte au rez-de-chaussée, quatre fenêtres à chacun des deux étages.
La cour (H) montre entre (2) et (3) l’arrière du bâtiment qui donne sur la place, entre (4) et (1) la façade sur cour du bâtiment qui longe la rue de l’Outre. Les deux constructions sont reliées par une aile en deux parties, une première en forme de tourelle qui renferme un escalier et une deuxième en forme de bâtiment de même hauteur que le long de la rue de l’Outre.

Dessins 1911 (Grandes Arcades 13-19) 843 W 546Dessins 1911 (Grandes Arcades 15, Outre) 843 W 546
Dessins de 1911 (AMS, cote 843 W 546)
Façade à gauche de la rue de l’Outre (Schlauchgasse), pignon le long de la rue de l’Outre

Les dessins de 1911 montrent en détail le décor caractéristique du XVIII° siècle aux deux étages vers la place. On a transformé entre temps le rez-de-chaussée en devantures, agrandi les mansardes et aménagé un niveau de greniers ; la toiture n’est plus inclinée mais se termine à la verticale vers la rue de l’Outre. Les ouvertures dans le pignon rue de l’Outre ont elles aussi été modifiées. Une grille remplace le mur qui fermait la cour.
Les dossiers de la Police du Bâtiment montrent qu’on y trouve des locaux professionnels, tant au rez-de-chaussée qu’au premier étage, notamment un magasin de chaussures à partir de 1908 et l’épicerie fine André Gnædig. Comme les bâtiments dépassent de l’alignement légal notamment dans la rue de l’Outre, le propriétaire n’est pas autorisé à faire toutes les transformations qu’il souhaiterait quoique les services de la Ville doutent que l’alignement de 1854 soit toujours pertinent.
Les bâtiments endommagés par les bombardements de 1944 ont été remplacés par un nouveau bâtiment en retrait de l’ancien alignement rue de l’Outre.

Grandes Arcades 15 (1 Fi 108 n° 74)
A gauche, le n° 15 après les bombardements du 25 septembre 1944

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1650 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Jean Henri Schmidt
puis ses héritiers Jean Charles Schmidt et (1649) Madeleine veuve d’André Reichard
Anne Schmidt femme (1646) d’Elie Brackenhoffer, part cédée (1666) à Jean Philippe Braun, greffier de la Taille – luthériens
1669 v Jean Daniel Braun, orfèvre, et (1657) Salomé Bressler – luthériens
h Daniel Ernest Braun, orfèvre, et (1692) Marie Madeleine Richshoffer – luthériens
1730 h Jean Braun, marchand puis banquier, et (1728) Catherine Salomé Bemberg – luthériens
1782 h Jean Braun et Jean Frédéric Braun, marchands à Lyon
1801 v Jean Michel Meckert, marchand de fer, et (1778) Anne Ursule Mathis puis (1819) Catherine Jacobée Murr veuve de Frédéric Bösswillwald, boulanger – luthériens
1832 h Marie Madeleine Meckert et (1808) Jean André Mühl, négociant
Jean Michel Meckert, marchand de fer, et (1810) Frédérique Salomé Helmstetter
1837 h Jean Michel Meckert, marchand de fer, et (1810) Frédérique Salomé Helmstetter (seuls propriétaires)
1874* h Amélie Meckert et (1833) Etienne Joseph Larchey, capitaine
1897* Ferdinand Eugène Heraucourt, confiseur
1898* Achille Bætz
1920* Auguste Hartmann, médecin, et Marthe Bætz
Maurice Ehrhardt et sa femme née Bætz
1940* Albert Joseph Kohler et copropriétaires

(1765, Liste Blondel) V 229, Jean Braun
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 1023, Merckert, Michel, père/ Meckert – maison, sol – 2,85 ares (puis) Meckert Jean Michel propriétaire

Locations

1748-1782, Jean Philippe Fibich, orfèvre
1782, baron François Marie de Landsperg
1784, Marie Madeleine Martzloff femme de François Joseph Drouot dit Lamarche, lieutenant colonel
1790, Etienne Lefèvre, tapissier
1790, Dominique Fietta et compagnie, marchands d’estampes
1798, 1801, Jean Philippe Nerkin
1824, Ephraim Weill, marchand
1845, Moïse Schleisinger, négociant

Localisation sur le plan Blondel (1765)
La rue de l’Outre se trouve à l’extrémité supérieure gauche du plan. La maison forme l’angle nord de la rue et de la place

Directeurs fonciers (Bauherren)

1671, Directeurs fonciers (VII 1362)
Jean Daniel Braun est autorisé à réunir la maison qu’il vient d’acheter de Jean Willmann en rétablissant une communication qui avait déjà existé. Les préposés considèrent que cette réunion réduira les risques d’incendie

(f° 3) Dinstags den 17. Januarÿ. H. Braun durchbruch – auff begehren H. Johann Daniel Braunen deß Goltarbeiters, Augenschein eingenommen in deß. erkaufften Nebens Haußlein in der genanten Schlauchgaßen, Welches er entschlossen abzuwerff. und Zu seinen Wohnhauß einzu Zäunen, deßwegen gesucht, d. er einen durchbruch unden in den Stall darein machen dörffe. Weilen nun sich befund. d. hiebevor auch ein durchbruch alda geweßen d. erkauffte Nebenhauß nur ein Winckel von 9. schu in der breite und 23. schu in der lenge, alßo für kein wohnhauß Zurechnen, hiengegen die Willfahr der gantzen Nachbarschafft fewrs halben sehr erfrewlich, Alß ist Erkand Bedacht.
(f° 3-v) Mittwochs den 18. Januarÿ. H Braun. Durchbruch. Zinnß – In Sachen H Johann Daniel Braunen ist vff eingenommenen Augenschein auch nach angehörter relation deß lohners und der Werckmeister, Welche einmutig dahien gangen d. der ort q.stionis zu keiner privat haußhaltung ohne sonderbare fewrs gefahr Zugebrauch., hiengegen derselbe Zu H Braunen behaußung, vmb dadurch fewrs gefahr abzuwend. sehr nutzlich, Zumahlen die anzeig obhand., d. hiebevor auch ein durchgang geweßen, und Zu dem vordern hauß muße gehörig geweßen sein, Alß ist Ihme in seinem begehren doch dergestalten willfahrt, d. er loco recognitionis Jährlichen dem Zinnßmeister 7 ß 6 d. vnd vff suchende moderation 5 ß abstatten solle. Ille erlöst dieße 5. Zinnß mit 5. lib d baar geltt Eod.

(traduction) Mardi 17 janvier. Sr Braun, Communication – À la demande de l’orfèvre Jean Daniel Braun, on s’est rendu dans la petite maison qu’il vient d’acheter à côté de la sienne rue de l’Outre. Il a l’intention de la démolir et de la réunir à sa maison d’habitation en établissant une communication dans l’écurie au rez-de-chaussée. On a établi qu’il y a déjà eu une communication et que le bâtiment en retour qui a seulement 9 pieds de large sur 23 pieds de long ne peut être considéré comme une maison d’habitation, le voisinage sera en outre mieux protégé des incendies. La décision a été remise jusqu’à plus ample examen.
Mercredi 18 janvier. Sr Braun, Communication – Dans l’affaire Jean Daniel Braun, après visite des lieux et audition du chef des travaux et du chef de chantier qui ont tous deux estimé que le bâtiment en question ne peut servir d’habitation sans risque d’incendie et que par contre il sera très utile à la maison Braun pour éviter tout risque d’incendie, d’autant qu’on a établi qu’il y avait déjà eu une communication avec la maison avant qui ne faisait qu’une avec lui, on a accédé à la demande du pétitionnaire à condition qu’il verse à l’économe un droit annuel de 7 sous 6 deniers qui a été ramené à 5 sous à sa requête. Il éteint ce cens de 5 sous en versant une somme de 5 livres comptant.

1716, Directeurs fonciers (VII 1387)
Daniel Ernest Braun est autorisé à établir une porte de communication au premier étage de sa maison et de celle qu’il vient d’acquérir rue de l’Outre

(f° 43-v) Montags den 18. Maÿ. Herr Daniel Ernst Braun umb einen durchbruch – Augenschein eingenommen in herrn Daniel Ernst Braunen des Goldarbeiters und E.E. Großen Rahts alten Beÿsitzers, in der Schlauchgaßen neben seiner Eck behausung gelegenem jüngst erkaufften häußlein, in Welches Er auß seiner behausung in dem Ersten stock i. dreÿ schuhe breite und 6 schuhe hohe thür durchbrechen Zu laßen gesinnet ist, und umb dessen gnd. permission underthänig angesucht hatt. Erk. Bedacht, beÿ denen Herren XVrn, ist Erk. daß Er jährlichen 1 lb Zinnß von diesem durchbruch bezahlen, oder ein für alle mahl 30. lb baar geldt dafür entrichten solle, welches letztere Er erwöhlt undt 30. lb bezahlt hatt.

(traduction) Lundi 18 mai. Daniel Ernest Braun, communication – On s’est rendu rue de l’Outre dans la maisonnette que Daniel Ernest Braun, orfèvre et assesseur au Grand Sénat, vient d’acheter à côté de sa maison d’angle et dans laquelle il demande humblement la permission d’ouvrir au premier étage une porte de communication de trois pieds de large et 6 pieds de haut. Décision, on l’a renvoyé aux Quinze qui ont décidé qu’il devra soit payer un cens annuel d’une livre pour cette communication soit régler comptant un capital de 30 livres. Il a choisi cette dernière solution et a versé 30 livres.

1736, Directeurs fonciers (VII 1397)
Jean Braun supprime un petit banc devant la maison en se réservant le droit de le rétablir sans payer de cens.

(f° 56-v) Dienstags den 24. Julÿ 1736. Herr Johann Braun – Herr Johann Daniel Wetzel proponiert im Nahmen herrn Johannes Braunen des Handelßmanns, daß selbiger ein 5. schuhe 9 Zoll Lang und 1. schuh 4. zoll breites steineres Bänckel Vor seinem Hauß an der schlauchgaß gegen dem baarfüßer Platz Herüber Habe, welches er dermahlen hinweg Zuthun willens, mit Unterthäniger Bitt, weilen er Keinen Zinß darvon Zahlet, solches dergestalten ad Protocollum Zunehmen, daß jhme in das Künfftige freÿ stehen solle, selbiges Ohne aufflegung einigen Zinßes wieder machen Zulaßen. Erkannt Willfahrt.

(traduction) Mardi 24 juillet 1736. Sieur Jean Braun – Jean Daniel Wetzel expose au nom du marchand Jean Braun qu’il y a un petit banc en pierre de 5 pieds 9 pouces de large sur 1 pied 4 pouces de long devant sa maison rue de l’Outre face à la place des Cordeliers. Il a l’intention de le supprimer et demande qu’on en prenne acte pour pouvoir le cas échéant le rétablir sans avoir à payer de redevance puisqu’il n’en règle aucune actuellement. Décision, accord.

1754, Directeurs fonciers (VII 1406)
Jean Braun est autorisé à occuper la voie publique pour y faire faire des travaux de charpente.

(f° 27-v) Dienstags den 25. Junÿ 1754. H. Johannes Braun – H. Rathh. Johannes Braun bittet um erlaubnus etliche Riegelwändlein Vor seinem Hauß an der schlauchgaß Zimmern Zulaßen. Erkannt Willfahrt, solle aber nicht so nahe an deßigen Allmendtbrunnen, und nicht darvor Hinauß Kommen.

(traduction) Mardi 25 juin 1754. Sr. Jean Braun. L’assesseur Jean Braun demande l’autorisation de faire préparer une paroi en pans de bois devant sa maison rue de l’Outre. Décision, accord, à condition que ce ne soit pas trop près ni au-devant du puits communal.

1766, Directeurs fonciers (VII 1412)
Jean Braun est autorisé à transformer le rez-de-chaussée de la façade rue de l’Outre
(f° 11) Dienstags de 4. Martÿ 1766. H Johannes Braun – H Johannes Braun Exsen: läßt umb erlaubnus bitten in Zweÿ bögen an seinem hauß in der Schlauchgaß gegen den baarfüßerplatz fenster gestelle Zu setzen und biß auff brusthöhe Zu Zumauren. Erkannt, Willfahrt.

(traduction) Mardi 4 mars 1766. Sieur Jean Braun. L’ancien assesseur Jean Braun demande l’autorisation d’établir deux encadrements de fenêtre et de les murer jusqu’à hauteur de poitrine à sa maison rue de l’Outre face à la place des Cordeliers. Décision, accord.

1768, Directeurs fonciers (VII 1413)
Jean Braun est autorisé à faire repeindre la maison sans la transformer parce que le plan d’urbanisme a établi un nouvel alignement
(f° 27) Dienstags den 21. Junÿ 1768. H. Johannes Braun – H. Rathh: Johannes Braun wird erlaubt sein eckhauß an der schlauchgaß anstreichen Zu laßen, unter dem beding jedoch daß weilen daßelbe nach dem gutggeheißenen baw Project fornen gegen dem barfüßerplatz solle vorgabauet, auff der seite aber in der gaß zurück gesetzt werden, er Keine neue veränderungen an den thüren und fenstern machen laßen solle.

(traduction) Mardi 21 juin 1768. Sieur Braun. L’assesseur Jean Braun est autorisé à faire peindre sa maison d’angle rue de l’Outre, à condition cependant de ne modifier ni les portes ni les fenêtres puisque le plan d’alignement approuvé prévoit d’avancer l’avant du bâtiment place des Cordeliers et par contre de le reculer dans la rue.

1776, Directeurs fonciers (VII 1417)
Jean Braun est autorisé à réparer le chéneau de son évier

(f° 37) Dienstags den 19. Martii 1776. Hr. Rathh. Braun – Mr Rottler der Maurer nôe. Herrn Exsenatoris Braun bittet zu erlauben an seiner in der Schlauch Gaß gelegenen behausung den Wasserstein Naach zu repariren. Erkannt, Willfahrt.

(traduction) Mardi 19 mars 1776. Assesseur Braun. Le maçon Rottler demande au nom de l’ancien assesseur Braun l’autorisation de réparer le chéneau de son évier à sa maison rue de l’Outre. Décision, accord.

1812 (283 MW 342)
Le propriétaire est autorisé à revêtir la façade de dalles et à ravaler la maison

N° 170, Le soussigné propriétaire de la maison sise rue de l’Outre N° 1 (…) qu’il est intentionné de faire faire un Socle en Dalles a ladite maison et d’y faire crépir et blanchir la façade, le 4 février 1812 Meckert – La maison du petitionnaire n’est pas alignée mais elle n’a point d’avance, le soussigné estime qu’on peut lui accorder la permission d’en faire crépir et blanchir la façade, Tourneux 9 mars – Ratifié par le Maire le 11 mars – ratifié par le Préfet le 16

Description de la maison

  • 1730 (billet d’estimation traduit) la maison comprend un bâtiment arrière, plusieurs poêles, chambres, chambre à cheminée dallée, bureau, cuisine, vestibule, bûcher, cave en partie voûtée en partie solivée, cour et puits, le tout estimé 4 000 florins

Atlas des alignements

2° arrondissement ou Canton nord – Rue de l’Outre (f° 20)

nouveau N° / ancien N° : 10 / 1
Meckert
Rez de chaussée et 2 étages médiocres en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 297 case 2

Meckert Jean Michel propriétaire rue de la Toussaint N° 15 à Strasbourg

N 1023, maison, sol, vis à vis la place d’armes 42
Contenance : 2,65
Revenu total : 901,38 (900 et 1,38)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 70 / 56
fenêtres du 3° et au-dessus : 19 / 15

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1085 case 1

Meckert Jean Michel propriétaire rue de la toussaint 5
1874 Meckert Amelie Wittwe von Larchey Stephan Josef in Straßburg
1889/90 Larchey Maximilian Ernst und Maria Helene
1891/92 Larchey Maria Helene in Andlau
1897/98 Heraucourt Ferdinand Eugen Conditor
98/99 Baetz Achiles
(acien f° 833)

N 1023, maison, sol, Rue des grandes arcades 15
Contenance : 2,65
Revenu total : 901,38 (900 et 1,38)
Folio de provenance : (297)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 70 / 56
fenêtres du 3° et au-dessus : 19 / 15

Cadastre allemand, registre 32 p. 441 case 1

Parcelle, section, 62 n° 11 – autrefois N 1023
Canton : An den Gewerbslauben Hs. N° 15 u. Schlauchgasse N° 1 – Rue des Grandes Arcades, Rue de l’Outre
Désignation : Hf, Whs. u. NG – sol et maison (p. n. d.)
Contenance : 3,17 – 2,11
Revenu : 8500 – 16 000 – 17 000
Remarques : 1914 Umbau
1952 dim. à p. 449 c. 4

(Propriétaire), compte 1765

(Propriétaire à partir de l’exercice 1935), compte
Baetz Achiles u. Ehefr
1920 Hartmann August Dr. med. pract. Ehefr. Martha geb. Baetz, Ehrhardt Moritz Ehefr. geb. Baetz
1940 Kohler Albert Joseph et son épouse et coprop.
(2448)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton V, Rue 98 au bas de la Place d’Armes (f° 241)
(maison n°) 42

loc. Fietta, Dominique, Md. d’Estamp. – Echasses

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

An den Gewerbslauben (Fse.) (S. 47)

(Haus Nr.) 15
Wolff frères, Kleidergeschäft

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 866 W 392, de 1862 à 1938)

Le confiseur Gunzet fait ouvrir une fenêtre au rez-de-chaussée en 1881 rue de l’Outre. On abaisse en 1882 les encadrements de fenêtre au rez-de-chaussée pour installer des volets roulants. Les bâtiments servent de locaux professionnels, tant au rez-de-chaussée qu’au premier étage : dentiste Adam (1904), tailleur et confection Goldschmidt (1906-1907), agence immobilière Jean Butzerin (1907, 1915), chaussures Sichel (1908, façade place Kleber), magasin et atelier de modes Femina (Lucien Heymann, au premier étage, 1908), Charles Kuntz (1912 ), fleuriste Schildbach et Peters (1912, 1919). Des vitrines garnissent le rez-de-chaussée (commerces de la maison ; cartes postales d’Antoinette Kettmann, 1907)
La Police du Bâtiment n’autorise pas de surbâtir la partie de la cour en avant de l’alignement légal en 1910. Après la Première Guerre mondiale, on cite le coiffeur Felix (1919-1937), les chaussures Lienhardt (1919-1937) et l’épicerie fine André Gnædig (1923-1938).
Après n’avoir pas été autorisé à transformer les bâtiments avant de l’alignement légal (fin 1922), le propriétaire présente l’année suivante un nouveau projet qui est accepté. Il soumet en 1937 un projet d’agrandissement, refusé parce que les transformations prévues touchent des bâtiments qui dépassent de l’alignement légal. Les demandes réitérées suscitent un débat parmi les services de la Ville. L’alignement de 1854 qui porte la largeur de la rue à 10 mètres ne suffirait pas à faire face à la circulation contemporaine. L’avis général est qu’un élargissement serait fort dispendieux et créerait davantage de problèmes qu’il n’en résoudrait mais que les changements apportés aux alignements doivent faire partie d’un projet plus général. La Police du Bâtiment propose au propriétaire de construire un bâtiment suivant l’alignement légal et de faire au rez-de-chaussée une construction provisoire alignée avec les façades actuelles.

Sommaire
  • 1862 – Les demoiselles Gradt demandent l’autorisation de poser une enseigne à la porte 1, rue de l’Outre – Accord de l’agent-voyer
  • 1881 – L’entrepreneur J. Rhein demande au nom du confiseur Gunzet l’autorisation d’ouvrir une fenêtre au rez-de-chaussée 1, rue de l’Outre – Accord de l’agent-voyer
  • 1882 – L’entrepreneur A. Schoop et G. Mayer demandent au nom du propriétaire, la demoiselle Larchey, l’autorisation d’abaisser les encadrements de fenêtre au rez-de-chaussée pour pouvoir y installer des volets roulants d’après le schéma joint
  • 1885 – Le directeur de l’usine à gaz Weill-Gœtz est autorisé à faire faire une prise de gaz pour le compte du locataire Fepoux
  • 1891 – La Police du Bâtiment notifie la demoiselle Sarge, propriétaire, de faire ravaler la façade – H. Larchey demande un délai jusqu’au printemps. Une note fait remarquer qu’il y a des inscriptions en français à la devanture
    1897 –L’entrepreneur Ludæscher (rue du Coq) demande au nom du propriétaire Bætz (domicilié 3 rue Saint-Léon) l’autorisation de ravaler la façade – Autorisation – Travaux terminés, 21 septembre 1897
    La Police du Bâtiment le 17 septembre 1897 note que l’entrepreneur Ludæscher fait des travaux non autorisés à la façade – Demande déposée par le propriétaire – Autorisation – Travaux terminés, 9 octobre 1897
  • 1895 – La Police du Bâtiment demande au propriétaire du 1 rue de l’Outre (Kœrtgé, 1 rue du Bouclier) de se conformer au nouveau règlement en supprimant les 3 contrevents qui s’ouvrent vers la rue – Travaux terminés, mai 1899
  • 1900 – Le maître maçon Ludæscher (6 rue du Coq) demande au nom du propriétaire Bætz (domicilié 3 sue Saint-Léon) l’autorisation de ravaler les façades rue des Grandes Arcades et rue de l’Outre – Autorisation – Travaux terminés, juillet 1900
  • 1904 – La Police du Bâtiment constate que le sieur Adam a fait poser sans autorisation une enseigne 15 rue des Grandes Arcades – Les dentistes E. et A. Adam déposent une demande – Autorisation de poser une enseigne plate au-dessus du deuxième étage 15 rue des Grandes Arcades
  • 1902 – La Police du Bâtiment notifie le propriétaire (Bætz, 3 sue Saint-Léon) de faire ravaler la façade 1-bis rue de l’Outre – A. Bætz demande un délai jusqu’à l’année suivante – Un nouveau délai est accordé jusqu’en 1904 pour pouvoir peindre en même temps le 1-bis et la maison d’angle – Les travaux sont retardés quelques mois pour poser des canalisations – Les frères Levy, peintres (140 Grand rue) demandent l’autorisation de poser un échafaudage – Autorisation – Travaux terminés, juillet 1904
  • 1904 – L’entrepreneur Eugène Braun (9 rue du Dôme) demande l’autorisation de poser des enseignes lumineuses pour le compte de la chocolaterie Schaal – Croquis – Travaux terminés, décembre 1904
  • 1906 – La Police du Bâtiment constate qu’Israel Goldschmidt (confection et atelier de tailleur) a fait poser sans autorisation un store 15 rue des Grandes Arcades – Demande – Autorisation accordée, place Kleber 1, 2 et 3 – Travaux terminés, janvier 1907
    Les marchands tailleurs Wolff frères informent la Police du Bâtiment qu’ils ont vendu leur fonds le 30 juin 1906 à I. Goldschmidt (3 place Kleber)
    1907 – La Police du Bâtiment constate que plusieurs enseignes ont été posées sans autorisation – I. Goldschmidt informe la Police du Bâtiment qu’il a fait poser cinq enseignes – Autorisation de poser une enseigne sur verre, une enseigne perpendiculaire et trois lampes 15 rue des Grandes Arcades – Bien que les enseignes ont une saillie trop importante, le propriétaire est autorisé à les conserver jusqu’aux travaux qu’il est prévu de faire. – Goldschmidt a quitté les lieux, les enseignes ont été retirées, reste le store
  • 1907 – Jean Butzerin (agence immobilière) demande l’autorisation de poser deux enseignes en bois, l’une rue des Grandes Arcades, l’autre rue de l’Outre
  • 1907 – Antoinette Kettmann (8 rue du Puits) demande l’autorisation de poser une vitrine pour exposer des cartes postales – Autorisation et transmission au bureau de l’octroi – La vitrine a été retirée, février 1908
  • 1908 – Le maître plâtrier Eugène Lang (28 rue Geiler) demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique
  • 1908 – La Police du Bâtiment constate que le sieur Sichel fait transformer sans autorisation la devanture – Louis Els (installateur de devantures, 17 boulevard de Saverne, act. du Président Poincaré) demande l’autorisation de poser une devanture en bois – Au dos, la Police du Bâtiment fait figurer l’alignement légal – Autorisation accordée à J. Sichel et Louis Els – Travaux terminés, avril 1908
  • 1908 – Les frères Levy (140, Grand rue) demandent l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique pour peindre la façade – Autorisation d’occuper la voie publique rue des Grandes Arcades et rue de l’Outre
  • 1908 – La Police du Bâtiment constate que S. Sichel (magasin de chaussures) a fait poser une grande enseigne plate sans autorisation – L’intéressé répond qu’il a signalé au commissariat de quartier qu’il posait un panneau où figure l’adresse du magasin provisoire 39 Grandes Arcades pendant les travaux – Autorisation – L’enseigne provisoire a été supprimée, avril 1908
  • 1908 – Jean Butzerin (agence immobilière) informe la Police du Bâtiment qu’il a fait poser deux enseignes sur tôle – Autorisation
  • 1908 – Adolphe Zilly (22, rue Oberlin) demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique pour poser une enseigne de l’Electricité de Strasbourg – Autorisation
  • 1908 – Le magasin de modes Femina (Lucien Heymann) demande l’autorisation de poser une devanture en fer et en verre – Refus parce que le trottoir n’est pas assez large – Suite à une nouvelle demande, la Police du Bâtiment refuse d’autoriser la devanture parce qu’elle dépasse de l’alignement légal
  • 1908 – S. Sichel (chaussures) demande l’autorisation de poser une vitrine – Le maire écrit à la Préfecture de police que la vitrine ne peut être autorisée parce qu’elle dépasse de l’alignement légal
    1908 – Le commerçant Lucien Heymann demande l’autorisation de poser deux enseignes perpendiculaires – Autorisation – Les enseignes ont été posées
  • 1909 – L’agence immobilière Butzerin informe la Police du Bâtiment qu’elle a remplacé deux anciennes enseignes par une enseigne rue de l’Outre – Autorisation
  • 1908 – Louis Schmitt (restaurant le Crocodile, 10 rue de l’Outre) demande l’autorisation de déplacer son enseigne sur la maison Sichel – Schéma – Autorisation et transmission à la Préfecture de police – Le délai d’un an s’écoule sans que l’enseigne soit posée
  • 1910 – L’entrepreneur A. Wieger demande l’autorisation de construire un nouveau bâtiment à la place de la cour – Plan – Calcul statique – La Police du Bâtiment ne peut autoriser de surbâtir la partie de la cour en avant de l’alignement légal
  • 1910 – Description du magasin de modes Lucien Heymann (Femina), au premier étage 15 rue des Grandes Arcades et 1 rue de l’Outre
    (…) Das Gebäude ist massiv gebaut unter Ziegeldach mit wenigen inneren Fachwerkswänden zugänglich durch recht avantageux angelegte eichene Treppe. Im Erdgeschoß befindet sich das Schuhgeschäft Herz-Sichel, im II. und III. Stocj sind Wohnungen. In den Atelieräumen des Modegeschäfts arbeiten in der Regel etwa 20. Arbeiterinnen. Im Geschäftsbetrieb sind ca. 3-4 Personen tätig. – Autorisation de l’inspecteur du travail –Kaiserliche Gewerbe-Aufsichtsbeamte für Unter-Elsaß) – Lucien Heymann est autorisé à aménager l’atelier de mode, conditions relatives à l’escalier – Plan
  • 1912 – Charles Kuntz demande l’autorisation d’installer une devanture et de rénover le cadre de l’ancienne 1, rue de l’Outre (propriétaire, Achille Bætz, cloître de la Toussaint) – Beblo donne son accord quant à l’aspect – Autorisation, Charles Kuntz (8-a route du Rhin) est autorisé à installer une nouvelle devanture et à rénover l’ancienne sur les plans de W. Kœhler (19 rue Adler à la Robertsau), entrepreneur Eugène Heitz père (38 rue du Schluthfeld) – Plan – Calcul statique – Eugène Heitz informe la Police du Bâtiment de l’ouverture des travaux, terminés en juin 1912.
    Mai, Le même demande à la Préfecture de police l’autorisation de placer une clôture devant le 1, rue de l’Outre – Autorisation
  • 1912 – Le fleuriste Schildbach et Peters demande l’autorisation de poser trois stores sous forme de marquise mobile – Autorisation révocable de poser trois volets roulants – Schéma – Travaux terminés, septembre 1912
  • 1912 – Les entrepreneurs de peinture frères Levy (140 Grand rue) demandent l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique devant le 1, rue de l’Outre – Autorisation
  • 1912 (août) – L’agence immobilière Butzerin (Strassburg Immobilien Geschäft) informe la Police du Bâtiment qu’elle a transféré l’enseigne en bois du 21, rue du Dôme au 1, rue de l’Outre. Elle a aussi posé deux enseignes en émail et une vitrine sur la grille qui ferme la cour – Autorisation – La nouvelle adresse de l’agence est le 15, Grandes Arcades
    (Septembre) – L’agence demande l’autorisation de poser une enseigne sur verre – Autorisation
    1913 – L’agence qui vient de fonder des éditions pour publier des adresses internationales demande l’autorisation de poser une enseigne sur verre
  • 1913 – La Police du Bâtiment demande au propriétaire (le sieur Bætz, 11, rue de la Toussaint) d’intervenir pour que l’enseigne Cacao Schaal placée sur le toit soit constamment allumée au lieu de clignoter – L’enseigne ne clignote plus, avril
  • 1914 – Rapport du commissariat : un fragment de crépi est tombé de la maison en blessant un passant qui a été soigné à l’hôpital – Le propriétaire est invité à faire réparer le crépi – Travaux terminés, avril 1914
  • 1915 – Dossier transmis à la Préfecture de police. Jean Butzerin se plaint d’être incommodé par le chauffage au gaz du magasin de chaussures Sigel au rez-de-chaussée
  • 1915 – L’agence immobilière Jean Butzerin a retiré toutes ses enseignes du 1, rue de l’Outre et posé une petite enseigne sur verre au 21, rue du Dôme – La Police du Bâtiment enjoint l’agence de retirer les crochets qui retenaient les vitrines. Elle répond que le propriétaire a souhaité qu’ils restent en place.
  • 1916 – Le photographe C. Joisten demande l’autorisation de poser une vitrine sur la façade rue de l’Outre – La Police du Bâtiment refuse parce que le pétitionnaire n’est pas propriétaire ni locataire des lieux
  • 1910 – Commission contre les logements insalubres – Propriétaire Bætz, transformations
    1915 – Commission des logements militaires, rapport
    1919 – Le bâtiment est en assez bon état. Rien à signaler
  • 1913 – Le fleuriste Schildbach et Peters informe la Police du Bâtiment qu’il a déplacé les armoiries de ses clients princiers – Autorisation de suspendre les armoiries 1-a, rue de l’Outre
    1919 – Les armoiries sont supprimées
  • 1919 – Le peintre en bâtiment Daniel Arbogast (12, quai Saint-Nicolas) demande l’autorisation de peindre six enseignes pour le coiffeur E. Felix 1, rue de l’Outre – La Police du Bâtiment souhaite que les enseignes soient du même type que celles Au Paradis des dames, 27, place Kleber – Accord – Travaux terminés, juin 1919 – Demande d’une enseigne supplémentaire – Autorisation – Extrait de la maquette (sur carton)
  • 1919 – Le magasin de chaussures Lienhardt (3-5 Vieux Marché aux Poissons et 30 Faubourg de Pierre) demande l’autorisation de poser des vitrines devant son magasin rue de l’Outre – La Police du Bâtiment refuse parce que la saillie dépasse les dimensions réglementaires – Dessin – Le pétitionnaire argue que les ouvertures de fenêtre existaient déjà, la Police du Bâtiment n’en trouve cependant pas confirmation – La Police du Bâtiment fait une proposition pour éviter qu’il y ait des problèmes liés à la construction et que le mur soit renforcé (Zur Vermeidung von Konstruktionen Schwierigkeiten und Verstärkung der Mauer wird ein neuer Vorschlag beigefügt). Elle autorise par exception les ouvertures prévues – Dessins – Autorisation d’aménager quatre niches pour des vitrines au rez-de-chaussée de la rue de l’Outre. Architecte et entrepreneur, Albert Werler à Cronenbourg – Dessin, inscription – Travaux terminés, mai 1920
  • 1922 – La Société d’entreprises électriques Baumgarten (13, rue Goethe) demande l’autorisation de poser une enseigne Cacao Schaal sur la toiture. Description – L’autorisation est accordée mais l’intéressé doit faire en sorte que l’enseigne ne clignote pas – Travaux terminés, septembre 1922
  • 1923 – André Gnædig (épicerie fine et torréfaction de café) demande l’autorisation de poser une enseigne sur verre rue de l’Outre – Autorisation – L’enseigne a été posée
  • 1922 (décembre) – A. Hartmann (9 rue des Blés à Colmar) demande l’autorisation de transformer les bâtiments, architecte Georges Bloch (1 rue Stanislas à Colmar), entrepreneur Ch. Urban et Compagnie (5, rue du Neufeld au Neudorf) – Calculs statiques – Plans – La Police du Bâtiment répond que toute consolidation est interdite aux parties en avant de l’alignement légal
    1923 (mai) – M. Hartmann soumet un nouveau projet – Autorisation de transformer le bâtiment – Calculs statiques – Plans
    (Juin) – L’entrepreneur Urban demande l’autorisation de transformer la grille de la cour et la devanture en bois – Autorisation – Plan
    (Septembre) – L’entrepreneur Urban demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique pour peindre les façades – Le même est autorisé à installer une clôture provisoire et à occuper la voie publique
  • 1923 – Les Chaussures Lienhardt demandent l’autorisation de poser une petite vitrine à l’angle de la maison – Autorisation
  • 1923 – André Gnædig demande l’autorisation de couvrir la cour d’un toit vitré – Calcul statique
    L’avant projet ci-joint n’est pas susceptible d’être autorisé. Il n’y a pas lieu de modifier l’alignement actuel qui existe depuis le 11.3.1854, vu qu’il a été déjà réalisé partiellement et qu’un élargissement de la rue de l’Outre s’impose au fur et à mesure que les circonstances le permettront.
    L’autorisation est accordée à titre révocable – Plan – Pas de travaux
  • 1923 – M. Weiss demande l’autorisation de poser deux vitrines de part et d’autre de l’entrée de l’épicerie Gnædig 1, rue de l’Outre – Autorisation accordée à Jules Fey pour l’épicier Gnædig
  • 1926 – La Police du Bâtiment constate que la Laiterie centrale de Strasbourg (4, rue de Labroque) a posé sans autorisation une double enseigne – Demande – Autorisation
  • 1926 – André Gnædig demande l’autorisation de poser provisoirement un drapeau publicitaire – Accord
    1927, 1930, 1931, idem. Autorisation (octobre 1931) – 1932, idem
  • 1928 – Les Chaussures Lienhardt demandent l’autorisation de faire une enseigne en stuc – Croquis
  • 1928 – La Police du Bâtiment constate qu’André Gnædig a posé sans autorisation trois stores et deux vitrines –Demande – Autorisation
  • 1927 – Paul Lienhardt (chaussures) est autorisé à poser une enseigne lumineuse 15 rue des Grandes Arcades
  • 1934 – La Police du Bâtiment constate que le coiffeur Felix a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – Demande – Autorisation
  • 1934 – André Gnædig demande l’autorisation de poser une enseigne provisoire. Accord
    1936 – Le même demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire 1-a, rue de l’Outre – Autorisation
  • 1937 – M. Hartmann-Bætz (9 rue des Blés à Colmar) soumet à la Police du Bâtiment un avant-projet pour agrandir les bâtiments. Architecte, Jean Sorg (8 rue Saltzmann) – La Police du Bâtiment refuse parce que les bâtiments dépassent de l’alignement légal – L’avocat Jean Hartmann écrit à son confrère Garcin (2 boulevard Paul Déroulède) pour solliciter son appui dans les projets de Mme Hartmann – Nouveau refus
    Mme Hartmann-Bætz envoie au maire une lettre à propos de l’immeuble frappé d’alignement. « Pour les voies à élargir, il faut avant tout établir si l’immeuble est affranchi ou frappé de la servitude de reculement. ». La Division V établit un rapport qui distingue (a) les travaux de transformation de constructions existantes et (b) une nouvelle construction sur un terrain libre et propose que la Ville renonce au projet d’élargir la rue de l’Outre « vu que la future largeur de 10 m de la rue de l’Outre est quand même insuffisante pour décharger la circulation intense au coin de la Hte. Montée – rue des Grandes Arcades et rue de la Mésange. Encore on se demande à quelle époque ce projet d’élargissement sera réalisable. »
    Courrier de la Division V (Police du Bâtiment) à la Division VI. « M. le Maire est du même avis que moi qu’un élargissement de la rue à 10 m est absolument insuffisant pour apporter une décharge efficace à la circulation intense de la rue de la Mésange. N’est-il pas possible de rétablir l’ancien alignement dans la ligne des façades sur un côté et d’élargir à 20. m au moins ladite rue sur un côté et d’éviter que les immeubles en bordure de la rue de l’autre côté soient frappés des deux côtés de la servitude de reculement ? » – La Division VI estime que porter à 20 mètres la rue de l’Outre et la rue des Etudiants serait très onéreux et irait à l’encontre du but proposé en favorisant le trafic.
    Dossier, demande d’autorisation de construire – Certains services sont favorables à maintenir la largeur de la rue à titre définitif. La réponse de la Police du Bâtiment est cependant mot pour mot la même qu’en 1923, L’avant projet ci-joint n’est pas susceptible d’être autorisé (…)
    Plan joint, Etude montrant les difficultés de l’élargissement de la rue de l’Outre
  • 1936 – La Police du Bâtiment notifie Mme M. Hartmann-Bætz de faire ravaler les façades – Travaux terminés, juin 1937
  • 1937 – Courrier de la veuve Felix (salon de coiffure) à propos d’un droit d’enseigne
  • 1937 – La société Meschenmoser (enseignes lumineuses, 6-7 place de la Cathédrale) demande au nom des Chaussures Lienhardt l’autorisation de poser une enseigne en lettres détachées 1, rue de l’Outre – Autorisation
  • 1938 – Après que les différents services ont échangé leur avis sur l’alignement légal, la Police du Bâtiment propose un arrangement avec l’architecte de Mme Hartmann-Bætz. Il serait possible de construire un bâtiment suivant l’alignement légal et de faire au rez-de-chaussée une construction provisoire alignée avec les façades actuelles
  • 1938 – André Gnædig informe la Police du Bâtiment qu’il a retiré les enseignes perpendiculaires
  • 1989 – L’entreprise Jean Beyler (12 rue Foch à Mundolsheim) est autorisée à poser un échafaudage sur la voie publique devant le 1 (a), rue de l’Outre

Autres dossiers : 15 rue des Grandes Arcades 802 W 31 (1941-1988) puis 802 W 32


Relevé d’actes

La maison appartient à Jean Henri Schmidt qui a pour héritiers (voir acte suivant) son fils Jean Charles Schmidt, capitaine au service de Wurtemberg, qui épouse en 1649 la veuve d’André Reichard et sa fille Anne, qui épouse en 1646 Elie Brackenhoffer

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 4) 1649. Dominicâ 1. Adventûs d. 2. Xbris. Herr Johann Carolus Schmidt, herrn Johann Heinrich Schmidten, gewesenen XV.ners allhie nachgelaßener Ehelich. Sohn, und Fr. Magdalena, Herrn Andreæ Reichards Burgers Und Raths verwanthen Zu Reichenweiher nachgelaßene Wittib. Eingesegnet Dienst. d. 11. Xbris in des herrn Hochzeitters Fr. Mutter Hauß (i 5)

Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 321)
1646. Domin: XIX. 4. Octob: H. Elias Brackenhofer H. Joachimi Brackenhofers, Alten Ammeisters Ehelicher Sohn, Jungfr. Anna, H. Johann Heinrich Schmidt, des bestendig. Regiments der HH. XV. Eheleibliche tochter. Eingesegnet dinstag 13. Octob: St: Thoman. (i 327)
Proclamation, Temple-Neuf (luth. p. 500)
1646. Domin: 19. Trinitatis. Herr Elias Brackenhoffer deß Ehren Vesten, Fürsichten Undt Wohl Weißen Herrn Joachim Brackenhoffers, Alten Ammeisters, Auch deß bestendigen Regiments der Herren 13. Beÿsitzers, Vnd dißer Gemein Ober Kirchenpflegers, Ehelicher sohn, Und J: Anna, deß Ehren Vesten, Fromb, Fürsichtigen Undt weÿßen Herren Hannß Heinrich Schmidt, des beständigen Regiments der Herren 15. Allhie, Eheliche Tochter. Zu St: Thomâ, Dienst. 13. Octob. (i 255)

Jean Charles Schmidt vend la part qui lui est échue dans la succession de sa sœur Anne au greffier de la Taille Jean Philippe Braun

1666 (23. Junÿ), Chambre des Contrats, vol. 532 f° 356-v
Erschienen H hannß Carl Schmid Fürstl: Würtenberg: hauptmann
in gegensein H Johann Philipß Braunen dißer Statt bestellten Stallschreibers
weÿl. Fr. Anna Brackenhofferin gebohrne Schmidin seiner eheleiblich. Schwester seel. Verlassenschafft, welche, von deroselben, vff Ihne den Brudern, ab intestato sich erblich verwältzet, und ihr der Fr. Schwester hinderlaßener H wittiber der Ehrenvest- From- und wohlweÿse Elias Brackenhoffer dißer Statt Fünffzehener ad dies vitæ widems weiß Zu genieß. hatt, auch solche Hereditæt ordentlich inventirt, æstimirt, und darüber durch H Johann Georg Retzloben den Notarium ein formlich Inventarium außgefertiget – umb 750 Pfund (…)
[in margine :] Zum bericht, Es hatt H. Not. Retzlob Vermeinet, es nahe außerhalb dem Donanten ahne hierinn bedeutetem Wÿdem sonsten Niemand Kein Ansprach, deroweg. auch alß daß haus warauff der wÿdem Gestanden Verkaufft und den 16. Junÿ A° 1671. in der Cancelleÿ Contractstuben verschrieben worden am Kauffschilling 350. R. allein empfangen (…)

Jean Philippe Braun vend à son frère l’orfèvre Jean Daniel Braun la moitié de la maison dont l’autre moitié appartient aux enfants de Jean Charles Schmidt

1669 (4. Martii), Chambre des Contrats, vol. 536 f° 125
(Prot. fol. 6. fac. 2) Erschienen Herr Johann Philippß Braun diser Statt stallschreiber
in gegensein herrn Johann Daniel Braunen des Goldarbeiters seines eheleiblichen Bruders
den halben theil an einer behausung alhie /:Woran der ander halbe theil hannß Carl Schmidten Kind. eigenthümlich gehörig seÿe:/ am Barfüßer Platz, einseit ist ein Eckh, anderseit neben Johann Schätzlern dem Pastetenbeckhen hinden uff Weÿl. hannß Georg Berneggers des Schuhmachers seel. Wittib stoßend gelegen, von welcher ganzen behausung geben jährlich termino Martini 11. lib. 15. ß 3 d. lößig mit 294. lib. so hiebevor weÿl. herrn Jacob Mügen seel. Erben zugestanden, ietzo aber weÿl. H Johann Adolph Kirchhoff den seel. Erben gehörig – daran obwohlen der Edel from, wohlweiß herr Elias Brackenhoffer deß beständigen Regiments der herrn XV dise behaußung ad dies vitæ usufructuarié Zugenüßen befugt seÿe, So hat Er iedoch hiebeÿ Zugegen in die alienation der Verkaufften helffte expresse consentirt – umb 453 pfund

Le tuteur des enfants de Jean Charles Schmidt vend l’autre moitié de la maison à Jean Daniel Braun

1669 (13. 7.br), Chambre des Contrats, vol. 536 f° 492
(Prot. fol. 31.) Erschienen der ehrenvest- hochgelehrt H Johann Henrich Schatz V.I. Ddus E.E. Kleinen Rhat Advocatus & Procurator alß Vogt Johann Carl Schmidt Kind. mit assistentz der Ehrenvest Fürsichtig weÿse hochgelehrten H Tobiæ Berneggers jure Consulti und Johann Baptistæ Fechers bed. alß aus E.E. groß. Rhats mittel hierzu insonderheit Deputirte
in gegensein H Johann Daniel Braunen deß Goltarbeiters
ihr Schmidischen Kind. helffte ahne Zweÿen häußern, einem vordern: und hindern hauß dero hoffstätten, hoff, Stallung, Bronnen auch allen Gebäwen, Begriffen, Zugehördten und Gerechtigkeiten alhie am Barfußer Platz einseit seind sie ein Eckh, anderseit neben Marx Schätzels dem Pastetenbeckh, hind. vff Weÿl. – stoßend gelegen, daran die and. helffte dem Käuffern vorhien eigenthümlich gehörig seÿe, von welcher gantz. Behaußung gehen iährlichen termino Martini 11. lib. 15. ß 3. lößig mit 294. lib. weÿl. H. Hannß Adolph Kirchhoffers deß handelßmanns seel. hind.laßenen wittibin – umb 825. lib.

Jean Daniel Braun épouse en 1657 Salomé Bressler, fille de pharmacien
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 65-v, IX)

1657. ([in margine] Dienst. 17. febr, freÿb., Münst., freÿb.) mehr zum 2. mahl Sonnt. quinquag. H. Johann Daniel Braun d. Goldarbeÿter allhier, Weilandt herrn Johann Adolph Braunen des Burgers und Handelsmanns, auch E.E. Groß. Rhats alten Beÿsitzers hinterl. Ehel. Sohn, Und J. Salome, Weilandt H Johann Preßlers des Burgers und Apotheckers allhier hinterl. Ehel. Tochter (i 67)

La maison, agrandie de la voisine, revient à son fils l’orfèvre Daniel Ernest Braun qui épouse en 1692 Marie Madeleine Richshoffer

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 29-v, n° 182)
1692. Fest: Paschalis seind Zum 5. mahl außgeruffen word. Herr Daniel Ernst Braun Goldarbeiter, des Weiland Wohl Edlen Fromm, Fürsichtiger und Wohl Weißen Herrn Johann Daniel braunen, des beständigen Regiments der Herrn XV. Beÿsitzers nachgelaß. ehel.S. Jgfr. Maria Magdalena des hoch Edelen Fürsichtig und hochweisen Herrn Daniel Reichshofers, alten B**ße*s ehel. T. Seind den 16.ten Aprilis Wircklich* copulirt Word. [unterzeichnet] Daniel Ernst Braun als hochzeiter, Maria Magdalena Richshofferin alß hochzeiterin (i 30)

Marie Madeleine Richshoffer meurt, son inventaire après décès n’est pas conservé mais il subsiste son traitement à la Chambre de la Taille

1712, Me Pantrion (Jacques Christophe, répert. 65 Not 45)
Inv: über Fr: Mariä Magdalenä geb. Richshofferin H. Daniel Ernst Braunen Goldarb. et ex Sen: gew. Frau: Ehel: Verl.

Les préposés de la Taille font figurer la succession dans leur registre parce que les impôts acquittés étaient calculés d’après une fortune sous-évaluée de 4 900 florins (2 450 livres)

1713, VII 1175 – Livres de la Taille f° 19
(Steltz, F. N° 1032) Weÿl. Frauen Mariæ Magdalenæ gebohrner Richßhofferin, Hn Daniel Ernst Braunen Goldarbeiters und E.E. Großen Rahts alten beÿsitzers geweßener Haußfrauen Verlassenschafft inventirt H. Not. Pantrion.
Concl. fin. Inv. ist fol. 300, 28 073. lb. 5 ß 10 d
abgezogen den dißorts der Verstallung befeÿte haußraht thur fol. 300.b, 996 lb 5 ß
Ferner die fol. 322.b nach gepflogenem Inventario eingebrachte passiv schulden thut 261. lb 4 ß 6 d
Summa abgangs ist 1257. lb 9. ß 6. d
Compensando restirt 26 815. lb, die machen 53 600. R., alßo 4900 R. Zu wenig
Warvon der Nachtrag alß I. guht gerechnet wird auf Sechs jahr in duplo, macht à 14 lb. 14 ß d, 88 lb 4 ß
und auf vier Jahe in simplo thut à 8 lb 7 ß d, 29 lb 8 ß
Extat kein Stallgeltt
Gebott und abhandlung 28 lb 3 ß 10 d – Summa 145. lb 15 ß 10 d
Auff eingerichtetes Memoriale und darinn enthaltene trifftige motiven haben die Herren Dreÿ nachgelaßen dreÿ Jahr in duplo und Zweÿ Jahr in simplo th. 58. lb 16 ß, remanet. 56. lb 19 ß 10 d
dt. 12° Julÿ 1713.

Daniel Ernest Braun remet à ses deux fils Jean Daniel et Jean la joaillerie qui provient de la succession de leur mère
1717 (27. 9.bris), Me Pantrion (Jacques Christophe, 40 Not 39)
Abtheilungs des Jenigen Guldenen Geschmeids so Herr Daniel Ernst Braun E. E. großen Raths alter beÿsitzer, Seinen beeden Herren Söhnen Johann Daniel : vnd Johann Braunen sowohl waß deroselben an verändertes Mütterliches betrifft, derentwegen es auff seinen daran habenden genuß auß sonderbahrer vätterlichen affection freÿwillig renuncirt, alß auch von dem theilbahren, gutmütig abgetretten und auägeleiffert, und Sie volgends in præsentia Herrn Johann Binders EE großen Raths alten beÿsitzers dero herrn vogts wie auch erstehrengemelts dero Geliebten Vatters alß der selben gantz ohnparteÿisch dan anschlag und die theiler Gemacht

Daniel Ernest Braun meurt en 1730 en délaissant deux fils. L’inventaire est dressé dans la maison place des Cordeliers que le défunt a léguée à son fils cadet Jean Braun moyennant 4 000 livres. Les experts quant à eux estiment 2000 livres la maison qui a été à nouveau agrandie d’une maison adjacente dans la rue de l’Outre. Le défunt possède entre autres une part du village de Hipsheim. La somme taillable s’élève à 23 075 livres

1730 (21.7.br), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 31) n° 295
Inventarium über Weÿland des Wohl Edlen Großachtbahren und weißen Herrn Daniel Ernst Braunen, geweßenen vornehmen goldarbeiters und E.E. großen Raths allhier alten wohlansehnlichen beÿsitzers nunmehr seeligen verlassenschafft – nach dem derselbe den 28.ten Augusti jüngsthin von dem lieben gott aus dießer welt seelig abgefordert worden, Zeitlichen hinder sich verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches erfordern und begehren deß in gott ruhenden herrn Rathh. H, beeder herren Söhne und ab intestato zugleichen antheilern verlaßener Erben Inventiret, durch Sie die beeden herren Söhnen selbsten und dero beeden Frauen Eheliebstin deß gleichen Elisabetham Kuefferin und Ursulam Wachenheimin deß herrn Rathherrn seel. beede dienstmägd – Welchen Inventation Ihren anfang genommen In Straßburg auff Donnerstag den 21. Septembris aô 1739.
Der Seelig verstorbene Herr Rathherr hat ab intestato Zu Erben verlaßen Wie volgt. 1. S. T. Herrn Johann Daniel Braunen, vornehmen handelsmann und EE. kleinen Raths alten wohlmeritirten beÿsitzern deßen ältern herren Sohn, so mit und beneben S.T. Frauen Margaretha Salome gebohrner Mivillin, deßelben Frauen Eheliebstin dem geschäfft persönlichen beÿgewohnt, 2. S.T. H. Joh: Braunen, Vornehmen Handelßmann und burger allhier der jüngere Herr Sohn, so mit und beneben S.T. Frauen Catharina Salome gebohrne Bembergen deßelben fr. Eheliebstinin dem Geschäfft persönlichen abwarteten
beede deß seel. Hr. Rathh. mit weÿl. S.T. fr. Maria Magdalena gebohrner Reichshofferin deßelben geweßener längst seelig Verstorbener Fr. Eheliebstin Ehelich erzeugt Hr. Söhne.

In einer allhier Zu Straßburg ane dem barfüßer blatz und schlauchgaß gelegener in diße Verlassenschafft gehörigen und hernach beschriebenen behaußung befunden worden Wie folgt
(f° 13-v) Ane Höltzen und Schreinwerckh. Im hindern Hauß. Auff der bühn, In der obern Cammer, Im meel Cämmerlein, In der Mägd Cammer, Im obern haußöhren, In der blauen stub, Auff dem gängel, In der neuen hindern Stub, Im Cabinet Stübel, Im gang Stübel, Im Speis Cämmerlein, Im untern hindern Stübel
Im vordern hauß, Auff der obern bühn, Auff der ohneins obersten bühn, In der Schwartzen getüch Cammer, In der Neuen Camin Cammer, In der Vordern Stub, In der bett Cammer, Im Vordern Obern Hauß öhren, In der Wohnstuben
(f° 56) Eigenthumb ane einer behaußung alhier Zu Straßburg. Ein Vorder: und ein hinder hauß, mit allen übrigen gebäuen, hoff, hoffstätten, bronnen und holtzhauß, begriffen, weith. rechten, zugehörden und gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßb. ane dem Baarfüßer Platz und Schlauchgaß, ane welcher Gaß dißes hauß ein Eck ist, einseith gegen dem Baarfüeßer Platz zu, neben H Joh: Schätzel dem Pastetenbeck, anderseith in der Schlauchgaß neben Monsieur Bayen, hinden auff das Würths hauß zum hecht stoßend, so gegen männiglichen freÿ ledig v. eigen und durch (die Werckmeister) Vermög deroselben ad Conceptum geliefferten schrifftl. Abschatzung Vom 15.ten Sept. 1730 æstimirt pro 2000. lb.
Demnach aber der seelige Hr. Rathherr dießes haus in seinem auffgerichteten und hie Vor copialiter einverleibten Codicillo herrn Johann Braunen dem Jüngern Herrn Sohn mit und beneben Eilff verschiedenen großen Stück Vaßen umb den preioß der 8000 Gulden eigenthümlich prælegirt, alß ist solches pretium dißorts in Consideration Zuziehen, davon aber wegzurechnen, obgemelte 11, mit prælegirte Stück Vaß, alß welche bereits hie Vorn fol. fac. et seqq: in auß wurff gebracht und in 11 verschiednene Posten Zusammen gerechnetermaßen antreffen 37. lb 15 ß 8 s. Nach deren Abgang wäre wegen sothanen haußes nach des H. Vatters selbstiger æstimation dißorts in außwurff zu bringen 3962 lb 4 ß 4 d. Wie des H. Rathh. seel. Hr. Vatter längst seel. die Vordere Eck behaußung Zu dreÿen Verschied. mahlen ane sich erkaufft weißen dreÿ teutsche in allh. Canc. Contractstuben gefertigt und mit deroselben anhang. Ins. corrob. Kaufbr. davon der erste dat. den 4. Martÿ 1669. der andere den 13. Sept. ejusdem Anni und der dritte den 8. Decemb. A° 1670. Dabeÿ noch 4. alte perg: Kaufbr. auch in allh. C.Cstuben gefert. v. mit dero anhang. Ins bekräfft. davon der eine datirt den 7. febr. aô. 1661, der andere den 1. Martÿ aô. 1660, der dritte den 21. Sept. aô 1622 und der Vierte den 22. febr. aô. 1619. Ferner ein pergament. brieff von H. Joh: Christoph Graven und herren Zu Zimmern, dumb dechant v. dem Capitel der hohen Stifft Straßburg unter deßen anhang. Ins. außgestellt, Krafft deßen die Jenige 10. ß so ehedeßen Von disem hauß Zuem treubell genand, in die Portoreÿ hoh. Stifft Straßb. Jährl. uff Martini Zu Zinnß gereichet werd. müßten, mit 13. lb abgelößt v. das hauß aller ferneren Gerechtigkeit v. ansprach erlediget word. dat. auf Sambstag nach St. Veltins tag ao. 1544.
Weiter j. alt. perg. Kaufbr. dh. J Jacobum Kuglern Contr: Not. instrum: und mit deßen ang. Ins. Verw. dat. den I. Dec. a° 1584. So dann 5. Verschied. alte pergal. Kauf v. Zinnßbr. mit des Hoffs Zu Straßb. anhangend. Ins. corrob. davon Vier datirt seind den 28. Nov: aô 1551, und der 5.te den 1. Dec: aô 1552., sampt Verschiedenem anderem schrifftlichem bericht, mit alten N. 27. 37. et 69. notirt.
Wie aber der seelige Herr Rath. das nunmahlige hinderhauß ane der Schlauchgaß Von Joh: Leonhard Haucken dem buchtrucker ane sich erkaufft weißet j. teutsch. perg. Kaufbr. in allh. CC Stuben gefeert. v. mit dero anh. Ins. bekräfft. de dato 16. Maÿ A° 1716. Dabeÿ ein attest Von H. XV. Secret. Joh: Ulrich Friden eingang. geschr. v. unterschriebenen Zufolg deßen auß Erkanntnus g. Hh. der XV. der seelige Hr. Rathh. wegen solch. ane sicht er Kaufften Hauckischen haußes und des darinn erhalt. durchbruchs ane Statt eines Jährl. Zinßes ein Vor alle mahl eine Summ vom 30. lb. baar Zubezahlen v. auf allh. Pfgth. Zulieffern schuldig seÿn solle dat. den 23. Maÿ 1716 sampt annect. quittungen von gedachten Pfenningthurn vom 28. ejusdem über solche 30. lb ertheilet.
Dabeÿ noch ein alter teutsch. pergament. Kaufbr. auch mit allhieß. Statt anhang. Canc. Contract Ins. Verw. datirt den 3. aug. aô 1686.
Und noch 2. alte pergam. Kaufbr. mit des hoffs Zu Straßb. anhang. Ins. corrob. davon der Eine dat. den 29. hornung aô 1532 und der andere den 27. Oct. ao. 1554. samt noch anderem schrifftlichem bericht alles mit Jetzigem N° 82 bemerckt
(f° 57-v) Eigenthumb ane einem Garthen und darinn sich befindlichen Garthenhäußlein (…)
– Abschatzung d. 15. 7.bris aô 1730. Auff begehren Weÿl. des Ehren Vesten und Großachtbahren Herrn Johann Daniel Ernst Braun E.E. Grosen Raths gewesenen Alten beÿsitzers seel. hinterlassene Erben, ist eine behausung allhie in der statt Straßburg ein Eckh hauß an der Schluchgaßen gelegen einseit neben herrn Johann Schätzel Weinhändler, anderseit neben Monsieur Payen hinden auf das Wirts hauß Zum hechten stosend, welche behausung hinter gebäu, Stüben, Cammern, Camin Cammer so mit blatten belegt, Contor, Küch hauß Ehren, Holtz hauß, gewölbter und gebälckter Keller hoff und brone samt aller gerechtigkeit wie solches durch der Statt Straßburg geschwornen Werckleuthe sich in der besichtigung befunden und jetzigem preiß Nach angeschlagen vor und Umb Vier tausend Gulden
Der 2.te begriff (…)
bezeichnuß durch der Statt Straßburg Geschworene Werckleuthe [unterzeichnet] Michael Ehrlacher Werck Meister deß Meinsters, Johann Peter Pflug Werckmeister deß Mauer hofs

Eigenthum ane dem Dorff Hipßheim
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Copia Codicilli
Sa. haußraths 614, Sa. der früchten 146, Sa. Wein und Vaß 788, Sa. Silbergeschirr und dergl. Geschmeids 562, Sa. Goldener Ketten 535, Sa. der baarschafft 1000, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 12 248, Sa. Gülth von liegenden güthern 496, Sa. Antheils ane denen Zehenden Zu Küttolsheim 344, Sa. Wein Zinnßes Zu Sultz 12, Sa. Matten Zinnßes Zu Willstett 275, Sa. Eigenthumbs ane einer behaußung 3962, Sa. Eigenthums ae einem Garten 320, Sa. Eigenthums ane dem dorff Hipßheim 834, Sa. Schulden 1500, Summa summarum 23 639 lb – Stall Summ 23 075 lb

La cession de la maison au fils cadet est annexée à l’inventaire

Eigenthum ane einer behaußung.
Die in dem Verlassenschafft Inventario fol. 319. fac. I.a et seqq. beschriebene Vorder und hinder behaußung mit allen d. gebäuen, hoff, hoffstätten, bronnen und holtzhauß, begriffen, weithen, rechten, Zugehörden und gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßb. ane dem Baarfüßer platz und Schlauchgaß, ane welcher Gaß dißes hauß ein Eck ist, einseith gegen dem Baarfüeßer Platz zu, neben Hn Joh: Schätzel dem Pastetenbeck, anderseith in der Schlauchgaß neben Monsieur Bayen, hinden auff das Würths hauß zum hecht stoßend, so gegen männiglichen freÿ, ledig v. eigen, Zusambt der mößenen Bronn Kett v. 2. möß. bronn eÿmeren, wie auch 11. verschied. hievorfol. – fac. – et seqq. specificirten stück faßen, H. Johann Braunen dem Jüngern H. Sohn in deßen auffgerichteten Codicilli prælegirt vor und umb die Summ der 4000 lb
Umb welchen preiß auch dieselbe disem H. Sohn von seinem H. bruder eigenthümlichen überlaßen und die 4000 lb hernach fol. fac. behörig in Abrechnung gebracht word.
In H. Johannes Wie des Hn Rathher. seel. Hr. Vatter längst seel. die Vordere Eck behaußung perge fol 56.a et b. et 57.a usq. ad verba, alles mit Jetzigem N° 82 bemerckt, so wohl gedachter Hr. Johann Braun der prælegatarius Zu handen empfangt

Le marchand Jean Braun épouse en 1728 Catherine Salomé Bemberg, fille de marchand : célébration, inventaire des apports
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 208, n° 1184)

Anno 1728. den 10 Novembris, seind nach geschehener ordentlicher Ausruffung, in der Kirch Zu St. Thomas ehelich eingesegnet worden herr Johannes Braun, der ledige Handelsmann Herrn Daniel Ernst Braun, E.E. Großen Raths beÿsitzers alhie, ehelicher Sohn, und Jungfrau Catharina Salome weÿl. Herrn Johann Friderich Bemberg des gewesenen vornehmen burgers und handelsmanns alhie hinderlaßene eheliche tochter [unterzeichnet] Johannes Brain ams Hochzeitern, Catharina Salome Bembergin als hochzeiterin (i 212)

Inventaire des apports, dressé dans la maison place des Cordeliers qui appartient au père du nouveau marié
1730 (28.3.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 29) n° 273
Inventarium über des wohl ehrenvesten und Großachtbahren herrn Johann Braunen, vornehmen Handelßmanns und der Viel Ehr und hoch tugendgezierten frauen Catharinä Salome Braunin, gebohrne Bembergin, beeder Ehepersohnen und burgern allhier zu Straßburg einander in den Ehestand Zugebrachte Nahrungen – welche der ursachen, allweilen in deroselben den 11.t Octobris anno 1728. vor herrn Notario Jacob Christoph Pantrion auffgerichteten heiraths Verschreibung §° 3.tio außtrucklichen Versehen, daß einem Jeeden derselben seine in die Ehe bringende Nahrung ein freÿ eigen, ohnverändert und vorbehaten guth seÿn und bleiben, dergestalten daß obschon Stante Matrimonio etwas davon alienirt, verkaufft, vertauscht oder verändert würde – So beschehen Zu Straßburg in fernerer gegenwarth des Wohl Edlen hochachtbaren und Weißen herrn Daniel Ernst Braunen E.E. großen Raths alten Wohlmeritirten assessoris des Eheherrn geliebten H. Vatters und der Hoch Edlen und hoch tugendgezierten frauen Annä Margarethä Böcklerin gebohrner Miuillin, des hoch Edel Vest und hochgelehrten herrn Johann Heinrich Böcklers, J.U. hochberühmten Doctoris et Professoris publici Capitulique Thomani hichverdienten Canonici allhier frauen Eheliebstin der Ehefrauen hochgelehrten frau Mutter, auff dienstag den 28.ten Martÿ 1730.

In einer allhier Zu Straßburg ane dem Baarfüßer Platz und schlauchgaß gelegenen des Eheherrn hochgeehrten herrn Vattern Zuständigen behausung befunden worden Wie Volgt
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Des Ehehern ohnveränderte Rubricen, Sa. haußraths 98, Sa. Silbers geschirrs und Geschmeids 137, Sa. Goldener Ring 421, Sa. Gewerbs waaren ausgeborgen geldter, activ schulden & baaren Geldes 31 653, Summa summarum 32 310 lb – Schulden aus des Eheherrn Zugebrachter Nahrung 28 298 lb, Nach deren Abgang 4012 lb – Haussteuren 294 lb, Des eheh. in die Ehe gebrachtes Vermögen 4307 lb
Dießemnach wird nun auch der Ehefrauen in die Ehe gebracht Vermögen beschrieben, Sa. Haußrath 342, Sa. Silber geschirr und dergl. Geschmeids 112, Sa. goldener Ring 975, Sa. baarschafft 3675, Summa summarum 5193 lb – Haussteuren 294 lb, Der Ehefr. Völliges in die Ehe gebracht Guth 5398 lb

Jean Braun hypothèque la maison au profit de son frère le banquier Jean Daniel Braun

1744 (3.3.), Chambre des Contrats, vol. 618 n° 103
H. Johannes Braun der handelsmann und E.E. großen Raths alten beÿsitzers
in gegensein seines bruders H. Johann Daniel Braun Banquier Ehren besagten raths alten beÿsitzers und dreÿer der Stadt Stall – schuldig seÿe 3500 pfund
unterpfand, eine behausung bestehend in vorder und hinderhauß, hoff und hoffstatt cum appertinentis gegen dem barfußerplatz, einseit ist ein Eck ane der Schlupff oder sogenannte Schlauchgaß, anderseit neben Johann Schätzel dem weinhändler, hinten auff H. Payen directeur des fourages – als ein vätterliches erbguth

Jean Braun loue une partie de la maison à l’orfèvre Jean Philippe Fibich

1748 (6.8.), Chambre des Contrats, vol. 622 f° 568-v
H. Johannes Braun der handelsmann E.E. großen Raths alter beÿsitzer
in gegensein H. Johann Philipp Fibich des ledigen goldarbeiters
verlühen, in seiner gegen dem Barfüßerplatz über am eck der Schlauchgaß gelegenen behausung unten in dem vorderhauß das eck zimmer zu einem laden und die daran befindliche kuchen benebst der Eß, den gantzen zweÿten stock des vorderhaußes bestehend in einer stub, camin cammer, haußehren und noch eine kammer woraus der H. verlehner eine kuchen machen laßet, die gantze erstere bühn des vorder haußes nebst der daselbst befindlichen kammer an welche der H. verlehner noch eine kammer und ein kleines kammer zum schwartzen getüch hencken laßet, in dem keller platz vor 24 ohmen wein, deßen eingang unter der steinernen schnecken ist, den gemeinschaftlichen gebrauch der obersten Profeÿ und des bauch keßels zum waschen – auff 3 nacheinander folgenden jahren anfangend auff nächst künfftigen Martini – um einen jährlichen Zinß nemlich 160 gulden
H. Verlehner (…) dieser verpflichtet sich das fenster im laden so in die Schlauchgaß gehet zu einer thür aus brechen und von außenher mit einer tannenen thür versehen zu laßen, will der entlehner aber eine glaßthür haben mag er solche auf seine cösten anschaffen So wird auch der H. verlehner eine thür einbrechen laßen damit man aus der küchen und das eck zimmer gehen kan die andere thüren werden alle zugemaurt und der entlehner bekommt seinen eingang in die küche durch die in den hoff gehende thur

Nouvelle location entre les mêmes

1751 (12.11.), Chambre des Contrats, vol. 625 f° 548-v
H. Johannes Braun der handelsmann und E.E. Großen Raths alter beÿsitzer
in gegensein H. Johann Philipp Fibich des goldarbeiters
entlehnt, in seiner dem H. verlehner eigenthümlich zuständig gegen dem Baarfüßerplatz über am eck der Schlauchgaß gelegenen behausung und deren vorder hauß, einen auff dem boden eckladen und einer kuche, worinn eine Eß, auff dem zweÿten stock ein stub, camin: kammer und kuchen samt haußehren, die erste bühn nebst dreÿ kammern, in dem vordern keller einen eingefaßten platz vor 24 ohmen wein deßen eingang untern dem steinernen Schnecken ist so dann den gemeinschaftlichen gebrauch der obersten Profeÿ und des bauch Keßels zum waschen – auff 4 nacheinander folgenden jahren, von gestern anfangend – um einen jährlichen Zinß nemlich 160 gulden

Nouvelle location entre les mêmes

1760 (17.5.), Chambre des Contrats, vol. 634 f° 159
H. Rathh. Johannes Braun der banquier
in gegensein H. Johann Philipp Fibich des goldarbeiters
in seiner ane dem Baarfüßerplatz ane dem Schlauchgaß gelegenen behausung unten auf dem boden den eckladen und der kuche darinn sich die eß befindet, auch den zweÿten stock im vorden haus eine stub, camin cammer, kinderstübel, kuche und haußehren, in der mansarde darüber fünff kammer und einen theil des aschkastens wie auch den gebrauch des hauß ehrens auf der ersten bühn dieses stocks die in den hof sehende schwartzgetüch kammer, in dem hinterhauß den vorkeller von denen allda sich befindlichen keller dadurch sich aber H. verlehner zu allen zeiten den freÿen durchgang vorbehaltet hat und den gemeinschafftlichen gebrauch der obersten und im hoff sich befindlichen profeÿ und des bauchkößels zu waschen – auff 9 nacheinander folgenden jahren auff bevorstehenden Martini anfangend – um einen jährlichen Zinß nemlich 92 pfund

Nouvelle location entre les mêmes

1772 (1.9.), Chambre des Contrats, vol. 646 f° 417
H. Exsenator Johannes Braun der banquier
in gegensein H. Rathh. Johann Philipp Fibich des juvelierers
verlehnt, in sein verlehners eigenthümlich zuständig gegen dem Baarfüßerplatz über ane dem Schlauchgaß gelegener behausung unten auff dem boden die zweÿ aneinander stoßenden läden nebst der küchen, darinnen sich die eß befindet, ferner auff dem zweÿten stock des vordern hauses eine stub, camin kammer kinderstüblein, kuchen und haußehren in der mansarde darüber fünff cammern und einen theil des aschenkastens, wie auch den gebrauch des haußehrens, item auff der ersten bühn dießes stocks die in dem hoff sehende schwartz getüch cammer, item in dem hintern haus den vorkeller von denen allda befindlichen kellern dadurch sich aber der H. verlehner zu allen zeitern den freÿen durchgang vorbehaltet und den gemeinschafftlichen gebrauch der obersten und im hoff sich befindlichen proveÿ und des bauchkößels zum waschen -auff dreÿ nacheinander folgenden jahren auff künfftigen Martini episcopi anfangend – um einen jährlichen Zinß nemlich 128 gulden

Nouvelle location entre les mêmes

1775 (13.5.), Chambre des Contrats, vol. 649 f° 220-v
H. exsenator Johann Braun der banquier
in gegensein H. exsenatoris Johann Philipp Fibich des juvelirers
verlehnt, in der dem H. verlehner eigenthümlich zuständig gegen dem Barrfüßerplatz über ane der Schlauchgaß gelegenen behausung unten auff dem boden die zween aneinander stoßenden läden nebst der küche, darinnen sich die eß befindet, ferner auff dem 2. stock des vordern hauses eine stub, camin kammer, kinder stüblein, kuchen und haußöhren in der mansarde darüber fünff Cammern und einen theil des aschkastens, item auff der ersten bühn dieses stocks die in den hoff sehende schwartze getüch kammer, item in dem hinetrn haus den vorkeller von denen allda befindlichen kellern dadurch sich aber der verlehner zu allen zeiten den freÿen durchgang vorbehaltet und den gemeinschafftlichen gebrauch der obersten und im hoff sich befindlichen propheÿ und des bauchkößels zum waschen, ferner in dem zweÿten. stock des hintern hauses eine stub in den hoff außsehend zum theil theils in der Schlauchgaß – auff 3 nacheinander folgenden jahren auff Martini episcopi anzufangen – um einen jährlichen Zinß nemlich 134 pfund

Le banquier Jean Braun meurt en 1776 en délaissant trois fils dont deux se sont établis à Lyon. La maison est estimée au prix auquel son père la lui a léguée, soit 4 000 livres. La succession, non compris le mobilier que les enfants laissent en jouissance à leur mère, s’élève à 6 915 livres

1777 (18.4.), Me Langheinrich (J. Daniel, 6 E 41, 736) f° 999
Inventarium über Weÿland des Wohl Edel, Wohl Ehrenvest und Großachtbahren Herrn Johannis Braun geweßenen Vormahligen Vornehmen Bancquier Es. En. Großen Raths Wohlverdienten beÿsitzers auch Wohlansehnlichen burgers allhier Zu Straßburg nun seel. Verlassenschafft – alß derselbe Montags den 6.ten Maÿ des Zurückgelegten 1776.ten Jahrs dieses Zeitliche mit dem Ewigen Verwechßelt nach solch seinem aus dießer Zeitlichkeit genommenen tödlichen hintritt hie zeitlichen verlaßen, Welche Verlassenschafft auf Ansuchen Erfordern und Begehren der Wohl Edel, Viel Ehr und hoch tugendgezierten frauen Catharinæ Salome Braunin geb. Bembergin der hinterbliebenen Frau Wittib unter assistentz S.T. Herrn Joh: Daniel Engelhardt Vornehmen Handelsmanns und burgers allhier – So beschehen allhier Zu Straßburg in der ane dem Baarfüßerplatz am Eck ane der Schlauchgaß gelegener hiernach beschriebener Sterb behaußung auf Freÿtag den 18.ten Aprilis et seq: A° 1777.
Der seelig verstorbene Herr Rathherr hat ab intestato Zu Erben Verlaßen wie folgt. 1.mo S.T. Herrn Johann Braun Vornehmen Handelsmann in Lyon und burger allh. Zu Straßburg, In den Ersten dritten Stammtheil, 2.do S.T. Herrn Joh: Friderich Braun Vornehmen leedigen Bancquier ebenmäßig in Lyon sich aufhaltend, In den Zweÿten dritten Stammtheil, Welche beede abweßenden Hh. Söhn zufolg einer hiebeÿ befindlichen den 20. Martÿ 1777 vor Hh. Langer et Delhomme Conseillers du roy et Notaires à Lyon errichteten Procuration zu Ihrem Mandatario constituirt S.T. Hrrn Christian Friderich Engelhard Vornehmen Handelsmann und burgern allhier, welcher auch in seiner Hh. Principalen Nahmen gegenwärtig War, So dann 3.tio S.T. Herrn Johann Daniel Braun, Hocherfahrenen J.V. Doct. et Prof. publ. ord. auch Vornehmen burgern allhier, so der Inventur persönlich abwartete, In den dritten und letzten Stammtheil.
Alle 3. des seel. Verstorbenen Hn Rathh. mit Eingangs Ehrengedachter seiner hinderblieben fraun Wittib ehelich erzeugter Hh. Söhn und ab intestato Verlaßene Hh. Erben.

Bericht in gegenwärtiges Inventarium gehörig. Alldieweilen der seel. Verstorbene H Rathherr den Hausrath Zu Verstallen nicht obligirt war, die Hh. Söhne und Erben auch sich entschloßen, der hinterbliebenen Frau Wittib Ihrer geliebten frau Mutter, die samtliche Vorhandene Nahrung, wie sich solche dato befindet, ohne unterscheid deßen Was Ihro oder dem Verstorbenen Hn seel. als unverändert gebührig Wäre, so lang Sie der Allerhöchste noch beÿ Leben erhalten wird, in handen und Zum Genuß Zu überlaßen, alß hat man Zufolg dießer Declaration und um alle Weitläuffikeit Zu Vermeiden Vor unnöthig erachtet, den hausrath Zu inventiren (…)
Eigenthum ane Häußern. Erstl. eine Vorder: Mittel und hinderbehaußung cum Appertinentiis allhier am Eck der Schlauchgaß gegen dem baarfüßerplatz gelegen, so freÿ leedig und dißorths auf den fuß, Wie dem Verstorbenen Hn Rathh. seel. solche Von seinem gel. Hn Vatter seel. Vermög seines errichteten Codicillj prælegirt worden, ausgeworffen wird nemlich pro 8000 R. oder 4000.
It. eine Kleine Behaußung mit deren Recht und Gerechtigkeit gelegen allhie Zu Straßburg ane dem Roßmarckt in der Kleinen Schiltzgaß, so ebenfalls freÿ leedig und eigen und dißorths berechnet wird um dem Preiß Wie solche der seel. Verstorbene Hr. Rathh. den 12. Apr: 1752. auf allhießiger Ganth ersteigert, nemlichen pro 520. R. oder 260.
It. eine Kleine behaußung cum Appertinentiis gelegen allhier Zu Straßburg ane dem St. Claræ gäßlein, davon gibt man Jährlich löbl. Stifft St. Thomä allhier 16. ß ane bodenzinß, So dann seÿe selbige auch der Verwittibten fraun Ammeisterin Faustin um 200. lb ane Capital Verpfändet, und hat der Verstorbene Hr Rathh. seel. dieße behaußung den 15.ten Januarÿ 1758. auf allhießiger Ganth erstegert pro 510. R. oder 255. lb
Abgezogen obgemelten darauf hafftenden bodenzinß so zu doppelten Capital gerechnet Antrifft 32. lb. und das frauen Ammeisterin Faustin zu bezahlen übernommenes Capital th. 200. lb. Also in allem 232. lb. Mithin restiret noch ane den Anschlag dieser behaußung 223. lb.
Sa. Wein und lährer faß 118, Sa. Pfenningzinß und deren hauptgüter 621, Sa. Eigenthumbs ane häußern 4280, Sa. Gülth von liegenden güthern 734, Antheil des Eigenthums ane dem dorff Hipßheim 500, Sa. Silbers 256, Sa. Goldener ring und dergleichen Geschmeids 115, Sa. Frucht und Weinzehenden 287, Summa summarum 6915 lb

Catherine Salomé Bemberg meurt à son tour en 1782. La maison place des Cordeliers est estimée à la même valeur qu’à la mort de son mari (valeur de 1730). La succession s’élève à 8 325 livres

1782 (19.7.), Me Ensfelder (J. Daniel 6 E 41, 634) n° 157
Inventarium über Weiland der Hoch Ehren und Tugendreichen Frauen Catharina Salome Braunin gebohrner Bembergin, auch Weiland S.T. Herrn Johannes Braun geweßenen vornehmen Banquier E.E. großen Raths alten wohlverdienten beÿsitzers auch wohlansehnlichen burgers alhier zu Straßburg seel. hinterbliebener fraun Wittib nunmehro auch seeligen Vermögens Nachlassenschaft – nach ihrem den 4.ten jüngst abgewichenen Monats Juny aus dieser Welt genommenen tödtlichen hientritt hie Zeitlichen verlaßen hat – So geschehen alhie Zu Straßburg in der ane den baarfüßer platz am Eck ane der Schlauch Gaß gelegener hernach beschriebenen Sterb behaußung auf freÿtag den 19.ten July im Jaht nach Christi Geburth 1782.
Benennung der Erben. Der seelig verstorbenen Fraun Rathherrin ab intestato verlaßene Erben sind die mit ihrem eingangs benannten Eheherrn seel. ehelich erzeugte dreÿ Herren Söhne 1°) S.T. Herr Johannes Braun Vornehmer Handelsmann in Lyon und burger alhier Zu Straßburg in Persohn anwesend vor den ersten dritten Stammtheil, 2.do) S.T. Herr Johann Friderich Braun ebenmäßiger vornehmen Handelsmann zu bemeltem Lyon, auch burger dahier, dermalen selbsten hiebeÿ Zugegen, Und in den 2.ten dritten Stammtheil, 3.tio S.T. Herrn Johann Daniel Braun, J.V. Dr. Institut. Imperial. Professor Publ. ord. und angesehener burger hieselbst so ebenfalls diesen Geschäft selbsten abgewartet in den letzten dritten Stammtheil.

Bericht in gegenwärtiges Inventarium gehörig. In dem über Weiland S.T. Herrn Johannes Braun gewesenen vornehmen Banquier und Exsenat. alhier der Fraun Defunctæ Eheherrn seel. Verlassenschaft erst den 18.ten Aprilis 1777 durch Weÿl. H. Not. Langheinrich errichteten und den 11. Junÿ darauf auff Löbl. Statt Stall abgehandeltem Inventario ist schon berichtsweiße gemeldet, daß weilen man dißorths den Hausrath Zu Verstallen nicht obligirt seit solcher damahlen schon und also auch heutiges tags nicht verzeichnet worden, die übrige gesamte Vermögens Nachlaßenschafft bliebe auch mit der hierseithigen Hh. Söhne bester Zufriedenheit ohn unterschieden in der fraun Defunctæ lebens länglichem Genus und ohnunschränckten freÿe Disposition (…)
Eigenthum ane Häußern. Erstl. eine Vorder: Mittel und Hinter Behaußung cum appertinentiis allhier am Eck der Schlauchgaß, gegen dem Baarfüßer Platz gelegen, so freÿ leedig und dißorths auf den Fuß, wie solche in dem über weiland Herrn Exsenatoris Braun seel. Verlassenschaft, erst in anno 1777 durch weil. Herrn Notarium Langheinrich errichtete, Inventario eingetragen, ausgeworfen wird nemlich pro 4000. lb
Item eine kleine Behaußung mit deren Recht und Gerechtigkeit, gelegen alhier zu Straßburg ane dem Roßmarckt in der kleinen Schiltzgaß, so ebenfalls freÿ leedig und eigen und dißorths berechnet wird um dem Preiß, wie solche der Fraun Defunctæ Herr Eheliebste seel. den 12. Aprilis 1752. auf alhießiger Ganth ersteigert, neml. pro 520. R. oder 260. lb
Item eine kleine behaußung cum appertinentiis gelegen allhier Zu Straßburg ane dem St. Claræ Gäßlein, davon gibt man Jährlichen löbl. Stift St. Thomæ alhier 16. ß.d ane bodenzins, Sonsten ist selbige freÿ ledig und eigen, und der Fraun Defunctæ Hr Eheliebste seel. dise behaußung den 25. Januarii 1758. auf alhießiger Ganth ersteigert, pro 510. R. oder 255. lb. Abgezogen obgemelter darauf haftenden bodenzinß, so zu doppeltem Capital gerechnet antrift 32. lb. So restiret noch ane den Anschlag dieser behaußung 223. lb.
Sa. Pfenningzinß und deren hauptgüter 930, Sa. Eigenthumbs ane häußern 4483, Sa. Gülthen von liegenden güthern 764, Antheil des Eigenthums ane dem dorf Hipßheim 500, Sa. Wein und lährer faß 71, Sa. Silbers 241, Sa. Goldener ring und dergleichen Geschmeids 95, Sa. Frucht und Weinzehenden 489, Schuld 750, Summa summarum 8325 lb

Le fils cadet, Jean Daniel Braun, professeur de droit impérial, cède sa part de maison à ses deux frères établis à Lyon

1782 (6.8.), Me Ensfelder (J. Daniel 6 E 41, 634) Joint au n° 157
Abtheil, Vergleich Außweiß und Erörterungs Register
Abhandlung der behaußung an der Schlauchgaß – Kund und zu wißen seÿe jedermänniglichen hiemit, daß vor mir unterschriebenen löbl. Statt Straßburg offenbar geschwornenen und zur Inventur und Erörterung weil. der Hoch Ehren und Tugendreichen Frauen Catharinæ Salome Braunin geb. Bembergin, auch Weil. S.T. Herrn Johannes Braun gewesenen vornehmen Banquier und E.E. großen Raths alten wohlverdienten beÿsitzers auch wohlansehnlichen burgers alhier zu Straßburg seel. hinterbliebener fraun Wittib nun auch seel. hinterbliebener Fraun Wittib nun auch seel. Verlassenschaft insonderheit erfordertenm Notario persönlich erschienen seÿe S.T. H. Johann Daniel Braun, J.V. Dr. Institut. Imperi: Prof: publ. ordin. und angesehener burger hieselbst
überlaßen habe seinen auch gegenwärtigen beeden herren brüderen S.T. Herrn Johannes Braun und S.T. H. Joh. Friderich Braun vornehmen Handelsleuthen in Lyon und burgere zu Straßburg
der ihme als Sohn und Mit Erben vorheriger Verlassenschaft in ohnvertheiltem Erb zuständigen 3.ter Theil ane der darein gehörigen Vorder Mittel und Hinter Behaußung samt zugehörden Weithen begriffen Rechten und Gerechtigkeiten gelegen alhier zu Straßburg am Eck der Schlauchgaß, gegen dem Paraden Platz einseit neben H. Schätzel dem Weinhändler, anderseit besagte Gaß vornen auf den Parade Platz und hinden auf Herrn Exsen. Hervé ehemalen die Lützelburgische behaußung stoßend, so freÿ leedig und eigen – umb 3333 Pfund – So geschehen und abgelesen Straßburg auf Dienstag den 6. Augusti 1782

Les nouveaux propriétaires louent à nouveau une partie de la maison au joailler Jean Philippe Fibich

1782 (10.8.), Chambre des Contrats, vol. 656 f° 322-v
H. Johannes und H. Johann Friedrich Braun die gebrüder und handelsleuthe
in gegensein H. exsenatoris Johann Philipp Fibich des juvelierers
lehnungs weiße in dero ihnen eigenthümlich zuständig gegen dem Barfußerplatz über am eck der Schlauchgaß gelegenen behausung verlehnt, eine vollständige wohnung bestehend auf dem boden oder rez de chaussée auß dem eck laden, den der H. entlehner zu zween läden auf seiner kösten einrichten läßt, ferner eine küche so der H. entlehner zu seinem laboratorio gebraucht, mehr im zweÿten stock des vorderen hauses eine stub cammer, küche und haußehren in welchem letzteren ein kleines zimmer vorhanden so der H. entlehner auf seinen kösten machen laßen, weiter den gantzen dritten stock ermelten vordern haußes mit außnahm jedannoch eines theils des aschkastens, der durchgang auff der oberen zweÿ bühn um die wasch darauff zu hängen bleibt gemeinschafftlich, ferner wird ihme dem H. entlehner eine cammer im eck auff die vor der straß um seine schwartz getüch zu verwahren mit verlehnt, die cammer darneben betreffend über solche haben die H. entlehner zu disponiren das s.v. proveÿ im hoff oder rez de chaussée ist gemein des proveÿ sitzes auf dem zweÿten altan hat der H. entlehner und die seinigen sich allein zu bedienen, ferner wird dem H. entlehner mit verlehnt die eck stub im hintern haus im zweÿten stock in den hoff außsehend, es ist demselben auch erlaubt in daßigen haus ehren kästen zu stellen der dasige altan ist demselben auch gegönnet, weiter den gantzen keller in hintern hauß (…), ferner wird ihme dem H. entlehner der gemeinschafftliche gebrauch des bauchkeßels, des daran stehender kämmeleins wie auch des hoffs und bronnens verstatten – auff dreÿ nacheinander folgenden jahren auff den 11. dieses also St Laurentii tag anfangend – um einen jährlichen Zinß nemlich 500 lit

Jean et Jean Frédéric Braun louent une partie de la maison au baron François Marie de Landsperg

1782 (29.8.), Me Lacombe (6 E 41, 187) n° 67
Bail – fut present M Jean Daniel Braun professeur en droit de l’université de Strasbourg y dt. pour et au nom de Mr Jean et Jean Frédéric Braun ses frères Negociants a Lyon (…) lequel a volontairement donné à Bail et loyer d’argent
à Mre François Marie baron de Landsperg seigneur de Meistratzheim et autres lieux
Savoir Un logement dans la maison appartenant a mesd. Sr les frères Braun de Lyon en cette ville de Strasbourg faisant face a la place d’armes et donnant dans la ruë dite Schlauchgaß consistant
1° au rez de chaussée en une Boutique a deux arcades d’un côté le Sr Schätzel marchand de vin et d’autre le Sr Fibich sellier, avec le contoire y attenant et donnant dans la cour, plus en deux Buchers sous la maison de derrière avec deux croisées donnant dans la rue dite Schlauchgass. L’usage de la buanderie commune et puit en commun avec les locataires.
2° tout Le premier Etage, tant de la maison de devant que de derrière sans Exception ny reserve.
3° au second Etage La chambre à cheminée sur le derrière attenant au Sr Hervé, avec la chambre a côté pour domestique.
4. En L’usage du second grenier de la maison de devant en commun avec le Sr Fibich, Et en une chambre a l’usage propre et exclusif du preneur pour le linge sale au même Grenier. En l’usage de tout le troisième grenier de la Maison de devant, sur lequel le Sr Fibich pourra néanmoins pendre sa lescive.
En l’usage propre et exclusif de la petite partie du premier grenier de la maison de derrière et en l’usage du second Exclusif a tous autres.
5° La partie de moitié de la cave de devant du côté de la rue dite Schlauchgass, l’autre partie étant réservée aux * Bailleurs – moyennant un loyer annuel de 800 livres
Le bail prendra son commencement a la St Michel de l’année courante et aura lieu tant et si longtemps qu’une partie n’aura pas averti l’autre qu’elle n’entend plus le continuer, lequel avertissement sera de six mois et devra toujours commencer a datter du quartier qui suivra led. avertissement

Jean et Jean Frédéric Braun louent une partie de la maison à Marie Madeleine Martzloff femme de François Joseph Drouot dit Lamarche

1784 (16.8.), Chambre des Contrats, vol. 658 f° 304-v
SSTT. H. Johann Daniel Braun juris utriusque doctor Instit: Imperialium professor publicus ordinarius vor und innahmen seines H. gebrüder H. Johannes Braun und H. Johann Friedrich Braun derer handelsleuthen zu Lyon und burger dahier zu Straßburg
in gegensein De Mariæ Magdalenæ Lamarche geb. Martzloffin François Joseph Druot de Lamarche lieutenant colonel du régiment colonel général hussards et chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis ehegemahlin unter assistentz H. Johann Heinrich Hierthes des handelsmanns
lehnungs weiße, in deren H. mandanten eigenthümlich zuständig gegen dem Barfüßerplatz über am eck der Schlauchgaß gelegenen behausung eine vollständige wohnung bestehend 1. auf dem boden oder res de chaussée, einen leden aus zweÿ bögen, einseit neben H. Schätzel dem weinhändler, anderseit neben H. Fibich dem jubelier, mit einbegriffen des contors so hinten daran deßen außsicht in den hoff, mehr zweÿ holtzplätz im hintern hauß aus zween croisées, mehr der gemeinen gebrauch des bronnens,
2. den gantzen ersten stock im vorder sowohl als hinter haus ohne einige außnahm,
3. im dritten stock ein frantzöscihes camin zimmer hinten an H. Hervé behausung stoßend nebst den cammer vor einen bedienten,
4. dem gemeinschafftlichen gebrauch der zweÿten bühn des vorder haußes welche bühn H. Fibich mit genießet, auch daselbst eine schwartzen getüch cammer hat, ferner die dritte bühn des vorderen haus obgedcaht worauff er H. Fibich jedoch in wasch zeit seine wasch hengen darff, so dan dem eigentlichen gebrauch des kleinen theils der ersten bühn des hinter haußes und der zweÿten bühn allda,
5. die helffte vor abgetheilt vom dem theil des kellers auff der siete der Schlauchgaß – auff 9 nacheinander folgenden jahren vom 1. dieses lauffenden monaths anfangend – um einen jährlichen Zinß nemlich 800 lit

Inventaire de meubles qui appartiennent à la locataire ci-dessus

1790 (21.4.), Me Lacombe (6 E 41, 218) n° 63
Sr Etienne Lefebvre maître tapissier lequel a dit et déclaré qu’ayant loué différents meubles à la De de La marche née Martzloff de cette ville pour garnir le logement qu’elle tient a bail de M Braun professeur en l’université de cette ville dans sa maison scise sur la Place d’armes n° 42 ledit logement consistant dans le premier Etage lequel elle avoit sous loué et se trouve au moment actuel vuide (…)
Inventaire de meubles

Jean et Jean Frédéric Braun louent une partie de la maison au tapissier Etienne Lefèvre

1790 (27.5.) Chambre des Contrats, vol. 664 f° 134-v
SSTT. H. Johann Daniel Braun juris utriusque doctor et professor ordinarius und capituli Thomani canonici vor und innahmen seiner H. brüder H. Johannes Braun und H. Johann Friedrich Braun derer handelsleuthe in Lyon
in gegensein H. Etienne Laurent Lefebvre des tapecirers
in der derenselben zuständigen gegen dem Baarfüßerplatz über am eck der Schlauchgaß gelegenen behausung, eine vollständige wohnung verlehnt, bestehend 1. ane dem boden oder rez de chaussée, in einem laden aus zween bögen einseit neben H. Schätzel des weinhändlers behausung, anderseit neben H. Fibich des juvelirers laden, miteinbegriffen des contors, so hinen daran deßen außicht in den hoff, mehr zween holtz plätz im hintern haus aus zween croisées bestehend deren aussicht in die Schlauchgaß, mehr der gemeine gebrauch der bauchküche des hoffs und des bronnens,
2. in den gantzen ersten stock im vordern sowohl als hintern haus ohne einige außnahm,
3. in einem frantzösischen camin zimmer auf dem zweÿten stock des hintern haus an H. Hervé behausung stoßend, nebst der daran stoßende, cammer,
4. in dem kleinen theil der ersteren bühn des hinter haußes und der zweÿten bühn allda,
5. die helffte vor abgetheilt und dem theil des kellers unten dem vordern hauß ane der seite der Schlauchgaß – auff 3 nacheinander folgenden jahren auff dem 1. juni anfangend – um einen jährlichen Zinß nemlich 900 lit

Etienne Laurent Lefebvre sous-loue un appartement aux marchands d’estampes Dominique Fietta et compagnie

1790 (31.5.), Chambre des Contrats, vol. 664 f° 137
Bail – Sr Etienne Laurent Lefebvre der tapissier
au Sr Dominique Fietta et compagnie marchand d’estampes (signé) domenico fietta & compag.
l’appartement que mondit Sr Lefebvre loue de M Braun professeur en qualité de chargé de procuration de M Jean et Frédéric Braun négociant de Lyon par acte du 27 du présent mois, consiste en une boutique comtoir au rez de chaussée plus au second étage par derrière une chambre à cheminée et une autre chambre à côté – pour 3 années à compter du 1er juin – moyennant un loyer annuel de 360 livres

Jean et Jean Frédéric Braun louent une partie de la maison au négociant Jean Philippe Nerking

1798 (18 vend. 7), Strasbourg 9 (anc. cote 5), Me Dinckel n° 2053 – Enregistrement de Strasbourg, acp 63 F° 113-v du 18 vend. 7
b. Johann Daniel Braun Präsident des Niederrheinischen departement Civil gerichts vor und im Namen seiner beeder brüdern b. Johannes Braun und Johann Friedrich Braun der handelsleute in Lÿon
in gegensein b. Johann Philipp Nerking handelsmann
die denenselben zuständige allhier gegen dem Baarfüserplatz über am eck der Schlauchgaß gelegene behausung N° 42 und in der Schlauchgaß mit N° 1 bezeichnet, nichts davon als denjenigen theil des Kellers in den vordern haus wie auch die mansarde kammer welche die Verlehnerer würcklichen benutzen ausgenommen, auff 9 nacheinander folgenden jahren vom 1. dieses Monats anfangend – um einen Zinß nemlich 2100 francs

Jean et Jean Frédéric Braun vendent la maison 30  000 francs au marchand Jean Michel Meckert, domicilié à Barr

1801 (26 prairial 9), Strasbourg 10 (41), Me Zimmer n° 930, 840 – Enregistrement de Strasbourg, acp 78 f° 148 du 26 prai. 9
die bürger Johannes und Johann Friedrich Braun Gebrüder rentiers in Lyon wohnhaft dermalen allhier zu Straßburg am Niclaussaden N° 83 befindlich
dem bürger Johann Michael Meckert handelsmanns in Barr wohnhaft
Eine behausung bestehend in Vorder: und hintergebäuden, hof, hoffstatt, Stallung mit allen Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten an dem Parade Platz N° 42, einseit ist ein Eck an der Schlauchgaß in dieser Gaß mit N° 1 bezeichnet, anderseit neben Schätzel’scher behausung hinten theils auf b. baumann Ehefraun, theils auf hervésche behausung, ihnen als ererbtes Guth eigenthümlich zuständig – samt dem mit br. Nerking getroffenen lehnungs Contract dem Käufer behändigt – um 30  000 francs
Procuration MM Jean et Jean frederic Braun freres negociants a Lyon y demeurant parroisse St Pierre et St Saturnin, le 6. mars 1778

Le marchand de fer Jean Michel Meckert épouse à Barr en 1778 Anne Ursule Mathis
Mariage, Barr (luth., f° 6-v), n° 121)

Im Jahr 1778 den 5. Maj sind nach Vorher geschehener gewohnlich Proclamation ehel. copulirt u. eingesegnet worden Joh: Michael Meckert der ledige Eisenhändler, Hn Joh: Leonhard Meckert burgers u. Eisenhändlers allhier Mit Annæ Mariæ Wolffin Ehel. erzeugter Sohn und Jgfr. Anna Ursula Mattisin, Hn Johann Mattis sen. alten Heimburgers und Kieffers auch Evangel. Kirchen Pflegers allhier Mit Margaretha Eckartin ehel. erzeugte tochter [unterzeichnet] Johan Michael Meckert, als Hochzeiter, Anna Ursula Matteßin Hochzeiterin (i 7)

Jean Michel Meckert dénonce le bail du locataire principal Jean Philippe Nerkin

1801 (7 mess. 9), U 1851, Second arrondissement f° 286
Jean Michel Meckert, marchand de fer demandeur
contre Jean Philippe Nerkin, locataire principal de la maison faisant le coin de la rue de l’Outre et donnant par devant sur la place d’Armes sous n° 42 défendeur
qu’ayant acquis ladite maison faisant le coin de la rue de l’Outre y marqué n° 1 et donnant par devant sur la Place d’Armes y marqué n° 42, il désiroit en disposer pour le premier vendemiaire prochain, dénoncer la location en ladite maison pour l’évacuer et en déguerpit à l’époque du premier vendemiaire prochain

Anne Ursule Mathis meurt en 1818 en délaissant deux enfants et un petit fils issu de sa fille défunte. La succession s’élève à 467 658 francs

1818 (28.9.), Strasbourg 12 (74), Me Wengler n° 11 046 – – Enregistrement de Strasbourg, acp 140 F° 93 du 23.9. – vacation du 24.7. (acp 143 F° 192-v du 30.7.1819)
Inventaire de la succession d’Anne Ursule Mathis femme de Jean Michel Meckert, père ci devant marchand de fer, décédée le 18 avril dernier – à la requête du veuf Jean Michel Meckert l’aîné, Louis Schrag marchand quincailler père et tuteur légal de Louis Schrag son fils procréé avec Marguerite Caroline Meckert, Marie Madeleine Meckert épouse d’André Mühl ex quartier maitre au troisième régiment de lanciers demeurant à Strasbourg, Jean Michel Meckert cadet marchand de fer, enfants et petits enfants – Contrat de mariage devant Me Grimmer le 26 thermidor 8

immeubles, (476) une maison consistant en deux corps de bâtiment, cour, pompe, magazin avec ses autres appartenances, droits et dépendances sise à Strasbourg place d’Armes où elle porte le n° 42, d’un côté formant le coin de la rue de l’Outre où elle est marquée du n° 1, d’autre la succession Heuchler, faisant face par devant à la place d’Armes, par derrière en partie M Hervé en partie Sr Baumann, estimée 30 000 francs – acquise de Jean et Jean Frédéric Braun rentiers à Lyon par acte Me Zimmer le 26 prairial 9
biens à Obernai 1200 fr, Burgheim 6964 fr, Rohrweller 1000 fr, Dittlenheim 3000 fr, Stützheim 550 fr, Oberhoffen 2238 et 1000 fr, Fessenheim 6517 fr, Lupstein et Lüttenh 6500 fr, Avolsheim 500 fr, Hochfelden 5600 et 1000 et 3750 fr, Melsheim 1500 fr, Schlestadt 11 000 et 5000 fr, Kaltenhausen 3000 fr, Matzenheim 4300 fr, Oberhausbergen 1100 fr, Bischwiller 4000 fr
communauté – meubles 3078 fr, tonneaux 631 fr, vin 1150 fr, argenterie 322 fr, marchadises de rebut 2742 fr, numéraire 28 000 fr, créances actives 326 975 fr, (475) rente censitique à Zellwiller 4930 fr, immeubles 99 819 fr, ensemble 467 658 fr

Jean Michel Meckert se remarie avec Catherine Jacobée Murr veuve de Frédéric Bösswillwald
1819 (3.5.), Strasbourg 5 (46), Me F. Grimmer n° 10 748 – Enregistrement de Strasbourg, acp 143 F° 11 du 8.5.
Contrat de mariage, point de communauté – Jean Michel Meckert père veuf et propriétaire
Catherine Jacobé Murr veuve de Frédéric Bösswillwald, boulanger, assitée de son fils Frédéric Bösswillwald aussi boulanger
dans la demeure de la future épouse rue des Bouchers n° 16

Inventaire de la succession d’un locataire, le marchand Ephraim Weill

1824 (24.6.), Strasbourg 1 (44), Me Rencker n° 3272 – vacation du 6.9. (acp 169 f° 167 du 11.9.)
Inventaire de la succession d’Ephraim Weill, marchand décédé le 5 juin dernier – à la requête de 1. Madeleine Wittersheim la veuve, mère et tutrice légale de Simon, Sigismond, Henriette, 2. Samuel Weill, commerçant tant en son nom et comme tuteur de Benoit et Henriette Weill enfants mineurs de son frère Isaac, commerçant décédé à Krautergersheim procréés avec Gaton Weil épouse actuelle de Lazare Neftali Cerf, commerçant à Krautergersheim, 3. Lazare Cerf, commerçant à Strasbourg père et tuteur légal desdits enfants mineurs d’Isaac Weill, 4. Léopold Weill, commerçant, 5. Jacques Weill, commerçant, 6. Théodore Aron Hirtz, propriétaire à Wintzenheim arrondissement de Colmar au nom de son épouse Anne Weill, 7. Jules Weill, commissionnaire à Strasbourg subrogé tuteur des enfants mineurs Benoit, Minette par représentation de leur père Jean Weill demeurant à Krautergersheim

dans la maison du Sr Meckert place d’Armes n° 42
marchandises 26 192 fr, mobilier, meubles au comptoir
dans la maison rue des Fribourgeois n° 4, dans la cuisine, dans la chambre à coucher, dans la salle à manger, dans la chambre à côté, dans la chambre à coucher à côté de la précédente, dans une pièce ayant vue dans la cour et dans la rue du Vieux Seigle, dans la chambre à côté ayant vue dans la rue des Fribourgeois et dans la rue du Vieux Seigle, dans une chambre aux mansardes sur le bâtiment de derrière et dans la chambre au linge sale 4033 fr, numéraire 736 fr, créances 56 325 fr, créances douteuses 6835 fr, ensemble 93 387 fr – immeubles à Griesheim, Truchtersheim, Krautergersheim, Obernai, Meistratzheim non estimés – passif 32 247 fr

Jean Michel Meckert fait donation de sa maison à ses deux enfants en s’en réservant la jouissance viagère

1832 (13.5.), Willgottheim (7 E 65, 21) Me Stumpf n° 4862
Jean Michel Meckert père, ancien marchand de fer, propriétaire demeurant à Strasbourg veuf de feu Anne Ursule Mathis, voulant donner à ses enfants des preuves de son affection, pour éviter les formalités interminables et dispendieuses d’un partage judiciaire,
à ses deux enfants procréés avec son épouse, 1. Marie Madeleine Meckert épouse d’André Mühl, propriétaire à Strasbourg, 2. Jean Michel Meckert, propriétaire en la même ville – qu’après le décès d’Anne Ursule Mathis arrivé à Strasbourg le 18 avril 1818, il aurait été dressé un inventaire par Me Wengler le 22 septembre 1818, que depuis un des héritiers nommés Louis Schraag fils de Marguerite Caroline Meckert décédée épouse d’Emmauel Schraag, négociant, étant mort, M Meckert recueillit sa part ou un tiers, Partage de l’enfant Schraag le 28 novembre 1826 par devant Me Bremsinger
maison, dépendances à Strasbourg, M. Meckert fait donation à titre de partage anticipé à ses deux enfants de la nue propriété des 2/3 à lui appartenant par indivis avec les donataires l’autre tiers du chef de leur mère d’une maison sise à Strasbourg consistant en deux corps de bâtiment, maison de devant & maison de derrière avec cour, pompe, appartenances, aisances, droits & dépendances Place d’Armes où elle porte n° 42, d’un côté formant le coin de la rue de l’Outre où elle est marquée du n° 1, d’autre la succession Hechlen, devant la Place d’Armes, derrière M. Hervé & Lung & au lieu de Hechler c’est M. Capaun – estimée à un revenu de 1500 fr, en capital 30 000 francs, acquis pendant la communauté de Jean & Jean Frédéric Braun frères à Lyon, par acte Me Zimmer le 26 prairial 9 (4 juin 1801) – M Meckert continuera de jouir viagèrement & gratuitement de cette propriété
biens à Hochfelden, Innenheim, etc.

Les nouveaux propriétaires sont Marie Madeleine Meckert qui a épousé en 1808 le négociant Jean André Mühl et Jean Michel Meckert qui a épousé en 1810 Frédérique Salomé Helmstetter
1808 (3.9.), Strasbourg 10 (32), Me Zimmer n° 404, 3697 – Enregistrement de Strasbourg, acp 107 f° 92-v du 6.9.
Contrat de mariage – Mr Jean André Mühl Commis négociant né à Strasbourg le 13. nov. 1776 de feu André Mühl, marchand huilier, et De Anne Ursule Boeckel
Dlle Marie Madeleine Meckert, née à Barr le 15 février 1781 de feu M Jean Michel Meckert, marchand de fer demeurant à Strasbourg, et d’Anne Ursule Mathis

1810 (28.4.), Strasbourg 12 (30), Me Wengler n° 4757 – Enregistrement de Strasbourg, acp 114 f° 137 du 3.5.
Contrat de mariage – Jean Michel Meckert cadet, marchand de fer, fils majeur de Jean Michel Meckert l’ainé, marchand de fer, et d’Anne Ursule Mathis
Frédérique Salomé Helmstetter fille de feu Jean Georges Helmstetter, brasseur, et de Frédérique Salomé Boeswillwald épouse en secondes noces de Leonard Farny brasseur

Inventaire de la succession de Catherine Jacobée Murr
1834 (21.3.), Strasbourg 1 (69), Me Rencker n° 10 263 – Enregistrement de Strasbourg, acp 223 f° 198-v du 22.3.
Inventaire de la succession de Catherine Jacobée Murr veuve en premières noces de Frédéric Boeswilwald, boulanger, il s’est élevé diverses contestations entre lui et les enfants du premier lit de ladite défunte à raison de la succession de cette dernière femme de Michel Meckert, père propriétaire – à la requête de Murr père qui a été condamné par jugement du tribunal de de Première Instance de Strasbourg le 4 juin 1833 et arrêt de la Cour royale de Colmar du 26 février dernier à payer – Totalité des créances 16 200 fr

Jean Michel Meckert père meurt en 1837
1837 (13.3.), Strasbourg 14 (101), Me Ritleng n° 6806 – Enregistrement de Strasbourg, acp 248 F° 59-v du 15.3.
Inventaire de la succession de Jean Michel Meckert père, propriétaire décédé le 3 mars courant, à la requête de 1. Jean Michel Meckert, propriétaire, 2. Marie Madeleine femme d’André Mühl, propriétaire, ses deux enfants

Michel Meckert passe une convention avec son voisin Jean Louis Cappaun, propriétaire du n° 41, qui reconstruit sa maison

1835 (23.7.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 65 F° 182-v, ssp du 20.7.
Convention – Michel Meckert, propriétaire de la maison sise en cette ville Place d’Armes n° 42 et Jean Louis Cappaun, propriétaire de la maison Place d’Armes n° 41 sont convenus de ce qui suit
le Sr Cappaun forcé par l’état délabré de son arrière bâtiment donnant directement sur une petite cour du Sr Meckert de le reconstruire en partie à neuf et ayant possédé depuis de longues années au rez de chaussée dud arrière bâtiment une ouverture servant à aérer ce dernier et à l’éclairer éleva et aggrandit ladite ouverture à la hauteur déterminée par la loi et la garnir de barres de fer.
Le Sr Meckert comme voisin craignant d’être incommodé dans son arrière bâtiment par l’odeur traversant la susdite ouverture située près les lieux d’aisances proposa au Sr Cappaun de réduire ladite ouverture aux dimensions préexisantes de 41 centimètres de largeur sur 44 centimètres de hauteur et de la garnir d’une fenêre. Ce a quoi le Sr Cappaun consentit aussitôt.
Le Sr Meckert consent en outre à ce que le Sr Cappaun pratique au troisième étage nouvellement construit du susdit arrière bâtiment deux croisées de grandeur ordinaire et garnies de barre de fer à la place des deux croisées qui existaient auparavant dans l’ancienne mansarde et qui n’étaient point garniis de fer – évalué à 160 francs

Marie Madeleine Meckert femme d’André Mühl, cède sa part de maison à son frère Jean Michel Meckert

1837 (23.11.), Strasbourg 14 (103), Me Ritleng – Enregistrement de Strasbourg, acp 254 F° 78 du 24.11. – Cahier des Charges du 12. 8.br. n° 7402
1. Marie Madeleine Meckert épouse d’André Mühl, propriétaire, 2. Jean Michel Meckert, propriétaire
Jean Michel Meckert, propriétaire colicitant
Désignation de la maison à vendre. Une maison sise à Strasbourg Place d’Armes n° 42 consistant en deux corps de bâtiment, maison de devant et maison de derrière avec cour, pompe, appartenances, aisances, droits et dépendances formant un côté la rue de l’Outre où elle est marquée du n° 1, d’autre M. Capaun, faisant face par devant la place d’Armes, derrière MM. Hervé & Lung – Origine de la propriété, recueilli un tiers dans succession de leur mère Marie Anne Ursule Mathis femme de Jean Michel Meckert dont ile sont seuls et uniques héritiers, les deux autres tiers par partage ânticipé de Jean Michel Meckert par acte Me Stumpf à Willgottheim le 13 mai 1832, M. Meckert père l’a acquis pendant la communauté de Jean Frédéric Braun, rentier à Lyon par acte Me Zimmer le 26 prairial 9 – Locations, logement occupé par la famille Mühl et Mad. la veuve Dietz – moyennant 58 800 francs

Jean Michel Meckert meurt en 1838 en délaissant deux enfants. L’inventaire est dressé dans sa maison rue de la Toussaint

1838 (27.11.), Strasbourg 2 (82), Me Tinchant n° 843, 846, 848, 850, 855, 856, 857, 863 – Enregistrement de Strasbourg, acp 264 F° 19 du 5.12.
Inventaire de la succession de Jean Michel Meckert, propriétaire Strasbourg décédé le 21 novembre dernier, à la requête de I. Frédérique Salomé Helmstetter mère et tutrice légale de Gustave Adolphe Meckert son fils âgé de 15 ans, II. Amélie Meckert épouse d’Etienne Joseph Larchey, capitaire au 6° régiment d’artillerie en garnison à Lyon, seuls héritiers pour moitié, M. Larchey encore subrogé tuteur du mineur, le tout en une maison à Strasbourg rue de la Toussaint n° 15 où le défunt est décédé – Contrat de mariage Me Wengler le 28 avril 1810

(vacation du 17.12. F° 54, Me Tinchant du 6 décembre), Communauté. Immeubles, 2. une maison située à Strasbourg rue de la Toussaint n° 15, avec cour, jardin et appartenances qui en dépendent, devant la rue de la Toussaint, derrière la rue des Mineurs, d’un côté la rue Clément, d’autre M. le Prof. Coze – point louée estimée à un revenu de 1000 francs, acquise sur Georges Henri Hiller, boucher, pour 19 300 francs par acte Me Triponé le 1 décembre 1833, ledit Hiller l’a acquise sur Philippe Henri Conrad, ingénieur des Ponts et Chaussées et Charles Louis Conrad, capitaine, et Joseph Conrad aussi capitaine, par acte Me Thurmann le 4 décembre 1815, MM Conrad l’ont hérité pour moitié de Catherine Choisy leur mère et sont devenus propriétaires de l’autre moitié par partage anticipé consenti par Jean Claude Conrad leur père, Me Thurmann le 10 août 1814, M. Conrad père l’a acquis sur Nicolas Kohler, farinier, et Marie Barbe Untzeld, par acte Me Grimmer le 27 frimaire 13, le Sr Kohler par contrat passé par devant le ci devant District de Strasbourg le 10 mars 1791
Ban d’Oberhoffen, Gougenheim, Kuttolsheim, Fessenheim, Oberhausbergen, Oberschaeffolsehim, Wolfisheim, Soultz sous Forêts

Comptes de tutelle
1845 (25.1.), Strasbourg 10 (103), Me Zimmer n° 5521
Récépissé de compte – Compte de l’administration par Mme Frédérique Salomé Helmstetter veuve de Mr Jean Michel Meckert, rentière à Strasbourg, a eue de la personne et des biens de M. Adolphe Meckert son fils, rentier en la même ville en sa qualité de mère et tutrice légale de ce dernier

1845 (26.2.), Strasbourg 10 (104), Me Zimmer n° 5581
Arrêté de compte – Ont comparu 1° Madame Frédérique Salomé Helmstetter veuve de M Jean Michel Meckert, rentière, 2° Mr Adolphe Meckert, majeur, rentier, et 3° Mr Etienne Joseph Larchey, capitaine d’artillerie, et Dame Amélie Meckert son épouse, Tous demeurant et domiciliés à Strasbourg

Les héritiers Meckert louent une boutique et différentes localités de la maison au négociant Moïse Schleisinger

1845 (3.6.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 93 (31 592) f° 25-v, ssp du 2.2.1845
Bail Entre les soussignés 1° Frédérique Salomé Helmstetter veuve de Mr Jean Michel Meckert, rentière, 2° M Gustave Adolphe Meckert, entrepreneur et 3° M Etienne Joseph Larchey capitaine d’artillerie, tous trois demeurant à Strasbourg, Bailleurs d’une part
2° et Mr Moïse Schleisinger, négociant demeurant en la même ville, a été conclu ce qui suit
Bail pour douze années entieres et consécutives qui commenceront le 25 mars 1846 pour finir à pareil jour de l’année 1858, Les localités ci-après désignées dans une maison sise à Strasbourg sur la place Kleber N° 42 et le numéro 1 dans la rue de l’outre et dépendantes de la succession de Mr Jean Michel Meckert vivant propriétaire en cette ville, savoir
A. dans le bâtiment formant l’angle de la rue de l’outre
1° le magasin et arrière magasin, avec sortie sur la cour principale,
B. dans le bâtiment rue de l’outre N° 1
2° le second étage composé de trois pièces contigues cuisine et lieux d’aisances,
3° deux chambres, deux mansardes l’une donnant sur la rue de l’outre l’autre sur la rue de derrière,
4° un grenier fermé par un lattis dans ce bâtiment,
5° l’usage commun de la buanderie et de la pompe entre les autres habitants tant de la maison de devant que de celle de derrière, à charge par le preneur de se conformer aux règlements établis par écrit par les propriétaires et dont deux exemplaires sont déposés entre les mains du locataire. Le preneur déclare avoir parfaite connaissance de ces règlements et dispenser les bailleurs de toute explication à cet égard,
6° Enfin la portion de la cave située dans la maison de devant au dessous de la partie vitrée et séparée en deux compartiments par un lattis.
Dans ce bail sont en outre compris les objets mobiliers ci après désignés et se trouvant dans les localités louées, savoir
au magasin à l’angle une devanture a grands carreaux d’une épaisseur double deux étagères en fer avec cinq traverses à chacun et crochets d’étalage, un comptoir peint divisé en deux parties
Dans l’arrière magasin deux fermetures en planches de sapin peintes en gris, fermant les deux croisées qui communiquent avec le magasin des tuyaux de Bale avec coude et cendrier garnis en cuivre,
Dans la cuisine une étagère fixe a quatre rayons deux pots économiques et deux réchauds en fer
Dans la première pièce dite salle à manger, des tuyaux de poele se prolongeant depuis cette pièce jusqu’à l’intérieur de la hotte de la cheminée de la cuisine,
Dans la 2° pièce ou salon un poele en fayence rond avec ses tuyaux coudes et coudriers garni en cuivre, une glace en deux pièces avec cadre peint en gris une console à tiroir également peinte en gris avec dessus en marbre.
Dans la 3° pièce ou chambre à coucher un poele oval en fayence avec ses tuyaux, coudes et coudriers garni en cuivre
(…) moyennant un loyer annuel de 1500 francs et 30 francs par an pour frais de portier. (…) Les bailleurs s’interdisent la faculté de louer ou de faire occuper a quelques titre que ce soit, pendant toute la durée du Bail le magasin adjacent à celui du preneur a un marchand tailleur ou marchand d’habits confectionnés qui voudrait s’en servir pour y exercer son état, si ce n’est du consentement exprès et par écrit du preneur

Les héritiers Meckert cèdent la moitié du mur mitoyen rue de l’Outre au voisin Armand Constant Hervé

1845 (23. Xbr), Strasbourg 1 (98), Me Rencker n° 18 723
ont comparu 1° Amélie Meckert épouse assistée et autorisée de Mr Etienne Joseph Larchey, capitaine d’artillerie en retraite à Strasbourg, 2° Mr Gustave Adolphe Meckert, Entrepreneur de travaux de constructions, 3° Mad. Frédérique Salomé Helmstetter Veuve de Mr Jean Michel Meckert, fils, en son vivant propriétaire en ladite ville, tous domiciliés & demeurant à Strasbourg, Mesdits Dame Larchey & Gustave Adolphe Meckert habiles à se dire seuls et uniques héritiers chacun pour moitié de feu mondit Sieur Jean Michel Meckert leur père & Madame Veuve Meckert usufruitière pour moitié des biens délaissés par ledit défunt ainsi que le tout résulte d’un inventaire dressé par Me Tinchant, notaire en ladite ville en date au commencement du 27 novembre 1838, d’une part
Et Mr Armand Constant Marie Fidele Charles Hervé, lieutenant colonel au 10° régiment d’artillerie en garnison à Strasbourg où il est domicilié
Lesquels ont déclaré qu’il existe entre la maison appartenant à Monsieur Hervé, sise en cette ville, Rue de l’outre N° 2 & la maison appartenant aux veuve & héritiers Meckert, sise dans la même rue N° 1 & contigue à la précédente un pignon dont partie appartient auxdits Veuve & héritiers Meckert,
Que Monsieur Hervé voulant profiter de la faculté que lui accorde la loi & rendre mitoyenne la partie du pignon en question de laquelle les veuve & héritiers Meckert sont propriétaire en leur remboursant la moitié de la valeur de cette portion de pignon & moitié de la valeur du sol sur lequel elle est bâtie,
Les parties ont d’un commun accord donné mission à Monsieur Lauer, architecte à Strasbourg, de reconnaître contradictoirement avec M Gustave Adolphe Meckert la partie du pignon dont Mr Hérve entend acquérir la mitoyenneté, d’en dresser le plan de fixer d’après les dimensions obtenues par le métrage le prix à payer par M Hervé pour acquerir cette mitoyenneté.
Mr Lauer ayant procédé à cette opération & dressé le plan figuratif du pignon dont s’agit, lequel plan est demeuré annexé aux présentes, (…) M. Hervé a payé (…) 330,22 francs
[Pièce jointe] Plan dressé par Mr Lauer, architecte à Strasbourg en vue de l’acquisition par Mr Hervé Lieutenant colonel d’artillerie à Strasbourg de la Mitoyenneté d’une partie du pignon de la Maison appartenant aux veuve & héritiers Meckert de cette ville
Terrain, Longueur 3,82, Largeur 0,25 – 0,92 à fr. 20.00 le mètre carré, 19.00
Fondation, Longueur 3,83, Hauteur 0,82, épaisseur 0,25 – 0,79
Cave, Hauteur 3,56
Rez de chaussée Hauteur 3,60
1° étage, Hauteur 3,33
2° étage, Hauteur 3,17
Ensemble des hauteurs 13,66, Longueur 3,83, Épaisseur 0,19 – 9,94
Mansarde, Long. réduite 3,27, Hauteur 3,00, Épaisseur 0,095 – 0,94
Grenier, Long. réduite 1,35, Hauteur 2,30, Épaisseur 0,095 – 0,30
à fr. 26.00 le mètre cube, ci 311,22
Total 330,22
Enregistré à Strasbourg le 24 décembre 1845 f° 94 r° c. 5 et 6

La maison revient ensuite à la fille Amélie Meckert qui épouse en 1833 le capitaine Etienne Joseph Larchey

1833 (6.2.), Strasbourg 6 (56), Me Triponé n° 2787 – Enregistrement de Strasbourg, acp 215 F° 106 du 6.2.
Contrat de mariage, communauté légale sous réserve des apports – Etienne Joseph Larchey, capitaine d’habillement au 6° d’artillerie à Equevilley arrondissement de Vesoul (Haute Saone) en garnison à Strasbourg fils de feu Etienne Larchey, capitaine d’artillerie en retraite Chevalier de la Légion d’Honneur, et de Marguerite Royer à Equevilley
Amélie Meckert fille de Jean Michel Meckert, propriétaire, et de Frédérique Salomé Helmstetter


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