7, rue du Dôme


Rue du Dôme n° 7 – V 21 (Blondel), N 1216 puis section 64 n° 32 (cadastre)

Maison Gallay (1745)

Dôme 7 (avril 2014)
Maison Gallay, suivie du n° 5 (avril 2014)

La maison construite sur un assez grand terrain appartient à la veuve de Jean Ingold le Grand en 1587, puis à Dominique Dietrich. André Coudu, maître de danse originaire d’Orléans, l’acquiert en 1698 et y loue des appartements à des administrateurs royaux, des marchands et des cabaretiers français. Le propriétaire passe une transaction en 1732 avec l’abbaye de Marmoutier (2, rue Brûlée) au sujet d’un terrain litigieux entre leurs propriétés, puis une autre en 1740 avec le Grand chapitre de la cathédrale (3, rue des Echasses) après avoir construit un bâtiment au sud de leur cour.
Jacques Gallay, maître maçon et ancien appareilleur au palais épiscopal, acquiert la maison par enchère judiciaire en 1744. Il entreprend aussitôt de la reconstruire et obtient la même année l’autorisation de décharger son sable en amont du palais de l’évêque. Il est autorisé l’année suivante à remplacer un oriel par un balcon et à employer davantage de compagnons qu’il n’est de règle. Il fait construire en 1755 dans sa cour une remise pour son locataire, le stettmestre de Klinglin. Lors de son estimation à la mort de Jacques Gallay, la maison comprend un bâtiment avant, un bâtiment arrière, des ailes latérales, trois caves voûtées, deux petites cours, une écurie et un puits. Comme on peut le voir aujourd’hui, la travée centrale est délimitée par des pilastres colossaux ; les linteaux des fenêtres sont ornés de mascarons qui représentent les continents, une allégorie de l’architecture et de l’astronomie.

66 Elévations a-d
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 66
La maison Gallay est à droite du repère (b)

L’Atlas des alignements (1829) signale un rez-de-chaussée et trois étages en pierre de taille comme on peut le voir à droite du repère (b). La maison a son aspect actuel, trois étages dont les deux premiers ont de plus grandes fenêtres que le troisième. La première cour (C) permet de voir l’arrière du bâtiment sur rue entre (2) et (3), une remise adossée à la propriété septentrionale entre (3) et (4), le bâtiment central à un étage entre (4) et (5) et le mur de séparation avec la maison au sud entre (4) et (2). La deuxième cour (D) se trouve à l’arrière du bâtiment central entre (2) et (3). On voit en outre entre (4) et (1) le bâtiment à simple rez-de-chaussée au fond de la deuxième cour, bordée au sud entre (1) et (2) par une remise et au nord entre (3) et (4) moitié par une remise et moitié par un bâtiment à un étage. Les bâtiments arrière qui bordent les cours n’ont plus le même aspect sur les plans du début du XX° siècle, ils correspondent aux constructions nouvelles que signale le cadastre.

66 Cour C66 Cour D
Première cour C et deuxième cour D

La maison (bâtiments arrière) est agrandie en 1870 puis en partie détruite lors du siège de 1870. Le propriétaire modifie les devantures et remplace des pierres abîmées en 1888. Les bâtiments arrière sont occupés par une imprimerie Huber (1891, 1908) et un atelier de confection pour dames à partir de 1905. Les boutiques sur rue sont louées à des fleuristes (1899 à 1953), un libraire, un marchand d’art religieux ou un orthopédiste (1943). Le propriétaire fait aménager en 1949 un logement au quatrième étage avec la participation financière de l’Etat et de la Ville.
Sur les mascarons, voir Les Mascarons de Strasbourg (Brigitte Parent), en particulier pages 43 et 44.

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1660 à 1850. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

Dominique Dietrich, ammestre, et (1647) Ursule Wencker puis (1667) Marguerite Kugler – luthériens
1695 h Daniel Dietrich, licencié en droit puis marchand à Francfort – luthérien
1698 v André Coudu, maître de danse, et Antoinette Cordonnier puis (1701) Catherine Thérèse Bentz veuve d’Antoine de la Frégère – catholiques
h Antoine Le Picq, maître de danse, et (1700) Charlotte Coudu – catholiques, manants
1744 adj Jacques Gallay, maître maçon, et (1736) Marie Catherine Berga – catholiques
1759 adj Jean François Leroux, libraire, et (1730) Marie Louise Charot puis (1766) Marie Louise Servo – catholiques
1765 v Anne Dorothée Klimrath, veuve, femme (1738) de Jean Hermand Severin, marchand, puis (1750) de Jean Daniel Lang, notaire – luthériens
1780 v Simon Picquet, négociant – catholique
1786 adj Jean Daniel Lauth, brasseur, célibataire – luthérien
1791 v André François Jaccoud, négociant, et Marie Catherine de Fywaz
1800 v Samuel Seligmann Alexandre, négociant, et Rebecca Cerf Berr puis Sara Isaac Kahn
1815 v Charles Auguste comte de Strahlenheim, ancien chef d’escadron, et Auguste Charlotte Caroline Louise, comtesse de Lœwenhaupt
1841 v Eugène Wangen de Geroldseck, officier de cavalerie, et (1833) Joséphine Henriette Mangin de Fondragon
1868* v Jean Joseph Antoine Stoll, tapissier
1889* Auguste Oscar Duhamel, docteur en médecine
1944* h Marie François Joseph Duhamel, docteur en médecine, pour 5/6 et Charles Joseph Duhamel, notaire à Dettwiller, pour 1/6

(1765, Liste Blondel) V 21, Jean François Leroux
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 1216, Strahlenheim, Charles – maison, sol – 7 ares – puis Wangen (de) Eugène & Emile

Locations

1682, Charles Hammerer, docteur en médecine
1687, Marie Hélène Bock de Blæsheim née de Weiler
1695, Jean Christophe Kellermann, l’un des Quinze
1700, Charles Louis de Lutzelbourg, chanoine de la collégiale de Saint-Pierre-le-Jeune
1701, Canuel de La Motte, marchand
1701, Michel La Londré, cabaretier
1704,1707, Claude Ballard d’Invillier, directeur général des Domaines du Roi
1704, Jacques François Dubart, avocat au Parlement de Paris
1707, Claude Bertin, cabaretier
1716, Pierre Champoulet, intéressé dans les affaires du Roi
1756, baron Chrétien Frédéric Eckbrecht de Durckheim
1822, Jean Baptiste François Verchère de Reffye, vérificateur de l’enregistrement et des domaines
1842, François Joseph, baron Rudler, ancien préfet et ancien député

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

1587 (VII 1450), f° 114-v

Münster Gaß
Herrn Hans Ingoldts des Langen Wittwe die Von Schawenburg, hatt vor Irem hauß, vor d. Thüeren ein Wettertach 17 ½ schu lang, vnd 6 ½ schu herausser, Undt 2 steinen Tritt 14 ½ schu lang vnd 4 ½ schu herausser, Ein hohen Kellerhalß 8 ½ schu lang, 3 schu 8 zoll herausser, Soll p, Bessert für das Niessen, xiiij ß d

(traduction) La veuve de Jean Ingold le Grand née de Schauenbourg a, à l’avant de sa maison au-dessus de la porte, un auvent 17 pieds ½ de long en saillie de 6 pieds ½, deux marches en pierre de 14 pieds ½ de long en saillie de 4 pieds ½, une haute descente de cave de 8 pieds ½ de long en saillie de 3 pieds 8 pouces. Doit pour la jouissance 14 sous.

Directeurs fonciers (Bauherren)

1744, Directeurs fonciers (VII 1401)
Jacques Gallay est autorisé à décharger le sable nécessaire à sa construction en amont du palais épiscopal. Il demande le même jour l’autorisation de remplacer un oriel par un balcon, la réponse est ajournée.

(f° 57-v) Dienstags den 22. Ejudesm [Decembris 1744.] Jacque Gallay – Jacques Gallay der Maurer bittet jhme Zuerlauben den Zu seinem neü aufführenden Gebäud in der Münstergaß Nöthigen Sand, auf dem Stadten Oberhalb des bischoffs Hoff auß Zuladen, Verspricht selbigen nicht Liegen zulaßen, sondern gleich in seinen Hoff Zuführen. Erkannt mit dießer Condition willfahrt.
(f° 58 v°) Eodem die 22. Decembris. Jacques Gallay – An Jacques Gallay des Maurers Hauß an der Münstergaß, welches er Neü Zubauen willens, und anstatt eines daran befindlichen 3 ½ schuhe tieff, und 9. schuhe breiten Erckers, einen 12. sch. Lang und 3 ½ schuhe tieffen Balcon oder gang daran Zumachen gesinnet, und deßwegen um erlaubnus gebotten. Erkannt bedacht.

(traduction) Mardi 22 décembre 1744. Jacques Gallay – Le maçon Jacques Gallay demande l’autorisation de décharger sur le quai en amont du palais épiscopal le sable nécessaire au nouveau bâtiment qu’il est en train de construire rue du Dôme. Il assure qu’il ne l’y entreposera pas mais le transportera aussitôt dans sa cour. Décision, accordé à ladite condition.
Même jour. Jacques Gallay – Le maçon Jacques Gallay demande l’autorisation de remplacer à la maison qu’il a l’intention de construire à neuf un oriel qui a 3 pieds et demi de profondeur et 9 pieds de large par un balcon de 12 pieds de large et 3 pieds et demi de profondeur. Décision, réflexion.

1745, Directeurs fonciers (VII 1401)
Jacques Gallay est autorisé à poser un balcon

(f° 85) Donnerstag den 22. Ejusdem [Aprilis 1745] Jacques Gallay – Jacques Galay der Maurer bittet Mghh. jhme Zu erlauben ane Statt seines dreÿ Schuh breiten Erckers an seinem in der Münstergaß gelegenen hauß, einen dreÿ Schuh breiten Balcon über die haußthür zu machen. Erkannt Willfahrt.

(traduction) Jeudi 22 avril 1745. Jacques Gallay – Le maçon Jacques Gallay demande l’autorisation de poser au-dessus de la porte de sa maison rue du Dôme un balcon en saillie de 3 pieds au lieu de l’oriel en saillie de 3 pieds. Décision, accord

1749, Directeurs fonciers (VII 1403)
Jacques Gallay est autorisé à travailler le bois place Saint-Etienne pour la remise destinée au stettmestre [François Christophe Honoré] de Klinglin

(f° 93-v) Dienstags den 18. Ejusdem [15. Martÿ 1749] Jacques Galay – Jacques Galay der Maurermeister bittet um Vierzehen tägige erlaubnus das bauholtz Zu einem Holtzhauß, in sein hauß in der Münstergaß, für Herrn Stättmeister Von Klinglin, welcher darinn Logiret, auf St Stephans plan Zimmmern Zulaßen. Erkannt Willfahrt.

1755, Maçons (XI 238)
La veuve de Jacques Gallay demande que le conseil des maçons nomme des experts pour estimer les dommages que le stettmestre de Klinglin a occasionnés dans les localités qu’il louait dans sa maison

(256-v) den 19.t Septembris 1755 seÿndt auff begehren H Gallay Wittib und Erben Zu abschatzung des in sein H. Gallay hauß ane der münstergaß gelegen, und in Specie in der Von herrn Stätt meister Von Klinglin in Lehnung gehabten Wohnung durch denselben Verursachten Schadtens, Von Ihro Gnaden herrn Johann Friderich aust Vortreffichen Juris Consulto, hiesiger statt alter hochverdientenn ammeister und hochgebietenden Herrn Oberherrn diesortiger Ehrsamen Zunfft Zu Experten ernennet wordten H. Andreas Stahl, Steinmetz Und Mr Caspar Theodor Rabaliatti Steinhauer, welche auch den Experten eÿdt in die händte obhochgedachten herrn ammeister Fausten sogleich abgelegt haben.

Protocole de tribus

1753, Fribourgeois (XI 167)
Le conseil des Fribourgeois convoque Jacques Gallay parce qu’il a transmis au Magistrat un certificat d’hébergement non réglementaire. Il présente ses excuses, le conseil classe l’affaire.

6.te Gericht de 1753. Donnerstags den 2.ten deß Monaths Augusti in A° 1753
(f° 179) Sr Jacques Gallay, der hiesige Maurer Meister und burger ex officio citiret, wegen eines Ihro Gn. dem Regirendten Herrn Ammeisters sub dato 5.ten Julij 1753: überschickten sehr Straffbahren Nachtzeduls, Sintemahlen, Solcher sehr despectirlich Klein gefertiget worden.
Ille præsens recognoscirt den Nacht Zedul, Sagt, Er habe est nicht beßer Verstandten, auch nicht gewußt, Wie Er den Nachtzedul Einrichten solle.
Hierauff Erkannt worden, daß Citatus pro nunc Zu absolviren.

Protocole des Quinze

1745, Quinze (2 R 155) p. 381
Jacques Gallay demande qu’on lui accorde d’employer 20 compagnons en sus des six qu’autorise le règlement pour pouvoir reconstruire la maison qu’il vient d’acheter. On lui accorde finalement six compagnons supplémentaires

(p. 381) Sambstags d. 12. Junÿ 1745. (pt° mehrerer Gesellen) Fuchß noê Jacques Gallay b. und Maurer Meister bitt Vnderth. zu erbawung seiner in der Münstergaß allhier erkaufften behaußung annoch 20. Gesellen über die Ordinari Zahl halten Zu dörffen g. Zu erlauben aber nur so lang dieses Gebaw wahret. Erk. Ober hand Werckl. und soll der Maurer Zunfft Meister hierüber gehört werd.
(p. 451) Sambstag d. 21. Aug. 1745. Jacque Gallay C. die Maurer. Iisdem [Ober hand Werckh herren] laßen weithers per Eundem [herrn Secretarium Kleinclaus] referiren, daß Jacques Gallay der burger und Maurer Meister allhier in einem den 12. Junÿ jüngst gehaltenen recess Underth. gebetten, Ihm zu erbawung seiner in der Münstergaß allhier erkaufften behaußung annoch zwantzig Gesellen über die ordinari anzahl halten zu dörffen gnädig Zu erlauben, aber nur so lang diess Gebäw wehret. Welches begehren Mghh. an Sie, Ober handwerckherrn Zur Examination Verwiesen, und dabeÿ Verordnet daß der Zunfft Meister beÿ E.E. Zunfft der Maurer auch hierüber solle gehöret werden. Beÿ beseßener Conferenz habe der Implorant petitum wiederhohlet, der Citirte Zunfft Meister H Peter Pflug habe hierauff Geantwortet, der Articul erlaube nur 6. Gesellen und einen Jungen, und wann dem Imploranten neben denen ordinari 6. gesellen annoch 12 auff eine Ihme Zu bestimmende Zeit, Würden erlaubt werden, derselbe damit wohl bestehen Könte. Auf Seithen der Hh. Depp. Vermeine man daß dem Imploranten mit Sechs Extra ordinari Gesellen biß nächst Künfftig Weÿhenachten pro omni Termino disponando Zu willfahren, die Genehmhaltung Zu Mghh. stellend. Erkandt bedacht gefolgt.

Description de la maison

  • 1755 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un bâtiment avant, un bâtiment arrière et des ailes latérales où se trouvent plusieurs poêles, chambres à cheminées à la française, dépenses et cuisines, les combles sont couverts de tuiles plates, il y a aussi trois caves voûtées, deux petites cours, une écurie et un puits, le tout estimé à 18 000 florins
  • Accord avec l’abbaye de Marmoutier (actuel 2, rue Brûlée)
  • Accord avec le Grand chapitre de la cathédrale (actuel 3, rue des Echasses)

Atlas des alignements (1829)

2° arrondissement ou Canton nord – Rue du Dôme (en partie)

nouveau N° / ancien N° : 18 / 19
veuve Loewenhaupt
Rez de chaussée et 3 étages en pierre de taille
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 361 case 4

Wangen (de) Eugène et Emile à Strasbourg (1852, suppression d’Emile)

N 1216, maison, sol, R. du dôme 19
Contenance : 7,00
Revenu total : 993,64 (990 et 3,64)
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 83 / 66
fenêtres du 3° et au-dessus : 21 / 17

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1209 case 2

de Wangen Eugène
1868 Stoll Jean Joseph Antoine tapissier
1889/90 Duhamel Eugen Oskar Dr
(ancien f° 957)

N 1216, maison, sol, Rue du dôme 7
Contenance : 7,00
Revenu total : 993,64 (990 et 3,64)
Folio de provenance : (361)
Folio de destination : theilw. zerst. – (sol) Gb
Année d’entrée :
Année de sortie : 1871
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 83 / 66
fenêtres du 3° et au-dessus : 21 / 17

N 1216, Haus
Revenu total : 972,64 (969 et 3,64)
Folio de provenance :
Folio de destination : Berichtigung, theilw. zerst.
Année d’entrée : 1871
Année de sortie : 1875

1871, diminutions – Stoll Jean Joseph f° 957, N 1216, revenu 990

N 1216, maison
Revenu total : 993,64 (990 et 3,64)
Folio de provenance : rectif°
Folio de destination : 1209
Année d’entrée : 1875
Année de sortie : 1877
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 129 / 103
fenêtres du 3° et au-dessus : 35 / 27

1875, augmentations – Stoll Johann Joseph Anton f° 957, N 1216, maison, revenu 21, Berichtigung

N 1216, maison
Folio de provenance: 1209, Vergrößerung
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1877
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières : 1 / 1
portes et fenêtres ordinaires : 120 / 96
fenêtres du 3° et au-dessus : 44 / 35

Jahrgang 1876 – Zugang – Stoll Joh. Joseph Anton f° 1209, N 1216, Haus, Reinertrag 1167, Vergrößerung, vollendet 1870, steuerbar 1873, besteuert 1877
Abgang – Stoll Joh. Joseph Anton f° 1209, N 1216, Haus, Reinertrag 990, Vergrößerung 1870, Zeit 1877

Cadastre allemand, registre 32 p. 501 Fach case 2

Parcelle, section 64, n° 32 – autrefois N 1216
Canton : Münstergasse Hs N° 7 – Rue du Dôme – Münstergasse
Désignation : Hf, Whs u N.G.
Contenance : 5,99
Revenu : 6000 – 8000 – 10 500
Remarques :

(Propriétaire, compte 2077
Dr. Duhamel Eugen Oskar We. u. Duhamel Marie François Joseph
1944 Dühamel Marie Frantz Josef De.med. zu 5/6 u. Duhamel Karl Josef zu 1/6 / notaire à Dettwiller 1/6
(1256)

1789, Enquête préparatoire à l’Etat des habitants (cote VII 1295)

Canton 5, Rue 139 Du Dôme
(maison n°) 19

Pro. – Mr Lauth, Brasseur au Dauphin – tonneliers
loc. – Mr Le Prince de Nassau Veilbourg
loc. – Mr. de Favart, Marechal des Camps
loc. – de Salverte M:de née de Favart Veuve
loc. – Mr Jean Frideric Schoenmann, Negociant – Miroir

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton V, Rue 139 Du Dome (p. 252)
(maison n°) 19

Pro. – Lauth, Brasseur au Dauphin – Tonneliers
loc. – Le Prince de Nassau Veilbourg – Privil.
loc. – Mr. de Favart, Marechal des Camps – Privil.
loc. – de Salverte M:de née de Favart Veuve – Privil.
loc. – Schoenmann, Jean Fred:, Negt. – Miroir

Registres de population

(1795) 6° section, Rue du Dôme N° 19 (registre 600 MW 6) – légende

Seligmann Alexandre, 53, Fabricant, Strasbourg
Sara née Kann, 33, Epouse, id
Adélaïde Alexandre, 19
Berr Alexandre, 16, ses Enfants, id
Sara Haeff, 20, couturiere, Bischheim, 1793
Rosette Hartstein, 17, Servante – partie
Nayer Bloch, 19, Servante, Woerth, 1794
Feyele Pates, 44, Bonne, Grudergershm. – frimaire 4° a.
Abraham Cerf, 40, Homme d’affaires, Sulz, 1790
Edelle Rachel, 36, Cuisiniere, Alwersweiler, 1793

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Münstergasse (S. 120)

(Haus Nr.) 7.
Dr. Duhamel, pr. Arzt, E 2
Rybicka, Zuschneider, 3.
Huber, Buchdruckerei. H 02
Geschw. Ehrlich, Damenkonfektion, H 1
Ehrlich, Reisender. H 1
Demuth, Schriftsetzer, H 1
Demuth, Wwe, H 1
Paulus, Instrumentenm. H 3

Dossier de la Police du Bâtiment (Rue du Dôme n° 7 (dossier I, 1868-1995, cote 919 W 151)

On modifie les devantures, pose des stores et remplace des pierres abîmées en 1888. L’atelier d’imprimerie Huber occupe les bâtiments arrière (1891, 1908). Les frères Ehrlich ouvrent en 1905 un atelier de confection pour dames au premier étage du bâtiment arrière. On trouve dans les locaux commerciaux le fleuriste Alfred Demuth (1899, 1905), la librairie de la Société protestante (1900), le fleuriste A la Jardinière Alsacienne (1920) puis A la Riviera (1938, jusqu’en 1953), le magasin d’art religieux Adolphe Falkowski (1936), l’orthopédiste Rouvel (1943), un salon de coiffure dans les années 1970. Le propriétaire aménage en 1949 avec la participation financière de l’Etat et de la Ville un logement au quatrième étage.

Sommaire
  • 1868 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le plombier Hoff soit autorisé à faire une prise pour 10 becs pour le compte du sieur Stoll
  • 1888 – L’entrepreneur Matter (15, rue Kageneck) demande l’autorisation de modifier les devantures et de poser des stores ainsi que de remplacer des pierres abîmées – Autorisation – Les travaux ont bien été réalisés mais on a aussi modifié les soupiraux : certains ont été déplacés, un a été ajouté – Dessin de l’état ancien et de l’état projeté
  • 1888 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du locataire Huber l’autorisation de faire une prise pour 3 becs – Autorisation – Travaux terminés, décembre 1891
  • 1891 – La préfecture occupe le bâtiment 2, rue Brûlée où se trouvent à la fois des bureaux et des logements de fonction. Un de ses occupants se plaint que l’atelier d’imprimerie Huber qui se trouve dans le bâtiment voisin au 7, rue du Dôme est à l’origine de bruits et de vibrations. – La Police du Bâtiment répond que l’imprimerie a acquis de nouvelles machines et qu’il est difficile d’éviter les vibrations mais qu’il sera possible de modifier le tuyau d’échappement
  • 1893 – La dame Foerster demande l’autorisation de conserver le store mécanique dans son état actuel bien qu’il se trouve le long de la voie publique. La Police du Bâtiment note que le store a été inscrit au rôle comptable l’année précédente. Une enquête montre que la dame Foerster a acquis le store mécanique en même temps que le local commercial du précédent occupant, le sieur Meyer-Nicolay
  • 1896 – Le maître serrurier Georges Rothermel (5 rue du Soleil) demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation
  • 1896 – Dossier à la préfecture concernant les enseignes de Louis Wolffgang – Le préfet transmet l’autorisation – L’enseigne perpendiculaire a été posée, janvier 1897
  • 1897 – La Police du Bâtiment constate que le sieur Wolffgang a posé sans autorisation une enseigne plate et une enseigne perpendiculaire – L’enseigne perpendiculaire a été retirée – Rappel – Le sieur Asperger, expéditeur au journal Strassburger Post informe la Police du Bâtiment que Louis Wolffgang est parti en vacances en Suisse et dépose une demande en son nom – Autorisation de poser une enseigne plate
  • 1896 – La Police du Bâtiment constate que la commerçante Bensel a fait poser sans autorisation une lampe électrique sur la façade – Autorisation de poser une lampe électrique. La lampe posée fait une saillie d’un mètre au lieu des 80 centimètres autorisés. Une deuxième lampe a aussi été posée, puis retirée mais son support en fer est toujours en place. – Rappels successifs – La lampe est conforme au règlement, janvier 1898. – Elle est retirée en mai 1898
  • 1899 – Le fleuriste Alfred Demuth demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire. Le voisin, Louis Henry (5 rue du Dôme) donne son accord parce que l’objet se trouve à moins de 65 centimètre de sa propriété. Autorisation – Travaux terminés, octobre 1899
  • 1899 – J. Hauert qui occupe le 2° étage demande l’autorisation de suspendre au balcon une enseigne d’après un schéma joint. La Police du Bâtiment note qu’il y a déjà de nombreuses enseignes et demande de modifier le projet – Autorisation de poser une enseigne ordinaire et une enseigne mobile, janvier 1900
  • 1900 – La librairie de la Société protestante demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation – Le voisin Braun qui a une enseigne autorisée proteste
    1901 – La même librairie demande l’autorisation de poser une vitrine. La Police du Bâtiment note que la façade ne comporte pas encore de vitrine. Le propriétaire, Duhamel, donne son accord. – Autorisation établie au nom du pasteur Haerter – Travaux terminés, août 1901
  • 1905 – La Police du Bâtiment constate qu’Alfred Demuth a posé sans autorisation une lampe électrique – L’affaire est classée après que Demuth a fait remarquer que la lampe a été posée avec autorisation cinq ans auparavant mais que la compagnie électrique l’a réparée récemment
  • 1905 – Les frères Ehrlich demandent l’autorisation d’exploiter un atelier de confection pour dames au premier étage du bâtiment arrière, en joignant un plan schématique – Autorisation – L’atelier est installé, décembre 1906
  • 1908 – Guillaume Demuth, gérant de l’imprimerie Hermann Huber, demande l’autorisation d’installer des machines électriques – Dossier transmis à la préfecture qui donne son accord – Copie des conditions particulières que doit respecter le pétitionnaire – Autorisation – Travaux terminés, septembre – Plan et élévation, l’atelier se trouve au fond de la deuxième cour – Description de l’imprimerie
  • 1911 – Les frères Ehrlich informent la Police du Bâtiment qu’ils ont transformé leur atelier qui occupe trois pièces – A la demande de la Police du Bâtiment, ils transmettent une description et un plan schématique puis un plan d’architecte – Autorisation – Travaux terminés, mai 1912 – Remarques de l’Inspection du travail
  • 1915 – Commission des logements militaires. Remarques en deux points, travaux terminés, mai 1916
  • 1920 – Mars. L’entreprise générale de peinture Arbogast et Wurth (12, quai Saint-Nicolas) demande l’autorisation de poser un échafaudage pour suspendre une enseigne de fleuriste – L’inscription sur le pignon n’est pas réalisée
    Avril. Nouvelle demande, pose d’un écriteau A la Jardinière Alsacienne, puis d’une enseigne plate – Autorisation de poser une enseigne sur façade
  • 1926 – Les occupants des bureaux de l’administration [2, rue Brûlée] à côté du 7, rue du Dôme sont incommodés par les fumées qui s’échappent de la cheminée. La Police du Bâtiment constate qu’il s’agit de l’atelier de torréfaction Bostetter qui se trouve dans le bâtiment arrière. Comme le problème est dû à la qualité des matières premières, le dossier est classé
  • 1927 – La Police du Bâtiment constate qu’une antenne de T.S.F. a été posée entre le 7, rue du Dôme et le 10, rue de la Hache – Florent Bilger dépose une demande et un schéma – Autorisation
  • 1936 – Adolphe Falkowski (Institut Saint-Martin, art religieux) demande à la Police du Bâtiment si son enseigne est enregistrée – On rectifie le rôle
    1938 – Le même demande l’autorisation de poser une enseigne – Autorisation de poser une enseigne en tableau sur la corniche – L’enseigne est posée, septembre
  • 1938 – M. Mutschler demande l’autorisation de poser une enseigne A la Rivière – Autorisation de poser une inscription sur la corniche – L’enseigne est posée, septembre
  • 1938 – La Police du Bâtiment constate qu’Anne Stinner a posé sans autorisation une enseigne
  • 1942 – Rapport des pompiers : une cheminée menace de s’écrouler, deux briques sont tombées dans la rue – La Police du Bâtiment écrit au médecin Joseph Duhamel pour qu’il prenne les mesures nécessaires. Joseph Duhamel demande un délai dans un courrier circonstancié – Certificat du ramoneur Auguste Knayer, mars 1943
  • 1943 – L’entreprise Kuhn (8-10 rue Oberlin à Schiltigheim) demande au nom de l’orthopédiste Rouvel l’autorisation de poser une enseigne – Autorisation, schéma – L’enseigne est posée, mai – Photographie de la devanture, inscription Ruvel
    Nouvelle demande pour une inscription – Autorisation – Travaux terminés, août
  • 1948 – L’entrepreneur de peinture Wernert et Brech (3, rue des Jardiniers à la Robertsau) demande l’autorisation de peindre la devanture, lettre grenat sur fond gris – Travaux terminés, juin
  • 1949 – La Division I (Logement) a transmis à la Division V un dossier pour aménager un logement de trois pièces au 4° étage. Propriétaire, Joseph Duhamel, médecin à Colmar pour 5/6 et Joseph Duhamel, notaire à Dettwiller pour 1/6. Plans, Service municipal d’architecture – Plan – Description et devis, les travaux consistent à agrandir des pièces en démolissant une cloison, à installer une cuisine, des sanitaires et l’électricité – Arrêté portant permis de construire. L’autorisation est exempte de droit de voirie puisqu’un logement est créé avec la participation financière de l’Etat et de la Ville.
    Suivi des travaux. Ils ont commencé, novembre 1949, ils sont terminés, décembre – Certificat de conformité, juin 1950
  • 1953 – Le fleuriste M. Mutschler (A la Riviera) a changé d’adresse et a retiré son enseigne (nouvelle adresse, 3 rue du dôme)
  • 1956 – La Société immobilière (4 rue Joseph Massol) est autorisée à occuper la voie publique pendant 4 semaines pour réparer les bâtiments – Arrêté du maire
    1957 – L’entreprise de construction Th. et Ed. Wagner (14 rue Adolphe Seyboth) est autorisée à occuper la voie publique pendant 4 semaines pour réparer les bâtiments
  • 1973 – L’ancien propriétaire du salon de coiffure informe la Police du Bâtiment qu’il a cédé à compter du 31 décembre 1972 son commerce à Laure Marrot qui réglera les droits de store
  • 1978 – Laure Marrot (salon de coiffure) demande l’autorisation de modifier la façade. Propriétaire, Société Immobilière de Strasbourg. Architecte, Steyer (9, rue Finkmatt) – Autorisation du propriétaire – Extrait du plan cadastral

Relevé d’actes

Relevé d’actes

Dominique Dietrich, ancien ammestre, l’un des Treize et scolarque de l’Université loue la maison à Charles Hammerer, docteur en médecine

1682 (15.7.), Chambre des Contrats, vol. 552 f° 217-v
der Edel, Vest, Fürsichtig, hochweÿß und hochgelehrte Herr Dominicus Dieterich dießer Statt alter Ammaÿster dreÿ Zehner undt Scholarcha beÿ hiesiger Wohllöbli. Universität
in gegensein deß Edel, hochgelehrten herrn Carl Hammerers Med: D. et Pract.
entlehnt, eine behausung samt allen deren gebäwen undt zugehördten alhier in der Münstergaß Zwischen dem Gürtler und Fleckhensteinischen Hoff gelegen, uff 6. Jahr lang von nechstverstrichenen Joh: Bapt: angerechnet, umb einen Jährlichen zinnß benantlichen 45 lb

Dominique Dietrich, candidat en droit, épouse en 1647 Ursule Wencker puis en 1667 Marguerite Kugler veuve de Jean Wencker
Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 234, n° 16)

1647 Dominica XVII post Trinitatis Herr Dominicus Dietrich beeder Rechten candidatus des weisen Ehrenvesten fürsichtig. und wohlweißen Herrn Johann Dietrich des geheimen Regiments der herrn XV hinderlaßener Ehelicher Son. Und Jungfrau Ursula des Ehrenvest fürsichtig und wohlweisen Herrn Johann Wenckers Alten Ammeisters beÿ siser Statt und Ober Kirchenpflegers beÿ diser Kirch Eheliche tochter – Mont. Claus. (i 252)

Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 278, n° 23)
1667. Domin: 16 et 17 od. d. 22. und 30 Sept. der Edele, ehrnfest, wol fürsichtige und hochweise Herr Dominicus Dietrich Alter Ammeister, dreÿ Zehener und Ober Kirchenpfleger Zu St: Nic: Und fraw Margaretha, weÿl. Herrn Johann: Wencker gewesenen Burger, Vornehmen Kauff- und Handelsmanns alhie lind. laßene Wittib, Copul. ad St. Nic: 5. 8.bris (i 296)

Daniel Dietrich loue au nom de son père Dominique Dietrich la maison à Marie Hélène Bock de Blæsheim née de Weiler, au nom de laquelle Henri Ernest Streiff de Lauenstein, conseiller du prince de Bade-Dourlach et bailli de Lahr

1687 (25.1.), Chambre des Contrats, vol. 557 f° 53-v
H. Daniel Dietrich, J.U. Ddus und Cancelleÿ Secretarius allhier, alß seiner Anzeig nach schrifftlich constituirter mandatarius & herrn Dominici Dietrichs seines la leiblichen H. Vatters
in gegensein deß hoch Edelgebohren und Gestreng Herrn Heinrich Ernst Streiffen von Lauenstein hochfürstl. Badendurlachischen Raths und Ambt der herrschafft Lahr, alß Curatoris der Hochwohlgebornen Frauen Mariæ Helenæ Bockin von Bläßheim wittib, gebohrner von Weÿler
entlehnt, Eine behaußung allhier in der Münstergaß, einseit neben dem Gürttlerhoff, anderseit den freÿh. Fleckensteinischen hoff, hinden auff weÿl. H. XIII. El. Brackenhoffers sel. Erb. Zum theÿl, Zum theÿl auff H. Oberst Lieut. von Wickersheim Gart. stoßend gelegen, mit allen deßen Gebäuen und begriffen, nichts darvon außgenommen, auff acht Jahr lang von Johannis Baptistæ 1686. da dieselbe bereits eingezogen, angerechnet und sich endend auff Johann. Bapt. 1694. umb einen jährlichen Zinß nemblich 80 Gulden à 15 batzen oder 60 R.

Inventaire après décès de Marguerite Kugler veuve de Dominique Dietrich

1707 (4.8.), Me Lang (Jean Régnard, 29 Not 76) n° 697
Inventarium und beschreibung aller der Jenigen Haab, Nahrung und Güttere, so Weÿlandt die hoch Edel und hoch tugendbegabte Fraw Margaretha Dietrichin gebohrne Küglerin, Weÿland des hoch Edel Gestreng, fürsichtig, hochweiß und hochgelehrten herrn Dominici Dietrichs, allhießiger Löbl. Statt Straßburg geweßenen hochverdienten alten Ammeisters und dreÿzeheners des beständig. Geheimen Regiments auch Scholarchæ beÿ allhießiger Löbl. Universitæt nunmehr seel. hinterbliebene fraw Wittib

Daniel Dietrich loue la maison qu’il a recueillie dans la succession de son père à l’un des Quinze, Jean Christophe Kellermann

1695 (13. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 567 f° 605
H Daniel Dietrich, U. J. Ddus und E.E. Großen Raths Beÿsitzer
in gegensein /:tit:/ Herrn Johann Christoph Kellermann, deß beständigen Regiments der Herren Fünff Zehen beÿsitzers
entlehnt, Sein deß H. Verleihers eigenthümliche Behaußung, mit alllen deren Gebaüen, Rechten, und Zugehördt. allhier in der Münstergaßen, einseit neben dem Gürttlerhoff, anderseit neben Hn Baron von Fleckenstein gelegen, nichts darvon alß die Obere Stub und Cammer in dem Nebens Stock auff d. hindere höfflein und Gärttlein stoßend, außgenommen, alß welche der H. Verleiher zu auffbehaltung deß darin stehend. haußraths od. anderem gebrauch sich expresse reservirt hat, und ist diese Lehnung geschehen auff zweÿ Jahr lang von Johannis Baptistæ 1695. an zu rechnen, umb einen Jährlichen zinß nemblich 75 pfund
[in margine :] (…) daß Sie beederseits die hierinn verschriebene Lehnung nach verfließung der hierin bestimmte Zeit noch auff fernere zweÿ Jahr lang prolongiret, den 7. feb. 1697

Daniel Dietrich vend 2 250 livres la maison au maître de danse André Coudu

1698 (7.6.), Chambre des Contrats, vol. 570 f° 338
Sr Daniel Dietric Conseiller au Conseil de Messieurs les Vint un (signé) Daniel Dietrich
au Sr André Coudu, maistre de dance, bourgeois de cette ville
Une Maison consistante en trois corps de logis Sçavoir un sur la rüe, un entre la Cour & la basse cour, et un au costé gauche de la basse cour, et un petit jardin avec tous ses bastiments, places, droits, appartenances & dependances, Scize dans la ville de Strasbourg, rüe de la grande Eglise nommée vulgairement Münstergaß tenante d’un costé à l’hostel de Fleckenstein et à la maison des heritiers de feu Sr Brackenhoffer, vivant Conseiller au Conseil de Messrs. les Treize, vendüe à présent au Chœur de la grande Eglise de cette ville, et d’autre, partie à la grande maison dud.t Chœur appelée vulgairement Gürttlerhoff, & partie à l’hostel de Monsr. l’Abbé de Marmoutier, aboutissant par derriere au jardin dudt. Sr Abbé, comme elle luy est escheüe par succession de feu Sr Dominique Dietrich, cy devant Consul de cette ville son pere Suivant l’accord fait avec ses cohéritiers le 5 may l’an 1695 – pour 9000 livres tournoises – à condition pourtant de ne deroger en rien au bail que ledt. Sr Dietric à cy devant passé à la Chambre des Contrats le 13. 8.bre 1695 avec le Sr Kellermann Cons. du Conseil de Mess. Les Quinze et renouvellé le 7.me fevrier 1697

André Coudu, originaire d’Orléans, vient d’acquérir le droit de bourgeoisie pour lui et ses deux filles
1698, 3° Livre de bourgeoisie p. 1202

H. Andreas Couty der tantzmeister von Orleans Weil. Martin Couty gewes. Entreprenneur daselbst hind. Ehel. sohn Vnd deß 2. töchter nahmens Charlotte vndt Francisca, empfangen das burgerrecht gratis Vnd werden beÿ E.E. Zunfft der schumacher dienen, Jur. d. 29. Martÿ 1698

Anthoinette Cordonnier, femme d’André Coudu et auparavant veuve d’Antoine Droit, est morte peu de temps auparavant en délaissant deux filles du veuf et trois enfants de son premier mari
1697 (8.7.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 10)
Inventaire des effets delaissés par feue dam.lle Anthoinette Cordonnier en son viuant espouse du Sieur André Coudu Commiss.re de la recepte et distribuôn des fourages a haguenau, meubles meublans, debtes actiues, assiues, lesquels effets qui estoient communs entre led. S. Coudu et lad. deffunte (…) Le tout pour la conseruation des droits tant des enfants de Lad° deffunte et de son premier Mary que de Charlotte et Françoise Coudu enfants mineurs dud. Sr Coudu et de sa deffunte femme, A laquele représentation d’effet estoient presens Sr Jacques Mourisset maistre en fait d’armes en cette ville de Strasbourg au nom et comme fondé de procuration du Sr Anthoine de Roy de la chaussée fils comme aussy estoit presens dam.lle Marie de Roy enfans de lad° deffunte et du Sr Anthoine de Roy son premier mary, lad° dam.lle Marie le Roy assistée du Sr Georges Lebeque Me Perruquier et en l’absence d’André de Roy Leur frère presummé deceddé attendu qu’il n’en a été receu aucune nouvelle depuis plus de quatre ans
(Procuration) Pardeuant moy Notaire Royal et Greffier de la Ville d’Haguenau fut present le Sr Anthoine de Roy Sr de la chaussée demeurant de présent en cette ville, habile a se dire et porter heritier par benefice d’jnventaire ou autrement de la defunte Dame Anthoinette Cordonnier sa mere, viuante epouse du Sr André Coudu garde magasin du Roy en cette ditte ville (…)
Item Led. Sr coudu a declaré quil Luy * en la ville d’orleans pour des loyers des deux maisons qui appartiennent a la comm.té d’entre luy et La deffunte
Le present Inventaire se trouve monter a la so.e de 3897 Liures Desduit 159 lb de debtes passiues

André Coudu hypothèque la maison au profit de la fondation Saints-Matthieu-et-Nicolas-aux-Ondes pour pouvoir en payer le prix d’acquisition

1698 (7.6.), Chambre des Contrats, vol. 570 f° 339-v
H. André Coudu, der dantzmeister
in gegensein /:salv. tit:/ Hn Charles du Pré de Dortal deß beständig. Regiments der herrn XV. beÿsitzers alß Pflegers Und H. Johann Jacob Herberlings alß Schaffners deß Stiffts S. Matthæi und Nicolai in Undis, schuldig seÿn 750 pfund, daß Er damit hernach gemeldte specialiter hypothecirte behaußung hat erkauffen und völlig bezahlen können
unterpfand, diejenige Behaußung, so Er H. Coudu heut dato von Hn XXI. dietrich sich hat als verkaufft zu schreiben laß. und geleg. allhier in d. Münstergaß, einseit neben dem Fleckensteinisch. anderseit neben neben den Gürttlerhoff, hind. auff deß H. Prælat von Maures Münster Gartten stoßend geleg.

Convention entre les héritiers d’Antoinette Cordonnier

1698 (23. 7.bre), Me Bidier Dutil (6 E 41, 11)
Conuentions, 23° 7.bre 1698 – furent presens André Coudu Me d’exercice en lad. ville, faisant tant pour luy que pour Charlotte et Françoise coudu ses enfans mineurs et de deffunte anthoinette Cordonnier sa f° d’une part
Et Anthoine droit de la chausséé faisant tant pour luy que pour André Droit son frère absent et Marie Droit sa sœur, Lesd. Anthoine, André et Marie Droit enfants de feu André droit son frere absent dont il se fait fort et de Marie droit sa sœur presents, Lesd. anthoine, André et Marie droit enfants de feus André droit en son vivant dme. a Orleans et de antoinette Cordonnier sa femme au jour de son decedz femme en seconde nopce dud. Sr Coudu d’autre part
Lesquelles parties Après auoir vu et examiné L’Inventaire fait en cette ville de Strasbourg après de decedz de Lad. cordonnier Leur mere Le 8 juillet de l’annéé derniere 1697 montant à 3887 livres, Ont declaré que conformement au contrat de mariage passé entre Led. S Coudu et lad. deffunte Cordonnier à Orleans le 9° avril 1679 devant Faucheur No.re
(Cession de maisons à Orleans) (signé) deroy de Lachaussee

André Coudu loue une partie de la maison à Charles Louis de Lutzelbourg, chanoine de la collégiale de Saint-Pierre-le-Jeune

1700 (18.3.), Chambre des Contrats, vol. 573 f° 180-v
Le Sr André Coudu, maistre à danzer, bourgeois de cette ville
bail au Sr Charles Louys de Lutzelbourg, Chanoine de la Collegiale de St Pierre le Jeune
de la maison appartenante au susd. Sr Coudu et ou il demeure, Scize en cette ville rüe de la grande Eglise /:Münstergaß:/ les appartements et commodités Suiuants, Scavoir au corps du logis de devant tout le premier estage avec la gallerie qui joint les deux corps de logis, le présent bail fait pour cinq années consecutives à commencer à la feste de Nostre Dame prochaine, moyennant un loyer annuel scavoir 60 escus faisant 45 livres de Strasbourg – Il est aussi accordé que le passage sera toujours libre au bailleur et à ceux qui demeureront au reste de la maison pour pouvoir venir à ses appartements d’en haut par les degrés de devant, Et sont convenu encore que le Sr de Lutzelburg pourra faire dans la cuisine une cheminée à la francoise a ses frais et depens et oster le petit cabinet qui donne dans la cuisine, avec tout ce qu sert à la cuisine, et rompre la muraille pour l’egaliser à la Muraille qui soutient les vitres du poelle

André Coudu loue une partie de la maison au marchand Canuel de La Motte

1701 (27.5.), Chambre des Contrats, vol. 574 f° 273
Sieur André Coustu Maistre de Danse (signé) Coudu
bail au Sr Canuel de La Motte Marchand et Manant de cette ville
dans la maison dud. Sr. Coustu Scize à la rue de la grande Eglise appellée Münstergaß tenant d’un côté à un Hostel appellé Gürtler Hoff d’autre coté à l’hostel de Monsieur Baron de fleckenstein, les Commodités et appartements Suivants, Sçavoir au second étage sur le deuant un poël, un Cabine dedans, une cuisine joignante et deux petites chambres a costé du poël, communication dans la galerie pour secher les linges, une partie separée de la cave, le premier grenier au dessus dudit appartemant, dont le preneur dera gardien de la clef et la donnera pour le passage des autres toutes les fois quand le St Coutu y voudra monter, qui seront expressement reservé pour le d. Sr. Coustu, Tout pour deux ans consecutifs a commecer à la St Jean de l’année courrante pour un loyer annuelle Sçavoir 150 livres tournois faisant 37 livres et 10 Schillings de Strasbourg

Bail interrompu, dressé entre André Coudu et le marchand Guillaume Droz

1701 (9/11.7.), Chambre des Contrats, vol. 574 f° 375
[acte non terminé] Sr André Coudu maistre à danser
bail au Sr Guillaume Droz marchand et manant de cette ville
dans la maison Scize en la rue de la grande Eglise les appartement et commodités Suivants, Sçavoir au premier Etage du devant Un grand poelle, une chambre y joignante, cuisine, et la gallerie y joignant qui sera fermée du costé de l’appartement derrière, Plus le second grenier du devant et une partie de la cave qui sera separée du reste par de lattes

André Coudu loue une partie de la maison à Michel La Londré

1701 (28. 9.br), Chambre des Contrats, vol. 574 f° 592-v
le Sr André Coudu maitre à danser de l’Université de cette ville
bail à Michel La Londré bourgeois de cette ville
dans sa maison les appartements et commodités suiuantes, sçavoir une sale en bas pour y mettre des billards, un poele sur le derriere, la cuisine y joignante avec le garde manger à coté, une petite chambre au dessus de la cuisine, et une partie de la cave separée avec des lattes, comme elle se trouve a cette heure, le tout pour 18 mois à commencer du autre Decembre de cette année pour un loyer sçavoir 64 écus faisant 48 livres de Strasbourg par an, Il est à sçavoir que le bailleur s’est reservé le droit de faire bouillir son pot dans la cuisine louée jusques à la paques prochaine de l’année 1702
Le locataire a encore promis de laisser faire le feu aux autres locataires qui sont dans la maison pour la lessive par la cuisine, n’y ayant point d’autre commodité, et le propriétaire s’engage de donner la liberté de faire secher le linge dans la seconde Gallerie d’en haut au locataire

André Coudu se remarie avec Catherine Thérèse Bentz veuve d’Antoine de la Fregère : contrat de mariage, célébration
1701 (30. X.br), Me Bidier Dutil (6 E 41, 13)
Mariage, 30. x.bre 1701 – furent presens André coudu Me de danse en lad. ville fils de feu Martin coudu entrepreneur des ouurages tant de l’eglise St. croix d’orleans qu’autres ouurages et feue Marie bonneau sa femme ses pere et Mese faisant pour lut et en son nom et d’une part
Et dam.lle Catherine Therese bonsent veufue de feu Le Sieur anthoine de la fregere de coursom(r)en son viuant Cap.ne des portes de la citadelle de lad° ville pour elle en son nom et d’autre part
Le futur Espoux a declaré que ses biens consistent tant a la soê de 3887 Livres dont Il est fait Mention a L’acte de partage des biens dentre Led. Sr Coudu et ses enfants en date du 23 septembre 1698 passé deuant Moy No.re que partie de l’acquisition de la Maison dans laquelle Il demeure en la ville de Strasbourg (signé) andre Coudu, catherine bennes

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 24)
Die octava Januarÿ Anni 1702. honestus Andreas Coudu Artis Saltationis Magister et honest Catharina theresia Bentzin vidua (signé) andres coudu, caterin terres bennessi (i 15)

André Coudu loue une partie de la maison au sieur d’Invilliers, directeur des domaines et gabelles d’Alsace et à Catherine Fleury

1704 (20.8.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 14)
Bail, 20 aoust 1704 – Le Sr André Coudu Bourgeois dem.t aud. lieu
à Mons Dinuillier directeur des domaines Et Gabelles d’alsace et De catherine fleury son espouze
lequel a donné à Titre de Loyer pour le tems de deux ans et demy a commencer au jour de feste de St Michel prochain et finir au premier auril 1707 une portion de La maison a Luy appartenante Scize en La rue de La Grande Esglise consistante Lad. portion en tout Le corps de logis de derrière Et le Jardin aussy sur le derrier auec une portion de Caue dont Jouit actuellement Le Sr de la motte se reseruant neanmoins Led. Sr Coudu une petite place sur le derriere qui sert de petite escurie pour y mettre son cheual quand bon Luy semblera – Moyennant La somme de 300 Liures par an
De plus a esté conuenu que led. Sr Coudu fera planchéé a ses frais Et depens Les deux chambre a cheminées, et un cabinet a Costé de La Grande chambre et d’y faire faire une porte neuue a L’entrée de Lad. Grande chambre Et que Led. S coudu sera tenu de mettre le touy en bon estat pour lut Estre rendu par led. Sr preneur au mesme Estat qu’il L’aura pris au bout du present bail
sont en outre conuenu Les parties que led Sr et dame Denuillier pouront faire metre leur chaise ou carosse sous le portique du corps de logis de deuant et qu’ils auront la faculté d’etendre du linge sur la gallerie d’en haut pour secher et que l’arcade d’en bas qui Joint les C(aves) leur appartiendra pour y loger du bois

André Coudu loue une partie de la maison à Jacques François Dubart, avocat au Parlement de Paris

1704 (20.9.), Chambre des Contrats, vol. 577 f° 459
Sr André Coudu maître à danser
bail à Mre Jacques François Du Bart Advocat au Parlement de Paris
dans sa maison sçituée icy ruë de la grande Eglise tenant d’un côté à l’hotel de Fleckenstein de l’autre côté au Gürlerhoff aboutissant par derrière à l’hotel de Mr l’Abbé de Marmoutier tout ce qu’occupoit le Sr de La Motte marchand drappier de cette ville sans aucune reserue – à la charge toutefois par ledt. Sr Propriétaire de faire des croisées de bois à grands verre autres que celles qui y sont à la chambre de derrière qui regarde sur le Cour pour cet effet le dt. Sr Coudu a promis de depenser auxdtes. Croisées dix ecus pour etre plus propres, commencera le présent bail à la St Michel de cette année – 480 livres tournois

André Coudu et Catherine Bentz hypothèquent leur maison au profit du marchand Jean Frédéric Lobstein

1706 (26.10.), Chambre des Contrats, vol. 579 f° 770
Le Sr André Coudu bourgeois d’icy et Catherine Bentz
devoir au Sr Jean Frederic Lobstein marchand, 3000 livres tournois
hypothèque, leur maison sçituée icy rüe de La Cathedrale auec tous ses droits appartenances et dependances telle qu’ils l’ont achetée le 7. Juin 1698

André Coudu loue une partie de la maison au cabaretier Claude Bertin

1707 (15.1.), Chambre des Contrats, vol. 580 f° 35
le Sr André Coudu
bail au Sr Claude Bertin Cabaretier
dans sa maison sçituée icy rüe de la Cathedrale les appartemens et commodités suiuantes, Sçavoir tout le Corps de derrière auec ses appartenances et dépendances sans aucune reserve, Item dans le Corps de devant le grand poele en bas qui donne sur la rue, en outre l’appartement de deuant au premier etage qu’occupe Le Sr Picque avec les parties de caue que le de Sr Pique avec le Sr Deinuillé occupent, finalement tout le dessous de La gallerie qui est dans la cour, pour un an a commencer au 1. avril prochain – moyennant un loyer annuel de 700 livres tournois
Le locataire promet de donner une plaçe dans l’ecurie pour le Cheual du propriétaire tout les fois qu’il sera icy
[in margine :] les parties sont tombées d’accord que le Sr Picque gendre du Sr Propriétaire aura le choix de rester dans son appartement et ce qu’il occupe si bon luy semble moyennant le prix de 200 livres

Claude Bertin sous-loue une partie de la maison à Claude Ballard d’Invillier, directeur général des Domaines du Roi

1707 (23.6.), Chambre des Contrats, vol. 572 (Protocoles) f° 45-v
Sr Claude Bertin Cabaretier
sous bail au Sr Claude Ballard D’Inuillier Directeur general des Domaines du Roy
dans la maison qu’il tient à titre de bail du Sr André Coudu maître à danser Sçituée icy rüe de La Cathedrale sçauoir tous les appartements du corps de logis de derriere sans aucune reserue, les deux chambres d’enbas dans le corps de logis de deuant et la partie de dessous de la gallerie que ledit Sr sous Locataire a occupé jusques icy, le présent bail commençant au 1° avril 1707 – moyennant un loyer annuel de 400 livres tournois

Catherine Bentz, femme d’André Coudu, pour lors fermier des revenus de la Ville de Landau, loue la maison à Pierre Champoulet, intéressé dans les affaires du Roi

1716 (17.7.), Me Humbourg (6 E 41, 38) – transcrit Chambre des Contrats, vol. 572 (Protocoles) année 1717 f° 9
Bail de 3 ans a commencer du jour de la Feste St Michel prochaine – Dlle Catherine Bentzing Espouse du Sr André Coudu fermier des Reuenus de La Ville de Landau
au Sr Pierre Champoulet Interessé dans les affaires du Roy residant actuellement en cette ville
La Maison dudit Sr Coudu Située dans La Rüe dite Münstergasse en cette ville tenante d’un côté au Gurtlerhoff d’autre a l’hotel de fleckenstein sans en rien reserver sinon la grande cave avec les Tonneaux et tous les greniers qui sont sur le deuant de ladite Maison, excepté ce mur qui est occupé par Madle. Camel qui sera doresnauant pour l’usage dudit Sr Champoulet, le tout aux charges et conditions suiuantes, Sçauoir qu’il sera permis aud. Sr Champoulet de faire changer la Cuisine qui est au premier appartement du deuant en Vn Cabinet sans estre obligé de le remettre en cuisine a la fin de son Bail (…) – moyennant un loyer annuel de 600 liures

La maison revient aux deux filles d’André Coudu, Françoise, célibataire, et Charlotte qui épouse en 1700 le maître d’exercice Antoine Le Picq natif de Laneuvilleroy en Picardie : contrat de mariage, célébration

1700 (17.8.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 12)
Mariage – 17 aoust 1700 – furent presens Sr Anthoine picq Me d’exercice de present en cette ville fils de feu Estienne picq en son vivant habitant de la neuf ville Le Roy en picardie et de feue dam.lle Barbe bourson sa femme ses pere et Mere Majeur d’aage
Et damlle Charlotte Coudu fille du Sr André Coudu aussy Me d’exercice en cette ville de Strasbourg et de feue Anthoinette Cordonnier sa femme ses pere et mere, Lad° dem.lle assistée dud. Sr son pere et proceddant sous son authorité
communs en tous biens Meubles et Immeubles
biens propres de la future espouze prounant du costé Maternels consistans en sa part de deux maisons Scize en La ville d’orleans Suiuant l’acte de partage devant moy No.re Le 23° 7.bre 1698 (signé) le picq, charlotte coudu

Mariage, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 18)
Die sexta Septembris anni 1700. honestus Iuuenis Anthonius picq Artis Saltationis Magister diœcesis Bellovicensis et Carola Coudu Aureliana domini Andreæ Coudu artis Saltationis Magistri et ciuis Argentinensis filia legitima (…) rité Matrimonio Iuncti sunt (signé) lepicq, charlotte coudu (i 11)

Antoine le Picq, maître de danse, et Charlotte Coudu hypothèquent la maison au profit du traiteur Martin Gauthier

1721 (6.5.), Chambre des Contrats, vol. 595 f° 220-v
H. Antoine le Picq Tantzmeister und Fr. Charlotte geb. Coudu beÿständlich Nicolas Corpsmontagne Entrepreneur des travaux du Roy und Hn. Louis François le febvre Dessineur pour le Roy dans la province d’alsace
in gegensein Martin Gautier Traitteur – schuldig seÿen 725 pfund
unterpfand, der correæ debendi zur helffte zugehörige behausung allhier in der Münster: gaß, einseit neben Hn Bochen weinhändler anderseit neben dem Gürttlerhoff gelegen

Françoise Coudu hypothèque sa moitié de maison au profit de son beau frère Antoine le Picq et de sa sœur

1723 (17.9.), Chambre des Contrats, vol. 597 f° 487
Mlle Françoise Coudu so majorennis beÿständlich ihres geschwornen Vogts H. henry Ferval Peruquenmachers und EE. kleinen Raths alten beÿsitzers und ihres einbändigen bruders H. Antoine la Chaussée Mre d’exercice de Danse de la Cour de S.A.E. de Mayence
in gegensein H. Antoine le Picq des dantzmeisters und fraun Charlotte le Picq geb. Coudu ihrer schwager und schwester per rest der (…) Rechnung 750 pfund oder 3000 livres Tournoises
unterpfand, Ihrer ohnvertheilten helffte ahne einer Behausung bestehend in Vorder: hinder und Nebens: hauß höffen gartten und hoffstatt ane der Münstergaß, einseit neben H. Joh. Daniel Boch dem weinhändler anderseit neben dem Gürttlerhoff hinten auff den Maursmünster: hoff gelegen, mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten davon die übrige helffte der le Picquischen eigenthümlich zuständig

La maison figure sur la liste des maisons qui appartiennent à des manants

1726, AA 2418 (manance)
(Cn. 73, L.tte 2, N° 4) Estat par ordre alphabetique des particuliers qui possedent des maisons et biens dans Strasbourg et ban Lieue sujets au droit de la manance Réelle (Les possesseurs en l’année 1742 sont marqués avec de l’ancre rouge)
Me Sr Picque Mre a danser (les heritiers) [canton] 5 [n°] 87, [rue] Nre Dame

L’abbaye de Marmoutier (propriétaire de la parcelle V 49 qui s’ouvre rue Brûlée) et les sœurs Coudu passent un accord au sujet d’un terrain litigieux entre leurs propriétés

1732 (18.4.), Me Lhanneur de Chantelon (6 E 41, 987)
Transaction – Don Martin Zugmeyer prieur de l’Abbaye de Marmoutier et Don Georges Luc procureur de la même Abbaye Etans de présent dans leur hotel rue Brulée en cette ville, fondez de procuration speciale de Son Excellence Mons. l’Abbé et du Chapitre de ladite Abbaye de Marmoutier d’une part
Et le Sr Antoine Le Picq Mre de Dance de la Compagnie des rois cent Gentils hommes en garnison en la Citadelle et Dlle Charlotte Coudu et encore Dlle Françoise Coudu sa sœur fille majeure d’autre part

Lesquelles parties ont dit lesdits Srs Doms Zugmeyer et Luc au nom de ladite Abbaye et Chapitre de Marmoutier que Lors de l’achapt qu’ils ont fait de leurdit hotel a Strasbourg il n’y a eu aucune reserve du fond et des appartenances et dépendances De sorte que tout ce que ladite abbaye peut Justiffier et avoir appartenu au Jour de l’acquisition qu’elle en a faite doit leur appartenir sans difficulté, Qu’il se trouve neanmoins une petite place au bout de leur Cour a main droite en Entrant de la Longueur de 20 pieds sur 8 pieds 11 poulces de Longueur dont par negligence de lad. Abbaye led. Sr Le picq sa belle sœur et leurs auteurs ont jouy quoy qu’jl y ayt toujours Eu et y ayt encore une porte de communication de lad. Maison ou hotel de Marmoutier dans ladite petite place Et Comme cette place tout Chetive quelle est Est actuellement très utile a lad. Abbaye pour la construction du Bastiment quelle entand y faire sans delay Et que cette petite place se trouvant d’ailleurs appartenir a la même Abbaye Les Abbé Prieur et religieux qui en sont qu’usufruitiers des biens en dépendant ne peuvent sans prevariquer se dispenser d’Intenter action pour rentrer dans lad. place a eux usurpé
Et de la part desd. Sr et Dlle Lepicq et Dlle Coudu a Eté repondu qu’ils ont herité de la Maison ou demeurent actuellement lesd. Sr et Dlle Lepicq laquelle provient de la succession de feu le Sr André Condu pere desd. Dlles et qu’ayant trouvé une porte de communication dans lad place ils En ont Jouy jusqu’à présent avec d’autant plus de facilité qu’ils n’y ont trouvé aucun Empeschement de la part de lad. Abbaye qu’ils ne se sont jamais opposez que lad. Abbaye Joüit par Indivis de la place en question attendu qu’elle y avoit une entrée semblable a La Leur Mais qu’ils persistoient a Croire et a soutenir que tout au plus lad. abbaye peut pretendre La moitié en ladite place, sont convenus de ce qui suit
C’est a savoir qu’au moyen d’une somme de 600 livres (…) Lesdits Sr et Dlle Lepick et Demlle Coudu cedent quittent et abandonnent des maintenant et a toujours a L’Abbaye de Marmoutier les droits et pretentions qu’ils ont et peuvent avoir en ladite place d’un côté au Gürtenhoff d’autre la maison de l’Abbaye d’un bout a ladite maison et de l’autre bout a la maison desd. Sr et Dlle Le picq et dlle Coudu
se reservant neamoins lesd. Sr et Dlle Le picq et dlle Coudu deux pieds en travers de lad. place du côté de leur maison pour la chute d’Eau et le tour de l’Echelle lesquels deux pieds francs seront Separez par une muraille que ladite Abbaye s’oblige de faire a ses frais depens Et En continuans La muraille qui separe led. hotel et le jardin desd. héritiers Condu jusque contre et attenant le Gürtenhoff, Laquelle nouvelle muraille sera retablie et demeurera commune comme cy devant

Antoine Le Picq et Charlotte Coudu hypothèquent leur moitié de la maison au profit de Salomé Wencker, veuve de Jean Henri Barth, professeur en théologie et chanoine du chapitre Saint-Thomas

1735 (2.5.), Chambre des Contrats, vol. 609 f° 342-v
H. Antoine Le Picq Tantzmeister und Fr. Charlotte geb. Coudu mit beÿstand ihres sohns Claude Joseph le Picq und ihres tochtermanns Charles Roth dit Du Chesne Praticien (signé) Charles Rott Duchesne
in gegensein Fr. Salome geb. Wenckerin S.T. H. Johann Heinrich Barth gewesten S.S. Theologiæ D. et Prof: Publ: auch Capituli Thomani allhier Canonici hinterlassenen Fr. Wittib beÿständlich ihres curatoris und bruders S.T. H. Jacob Wencker J.V.Lti und dreÿ zehners – schuldig seÿen 250 pfund
unterpfand, die ohnvertheilt helffte einer behausung bestehend in vorder und Mittelhauß, hindergebäud, zweÿ höffen, einen gartten und deßen hoffstätten mit allen übrigen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten an der Münster gaß, einseit neben H. Johann Daniel Bock dem weinhändler anderseit neben dem Gürttlerhoff hinten auff den Maurs: Münster hoff – die ganzte behausung ihre Fr. Lepicq zu einer, Françoise Coudu aber zum andern halben ohnvertheilten antheil zuständig

Antoine Le Picq et Charlotte Coudu ainsi que Françoise Coudu hypothèquent la maison au profit d’Anne Marguerite Miville veuve de Jean Henri Bœckler, professeur en droit et chanoine du chapitre Saint-Thomas

1738 (13.1.), Chambre des Contrats, vol. 612 f° 27-v
H. Antoine Le Picq der Tantzmeister und Charlotte geb. Coudu mit beÿstand ihres sohns Claude Joseph Le Picq des Tantzmeisters und ihres tochtermanns Carl Daniel Roth dit du Chesne ancien Professeur des Mathématiques de l’Ecole des Cadets, ferner der Mitschuldnerin Schwester Dlle Francisca Coudu, so mehrjährig und ohnbevögtigt zu seÿn versichert, mit beÿstand H. Rathh. Henry Fervat
in gegensein Fr. Annæ Margarethæ geb. Miville weÿl. S.T. H. Johann Heinrich Böckler J.V.D. und Professoris Publici Ordinarÿ auch Capituli Thomani Præpositi seel. ohnbevögtigten wittib, mit beÿstand ihres tochtermanns H. Johann Daniel Engelhard des handelsmanns und in fernerer gegenwart H. Johann Heinrich Faber J.V. Lti. E. E. großen Raths actuarÿ – schuldig seÿen 500 pfund
unterpfand, Eine Behausung bestehend in vorder Mittel und hinder gebäuden, zweÿen höffen, einem gartten und dero hoffstätt mit allen deren übrigen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ahne der Münstergaß, einseit neben Johann Daniel Boch dem weinhändler, anderseit neben dem Gürttler hoff, hinten auff den Maursmünster hoff: – welche gantze behausung um 750 pfund, die helfte um 975 und 750 pfund verhafftet – ihr Fr Le Picq zu einer zur anderen helffte aber ihr Jfr Coudu eigenthümlich zuständig

Antoine Le Picq et Charlotte Coudu ainsi que Françoise Coudu hypothèquent la maison au profit de Charles Duvillard, employé chez le maréchal comte du Bourg

1738 (24.3.), Me Humbourg (6 E 41, 59)
Obligation – Sr Antoine Le Picq maître a Danser de l’université de cette ville y demeurant rue munstegass paroisse St Laurent et dlle charlotte coutu assisté du Sr Claude Joseph Le Picq son fils aussy maître a danser et Charles Daniel Roth dit Duchenes son gendre ci devant me. de mathematiques de la comp. des cadets gentilshommes de la citadelle de cette ville
devoir au Sr Charles Duvillard premier homme de chambre de Monseigneur Le Marechal Comte Du Bourg gouverneur general de cette province d’alsace, 1000 lit
hypothèque la moitié appartenante en propriété a lad. Damle Le Picq Laquelle moitié en effet est déjà antérieuerement aux présentes affectée et hypothéquée de la maison qu’ils occupent située rue susdite de Münstergass avec ses droits appartenances et dépendances, joignant vers la cathedrale le Sr Boch d’une part vers le marché au chevaux le gürtlerhoff d’autre derrière sur le Sr brackenhoff et sur l’hotel de l’abaye de Marmoutier et par devant ladite rue
enregistré à la Chambre des Contrats le 14 avril 1738

Même acte trascrit à la Chambre des Contrats
1738 (14.4.), Chambre des Contrats, vol. 612 f° 229 – Not. royal Humbourg 24.3.1738
Auf Ansuchen H. Charles Duvillard Premier Homme de Chambre de Monseigneur le Marechal Comte Du Bourg, nachstehende vor H. Humbourg errichtte Obligation
Sr Antoine Le Picq Maistre a danser de l’Université de cette ville demeurant rue Münstergass paroisse de St Laurent et Charlotte Coudu, assitée du Sr Claude Joseph Le Picq son fils, aussi Maistre a danser, et Charles Daniel Roth dit Duchesnes son gendre cy devant maistre de Mathematiques de la compagnie des Cadets Gentilshommes de la Citadelle de cette ville
devoir au Sr H. Charles Duvillard Premier Homme de Chambre de Monseigneur le Marechal Comte Du Bourg gouverneur général de cette province d’Alsace, 1000 lit
hypothèque la moitié appartenant en propriété a le Delle Picq (…) de la maison qu’ils occupent situé rue susd. de Munstergass avec ses droits, appartenances et dépendances joignant vers la cathédrale Sr Boch vers le marché aux chevaux le Gürttlerhoff derrière le Sr Brackenhoff et sur l’hôtel de l’abbaye de Marmoutier devant la rue

Antoine Le Picq et Charlotte Coudu ainsi que Françoise Coudu hypothèquent la maison au profit de Jean Christophe Kellermann, contrôleur du sel

1739 (2.6.), Chambre des Contrats, vol. 613 f° 265
H. Antoine Le Picq der tantzmeister und Fr. Charlotte geb. Coudu mit beÿstand ihres sohns Jean Felix Le Picq auch Tantzmeisters und ihres tochtermanns Charles Daniel Roth dit du Chesne controlleur auff hiesiger Statt Speicher, mehr ged. Fr. Le Picq schwester Dlle Francisca Coudu so mehrjährig und ohnbevögtigt zu seÿn versicherte beÿständlich H. Johann Valentin Juncker Löblichen Policeÿ gerichts Beÿsitzers
in gegensein H. Johann Christoph Kellermann des Controlleur in hiesigem Saltzhauß schuldig seÿen 1000 pfund
unterpfand, Eine Behausung bestehend ih vorder: mittel: und hindergebäud, zweÿen höffen, einem Gartten und denen hoffstätte mit allen deren übrigen gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden und gerechtigkeiten ahne der Münstergaß, einseit neben H. Balthaßar Friedrich Boch dem handelsmann, anderseit neben dem Gürttler hoff, Abraham den Maursmünsterhoff – ihr Fr. Le Picq zu einer zur andern helffte aber Mlle Coudu als von ihren Eltern ererbt

Antoine Le Picq et Charlotte Coudu hypothèquent leur moitié de la maison au profit de Marie Elisabeth Pfeil veuve du perruquier Pierre Petitfils

1740 (5.1.), Chambre des Contrats, vol. 614 f° 10-v
H. Antoine Le Picq der Tantzmeister und Fr. Charlotte geb. Coudu mit beÿstand ihres sohns Jean Felix Le Picq auch tantzmeisters und ihres tochtermanns Charles Daniel Roth dit du Chesne controlleur auff hiesiger statt Speicher
in gegensein Fr. Mariæ Elisabethæ geb. Pfeilin weÿl. Pierre Petitfils, Peruquenmachers ohnbevögtigten wittib – schuldig seÿen 150 pfund [unterzeichnet] maria elisabetha betifils
unterpfand, die helffte einer behausung bestehend in Vorder: Mittel; und hinder gebäuden, zweÿen höffen, einem Gartten und deren hoffstätten auch mit allen übrigen deren gebäu, begriffen, zugehör und rechten ane der Münstergaß, einseit neben H. Balthasar Friedrich Boch dem handelsmann, anderseit neben dem gürttler: hoff, hinten auff den Maursmünster hoff – ihr Le Picquischen Ehefrau als ein elterlich erbtes guth zu einer so dann zur anderen helffte ihrer schwester Jfr Francisca Coudu eigenthümlich zuständig

Transaction entre les héritiers Coudu qui viennent de construire un bâtiment dans leur cour et le Grand chapitre de la cathédrale, propriétaire de la maison voisine (V 23) qui s’ouvre dans la rue des Echasses

1740 (25.10.), Chambre des Contrats, vol. 614 f° 516-v
Auff Ansuchen H. Augustin Carlen Saitermeister Schaffners deren H. Præbendariorum des hohen Stiffts Straßburg als mandatari derselben ane einem und H. Antoni Le Picq des tantzmeisters und deßen ehefrau Fr. Charlotte geb. Coudu auch Françoise Coudu deren schwester, ist die am 14. hujus zwischen denen H. Præbendarijs und Picquischen eheleuthen und Jfr. Coudu anderen theils aufgerichtete Transaction de Constitution de rente (einverleibt worden)
le 14 octobre 1740 sur la constestation mue entre les Senior députés et Prébendiers de la Cathédrale de Strasbourg d’une part et le St Antoine Le Picq maître de danses et Dle Françoise Coudu sa belle sœur d’autre part au sujet de la servitude affectée à la maison dudit Sr Le Picq et consorts de recevoir sur leur terrain la chute des eaux qui tomboient du toit du corps de logis situé au Brackenhoff appatenant audit Grand Chœur dont l’Ecoulement a été tellement interrompu par la construction d’un bâtiment elevé depuis environ un an et demy dans la cour dudit Sr Picq que l’on en auroit ressenti de part et d’autre des dommages et incommodités considérables en sorte que cette contestation auroit été portée au petit sénat de cette ville ou elle seroit pendante depuis plus d’un an – ont nommé Sr Augustin Charles Soutermeistre pour leur procureur et led. Sr Le Picq et Charlotte Coudu assitée de Charles Daniel du Chesne son gendre controlleur des grains et Sr Jean Félix Le Picq maître de danses son fils et encore Dlle Françoise Coudu sa belle sœur respective assitée de Mons. Juncker ancien sénateur du Petit Sénat et de la Police et Sr Pierre Le Noir maître tapissier

Premièrement que sur la partie du petit bâtiment du Brackenhoff qui fait face au pignon du corps de logis nouvellement construit par le Sr Le Picq il sera fait un toit en forme de mansarde addossé contre led. et du costée du jardin sera fait en mur. L’exhaussement du vuide de L’angle qui se trouve entre les pignons et celuy du grand bâtiment du Brackenhoff jusques a la hauteur du sommet du toit de la mansarde sur lequel les eaux qui tomboient cy devant de l’ancien canal de pierre dans la cour ou jardin dud. Sr Le Picq s’écouleront dorenavant dans la petite cour dud. Brackenhoff et affin d’obvier aux dommages que pourroient causer au grand chœur L’écoulement de ces eaux, il sera fait un Chesnau pour les recevoir et un canal perpendiculaire l’un et l’autre de cuivre pour les conduire depuis le bord dud. toit jusques sur le pavé de lad. cour et, pour fermer lad.te mansarde du costé du Sr Boch, le mur du pignon du grand Chœur sera continué et élevé a la hauteur de lad. mansade en faisant dans lad. toiture les lucarnes que l’on jugera nécesaires le tout conformément au Plan profils et devis ci joints,
Secondement comme tous les changemens cy dessus avec les dépenses qui s’ensuivent necessairement tant en matériaux que maindoeuvres de charpentier, maçon, chaudronnier et suivant les devis et rapports cy joints faits par les experts ont esté estimés a la somme de 324 livres, (…) ensemble 350 livres que ledit Sr Picq s’obligent de leur payer – n’ayant pas l’argent, (conviennent d’une) constitution de rente anuelle à 5 p. cent, hypothèque leur dite maison située en cette ville rue du Dome, d’un côté le Gürtlerhoff d’autre au Brackenhoff et à la maison du Sr Boch, derrière le jardin de l’hotel de l’abbaye de Marmoutier
Quatrièmement quant aux cheminées baties cy devant de la part du Grand Chœur dans les Gürtlerhoff et Brackenhoff et addossées contre les murs ou pignons des parties et autres pretendus grieffs dont le Sr Le Picq et Consorts se plaignent dans la susdite prodecure, il a été pareillement convenu entre les parties qu’il n’en sera fait aucun changement mais que toutes ces choses resteront dans la suite sur le même pied qu’elles se trouvent actuellement de part et d’autre, bien entendu que les deux petites fenetres que le Sr Le Picq a fait ouvrir dans le grenier des deux pignons de son nouveau bâtiment seront et resteront toujours barrées et elevées a la même hauteur, sans péjudice du droit du grand chœur de pouvoir elever ses murs quand il le jugera à propos même au dessus desd. fenestres et que pour l’avenir les parties voulans faire construire quelques nouveaux bâtiments ou faire quelque changement dans les anciens pourront jouir de tous les droits auxquels il n’aura pas été spécialement derogé par la présente transaction

Jacques Gallay acquiert la maison par vente judiciaire le 5 juin 1744. Il hypothèque conjointement avec sa femme Anne Marie Berga la maison au profit du pâtissier Jean Balthasar Hummel

1745 (3.3.), Chambre des Contrats, vol. 619 f° 145
H. Jacques Gallay der Maurermeister und Anna Maria geb. Berga mit beÿstand H. Wilhelm Berga greffier de la justice Royale des Forts et Citadelle de la ville de Strasbourg und Johannes Berga ledigen säcklers beede ihrer brüder
in gegensein H. Johann Balthasar Hummel des Pastetenbecks – schuldig seÿen 1250 pfund
unterpfand, erstlich eine behausung, höfflein und hoffstatt cum appertinentis am Schiffleuthstaden im der neuen gaß, einseit neben H. Johann Ignatius Hügel dem schrottgießer und exsenatore, anderseit neben weÿl. Johann Heinrich Pettmann gewesten biersieder zu weißen bären weißbeck und erben, hinten theils auf ebendenselben theils auf die nicht durchgehenden bronngaß – als ein am 6. mart. 1739 erkaufftes und seithero neuerbautes guth
ferner eine behausung bestehend in vorder, Mittel und hinderhauß samt zweÿen höffen und gärtlein cum appertinentis ane der Münstergaß, einseit neben weÿl. H. Balthasar Friedrich Bochen des handelsmann erben, anderseit neben dem Gürtlerhoff, hinten auff den Maursmünster hoff – als ein am 5. junÿ 1744 ane der ganth erkaufftes guth

Jacques Gallay et Marie Catherine Berga hypothèquent la maison ainsi que celle rue des Bateliers au profit du Corps des Marchands

1746 (1.4.), Chambre des Contrats, vol. 620 f° 250-v
H. Jacques Gallay der maurermeister und Maria Catharina geb. Berga mit beÿstand ihres bruders Johann Adam Berga des säcklers und ihres schwagers H. Johann Antoni Danner des Amtschreibers der Herschafft Hochfelden
in gegensein H. Johann Daniel Braun des banquier und E.E. großen Raths alten beÿsitzers als caissier Eines Löbl. Corps des Marchands – schuldig seÿen zu ausbauung hiernach beschriebener ane der Münstergaß gelegenen behausung 2000 pfund
unterpfand, erstlich eine behausung bestehend in vorder, mittel und hinderhauß, zween höffen, gärtlein und hoffsätten ane der Münstergaß einseit neben weÿl. H. Balthasar Friedrich Boch des handelsmanns erben, anderseit neben dem gürtlerhoff hinten auff den Maurs Münsterhoff – als ein am 5. junÿ 1744 ane der ganth ersteigt und seithero neu erbautes guth
eine behausung, höfflein und hoffstatt am Schiffeuthstaden in der Neuen gaß, einseit neben H. Rathh. Ignatius Hügel anderseit neben weÿl. Johann Heinrich Pettmann gewesten biersieders erben hinten theils auff ebendieselbe theils auff die bronngaß – als ein am 6. mart. 1739 erkaufftes guth

Jacques Gallay et Marie Catherine Berga hypothèquent la maison au profit de Marie Lucie Bentana Scalina femme du marchand André Cossa

1746 (20.9.), Chambre des Contrats, vol. 620 f° 712-v
H. Jacques Gallay der Maurermeister und Fr. Maria Catharina geb. Berga mit beÿstand ihres bruders Johann Adam Berga des säcklers und ihres schwagers H. Johann Anthoni Danner des Amtschreibers der herrschafft Hochfelden
in gegensein H. Claude Tourny des handelsmanns als mandatarÿ Fr. Mariæ Luciæ geb. Brentana Scalina, H André Cossa des handelsmanns wittib – schuldig seÿen zu bauung hiernach beschriebener behausung 1500 pfund
unterpfand, eine behausung bestehend in vorder Mittel und hinder hauß, zween höffen und hofffstätten ane der Münstergaß, einseit neben weÿl. H. Balthasar Friedrich Boch des handelsmanns erben, anderseit neben dem Gürtlerhoff, Abraham den Maurs Münsterhoff

Jacques Gallay et Marie Catherine Berga hypothèquent la maison au profit du libraire François Le Roux

1747 (1.7.), Chambre des Contrats, vol. 621 f° 454
H. Jacques Gallay der maurermeister und Maria Catharina geb. Berga mit beÿstand ihres bruders Antoni Ignatii Berga des schwerdtfegers und ihres schwagers H. Johann Antoni Danner des amtschreibers der herrschafft Hochfelden
in gegensein H. François Le Roux des buchführers – schuldig seÿen 1500 pfund oder 6000 livres tournois
unterpfand, eine behausung bestend in vorder, mittel und hinder hauß, zween höffen und hoffstatt ane der Münstergaß, einseit neben den Bochischen erben, anderseit neben dem Gürtlerhoff, hinten auff den Maursmünsterhoff

Jacques Gallay meurt en 1755. Les experts estiment la maison 900 livres à son inventaire après décès

Catherine Berga veuve de Jacques Gallay loue une partie de la maison au baron Chrétien Frédéric Eckbrecht de Durckheim

1756 (24.4.), Me Laquiante (6 E 41, 1005)
Bail – De Catherine Bergas veuve de Jacques Gallay Architecte dudit Strasbourg assitée de M Etienne Daudet Secrétaire de la Chambre des Quinze de cette ville Et Jean Guillaume Berga secrétaire des audiences de Mr L’ameistre et greffier de la Juridiction Royale des Citadelle et Fortifications de Strasbourg tuteur établi par la justice aux enfants mineurs dud. Sr Gallay
à Messyre Chrétien Friderick Eckbrecht Baron de Turckheim seigneur de Schoeneck Cederen, Busenberg et autres lieux, ce acceptant pour luy M Chrétien Gottlieb Eckbrecht de Turckheim son fils capitaine au régiment de Nassau Usingen
Les appartements du devant et derrière du second étage de la maison qui leur appartient en qualité de commune et héritiere dud. deffunt, laquelle est scituée en cette ditte ville rue du Dôme, sans rien excepter ny reserver desd. appartements qui comunique de l’un a l’autre Ensemble une écurie ayant place pour huit chevaux, une remise pour deux voitures et une Cave séparée – moyennant un loyer annuel de 550 livres

La maison est vendue par enchères judiciaires le 18 janvier 1759 au libraire Jean François Leroux, originaire de Paris qui s’est établi à Strasbourg en devenant bourgeois en 1730. Il est reçu quelques semaines plus tard à la tribu de l’Echasse. Il se marie la même année avec Marie Louise Charot

1730, 3° Livre de bourgeoisie p. 1376
Jean François le Roux d. buch trucker und buchhändler von hier erhalt d. br. umb die tertz d. Neuen bs: will beÿ E.E. Zunfft d. Steltz dienen. Jur. d. 1.ten July 1730

1730, Echasse (XI 103)
Mittwoch den 20. Septembris Anno 1730 ward das dritte quartal gericht gehalten
(p 499) Jean François le Roux, buchtrucker und buchhändler von Paris, erscheint und producirrt Cantzleÿ Stall: und Pfenningthurns Schein vom 1 Julÿ Anno 1730. Krafft deßen Er im des Zunfft und Stuben recht bittet.
Erkannt wird demselben in einem gebehren willfahrt gegen Erlag der gebühr.

Jean François Leroux épouse Marie Louise Charot : contrat de mariage, célébration
1730 (7. 7.bre), Me Humbourg (6 E 41, 48)
Copie du Contrat de mariage – furent presens le Sr Jean François le Roux Imprimeur Libraire Bourgeois de cette ville y demeurant, fils majeur d’Ans du Sr Jerôme le Roux, me Paulmier bourgeois de Paris, et de Dlle Genevieve Rousselot desquels il a declaré avoir Permission et Consentemnt. suffisant à l’Effet des presentes d’une part
Et Dlle Marie Louise Charôt, fille aussy majeure d’Ans de defunt Sr Louis Charot, lors qu’il vivoit marchand de cette dite ville, et de Delle Jacqueline Hubert d’autre part. Lesquelles Parties de l’avis, Conseil, Assistance et Consntem. Savoir de la Part dud. Sr Le Roux du Sr Louis François Rousselot Marchand Libraire a Strasbourg son oncle maternel, de celle de lad. Dlle Charot de lad. Dlle Veuve Charot sa mère et du Sr Nicolas Pierre Nicolas marchand de cette ville son beau frère du chef de Dlle Magdeleine Charot son Epouse

Mariage, Saint-Laurent (cath. f° 112-v)
Hodie 10 Mensis Septembris 1730 (…) sacro matrimonii vinculo jn facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt Joannes Franciscus Le Roux Ciuis ac Tÿpographus et Maria Ludovica charot præsentibus testibus Dno ludovico Francisco Rousselot, Nicolao petro Nicolas, antonio Rimbert et Antonio Piganeau Ciuibus hujatus (signé) Jean François Le Roux, Marie Louise charot (i 115)

Marie Louise Charot meurt en 1758 en délaissant quatre enfants
1758 (27.9.), Me Elles (6 E 41, 1325) n° 73
Inventaire de la succession de feüe Dame Marie Louise Charôt, vivante Epouse su Sieur Jean François Le Roux, Imprimeur du Roy Marchand Libraire et Bourgeois de cette ville de Strasbourg, dressé l’an 1758. (…) après sa mort arrivée le 23° May dernier, Lesquels Biens à la Requisition du Sieur Jacques Decary, Echevin de la Tribu des Boulangers, Patissier et Bourgeois en cette dite Ville, en qualité de mandataire et Tuteur des Enfans et héritiers cy après nommés – Fait et passé audit Strasbourg en présence du St Joachim frederic Kirstenstein Bourgeois Orfèvre et assesseur actuel au petit Sénat de cette ville, spécialement deputé, Cejourd’hui Mercredy 27° Septembre 1758.
La deffunte Dale Le Roux a delaissé pour ses héritiers ab intestat Savoir, 1° Dame Jacqueline Genevieve Le Roux, Epouse de Messire François Larcher, Chevallier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, Lieutenant Colonel Ingénieur à l’Armée du Bas Rhin, absente, 2.do Marie Louise Le Roux, Majeure d’ans, aussy absente, 3.tio Dlle Marie Genevieve Le Roux, agée d’environ 22 ans, Et 4.to Sr Jacques François Le Roux agé de 20. Ans, Tous quatre Enfants procréés en Mariage avec led. Sr Le Roux en portions égales. Pour etau nom desquels a été présent le Sr Jacques Decary B. Patissier en cette ville et Echevin de la Tribu des Boulangers, et ce, p. les 2. premiers en qualité de Mandataire constitué par Propcuration passée devant le Roy et son Confrère Not.res royaux ez Baillage de Vitry en Vermandois le 22° Aoust dernier, et pour les 2 derniers Enfants mineurs comme tuteur établi en Justice et assermenté

Copie du Contrat de mariage (…) le 7 septembre 1730
Copie du Codicill Mystique – Aujourd’hui 15 May 1758 (…) est comparue Dame Marie Louise Charot Epouse du Sr Jean François Le Roux Imprimeur du Roy et Marchand Libraire de cette ville, malade de corps, assise dans Son fauteuil de Sa chambre à coucher au Second Etage de Sa maison au coin de la rue des Orfèvres prenant jour dans celle des Hallebardes mais saine d’Esprit, laquelle Dame a montré, présenté et exhibé le présent cahier clos de fil blanc (…) Humbourg Notaire royal
Total des Biens appartenant au veuf 8000 livres
Description du bien propre des héritiers, 13 000 livres
S’ensuit enfin la Description du Bien de la Communauté, meubles 1741, vins et tonneaux 416, outils servants à l’art de l’imprimerie appartenants à la Communauté 4760 livres, Fonds de librairie 6255 livres, Argenterie 918, Bijoux 1640, argent comptant 6250
Propriété des Maisons appartenante à la Communauté. Prem. une Maison avec toutes ses Appartenances et dependaces située en cette ville de Strasbourg rue des Hallebardes (…)
Plus une autre Maison scituée en cette ville rüe nommée Brouderhoff gass
Total de l’Estimation des Maisons 9700 livres (…)
Terre et Ferme appartenante à la Communauté, Scavoir un bien, dit la ferme de Watinnes, située dans l’Etendüe de la paroisse de Martigny et Thiérache près Aubenton en France (…) 19 000 livres – Capitaux portant rente 19 000 livres, Dettes actives 853 livres, Total da la masse active 70 534 livres – Dettes passives 77 942 livres, Partant les Dettes passives excedent la Masse Active de ladite Communauté d’une somme de 7407 livres
Somme finale du présent inventaire 13 592 livres – Somme finale sur le Pied du Prix de la chambre de Taille 7833 livres
Dettes actives douteuses et Perdües appartenants à la communauté 7175 livres

Jean François Leroux vend 8 275 livres la maison à Anne Dorothée Klimrath veuve du notaire Jean Daniel Lang

1765 (4.2.), Chambre des Contrats, vol. 639 f° 104
H. Rathh. Johann Frantz Le Roux der buchführer
in gegensein Fr. Annæ Dorotheæ geb. Klimmerath weÿl. H. Not. Daniel Lang Wittib, beÿständlich H. Lt. Johann Friedrich Kess des Cantzleÿ verwandten
eine behausung bestehend in vorder, mittler und hinderhauß zweÿ höffen und hoffstädten mit allen deren gebäu, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane der Münstergaß, einseit neben H. Jund dem weinhändler, anderseit neben neben der großen und hinter auf dem kleinen gürtlerhoff – als ein den 18. Januarÿ 1759 ane der ganth ersteigtes guth – um 8275 pfund

Anne Dorothée Klimrath vend 7 875 livres la maison au marchand Simon Picquet (elle en reste locataire et y meurt en 1781)

1780 (30.8.), Chambre des Contrats, vol. 654 f° 348-v
De Anna Dorothea geb. Klimrathin weiland H. Lt. Johann Daniel Lang des advocati beÿ hochlöbl. Niederelsasischen Ritterdirectorio wittib, beÿständlich H. exsenatoris Johann Frantz Leroux
in gegensein H. Simon Picquet des handelsmann
eine behausung bestehend in vorder: mittel: und hinderhaus zween höffen und hoffstatt mit allen denen gebäuden, begriffen, weithen und gerechtigkeiten, einseit neben H. Mouillesaux dem postmeister, anderseit neben dem großen, hinten auff den kleinen Gürtlerhoff – als ein den 4. feb. 1765 erkaufftes guth – um 750 lt und 375 lt verhafftet, geschehen um 6750 pfund

Simon Picquet est reçu à la tribu du Miroir après avoir apris le métier chez feu son père Claude Piquet
1777, Miroir (XI 279)
Mittwochs, den 8. Octobris 1777
(f° 176-v) C. Leibzünfftiger – Hr. Simon Picquet, welcher die Handlung bei seinem sel. H. Vater Weil: H. Claude Picquet alhier erlernet hat, ist auf producirten Stallschein Von heutigen Tag gegen Erlag 1. lb dieseorts leibzünfftig als Handelsmann recipirt worden, Handelt mit indianischen Waaren. promisit (dt. 1. lb dt, 3. lib Findl.)

La maison de Simon Picquet est vendue par enchère 10 950 livres au brasseur Jean Daniel Lauth

1786 (8.8.), Chambre des Contrats, vol. 660 f° 300-v
Ganthkauffbrieff vom 31. julÿ 1786 – ist die H. Simon Picquet des handelsmanns gehörigen aus vorder mittel und hinter hauß zween höffen, hoffstätten samt zubehör ane der Münstergaß gelegene behausung, einseit neben H. Mouillesaux dem brieff post director, anderseit neben dem großen Gürtlerhoff, hinten auff den kleinen Gürtlerhoff
H. Johann Daniel Lauth des bierbrauers, als letzt und meistbietenden um 21 910 gulden

Jean Daniel Lauth hypothèque la maison au profit du batteur d’or Georges Jacques Lichtenberger

1786 (8.8.), Chambre des Contrats, vol. 660 f° 300-v
H. Johann Daniel Lauth der bierbrauer
in gegensein H. Georg Jacob Lichtenberger des goldschlagers – zu bezahlung des ganthkauff schillings hiernach unterpfändlich verlegten behausung schuldig seÿe 10 000 gulden
unterpfand, anfangs gedachte behausung bestahend aus vorder, mittler und hinter gebäude ane der Münstergaß, einseit neben H. Mouillesaux dem brieff post director, anderseit neben dem großen Gürtlerhoff, hinten auff den kleinen Gürtlerhoff – als ein den 31. julÿ jüngsthin auff der ganth ersteigtes guth

Jean Daniel Lauth hypothèque la maison au profit de l’ancien aubergiste François Sigismond Waltz

1787 (17.3.), Chambre des Contrats, vol. 661 f° 106-v
H. Johann Daniel Lauth der bierbrauer
in gegensein H. Frantz Sigmund Waltz des ehemaligen gastgebers – schuldig seÿen 1500 gulden
unterpfand, die ihme zuständig ane der Münstergaß gelegene behausung, einseit neben H. Mouillesaux dem brieff post director, anderseit neben dem großen Gürtlerhoff, hinten auff den kleinen Gürtlerhoff

Jean Daniel Lauth vend la maison au négociant et banquier juif Seligmannn Alexandre

1791 (16. X.bre), Me Laquiante (6 E 41, 1123) n° 35 – enregistré f° – du 23.12.
Sr Jean Daniel Lauth cytoyen et marchand brasseur
au Sr Seligmann Alexandre negotiant et Banquier de cette ville, acceptant M François Joseph Stuhlen cytoyen de cette ville
La maison de devant maison de Derrière cours et dépendances qui luy appartiennent et qu’il possede en cette ville scize rue du Dôme, d’un côté Mess. Neltner et Revel cy devant La maison ditte grand Gürtlerhoff, d’autre la De veuve Dartin, devant la rue du Dome, derrière l’ancien hotel de Marmoutier, qu’il a acquis par enchere faite sur les Srs Picquet, ensemble les meubles – moyennant 49 000 livres tournois

Samuel Seligmann Alexandre, gendre de Cerf Beer dont il a épousé la fille Rebecca, est établi avec son beau père à Strasbourg et figure sur la liste des juifs de Strasbourg en 1784. Il épouse en secondes noces Sara Isaac Kahn

Samuel Seligmann Alexandre et Sara Isaac Kahn vendent la maison 44 938 francs à André François Jaccoud, de Fribourg en Suisse

1800 (21 frimaire 9), Strasbourg 9 (anc. cote 8), Me Dinckel n° 1064 – Enregistrement de Strasbourg, acp 76 F° 95 du 21 frim. 9
cit. Samuel Seligmann Alexandre Négociant /:est aussi comparu la cit. Saara Isaac Kann épouse du cit. vendeur
au cit. André François Jaccoud domicilié a fribourg en Suisse étant actuellement en cette ville
une maison consistant en maison de devant et de derrière cour puits et dépendances qui lui appartient et qu’il possede en cette ville rue du Dome N° 19, d’un côté le C. Rewel et les héritiers Neltner, d’autre le Cit. Gallimard ancien Directeur des vivres, aboutissant devant sur la rue et derrière sur le cit. Marschal Officier de santé – acquis du Cit. Jean Daniel Lauth brasseur par acte Me Laquiante le 16. dec. 1791, ensemble tous les fourneaux murés notamment lui qui se trouve au rez de chaussée en entrant a droit dans la première chambre et qui chauffe deux appartements – moyennant 44 938 francs

André François Jaccoud et Marie Catherine Louise de Fywaz, autrefois à Strasbourg et maintenant à Lyon, vendent la maison 55 000 francs à Charles Auguste comte de Strahlenheim, ancien chef d’escadron, et à Auguste Charlotte Caroline Louise, comtesse de Lœwenhaupt

1815 (15.9.), Strasbourg 6 (42), Me Meyer n° 1091 – enreg. manquant F° 164 du 16.9.
Jean François Joseph Mennet négociant fondé de pouvoir de M. André François Jaccoud et de Marie Catherine Louise née De Fywaz propriétaires autrefois demeurant à Strasbourg maintenant à Lyon
à Charles Auguste comte de Strahlenheim ci devant chef d’escadon au régiment de Berri chasseur à cheval et Auguste Charlotte Caroline Louise née Comtesse de Loewenhaupt
une maison située à Strasbourg rue du Dôme n° 19 consistant en un principal corps de logis sur la rue élevé de deux étages au dessus du rez de chaussée et d’un étage en mansardes avec greniers au dessus, cour ensuite dans laquelle est un puits dont l’intérieur est à entretenir à frais communs entre les propriétaires de cette maison et de ceux de la maison voisine vers le midi. L’entretien des pompes seulement est à la charge exclusive de chacun des propriétaires respectifs, autre corps de logis entre ladite cour et une autre qui se trouve encore à la suite de ce bâtiment élevé de deux étages au dessus du rez de chaussée, greniers au dessus terrasse en suite avec un grillage en fer maillé qui communique à un petit bâtiment latéral à droite avec grenier au dessus, remises et écurie au dessous autre bâtiment latéral à gauche renfermant des écuries, buanderie, caves voutées sous le bâtiment de devant qui communique par un petit bâtiment latéral à gauche dans le corps de logis entre les deux cours deux autres caves voutées et autres aisances, circonstances et dépendances, attenant au midi à Mde Gallimard en partie le Sr Vautrin, au Nord à M Mennet le mandataire, au levant à M. Marchal docteur en médecine, au couchant à la rue – acquis de Samuel Seligmann Alexandre, négociant pour 44 938 francs, ledit Alexandre acquis de Jean Daniel Lauth ci devant brasseur moyennant 49 000 livres tournois par acte Me Laquiante le 16 décembre 1791, achat par adjudication publique et judiciaire sur Simon Piquet négociant pour 21 910 livres par devant le ci devant magistrat au conseil privé le 31 juillet 1786 – moyennant 55 000 francs et divers meubles pour 5000 francs, ensemble 60 000 francs
(Etat des meubles) au rez de chaussée, au premier étage, dans la salle à manger, salon à côté, chambre à coucher ensuite, au bâtiment latéral, dans la chambre sur la terrasse, dans la chambre à la suite, dans la chambre du domestqiue, second étage dans la chambre donnant sur la cour, au salon, salle à mager à côté, au bâtiment du milieu, au troisième étage – le 15 septembre 1815

Inventaire après décès d’un locataire, Jean Baptiste François Verchère de Reffye

1822 (31.7.), Strasbourg 1 (40), Me Rencker n° 2138 – vacation du 16.9. (acp 159 f° 77-v du 25.9.) – Enregistrement de Strasbourg, acp 158 f° 150-v du 3.8.
Inventaire de la succession de Jean Baptiste François Verchère de Reffye, ancien vérificateur de l’enregustrement et des domaines à Strasbourg, décédé à Schillersdorf le 22 juin dernier – à la requête de Marie Louise Joséphine Mandheux la veuve, commune en biens suivant contrat de mariage passé devant Me Lex le 6 juin 1820, mère et tutrice légale de Jean Baptiste Dieudonné Philippe Auguste Verchère de Reffye – en présence de Jean Georges Theis avocat avoué près le tribunal civil de Première Instance subrogé tuteur – la veuve renconce à la communauté, suivant déclaration au greffe le 22 juillet dernier

en la demeure de la veuve rue du Dôme n° 19 en la maison de M de Strahlenheim
meubles à Strasbourg 1319 fr, à Schillersdorf 1628 fr, ensemble 2947 francs
immeubles propres succession de son père à Marcigny sur Loire (Saône et Loire), St Martin du Lac abandonnés pour sa part héréditaire de 34 879 fr
une maison à Schillersdorf non estimée
dettes actives 9406 fr, passif particulier 205 796 fr
société entre lui et M Sandherr père propriétaire à Colmar, passif 183 524 fr, créances 24 982 fr – immeubles à Schillersdorf

Charles Auguste de Stralenheim et Auguste Charlotte Caroline Louise de Lewenhaupt vendent 55 000 francs la maison à Eugène de Wangen de Geroldseck, officier de cavalerie

1841 (27.4.), Strasbourg 12 (154), Me Noetinger n° 13 188
M. Charles Auguste Comte de Stralenheim, propriétaire lieutenant colonel de Cavalerie en retraite, chevalier de l’ordre de la Légion d’Honneur et du mérite militaire et sous son autorisation et assistance Madame Auguste Charlotte Caroline Louise Comtesse de Lewenhaupt son épouse, demeurant ensemble à Strasbourg
A M. le baron Eugène de Wangen comte de Geroldseck officier de cavalerie propriétaire demeurant à Strasbourg
Désignation de l’immeuble vendu. Une Maison située à Strasbourg rue du dôme N° 19 consistant en un principal corps de logis sur la rue élevé de deux étages au desssus du rez de chaussée et d’un étage de mansardes surmonté de greniers, une cour dans laquelle se trouve un puits, petit bâtiment latéral à gauche, autre grand bâtiment à rez de chaussée et deux étages surmontés de greniers, arrière cour, terrasse avec un grillage en fer maillé, petit bâtiment latéral à droite de l’arrière cour avec grenier au dessus remise et écurie en dessous, autre bâtiment latéral à gauche renfermant des écuries, buanderie, caves voûtées sous les bâtiments principaux, autres droits, appartenances et dépendances, le tout tenant vers le midi à la propriété de M. Laroche et en partie à celle de M. de Wangen acquéreur vers le Nord à la propriété de M Prost vers l’Est à celle de M Marchal et vers l’Ouest à la rue du dôme. Ainsi au surplus que cette maison et ses dépendancess se poursuivent et comportent en ce moment.
Propriété. M. et Mad. de Stralenheim sont devenus propriétaires de ladite maison pour l’avoir acquise de M. André François Jaccoud propriétaire et de dame Marie Catherine Louise née Defywaz son épouse demeurant à Lyon aux termes d’un contrat de vente reçu par Me Meyer Notaire à Strasbourg le 15 septembre 1815. Le prix ce cette acquisition était de 55 000 francs pour divers objets mobiliers ensemble 60 000 francs (…). M. et Mad. Jaccoud étaient propriétaires de ladite maison au moyen de l’acquisition qu’ils en avaient faite du Sr Samuel Seligmann Alexandre ancien négociant à Strasbourg moyennant 44 938 francs ainsi que le tout résulte d’un contrat passé devant Me Dinckel Notaire à Strasbourg le 21 Frimaine an neuf enregistré et transcrit au bureau des hypothèque de ladite ville le même jour volume 3 N° 79. (…) Le sieur Alexandre avait acquis ledit immeuble de M Jean Daniel Lauth ci devant brasseur demeurant à Strasbourg suivant contrat passé devant Me Laquiante alors Notaire à Strasbourg le 16 décembre 1791. Le prix (…). M Lauth était devenu propriétaire de cette maison par suite d’une adjudication publique judiciaire du chef du Sr Simon Piquet en son vivant négociant à Strasbourg ainsi qu’il résulte d’un procès verbal dressé par le ci devant magistrat au conseil privé de Strasbourg sous la date du 31 juillet 1786. (…)
Servitudes. L’intérieur du puits qui se trouvait dans la première cour de la maison vendue est à entretenir à frais communs entre le propriétaire de cette maison et le propriétaire de la maison voisine vers lemidi. Quant aux pompes placées dans le puits chaque propriétaire entretiendra la sienne.
M. de Wangen ou ses ayant cause seront tenus d’ôter à laurs fais à la première réquisition qui leur sera faite par M. Laroche ou ses ayant cause, les conduits d’eau en fer blanc que les précédens propriétaires de la maison vendue avaient obtenu la faculté de faire placer et appuyer contre l’encognure de la façade de la maison voisine vers le midi depuis le toit jusqu’au sol pour y faire écouler les eaux pluviales, attendu que celle faculté ne leur avait été accordée que pour leur être agréable et non pour créer un droit ou une servitude perpétuelle et irrévocable. – Prix, 55 000 francs (signé) Stralenheim, Auguste de Stranheim née de Lewenhaupt

Les parents d’Eugène baron de Wangen de Geroldseck consentent à son mariage avec [Joséphine Henriette] Mangin de Fondragon
1833 (23.4.), Strasbourg Me Lacombe, Consulté Enregistrement de Strasbourg, acp 217 F° 44-v du 24.4.
Consentement – Louis Gonzague François Dominique Léopold baron de Wangen de Geroldseck demeurant à Strasbourg, et Marie Anne Labbe de Briaucourt au mariage de leur fils Eugène baron de Wangen de Geroldseck, officier au troisième régiment de hussards, avec Mlle Mangin de Fondragon demeurant à Chaumont (Haute Marne)

Décès, Strasbourg (n° 259)
Le 6 février 1865 (…) ont comparu Emile Baron de Wangen de Geroldseck âgé de 63 ans, ancien Capitaine de Cavalerie, Chevalier de la Légion d’Honneur, Frère du défunt, domicilié à Strasbourg (…) lesquels ont déclaré que Eugène Baron de Wangen de Geroldseck âgé de 60 ans, né à Strasbourg, Officier de cavalerie en retraite, ancien Conseiller Municipal, veuf de Joséphine Henriette de Mengin-Fondragon, domicilié à Strasbourg, fils de feu Louis Gonzague Dominique Léopold Baron de Wangen de Geroldseck, Propriétaire ancien député Maire de la ville de Strasbourg et de feu Marie Anne Labbé Briaucourt est décédé le 6 Février 1865 à six heures du matin en la maison rue des Echasses 3 (i 130)

Inventaire après décès d’un locataire, François Joseph, baron Rudler

1842 (22.10.), Strasbourg 6 (70), Me Striffler n° 1371
Inventaire de la succession de François Joseph Baron Rudler – à la requête 1° De Madame Joséphine Antoinette Stouhler, veuve de Monsieur François Joseph Baron Rudler, ancien Préfet et ancien Député, Chevalier de la Légion d’Honneur, décédé à Strasbourg le 13 novembre 1837, madite Dame veuve demeurant à Strasbourg, agissant 1° à cause de la Communauté de biens qui a existé entre elle et le défunt Sr Baron Rudler aux termes de leur contrat de mariage passé devant M Mathieu Notaire à Paris le 9 Nivose an Sept enregistré, 2° en qualité de donatrice à titre universel de la moitié en usufruit de la succession de mon dit Sr rudler qualité établie par le Contrat de mariage sus allégué, 3° en qualité d’héritière à réserve pour un quart de M. Adam Henri Rudler, avocat à Strasbourg, son fils décédé en ladite ville le 5 mars 1841.
2° de Mr Michel Brice Bizot, chef de Bataillon du Genie, Officier de la Légion d’honneur, domicilié à Bitche, Représenté par Mr Charles Hubert Gabel, principal clerc de notaire (…) Mondit Sr Bizot agissant 1° Comme ayant été commin en biens avec feu Mme Joséphine Françoise Rudler, son épouse décédée à Rome (Italie) le 19 novembre 1840 aux termes de leur contrat de mariage passe devant Me Triponé, Notaire à Strasbourg le 29. avril 1827, 2° en qualité de père et père et tuteur légal de de Melle Camille Antoinette Bizot sa fille mineure issue de son mariage avec Mme Joséphine Antoinette Rudler susnommée, 3° Comme ayant l’usufruit légal de toute la fortune de sa fille mineure jusqu’au jour où elle aura atteint l’âge de 18 ans, 4° en qualité de légataire à titre universel de son épouse susnommée pour un quart en propriété et un quart en usufruit, qualité à laquelle se trouve réduite le legs plus considérable qu’elle a fait à son mari aux termes de son testament olographe en date à Strasbourg le 10 décembre 1837, enregistré et déposé à Me Striffler (…) Madite Dlle Bizot 1° habile à se dire seule héritière de Mme Bizot née Rudler sa mère, 2. & habite à se dire héritière pour trois quarts par représentation de sa mère du Sr Adam Henri Rudler, son oncle maternel, Enfin lesdites Joséphine Françoise Rudler et Adam Henri Rudler étaient les seuls héritiers de M. le Baron Rudler leur père susnommé
En présence de Mr Jean Marie Denis Octave Megard, Conseiller à la cour royale de Colmar, Chevalier de la Légion d’Honneur, demeurant à Colmar
Enfin l’inventaire sera fait au logement actuel de Madame la Beronne Rudler, rue du Dôme N° 19

Meubles et effets mobiliers. Boudoir, Chambre à coucher, Salon, Salle à manger – Bâtiment latéral, première pièce, deuxième pièce, troisième pièce, quatrième pièce, Cuisine, Chambre de domestique, total 806 francs
Total de l’actif de la communauté 44 114 – Déclarations passives 7828, Il reste en reliquat 36 286 francs
B. Succession de M. Rudler, immeuble au bande Guebwiller, 8200, l’hôtel rue St Dominique à Paris existant en nature, créances 2520, total 28 863 – Masse passive 3089, reste 25 773 – Récapitulation et abandonnemens
II. Inventaire de Mad. Bizot
III. Inventaire d’Adam Henri Rudler


Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press. Elles sont hébergées par Free-H.