19, rue des Francs-Bourgeois


Rue des Francs-Bourgeois n° 19, anciennement 3 rue des Fribourgeois, maison Haffner (1777, bâtiment septentrional)
IV 318 (Blondel) – N 866 puis section 60 parcelle 95 (cadastre)

Francs-Bourgeois 19-21Francs-Bourgeois 19 (détail)
Les deux bâtiments du numéro 19 au centre
Détail de l’ancien bâtiment de gauche

La maison abrite la Monnaie de la Ville jusqu’à son installation dans les anciens bâtiments de l’Intendance (voir la décision des Directeurs fonciers en 1756). La Ville vend en 1760 l’ancienne Monnaie au négociant Jean Daniel Dietrich qui meurt en 1775. Son héritier cède en 1781 la partie qui donne dans les rues des Fribourgeois et du Vieux-Seigle au messager des tutelles Jean Jacques Haffner en 1775 et celle qui donne dans la rue de la Lanterne à Chrétien Antoine Joseph d’Oberkirch. Jean Jacques Haffner vend en 1775 le bâtiment d’angle et conserve celui qui s’ouvre exclusivement sur la rue des Fribourgeois (actuel n° 19). Il reconstruit en 1777 le bâtiment au dessus de la porte cochère. La nouvelle construction est caractéristique de la manière en vogue à l’époque : bandeaux, moulures aux linteaux du premier étage.

151 Elévations f-a
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 151

La maison à l’angle de la rue du Vieux-Seigle se trouve de part et d’autre du repère (f). Elle est suivie de celle où s’ouvre la porte cochère, puis du mur de clôture qui sépare la rue de la cour séparée en deux parties. Dans la cour (J) qui borde la rue, on voit entre (2) et (1) le mur latéral de la maison à porte cochère, entre (1) et (4) le mur de clôture vers la rue, un bâtiment bas du côté sud entre (4) et (3), puis entre (3) et (2) un appentis puis la palissade qui la sépare de la deuxième cour. La palissade se retrouve dans la cour (I) après le repère (6), suivie sur la droite du bâtiment à porte cochère qui donne dans la rue des Fribourgeois. On voit l’arrière du bâtiment rue du Vieux-Seigle entre (1) et (2), les bâtiments qui la bordent du côté oriental entre (2) et (3) et du côté méridional entre (3) et (6)  maison voisine (bâtiment haut) puis appentis dont un des côtés donne dans la première cour (J).

151 Cour J151 Cour I

On déplace le portail d’entrée et on ouvre une fenêtre au rez-de-chaussée en 1878. On transforme en 1935 la toiture vers la rue pour aménager des mansardes. Le rez-de-chaussée est transformé à son tour en 1936, notamment en y aménageant quatre baies de magasin.
Le Foyer de la patrie (Herberge zur Heimat) fait construire en 1884 un nouveau bâtiment qui porte le n° 3 bis, la partie droite des façades actuelles. D’abord à simple rez-de-chaussée, il est surélevé d’un premier étage en 1886 puis d’un deuxième en 1903. Les mansardes sont transformées en deuxième étage dans le bâtiment sur cour en 1907, on y aménage le troisième étage en 1922. Cette partie de la maison est exhaussée en 1935. La librairie de la société évangélique (ensuite librairie Oberlin) s’y installe la même année.

Façade n° 3, 3.bis (1936)
Façade n° 3 (1935)Façade n° 3 (1936)
Différents états en 1935-1936 (dossier de la Police du Bâtiment

)

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1655 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Ville de Strasbourg
1760 v Jean Daniel Dietrich, négociant, célibataire – luthérien
1775 v Jean Jacques Haffner, messager du bureau des tutelles, et (1760) Marie Salomé Kampmann, veuve de Jean Chrétien Lufft, chirurgien à Niederbronn – luthériens
1807 h Frédéric Geofroi Kampmann, homme de lettres, et (1796) Frédérique Madeleine Haug
1845 h François Hœrter, pasteur au Temple neuf, et (1823) Henriette Elise Kampmann puis (1830) Frédérique Dorothée Rausch
1876* h Gustave Guillaume Hœrter, Elise Henriette Hœrter et Marie Hœrter
1885* Foyer de la Patrie (Herberge zur Heimath) puis Foyer du Jeune Homme
1942* v Ville de Strasbourg
1943* v Librairie Oberlin
1951* Librairie et Editions Oberlin, G. Wild et Cie.

(1765, Liste Blondel) IV 318, à M. Dietrich
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 866, Kampmann, Frédéric Geoffroi – maison, sol, jardin – 6,8 ares

Locations

1763, Marie Marguerite Scheppel veuve de Jean Michel Lichtle, contrôleur à la monnaie
1783, Jean Frédéric Krüger, marchand

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Directeurs fonciers (Bauherren)

1756, Directeurs fonciers (VII 1407)
Les Directeurs fonciers demandent de dresser des plans avant d’échanger l’ancienne Intendance (place Saint-Thomas, actuellement rue de la Monnaie) contre les bâtiments de la Monnaie situés rue des Fribourgeois

(f° 14) Eodem die 23. Martÿ 1756. Alte Intendance, Königl. Müntz – In præsentiâ herrn Stättmeisters Carl Ferdinand Zorn Von bulach, Herrn Ams. Johann Friderich Faust, und Herrn XIII. Johann Leonhard Kien als Deputirter Herrn Eines Löbl. Magistrats, So dann Herrn Stättm. Frantz Samuel Von Berckheim, Herrn XV. Johann Christoph Richßhoffer, Herrn Frantz Antoni Denner, der Oberhauherren, Herrn Lit. Frantz Krug, meiner, Hn Lohners, und H. Werckmeisters.
Ist in der, der Statt zugehörigen Alten Intendance am St. Thomans plan, und auch in der Königlichen Müntz theils an der freÿburger, und theils an der Herrenstubgaß ein Augenschein eingenommen worden, weilen die Herren Von der Müntz die Alte Intendance gegen der Müntz im Zutauschen begehren. Und wurde Von samtlichen Herren Erkannt, daß Hh. Lohner und Werckmeister sowohl Von der alten oder Vormahligen Intendance als auch Von der Müntz einen Ordentlichen Plan verfertigen, anbeÿ eine Vollständige beschreibung der größe eines jedem Platzes, wie auch aller Zimmeren und Gelegenheiten, in den standt in welchem sich solche befinden, machen, und die æstimation beÿfügen sollen, doch so daß das Zur Intendance gezogene, und ehenmahls gewesene schaffneÿ hauß des Stiffts Carthauß, welches Mhh. Vor die Statt Zu behalten gedencken, besonders abgezeichnet, beschrieben und abgeschätzt werde.

1777, Directeurs fonciers (VII 1417)
Le bâtiment que reconstruit Jacques Haffner en 1777 est sans doute la partie de l’actuel n° 19 dans le style de l’époque

(f° 267-v) Montags den 13. Octobris 1777. folgende Augenschein eingenommen Jacob Hafner Vogteÿ: Bott – (folgende Augenschein eingenommen) In der Freÿburger Gaß an Jacob Hafner des Vogteÿ: Botten behausung, welcher das vordere über dem Hausthor befindliche Stöckel abbrechen und an deßen statt ein neues aufbauen möchte. Erkannt, Mit dem Anhang willfahrt, daß das vornen hienaufgehende Kamin abgebrochen und inwendig hinauf geführt werden solle.

(traduction) Lundi 13 octobre 1777. Jacques Hafner, messager des tutelles – visite des lieux, rue des Fribourgeois dans la maison du messager des tutelles Jacques Hafner qui a l’intention de démolir le petit bâtiment avant au-dessus de la porte cochère et de le remplacer par un nouveau. Décision, accord, à condition de démolir le conduit de cheminée qui se trouve à l’extérieur pour le placer à l’intérieur.

Atlas des alignements

2° arrondissement ou Canton nord – Rue des Fribourgeois

nouveau N° / ancien N° : 4 / 5
Kampmann
Rez de chaussée et 2 étages bons en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 249 case 1

Kampmann Frédéric Geoffroi à Strasbourg
Haerter François Louis, Pasteur rue des fribourgeois 5 (1849) / derrière le Temple neuf 14

N 866, maison, sol et jardin, R. des Fribourgeois 5
Contenance : 6,80
Revenu total : 255,53 (252 et 3,53)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 49 / 39
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1006 case 2

Hoerter François Louis, Pasteur rue du Temple neuf 6
1876 Hoerter Gustav Wilhelm, Elsie Henriette & Maria Minna, Neu viehegasse 6
1885 Herberge zur Heimath
(ancien f° 754)

N 866, maison, sol et jardin, Rue des Fribourgeois 3
Contenance : 6,80
Revenu total : 255,53 (252 et 3,53)
Folio de provenance : (249)
Folio de destination : Vergrößerung (maison) – 1006 II u. Weg (sol)
Année d’entrée :
Année de sortie : 1882 (maison) – 86/87 (sol)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1
portes et fenêtres ordinaires : 49
fenêtres du 3° et au-dessus :

maison
Revenu total : 376,63 (373 et 3,53)
Folio de provenance : Vergrößerung
Folio de destination : 1006.II
Année d’entrée : 1882
Année de sortie : 89/89
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 87* / 67
fenêtres du 3° et au-dessus : 4 / 3

sol
Contenance : 6,79
Revenu total : 3,53
Folio de provenance : 1006.II
Folio de destination : Umbau. Gb

Haus
Contenance : 6,79
Revenu total : 571,53 (568,00 et 3,53)
Folio de provenance : 1006.II
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 88/89
Ouvertures, portes cochères, charretières : 2
portes et fenêtres ordinaires : 102/92
fenêtres du 3° et au-dessus : 12/4*

Cadastre allemand, registre 30 p. case

Parcelle, section, n° – autrefois N 866
Canton : Freiburger Gasse Hs. Nr 3 – Rue des Francs-bourgeois N° 19 – Eugen-Würtz-Straße – Rue des Francs-bourgeois
Désignation : Hf, Whs, N.G.
Contenance : 6,38
Revenu : 5500 – 6000
Remarques :

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1942), compte
Comité du Foyer du Jeune Homme
Foyer du Jeune Homme

(Propriétaire à partir de l’exercice 1942), compte 34
Strassburg die Gemeinde
1909 Gemeinde Strassburg / Ville de Strasbourg
(33)

(Propriétaire à partir de l’exercice 1943), compte 6159
Oberlin Buchhandlung
1951 Librairie et Editions Oberlin, G. Wild et Cie.
(296)

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton IV, Rue 106 Des Fribourgeois (p. 196)
(maison n°) 5

pr. Haffner veuve
loc. Greis, Notaire – Echasses
loc. Gratzeisen, veuve

Registres de population

(1795) 11° section, Quay des Bateliers N° 16 (registre 600 MW 11) – légende

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Freiburgergasse (S. 40)

(Haus Nr.) 3
Herberge zur Heimat. 0
Kaffeehalle zum Blauen Kreuz. 0
Evang. Jünglings-Verein. 1
Evang. Lehrerverband. 1
Temperenzverein. 1
Schlegel, Hausvater. 1

Dossier de la Police du Bâtiment (dossier (I) 1878-1953, cote 816 W 176)

On ouvre un nouveau portail d’entrée en murant l’ancien et une fenêtre au rez-de-chaussée en 1878. La Société Evangélique, citée depuis 1899 quand elle est autorisée à poser une enseigne pour son restaurant à la Croix Bleue, occupe le bâtiment septentrional dont elle transforme la toiture sur rue pour aménager des mansardes en 1935. Le rez-de-chaussée est transformé à son tour en 1936, notamment en y aménageant quatre baies de magasin.
Le Foyer de la patrie (Herberge zur Heimat) fait construire en 1884 un nouveau bâtiment qui porte le n° 3 bis. Le propriétaire cède une petite portion de terrain pour aligner le bâtiment qui a d’abord seulement un rez-de-chaussée (16 mètres de long et 5 mètres de haut jusqu’à la corniche). Il est terminé, mars 1885 et surélevé d’un étage en 1886. La salle du foyer est agrandie en 1892, on ajoute un deuxième étage en 1903. Une fenêtre est transformée en porte sur la façade en 1905. Les mansardes sont transformées en deuxième étage dans l’aile droite du bâtiment sur cour en 1907. Après la guerre, le Foyer de la Patrie devient le Foyer du Jeune Homme. Le troisième étage du bâtiment sur cour est transformé en appartements en 1922. Cette partie de la maison est exhaussée en 1935. La librairie de la société évangélique (ensuite librairie Oberlin) s’y installe la même année.
Chacun des deux bâtiments le long de la rue est occupé par deux magasins.

Sommaire
  • 1878 – J. Matzig demande au nom de l’entrepreneur en bâtiment Albert Lohmiller l’autorisation d’ouvrir un portail d’entrée et de murer l’ancien au 3 rue des Fribourgeois – Accord
    1878 – J. Matzig demande au nom de l’entrepreneur en bâtiment Albert Lohmiller (rue de la Course) l’autorisation d’ouvrir une fenêtre au rez-de-chaussée au 3 rue des Fribourgeois, propriété de M. Katz – Accord (In Erwägung daß dieser Eigenthum im Alignement steht und keinen Ueberhang hat, so ist der Beschluß N° 1745. in Anwendung zu bringen)
  • 1879 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du propriétaire Léon Katz l’autorisation de faire une prise pour environ trois becs
  • 1883 – F. Birnbacher se plaint que la cheminée de son propriétaire M. Schnee de même que celle de son voisin Léon Katz sont trop basses – La Police du Bâtiment demande au propriétaire de surélever sa cheminée du bâtiment latéral pour qu’elle dépasse d’au moins un mètre le bâtiment voisin 6 rue de la Lanterne – Le propriétaire répond que le plaignant a retiré sa plainte – La Police du Bâtiment demande cependant que la cheminée ait la hauteur réglementaire – Travaux terminés, mars 1883
  • 1884 – L’entrepreneur en bâtiment A. Brion (11 rue Sainte-Aurélie) demande au nom du foyer de la patrie (Herberge zur Heimat) l’autorisation de construire le long de la rue un bâtiment à simple rez-de-chaussée (16 mètres de long et 5 mètres de haut jusqu’à la corniche) au 3.bis rue des Fribourgeois – Le propriétaire devra céder un terrain pour aligner le bâtiment. Plan du terrain cédé – Plan, le bâtiment effectivement construit est plus petit que prévu. – Le Foyer à la Patrie, représenté par son président le baron von der Goltz est autorisé à construire un bâtiment à rez-de-chaussée 3.bis rue des Fribourgeois après avoir cédé 1,30 mètres carrés de terrain à la Ville pour suivre l’alignement. Plan du terrain cédé
    Suivi de la construction – La Police du Bâtiment constate qu’on a réemployé d’anciennes poutres dont certaines sont vermoulues. Le gros-œuvre est terminé, octobre 1884. Le tuyau d’aération de la fosse d’aisances n’a pas le diamètre réglementaire, décembre 1884. Le bâtiment est terminé, mars 1885
  • 1885 – Le directeur de l’usine à gaz demande que l’installateur Zetzner soit autorisé à faire une prise pour environ 20 becs au Foyer de la Patrie – Autorisation
  • 1886 – L’entrepreneur en bâtiment A. Brion (11 rue Sainte-Aurélie) est autorisé à construire un étage sur le rez-de-chaussée au 3.bis rue des Fribourgeois (21,80 mètres de long, hauteur totale 8,50 mètres) – Plan, le bâtiment effectivement construit occupe une surface moindre que sur le plan.
    Suivi des travaux – Le gros-œuvre est terminé, septembre 1886. Deux fenêtres ont été agrandies en hauteur, le portail a été transformé en une porte et une fenêtre, octobre 1886, ce qui donne lieu à des droits de voirie supplémentaires
  • 1886 – La Ville installe une canalisation : liste des tuyaux raccordés (trois au Foyer de la Patrie, n° 3 rue des Fribourgeois) – L’entrepreneur en bâtiment A. Brion (11 rue Sainte-Aurélie) est autorisé à installer un tuyau de raccordement à la canalisation municipale – Plan
  • 1892 – La Police du Bâtiment constate que l’entrepreneur Brion fait des travaux sans autorisation au Foyer de la Patrie – L’entrepreneur est autorisé à agrandir la salle du foyer – Plans
  • 1892 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du propriétaire Mühleisen l’autorisation de faire une prise pour environ dix becs – Autorisation
  • 1893 – La Police du Bâtiment notifie le Foyer de la Patrie de faire ravaler la façade – Travaux terminés, octobre 1893
  • 1895 – La Police du Bâtiment constate que le directeur du Foyer de la Patrie, Müller, a posé sans autorisation une enseigne plate – Demande déposée par le directeur, G. Rieth – Autorisation
  • 1899 – Les architectes Berninger et Krafft (4 Faubourg de Pierre) demandent l’autorisation d’installer une enseigne à l’auberge à la Croix bleue (enseigne perpendiculaire qui représente une croix bleue) – Dossier à la Préfecture de police – Autorisation – Le délai d’un an expire sans que l’enseigne ait été posée
  • 1901 – Dossier à la Préfecture de police. Le directeur du Foyer de la Patrie demande l’autorisation de fabriquer de l’eau gazeuse dans la cave. La Police du Bâtiment demande que la cloison en lattes soit remplacée par un mur maçonné
  • 1903 – Les architectes Berninger et Krafft demandent au nom du Foyer de la Patrie l’autorisation de transformer le bâtiment (comme le premier étage est déjà habité et que les poutres ne sont pas transformées, la hauteur des pièces pourra être de 2,65 au lieu de 2,80 mètres) – Plans du sous-sol, du rez de chaussée, du premier et du deuxième étage, des mansardes – Calculs statiques, version annulée et version définitive
    Suivi des travaux – Les démolitions sont en cours, septembre. On construit les murs extérieurs, octobre. On construit les murs extérieur et intérieurs, fin octobre. Les murs sont terminés, on installe le comble, décembre. Les architectes demandent la réception du gros-œuvre, décembre 1903. La réception n’a pas lieu parce que les bâtiments ne sont pas entièrement achevés – L’architecte entrepreneur Paul Brion (5-7 rue de Rosheim) demande la réception du gros-œuvre. Le mur coupe-feu vers la propriété voisine n’atteint pas le toit – Le mur coupe-feu est entièrement terminé, la menuiserie est en cours, avril – Le garde-corps du fourneau manque dans la salle de restauration – Travaux terminés, octobre 1904
  • 1905 – L’architecte entrepreneur Paul Brion (5-7 rue de Rosheim) demande l’autorisation de transformer dans le mur de façade une fenêtre en porte au Foyer de la Patrie – Autorisation, dessin (la nouvelle porte, juste à droite du portail)
  • 1907 – Les architectes Berninger et Krafft demandent au nom du Foyer de la Patrie l’autorisation de transformer la mansarde en deuxième étage dans l’aile droite du bâtiment sur cour – Autorisation, Plan
    Suivi des travaux – Le deuxième étage est transformé, les nouveaux murs en cours de construction, mai 1904. Travaux de plâtrerie, juillet, Travaux de peinture, octobre – Travaux terminés, janvier 1905
  • 1915 – La Société Evangélique de Strasbourg (restaurants de la Croix Bleue, ancienne adresse 3 rue des Fribourgeois, nouvelle adresse 19 rue Haute, pétitionnaire G. Weber, 10 Vieux Marché aux grains) demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire, une lanterne et deux panneaux tarifaires – Dessin – Autorisation
  • 1916 – L’Union Chrétienne des Jeunes Gens (Christlicher Verein Junger Männer, agissant par Eugène Murbach, 14 rue des Dentelles) demande l’autorisation de poser des enseignes. Maquettes sur carton : inscription Soldatenheim et panneau qui indique les heures d’ouverture et les services proposés
  • 1919 – Le Gouvernement militaire par le général Cernesson demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse Foyer du Soldat. L’autorisation d’une enseigne non lumineuse est accordée à titre précaire à cause de la saillie trop importante – Dessin intitulé Union franco américaine, Hochstrasse 19
  • 1922 – Le Foyer du jeune homme (19, rue des Francs-Bourgeois, agissant par Eugène Murbach) demande l’autorisation de transformer le troisième étage du bâtiment sur cour en appartements (la transformation prévue dans les plans ci-joints est conforme à l’étage en dessous. Les anciens dortoirs seront divisés l’un en 4 chambres l’autre en 2 salles. Les nouvelles pièces serviront comme appartement aux pensionnaires de la maison) – Autorisation de transformer les salles d’asile en chambres – Travaux terminés, juin
    Plans : Propriété du Foyer du Jeune Homme, anct. Herberge zur Heimat
  • 1923 – L’entrepreneur Meyer et Reyle (3 impasse Saint-Nicolas) est autorisé à occuper la voie publique pour ravaler la façade (crépi, peinture)
  • 1934 – La Teinturerie de l’Est (domiciliée à Bischwiller) est autorisée à poser une enseigne perpendiculaire en verre au 19 rue des Francs-Bourgeois
  • 1927 – Le Foyer du Soldat, dit Foyer Kléber, géré par l’Association des Dames Françaises (A.D.F.) a pris possession des deux enseignes du marchand de meubles Bickhardt. Le Foyer Kléber déménage en 1934 à l’Esplanade au quartier Grand d’Esnon
  • 1934 – J. Werner (magasin de tissus Au sans rival) demande d’autoriser une enseigne et un store déjà posés – Autorisation
  • 1935 – La Société Evangélique (rue de l’Ail) demande l’autorisation de transformer une partie de la toiture sur rue pour aménager les mansardes. Entrepreneur, Emile Fiedel, 20.a rue de Liepvre) – Autorisation – Plans – Réception finale, octobre (partie septentrionale de la parcelle)
  • 1935 – Le Comité du Foyer du Jeune homme (16, rue de l’Ail, agissant par E. Murbach) demande l’autorisation d’exhausser le 19 rue des Francs-Bourgeois. Le propriétaire devra acquérir 9 m² de terrain pour que la façade suive l’alignement légal. – Autorisation de transformer et de surélever le bâtiment (entrepreneur, Emile Fiedel) – Calcul statique – Réception du gros-œuvre, août 1935, réception finale, octobre 1935 – Plans (partie méridionale de la parcelle)
  • 1935 – Octobre. La Police du Bâtiment constate que la librairie évangélique qui a récemment ouvert ses portes a posé sans autorisation un store au-dessus de la devanture – Demande, autorisation, décembre
  • 1936 – L’entrepreneur Emile Fiedel demande au nom de la Société Evangélique l’autorisation de transformer le rez-de-chaussée (4 trumeaux, 4 baies de magasin, fermetures, travaux intérieurs). Il est en outre autorisé à occuper la voie publique devant le bâtiment – Calcul statique – Plans – Le gros œuvre est terminé, août 1936. Réception finale, octobre 1936
    Août. La veuve Koch et fils (route de Bischwiller à Schiltigheim) est autorisée à poser un chaudron d’asphalte devant le bâtiment pour des travaux de parquet
  • 1936 – Le magasin de tissus Au sans rival (J. Werner) retire son enseigne au 1 juillet 1936
    1937 – La Teinturerie de l’Est retire son enseigne en janvier 1937
  • 1942 – La librairie Oberlin demande l’autorisation de peindre une inscription (entrepreneur, Freyburger, 5 rue de Sarreguemines) – Travaux terminés, juin – Dessin sur calque
    1942 – A. Freyburger est autorisé à peindre une inscription pour le compte de G. Clauss et fils, vente en gros de tissus – Photographie (partie gauche du bâtiment méridional, à côté de la librairie)
  • 1949 – Robert Zipf (Lingerie Bonneterie Libo) demande l’autorisation d’avancer de 10 à 12 centimètres la devanture sur le trottoir, soit moins que le cinéma voisin – Plan de situation – Autorisation – Travaux terminés, avril 1949 – Le service d’arpentage calcule l’empiétement exact sur le domaine public puisque la façade est en arrière de l’alignement légal
  • 1951 – Frédéric Andlauer (entreprise d’installations électriques) est autorisé à transformer le devanture – Dessin de l’état existant et de l’état projeté – Extrait du plan cadastral – Pas de travaux
  • 1952 – Robert Zipf demande l’autorisation d’une part de poser un arbre de Noël entre l’entrée du magasin Andlauer et la lingerie d’autre part de fixer une enseigne temporaire – Autorisation
    Frédéric Andlauer demande l’autorisation de poser une enseigne temporaire – Autorisation

Relevé d’actes

Le Ville vend 6 500 livres les bâtiments de l’Ancienne Monnaie à Jean Daniel Dietrich, pour lequel agit son neveu Jean Nicolas Dietrich, l’un des Vingt-et-Un,

1760 (9.2.), Chambre des Contrats, vol. 634 f° 55-v
innahmen löbl. stadt Straßburg ST. H. XV. Johann Christoph Richßhoffer
in gegensein ST. H. XXI Johann Nicolaus Dietrich als gewalthaber seines oncle H. Johann Daniel Dietrich des handelsmanns
die alte müntz bestehend in vorder, mittel und hinterhäußern, zweÿen höffen und hoffstatt mit allen deren gebäuden, begriffen, rechten und gerechtigkeiten in der Lucernen oder Herrenstubergaß, einseit neben H. Kellermann dem controlleur im saltzhaus, anderseit neben Fröreißischen erben, hinten auff die Freiburgergaß, einseit neben Susanna Schumannin geb. Reichertin, anderseit ist ein eck, hinten theils auf Barbara Greiner geb. Humelin, theils Pierre Bel dem kremp, theils H. Conigliano, theils H. Longho den handelsmann, theils H. Röderer den goldschmidt – nebst einer feuergerechtigkeit – um 6500 pfund

Inventaire après décès d’une locataire, Marie Marguerite Scheppel veuve de Jean Michel Lichtle, contrôleur à la monnaie

1763 (21. Jenner), Me Haering (6 E 41, 1362) n° 196
Inventarium über Weÿl. Frau Maria Margaretha Lichtle geb. Scheppelin weÿl. H. Johann Michael Lichtle Conseiller du Roy & Controlleur Contregarde der Königl. Müntz allhier hinterbliebenen Wb. Verl.t, nach ihrem Freÿtags den 14. hujus jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen Von hinnen Scheiden, daß daraufhin herr Stephan Michael Lichtle derzeit treueiffriger Pfarrher zu diebolsheim als ad legtimam reducirter Sohn, ferner herr Joseph Wilhelm Constantin Lichtle advocat beÿ hochpreÿßlichem hohen Rath zu Colmar wie nicht weniger Conseiller du Roy & Controlleur Contregarde der Königl. Müntz, So dann frau Barbara Sidonia Lichtle Volljährigen Alters beÿständlich herrn Wilhelm Anstätt E.E. grosen Raths alten beÿsitzers auch des Löbl. großen Allmoßen Stiffts St Marx hieselbst Obersecretarÿ als in den Überrest der Verl.t Erben zufolg müterl. am 28. feb. 1757 vor H. Not. Koch passirt und am 21. mart. confirmirt und homologirter Donation

In der alten Müntz zu Straßburg an der Freÿburger gaß gelegen darinnen die Verstorbene seelig zum theil Lehnungsweiße gewohnt
Auf der bühn, Im Saal, Im hauß Ehren, In der Wohnstub, In der Küchen, Im hintern haußehren
hausrath, Kleidung, Geschmeids (198), berechnung der legitima so sie schon Anno 1757 unter sich vertheilt 3834 lb oder 15 338, summa gegenwärtigen Verlassenschafft 15 963, abzuziehen 331, In Vergleichung 15 631 lb

Le marchand Jean Daniel Dietrich meurt célibataire en mars 1775
Sépulture, Saint-Nicolas (luth. reg. du pasteur, f° 122-v, n° 12)
1775 den 26. Mertz nachmittag Zwischen Zweÿ und dreÿ uhr ist gestorben weÿland Herr Johann Daniel Dietrich, in seinem leben gewester handelsmann und burger alhier, den zweÿten tag darauff wurde deßen verblichener leichnam mit gewohnlichen Kirchen Ceremonien auf den Gottesacker Zu St Urban Zur erden bestattet. Seines Alters Sechs und Siebenzig Jahr, Sechs Monath und Vierzehen tag. deßen Eltern sind geweßenen weÿland Her Johannes Dietrich, des beständigen geheimen Regiments derer Herren dreÿ Zehen alhier geweßenter ältester Vorsitzer, Ober Kirchenpfleger beÿ der Gemeinde Zu St Niclaus, wie auch assessor des Corps des Marchands alhier, und weÿland deßen gewesten Eheliebste Frau Maria Barbara gebohrne Kniebsin, wie solches bezeugen, [unterzeichnet] Freÿherr Philipp Friderich von Dietrich, als Verwandter, Johann Niclaus von Dietrich, als Verwandter, Johann Niclaus dietrich als Verwandter (i 126)

Jean de Dietrich, neveu et héritier de Jean Daniel Dietrich, vend 3 750 livres la partie occidentale de l’ancienne Monnaie à Jean Jacques Haffner, messager du bureau des tutelles. La partie vendue est grevée de la servitude de laisser s’écouler les eaux de pluie et les eaux usées qui proviennent des bâtiments que se réserve le vendeur (ceux qui donnent dans la rue de la Lanterne)

1775 (28.12.), Chambre des Contrats, vol. 649 f° 492-v
SS. TT freÿ hochwohlgebohrne H. Johann von Dietrich des adelischen regiments löbl. statt Straßburg stättmeister
in gegensein Johann Jacob Haffner des vogteÿ gerichts botten
eine behausung, hoff, bronnen, garten und hoffstatt mit allen denen begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten theils ane der Laternen theils ane der Freÿburger gaß, wovon sie das eck außmachet, einseit neben der verwittibten De Becuin, anders. theils Sr Huin dem caffesieder theils Joseph Ritter dem sattler, Peter Clavel dem charcutier und zum theil Fr. Reumännin, hinten zum theil d. Edlen H. verkäuffer, zum theil Fr. Beauin und H. Kellermann dem controlleur in allhiesigem saltzhaus
mit der dienstbarkeit verfangen, das spuhl und regenwaßer so von des edlen H. verkäuffers haus kommet durch verkaufften hoff lauffen zu lassen – alß ein von weÿl. H. Johann Daniel Dietrich gewesten banquier seel. ererbtes guth – um 7500 gulden

Jean Jacques Haffner a épousé en 1760 Marie Salomé Kampmann, veuve du chirurgien de Niederbronn Jean Chrétien Lufft : contrat de mariage, célébration, inventaire des apports
1760 (26.9), Me Schweighaeuser (6 E 41, 565) n° 58
Eheberedung – persönlich erschienen der Ehren und Vorachtbahre Herr Johann Jacob Haffner, Vogteÿ-bott und burger allhier zu Straßburg als hochzeiter ane einem,
und die Ehren und tugend-begabte Frau Maria Salome Luftin gebohrene Kamptmännin, weÿland herrn Johann Christian Lufft geweßenen Chirurgi und burgers Zu Niderbronn seel. nachgelaßene fr. Wittib, als Hochzeiterin am andern theil – Straßburg auf Freÿtag den 26.ten Septembris anno 1760.
[unterzeichnet] Johann Jacob Haffner alß Hochzeiter, Maria Salome lüfftin als hochzeiterin, Joh: Peter Lufft J. Th. D. Psto. et Capit Thomani Canonicus alß oncle, M. Heinrich Gottfried Kampmann Colleg. Wilhelmit. Vicepædagogus als Bruder

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 383-v n° 1425)
1760 – Mittwoch den 22. Octobr: wurden nach ordentlicher Proclamation ehelich copulirt und eingesegnet H. Joh: Jacob Hafner burger und Vogteÿbott allhier, weÿl. H. Johann Jacob Hafners b. und silberarbeiters ehel. Sohn, und Fr. Maria Salome gebohr: Kamtmännin, weÿl. H. Johann Christian Luften b. u. Chirurgi in Oberbronn Hochgräf. Leining. H.schaff nachgelaßene Wittib [unterzeichnet] Johann Jacob Haffner alß Hochzeiter, Maria Salome lufftin als hochzeiterin, Johann Sigmund Kaÿ Als schwager (i 389)

Inventaire des apports dressé dans une maison de location rue Sainte-Barbe
1761 (27.3.), Me Schweighæuser (6 E 41, 552) n° 98
Inventarium über des Ehren und Vorachtbahren herrn Johann Jacob haffners des Vogteÿ-botten und der Ehren und tugendbegabten Fraun Maria Salome geb. Kamptmännin einander für unverändert in die Ehe gebrachte Nahrungen – in ihrem den 26. oct. letzt abgewichenen 1760.sten Jahrs angetrettenen Ehestand, in der vor mir Notario den 26. sept. besagten Jahrs aufgerichteten Eheberedung (stipulirt haben), in præsentia S.T. herrn M. Heinrich Gottfried Kampmann Theol: u. Coll: Wilhelmitani Vice pædagogi der Ehefraun leibl. herrn bruders

In einer an der St: Barbara-gaß gelegen von beeden Eheleuthen lehnungsweiße bewohnenden behausung
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Des Ehemanns zugebrachten Guths, hausrath 140 lb, silbers 102 lb, baarschafft 629 lb, pfenningzinß hauptgüter 150 lb, schulden 259 lb, Summa summarum 1281 lb – haussteur 37 lb, summa 1318 lb
der Ehefrauen zugebrachte nahrung, hausrath 166 lb, silber 29 lb, goldene ringe 120 lb, baarschafft 103 lb, pfenningzinß hauptgüter 193 lb, schulden 1125 lb, Summa summarum 1728 lb – haussteur 37 lb, summa 1765 lb

L’inventaire des biens du marchand Jean Frédéric Krüger qui a quitté la ville est dressé dans la maison de Jean Jacques Haffner

1783 (5. 7.b), Me Lederlin (6 E 41, 905) n° 239
Inventarium über Johann Friedrich Krügers des von hier abgetrettenen handelsmanns zurückgelassene activ nahrung und zu bezahlende passiv schulden – nach seiner d. 1. 7.br. jüngst genommenenen flucht
in einer ane der Freÿburgergaß gelegene H. Johann Jacob Hafner des employé beÿ einer löbl. vogteÿ gericht zugehörigen behausung
hausrath 149 lt, waaren 199 lt, weins und leerer faß 29 lt, schulden 510 lt, summa summarum 888 lt, schulden 3287 lt, schulden last 2398 lt

Jean Jacques Haffner meurt en 1784 après avoir institué sa femme héritière universelle. Les deux maisons voisines rue des Fribourgeois sont estimées 1250 livres (angle de la rue du Vieux Seigle) et 1500 livres. La succession comprend une autre maison derrière l’église Saint-Louis. L’actif de la succession s’élève à 9 424 livres, le passif à 8644 livres

1784 (22. 8.br), Me Dautel fils (Fr. Henri, 6 E 41, 297) n° 78
Inventarium über Weÿl. H. Johann Jacob Haffner des geweßenen geschwornen Vogteÿbotten und burgers allhier zu Straßburg nunmehr seeligen Verlassenschafft – nach seinem den 11.ten Julii dieses 1784.ten Jahrs aus dießer welt genommenen tödlichen Ableiben, Zeitlichen verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches Ansuchen Erfordern und Begehren der tugendsamen Frauen Mariä Salome gebohrner Kampmann der hinterbliebenen Wittib, beÿständlichen Isaac Haffners des geschwornen Rathsbotten und burgers allhier, hierzu erbettenen von dem Verstorbenen seel. per Testamentum Clausum eingesetzten Universal Erbin fleißig inventirt – So geschehen alhier Zu Straßburg auf Freÿtag den 22.ten Octobris anno 1784.

In einer allhier Zu Straßburg ane der Freÿburger Gaß gelegenen in dieße Verlassenschafft gehörigen behaußung folgendermaßen sich befunden als
Eigenthum ane Häußern. Nehml. i. behaußung bestehend in Forder: und /:Gemeinschaft des:/ Hinderhauß, Hoff, bronnen, Stallungen und Hoffstatt mit allen übrigen deren Gebäuden, begriffen, Weiten, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßburg ane der Freÿburgergaß einseit neben sich selbsten anderseit neben Herrn burger dem Caffésieder und hinten auff Herrn Baron Von Oberkirch stoßend so auser denen darauf haftend und hernach passive eingetragenen Capitalien ledig und eigen und ist diese behaußung vermög H. Bau Inspector und deren Herren Werckmeistern Löbl. Stadt Straßburg mir Notario Zum Concept eingeschickten schrifftlicher Abschatzung datirt den 27.ten Septembris 1784. æstimirt und angeschlagen worden vor 1500.
It. I. behaußung, Hoff, bronnen und Hoffstatt mit allen deren Gebäuden, begriffen, Weiten, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier Zu Straßburg ane der Freÿburgergaß einseit neben sich selbsten und 2.s I. Eck auf die Laternengaß und hinten auff S.T. H. XV. Treutlinger stoßend so auser denen darauf verschriebenen Passiv capitalien freÿ ledig und eigen und wurde diese behaußung inhalt vorallegirter derer geschwornen H. Werckmeistern und bau Inspectoris Abschatzung taxirt pro 1250. Über diese beede behaußung besagt ein Pergamentener Kaufbrief in allhiesiger C.C. Stub gefertigt datirt Straßburg den 28.ten Decembris 1775, und ist solcher Kaufbrief mit löbl. C.C. Insiegel corroborirt
It. I. behaußung, Höfflein und Hoffstatt mit allen deren Gebäuden, begriffen, Weiten, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen allhier Zu Straßburg hinter St Louis in der Drachen gaß 1.s neben Herrn Sebastian Weiß dem Gastgebern Zum Geist, 2.s neben Weÿland Meister Johann Daniel Steiners geweßten Schloßers Wittib und Erben und hinten auf sich selbsten stosend so auser denen darauf haftenden Passiv Capitalien freÿ ledig und eigen, und wurde diese behausung laut vorbesagter der geschwornen Herren Werckmeistern und bau Inspectoris Abschatzung taxirt vor 850. Über vorbeschriebener behaußung besagt ein teutscher Pergamenter Ganthkaufbrief datirt Straßburg den 13.ten septembris 1782. und mit Löbl. Canzelleÿ Insigel versehen.
It. I. Behaußung, Hof, Hoffstatt, bronnen, Stallung, Magazin und Garten mit allen Weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen allhier zu Straßburg hinter dem alten Gouvernement, 1.s auf den Allmend, 2.s neben Meister Michael Reimund dem Schneider hinten auf Johann Friderich Reinhard dem Metzgern stosend, so auser denen darauf haftenden Passiv Capitalien freÿ ledig und eigen, und ist diese behaußung besag erstvorbenamßter Werckmeistere und bau Inspectoris Abschatzung æstimirt worden vor 3000. Über Obbeschriebener behaußung besagt ein teutscher Pergamentener Ganthkaufbrief datirt Straßburg den 13.ten septembris 1782. und mit Löbl. Canzelleÿ Insigel versehen
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. hausraths 344, Sa. Weins und leerer Faß 55, Sa. Silbers 23, Sa. Golden Geschmeids 58, Sa. der baarschafft 850, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 898, Sa. Eigenthums ane liegenden güthern 531, Sa. Eigenthums ane Häußer 6600, Sa. Schulden 62, Summa summarum 9424 lb – Schulden 8644 lb, In Compensatione 780 lb, Davon ferner ab das dem alhiesigem Waÿsenhauß von dem Defuncto in seinem testament vermachte Legat §. 3 mit 13. lb – Nach Abzug dieses Legats 767 lb – Stall Summ 780 lb – Verlohrene Schulden 6000 lb
Copia der Eheberedung Eheberedung – persönlich erschienen der Ehren und Vorachtbahre Herr Johann Jacob Hafner, Vogteÿ-bott und burger allhier zu Straßburg als hochzeiter ane einem, und die Ehren und tugendbegabte Frau Maria Salome Luftin gebohr. Kamptmännin, weil. h. Joh. Christian Luft geweßenen Chirurgi und burgers Zu Niderbronn sel. nachgelaßene fr. Wittib, als Hochzeiterin am andern theil – Straßburg auf Freÿtag den 26.ten Septembris anno 1760. – Johann Daniel Schweighäußer Notarius publicus juratus
Copia testamenti clausi – Da ich unterschriebener Johann Jacob Hafner hiesiger burger und geschwornene Vogtei bott (…) Straßburg den 12.ten Hornung Im Jahr 1784.
Copia actus depositionis. Im Jahr 1784. Sambstags den 14. Februarii, T. Dautel, Notarius
– Abschatzung Vom 27. Septembr. 1784. Auf begeren Weÿland Herr johann jacob Haffner dem geweßenen Vogteÿbott ist Eine behausung alhie in der statt strasburg, Einseÿts neben sich selbsten anderer seÿts neben Herr burger dem Caffesieder, und hinten auf herr Von oberkirch stoßend gelegen, solche behausung bestehet in forder Nebens und hinter begäu, worinen Etliche stuben, dreÿ fransösisch. Kammin Zimmer Zweÿ Kiechen Etliche Haus Kammern und Stallung, darüber seÿn die dachstühl mit breÿd Zigel belegt, hat auch Ein gewölbter und Ein getremter Keller Hoff und gemeinschafftlichen brunen Vor und um Dreÿ tausend gulden,
Der zweÿte begriff ist auch alhier in der statt straßburg in der freÿburger stub gaß gelegen, Ein seÿts neben sich selbsten anderer seÿts Ein Eck auf die Lanternen gas, und Hinten auf Herr XV. treutlinger stosend gelegen, solche behausung bestehet im Etliche stuben Ein frensöisch. Kammin Zimmer Zweÿ Kuchen und Etliche Haus Kammern, darüber ist der tachstuhl mit breidzigel belegt, hat auch Ein gewölbter Keller Hoff und gemeinschafftlicher brunen, Vor und um Zweÿ tausend fünff Hundert gulden
Der dritte begriff ist auch alhie in der statt strasburg beÿ St Loui im drachen gäßell gelegen, ein seÿts neben Meister steinerd dem schloßer anderer seÿts neben Herr Weiß dem geist wird und hinten auf sich selbsten stoßend gelegen solche behausung bestehet in dreÿ stuben dreÿ Küchen und Etlichen Kammeren darüber ist der dachstuhl mit breidzigel belegt hat auch ein getremter Keller und gleiner Hoff, Vor und um Ein tausend Sieben Hundert gulden.
Der vierte begriff ist auch alhie in der statt strasburg beim alten Gouvernement gelegen Ein seÿts neben dem allmend, anderer seÿts neben Herr Rheinhard dem Metzger und Hinten auf des Makümig gäßell stoßend gelegen solche behausung bestehet in Etlichen stuben dreÿ Kuchen Etliche fransöschle Kammin Zimmer und hauß Kammeren ferner befinden sich Holtz häußer und Ein Magasin stoßend auf Meister steinerd dem schloßer Hinten auf Danjel Winterer dem Metzger, worüber die dachstühl mit breidzigel belegt, Hat auch Ein gewölbter Keller gemeinschaftlichen Hoff und brunnen sambt Einem gleinen gärtlein.
Von uns unterschriebenen der statt strasburg geschwornen Baujnspector und Werckmeister und Vorhero geschehener besichtigung mit aller jhrer gerechtigkeit dem jetzigen wahren werth nach Estimirt und angeschlagen worden Vor und um Sechs tausend gulden. [unterzeichnet] Boudhors architecte, Kaltner WMstr., Götz WMstr.

Marie Salomé Kampmann meurt en l’an XI quelques semaines après avoir vendu sa maison qu’elle habite toujours en délaissant ses héritiers collatéraux

1803 (13 vent. 11), Strasbourg 7 (17), Me Stoeber n° 1823, 4123 – Enregistrement de Strasbourg, acp 87 F° 56-v du 23 vent. 11
Inventarium über weÿl. fr. Maria Salome geb. Kampmann auch weÿl. br. Jacob Hafner des vormal. vogtei gerichtsbotten hinterbliebenen Wittib Verlassenschafft, angefangen den 13. ventos – ist verstorben den 30. pluvios lezthin und hat zu erben verlaßen in zwar nach dem Gesez von 17 nivose 2 ihre vollbändige Schwester und die von den verstorbenen Gewisterden abstammende Kinden in die helffte und die übrige halfte ebendieselbe in gleiche Rechten mit dem hochlebenden halbbruder 1. der verstorbenen vollbändige schwester weÿl. fr. Sophia Dorothea Kampmann mit auch weÿl. H. Gottfried Schulmeister Pfarrers in freÿstädt erzeugte beede Kinder a) H. Christian Ernst Schulmeister Pfarrer in freÿstätt, b) fr. Christina Dorothea Schulmeister weÿl. H. Philipp Jacob Kärsten gewesten Secretario des vomal. Consistorii in Buchsweiler Wittib ins gemein 9/40 theil, 2. die noch lebende vollbändige Schwester fr. Mariam Magdalenam Kampmann weÿl. H. Johann Georg Hauk gewesten Kirchenschaffners zu Bischoffsheim Wittib zu 9/10 theil (Procuration, Haug in Neufreistätt), 3. die von der verstorbenen vollbändigen Schwester weÿl. fr. Louisa Oppermann geb. Kampmann auch weÿl. Johann Christian Oppermann hofkammerraths zu Buchweiler Wittib abstammende Kinder und Enckel ins gemein 9/10 a) weÿl. fr. Friderica Oppermann mit weÿl. Georg Heinrich Lange Religionslehrer in Ringendorf erzeugte dreÿ Kinder fr. Fridericam Lange bs. Georg Friedrich Spach Officier de santé in Ringendorf Ehegattin, Christian Heinrich und Luisa die Lange deren vatter als tuteur naturel, b) br. Friedrich Oppermann homme de loi allhier, c) br. Ludwig Reinhard Oppermann commis Greffier beÿ dem hies. zucht Policeÿ Gericht, d) Gottfried Oppermann Apothecker, e) Christian Oppermann handelsmann in Neuchatel (Procuration, Chrétien Oppermann domicilié depuis environ 10 ans dans cette ville), 4. der verstorbenen vollbändigen bruder weÿl. br. Heinrich Gottfried Kampmann gewesten Lehrers im hies. Gymnasio einzigen Sohn br. Friedrich Gottfried Kampmann homme de lettres in 9/40 teil dieser succession, 5. der noch lebende halbändige bruder br. Friedrich Christian Kampmann Religionslehrer in Reitweiler

in der an der freiburgergaß gelegenen mit N° 5 bezeichneten behausung
matten zu Ingenheim
Eigenthum an einem Magazin, Nemlichen ein groses Magazine nebst einem gemeinschafftlichen hoffthor hof und allen zugehörden hinter St Louis an der Elisabethæ Gaß N° 23 et 23 bis 1s. dem b. böhm zum theil und zum theil b. Rehberger vo. – hi. -, Gantkaufbrief vom 13. 7br 1782, Wobeÿ zu erinnern daß nach aus geb der zwischen der verstorbenen und – den — getroffenen Kauffverschreibung ein thor auf der Elisabethæ Gaß zwischen beeden theilen ein gemeinschaftlichen Eigenthum verbleiben und an der des wegen jeweilen zu bestreiten habenden Kösten jedes theil die helffte zu leiden haben, die verstorbene aber berechtiget seÿn solle an erstged. hinteren thor die freÿe Ein und aus fahrt zu ihren Magazinen zu haben so daß sie daselbst mit einer jeden Fuhr ganz ohngehindert und ohngevi*rt zu allen zeiten ein und aus fahen kan ohnbeschadet des Plazes worauf die Remise stehet, so zwischen gedachtem thor und den Magazin enthalten ist und zu den Magazinen gehörten welcher plaz in der breite nemlich vom thor längs der Maur hin, bis an die Magazin ohngefähr 9 schuh in der länge 15 schuh Pariser Maases beträgt, Sollten auch die – über kurtz oder lang eine Mauer in ihrem hintern hof aufführen um die Separation von dießortigen Magazinen und hoff dadurch zu machen so soll solche mauer doch nicht anders eingerichtet werden als diß die hofmeisterischen besitzer die gedachte freÿe und ohngehindete Ein: und Aus fahrt geniesen könne
Berechnung obiger Mass, hausrath 1811 lb, silber 554 lb, Capitalien und activ schulden 54 588 lb, matten &, magazin &, summa 56 953 lb, schulden 19 409 lb, Nach deren Abzug 37 544 lb

Marie Salomé Kampmann vend en l’an XI la maison à Frédéric Geofroi Kampman

1807 (19.6.), Strasbourg 4 (35), Me Stoeber n° 425 – Enregistrement de Strasbourg, ssp 12 F° 122-v du 14 ger. 11
Dépôt d’un acte s.s.p. du 29. pluviose 11 par Frédéric Geofroid Kampmann homme de lettres
bürgerin Maria Salome Kampmann weÿl. des bürgers Johann Jakob Hafner Vogteibotten hinterlassene Wittib verbeistandet durch burger Gottfried Oppermann Apothecker und Ludwig Oppermann commis Greffier des Civil Gerichts
und burger Friedrich Gottfried Kampmann homme de lettres
ihre in Straßburg in der Freiburgergaß gelegene numero 5 bezeichnete Wohnbehausung nebst hof Stallung Garten und Gartenhauß auch allen dazu gehörigen weithen, begriffen, Rechten und gerechtigkeiten – um 24 000 francken
(enregistré le 14 germinal 11 F° 122, traduit le 13 avril 1807)

Frédéric Geoffroy Kampmann épouse en 1796 Frédérique Madeleine Haug originaire de Bischofsheim à la Haute Montée en pays de Bade
Mariage, Strasbourg (n° 39 f° 21)
Cejoud’hui 19. Vendemiaire l’an cinq de la République française (…) d’une part Frédéric Geoffroy Kampmann agé de 25 ans, homme de lettres né et domicilié en cette commune, fils de feu henry Geoffroy Kampmann, instituteur au Gymnase en cette commune, et de Marie Elisabeth Schmidt, de l’autre part Frédérique Madeleine Haug année de 21 ans accomplis, domiciliée en cette commune depuis six mois, native de Bischofsheim dans de pays d’hanau, fille de feu Jean Georges Haug, receveur des rentes ecclésisatiques des baillages de Lichtenau et Wilstaett, et de Marie Madeleine Kampmann (…) 1° l’acte de naissance du futur portant qu’il est né en cette commune le 5 mai 1771 (…) 2° l’acte de naissance de le future portant qu’elle est née à Bischofsheim le 28 novembre 1774 (signé) fridrich godfried Kampmann, Frederique Madeleine Haug (i 22)

Frédéric Geofroi Kampmann, receveur municipal, meurt en 1844 en délaissant huit enfants ou leurs représentants issus de sa femme défunte Frédérique Madeleine Haug. Il a vendu quelques jours auparavant sa maison à son gendre

1844 (30. Xbr), Strasbourg 9 (92), Me Becker n° 2570
Inventaire après le décès de M. Frédéric Geofroi Kampmann père, en son vivant ancien receveur municipal de la ville de Strasbourg, décédé le 14 décembre 1844. A la requête 1) de M. Frédéric Edouard Kampmann, pharmacien demeurant à Colmar, 2) de M. Théodore Auguste Kampmann, propriétaire demeurant à Ottersweyer (Grand Duché de Bade), 3) de M. Charles Frédéric Lindauer, négociant demeurant à Rheinbischoffsheim (Grand Duché de Bade), agissant en qualité de tuteur légal de Gustave Adolphe Lindauer & de Marie Julie Lindauer, ses enfants mineurs issus de son mariage avec Dame Sophie Frédérique Julie Kampmann feu son épouse, 4) de Mlle Fanny Louise Kampmann, majeure demeurante à Strasbourg, 5) de Mme Emma Kampmann, épouse de M. Charles Trawitz, propriétaire demeurant à Strasbourg, Mad. Trawitz dûment autorisée par son mari ci présent, 6) et de M. Adolphe Eugène Kampmann, professeur au gymnase de Strasbourg demeurant en cette ville, agissant tant en son nom et personnel qu’en qualité de mandataire 1) de M. François Haerter, pasteur de l’église eu temple neuf à Strasbourg, demeurant en cette ville (…) en qualité de tuteur légal de M. Gustave Guillaume Haerter & de Sophie Frédérique Haerter ses deux enfants mineurs issus de son mariage avec Madame Henriette Elise Kampmann son épouse défunte, 2) et de M. Charles Gustave Constant Kampmann, professeur au gymnase de Strasbourg domicilié en cette ville se trouvant présentement à Nice (Etats Sardes)
Lesdits Frédéric Edouard Kampmann, Théodore Auguste Kampmann, mineurs Lindauer, Dlle Kampmann, Dame Trawitz, S. Adolphe Eugène Kampmann, mineurs Haerter & Charles Gustave Kampmann, habiles à se dire & porter seuls héritiers pour les parts et portions ci après désignées de M. Frédéric Geoffroi Kampmann père, leur père et grand père respectif
dans une maison sise à Strasbourg, rue des Fribourgeois N° 5 où le défunt est décédé le 14 décembre courant
total des effets mobiliers 2750, deniers comptants 290, Titres et papiers, Créances

Acte de vente de la maison par acte sous seing privé passé entre Frédéric Geoffroi Kampmann et François Hærter, pasteur au Temple neuf

1845 (8.1.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 91 (1880) f° 95, ssp du 6.12.1844
Vente – Entre les soussignés M. Frédéric Geoffroi Kampmann père ancien receveur municipal de la Ville de Strasbourg y demeurant, d’une part
Et M. François Haerter, pasteur à l’Eglise du temple neuf à Strasbourg demeurant en cette ville, d’autre part (M. Kampmann a vendu à M. Haerter)
Une Maison consistant en plusieurs bâtimens avec cour, écurie, jardin, gloriette, avec ses appartenances et dépendances, ladite maison sise à Strasbourg rue des Fribourgeois N° 5, d’un côté le Sr Weil cidevant Rubsamen faisant le coin de la rue du Vioeux Seigle, de l’autre me Sr Koeberlé faisant le coin de la grand rue, et Joseph Meyer boulanger, par derrière le sieur Schnitzler marchand de vins – M. Kampmann a acquis ledit immeuble de Dame Marie Salomé Kampmann épouse du Sr Jean Jacques Haffner en son vivant sergent de la chambre des tutelles de Strasbourg, suivant contrat sous seing privé en date du 29 pluviose an onze dûment enregistré et déposé pour minute à M Ehrenfried Stoeber notaire à Strasbourg suivant acte de dépôt du 19 juin 1807. Cette acquisition a été faite pendant le mariage de M. Kampmann et de Mad Frédérique Madeleine Haug son épouse et celle-ci est décédée le 7 février 1819 laissant pour seuls héritiers chacun pour un huitième ses enfants nommés M. M. Frédéric Kampmann, pharmacien à Colmar, Théodore Kampmann, propriétaire à Otterweyer (Grand Duché de Bade), Gustave Kampmann, professeur au gymnase de Strasbourg, Adolphe Kampmann, professeur au gymnase de ladite ville, Mad. Madeleine Sophie Frédérique Julie Kampmann décédée épouse de M. Charles Frédéric Lindauer, négociant demeurant à Rheinbischoffsheim aux droits de laquelle sont aujourd’hui ses deux enfants mineurs Gustave Adolphe et Marie Julie Lindauer, Fanny Kampmann majeure demeurante à Strasbourg, Emma Kampmann épouse de M. Charles Trawitz propriétaire en la même ville et Elise Kampmann décédée épouse de M. Haerter l’acquéreur aux droits de laquelle sont aujourd’hui ses deux enfants mineurs Sophie et Gustave Haerter. En conséquence l’immeuble présentement vendu dépendait de la communauté qui a existe entre M Kampmann père et sa défunte épouse, il appartenant d’après l’ancien statut local de Strasbourg sous l’empire duquel ils ont contracté mariage en 1796 ainsi que le déclare M Kampmann, à lui-même pour deux tiers et aux héritiers de Mad. Kampmann pour le dernier tiers, M. le vendeur est devenu propriétaire de ce tiers par suite de la rénonciation à la communauté susdit faite au greffe de tribunal civil de Strasbourg sous la date du 8 juin 1843 par Mr Gustave Kampmann tant en son nom et que comme mandataire de tous ses cohéritiers ou de leurs représentants – pour 30 000 francs – Fait en double original à Strasbourg le 6 décembre 1844

Dépôt de l’acte chez un notaire

1844 (30.12.), Strasbourg 9 (92), Me Becker n° 2571
Dépôt – Mr François Haerter pasteur à l’Eglise du temple neuf à Strasbourg demeurant en cette ville d’une part
Mr Frédéric Edouard Kampmann, pharmacien demeurant à Colmar, M. Théodore Auguste Kampmann, propriétaire demeurant à Ottersweyer (Grand Duché de Bade), M. Charles Frédéric Lindauer, négociant demeurant à Rheinbischoffsheim (Grand Duché de Bade), agissant en qualité de tuteur légal de Gustave Adolphe Lindauer & de Marie Julie Lindauer, ses enfants mineurs issus de son mariage avec De. Sophie Frédérique Julie Kampmann son épouse défunte, Mlle Fanny Louise Kampmann, majeure demeurante à Strasbourg, Mad. Emma Kampmann, épouse de M. Charles Trawitz, propriétaire demeurant à Strasbourg, M. Adolphe Eugène Kampmann, professeur au gymnase de Strasbourg demeurant en cette ville, agissant tant en son nom et personnel qu’en qualité de mandataire de M. Charles Gustave Constant Kampmann, professeur au gymnase de Strasbourg domicilié en cette ville se trouvant présentement à Nice (Etats Sardes) [suivant] brevet annexé à l’inventaire après le décès de Mr Frédéric Geoffroi Kampmann de son vivant anicen receveur municipal à Strasbourg, Mr Mr Kampmann, comparants, Mr Lindauer, Melle Kampmann & Mad. Travitz agissant en outre comme de faisant solidairement forts de M. Gustave Guillaume Haerter & de Melle Sophie Frédérique Haerter les deux enfants mineurs issus du mariage de M. Haerter comparant avec Mad. Henriette Elise Kampmann son épouse défunte, Les dits Sr Frédéric Edouard Kampmann, Théodore Auguste Kampmann, mineurs Lindauer, Dlle Kampmann, Dame Trawitz, Sr. Adolphe Eugène Kampmann, Sr Charles Gustave Constant Kampmann & mineurs Haerter, habiles à se dire & porter seuls héritiers dudit défunt Frédéric Geoffroi Kampmann, leur père et grand père respectif ainsi qu’il résulte de l’inventaire après le décès de ce dernier
Lesquels Comparans ont, par les présentes reconnu, chacun en ce qui les Concerne, que les signatures apposées au bas d’un écrit fait sous seing privé le 6 décembre 1844 entre Me Haerter Comparant & feu ledit Sr Kampmann & contenant vente par ce dernier au profit de Mr Haerter, d’une maison avec appartenances & dépendancess sise à Strasbourg rue des Fribourgeois N° 5 sont bien les signatures de mesdits Sr Haerter & Kampmann [suit l’acte s.s.p. ci-dessus] – Fait en double original à Strasbourg le 6 décembre 1844

François Hœrter, pasteur à Ittenheim, épouse en 1823 Henriette Elise Kampmann
1823 (19.7.), Strasbourg 8 (36), Me Roessel n° 9240 – Enregistrement de Strasbourg, acp 164 F° 7 du 21.7.
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – François Henri Haerter, ministre du culte à Ittenheim, fils de feu François Henri Haerter, confiseur, et de Louise Frédérique née Rhein
Henriette Elise Kampmann fille de Frédéric Géofroi Kampmann, receveur municipal, et de Frédérique Madeleine Haug

Henriette Elise Kampmann meurt en 1828 en délaissant deux enfants
1830 (23.2.), Strasbourg 1 (58), Me Rencker n° 7271 – Enregistrement de Strasbourg, acp 198 f° 99 du 27.2.
Inventaire de la succession de Henriette Elise Kampmann femme de François Henri Haerter, ministre du culte protestant au Temple Neuf à Strasbourg, décédée le 4 avril 1828 – à la requête 1. du veuf père et tuteur légal de Sophie Frédérique, âgée de 5 ans et demi, et de Gustave Guillaume, âgé de 3 ans 6 mois – en présence de Frédéric Geoffroi Kampmann receveur municipal de la ville de Strasbourg subrogé tuteur – Contrat de mariage, Me Roessel le 19 juillet 1823mobilier propre 2127 fr, de la communauté mobilier 1000 fr, dettes actives 8900 fr
propres du veuf 17 962 fr, propres inexistants du veuf 10 000 fr, point de passif

François Hærter se remarie en 1830 avec Frédérique Dorothée Rausch
1830 (11.3.), Strasbourg 1 (58), Me Rencker n° 7317 – Enregistrement de Strasbourg, acp 198 f° 138-v du 13.3.
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – François Henri Hoerter, ministre du culte protestant au Temple Neuf, veuf avec deux enfants de Henriette Adèle Kampmann
Frédérique Dorothée Rausch fille majeure de feu Jean Lebrecht Rausch, négociant, et de Frédérique née Rausch


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