n° 9 : IX 130 (Blondel) – O 714 puis section 17 parcelle 20 (cadastre)


Impasse de l’Ancre n° 9


L’ancien n° 9 se trouvait au bout du premier bâtiment sur la droite

La maison fait partie de celles que la tribu des bateliers qui a son poêle à l’entrée de la ruelle vend en 1743 à différents acheteurs. Le nouveau propriétaire est un batelier modeste qui meurt quelques années plus tard. Sa fille la vend en 1787 à un cordeur de bois, ancien boulanger.



Elévations pour le plan-relief de 1830, îlot 210. Élévations, cour (C)

La maison, reconstruite en 1869, comprend un rez-de-chaussée, deux étages en maçonnerie et un troisième étage en pans de bois en retrait des autres. Elle est en grande partie détruite lors des bombardements aériens du 11 août 1944 et du 25 septembre 1944. Elle fait l’objet de deux expertises avant d’être détruite début 1948.


Elévation et coupe, 1906 (dossier de la Police du Bâtiment)

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1743 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile signale une date donnée par les registres du cadastre.

Tribu des bateliers

1743 v

Laurent Kless, batelier, et (1730) Christine Lacour, d’abord femme (1701) de Philippe Andres, batelier, puis (1722) de Martin Ottmann – catholiques

1754 h

Georges Frédéric Kuntz, cordonnier, et (1740) Marguerite Ottmann – catholiques

1787 v

Jean Mæhn, cordeur de bois et ancien boulanger, et (1774) Barbe Donnenwerth – luthériens

Barbe Mæhn et (1804) Joseph Denis, boulanger
Marie Catherine Mæhn et Samuel Louis Larche, employé des ponts et chaussées, remarié (1807) à Dorothée Mæhn

1854*

André Jæger, employé

1875*

Jean Henri Œrtel

1884*

Caroline Emilie Œrtel

1893*

Charles Auguste Buob, pasteur

h

Gustave Bueb

1913* h

Michel North, négociant, et Emma Buob

1926*

Guillaume Jules Kuhn, peintre, et son épouse née Jahn

1932*

Robert Camille Camus et son épouse née Kimmenau

1937*

Augustine Louise Rudloff, sans profession

1942 v

Auguste Lutz, juriste, et (1909) Caroline Meyer

1951 v

S.A. L’Alsacienne foncière

(1765, Liste Blondel) IX 130, la veuve Laurent Klée
(1843, Tableau indicatif du cadastre) O 714, Larche, Louis – maison, sol – 0,67 are

Localisation sur le plan Blondel (1765)

Directeurs fonciers (Bauherren)

Benjamin Théophile Kuntze est autorisé à faire repeindre la façade de sa maison

1786 (VII 1422)
(f° 54-v) Dienstags den 25. Aprilis 1786. Hr Benjamin Gottlieb Kuntze, HandelsM. – Idem [Hr. Exsenator Nagel, der Maurer] nôe. Hrn. Benjamin Gottlieb Kuntze, des Handelsmanns, bittet zu erlauben deßen behausung im Encker Gäßel gelegen anstreichen Zu laßen. Erkannt Willfahrt.

Description de la maison

  • 1749 (billet d’estimation traduit) La maison comprend un poêle et une cuisine à côté de l’entrée, de l’autre côté un bûcher, le premier étage comprend un poêle, une chambre et un vestibule dans lequel se trouve aussi la cuisine, le comble recouvert de tuiles plates comporte deux greniers dallés et deux petits chambres à cloisons, le tout estimé 400 florins

Atlas des alignements

4° arrondissement ou Canton est – Rue de l’Ancre

nouveau N° / ancien N° : 9 / 5
Larche
Rez de chaussée en maçonnerie et 1° étage mauvais en bois et avance
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre 25 f° 229 case 4

Larche, Louis à Strasbourg
Jaeger André Employé rue de l’ancre 5 (Subst pr. 1854)

0,67 – maison, sol, R. de l’ancre
Contenance : 0,67
Revenu total : 33,35 (33 et 0,35)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 10 / 9
fenêtres du 3° et au-dessus :

Cadastre napoléonien, registre 26 f° 966 case 2

Jaeger André employé
1875 Oertel Johann Heinrich
1884 Oertel Karoline Emilie, Fräulein
93/94 Buob Karl August, Pfarrer

O 714 – maison, sol, Impasse de l’Ancre 9
Contenance : 0,67
Revenu total : 33,35 (33 et 0,35)
Folio de provenance : (229)
Folio de destination : Démolition de 1869
Année d’entrée :
Année de sortie : 1870
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 11 / 9
fenêtres du 3° et au-dessus :

Revenu total : 83,35 (83 et 0,35)
Folio de provenance : NB
Folio de destination : Gb
Année d’entrée : 1875
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 15 / 12
fenêtres du 3° et au-dessus : 4 / 3

Année 1870 – Diminutions – Jager André f° 966, O 714, Maison, revenu 33, démolie, supp. en 1870

Cadastre allemand, registre 29 p. 196 case 10

Parcelle, section 17, n° 20 – autrefois O 714
Canton : Ankergäßchen N° 9
Désignation : Hf, Whs- sol, maison
Contenance : 0,48
Revenu : 550 – 700
Remarques :

(Propriétaire jusqu’à l’exercice 1913), compte 259
Bueb Gustav
gelöscht 1913

(Propriétaire à partir de l’exercice 1913), compte 3989
North Michael Kaufmann Ehefr. Emma geb. Buob
1926 Kuhn Guillaume Jules peintre et son épouse née Jahn
1932 Camus Robert Camille et son épouse née Kimmenau
rayé 1934

(Propriétaire à partir de l’exercice 1937), compte 1358
Wolff Theobald d. Erben und We.
1930 Rudloff Augustine Louise sans profession / Augustine Luise ohne Gewerbe
(3473)

(Propriétaire à partir de l’exercice 1943), compte 6141
Lutz August u. Ehefr.
2750

1789, Etat des habitants (cote 5 R 26)

Canton IX, Rue 319 Rue de l’Ancre (p. 508)
(maison n°) 5

Pr. – Maehn, Jean, mesureur de bois – Boulangers
Loc. – Scholl, Henri – Manant
Loc. – Meilich Michel – Manant
Loc. – Kuntz, Marguerite, veuve – Cordonnier
Loc. – Kuntz, fils

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Ankergässchen – II. Rev. – J.K. 9 – Vom Schiffleutstaden gr. nrn. r., ungr. l.

(Haus n°) 9
Moser, Messerschmied. 1
Eier, Wwe. 2
Nuss, Ausläufer. 3

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 743 W 98)

La maison, reconstruite en 1869, comprend un rez-de-chaussée, deux étages en maçonnerie et un troisième étage en pans de bois en retrait des autres. Des poutres pourries dans la cave sont remplacées en 1906. La maison est gravement encommagée par les bombardements de 1944. Des éléments qui subsistent menacent de tomber sur la voie publique et des ateliers voisins en 1947 puis en 1948. Suite aux demandes de la Ville, le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme finit par se charger de démolir les vestiges de la maison début 1948.

Sommaire
  • 1867 – Le directeur de l’usine à gaz demande au nom du plombier Rhein l’autorisation de faire une prise de gaz pour alimenter environ dix becs pour le compte de M. Blumer au 9, impasse de l’Ancre
  • 1869 – L’entrepreneur J. Klein demande au nom de la demoiselle Jæger l’autorisation de reconstruire la maison 9, impasse de l’Ancre suivant la coupe jointe. Compte rendu de l’agent voyer : « La façade de la maison actuelle est alignée mais avec avance. Le projet de reconstruction se compose (suivant coupe en marge de la pétition) d’un rez-de-chaussée 1° et 2° étage en maçonnerie et d’un 3° étage en pans de bois à placer en retrait dans un rayon de 45°, le tout présentant les garanties voulues de sûreté et de salubrité
  • 1890 – La Police du Bâtiment constate que la fosse d’aisances sur la propriété de la dame Aertel (9, impasse de l’Ancre) a une contenance limitée à 2 mètres cubes
  • 1892 – La Police du Bâtiment notifie Gustave Buob (pharmacien domicilié 10 place de la Cathédrale) de faire ravaler la façade du 9, impasse de l’Ancre – Gustave Buob (pharmacie du Cerf) expose que son père Charles Eugène Buob vient d’acquérir la maison en même temps qu’une autre Grande rue de la Grange où des réparations sont nécessaires et demande un délai pour le ravalement.
    1892 – Dossier, ravalement des façades 9, impasse de l’Ancre et 6, rue Sainte-Madeleine – Travaux terminés, septembre 1893
  • 1899 – La Police du Bâtiment notifie le sieur Buob (9 boulevard de Cronenbourg) de faire ravaler la façade du 9, impasse de l’Ancre – G. Buob (serrurerie d’art, rue des Sœurs) répond que les travaux auront lieu dès que ceux rue des Sœurs seront terminés. – Travaux terminés, décembre 1899
  • 1906 – Dossier, visite de plusieurs maisons rue de l’Ancre. La Police du Bâtiment a constaté que des poutres étaient pourries à la cave et notifie la veuve Bub (15 rue du Jeu-des-Enfants) de remédier à la situation – L’architecte Eberhard (rue Saint-Arbogast) présente des plans pour rénover les poutres de la maison qui appartient maintenant à Mme North. Objectifs de la Police du Bâtiment – Autorisation – Plan – Calcul statique – Travaux terminés, juillet 1906
  • 1910 – Rapport d’incendie, feu de cheminée – La Police du Bâtiment écrit au négociant North (32 avenue des Vosges) de faire réparer la cheminée – Travaux terminés, octobre
  • 1912 – Le peintre en bâtiment Thau (6 rue du Jeu-de-Paume) demande au nom du propriétaire North l’autorisation de ravaler la façade – Autorisation – Travaux terminés, octobre
  • 1912 – La Police du Bâtiment notifie M. North (32 avenue des Vosges) de faire ravaler la façade du 9, impasse de l’Ancre – Travaux terminés, août 1913 – Rappel de payer la redevance
  • Commission contre les logements insalubres
    1898 – Propriétaire veuve Buob (36, boulevard de Cronenbourg). Locataires, Geiler, cordonnier (rez-de-chaussée), Moser, coutelier (I° étage), Teste, receveur des postes (II° étage), Nuss, garçon de courses (III° étage). Bon état général, travaux à exécuter – Gustave Buob, maître serrurier (36, boulevard de Cronenbourg) demande à visiter la maison qui appartient à sa mère pour qu’on lui précise les travaux à faire – Il présente des objections à la demande que la lumière du jour atteigne la cuisine, schéma
    1905, nouvelle liste de travaux : rénover les pièces et les cuisines ainsi que la cage d’escalier
    1908 – Un locataire se plaint que les lieux d’aisances sont mal tenus. La Police du Bâtiment estime que la plainte n’est pas fondée
  • 1918 – Commission des logements militaires. Observations 1) supprimer le mur entre la cuisine et la salle de séjour pour en faire un séjour-cuisine, 3) rénover les appartements au rez-de-chaussée et troisième étage, 3) nettoyer le grenier
    1919 – Travaux à faire
    1920 – Une liste porte que Mme Benzel est chargée de l’entretien d’un orphelin. Elle est partie en Allemagne
    1922 – Note, les cabinets d’aisances sont en bon état. Il serait utile de rénover les appartements même s’ils sont dans un état acceptable.
  • 1946 – Boli (fabrique de souvenirs et bonbonnières, 7 impasse de l’Ancre) écrit à la Police du Bâtiment pour signaler que le n° 9 est en mauvais état. « Une inspection de l’immeuble en question a eu lieu le 3/8/46 et il a été constaté qu’il n’existe pas de danger pour les passants ni pour les locataires des immeubles limitrophes. Le bâtiment est gravement endommagé mais ne menace pas ruine.  »
    1947 (mars) – La Police du Bâtiment écrit à Mlle Rudloff (17 rue de l’Arc-en-Ciel que sa maison «constitue un danger permanent pour les passants. En effet une partie des tuiles ainsi que les encadrements en pierre de taille des fenêtres du côté de l’impasse de l’Ancre menacent de tomber sur la voie publique ». Louise Rudloff répond que le nouveau propriétaire est Auguste Lutz (32 rue des Juifs) – La Police du Bâtiment envoie un courrier au Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme et à Auguste Lutz qui fait suivre le courrier au M.R.U.
    1947 (décembre) – L’état ne s’est pas aggravé
    1948 (janvier) – La fabrique Boli signale que des briques tombent chaque jour. Elle s’adresse aussi à la préfecture qui écrit à la Police du Bâtiment – Une visite des lieux montre que l’état s’est aggravé. « Le pignon s’enfonce de plus en plus et menace de s’écrouler sur le toit vitré sous lequel se trouve la menuiserie de la maison Boli ».
  • 1948 (février) – Rapport des pompiers. Eboulement de briques
    1948 (mars) – Le maire informe le préfet qu’à la suite de son intervention le M.R.U. met en adjudication les travaux de première urgence
    1948 (mai) – La maison a été entièrement démolie par le M.R.U.

Dossier du Minisère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (cote 424 D 307)

L’expertise de mai 1945 conclut à une destruction à 65 %. Selon une deuxième expertise de février 1948, la destruction qui est alors de 85 % serait due à la négligence du propriétaire.

Formulaire de destruction (1945)

État français – Commissariat à la reconstruction
État descriptif d’un bâtiment totalement détruit
Dossier N° NV 1030 Z
Propriétaire : Lutz Auguste, Strasbourg-Neudorf, avenue Jean-Jaurès 6 – Bureau, rue des Juifs 32
Renseignements relatifs au bâtiment détruit
Adresse complète : Strasbourg Impasse de l’Ancre 9
Section 17 N° 20 – Destination, habitation – Ancienneté, environ 1890-1900
Date, causes et circonstances du sinistre, Bombardement du 11 août 1944

Description du bâtiment
Sous-sol : Caves
Rez-de-chaussée : 2 Chambres, 1 cuisine
1° étage : 2 Chambres, 1 cuisine
2° étage : 2 Chambres, 1 cuisine
3° étage : 2 Chambres, 1 cuisine
Surface totale : 0,48 are
Caractéristiques de la construction
Façades : massives – Murs latéraux : d°
Planchers : ordinaires
Couverture : tuiles
Agencement moderne
Y avait-il dans le bâtiment le chauffage central, non – l’eau, oui – le gaz, oui – l’électricité, oui – un ascenseur, non – des salles de bain, non – des WC, oui
État de conservation et d’entretien
La Construction était en bon état
Croquis (rue, parcelle)
Strasbourg le 27 Mai 1945. (signé) A. Lutz

Procès verbal d’expertise de 1945 qui conclut à une destruction à 65 %

Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, Délégation départementale du Bas-Rhin. Dossier n° N.V. 1030 Z
Procès verbal d’expertise
Adresse de l’immeuble : 9 Impasse de l’Ancre à Strasbourg
Propriétaire : M. Auguste Lutz, 6, avenue Jean-Jaurès Strasbourg-Neudorf
Personne convoquée : M. Lutz, même adresse
Personne présente : M. Lutz, même adresse
Date de l’expertise : 16 Mai 1945
Origine du sinistre : Bombardement aérien du 11 août 1944 et du 25 septembre 1944
Consistance des dégâts
Destruction 65 % environ
1) L’ensemble des murs est en bon état jusque sous les appuis des croisées sur rue du 1° étage.
2) Au dessus la façade sur rue seule est à démolir, les mitoyens et le mur du fond sont bons sur toute leur hauteur, sous la réserve toutefois, qu’il existe dans le mitoyen de droite, sur toute la hauteur du bâtiment, une fissure importante près de l’angle arrière. Cette fissure facilement réparable ne compromet pas la solidité du bâtiment, mais le mur devra être chaîné par des ancrages de part et d’autre de la scission, à intervalles réguliers sur la hauteur. La fissure pourra être rebouchée avec relancis en briques de place en place et ce travail devra être entrepris, terminé et le mortier ayant fait sa prise, avant la démolition de la partie de façade disloquée à abattre et à reconstruire.
3) Les planchers encore en place au dessus du rez de chaussée devront être détruits.
4) Dans la présente expertise, il a été tenu compte d’une part du travail de consolidation du mitoyen de droite dans l’évaluation des destructions ainsi que de la réutilisation partielle éventuelle des poutres et de solives des planchers à démolir.
Rapport d’expertise dressé le 16 Mai 1946
Fait le 25 Mai 1946 à Issy les Moulineaux par l’Expert assermenté soussigné.

Renseignements généraux recueillis lors de l’expertise

Dossier N.V. 1030 Z
Adresse de l’immeuble : 9 Impasse de l’Ancre à Strasbourg
Propriétaire : M. Auguste Lutz, 6, avenue Jean-Jaurès Strasbourg-Neudorf
Caractéristiques techniques du bâtiment. Croquis cotés
Plan
Coupe avec indication des hauteurs d’étages de sol à sol et forme de toiture
[in margine :] hauteurs pas justes !

Désignation de l’étage – Surface hors œuvre ou entre axes de mitoyenneté – Hauteur de sol à sol
Sous-sol – 50 m² – 2,70
Rez-de-chaussée (habitation) – 50 m² – 2,75
1° étage – 50 m² – 3,00
2° étage – 50 m² – 3,00
3° étage – 50 m² – 3,00
comble à la Mansard, 44 m²
Destinataire principale ; habitation
Ancienneté de l’immeuble, 1890

État d’entretien des ouvrages de couverture : médiocre
de menuiserie : médiocre
de peinture : médiocre
Dimensions approximatives des cours et courettes, néant

Nature des principaux murs : briques
ossature des planchers, sous sol, fer et béton – au dessus, bois
couverture : tuiles et zinc (retrait au dessus du 2° étage)
Agencements modernes existants : eau, gaz, électricité, tout à l’égout

Rapport (1949) d’une contre-expertise de février 1948.
L’expert conclut à une destruction à 85 % et rend le propriétaire responsable que l’état de la maison se soit aggravé

Rapport de contre-expertise.
A) Analyse
1) Rien de changé pour la position n° 1.
2) En ce qui concerne la position n° 2, la fissure de l’angle arrière dans le mur mitoyen de droite se révèle également dans le mur mitoyen de gauche.
Ces fissures ne sont pas réparables à l’heure actuelle et même un ancrage ne serait pas d’une efficacité au point de vue solidité, toute la partie en retrait au-dessus du 2° étage ayant cédé de gauche vers la droite. Par conséquent, le mur de façade sur [rue] est à démolir jusqu’au plancher haut du 1° étage. Les mitoyens sont à araser au plancher haut du 2° étage. Les murs de refend sont à démolir dans tous les étages. Rien de changé en ce qui concerné les positions 3 et 4.
Pourcentage de destruction évalué à ce jour, 85 %
NB. Il y a lieu de rectifier en ce qui concerne le comble suivant D H 7 et 8.
Il ne s’agit pas d’un comble mansardé mais d’un comble utilisable.

B) Conclusions
Comme suite à notre contre-expertise sur les lieux du sinistre en date du 6 février 1948 à 8 h 30 où j’ai été secondé par Mr. Veidt, agent technique à la sous-Délégation de Strasbourg, je tiens à faire le point quant aux circonstances et responsabilités qui résultent de l’aggravation des dommages de guerre.
Monsieur Lutz s’en est tenu pur et simplement à se contenter du rapport de l’expert parisien en date du 25 mai 1946, sans faire de démarches par écrit auprès du M.R.U. Sous-Délégation du Bas-Rhin, demandant la mise hors d’eau de sa propriété sinistrée 9 rue de l’Ancre à Strasbourg.
A toutes nos questions respectives, Monsieur Lutz nous a répondu, qu’étant lui-même sinistré à quatre endroits différents, il n’est pas en mesure pécuniaire à entreprendre des réparations à son immeuble. Pour le même motif, il n’a pas non plus chargé d’architecte agréé pour l’établissement d’un devis de destruction question plus élémentaire pour se procurer une avance si minime soit-elle et qui aurait certainement paré au plus urgent des réparations.
De ce fait l’immeuble présente encore à l’heure actuelle l’aspect tel qu’il avait au moment même du sinistre. A ceci vient s’ajouter les dégâts occasionnés par les intempéries vu que le sinistré a négligé de procéder au moindre travail conservatoire ou de première urgence.
Par conséquent, vu la négligence inadmissible et que rien ne justifie, la responsabilité de Monsieur Lutz est à mon avis fortement engagée en ce qui concerne l’aggravation des dommages causés à son immeuble, de sorte que les travaux supplémentaires au premier constat du 25 mai 1946 sont à imputer uniquement au compte du sinistré.
Par ailleurs, Monsieur Lutz serait plutôt enclin à la destruction totale de l’immeuble vu le coût, par trop élevé, que nécessitent les travaux d’étaiement et de consolidation afin de procéder aux réparations à envisager.
Monsieur Veidt se base également sur le fait que cet immeuble représente un aspect et un caractère insalubre au point que de toute évidence la Police du Bâtiment ainsi que le service de l’urbanisme s’y opposeront très probablement, quant à la réparation de ce qui ne représente pas directement un danger public.
Fait à Strasbourg le 9 février 1949.
Mr. SIAT Georges agent technique M.R.U., Délégation du Bas-Rhin.

Extrait du Livre foncier

Tribunal cantonal de Strasbourg
Feuillet n° 4114 du livre foncier de Strasbourg
LUTZ August, contentieux, à Strasbourg-Neudorf et son épouse Caroline née MEYER, en communauté de biens. signé Harion
Section I, Propriété
Section 17 n° 20, Impasse de l’Ancre Nr. 9, (contenance) 48 ca., (nature) sol, maison, (inscriptions) 18 août 1942, vente (Ann. 615). signé, Harion
Section II, Charges et restrictions au droit de disposer
(vide)
Section III, Privilèges, hypothèques, séparation des patrimoines
Inscriptions – 13 octobre 1941. Hypothèque conventionnelle pour garantie de sept mille Reichsmark, de prêt remboursable par des annuités d’amortissement avec intérêts à quatre-et-demie – en cas de retard à cinq-et-demi – pour cent à partir du jour du versement et des frais et accessoires évalués à sept cents Reichsmart au profit de l’Elsässischen Bodenkredikbank, Société anonyme à Strasbourg, conformément à l’acte d’obligation au 4 septembre 1941 (Ann. 567). Ci-reporté le 18 août 1942. signé Harion

Tribunal cantonal de Strasbourg
Feuillet (Blatt) n° 4114 du livre foncier de (des Grundbuchs von) Strasbourg
LUTZ Auguste, Rechtsbeistand, Strassborg-Neudorf und Ehefrau Karoline geb. Meyer, in Gütergemeinschaft. signé Harion
Section I, Propriété (Abteilung I, Eigentum)
Flur 17 Nr 20, Ankergässchen Nr. 9, (Fläche) 48 ca., (Kulturart) Hf. Whs. (Eintragungen) 18. August 1942, Kauf (Anl. 615). signé, Harion
Section II, Charges et restrictions au droit de disposer (Abteilung II, Lasten und Verfügungsbeschränkungen)
(vide)
Section III, Privilèges, hypothèques, séparation des patrimoines (Abteilung III, Vorzugsrechte, Hyptheken, Erbabsonderungsansprüche)
(Eintragungen) 13. Oktober 1941. Vertragshypothek für ein durch Tilgungszuschläge rückzahlbares Darlehen von 7000 Reichsmark nebst Zinsen zu viereinhalb – bei nicht rechzeitiger Zahlung zu fünfeinhalb – vom Hundert vom Auszahlungstag ab und für die auf 700 Reichsmark geschätzten Kosten und sonstigen Nebensleistungen zu Gunsten der Elsässischen Bodenkredikbank, Aktiengesellschaft in Strassburg, gemäss Schuldurkunde vom 4. Septembre 1945. (anl. 567) Am 18. August 1945 hierher übertragen, signé Harion

Auguste Lutz épouse Caroline Meyer en 1909

Mairie d’Eckbolsheim – Extrait du registre des actes de mariage
Monsieur Lutz Auguste, né le 22 septembre 1883 à Gertweiler, demeurant à Bischwiller, fils de Joseph Lutz, maître cordonnier, et de son épouse née Barthel
et Caroline Meyer née le 22 juin 1885 à Eckbolsheim, demeurant à Eckbolsheim, fille de Charles Eugène Meyer, entrepreneur, et de Marie Joséfine née Schauer, ont contracté mariage à Eckbolsheim le 20 août 1909
Pour extrait conforme, Eckbolsheim le 12 juillet 1945.

Auguste Lutz renonce à bénéficier du taux exceptionnel

Demande de taux exceptionnel
Je soussigné Auguste Lutz, contentieux, Strasbourg-Neudorf, avenue Jean-Jaurès n° 6, déclare sous la foi du serment être propriétaire de plusieurs immeubles
a) sis à Strasbourg, impasse de l’ancre 9
b) sis à Soultz Haut-Rhin rue de la Gare 1
c) sis à Strasbourg Robertsau rue Kemps 32
mais avoir habité au moment du sinistre avec ma famille composée de ma femme et moi avenue Jean-Jaurès n° 6, ne demande pas en conséquence à bénéficier du taux exceptionnel de 90 % pour le calcul de la participation de l’Etat qui m’est due au titre de l’acte dit loi du 11 octobre 1940.
Strasbourg le 19 novembre 1948. (signé) A Lutz

Acte d’achat (1942) puis acte de vente et acte complémentaire (1951 et 1952), voir le Relevé d’actes

Décision de mutation et de transfert qui permettent de dresser l’acte complémentaire à l’acte de vente

1951 – Transfert n° 2134 C – Mutation n° 539


Relevé d’actes

La tribu de l’Ancre vend 315 livres une des maisons dont elle est propriétaire dans la ruelle jouxant son poële au charretier Laurent Kless

1743 (7.9.), Chambre des Contrats, vol. 617 f° 365-v
im Nahmen der Zunfft zum Encker deroselben Rathh. H. Johann Daniel Krieg Königl. Schiff: inspector und dero zunfft meister H. Johann Philipp Eckert der schiffmann
in gegensein Lorentz Glöß des Sandführers auch hauptkannt beÿ gemelter Zunfft – am 30. julÿ vor E. Löbl. Schöffen collegio vorgenommener versteigerung
eine behausung und hoffstatt mit allen deroselben begriffen, weithen, zugehörde, und rechten ane dem Enckergäßlein, einseit neben Jacob Friedrich Hetzel dem lederhändler, anderseit neben einem der zunfft gehörigen hauß hinten auff das Fridischen Stammhauß – um 315 pfund

Christine Lacour, la femme de Laurent Kless, a épousé en premières noces Philippe Andres en 1701. L’acte de mariage est fautif puisqu’il inverse le nom et le prénom du marié (André Philipp au lieu de Philippe Andres. L’épouse, appelée Hæring comme au baptême de ses enfants, serait la fille d’Anne Hæring. Le baptême des enfants et les actes ultérieurs permettent de rectifier l’erreur sur le nom du mari et d’identifier Christine Hæting à Christine Lacour
Mariage, Saint-Laurent (cath. p. 196)

Hodie 23 Novembris 1701 post unicam proclamationem (…) matrimonÿ vinculo iuncti sunt in facie Ecclesiæ Philippus Philipp filius Andreæ Philipp Nautæ et Civis Argent. et Annæ Philipp et Christinæ Hering Annæ Hering re*mingis filia (signé) Philipus Andres (i 99)

Le batelier Philippe Andres meurt en 1721, mari de Christine Lacour
Sépulture, Saint-Laurent (cath. p. 62)

1721 – Die 24. Martii mortuus omnibus sacramentis rité munitus et die 25. eiusem mensis et anni a me infra scripto sepultus est in cimiterio parochiæ nostræ ordinario extra portam Laniorum Philippus Andrees civis et nauta maritus legitimus Christinæ lacore relictæ viduæ commorantis in hâc parochiâ testes adfureunt uxor defuncti et philippus et Daniel duo filii defuncti et geradus aelber filius dutui* (i 37)

Baptême de trois enfants
Baptême, Saint-Laurent (cath. p. 592) Hodie 11° Decembris 1702 baptizatus est ab obstetrice instante necessitate Philippus Andreas filius legitimus Philippi Andres ciuis Argentinensis et Christinæ Herinerin conjugis suppletæq. sunt ceremoniæ a me infrascripto 13° Decembris 1702. (i 308)
Baptême, Saint-Laurent (cath. p. 636) 1704 – Hodie 1° Novembris baptizatus est Daniel filius legitimus Philippi Andrés ciuis Argentinensis et Christinæ Heringin conjugis (i 331)
Baptême, Saint-Laurent (cath. p. 671) 1706 – Hodie 3° Aprilis a me baptizatus est (…) Antonius Andrés filius legitimus Philippi Andréez piscatoris hujus civitatis et Martis Christinæ Herin uxoris eius (i 349)

Le mari est sans doute le converti cité dans le répertoire des conversions par les Jésuites
Jésuites (1 AST 305, p. 6) Philipus Andrés 1698 auril 9

Philippe Andres meurt en 1721 en délaissant deux fils. L’inventaire est dressé dans la maison de Simon Hæss ruelle du Puits (actuelle rue René-Schiclelé). La somme finale de l’inventaire est de 12 livres
1721 (29.5.), Me Oelinger (J. Frédéric, 36 Not 5) n° 136
Inventarium und beschreibung aller der Jenigen Haab und Nahrung, so Weÿl. der Ehrsame und bescheidene Philipp Andreß geweßener Schiffmann undt burger allhier Zu Straßburg nunmehr Seel. nach seinem den 24.ten Martÿ dießes lauffendten 1721. Jahrs genommenen tödlichen ableiben Zeitlichen verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches ansuchen erfordern und begehren deß Ehren Und Vorgeachten Herrn Johann Jacob Klingelmeÿers Schiffmann undt burgers auch E.E. Kleinen Rhats allhier Wohl ansehnlichen beÿsitzers als geordnet und geschworenen Vogts Philipßen und Johann Daniels der Andreßen mit hernach gemelter hinterbliebener Wittib ehelich erzeigter zweÿer Söhn und ab intestato nachgelaßener nächster Erben fleißig inventirt undt ersucht durch die tugendsahme Fraw Christinam gebohrner La Courin die hinterbliebene Wittib beÿständlich deß Ehren v. vorgeachten Herrn Andreæ Eckerts Schiffmanns auch E.E. Keinen Raths allhier alten beÿsitzers Ihres geschwornen Vogts – So beschehen in der Königlichen Statt Straßburg Donnerstags d. 29. Maÿ a° 1721.
Bericht gegenwärtigen Inventarÿ. Es haben Zwahr beede geweßene Ehepersohnen Zur Zeit Ihrer verheurathung Keine Eheberedung mit einander auffgerichtet dahero gegenwärtige verlassenschafft durchgehens als theilbar Zu tractiren wäre, Weilen aber sich Verschiedene post, so die wittib in die Ehe gebracht annoch in Natura Vorhanden, so seind Ihro solche wider vor ohnverändert zugeschrieben, das übrige aber als theilbar gelaßen word.

In einer allhier Zu Straßburg ane dem bronngäßlein gelegenen Zum theil Herrn Simon Hääßen dem Schiffmann Und burgern allhier zuständigen behaußung sich volgender maßen befunden
Im obern Haußöhren, In der Soldaten Cammer, In der Wohnstuben
Series rubricarum hujus Inventarÿ, der Wittib unverändert Vermögen, hausrath 5 lb
Das Theilbar gutt belangend, Sa. haußraths 21, Sa. Schiff und geschirr Zum Schiffahren gehörig 13, Summa summarum 34 lb – Schulden 27 lb, Nach deren Abzug 7 lb – Conclusio finalis Inventarÿ 12 lb

Christine Lacour se remarie l’année suivante avec le batelier Martin Ottmann, fils de bourgeois né avant de devenir bourgeois : célébration, accession à la bourgeoisie, inventaire des apports
Mariage, Saint-Laurent (cath. f° 52)

1722 – Die quarta Augusti anno quo supra sacro matrimonii vinculo copulati sunt (…) joannes Martinus ottmann nauta filius legitimus Joannis Adami ottmann civis et nautæ et Christina lacour vidua defuncti Philippi Andrées parochiana nostra testes fuerunt d: Andreas Eckert civis nauta et *tor pater sponsi (signé) hansmardenodman, signus sponsæ x (i 51)

1722, 4° Livre de bourgeoisie p. 880
Johann Martin ottmann der schiffknecht Von hier geb. Johann Adolph Ottmanns burgers undt schiffmanns allhier in das burger recht gebrachter sohn erhalt das burgerrecht Von seiner ehefr. Christina gebohrner lacouren Weÿl. Philipp Andreßen geweßenen schifmanns undt burgers allhier hinterlaßener Wtt. umb die tertz des alten burger schillings will beÿ E.E. Zunfft Zum äncker dienen Jur. den 8.te Aug. 1722.

1723 (14.8.), Me Rith (6 E 41, 942)
Inventarium. Zugebrachter nahrung Hanß Martin Ottmanns, Undt Frawen Christinæ Gebohrner La Cour. Inventarium Undt beschreibung aller der Jenigen Haab Undt nahrung so der ehrsambe Hannß Martin Ottmann burger Undt schiff Knecht allhier, undt Fraw Christina gebohrne la Cour weÿl. Philipp Andreßen deß sandführers undt burgers allhier seel. hinterlaßen witib, deßen eheliche Haußfraw beÿ Zweÿter dießer Ver ehelichung einandter in den Ehestandt Zu gebracht mit beÿstand H Johann Jacob Klingelmeÿers E.E. Kleinen raths alten beÿsitzers alß geschwornen vogts dero Kindter erster ehe nahmens Philipp undt Daniel andres genant – Straßburg d. 14.ten aug. 1723.
Hannß Martin Ottmanns Zeich o, Christinæ La cour Handtzug +
In Einer allhier Zu Straßburg in der bronn gaß gelegenen behaußung, so sie beÿdte Eheleuth in lehnungsweiß besitzen ist befundten wordt wie Folget

Une deuxième fois veuve, Christine Lacour se remarie avec le batelier Laurent Kless de la Wantzenau : contrat de mariage, célébration, inventaire d’accession à la bourgeoisie, inscription à la bourgeoisie
1730 (15.5.), Me Rith (6 E 41, 949)

Eheberedung – zwischen dem ehrsamb und bescheidenen Lorentz Glöß dem ledtigen schiffmann auß der Wantzenaw gebürttig als hochzeiter ahn einem, mit beÿstand H Frantz fäßlers auch schiffmanns hierselbst,
sodann frawen Christinæ gebohrner la Cour, Weÿl. Martin Ottmanns des gewesten burgers und sandführers dahier nach todt hinterlaßener witiben als hochzeiterin andteren theils mit beÿstand Andes Frantzen auch burgers undt schuehemachers ihres Curatoris – Straßburg den 15.ten Maÿ 1730 [unterzeichnet] lorenß Cleß, + Christinæ La Cour der hochzeiterin handtzeichen

Mariage, Saint-Laurent (cath. f° 111)
Hodie die nona mensis Julÿ Anni 1730, tribus proclamationibus in Ecclesia nostra et totidem in Ecclesia Parochiali in Wanzeau diœcesis Argentinensis publice factis (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ coniuncti fuerunt Laurentius Klées nauta et civis hujatis et Christina Lacourt vidua defuncti Joannis Martini Ottmann nautæ – (signé) signum sponsi x, signum sponsæ x

1730 (15.5.), Me Rith (6 E 41, 949)
Verzeichnus Aller der Jenigen Effecten welche Lorentz Glöß der ledtige schiffmann mit endtes unterschriebenem Notario dato vorgewißen undt vermittelst abgelegter Hand Trew ahne eÿdtes statt sein wahres ohnentlehntes eigenthumb zu seÿn declarirt – Straßb. den 15.ten Maÿ 1730.
Summa summarum 252. lb – zubehörden loreß Cleß

1730, 4° Livre de bourgeoisie p. 959
Lorentz Klös d schifmann erhalt d b: Von sein ehefr. Cristina Ottmännin umb die tertz d. alt. bs. Will beÿ E.E. d.. Encker dienen Jur eodem [5.ten Aug. 1730.]

Laurent Kless meurt en 1749 en laissant sa veuve pour sa seule héritière. Les experts estiment la maison à la valeur minimale de 200 livres, ce qui correspond à la valeur de l’achat de 1743, soit 315 livres. La conclusion finale de l’inventaire est de 179 livres

1749 (19.6.), Me Dinckel (J. Rodolphe, 6 E 41, 370) n° 338
Inventarium über Weÿland des Ehrengeachten Lorentz Glöß des geweßenen Sandführers und E.E. Zunfft der Äncker haubtkanden auch burgers allhier zu Straßburg nunmehr seeligen Verlassenschafft – als derselbe Mittwochs den 7.teb Maji dießes Lauffenden 1749.sten Jahrs dießes Zeitliche mit dem Ewigen Verwechßelt, nach solch seinem aus dießer welt genommenen tödlichen hintritt Zeitlichen hinter sich verlaßen, welche Verlassenschafft auf freundliches ansuchen erfordern und begehren Christinä Glößin gebohrner La Cour des Verstorbenen seel. geweßener Ehefrauen und nunmahlig hinderbliebener Wittib, als deren Er Krafft gernach eingetragener Eheberedung paragrapho quarto, weilen Er ohne eheliche Leibes Erben mit tod abgegangen, seine sambtliche Haab und güether Zu einem wahren Eigenthumb verschrieben, mit assistentz des Ehrenvest und Wohlvorachtbahren Herrn Johannes Diebold Ulrich Bernhards Sohns, Schiffmanns und burgers allhier Ihrer ane Vogtsstatt erbettenen beÿsitzers, ersucht und inventirt – so beschehen in Straßburg auf Donnerstag den 19. Junÿ Anno 1749.

In einer allhier Zu Straßburg jeseit Zwischen der Schind: und Neuen brucken ane dem Staden Liegenden Zum Ancker genanden Zunfft behaußung befunden worden wie folgt.
Eigenthumb ane einer behaußung. Eine behausung und hoffstatt mit allen deroselben begriffen, weithen, Zugehörden, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen allhie Zu Straßburg ane dem Enckergäßlein einseit neben herrn Jacob Friderich Hetzel, dem Lederhändler, anderseit neben Frantz Müller dem Schuhmacher, hinden auf die Fridische Stammhauß stoßend, so gegen männiglichen freÿ ledig eugen und durch (die Werckmeistere) vermög überschickter Schrifftlicher Abschatzung vom 10.ten Junÿ 1749 angeschlagen pro 200. lb. Darüber besagt ein teutscher pergamentener Kauffbrieff in allhiesiger Cancelleÿ Contract stub aufgerichtet und mit dero anhangeden Insiegel corroborirt, de dato 7. Septembris Anno 1743.
– Abschatzung vom 10.t Junÿ 1749. Auff begehren Weÿland Lorentz Kler deß geweßenen Schiffleuth Stub büttels hinterlaßener Wittib und Erben, ist eine behaußung allhier in der Statt Straßburg im Anckergäßlein, einseit neben Meister Müller dem Schuemacher anderseit neben herrn Hetzen deß lederhändlers hinterhauß und hinten auff Herrn Doctor Friden hoff, stoßend gelegen, Solche behaußung hat neben dem Eingang eine Stube und Kuchen auff der andern Seithen einen Holtz Schopff, auf dem Ersten stock eine stube, ein Kammer und haußöhren worinnen auch die Küche, darüber ist der tachstuhl mit breitziegeln bedeckt, worunter zwo besetzte bühnen und Zweÿ unterschlagene Kämmerlein, Von uns den unterschriebenen der Statt Straßburg geschwornen Werckmeistern, nach Vorher beschehenen besichtigung mit aller Ihrer Gerechtigkeit dem Jetzigen Werth nach æstimirt und angeschlagen Worden Vor undt umb Vier hundert Gulden [unterzeichnet] Jacob Biermeÿer stadt Lohner, Michael Ehrlacher Werckmeister deß Meinsters, Werner Werckmeister des Maurhoffs
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. hausraths 33, Sa. Schiff und geschirr Zum Sandführen gehörig 17, Sa. Silbers 1, Sa. Eigenthumbs ane einer behausung 200, Summa summarum 252 lb – Schulden 73 lb – Stall Summ Et Conclusio finalis Inventarÿ 179 lb
Copia heuraths verschreibung – Zwischen dem Ehrsamen und bescheidenen Lorentz Glöß dem Ledtigen Schiffmann aus der Wantzenaw Gebürthig alß Hochzeiter ahn Einem mit beÿstand Frantz Fäßlers auch Schiffmanns hierselbst, So dann Frauen Christinæ gebohrner La Cour, Weÿl. Martin Ottmanns des geweßenen burgers und sandführers dahier nach Toft hinterlassener Wittiben alß Hochzeiterin andteren theils, mit beÿstand Andreas Frantzen auch burgers undt schuemachers ihes Curatoris – Actum Straßburg, deßen gegenwärthige Expedition, den 15.ten Maÿ 1730., Georg Philipp Rith, Not.

Christine Lacour veuve de Laurent Kless hypothèque la maison au profit du marchand de cuir Jacques Frédéric Hetzel (son voisin, propriétaire de la maison IX 129)

1753 (24.9.), Chambre des Contrats, vol. 627 f° 405
Christina geb. La Cour weÿl. Lorentz Glöß des schiffmanns wittib mit beÿstand H. Balthasar Friedrich Büchel des perruckenmachers
in gegensein H. Jacob Friedrich Hetzel des lederhändlers – schuldig seÿe 50 pfund
unterpfand, ein häußlein im Enckergäßel am Schiffleuthstaden, einseit neben Tobias Braun dem musico anderseit neben dem Creditori, hinten auff H. Dr Frid

Christine Lacour veuve de Laurent Kless vend 150 livres sa part de maison à son gendre Georges Frédéric Kuntz et à sa fille Marguerite Ottmann

1754 (23.3.), Chambre des Contrats, vol. 628 f° 154
Christina geb. Lacour weÿl. Lorentz Glöß des sandführers wittib beÿständlich Peter Carl des huthmachers
in gegensein ihres respe. tochtermanns Georg Friedrich Kuntz des schuhmachers und Margarethæ geb. Ottmänin
eine behausung und hoffstatt mit allen derselben begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten ane dem Enckergäßlein, einseit neben Jacob Friedrich Hetzel dem lederhändler anderseit neben einem der Zunfft gehörigen hauß – um 50 pfund verhafftet – um 100 pfund

Le cordonnier Georges Frédéric Kuntz a épousé en 1740 Marguerite Ottmann : contrat de mariage, célébration
1740 (13. 7.bris), Me Hess (J. Jacques, 6 E 41, 1289) n° 6

Eheberedung – Zwischen dem Ehrbaren Jungen Gesellen Georg friderich Kuntz, Leedigen Schuhmacher, weÿl. Johann Peter Kuntz geweßenen Schuhmachers und burgers allhier hinterlaßenen Ehelichen Sohn ane Einem
und der tugendsamen Jgfr. Margarethæ weÿl. Johann Martin Ottmann geweßenen Schiffmanns und burgers allhier hinterlaßener Ehelicher tochter als hochzeiterin andern theÿls – So beschehen Straßburg den 13.ten 7.bris 1740. [unterzeichnet] Georg Frantz Kuntz, margareta ottmenen

Mariage, Saint-Laurent (cath. f° 248-v)
Hodie 3 Mensis Octobris Anni 1740 (…) sacro matrimonii vinculo in facie Ecclesiæ conjuncti sunt honestus Georgius Fridericus Kunz, professione suâ suter, filius defuncti Joannis Petri Kunz dum viveret, civis et suteris hujus civitatis, et Annæ Ma- Carlerin, et honesta puella Anna Margaritha Ottmännin filia defuncti Martini Ottman, dum viveret civis et n(autæ) hujus civitatis et Christinæ La Cour ambo parochiani mei, testes adfuerunt Marcus Kunz civis et sutor hujas, frater sponsi, Laurentius Klös civis et nauta hujas vitricus sponsæ (signé) Georg fridrich Kuntz, Margareta ottmennin (i 253)

Georges Frédéric Kuntz meurt en 1771 en délaissant cinq enfants. Les préposés de la Taille autorisent que la maison soit estimée à son prix d’achat, soit 315 livres. La masse propre à la veuve s’élève à 408 livres. La masse confondue du défunt et de la communauté présente un déficit de 334 livres

1772 (22.1.), Me Hess (J. Jacques, 6 E 41, 1288) n° 500
Inventarium über Weÿland Georg Friderich Kuntz geweßenen Schuhmachers und burgers allhier Zu Straßburg seel. Verlassenschafft – nach seinem am 19.ten Decembris letzt Verfloßenen 1771.sten jahrs genommenen tödlichen hintritt, hie Zeitlichen verlaßen, wie solche Verlassenschafft auf freundfleißiges ansuchen und begehren Herrn Heinrich Ottmann Schiffmanns und burgers allhier als geordneten Vogts und theils hienach benambßte Erben heut dato inventirt und ersucht durch Fraw Margaretham gebohrner Ottmännin die Hinterbliebene wittib mit zuziehung H Philipp Jacob Nagel des bürstenbinders und burgers allhier Ihres erbettenen beÿstandts – So beschehen allhier Zu Straßburg den 22.sten januarÿ 1772
Der Verstorbene seel. hatt Zu Kinder und Erben Verlaßen wie folgt. 1) Magdalenam die ledige Ihres alters 25. jahr, 2) Georgium den leedigen Peruquenmacher seines alters 23. jahr, 3.) Dorotheam die leedige so 21. jahr altn dieße obbenambster Erben erbettener beÿstandt Hr Michel Vollherbst Schuhmacher und burger allhier so gegenwärtig, 4) Ursulam Ihres alters 13 jahr, 5) Fridericum Jacobum ist 5 jahr alt, dießer zweÿen jüngsten Kindern geordneter Vogt eingangsgemelter Heinrich Ottmann so dem geschäfft in Persohn abgewartet. Alle fünff gebohrne Kunzen, so der Verstorbene seel. mit eingangsgemelter seiner hinterbliebener wittib ehel. erziehlet und ab intestato Zu fünff gleichen portionen und antheilern Zu Kinder undt rechtsmäßigen Erben Verlaßen

In einer allhier Zu Straßburg ane dem genanten Änckergäßlein gegen der Schifleüth stub hinüber gelegener dießer Wittib eigenthümlich gehörig und hienach fol. beschriebener behaußung folgender maßen befunden worden.
Eigenthumb einer behausung (W.) Eine behaußung und hoffstatt mit allen deroselben begriffen, weithen, Zugehörten Recht und gerechtigkeiten allhie ane dem Änckergäßlein einseit neben Jacob Friderich Hetzel dem Lederhändler, anderseit neben H N. Wittmar dem Goldschmidt hinden auff das Frittische Hauß stoßend gelegen, so außer darauff hafftenden und Hienach unter den passivis bemerckten capitalien freÿ, leedig und eigen. Sagt Hierüber eine auff allhiesiger contractstub verfertigtem pergamentenem Kauffbrieff de dato 7.ten Septembris 1743. so der wittib hinterlaßene Eltern Von E.E. Zunfft der Schiffleuthen pro 630. R. erkaufft und gedachte Wittib als Eintziger Erbin eigenthümbl. Zugefallen und auff ged. erlaubnus Von seithen der Herren des Statt stalls nach Ihrer declaration wider umb gemelten preiß hier außzuwerffen, 315. lb.
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Der Wittib eigenthümliches Vermögen, Sa. haußrath 15, Sa. Eigenthum ahne einer behaußung 315, Sa. activ schulden 78, Summa summarum 408 lb
Dießemnach Würd die übrige wenige Verlassenschafft unter einem Titul als genenant theilbar beschrieben so allein in etws haußrath bestehet 3 lb – Schulden 338, Conferendo übertreffen obgemelte passiv schulden gar kleine activ summ benantlich 334 lb – Conclusio finalis 73 lb
Copia Eheberedung – Zwischen dem Ehrsahmen Georg friderich Kuntz Ledigen Schuhmacher weÿland Johann Peter Kuntz auch gewesenen Schuhmachers und burgers allhier hinterlaßenen Ehelichen Sohns als hochzeitern ane Einem, So dann der Tugendsahmen Jungfrawen Margarethæ weÿland Johann Martin Ottmann geweßenen Schiffmanns und burgers allhier hinterlaßener ehelicher tochter mit zuziehung herrn Lorentz Klöß auch Schiffmanns und burgers dahier Ihres Stief Vatters undt respective beÿstandts als Hochzeiterin andern theils – So beschehen Straßburg den 13.ten 7.bris 1740. Johann Jacob Heß, Notarius juratus
Copia Codicilli – den 18. Decembris anno 1771, der ehrsame Georg Friderich Kuntz Schuemacher undt burger allhier – So beschehen allhier zu Straßburg ane dem genanten Äncker gäßlein gelegener dem Disponenten eigenthümlich gehöriger behaußung in dem obern stockwerck mit dem fenstern auf gedachte gaß außsehender ordinari wohnstuben. Johann Jacob Heß, Notarius juratus

Marguerite Ottmann veuve de Georges Frédéric Kuntz hypothèque la maison au profit de l’orfèvre Jean Daniel Bær

1774 (21.10.), Chambre des Contrats, vol. 648 f° 415-v
Margaretha geb. Ottmännin weÿl. Georg Friedrich Kuntz des schuhmachers wittib beÿständlich Georg Friedrich Kuntz des ledigen großjährigen perruquenmachers ihres leiblichen sohns
in gegensein H. Johann Daniel Bähr des goldarbeiters – schuldig seÿe 50 gulden
unterpfand, eine behausung ane dem Enckergäßlein einseit neben H. Wittmer dem goldarbeiter, anderseit neben H. Hetzel dem rothgerber, hinten auff den Fridischen erben – alß ein von ihren eltern erebtes guth

Marguerite Ottmann veuve de Georges Frédéric Kuntz hypothèque la maison au profit du marchand Antoine Grasselli

1779 (5.6.), Chambre des Contrats, vol. 653 f° 210-v
Margaretha geb. Ottmännin weÿl. Friedrich Kuntz des schuhmachers wittib beÿständlich H. Ferdinand Berger des goldstickers
in gegensein H. Antoine Grasseli des handelsmanns in deßen nahmen H. Ignace Ferazino des handelsmanns – schuldig seÿe 50 gulden
unterpfand, eine behausung samt zugehörden ane dem Encker gäßlein einseit neben H. Wittmer dem goldarbeiter, anderseit neben H. Hetzel dem rothgerber, hinten auff den Fridischen erben

Le marchand de tabac Benjamin Théophile Kuntze et Marie Salomé Schweigheimer comprennent la maison rue de l’Ancre dans l’hypothèque de leurs biens

1786 (31.10.), Chambre des Contrats, vol. 660 f° 402-v
Benjamin Gottlieb Kuntze der taback krämer und Maria Salome geb. Schweigheimerin unter assistentz Andreas Hirt des sandführers und H. Johann Valentin Haaß des zimmermanns
in gegensein H. Georg Adam Petzel des verzicht actuarii honorarii – zu bezahlung der werckleuthe und baumaterialien so ane nachbeschriebener behausung verwendet, 1000 gulden
unterpfand, anfangs gedachte behausung cum appertinentis ane der obern langen straß gegen der kirch zum alten St Peter über, einseit neben Elias Heinrich dem schreiner, anderseit neben Johann Daniel Cöttler, hinten auff demselben
ferner eine behausung samt zugehörden ane dem Schiffleuthstaden im Eckergäßlein

Marguerite Ottmann veuve de Georges Frédéric Kuntz vend 450 livres la maison au cordeur de bois Jean Mæhn et à sa femme Barbe Donnenwerth

1787 (12.7.), Chambre des Contrats, vol. 661 f° 283-v
Fr. Margaretha geb. Ottmännin weÿl. Georg Friedrich Kuntz des schuhmachers wittib beÿständlich H. Ferdinand Berger des goldstickers
in gegensein Johannes Mähn des holtzlegers und Barbaræ Donnenwerthin beÿständlich H. Johann Georg Mähn des ohlmüllers und Blaßius Kempff des holtzlegers
eine behausung und hoffstatt mit allen deren begriffen, weithen, zugehörden, rechten und gerechtigkeiten in dem Enckergäßlein sub N° 5, einseit neben H. Kolb dem handelsmann, anderseit neben H. Wittmar dem goldarbeiter, hinten auff das Friedische hauß – um 900 gulden

Ancien boulanger (voir l’accession à la bourgeoisie de sa femme), Jean Mæhn, originaire de Breuschwickersheim, devient bourgeois en 1766 après avoir obtenu un certificat de la tribu des Boulangers à laquelle il s’inscrit une fois devenu bourgeois
1766, Livre de bourgeoisie 1762-1769 (VI 285) f° 106-v

Johannes Mähn der ledige Weißbeck von bischweiler gebürtig, erhalt das burgerrecht ex speciali gratia umb den alten burger schilling, will dienen beÿ EE. Zunfft der becker. Jur. eodem [22. Xbr. 1766]

Jean Mæhn a terminé son apprentissage seize ans plus tôt. Il a ensuite fait son voyage de compagnon. Il est devenu boulanger adjoint de l’Hôpital puis de l’Orphelinat. Il vient d’acheter une maison et souhaite devenir bourgeois.
1766, Boulangers (XI 12) – Kauff Gericht den 31. 8.br 1766
(f° 226-v) Vertröstungs Schein – Johannes Mähn der Ledige becker von breuschwickersheim, bittet da Er die becker Profession beÿ Johannes Mähn schon seit ohngefehr 16 Jahren erlernet, nach vollendeter Lehrzeit in die Fünf Jahr auf dem handwerck gewandert, nach solchen Verrichteten Wanderjahren dahier als Unterpfister in die 3. Jahr in allhiesig. Mehrerm Hospithal in arbeit gestanden, nach solcher Zeit wieder in dahiesigem Stift Waÿßenhaus 2 ½ Jahr als Oberpfister gestanden, wie deßen erthielte attestata Maasgeben, Er auch würckl. H Johann Jacob Hitschlers dißorthigen Schöffen Collegii beÿsitzers v. Weisbecken dahier, deßen becken behaußung und gerechtigkeit aberkauft und derselbe auf der Beziehung der behausung dringet, ihme einen gericht Schein Zu ertheilen daß wann Er verburgert und præstanda præstirt haben wird.
(f° 232) 5 Dienstags den 16. Junii 1767. Fremder Neuzünfftiger – Johannes Mähn der leedige becker von breusch Wickersheim, producirt Erkandtnus Hnd. Hh. der XV. wie auch burger Urkundt, bitte ihn in Conformitæt derselben beÿ dißortiger Ehrs. Zunft als Leibzünfftig und beckermeister auf und anzunehmen, und dermalen weisbecken zu laßen. Erkandt Willfahrt, doch daß der Implorant zufolg erwehnter Erkandtnus nebst d. Ordinaris Zunftgebühr auch die Ihme pro dispensatione d. Muthjahr angesetzt 3. lb d. abführen. (dt. 4. lb 6 ß pro dispens. dt 3. lb)

Mariage, Temple-Neuf (luth. f° 66)
Im Jahr Christi 1774, Mittwochs den 29. Junii vor Mittag umb eilff Uhr wurden (…) ehelich mit einander copulirt und Christ. eingesegnet, Johannes Mähn, ledige Beck und burger allhier, weÿl. Johannes Mähns geweßenen Ackersmanns u. burgers zu Preuschwickersheim, und Anna gebohrner Weberin ehelich erzeugter Sohn, und anna Barbara Donnenwirthin, Johannes Donnenwirths, Ackersmanns und burgers in Urweiler, hochgräff. Leiningischer und Hohenlohischer Herrschafft und Catharina gebohrner Langin, ehelich erzeugte Tochter [unterzeichnet] Johannes mähn als hochzeitter, H so zeichnet die hochzeiterin (i 118)

Anne Barbe Donnenwirth, originaire d’Uhrwiller, devient bourgeoise à titre gratuit pour bon comportement pendant ses neuf années de service
1774, Livre de bourgeoisie 1769-1777 (VI 286) f° 108-v
Anna Barbara Donnewirthin von Urweiler gebürtig verheurathet an Johannes Mähn den beck und burger allhier, erhalt das burgerrecht wohlverhaltnes wegen Gratis will dienen beÿ E.E. Zunfft der Becker. prom. den 4. Julÿ 1774

(VI 286 bis) p. 93. Becker N° 37 – d. 20. Juni 1774
Jgfr. Anna Barbara donnerwirthin, Joh donnerwirths des b. Zu uhrweiler ehl. tochter.
Verlobet mit Joh Mähn junioris d. Vormaligen becken heutigen Holtzlegers u. b. alhier.
die schein geben an die ehl: geburt aug. conf. u. deß. sponsi stall gebührt in richtigkeit.
500 R baar geldt hat sie bewiß. deß. Eigenthumb sie mit Einer handtreu erkannt*, auch 100 R 5 schilling beym Prot. deponirt.
Impl. welche nach schein 9 Jahr ohnunterbrochen beÿ Fr. Salome Stehlin treulich gedienet daß certificat sie handtreulich angelobt wohlverhaltend wegen gratis in E. G. b. recht auffzuhnemen.
Recepta gratis.

Jean Mæhn meurt en 1802. La maison est estimée 1 200 francs. La masse active est de 1 364 francs, le passif de 1 256 francs

1802 (5 ther. 10), Strasbourg 14 (18), Me Lex n° 2186 – Enregistrement de Strasbourg, acp 85 F° 17-v du 7 ther. 10
Inventarium über weÿl. bürger Johann Mähn holtzleger verlassenschafft, nach seinem den 23. Floreal jüngst erfolgten hinscheiden, auf ansuchen der wittwe Anna Barbara geb. donnenwirth

auf der Sterbbehausung in dem Anckergäßlein hinten dem Kafe bader N° 5
fahrende haabe 154 fr, Kleidung 10 fr
Behausung, Eine in hiesiger Gemeinde auf dem Ankergäßl. N° 5 gelegene einstöckige behausung samt zugehörden Rechten und Gerechtigkeiten 1s. neben b. Kalb der handelsmann anderseit neben Marx Peters Erben hinten auff das Fridischhauß stoßend vornen auf das gäßchen angeschlagen 1200 francken – von Margaretha geb. Ottmännin wittwe des verstorbenen Georg Friedrich Kuntz des Schuemachers in der Kontractstube den 12. junÿ 1787 erkaufft
Summa summarum 1364 fr, Passiva 1256 fr

Jean Mæhn a délaissé deux filles qui deviennent co-propriétaires de la maison. L’aînée, Barbe Mähn, épouse en 1804 Joseph Denis originaire de Vendée, disparu lors de la campagne de Russie. Elle délaisse un fils

1814 (20.7.), Strasbourg 12 (55), Me Wengler n° 8282 – Enregistrement de Strasbourg, acp 125 f° 15 du 21.7.
Inventaire de la succession de Barbe Maehn femme de Joseph Denis brigadier des boulangers de la ci devant armée de Russie absent depuis la campagne de Russie sans avoir jamais donné de ses nouvelles, décédée le 19 mars dernier – à la requête de Louis Poncet percepteur des contributions directes, membre de la commission administrative des hospices civils, tuteur légal de Louis – dans la maison quai des bateliers n° 25 (…) admis au nombre des élèves de l’hospice de Stephansfelden à Brumath

immeuble, la moitié appartenant par indivis à la défunte dans une petite maison située à Strasbourg quai des Bateliers rue de l’Ancre n° 5 avec tous ses droits, aisances, appartenances et dépendances dont l’autre moitié appartient à Louis Larche conducteur des travaux des Ponts et Chaussées son beau frère, d’un côté le nommé Vogel chapelier, d’autre le Sr Martz, derrière le Sr Pfeffinger – recueilli dans la succession de Jean Maehn, empileur de bois, dont elle était héritière pour ladite part, Jean Maehn a acquis la totalité de la veuve Kuntz née Ottmann par acte à la Chambre des Contrats le 12 juillet 1787 – loyer de 120 fr, la moitié revenant à cette succession estimée 1200 fr
mobilier 340 fr, ensemble 1540 fr, passif 1342 fr
[joint : Copie traduite de l’original de la vente Chambre des Contrats de 1787]

Mariage, Strasbourg (n° 324)
Du 26° jour du mois de Fructidor l’an XII, Acte de mariage de Joseph Denis, agé de 30 ans, Boulanger, domicilié en cette ville depuis 10 ans, né à Fontenay département de la Vendée le 21 août 176(0) fils légitime de Jean Denis, Boulanger, & de Marie Marais veuf de Marie Marguerite Verins morte den cette ville le 3 Germinal (-), Et Marie Barbe Mähn agée de 29 ans, née en cette ville le 9 juillet 1775 y domiciliée fille légitime de feu Jean Mähn, cordeur de bois, et de Marie Barbe Dannenwerth (signé) dnn, Maria Barbara Mähn (i 165)

L’autre moitié de la maison est revenue à la deuxième fille de Jean Mæhn, Marie Catherine, qui meurt à 23 ans en 1806 après s’être mariée avec Samuel Louis Larche, employé des ponts et chaussées. Veuf, Samuel Louis Larche se remarie avec Dorothée Mæhn en 1807. Un des fils du deuxième mariage fait dresser l’inventaire des biens de sa mère en l’absence des autres héritiers en 1844.

1844 (8.2.), Strasbourg 6 (72), Me Striffler n° 1986
Inventaire (de la succession de Dorothée Maehn épouse de Samuel Louis Larche) – Ont comparu M. Henri Louis Larche, menuisier demeurant à Strasbourg, agissant en qualité d’héritier pour un sixième de De Dorothée Maehn sa mère vivant épouse de M. Samuel Louis Larche, employé des ponts et chaussées, demeurant à Wasselonne et décédée à Strasbourg le 14 juillet 1831, Et M. Antoine Ritleng, Notaire à la résidence de Strasbourg, commis pour représenter les héritiers absens de ladite Dame Larche aux termes d’une ordonnance rendue sur requête par M. le Président du Tribunal civil séant à Strasbourg en date du 21 novembre 1841, et représentant en cette qualité Jules Roger mineur, ayant pour tuteur le Sr Roger son père qui n’a pas de domicile connu en France, le dit mineur par représentation de De Louis Larche sa mère décédée, habile à se porter héritier pour un sixième de la défunte susnommée.
Lesquels ont dit que le dit Me Striffler ayant été commis par le Tribunal civil séant à Strasbourg par son jugement rendu le 16 août 1843 à l’effet de procéder à la Liquidation & au partage de la succession de la dite défunte et de la communauté qui a existé entre elle et le Sr Samuel Louis Larche son mari (…) Qu’ainsi qu’il est constaté par le procès verbal dressé par le dit Me Striffler le dit jour 21 novembre dernier, aucun des autres héritiers, ni le Sr Larche père, ne se sont présentés sur la sommation à eux faite, en sorte que dès lors il a été prononcé défaut contre eux.
Ce sont les suivants 1° M. Samuel Louis Larche père employé des ponts et chaussées, comme ayant été commun en biens avec la défunte, 2. Le Sr Emile Larche, menuisier, ces deux demeurant à Wasselonne, 3. Le Sr Edouard Larche, piqueur des ponts & chaussées demeurant à Schlestadt, 4. Le Sr Auguste Larche, serrurier, 5. et Dlle Frédérique Larche, servante ces deux derniers demeurans à Strasbourg, Tous ces derniers comme habiles à se porter héritiers chacun pour un sixième de la défunte

Garde robe de la défunte 200
Communauté, meubles 1800
Immeuble. La moitié d’une maison avec dépendances sise à Strasbourg, rue de l’ancre n° 5, entre la veuve Vogel & André Martz, dont il a déjà provoqué la licitation qui a été ordonnée par le Jugement du 16 août dernier susrelaté pour être faite par le ministère du dit M Striffler. Le notaire commis a fait observer ici au Sr Larche comparant qu’avant de pouvoir procéder à la vente par licitation de cet immeuble il sera nécessaire que la propriété en soit régulièrement établie afin qu’il soit constant que la moitié de cet immeuble appartient reellement à la communauté dont s’agit.
Passif, somme de 1000 francs due à M Polidoro Maroco & garantie hypothécairemet sur la maison

Mariage, Strasbourg (n° 289 f° 146)
L’an 1807 le 26° jour du mois de septembre, sont comparus Louis Samuël Larché agé de 30 ans, emploïé des ponts et chaussées, domicilié en cette ville depuis 8 ans, né à Neufchatel, en Helvétie, le 8 juillet 1777, majeur, fils de Jean Louis Larche, négociant audit lieu et de feu Susanne Catherine Bonvepre, veuf de Marie Catherine Maehn décédée en cette ville le 18 juillet de l’année dernière, et Marie Dorothée Maehn, agée de 23 ans née en cette ville le 5 février 1784, y domiciliée majeure, fille de feu Chrétien Frédéric Maehn, boulanger, décédé à l’hospice civil de cette ville le 40 jour complementaire an dix (…) et d’Anne Marie Bonert (signé) Louis Samuel Larche, Maria Dorothea Mähn (13)
Décès, Strasbourg (n° 2044, p. 66)
L’an 1806 le 18° jour de juillet (…) sont comparus Louis Samuël Larche agé de 28 ans, Employé au premier arrondissement des ponts et chaussées, époux de la défunte (…) ont déclaré que Marie Catherine Maehn, née de 23 ans, née en cette ville fille légitime de feu Jean Maehn, cordeur de bois, et de feuë Barbe Donnenwarth épouse dudit Louis Samuel Larche est décédée Cejourd’hui vers 7 heures du matin en la maison située Ruë de l’ancre N° 5 (i 66)

Samuel Louis Larche et Dorothée Mæhn vendent 2 500 francs la maison à l’employé André Jaeger

1844 (30. 8.br), Strasbourg 6 (73), Me Striffler n° 2372
Mr Samuel Louis Larche père, employé des ponts et chaussées et De Dorothée Maehn sa femme
à Mr André Jaeger, employé, demeurant à Strasbourg
Une maison avec appartenances et dépendances sise à Strasbourg, rue de l’ancre N° 5 quai des bateliers, tenant d’un côté à Mad. Vogel, de l’autre à Mr Martz, par derrière sur la propriété de Mr Blumert – Propriété. Mr Larche déclare être propriétaire de la maison ci-dessus décrite, savoir de la moitié de ladite maison en sa qualité d’héritier testamentaire de Dame Marie Catherine Maehn, son épouse en premières noces aux termes de son testament reçu par Me Wengler notaire à Strasbourg il y a environ quarante ans. De l’autre moitié pour l’avoir acquis suivant procès verbal d’adjudication sur licitation dressé après le décès de Dle Barbe Maehn épouse de Joseph Denis par Me Wengler, il y a environ 26 ans. Des Dames Larche et Denis étaient propriétaires de ladite maison pour leur être avenue dans les successions de Jean Maehn, cordeur de bois, et Barbe Dannenwirth, sa femme de Strasbourg leurs père et mère dont elles étaient les seules héritières. Enfin les conjoints Jean Maehn avaient acquis ladite maison de Marguerite Ottmann, veuve de Georges Frédéric Kuntz, en son vivant cordonnier suivant acte reçu par la cidevant Chambre des Contrats de la ville de Strasbourg le 12 juillet 1787 – pour 2500 francs

Augustine Louise Rudloff vend la maison à Auguste Lutz. Un acte de rectification réduit le prix de vente sur ordre du Commissaire en chef de la Ville (acte joint au dossier du M.R.U.)

L. Bostetter, Notar, Röschwoog (Unter-Elsass) – 21 Mai 1942, Nr 5410
Kaufvertrag. Vor dem unterzeichneten Notar Ludwig Bostetter zu Röschwoog ist erschienen
Fräulein Augustine Luise Rudloff, gewerbslos, ledig, volljährig, wohnhaft zu Straßburg, Regenbgengeaas N° 17, dem Notar bekannt,
welche dem Herrn August Lutz, Rechtsbeistand wohnhaft zu Strassburg-Neudorf, Horst Wessel-Allee Nr 6, verheirathet mit Frau Karoline Meyer in allgemeiner Gütergemeinschaft laut Ehevertrag, beurkundet durch Notar Wittmer zu Strassburg am 26. Dezember 1925, dem Notar bekannt,
hier gegenwärtig und dies annehmend, folgendes Grundstück verkauft hat,
Gemarkung Strassburg. Flur 17 Nr 20 Ankergässchen Nr 9 acht und vierzig Quadrat meter Hof, Wohnhaus, eingetragen im Grundbuch Blatt 4188, zu Gunsten der Verkäuferin. – Bedingungen (…) 4) Gegenwärtiger Verkauf findet statt mittelst des Preises von 17 000.- den der Käufer der Verkäuferin zu zahlen hat. (…) Hierüber Urkunde, Verhandelt zu Straßburg Am 21. Mai 1942.

Berichigung
Verhandelt zu Straßburg am 27. Juli 1942. Vor dem unterzeichneten Notar Ludwig Bostetter zu Röschwoog sind erschienen
1) Fräulein Augustine Luise Rudloff, gewerbslos, ledig, volljährig, wohnhaft zu Straßburg, Regenbgengeaas N° 17,
2) Herr August Lutz, Rechtsbeistand, wohnhaft zu Strassburg-Neudorf, Horst Wessel-Allee Nr 6, verheirathet mit Frau Karoline Meyer in allgemeiner Gütergemeinschaft laut Ehevertrag.
Die Erschienenden erklärten Zur Beurkundung. Laut Kaufvertrages, beurkundet durch unterzeichneten Notar am 21. Mai 1942 Nr. 5410, hat Fräulein Rudloff Herrn Lutz das Grundstück in der Stadt Strassburg. Flur 17 Nr. 20, Ankergässchen Nr 9. 48 quadratmeter Hof, Wohnhaus, Grundbuch Blatt 4188, zum Preise von 17 000. – Reichsmark verkauft.
Der Oberstadtkommissar, Preisbehörde für den Grundstückverkehr, zu Strassburg hat durch Bescheid vom 18. Juli 1942, 0291 N° 933, diesen Kaufvertrag genehmigt, mit der Massgabe, dass der Kaufpreis auf 8100- Rechsmark zu reduzieren ist. Hievon hat die Verkäuferin den Betrag von 1100- Reichsmark von dem Käufer bar direkt zu ihren Händen erhalten, wofür Quittung.

Auguste Lutz vend le sol de maison et ses droits à l’indemnité de l’Etat à la société L’Alsacienne foncière (acte joint au dossier du M.R.U.)

Le 10 septembre 1951. Rép. N° 4013. Acte de vente
Pardevant Me Henri Haumesser, notaire à la résidence de Strasbourg, soussigné, ont comparu
1° Monsieur Auguste Lutz, contentieux, et dame Caroline née Meyer, son épouse de lui dûment assistée et autorisée, demeurant ensemble à Strasbourg-Neudorf, avenue Jean-Jaurès n° 6, mariés sous le régime de la communauté universelle des biens aux termes du contrat de mariage reçu par Me Wittmer, notaire à Strasbourg, le 20 décembre 1925, agissant comme vendeur, d’une part
2° Monsieur Henri Vonderweidt, directeur de banque, demeurant à Strasbourg, agissant en sa qualité de président-directeur général au nom et pour le compte de la société dite « L’Alsacienne foncière », société anonyme au capital de 7 500 000 francs, ayant sont siège à Strasbourg, spécialement autorisée à l’effet des présentes aux termes d’une décision du Conseil d’administration de ladite société en date de ce jour dont un extrait certifié conforme restera ci-joint et annexé après mention, acquéreur, d’autre part
lesquels comparants ont déclaré le contrat de vente ci-après.
Les époux Auguste Lutz-Caroline Meyer comparants de première part, sus-nommés, vendent, cèdent et abandonnent pas ces présentes, en s’obligeant aux garanties ordinaires et de droit en ce qui concerne l’immeuble, et sans autre garantie que la qualité de sinistrés par faits de guerre en ce qui concerne la participation de l’Etat,
à la société dite « L’Alsacienne foncière », société anonyme au capital de 7 500 000 francs, ayant sont siège à Strasbourg, pour laquelle le comparant de seconde part, M. Henri Vonderweidt, sus-nommé accepte
1° l’immeuble ci-après désigné, Ville de Strasbourg, section 17 n° 20, rue de l’Ancre n° 9, avec 48 centiares de sol, maison, étant fait observer que l’immeuble sus-désigné a été sinistré par faits de guerre et que ledit sinistre a fait l’objet d’une déclaration à la Délégation départementale du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme à Strasbourg, où il a été inscrit sous le n° NV 1030-Z.
2° Tous les droits des cédants sans exception à la participation financière de l’Etat dans toutes dépenses de reconstruction et de réparation de l’ensemble des bâtiments érigés antérieurement au sinistre sur le terrain vendu, quelles qu’elles soient, participation résultant des lois du 11 octobre 1940 – 12 juillet 1941 – 7 octobre 1942 – 8 septembre 1945 – 16 mai 1946 et 24 mai 1951, comme de toutes lois à venir concernant les dommages de guerre subis par l’immeuble sus-désigné et susceptibles d’être cédés à des tiers.
Origine de la propriété. L’immeuble présentement vendue est inscrit sur feuillet 4114 du livre foncier de Strasbourg au nom de LUTZ Auguste, contentieux et dame Caroline née MEYER, en communauté de biens. Pour l’origine de propriété antérieure, les parties se réfèrent expressément aux annexes dudit livre foncier.
Propriété – Jouissance (…)
Prix de vente – La présente vente est, en outre, consentie et acceptée pour et moyennant
pour la partie résiduelle de l’immeuble le prix principal de 24 000 francs,
en ce qui concerne le droit à la participation de l’Etat dans les dépenses de reconstruction dont le montant nominal est actuellement de trois millions de francs et éventuellement à toutes autres participations ou indemnités qui pourraient être accordées en raison du sinistre avec faculté d’en faire la cession, le prix de 1 050 000, représentant 35 % de la somme qui sera définitivement allouée par l’Etat a été convenu entre les parties.
La fixation définitive du prix de vente sur les bases ci-dessus fixées fera l’objet d’un acte complémentaire en suite des présentes. (…)
Conditions suspensives. La présente vente est faite sous la double condition suspensive expresse
1° de l’autorisation concernant la cession des dommages de guerre par le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme – Délégation départementale du Bas-Rhin – à Strasbourg, conformément aux dispositions de la loi du 24 mai 1951,
2° et de l’autorisation de transfert desdits dommages de guerres qur l’immeuble sis à Strasbourg-Koenigshoffen, rue Gerlinde Sect. 33 n° 13, 14, 15 et 16. (…)
Prix de vente – La présente vente est, en outre, consentie et acceptée pour et moyennant
pour la partie résiduelle de l’immeuble le prix principal de 24 000 francs,
en ce qui concerne le droit à la participation de l’Etat dans les dépenses de reconstruction dont le montant nominal est actuellement de trois millions de francs et éventuellement à toutes autres participations ou indemnités qui pourraient être accordées en raison du sinistre avec faculté d’en faire la cession, le prix de 1 050 000, représentant 35 % de la somme qui sera définitivement allouée par l’Etat a été convenu entre les parties.
Fait et passé à Strasbourg au siège du Crédit Industriel d’Alsace et de Lorraine, l’an 1951 le 10 septembre

Acte complémentaire portant confirmation du précédent et prix de vente (acte joint au dossier du M.R.U.)

Le 15 janvier 1952. Rép. N° 4272. Acte et constat complémentaire
Pardevant Me Henri Haumesser, notaire à la résidence de Strasbourg, soussigné, ont comparu
1° Monsieur Auguste Lutz, contentieux, et dame Caroline née Meyer, son épouse de lui dûment assistée et autorisée, demeurant ensemble à Strasbourg-Neudorf, avenue Jean-Jaurès n° 6, mariés sous le régime de la communauté universelle des biens aux termes du contrat de mariage reçu par Me Wittmer, notaire à Strasbourg, le 20 décembre 1925, d’une part
2° Monsieur Robert Michel, directeur du personnel du Crédit Industriel d’Alsace et de Lorraine, demeurant à Strasbourg, agissant en sa qualité de président-directeur général au nom et pour le compte de la société dite « L’Alsacienne foncière », société anonyme au capital de 7 500 000 francs, avec siège à Strasbourg, rue de la Nuée Bleue N° 14, inscrite au registre du Commerce de Strasbourg, sous le N° 4404, spécialement autorisé aux présentes, aux termes de la procuration qui lui a été donnée par le Conseil d’administration de ladite société dans une réunion du 3 janvier 1952, dont le procès verbal a été dressé en minute pardevant Me Henri Haumesser, notaire soussigné Rép. n° 4240, d’autre part
lesquels comparants, préalablement à l’acte complémentaire, objet des présentes ont expose au notaire soussigné, ce qui suit.
aux termes d’un acte de vente reçu par Me Henri Haumesser, notaire soussigné, le 10 septembre 1951, Rép. N° 4013, Monsieur Auguste Lutz et Madame Caroline née Meyer son épouse, comparants de première part, sus-nommés, ont vendu à la société anonyme dite « L’Alsacienne foncière » au capital de 7 500 000 francs, avec siège à Strasbourg,
1° l’immeuble ci-après désigné, Ville de Strasbourg, section 17 n° 20, rue de l’Ancre n° 9, avec 48 centiares sol, maison, étant fait observer que l’immeuble sus-désigné a été sinistré par faits de guerre et que ledit sinistre a fait l’objet d’une déclaration à la Délégation départementale du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme à Strasbourg, où il a été inscrit sous le n° NV 1030-Z.
2° Tous les droits des cédants sans exception à la participation financière de l’Etat dans toutes dépenses de reconstruction et de réparation de l’ensemble des bâtiments érigés antérieurement au sinistre sur le terrain vendu, quelles qu’elles soient.
Ladite vente a été consentie sous la double conditions suspensive
a) de l’autorisation concernant la cession des dommages de guerre par le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme – Délégation départementale du Bas-Rhin à Strasbourg – conformément aux dispositions de la loi du 24 mai 1951,
b) et de l’autorisation de transfert desdits dommages de guerre sur l’immeuble sis à Strasbourg-Koenigshoffen, rue Gerlinde Section 33 n° 13, 14, 15 et 16.
Ladite vente a, en outre, été consentie et acceptée pour et moyennant
1) pour la partie résiduelle de l’immeuble le prix principal de 24 000 francs,
2) en ce qui concerne le droit à la participation de l’Etat dans les dépenses de reconstruction et éventuellement à toutes autres participations ou indemnités qui pourraient être allouées en raison du sinistre, le prix provisoire de 1 050 000, soit au total pour le prix de 1 074 000 francs.
Il a été, en outre, expressément convenu entre les parties que le prix de cession des dommages de guerre sera définitivement fixé à 35 % du montant qui sera définitivement alloué par l’Etat au titre de sa participation aux frais de reconstruction de l’immeuble sinistré et qu’en conséquence ledit prix sera susceptible par la suite d’être diminué ou augmenté dans la proportion des 35 % de la somme qui sera finalement accordée par l’Etat audit titre.
Dans ledit acte de vente, les partie avaient stipulé que la fixation définitive de ce prix de cession du droit à l’indemnité pour dommages de guerre devait faire l’objet d’un acte complémentaire et que le prix de cession du droit et celui de la vente de la partie résiduelle de l’immeuble devra être payé par la société acquéreuse dans un délai de quinze jours à compter de la réalisation des deux conditions suspensives sus-relatées.
Par décision en date du 9 janvier 1952, le Délégué Département adjoint du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme du Bas-Rhin a
a) autorisé la cession du droit à l’indemnité pour les dommages de guerre afférents à l’immeuble sis à Strasbourg, rue de l’Ancre N° 9, pour les époux Auguste Lutz-Caroline née Meyer au profit de la société dite  » L’Alsacienne foncière « , société anonyme à Strasbourg, mutation inscrite sous le numéro 539,
b) autorisé le transfert desdits dommages de guerre sur le terrain à construire sis à Strasbourg-Koenigshoffen, rue Gerlinde, sus-mentionné, autorisation de transfert portant le numéro 2134 C.
D’autre part, les comparants exposent au notaire soussigné que le montant de la participation de l’Etat aux frais de reconstruction desdits biens, calculé d’après le dernoer coefficient connu, a été fixé définitivement à la somme de 3 274 771 francs, y compris dans cette somme les honoraires proportionnels de l’architecte.
Ceci exposé et en conséquence des stipulations de l’acte de vente du 10 &9.& 1951, le prix de cession du droit à l’indemnité pour dommages de guerre à 35 % de la somme de 3 274 771 francs, soit 1 146 169.
En ajoutant à cette somme le prix de vente de la partie résiduelle de l’immeuble fixé dans l’acte de vente du 10 septembre 1951 à la somme de 24 000 francs et porté par le présent acte à 48 000 francs, le prix global s’élève ainsi à 1 194 169 francs. (…)
Fait et passé à Strasbourg en l’étude du notaire soussigné l’an 1952 le 15 janvier.


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