Marguerite Frédérique Ehrmann-Brossard épouse (1811) François Xavier Steinmetz puis (1845) Jean Baptiste Jonnart
Originaire de Molsheim, le vérificateur des douanes François Xavier Steinmetz épouse en 1795 Catherine Lidy qui meurt en 1810 sans enfant. Il se remarie en 1811 avec Marguerite Frédérique Ehrmann-Brossard, fille naturelle de Marie Marguerite Ehrmann que son mari Narcisse Brossard a adoptée le 15 mai 1810.
Marguerite Frédérique naît le 14 février 1789 du perruquier Christophe Guillaume Frédéric Hemmet, de Deux-Ponts, et de Marie Marguerite Ehrmann, célibataire, tous deux luthériens ; l’enfant est porté dans les registres catholiques suivant les dispositions légales. Les Quinze en novembre 1788 refusent au compagnon Hemmet la dispense contraire au règlement, considérant qu’il ne solliciterait pas la maîtrise s’il n’avait pas séduit la fille Ehrmann dont l’inconduite est notoire. François Xavier Steinmetz meurt à Dambach le 16 octobre 1841 après avoir institué sa veuve comme légataire universelle.
Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard se remarie en 1845 à Paris avec Jean Baptiste Jonnart, directeur des douanes et des contributions indirectes, qui meurt le 27 juillet 1857 à Strasbourg en délaissant deux fils issus de son mariage avec Amélie Louise Marie Thérèse de Bertram.
Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard meurt à Nice le 19 août 1867 en délaissant pour héritière universelle Henriette Jeanne Marthe Le Blant veuve de Théodore Greterin, propriétaire à Paris.
Maison en propriété
1832-1836, 23, place Kleber, ancien numéro (IV 442)
1832, rue de l’Arc-en-Ciel n° 8
Originaire de Molsheim, François Xavier Steinmetz épouse en 1795 Catherine Lidy, fille du juriste Jean Georges Lidy.
1795 (30 floréal 3), Strasbourg 6 (12), Not. Laquiante n° 31 (19 mai 1795)
Contrat de mariage – Cit. François Xavier Steinmetz Employé comme premier commis au Bureau des Entrées de l’Hopital Sedentaire de cette commune, fils majeur du C. Antoine Steinmetz Sellier de la commune de Molsheim et de Marie Anne Bähler
La Cit. Catherine Lydi, fille majeure du C. Jean Georges Lydi, homme de loi de cette commune et de la Cit. Elisabeth Rothin sous l’assistance du C. Gabriel Rillet horloger de cette commune son oncle et Curateur
acp 33 F° 132 du 2 prairial 3
Catherine Lidy meurt en 1810 sans enfant
1810 (28.12.), Strasbourg 5 (32), Frédéric Grimmer n° 6713
Déclaration tenant lieu d’inventaire de la succession de feu Catherine Lidy femme de François Xavier Steinmetz, caissier à la Doûane impériale, décédée le 22 octobre dernier – dressé à la requête du veuf
Dénomination des héritiers, ses père et mère et frères, 1. Jean Georges Lidy homme de loi, père de la défunte pour un quart, 2. Elisabeth Rothea, épouse du susdit Sr Lidy, 3. Georges Martin Lidy employé à la préfecture du Bas Rhin son frère – Contrat de mariage reçu Laquiante notaire à Strasbourg le 30 floréal 3
dans la maison mortuaire rue des Orphelins n° 9
remploy du veuf, 2094 fr
propres des héritiers, 800 fr, remploi 1100 fr, total 1900 fr
communauté, meubles 2472 fr, argenterie 432 fr, numéraire 1200 fr, créances 9600 fr, total 13.705 fr, passif 3294 fr, déduction faite 10.311 fr
acp 116 (3 Q 29 831) f° 57 du 4.1.
François Xavier Steinmetz se remarie en 1811 avec Marguerite Frédérique Ehrmann-Brossard, fille naturelle de Marie Marguerite Ehrmann que son mari Narcisse Brossard a adoptée : contrat de mariage, célébration
1811 (24.12.), Strasbourg 10 (53), Louis Frédéric Zimmer n° 469, 5252
Contrat de mariage – François Xavier Steinmetz vérificateur des Douanes impériales, veuf sans enfant de Marie Catherine Lidy décédée le 22 octobre 1810
Marguerite Frédérique Ehrmann-Brossard, fille adoptive de Narcisse Brossard, propriétaire et de Marie Marguerite Ehrmann son épouse par acte d’adoption devant l’officier de l’Etat civil de Strasbourg le 15 mai 1810 en exécution du Jugement & Arret tant en première instance qu’en appel à Colmar
art. 7, les père et mère de la future épouse font donation à la future épouse d’une maison avec tous ses Bâtiments, cour, puits, appartenances et Dépendances sise à Strasbourg Place des Canoniers n° 21, d’un coté le Sr Brechtel négociant & le Sr Ducarne, maréchal ferrant, derrière la propriété du Sr Brechtel, évaluée à 10.848 fr., louée sans bail écrit pour 500 francs, acquis par acte reçu Zimmer le 27 frimaire 12
assurent la table & logement dans la maison des conjoints Brossard rue de l’Arc en Ciel n° 20 pendant la vie des conjoints Brossard ou 25.000 francs
acp 118 (3 Q 29 833) f° 140 du 26.12. Le survivant aura la jouissance des biens du prémourant
Le futur époux apporte en mariage des meubles et immeubles pour 23.000 francs
La future épouse celle de 6000 francs
Contient donation par Narcisse Brossard père de la future épouse à ladite future épouse d’une maison (…) plus il lègue et donne aux futur époux la table et el logement ou 25.000 francs
Mariage, Strasbourg (n° 418)
Acte de mariage célébré (…) à neuf heures du matin le 26 décembre 1811. François Xavier Steinmetz, majeur dans, né le 14 février 1773 à Molsheim, Département du Bas-Rhin, domicilié à Strasbourg, vérificateur des Douannes, veuf de Marie Catherine Lydi, décédée en cette ville le 22 octobre de l’année dernière, fils d’Antoine Steinmetz, sellier à Molsheim, et de Marie Anne Böhler
Marguerite Frédérique Ehrmann-Brossard, majeure d’ans, née le 14 février 1789 à Strasbourg, domiciliée à Strasbourg, fille adoptive de Narcisse Brossard, propriétaire en cette ville, et fille naturelle de Marie Marguerite Ehrmann, son épouse ci présents et consentant (…) ladite épouse produit son acte d’adoption dressé par Ensfelder, adjoint du maire le 15 mai de l’année dernière (signé) François Xavier Steinmetz, Marguerite Frédérique Ehrmann Brossard (i 24)

Jugement d’adoption, joint à l’acte Ritleng n° 5521 dressé en 1867
Marguerite Frédérique naît le 14 février 1789 du perruquier Christophe Guillaume Frédéric Hemmet, de Deux-Ponts, et de Marie Marguerite Ehrmann, célibataire, tous deux luthériens. L’enfant est porté dans les registres catholiques suivant les dispositions légales.
Baptême, Saint-Pierre-le-Vieux (cath. f° 56)
Anno Domini 1789 die 14 februarii nata est Margareth Friderica filia /:pro ut infra Scripta Jurata obstetrix Maria Elisabetha Kautzin ex declaratione Matris sibi in partus doloribus facta asub fide officii sui nobis retulit:/ Christophori Wilhelmi Friderici Hemmet Bipontini crinium concinnatoris et Mariæ Margarethæ Ehrenmann solutæ argentinensis amborum Lutheranorum, sequenti die a me subscripto baptizata (im 59)
Natif de Deux-Ponts, le compagnon perruquier Christophe Guillaume Frédéric Hemmet demande à être dispensé des années d’épreuve puisqu’il a l’intention d’épouser la fille d’un maître perruquier dont la veuve est disposée à lui céder la boutique. Il déclare avoir appris le métier dans sa ville natale puis fait son tour de compagnon à Paris puis à Lyon. Les représentants des perruquiers objectent que le pétitionnaire n’a apporté aucun certificat qui prouve ses dires, qu’il ne s’est pas inscrit aux années d’épreuve et que le principal motif de sa demande est qu’il a séduit sa fiancée qui attend un enfant ; le règlement stipule en outre qu’aucun nouveau maître ne sera admis tant que leur nombre ne sera pas ramené à soixante. Le précédent que cite le pétitionnaire ne saurait être comparable à sa situation. La commission est d’avis d’opposer un refus à la demande contraire au règlement, considérant qu’il ne solliciterait pas la maîtrise s’il n’avait pas séduit la fille Ehrmann dont l’inconduite est notoire.
1788, Protocole des Quinze (2 R 199)
(p. 389) Sambstag den 8.ten Novembris 1788 – Wilhelm nôe Christoph Friedr. Willhelm Hemmet des Peruckenmacher-Gesellen von Zweÿbrucken ca. E. E. Zunft der Weinsticher Hn. Zunftmeister prod. unt. memor. u. b. auch oblato s. beÿl. sub nro 1. um gn. dispens von den Muthjahren und admission Zum Meisterstück. Claus b. cop. und term. ord.
(p. 400) Sambstag den 22.sten Novembris 1788 – Wilhelm nôe Christoph Willhelm Friedrich Hemmet in act. ca. E. E. Zunft der Weinsticher Hn. Zunftmeister, erholt memoriale vom 8.ten huj. und b. unt. um deputation. Claus prod. Exceptiones jtô petito und bitt gleichfalls um deputation. Erk. Ober handwercksherren.
(p. 416) Sambstag den 29.sten Novembris 1788 – Ober handwercksherren lassen durch Hrn Secretarium Zaepffel referiren, Es habe Christoph Willhelm Friedrich Hemmet der Peruckenmacher von Zweÿbrucken Implorant contra E. E. Zunft der Weinsticher Hn. Zunftmeister Implorat den 8.ten Nov. j. ein unt. mem. j.to petito et oblato samt beÿl. sub nro. 1. beÿ Mghh. eingegeben und darinn geboten, Mhhn. geruheten Zu erkennen, daß derselbe als sponsus von weÿl. Hn Joh: Daniel Ehrenmann geweßenen Peruckenmachers und burgers allhier ehelichen tochter von dem Artickel der Muthjahre unter dem Anerbieten Zu dispensiren, und Zum Meisterrecht der Peruckenmacher anzunehmen, daß er dafür die Muthjahre, und pro receptione 600 L. erlege, anbeÿ die Ehrmännische Wittib demselben ihre boutique abtrete und überlaße, diesem entgegen habe ehrenged. Zunft Hn Zunftmeister den 22.sten huj. seine unt. Exceptiones producirt, und darinn qual. qua gebeten, Mhh gerugen wollten u erkennen und auszusprechen, daß der Implorant mit seinem begehren refus. exp. ab- und an die Ordnung Zu verweisen seÿe. Worauf den Parthen mit gebettener deputation willfahrt worden.
Beÿ besesener deputation habe Implorant seinem memorial weiter nichts beÿzysetzen gehabt, sondern wie darinn nochmalen vorgetragen, Er habe die Profession in seiner Vaterstadt erlernet, seine Wander-Jahren theils Zu Pariß, theils Zu Lion verarbeitet, seÿe mit der Tochter seiner Meisterin Fr. Ehrmännin [p. 417] ehelich verlobt, seine künftige Schwiegermutter wolle auch Zu Gunsten seiner ihme die boutique, und Kundschaft abtreten, es werde also die Anzahl der Werckstätte nicht vermehrt, und seÿe er auch erbietig, E. E. Zunft für das Meisterrecht 600 l. Zu erlegen und hoffe, sein Gesuch werde um so günstiger aufgenommen werden, als beÿ allen übrigen Professionen in favor der Meisters töchter und Wittiben, die Fremden welche dieselben heurathen, ohne Anstand Zum Meisterrecht gelangen, auch seÿe ein præjudicium vorhanden, daß einer Namens Haller, weilen er die Montflamber’sche tochter geheurathet und die Wittib ihme die Werckstätte abgetreten, als Meister angenommen worden seÿe, dahero er nochmalen wie in memoriali gebeten.
Nôe Implorarischer Zunft seyen erschienen N. Schloßer, und N. Heldt, die beÿden Peruckenmacher-Meister, welche wie in exceptionalibus erwiedert, Implorant habe weder seine Lehre noch Wander-Jahre bescheiniget, also seÿe diß sein angebrachtes medium hinfällig, er seÿe keines wegs in Ordnung, Habe im Grund nichts für sich, als daß er die Ehrmännische tochter geschwängert, diß seye aber keine ursache, um von den Ordnungen dispensirt Zu werden, da er vielmehr seines unziemlichen betragens halben Ahndung verdiene, er seÿe nicht einmal um die Muthjahre eingekommen, noch weniger in dieselben eingeschrieben. Er möge noch so viel um das Meister-Recht E. E. Zunfft anbieten, so könne sie solches doch nicht annehmen, indem es wieder alls Artickel laufe, welche ausdrucklich befehlen, daß bis und solang der Meister-Anzahl nicht auf sechzig reducirt seÿn würde, kein Meister angenommen werden solle, es seÿen dann dreÿ Werckstätte eingegangen. Es seÿen in diesem Jahr sechs Meister angenommen worden, und wenn des Imploranten Gesuch stattfinden sollte, so würde sich eine Menge andere auf dieses præjudicium Zum Nachtheil der Meisterschafft gründen, und würde solches das erste seÿn, welches vorhanden wäre, der das von dem Imploranten angeführte præjudicium Mstr Hallers seÿe grund falsch, indem derselbe dreÿ Monate ehe er sich mit der Montflambert’sche tochter versprochen Meister gewesen, mithin der Montflambert’sche wittib welche noch ihre boutique, wann sie will, führen kan, seine Meister-Recht keines wegs Zu verdancken habe, die Peruckenmacher Meister töchter seÿen auch hierinn schon, gleich den übrigen Meisters tochtern, anderer Handwercker begünstigt, da sie ipso jure frisenses seÿn können, dahero sie nochmalen wie in exceptionibus auf das angelegentlich so gebeten.
Die Herren Deputirten haben aus beÿderseitigem Anbringen wahrgenommen, daß Implorant niemalen des Sinnes gewesen, sich allhie Zu etabliren, ansonsten er sich in die Muthjahren welches ein vorläufiges requisitum dazu, würde haben einschreiben laßen, woraus deutlich Zu schließen daß wann er sich mit der Ehrmännischen tochter nicht vergangen hätte, er sich niemalen um das Meisterrecht bekümmert haben würde. Diese begangenschaft aber seÿe um so weniger einer begünstigung würdig, als die üble Aufführung des Imploranten angeblicher Sponsæ stadt kündig, und die Abweichung von dem Artickel un vorliegendem Fall von der schädligsten Folge seÿn würde, dahero die Hhn Deputirten auch keiner andern Meinung seÿn können, als daß Implorant, deßen Begehren in allem Betracht wider Ordnung und Artickel läuft, keiner begünstigung würdig, mithin mit seinem Begehren refusis et his expensis ab- und an den Gerichtsbescheid Zu verweisen seÿe. Erkannt, Bedacht confirmirt.
(Prothocollum D p. 49) Bescheid
François Xavier Steinmetz meurt à Dambach le 16 octobre 1841 après avoir institué sa veuve comme légataire universelle.
1841 (11.12.), Strasbourg 1 (88), Marie Guillaume François Rencker n° 16.141
Déclaration tenant lieu d’inventaire à la succession de François Xavier Steinmetz
11. X. 1841. a comparu Dame Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard, Veuve de Monsieur François Xavier Steinmetz, ancien vérificateur des Douanes domiciliée à Strasbourg, laquelle a déclaré que son mari est décédé à Dambach, canton de Villé, Arrondissement de Schlestadt le 16 octobre dernier, que par son testament olographe en date du 7 février 1812, déposé en l’étude de M° Rencker, l’un ses soussignés notaires le 19 octobre 1841 en exécution d’une ordonnance rendue le même jour par Mr le Président du tribunal de première instance de Strasbourg, le défunt a institué la Dame comparante sa légataire universelle (…)
Contrat de mariage passé devant M° Georges Frédéric Zimmer le 24 décembre 1811
acp 293 (3 Q 30 008) f° 42 – Communauté. Immeubles, 1) 4 ha 10 ares 95 à Gebolsheim, 2) 20 ares à Wittersheim, 3) 3 ha 12 ares à Mommenheim, 4) 20 ares à Bernolsheim, 5) 20 ares à Wahlenheim, 6) 15 ares de vignes à Wingersheim, 7) 10 ares à Schwindratzheim, 8) 145 ares 40 à Wasselonne, 9) 37 ares 40 c à Dettwiller, 10) 157 ares 30 à Woldolwisheim, 11) 75 ares à Littenheim*, 12) 63 ares terres et prés à Wingersheim, 13) 64 ares 56 a à Krautwiller, 14) 40 ares à Rosheim, 15) 5 ares 55 à Molsheim, 15) 2 ha 19 ares 60 à Dambach, 16) 56 ares à Dahlenheim
Créances 58.468, argent comptant 520, mobilier 850
Propres à la succession, 323 ares 94 c à Truchtersheim
1 ha 83 ca à Molsheim, moitié d’une maison à Molsheim, 10 ares à Mutzig
84 ares 57 à Mommenheim, 25 ares à Wittersheim
Mobilier 685, garde robe 355, propres du défunt inexistants 16.000
propres de la veuve inexistants 1846
Récapitulation, succession immobilière 31.491, mobilière 1040
François Xavier Steinmetz meurt à Dambach en 1841
1841 (17.11.), Marie Guillaume François Rencker
Notoriété constatant que Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard, veuve de François Xavier Steinmetz, propriétaire décédé à Dambach le 16 octobre 1841 a seule droit à sa succession comme légataire universelle
acp 292 (3 Q 30 007) f° 68 du 19.11.
1846 (3.4.), Strasbourg 1 (99), Marie Guillaume François Rencker n° 18.871
3 avril 1846. Notoriété – (…) qu’ils ont parfaitement connu le Sr François Xavier Steinmetz en son vivant propriétaire, domicilié à Strasbourg décédé à Dambach arrondissement de Schlestatt (Bas Rhin) le 16 octobre 1841, Epoux de Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard, qu’ils savent qu’après le décès dudit Sr Steinmetz il n’a point été dressé d’inventaire de sa succession & que le dit Sr Steinmetz n’a délaissé aucun héritier à réserve
acp 346 (3 Q 30 061) f° 92-v
Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard se remarie en 1845 à Paris avec Jean Baptiste Jonnart, directeur des douanes, veuf d’Amélie Louise Marie Thérèse de Bertram.
Reconstitution des actes de l’état civil de Paris (5 Mi 1-2160, i 10
Expédition délivrée sur papier libre par M° Ducloux, Notaire à Paris, soussigné le 18 août 1873 d’une copie authentique de l’acte de mariage annexée à la minute, étant en sa possession, d’un acte de dépôt reçu le 28 janvier 1846 par M° Ducloux susnommé
Ville de Paris, V° mairie. L’an 1845, le 23 décembre à dix heures du matin, Acte de mariage de Jean Baptiste Jonnart, Directeur des douanes à Paris, membre du conseil général des Ardennes, Chevalier de la Légion d’Honneur, né à Rocroy le 21 octobre 1787, demeurant à Paris rue de l’entrepôt n° 2, veuf de Amélie Louise Marie Thérèse De Bertram, fils majeur de Jacques François Louis Jonnart et de Jeanne Joseph Maillieux, son épouse décédée, d’une part
et de Marguerite Frédérique Ehrmann-Brossard, rentière née à Strasbourg, Bas Rhin le 14 février 1789 y demeurant, veuve de François Xavier Steinmetz, fille majeure adoptive de Marie Marguerite Ehrmann et de Narcisse Brossard, son épouse, décédés
Jean Baptiste Jonnart meurt en 1857 en délaissant deux fils issus de son premier mariage. Il est conseiller général du canton de Villé de 1852 à sa mort (href= »https://fr.geneawiki.com/wiki/Canton_de_Vill%C3%A9?mobileaction=toggle_view_desktop » />liste)
1857 (4.8.), Strasbourg 1 (144), Marie Guillaume François Rencker n° 24.428
Inventaire de la succession délaissée par Jean Baptiste Jonnard
L’an 1857 le quatre août à neuf heures du matin, à la Requête et en Présence de Monsieur Gustave Jonnart, Propriétaire domicilié à Paris, il va être procédé à l’inventaire de la succession de Monsieur Jean Baptiste Jonnart, Directeur des Douanes et des Contributions indirectes à Strasbourg, Membre du Conseil général du Département du Bas Rhin, chevalier de la Légion d’Honneur, décédé en cette ville le 27 juillet dernier et duquel son fils M. le requérant est seul héritier par suite de la Renonciation pure et simple faite à la succession par Monsieur Louis Jonnart son fils aîné, Propriétaire demeurant à Godel, suivant Déclaration fait au Greffe du tribunal civil de Strasbourg le 31 juillet dernier enregistré (…). M. le requête déclare que feu M. Jonnard père était marié séparé de biens avec Madame Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard, sa veuve, ainsi qu’il résulte du Contrat de mariage passé entre eux, passé devant M. Ducloux notaire à Paris le 18 décembre 1845 enregistré et que par l’article quatre dudit Contrat il a été stipulé (…)
acp 462 (3 Q 30 177) f° 24-v du 4.8. (succession déclarée le 5 août 1857) Il dépend de ladite succession un mobilier estimé 663, créances 1630, argent 435
Le cautionnement de 10.000 francs, grevé du privilège de second ordre au profit de Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard, veuve du défunt, suivant acte reçu Dubois notaire à Paris le 4 juillet 1848
1861 (31.7.), Strasbourg 1 (170), Alfred Ritleng (fils) n° 1849
Notoriété (…) parfaitement connaître Madame Marguerite Frédérique Brossard, veuve en premières noces de M. François Xavier Steinmetz & en secondes noces de M. Jean Baptiste Jonnard, en son vivant Directeur des Domaines & des Contributions indirectes à Strasbourg, Chevalier de la Légion d’Honneur, elle domiciliée & demeurant à Strasbourg & savoir
1° que ladite Dame Jonnart était mariée avec feu Mr Jean Baptiste Jonnart sous le régime de la séparation de biens ainsi que cela résulte d’ailleurs de leur contrat de mariage dressé par M° Ducloux notaire à Paris le 18 décembre 1845, enregistré & de l’Inventaire de la succession du dit Sr Jonnart dressé par M° Rencker lors notaire à Strasbourg le 4 août 1857.
2° Que mon dit Sieur Jonnart est décédé à Strasbourg le 27 juillet 1857 ainsi que cela résulte d’ailleurs d’un extrait des registres des actes de décès de la Ville de Strasbourg (…)
3. Que les noms & prénoms de la certifiée sont Marguerite Frédérique Ehrmann Brossard, ainsi que cela résulte d’ailleurs d’un extrait des registres des actes de Baptême de la paroisse catholique de St Pierre le vieux de Strasbourg (…)
4. Que ladite Dame Marguerite Frédérique Ehrmann Brossard est actuellement veuve en premières noces de M. François Xavier Steinmetz & veuve en secondes noces de M. Jean Baptiste Jonnard,
5. Que c’est donc par erreur a) que dans un titre de 33 pour cent sur l’état (…) a été omise sa qualité de veuve en premières noces (…)
acp 501 (3 Q 30 216) f° 11-v du 1.8.
Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard meurt à Nice le 19 août 1867 en délaissant pour héritière universelle Henriette Jeanne Marthe Le Blant veuve de Théodore Greterin, propriétaire à Paris
1864 (11.6), M° Ritleng fils
Dépôt du testament olographe de Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard veuve Jean Baptiste Jonnart vivant directeur des douanes à Strasbourg
acp 533 (3 Q 30 248) f° 66-v du 13.6.
1867 (26.8.), Antoine Ritleng (père)
Dépôt du testament olographe de Marguerite Frédérique Ehrmann de Brossard veuve de Jean Baptiste Jonnart à Strasbourg, Ledit testament en date de Nice le 14 mai 1867 enregistré aujourd’hui
acp 565 (3 Q 30 280) f° 46 du 28.8.
1867 (11.9.), Strasbourg 1 (181), Alfred Ritleng (fils) n° 5415
Dépôt ordonnance rendue par le président du Tribunal civil de Strasbourg en date du 7 du courant, envoyant Madame Henriette Jeanne Marthe Le Blant veuve de Théodore Greterin, propriétaire à Paris où elle demeure, en possession du legs universel à elle fait en sa faveur par dame Frédérique Ehrmann de Brossard, veuve en premières noces de François Xavier Steinmetz et en secondes noces de Monsieur Jean Baptiste Jonnart, en son vivant directeur des domaines à Strasbourg, décédée à Nice le 19 août dernier aux termes de son testament olographe en date à Nice du 14 mai 1867, enregistré et déposé pour minute en l’étude du soussigné notaire Ritleng suivant acte dressé le 26 août dernier
acp 565 (3 Q 30 280) f° 57-v du 12.9.
3 octobre. Consentement par Henriette Jeanne Marthe Le Blant veuve de Théodore Greterin, propriétaire à Paris,à l’exécution du testament olographe de Frédérique Ehrmann de Brossard veuve de François Xavier Steinmetz et en secondes noces de Jean Baptiste Jonnart de laquelle elle est légataire universelle
acp 565 (3 Q 30 280) f° 74-v du 4.10.
1867 (18.9.), Strasbourg 14 (170), Antoine Ritleng (père) n° 16.673
Inventaire de la succession délaissée par Marguerite Frédérique Ehrmann Brossard veuve en premières noces de François Xavier Steinmetz et en secondes noces de Jean Baptiste Jonnart
L’an 1867 le mercredi 18 septembre à sept heures du matin en l’étude, à la requête et en présence I. de M. Jean Baptiste Vetter, clerc de notaire demeurant à Strasbourg, agissant en qualité de mandataire de Madame Henriette Jeanne Marthe Le Blant, veuve de M. le sénateur Théodore Gréterin, propriétaire, domiciliée à Paris cité Martignac N° 6 (…) Mad° Gréterin ayant agi en qualité de légataire universelle de Madame Marguerite Frédérique Ehrmann-Brossard, veuve en premières noces de M. François Xavier Steinmetz, en son vivant ancien vérificateur des douanes et veuve en deuxièmes noces de Monsieur Jean Baptiste Jonnart, en son vivant directeur des douanes domiciliée à Strasbourg, décédée à Nice (Alpes maritimes) le 19 août 1867 aux termes du testament de ladite dame Jonnart, fait en la forme olographe à Nice le 14 mai dernier enregistré et déposé pour minute en l’étude du soussigné notaire Ritleng suivant acte dressé le 26 août dernier en exécution d’une ordonnance rendue par M. le Président du tribunal civil de Strasbourg le 21 du même mois, en possession duquel legs universel Mad° Gréterin a été envoyée aux termes d’une ordonnance rendue par M.la Président de la chambre des vacations du dit tribunal le 7 septembre courant, déposée en l’étude de M° Ritleng fils notaire susdit suivant acte dressé le 11 septembre présent mois
II. Monsieur Georges Marie Antoine Alfred Ritleng, notaire à la résidence de Strasbourg, demeurant en ladite ville, agissant au nom et comme exécuteur testamentaire de Mad° Jonnart sus-nommée
Copie du testament (22 legs) – Mobilier, Salle à manger, Salon, Chambre à coucher verte, Cabinet de toilette, Cabinet, Ancien oratoire, Chambre bleue, Antichambre, Chambre de domestique 2° étage, Salon, Cabinet de toilette, Chambre à coucher sur le jardin, 2° étage, Petit salon sur le jardin, 2° chambre à coucher sur le jardin, Buanderien Jardin, Antichambre au rez de chaussée, Cuisine, Cave
Hôtel sis à Strasbourg rue de l’arc en ciel n° 8
$ 3566
acp 566 (3 Q 30 281) f° 59 du 21.9. (succession déclarée le le 7 octobre 1867 n° 264) Il dépend de ladite succession, mobilier 1126 francs
acp 566 (3 Q 30 281) f° 79 du 1.10. (vacation du 28 septembre) mobilier 11.271, créances 116.809, créances chirographaires 11.714, actions mines de Lobsann 640 obligation 110, rente sur l’Etat 410710, arrérages de pension 223
acp 569 (3 Q 30 284) f° 16-v du 15.1. (vacation du 8 janvier, succession déclarée le 18 février 1868 N° 141) Legs particuliers de mobilier à Lise Dubourg 3584, à Louise Gréterin 401, à Marie Jonnart 800
Immeubles, 1) 3 ha 95 ares 99 à Gebolsheim, 2) 20 ares à Wittersheim, 3) 3 ha 16 ares à Mommenheim, 4) 20 ares à Bernolsheim, 5) 20 ares à Wahlenheim, 6) 15 ares de vignes à Wingersheim, 7) 10 ares à Schwindratzheim, 8) 5 ha 30 38 à Wingersheim, 9) 2 ha 39 ares 94 c terres à Truchtersheim 10) 1 ha 92 40 à Wintershausen, 11) 81 ares 41 terres, 12) Pfettisheim 1 ha 57 ares 30 à Woldolwisheim, 13) 37 ares 40 c à Dettwiller
Biens légués à Nicolas Schmuck, 57 ares 5 terres à Wingersheim
Biens légués à Félix et Mathieu Steinmetz, 88 ares 77 à Mommenheim 25 ares à Wittenheim
Une maison à Strasbourg rue de l’arc en ciel n° 8
acp 569 (3 Q 30 284) f° 99 du 17.2. (vacation du 15 février) Il dépend de la succession 26 ha 27 terres à Meslay (Calvados)
Une maison à Villé et 3 ares 44 prés dit lieu, une ferme au ban de St Pierre Bois, 28 ares prés ban de Neuve Eglise, une ferme dit Schulhoff à Villé
mobilier se trouvant dans la ferme 2421
1867 (13.11.), Strasbourg 1 (182), Alfred Ritleng (fils) n° 5521
Notoriété – (…) avoir parfaitement connu Marguerite Frédérique Ehrmann Brossard, veuve premières noces de Monsieur François Xavier Steinmetz, en son vivant ancien vérificateur des douanes et veuve en secondes noces de M. Jean Baptiste Jonnart, en son vivant directeur des douanes et savoir
1° que ladite dame est née à Strasbourg le 14 février 1789,
2° qu’elle était fille naturelle de dame Marie Marguerite Ehrmann,
3° que cette dernière épouse de Narcisse Brossard le 4 février 1793 ainsi que cela résulte d’un extrait des actes de la mairie de Strasbourg (…),
4° que par un acte dressé par l’adjoint au maire, officier de l’état-civil de la Ville de Strasbourg le 15 mars 1810 en exécution d’un jugement du tribunal de première instance séant à Strasbourg rendu le 30 mars précédent portant homologation de l’acte faut devant le juge de paix du quatrième arrondissement de cette ville le 14 février de la même année, confirmé par jugement de la cour d’appel séant à Colmar le 13 avril suivant, M. Narcisse Brossatd a adopté la dite Marguerite Frédérice Ehrmann, ainsi que cela résulte d’ailleurs d’un extrait des registres accessoires des actes de naissance de la Ville de Strasbourg (…)
(Joint) Extrait des registres accessoires des actes de naissance – N° 46. Brossard, Marguerite Frédérique Adoptée le 15 Mai 1810
Extrait des Registres des Actes de mariage
Jugement imprimé de la cour d’appel séant à Colmar
acp 565 (3 Q 30 280) f° 106-v du 16.11.
