19, rue de la Douane


Rue de la Douane n° 19, zum Drachenfels, maison Greiner (1766)
VII 408 (Blondel) – O 38 puis section 19 parcelle 136 (cadastre)

Note. Le n° 1, rue de l’Etal qui fait partie de la même parcelle depuis la fin du XIX° siècle désigne une autre maison (408 bis sur le plan Blondel). Jean Michel Greiner l’achète en 1778 et la reconstruit en 1780, en prolongeant les quatre travées de la maison d’angle de deux travées supplémentaires.

Douane 19 (sud)Vieux Marché aux Poissons 1 (août 2012)Douane 19 (1 Fi 113 n° 103)
Façades rue de la Douane et rue de l’Etal
La maison après les bombardements d’août 1944

La maison zum Drachenfels (le Rocher du dragon, appellation qui représente un nom de personne, Léonard Trachenfels y est cité en 1427) forme l’angle oriental de la rue qui longe la halle (Kauffhaus, Douane). Elle appartient à des marchands ou à des banquiers. Au XVII° siècle, elle doit trois loyers communaux : pour un auvent, une galerie en bois depuis 1619 et un autre auvent à partir de 1655. Son propriétaire refait les deux auvents en 1669. Le voisin (actuel 17, rue de la Douane) qui loue la maison est autorisé à ouvrir une communication entre les deux bâtiments en 1681. Un saucissier tient un étal devant la façade en 1743. Le tonnelier et marchand de vins Jean Michel Greiner demande l’alignement à suivre pour reconstruire sa maison. Il devra reculer légèrement son bâtiment face à la Douane et pourra l’avancer sur la rue de l’Etal en arrondissant l’angle (voir le plan). Les préposés refusent l’année suivante l’autorisation de mettre un balcon. Les loyers communaux s’éteignent puisque les objets imposés ont été supprimés. Le nouveau bâtiment rassemble de nombreuses caractéristiques de la manière en vogue au XVIII° siècle. Le Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace décrit la maison et sa voisine que le même Jean Michel Greiner achète en 1778 et reconstruit en 1780. Le Répertoire de Brigitte Parent décrit les huit mascarons. D’après l’estimation de 1774, la maison comprend une boutique, une arrière-boutique, une cuisine, un atelier de tonnelier, trois poêles, quatre chambres à cheminée à la française, trois cabinets et quatre dépenses, une cave solivée et un puits, le comble est couvert de tuiles plates.

159 Elévations a-f
Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 159

L’Atlas des alignements signale un rez-de-chaussée et trois étages bons en pierre de taille que représentent les élévations préparatoires au plan-relief de 1830 de part et d’autre du repère (c). La façade à gauche du repère donne sur la rue de la Douane (six arcades au rez-de-chaussée, trois étages à six fenêtres), celle à droite de repère sur la rue de l’Etal où les deux dernières des six travées correspondent au 1, rue de l’Etal. La cour A jouxte celle du 1, rue de l’Etal (cour B). On voit entre (1) et (4) l’arrière des bâtiments sur rue, le bâtiment arrière (1-2) donne accès par l’ouest à la cour A. Le mur (2-3) sépare la cour de la maison de celle du 1, rue de l’Etal (cour B) dans laquelle on retrouve le même mur (1-2), la porte qui s’ouvre à côté de (2) faisant partie de la maison d’angle.

159 Cours AB
Cours A et B

Le premier étage est transformé en 1903 puis le rez-de-chaussée en 1906, aménagé en débit de boissons (Zum Schillesäckel) sous la direction de l’architecte Henri Nees en remplaçant des murs par des piliers en fer et en supprimant deux arcades vers le sud et une vers l’est (voir les dessins des façades qui figurent au dossier du M.R.U.). Le bombardement aérien du 11 août 1944 ne laisse subsister que les murs extérieurs et une partie de la couverture (voir le dossier du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme). Les façades du bâtiment sont inscrites à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 20 novembre 1947. Le délégué du M.R.U. estime que les vestiges représentent un danger pour la sécurité publique, de même que la Police du Bâtiment qui est d’avis de les démolir. En 1954, la Société immobilière du quartier de la Douane, propriétaire du bâtiment, dépose une demande de permis de construire sous la direction de l’architecte Fernand Guri. La reconstruction restitue les arcades qui avaient été supprimées à l’angle du bâtiment. Le gros œuvre atteint en avril 1956 le deuxième étage en conservant les façades, sauf dans une partie de l’aile nord qui a été reconstruite à l’identique. Les étages sont habités en avril 1962 mais le rez-de-chaussée n’est pas encore exploité.

Douane 19, face sud (MRU)Douane 19, face est (MRU)
Les deux façades avant 1944 (dossier du M.R.U.)

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1648 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date donnée par les registres du cadastre.

héritiers Stemmler
1648 v Samuel Düttler, marchand épicier, et (1644) Marguerite Hærlin – luthériens
1686 h Jacques Düttler, aubergiste à l’Arbre vert, et (1686) Anne Marie Mægerlin – luthériens
1689 v Jean Dreher, marchand, et (1664) Marie Dorothée Goll puis (1693) Elisabeth Bœckler – luthériens
1696 h Marie Salomé Dreher femme (1682) de Jean Philippe Kast puis (1691) Christophe Christiani, tous deux marchands – luthériens
1719 v Jean Michel Wolff, banquier, et (1706) Susanne Fleck auparavant femme de Jean Philippe Kempffer (1693) puis de Jean Hermann Meyer (1704) – luthériens
1730* h Philippe Frédéric Hermanni, banquier, et (1729) Catherine Salomé Wolff – luthériens
1746 v Jean Michel Greiner, tonnelier et marchand de vins, et (1746) Marie Barbe Hummel auparavant femme de Jean Henri Demuth (1743) – luthériens
1793 h Jean Greiner, tonnelier et marchand de vins, et (1789) Marie Dorothée Kammerer – luthériens
1843 h Jean Michel Greiner, marchand de vins, et (1829) Caroline Kammerer
1868* v Auguste Boeswillwald et Emma Mathilde Schoettel
1905* v Georges Grumbach
1920* v Joseph Philippe Julien Keller, pharmacien, et Germaine Kuhm
1921 v Armand (Hermann) Jacht, restaurateur, et Marie Becker, remariée (1931) à Joseph Bittner
1949 v Société Immobilière du Quartier de la Douane

(1765, Liste Blondel) VII 408, Jean Michel Greüner
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 38, Greiner, Jean Michel – maison, sol – 1,5 are

Locations

1645, Samuel Düttler, marchand épicier ((futur propriétaire)
1681, Abraham Koch, marchand épicier (voisin)
1685, Jean Dreher, marchand (futur propriétaire)
1712, Jean Petsch, marchand
1743, Humbert, cafetier
1786, Jean Daniel Ehrlen, négociant
1820, Marie Elisabeth Flohr, célibataire
1843, voir l’état des loyers

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Livres des communaux

Registre VII 1461 (1652-1672), f° 65
La maison zum Drachenfels face à la halle doit trois loyers communaux : pour un auvent, pour une galerie en bois depuis 1619 et pour un autre auvent à partir de 1656. Le propriétaire est Samuel Düttler puis ses enfants

Samuel Dittlers /:Kl:/, Soll gemeiner Statt Von dem Wetterdach seiner wohnbehaußung zum drachenfelß genandt gegen dem Kaufhauß, Jahrs vf Michaelis 2 ß
Ext: 1651 et 52. 53
New. fol. 57
[in margine :] vid. fol. 281

Idem Soll von einem hültzeren gang ahn gemelter behaußung Jährlich vf Martini 8 ß
Man: d. A° 1619 f. 8 b New fol 57
Ext: 1651 et 52. 53

Idem Vom hangenden Wetterdächel ahn seinem eckhauß gegen dem Kaufhauß vf Weihnachten 1656 primo 2 ß

(Quittungen, 1654-1672)

Registre VII 1465 (1673-1741), f° 57-v
Les mêmes postes sont reportés dans le nouveau registre. Les loyers sont réglés par Abraham Koch [locataire, voir le relevé d’actes], puis par Jean Dreher, Christophe Christiani (la veuve puis les héritiers), Jean Michel Wolff et Philippe Frédéric Hermanni

Samuel Düttlers Erben, Sollen Vom Wetterdach der Wohnbehaußung zum drachenfelß gegen dem Kauffhauß vff Michaelis ([corrigé en] Joh. Baptæ, 2 ß
Ferners von einem hültzern gang an gemelter behaußung, vff Martini ([corrigé en] Joh. Baptæ, 8 ß
Mehr vom hangenden Wetter dächlein an dißer behaußung vff Weÿhnachten ([corrigé en] Joh. Baptæ, 2 ß
St. Zinnßb. p. 65
Weiters wegen eines durch bruchts Und herabführung des überhangs der Gast herberg Zum Rindsfuß vff Bartholomæi, 8 lb
St. Zinnßb. p. 281
ietzt H. Abraham Koch 1680
jetzt Herr Johann Dreher
jetzt Herr Christoph Christiani Wittib / Erben
Jetzt H. Johann Michael Wolff vid. 19. 44. 114. 317. 54
Jetzt Philipp Friderich Herrmanni

(Quittung, 1675)
NB. obgeschriebene 8. lb d. seind hernach vff Joh: Friderich Meÿer eingetragen unddt hier cassirt, vide p. 593

(Quittungen, 1676-1741)
Neuzb fol 536

Registre VII 1471 (1741-1802) f° 536
Les loyers figurent au registre suivant sous le nom de Philippe Frédéric Hermanni puis de Jean Michel Greiner. Ils s’éteignent en 1767 quand la maison est reconstruite et que les objets imposés ont disparu (voir les autorisations accordées par les directeurs fonciers)

alzb. 57-b
Philipp Friderich Hermanni solle vom Wetterdach der Wohn behaußung Zum drachenfelß gegen dem Kauffhauß auf Joh. Bapt: 2 ß
Ferner von seinem Hültzeren gang an gemeldter behaußung auf Joh. Bapt: 8 ß
Ferner vom hangendem Wetterdächlein an dießer behaußung auf Joh. Bapt: 2 ß

(quittungen) 1741-1766)
Ist in A° 1767 alles hinweg gemacht weilen d. hauß neu auffgebawt worden

[biffé] Johannes Schwartz Kupfferschmidt
Johann Michael Greiner, vid. 158. 209. 327.b, 832

Directeurs fonciers (Bauherren)

1655, Directeurs fonciers (VII 1354)
Samuel Düttler demande l’autorisation de garnir sa boutique d’un deuxième auvent de 15 pieds de long sur un pied et demi de large. Les préposés se rendent sur place et accèdent à la demande du pétitionnaire moyennant un loyer de deux sous qui est inscrit au registre des loyers communaux

(f° 93) Montags den 26. 9.bris. Dittler – Augenschein eingenommen vf begehren Samuel Dittlers, welcher erlaubnus suchet, an daß an seinem gaden befindliche Wetterdach, vornen an dem Eckh, ein ander wetterdächlein 15. schue lang Vnd 1 ½ schue breit anzuhencken, vmb dadurch den daselbst verlühenen standt Vor regen Zu befreÿen.
(f° 95) Montags den 3. Xbris. Dittler – Samuel Dittlern ist auf eingenommenen und referirten augenschein in seinem begehren willfahret, doch d. er in recognitionem Jährlich vnd vff weÿhenacht. 1656. zum erstenmahl 2. ß davon Zinßen solle.

1669, Directeurs fonciers (VII 1361)
Le marchand épicier Samuel Düttler demande l’autorisation de refaire les deux auvents pour lesquels il règle un loyer de 4 sous. Il y est autorisé à condition de ne pas occuper davantage le communal

(f° 25-v) Dienstags den 16° Eiusdem [Martÿ] H Dittle, Wetterdach – Augenschein eingenommen vff begehren Samuel Dittlers deß Wurtz kremers, Welcher entschloßen d. Wetterdach am deßen hauß gegen dem kauffhauß, davon er Jährlichen 4 ß inßen thuett zu renovien. Erkandt willfahrt, doch daß d. allmend nicht weiter beschweret werde.

1699, Directeurs fonciers (VII 1378)
Jean Dreher se plaint que son beau frère Christophe Christiani a placé dans le passage communal une cuve à eau en cuivre et une cloison munie d’un toit qui intercepte le jour. Les préposés visitent les lieux alors que Christophe Christiani est en voyage. Le parent qui le représente promet d’en parler à Christiani à son retour. Comme les choses sont restées en l’état, les préposés lui demandent de supprimer les objets litigieux et de poser une grille en fer. Après avoir constaté que rien n’avait changé, les préposés convoquent un mois plus tard Christiani qui se justifie en prétendant que le retard est imputable aux artisans.

(f° 67) Donnerstags den 8. Ejusdem [Octobris 1699] Herr Johann Dreher Ca. Herrn Christoph Christiani – Herrn Christoph Christiani, dem Specereÿhändler ist Vorgetragen worden, wie daß auff seines Schwagers Herrn Johann Drehers, des Specereÿ händlers angebrachte Klag, daß Er Christiani Ihme Drehers Zu lais auff sein an sein übernohmenen in der Küeffergaßen gegen dem Kauffhauß über gelegene behaußung stoßendes allmend gänglein nicht allein einen großen Kupfferen Waßer Ständtner, sondern auch darhinder ein hohes brett mit einem tächlin habe setzen laß. und dardurch der prospect Verbauen hätte, solches auch ohngeachtet beschehener freündlicher ansuchung nicht wider Hinweg thun wolte, die Obere Bawherren undt dreÿ des Pfenningthurns den augenschein eingenommen und daßelbe nicht allein Vorgebrachter maßen, sondern auch alß ein überstehende sach befunden hätten, alldieweilen Sie nun nicht gern gesetzen, daß Sie alß Schwäger in sein herrn Christiani damahliger abwesenheit, herrn Kasten seinen Vettern ersucht, Ihme Herrn Christiani beÿ deßen ankunfft Zu Zusprechen daß brett sampt dem dächel biß auff den Waßer Ständtner wider Hinweg Zuthun und sich Schwägerlich Hierinnen Zu bezeug. Alldieweilen aber biß dato solches nicht beschehen, alß wolten Sie die ursach deßen Von Ihme Vornehmen. Ille gab Vor Er habe solches allein Zu dem ende also machen laßen, damit Ihr beeder Gesindt keine gelegenheit hätte mit einander Zu reden und der Herrschafft Zum schaden einander allerhand Zuzustecken, Er hätte Vermeint sein Herr Schwager dreher solte Ihne Zuvor ehe Er Mghh. solches Klagend angebracht, die ehre erwiesen und Ihme darumb begrüßt haben, Er hätte ja daß Er solches also machen laßen wolte, seiner hsfr. geoffenbaret, welche gantz keine Hindernuß darwider eingewendet. Erk. Soll Herr Christiani das brett mit dem dächel Hinweg thun und in Ihre beeder uncosten ein eisern gegitter dahin gesetzt werden.
(f° 77) Dienstags den 10. Ejusd. [9.bris 1699] Herr Johann Dreher Ca. Herrn Christoph Christiani – Herr Johann Dreher und Herr Christoph Christiani, die handelßleüthe wurden auff beschehenes begehren beschickt und herrn Christiani die effectuirung Mghh. jüngsten bescheids pcto. hinwegthung seines auff dem Vor seiner und herrn Drehers hauß befindlichen allmendt gängleins gemachten übel stehenden unterschlags nochmahlen inuingirt, welcher sich erkläret, daß E solchem nachgeleben wollte, allein es seÿe der Zimmermann und Schloßern welche solches Werckstellig machen solte, schuldig daran, daß er noch nicht geschehen, habe solches demselben bereits von etlichen Wochen anbefohlen.

1743, Directeurs fonciers (VII 1400)
Les préposés convoquent le saucissier Jean Jacques Schnitzlein qui a posé sans permission un étal devant la maison que le cafetier Humbert tient à bail de Philippe Frédéric Hermanni. Il rapporte qu’il en paie un loyer au cafetier et qu’il y avait déjà un étal auparavant. Les préposés demandent à Schnitzler de payer un loyer annuel et condamnent le menuisier Jean Jacques Kercher à une amende qui lui sera remise à condition qu’il s’abstienne à l’avenir de construire sans autorisation sur le communal.

(f° 96) Dienstags den 23. Ejusdem [Aprilis 1743] Johann Jacob Schnitzlein – Johann Jacob Schnitzlein der bratwürstmacher, und Johann Jacob Kärcher der schreiner wurden Citirt, und jhnen Vorgehalten, warum Sie ohne erlaubnus Mgh. einen bratwurststandt an Herrn Philipp Friderich Hermanni des Banquier Hauß gegen dem Kauffhauß über, welches Humbert dem Caffetier Verlühen, gemacht haben ? Illi sagen es seÿe mit willen Gedachten Humbert, deme Schnitzlein des jahrs 6. R. Zinß Gibt, Geschehen, und Hätten Sie nicht geglaubt, daß solches etwas Zubedeüten Habe, Indeme Vohin schon ein Vorbanck in dem Platz geweßen. Erkannt solle Schnitzlein der Statt jährlich 10. ß zinß, Und Kärcher 15. ß straff Geben, mit ernstlicher Erinnerung, beÿ Vermeÿdung höherer straff, in das künfftige ohne erlaubnus Mghh. nichts auf das Allmendt Zumachen, Auf gesuchte gnadigst Kärcher für dießes mahl der straff entlaßen.

1766, Directeurs fonciers (VII 1412)
Le marchand de vins Jean Michel Greiner demande l’alignement à suivre pour reconstruire sa maison. Il devra reculer légèrement son bâtiment face à la Douane et pourra l’avancer sur la rue de l’Etal en arrondissant l’angle

(f° 39-v) Sambstags den 30. Augusti 1766. Augenschein eingenommen, H. Joh: Michael Greiner – Gegen dem Kauffhauß an H. Johann Michael Greiner des weinhändlers hauß, welcher umb anweißung der fluchtlinie gebetten, nach welcher er auff beede seiten bawen könne. Erkannt wird ihme auff der seite gegen dem fischmarckt umb 2 Claffter 1 sch. in Parelleler lienie mit seinem hauß hervor Zubawen erlaubt, das hauß ist auff dießer seite breit 6. Claffter und beträgt demnach der quadrat Innhalt von dießem platz 13 Cl. 1 sch. 6 Z. 5 lienien. Hingegen soll er auff der seite gegen dem Kauffhauß fornen am eck seines haußes umb 1 ½ sch. und neben Riff dem Sattler seinem nachbarn umb 1 sch. zurückweichen, welches plätzel so er verlieret 1. Clfft: 2 sch: 8 Zoll im quadrat außmacht: dießes von obigem abgezogen, restirt ihm Zu guth 11. Clftr. 4. Sch: 10 Zoll 5 linien, wofür er a 8 lb 15 ß d vom q. Claffter 103 lb. 6 ß 11 d.. bezahlen und fornen d. eck wie beÿliegender plan andeutet abscheiden solle. dt. den 29. Maÿ 1767, 103 lb 6 ß 11 d [Plan]

Plan Greiner (1767, VII 1412)
Plan signé de Samuel Werner, joint à la demande d’alignement

1767, Directeurs fonciers (VII 1412)
Différents propriétaires de maisons face à la Douane demandent de modifier l’alignement pour ne pas perdre trop de terrain quand ils souhaiteront rebâtir leur maison. Les préposés rejettent leur demande. Ils refusent le même jour à Jean Michel Greiner, l’un des pétitionnaires ci-dessus, de mettre un balcon à sa maison

(f° 66-v) Dienstags den 10. Martÿ 1767. die flucht gegen dem Kauffhauß betreffendt – H. Greiner, Riff, Verius, Bleßi, Füßinger et Cons: die Eigenthümer derer Häußer gegen dem Kauffhauß über gelegen, bitten unterthänig das angenommene allignement alda in etwas abzuändern, damit wann einer oder der andere im Zukunfft zu bawen willens wäre, sie nicht so viel platz von jhren häußern verliehren. Erkannt abgeschlagen.
Johann Michael Greiner – H. Johann Michael Greiner der weinhändler bittet umb erlaubnus an seinem hauß gegen dem Kauffhauß einen Kleinen Balcon über seine Kellerthür zu machen. Erkannt abgeschlagen.

Description de la maison

  • 1724 (billet d’estimation traduit) La maison comprend plusieurs poêles, chambres, cuisine, boutique, bureau, vestibule et cave voûtée, le tout estimé avec ses appartenances et dépendances à la somme de 6 300 florins
  • 1774 (billet d’estimation traduit) La maison comprend une boutique, arrière-boutique, cuisine, atelier de tonnelier, en outre trois poêles, quatre chambres à cheminée à la française, trois cabinets et quatre dépenses, le comble est couvert de tuiles plates, il y a aussi une cave solivée et un puits, le tout estimé avec ses appartenances et dépendances à la somme de 8 000 florins

Atlas des alignements

3° arrondissement ou Canton Sud – Rue de la Douane (f° 29-v)

nouveau N° / ancien N° : 2 / 28
Greiner
Rez de chaussée et 3 étages bons en pierre de taille

(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 14 case 4

Greiner Michel Père vieux marché aux poissons N° 104 à Strasbourg
Greiner Jean Michel (subst.on pr. 1845)

O 38, maison, sol, R. de la Douane 28
Contenance : 1,50
Revenu total : 450,78 (450 et 0,78)
Ouvertures, portes cochères, charretières :1
portes et fenêtres ordinaires : 40 / 32
fenêtres du 3° et au-dessus : 13 / 10

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 408 case 1

Greiner Jean Michel
1868 Boeswillwald Auguste
1889/90 Boeswillwald August Wwe. Emma Mathilde Schoettel

O 38, maison, sol, Rue de la Douane 19
Contenance : 1,50
Revenu total : 450,78 (450 et 0,78)
Folio de provenance : (14)
Folio de destination : Gb
Ouvertures, portes cochères, charretières :1
portes et fenêtres ordinaires : 70 / 51 / 41
fenêtres du 3° et au-dessus : 13 / 26 / 21

Cadastre allemand, registre 30 p. 233 case 6

Parcelle, section 19, n° 136 – autrefois O 68, O 38
Canton : Standgasse u. Kaufhausgasse Hs. N° 1 bzw. 19 – Rue de l’Etal N° 1 et rue de la Douane n° 19 – Standgasse, Am Kaufhaus
Désignation : Hf, 2 Whs – sol, deux maisons
Contenance : 2,21
Revenu : 2800 – 3000 – 6000 – 7500
Remarques : 1908 Neubau

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1935), compte 222
Boeswillwald August die Erben u. Ww.
1905 Grumbach Georg
(rayé 1935)

(Propriétaire à partir de l’exercice 1935), compte 1920
Holl Paul Emil Ernst u. Ehefrau
1920 Keller Joseph Philippe Julien apotheker und Fabrikant u. Ehefrau Germaine geb. Kuhn in Gg.
1925 Jacht Armand restaurateur et son épouse Marie née Becker
1930 Jacht Armand restaurateur sa veuve née Becker
(rayé 1937)

(Propriétaire à partir de l’exercice 1937), compte 5826
Bittner Joseph son épouse
1951 Société Immobilière du Quartier de la Douane, société civile
(468)

Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace p. 507-508

Inv. M.H., 20 novembre 1947. (…) Couvert d’un comble brisé, l’immeuble élève son imposant volume sur quatre niveaux dont le rez-de-chaussée à refends, percé d’arcades en anse de panier. Des bandeaux séparent les étages et des chaînes à refends les travées regroupées selon le rythme 2-2-2 rue de l’Etal et 1-2-1-2 rue de la Douane. Au premier étage, un fronton curviligne surmonte tous les linteaux ; les frontons du deuxième étage sont en anse de panier, sauf dans les deux travées médianes de chaque façade, d’un type identique aux précédentes. Dans ces mêmes travées, les clefs des deux étages s’ornent de mascarons représentant les quatre continents et les quatre saisons. On trouve des agrafes rocaille à toutes les autres baies, sauf au dernier niveau où les clefs sont nues. Les deux travées extrêmes rue du Vieux-Marché-aux-Poissons montrent une élévation similaire aux travées latérales rue de la Douane.

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton VII, Rue 164 Rue du Marché aux Poissons (p. 409)
(maison n°) 104

loc. Ehrlen, J. Daniel – Miroir
loc. Vetter, Anne Marie, veuve – Maréchaux

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Kaufhausgasse (S. 76)

(Haus Nr.) 19
Jund, Friseurgeschäft. 0
Kraus-Ehrmann, Weissw. Geschäft. 01
Faist, Aug., Schneider. 2
Faist, Otto. Schneiderm. 2
Schmitz, Rentnerin. 3

Le 1, rue de l’Etal semble en partie confondu avec le n° 3 (seuls le boucher Zilliox et le serrurier Schlosser ressortissent du n° 1)

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 233 MW 695)

Déclaration de destruction totale, rue de l’Etal n° 1

Stadt Strassburg, Dienststelle Dv. VI Mi., Aktenzeichen Nr. 91
Akte betr. Totalschaden 11. Aug. 1944, Standgasse 1
Bittner Jac.
Quartier : Pl. Gutenberg

Stadt Straßburg, Amt für Sofortmassnahmen bei Bomben- und Brandschaden
Ortsgruppe : Gutenberg
Anwesen : Standgasse Nr 1
Register Nr. 91
Fliegerschaden vom 11. 8. 1944

Anmeldung von Fliegerschaden an Gebäuden
Der Unterzeichnete meldet hiermit den nachstehenden Fliegerschaden an und bittet um dessen Feststellung
Anwesen : Standgasse Nr. 1
Eigentümer : Bittner-Jacht, Verwalter, K. Haefflinger
1. Gebäudebeschrieb : Vorderhaus
2. Beschädigte Gebäudeteile : Haus unbewohnbar – Totalbeschädigt
3. Durch welche Kriegeinwirkungen ist der Schaden verursacht worden ? Sprengbomben
4. Art der Schäden : Haus unbewohnbar, z. T. eingestürzt
5. Anzahl der vorhandenen Wohnungen usw.
Wohnungen 4, unbewohnbar 4
Geschäfte 1, unbenutzbar 1
Werkstätten –
Garageräume –
Stallungen –
Grund, weshalb unbrauchbar bezw. unbenutzbar – z. T. eingestürzt
Ich versichere, die obigen Angaben nach bestem Wissen und Gewissen gemacht zu haben. Es ist mir bekannt, dass falsche Angaben bestraft werden.
Strassburg, den 24. August 1944
Unterschrift : Kamill Haefflinger, Jurist, Rechtskonsulent, Strassburg, Thomannsgasse Nr. 30
[in margine :] Treiber Keller-Kieffer

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 687 W 12)

Rue de la Douane 19 – 1877-1987

Le bâtiment est raccordé aux canalisations en 1902, le premier étage est transformé en 1903. Le marchand de linge Ehrmann puis Gœpp occupe le local commercial du rez-de-chaussée, transformé en 1906 en débit de boissons sous la direction de l’architecte Henri Nees en remplaçant des murs par des piliers en fer.
La brasserie restaurant est exploitée par O. Prieur puis Théophile Gussmann (1907), Joseph Fuchs (1911), Georges Lauer (1916), Henri Colichard (1920). Armand Jacht, le nouveau propriétaire de la maison, agrandit en 1923 sous la direction de l’architecte Emile Kieffer le restaurant Zum Schillesäckel, ensuite exploité par Alphonse Gintz (1927), Henri Fuchs, Willy Lauck (1938) puis Anne Kettler (1943). Le 1, rue de l’Etal est occupé par une boucherie, en 1920 celle des frères Kniebihli qui y installent une machine électrique. On trouve aussi un marchand de manteaux (maison Trompette, 1919).
Le bombardement aérien du 11 août 1944 détruit entièrement la maison. Il n’en subsiste que les façades qui sont inscrites à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1947. Le délégué du M.R.U. estime que les vestiges représentent un danger pour la sécurité publique, de même que la Police du Bâtiment qui est d’avis de les démolir. Les services des monuments historiques font badigeonner les murs au lait de ciment pour les consolider. En 1954, la Société immobilière du quartier de la Douane, propriétaire du bâtiment, dépose une demande de permis de construire sous la direction de l’architecte Fernand Guri. Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme délivre le permis de construire en avril 1955. Le gros œuvre atteint en avril 1956 le deuxième étage en conservant les façades, sauf dans une partie de l’aile nord qui a été reconstruite à l’identique. Les étages sont habités en avril 1962 mais le rez-de-chaussée n’est pas encore exploité. Le local commercial est occupé en 1967 par une succursale de banque puis en 1987 par le débit de boissons Pastabourg.

Sommaire
  • 1877 – Le directeur de l’usine à gaz demande que le plombier Bedicam (3, rue des Frères) soit autorisé à faire une prise pour environ 2 becs au nom du sieur Kraus
  • 1887 – Le maître cordonnier Gebhardt, propriétaire de la maison 17, rue de la Douane, se plaint des mauvaises odeurs qui proviennent de la fosse d’aisances du 19, rue de la Douane. D’après le rapport de visite, les deux maisons ont une fosse commune, les cabinets d’aisance du n° 17 se trouvent au rez-de-chaussée tandis qu’il y en a à chaque étage au n° 19 où elles sont pourvues d’une aération (croquis). La Police du Bâtiment demande au propriétaire du n° 19, Bœswillwald, de disposer le tuyau conformément au règlement municipal de 1857. – Travaux terminés, février 1887
  • 1887 – La Police du Bâtiment notifie Auguste Bœswillwald, domicilié 15, rue des Serruriers, de faire ravaler les façades au 19, rue de la Douane- Travaux terminés, octobre 1887
  • 1895 – La Police du Bâtiment notifie Auguste Bœswillwald, domicilié 19, rue des Orfèvres, de supprimer les volets d’un soupirail qui s’ouvrent sur la voie publique – Travaux terminés, novembre 1895
  • 1900 – Rapport de feu de cheminée qui n’a pas endommagé la cheminée
  • 1903 – L’entreprise Sigel Frères (peinture et vitrerie, 24, rue des Juifs) demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique devant la maison – Autorisation – Travaux terminés, juillet
  • 1902 – La Police du Bâtiment notifie Georges Bœswillwald, domicilié 15, rue des Hallebardes, de faire ravaler les façades au 19, rue de la Douane – Le propriétaire demande un délai en arguant que les canalisations lui ont occasionné des frais importants et que la façade est en bon état – Travaux terminés, septembre 1903
  • 1903 – Fernand Grombach (domicilié 10, quai Saint-Nicolas) est autorisé à transformer le premier étage de la maison à l’angle de la rue de la Douane et de la rue de l’Etal – Plan de l’entrepreneur J. et E. Klein
    Juillet, les travaux ont commencé. Août, la peinture est en cours. Octobre, les travaux sont terminés
  • 1906 – Eugène Gœpp, successeur de E. G. Ehrmann, informe la Police du Bâtiment qu’il a retiré le store
  • 1906 – L’entrepreneur A. Bürkmann (77, avenue de la Forêt-Noire) demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique -Autorisation – L’échafaudage est retiré, novembre 1906
  • 1906 (septembre) – Dossier à la préfecture. O. Prieur demande l’autorisation d’exploiter un débit de boissons. Le rapport de visite constate que les locaux en cours d’aménagement correspondront aux prescriptions si les travaux sont exécutés selon les plans
    1906 (juillet) – L’architecte Henri Nees demande l’autorisation de transformer les locaux en débit de boissons selon les plans qu’il transmet. La Police du Bâtiment lui demande de justifier la résistance de la solive placée sous le mur central porteur
    1906 (août) – L’entrepreneur A. Bürkmann (77, avenue de la Forêt-Noire) transmet des plans modifiés mais fait remarquer que les modifications que la Police du Bâtiment demande d’apporter aux cabinets d’aisance seraient très coûteux
    1906 (septembre) Fernand Grombach est autorisé à transformer la maison – Plans – Avenant à l’autorisation (septembre), schéma des piliers en fer et calcul statique – L’entrepreneur Bürkmann demande le certificat d’occupation (décembre). L’inspection ne révèle pas de défaut mais il faudrait vérifier la solidité des piliers en fer dans le local du débit de boissons – Schéma des piliers en fer
  • 1906 – C. Prieur pour lequel agit l’entreprise Schuler (rue du Soleil) est autorisé à poser une enseigne plate et une lanterne.
  • 1907 – La préfecture autorise le restaurateur Théophile Gussmann à entreposer deux bouteilles d’acide carbonique
  • 1907 – Le propriétaire de la maison 4-6 rue des Tonneliers se plaint que le crépi qui tombe de la maison 19, rue de la Douane obstrue sa gouttière – Après inspection des lieux, la Police du Bâtiment demande à Fernand Grumbach de réparer le crépi de sa maison. Il finit par faire remarquer que le mur arrière incriminé na jamais été crépi. L’affaire est classée après qu’on a pu constater que la gouttière n’est plus obstruée.
    1910 – Guillaume Ruff, propriétaire du 4-6 rue des Tonneliers, fait remarquer que Fernand Grumbach n’a toujours pas ravalé sa façade – Les voisins Ruff, Gebhard et Kocher insistent en 1911 pour que Fernand Grumbach obtempère aux notifications de la Police du Bâtiment – Comme aucune demande n’aboutit, la Police du Bâtiment finit par écrire au plaignant en septembre 1911 qu’il s’agit d’une affaire privée entre voisins puisque la sécurité publique n’est pas en cause.
  • 1910 – Le peintre en bâtiment Albert Kornwachs (13, Marché Neuf) demande l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique – Autorisation – La Police du Bâtiment constate que la surface occupée est supérieure à celle qu’elle a autorisé d’occuper – Avenant à l’autorisation
  • 1911 – Dossier à la préfecture. Joseph Fuchs demande l’autorisation de continuer à exploiter le débit de boissons. La Police du Bâtiment constate que les locaux correspondent aux prescriptions ministérielles du 24 mars 1890.
  • 1913 – Le peintre Ruthard (73, route de Schirmeck puis 24 rue d’Or) est autorisé à changer à deux reprises une inscription des enseignes
  • 1916 – Dossier. Georges Lauer demande l’autorisation de continuer à exploiter le débit de boissons. La Police du Bâtiment constate que les locaux correspondent aux prescriptions ministérielles du 24 mars 1890.
  • 1917 – La Police du Bâtiment écrit à la brasserie  » Münsterbräu  » puis au locataire Georges Lauer et au propriétaire Grumbach en les priant de régler la taxe de la lanterne. On constate qu’elle a été retirée
  • Commission contre les logements insalubres. 1899, propriétaire Bœsswillwald, domicilié rue des Hallebardes. Remarque, le cabinets d’aisance au premier est sombre. La commission demande notamment de raccorder les cabinets d’aisance aux canalisations. Le raccordement est terminé, juin 1901
    1903. Rue de la Douane 19 (rue de l’Etal n° 7 sic), coiffeur – Bilger, propriétaire du 7, rue de l’Etal (domicilié Grand rue) La commission demande de remettre en état la chambre de l’ouvrier coiffeur
    1905. Rue de la Douane 19, propriétaire F. Grombach (domicilié 10, quai Saint-Nicolas). Remarques concernant les toilettes du coiffeur
    1906. Propriétaire F. Grombach (domicilié sur place) Les fosses d’aisances sont raccordées aux canalisations, les appartements sont en bon état
    1912 – Plainte concernant un appartement du deuxième étage
    1915 – Commission des logements militaires, rien à signaler
  • 1918 – Le dentiste Bapst installe son enseigne au 19, rue de la Douane où il vient de s’installer
  • 1919 – Camille Trompette demande l’autorisation de poser une enseigne plate (Robes et manteaux, maison Trompette) – Autorisation
  • 1920 – Dossier à la préfecture. Henri Colichard demande l’autorisation de continuer à exploiter le débit de boissons. La Police du Bâtiment constate que les locaux correspondent aux prescriptions ministérielles du 24 mars 1890. Ils comprennent le local de débit, une cuisine, des cabinets d’aisance pour dames et pour hommes. La porte s’ouvre vers l’intérieur au lieu de l’extérieur. La Police du Bâtiment demande de remettre la cuisine en état
  • 1920 – La Police du Bâtiment visite les lieux après un incendie de cheminée et demande au propriétaire (Julien Keller, 41, avenue de la Forêt-Noire) de remettre la cheminée en état. Le ramoneur Henri Brunck (3, quai des Bateliers) établit un certificat.
    1921 – La Police du Bâtiment constate que des travaux (réparation de la cheminée et du cabinets d’aisance) ont eu lieu sans autorisation préalable. Demande du propriétaire, janvier 1921. La Police du Bâtiment fait remarquer que les toilettes ne correspondent pas aux prescriptions puisqu’il n’y pas de séparation entre hommes et femmes
    1921 (juin) A. Wieger (30 Faubourg de Pierre) transmet les plans – Autorisation de modifier les toilettes – Dossier classé, novembre 1921
  • 1921 – La Police du Bâtiment constate que le restaurateur Henri Colinchard a fait poser sans autorisation un store non conforme et une lampe électrique
  • 1921 – Camille Trompette, propriétaire du magasin, loue aussi au deuxième étage un appartement que le propriétaire refuse de réparer. Il se plaint aussi des mauvaises odeurs qui proviennent des cabinets d’aisance – La Police du Bâtiment se rend sur les lieux puis écrit au propriétaire (Jath)
  • 1923 – L’entrepreneur de construction Heiss Frères (15, rue d’Obernai) est autorisé à occuper la voie publique – Accord
    L’entrepreneur Eugène Beuttler demande l’autorisation de poser un chaudron d’asphalte devant la maison – Accord de la préfecture et de la Police du Bâtiment
  • 1923 – L’architecte Emile Kieffer (4, rue Sabine puis 5, boulevard du Président Wilson) transmet les plans du restaurant Zum Schillesäckel que le propriétaire, Armand Jacht, souhaite agrandir – Autorisation – Calcul statique, plan et coupe, fournis par l’entrepreneur Heiss frères – Réception du gros œuvre, décembre 1923
  • 1927 – Dossier à la préfecture. Alphonse Gintz (domicilié 16 quai Zorn) demande l’autorisation de continuer à exploiter le débit de boissons. La Police du Bâtiment constate que les locaux correspondent aux prescriptions ministérielles du 24 mars 1890. Ils comprennent le local de débit, une cuisine, des toilettes pour dames et pour hommes.
  • 1923, 1926 – Plainte de locataires (Martin, Jæger). La Police du Bâtiment demande au propriétaire (Jacht, domicilié sur place) de procéder aux réparations nécessaires. – Travaux terminés, avril 1926
  • 1929 – Rapport d’incendie dû à une cheminée mal construite dans la propriété Jacht – La cheminée a été réparée, avril 1929
  • 1930 – La maison F. Ebert (fournitures électriques, 22, rue de l’Ail) demande l’autorisation de poser une enseigne lumineuse pour le compte d’Alphonse Gintz qui exploite la brasserie restaurant Schillesæckel 19, rue de la Douane – Autorisation
  • 1930 – Dossier de la profit. Mme Jacques Weber, domiciliée 1, rue de l’Etal, demande l’autorisation de débiter des « boissons hygiéniques » dans une buvette provisoire en bois au Pont du Rhin
  • 1931 – La Police du Bâtiment constate que le Marie Bittner-Jacht a fait suspendre sans autorisation une antenne de T.S.F. – Demande et schéma – Autorisation
  • 1935 – Meschenmoser et Compagnie demande l’autorisation d’installer une enseigne lumineuse pour le compte de la Brasserie de Cronenbourg (anciennement F. G. Hatt) au deuxième étage du restaurent Giletsæckel – Autorisation – Maquette (Tigre Bock)
  • 1938 – Le propriétaire du restaurant a changé, Henri Fuchs est remplacé par Willy Lauck
  • 1943 – Le préfet transmet à la Police du Bâtiment la demande d’Anne Kettler née Bischoff de reprendre le débit de boissons Zum Schiletsäckel. Elle constate que les locaux du débit de boissons qui correspondent au règlement
  • 1945. Certificats de sinistré suite au bombardement aérien du 11 août 1944 qui a entièrement détruit la maison. Joseph Bittner, Eugène Lauer (4° étage), Marie Hamm (3° étage), Félicité Hennel (4° étage)
  • 1947 (juillet) – Le préfet transmet au Maire une notification après que le ministère a ouvert une instance en vue de classer au titre des monuments historiques le bâtiment 19, rue de la Douane qui appartient à Marie Bitter, domiciliée 9, rue du Général Gouraud.
    (Juillet) Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme écrit à l’architecte des monuments historiques que les vestiges représentent un danger pour la sécurité publique et qu’il ne dispose pas des fonds qui lui permettraient de prendre des mesures conservatoires. La Police du Bâtiment se rend sur les lieux, elle constate que les faits sont exacts et que la démolition s’impose.
    Le Maire écrit en août 1947 à l’architecte des monuments historiques pour l’avertir des dangers que représentent les vestiges de la maison. L’entreprise de construction Peter n’a pas pu étayer les baies à cause de la pression qu’exercent les décombres intérieurs sur les murs et qui ne fera qu’augmenter avec les pluies de la mauvaise saison. – Une entreprise a étayé les façade, décembre 1947
  • 1949 – La Police du Bâtiment écrit à l’architecte des monuments historiques Fernand Guri que les étais ne garantissent plus la stabilité des murs et souhaite qu’il fasse démolir les murs qui ne pourront plus servir à une nouvelle construction dans l’état où ils sont. L’architecte renvoie au ministre seul habilité à faire démolir un bâtiment inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques
    1950 (janvier) La Police du Bâtiment écrit au ministre qui répond que d’après ses renseignements les vestiges ne menacent pas ruine et des crédits ont été alloués pour les étayer dans l’année. – (Février) La Police du Bâtiment estime que d’après les calculs la poussée du vent pourrait faire s’effondrer les vestiges. Elle envoie un courrier à l’architecte des monuments historiques qui n’y répond pas. D’après une note de mai 1951, l’immeuble sinistré figure à la liste de priorité de 1950 (dossier n° 1671 Z)
    1951 (novembre) Les murs ont été badigeonnés au lait de ciment pour les consolider
  • 1961 – Dossier sur le transfert du débit de boissons sinistré Dœrffer (8 rue du Vieux-Marché-aux-Grains) au 19, rue de la Douane et 1, rue de l’Etal. Le service d’hygiène n’a pas d’objection à condition que la hauteur sous plafond ne soit pas inférieure à 3,44 mètres et que la porte d’entrée s’ouvre vers l’extérieur
  • 1964 – Lettre de l’architecte A. Bernardt (2, route de la Fédération à la Meinau) qui demande qu’on remette au porteur le dossier 19, rue de la Douane et 1, rue de l’Etal.
  • 1954 – La Société immobilière du quartier de la douane dépose une demande de permis de construire le 19, rue de la Douane et 1, rue de l’Etal détruit par faits de guerre (section 19, n° 136) pour un montant approximatif de 23 millions de francs, sous la direction technique de l’architecte Fernand Guri – Plan de situation, plans (rez-de-chaussée, 1°, 2°, 3°, 4° étages, grenier et combles), élévations rue de la Douane et rue de l’étal, coupes – Devis
    Octobre, la Police du Bâtiment fait part de ses remarques à l’architecte
    1955 (avril) – Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme délivre le permis de construire. L’architecte demande une dérogation concernant la hauteur des façades sur cour que le Maire accorde
    Suivi des travaux – Pas de travaux, décembre 1955. Les travaux ont commencé, février 1956. Les façades ont été conservées, sauf une partie de l’aile nord qui a été reconstruite à l’identique, le gros œuvre atteint le deuxième étage, avril 1956. La charpente de la toiture est montée, juillet 1956. La toit à la Mansard est couvert de tuiles plates dites anciennes, septembre 1956.
    Le rez-de-chaussée n’est pas encore exploité, les étages sont habités, avril 1962. Le magasin du rez-de-chaussée n’est pas terminé, août 1962, idem février 1963
    1967, le local commercial est occupé par une succursale de la Banque populaire, le certificat de conformité peut être délivré
    1981. Certificat envoyé à Me Schladenhauffen (normalement, 4, rue du Noyer). Le permis de construire a été délivré le 9 avril 1955, le bâtiment entièrement terminé le 27 décembre 1967, le certificat de conformité n’a pas encore été délivré
  • 1987 – La Préfet accorde à Aldo Balzano, de nationalité italienne, le droit d’exploiter le débit de boissons Pastabourg sis 1, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons

Partie du dossier concernant le 1, rue de l’Etal

  • 1908 – La Police du Bâtiment notifie Fernand Grombach de faire ravaler la façade du 1, rue de l’Etal – Le propriétaire demande un délai jusqu’en juillet 1910 pour faire ravaler en même temps la façade rue de la Douane après que le bail du coiffeur aura expiré – Travaux terminés, juillet 1910
  • 1908 – Mme Schuppert, locataire du 1, rue de l’Etal, demande à la Police du Bâtiment de visiter son logement où des fragments de plâtre se détachent du plafond. La Police du Bâtiment classe l’affaire puisque le plafond est en bon été général
  • 1914 –Rapport d’incendie au 1, rue de l’Etal. La Police du Bâtiment demande au propriétaire de faire réparer la cheminée – Travaux terminés, mars 1914
  • 1920 – La boucherie Kniebihli Frères demande l’autorisation d’installer une machine électrique dans son atelier. L’inspecteur du Travail n’a pas d’objection à condition qu’aucun employé ne travaille dans l’atelier – Autorisation – Dessin des machines – Les derniers travaux (crépissage des parties en bois) sont terminés en novembre.
    1924 – Les abattoirs municipaux transmettent une note du médecin vétérinaire qui a constaté que l’atelier se trouve à côté des cabinets d’aisance.
  • 1899. Commission contre les logements insalubres. 1, rue de l’Etal, propriétaire, Bœswillwald, domicilié rue des Hallebardes. Remarques sur les cabinets d’aisance : ceux du premier étage n’ont pas d’ouverture vers l’extérieur, ceux du rez-de-chaussée sont inutilisables si la porte est fermée. La Police du Bâtiment écrit au propriétaire. 1903, la maison est raccordée aux canalisations
    1903. Autre rapport, occupant, Metzger. Un ouvrier dort dans l’appartement
    1906. Propriétaire, Grumbach, 19, rue de la Douane. Le local commercial sert de boucherie
  • 1920 – D’après une liste transmise à la mairie, Frédérique Hertig aurait en enfant en pension mais elle est inconnue à cette adresse

Dossier du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme

ADBR, cote 424 D 366
Analyse et extraits


Relevé d’actes

L’ammestre Jean Michel Stemmler et sa sœur Susanne Stemmler, femme du préposé au sel Jean Charles Ringler, louent la maison au marchand épicier Samuel Düttler

1645 (ut supra [7. 8.bris]), Chambre des Contrats, vol. 494 f° 531-v
Erschienen der Ehrenvest, fürsichtig und hochweise herr Johann Michael Stämler dißer Statt ietzt regirend. Ammeister für sich selbsten, So dann H Johann Carl Ringler E. E. Kl. Rhat Alter Beÿsitzer Vnd der Statt Straßburg Verordneter Saltz Vnd Vnschlitt Verwalter, alß Eheuogt Fr. Susannæ Stämlerin, ehrengemeldten H. Ammeisters eheleiblicher Schwester
haben in gegensein Samuel Düttlers deß Wurtzhändlers und burgers alhie
Vier Jahr lang Von Jüngst Verschinenen Michaelis an nach einand. Volgend. Verluhen, der auch entlehnt zu haben geständig war, Ein Behaußung, sampt dem Gad., Vnd allen deren gebäwen Und Zugehörden, Zum Trachen felß gent. etwan am Saltzhoff gelegen, alhie gegen dem Kauffhauß hienüber so ein Eckhauß, für Vndt Vmb einen Jährlich Zinß Nemblichen 60. lib. Str.

Catherine Meyer femme de Jean Georges Sigwarth vend à l’ancien ammestre Jean Wencker un capital portant rente, assis en partie sur la maison Zum Trachenfels par un titre latin de 1519

1645 (22. Sept.), Chambre des Contrats, vol. 494 f° 517-v
Erschienen fr. Catharina Meÿerin, herr Johann Georg Sigwarths eheliche haußfraw mit beÿstandt jetzt gemeldten ihres Eheuogts,
hatt in gegensein deß Ehrenvest, fürsichtig und hochweisen herrn Johann Wenckers Alt. Ammeisters dißer Statt
Sechß Gold gulden Rheinisch. Jährlichen Vff Johannis Baptistæ fälligen, Vnd mit 150. goldgld. Capital Widerkäuffigen gelts so Vermög eines Vnder deß Bischofflichen hoffs Insigel den 11. Kalend. Augusti Anno 1519. durch Laurentium Duwinger Notarium vffgerichteten Pergamentin lateinisch. Zinßbrieff, welcher dem H. Käuffern sambt and.n darzu gehörig. Briefflichen Documenten hiebeÿ behändigt Worden, Von vff vnd abe den darinnen beschriebenen zwoen Behaußungen mit allen deren gebäwen, rechten, und Zugehördten daran die eine etwan am Saltzhoff gelegen und Zum Trachenfelß genannt, die andere aber am Staden Nid.wendig dem Neßelbach gelegen und Zum Grüenen Berg gen.t wirdt gereicht werd. sollen und bißhero herr Johann Michael Stembler ietzt regirender Ammeister & Consorten alß innhabere der einen gemeldteten Behaußung Zum Trachenfelß gen.t alhie Vnd.halb der Zunfftstub Zur Mörin, so ein Eckhauß, gegen dem Kauffhauß hienüber, einseit neben Christoph Bleÿfuß dem Seÿler, Vnd and.seit neben Martin Füesing. auch seÿler, hinden vff Lorentz Arnold. küeffer stoßend gelegen alle Jahr abgerichtet haben – geschehen für vnd vmb 100 Goldgld.

Les beaux frères Jean Michel Stemmler, ammestre, et Jean Charles Ringler, préposé au suif, vendent 1 375 livres au marchand épicier Samuel Düttler la maison chargée de deux loyers communaux

1648 (10. Maÿ), Chambre des Contrats, vol. 501 f° 275
(Prot. fol. 91.) Erschienen der Ehrenvest- Fürsichtig- hochweÿse H Johann Michael Stemler dißer Statt alter Ammaÿster und herr Johann Carl Ringler EE Kleinen Rhats alter Beÿsitzer und anietzo Saltz: und Unschlitt Verwalther alhie
haben in gegensein H Samuel Düttlers Specereÿ händlers alhie, bekannt, daß Sie beede Schwäger (verkaufft haben)
hauß, hoffstatt, Gaden, mit allen deren Gebäwen alhie am Saltzhoff Zum Trachenfelß genannt gegen dem Kauffhauß hienüber ist ein Eckh, einseit neben Lienhard Schwenden dem Sattlern, anderseit neben H Christoph Bleÿfuß. dem Saÿler und Kleinen Rhats Verwanthen, hind. vff Lorentz Arnolden den Küeffern stoßend gelegen, davon gehend iahrs vff Joh. Bapt: 6 goltR. lößig mit 150. GoltR. H Ammaÿstern Johann Wenckhern, Item vff Michaelis 2 ß vom Wetterdach und vff Martini 8 ß vom Gang beÿdes allmend geldts gemeiner Statt (vff sich genohmen) umb 1300 Pfund pfenning
[in margine :] Erschienen der Edel- Vest- hochgelehrte H Johann Ulrich Frid Jctus. & Reipubl. Patriæ Consiliarius alß Ehevogt Fr. Annæ Cleopheen Fridin gebohrner Ringlerin, Und alß Vogt H Jacob Wenckhers Treÿers der Statt Stalls mit Weÿl. Fr. Maria Eva Wenckherin gebohrner Stemlerin nunmehr seel. ehelich erzeugte Kind. mit assistentz sein deß Vatters alß Usufructuarÿ (quittung) Act. 22. 9.br a° 1666

Fils de boulanger, Samuel Düttler épouse en 1644 Marguerite Hærlin, fille de marchand
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 298)

1644. Domin: XX. Trinit. 3. Novemb. Samuel Düttler Specereÿ händler, Samuel düttlers Weißbecken alhie nachgel. Sohn, Jungfr. Margaretha Johann Theobald Herrlinß Handelsmanns s v. burgers alhie Eheliche tochter, eingesegnet dinstag 12. Novembris St. Thom. (i 304)
Proclamation, Temple-Neuf (luth. f° 479) 1644. Domin: 20. Trinitatis. Samuel Dittler der Specereÿ händler, Samuel Dittlers des geweßenen Weißbecken vnd Burgers allhie ehelicher Sohn. Undt Jungfr. Margaretha, H. Hannß Diebold Härlins, Handelßmanns vnd Burgers allhie eheliche tochter. Eingesegnet Zu st Thomâ (i 244)

Samuel Düttler hypothèque la maison au profit des enfants mineurs d’André Gering

1667 (23. Jan.), Chambre des Contrats, vol. 534 f° 41-v
Erschienen H Samuel Düttler der Specereÿ händler
in gegensein H. Niclaus Clausen alten Statt Gerichts beÿsitzers alß Vogts H Andres Gerings gewesenen großen Rhats Verwanthens nunmehr seel. nachgelaßenen Kinder – schuldig seÿe 750. lb
Unterpfand sein solle, Eine Gewerbs behaußung mit allen deren Gebäwen alhie beÿm Kauffhaus so ein Eckh Zum drachenfelß genannt, einseit neben Lienhard Schwendern dem Sattler, anderseit neben H Christoph Bleÿfußen dem Seÿler hinden uff den Saltzhoff stoßend gelegen dauon gehend Jahrs 6.goltR. termino Joh: Baptæ: lößig mit 50. golt.R H Daniel Wenckhern xiij. sonsten und über 12 ß Allmendtgelts gemeiner statt dauon iährlich Zu reÿchen

Daniel Wencker, l’un des Treize, donne quittance au tuteur des enfants Düttler pour une obligation passée en 1519

1671 (23. Junÿ), Chambre des Contrats, vol. 538 f° 445-v
Erschienen der Edel- Vest- Hochweÿß Herr Daniel Wenckher deß Geheimen Regiments der Herren dreÿzehen
in gegensein herren Johann Conrad Huckhen deß handelßmanns alß Vogts weÿl. herren Samuel Düttlers deß Specereÿhändlers nunmehr seel. nachgelaßener Kinder
daß Er Herr dreÿzehner Wenckher Von Ihnen den düttlerischen Kinderen 150. GoltR. in bahrem gelt empfang. und besagte Kinder dadurch die Jenige 6. GoltR. welche dieselbe Vermög eines latinischen pergamentinen sub dato ii. Calend. Aug. A° 1519. mit deß bischoffllich. Hoffs anhangenden Innsigel durch weÿl. H. Laurentium Düringer alß deßelben hoffs damahlen geweßenen Contractuum Notarium nunmehr seel. außgefertigten Zinnßbrieffs, Von uff und ab ihrer alhier am undern Fischmackh gelegenen und Zum drachen fleß genannter behaußung, Ihme herrn dreÿ Zehner die uffgenohmene Summ der 150. lb (…) abgelößt

Le marchand de vin Philippe Düttler vend sa part de maison à ses trois frères et sœurs

1675 (8. Febr.), Chambre des Contrats, vol. 544 f° 60-v
Philipp Düttler der Weinhändler
in gegensein H Johann Friderich Weÿers deß Specereÿhändtlers alß vogts Elisabethæ Margarethæ und Jacobs, Weÿl. H Samuel Düttlers geweßenen Specereÿ hänndtlers nunmehr seel. nachgelaßener Kinder seiner eheleiblichen Geschwisterd
einen vierdtentheil Ihme für ohnvertheilt gebühren ahne hauß, hoffstatt, Gaden und allen deren Gebäwen, Begriffen, Weithen zugehördten, Rechten und Gerechtigkeiten alhier am undern Fischmarckh, einseit neben Lienhard Schwendten dem Sattler anderseit neben H. Christoph Bleÿfuß EE. Kleinen Rhats Beÿsitzern hinden uff hannß Georg Holtzschuh den Küeffern stoßend gelegen und von alters hero Zum drachenfelß genannt, darann die übrige ¾. theil denen Kauffenden Kindern vorhien eigenthümlich gehörig – umb 250. lb

Convention passée entre les enfants Düttler et le marchand épicier Abraham Koch, locataire de la maison Düttler et propriétaire de la maison voisine face à la Douane. Abraham Koch est autorisé à établir une communication entre les deux maisons moyennant un loyer annuel à condition de murer la porte quand son bail expirera en 1690. Les clauses stipulent que les héritiers Dütter pourront conserver s’ils le désirent l’arcade en pierre construite près de la communication, qu’Abraham Koch devra rouvrir les lieux d’aisance qu’il a condamnés et régler les éventuels dommages que pourrait causer la communication

1681 (3. 7.br), Chambre des Contrats, vol. 550 f° 425
(Lect. et Confirmatum beÿ EE Großen Rath den 8.ten 7.br. 1681. Friderich wieger GRathschrM) Herr Christoph Bleÿfuß E.E. Großen Rhats beÿsitzer alß Vogt weÿl. herrn Samuel Düttlers geweßenen Specerirers nunmehr seel. nachgelaßener Kinder
hatt in gegensein Herren Abraham Kochen deß specereÿhändlers, Jedoch uff obwohlgedachten Rhats Verhoffende Obrigkeitliche permission und ratification /:umb welche underthanig angehalten werden soll:/ mit einander contrahirt hetten
Nemlichen und zum Ersten, so mag Herr Koch aus dem düttlerischen Gewerbshauß, so Er ietzo bewohnt, in sein Kochen eÿgen hauß gegen dem Kauff hauß hinüber gelegen, durch brechen: Vnd solle dießes durchbruchß halber alle Jahr term. Jacobi Apostoli gemeiner Statt also Verglichener maßen 3. lb d zinnß raichen zumahlen auch dießer Gebrauch uff Annunciationis Mariæ a° 1690.sich enden und Koch alß dann, den durchbruch in seinem Kosten wirder Zumauren laßen und es in Vorigen standt stellen.
Vnd wann für das ander denen Düttlerischen Kindern belieben würde, den Jenigen am durchbruch auff geführten steinern bogen stehen zulaßen, so soll derselbe Ihnen eÿgenthümblich gehören, Verbleiben und Sie deß baw kostens halben allerdingß ohnangefochten sein.
Gleichwie nun drittens, die in dem Düttlerischen hauß undenstehende heimlichkeit hier durch gantz Verbawet wird, also solle so bald die obbestimpte Jahr acht Vorbeÿ ist, das Verbawete wider hinweg gethan, abgebrochen der Zugang wie Vorhien sein, und alles in Vorigen stand wider gestetzt werden, und Zwar alles uff Herrn Kochen Kosten.
Solte auch Vierdtens durch dießen durchbruch den hauß wider alles Verhoffen einiger schaden zugeführt werden, so will und soll Herr Koch solchen schaden, aus seinen mittlen und ohne einige beÿhülff der Düttlerischen Kindern gutthun
Wann nun Endlichen und Zum Fünfften, herren Kochen hier durch eine sonderbahre freundschafft geschiht, alß versichert sich der Düttlerischen Kinder Vogt hingegen auch Er werde obige Zeit über daß gewerbhauß wie bißhero geschehen also noch ferners ins künfftig in gutem Weßentlichen baw /:haubt baw außs geschloßen:/ wie auch ehren erhalten, allermaßen dann auch Koch hierzu Krafft dießes sich obligirt

Les enfants Düttler louent la maison entière au marchand Jean Dreher

1685 (19.3.), Chambre des Contrats, vol. 555 f° 165-v
H. M. Martinus Reeb Pfarrer in Ruprechts Aw alß Ehevogt fr. Margarethæ gebohrner Düttlerin, H. Johann Ulrich Reinthaler der Specereÿ händler alß Ehevogt fr. Elisabethæ gebohrner Düttlerin und alß Curator Jacob Düttlers, mit beÿstand herrn Christoph Bleÿfueßen E.E. Großen Raths beÿsitzers seines gewesenen Vogts wie auch H. Abraham Koch der handelßmann für sich selbsten
in gegensein H. Johann Trehers deß handelßmanns mit beÿstand deß Edel und hochgelehrten H. Johann Philipp Kasten U.J.D. und E.E. Kleinen Raths Advocatj et Referentis
entlehnt, Erstlichen das gegen dem Kauffhauß hinüber gelegene dittlerische Gewerbshauß, so ein Eckh und zum Drachenfelß genand, mit allen und Jeden deßen Gebäwen, So dann das hart darneben gelegene Kochische Gewerbshauß auch aller deßen zugehördten, uff fünff Jahr lang von Annunc. Mariæ dießes lauffenden Jahrs angerechnet, umb einen Jährlichen Zinß benantlichen 225 thaler
darbeÿ Insonderheit bedung. worden, daß Erstlichen die düttlerische Kinder in gedachter Ihrer behaußung die Jenige darinn Ober: und Under durch herren Kochen beschehene durchbruch diese Lehnung über leÿden, doch daß gemelter H. Koch weilen die düttlerische behaußung für dero in höherm Preiß stehet, und nichts destoweniger Sie die Verleihere den Jährlichen Zinnß zugleich theilen, (…), Wann fürs Zweÿte dieße Lehnung sich uff Annunc. Mariæ 1690. geendet haben Würdt, so soll Herr Koch mehrgedachte düttlerische behaußung Wieder im vorigen stand alß Er Sie beÿ seinem einzug empfangen stellen, und Was darinnen gebawen worden, alßo laßen, Vornemblich aber dem bereits gethanen Verspruchgemäß die durchbruch in seinem Costen Wider Zumachen laßen, damit dem düttlerischen Hauß dar durch keine einige dienstbarkeit undt beschwärd zugezogen werde (…)

Les sœurs Düttler vendent leur part de maison à leur frère Jacques Düttler, aubergiste à l’Arbre vert

1686 (21. 9.br), Chambre des Contrats, vol. 556 f° 411
Fr. Elisabeth, gebohrne Düttlerin, H. Johann Ulrich Reinthalers deß Specereÿ Händlers haußfrau, und Fr. Margaretha gebohrne Düttlerin, H. M. Martini Reeben, Pfarrherrs in Ruprechtsau haußfrau, an einem,
So dann H. Jacob Düttler, der Würth Zum grünen baum am andern, und beede theÿle ferner mit assistentz H. dionysÿ Schöpffen deß Specereÿ händlers und H. Joh: Henrich Langen Notarÿ alß naher verwahnther
demnach weÿl. H. Samuel Düttler, gewes. Handelßmann vorgem. 3. Düttlerischer Geschwistrige Vatter sel. in deßen A° 1670. auffgerichteten testament §. Zum Siebenden, Ihme Jacob Düttlern Seine an einer unden am Fischmarck gelegene behaußung gehabte völlige Zween dritte theÿl sambt deren darauff gestandenen beschwerd. umb einen gewißen anschlag prælegirt, Seithero deßen darauff erfolgt. todfall aber ged. beschwerd. ex communi massa bezahlt auch Philipp Düttler ihr zweÿter bruder auß ged. massa völlig außgewiesen worden, daß hierauff Sie hierbeÿ gegenwärtige geschwistrige solcher Gewerbs behaußung weg. folgender maßen sich mit einander Verglich. und abgefund. haben, Nemblich so cediren vbergeben und vberlaßen Sie Elisabetha und Margaretha beede Schwestern Ihme Jacob Düttlern all Ihr eÿgenthumb, besitz und ansprach an bemeldtes hauß (…) dahingegen so Verspricht Er Jacob Düttler Ihnen seinen beeden Schwesteren für solchen Abstand und Vbergab 1140 pfund
(…) d. Sie beede Schwestern statt deß von solchen anietzo verglichenen Capital fallend. Interesse Zween dritte: und deren iede einen dritten theÿl von demjenig. hauß zinß den H. Johann Dreher der handelßmann, welcher solche lehnungsweiße inhat jährlich Zu reich schuldig ist, einnehmen und erheben sollen, Neben dem ist auch außtrucklich verglichen, daß d.jenige was Sie beede Schwestern der bißherig baukosten wie auch daß Sie beÿ lebzeit. H. Johann Friderich Meÿers und deß. haußfr. sel. von dero Mütterlich antheil sich mit einen gering. zinß contentiren müß. zu prætendiren vermeint
Und ist obgem. behaußung von alt. Zeit. Zum Drachenfelß genandt, vnderhalb deß Fischmarcks am Saltzhoff geg. dem Kauffhauß über gelegen, so einseit ein Eck, anderseit neben H. Abraham Kochen, Amtmann zu Waßlen: und Marlenh. hinden auff H. Christoph Bleÿfueß E.E. Gr. Raths beÿsitzer stoßend

L’aubergiste Jacques Düttler épouse en 1686 Anne Marie Mægerlin, fille du pasteur de Frœschwiller
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 142, n° 24)

1686. Dom. 5. post Trinit. Zum 2 mahl Jacob Dittler der ledige Gastgeber Weiland Hr. Samuel Dittlers Specereih. u. Burgers allhie nachgelaß. ehel. S. Jfr. Anna Maria, Weiland Hr M Johann Mägerlin Pfarrers Zu Froschweiler Gräfl: hanaw. Herrschafft ehel. T., Mittw. den 24.t Julÿ N. Kirch (i 143)

Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports dans l’auberge à l’Arbre vert qu’exploite le mari. Le mari apporte la maison au Vieux-Marché-aux-Poissons. Comme il est prévu de la vendre, elle n’est pas évaluée mais le prix de vente sera porté au compte du mari

1686 (27. 9.br), Me Lang (Jean Henri l’aîné, 27 Not 7) n° 24
Inventarium und Beschreibung aller der Jenigen Haab, Nahrung und Güttere, so herr Jacob Düttler, Jetziger Gastgeber Zum Grünen baum, und die Ehren und Tugendsame fraw Anna Maria Düttlerin, Gebohrne Mägelin, beede Eheleuth und burgere allhier Zu Straßburg einander für unverändert in den Ehestand zugebracht, Welche Nahrung de Ursachen halben, damit mann sich nach außweißung der Zwischen ihnen beÿden Ehepersonen auffgerichteter heüraths verschreibung Künfftiger Zeit der Ergäntzung halben desto beß. dernach Zu reguliren haben möchten – Actum in gegensin H. Dionÿsÿ Schöpffen Specereÿ händlers deß Manns nahen Anverwanthen, vndt Hn Johann Ulrich Rheinthalers, auch Specerirers deßelben Schwagers, Auff sein deß Manns, So dann auff Ihro der frawen seithen hierzu erbettener Assistenten herr Johann Friderich Mägerlisn Barbierers v. Wundartzten Ihres Vettern Und noch Zur Zeit ohneledigten Vogts und Mr David Ritters deß weißbeck Ihrer Mutter Curatoris, Mittwochs den 27.ten Novembris A° 1686.

In der herberg Zum Grünen baum ist befund. worden wie volgt
Eÿgenthumb ane Einer Behaußung (M.) Item eine Behaußung, hoffstatt v. Gaden, mit allen dero Gebäuden, begriffen, weithen, rechten, Zugehörden und Gerechtigkeiten, Gelegen alhier in der Statt Straßburg am Saltzhoff, Gegen dem Kauffhauß hienüber, so ein Eckh, einseit neben Hn Abraham Kochen dem Amptmann Zu Waßlenheim und Marlenheim, anderseit neben H Christoph Bleÿfußen E.E. Groß. Rhats beÿsitzern, hinden vff hannß Georg Holtzschuh den Küffer stoßend Zum Trachenfels genandt, davon Gehen Jahrs auff Michaelis 2 ß vom Wetterdach vnd vff Martini 8 ß vom Gang ane Allmendgelt Gemeiner Statt. So ist auch diße behaußung annoch umb 1140 Pfund Pfenning Verhafftet fr. Elisabethæ Düttlerin, H. Johann Ulrich Rheinthalers deß Specereÿhändlers Vnd frawen Margarethæ Düttlerin H. M. Martini Reeben Pfarrherrns in Ruprechtsaw haußfraen beeden deß Manns lieben Schwestern sonsten Gegen männiglichen Ohnansprüchig, freÿ, ledig und eigen. Weilen dann dieße behausung bereits Zuverkauffen stehet, als ist solche deß orths nicht anzuschlagen, sondern dem künfftg. Kauffschilling nach vff den fall Zuergäntzen verabschiedet worden. Darüber sagt i. perg. mit d. St. St. Cancelleÿ Contractstub anhangendem Insigel verw. datirt den 10. maÿ A° 1648. mit N° 2 notirt, welchen obgedachter H. Joh: Ulrich Rheinthaler der Schwager in handen hat.
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Deß Manns unverändert Vermög. betr. Sa. haußraths 58, Sa. Pferds 15, Sa. Wein und Lehren Vaß 64, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 18, Sa. Guldin Rings 30, Sa. baarschafft 8, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 794 lb, Summa summarum 988 lb – Schulden 135 lb, Nach deren Abzug 852 lb
Der Frawen unveränderter Nahrung anlangend. Sa. hausraths 125, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 15, Sa. Guldenen Ring 22, Sa. baarschafft 8, Sa. Schulden 53, Summa summarum 225 lb

Jacques Düttler garantit sur la maison les sommes qu’il doit à sa femme Anne Marie Mægerlin lors de leur séparation

1688 (6. Aprilis), Chambre des Contrats, vol. 559 f° 233
H. Dionysius Schöpff der Specereÿhändler, alß vogt Jacob Düttlers, mit beÿstand H. Johann Ulrich Reinthalers deß Specirierers seines Schwagers an einem,
So dann Anna Maria gebohrne Mägerlinin sein düttlers vermög E. Löbl. Ehegerichts und. 30. Mart. jüngst ertheÿlten bescheids zu tisch und bett Geschiedene haußfrau mit beÿstand H. H. Friderich Mägerle deß Barbierers Ihres vogts am andern, und beede theÿle mit assistentz /:tit:/ Hn Johann Gumbrechts und H Johann Georg Ehrle beeder E.E. großen Raths beÿsitzer und auß deß. Mittel ad contractus minorum ins gemein, hierzu aber insond.heit Deputierter
haben angezeigt und bekandt, demnach Sie düttlerische geschiedene haußfrau an ged. Ihren geschiedenen Mann eine Zimmliche prætension sowol weg. Ihrer Ergäntzung und morgengaab laß auch für die benöthgte alimenta Vor Sie und d. von ihm habende Kind. erfordert, solche Forderung auch beÿ E. E. Großen Rath angebracht, und mit demselb. darüber litigiret, alß hätten Sich endlich beede Parteÿen durch Vermittlung ehrengem. Hh. Depp. dahien Verglich., Ihr und Er der Vogt in nahmen seines principalen Ihro deß. geschiedener Frauen für alle deren Ansprach und prætensionen offerirt 300 pfund pfenning (…) 300 Pfund alß eine beschwerde auff sein Düttlers unden am Fischmarck geg. dem Kauffhauß über gelegene Zum drachenfelß genandte Gewerbs und Eckbehaußung (…)

Le tuteur de Jacques Düttler et l’hôpital bourgeois passent un contrat d’entretien pour le restant de sa vie, garanti sur sa maison sise à côté de la Maison du sel, face à la halle

1688 (14.5.), Chambre des Contrats, vol. 559 f° 316
(Leibgeding) H. Balthasar Friderich Stößer, Schaffner deß Mehrern Hospitals
in gegensein Hn Dionysÿ Schöpffen deß Specereÿhändlers alß Vogts Jacob Düttlers mit beÿstand H. M. Martini Reeben, Pfarrhers in Ruprechtsau und Hn Johann Ulrich Reinthalers deß Specirirers, sein Düttlers beede Schwäger, wie auch mit fernerer Assistentz /:tit:/ Hn Johann Gumbrechts und Hn Johann Georg Ehrlin, beeder E.E. großen Raths beÿsitzer
Ihme düttlern in besagten Hospitahl dergestalt auff: und angenommen haben daß Ihme eine besondere Cammer Zum losament gegeben und Er an dem so genandten Kuchentisch nach deß Spitahls ordnung und gewohnheit die Zeit seines Lebens alimentiert und verpflegt werd. solle, Dahingeg. so verspricht obgem. H. Schöpff Vögtlicher weiß, im nahmen ged. düttlers welcher seiner anzeig nach hierin consentirt (…) 500 Reichsthaler oder 375 pfund
unterpfand, die düttlerische under halb deß Fischmarckts am Saltzhauß gegen dem Kauffhauß gelegene Gewerbs behaußung, so einseit ein Eck, anderseit neben H. Abraham Kochen, Ambtmann zu Waßlen: und Marlenheim, hinten auff Hn Christoph bleÿfuß E.E. großen Raths beÿsitzer stoßend gelegen
ratificirt d. 17.ten May 1688, [unterzeichnet] Jacob dittler
[in margine :] Pro Nota. die hierin verschriebene 300. lb Capital sind d. düttlerisch. haußfrauen nach verkauffung deß vnd.pfands von H. Johann Dreher, handelßmann den Käuffern bezahlt und and. werts angelegt word. wie in d. Cancelleÿ Contractstub Regsitr.a. A° 1689. fol. 345.b. in marg.. und fol. 427. Zu befind.

Jacques Düttler vend la maison 1 950 livres au marchand Jean Dreher et à sa femme Marie Dorothée Goll. Le bail à Abraham Koch continuera à courir.

1689 (1.7.), Chambre des Contrats, vol. 560 f° 344-v
Jacob Düttler, mit beÿstand H. Dionysÿ Schöpffen deß specirierers, seines curatoris
in gegensein H. Johann Drehers, deß Handelßmanns und Fr. Mariæ Dorotheæ gebohrner Gollin deßen Ehelichen haußfrauen, mit beÿstand Hn Georg Christoph Kasten, deß bestädigen regiments der Hh. XXI. beÿsitzer, H. Johann Philipß Kasten, J.U. Doctoris und E.E. Kleinen Raths Referendarÿ, wie auch Hn Georg Gollen deß Parchethändlers
eine Gewerbs: behaußung, mit allen deren Gebäuen, begriffen Rechten und zugehördten allhier underhalb deß Fischmarckts, am Saltzhoff geg. dem Kauffhauß über, einseit ist ein Eck, anderseit neben Hn Abraham Kochen, Amtmann zu Waßlen und Marlenheim, hind. auff H. Christoph Bleÿfußen E.E. großen Raths beÿsitzer stoßend gelegen, und zum Drachenfelß genandt, von welcher behaußung gehen Gemeiner statt Pfenningthurn jährlich weg. eines wetterdachs, gangs und ständels 12 ß Allmendgeld, So seÿe dieselbe auch noch umb 1140 Pfund Kauffschillings Rest Fr. Elisabeth gebohrner Düttlerin, Hn Johann Ulrich Reinthalers deß Specirierers haußfrau, und Fr. Margarethæ Düttlerin, H. M. Martini Reeben Pfarrherrs in Ruprechtsau haußfr. deß Verkäufers beed. Schwestern, Ferner umb 300 lb Capital Fr. Annæ Mariæ gebohrner Mägelin, deß Verkaüffers haußfr., So dann umb 375 pfund Capital dem mehrern Hospital weg. einer von dem Verkäuffer daselbst erkaufft aber wid. velaßenen Pfrund verhafftet – umb 1950 Pfund
Darbeÿ ferner zu Wißen, d. hiebevor dießes ietz verkauffte und d. obbemeldte H. Ambtmann Koch gehörige Nebenshauß zusammen gebroch. und darüber insond.bahrer vergleich auffgesetzet auch in d. Cancelleÿ Contractstub am 3.ten 7.br. 1681. verschrieben word. darbeÿ es der H. Kaüffer seines Orths auch gelaß.
[in margine :] (…) in gegensein H. Johann Georg Büchels deß handelßmanns als ehevogts fr. Annæ Margarethæ gebohrner Dreherin für sich und im nahmen überige hierinn ged. H. Drehers et uxor. beeder nun seel. Nachgelaßener Erben (quittung) den 26. maÿ 1696

Le marchand épicier Jean Dreher a épousé en 1664 Marie Dorothée Goll, fille de marchand
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 52, n° 39)

1664. Johann Dreher weÿland Herrn Johannis Drehers des Specereÿhänters vnd burger Zu Lehneberg in dem Hertzog thumb Würtemberg gelegen hinterlaßener ehelicher Sohn, Vnd Jungfrau Maria Dorothea weÿland Herrn Matthiä Gollen geweßenen Handelsmanns Und burgers allhie Eheliche tochter. Mont. d. 8. Aug. Münster (54)

Veuf, Jean Dreher se remarie en 1693 avec Elisabeth Bœckler en son domicile
Mariage, Saint-Thomas (luth. f° 39 n° 204)

Heüt den 3. Xbris 1693. ist (…) auff geschehene außrufung und Vorwissen Obrigkeitlich, privatim vor christlichem umbstand eingesegnet word. H Johann Dreher den burger und handelsmann dahier und Jungfr. Elisabetha weÿl. H Johann Henrich Boeclers geweßenen Kaÿs. undt Chur Maintz. Raths Com. palat. Cons. und hies. prof. Eloq. et Hist publ. wie auch des Collegiat stiffts S. Thom. Canonici Senioris nachgelaßene eheleiblich eheleibliche Tochter Unterpfand sein soll Johann Dreher Alß H., Elisabetha böcklerin als hoch zeiterin (i 41)

Elisabeth Bœckler passe un accord avec les enfants de son défunt mari

1695 (3. Maÿ), Chambre des Contrats, vol. 567 f° 297-v
Fr: Elisabetha geb. Böcklerin Weÿl. Herrn Johann Drehers, deß ältern gewesenen handelßmanns sel. nachgelaßene Wittib, mit beÿstand Herrn Johann Dietrichs deß Banquiers und E.E. großen Raths alten Beÿsitzers, Ihres Curatoris, wie auch p herrn Johannis Böcklers Medicinæ Doctoris & Professoris Ihres leiblichen Hn Bruders an einem,
So dann fr. Maria Salome geb. Dreherin, H. Christoph Christiani deß handelßmanns haußfrau mit beÿstand desselben, H. Johann Dreher, der Jüngere, handelßmann, und Fr. Anna Margaretha geb. Dreherin, H. Johann Georg Büchels deß handelsmanns haußfrau, alle dreÿ alß obgemel. Herrn Drehers deß ältern nun sel. nachgelaßene Kinder und Erben am andern theil
haben freÿ guthwillig offentlich gezegt und bekandt, demnach vorged. H. Johann Dreher der ältere am 21. 9.bris jüngsthin Zeitlichen todes verfahren, und darauff sich ereugnet, daß Sie wolgem. deßen Fr. Wittib an deßen Verlassenschafft zu erfordern hätte wie folgt, Nemblich (…), Und aber Ehe man zur Inventation ged. herrn Drehers sel. Verlassenschafft schreiten können, sich hervor gethan, daß das Inventarium so nach absterben (…)

La maison revient à Marie Salomé Dreher qui épouse en 1682 le marchand Jean Philippe Kast puis Christophe Christiani, originaire de Hattingen dans la Marche de Brandebourg

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 99)
1682 Dom. Oculi. Zum 2 mahl hr Johann Philipp Kast handelßm. Hr Georg Christoph Kasten des Handelßm. u. Burgers ehel. S. Jfr. Maria Salome H Johann Drehers auch handelßmann v. Burgers allhie ehel. T. Cop. den 12.t Mart. Prediger (i 100)

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 28, n° 170)
1691. Eod. Seind zum II mahl außgeruffen Word. Hr Christoph Christiani handelßmann, Weiland hr. Werner* Christiani, Evang. Prediger zu hattingen in der Marck Brandenburg nachg: ehel. S., Fr. Maria Salome Weiland Hrn Joh: Philipp Kasten handelßmanns nachgelß W. Seind würcklich den 14.t 9.br copulirt Worden. [unterzeichnet] Christoph Cristiani alß hochzeiter, Maria Salome Kastin als Hochzeiterin (i 28)

Christophe Christiani devint bourgeois un mois après son mariage
1691, 4° Livre de bourgeoisie p. 607
H. Christoph Christiani, Von Hattingen in der Marck brandeburg gebürtig, weÿl. H: Wenemarus Christiani gewesten Evangelisch. Pfarrers daselbst hinterl. sohn; empfangt das burgerrecht Von f: Maria Salome Gebohrner Treherin weÿl. H: Joh. Philipp Kasten des geweßenen handelsmann hinterl. wittib seiner jetzmahlig. haußf. p. 2. gold.R. 16 ß so Er bereits beÿ der Cantzleÿ erlegt, war Zu Vor ledigen standes, Vnd wird Zu E.E. Zunfft Zum Spiegel dienen. Jur. d. 20. Xbr. 1691.

Le tuteur des enfants Christiani loue la maison zum Drachenfels et celle zum Schiff (au Bateau) quai des Bateliers au marchand Jean Petsch

1712 (10.11.), Chambre des Contrats, vol. 585 f° 660
hr Joh: Georg Cracau inspector im umgeldt alß vogt Christianischer KK., Item hr Joh: Jacob Sachs Medicinæ Dr und Practicus
in gegensein H. Joh: Petsch handelsmanns
entlehnt, d. hauß zuem Drachenfels allhier gegen dem Kauffhauß, einseit ist ein eck anderseit neben H. Sederer hinten auff Clemens den handelsmann stoßend, nichts davon außgenommen
Item d. Fabric hauß zuem schiff genannt einseit neben H. Georg Jacob Bub anderseit neben Friedrich Schäffer gelegen, nichts außgenommen, sambt schiff und geschirr wie solches inventirt und geluffert word., auf 2 jahr und 4 wochen anfangend auf ultimo Augusti 13 und sich endigend auf Mich. 1715 – um einen jährlichen Zinß nemlich 250 pfund

Christophe Christiani hypothèque la maison au profit de Jean Chrétien Treutlinger, diacre à Saint-Nicolas

1718 (22.3.), Chambre des Contrats, vol. 591 f° 158
Christoph Christiani handelsmann
in gegensein H. M. Johann Christian Treutlinger Diaconi sen: beÿ St Niclaus – schuldig seÿen 500 pfund
unterpfand, sein vierter theil ahn häußeren derer eines gegen dem kaufhauß einseit ist ein eck anderseit neben H. Soderer hinten auff Clemens und Canderer stoßend zum Trachenfels genant,
d. andere aber ahm staden einseit neben H. Boben anderseit neben der Schäferischen wittib hinten auf den badischen hoff

Les enfants Christiani vendent 7 000 livres les maisons zum Drachenfels et zum Schiff au banquier Jean Michel Wolff

1719 (1. Xbris), Chambre des Contrats, vol. 593 f° 579-v
(7000) Hr Christoph Christiani handelsmann so majorennis und unbevögtigt, Item Fr. Maria Salome geb. Christianiin beÿständlich H. Joh. Jacob Sachs Md: Dris und Practici ihres Mariti, Item Fr. Anna marg: geb. Christianiin beÿständlich H. Joh: Goll Med: Dris und Practici ihres mariti, Item hr. Joh. Georg Cracau inspector im umgeldt alß vogt H. Joh. Friedrich Christiani so majorennis
in gegensein H. Joh: Michel Wolff banquier und frauen Susannæ Cath: geb. Fleckin
eine behausung zuem Drachenfelß genant mit allen deren gebäuden, begriffen, rechten, zugehörden und Gerechtigkeiten ahm Saltzhoff gegen dem Kauffhauß, einseit neben Joh: Clemens dem handelsmann anderseit neben H. Niclaus Sederer auch handelsmann hinten auff ihn Clemens
Item hauß hoffstatt hoff zweÿ nebenshäußer zween höffen darzwichen mit allen deren gebäuen, weithen, rechten, zugehörden und gerechtigkeiten allier jenseith deß stadens unterhalb der neun bruck einseit neben H. Bueben anderseit neben Isaac Büri dem knöpffmacher hinten auff den Badischen hoff, davon gibt mann jährlich 12 ß wegen deß Wettertächels von hauß zuem drachenfels ane allmend geldt auf dem Pfthrn – um 7000 pfund

Compte que rend le tuteur des enfants Christiani
1722 (Mich.), Me Rohr (Daniel, 46 Not 54) n° 1746
Rechnung Weÿland Herrn Johann Geörg Cracaws geweßenen handelsmanns und burgers allhier als geordnet und geschworenen Vogts herrn Johann Friderich Christiani, weÿland Tit: Herrn Christoph Christiani geweßenen vornehmen handelßmanns und ebenmäßigen burgers allhier mit auch weÿl. Tit. frawen Salome geb. Threherin seeligen, erzeigten Jüngsten Sohns, Inhaltend und außweißend, was ermelter herr vogt seel. von Joh: Bapt. Anno 1713 als dem beschluß erstern abgelegten rechnung biß Michaelis Anno 1722 dießes Curandi halben, ferner eingenommen undt sonsten vögtlicherweiße verrichtet und verhandelt hat – Zweÿte und zugleich Letste Rechnung dießer Vogteÿ

Les experts estiment la maison 3 150 livres en 1724 à l’inventaire après décès de Susanne Fleck puis à 3 850 livres en 1730 à l’inventaire après décès de son mari Jean Michel Wolff. La maison revient alors à leur fille Catherine Salomé Wolff qui épouse en 1729 Philippe Frédéric Hermanni, banquier à Paris, originaire de Neustadt an der Haardt en Palatinat (aujourd’hui Neustadt an der Weinstrasse) ; célébration, inventaire des apports

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 68-v, n° 245)
1729. eod. Mittw. d. 2. Mart. sind nach zweÿmaliger Proclamation auff erlaubnus deß Regirenden H. Ammeisters Herrlichkeit im haus ehelich copulirt v. eingesegnet word: H. Philipp Friderich Hermannj Lediger Banquier zu Paris von Neustatt an der hardt H. Joh: Conrad Hermannj, Churfürstlich- Pfältzischen gefäll verwesers deß Oberampts Neustatt ehl. Sohn. v. Jgfr. Catharina Salome, H Joh. Michael Wolffen Vornehmen Banquiers v. E. E. Kleinen Raths Jetztmaligen beÿsitzers ehl. Tochter [unterzeichnet] Philipp Friederich Hermannÿ als hochzeiter, Catharina Salome Wolffin als hocherin (i 72)

L’inventaire des apports des nouveaux mariés est dressé en même temps que celui d’Anne Dorothée Wolff femme de Jean Ulric Goll, banquier à Colmar. L’acte est dressé dans la maison qu’habite le père Jean Michel Wolff, c’est-à-dire à l’angle du Vieux-Marché-aux-Poissons face aux Grandes Boucheries
1729 (7.3.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 27) n° 265-a
Inventarium über der Wohl Edlen und hoch tugendgezierten frauen Catharinæ Salome Hermänniin gebohrner Wolffin zu dem Wohl Edlen und hochachtbahren Herrn Philipp Friderich Hermannÿ, Vornehmen Banquier zu Paris
Frauen Annæ Dorotheæ Gollin gebohrner Wolffin zu dem wohl Edlen und hochachtbahren Herrn Johann Ulrich Gollen Vornehmen Banquier zu Collmar Ihrem H. Eheliebsten in die Ehe gebrachte Nahrung auffgerichtet Anno 1729.
Inventarium und beschreibung aller derjenigen Haab, nahrung und güthere, so die Edle und hich tugendgezierte Frau Catharina Salome gebohrne Wolffin, des Wohl Edlen und hochachtbahren Herrn Johann Michael Wolffen vornehmen burgers und Banquier allhier zu Straßburg mit weÿl. der wohl Edlen und hoch tugendgezierten frauen Susanna Catharina Wolffin gebohrner Fleckin, deßelben gewesener aber seelig verstorbener fr. Eheliebstin ehelich erzeugte ältere tochter zu dem wohl Edlen und Großachtbahren herrn Philipp Friderich Hermanni Banquier Zu Paris /:Frau Anna Dorothea gebohrne Wolffin, des wohl Edlen und hochachtbahren Herrn Johann Michael Wolffen Vornehmen burgers und Banquier allhier Zu Straßburg mit weÿl. der Wohl Edeln und hoch tugendgezierten frauen Susanna Catharina Wolffin gebohrner Felckin, deßelben gewesener aber selig Verstorbener fr. Eheliebstin ehelich erzeugte jüngern tochter Zu dem wohl Edlen und hochachtbahren Herrn Johann Ulrich Gollen Vornehmen Banquier zu Collmar Ihrem ged. Eheherrn in die Ehe gebracht, welche der ursachen allweilen in Ihr beeder Ehepersohnen mit einander auffgerichteten Eheberedung §° 5.to außdrucklichen enthalten daß alles dasjenige was beede wohl Ehrengemelte vertraute Persohnen an zeitlicher Nahrung sowohl anjetzo einander in die Ehe zubringen als auch darinnen auf Ihr Jeedes seithen und linien hero, durch oder ohne testament, letste willen, legats, Schanckungs oder in andere dergleichen weiß und weege ererben undt überkommen werden, einem Jeeden theil und seinen Erben ein freÿ eigen ohnverändert und vorbehalten guth seÿn und bleiben – So beschehen zu Straßburg den 7.t et 8.t Martÿ Anno 1729.

In einer allhier zu Straßburg ane dem undern Fischmarckt gelegenen von eingangs wohl Edelgedachtem H Wolffen dero H Vattern bewohnenden behaußung befunden worden wie volgt.
(f° 16) Series rubricarum hujus Inventarÿ. Volgt nun hierauff die beschreibung der Von Ihro Frauen Hermannÿin in die Ehe gebrachten Nahrung vor und ane sich selbsten, Sa. haußraths 3732, Sa. Silbergeschirr und geschmeids 160, Sa. Goldener Ring, Ketten, Peerlein und dergl. Geschmeids 2570, Sa. baarschafft 319, Summa summarum 6782, Darunder ane Ehesteur begriffen 92 lb, Haussteuren 73 lb, So belaufft sich Ihro Fr. Hermänÿin zugebrachte Nahrung auff 6856 lb
In Frauen Gollin. Volgt nun hierauff die beschreibung der Von Ihro Frauen Gollin in die Ehe gebrachten Nahrung vor und ane sich selbsten, Sa. haußraths 2939, Sa. Silbergeschirr und geschmeids 123, Sa. Goldener Ring, Ketten, Peerlein und dergl. Geschmeids 2053, Sa. baarschafft 333, Summa summarum 5450, Darunder ane Ehesteur begriffen 947 lb, Haussteuren 73 lb, So belaufft sich Ihro Fr. Gollin zugebrachte Nahrung auff 5523 lb. Und wann hierzu noch ferner gerechnet werd. die jenige 10 000 R. oder 20 000 liu. welche eingangs wohl edelgedachter Hr Joh: Michael Wolff dißer seiner Fr. Tochter in Krafft der Ehepacten §° 4.to Vor dero Mütterl. Guths legitiman, wie auch Vor ihr ane weÿl. fr. Mariæ Margarethæ Schmidlinin geb. Kempfferin, ihrer ohne leibs Erben Verstorbenen einbändiger Fr. Schwester seel. Mütt. Legitima ererbte quart deßgelichen Vor dero ehesteur in baarem Geldt hießigem Currentgeld mit in die Ehe gegeben v. zulieffern versprochen hat th. 5000 lb. So trifft Ihro Fr. Gollin nunmaligen eigenthümliches Vermögen dem wahren werth und anschlag nach sammelthafft 10 523 lb

L’inventaire après décès de Catherine Salomé Wolff, dressé en 1734 (voir ci-dessous l’inventaire du veuf) est traitét à la Chambre de la Taille parce que les impôts acquittés étaient calculés d’après une fortune sous-évaluée
1741, VII 1179 – Livres de la Taille f° 79
Spiegel N° 8334 – Weÿl. Fr. Catharinæ Salome gebohrner Wolffin H. Philipp Friderich Hermannj Banquier und burgers alhier Ehel. Haußfrauen Verlassenschafft inventirt H Not. Lang.
Cocnl. Fin. Inv. ist fol. 406.a, 22 122 lb 9 ß 7 ½, die passiva thun 36 077 lb 18 ß 5. Alßo passiv onus was des H. Wittibers und das theilbahre Vermögen anbetrifft 13 955 lb 8 ß 9 d
Hiengegen thun die für Zweiffelhaffte und Verlohren eingebrachte Schulden fol. 425. 32 431 lb 4 ß 4 d. Ist alßo allein der Verstorbenen frauen ohnverändert in die Ehe gebracht und darinnen Von ihrem Vatter ererbtes Guht in consideration Zu Ziehen, weilen selbiges hätte sollen Verstallet werden thut 40 335 lb 18 ß 2 ½
Abgezogen die befreÿten haußraht mit 3881 lb 3 ß 2 d, restiert 36 454 lb 15 ß ½, die machen 72 900 R. Verstallte nur 46 200 R. alßo Zu wenig 26 700 R. Warvon der Nachtrag gerechnet wird auff acht Jahr in duplo à 80 lb. 2 ß d mmacht 640 lb 16 ß
Und auff Sechs Jahr in simplo à 40 lb 1 ß, 240 lb 6 d.
Extat das Stallgeltt pro 1741 mit 70 lb 13 ß
Gebott 5 ß
Abhandlung 40 lb 9 ß 6 d, Summa 992 lb 10 ß 10 d
Auf die eingebrachte und in der Herren XV.r Protocollo enthaltenen erhebliche motiven haben die Obere stall Herren den 5° Junÿ den angesetzten Nachtrag moderirt auff 150. lb d
dt. 15° Sept. 1741. mit 261 lb. 8 ß

Philippe Frédéric Hermanni, banquier et conseiller commercial de l’électeur palatin, meurt en 1761 en laissant pour unique héritière sa fille Amélie Anne Dorothée, épouse de Jean Dietrich
1761 (15.5.), Me Zimmer (6 E 41, 1399) n° 12-a
Inventarium über Weÿland des Hochedlen, hochweisen und hochachtbaren Herrn Philipp Friedrich Hermannÿ, gewesenen Chur Pfältzischen Commercien Raths, vornehmen Banquier und Es. En. grosen Raths hochansehnlichen alten beÿstzers seeligen Verlassenschafft – nach seinem den 21.ten Martÿ jüngst aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt, hie zeitlichen verlaßen, Welche Verlassenschafft auf Ansuchen der hoch edelgebohrnen und hoch tugendreichen Frauen Amaliæ Annæ Dorotheæ Dietrichin gebohrner Hermänniin, des Hochedel gebohrnen, Gestreng, Fürsichtig und hochweisen Hern Johannes Dietrich, löblicher Stadt Straßburg alten hochverdienten, Ammeisters, Herrn Zu Richshoffen, Ober: Niederbronn und anderer Orten, auch vornehmen Baquier allhie Frauen Ehegemahlin, von demselben hiezu insonderheit authorisiret und unter fernerer assistentz S.T. Herrn Friderich Daniel Fleck eines Ehrsamen Grosen Raths jetzigen wohlverdienten assessoris, inventirt und ersuht, durch sie die Frau Ammeisterin und dero Herrn Ehegemahl selbsten (…) geäugt und gezeigt (…) soviel den haußrath und was sonsten darunter pflegt gerechnet zu werden betrifft, die übrige Rubricen aber durch die dabeÿ benambßte Persohnen, nach sowohl von denenselben als auch gedachten Meister Werner gegebenen handtreu, dem wahren werth nach angeschlagen, weilen nemlichen Sie die Frau Erbin, vermög hernach copialiter einverleibten bescheids dieses Inventarium auf löbl. Stadt stall zu producirren dispensiret worden – So geschehen allhier Zu Straßburg Dienstags den 5. Maji et sequentibus diebus Anno 1761.
Der Verstorbene Herr Hemannÿ seel. hat ab intestato zur einigen Erbin verlaßen. Eingangs hoch Edelerwehnte Frau Amaliam Annam Dorotheam gebohrne Hermanÿn, auch vorhoch Edel gedachten Herrn Ammeister Johannes Dietrichs Ehegemahlin, deßelben einige Frau Tochter und Erbin, welche auch dem Geschäfft beneben deroselben Herrn Ehegemahl in Persohn abgewartet
Bericht wegen gegenwärtiger Verlassenschafft. Den 7.ten 8.bris Anno 1734 & seqq: wurde Weÿl. S.T. Frn Salome Hermannÿin gebohrner Wolffin des seel. Hn Hermannÿ Frauen Eheliebstin auch seel. Verlassenschafft, durch weÿl. H. Not. Joh: Daniel Lang Sen: ordnung mäßig inventirt und beschrieben (…) den 31.ten Jan. 1741 wude das darüber auffgerichtete Inventarium geendiget und den 16. Sept: darauffhin auf löbl. Stadt Stall abgehandelt Aus demselben nun erhellet, daß Ihro der seel. Frauen Hernannÿin unverändertes Guth ersuchet und dero einigen Erbin Zugeschrieben worden, woraufhin Zwar die Legitima berechnet und beÿ der Frau Erbin Verheurathung ausgeliefert werd. solte, allein es wurde gantz und gar Keine weitere Untersuchung dann die beÿ der Inventur angestellte vorgenommen, sondern der seel. fr. Hermannÿin gantz Verlassenschafft dem damahligen Hn Wittiber und nun auch seel. Hn Hermannÿ, als welcher den Lebens längl. usufructum, vi testam: reciproci, Ihres samtl. hinterlaßenen Vermögens salva Legitima zu prætendiren hatte, in handen gelaßen (…) deßwegen ist zu anden, daß die zwischen H Hermannÿ seel. v. Ihro Gnaden Hn Ammeister Dietrich geweßte gemeinschafft den 1.t 8.bris 1745. ihren Anfang genommen und den 31. Jan. 1759. sich geendiget habe (…)

(f° 4) In einer allhie zu Straßburg ane dem Roßmarckt gelegenen in diese Verlassenschafft gehörigen und hernach beschriebenen behaußung zugehörig, theils auf dem sogenannten Engelländischen Hoff, Zum theÿl aber auch in dem Herrschaffttlichen Hauß Zu Molßheim befunden worden wie folgt.
In der behaußung allhier zu Straßburg. Auff dem ersten Stock des vordern hauses, In des Herrn seeligen Zimmer, Auf dem dritten Stock des hintern Gebäudes, In der Cammer N° 1, In der Cammer N° 2, In der Cammer N° 4, In der Cammer N° 4, In der Cammer N° 5, In der Cammer N° 6, In der Cammer N° 7, In dem Garde des meubles
Auf dem Zweÿten Stock des hintern Gebäudes, In des Hern Enckels Herrn Præceptoris domestici Zimmer, In des Herrn Enckels Zimmer, Im dem Zimmer darneben, In der Jungfrau Wolffin Zimmer, In deroselben Vorzimmer, In dem laquirten Cabinet, Im grünen Zimmer, In dem Zimmer darneben, In dem großen Kasten im Haußöhren des Zweÿten Stocks
Auff dem zweÿten Stock des vordern hauses, In der Garde Robe, In dem gelben Zimmer, In dem Cabinet darneben, In des Herrn Tochtermanns vorzimmer,
Auff dem ersten Stock des vordern hauses, In des Herrn seel. Zimmer, In deßelben Vorzimmer, Im Speiß Saal, In dem Zimmer neben dem Speiß Saal, In dem langlechten Nebens Cabaretier, In dem Comptoir, In dem Zimmer darneben, In der Kuchen, In der Secretarien stube, In der Untermägd Cammer
(f° 31) Eigenthum ane häußern allhier Zu Straßburg. Erstl. eine Vorder, Mittel und Hinter behaußung, Hoff, Hoffstatt, Zweÿ Nebens häußer und Zween höff dar Zwischen, zum Schiff genannt jenseits des Stadens unterhalb der neuen Bruck (…)
(f° 32) Item eine behaußung bestehend in Vorder: und Nebens gebäuen, Hoff, bronnen, Gärtlein und hoffstatt, mit allen übrigen deren Begriffen, Weithen, zugehörden ane der Bronn: oder Kettengaß (…)
(f° 32-v – H Hermannÿ allein gehörig) It. eine vordere und hintere behaußung, mit allen dero Hoffstätten, Höffen, stallung und überigen zugehörden, Weithen, begriffen, Rechten und Gerechtigkeiten, gelegen allhier Zu Straßburg ane dem Roßmarckt, einseit neben herrn Johann Jacob Richshoffer, jetzig wohlregirendem H Ammeister und XIIIr allhier, anderseith neben herrn Baron von Wangen hinten auf die dom Capitulische Probsteÿ stosend, so freÿ, ledig und eigen, hiehero ohnpræjudicirlichen dem ankauff nach angeschlagen p. 7500 lb.
Pro Nota. Unter dieser Ankauffs summa waren zwar die in solcher behausung sich befundene Faß und Trumeaux mitbegriffen, solche sind aber dermalen unter vorheriger activ-massa enthelten und ist dahero Künfftighin Keine Untersuchung deßhalben vonnöthen.
Wie aber der seel. Herr Hermannÿ diese behausung mit solchen trumeaux und Faßen auch Liegerlingen, von Herrn François Marie Gayot, Conseiller du Roy, Commisaire Provincial des Guerres, Ordonnateur et Subdélégué général de l’Intendance d’Alsace ane sich erkauffet haat, wiset ein in frantzösische Sprach gefertigter pergamentener Kauffbrieff mit allhiesiger Cancelleÿ Contract stuben anhangendem Insiegel verwahret, datirt den 22.ten Septembris Anno 1739. Ferner besagen über diese behaußung Sieben verschiedene theils teutsch, theils frantzösische Kaufbrief. Und über verschiedene derselben Gerechtigkeiten, Vergönstigungen und onera zwen in allheisiger Cancelleÿ Contract stuben errichtete Vergleich de datis 7.ten Januarÿ 1730. et 14.t Junÿ 1717. samt anderen schrifftlichen bericht, alles mit altem N° 5 bezeichnet. Welche bvorangemelte Documenta in schongedachtem Verlaßenschaffts Inventario à fol. 377. fac. 1. bis ad fol. 383 fac. I.ma umständli. beschrieben zufinden sind.
So dann ist wegen den Ablauf derer gewässer diser behausung vorhanden, ein zwischen Ihro durchläucht dem Printzen Constantino von Rohan, dem heutigen herrn Bischoff allhuer zu Straßburg, als damahligen Grand Prévôt des hiesigen hochlöbl. Dom-Capituls und dem nun seel. herrn Hermanny unterm 12. Januarÿ 1755. getroffener Vergleich Krafft deßen die Gewäßer dieser behausung ane statt vormals in ein Senckloch zu lauffen, so in gemelter Grande Prévôté gemachten Canal fliesen sollen, in welchem Vergleich aber ausdrucklichen vorbehalten, daß im fall die vergönstigung oder der Gebrauch dieses Waßer Canals aufhören solten, der Eigenthümer dieser Behausung sich des gedachten Sencklochs wieder Zubedienen Fug und Macht haben solle.
Ferner ein mit E: E: Zunfft der Weinsticher in allheisiger Cancelleÿ Contractstub den 2.ten Octobris auffgerichteter Vertrag vermög welchen gedachte Ehrsame Zunfft den durchlauff der Gewäßer dieser behausung durch dero hinter hauß gegen einer Jährl. Erkantlichkeit von Sechs Gulden verwilliget hat. Und dann eine auch in allhies. Cancelleÿ Contractstub errichtete Transaction und respectivé Kauffschilling, krafft deren der seel. herr Hermannÿ, von nun weÿl. herrn Andrea Stahl geweßenen Exsenatore und Steinmetz meister allhie auch obige Servitide um eine summa von 120. lb auf ewig ane sich erkauft hat, de dato 2.ten Octobris 1757.
‘f° 34) It. eine behaußung, hoff, bronnen und hoffstatt ane der Zimmerleuthgaß (…)
(f° 33) Eigenthum ane einer behaußung und Liegenden güthern zu Dietesfeld
(f° 36-v) It. eine behausung, so vormals ein Speicher gewesen, gelegen alhier Zu Straßburg ane der Krebsgaß (…)
So dann ist hier beÿ zu setzen beliebet worden, dejenige Preiß welcher ab der in der seel. Frauen Hermannÿn Verlassenschafft Inventario fol. 165. fac. 2.da et seqq. beschriebenen, bereits den 9.ten aug. Anno 1749. an herrn Johann Michael Greiner den Weinhändler und burgern allhier verkaufften und in allhießiger Cancelleÿ Contract Stuben ordnungs mäßig verschriebenen behaußung allhie Zu Straßburg unten an dem Fischmarckh gegen dem Kauffhauß über gelegen, Zum Dachenfels genannt, erhalten worden mit 5000 lb. Welche Summ Ihro Gnaden Herr Ammeister Dietrich gethaner Anzeig nach, alleine empfangen und in seinen Nutzen Verwendet haben dahero Künfftighin deßen frauen Ehegemahlin in Ergäntzung zu bringen seÿe.
It. eine Scheur und Schopff allhier im grünen bruch
(f° 37) Eigenthum ane einer Mühl und Lusthauß beÿ Molßheim (…)
(f° 38) Antheil ane dem Saltzwerck zu Theodorshall in dem Chur: Pfältzischen Ober Amt Creutzenach
(f° 57-v) Antheil ane der Saline Zu Bruchsal
(f° 63) Series rubricarum hujus Inventarÿ, Sa. haußraths 4073, Sa. Spiegel, ärm und Tisch von Marmor 783, Sa. Kutschen und Chaisen 549, Sa. Pferdt 72, Sa. leeren Faß 558, Sa. Wein 1951, Sa. Silber geschirr und Geschmeids 1379, Sa. goldener Ring 7552, Sa. Pfenningzinß hauptgüter 2543, Sa. Eigenthums ane häußern 27 400, Sa. Eigenthums ane einer Mühl und Lusthauß und Güthern beÿ Molßheim 15 000, Sa. Eigenthums ane einer behaußung und Liegenden güthern zu Dietesfeld 1500, Sa. Gülthen von liegenden güthern 3420, Sa. Erblehen Gült abe einer Mahl Mühl Zu Mutzig, Sa. ane dem Saltzwerck zu Theodorshall in dem Chur: Pfältzischen Ober Amt Creutzenach o, Sa. Antheils ane der Saline Zu Bruchsal 14 922, Sa. Schulden 39 418, Summa summarum 122 335 lb

Originaire de Neustadt-an-der-Haardt, le banquier parisien Philippe Frédéric Hermanni épouse en 1729 Catherine Salomé Wolff
Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 68-v, n° 245)
1729. eod. Mittw. d. 2. Mart. sind nach zweÿmaliger Proclamation auff erlaubnus deß Regirenden H. Ammeisters Herrlichkeit im haus ehelich copulirt v. eingesegnet word: H. Philipp Friderich Hermannj Lediger Banquier zu Paris von Neustatt an der hardt H. Joh: Conrad Hermannj, Churfürstlich- Pfältzischen gefäll verwesers deß Oberampts Neustatt ehl. Sohn. v. Jgfr. Catharina Salome, H Joh. Michael Wolffen Vornehmen Banquiers v. E. E. Kleinen Raths Jetztmaligen beÿsitzers ehl. Tochter [unterzeichnet] Philipp Friederich Hermannÿ als hochzeiter, Catharina Salome Wolffin als hocherin (i 72)

Amélie Anne Dorothée, épouse du banquier Jean Dietrich, vend la maison qu’elle a héritée de sa mère au marchand de vins Jean Michel Greiner et à sa femme Marie Barbe Hummel moyennant 5 000 livres

1746 (9.8.), Chambre des Contrats, vol. 620 f° 608-v
H. Johann Georg Fleck E.E. großen Raths alter beÿsitzer als vogt Fr. Amaliæ Annæ Dorotheæ geb. Herrmannÿn H. Johannes Dietrich des banquier eheliebstin, nach vorherigen von seiten des H. vogts schon am 17. nov. 1732 beÿ ehrengedachtem Raths erhaltenen decreto alienendi cum dispensatione der versteigerung
in gegensein H. Johann Michael Greiner des weinhändlers und Fr. Mariæ Barbaræ geb. Hummelin
eine behausung und hoffstatt mit allen deroselben begriffen, weithen, zugehörden und rechten zum Drachenfels genannt alhier am Saltzhoff gegen dem kaufhauß über, einseit ist ein Eck, anderseit neben weÿl. N. Osterried des Caffésieders wittib und erben, hinten auff Johannes Illinger den tabachändler – als ein großelterliches erbguth – um 5000 pfund

Les experts estiment la maison 8 000 florins, soit 4 000 livres strasbourgeoises lors de l’inventaire après décès de Marie Barbe Hummel
Jean Michel Greiner loue la maison au négociant Jean Daniel Ehrlen (qui figure sur la liste des habitants de 1789)

1786 (28.7.), Me Lacombe (6 E 41, 203) n° 72 bis
Bail de 6 années consécutives qui ont commencé des la St Jean dernière – Sr Jean Michel Greiner marchand de vin
au Sr Jean Daniel Ehrlen négociant
scavoir la maison apartenante au Sr Bailleur en cette ville au bas du Marché aux poissons n° 104 sans en rien excepter ni reserver, excepté une partie de la cave occupée actuellement par le propriétaire de la maison – moyennant un loyer annuel de 800 livres tournois

Jean Michel Greiner lègue la maison à son fils cadet Jean Greiner, lui aussi tonnelier et marchand de vins, qui épouse en 1789 Marie Dorothée Kammerer, fille de cordier : contrat de mariage, célébration

1789 (20.11.), Me Greis (Jean Frédéric 6 E 41, 894) n° 222
(Eheberedung) persönlich erschienen der Wohl Ehren und Vorachtbare Herr Johannes Greiner, leediger Kiefer und Weinhändler Herrn Johann Michael Greiners, dermäsigen Kiefers und Weinhändlers auch burgers alhier ehelich erzeugter sohn unter Autorisation dieses seines Herrn Vater als Bräutigam an einem,
So dann die Wohl Edle und Tugendreiche Jungfrau Maria Dorothea Kammererin, Herrn Philipp Jacob Kammerer Seiler wie auch E.E. Kleinen Raths alten beÿsitzers und burgers alhier ehelich erzeugt tochter unter Autorisation erstbenahmsten ihres Herrn Vaters, las Braut an dem andern theil – Actum alhier zu Straßburg den 20. Novembris 1789 [unterzeichnet] Johannes Greiner als bräutigam, Johann Michael Greiner als Vater, Maria Dorothea Kammererin als Braut, Philipp Jacob Kammerer als Vatter

Mariage, Saint-Nicolas (luth. f° 14, n° 27)
Im Jahr 1789 Montag den 7. Decembris sind nac Zweimal Proclamation in dieser Kirch Copulirt worden, H Johannes Greiner der ledige Kiefer Weinhändl. und burger allh. H. Johann Michael Greiner, des Kieffers u. Weinhändl. auch burgers allh. mit weil. Fr. Maria Barbara gebohrner Hummelin ehel. erzeugter Sohn, 34 Jahr alt u. Jgfr. Maria Dorothea Kammererin H Philipp Jacob Kammerer des Seilermeisters und E.E. großen Raths allh. alter beisitzers auch Kirchenpflegers zu St Niclaus mit weil. Fr. Anna Maria gebohrner Rödererin ehel. erzeugte tochter 27. Jahr alt – [unterzeichnet] Johannes Greiner als bräutigam, Maria Dorothea Kammererin als braut (i 28)

Ils font dresser l’inventaire de leurs apports dix ans plus tard
1799 (15 fruct. 7), Strasbourg 7 (12), Me Stoeber n° 1486- Enregistrement de Strasbourg, acp 69 F° 150 du 25 fruct. 7
Inventarium über bürgers Johannes Greiner Kiefers und Weinhändlers und der bürgerin Maria Dorothea geb. Kammerer einander vor unverändert in den Ehestand gebrachtes vermögen in ihrem vor weÿl. Not. Greiß den 20. nov. 1789 errichteten Ehecontract
des Ehemanns in die Ehe gebrachtes Vermögen, hausrath 889 fr, silber 188 fr, gold. ring 642 fr, baarschafft 28 fr, haupt capital 23 890 fr, Summa summarum 25 649 fr – haussteur 349 fr, Summa summarum 25 988fr
der Ehefraun Guths, hausrath 809 fr, silbers 121 fr, gold. ring 1404 fr, baarschafft 3055 fr, Summa summarum 5389 fr – haussteur 349 fr, summa 5739 fr
die Ehefrau beiständlich ihres vaters burgers Philipp Jacob Kammerers seilers

Inventaire après décès d’une locataire, Marie Elisabeth Flohr

1820 (17.4.), Strasbourg 3 (65), Me Schreider n° 413 – Enregistrement de Strasbourg, acp 147 F° 45-v du 27.4.
Inventaire de la succession de Marie Elisabeth Flohr, fille majeure décédée le 19 février dernier – à la requête de 1. Charles Ferdinand Noll, papetier à Urach (royaume de Würtemberg), 2. François Bernard Noll, papetier à Urach, 3. Marie Catherine Susanne Noll journalière à Ettlingen (Grand duché de Baden) les trois issus du mariage de Charles Noll, perruquier à Rastatt, avec Elisabeth Flohr, 4. Jean Daniel Stauffert, pêcheur demeurant rue du Bain aux Plantes n° 41, 5. Marie Salomé Stauffert épouse de Jean Balthasar Reisser, menuisier demeurant quartier dit : Petite France n° 18, 6. Léonard Stauffert pêcheur et garde champêtre dans ledit quartier, 7. Marguerite Stauffert veuve d’André Rieffel, pêcheur, les quatre derniers issus de Jean Léonard Stauffert, pêcheur, avec Elisabeth Ziegler, héritiers de leur cousine germaine fille majeure de Michel Flohr et Elisabeth Ziegler
dans une maison vieux Marché aux Poissons n° 104
mobilier 920 fr, numéraire 580 fr, ensemble 1500 fr, 20 ares de terres à Erstein

Jean Greiner meurt en 1839 en délaissant deux enfants. La succession comprend une campagne à la Robertsau et des biens ruraux. Figurent à la masse active les deux maisons contiguës qu’il a léguées à son fils, le 104, Vieux Marché aux Poissons (ultérieurement 19, rue de la Douane) et le 1, rue de l’Etal

1839 (15.5.), Strasbourg 12 (149), Me Noetinger n° 11 333 – Enregistrement de Strasbourg, acp 268 f° 76 du 24.5.
Inventaire de la succession de Jean Greiner, propriétaire à Strasbourg décédé le 5 février dernier – à la requête de 1. Marie Dorothée Kammerer la veuve, communauté réduite aux acquets par contrat de mariage passé devant Me Kreis le 20 novembre 1789, 2. Jean Michel Greiner, marchand de vins, 3. Jacques Hummel mandataire de son épouse Marie Dorothée Greiner se trouvant momentanément à Berne, ces deux derniers seuls enfants du défunt ([Procuration] résidant au Rabensthal près de Berne)

(acp 269 F° 56 du 21.6. ) immeubles de la communauté, une maison avec jardin, appartenances et dépendances située à la Robertsau canton dit Hemmerich n° 55, d’un côté le chemin, d’autre un particulier de la Robertsau, devant la rue, derrière un chemin, loué verbalement au Sr Lutz, jardinier à la Robertsau pour 100 f, capital de 2000 fr – acquis par acte Me Dinckel le 7 germinal 8 et Me Schweighaeuser le 20 nivose 7 et Procès verbal dressé à la préfecture le 28 janvier 1806
un jardin hors la porte d’Austerlitz d’une contenance d’environ 120 ares avec maison ét dépendances chemin dit Gaessel im Neufeld, d’un côté le chemin dit Lazarethgaessel d’autre la route derrière M Jundt, verbalement loué à Georges Fuchs, cultivateur pour 330 fr, capital de 6600 francs
une pièce de terre labourable (…), ces deux immeuble acquis par expropriation forcée sur le Sr Hartmann par adjudication à la barre du Tribunal Civil le 27 janvier 1809
corps de bien à Wintzenheim, Berstett, Minversheim, Duntzenheim, maison à Beblenheim (Haut Rhin)
masse active de la succession, 4. immeubles légués à Jean Michel Greiner suivant Testament olographe savoir : a) une maison et petite cour, appartenances, dépendances sise à Strasbourg Vieux Marché aux Poissons vis à vis de la douane n° 28, d’un côté Louis Bloch, d’autre la maison n° 104, devant la rue, plus vingt vieux tonneaux de la contenance ensemble de 275 hl estimée 32 000 francs, louée verbalement pour 1300 francs
b) une maison avec bâtiment de derrière, petite cour, appartenances et dépendances sise à Strasbourg Vieux Marché aux Poissons n° 104, d’un côté la maison ci-dessus, d’autre le Sr Goenner propriétaire, devant la rue, derrière le Sr Beaudelot, plus deux vieilles futailles contenant 50 hl, estimée 14 000 fr louée verbalement pour 660 francs
c) une maison avec appartenances, dépendances sise à Strasbourg derrière la Moresse rue de l’Etal n° 1, d’un côté la maison n° 2 ci après, d’autre M. Herztog, derrière M. Barthelmé, plus seize vieux tonneaux de la contenance ensemble de 400 hl, estimée 10 000 fr, louée verbalement pour 400 francs
d) une maison avec appartenances, dépendances sise à Strasbourg derrière la Moresse rue de l’Etal n° 2, d’un côté la maison même rue n° 1 ci-dessus, d’autre M. Anstett, plus huit vieux tonneaux contenant 150 hl, estimée 4000 fr louée verbalement pour 130 francs
corps de biens à Wintzenheim, Erstein

Marie Dorothée Kammerer meurt en 1843 dans la maison dont elle est usufruitière (elle porte alors le n° 28 de la rue de la Douane). L’inventaire donne la liste des loyers acquittés par les locataires

1843 (7.2.), Strasbourg 12 (159), Me Noetinger n° 15 417
Inventaire après le décès de Marie Dorothée Kammerer en son vivant veuve de M. Jean Greiner propriétaire demeurant à Strasbourg où elle est décédée le 30 janvier 1843.
L’an 1843 en Mardi 7 février, à la requête de A. M. Jean Michel Greiner, ([biffé] marchand de vins) propriétaire demeurant à Strasbourg, 1. M. Jacques Hummel, négociant et conseil du Roi de Bavière & du grand Duc de Bade à Strasbourg où il demeure, agissant en qualité de mandataire de Mamdame Marie Dorothée Greiner son épouse se trouvant momentanément à Berne en Suisse (…) Les susdits Jean Michel Greiner & De Hummel habiles à se dire & porter seuls héritiers chacun pour une moitié de le feu De Marie Dorothée Kammerer vivante veuve de M. Jean Greiner propriétaire demeurant à Strasbourg

dans les lieux ci après désignés faisant partie d’une maison sise à Strasbourg vis à vis de la Douane, vieux marché aux poissons N° 28 appartenant à M Greiner fils où mad. De Greiner est décédée le 30 janvier dernier
Avant de commencer les présentes opérations les parties ont représenté au notaire soussigné l’expédition en due forme du testament olographe dela feu De Greiner en date à Strasbourg du 25 novembre 1841 (…) déposé aud. Me Noetinger (…) en date du 31 janvier 1843 (…)
Créances 59 259 francs
Loyers & Fermages. § 1. Loyers & Fermages de l’immeuble appartenant aux héritiers de feu M Greiner & dont la Dame sa veuve était usufruitière
1. Il est dû par M.M. Ehrmann & Dietz locataire d’une partie de la maison où il est actuellement procédé, pour loyer dû & échu depuis le 25 décembre dernier, 122
2. Par M. Stehling pour loyer d’un magasin & d’un comptoir faisant partie de lad. maison, calculé comme dessus 26, 65
3. Par M Greiner fils, le cohéritier, pour loyer d’un appartement dans la même maison, 44,35
4. Par M. Lamant, vérificateur de la Douane, pour loyer d’un appartement dans une maison sise à Strasbourg rue du vieux marché aux poissons N° 104, 35,55
5. Par M. Schneider, Me bottier pour loyer d’une boutique & d’un logement dans la même maison, 35,50
6. Par le S. Schuller, sellier carossier pour loyer du troisième étage dune maison sise à Strasbourg rue de l’étal n° 1, 30,75
7. Par le S Kappes, menuisier, pour loyer du premier étage de la même maison, 23,65
8. Par le Sr Rohmann, chargeur à la Douane pour loyer du second étage de la maison sise dans lad. rue N° 3, 9,35
9. Par le S. Vogt, pour loyer du premier étage de la même maison 55,80
Total 60 493, Denier comptant 1310, Ensemble 61 803 francs

Jean Michel Greiner entre alors en jouissance des maisons que lui a légué son père par son testament daté de 1839

1839 (14.2.), Enregistrement de Strasbourg, ssp 74 F° 49, sous seing privé du 22.11.1826, Testament
Jean Greiner, propriétaire
à mon fils Jean Michel Greiner
la propriété des immeubles ci après désignés, 1. la maison en cette ville au Vieux Marché aux Poissons vis à vis la douane n° 28 avec les chantiers et tonneaux qui se trouvent placés dans la cave sous la susdite maison, estimée 32 000 francs
2. la maison située en ladite ville Vieux Marché aux Poissons n° 10 avec les tonneaux et chantiers dans la cave estimée 14 000 francs,
3. la maison en cette ville derrière le Marché Neuf avec les tonneaux et chantiers dans la cave estimée 10 000 francs,
4. la maison n° 2 derrière la Moresse avec les tonneaux et chantiers dans la cave estimée 4 00 francs,
5. la maison rue Salpêtrière n° 13 avec les tonneaux et chantiers dans la cave et dans le magasin à vinaigre pour 4500 francs,
2. à mon épouse Marie Dorothée Kamerer l’universalité des biens en usufruit

Jean Michel Greiner épouse en 1829 Caroline Kammerer, fille de cordier
1829 (13.6.), Strasbourg 8 (47 nouv. cote), Me G. Grimmer n° 2764 – Enregistrement de Strasbourg, acp 195 F° 37 du 19.6.
Contrat de mariage, communauté d’acquets partageable par moitié – Jean Michel Greiner, marchand de vins, fils majeur de Jean Greiner, propriétaire, et de Marie Dorothée Kammerer
Caroline Kammerer fille majeure de Jean Daniel Kammerer, marchand cordier, et de Marguerite Barbe Schneegans

Le dossier du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme contient divers titres de propriété. Lors de son bombardement, la maison appartenait à Marie Becker, veuve de Hermann Eugène Jacht qui épouse en 1931 Joseph Bittner

Ville de Strasbourg – Extrait du registre des actes de mariages. N° 228/1931
Joseph Bittner, commerçant, divorcé de Berthe Benda, né le 3 avril 1884 à Vienne (Autriche), demeurant à Strasbourg, fils d’Auguste Bittner, décédé, d’une part et
Marie Becker, sans profession, veuve de Hermann Eugène Yacht, née le 13 août 1876 à Neuhaeusel (Bas-Rhin), demeurant à Strasbourg, fille de Jacques Becker, décédé, et de Célestine Meyer sa veuve, domiciliéé à Strasbourg, d’autre part, ont contracté mariage à Strasbourg le 21 février 1931
Pour extrait conforme, Strasbourg le 4 août 1945

Marie Becker, femme de Joseph Bittner, vend l’immeuble et ses droits aux indemnités à la Société Immobilière du Quartier de la Douane

1949 (21.2.), Me Taglang à Oberschæffolsheim (dans MRU, cote 424 D 413)
du 21 février 1949
Acte de vente n° 2784
Pardevant Me Louis Achille Taglang, notaire à la résidence d’Oberschaeffolsheim, soussigné, ont comparu
I. Madame Marie Becker, sans profession, veuve en premières noces de Monsieur Armand Eugène Jacht et épouse en secondes noces de Monsieur Joseph Bittner, employé des Esca, également ici présent, avec lequel elle demeure à Strasbourg, 9 rue du Général Gouraud, mariés sous le régime de la séparation de biens suivant contrat de mariage passé devant Me Meyer, alors notaire à Strasbourg, le 19 février 1934, rép. N° 11.862, inscrit au registre matrimonial sous Volume XXI page 304, d’une part
II. Monsieur Robert Hoeffet, propriétaire-cultivateur et Maire, Chevalier de la Légion d’Honneur, sénateur du Bas-Rhin, demeurant à Handschuhheim, agissant comme administrateur de la Société Immobilière du Quartier de la Douane, Société civile immobilière avec siège à Strasbourg, rue de la Haute Montée n° 27, formés suivant contrat de Société passé devant le notaire soussigné ce jourd’hui même et spécialement autorisée par les présentes en vertu d’une procuration conférée par suite du même contrat, d’autre part.
Lesquels, préalablement au contrat de vente, faisant l’objet des présentes, ont exposé ce qui suit.
Madame Bittner est propriétaire de l’immeuble suivant
Ville de Strasbourg, Feuillet 521 di livre foncier
Section 19 N° 136 rue de l’Etal N° 1 et rue de la Douane N° 19, Deux ares vingt-et-un centiares sol, deux maisons,
dont les constructions ont été totalement détruits par le bombardement aérien du 13 août 1944.
Origine de la propriété. Madame Bittner est devenue seule propriétaire de l’immeuble ci-dessus désigné au décès de sondit mari en premières noces Monsieur Armand Eugène Jacht, en vertu de l’attribution de l’universalité de la communauté en pleine propriété faite au conjoints survivant en leur contrat de mariage stipulant communauté universelle et reçu par ledit Me Meyer le 5 juin 1925. Les époux Jacht l’avaient acquis de Monsieur Keller, pharmacien et industriel et dame Germaine Kuhm, son épouse, à Strasbourg, aux termes d’un contrat de vente passé devant Me Baer, alors notaire à Strasbourg le 14 septembre 1921.
L’immeuble en question a été totalement endommagé par suite de faits de guerre.
Les dommages afférent à cet immeuble ont fait l’objet d’un dossier qui a été déposé au Service de la Reconstruction du Département du Bas-Rhin sous N° NV 1671 Z.
Ceci exposé, il est passé à la vente en question.
La comparante Madame Bittner vend en s’obligeant à toutes les garanties ordinaires et de droit, en pareille matière, mais toutefois sans autres garanties que celle de son droit de sinistrée en ce qui concerne le droit à la participation de l’Etat,
à la Société Immobilière du Quartier de la Douane, pour laquelle accepte Monsieur Hoeffel,
l’immeuble et la participation de l’Etat suivant
I. Immeuble
La propriété de l’immeuble Section 19 N° 136 rue de l’Etal N° 1 et rue de la Douane N° 19, ci-dessus désigné, en tant que ces objets sont la propriété de la venderesse.
étant expliqué que la venderesse a fait à la Délégation Départementale du Bas-Rhin du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme à Strasbourg, la déclaration qui a entraîné les dommages subis par l’immeuble sus-désigné,
Et qu’elle a commencé, comme il est indiqué ci-dessus, à constituer le dossier administratif prescrit par l’Etat sous N° NV 1671 Z.
II. Droit à la participation de l’Etat
Tous les droits de la venderesse, sans exception, à la la participation financière de l’Etat dans toutes dépenses de reconstruction et de réparation des bâtiments endommagés ou détruits, quelles qu’elles soient, participation résulant des lois du 11 octobre 1940, 12 juillet 1941, 7 octobre 1942, 8 septembre 1945, 16 mai 1946 et 18 octobre 1946, comme de toutes lois à venir concernant les dommages de guerre subis par les maisons ci-dessus désignées et susceptibles d’être cédés à des tiers.
Entrée en jouissance. L’entrée en possession et jouissance de l’immeuble vendu a lieu de suite, par la prise de possession réelle.
Conditions (…)
Prix de vente. 1. pour l’immeuble 600 000 francs,
2. En ce qui concerne le droit à la participation de l’Etat dans les dépenses de répartition et éventuellement à toutes autres participations ou indemnités qui pourraient être accordées en raison du sinistre, avec faculté d’en faire la cession, le prix forfaitaire de 2 000 000 de francs est convenu entre les parties, sans aucun recours de l’une contre l’autre quelle que soit la somme qui sera allouée en définitive, les parties entendant faire un contrat purement aléatoire. (…)
Etat-Civil. La venderesse déclare 1) qu’elle est née à Neuhäusel le 15 août 1876, 2) qu’elle est de nationalité française, 3) qu’elle n’est et n’a jamais été tutrice de mineurs ou d’interdits ni chargée de fonctions emportant hypothèque légale sur ses biens, 4) qu’elle n’est pas actuellement et n’est pas susceptible d’être ultérieurement l’objet de poursuites pour profils illicites ou indignité nationale pouvant entraîner la confiscation totale ou partielle de ses biens, le tout dans les termes de l’ordonnance du 26 janvier 1944 et 6 janvier 1945. (…)
Vol. 417, fol. 20 N° 91, Enregistré à Schiltigheim A.C. le 12 mars 1949
Autorisé par suite d’un jugement du Tribunal de 1re Instance à Strasbourg en date du 21 septembre 1949 – I.Z. 224/49 – dont une expédition est annexée à la minute d’un acte de dépôt du notaire soussigné du 10 octobre 1949, lequel jugement est entré en possession du notaire soussigné le 7 octobre 1949. [suit copie]

La Société Immobilière du Quartier de la Douane dont fait notamment partie le sénateur Robert Hœffel est constituée pour reconstruire la maison

1949 (21.2.) Me Taglang à Oberschæffolsheim (dans MRU, cote 424 D 413)
du 21 février 1949
Contrat de Société
Pardevant Me Louis Achille Taglang, notaire à la résidence d’Oberschaeffolsheim, soussigné, ont comparu
1. Monsieur Robert Hoeffet, propriétaire-cultivateur et Maire, Chevalier de la Légion d’Honneur, sénateur du Bas-Rhin, demeurant à Handschuhheim.
2. Monsieur Fernand Salomon, fabricant, demeurant à Strasbourg, Boulevard du Président Wilson N° 15.
3. Monsieur Marcel Gugenheim, négociant, demeurant à Strasbourg, rue Sengenwald N° 7.
Lesquels ont requis le notaire soussigné d’étage les statuts d’une société civile immobilière qu’ils ont constitué entre eux, comme suit.
Article premier. Il est formé par les présentes entre les soussignés et les souscripteurs futurs de parts en cas d’augmentation de capital une Société civile immobilière, conformément au code civil.
La dénomination de la société sera :  » Société civile immobilière du Quartier de la Douane « .
Article deux. La Société a pour objet l’acquisition de l’immeuble rue de la Douane N° 19 et rue de l’Etal N° 1 ainsi que tous autres immeubles qui pourront être nécessaires et utiles à l’objet social et à son développement.
Article trois. Le siège social est à Strasbourg rue de la Haute-Montée N° 27. Il pourra être transféré en tout autre lieu par simple décision des gérants ou des associés.
Article quatre. La durée de la Société est fixée à 99 années à compter de ce jour, sauf dissolution anticipée pouvant être décidée par l’unanimité des sociétaires présents et futurs.
Article cinq. Le capital social est fixé en attendant à 150 000 francs (…)


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