1548 Plan Morant


Conrad Morant, nom d’artiste de Conrad Schwebel né au début du XVI° siècle à Bâle, dessine en 1548 la ville de Strasbourg vue du haut de la cathédrale, de sorte qu’il faut tourner le dessin pour pouvoir lire légendes du plan. Les bâtiments proches de la cathédrale sont représentés avec davantage de précision puisque les proportions se réduisent en fonction de l’éloignement.
Le dessin de Morant est un document qui permet de connaître l’aspect de la ville sans être pour autant fidèle. Le nombre des maisons ne correspond pas forcément à la réalité : la rue Brûlée est trop longue, la rue du Faisan trop courte, une rue inexistante se glisse entre la rue Saltzmann et celle des Cordonniers. Liliane Châtelet-Lange (Strasbourg en 1548, Le plan de Conrad Morant, Presses universitaires de Strasbourg, 2001) rappelle que « l’exactitude géométrique et topographique telle que nous la connaissons aujourd’hui n’existait pas encore. Les portraits des villes de la Renaissance ne prétendaient pas donner une vision de la totalité d’une cité et se limitaient à illustrer certains topoi comme la grandeur d’une ville, le grand nombre et la beauté des maisons, la multitude de rues, les grands édifices publics, les ouvrages fortifiés, les nombreuses et importantes églises. »
L’original du plan publié par L. Châtelet-Lange est conservé à Nuremberg au Gemanisches Nationalmuseum.

L’extrait ci-dessous représente la place du château (Fronhoff) au premier plan, la Bruche (l’Ill) au milieu de l’image et les maisons entre les quais (Bateliers à gauche, Saint-Nicolas à droite) et le fossé au sud de la ville. On voit à l’extrémité gauche le Pont neuf, à l’extrémité droite la rue du Maroquin. L’orientation générale (nord en bas) est l’inverse de celle que nous connaissons aujourd’hui puisque la ville est figurée du haut de la cathédrale.

Morant (Fronhoff)


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