Repères historiques (1519-1714)


De la Réforme au traité de Rastatt

La Réforme

  • 1519 – Débuts de la Réformation
    Les premiers écrits de la Réforme imprimés à Strasbourg datent de 1519. Les nouvelles idées y rencontrent une large audience. Le Magistrat protège les prêtres qui se sont mariés, empêche l’iconoclasme tout en faisant retirer les images (1525). La majorité des échevins (184 sur 300) se prononce pour l’interdiction de la messe. Les protestants de Strasbourg n’adhèrent pas à la confession d’Augsbourg mais à la Tétrapolitaine qu’avaient déjà choisie Lindau, Constance et Memmingen. La Ville accueille les représentants de nombreux courants de la Réformation, dont Calvin.
  • 1530 – Diète d’Augsbourg
    Réunie le 25 juin par Charles-Quint qui avait pris position contre Martin Luther par l’édit de Worms (1520). Les protestants y exposent leur profession de foi (confession d’Augsbourg) que les catholiques rejettent. Les protestants forment la Ligue de Smalkalde (1531).
  • 1548 – Intérim, diète cuirassée d’Augsbourg
    L’empereur remporte la victoire de Mühlberg (1547) sur la Ligue de Smalkalde et impose l’Intérim (1548), en attendant (interim) que le concile de Trente réforme l’Église.
  • 1555 – Paix d’Augsbourg
    Elle admet la coexistence des catholiques et des protestants mais seulement ceux de la confession d’Augsbourg. Les sujets doivent professer la religion de leur prince (principe cujus regio, ejus religio). Strasbourg abandonne la Tétrapolitaine (1563) et les calvinistes perdent le droit de célébrer leur culte dans la ville.
  • 1592 – Guerre des évêques
    A la mort de l’évêque Jean de Manderscheid, les protestants choisissent pour successeur le margrave Jean Georges de Brandebourg et les catholiques Charles de Lorraine. La paix de Haguenau (1604) consacre Charles de Lorraine, l’évêché reste catholique, Strasbourg devient entièrement protestante, le Bruderhoff est concédé pour quinze ans aux chanoines luthériens.
  • 1598 – Ordonnance ecclésiastique
    L’ordonnance fixe une doctrine uniforme et normative en établissant une discipline ecclésiastique indépendante du pouvoir civil.

Guerre de Trente-Ans (1618-1648)

    Strasbourg suit son alliance avec l’Union évangélique qui regroupe les princes protestants du Rhin et soutient l’électeur palatin. Elle participe à la lutte contre Ferdinand qui sera ensuite élu empereur. Après la défaite du comte palatin Frédéric, Strasbourg rejoint Ferdinand (accord d’Aschaffenbourg, 26 mars 1621, qui érige l’Académie en Université).
    Melchior de l’Isle propose le soutien du roi de France Louis XIII, un émissaire du roi de Suède Gustave-Adolphe offre à son tour son appui en 1632. Strasbourg se range aux côtés du roi protestant de Suède, par ailleurs alliée de la France. Le maréchal de la Force entre en Alsace. La grâce d’Alès (1629) protège les villes catholiques contre les Suédois et les villes protestantes contre les Habsbourg
  • 1648 – Traité de Westphalie
    Strasbourg conserve son immédiateté à l’Empire, sa constitution, sa religion, ses seigneuries et les droits séculaires établis par la Réforme.
    La Ville, pressée par ses créanciers, vend la seigneurie de Herrenstein (Dettwiller, Dossenheim, Hattmatt), les villages de Goxwiller et de Romanswiller, le château d’Erlenbourg (Romanswiller). Sur la rive droite du Rhin, elle perd les villages d’Allmansweier, Wittenweier et Nonnenweier.

Politique française en Alsace

  • 1679 – Paix de Nimègue
    Elle met fin à la guerre de Hollande (1674-1678). Les bailliages ruraux de la ville de Strasbourg (liste ci-dessous) sont occupés par les Français.
  • 1681 – Capitulation
    Le 30 septembre Strasbourg signe la Capitulation, reconnaît la souveraineté du Roi de France qui maintient les droits religieux, commercial et financier de la Ville mais stipule la restitution de la cathédrale au culte catholique.
  • 1697 – Traité de Ryswick
    Le traité (septembre-octobre) met fin aux hostilités ouvertes en 1686 quand le roi de France fait envahir l’électorat pour soutenir l’évêque de Strasbourg, Guillaume Egon de Furstemberg, candidat au siège de Cologne. L’Empereur abandonne Strasbourg, obtient Fribourg, Brisach, Kehl et Philippsbourg. La frontière entre l’Empire et le Royaume suit désormais le Rhin. Strasbourg est rayée du matricule de l’Empire, les Strasbourgeois ont le droit de quitter la ville en emportant leurs meubles et en vendant leurs immeubles.
  • 1714 – Paix de Rastatt
    Elle met fin à la guerre de succession d’Espagne (1702-1714) au cours de laquelle la France occupe Kehl et Fribourg (1713). Les Français restituent les forteresses sur la rive droite du Rhin. La liberté de navigation sur le Rhin est rétablie. Strasbourg reste à la France.

Bailliages ruraux

Le bailliage de Dorlisheim-Illkirch rassemble les villages de Dorlisheim, Schiltigheim et Adelshoffen, Ittenheim, Handschuheim, Illwickersheim (Ostwald), Illkirch et Graffenstaden, Niederhausbergen.
Le bailliage de Barr rassemble le bourg de Barr et les villages de Bougheim, Goxwiller, Gertwiller et Heiligenstein et en partie Mittelbergheim.
Le bailliage de Wasselonne rassemble le bourg de Wasselonne et Brechlingen, les villages de Flexbourg, Friedolsheim, Ittlenheim pour moitié, Zehnacker.
Le bailliage de Marlenheim rassemble le bourg de Marlenheim et les villages de Kirchheim, Nordheim, Odratzheim.


Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press. Elles sont hébergées par Free-H.