17, rue du Dôme


Rue du Dôme n° 17 – V 56 (Blondel), N 1221 puis section 64 n° 43 (cadastre)

maison Sarré (1753)

V 56 (17 rue du Dôme)
Bâtiment vu de l’impasse du Tiroir (juillet 2014) – Premier et deuxième étages

Les héritiers de l’orfèvre Jean Senckeissen vendent en 1690 pour 675 livres la maison au pharmacien André Lemp, propriétaire de la maison voisine (actuel n° 19). André Lemp en supprime les encorbellements (dont celui du haut surplombe la rue de 7 pieds) contre le droit d’établir un oriel à son ancienne maison. Il revend l’année suivante la maison transformée 1 050 livres. Le restaurateur Pierre Violet l’achète en 1703. C’est son successeur, le restaurateur Pierre Bernard, qui y établit l’enseigne de la ville de Landau (première mention en 1713).
Ange Joseph Sarré, marchand originaire de Turin, achète la maison en 1741. Son fils Claude Joseph Sarré l’acquiert par adjudication judiciaire de son père en 1752 et la fait reconstruire en 1754 après avoir été autorisé à y placer un balcon. Il demande des plans au maître maçon Georges Michel Müller mais confie la construction au maçon Jean Christophe Schneider qui réalise une riche décoration. Les mascarons aux fenêtres du premier étage représentent les Eléments et ceux du deuxième les Saisons. Claude Joseph Sarré vend en 1776 la maison, achetée 2 750 livres en 1741, pour 6 000 livres au peintre en miniature Jacques Ballay.

67 Elévations i-j67 Cour F
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 67

La maison se trouve à gauche du repère (j) sur les élévations de 1830. Elle a trois grandes ouvertures en arcade au rez-de-chaussée, celle de gauche n’atteint pas le sol, et trois étages à quatre fenêtres chacun. L’étage supérieur est moins haut que les deux premiers. Les combles comprennent deux niveaux d’ouvertures. La cour (J) permet de voir les différents bâtiments de la propriété : entre (2) et (3) l’arrière de la façade sur rue, entre (3) et (4) le petit bâtiment au nord, et entre (1) et (2) un autre petit bâtiment à un seul étage au sud. Un mur de séparation occupe l’arrière de la cour entre (4) et (1).
La maison ne subit pas de transformations notables par la suite. Elle est endommagée par les bombardements aériens d’août et septembre 1944. Le rez-de-chaussée est régulièrement occupé par des boutiques.

novembre 2009

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1680 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

François Reisseissen
1676 v Jean Senckeissen, orfèvre, et (1670) Eve Barbe Braun puis (1680) Anne Marguerite Lersé – luthériens
1690 v André Lemp, pharmacien (voisin)
1691 v Salomé Fuchs, veuve de Mathias Seupel, marchand de vins
1695 v Jean Michel Zeissolff, marchand de vins, et (1677) Marie Madeleine Flach – luthériens
1703 v Pierre Violet, restaurateur, et (1701) Marguerite Boujon – catholiques
1707 v Pierre Bernard, restaurateur, et sa femme en deuxièmes noces Françoise Chalon – catholiques
1739 h Jean Pierre Bernard, traiteur, et (1729) Anne Catherine Scheitel – catholiques
1741 v Théophile Gentsche, chaudronnier, et (1736) Marie Salomé Bahmeyer – luthériens
1741 v Ange Joseph Sarré, marchand, et (b. 1726) Michelle Lassy – catholiques
1752 adj Claude Joseph Sarré, négociant, et (v. 1758) Marie Anne Richarmé – catholiques
1775 v Jean Jacques François Balay, peintre en miniature, et (1769) Marie Catherine Maison – catholiques
1788 v Jean Frédéric Weiler, docteur en médecine, et (1771) Marie Madeleine Baldner – luthériens
1823 v Rosalie Clément
1857* Philippe Rigaud, médecin
1874* Auguste Reibell, la veuve née Tribout
1891* Félix René Reybel, capitaine (Algérie)
1892* Philippine Hyacinthe Clémentine Lange
1893* Edouard von Mengershausen, sa femme née Pirot
1904* Charles Henri Wolfram, maître de chapelle à Francfort, la femme née Marie Mengershausen
1905* Lucien François Meyer, coiffeur, et Elisabeth Felte
1942* Henri Charles Wild, la veuve Lucie Meyer

(1765, Liste Blondel) V 56, Sr Sarré
(1843, Tableau indicatif du cadastre) N 1221, Clément, Rosalie – maison et sol, 1,5 are

Locataires

1689, Anne Marie Weber
1690, Nicolas Hitschler, apprêteur de chapeaux
1752, François Bloy marchand
1831, Henriette Chrétienne Dietz veuve de Jean Michel Lobstein, ministre du culte protestant

Localisation sur le plan Blondel (1765)
En partant du bord inférieur et de la première maison grisée à gauche, la maison est la deuxième en rose.

Livre des communaux

Etat de 1587 (VII 1450) folio 114

Münster Gaß
Andres Hewmonat hatt vor seinem hauß 38 ½ schu lang, oben ein Vsstoß 4 schu herausser, Item über gemeltem Vsstoß noch ein Vsstoß 38 ½ schu lang, Vnd 2 ½ schu herausser, Ein ligende Kellerthüer 8 schu lang vnd 4 ½ schu herausser, Soll Allmend sein und bleiben, Bessert für das Niessen, xiij ß iiij d
[in margine :] jetzt herr Andreas Lemp, jetzt herr Joh: Michael Zeisolffs Wittib, jetzt Pierre Violet
[in fine :] herr Lemp hatt beede Ußstöse hinweg scheid. laßen und ist die Kellerthür allein 7. schuhe lang, sol jährlichen auff Allerheiligen 5 ß d allmend zinß darvon zahlen

(Traduction) Rue du Dôme
André Heumonat, à sa maison qui a 38 pieds ½ de long, a en hauteur un encorbellement de 4 pieds en saillie, item au-dessus dudit encorbellement un autre encorbellement de 38 pieds ½ de long et de 2 pieds ½ en saillie, une porte de cave couchée de 8 pieds de long et 4 pieds ½ en saillie, est communal et doit le rester, doit pour la jouissance 13 schillings 4 deniers
[in margine :] maintenant le sieur André Lemp, maintenant la veuve du sieur Jean Michel Zeisolff, maintenant Pierre Violet
[in fine :] le sieur Lamp a supprimé les deux encorbellements, seule reste la porte de cave de 7 pieds de long pour laquelle on doit chaque année à la Toussaint 5 schillings de rente communale

Livre loyers des communaux et Directeurs du bâtiment

1690, Directeurs fonciers (VII 1374)
André Lemp supprime les deux encorbellements de la maison

(f° 83-v) Freÿtags den 8. Decembris. H Andreas Lemp – Augenschein eingenommen inn H Andreæ Lempen behaußung inn der Münstergaßen, Welcher das hauß darneben beÿ der Steltzer Zunfft Von Herrn Johann Senkeisens Kindern erkaufft hat. Und Weilen solches hauß einen doppelten überhang hat, daran der oberste beÿ 7. schuhweit herauß Gehet, so ein Großer übelstand ist, alß Wollte er dieße beede überhäng hinweg thun laßen Wann mann ihme erlauben wollte, an sein erstes hauß einen Erker von 2. stockwercken 3. schuh 6. zoll Weit herauß, und inn die länge 10. schuh beedes ohne daß Gesimbs, bauen Zulaßen. Ferners an die ligende Kellerthüre an dem Senckeisischen hauß 2. steineren Schrägen Zumachen, damit mann nicht darüber fahren Könne. Erkannt, bedacht.
(f° 89-v) Dienstags den 19. dito [Decembr:] H Andreas Lemp – Endlichen ist auch H Andreæ Lempen Willfahrt worden, daß er inn seiner behaußung einen Erker inn der begehrten höhe und breite auffbauen laßen, inn der Senckeisischen behaußung aber den doppelten überhang hinweg nehmen, und an die ligende Kellerthür 2. schrags stehende steinere Schrägen machen laßen möge, seindt ihme Zwahr dafür 2. lb. d bodenzinß Gefordert worden, weil er aber sich er Kläret, Viellieber ein für alle mahl ettwaß dauor Zubezahlen, ist solches auff 25. lb. d gesetzt worden so er auch acceptirt hat.

(traduction) Vendredi 8 décembre. Sr André Lemp – Visite de la maison rue du Dôme qu’André Lemp a achetée à côté de la sienne des héritiers de Jean Senckeissen. Elle a un double encorbellement dont celui du haut surplombe la rue de 7 pieds, ce qui représente un grand inconvénient. Il se propose de supprimer les deux encorbellements si on l’autorisait à construire à son ancienne maison un oriel de 10 pieds de long qui aurait une saillie de 3 pieds 6 pouces sur deux étages, sans compter l’entablement. Il souhaite en outre placer deux pierres en biseau devant la porte horizontale de cave de la maison Senckeissen pour empêcher les voitures d’y rouler. Décision, réflexion.
Mardi 19 décembre. Sr André Lemp – On a en outre autorisé le Sr André Lemp à construire un oriel à sa maison d’après les dimensions proposées, à condition de supprimer le double encorbellement, et à placer deux pierres en biseau devant la porte horizontale de cave. On lui a demandé de régler une rente foncière de deux livres mais il a déclaré préférer payer un capital qui a été estimé à 25 livres, ce qu’il a accepté.

1703, Directeurs fonciers (VII 1380)
Pierre Violet demande l’autorisation d’ouvrir une porte de cave sur le communal. Il y est autorisé moyennant un loyer annuel inscrit au registre des loyers communaux. Le loyer est supprimé en 1728 parce que le propriétaire a été obligé de transformer sa porte après que la ville a fait paver la rue

(f° 201) Dienstags den 30. Octobris 1703. Pierre Violet pt° seiner Kellerthür – Pierre Violet, der Traitteur, welcher herrn Johann Michael Zeisolffs des handelßmanns seel. hinterlaßener Wittiben in der Münster gaßen oberhalb E.E. Zunfft Zur Steltzen Stuben gelegene behausung an sich erhandelt, ersucht MGHh. die darvor ligende lehnende Kellerthür, so der Werckm.r abmeßung nach 7. schuhe lang und 4 ½ schuhe vom hauß herauß breit ist, der erden gleich legen zu laßen. Erkh. Gegen erlag jährlicher 5. ß d. Allmend Zinnß, so Er auff Omnium Sanctorum und Anno 1704. Zum ersten mahl davon abzurichten schuldig sein solle, Willfarth

Livre des loyers communaux, VII 1466 (1673-1741) f° 617

Pierre Violet der Traitteur, Soll Von einer – ([corrigé en] 7*) Schuh 2. Zoll lang und 4 ½ Schuh ([corrigé en] 4 Schuh 4. Zoll) breiten vom Hauß herauß der erden gleich liegenden Kellerthür, an Seiner neben der Zunfft Zur Steltzen gelegenen behaußung, Jahrs auff Omn: Sanct. und l. Prot: de 1703. fol: 201. p. A° 1704. I.mo, 5 ß
Jetzt Pierre Bernard

(quittances) 1704-1728
und weilen er weg. neüen pflasters die Kellerthür wiederumb hineinrucken müßen, als ist d. Posten hier außzuthun

1728, Directeurs fonciers (VII 1393)
Pierre Bernard sollicite la suppression de son loyer – accord

(f° 85-v) Donnerstags den 9. ejusdem [Septembris 1728] Pierre Bernard – Pierre Bernard der Aubergiste ersucht MGHh. weilen er wegen neü Legenden Pflasters bemüßiget seine Liegende Kellerthür an seiner behaußung in der Münstergaß wiederumb in eine Lehenede Zuverändern, jhne der deßwegen bißher bezahlten 5. ß d. Zinß Zuentlaßen. Vid. Zinßbuch fol: 617. Erkannt Willfahrt.

1752, Directeurs fonciers (VII 1405)
Claude Joseph Saré est autorisé à poser un balcon à sa maison. Comme il propose de supprimer définitivement sa porte de cave, l’autorisation est accordée sans loyer

(f° 73-v) Dienstags den 5.ten Decembris 1752. Claude Joseph Saré – H. Claude Joseph Saré der Handelsmann bittet un erlaubnus, an sein Hauß an der Münstergaß einen Balcon machen Zulaßen. Erkannt, wird dem Imploranten Willfahrt einen 12. schuhe lang, und 3. schuhe tieffen Balcon, gegen erlag 6 lb. für ein und alle mahl Zu bezahlen, an sein Hauß machen Zu laßen.
Ille beschwehret sich über die angesetzte 6. lb d und Offerirt die Vor seinem hauß auf dem Allmendt habende Kellerthüer Völlig Vom Allmendt Hinweg Zuthun, wann Mghh. ihme gratis Willfahren wolten. Ferner Erkant wird jhme auf dieße Condition gratis Willfahrt, mit dem anhang daß er die Kellerthür nimmermehr wieder auf das allmendt Legen solle.

Protocole de tribus

1753, Maçons (XI 238)
Georges Michel Müller a établi des plans pour le sieur Saré qui a cependant confié les travaux à un autre maçon, Jean Christophe Schneider. Georges Michel Müller demande à être rétribué de sa peine.

(f° 187) Donnerstags den 22.ten Martÿ 1753 – H. Zunfftmeister meldet, Er habe Hn. Saré den handelsmann allhier etliche Riß zu seinem Vorhabenden Gebäu in der münstergaß gemacht, und sonsten viele mühe derhalben gehabt, wafür Er 24. R. fordtere, Indeme nun Er H. Saré der Construction des Gebaues nicht Ihme H Klägeren, sondern Mr Christoph Schneider Zu kommen laßen seÿe billig, daß Ihne die gehabte mühewaltung belohnt werdte, bitt nach E.E. handwercks brauch Mr Johann Christoph Schneider Zu injungiren nicht ane dem gebäu Zu arbeiten biß und dann Er H. müller seine forderung halben wird befriediget seÿn.
Erkandt, seÿe Mr Johann Christoph Schneider Zu Inhibiren mit der arbeit an H. Saré Gebäu fortzufahren biß und so lang H. Müller seiner forderung halben befriediget seÿn wird, salvo tamen regressu et taxa wan sich H. Saré der forderung halber beschwehren solte.

(traduction) Le maître de la tribu déclare qu’il a fait plusieurs dessins pour le bâtiment que le marchand Saré projette de faire rue du Dôme. Il a réalisé un travail considérable qu’il estime à 24 florins mais comme le sieur Saré ne lui a pas confié la construction à lui-même mais au maître Christophe Schneider, il pense raisonnable d’être rétribué de sa peine et demande donc, conformément à l’usage, d’interdire à Jean Christophe Schneider de continuer son travail jusqu’à ce que lui, Müller, ait été payé.
Décision, il faut interdire au maître Jean Christophe Schneider de continuer les travaux du Sr Saré jusqu’à ce que le Sr Müller ait été payé, à charge des éventuels frais et recours si le Sr Saré faisait des difficultés pour payer.

Le maître de tribu élu pour 1753 est Georges Michel Müller
Mittwochs den 20.ten Decembris 1752.
(f° 176-v) Wurden Erwehlet in das New gericht
Anestatt H. Dr Haan des abgehenden H. Zunfftmeister 1. H. Geörg michel müller als Zunfftmeister

Voir aussi les accords avec les voisins au sujet du mur de séparation

1708, avec la Tribu des Echasses (maison V 55)
1776, avec le propriétaire de la maison V 57

Atlas des alignements, vers 1815

Atlas des alignements, 2° arrondissement ou Canton nord – Rue du Dôme (en partie)

nouveau N° / ancien N° : 8 / 24
veuve Weiler
Rez de chaussée et 3 étages bons en pierre de taille
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 21 f° 363 case 1

Clément Rosalie à Strasbourg
Rigaud Philippe médecin rue des veaux 26 à Strasbourg (Subst. p. 1857)

N 1221, Rue du Dôme 24
maison, sol – 1,50 are – revenu, maison 383, maison et sol 383,78
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 29 puis 23
fenêtres du 3° et du-dessus : 14 puis 11

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 1211 case 2

Rigaud Philippe médecin rue des veaux 6
1874 Reibell August Wittwe geb. Tribout
1891/92 Reybel Felix Reinhard Hauptmann in Chellala Algier
1892/93 Lange Philippine Hyacinthe Clementine
1893/94 von Mengershausen Eduard Frau geb. Pirot
1904 Wolfram Karl Heinrich Kapellmeister Ehefr. Marie geb. Mengershausen in Frankfurt
1905 Meyer Lucian Frantz Friseur und Ehefrau Elisabeth geb. Felte in Gtg.

N 1221, Rue du Dôme 17
maison, sol – 1,50 are – revenu, maison 383, maison et sol 383,78
folio de provenance : (363)
folio de destination : Gb
Année d’entrée :
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 29
fenêtres du 3° et du-dessus : 14

Cadastre allemand, registre 32, folio 503 case 3

Parcelle, section 64, n° 43 – autrefois P 1221
Canton : Münstergasse Hs. N° 17 – Rue du Dôme N° 17 – Münstergasse – Rue du Dôme
Désignation : Hf, Whs ([biffé] u. NG)
Contenance : 1,41
Revenu : 2700 – 3100
Remarque :

(Propriétaires) compte 2957
Meyer Lucian Frantz u. Ehefr.
1939 Meyer Lucien François sa veuve
1942 Wild Heinrich Karl Witwe geb. Meyer

(4365)

Dossier de la police du bâtiment (cote 919 W 162, jusqu’en 1977)

Le propriétaire transforme la devanture en 1889. On répare en 1908 le mur de l’aile gauche en mauvais état dans sa partie supérieure. La maison est endommagée par les bombardements aériens d’août et septembre 1944. Le maître pâtissier Spaety aménage le local au rez-de-chaussée en 1949. Les deux devantures sont remplacées en 1965. Le rez-de-chaussée est réaménagé quand la boutique Guy Laroche entre dans les locaux en 1978.
La maison est occupée par divers commerçants et artisans qui posent des enseignes. Parmi eux le phrmacien Munke en 1887 et le sellier Jules Jansen (1892-1904). Le coiffeur Lucien Meyer qui vient d’acquérir la maison ouvre en 1904 un salon de coiffure au rez-de-chaussée. Son successeur sera son gendre Charles Wild. De 1949 à 1965, le rez-de-chaussée est occupé par la pâtisserie Spæty puis Kuntzner avant d’abriter différentes boutiques.

Sommaire
  • 1862 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom de M. Morro l’autorisation de faire une prise de gaz pour trois becs – Accord
  • 1887 – Le pharmacien G. Muncke est autorisé à poser une enseigne à armoiries à la fenêtre centrale du premier étage
  • 1889 – La Police du Bâtiment constate que l’entrepreneur J. Hug (25 rue du Faubourg Blanc) fait des travaux sans autorisation (voir III-b 2641) – J. Hug demande au nom de la veuve Reibell l’autorisation de transformer la devanture – Autorisation – Plans
  • 1890 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom de M. Vetter l’autorisation de faire une prise de gaz pour 30 becs – Autorisation
  • 1890 – J. Coper demande l’autorisation de poser trois enseignes à son local commercial, schéma – Autorisation
  • 1891 – La Police du Bâtiment constate que le commerce Goper a posé sans autorisation deux stores de 5 mètres de long – J. Coper demande l’autorisation de poser un store ou marquise – Autorisation
    1891 – La Police du Bâtiment constate que l’horloger Katt a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – Félix Katt dépose une demande – Autorisation
    1892 – La Police du Bâtiment constate que Jules Jansen a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire et une enseigne plate – L’intéressé dépose une demande – Autorisation
  • 1893 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom de M. Herrmann l’autorisation de faire une prise de gaz pour 3 becs – Autorisation
  • 1893 – La Police du Bâtiment constate que M. Leburg a posé sans autorisation trois enseignes sur le balcon – L’intéressé qui vient d’ouvrir un magasin d’effets militaires dépose une demande – Autorisation
    1897 – Le sieur Guhmann fait part à la Police du Bâtiment que l’enseigne Leburg a été retirée et remplacée par trois autres, « C. Guhmann, Dentist » – Autorisation
  • 1899 – J. Stoskopf se plaint que la fosse d’aisances du n° 17 fuit dans la maison voisine n° 15 – Les travaux sont terminés avant inspection
  • 1902 – Mme de Mengershausen se plaint des odeurs et de l’humidité du mur voisin du n° 15 – La Police du Bâtiment établit que l’humidité provient non du local voisin qui sert de bureau et d’entrepôt mais du sol
  • 1904 – La Police du Bâtiment constate que le maître sellier Jansen a fait poser sans autorisation deux enseignes lumineuses – Jules Jansen répond qu’il vient de transférer son magasin 10 rue des Bonnes-Gens
  • 1904 – Le coiffeur Lucien Meyer demande l’autorisation de poser deux enseignes perpendiculaires – Autorisation, octobre 1904 – Nouvelle demande (une enseigne perpendiculaire) et autorisation, décembre 1904 – La Police du Bâtiment demande de rectifier la position non réglementaire de l’enseigne, La position a été modifiée, janvier 1905
    1905 – L. Meyer demande l’autorisation de remplaces les anciennes enseignes par deux enseignes perpendiculaires à proximité du bec de gaz – Autorisation – Les enseignes sont posées
  • 1906 – La Police du Bâtiment constate que Ad. Leist a posé sans autorisation deux enseignes au balcon –Adam Leist, tailleur anglais, dépose une demande – Autorisation
  • 1908 – La Police du Bâtiment constate que le mur de l’aile gauche est en mauvais état dans sa partie supérieure – L’entrepreneur A. Bürkmann (77, avenue de la Forêt-Noire) demande l’autorisation de le réparer
  • 1908 – Le propriétaire, L. Meyer autorise le maître serrurier Unselt à poser un store à sa maison – Autorisation
  • 1909 – L. Meyer est redevable de la taxe sur le store – L’intéressé répond (sur papier à lettres) que les enseignes sont retirées
  • 1912 – Lucien Meyer demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire – Autorisation
  • 1915 – Observations de la commission des logements militaires
    1922 – Recommandations
  • 1922 – Le locataire Fatter se plaint que son logement est humide – Les réparations sont terminées, mai 1923
  • 1920 – Mlle Fatter, locataire demande si le tuyau de poêle qui passe par son placard est réglementaire – Le propriétaire devra remédier à la situation
  • 1925 – Louis Zugmeyer (enseignement par correspondance) demande l’autorisation de poser trois enseignes à la grille du balcon – Autorisation
  • 1926 – La Police du Bâtiment constate que l’agence Elite (« immeubles et représentations ») a posé sans autorisation trois enseignes au balcon – Le gérant dépose une demande – Autorisation
    1926 – Le même demande l’autorisation de poser une vitrine – Autorisation
  • 1926 – La Police du Bâtiment constate que le tailleur Fatter a posé sans autorisation une enseigne plate au balcon – Maurice Fatter dépose une demande – Autorisation
    La Division VI fait remarquer qu’une enseigne plate inesthétique cache la belle grille du balcon – Lettre en ce sens adressée au coiffeur Meyer. L. Meyer-Wild (succ. Charles Wild, coiffeur pour hommes et dames) informe la Police du Bâtiment qu’il a fait retirer l’enseigne à l’avant du balcon, qu’il ne subsiste donc que celles sur le côté, moins visibles
  • 1928 – Le coiffeur Charles Wild demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse à l’entrée du magasin sur la maison qui appartient à son beau-père Meyer – L’intéressé modifie son projet – Schéma de la porte d’entrée
    1929 – La Police du Bâtiment constate que le coiffeur Charles Wild a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – L’intéressé répond qu’une enseigne se trouvait déjà à cet emplacement – Autorisation
    1929 – La Police du Bâtiment constate que le tailleur Fatter a posé sans autorisation une enseigne perpendiculaire – L’intéressé répond que c’est la Commission des monuments historiques qui l’a fait poser – Lettre à l’architecte en chef du Service des monuments historiques – Le tailleur Fatter dépose une demande – Autorisation
  • 1933 – Le coiffeur Charles Wild demande l’autorisation de poser une enseigne en verre – Autorisation
  • 1934 – Charles Wild se propose de remplacer l’en son nom et « Parfumerie » par une enseigne diurne de même taille, schéma
  • 1938 – La Police du Bâtiment constate que Mme Lucien Meyer fait construire sans autorisation une cheminée pour le chauffage central
  • 1946 – La Direction des Monuments historiques demande à la Police du Bâtiment si Mme Wild a été autorisée à poser deux enseignes en saillie – Elle répond que les autorisations datent de 1933 et 1934
  • 1946 – Certificats de sinistré. Mme Juliette Kuntz, immeuble fortement par le bombardement aérien du 25 septembre 1944
    Jean Harter, immeuble fortement endommagé par le bombardement aérien du 11 août 1944
    Mme Vve Lucie Wild, immeuble partiellement endommagé par le bombardement aérien du 25 septembre 1944
  • 1949 – Le maître pâtissier Spaety demande l’autorisation d’installer des toilettes pour dames au rez-de-chaussée, d’agrandir l’atelier et de couvrir la cour par un vitrage – Plans – Courrier de l’architecte, Charles Wolff, qui explique les travaux projetés – Avis de l’inspection du travail – Autorisation – Travaux terminés, août 1949
    1949 – Mme Emma Spaety demande l’autorisation d’apposer des inscriptions sur les devantures – Accord
  • 1962 – Michel Kuntzner (locataire par bail passé par les conjoints Spaety-Schmitt) demande l’autorisation pour un débit de boissons de première catégorie dans le salon de pâtisserie – Autorisation
    1965 – L’architecte Robert Sensfelder informe la Police du Bâtiment que l’enseigne Spaety dont le commerce est fermé a été enlevée
  • 1965 – L’architecte Robert Sensfelder dépose une demande pour transformer l’entrée et remplacer deux devantures – Autorisation préalable délivrée à Gretimo (15 rue du Dôme) – Autorisation – Pas de travaux, juillet 1967 – Les anciennes vitrines sont déposées, octobre 1967 – Travaux terminés, décembre 1967
  • 1969 – L’entreprise Chanzy et Pardoux (rue de Châlon-sur-Saône, mandatée par le Service des monuments historiques) à est autorisée à poser un échafaudage sur la voie publique
  • 1978 – L’architecte Albert Bernhardt adresse une déclaration d’ouverture de la boutique Guy Laroche dont la gérante est Janine Reichardt (rue Albert-Camus à Mundolsheim)
    1977 – Demande de transformer l’aménagement intérieur et la façade – Extrait du plan cadastral – Description des travaux – Plans

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton V, Rue 139 Du Dome (p. 252)
(maison n°) 24

Pr. – Weiler, Jean Fred., Medecin – Bouchers
loc. – Gilberti, chocolatier – Miroir

1795, Registres de population (600 MW 6)

6° section, Rue du Dôme N° 24

Jean Frédéric Weiler, 55, Medecin, Strasbourg
M. Made. Weiler née Baldner, Epouse, id
Barbe Fritsch, 26, Servante, Eckbolsheim
Sam: Frédéric Stuber, 41, Md. de Musique, Strasbourg
Mie. Cleophé Stuber née Dollinger, 45, Epouse, id
Carol. Dorothé Stuber, 16, fille, id
Cath. Mrie. Sal. Stuber, 15, fille, id.

Seyboth

(p. 31-32) – 1785 : n° 17 – 1858 : n° 24
Zu dem Burggraven 1363, domus Nicolai Klobelouch, nuncupata zu dem Burggraven 1413, 1458, 1494. Johann Michael Zeyssolf 1587. Pierre Violet, traiteur 1690. Pierre Bernard, traiteur 1703. A la Ville de Landau, auberge 1740. Aux Armes du Prince de Deux-Ponts, fabrique de chocolats, Gilberti 1789. Maison du Dr. J. F. Weiler, reconstruite 1791. Stuber, marchand de musique 1795
[Au burggrave 1363, maison de Nicolas Klobelouch, appelée Au burggrave 1413, 1458, 1494. Jean Michel Zeyssolf 1587. (…)]

(édition en français, p. 254)
Cette maison s’appelait, en 1363, Zu dem Burggrafen, est propriété cinquante ans plus tard, de Nicolas Klobelouch. En 1577, elle apparaît sous le nom de Zum Widenschneider, et appartient à un orfèvre, puis au libraire Christmann Müller (1580), puis à l’ammeistre Jean Wencker qui ne l’habita point mais la loua à diverses personnes. En 1676, François Reisseissen, de la Chambre des XIII, la vend à l’orfèvre Jean Senckeissen dont les héritiers la revendent à André Lemp, pharmacien, déjà propriétaire de la maison voisine. Après la réunion de Strasbourg à la France, le rez de chaussée renferma un restaurant tenu par les traiteurs Pierre Violet puis Pierre Bernard, à l’enseigne de la Ville-de-Landau
(On constate que l’édition en français est ici plus exacte que la première édition en allemand)

Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace

(p. 505) Maison Saré : façade (Cl. MH 29 juillet 1927 ; Cl. MH, J.O. 16 février 1930)
Par sa façade en pierre de taille, l’hôtel construit en 1753 démontre l’aisance du négociant Claude Joseph Saré qui a dû vouloir rivaliser avec celui de l’orfèvre Spach situé pratiquement en face. Et de fait l’élévation sur rue est analogue dans ses grandes lignes, d’un équilibre parfait avec ses quatre niveaux répartis sur autant de travées, à l’exception du rez de chaussée destiné au commerce et largement ouvert par trois grandes arcades cintrées.
Chaque étage se différencie toutefois par le couronnement de ses baies en arc personnifiant les quatre éléments ; au niveau supérieur, il se fait plus linéaire autour des symboles des quatre saisons pour disparaître complètement au dernier étage ; là des mascarons plus développés sur fond de coquille : un buste de femme (à gauche) et pendant à celui de Mercure, le dieu du Commerce (à droite). La clef axiale, une figure d’Hercule, sert simultanément de console au balcon galbé que supportent encore deux consoles zoomorphes ; sa grille à décor naturaliste, très graphique, parachève sans l’alourdir cette élévation typique du rococo strasbourgeois.


Relevé d’actes

François Reisseissen vend 650 livres la maison à l’orfèvre Jean Senckeissen

1676 (23. Junÿ), Chambre des Contrats, vol. 545, f° 643-v
H Franciscus Reÿßeÿßen des geheimen Regiments der Herren XIII.
in gegensein herrn Johann Senckheÿßen des Goltarbeÿters
hauß, hoffstatt, höfflin mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, Zugehördten rechten undt gerechtigkeiten alhier in der Münstergaßen, einseit neben der Zunfftstub Zur Steltzen, anderseit neben Georg Friderich Reichähoffers des handelsmanns nunmehr seel. nachgelaßener wittibin hinden auch Vff dieselbe stoßend gelegen – umb 1300 gulden à 15. batzen

Accord par lequel la maison de la succession Jean Senckeisen revient aux enfants du premier mariage issus d’Eve Barbe Braun

1689 (9.4.), Chambre des Contrats, vol. 560 f° 212-v
H. Philipp Jacob Erhard Schaffner zu St. Margarethæ und Agneßen, alß Vogt weÿl. Johann Senckeÿßens, gewesenen Goldarbeiters und auch weÿl. Fr. Evæ Barbaræ gebohrner Braunin in erster Ehe erziehlter Vier Kinder mit beÿstand H. Andreä Greumen, deß Apotheckers und E.E. großen Raths alten beÿsitzers, deren Stieff Großvatters an einem
So dann Fr. Anna Margaretha, gebohrne Lersein ged. H. Senckeisens sel. nachgelaßene Wittib mit beÿstand Hn Andreæ Lempen deß Apotheckers Ihres vogts und H. Johann Adam Müllers deß huthstaffirers Ihres Schwagers und deren kind. Vogts an andern, beede theÿle aber mit assistentz Hn Sebastian Röderers und H. Johann Georg Ehrlen beeder E.E. Großen Raths beÿsitzer und ad Contractuum Minorum ins gemein, hiezu aber insond. Deputierten
haben freÿ guthwillig offentlich angezeigt und bekandt, Demnach Sie Senckeisische Kinder erster Eh an deßen Verlassenschafft die summ von 970 pfund auffrichtig und redlich wegen Ergäntzung Ihres Mütterlich. guths Zu erfordern haben, Sein Senckeisens Nahrung aber etwas einßlich stehe, Alß hätten sich dieselbe mit Ihro Senckeisischer wittib deßwag. auffrichtig und redlich dahin verglich. welcher Vergleich auch beÿ obged. E.E. Großen Rath am 6.t hujus bereits referirt und Obrigkeitlich confirmiert worden seÿe, Nemblich und für d. Erste so soll die in der Münster gaß allhier Zwischen der Zunnft Stub Zur Steltzen und H. Lempen gelegene Senckeisische behaußung Ihnen Kindern erster ehe umb 750 Pfund eigenthümlich vberlaßen, und würcklich eingeraumbt werden, Fürs andere soll denenselben 200 pfund baaren gelds wie auch drittens die beÿ mehrged. Ers. Rath am 16. Mart. jüngst Ihnen peo alimentaôe Zuerkante 17 lb fürderlich gelüffert (…)

Jean Senckeissen, orfèvre, épouse en premières noces en 1670 Eve Barbe Braun, fille de pharmacien puis en 1680 Anne Marguerite Lersé fille d’un marchand de toile de lin
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 134, n° 52)

1670 – Dom: XXIV post Trin: Zum 2 mal Hr Johann Senckeisen Goldtarbeiter Weiland Hr Michael Senckeisen gewesenen Metzgers u. burgers alhier nachgelß. ehel. Sohn, Jfr. Eva Barbara Weiland herr Johann Braunen gewesener Apoteckers und Burgers alhier nachgelaß. ehel. T. Donnerstags den 24. 9.bris, Münster (i 136)

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 87)
1680 – Dom: 23 post Trin: Zum 2 mal Hr Johann Senckeisen Goldtarbeiter u. Burger alhie, Jfr. Anna Margaretha Weiland hr Johann Phi[lipp Lerse] Weiß Lein Wad händlers und Burgers alhier nachgelaß. ehel. T. Donnerstags den 18. 9.bris Münster (i 88)

Le tuteur des enfants issus du premier mariage de Jean Senckeisen loue la maison à la veuve Anne Marie Weber

1689 (16.5.), Chambre des Contrats, vol. 560 f° 269
H. Philipp Jacob Ehrhard Schaffner zu St. Margarethen und Agneßen alß Vogt weÿl. Johann Senckeißen deß Goldarbeiters Seel. nachgelaßene Kind. Erster ehe
in gegensein H. Hanß Georg Beÿerbach Schaffners zum Alten St. Peter alß vogts fr. Anna Maria Weberin wittib
entlehnt, eine behaußung mit allen dern Gebäuen und zugehördten allhier in der Münster gaß einseit neben H. Andreß Lempen anderseit der Zunfftstub Zur Steltzen gelegen uff ein Jahr lang Von Joh: bapt. nächstkünfftig. angerechnet, umb einen Jährlichen zinnß nemblich 25 Pfund

Le tuteur des enfants issus du premier mariage de Jean Senckeisen loue la maison à Nicolas Hitschler, apprêteur de chapeaux

1690 (27.5.), Chambre des Contrats, vol. 562 f° 271-v
H. Philipp Jacob Ehrhard Schaffner Zum St. Margarethen und Agneßen, alß Vogts weÿl. H. Johann Senckeißens gewesenen Goldarbeiters hinterlaßener dreÿ Kind. erster Ehe und H. Johann Adam Müller der Hutstaffirer alß vogt obged. Senckeißens hind. laßener Kinder Letzter Ehe
in gegensein H. Niclaus Hitschlers, auch hutstaffierers
entlehnt, die Senckeisische allhier in der Münstergaß einseit neben der Zunfft zur Steltz anderseit neben H. Andreß Lempen gelegene behaußung, uff Zweÿ Jahr Von Joh: Bapt. dießes Jahrs angehendt, umb ein Jahr alt zinnß benandlichen 25 Pfund

Le tuteur des enfants issus du premier mariage de Jean Senckeisen vend la maison au pharmacien André Lemp, propriétaire de la maison voisine pour 675 livres

1690 (2. 7.br), Chambre des Contrats, vol. 562 f° 468-v
H. Philipp Jacob Ehrhard Schaffner deß Closter St. Margarethæ und Agneß, alß Vogt weÿl. H. Johann Senckeißen deß Goldarbeiters Seel. hinderlaßener Erster und alß Vermög eines von nachgemeltem principalen eÿgenhändig geschrieben und underschriebenen auch mit deß. pitschafft verwahrten den 31. Aug. Jüngst datirt. (…) Gewaltscheins Constituirter Mandatarius H. Johann Adam Müllers deß huthstaffirers alß vorged. Senckeißens hinderlaßene Kinder Letzter ehe vogts
in gegensein H. Andreß Lempen deß Apotheckers
Eine behausung, höfflein, hoffstatt mit allen deren Gebäwen, begriffen, weithen, zugehördten, rechten und Gerechtigkeiten, allhier in der Münstergaß, Einseit neben E.E. Zunfft der Steltz, anderseit neben dem H. Käuffer selbst, hinden uff denselben stoßend geleg. – geschehen umb 675 pfund

André Lemp, pharmacien, vend la maison à Salomé Fuchs veuve de Mathias Seupel, assesseur au Grand Sénat, pour 1 050 livres

1691 (2. 8.br), Chambre des Contrats, vol. 563 f° 766
H. Andreß Lemp der Apothecker
in gegensein H. Johann Kecken deß Kieffers alß Curatoris fr. Salome gebohrner Fuchßin weÿl. H: Mathiæ Seupels E.E. Großen Rhats Alten beÿsitzers Seel: hinderlaßener Wittib so unpäßlichkeit halben nicht außgehen kan, mit beÿstand H. Daniel Seupels deß Silberarbeiters Ihres Leiblich. Sohns
Eine behaußung höfflein, hoffstatt und bronnen mit allen deren Gebäwen begriffen Zugehördten und Gerechtigkeiten allhier in der Münstergaß einseit neben dem H. Verkäuffer selbst anderseit neben der Zunfft Stub Zur Steltz, hind. wied. uff den H. Verkäuffer stoßend gelegen – geschehen umb 1050 pfund

Salomé (Fuchs) veuve du marchand de vins Mathias Seupel meurt en 1703 en délaissant deux fils et les enfants de son troisième fils. L’inventaire est dressé rue des Hallebardes dans la maison de son fils Daniel. Le plus clair de sa fortune consiste en capitaux.

1703 (6. 8.br), Me Brieff (Jean Philippe, 6 Not 2) n° 19
Inventarium und beschreibung aller Haab Nahrung undt Güthere, Liegendt Und fahrend, nichts davon außgenommen, so weÿland die viel Ehren und Tugendsahme Fraw Salomea Seupelin weÿl. herrn Mathias Seupels geweßenen burgers und weinhändlers auch E.E. Großen Raths geweßenen alten Beÿsitzers hinterlaßene Fraw wittib, nach Ihrem am 6.ten Septembris dießes Zu end eÿlenden 1703. Jahrs hinter Ihro verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches ansuchen erfordern und begehren deß Ehrengeachten und Kunsterfahrenen herrn Johann Seupels burgers und barbierers alhie, Ferner S.T. deß Ehrengeachten und Kunsterfahrenen herrn Daniel Seupels burgers und Goldarbeiters alhier, So dann Herrn Johann Frantz Klingelfuß schuhmachers alß geordnet und geschworenen Vogts Hannß Friderichs, Mariæ Salomeæ, Mariæ Barbaræ, Johannis und Danielis aller fünff weÿland herrn Friderich Seupels geweßenen burgers und Kiefers, Ihr der verstorbenen, geweßenen Sohns, hinterlassener Fünff Kinder, mit beÿstand deßelben – So geschehen in fernerem beÿsein S.T. Herrn Sebastian Rießen Proc. vicarius beÿ E: E: kleinen Raths alß erbettenen assistenten obermelten H Johann Seupels, so dann S.T. Herrn Johann Friderich Redwitzen Not. P. und berühmten Practici alß beÿstandt obermelten H Klingelfußes Straßburg den 6.t Octobris 1703.

Hierauff ist das den 16.ten Februarÿ 1703 vor mir dem Notario auffgerichtete Testamentum nuncupativum Publicirt (…) worden
Hierauff Volgt nun die Verlassenschafft an und vor sich selbsten wie solche in herrn Daniel Seupels dero H Sohns behaußung in der Spießgas befunden worden
Summa summarum haußrath 40, silber geschirr 5, Guldene Ring 7, bahrschafft 3, Pfenningzinß hauptgüter 1287, Conclusio finalis Inventarÿ 134. lb
Hiebeÿ aber ist Zuwißen daß Johann Seupels deß barbierers Fr. Krafft E: E: Kleinen Raths unterm 31. aug. 1702. beÿ angeregts Ihres mannes vorgehabten falliments geschäfft prælationem erhalten undt der Verstorbenen Fr. seel. wegen Ihrer prætension vorgezogen worden, auß welchem fundament Sie nicht nur allein ob inserirte Ihrem mann vorgeschoßene 350. lb. neben den davon verfallenen 151. lb verfallene Zinß verrichten (…)

Salomé Fuchs veuve de Mathias Seupel, assesseur au Grand Sénat, vend la maison à Marie Madeleine Flach veuve du marchand de vin Jean Michel Zeissolff pour 1 125 livres

1695 (6.8.), Chambre des Contrats, vol. 567 f° 478-v
H. Johann Christoph Schöll, Notarius Publicus und Schaffneÿ substitutus zu St. Stephan alß Curator Fr. Salome geb. Fuchßin, weil. Hn Matthiæ Seupels, E.E. großen Raths alten gewesenen beÿsitzers sel. nachgelaßener wittib, mit beÿstand Hn Daniel Seupelß deß Silberarbeiters deren leiblichen Sohns
Fr. Mariæ Magdalenæ geb. Flachin weil. Hn. Johann Michael Zeisolffs geweßenen weinhändlers sel. nachgelaßener Wittib mit beÿstand Hn Stephan Cornelÿ Saltzmanns, Notarÿ Publicj Ihres Curatoris
Eine Behaußung, höfflein, hoffstatt und bronnen, mit allen deren Gebäuen, begriffen, Zugehördt. und Gerechtigkeiten allhier in der Münstergaßen, einseit neben Hn Andreæ Lempen dem Apothecker und EE Großen Raths alt. beÿsitzer anderseit neben der Zunfft Stub zur Steltz, hinten auch auff H. Lempen stoßend gelegen, so geg. männiglich freÿ ledig und eÿgen – umb 1125 pfund

Jean Michel Zeissolff épouse en 1677 Marie Madeleine Flach
Mariage, Saint-Pierre-le-Vieux (luth. f° 176-v, n° 47)

1677 – 19. Julÿ H. Hans Michael Zeissolff Herrn Johann Michael Zeissolffen des bestendigen Regiments d. HHn XV. Wohlverordneten beysitzers hinterlaßener ehelicher Sohn, J. Maria Magdalena H. Antoni Flachen gewesenen grossen rathsverwanthen hinterlassene ehelich. tochter (i 178)

Marie Madeleine Flach veuve du marchand de vin Jean Michel Zeissolff vend la maison au restaurateur Pierre Violet et à Marguerite Boujon pour 1 250 livres

1703 (27.8.), Chambre des Contrats, vol. 576 f° 367-v
Delle Marie Magd: Flach ff. veuue de Feu Jean Michel Zeisolph en son vivant marchand de vins assistée du Sr Etiene Corneille Saltzmann Reçeueur de la Fondation St Marc d’icy son Curateur
à Pierre Violet traitteur et Delle Marguerite Bougon, (signé) violet, Marguerite Bougont
une maison auec sa place cour et puits tous ses droits appartenances et dependances sçize icy rue nommée die münster Gaß tenant d’un côté à Mr André Lemp XXI de l’autre au poele nommé zuer Steltz aboutissant par derriere à mon dt. Sr Lemp – pour 5000 livres tournois (1250)

Pierre Violet, natif de Paris, acquiert le droit de bourgeoisie en 1700. Il épouse l’année suivante une fille du fort de Kehl, Marguerite Boujon, qui devient bourgeoise à son tour
3° Livre de bourgeoisie f° 1227

Pierre Violet der Traitteur Von Paris Weÿl. Claude Violet gew. Rotisseur hinterl. sohn erkaufft das burgerrecht p. 2. goldR. 16. ß so bereits auf dem Pfenningth: erlegt worden Vnd wird beÿ E.E. Zunfft der Freÿburger dienen. Jur. d. 2. Xbris 1700.

Contrat de mariage
1701 (5.8.), Me Bidier Dutil (6 E 41, 13)

(Contrat de mariage) Pierre Violet marchand traitteur en lad. ville fils feu Anselme Violet en son uiuant maistre roticeur a Paris et Claudine Dinan sa femme ses pere et mere majeur d’aage d’une part
Et Margueritte Colatine veufue de feu Laurants Poujon dit Lagneau en son uiuant marchand de vin au fort de Keell stipulante pour Margueritte poujon Fille dud. deffunt Poujon et de lad. Colatine (signé) Pierre violet, marg colatine bougont

Mariage, Saint-Louis (cath. p. 127)
Die 16 Mensis augusti Anni 1701. (…) in facie s.tæ Matris Ecclesiæ desponsati sunt Ingenus adolescens Petrus Violet hospitis filius Anselmi Violet et Claudiæ Dinant ex Diœcesis Parisiensi oriundus et Margarethæ Bouion filia Laurentÿ Bouion et Margarethæ Colatin ex prochia Kielensi (signé) p. violet, Marguerite bougont (i 88)

4° Livre de bourgeoisie f° 734
Margaretha Bouchon Von Kehl, Weÿl. Lorentz Bouchon Von Kehl hint. tochter empfangt das burgerrecht Von ihrem Mann Pierre Violet p. 2. goldR. V. 16. ß. beÿ der Cantzleÿ erlegt, wird beÿ EE Zunfft der Freÿburg. dien. Prom 17. dito [Xbr:] 1701.

Pierre Violet, traiteur, vend la maison au restaurateur Pierre Bernard, pour 2 000 livres

1707 (13. Xbr.), Chambre des Contrats, vol. 580 f° 758-v
Pierre Violet traitteur
à Pierre Bernard traitteur
une maison auec sa plaçe Cour et puits tous ses droits appartenances et dependançes sçize icy in der münstergaß d’un côté au Sr Lemp d’autre au poele nommé zuer Steltz par derrière au Sr Lemp, de laquelle maison on paye une rente foncière de 20 sols par an au Pfenningthurn – pour 2500 livres tournois en capital et 5500 livres tournois (2000)

Pierre Bernard natif de la région de Toul et Françoise Chalon sa femme en secondes noces native de Lyon (elle est sœur de Louid Chalon, voir son inventaire après décès) acquièrent le droit de bourgeoisie. L’enfant qu’ils apportent est issu du premier mariage du mari, une fille native de Philippsbourg. Un enfant Bernard-Chalon a été baptisé à Saint-Laurent le 3 mars 1703.

3° Livre de bourgeoisie
Pierre Bernard der Traitteur V. Prenerau beÿ Toul Sebastian Bernard gew: schmidts daselbst sohn V. sein Fraw Françoise Schalon Hugue Chalons des Liechtermacher daselbst tochter, erkauffen das burgerrecht p. 2. goldR. 6. ß mit ihrem Kind ist es beÿ ordnung geblieben. Werd. beÿ E.E. Zunfft der Freÿburger dienen. d. 22. Jan: 1705

Accord entre la Tribu des Echasses, propriétaire de la maison voisine, et Pierre Bernard qui a appuyé une construction contre le mur du poêle de la Tribu

1708 (8.6.), Chambre des Contrats, vol. 581 f° 380-aa
Pierre Bernard Traitteur
H. Joh: Friedrich Spohrer E.E. Großen Raths beÿsitzer u. H. Joh: Reinhold Dulßeckers buchführers alß untermeÿsters beÿ E.E. Zunft zuer Steltz beeder nahmens des Collegii der herren Schöffen daßelbst angezeigt und bekannt
demnach Er Bernard ahn gedachter Zunftstuebmauren einen bau geführet, welcher der werckmeÿster meinung nach sothaner Stueben ins künfftige durch senckung schaden bringen könte, alß wolle Er ernante E.E. Zunft wegen aller darher über Kurtz oder lang entstehender fäll unglücks u. schadens hierendt bestens versichern, u. dießelbe schadlos zu halten, versprechen beÿ verpfändung gedachter seiner behaußung neben der zunft stub gelegen

Après avoir vendu sa maison rue du Dôme, Pierre Violet en achète une rue de la Croix. Il est endetté en 1710, sa femme demande un inventaire qui constate ses biens propres
1710 (26.8.), Me Pantrion (Jacques Christophe, 40 Not 22)
Inventarium und beschreibung aller Haab und Nahrung, so Petro Violet dem Geweßenen frantzösischen Traitteur und frauen Margarethæ Poujon beeden Eheleüthen und burgern, alhier zuständig, Welche auf freundliches Ansuch. erfordern, und begehren Ihro der Ehefrawen die sich vmb des Ehemanns gemachter Schuld. willen, deß wegen täglichen Executiones sich ein find. bevögtigen laßen, umb gehöriger orthen Ihr leiblichen beneficium zuergreiffen, mit beÿstand herrn Johann Frantz Klingenfußen Schuemachers und E.E. großen Raths alten beÿsitzers ihres Geschwornen Curatoris ad Lites inventirt – Actum Straßburg in fernerer Gegenwarth des wohl Ehrenvesten Großachtbahren und Weißen herrn Johann Kirweilers E:E: kleinen Raths Wohlverdienten beÿsitzers und auß deßen mittel Wegen des Ehemanns bezeügter wid.spenstigkeit hierzu Insonderheit abgeordneten Herrn Deputati, dienstags den 26. Aug: 1710

In einer alhie Zu Straßburg In der Kalbsgaßen Im Creützgäßel gelegene und in dieße nahrung gehörige behausung Ist befunden worden, wie volgt
Eigenthumb ane einer behausung. Item ein Vorder: und i. hinderhauß auff dem Stephans Plan (…)
Series rubricarum hujus Inventarÿ, der Ehefrauen Unverändert Guth, Sa. der Schuld 125, Sa. der Ergäntzung 187, Summa summarum 312 lb
Die Theilbahre Nahrung, Sa. haußraths 308, Sa. Wein und Vaß 363, Sa. Silbers 31, Sa. Guldenen Ring 2, Sa. des Eigenthumbs ane einer behaußung 650, Summa summarum1355 lb – Sa. der Schulden 3142 lb – Mehr Schulden als Nahrung 1786 lb
Eheberedungs Copeÿ, auß dem frantzösisch. Ins teütsche getrewlich übersetzt – erschienen Peter Violet der Gastgeber, weÿl. Anshelm Violets Geweßenen Gratkochs Zu Paris in Franckreich ehelicher Sohn Ane einem So dann Jungfraw Margareth Poujon, weÿland H. Lorentz Poujons sonst. Agneau genandt, gewesenen weinhändlers in der Vestung Keel nachgelaßene dochter mit beÿstand H. Lucæ Hacqueville Schaffners zur Roth. Kirch. andern theils – so beschehen Zu Straßburg, den 5.ten augusti Anno: 1701, Bidier Dutil, Notarius [jointe une expédition en français]

Un nouvel inventaire des biens est dressé en 1711 suite aux fausses déclarations de Pierre Violet qui a été emprisonné entre temps et banni de Strasbourg. La femme habite la maison de Pierre Fajard rue du Dôme, à peu près en face de celle qu’elle possédait
1711 (22. 7.bris), Me Pantrion (Jacques Christophe, 40 Not 28)
Inventarium und beschreibung aller derjenigen Haab und Nahrung, so Peter Violet dem geweßenen frantzösisch. Traitteur der nunmehre schlechten conduite halben im Gefängnuß alhier sich befindet, und frawen Margarethæ Goujon deßen Eheweib eigenthümlich zuständig, Welche auß Ursachen Sie die Ehefrau Vor Vngefehr einen Jahr befürchtenden starcken Schuldenlasts halben sich bevögtigen, und beÿ E.E. Kleinen rath umb das beneficium Cessionis Vel abstentionis Anruffen, selbiges aber nicht erhalten, sondern ad solutionem Debitorum pro rato condemnirt worden, In ansehung aber daß damahls auffgerichtete Inventarium durch des Ehemanns falsches aügen und zeigen vnrichtig, undt dahero vor E.E Großen Rath vor Null Erkandt, mithin ein anderes und beßeres Zuverfertig. befohlen, umb soviel mehr weilen die Ehefraw des Manns, mit ihro geführten üblen lebens halben, und daß er Von Gn: Obrigkeit relegirt word. Separationem bonorum zu begehren umb sich in ihrem elenden Krancken Zustand Zu soulagiren höchstens necessität, auff begehren der Ehefrawen mit beÿstand H. Johann Frantz Klingelfußen E.E. großen Raths alten beÿsitzers ihres Vogts consesnu hochgedachts EE : Großen Raths – Actum Straßburg den 22.ten 7.bris 1711

In einer Kammer in einer behaußung in der Münstergaßen, so Mr Fajard dem goldschmidt zuständig ist befund. worden, wie Volgt
Series Hujus Inventarÿ, der Ehefrauen Unverändert Guth, Sa. der Schulden 125, Sa. der Ergäntzung 187, Summa summarum 312 lb
Das Theilbahre Vermögen, Sa. haußraths 275, Sa. Silbers 42, Sa. Schulden 634, Summa summarum 952 lb – Sa. der Schulden 1291 lb – Vbertreffen also die Passiva die gantze Theilbahre Activ Nahrung, vmb 360 lb

Pierre Bernard, cabaretier à la ville de Landau, hypothèque la maison au profit du marchand Jean Claude Coquard

1713 (19.10.), Chambre des Contrats, vol. 586 f° 579-v
Pierre Bernard Cabaretier au Cabaret ou pend pour enseigne La ville de Landau
au Sr Jean Claude Coquard marchand, 3000 livres tournois
hypothèque sa maison sçituée icy dans La Munstergass, d’un côté au poele des orfeures d’autre Mr Lemp derrière audit Sr Lemp

Pierre Bernard, cabaretier à la ville de Landau, et Françoise Chalon hypothèquent la maison au profit du marchand Jean Claude Goujon
1716 (1.10.), Chambre des Contrats, vol. 589 f° 547-v

Sr Pierre Bernard hôte de La ville de Landau et Dlle Françoise Chalon assistée du Sr Louis Chalon marchand et Jean Marechal maître perruquier
au Sr Jean Claude Goujon marchand, 5000 livres argent d’alsace
hypothèquent Leur maison sçituée auec tous ses droits appartenances et dépendances d’un côté Sr Lemp d’autre au poele des orfèvres parderrière aud. Sr Lemp

Inventaire (non conservé) après le décès de Pierre Bernard, traitteur à l’enseigne de la ville de Landau

1733 (4.8.), Me Fingado (Jean Christophe 65 Not 7, répert.) n° 104
Inventaire de la succession de feû le Sr Pierre Bernard vivant Traitteur à l’Enseigne de la ville de Landau

Accord entre les héritiers Bernard, à savoir la veuve et les enfants du premier et du deuxième mariage

1734 (5. Xbr), Me Fingado (Jean Christophe 10 Not 3) n° 107
Partage concernant la succession du Sr Pierre Bernard – Furent présents Damoiselle Françoise Chalon, veuue de feu Sr Pierre Bernard, vivant traitteur à L’Enseigne de la Ville de Landau et bourgeois de cette ville assistée du sieur Louis Chalon, ancien Assesseur du Grand Senat et Marchand de cette Ville son Frere d’une part
Comme aussi le Sieur Joseph Pronsal Marchand Peruquier et Bourgeois de cette ville en sa qualité de Curateur de Damoiselle Françoise Hutot dite Du Verger fille de Sr Jacques Hutot dit Du Verger Garde Magasin de la Citadelle et Bourgeois de cette Ville et de feüe Damoiselle Marie Michelle Bernard, fille du premier Lit dyd. defunt Sr Bernard, Et les Sieurs Jean et Jacques Bernard, fils Majeurs de Vingt et quelques années du Second lit de feu ledit Sr Bernard, assistés de Sieur Henry Ferual ancien assesseur du Grand Senat et Marchand de cette ville d’autre part
Lesquelles parties ont dites et déclarées que pour terminer à l’amiable le partage de la succession du dt feu Sr Bernard elles seroient convenües de ce qui suit
Scauoir, Premieremenrt que le Total de l’estimation de tous les meubles et deu linge délaissés par feu Sr Bernard se montant (…)

Inventaire après le décès de Françoise Châlon veuve de Pierre Bernard, cabaretier traiteur à la ville de Landau. Elle laisse une fille et un fils, sa succession, quoique chargée de dettes (7 504 livres), est bénéficiaire (1 190 livres)

1739 (20.5.), Me Koch (Matthias, 6 E 41, 470) n° 135
Inventaire Des biens delaissés par feüe Damlle. Françoise Bernard née Châlon vivante veuve de feu le Sr Pierre Bernard en son vivant Cabaretier traitteur à l’enseigne de la ville de Landau et Bourgeois de la ville de Strasbourg – apres sa mort arrivée le 7 du présent mois de May de l’année 1739, Lesquels biens ont êté inventoriés, montrés et enseignés par le Sr Jean Bernard, Cabaretier traitteur fils de la deffunte et par Damlle Marie Therese Marechal Nieçe de lad. deffunte
La Deffunte a delaissé pour Heritiers ab intestat Sçavoir 1. Damlle Marie Elisabeth Bernard Epouse du Sr Malo August Saussard, Inspecteur des Batimens du Roy et Bourgeois de la Ville de Strasbourg demeurant présentement à Versailles pour laquelle a été present Le Sr Louis Châlon Marchand bourgeois et ancien assesseur au grand Senat de ladite ville de Strasbourg son fondé de procuration, 2. Le Sr Jean Pierre Bernard Cabaretier traitteur, Tous deux majeurs d’age enfant et Heritiers engendrés avec ledit feu Sr Pierre Bernard

Meubles – Au grenier, Dans la Chambre des Cuisinieres, Dans une petite Chambre au troisième étage sur le devant, Dans la chambre des servantes, Dans une petite Chambre sur le devant au second étage, Dans le poele au second étage sur le devant, Dans la Chambre de l’officier sur de Derrier, Dans la chambre du vallet d’office, Dans une petite Chambre à Cheminée sur le Derrier, Dans le vestibule, Dans le poele au premier étage sur le Derrier, Dans le vestibule, Dans la Chambre à Cheminée sur le Derrier, Dans la petite basse cour, Dans le poele en bas, Dans la cuisine
Propriété d’une Maison – Une maison avec sa place, cour et puit, tous ses droits, appartenances et dependances size en la ville de Strasbourg ruë appellée Munstergass tenant d’un côté aux heritiers de feu le Sr Lemp vivant ancien Ammestre, de l’autre coté au poele nommé Steltz aboutissant par derriere auxdits heritiers du Sr Lemp, De laquelle maison on paye annuellement une rente foncière de vingt sols à la tour aux pfennings – ladite maison estimée par les experts de la ville suivant leur billet d’estimation du 22 May dernier déduction faite de la rente foncière en double Capital la somme de 5960 livres, La propriété de ladite maison se vérifie par une lettre d’achât expediée sur parchemin dans la Chambre des Contrats de cette ville dattée du 13. Xbre 1707, A laquelle lettre sont encore joint deux autres plus anciennes expédiées en ladite Chambre des Contrats aussi sur parchemin
– Abschatzung den 22. Maÿ 1739 – Auff begehren weilandt der Viell Ehr und tugendsamen frau Francisca Bërnhardin seel. hinder Laßenen Erben ist eine behaußung allhier in der Statt Straßburg in der Münster gaßen gelëgen, ein seitß an ein Ehrsame Zünfft zur Stëlltz, anderseitß und hinden auff herrn Hermani dem handelßmann stoßent welche behausung unden ein schmalleß hauß Ehren Neben der an die stuben und Kuchen, gewölbter Këller Hoff und bronnen oben dar über ihm Ersten und Zweÿten Stock, ein stuben Camer Nebenß Stubell, Officier und Knëchtß Cammer, under dem tach Vier Cammer, ein alten tach stull, sambt aller gerechtig Keit, angeschlagen wierd vor und Umb 3000 Gulten [unterzeichnet] Johann Peter Pflug Statt Lohner und Bau Meister, Michael Ehrlacher Werckmeister deß Meinsters, Johann Jacob Biermeÿer Werckmeister deß Zimmerhof
Series Rubricarum hujus Inventarii, Meubles Trouvés dans une maison size rüe de la Cathedrale ou pend pour enseigne la ville de Landau, Total des meubles 1389, Total des vins et tonneaux 631, Total de l’argenterie 713, Total de la propriété d’une maison 5960, Total de toute la masse active 8695 livres, Total des dettes passives 7504, Somme finale 1190, En ajoutant celle que demoiselle Marie Elisabeth Saussard née Bernard la fille a reçu lors de son mariage 5000, Ensemble 6190 livres

Les héritiers cèdent leurs parts de maison à Jean Bernard pour 9 000 livres

1739 (8.6. ), Me Koch (Matthias, 6 E 41, 470) Joint au n° 135 du 20 mai 1739
(Registre de vente annexé à l’inventaire des biens delaissés par feüe Damlle. Françoise Bernard née Châlon vivante veuve de feu le Sr Pierre Bernard)
Propriété de la maison. La maison avec les Appartenances et Dependances comme elle est plus amplement specifiée sur l’Inventaire fol° 44.b verso laquelle est chargée d’une rente foncière de vingt sols par an payable à la tour aux pfennings et de 5000 livres de principal payables aux Héritiers de feu le Sr Goujon vivant ammeistre regent de la Ville de Strasbourg, a été cedée et laissée au Sr Jean Bernard le fils pour la somme de 9000 livres.
Dont il faut deduire les 5000 livres cy dessus, dont ledit Sr Bernard s’est chargé, se chargeant pareillement de la rente foncière. Partant il reste sur ledites 9000 lt. que ld. Sr Bernard est obligé de rapporter à la masse commune la somme de 4000. Pour seureté de ce que dessus, les parties ont signé avec moi notaire à Strasbourg ce 8° Juin 1739 (signé) Jean Pierre Bernard, chalon, feruat

Pierre Bernard, marchand de vin, épouse quelques mois plus tard Anne Catherine Scheitel, fille du stettmestre de Molsheim. Elle devient bourgeoise par son mari.
1739 (7.9.br), Me Revoire (6 E 41, 704) n° 3

Contrat de mariage – Sr Jean Pierre Bernard marchand de vin en gros bourgeois de de cette ville fils de deffunt Pierre Bernard marchand de vin et de Françoise Chalons
demoiselle Anne Catherine Scheidel fille du lieu de Molsheim procedant sous L’autorité de Sieur Ignace Scheitel son pere Stettmeister dud. Molsheim

Mariage, Molsheim (cath. f° 63)
Hodie 24 Mensis Novembris Anni 1739 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt honestus Adolescens joannes Petrus Bernard filius defunctorum Petri Bernard Negotiatoris et Franciscæ chalon coniugum olim commorantium in Strasbourg et pudica virgo Anna Catharin Scheytel filia D. Ignatÿ Scheidel j. u. l. et consulis in Molsheim et Mariæ Catharinæ Reemin legitima eius uxoris (signé) Jean Pierre Bernard, anna catharina scheitel (i 65-66 – procl. S. Laurent 23 nov. 1739 f° 233-v i 239)

Livre de bourgeoisie 1740-1754 (VII 284) f° 12
Catharina Bernhardin geb. Scheidelin Von Moltzheim gebürtig erhalt das burgerrecht Von ihrem Marito H. Johann Peter Bernhard, Traitteur und burger allhier um den alten burger schilling, will beÿ E.E. Zunfft der freÿburger dienen, promisit d. 21.ten Maÿ 1740.

Jean Pierre Bernard, traiteur, et Anne Catherine Scheitel vendent la maison au chaudronnier Théophile Gentschl et à Marie Salomé Bahmeyer pour 2500 livres

1741 (27.1.), Chambre des Contrats, vol. 615 f° 34
H. Johann Peter Bernard der traitteur und Anna Catharina geb. Scheitelin mit beÿstand ihres vatters H. Ignatius Scheitel des Stättmeisters zu Moltzheim
in gegensein H. Gottlieb Gentschl des kupfferschmidts und Mariæ Salome geb. Bahmeÿerin
eine behausung bestehend in vorder und Nebens hauß, höfflein, bronnen und hoffstatt mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane der Münstergaß, einseit neben E.E. Zunfft zur Steltz anderseit neben H. Rathh. Wolff hinten auf denselben – ihme als ein in abtheilung seiner Mutter seel. weÿl. Françoise Bernard geb. Chalon verlassenschafft von seiner schwester Fr. Elisabetha Saussard geb. Bernard cedirtes guth – um 1250 pfund capital verhafftet, geschehen um 1250 pfund

Théophile Gentsche ne conserve la maison qu’un mois. Originaire de Lubeck, il épouse en 1736 Marie Salomé Bameyer veuve du chaudronnier Jean Michel Schwartz. Il acquiert le droit de bourgeoisie et les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dans une maison rue des Veaux
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 148-v, n° 560), Anno 1736 – Mittwoch d. 16.ten Maÿ sind nach 2.mahl. ordentl. proclamation ehelich copulirt und eingesegnet worden Gottlieb Gentsche der Ledige Kupfferschmid von Lübeck gebürtig Johann Friderich Gentschen deß burgers und Kupfferschmids daselbst ehel. Sohn, V. Frau Maria Salome Weÿl. Johann Michael Schwartz deß burgers u. Kupfferschmids nachgelaßene wittib [unterzeichnet] Gottlieb Gentsch als hochzeiter, Maria Salome schwartzen geborene bamayerin Als hoch Zeiterin (i 153)

4° Livre de bourgeoisie f° 1038
Gotlieb Gentsche d Kupferschmidt von Lübeck geb: erhalt d b: Von seiner ehefr. Maria Salome weÿl. Johann Michael schwartzen gewes. b: und Kupfferschmidts alh. hint. Wb. umb d: alt b: will beÿ E: E: Zunfft d: schmid dienen Jur d: 15. Sept: 1736

Inventaire des apports
1736 (25.7.), Me Lobstein (Jean, 31 Not 45) n° 1025
Inventarium und beschreibung aller der jenigen Haab, Nahrung und güethere, so der Ehren: und Wohl Vorgeachte Herr Gottlieb Gentsch der Kupfferschmid und die Viel Ehren: und tugendsahme Frau Maria Salome Gentschin gebohrne Bahmeÿerin, beede Eheleuthe einander für ohnverändert in den Ehestand zugebracht, welche der ursachen, alldieweilen in Ihr beeder Eheleuth mit einander aufgerichteten heuraths Verschreibung expressé enthalten, daß eines Jeden in die ehe bringende Nahrung reservirt und ohnverändert seÿn und bleiben solle – So beschehen in Straßburg, auf Mittwoch den 25.ten Julii Anno 1736.

In einer allhier zu Straßburg ane der Kalbsgaß gelegenen und in dieße zugebrachte Nahrung nicht gehörigen behaußung, befunden worden wie folgt
Wÿdemb, Welchen die Ehefrau von Weÿland Herrn Johann Michael Schwartzen dem geweßenen Kupfferschmid und burgern alhier Ihrem erstern haußwürth nunmehr seel. Sechs Jahr lang zugenießen hat
Wÿdembs Verfangenschaft, Welche Frau Maria Cleophe Egnerin gebohrne Kleinin weÿl. Hn Johann Friderich Egners geweßenen Metzgers und burgers allhier seel. hinterlaßen Wittib Von gedachtem Ihrem haußwürth seel. Vi Testamenti nuncupativi Vom 23. 9.bris Anno 1724 §.pho 3.tio ad dies vitæ zu usufruiren hat, woran das Eigenthumb finito usufructu dißorths der Ehefrauen töchterlein Erster Ehe zum theil anheim fällig, Solche belaufft sich Vermög Inventarii über weÿl. Hn Johann Michael Schwartzen geweßenen Kupfferschmids der Ehefrauen Verstorbenen Erstern Haußswürths, durch mich unterschriebenen Notarium in Anno 1735. aufgerichtet fol: 158: fac i.ma
Abzug In gegenwärtig Inventarium, des Manns in die Ehe gebracht Vermögen, Sa. haußraths 64, Sa. Silbergeschmeids 12, Sa. der baarschafft 50, Summa summarum 126 lb
der Frauen in die ehe gebracht Guth, Sa. haußraths 423, Sa. gemachten Wahr und Zugehördt zum Kupfferschmid handwerck gehörig 574, Sa. Silbergeschmeids 28, Sa. Goldener Ring 18, Sa. der baarschafft 121, Sa. Schulden 82, Summa summarum 1247 lb – Sa. der Schulden 331 lb, Nach solchem abzug 915 lb

Théophile Gentschl et Marie Salomé Bahmeyer vendent la maison au marchand Joseph Sarez et à Michelle Lassy pour 2750 livres

1741 (27.2.), Chambre des Contrats, vol. 615 f° 92-v
Gottlieb Gentschl des kupfferschmidts und Maria Salome geb. Bahmeÿerin
in gegensein H. Joseph Sarez des handelsmanns und Michelle geb. Lassy
eine behausung bestehend in vorder und nebens hauß, höfflein, bronnen und hoffstatt mit allen derselben gebäuden, begriffen, weithen, zugehödenr, rechten und gerechtigkeiten ane der Münstergaß, einseit neben E.E. Zunfft zur Steltz anderseit neben H. Rathh. Wolff hinten auf eben denselben – um 1250 pfund capital verhafftet – als ein am 27. jan. jüngst erkaufftes guth – geschehen um 1500 pfund

Ange Joseph Sarré, boutonnier natif de Turin, acquiert le droit de bourgeoisie en 1718 après son mariage avec Jeanne Françoise La Motte. Fille de bourgeois de Strasbourg, elle est née avant que son père ne devienne bourgeois, ce dont on ne s’est manifestement pas rendu compte en 1718, elle devient donc bourgeoise en 1722. Elle meurt peu après, Ange Joseph Sarré épouse en deuxièmes noces en 1726 Michelle Lassie native de Paris.
Mariage, Saint-Louis (cath. p. 271-272)

Die 6 Junÿ anni 1718 (…) coniuncti sunt Ingenuus adolescens angelus Josephus Sare filius D. Nicolas Saré et Dominicæ Jacque* Taurinus hic commorans et Ingenus adolsecentula Joannæ Franciscæ Canuel La Mothe, filia Claudÿ Canuel La mothe et Mariæ Magdalenæ Goll ex hac parochia (…) coram Dnus Claudio Canuel La mothe patre Neosponsæ, francisco Nicolao Goll fratre patrus neosponsæ (signé) Ange Joseph Sare, jenne Françoise Canuelle Lamotte (i 146)

4° Livre de bourgeoisie f° 833
Ange Joseph Saré Von Turin, Knöpffmacher, weÿl. Nicolas Saré gew: Handelsmann daselbst Sohn, emp. das burgerrecht Von seiner Fr. Canuel Francoice La Mothe p. 2. GoldR. 16. ß. Wird beÿ E.E. Zunfft Zur Spiegel dienen. Jur: d 30. Ejusd: [Julÿ] 1718.

4° Livre de bourgeoisie f° 882
Johanna Francisca la Mottin weÿl. H. claude Canuel la Motte gewesenen burgers undt handelsmanns hinterlaßene eheliche tochter erhalt das burgerrecht Von ihrem ehemann Ange Joseph Saré b. undt handelßmanns allhier umb die tertz des alten burgerschillings will beÿ E.E. Zunfft Zum Spiegell dienen prom. Edoem Quo Supra [12.ten octob: 1722]

Deuxième mariage : contrat, bénédiction, la femme devient bourgeoise
1725 (7. Xbr), Me Humbourg (6 E 41, 43)

(Contrat de mariage) Sr Ange Joseph Sarez marchand bourgeois de cette ville
Dlle Michelle Lasie fille majeure de défunt Jean Lasie Sculpteur du roy a Paris et Elisabeth Prudhomme
de la part dud. Sr Sarez Sr Guillaume Droz Con.er au magistrat de cette ville son oncle et de celle de ladite Lasie des Sr Claude Marechal Entrepreneur des fourages a belfort son cousin issu de germain

Mariage, Saint-Laurent (cath. p. 77-v)
Die 14 mensis Januarÿ anni 1726 factis tribus proclamationibus tum in hac parochia, tum in parochia ad S. Petrum Juniorem (…) sacro matrimonÿ vinculo in facie Ecclesiæ copulati sunt Angelus Josephus Serraj ex E. d° Dno Doyen parocho ad S. Petrum Juniorem rité dimissus viduus defunctæ Magdalenæ La Motte, et Michaelis Lassy parochiana nostra filia defuncti Michaelis Lassy dum viveret sculptoris ex academia parisiensÿ (signé) ange joseph Sarez, michel lasie (i 77)

4° Livre de bourgeoisie f° 930
fr. Michele Lassÿ Von Paris geb. erhalt das b: Von ihrem ehemann H. ange Joseph Sarez b. undt handelsmann allhier umb die tertz d: alt. b. will beÿ E.E. Zunfft Zum spiegel dienen Prom d: 2.ten Sept. 1726

Joseph Sarez, marchand, et Michelle Lassy hypothèquent la maison au profit de Claude Briquet, intéressé dans les affaires du Roi

1743 (15.6.), Chambre des Contrats, vol. 617 f° 256-v
H. Joseph Sarez der handelsmann und Michelle geb. Lassy mit beÿstand H. Reiß und H. Boulanger beede EE. kleinen Raths beÿsitzer
in gegensein H. Claude Briquet Interessé dans les affaires du Roy – schuldig seÿen 4000 lit
unterpfand, eine behausung, höfflein, bronnen und hoffstatt cum appertinentis ane der Münstergaß einseit neben E.E. Zunfft zur Steltz anderseit neben H. Rathh. Wolff hinten auff denselben – als ein am 27. feb. 1741 erkaufftes guth

Joseph Sarez, marchand, et Michelle Lassy hypothèquent la maison au profit de Urbain Rondouin, entrepreneur des ouvrages du Roi

1744 (13.7.), Chambre des Contrats, vol. 618 f° 412
H. Joseph Sarez der handelsmann und Fr. Michelle geb. Lassy mit beÿstand H. Rathh. Riß und H. Rathh. Krieger beede EE. kleinen Raths beÿsitzer, (signé) saréz, lasie
in gegensein H. Jacques Rondouin des handelsmanns als mandatarÿ seines vatters H. Urbain Rondouin entrepreneur des ouvrages du Roy – schuldig seÿen 3000 livres
unterpfand, eine behausung, höffein, bronnen und hoffstatt cum appertinentis ane der Münster gaß, einseit neben E.E. Zunfft zur Steltz anderseit neben H. Rathh. Wolff hinten auf denselben – als ein am 27. feb. 1741 erkaufftes guth

Inventaire des biens d’Ange Joseph Sarré et de Michelle Lassy qui ont quitté la Ville

1752 (10.6.), Me Dautel (Fr. Henri, 6 E 41, 256) n° 511
Designatio derjenigen Haab, Nahrung und Güthere, Keinerleÿ davon außgenommen, so Ange Joseph Sarréz, der Handelsmann undt Fr. Michelle geb. De lassy beede Eheleuthe und burgere allhier, nach deme solche von hier verzogen eigenthümlichen nach sich gelaßen, welche weilen zufolg Erkandnus E.E. großen Raths dieselbe nach ordnung versilbert werden solle

In einer allhier zu Straßburg ane der Münstergaß gelegenen in dieße Nahrung gehörig behaußung folgender maßen sich befunden, Im Laden
Eigenthumb ane einer behaußung. Neml. i. behauß., hoff v. hoffstatt mit allen deren begriffen, Weithen, zugehörden Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhier ane der Münstergaß einseit neben H. Johann Adam Sultzern dem Schlossern anderseit neben E. E. Zunftt zur Steltz hinten auf gedachten H. Sultzern stoßend, hieher ohnvergreifflichen æstimirt und angeschlagen worden pro -, Darüber besagt i. frantzös. pergament. Kauffbrieff in allh. C. C. Stub gefertigt und mit deren anhangenden Insiegel verwahret, datirt d. 27. aug. 1703, Dabeÿ ein älterer Kauffbrieff alda gef. datirt d. 6. aug. 1695

La maison est vendue aux enchères (acte non conservé du 14 novembre 1752, cité ultérieurement). Elle est achetée par Claude Joseph Sarré , fils d’Ange Joseph Sarré qui s’établit à Mayence (voir l’admission de Claude Joseph Sarré à la tribu du Miroir)

Claude Joseph Sarré loue la maison au marchand François Bloy

1752 (21. Xbr), Me Laquiante (6 E 41, 1001)
Bail pour 6 années consecutives qui commencent aux festes de Pasques prochaines – Sr Claude Joseph Saréz Marchand
au Sr François Bloy aussy marchand
La maison a Luy appartenante scitué en la rüe du Dôme ou pendoit pour enseigne Les armes de Milan sans en rien reserver, pour un loyer annuel de 700 livres
(conditions) qu’après un avertissement prealable de 3 mois que fera le Sr bailleur le Sr preneur sera obligé de luy remettre le Premier étage avec sa cuisine de Derriere, Dans la cave une des trois petites Separations faites de Lattes, La moitié de la place qui en a côté duprey, une petite chambre en planche dans la mansarde du derrière, une autre chambre dans la mansarde sur le devant, une petit séparation de Latte au grenier, le loyer diminuera d’une somme de 150 livres

Joseph Sarré et Marie Anne Richarmé vendent la maison au peintre en miniature Jean Jacques François Balay et à Marie Catherine Maison pour 6 000 livres de Strasbourg

1775 (30.11.), Me Laquiante (6 E 41, 1057), 32 (original et copie) – transcrit Chambre des Contrats, vol. 650 F° 32-v du 1.2.1776
Sr Joseph Sarré, négociant, et Marie Anne Richarmé (signé) Sarez
à Jean Jacques François Balay, peintre en mignature, et Marie Catherine Maison
la maison, cour et dépendances qu’ils possèdent en cette ville rue du D’home, d’un côté la Tribu des vitriers dite des Echasses d’autre le Sr Sultzer exsenateur et mre serruruier derrière la cour du Sr Sultzer devant la rue dud. D’home – acquis par enchère publique à la Chambre des subhastations et reconstruite depuis – pour 24 000 livres tournois
(Etat des meubles, au rez de chaussée, 1er, 2° et 3° étages)

Jean Jacques François Ballay, fils de bourgeois de Strasbourg se marie en 1769 avec Marie Catherine Hauss dit Maison et devient ensuite lui-même bourgeois
1769 (12.5.), Me Humbourg (6 E 41, 134)
(Contrat de mariage) Sr Jean Jacques François Ballay (il faut écrire Balay) demeurant en cette ville fils majeur de feu S. Jean Baptiste negotiant bourgeois de cette ville et Anne Marie née hotz
Damle Marie Catherine hauss fille mineure du Sr François hauss dit Maison ancien assesseur au Grand Sénat et Damle Marie Catherine Schüssler (promettent de se prendre devant l’église catholique)
Etat des nippes Meubles effets et bijoux apportés en mariage par Marie Catherine Balay née Maison, 5401 livres tournois

Mariage, Saint-Laurent (cath. p. 255)
Hodie 18 Maÿ Anni 1769 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti fuerunt D: Joannes Jacobus Franciscus Balay Argentinensis Pictor professione suâ filius legitimus et majorennis Dni Joannis Baptistæ Balay civis olim et Mercatoris hujatis et Dnæ Mariæ Annæ Hotz superstitis ejus conjugis jam diu absentis ab aliquot Annis in parochiâ nostrâ Commorans, et Dlle Maria Catharina Haus dicta Maison Argentinensis filia legitima et Minorennis dni Francisci Haus civis et sartoris et Magistratûs hujus urbis assessoris et dnæ Mariæ Catharinæ Schüssler conjugum parochiana nostra, (signé) Jean Jaques François balaÿ, marie cathérine maison ou haus (i 130)

Livre de bourgeoisie 1762-1769 (VI 285) f° 168-v
Johann Jacob Frantz Balay led. Mignatur mahler weÿl. Johann bapt. Balay gew. handelsmanns u. b. allhier beÿ ordnung gelassener Sohn, erhalt das burgerrecht theils goc intuita theils ob favorem artis gratis, Jur. eod. [20. Maÿ 1769]. Will dienen beÿ E.E. Zunfft Zur Steltz

Accord entre Jean Adam Sultzer, propriétaire de la maison voisine, et Jean Jacques François Balay au sujet du pignon entre leurs deux maisons

1776 (12.3.), Me Laquiante (6 E 41, 1058) n° 11
Sr Jean Adam Sultzer ex senateur /:présente la De Catherine Jacquot épouse du Sr Sultzer
et le Sr Jean Jacques François Balay peintre
Lesquelles ont dit que le Sr Balay venant de faire acquisition de la maison du Sr Saréz negociant en cette ville située rue du dome a côté de celle dudit Sr Sultzer dont elle est séparée dans sa profondeur par un pignon qui a été jusqu’ici propre au Sr Sultzer les Sr Parties (…) sont convenus de ce qui suit,
1. le susdit pignon qui sépare lesdites deux maisons depuis la Rue du Dome jusqu’au fond de la cour actuelle dudit Sr Balay et depuis ses fondemens Jusqu’à la Cime du toit du Sr Sultzer sera et demeurera a compter de ce jour et à perpétuité commun et mitoyen entre lesdits Sr Sultzer et led Sr Balay et entre leurs successeurs pour raison de quoy led. Sr Sultzer reconnoit avoir reçu une somme a laquelle il a évalué La moitié dudit pignon (…)
2. La facade du Sr Sultzer ne conservera quant à l’apparence toute sa largeur actuelle que Jusqu’à l’époque Eventuelle ou elle seroit rebatit a neuf pour lors elle perdra de son côté vers la maison du Sr Balay une demie brique en largeur depuis la terre hors de terre Jusqu’à la corniche du toit laquelle demi brique reviendra de droit a la facade de la Maison du Sr Balay laquelle sera par la élargie d’une demi brique comme participante a La moitié du pignon qui vient d’etre rendu mytoyen,
3. tant que led. Sr Balay ou ses successeurs en la propriété de ladite Maison n’elevera point son Bâtiment a la hauteur du Pignon La toiture du Sr Sultzer restera posée sur l’épaisseur entière du pignon rendu mitoyen telle que ladite toiture se trouve présentement sans que le Sr Balay puisse obliger le Sr Sultzer a la reculer a la moitié de l’Epaisseur dudit Pignon Jusqu’au moment ou led. Sr Balay ou ses successeurs voudront Batir la même hauteur ou plus haut, auquel Cas led. Sr Sultzer ou ses successeurs seront seulement obligés de reculer ladite toiture mais ce reculement se fera aux frais du Sr Balay ou de ses successeurs,
4. Il ne sera permis a aucune desdites parties de jamais faire pratiquer dans led. Pignon commun aucun puits pompe ou autre machine mouvante quelconque capable d’afoiblir, ébranler ou secouer le Susdit pignon commun,
5. led Sr Balay et ses ayant cause seront obligés de reconnoitre à toujours le droit attaché a la Maison dud Sr Sultzer et audit Mur d’avoir /:tel que le porte la sentence rendue au Petit Sénat entre les Sr Sultzer et Saréz:/ l’écoulement et le passage des eaux dans la cour de la maison dudit Sr Balay par deux Issues d’environ 6 pouces en quarré l’une desquelles issues est au fond dans le coin de la cour dud Sr Balay a droite en entrant et la seconde du même côté au commencement et à l’entrée de ladite cour lesquelles issues resteront dans la même place sans qu’il soit permis audit Sr Sultzer ou à ses représentants de les changer ou les aggrandir et il a été expressement stipulé que lesdites issues ne pourront jamais servir qu’a l’écoulement des Eaux du toit et de l’evier de façon que ledit Sr Sultzer et ses représentants seront toujours tenus de pratiquer et conserver a leurs frais des grilles biens conditionnées pour qu’il ne puisse passer que des eaux mais aucunes ordures quelconques,
6. tant que le susdit pignon restera tel qu’il est et qu’il ne sera pas reconstruit a neuf le Sr Balay et ses successeurs en pourront y pratiquer qu’un seul témoin et dans la cave seulement pour ne point endommager ny affoiblir ledit Pignon commun mais dès qu’il sera reconstruit a neuf le Sr Balay ou ses représentants pourront pratiquer aud. Pignon de leur côté autant de témoins qu’ils jugeront a propos ledit Sr Sultzer et ses successeurs laisseront aussy quant aux témoins qui existent actuellement de son côté les choses en état ou elles sont,
7. et attendu que led. Sr Balay a trouvé dans sa cour et maison un contre mur qui regne sur toute l’étendue du susdit pignon Jusqu’à la hauteur du Premier étage il sera libre audit Sr Balay d’oter ou de démolir ce contre mur quant il le jugera à propos sans endommager le pignon mytoien

Inventaire après le décès de Jean Jacques François Balay qui délaisse deux enfants. La somme finale taillable s’élève à 3 156 livres

1778 (13.6.), Me Greis (Jean Fréd. 6 E 41, 878), commencé par J. Fr. Dinckel n° 46
Inventaire De la Succession de feu le Sr Jean Jacques François Balay vivant bourgeois Peintre en Mignature de la ville de Strasbourg
par moi Jean Frédéric Dinckel Notaire public et juré à la Requete de De Marie Catherine Maison veuve du Sr Balay décédé le 4. juin courrant assistée de M Jean Thomas Daquin Laquiante Conseiller du Roy et son Juge ez Citadelle et fortifications de la ville de Strasbourg et Notaire Royal aussi à la requête du Sr François Maison conseiller au grand Senat de cette ville ayeul Maternel et aussy tuteur établi par justice aux enfants mineurs délaissés par le défunt
Dénomination des héritiers, Le deffunt Sr Balay a delaissé pour ses héritiers ab intestat 1. Delle Marie Catherine agée de 9 ans, 2. François Louis agé de 3 ans procréés avec la veuve Et led. tuteur a declaré tant pour lesd. deux enfants mineurs que pour le posthume
Le présent Inventaire commencé par Me Jean Frédéric Dinckel a été en son absence continué par moi soussigné fait le 1. août 1778

dans la Maison mortuaire de deffunt le Sr Jean Jacques François Balay située dans la Ruë Du Dome
Description des Meubles meublans, Dans le Poële au Rez de chaussée sur le devant, Dans la Chambre à coucher au premier étage, Dans le Cabinet a côté sur le derrière du premier étage, Dans le poel de devant au troisième Etage, Au vestibule, Dans la chambre de la servante
Propriété d’une Maison. Une Maison & Cour avec ses Droits appartenances et Dépendances scise en cette ville de Strasbourg rüe du Dome abou. d’un côté a la Tribu dite des Echasses d’autre au Sr Sultzer Exsenateur et Maître Serrurier par derrière à la Cour dud. Sr Sulzer et par devant à la rüe du Dome, estimée par les Architectes jurés de cette ville suivant le Procès verbal de leur estimation du 25. juin courrant à la somme de 14 000 livres, La Propriété de ladite Maison est constatée par une lettre d’achat en parchemin passée devant Me Laquiante le 30. nov. 1775 et encore par une lettre d’achat passée à la Chambre des Subhastations de cette ville le 14. nov. 1752
Suitte des Rubriques du présent Inventaire, propres à la veuve, meubles 541 lb, argenterie 97 lb, or et bijoux 374 lb, dettes actives 3000 lb, Remploy 16 264 lb, total général 20 276 li
Description de la masse du Défunt, meubles 1398 lb, Estampes Couleurs Outils & Ustensiles destiné pour la peinture en Mignature 75 lb, Instruments & Papiers de Musique 24 lb, Vins et Tonneaux 28 lb, Argenterie 61 lb, Bijoux 164 lb, Numéraire 600 lb, Maison 14 000 lb, dettes actives 6408 lb, total général 22 759 lb, passif 40 879 lb, Compensation faite 18 119 lb – Somme finale 3156 lb, Somme de la Chambre des tailles 1148 lb, Dettes actives douteuses payabes à la Masse du Défunt 4264 lb
Copie du Contrat de mariage, Sr Jean Jacques François Balay demeurant en cette ville fils majeur de feu Sr Jean Baptiste negotiant bourgeois de cette ville et Anne Marie née holtz et Delle Marie Catherine hauss fille mineure du Sr François hauss dit Maison ancien assesseur au Grand Sénat et De Marie Catherine Schusler – le 12. maÿ 1769 Not. royal Humbourg

Marie Catherine Maison veuve de Jean François Balay vend la maison au médecin Jean Frédéric Weiler pour 21 600 livres

1788 (18.4.), Me Laquiante (6 E 41, 1109) n° 47 – transcrit Chambre des Contrats, vol. 662 F° 160 le 19.4.1788
Marie Catherine Maison veuve de Jean François Balay, peintre en mignature, assistée de Jean Baptiste Reiffsteck licencié ez loix
à Jean Friderick Weyler docteur en médecine et praticien
la maison qu’elle possède et qui lui appartient à elle seule située en cette ville rue du Dôme d’un côté tribu des Echasses d’autre M. Sultzer serrurier derrière le Sr Sultzer devant rue du Dôme – avec meubles (…) tous stors du troisième étage avec la tente du balcon, les cinq fourneaux de fonte avec leur pierre et tuyaux à la cuisine au rez de chaussée un tourne broche – pour 21 600 livres

Jean Frédéric Weiler, docteur en médecine et fils d’un boucher de Strasbourg, épouse en 1771 Marie Madeleine Baldner, fille de marchand. L’inventaire des apports respectivement 1 843 et 2 313 livres, est dressé Grande rue de la Grange
1771 (20.11.), Me Lobstein (J. Frédéric, 6 E 41, 834) n° 331
(Eheberedung) zwischen dem Hoch Edelgebohrnen und Hochgelehrten Herrn Johann Friderich Weiler, Medicinæ Doctori und berühmten Practico dahier, herrn Johann Daniel Weilers, des Metzgers und E.E. großen Raths allhier alten Wohlverdienten beÿsitzers, mit Frauen Maria Salome, gebohrner Kammin, ehelich erzeugtem Herrn Sohn, als Herrn hochzeither ane einem,
Und der hoch Ehren: und Hoch tugendgezierten Jungfrauen Mariä Magdalenä Baldnerin, Herrn Johann Baldners des Handelßmanns und Wohlangesehenen burgers dahier, mit Frauen Maria Catharina, gebohrner Soderin, seiner Frauen Ehegattin, ehelich erziehlter Jungfer tochter, als Jungfer Hochzeiterin ane dem andern Theil – Actum allhier zu Straßburg, auf Mittwoch dem 20. Novembris Anno 1771 [unterzeichnet] Johann Friedrich Weiler als Bräutigam, Johann Friederich Kamm als Oncle, Johann Daniel Weiler als Bruder, Maria Magdalena Baldnerin alß Jfrn Hochzeitherin, Johann Melchior Ziegeler als Oncle, Johann Daniel Baldner als Bruder

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 212)
Im Jahr 1771 Dom. I. Adventus oder Sonntags den ersten Decembris Nach der Abend predigt sind nach geschehener gewohnlicher proclamation Dom. XXVI. post Trinit. und Dom. I. adv. auf Erlaubnus des regierenden Herrn Ammeisters de dato 22. Nov. 1771 in der Kirchen offentlich copulirt und ehelich eingesegnet worden, Herr Johann Friederich Weiler Medicinæ Doctor, practicus und burger alhier, herrn Johann Daniel Weilers Metzgers und burgers auch eines ehrsamen Großen Raths allhier alter beÿsitzer und Frauen Mariæ Salome gebohrner Kammin ehelicher Sohn und Jungfrau Maria Magdalena Baldnerin, Herrn Johannes Baldners Handelsmanns und burgers allhier und Frauen Mariæ Catharinä gebohrner Soderin eheliche tochter [unterzeichnet] Johann Friedrich Weiler als Hochzeiter, Maria Magdalena Balderin als hochzeiterin (i 221)

Inventaire des apports
1772 (29.1.), Me Lobstein (J. Frédéric, 6 E 41, 815) n° 602
Inventarium über des hoch Edelgeboren und hochgelehrten Hn. Johann Friderich Weÿler, Med.æ hocherfahrnen D.is und berühmten Practici und der hoch Edlen hoch Ehren: und hoch tugendgezierten Fraun Mariä Magdalenä Weilerin geb. Baldnerin beeder Eheleuthe und wohlangesehener Burgern dahier zu Straßburg einander für ohnverändert in den Ehestand zugebrachte Nahrungen – welche der Ursachen, alldieweilen in ihr beeder Eheleuthe Vor mir Notario d. 20.ten 9.bris des zurückgelegten 1771.sten Jahrs mit einander errichteten Heuraths-Verschreibung §.pho 4.to expresse enthalten, daß eines jeedem in die Ehe bringenden Nahrung reservirt und ohnverändert sein und bleiben solle – So beschehen allhier zu Straßburg, in fernerem beisein Hn Johann Daniel Weiler, des Metzgers und E.E. großen Raths alten wohlverdienten beÿsitzers des Ehe H. geliebten Hn Vatters und H. Johann Baldners des Handelsmanns und burgers dahier, der Fr. S.in geliebten Hn Vatters und dißorths beistandts, auf Mittwoch den 29.ten Januarÿ 1772.

In einer alhier zu Straßburg ane der Großen Stadelgaß geleg. und in dieße zugebrachte Nahrungen nicht gehörigen behausung, befunden worde, wie folgt
Series rubricarum hujus Inventarÿ, des Ehe Hn in die ehe gebracht Guth, Sa. haußraths 121, Sa. Bibliothec 250, Sa. Silbers und dergleichen Geschmeids 29, Sa. goldener Ring u. d.gleichen Geschmeids 68, Sa. baarschafft 500, Sa. Schuld 750, Summa summarum 1718 lb, helffte der haussteuren 125 lb, des Ehehn. in die ehe gebracht Vermögen 1843 lb
der Ehefrauen in die Ehe gabracht Guth, Sa. hausraths 330, Sa. Silbers und dergleichen Geschmeids 61, Sa. goldener Ring Kett Perlein u. dergleichen Geschmeids 262, Sa. baarschafft 33, Sa. pfenningzinß hauptguths 500, Sa. Schuld 1000, Summa summarum 2188 lb, helffte der haussteuren 125 lb, der Ehefrauen in die Ehe gebracht Vermögen 2313 lb

Avenant au contrat de mariage
1801 (3 floreal 9), Strasbourg 10 (32), Me Zimmer n° 221, 784 – Enregistrement de Strasbourg, acp 78 f° 14 du 4 floreal 9
(Eheberedung) der bürger Johann Friedrich Weiler gesundheits beamter allhier und mit ihme fr. Maria Magdalena geb. Baldner deßen Ehegattin
seit der errichtung ihrer vor Not. Johann Friedrich Lobstein den 20. 9.bris 1771 getroffenen Eheberedung (…) folgende puncten beÿzufügen

Inventaire de la succession du docteur en médecine Jean Frédéric Weiler qui meurt en laissant deux enfants, une maison et de nombreux biens à la campagne. La succession s’élève à 50 607 francs

1803 (12 mess. 11), Strasbourg 10 (16), Me Zimmer n° 263, 1641 – Enregistrement de Strasbourg, acp 88 f° 84 du 13 messidor 11
Inventarium über weÿl. des bürgers Johann Friedrich Weiler Medicinæ Doctoris Verlassenschafft, nach seinem den 3. pluviose jüngst zu Straßburg erfolgten absterben, auf ansuchen der hinterbliebenen Wittib fraun Maria Magdalena geb. Baldner beiständlich des bürgers Carl Kern Jurisconsulte und Avoué beÿ den hießigen Gerichten
der verstorbene hat ab intestato zu seinen einigen natürlichen erben hinterlassen mit Fr. Friderica Magdalena geb. Weiler des bürgers Johann Daniel Ensfelder Chef de Bureau in hießiger Mairie, II. Sophia Amalia so 15 Jahr alt mit der hinterbliebenen wittib erzeugt, der minderjährigen tochter theilvogt Christian Ludwig Kern Rechtsgelehrten

in der in dißortigen theilbahre Nahrung gehörigen an der Münstergaß N° 24 gelegenen behausung
der Wittib unveränderte nahrung, schuld 3900 fr, Ergäntzung (Inventarium illatorum, Not. Lobstein den 29. jan. 1772 aufgerichtet) 40 114 fr, summa summarum 44 014 fr
der Erben unveränderte Gut, Kleidung 300 fr, Ergäntzung 7542 fr, summa summarum 7842 fr, abzuziehen 800 fr, nach deren abzug 7042 fr
das theilbare Vermögen, hausrath 1836 fr, silber und gold 343 fr, Wein und Faß 341 fr, schulden 27 223 fr
Eigenthum an einer behausung, Nemlich eine behausung höflein hoffstatt und bronnen samt allen deren mit allen deren übrigen gebäuden, begriffen, Weithen, zugehörden, Rechten und gerechtigkeiten gelegen zu Straßburg ane der Münster gaß N° 24 einseit neben bürger Martin Wohlfart ehmals die zunft zur Stelz, anderseit neben die Sultzer’schen erben hinten wieder auff die Sultzer’schen erben, vor unterschr. Notario den 3. floreal 9 aufgerichtet, angeschlagen 21 600 fr -verlehnt zum theil an br. Schaeffer um 400 fr, beseßen von der Erbschaft und geachtet vor einen zinnß von 650 fr. – hierüber besagt ein vor Notario Laquinte den 18. apr. 1788 Kaufcontract
behausung zu Oberhausbergen 400 fr, reebstück allda 400 fr, Im bann Wingersheim 6000 fr, 3200 fr, 200 fr, Im bann Waltenheim 12 000 fr, Im bann Bossendorf 6000 fr, Im bann Meinolsheim 5300 und 2600 fr, Im bann Seßolsheim 3500 fr, Im bann Ernolsheim 3270 und 1950 fr, liegende güther 70 020 fr, summa summarum 99 764 fr, schulden 49 156 fr, Nach deren abzug 50 607 fr
Eheberedung, vor Johann Friedrich Lobstein den 20. nov. 1771 (…)
[Joint] Quittance, Sophie Amélie née Weiler épouse de M Georges Frédéric Pick négociant le 22 messidor 13

Déclaration tenant lieu d’inventaire de Marie Madeleine Baldner veuve de Jean Frédéric Weiler

1823 (29.10.), Strasbourg 10 (27), Me Zimmer n° 728 / 9697 – Enregistrement de Strasbourg, acp 165 f° 51-v du 30.8
Déclaration tenant lieu d’inventaire – 1. Frédérique Madeleine née Weiler épouse de Jean Daniel Ensfelder, adjoint de M le maire de Strasbourg, 2 Sophie Amélie née Weiler épouse séparée quant aux biens de Georges Frédéric Pick, négociant, déclarent que Marie Madeleine Baldner leur mère veuve de Jean Frédéric Weiler leur père docteur en médecine est décédée le 27 juillet dernier

immeubles, Premièrement la moitié dans une maison avec cour, pompe, appartenances et dépendances sise à Strasbourg rue du Dôme n° 24 d’un côté les maisons Wohlfart et Sultzer derrière la maison Sultzer – Lequel immeuble est habité 1. par la De Clement marchande de modes qui occupe le rez de chaussée et le premier étage pour 900 fr, 2. Mde veuve Engelhardt qui occupe le troisième étage pour 200 fr, 3. la défunte dont le logement au deuxième étage est évalué à 240 fr, total 1340 fr en revenu, en capital 26 800 fr – comme échu pour moitié de la succession de paternelle, Me Zimmer 12 messidor 11, acquis pendant le mariage par acte devant Me Laquiante le 18 avril 1788
garde robe 254 fr, mobilier et garde robe 1587 fr, créances partagées 5765 fr, arrérages 108 fr, une maison jardin à Oberhausbergen 3200 fr, corps de biens à Ernolsheim 2928 fr et 3500 fr, à Bossendorf 5090 fr, à Waldenheim 19 600 fr et 18 000 fr, à Mennolsheim 10 200 fr et 3 ha terre et pré 4600 fr, total général 55 700 francs

Les héritiers Weiler vendent la maison à Rosalie Clément qui était locataire de la maison pour 28 000 francs

1823 (6.11.), Strasbourg 10 (71) Me Zimmer n° 9703 – Cahier des charges 30.10. n° 9699 (5932) – Enregistrement de Strasbourg, acp 165 f° 69-v du 7.11.
1. Frédérique Madeleine née Weiler épouse de Daniel Ensfelder, adjoint de M. le maire, 2. Sophie Amélie née Weiler épouse séparée quant aux biens de Georges Frédéric Pick ci devant négociant à Strasbourg absent – liquidation et partage de la succession de leur mère par jugement du Tribunal Civil du 5. sept. 1823 déclaration tenant lieu d’inventaire 29. oct. 1823, propriétaires maison échue par moitié de la succession de Jean Frédéric Weiler leur père docteur en médecine inventaire Me Zimmer 12 messidor 11, l’autre moitié de la succession de Marie Madeleine née Baldner leur mère déclaration tenant lieu d’inventaire 29 oct. courant sus allégué, acquis durant le mariage par acte devant Me Laquiante le 18 avril 1788
Rosalie Clément majeure pour 28 000 francs
une maison et dépendances rue du Dôme n° 24 entre maison Wohlfart et celle des héritiers Sultzer, derrière sur cette dernière, mise à prix 28 000 francs

Inventaire après le décès d’une locataire, Henriette Chrétienne Dietz veuve de Jean Michel Lobstein, ministre du culte protestant

1831 (17.3.), Strasbourg 9 (60), Me Hickel n° 3722
Inventaire de la succession d’Henriette Chrétienne Dietz veuve de Jean Michel Lobstein, ministre du culte protestant à Strasbourg décédée le 16 dec. dernier – à la requête de 1. Jean Georges Frédéric Chrétien Martin Lobstein, professeur à la faculté de médecine, 2. Jean Martin François Théodore Lobstein, avocat, en son nom et comme mandataire de Jean Chrétien Geoffroi Lobstein, assesseur de collège de Sa Majesté l’Empereur de toutes les Russies et secrétaire des commandements de S.A. Impériale la Grande Duchesse Hélène Paulowka, chevalier des ordres de Ste Anne de 2° classe de St Wladimir de la 4° et de la Couronne de Wutremberg demeurant à St Petersbourg, 3. Jean Erneste Daniel Lobstein, greffier en chef du Tribunal séant à Landau, héritiers de leur mère
dans le logement qu’elle occupait à titre de locataire dans une maison sise à Strasbourg rue du Dome n° 24
mobilier 2545 francs


Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press. Elles sont hébergées par Free-H.