n° 4 : VIII 238 (Blondel) – P 1133 puis section 3 parcelle 15 (cadastre)


Rue des Glacières n° 4

Partie de la propriété voisine (n° 6) jusqu’en 1746


La maison actuelle (au fond, le n° 6) et son aspect avant les transformations de 1979
(plan extrait du dossier de la Police du Bâtiment, voir plus bas)

Après la Capitulation (1681), le rempart est reculé pour pouvoir construire des casernes. Le vivandier Jean L’Excellent possède une baraque qu’il fait transformer en maison en 1686. Il y exploite à l’angle de l’îlot (qui correspond à l’actuel n° 6) l’auberge qui porte d’après l’enseigne à la Couronne (1699) puis au Soleil (1703, comme plusieurs autres auberges de la ville). Jean L’Excellent fait construire en 1692 une autre maison entre celle qu’il possède déjà et la maison au Dauphin (actuellement n° 2), c’est-à-dire l’actuel n° 4. Le plan de 1715 qui représente le terrain permet de constater que le terrain comprend non seulement les parcelles qui seront cadastrées en 1840 sous les numéros P 1133 et 1134 mais aussi une partie de la parcelle 1131. Après la mort de Jean L’Excellent, la maison revient à sa petite-nièce Anne Marie Richaut. L’enseigne devient vers 1738 le Roi de Pologne qui subsistera jusqu’au XX° siècle. Anne Marie Richaut se défait en 1746 de l’auberge pour ne conserver que la petite maison. Comme la Ville est en train d’acheter plusieurs propriétés de l’îlot pour pouvoir construire de nouvelles casernes, l’héritière testamentaire de la maison proposera à la Ville de l’acheter mais aucune transaction n’aura lieu. La maison sera ensuite aux mains de petites gens : marchand de beurre, laitier (éleveur de vaches), jardinier, avant que le propriétaire de la voisine (n° 2), Denis Morpain, ne l’achète en 1845.
Les élévations sont représentées selon deux versions, le dessin d’origine en haut et le dessin corrigé après les transformations de l’îlot en bas. Certaines différences peuvent être dues à l’exactitude du relevé ; on observe en effet que les relevés ultérieurs sont souvent plus précis que ceux d’origine. La maison se trouve entre les repères (b) et (c). Sur le dessin du bas, le repère (c) est manifestement déplacé par erreur sur la gauche. On constate que les ouvertures du rez-de-chaussée ont été transformées : de trois portes on passe à deux sur le dessin ultérieur et à une seule sur le dessin récent (ci-dessus). Les lucarnes dans la toiture correspondent au dessin de 1979.


Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 268

La cour D représente la façade arrière entre les repères (1, extrémité occidentale) et (4, extrémité orientale) vers l’auberge du Roi de Pologne dont on voit une partie entre (4) et (5). La suite des élévations sur cour montre quatre bâtiments adossés à la limite méridionale du terrain. Leur façade orientée vers le nord se trouve respectivement, d’est en ouest, entre (5) et (6), (9) et (10), (13 et 14), (15) et (16). Le bâtiment entre (5) et (7) a un étage et deux niveaux de greniers, les autres constructions sont de simples appentis.

Le propriétaire fait agrandir une porte et percer une fenêtre au rez-de-chaussée de la façade en 1886. La maison est légèrement endommagée par les bombardements et les tirs d’artillerie en 1944. Un projet qui ne sera pas réalisé prévoit en 1963 de construire un bâtiment d’habitation à la place des anciens 4 et 6 rue des Glacières. La Ville avait en outre l’intention en outre de déclasser le tronçon de la rue le long des numéros 2 à 4. La maison est rénovée en 1980 en perçant notamment deux fenêtres au rez-de-chaussée (partie droite de la façade). La maison actuelle, sans doute celle qui a été construite en 1692, est représentative de toutes celles qui se trouvaient autrefois dans le quartier. Elle est la plus ancienne à subsister, avec la voisine (n° 6) qui doit dater des années 1830.

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires des origines (1682) à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile signale une date donnée par les registres du cadastre.

Jean L’Excellent dit la Violette, aubergiste, et (1689) Marie Memminger puis (1707) Anne Marie Memminger veuve du batelier Jean Jacques Hauss – catholiques, manants puis (1714) bourgeois

1720 h

Anne Marie Memminger ci-dessus et (1723) Pierre Duclot, employé de l’Intendant – catholiques

1729 h

Anne Marie Richaud, petite nièce de Jean L’Excellent, et (1729) Jean Jacques Knopfflin, capitaine au régiment suisse de Bettans – manants, catholiques

1784 h

Marie Anne Eusèbe Fuchs

1799 v

Philippe Jacques Strohl, aubergiste, et (1790) Marguerite Elisabeth Kuntz puis (1797) Madeleine Schilling – luthériens

1801 v

Jean Machenaud, cabaretier, et (1801) Gertrude Riss

1802 v

Jean Baptiste Blaise, marchand de beurre, et (1797) Marie Elisabeth Danichert remariée (1816) avec Joseph Haffner

1810 v

Samuel Levy, négociant à Hœnheim, et Florentine Fleur

1811 v

Michel Hueber, journalier, et (1796) Marie Salomé Wolff

1819 adj

Charles Chrétien Pick, brasseur, et (1807) Salomé Madeleine Brandhoffer

1819 v

Mathias Schwoob, jardinier, et (1802) Marie Thérèse Kaufmann

1845 v

Denis Morpain, employé à la manufacture des tabacs, et (1825) Marie Salomé Maille

1903*

Romain Morpain

(1765, Liste Blondel) VIII 238, à Mde Nopfling
(1843, Tableau indicatif du cadastre) P 1133, Schwab, Mathis, jardinier, maison, sol, cour – 1,8 are

Locations

1705, Pierre Vetil, journalier
1715, Jean Brion, cabaretier
1721-1731, Benoît Memminger, aubergiste, et Marie Cléophée Braun
1731, Léonard Bœgelin, aubergiste, et Catherine Hœffel
1733, Jean Barel, aubergiste, et Marie Salomé Müller
1733, Laurent Klein, aubergiste, et Susanne Marguerite Stœr
1735, Charles Verraingue, aubergiste, et Marie Füssel
1738, Nicolas Haffner, aubergiste, et Catherine Auffhammer
1742, Jean Frédéric Bauer, aubergiste

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

1697, (VII 1459, Temporalzinsbuch) f° 15
Jean L’Excellent doit à partir de 1704 un loyer à la Ville pour trois terrains, celui de son auberge au Soleil d’Or, d’un autre plus proche du fossé de la Ville et celui voisin de l’auberge au Dauphin (et non pour l’auberge au Dauphin elle-même, voir la correction apportée au Livre commencé en 1741). Les terrains en question correspondent pour les deux premiers à la partie septentrionale de la parcelle Blondel VIII 239 et pour le dernier à la parcelle 238.

Scharff Eck – Valois hatt ein gar Kleines Hüttel neben dem Beck darvon soll er monatlich geben
==

Jean L’Excellent soll von soll einem im Scharffeneckh vornen am eckh liegenden Allmend platz, darauff Er ein Hauß zur Sonnen genant, gebawen, welcher 1472. quadrat Schuh Groß ist, Jahrs auff Michaelis und A° 1703 I.mo l. Prot: de 1704. fol: 112, 1 lb 5 ß
Ferner von einem andern darneben gegen dem Stattgraben zu liegenden hauß, sampt einem darzu gehörigen höfflein, deßen platz 1950. quadrat Schuh Groß, vf obged. Zeit, l.Prot. de 1704 fol: 112-b, 1 lb
So dann von einem einer behaußung zum Dauphin genant, so gegen dem thurn stehet ist der platz 924. quadrat Schuh, und der darzu gehörige Garthen 2940. quadrat schuh, also in allem 3864. quadrat Schuh groß, vf obged. Zeit, l. ged. Prot. fol: 112-b, 3 lb ([corrigé en] 2 lb 5 ß)
[in margine :] moderirt den 24. Martÿ 1707. à 2 lb 5 ß d

1707
Weiter Soll Er von zweÿen newgebauten häußlein und Zweÿen Gärtlein beÿ der Cazernen hinter dem Closter St. Johann (…)

1705-1733
Statt Zb. fol: 756

VII 1466 (1673-1741) f° 756
Les mêmes terrains sont reportés du Livre des loyers précaires au Livre général des loyers. Le nouveau propriétaire est mentionné en mention marginale, le capitaine Jean Jacques Knopffling

Jean Excellent hinterlassene Wittib soll von einem in dem Scharffen eck liegenden Allmendplatz, darauf ein Hauß zur Sonnen genand, welches 1472. q. schuh Groß ist, gebawen worden, Jahrs auff Michaelis, 1 lb 5 ß
Ferner von einem andern darneben, gegen dem alten stattgraben gelegenen Hauß somit einem darzu gehörigen höfflein deßen platz 1950. q. schuhe Groß ist, auch auf Michaelis, 1 lb
Weiter von einem alda gelegenen Hauß au Dauphin genand, so gegen dem Thurn stehet deßen platz 924. q. schuh, der darzu gehörige Garthen aber 2940. q. schuh und der Völlige platz 3864. q. schuh Groß ist, auch auf Michaelis
[in margine, les précédents :] Herr Johann Jacob Knöpffling Capt.ne, 757
So dann von zweÿen newgebauten Häußlein und Zweÿen Gärtlein hinter dem Closter St. Johann gelegen, welche Sie umb etwas erweitern laßen, also beede 4322. q. schuh Groß seind, 2 lb, weilen aber das gegen der Großen Schleußen, oder dem Meel Magazin gelegene Häußlein, wie hernach fol: 757. zusehen ist, frawen Franciscä Memmingerin erblichen zugefallen, also gehen hievon ab 1 lb, also daß noch übrig verbleibt und auf Michaelis Verfallt, restl.1 lb
[in margine :] Elisabetha Weltin François Marty Ehefrau
T. Zb. fol: 15

1734-1741
Neuzb. fol 18-b – Neuzb. fol 689

VII 1472 (1741-1802) f° 689
Les même terrains sont reportés au nouveau registe après que le précédent a été clos. On y trouve mention du partage des rentes après que l’auberge a été vendue à Jean Pick

alzb. 756
H. Joh: Jacob Knöpffling Cap. au Reg. de – solle von einem in dem scharffen Eck liegenden Allmend platz, darauf ein Hauß zur Sonnen genannt, welches 1472. quadrat sch. groß ist, gebauen worden, Jahrs auf Michaelis (id est 29. Sept.), 1 lb 5 ß
Ferner von einem andern darneben gegen dem alten Statt graben gelegenen Hauß, sampt einem darzu gehörigen höfflein deßen platz 1950. quadrat sch. groß ist, auf Michaelis (id est 29. Sept.), 1 lb
[in margine :] Johannes Pick, vid. 689 et 701
jetzt Philipp Jacob Pick hat Löbl. Stadt erkaufft l. C.C. Verschreibg. d. 4. Dec. 1788

Ferner von einem alda gelegenen Hauß /:neben dem Würths Haus:/ au Dauphin genannt, so gegen dem Thurn stehet deßen platz 924. quadrat sch., ([biffé] der darzu gehörige Garthen aber 2940. quadrat sch. und der Völlige platz 3864. quadrat sch. groß ist, [rempacé par] N. 2), auf Michaelis (id est 29. Sept.), 2 lb 5 ß ([biffé, rempacé par] 1 lb 2 ß 6
[in margine :] Hieran Mad. Knöpffling 1 lb 2 ß 6 s und Pick wegen gekaufften gartens 1 lb 2 ß 6 d)
modo Jungfrau Fuchsin
Philipp Strohl
Jean Machenaud depuis le 16 Prair. 9
(8 Vendemiaire)

(1741-1747)
(1748-1776, Pick und Knöpfflin 1- 2- 6)
(1777-an 10, beede)
C 320

Directeurs fonciers (Bauherren)

1704, (VII 1381)
Le vivandier Jean L’Excellent est imposé pour les terrains de ses maisons. Les proposés imposent d’abord ceux de la Courtine Saint-Jean puis ceux du Bastion de la Bruche (in dem Scharffen Eck) où Jean L’Excellent a un jardin et deux maisons, l’auberge au Soleil à l’angle et une autre à côté de l’auberge au Dauphin. Un plan dressé en 1715 pour déterminer le loyer dû pour le terrain voisin de l’auberge au Dauphin représente aussi le terrain de Jean L’Excellent (dont le nom apparaît sous la forme traduite de Johannes Gutt)

(f° 94) Dienstags den 21. 9.bris 1704. Jean L’Excellent pcto. boden Zinnßes – Jean L’Excellent, der Mercatender, harr Zweÿ Häußlein und Zweÿ Gärtlein beÿ den Cazernen Hinter dem Closter St. Johann (…)
(f° 112-v) Dienstags den 21. X.bris 1704. Jean L’Excellent pto. allmendt Zinnßes – Ego proponire, Es hätten die Herren dreÿ beÿ der am 27. 8.bris jüngst Vorgenommenen visitation der in dem Scharffen Eckh auf das allmend auffgebawenen häußer und gepflantzten Gärten Wahrgenommen, daß Ein Frantzösischer Mercatender nahmens L’Excellent dreÿ gebäw alda stehen habe, und keinen bodenzinß davon abrichte.
das Erste stünde Vornen am Eckh und Würde Zur Sonnen genant, welches 1472. quadrat: schuhe groß ist. Erk. Soll jährlichen auff Michaelis 1. lb. 10. ß d bodenzinß davon erlegen, moderirt à 1. lb. 5. ßd.
das Andere, sampt einem dar Zu gehörigen höfflein, stünde darneben gegen dem Statt graben Zu, und wäre 1950. quadrat schuhe großn Erk. Soll jährlichen auff solche Zeit 1. lb. 5 ßd bodenzinß davon bezahlen, mod: à 1 lb. d
das dritte Zum Dauphin genant, stünde gegen dem Thurn welches 924. quadrat schhe und der darzu gehörige Garthen 2940. quadrat schuhe, also Zusammen 3864. quadrat schuhe groß ist. Erk. Soll von diesem gantzen platz jährlichen 3 lb. 10. ß auff Michaelis erlegen, moderirt à 3. lb. und soll gleich seinen Nachbaren pro 1703. et 1704. die verfallene bodenzinß abzirichten schuldig sein.


Plan dressé en 1715. Le nord (actuelle rue des Glacières) se trouve à gauche, l’est (actuelle rue du Cygne) en haut

1789 (VII 1423)
Comme la Ville a déjà acquis d’autres maisons de l’îlot pour pouvoir y bâtir de nouvelles casernes, Marie Anne Eusèbe Fuchs lui propose d’acheter la sienne. Les directeurs fonciers et les Trois de la Tour aux deniers remettent leur décision

(f° 268) Dienstags den 19. Maji 1879. Maria Anna Eusebia Fuchßin pt° hausverkauff – Jfr. Maria Anna Eusebia Fuchßin stehet vor und bittet Zu Vernehmen ob Löbl. Statt gesonnen seÿe ihre in dem quartier des ponts couverts neben dem wirths haus Zum Dauphin couronné gelegene behaußung auf die von ihr den 25. Novembris 1788.stehn jahrs gethane Vorschläge als baare Zahlung von 1110 R. und anderwärtige 1000. R. ihr pro Cento zu verzinnßen käufflichen übernhemen Wolle. Erkannt, Seÿe die selbe anoch Zu getuld Zu verweißen

1812 (283 MW 342), N° 258
Michel Huber est autorisé à établir des soupiraux et à faire réparer sa maison

le 7 juillet 1812, Michel huber propriétaire de la Maison sise au Pont couvert N° 2 derrière la prison militaire, est intentionné de faire faire une cave dans sa maison et pour ce il est nécessaire de faire des soupiraux au bas de la façade et restauer ladite, Michäl Mörle – obtenir la permission de faire crépir et blachir la façade de sadite maison, Considérant que la maison dont s’agit n’a point d’avance et qu’elle est alignée suis d’avis qu’il n’y a point d’inconvénient à accorder la permission demandée (signé) architecte Villot le 24 juillet – Ratifié par le Maire le 25 juillet, par le Préfet le 30 juillet

Protocole des Quinze

1731, XV (2 R 137)
Le bail de Benoît Memminger n’est plus renouvelé pour l’auberge au Soleit qui appartenait à sa sœur. Il demande l’autorisation d’exploiter l’auberge au Duc d’Orleans à la Porte des bouchers

(p. 399) Sambstag den 15. Xbris 1731. pt° Weinschancks – Iisdem laßen per Eundem referiren, daß Benedic Memminger der burger und Würth umb den Weinschanck in dem Würthshauß au Duc d’Orleans beÿ dem Metzger Thor gebetten, Auff geschehene Remission habe er beÿgesetzt daß er bis dato die Würthschafft Zur Sonnen au pont Couvert getrieben, seÿe aber nunmehro von seiner Schwester, deren gedachtes Würthshauß gehörig, Von dar weg. getrieben worden, Weilen nun dieses Würths hauß so lang die Schenck Gerechtigkeit habe der Implorant auch ein alter Würth sogleich Keinen Anstand sich hervor thue alß Werde Ihme in seinem begehren Zu willfahren sein. Erkannt, Willfahrt.

1733, XV (2 R 141)
Jean Barel, ancien aubergiste au Lion rouge à la Robertsau est autorisé à exploiter l’auberge au Soleil des Ponts Couverts. Quelques mois plus tard, il quitte le soleil pour l’auberge voisine au Dauphin

(p. 63) Sambstag d. 14. Feb. 1733. pt° Weinsch. – Gug. noe. Jean Barel burgers und bißherigen Würths Zum Rothen Löwen in der Ruprechtsau, welcher das Würths hauß Zur Sonnen au pont Couvert bestanden, bitt Ihme mit dem Weinschanckh deselben gnädig Zu Willfahren. Erk. Ober Ungelt Herrren.
(p. 70) Sambstag d. 21. Feb. 1733. Jean Barelle pt° Weinsch. – Ober Ungelt Herrren laßen herr Secret. Kleinclaus referiren daß Jean Barelle der Burger und bißherige Wirth Zum Rothen Löwen in der Ruprechtsau umb den Weinschanck in dem Würths hauß Zur Sonnen au pont Couvert angesucht und auß geschehener Weißung dießes sein petitum wieder hohlet, und einen Schein Von E.E. Zunfft der Freÿburger Vorgeleget habe, daß er nemlichen beÿ erstangeregter Zunfft a° 1731. alß Zu denen recipirt, und Von Ihme alle gebühren erleget worden. Auff seithen der Hh. Deputirten Vermeine mann daß dem Imploranten mit dem Weinschanck Zu Willfahren, jedoch mit dem anhang daß er fürtherlich und Zwahr beÿ nächstem Gericht, so beÿ E.E. Zunfft Zum Spiegel gehalten werden wird seine Demission begehren, undt sich beÿ E.E. Zunfft der Freÿburger Leibzünfftig machen solle. Die Genehmhaltung zu Mgh. stellend. Erkannt bedacht erfolgt.
(p. 263) Sambstag d. 7. Julÿ 1733. pt° Weinschanckh. – Gug noe. Jean Barel bißherigen Würth Zur Sonnen au pont Couuert welcher die Gastherberg Zum Wahlfisch daselbsten lehnungsweiße bestanden, bitt Ihme mit dem Weinschanck allda g. Zu Willfahren. Erk. Ober Ungelt Herrren.

1735, XV (2 R 143)
Charles Verraingue est autorisé à exploiter l’auberge au Soleil des Ponts Couverts qu’il vient de louer

(p. 398) Sambstag d. 17. Septembris 1735. pt° Weinsch. – Fuchs noe. Charles Verin b. und Würths Ppal hat das Würthshauß Zur Sonnen beÿ den gedeckhten bruckh. gelehnt, bitt Ihme alldort mit dem Weinschanck Zu willfahren.
(p. 404) Sambstag d. 24. Septembris 1735. Charles Verin pt° Weinschancks – Iisdem laßen ferner per Eundem referiren daß Charles Verin der burger und Würth allhier per Recessum angebracht daß er das Würthshauß Zur Sonnen beÿ denen gedeckhten bruckhen gelehnt und gebetten Ihme mit dem Weinsch. allda Zu willfahren. Auff geschehener Remission habe der Implorant berichtet daß er eines Würths sohn seÿe, undt beÿ seinem Vatter die Würtheÿ erlernt, anbeÿ einen Stall Schein de dato 15. huj. daß er nach ordnung auff dem Stall sich angemelt, Wie auch einen Schein von E..E. Zunfft der Freÿburger Vom 16. huj. besag Welches derselbe der auffnahm daselbst, wann er beÿ Mhghh. den Weinschanck werde erhalten haben, Vorgelegt. Auff seithen der Hh. Depp. Vermeine man deß dem Imploranten mit dem gebettenen Weinschanck an dem Orth quæstionis, Zu willfahren, jedoch daß er Wie üblich die Würths Ordnung erhebe, und darauff schwöhre, die Genehmhaltung Zu Mgh. stellend. Erkandt, bedacht gefolgt.
(f° 409) Sambstag d. 24. Septembris 1735. Charles Verin pt° Weinschancks – Iisdem laßen ferner per Eundem referiren daß Charles Verin der burger und Würth allhier per Recessum angebracht daß er das Würthshauß Zur Sonnen beÿ denen gedeckhten bruckhen gelehnt und gebetten Ihme mit dem Weinsch. allda Zu willfahren. Auff geschehener Remission habe der Implorant berichtet daß er eines Würths

1738, XV (2 R 147)
L’aubergiste Nicolas Haffner est autorisé à exploiter l’auberge des Ponts Couverts qui portait anciennement l’enseigne au Soleil et maintenant celle du Roi de Pologne

(p. 994) Sambstag d. 20. Sept. 1738. pt° Weinschanckhs – Christ. noe. Niclaus Haffners des Wirths allhier der hat das Wirths hauß Vormahls zur Sonnen, undt dermahlen Zum König in Pohlen genant, au quartier des ponts Couuerts gelehnt, bitt Ihm mit dem Weinschanck allda Zu Willfahren. Erk. Ober Ungeldherren

Description de la maison

Atlas des alignements

3° arrondissement ou Canton Sud – Rue des Glacières

nouveau N° / ancien N° : 21 / II [pour 2]
Machenand
Rez de chaussée et 1° étage mauvais en bois

(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 28 f° 293 case 2

Schwab, Mathieu, jardinier fruitier
Morpain Denis (subst.on pr. 1847)

P 1133, maison, sol, Quartier des Ponts Couverts 2
Contenance : 1,80
Revenu total : 54,94 (54 et 0,94)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18 / 14
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 695 case 2

Morpain Denis

P 1133, maison, sol, Rue des glacières 4
Contenance : 1,20
Revenu total : 54,94 (54 et 0,94)
Folio de provenance : (293)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 18
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre allemand, registre 29 p. 28 case 5

Parcelle, section 3, n° 15 – autrefois P 1133.p
Canton : Auf den Eisgruben, Hs. Nr 4 – rue des Glacières, Auf den Eisgruben
Désignation : Hf, Whs
Contenance : 1,18
Revenu : 450 – 650
Remarques :

compte 863
Morpain Romanus Adolph
(3010)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VIII, Rue 298 Quartier des Anciens Ponts Couverts (p. 419)
(maison n°) 2

prop. Fuchs, dlle. dom. Ruë de Ste Elisabeth
Loc. Geiger, femme Séparée de son mari
Loc. Finck, Théophile – Fribourg
Loc. Kolb, Marguerite, non mariée

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Auf den Eisgruben III. Rev. – G. G. 9. 10., Von Schwaneng. gr. Nrn. r., ungr. l. (page 30)

(Haus Nr.) 4
Meyer, Kachler – 0
Oberhäuser, Motorführer. 0
Morpain, Rentner. E 1
Heyd, Schreiner .1
Wolff. Tagner 1

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 743 W 98)

Le propriétaire fait agrandir une porte et percer une fenêtre au rez-de-chaussée de la façade en 1886. Il raccorde en outre la maison à l’égout communal. La Commission contre les logements insalubres recommande en 1904 d’agrandir les latrines et ses fenêtres tout en évitant que les passants voient l’intérieur de la maison. La maison est légèrement endommagée par le bombardement aérien du 25 septembre 1944 et le tir d’artillerie du 23 novembre 1944.
Un promoteur prévoit en 1963 de construire un bâtiment d’habitation de seize logements à la place des anciens 4 et 6 rue des Glacières. La Ville prévoit en outre de déclasser le tronçon de la rue le long des numéros 2 à 4. Le projet est modifié pour s’harmoniser avec les bâtiments voisins rue des Glacières et rue du Cygne mais ne dépasse pas le stade de l’accord préalablé délivré en 1966. La maison est rénovée en 1980 en perçant notamment deux fenêtres au rez-de-chaussée (pièce droite de la façade).

Sommaire
  • 1886 – L’entrepreneur A. Brion demande au nom du propriétaire Morpain l’autorisation de poser une canalisation qui raccorde la maison à l’égout communal. Plan sur calque. Travaux terminés, novembre 1886
    1886 – Les mêmes sont autorisés à agrandir une porte et à percer une fenêtre au rez-de-chaussée de la façade. Plan sur calque. Travaux extérieurs terminés, octobre 1886. Travaux intérieurs (poêles) terminés, novembre. Les volets des autres fenêtres doivent encore être modifiés
  • 1895 – La Police du Bâtiment notifie le sieur Morpain, propriétaire, de supprimer les trois volets qui s’ouvrent sur la voie publique et la trappe dans la cuisine. Travaux terminés, décembre 1896
  • 1903 – La Police du Bâtiment notifie le propriétaire, le sieur Morpain (domicilié sur place), de faire ravaler la façade du n° 4. Elle accorde un délai d’un an. Travaux terminés, avril 1904.
  • 1904 – Dossier. Que penseraient les autorités si l’ouverture des latrines était agrandie. Les ouvertures actuelles ne soulèvent pas d’objection mais comme leur agrandissement permettrait aux passants de voir l’intérieur de la maison, il faudra prendre des mesures qui l’empêchent.
  • 1904 – Commission contre les logements insalubres. Propriétaire, Morpain, domicilié sur place. Il faut agrandir les latrines. Question de l’agrandissement des fenêtres
    1913 – La commission demande de ravaler le mur de la cour puis accorde un délai. Elle constate en 1914 que le mur a été réparé mais non ravalé
    1911 – Plainte d’un locataire, Wessbecker
    1915 – Commission des logements militaires. Rien à signaler
  • 1933 – Un locataire du rez-de-chaussée (Mme Altwei) se plaint de la fumée et de la suie. Le rapport constate qu’il faut modifier la cheminée (propriétaire, veuve Morpain). La Police du Bâtiment demande au propriétaire de transformer la cheminée pour qu’elle soit réglementaire. Travaux terminés, février 1934
  • 1945 – Certificat de sinistré délivré à Mme Elisabeth Morpain pour sa maison légèrement endommagée par le bombardement aérien du 25 septembre 1944 et le tir d’artillerie du 23 novembre 1944
  • 1963 – L. Havlasek (domicilié 28.a rue Erckmann Chatrian) demande un permis de construire une maison d’habitation sur les parcelles 14, 15 et 37/17 (4 et 6 rue des Glacières, propriétaires *ertzer et Morpain) – Jeux de plans
    1965 – La commission consultative du permis de construire émet un avis défavorable et demande a) de supprimer les fenêtres à meneaux et de modifier les lucarnes, b) d’aligner la hauteur sur celle du bâtiment qui lui fait face rue des Glacières, c) d’harmoniser l’aspect à celle de ce dernier bâtiment.
    Parmi ses observations, la Division VI fait remarquer que le projet doit tenir compte qu’il est prévu de supprimer la partie de la rue de la Glacière entre la rue du Cygne et la place du Quartier blanc. La Division I cite les problèmes liés au déclassement du tronçon de rue. La Division VI répond à ces objections. La Division V réserve son avis puisque le promoteur n’a pas encore demandé d’acheter le terrain municipal (parcelle 37/17).
    1965 (novembre) – L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable au projet à condition que le nouveau bâtiment s’harmonise au voisin rue du Cygne (façade et toiture)
    1966 (mars) – Le cabinet d’architecte Scharf (27 avenue des Vosges) transmet des plans rectifiés. Avril, la commission consultative du permis de construire émet un avis favorable sauf pour les lucarnes. La maire transmet au demandeur un avis favorable à la demande d’accord préalable de construire un bâtiment d’habitation de 16 logements
  • 1978 – Le propriétaire du restaurant Au Roi de Pologne (René Dausch) signale qu’une cheminée de la maison 4 rue des Glacières s’est écroulée dans la cour de son immeuble bien qu’il ait averti à plusieurs reprises l’administrateur de biens qui gère la maison. La Police du Bâtiment se rend sur les lieux puis écrit au gérant pour qu’il fasse faire les travaux nécessaires. Après deux lettres sans effets, elle envoie un courrier recommandé.
    Les établissements René Litt (rue de la Fontaine à Lingolsheim) transmettent au propriétaire, Mlle Morpain, les résultats de l’expertise de la toiture. Affaire classée.
  • 1979 – L’architecte Paul Maechel (13 rue Jean Hultz) dépose une demande de permis de construire au 4 rue des Glacières (section 3 parcelle 15). Il s’agit de rénover la façade et de percer deux fenêtres. Plan de situation, plan cadastral – Les services municipaux émettent un avis favorable et transmettent le dossier à l’architecte des Bâtiments de France – Jeux de plans
    1980 (mai) – Le permis de construire est accordé d’après les nouveaux plans. Le propriétaire est invité à régler la taxe de dépassement du plafond légal de densité (loi de 1975) – Juillet, déclaration d’ouverture de chantier – Octobre, le gros œuvre est terminé, les travaux de second œuvre en cours – Mars 1981, travaux terminés – Juin 1981, déclaration d’achèvement des travaux – Juillet 1981, certificat de conformité
  • 1981 – L’agent d’assurances André Vincent demande l’autorisation de poser une enseigne panneau. Photographie et maquette. Avis défavorable parce qu’elle est trop grande, refus

Relevé d’actes

Contrat entre le vivandier Jean Excellent et l’entrepreneur Antoine Challier, chargé de construire à la place d’une baraque une maison à rez-de-chaussée et un étage

1686 (8. 8.br), Me Contz (6 E 41, 24)
Sieur antoine Challier entrepreneur, (signé) Challier paraphe
a Me Jean Excellent viuandier a Strasbourg, (signé) +
de faire et construire a neuf bien et deuement comme jl appartient a dire d’expers et gens a ce connoissans une maison a sept toises de Long sur quatre toises de large dans la place ou est Scituée presentement sa barraque pres le pont Couuert qui sera Composée de deux poesles en bas deux chambres a feu, deux Caves, au dessous des poesles et deux au.es poesles au Second estage auec deux chambres a feu. Les murs de face du Coste de lescurie et du Costé de la place d’Armes seront de bonne maçonnerye de deux pieds d’epesseur en fondation et un pied et demy hors d jcelle l angle de la jonction desd. murs arme de pierre de Taille les murs de Cloisons et de refans seront de Charpente remplie de briques comme ceux des Casernes, se fournira led. Entrepreneur de tous materiaux outils et autres choses necessaires a lexecution du pnt. Baille* comme promet de faire la Charpente et couverture nécessaire aud. batiment, de fornir les Cadres des portes et Fenestres de boys de sapin et les portes g. de pendules, et serrurea a mettre aux endrois qui luy seront marquez par le propriétaire Lorsque la maison sera hors de fondation soblige en outre led. Entrepreneur de liurer entre les mais dud. proprietaire sad. maison Logeable a la prochaine feste de noel et de Fournir Les Carreaux necessaires pour les atres de Cheminées comme aussy de Construire un four de sept pieds de diametre dans l’endroit qui luy sera marque par led. propriétaire. la hauteur dud. batiment sera conforme au plan que led. proprietaire a entre ses mains, dont Les murs seront crespys et rougis comme ceux qui sont sur l’esplanade promet par contre led. propriétaire de liurer aujourduy datte des presentes la place pour y commancer a trauailler, de Fournyr pour lad. maison la menuiserye, vitrages, et foureaux qui y sera Necessaire comme aussy de payer aud. Sr Entrepreneur La somme de six cens liures lorsque les fondations de lad. maison seront faits quatre cens liures lorsq. La maison sera Couuerte et deux cens soixante liures lorsquelle luy sera desliurée entre mains et dans sa perfection a dite moyennant laquelle somme de 1260 liures en especes bonne monnoye led. entrepreneur soblige a tout ce que dessus

Quittance partielle entre les mêmes et prorogation du délai pour que l’entrepreneur puisse refaire les cheminées défectueuses

1686 (25. Xbr), Me Bidier Dutil (6 E 41, 3)
Quittance de bon compte auec subrogation, 25. xbre 1686. Le Sieur Anthoine Challier entrep. de partie des fortiff.ons de lad. ville, Lequel confesse auoir receu comptant de Jean Lexcellent viuandier en lad° ville La somme de 400 liures a compte du bastimt. et construction d’une maison que led. Sr Challier s’est obligé de faire audit Lexcellent au pont couuert (…), Jusqu’à ce que Lad. Maison soit entierem.t faite et parfaite pour ce qui concerne led. Sr Challier suit.t son Marché a L’exception du four crepissage blanchissage et rougissage de lad. Maison qui ne pouront estre faits qu’au quinzie. d’auril pour raison de quoy Il restera entre les mains du S Lexcellent 250 Liures de 1260 qu’il deuoit donner aud Sr Challier pour Lentier construction et perfection d Icelle et a Lesgard des cheminées de lad° Maison Il seront refaits par le sieur Challier a Cause de leur malfaçon au p.er beau temps ou au printemp prochain au choux dud. Lexellent (…)

Jean Lexcellent passe une convention avec son voisin (propriétaire de la maison vers l’ouest, n° 237 au plan Blondel) pour construire une nouvelle maison en l’appuyant sur le pignon du voisin

1692 (25. 7.br), Me Bidier Dutil (6 E 41, 6)
Conuentions 25 7.bre 1692. Charles Gaulin dit le petit bourgeois Et Marie Elisabeth phesin qu’il authorise à l’Effet cy après d’Une part,
Et Jean l’Excellent Cabarestier, tous demeurant proche le pont Couuert dans le bastion de brûche,
Lesquels ont dit estre conuenus de ce qui Ensuit C’est à scavoir que led. petit bourgeois et sa femme ont consentis et consentent que led. L’Excellent Appuye le bastiment qu’il est dans le dessein de faire construire dans la place qui separe la maison dud. petit bourgeois d’Avec la siene sur le pignon de lad. maison dud. petit bourgeois et sa femme, Lequel de cette maniere sera mittoyen entre Eux Et leur appartiendra par moitié, Toutesfois sous la condition que led. l’Excellent en faisant construire Et Esleuer lad. maison et en faisant appuyer partie d’Icelle sur led. pignon uenoit a y faire quelques dommages, il seroit obligé a des frais et depens a la reparation d’Iceux, Pour lequel Appuy de maison sur led. pignon et la rendre mitoyen Led. L’Excellent a promis et s’est obligé de payer a la decharge dud. petit bourgeois ets a femme aux ouvriers qui trauailleront en leur maison la somme de 36 livres tournois (si) marque dud petit bourgeois, marque de lad. phasin +, marque dud. l’Excellent +

Contrat entre Jean Lexcellent et Simon Meyer, maître charpentier de Kogenheim qui s’engage à construire la charpente de la nouvelle maison (correspondant à la convention précédente) sur le terrain entre sa maison actuelle et son voisin

1692 (8. 8.br), Me Bidier Dutil (6 E 41, 6)
Conuentions, 8° octobre 1692. Simon Mayer Me. Charpentier demeurant ordinairemt. au uillage de Kockenheim Lequel s’est obligé Enuers le Sr Jean l’Excellent Cabaretier aud. Strasbourg
de faire Et parfaire toutte la charpente necessaire pour la maison que fait bastir led. Excellent pres le pont couuert de lad. uille et de se fournir pour ce suiet de tous les bois, materiaux, peines d’ouuriers et autres choses concernants lad. charpente a ses frais et depens, Laquelle charpente consistera Sçavoir en une Escurie auec son grenier, en une gallerie de trois pieds qui aduancera sur le derrier du costé de la cour de lad. maison, En un poesle une chambre et une cuisine en bas, et au dessus aussy un poesle, Chambre et une cuisine auec ses greniers au dessus, s’oblige finalement led. Mayer a rendre lad. charpente toute preste a mettre la culée et les tuilles quatre semaines apres paques de l’année prochaine, (…) Laquelle maison occupera toute la place qui est entre la maison du petit bourgeois, et qui sera de la largeur de celle du petit bourgeois, Moyennant quoy led. l’Excellent a promis Et s’est obligé de payer aud. mayer la somme de 440 livres tournois (signé) Sigmund Meÿer, marque dud. Exellent +

Jean Excellent avait épousé en 1689 Marie Memminger fille d’Edmond Memminger. Les conjoints se séparent 1699 et conviennent de la séparation de leurs biens. Le mari cède à sa femme une partie de l’auberge à l’enseigne de la Couronne et de la nouvelle maison

1699 (13.5.), Me Scherer (Jean Louis 52 not 1)
Inventarium und beschreibung aller undt jeder Haab, Nahrung undt Güthere, liegend und fahrender, so Sieur Jean Excellent der frantzösische Wirth undt hindersaß alhier, seiner nun geweßenen nunmahls von ihme separtirten Ehefrauen, der Viel Ehren und tugendsahmen frawen Annæ Mariæ gebohrner Memmingerin des Ehrenvest fürsichtig und weisen Herrn Edmundt Memmingers, E.E. großen Raths alhier jetzmahligen beÿsitzers eheleiblichen Tochter, Vor sowohl beÿ angetrettener dero Ehe Zu Ihme gebrachtes als Zeit gewährten Ehestands mit einander errungen und gewonnenes Guth, außgelüffert, cedirt und eigenthümlich übergeben hatt. (…) Actum in d. Königl. Freÿ. Statt Straßburg Mittwochs d. 13.ten Maÿ a° 1699.

Ahne Hausrath, In dem außerhalb der gedeckten brucken ohnfern dem Schließen gelegenen Zur Cronen genanten Wirthshauß sich befunden. (…)
Eigenthumb ane behaußungen. It. übergibt Er Ihro eigenthümlichen in dem Eckh od. Wirths hauß Zur Cronen genant, den Keller, die Undere Stub, die Küchen, die Obere Stub und Cammer daran, die hälffte des speichers oder Kasten auff Vorstehendem Stock, wie auch die hälffte des Garthens hinden am hauß.
Item in dem neuen hauß neben Vorgeschriebenem die hälffte durchaus nemlichen die Seite gegen Mr. Trusett Cap.ne der Elsaßischen Compagnie alhier.
Welches Alles Er Hr Jean Excellent Ihro frawen Annæ Mariæ Memmingerin für eigen cedirt und übergibt mit deme Sie sich auch laß gelüffert, contentirt und befridigt befunden
[unterzeichnet] anna marie memmingerin, Weilen Sr Jean Excellent Schreibens ohnerfahren als hatt er beÿstehendes Zeich gemacht +

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 11)
Anno domini 1689 die 16. maÿ tribus proclamationibus factis et seruatis seruandis Joannes L’excellent diœcesis burgundiensis et Maria Memaingre dioecesis Argentinensis nullo detecto canonico impedimento (…) matrimonio conjuncti sunt, Nota mariti +, Nota sponsæ x (i 7)

Jean Lexcellent fait une donation à sa nièce Jeanne Mettray, originaire de Pierrecourt en Franche-Comté, lors de son mariage avec Jean Richaud

1701 (14. 9.bre), Me Bidier Dutil (6 E 41, 13)
Mariage 14. 9.bre 1701. Jean Richaud consigne pour le Roy au pont du Rhin fils de feu Charles Richaud habitant de Vollonne en prouence et de feue Margueritte chabrier sa femme ses pere et mere
et Jeanne Metray son espouze, Lad.e Metray authorisée de sond. Mary et assitée de Jean Metray habitant de pierre court en franche comté son pere pour ce present, et de Jean Lexellent son oncle, Lesquels Sr Richaud et son espouze Ont declaré que Nayant point passé de Contrat de Mariage Entreux (…)

Outre lequel don Led. Lexcellent Promet de donner sil se trouue en estat ou que ses affaires Luy permettent aud. Richaud et a sa femme Jusqua la somme de 300 Liures, et en cas que de son vivant ses affaires Ne luy permettent pas de donner lad. somme Il institue des a present sad. Niece ou Les enfans qui Naistront d’elle Lad. somme de 300 liures (…)
Jean Metray pere de ladite espouze stipulant tant pour luy que pour Sirrette Lexcellent sa femme declare que Lad. Jeane Metray Leur fille sera conseruée en tous ses droits par partagee auec Leurs autres enfans – (signé) Richaud

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 117)
Die quinta Julÿ Anni 1700 (…) in veros ac legitimos sponsos et coniuges desponsati Dnus Joannes Richaud filius Caroli Richaud et Margarethæ Chabrier, in ponte Rhenj Regius Custos ex Provincia oriundus ex una parte, et ex altera Joanna Mettray filia Joannis Mettray et Cyræ Lexcellent ex Diœcesi Bisuntinæ oriunda (signé) Richaud, + signum sponsæ (i 63)

Jean Lexcellent dit la Violette, hôte au Soleil d’or institue sa femme pour son héritière

1703, Me Bidier Dutil (6 E 41, 14)
testament 14° Xbre 1703. Jean Lexellent dit la violette Hoste de l’Hostellerie ou pend pour enseigne Le soleil d’or près Le pont Couuert de cette ville de Strasbourg, Le No.re Royal en lad° Ville sou.né sest transporté au logis dudit Lexcellent ou estant en vne chambre haute du premier Estage de Lad° Maison ayant Veüe vers Les glacieres Il a trouué Ledit Lexcllent Dans son lit Malade de corps toutefois sein d’esprit mémoire et entendement (…)
Et a Lesgard de tous ses autres biens dont Il Na disposé Ny disposera cy après Il en a Institué et Institue pour son heritiere universel Anne Marie Meminguer sa femme a la Charge par elle de donner a anne Rechau fille de sa Niece Espouze du Sr Rechau la somme de 300 livres tournois

Jean Lexcellent loue une partie de sa maison au journalier Pierre Vetil

1705 (21.8.), Chambre des Contrats, vol. 578 f° 714
Jean Lexellant Cabaretier au soleil (signé) +
bail à Pierre Vetil journaller (signé) +
dans sa maison scituée dans le bestion de La Bruche tenant d’un côté au Sr Tristätt d’autre à Pierre Joye aboutissant par derrière au bailleur les commodités suiuantes, Sçauoir un poele une chambre une cuisine et une petite Cave le tout en bas pour un an à Commençer à la St Michel 1705, moyennant un loyer annuel de 20 écus

Jean Lexcellent épouse en secondes noces Anne Marie Memminger veuve du batelier Jean Jacques Hauss : contrat de mariage tel qu’il est copié à l’inventaire de 1720, célébration. La mariée, sœur de Benôit Memminger, est la sœur de sa première femme.

Eheberedung – zwischen dem Ehrengeachten Herrn Johann Excellent, dem Gastgeber und Schirmer alhier alß Bräutigam, Und dann der Ehren und tugendsahmen Frauen Annæ Mariæ geb. Memmingerin Weÿland Jacob Haußen geweßenen Schiffmanns zu Ehrstein hinterlassener Wittib als Hochzeiterin – im fall aber, nach des erst Versterbenden Tödlichem ableiben Keine Leibs Erben vorhanden Wären, so wollen beede neüe Ehepersonen daß das letztlebende alle des erst Versterbenden Verlassenschafft, sowohl in Mobilibus als jmmobilibus ohnperturbirt männiglichen beÿsammen behalten – Über dießen dafern Herr L’Excellent zuerst mit Tod abgehen Würde so sollen der Frau Hochzeiterin künfftige Erben nach deroselben ableiben 150 Gulden Haime L’Excellent dem Reebmann zu Sant Julien, Frauen Sirette L’Excellent, Jean Maisteret des Reebmanns zu Piarcourt in der Franche Comte haußfrau, Wie auch an Nicolas L’Excellent dem Becken zu Melun ohnfern Paris, als sein Herrn L’Excellent dreÿ Leibliche Geschwisterde, oder dero Kindern auszulüfern schuldig – den 29. apr. 1707, Not. Johann Ludwig Scherer – [unterzeichnet] Signum Johann Excellent, anne marie maimengre, Jacob Memminger als bruder, Benedigt Meminger als brudern

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 182)
Die Secunda Maÿ Anni 1707 (…) in facie Matris Ecclesiæ desponsati sunt Joannes Lexcellent hospes et Anna Maria Memmingerin vidua Joannis Jacobi Haus Nautæ (ut ex processu verbali *isti a Notario Confluentiæ manente cum epistola *i a R.dmo Dno Suffraganei Trevirensi scripta, una cum Legalizatione eiusdem processus qui de facto in officialitate Argentinensi retinctur) (signé) +, anne marie maimenge (i 98)

François Nicolas Gelb, fils du prévôt de Marmoutier, se porte caution de Jean Excellent, manant et aubergiste, et de sa femme Anne Marie Memminger qui hypothèquent leurs deux maisons contiguës

1713 (8.6.), Chambre des Contrats, vol. 586 f° 339
Zuwissen, daß auf dato zue endt gemeldt vor mihr unterschriebenen geschwornen königlichen Notario erschienen hr Jean Excellenz würt und Schirms verwandter allhier und Fr Anna Maria Ein geb. Memmingerin beÿständlich H. David Brand, sich resoluirt vor S.T. H. Frantz Nicolaum Gelb, H. Frantz Ernst Gelben wohlerordneten amptsschultheißen zu Maßmünster geleg. sohns, alß welcher dißmahlen beÿ E. Löbl. Stiffts alten St Peter zue seinem Schaffner acceptirt und angenommen worden um 10 000 lb caution und burgschafft zu præstiren und zwar auf

seine vier allhier zu Straßburg gelegen ihme eigenthümlich zuständigen häußeren alß nemlich 2. häußer neben einander beÿ denen gedeckten brucken einseit ist ein Eck anderseit neben H. obrist Lieutenant Tristätt sambt einem garten daran, so dann zweÿ häußer zwischen dem waal und denen Cazernen beÿ St Johann sambt dreÿ kleinen Gärthen hinten daran gelegen, von welchen vier haüßern hiesiger Stadt Pfenning Thurn 26 lb bodenzinß zu reichen schuldig, den 7. junÿ
[unterzeichnet] +, annamarie exllant

Jean Excellent et sa femme deviennent bourgeois

1714, 4° Livre de bourgeoisie p. 804
Jean Excellent der würth auß Burgund, w. Jean Excellent gew: Weinhändlers sohn, emp: das burgerrecht Von seiner Fr: Anna Maria Memmingerin p. 2. goldR. 16. ß. Wird beÿ denen Freÿburgern dienen. Jur: d. 16. Dito.

Jean Excellent et Anne Marie Memminger louent l’auberge au Soleil au cabaretier Jean Brion

1715 (4.2.), Chambre des Contrats, vol. 588 f° 96-v
Jean Excellent aubergiste et Anne Marie Memminguer (signé) i a n e x c e L L a n t, annemarie exllant
à Jean Brions Cabaretier (signé) Jean Brion
leur maison sçituée icy aux ponts couuerts ou pend pour enseigne Le soleil, pour 3 ans a commencer a pasque 1715 (et meubles), moyennant un loyer annuel de 400 livres
et est comparu Hiacinthe La Valette traiteur lequel s’est constitué Caution pour le Locataire

Anne Marie Memminger femme de Jean Lexcellent quitte la tribu des boulangers pour s’inscrire à celle des Fribourgeois

1715, Boulangers (XI 9), (f° 201) Dienstags den 19. Februarÿ
(f° 201-v) Resignirt – Frau Anna Maria Memmingerin, Sr Jean L’Excellent des Wirths Ehefrau, stehet vor und bittet umb erlaßung des Zunfftrechten, will künfftig Zu E.E. Zunfft der Freÿburger dienen, Erkannt, willfahrt, dedit 6. ß d vor Allmoßen, Scriba et Bütteln.

Jean Excellent meurt en 1720 en instituant sa femme Anne Marie Memminger son héritière universelle. La succession comprend la maison au Bastion de la Bruche et des baraques à la courtine Saint-Jean. La conclusion finale de l’inventaire s’élève à 301 livres

1720 (26. 7.bris), Me Pantrion (Jacques Christophe, 40 Not 43)
Inventarium und beschreibung aller Haab u. Nahrung, so weÿl. Herr Johann Excellent geweßener Traitteur u. burger alhier nunmehr seel., nach seinem ohnlängst aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt genommenen tödl. ableiben zeitl. verlaßen, welche auf Ansuchen d. Viel Ehren: u. Tugendreich. fr. Annæ Mariæ Excellentin geb. Memmingerin der Hinterlassenen fr. Wittib u. Crafft der Ehe pacten verlaßene Erbin mit beÿstand des Wohl EdelVest u. hochgelehrten Herrn Johann Melchior Schmidt J.U. Lic: u. E.E. Kl. Raths wohlmeritirt.Procuratoris et Advocati ordinarÿ ihres geschwornen Vogts Inventirt

In einer alhier hinter den gedeckten brucken beÿ den Schweitzer Casernes gelegener behaußung, so auch in dieße Verlassenschafft gehörig, ist befunden word. wie folgt
Eigenthumb ane Einer behaußung und dreÿ Baraques
Item hauß, hoffstatt u. höffl. mit allen deren Gebäuen, begriffen. weit. recht. Zugehörd. gerechtigkeit geleg. alhier zu Straßburg hint. den Gedeckten brucken dans la Bastion de Bruge genandt, einseit neb. H. Joh: Bauern dem biersieder, anderseit neben d. Gastherberg zum Dauphin genandt, bewohnt Monsr. La Jeunesse hinten auf d. Wall stoßend gelegen
Item 3 vnderschiedene Baraques auch alhier zu Straßburg in obbemeldter gegend, ohnfern St. Johann geleg. einseit geg. die Cazernen, and. ist geg. d. Woll Ziehend,
Von obgemdlt. behaußung u. Baraques zusammen reicht mann Jährl. d. St. Strb. Pfenningthurn bod. zinß 6 lb 10 ß, Sonst Eig. durch d. St. Stb. geschw. Werckmeister vermög überschickt. Schatz Zeduls vom 30. 7.bris 1720 æstimirt pro 350 lb, Und ist über solche behaußung u. Baraque welche von beed. Eheleuth.neu aufferbauen word. ô.s schrifftliches vorhand.
Abzug, Sa. hausraths 73, Sa. Sa. Wein und vas 16 lb, Sa. Silbergeschirrs 15 lb, Sa. der godnene Ring 3 lb, Sa. des Eigenthumb ane einer behaußung und Baraques 350 lb, Summa 459 lb, Schulden 158 lb, Nach solchem abzug 391 lb – Conclusio finalis Inventarÿ 301 lb
Eheberedung (…) den 29. apr. 1707, Not. Johann Ludwig Scherer

Veuve, Anne Marie Memminger épouse en troisièmes noces un suisse, Pierre Duclot : mariage, accession à la bourgeoisie, inventaire des apports dressé dans la maison

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 318)
Hodie quarta Mensis februarii Anni 1723 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti sunt Petrus Duclot dictus fribourg oriundus ex Esselan in territorio friburgensi in helvetia Commorans in hac parochia filius himeni Duclot ett Peternellæ Gerlet eius uxoris legitimæ Dum in vivis essent commorantium in Esselan, et Anna Maria Memminger relicta vidua defuncti joannis Excellent commorans in hac parochia, + signum sponsæ (i 189)

1723, 3° Livre de bourgeoisie p. 1333
Pierre Ducloux auß der schweitz geb: erhalt das burgerrecht gratis will beÿ E.E. Zunfft der freÿburger dienen Jur. den 22.ten feb. 1723.

Inventaire des apports
1727 (3. 9.br), Me Kolb (Abraham, 22 Not 6) n° 119
Designatio derjenigen Mobilien und Effecten, Silbers und Geschmeid, wie auch goldener Ringen, so Frauen Anna Maria Ducloux geb. Memmingerin Sr Pierre Ducloux des ehemal. bedienten beÿ Ihro Gnad. dem Herrn Intendanten jetziger Ehefraun und burgern allhier gehörig und zuständig

In einer in der Statt Straßb. au quartier pont Couuert gelegener der fr. requirentin Eigenthümlich zuständiger zwischen dem würths hauß zu Sonnen und Dauphin gelegener behaußung hat sich befunden alß volgt
Sa. hausraths 323 lb, Silber v. geschmeis 286 lb, godenen ring v. geschmeidt 61 lb, Summarum 671 lb
Was der fr. requirentin übrige zuständige rubricen, von baarschafft, pfenning zinß hauptg., Eigenthumb ane häußern, activ schulden alß anderen betreffen thuet, wird weÿl. Sr Excelenz ihres vorig. Ehemanns seel. Verlassenschaffts Inventarium, darüber mehrern bericht ertheilt

Marie Anne Memminger femme de Pierre Duclos loue l’auberge au Soleil à l’aubergiste Léonard Bœgelin et à Catherine Hœffel (ancien propriétaire de l’auberge à la Cannette près la porte des Pêcheurs, remplacée par une caserne)

1731 (22.9.), Chambre des Contrats, vol. 605 f° 395-v
Fr. Anna Maria geb. Memmingerin H. Pierre Duclos Ehefrau
in gegensein Leonhard Bögelin des gastgebers und Catharinæ gebohrner Höffelin
verlühen, Ihre au bastion de la Bruche ohnfern denen gedeckten Brucken, einseit ist ein eck am allmend gegen der Bruck anderseit neben der verlehnerin wohnbehausung hinten gleichfalls auff ein ebendenselben gehörigen hauß gelegene zur Sonnen genannte gastherberg mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, Zugehörden und Rechten jedoch mit dem vorbehalt daß der hoff und bronnen wie auch der gartten zwischen der verlehnerin und denen entlehnern gemeinschafftlich sein, auch ged. Gartten under gemeinsamen kösten erhalten gebauen werden, der verlehnerin oder den ihrigen in dem Stall ein platz umb dreÿ Pferd dahin stellen zu können, wie auch platz neben der profeÿ umb holtz dahin zu legen, so dann die kammer so in den gartten gehet und eine Stiege hoch gelegen ist vorbehalten und nicht in gegenwärtiger lehnung begriffen sein solle – auff 6 nacheinander folgenden jahren anfangend von weÿhnachten fürwährenden jahrs – um einen jährlichen Zinß nemlich 37 pfund

Pierre Duclos et Marie Anne Memminger louent l’auberge su Soleil d’or à l’aubergiste Laurent Klein et à Susanne Marguerite Stœr

1733 (3.7.), Chambre des Contrats, vol. 607 f° 302-v
Pierre Duclos und Anna Maria geb. Memmingerin
in gegensein Lorentz Klein des gastgebers und Susannæ Margarethæ geb. Störin
verlehnt, Ihre allhier au bastion de la bruche, einseit neben denen verlehnern selbsten anderseit neben denen selben gelegene zur goldenen Sonn genannte Gastbehausung, nichts davon als eine stub im Eckhauß eine stueb im Mittlern Stock gegen dem gartten den eingang durch den gartten zu dem Keller eine stallung für H. Capitaine Knopfflin zweÿ Pferdt davon jedoch die helfte die beßerung ohne entgeld behalten ausgenommen – auff dreÿ nacheinander folgenden jahren anfangend von Jacobi fürwährenden Jahrs – um einen jährlichen Zinß nemlich 76 R

Anne Marie Memminger meurt en instituant pour son héritière universelle Anne Marie Richaud femme de Jean Jacques Knopfflin. Anne Marie Richaud est la fille de Jean Richaud et de la nièce de Jean Lexcellent, Jeanne Mettray, sa légataire (voir ci-dessous)

1734, VII 1177 – Livres de la Taille f° 297
H. Jean Jacques Knopfflin Capitaine au Regiment de Bettans suisse producirt eine in alhießiger Contract stuben den 7° Jan. 1729 Verschriebene und beÿ E.E. Großen Raht den 21° Martÿ gedachten Jahrs confirmirte Donationem inter Vivos in favorem Matrimonÿ Vermög deren fr. Anna Maria Du Clos gebohrne Memmingerin sein H. Knopfflins frau Eheliebsten ihr samtliches Vermögen jura et actiones nichts ausgenommen freÿwillig und ohn wiederrufflich schanckungs weiß eigenthümlich überlaßen und würcklich Vermittelst überreichung der feder abgetretten und eingeraumt und allein den Lebtägigen Genuß sich reservirt, Weilen nun gedachte Fr. Du Clos mit tod abgangen, und aber nichts eigenthümliches beseßen, alß bittet Er daß man ihne der Inventur derern Verlassenschafft dispensando befreÿen wolle. Erkannt mit Vorwißen und belieben Herren Prætoris Regÿ Excellenz willfahrt.

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 385)
Hodie 28 Mensis februarii anni 1729 (…) conjuncti fuerunt Dominus joannes jacobus Knopfflin Centurio seu capitaneus legionis helvetica de Bittans et domicella anna Maria de rischaux filia domini joannis dereschau et Mariæ joannæ Midé Commorans in hac parochia (signé) Jean Jacque Knopflin, Anne Marie Richaud (i 209)

Jean Jacques Knopfflin, capitaine au régiment suisse de Bettans, loue l’auberge au Soleil à Charles Verraingue et à Marie Füssel

1735 (2.9.), Chambre des Contrats, vol. 609 f° 578
Pierre du Cloux als mandatarius H. Jean Jacques Knopfflin Capitaine au Régiment de Bettans Suisse
in gegensein Charles Veringue des gastgebers und Mariæ gebohrner Füßelin
verlühen, die gastbehausung zur Sonnen genannt au Bastion de la Bruche, einseit neben dem H. verlehner ehevögtl. weiß selbst anderseit neben der gastherberg au Dauphin hinten auff erstgedachten würthshaußes gartten, mit allen deren gebäuden, begriffen, gartten, stallung, hoff, hoffstatt und deren gerechtigkeiten, nichts davon als das Eckhaus, und eine Camin: Kammer eine stiege hoch gegen dem Gartten sehend, platz im stall umb vier pferdt dahin stellen zu können, ein einiges Land im gartten, den freÿen gebrauch des hoffs und bronnens wie auch den ohngehinerten ein: und ausgang durch das große thor – auff dreÿ nacheinander folgenden jahren anfangend von nächst kommend Michaelis, um einen jährlichen Zinß nemlich 37 pfund
hiebeÿ erschienen entlehenden Veringue Mutter Aldegonde geb. Blondeau weÿl. Pierre Miane gewesten gastgebers wittib mit beÿstand ihres Curatoris Nicolaus Abraham Beltzer kieffers (…) bürgschaff

Jean Jacques Knopfflin, capitaine au régiment suisse de Bettans, loue l’auberge au Soleil au manant Nicolas Haffner et à Catherine Auffhammer

1739 (23.2.), Chambre des Contrats, vol. 613 f° 97
H. Johann Jacob Knopfflin Capitaine au régiment Suisse de Bettans
in gegensein Nicolaus Haffner des gastgebers und schirmers und Catharinæ gebohrner Auffhammerin
entlehnt, Eine des H. Verlehners Eheliebstin eigenthümlich zuständige behausung au roy de Pologne genannt alhier au Bastion de la Bruche, einseit neben dem H. verlehner uxorio nomine anderseit neben der gastherberg au Dauphin genannt hinten auff eben dießes würths haußes gartten, mit allen deren gebäuden, begriffen, zugehör und gerechtigkeiten – jedoch behaltet sich der H. verlehner das anderwärts verlehnte Eckhauß und einen platz zu vier pferdten in den stall zu stellen bevor – auff dreÿ nacheinander folgenden jahren anfangend auff nächst bevorstehenden Annunciationis Mariæ – um einen jährlichen Zinß nemlich 40 pfund

Le franconien Jean Frédéric Bauer devient tributaire des Fribourgeois. Il a l’intention d’exploiter l’auberge au Roi de Pologne

1742, Fribourgeois (XI 166), 1.te Gericht – Dienstags den 30. Januarÿ Anno 1742.
Neu Z. – Johann Friederich Bauer, von Haltenbergstätten in Franckhen gebürtig prod. burger: Bekundt de dato 27.ten Jan. 1742: undt bittet Ihne Leibzünfftig Zu recipiren, Maßen er in dem Würths hauß au Roy de Pologne, aux ponts couverts, so er in Lehnung bestanden, würtschafft Zu treiben Vorhabens.
Erkannt, wirdt derßelbe begehrtermaßen Zwar recipirt gegen Erlag der 12. lb. 14. ß.d anbeÿ aber Ihme injungirt, des Zunfft Rechtens sich ehender nicht zu bedienen, biß er von Gn. Herren den XV.er den Wein: Schanckh disp* werde erhalten haben, Maßen Ihme das Zunfft: Recht alß dann erst willfahrt und conferiret seÿn sollen undt wirdt Zu dem Ende die andictirte undt bezahlte Zunfft: Gebühr anderst nicht alß ein Depositam dießorts angenommen. ded: prom: et jur: auff die Ordn.
[in margine :] ddt. 12. lb 10. ß und 6 ß Stg. 4 ß protg.

La manante Anne Marie Richaud veuve de Jean Jacques Knopfflin, capitaine au régiment suisse de Monin meurt en 1784 en instituant pour son héritière sa servante Marie Anne Fuchs. Depuis qu’elle a vendu l’auberge en 1746, il lui reste seulement la maison que Jean Lexcellent a fait construire en 1692, estimée 250 livres. L’actif se monte à 915 livres, le passif à 592 livres, il reste donc 322 livres

1784 (20.6.), Me Beguin (6 E 41, 1482) n° 979
Inventarium über Weiland Fraun Annä Mariä gebohrner Richaud auch weiland Herrn Johann Jacob Knopfflin gewesenen Capitaine unter dem löblichen in königlichen Frantzösischen diensten stehenden Schweitzer Regiment Monin nachgelaßener Wittib Verlassenschafft – nach ihrem den 19.ten Junii 1784. aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt hie Zeitlichen verlaßen hat, Welcje Verlassenschafft auf Ansuchen Mariæ Annæ Fuchsen der ledigen Inwohnerin alhier, ihr der Verstorbenen per Testamentum eingesetzten universel und Beneficial Erbin, beÿständlich Herrn Johann Conrad Scholl des Sigrist der Königlichen Pfarreÿ zu St. Louis alhier, inventirt – So geschehen alhier Zu Straßburg den 21. Junii 1784
Die Verstorbene hat zufolg ihres verschloßen errichteten Herrn Notario Regio Laquiante alhier in Gegenwart sieben Zeugen den 13.ten Aprilis 1782. hinterlegten und den 20.sten Junii 1784. eröfneten testaments Zu deroselben einigen und Beneficial Erbin hinterlassen benantlich Mariam Annam Fuchsein die ledige und unvergurgerte Inwohnerin alhier

In einer alhier Zu Straßburg ane der St. Elisabethæ Gaß gelegenen und hiehero nicht gehörigen behaußung befunden worden wie folgt
Eigenthum an einer behaußung. Nemlich eine behausung und Hoffstatt, samt allen übrigen derselben begriffen, Weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen alhier zu Straßburg in dem Finckweiler 1.s neben Herrn Pick dem biersieder, 2.s neben Frauen Ackerin der Wittib alhier und hinten auf gedachten Herrn Pick bier behausung stoßend, wovon man Järlich löblicher Stadt Pfenningthurn 1 lb 2. ß 6 .d an bodenzinß Zu reichen hat, sonsten aber freÿ, ledig eigen und ist hier ohnpræjudicirlich auszuwerfen beliebet worden zu 250. Worüber dermalen sich nichts schrifftliches hervorgethan.
Schulden aus der Verstorbenen Verlassenschafft zu bezahlen. Item Herrn Gambs dem Mahler alhier an Hauß Zinnß vor ¼.tel Jahr bis Joh. Bapt: hujus Ai.
Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. Hausraths 120, Sa. Silber und Geschmeids 78, Sa. Eigenthums ane einer behaußung 250, Sa. Gülth und Zinnß von liegenden güthern 400, Sa. Schulden 65, Summa summarum 915 lb. – Schulden 592 lb, Nach deren Abzug bleibt 322 lb
Copia Testamenti Clausi. Je soussigné Anne Marie Richod Veuve de feu Mr Jean Jacques Knopfflin vivant Capitaine et Commandant de Bataillon au Regiment de Monin suisse demeurante à Strasbourg. (…) 6. Je nomme et instutue pour mon heritiere unique et universelle en tous les Biens et Droits Meubles Immeubles que je delaisserai la personne de Marie Anne Fuchs ma femme de Chambre Si elle est a mon Service au Jour de mon decès – le 13 Avril 1782

Marie Anne Eusèbe Fuchs, originaire de Sélestat, meurt à son tour en l’an VII. Ses héritières sont sa sœur et sa nièce. Elle habite une maison de location rue Sainte-Elisabeth et loue celle dont elle est propriétaire aux Ponts couverts (voir l’Etat des habitants). Après déduction du passif, la succession s’élève à 261 francs. D’anciens titres sont annexés à l’acte.

1799 (28 mess. 7), Strasbourg 4 (29), Me Roessel n° 107 – Enregistrement de Strasbourg, acp 69 F° 37 du 29 mess. 7
Inventarium und beschreibung all derjenigen haab Nahrung und Güthern so weÿl. burgerin Maria Anna Eusebia Fuchs von Schlettstatt gebürtig dermalig geweste ledige aber majorenne Inwohnerin hiesiger Gemeinde Straßburg nach ihrem den 22. messidor 7. Jahrs ane der Wind Gas N° 1 beÿ b. Joh: Conrad Scholl aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt
der nun verstorbenen b. Fuchs ab intestato erben sind 1. Johannna Theresia Fuchs die ledige majorenne alhier zu Straßburg wohnhafte burgerin unter assistentz b. Louis Reibel hiesigen Würths, 2. der verstorbenen leibichen bruders des weÿl. Georg Andres Fuchs gewesten Caffetier zu Schlettstatt mit Theresia Kopp erzeugten hinterlassenen tochter namentl. b. Catharina Fuchs ledig und majorennen alters zu Schlettstadt beiständlich ihrer mutter wohnhaft und dero verstorbenen Schwester Theresia Fuchs mit weÿl. Jacques Besançon dem gew. perruquier zu Schlettstadt erzeugtes töchterl. Namentl. Victoire 8 Jahr alt

ane der Wind Gas N° 1 beÿ b. Joh: Conrad Scholl
Eigenthum ane einer behaußung. Nemlich eine behaußung und hoffstatt samt allen derenselben begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten mit N° 2 bezeichnet allhier zu Straßburg au quartier des ponts couverts einseit neben burger Pick anderseit neben b. Mey würth zum walfisch und hinten auf burger Jugal dem bierbrauer stoßend, von welcher behaußung man vorhin dem Pfenningthurn modo der hießigen Commune an bodenzinß jährlich 4 fr 50 c zu reichen hat, æstimirt ohnnachteilig um 1000, diese behaußung hat die Erblaßerin von Johann Jacob Knopfling gew. Capitaine hinterlassener Wittib ererbet
hausrath 481 fr, hauß 100 fr, summa summarum 1481 fr, passiva 1219 fr, Compensando 261 fr
(Joint) Testament, Anne Marie Richod veuve de feu M Jean Jacques Knopfflin Capitaine et Commandant du Bataillon au Régiment de Mounin Suisse demeurant a Strasbourg, Je nomme pour mon héritiere unique et universelle la personne de Marie Anne Fuchs ma femme de Chambre, remise le 13. avr. 1782, Not. Royal Laquiante, 20. avril 1784 ouverture
(Joint) Temp. zinßbuch fol: 15 – Jean Excellent Soll von einem im Scharffeneckh liegenden Allmend Plaz darauf Er ein hauß zur Sonnen genand gebawen so 1472 quadrat Schuh groß ist Jahres Uf Michaelis und a° 1703 I.mo, 1 lb 5
ferner von einem andern darneben gegen dem Statt Graben zu liegenden hauß sampt einem höfflein deßen platz ist 1950 quadrat Schuh groß, 1 lb
So dann von einer behaußung so zum Dauphin genant worden, stehet gegen dem thurn, und ist der platz 921 quadrat Schuh Und der darüber gehörige Garthen 2940 quadrat Schuh also in allem 3864 quadrat Schuh groß Jahres Uf Michaelis, 2 lb 5 ß
den 24. mart. 1707 zalte Er von dießen vorstehenden posten 1703, 1702, 1705 und 1706, 18 lb
Weither soll Er von zweÿen newerbawte häußern und zweÿen Gärthlen beÿ den Cazern hind. dem Closter St Johann welche Er newe aufbawen laßen auch umb etwas erweitert, alß Vormahls solche geweßen, seind der werckmester abmeßung nach 4228 quadrat Schuh groß, Jahrs Uf Michaelis und A° 1705 I.mo 2 lb (zahtle von diesen Posten usque 1709 d. Pfennngthurn)
(Joint) cession de tous biens : Anna Maria geb. Memmiengerin H. Pierre Duclos Ehefrau in gegensein ihres erstern Ehemanns weÿl. – Schwester tochter Jungfrau Anna Maria Rechau mit assistentz ihres verlobten H. Johann Jacob Knopflen Capital unter dem hochlöbl. schweitzer Regiment Bettens zu fueß, 1728
(Joint) Extraits de baptême Fuchs

Les héritiers de Marie Anne Eusèbe Fuchs vendent la maison à Philippe Jacques Strohl qui est cabaretier d’après l’acte de revente en 1801.

1799 (13 frim. 8), Strasbourg 4 (30), Me Roessel n° 166 – Enregistrement de Strasbourg, acp 70 F° 134 du 13 frim. 8
als zu weÿl. bürgerin Marie Anne Eusèbe Fuchs der hiesigen leedigen majorennen Inwohnerin Verlassenschaffts geschäft sind erschienen obgedachter verstorbenen bürgerin Fuchs hinterlassenen zu zwei Stammtheilen Erben als 1. die schwester Johanna Theresia Fuchs leedig und großjährige burgerin allhier zu Straßburg und 2. burger Louis Reibel Gastgeber allhier für und im Namen des dißorts Verstorbenen bruders Georg Andreas Fuchs Caffetier zu Schlettstatt hinterlassen tochter burgerin Catherine Fuchs ledig und majorennen alters zu Schlettstatt wonhnafft und dieser Verstorbenen Schwester Namens Therese Bessançon geb. Fuchs hinterlassenen minorennen Kindts Victoire Bessançon geordneten vogts Jean Cherrier huissier zu Schlettstatt
in gegensein Philipp Jacob Strohl
auf vorher beschehene fünf malige öffentliche Versteigerung beÿ dem Friedensrichter des hießigen dritten gerichts bezircks und darauf folgendes abseiten des Civil Gerichts hierüber ertheilter Confirmation de 6 frimaire 8, die in gedachte verstorbenen bürgerin Fuchs Nachlassenschafft Maß gehörig geweste behausung und hoffstatt samt all deren übrigen begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten und in eben dem Stand Eigenschaft und Wesen wie die Verstorbene bürgerin Fuchsin solche in ihrem Leben besessen mit N° 2 bezeichnet stehend au quartier des ponts couverts einseit neben b. Pick bierbrauer anderseit neben b. Maÿ Würth zum Wallfisch und hinten auf b. Jägel auch bierbrauer, von welcher behausung man dem Pfthurn. jährlich ane bodenzinß zalte 4 fr 50 c – um 1300 francken

Le cabaretier Philippe Jacques Strohl vend la maison à Jean Machenaud

1801 (6 prairial 9), Strasbourg 3 (46), Me Übersaal n° 696, 872 – Enregistrement de Strasbourg, acp 78 F° 93 du 6 prai. 9
Cit. Philippe Jacques Strohl Cabaretier demeurant au quartier des Ponts Couverts N° 2
au Cit. Jean Machenaud domicilié rue du Vent N° 8
Une Maison avec ses appartenances et dépendances située en cette ville au quartier des Ponts Couverts N° 2, d’un côté le Cit. Pick brasseur d’autre le Cit. May Cabaretier derrière le Cit. Jaecklé brasseur – (acquis de) la Cit. Marie Anne Eusebe Fuchs fille majeure conformément à un contrat de vente Me Roessel le 13 frimaire 8, de laquelle maison on est obligé de payer à la caisse de la ville de Strasbourg comme représentant la ci devant Tour aux Pfenings 4 fr 50 de rente foncière – pour 4000 francs

Le cabaretier Jean Machenaud a épousé Gertude Riss en 1801
1801 (16 mess. 9), Strasbourg 3 (39), Me Übersaal n° 372, 945 – Enregistrement de Strasbourg, acp 79 F° 4 du 17 mess. 9
Contrat de mariage – Le Citoyen Jean Machenaud, Cabaretier, domicilié en cette ville, fils du Citoyen François Machenaud demeurant à Aufraux, commune de Brie Département de la Haute-Charente et de Jeanne Dumausau des par rapport d’une part,
et la Citoyenne Gertude Riss fille du Cit. Jean Riss, Vigneron domicilié à St. Pierre Canton de Barr, procréé en légitime mariage avec feue Marie Anne Kolff ses père et mère, assistée de du Citoyen Michel Schæffer cullottoer demeurant en cette ville son beau frère, d’autre part – cejourd’hui seize Messidor An neuf de la République française une et indivisible (signé) Mache,naus, hetritte Ris

Jean Machenaud vend la maison au marchand de beurre Jean Baptiste Blaise et à Marie Elisabeth Danchert

1802 (16 prairial 10), Strasbourg 3 (47), Me Übersaal n° 909, 1400 – Enregistrement de Strasbourg, acp 84 F° 138 du 19 prai. 10
Cit. Jean Machenaud Debitant de bierre de détail domicilié au quartier des Ponts couverts N° 2 et Gertrude Riss
au Cit. Jean Baptiste Blaise Marchand de beurre et Marie Elisabeth Danchert
Une Maison avec ses appartenances et dépendances située en cette ville au quartier des Ponts couverts N° 2, d’un côté le Cit. Pick brasseur d’autre le Cit. Maille cabaretier derrière sur le Cit. Jaecklé brasseur – acquise de Philippe Jacques Strohl Cabaretier conformément au Contrat de vente souss. le 6 prairial 9, lequel contrat avec celui passé devant Roessel le 13 frimaire 8 a été remis aux acquéreurs – doit annuellement à la recette de la ville de Strasbourg comme représentant la cidevant Tour aux Pfinnings 4 fr 50 de rente foncière – pour 3600 francs

Jean Baptiste Blaise, marchand originaire de Grandrupt près de Saint-Dié, épouse en 1797 Marie Elisabeth Danichert de Matzenheim
1797 (7 germ. 5), Strasbourg 5 (4), Me Faller n° 524 [acte en partie abîmé par l’humidité] – Enregistrement de Strasbourg, acp 46-49 F° 92-v du 9 ger 5
Contrat de mariage – Cit. Jean Baptiste Blaise, Marchand de St Dieu Département des Voges présentement à Strasbourg, veuf et fils majeur du C. feu Nicolas Blaise laboureur dudit St Dieu et de feu Barbe née Lamblé
Demoiselle Marie Elisabethe Danichert Fille majeure de feu Mathias cordonnier à Matzenheim et d’Elisabeth née Finck
(enregistrement, revenu industriel 100 livres)

Mariage, Strasbourg (f° 160, n° 317)
Cejourd’hui 8 Germinal l’an Cinq de la République (…) d’une part Jean Baptiste Blaise agé de 33 ans marchand forain, domicilié en cette commune depuis deux ans, natif de Grandrupt Canton de Bertrimoutier Département des Vosges fils de feu Nicolas Blaise, Laboureur audit lieu, et de feuë Barbe Lamblé, Veuf de Marie Barbe Ferry de l’d’autre part Marie Elisabeth Danchert agée de 28 ans, Servante, domiciliée en cette commune depuis douze ans, native de Matzenheim canton de Benfeld, département du Bas-Rhin fille de feu Mathias Danchert cordonnier audit lieu et d’Elisabeth Fing (…) 1° l’acte de naissance du futur, portant qu’il est né à Grandrupt le 4 Mars 1764 (…) 2° l’acte de naissance de la future, portant qu’elle est née à Matzenheim le 6 octobre 1768 (…) – (signé) Jbte Blaise, Elisatha danichart (i 164)

Inventaire après le décès de Jean Baptiste Blaise
1812 (7.3.), Strasbourg 8 (3), Me Roessel n° 564 – Enregistrement de Strasbourg, acp 119 F° 48-v du 7.3.
Inventaire des biens de Jean Baptiste Blaise – à la requête de Joseph Tauflieb marchand tuteur établi à Jean Baptiste Blaise, marchand, en vertu d’une délibération du conseil de famille du 27 février courant, détenu pour cause de folie et de démence à l’hôpital civil, Jacques Fries maréchal ferrant subrogé tuteur établi

dans une maison rue des bouchers n° 43 appartenant aud. Sr Fries – enseigné par Marie Elisabeth Danchert femme de Jean Baptiste Blaise
meubles 503 fr, argenterie 63 fr, créances total 7179 fr
Contrat de mariage, Me Faller le 7 germinal 5

La veuve de Jean Baptiste Blaise se remariera avec Joseph Haffner en 1816
1816 (22.4.), Strasbourg 8 (14), Me Roessel n° 3176 – enreg. manquant F° 49 du 23.4.
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – Joseph Haffner, rentier demeurant en cette ville, fils de Louis Haffner, laboureur à Still, et de feu Dorothée Supper
Elisabeth Danchert veuve de Jean Baptiste Blaise marchand (si go) (si go)

Jean Baptiste Blaise et Marie Elisabeth Danchert vendent la maison au négociant Samuel Levy de Hœnheim

1810 (12.9.), Strasbourg 6 (37), Me Meyer n° 287 – Enregistrement de Strasbourg, acp 115 F° 116-v du 17.9.
Jean Baptiste Blaise marchand de beurre et Marie Elisabeth Dauchert
à Samuel Levy négociant demeurant à Hoenheim
une maison avec appartenances et Dépendances sise au quartier des ponts couverts n° 2, d’un côté Sr Jacques Philippe Strohl brasseur d’autre la veuve et héritiers du Sr Maille aussi cabaretier, devant la rue, derrière le jardin du Sr Strohl – acquis de Jean Machenaud débitant de bierre en détail et Gertrude Riss par acte Me Übersaal le 16 prairial 10 – affectée d’une rente foncière de 4,50 fr au profit de la ville de Strasbourg – pour 4000 francs

Samuel Levy a épousé peu avant la Révolution Fradel Abraham qui prend en 1808 le nom de Florentine Fleur
1808, Hoenheim, Inscription des noms des juifs (1808) – n° 1 s’est présenté Samuel Lévi qui a déclaré prendre le nom de Samuel pour le nom de famille pour prénom celui de Lévi (signé) Samuel levy
n° 2 s’est présenté Samuel Lévi qui a déclaré donner à son fils Marx Lévi Mineur né à Hoenheim le 7 janvier 1783 [sic] prendre le nom de famille Lévi, pour prénom Celui de Martz
n° 3 s’est présenté Samuel Lévi qui a déclaré donner à son fils Michel Lévi Mineur né à Hoenheim le 26 frimaire an six le nom de famille Lévi, pour prénom Celui de Michel
n° 4 s’est présenté Samuel Lévi qui a déclaré donner à son fils Meyer Lévi Mineur né à Hoenheim le 23 fructidor an trois le nom de famille Lévi, pour prénom Celui de Moritz
n° 5 s’est présenté fradel Abraham qui a déclaré prendre Florentine pour le nom de prénom et celui de fleur pour le nom de famille

Samuel Levy et Florentine Fleur revendent l’année suivant la maison au laitier Michel Huber

1811 (30.4.), Strasbourg 10 (53), Me Zimmer n° 4944, 3169 – Enregistrement de Strasbourg, acp 117 f° 23-v du 30.4.
Samuel Levy négociant à Höhnheim et Florentine Fleur
à Michel Huber laitier
une maison avec appartenances et dépendances sise à Strasbourg au quartier des ponts couverts n° 2 entre Sr Jacques Philippe Strohl brasseur et les veuve et héritiers du Sr Maille cabaretier, derrière le jardin dud. Sr Strohl – acquis de Jean Baptiste Blaise, marchand de beurre, et de Marie Elisabeth Dauchert par acte Me Meyer le 12 septembre dernier – chargé d’une rente foncière de 4,50 au profit de la ville de Strasbourg – remis (…) 2. acte Me Übersaal le 16 prairial 10 transcrit au bureau des hypothèques de Strasbourg volume 8 n° 96 par lequel les conjoints Blaise ont acquis la maison de Jean Machenaud débitant de bierre, 3. vente par Philippe Jacques Strohl, cabaretier, au Sr Machenaud par acte Me Übersaal le 6 prairial 9 – pour 5500 francs

Michel Hueber, journalier natif de Stützheim, a épousé en l’an IV Marie Salomée Wolff native d’Ernolsheim : mariage et conventions matrimoniales passés quelques années plus tard
Mariage, Strasbourg (f° 12, n° 420)

Cejourd’hui 23 Floréal l’an quatre de la République (…) d’une part Michel Hueber agé de 27 ans Palefrenier, domicilié en cette commune depuis cinq ans, natif de Stützheim Département du Bas Rhin fils de feu Michel Hueber, meunier audit lieu, et de feuë Salomé Jungmann de l’autre part Marie Salomée Wolff agée de 30 ans, journalière, domiciliée en cette commune depuis quatre ans, native d’Ernolsheim, Département susdit fille de feu Martin Wolff, Cultivateur au dit lieu etd e feuë Marie Salomé Weiskopf (…) 1° l’acte de notoriété, constatant qu’il est né à Grandrupt vers la fin dy mois de Juin 1768 (…) 2° l’acte de naissance de la future, portant qu’elle est née à Ernolsheim le 24 Juillet 1765 (…) – (signé) Michael huber, wolff (i 15)

Contrat de mariage
1802 (9 ther. 10), Strasbourg 7 (29), Me Stoeber n° 976 – Enregistrement de Strasbourg, acp 85 F° 35 du 19 ther. 10
Eheberedung – br. Michael Huber tagner alhier und deßen Ehefrau Salome geb. Wolff von ihme authorisirt, freiwillig anzeigend daß Sie bereits sieben Jahr in Ehe leben nun aber seÿen sie gesonnen, wegen ihres beederseitigen Vermögens folgende puncten vestzusezzen – Straßburg den neunten Thermidor Zehen [unterzeichnet] Michael huber, + Salome Wolff handzeichen

La maison est vendue par adjudication judiciaire au brasseur Charles Chrétien Pick

1819 (4.11.), Hypothèque de Strasbourg, Transcription reg. 123, n° 18
le Tribunal Civil de Première Instance a rendu un jugement d’adjudication par voie d’expropriation forcée d’une maison et dépendances sise à Strasbourg quartier des Ponts Couverts réellement saisie sur Michel Huber, laitier – Cahier des Charges, Me Guebhard avoué près le Tribunal Civil déclare que le Sr Louis Farget [Faegel ?] propriétaire domicilié à Strasbourg est créancier de Michel Huber, laitier, d’une somme principale de 280 francs en vertu d’un jugement rendu par le Tribunal de Commerce en date du 28 juillet 1818
à Me Bloechel avoué – Déclaration de command du 7 octobre au nom de Charles Chrétien Pick, brasseur
Désignation de l’immeuble, une maison et dépendances sise à Strasbourg quartier des anciens Ponts Couverts n° 2, d’un côté M. Petit cabaretier d’autre la maison de Salomé Chevrier femme Fininger derrière partie le Sr Petit et le Sr Laemmermann brasseur, à l’avant sur la Place dite derrière les Ponts Couverts, Cette maison est batie partie en bois et partie en maçonnerie, elle consiste en rez de chaussée et un étage surmonté de greniers couverte de tuiles, le rez de chaussée et l’étage prennent jour sur la place des Ponts Couverts le premier par deux croisées et le second par trois. La maison prend son entrée par deux petites portes séparées donnant sur ladite place, mise à prix 100 fr, en l’étude de M Gebhardt avoué demeurant Grand rue n° 146 enreg. le 17 mai 1819
adjudication préparatoire du 5 août, Adjudication définitive du 7 octobre – moyennant 200 francs

Le brasseur Charles Chrétien Pick a épousé en 1807 Salomé Madeleine Brandhoffer
1807 (11.9.), Strasbourg 10 (32), Me Zimmer n° 378, 3269 – Enregistrement de Strasbourg, acp 103 f° 131 du 12.9.
Contrat de mariage – Mr Charles Chrétien Pick brasseur fils majeur de Jean Chrétien Pick Brasseur a l’Ours noir et feue De Susanne Marie Boesswilwald
Mademoiselle Salomé Madeleine Brandhoffer fille majeure du Sr Jean Brandhoffer Brasseur et feue De Marie Madeleine Boesswilwald née à Strasbourg le 2. avril 1785
(conventions sur les maisons et brasserie à l’enseigne de l’Ours noir sises Grand’rue)

Charles Chrétien Pick revend quelques semaines plus tard la maison au jardinier Mathias Schwoob et à Marie Thérèse Kaufmann

1819 (4.12.), Strasbourg 8 (28), Me Roessel n° 6860 – Enregistrement de Strasbourg, acp 145 F° 99-v du 8.12.
une maison avec dépendances située à Strasbourg quartier des anciens Ponts couverts n° 2, d’un côté M. Petit cabaretier d’autre la maison de Salomé Chévrier femme Fussinger devant la place derrière les Ponts Couverts, derrière en partie le Sr Petit en partie le Sr Laemmermann brasseur – acquis à la barre du Tribunal Civil dans l’expropriation forcée dirigée contre Michel Huber laitier adjudication et déclaration de command 7. octobre courant – pour 2000 francs
hypothèque une maison avec petite cour, aisances & dépendances située à Strasbourg rue Finckwiller n° 68 entre Sr Kuhn sergent de police & Sr Imberger menuisier derrière les Sr Kuhn, acquis de Joseph Pavie perruquier et Anne Marie Lentz par acte Me Zimmer le 17 novembre 1808

Originaire de Geispolsheim, Mathias Schwab a épousé à Hochfelden Thérèse Kauffmann en l’an X (1802)
Mariage, Hochfelden (f° 8-v) Auf heut den 20. floreal jm Zehenden jahr der Rep. Erscheint (…) der burger Mathias Schwab, Gärtner so 34 jahr alt deßen Mathias schwab und Catharina Freÿt Ehe und burgers ackersleuth in Geispolsheim mit der theresia Kauffmann tochter deß Joseph Kauffmann und Eva Münchin Ehe und burgers leuth jn hochfelden [unterzeichnet] Mathias schwoob, theresia Kaufmann (i 9)

Inventaire après le décès de Mathias Schwoob qui délaisse six enfants issus de sa femme

1843 (22.5.), Strasbourg 9 (89), Me Becker n° 1940
Inventaire après le décès du Sieur Mathias Schwoob en son vivant jardinier à Strasbourg où il est décédé le 24 Avril dernier – À la requête de 1° Dame Thérèse Kauffmann Veuve du Sieur Mathias Schwoob en son vivant jardinier agissant 1) à cause de la communauté de biens légale qui à défaut de contrat de mariage a existé entre elle et feu son mari ainsi que’elle le déclare, 2) en qualité de donataire de l’usufruit gratuit & viager de la moitié de la succession de son mari aux termes d’une donation entre vifs passée devant M. Becker le 23 avril dernier, 3) Et comme mandataire de M. Edouard Auguste Schwoob, vitrier demeurant à St. Denis rue de Paris N° 48 et de M. François Louis Schwoob, Chandelier demeurant à Paris rue Moufftard N° 116 (…), 2° Madeleine Schwoob épouse dûment assistée et autorisée de son mari Michel Friederich, vitrier avec lequel elle demeure à Strasbourg, 3° Dame Catherine Schwoob épouse dûment assistée et autorisée de son mari le Sieur Ignace Muckensturm, laboureur avec lequel elle demeurant à Hochfelden, 3° Dame Sophie Schwoob épouse dûment assistée et autorisée de son mari Sébastien Boos, fabricant de chandelles avec lequel elle demeure à Strasbourg, 5° Dame Joséphine Schwoob épouse dûment assistée et autorisée de son mari Isidore Jamu, employé à a manufacture des tabacs avec lequel elle demeure à Strasbourg, lesdits Edouard Auguste Schwoob, François Louis Schwoob, Madeleine Schwoob, Catherine Schwoob, Sophie Schwoob et Joséphine Schwoob habiles à se dire et porter seuls héritiers chacun pour un 6° de feu le Sieur Mathias Schwoob cidessus dénommé leur père décédé à Strasbourg le 24 avril dernier

dans le logement que les époux Schwoob occupaient dans une maison sise à Strasbourg, quartier des ponts couverts n° 2
La Veuve Schwoob déclare que le mariage entre elle et feu son mari a été célébré à Hochfelden le 14 avril 1802. Celle célébration ayant eu lieu avant la promulgation du titre du Code Civil sur le contrat de mariage, leur communauté se trouve réglée par les statuts qui étaient alots en vigueur en la commune de Hochfelden
Total des objets mobiliers 604 francs
§ V. Titres & papiers. Cote 1°. Vente de la maison au quartier finckwiller dépendant de la communauté, un contrat du 14 juin 1838 passé avantage Me Hatt portant vente par le défunt & sa veuve à Jean Michel Hoffherr & Barbe Jung conjoints à Schiltigheim d’une maison à Strasbourg, quartier finckwiller près des ponts couverts N° 68 moyennant 7000 francs (…)
Cote 3. Maison aux ponts Couverts N° 2. Six pièces sont la première est la grosse d’un Contrat du 4. décembre 1819 reçu par Me Roessel portant vente par le Sr Charles Chrétien Pick au défunt Mathias Schwoob & à sa veuve d’une maison sise à Strasbourg au quartier des anciens ponts couverts N° 2. La seconde est la grosse d’un Jugement rendu au Tribunal civil de Strasbourg le 7. octobre 1819 par lequel le dit Tribunal a prononcé l’adjudication de cette maison en faveur du dit Sr Pick qui en avait lui-même poursuivi d’expropriation comme étant aux droits du Sr Samuel Levy. La De veuve Schwoob déclare que suivant Contrat reçu par Me Zimmer le 30 avril 1811 dont l’expédition ne s’est pas trouvée la dite maison a été vendue par ledit Sr Levy au Sr Michel Hueber. La troisième pièce est la grosse d’un contrat reçu le 12 septembre 1810 par Me Meyer portant vente du même immeuble par le Sr Jean Baptiste Blaise au dit Levy. La quatrième pièce est la grosse d’un autre contrat du 4 thermidor an 10 reçu par Me Ubersaal par lequel la même maison a été vendue audit Sr Blaise par un Sr Jean Marchenaud (…). La cinquième pièce est la grosse d’un Contrat du 6 pluviose an 9 reçu par le même notaire Ubersaal portant vente du même immeuble au Sr Marchenaud par un sieur Philippe Jacques Strohl. La sixième pièce est le certificat délivré par M. le Receveur municipal de Strasbourg le 23 novembre 1836, Constatant que la rente dont ladite maison était grevée a été rachetée.
La veuve Schwoob déclare que lors du décès de son mari il était du pour loyer d’une partie de la dite maison une somme de 17,30 francs

La veuve Marie Thérèse Kauffmann meurt l’année suivante

Décès, Strasbourg (n° 1906)
Déclaration du décès le 30 octobre 1844 de Thérèse Kauffmann agée de 64 ans née à Hochfelden (Bas-Rhin) Veuve de Mathias Schwaab, jardinier domiciliée à Strasbourg morte le 30 du mois courant à cinq heures du matin dans la maison située 2 Ponts Couverts fille de feu Joseph Kauffmann, marchand, et de feu Eve Münch (i 91)

Acte de notoriété
1844 (21.11.), Strasbourg 9 (91), Me Becker n° 2503
Notoriété – (…) avoir parfaitement connu Dame Thérèse Kauffmann veuve du Sr. Mathias Schwoob, vivant jardinier, domicilié à Strasbourg, Et savoir que ladite Dame veuve Schwoob est décédée à Strasbourg le 30 octobre dernier. Que sa succession n’a pas été constatée par inventaire, Et qu’elle a laissé pr ses seuls héritiers chacun pour un sixième savoir 1°) M. Edouard Auguste Schwoob, vitrier, domicilié à Strasbourg, 2) M. François Louis Schwoob, fabricant de chandelles, domicilié en ladite Ville, 3°) Dame Madeleine Schwoob, épouse de M. Michel Friederich vitrier les deux demeurant à Strasbourg, 4° Dame Catherine Schwoob, épouse du Sr Ignace Muckensturm, laboureur demeurant ensemble à Hochfelden, 5°) Dame Sophie Schwoob épouse du Sr Sébastien Boos, marchand de vins autrefois fabricant de chandelles demeurans à Strasbourg 6° Et Dame Joséphine Schwoob épouse de M Isidore Chamu employé à la manufacture de Tabac demeurans ensemble en ladite Volle, ses six enfants.

Les héritiers exposent la maison aux enchères. Le voisin Denis Morpain (propriétaire par sa femme du n° 2 actuel, le n° 237 au plan Blondel) se porte acquéreur. Les vendeurs retirent la maison de la vente

1844 (27.Xbr), Strasbourg 9 (92), Me Becker n° 2567
Cahier des charges – 1) Le Sr Sébastien Boos, marchand de vins, autrefois fabricant de chandelles, demeurant à Strasbourg, agissant en qualité de mandataire de François Louis Schwoob fabricant de chandelles domicilié à Strasbourg, 2) De Sophie Schwoob épouse dudit Sr Boos qui l’autorise à l’effet des présentes, demeurant ensemble à Strasbourg, 3) Me Isidore Chamu, employé à a manufacture des tabacs de la ville de Strasbourg, demeurant en la dite ville agissant au nom et comme mandataire du Sr Edouard Auguste Schwoob, vitrier demeurant à St. Denis rue de Paris N° 48, 4) Mad. Joséphine Schwoob épouse du dit Sr Chamu qui l’autorise à l’effet des présentes, demeurant ensemble en la même ville, 5) De Madeleine Schwoob épouse du Sr Michel Friederich, vitrier qui l’autorise aussi à l’effet des présentes, demeurant ensemble à Strasbourg, 6) Et De Catherine Schwoob épouse du Sr Ignace Muckensturm, laboureur qui l’autorise également à l’effet des présentes, demeurant ensemble à Hochfelden, Lesquels comparans ont expose qu’ils ont fait annoncer au public qu’il serait procédé aujourd’hui à la vente aux enchères de l’immeuble ci après désigné.

Désignation de l’immeuble à vendre. Une maison avec puits & autres appartenances & dépendances située à Strasbourg, quartier des anciens ponts couverts N° 2 tenant d’un côté au Sr Gerhardt, de l’autre au sieur Morbin, par derrière en partie ladit Sr Gerhardt & en partie le Sr Laemmermann brasseur & par devant sur la place dite derrière les ponts couverts. Etablissement de la propriété, Les dits Srs Schwoob, De Boos, Se Chamu, De Friederich & De Muckensturm sont devenus propriétaires de l’immeuble ci-dessus désigné pour l’avoir recueilli dans la succession de du Sr Mathias Schwoob leur père, de son vivant jardinier à Strasbourg dont ils sont les seuls héritiers chacun pour un 6°, ainsi que le tout résulte tant de l’inventaire après le décès du dit Sr Schwoob dressé par ledit Me Becker en date au commencement du 22 Mai 1843, que d’un acte contenant liquidation & partage de la succession du dit défunt dressé par le même notaire le 14 juillet suivant, les comparans faisant observer que l’usufruit viager du dit immeuble qui avait été abandonné par cette liquidation à De Marie Thérèse Kaufmann veuve du dit défunt se trouve éteint, l’usufruitière étant décédée le 30 octobre dernier. Le Sr Schwoob père était propriétaire du dit immeuble en vertu de l’acquisition qu’il en avait faite de Mr Charles Chrétien Pick, brasseur à Strasbourg, suivant contrat passé devant Me Roessel le 4 décembre 1819, (…), Mr Pick était devenu propriétaire du dit immeuble par suite de l’expropriation forcée dirigée contre le Sr Michel Huber laitier à Strasbourg & en vertu tant d’un jugement d’adjudication définitive rendu à la barre du tribunal civil de Strasbourg le 7. octobre 1819 que d’une déclaration de command faire au greffe du dit Tribunal le même jour. Le Sr Huber avait acquis ledit immeuble du Sr Samuel Levy négociant demeurant à Hoehnheim Suivant contrat passé devant Me Zimmer le 30 avril 1811 moyennant le prix de 5500 francs, (…), Le Sr Levy était propriétaire du dit immeuble comme en ayant fait l’acquisition du Sr Jean Baptiste Blaise, marchand de beurre & de De Marie Elisabeth Dauchert sa femme de Strasbourg suivant contrat de vente passé devant Me Meyer le 12 septembre 1810, (…) les époux Blaise étaient propriétaires du même immeuble au moyen de l’acquisition qu’ils en avaient faite de Jean Marchenaud débitant de bierre & de De Gertrude Riss sa femme de Strasbourg, suivant contrat passé devant Me Ubersaal le 16 prairial an 10 (…), Enfin les époux Marchenaud avainet été propriétaires de l’immeuble en question comme l’ayant acquis dudit Sr (Philippe Jacques) Strohl cabaretier à Strasbourg suivant acte passé devant ledit Me Ubersaal le 6 prairial an 9 pour le prix de 4000 francs (…) Les vendeurs déclarent qu’une rente foncière de 4 francs 45 centimes payable annuellement à la Ville de Strasbourg & dont l’immeuble en question était grevé a été rachetée par Me Pick susnommé le 23 novembre 1836. – Mise à prix 6000 francs
N° 2568, 27 Décembre 1844, Adjudication provisoire, le Sr Denis Morpain employé de l’administration des tabacs demeurant en cette ville a porté le pris du dit immeuble à la somme de 7000 francs
N° 2575, 2 Janvier 1844 [sic] Surmise, Sr Philippe Milius, marchand de farine demeurant rue de la fontaine N° 6, 7200 francs
N° 2581, 6 Janvier 1845, Prorogation
N° 2594, 20 Janvier 1845, Retrait

François Louis Schwoob, aubergiste à Lyon, vend ses droits successifs à son beau frère Sébastien Boos

1845 (19.7.), Strasbourg 9 (93), Me Becker n° 2761
Vente de droits successifs – François Louis Schwoob, aubergiste demeurant à Lyon, agissant comme habile à se dire et porter héritier pour un 6° du Sr Mathias Schwoob, vivant jardinier à Strasbourg et de Dame Thérèse Kauffmann son épouse défunte ses père et mère ainsi que cette qualité se trouve constatée dans l’inventaire dressé après le décès dudit Schwoob par Me Rencker en date au commencement du 22 mai 1843
a M. Sébastien Boos, propriétaire et ancien fabricant de chandelles demeurant à Strasbourg
Tous les droits successifs mobiliers et immobiliers compétant au cédant dans les succession de ses dits père et mère défunts (…)

Les héritiers vendent la maison à Denis Morpain, le voisin

1845 (10. 7.br), Strasbourg 1 (97), Me Rencker n° 18 542
I. Le Sieur Sébastien Boos propriétaire et ancien fabricant de chandelle et Dame Sophie Schwoob sa femme, de lui autorisée, domiciliés à Strasbourg, II. Madeleine Schwoob femme assistée et autorisée de Michel Friederich vitrier, domicilié en la même ville, III. Le Sieur Isidore Chamu, employé à la manufacture royale des tabacs, domicilié en cette ville agissant en qualité de mandataire de Mr Edouard Auguste Schwoob, ouvrier-vitrier demeurant à Paris rue Saint Denis n° 48, IV. Joséphine Schwoob épouse autorisée dudit Sieur Isidore Chamu, domiciliée à Strasbourg, V. Catherine Schwoob femme assistée et autorisée du Sieur Ignace Muckensturm cultivateur domicilié à Hochfelden, lesdits Sophie Schwoob femme Boos, Madeleine Schwoob femme Friederich, Auguste Schwoob, Joséphine Schwoob femme Chamu et Catherine Schwoob femme Muckensturm agissant en qualité d’héritiers du sieur Mathias Schwoob vivant jardinier à Strasbourg et de Thérèse Kauffmann son épouse défunte, leurs père et mère ainsi qu’il est constaté par l’inventaire dressé après le décès des dits époux Schwoob par Me Becker sus nommé en date au commencement du 21 novembre 1843 et par un acte de notoriété reçu par le même notaire le 21 novembre dernier et le sieur Sébastien Boos agissant comme étant aux droits de François Louis Schwoob, aubergiste demeurant à Lyon, celui-ci héritier du dernier sixième en vertu de la vente de ses droits successifs qu’il a faite audit Sieur Boos suivant acte passé devant ledit Me Becker le 19 juillet dernier
à Monsieur Denis Morpain, employé à la manufacture royale des tabacs et à Dame Marie Salomé Maille sa femme
Une maison sise à Strasbourg quartier des ancien ponts couverts N° 2 avec appartenances et dépendances, d’un côté la place dite derrière les ponts couverts et par derrière ledit Sieur Gerhardt. Cet immeuble appartenait auc époux Mathias Schwoob défunts pour avoir été acquis par eux du Sieur Charles Chrétien Pick brasseur demeurant à Strasbourg suivant contrat passé devant Me Roessel le 4 décembre 1819. Monsieur Pick en avait fait l’acquisition à la barre du tribunal civil séant à Strasbourg dans l’expropriation forcée dirigée contre Michel Stuber laitier demeurant en cette ville en conformité d’un jugement d’adjudication et d’une déclaration de command en date du 7 octobre 1819 (…) Dans la vente sont encore compris trois poêles en faÿence et un en fonte avec leurs pierres. Le prix de vente est fixé à 6500 francs

Denis Morpain, ancien soldat, a épousé en 1825 Marie Salomé Maille
Mariage, Strasbourg (n° 315) Acte de mariage célébré le 30 août 1825. Denis Morpain, majeur d’ans, né en légitime mariage le 3 Brumaire an Sept à Cars (Gironde), domicilié de droit à Cars, ancien Sergent major au 19° Règiment d. ligne, fils de Jean Morpain, propriétaire audit lieu et de Marie Godineau, et Marie Salomé Maille, Majeure d’ans, née en légitime mariage el 2 Pluviose an 2 à Strasbourg domiciliée à Strasbourg fille de Jean Baptiste Maille, propriétaire domicilié à Saverne (Bas-Rhin) et de Marie Salomé Schropp conjoints divorcés cette dernière épouse actuelle de Jean François Teningre, pensionnaire de l’Etat (signé) denis Morpain, Marie Salome Maille (i 35)


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