Jacques Gallay, maître maçon, et (1736) Marie Catherine Berga


Jacques Gallay dit Fribourg est originaire de Dompierre au canton de Fribourg en Suisse. Il arrive à Strasbourg vers 1732 pour travailler en qualité d’appareilleur sur le chantier du palais épiscopal de Strasbourg après avoir été apprenti puis compagnon chez Sylvain Bret à Paris, comme l’indique sa supplique auprès des Quinze en décembre 1735. Le conseil des maçons a en effet refusé de l’admettre à la tribu parce qu’il ne remplit pas les conditions nécessaires. Les Quinze, sur la recommandation de l’évêque, décident qu’il sera reçu maître par les maçons qui ont pu constater son habileté, notamment lors de l’affaire qui l’a opposé au maçon Joseph Trotter en janvier 1735. Il n’est cependant pas dispensé du chef d’œuvre qu’il passe le 30 avril 1736.
Jacques Gallay est reçu bourgeois à titre gratuit le 16 mai 1736. Il épouse quelques jours plus tard Marie Catherine Berga, fille de Jean Quirin Berga, maçon, tailleur de pierres et assesseur au Petit Sénat. Comme il tarde à s’inscrire à la tribu des maçons, l’affaire passe devant le conseil ; il s’inscrit le lendemain en réglant ses droits.
Jacques Gallay meurt en délaissant six enfants et un posthume en mai 1755 dans sa paroisse de Saint-Laurent. Son corps est enterré dans le cimetière qui jouxte l’église Saint-Pierre-le-Jeune. L’inventaire de ses biens établit après rectification que le passif excède l’actif de 2 639 livres. Les créanciers font dresser en 1758 l’inventaire des biens de la veuve, d’après lequel l’actif surpasse le passif.

Les registres des directeurs fonciers, des Quinze ainsi que des contrats de construction établissent que Jacques Gallay est le maître d’œuvre de plusieurs bâtiments à Strasbourg 

  • la maison Tourni 21, Vieux-Marché-aux-Poissons (1739),
  • la maison Longho 18, rue Gutenberg (1740)
  • sa propre maison 7, rue du Dôme (1745)
  • l’hôtel des Dames d’Andlau 8, rue des Ecrivains (1750),
  • l’hôtel de Türckheim 1, rue Brûlée (1750),
  • l’hôtel de Neuwiller 27, Vieux-Marché-aux-Vins (1751),
  • le haras 1, rue Sainte-Elisabeth (1751),
  • la maison Gourmand 4-6, rue du Sanglier (1752),
  • la maison Baron de Fregval 3, rue des Veaux (1753),
  • la maison Ducré 4, rue de la Mésange (1755),

Jacques Gallay est d’abord propriétaire d’une maison rue neuve quai des Bateliers de 1739 à 1746 (maison IX 200 et 197, aujourd’hui 4, rue des Bateliers et 5, rue Modeste-Schickelé), puis d’une maison rue du Dôme qu’il acquiert en 1744. Il reconstruit chacune des deux maisons.

Gallay (Jacques, 1736) Et i 104
Signature au bas de l’acte de mariage

Jacques Gallay dit Fribourg, employé au chantier du palais épiscopal, porte plainte contre le maître maçon Joseph Trotter pour qui il a travaillé sans en être rétribué. L’instruction de l’affaire montre que Jacques Gallay a participé au chef d’œuvre de Joseph Trotter.

1735, Maçons (XI 236)
(f° 177) Freÿtags den 21. Januarÿ 1735. Klag – Jacques Gallay dit fribourg balier auffm bischofflichen hoff wiederholt seine beÿ dem Regirendem herrn Ammeister den 18.ten Januarÿ 1735. eingeführte Klag wieder Joseph Trotter den Maurer und Steinhauer meister, daß er Ihme Verschiedene stück zu seinem meisterstück auff sein begehren gemacht nemblichen ein rund schnecken, ein Kellerhalß, eine frantzösische Steeg, schnecken tritt, Creutzgewölb und anders mehr und davor mehrers nicht als 16. Livres gefordert habe, welche beklagter Ihne nicht bezahlen wolle, nechstdeme Er noch dreÿ wochenlang Zu ihme trotter ins hauß gegangen und denselben Informirt.
Beklager Zugegen meldet, daß der Kläger bereits vor einem Jahr Ihme die Keller schöllung, die Schnecken tritt und noch einige Stück, welche aber unbrauchbar, in Gibß Verstochen, und Er Kläger, wan seine arbeit guth seÿn wird, selbige Ihm Zu bezahlen Versprochen habe, nachdeme Ihme aber alles verworffen worden, seÿe er auch demselben nichts schuldig.
Hr Berga Und Mstr Göbel proponirten daß beÿ sein Mr trotter vorgewiesenen meisterstück, und da Er die Kelleschöllung nicht zusammen setzen können, er trotter selbsten gestanden habe, daß solche keller schöllung nicht Er, sondern der balier auff den bischoffs hoff selbigen gemacht habe.
Mr Trotter auf befragen, wie lang es seÿe, daß dießer balier Ihne informirt habe, sagt, es seÿe dreÿ wochen vor ostern 1734. gewesen Und auf ferners befragen, ob dieser balier ihme nicht die Keller schöllung Zu seinem meisterstück gemacht habe, sagt das werde der balier nicht sagen können, auff Remonstriren aber ob nicht er Trotter es vor den meisterstück Schauern würcklichen bekannt habe, und ob er dieselbe Zu lügnern machen wollen, gestunde er solches gesagt zu haben.
Mr Philipp Wöhrlen – sein trotters hochzeiterin seÿe Zum drittenmahl Zu Ihm gekommen und Ihne umb gottes willen gebetten, Ihne den gefallen zu erweisen, in ihr hauß Zu kommen, und den kellerhalß ab zu zeichnen, wolle Ihm schon das brett Von der stuben Lüffern, er aber habe sie abgewiesen.
Kläger regerirte, daß beklagter Ihme gesagt, was er nöthig haben und brauch werde, welches er ihme auch gemacht nach sein des beklagten angeben und wann beklagter ihm sein riß des meisterstücks gebracht, gewiesen, und gesagt hätte, daß er Ihme die Keller schöllung nach solchem Riß in gibß Verstechen solle, hätte ers auch gethan, auff befragen ob er Kläger Ihme beklagten zu seinem letsteren meisterstück etwas gemacht habe, meldete daß er seith sechs monathen ihme nichts mehr gewiesen, noch gerabeitet habe, und wann er gewußt hette, daß er so viel mühe mit Ihme haben würdte, hätte er Ihme wenigstens 24. livres gefordert, nechstdeme er beÿ Ihro gnaden den regirenden Herrn Ammeister 11 ß, und vor dießes Kauffgericht 15 ß so dann vor das fewr 4 ß, Also Zusammen 3 R. Unkosten gehabt, so er mit deren 8 R. fordere.
Beklagter Trotter offerirte auff beschehenen Zuspruch dem Kläger noch heutigen abend die 8 R. sambt 3. R. Unkosten Zu bezahlen.

(traduction) Vendredi 21 janvier 1735. Plainte – Jacques Gallay dit Fribourg, employé au palais épiscopal, réitère la plainte qu’il a déposée devant l’ammestre régent le 18 janvier contre le maçon et tailleur de pierres Joseph Trotter. Il a en effet réalisé pour lui à sa demande différents objets pour son chef d’œuvre, à savoir un escalier à vis, une descente de cave, un escalier à la française, une marche d’escalier à vis, une voûte d’ogive, etc. en demandant seulement 16 livres que le défendeur refuse de payer même après qu’il se soit rendu au domicile dudit Trotter pour les lui demander.
Le défendeur répond que le plaignant a fait il y a un an déjà le coffrage de la cave, la marche d’escalier à vis ainsi que d’autres objets, ils étaient cependant inutilisables, réalisés en plâtre. Lui défendeur lui a promis de le payer dès que le travail serait bien fait mais il ne lui doit rien puisque tout a été fait de travers.
Le sieur Berga et le maître Gœbel avancent que comme le maître Trotter n’a pas su assembler le coffrage de la cave quand il a présenté son chef d’œuvre, il se pourrait que ce ne soit pas lui qui a fait le coffrage mais l’employé de la cour épiscopale.
On a demandé à maître Trotter quand l’employé a sollicité son paiement, il répond trois semaines avant Pâques 1734. On lui a ensuite demandé si ledit employé n’aurait pas fait le coffrage de cave pour son chef d’œuvre, à quoi il répond que l’employé ne saurait le dire. On a insisté en lui demandant si lui, Trotter, ne l’a pas reconnu devant les examinateurs du chef d’œuvre et s’il les traiterait de menteurs. Il a alors reconnu l’avoir dit.
Maître Philippe Wœhrlen – La fiancée de Trotter est venue le voir à trois reprises pour le prier au nom de Dieu de lui faire la faveur de venir chez elle et de dessiner la descente de cave en lui proposant même la table du poêle, mais il a refusé.
Le plaignant réplique que comme le défendeur lui a dit ce qu’il lui fallait, il l’a fait sur les indications du défendeur et quand le défendeur lui a apporté et montré le dessin du chef d’œuvre en exigeant de lui qu’il réalise en plâtre le coffrage de cave d’après ce dessin, il l’a fait. On a alors demandé au plaignant s’il a participé en quoi que ce soit à son dernier chef d’œuvre, il a répondu que le défendeur n’a plus rien exigé de lui ces derniers six mois et qu’il non plus rien fait. S’il avait su que cela lui donnerait tant de travail, il aurait exigé au moins 24 livres. Comme il a dû débourser 11 sous chez l’ammestre régent, 15 sous pour la présente séance et 4 sous de chauffage, soit au total 3 florins de frais, il les ajoute à sa demande de 8 florins.
Le défendeur Trotter s’offre de payer le soir même au demandeur ses prétentions, à savoir 8 florins ainsi que 3 florins de frais.

Joseph Trotter, maçon et tailleur de pierres catholique originaire de Landau, est admis à la tribu le 14 juillet 1735
Donnerstags den 14.t Julÿ 1735 (f° 183-v) C. Neu Zünfftiger – Joseph Trotter, Maurer Und Steinhauer Von Landau gebürtig, producirt Cantzleÿ Und Pfenningthurn schein vom 23.t aprilis 1735. und Stallschein vom 13. Julÿ 1735. Krafft deßen derselbe das burgerrecht vons einer Ehefrauen Anna Maria weÿlland Johann Georg Knotter gewesenen Steinhauers Und maurers allhier wittib, so seithero auch verstorben, umb den alten burger schilling erkaufft habe, mit bitte Ihne Vor einen Zünfftigen anzunehmen.
Erkandt, gegen Erlag der gebühr willfahrt. dt. weilen er eines Zünfftigen wittib geheurathet, vor das Zunfftrecht 5 ß, Vor den Pfenningthurn 1 lb, Einschreibgebühr 4 ß (zusammen) 1 lb 9 ß

Comme le conseil des maçons refuse d’admettre Jacques Gallay à la tribu parce que qu’il ne peut pas produire de certificat d’apprentissage et qu’il n’a pas servi chez un maître de la Ville le temps prescrit. Jacques Gallay présente des pièces qui prouvent qu’il a été apprenti puis compagnon à Paris chez Sylvain Bret, puis employé sur différents chantiers royaux et en dernier lieu trois années durant au palais épiscolpal de Strasbourg. Les représentants des maçons ne s’opposent pas à recevoir le pétitionnaire à condition que l’entorse au règlement ne constitue pas de précédent. Les Quinze décident que le pétitionnaire sera admis à la tribu.

1735, Quinze (2 R 143)
(p. 542) Sambstag d. 31. X.bris 1735. Jacques Gallay C. E.E. Zunfft der Maurer. – Iisdem laßen ferner per Eundem referiren, daß Jacques Gallay der ledige Steinhawer und Maurer Von Freÿburg aus der Schweitz gebürtig contra E.E. Zunfft der Maurer den 24. huj. eine Vnterth. Appellations und respectivé Implorations schrifft mit beÿlagen Sub N. 1. biß 7 Vorgelegt, darinnen er gehorsambst Vorträgt, Es würde Mgh. aus der beÿlag N° 1 /:so ein Extract aus E.E. Meisterschafft der Maurer handwerckhs Memorial vom 14. huj.:/ ersehen, welcher gestalten er umb admittirung Zum Meisterstück und deßen Verfertigung eingekommen, Von ged. Meisterschafft aber, und Zwahr Weilen er 1° mit Keinem vollständigen handwerckhs mäßigen lehrbrieff Versehen, pro 2.do auch der dreÿ Jahr beÿ einem Meister allhier nicht Verarbeitet hätte, mit seinem begehren abgewießen worden, weßwegen er An Mgh. Zu appelliren gemüßiget, Wann er Implorant aber das Handwerckh Zu Paris beÿ Meister Silvain Bret erlernet, auch schon beÿ demselben alß Gesell nachgehends gearbeitet, wie aus der beÿlag sub N° 2 ersichtlich allwo aber laut attestati sub N° 3 denen Lehrjungen, wenn selbige ausgelernt haben Lehrbrieff mit Zutheilen nicht gebräuchlich, && anbeÿ die sub N.is 4. 5. 6. et 7. beÿligende Certificat genugsam Weißen, daß Er, Appellant, nicht nur Von ehrlichen Eltern gebohren, sich jederzeit fromb undt ehrlich auffgeführt, sondern auch sein handwerckh dergestalt erlernet, daß er sowohl beÿ denen Königl. alß andern Gebäwen alß appareilleur emploÿiret werden, in welcher qualität er auch schon seith dreÿ Jahr beÿ dem Gebaw Ihro Hochfürstl. Eminentz Herrn Cardinal Von Rohan allhier gebrauchet werde,
Alß bäthe er demuthigst Mghh. geruhen wolten in Rechten Zu erkennen undt anzusprechen, daß er dispensando Zu Verfertigung des Meisterstücks zu admittiren, hoc facto nach Ordnung alß ein Mit Meister auß und anzunehmen,
Gedachte E. Zunfft habe hierauff zu mündtlicher Verantwortung umb Deputation gebetten, welche auch willfahrt und beseßen worden, da der Appellant beÿgesetzt, Er habe würcklich schon 3. jahr au palais episcopal allhier laut scheins Von Mr. Massol Architecte de S.A. E. Mgr. le Cardinal de Rohan de dato 23. hujus, dene er Vorgelegt, gearbeitet anbeÿ petitum Wiederhohlet, Nomine der Zunfft hätten Johann Martin Pfundstein und Zacharias Maÿ geantwortet, daß Sie wieder den Tauffschein und Lehrbrieff, weilen der Frantzesen Keine andere Haben, nichts einzuwenden hätten, wohl aber daß gegener die Muthjahr nicht Verarbeitet, wollen dieselbe also gebetten haben Sie beÿ dem Articul die Muthjahr betreffend gnädig Zu mainteniren, und daß wann Gegener je admittirt werden sollte, solches wegen anderer nicht præjudicirlich fallen möchte. Weilen nun aus denen nun abgeleßenen beÿlagen zu schließen, daß der appellant ein Habiler Mensch sein müße, derselbe auch Ihro Excell. dem Hrn Prætori Regio Von Ihrer Hoch Frstl. Eminentz dem Hrn Cardinal de Rohan recommendirt worden, alß halte man davor daß Ihme in seinem begehren, gegen erlag 3. lt d pro dispensatione und der unkosten, dispensando Zu willfahren seÿe, je doch ohne præjuditz und consequenz. Die genehmhaltung zu Mgh. stellend. Erkandt, bedacht gefolgt.

(traduction) Samedi 31 décembre 1735. Jacques Gallay contre la tribu des Maçons – Les mêmes ont chargé le même de rapporter que Jacques Gallay, tailleur de pierres célibataire originaire de Fribourg en Suisse, a présenté le 24 courant un mémoire en appel et une supplique contre la tribu des Maçons, auxquels sont joints les annexes marquées 1 à 7. Il y expose humblement au Magistrat à l’annexe n° 1 (laquelle est un extrait du registre professionnel des maçons en date du 14 courant) qu’il a sollicité l’admission au chef d’œuvre et sa réalisation mais que les maîtres n’ont pas accueilli favorablement sa demande, arguant 1°qu’il ne possède pas de certificat qui atteste un apprentissage complet, 2° qu’il n’a pas passé trois années chez un maître de cette ville, ce qui l’amène à en appeler au Magistrat. Lui, pétitionnaire, a en effet appris le métier à Paris auprès du maître Sylvain Bret chez qui il a ensuite été compagnon comme le montre la pièce n° 2, la pièce n° 3 prouve qu’il n’est pas d’usage de remettre un certificat aux apprentis quand leur formation est terminée, les pièces n° 4, 5, 6 et 7 sont des certificats qui montrent suffisamment que lui, pétitionnaire, non seulement est né d’honorables parents et a toujours eu une conduite honnête et pieuse mais aussi qu’il a si bien appris son métier qu’il a trouvé un emploi sur différents chantiers, dont des chantiers royaux, comme appareilleur, fonction qu’il exerce aussi depuis trois ans sur le chantier de son Eminence le Cardinal de Rohan dans cette ville. Il prie donc humblement le Magistrat qu’il lui plaise de reconnaître ses droits, de demander qu’il soit dispensé de faire son chef d’œuvre, reçu et admis au nombre des maîtres.
Ladite tribu a alors prié qu’on entende les explications de ses députés, elle a obtenu satisfaction et s’est réunie puisque le pétitionnaire a ajouté qu’il a déjà effectivement travaillé trois ans au palais épiscopal comme il appert du certificat du sieur Massol, architecte de Son Eminence monseigneur le Cardinal de Rohan en date du 23 courant et qu’il réitère sa demande.
Jean Martin Pfundstein et Zacharie Mayé ont répondu au nom de la Tribu qu’ils n’ont rien à objecter au certificat de baptême et au certificat d’apprentissage puisque les Français ne procèdent pas autrement, mais qu’ils tiennent à faire respecter le règlement sur l’année du chef d’œuvre si des contrevenants ne l’observent pas, que si on admet des contrevenants cela ne doit pas faire jurisprudence. Comme les pièces présentées prouvent que le pétitionnaire est un homme habile et que son Excellence le Préteur royal le recommande au nom de Son Eminence le cardinal de Rohan, on estime qu’il y a lieu d’accueillir favorablement sa requête moyennant 3 livres pour la dispense et les frais, sans que cela puisse faire prédécent ou jurisprudence. L’affaire est transmise au Magistrat pour approbation. Décision, il sera fait selon la proposition.

Jacques Gallay est admis en 30 janvier 1736 à faire son chef d’œuvre qu’il présente le 30 avril suivant. Les examinateurs ne sont pas entièrement satisfaits des dessins mais ne relèvent pas de défaut grave. Il est donc reçu maître.

1736, Maçons (XI 246, chefs d’œuvre)
(f° 66) Montags den 30.ten Januarÿ 1736 convenerunt die 4. Vor dießen Jahr geordnete Meisterstückschauern.
Jacques Gallay, dit fribourg der ledige Steinhauer und Appareilleur beÿ Ihro hochfürstlichen Eminentz Hn Cardinal Von Rohan, Von Freÿburg in der Schweitz gebürtig, stehet Vor und bittet, weilen Er nach besag Gn. Hh. der XV. Erkantnus vom 31. Decembris 1735. wann Er beÿ E: E: großen Rath des burgerrechtens vertröstet seÿn wird, gegen Erlag 3 lb d. pro Dispensatione Zu dem Meisterstück admittirt werden solle, und nun derselbe, Krafft producirten Attestati von H. Rathschreiber Faber vom 28.ten hujus mensis Januarÿ seine wegen dem burgerrecht nöthige scheine beÿ E: E: großen Rath würcklichen produciret, auch abordnung der burgerherren erhalten habe, als bittet Er Ihm das Maas Zu solchem Meisterstück nunmehr auffzugeben.
Erkannt Willfahrt und Wurde Ihme gleichbalden das in einem besondern Protocollo sich befindliche Maas darzu auffgegeben.

Montags den 30.ten Aprilis 1736 wurde Jacques Gallay dit fribourg des ledigen Steinhauers und Appareilleur beÿ Ihro hochfürstli. Eminentz Hn Cardinal Von Rohan Gefertigtes Meisterstück, in beÿseÿn S.T. H. XV. Joh: Gerhard Von Stöcken, vor und im nahmen S.T. H. XV. Johann Martin Schlitzweegs, des H. Obmanns, Von Hn. Joh: Peter Pfluegen, Werckmeistern auf allheißigen Maurhoff, Meister Johann Niclaus Göbel, Hn Michael Erlachern Werckmeistern des Münsters und Meister Joh: Philipp Wörlen denen Vier pro dießes Jahr geordneten Meisterstückschauern besichtiget und folgendes dabeÿ Zuanden, befunden.
1° Haben sich in dem Grundriß des ersten und Zweÿten Stocks Vom Schnecken Zwar etliche fehler befunden, welche Er aber auf beschehenes fragen, verantwortet hat.
2° Seind alle seine Riß durchgehends unsauber gemacht.
Warüber er auf befragen Zu seiner entschuldigung gemeldet, daß der Architecte Von des Hn Cardinals Gebäu, allwo er täglich seÿn müßen, Ihme Keine Zeit gelaßen, beÿ tag an dem Meisterstück Zuarbeiten, dahero Er die Riß mehrern theils nächtlicher weiß, beÿ Licht machen müßen, da dann wegen seines blöden Gesichts selbige nicht wohl anders haben ausfallen können.
3. Hat derselbe an dem großen Schneckhen Aufftrag sein Gesimbs an dem Kopff in dem Umblauff des Schneckens, mit dem Circul nicht gezogen, waraus er auch seine haken: und Schöllung bretter hätte machen sollen, davon er aber nichts angezeigt noch geschnitten hat.
Worauff Erkandt, daß, weilen dießes Keine Haubtfehler seind und mann seiner Verantwortung Vor gülttig angenommen, derselbe Vor einen Vollkommenen Meister passiren und das Völlige Meisterrecht hiemit Zugenießen haben solle.

(traduction) Le lundi 30 janvier 1736 se sont réunis les quatre examinateurs des chefs d’œuvre pour l’année courante.
Jacques Gallay dit Fribourg, tailleur de pierres et appareilleur célibataire au service de son Eminence le cardinal de Rohan, originaire de Fribourg en Suisse, se lève et expose que les Quinze, par leur décision en date du 31 décembre 1735, ont ordonné qu’il soit autorisé par dérogation, moyennant trois livres, à faire son chef d’œuvre quand le Grand Sénat l’aura admis à la bourgeoisie. Comme il a produit en date du 28 janvier courant les certificats nécessaires en présentant l’attestation du sieur Faber, greffier du Sénat, et qu’il a obtenu l’accord des préposés à la bourgeoisie, il demande à être admis à faire ledit chef d’œuvre.
Décision, la requête du pétitionnaire est reçue favorablement, il est prié de se conformer aux mesures consignées dans un compte rendu particulier.

(traduction) Le lundi 30 avril 1736, en présence du Quinze Jean Gérard von Stœcken pour et au nom du Quinze Jean Martin Schlitzweg, prévôt, les quatre examinateurs des chefs d’œuvre pour l’année courante, à savoir Jean Pierre Pflug, chef du chantier des maçons, Jean Nicolas Gœbel, maître, Michel Erlacher chef du chantier de l’Œuvre Notre Dame et Jean Philippe Wœrlen, maître, ont inspecté le chef d’œuvre de Jacques Gallay dit Fribourg, tailleur de pierres et appareilleur célibataire au service de son Eminence le cardinal de Rohan, originaire de Fribourg en Suisse, et ont fait les objections suivantes.
1. Il y a bien quelques défauts dans le dessin qui représente la première et la deuxième volée de l’escalier, mais il a fourni des explications aux questions qui lui ont été posées.
2. Tous les dessins manquent de soin. Quand on le lui a fait observer, il a répondu que l’architecte qui dirige le bâtiment du Cardinal où il doit se trouver chaque jour ne lui a pas laissé le temps de travailler à son chef d’œuvre pendant la journée, il a donc dû faire la plupart des dessins la nuit à la lueur des chandelles. Comme il n’a pas bonne vue, le résultat ne pouvait pas être meilleur.
3. Il n’a pas tracé au compas la moulure au sommet de la courbe de l’escalier quand il a dessiné le grand escalier. Il aurait aussi dû y faire des planches de maintien* et un coffrage mais n’a donné ni indication ni coupe.
Comme les objections sont secondaires et que les explications ont été jugées recevables, les examinateurs ont décidé qu’il pouvait devenir maître à part entière et jouir entièrement du droit de maîtrise.

Le maçon et tailleur de pierres célibataire Jacques Gallay, originaire de Dompierre, est reçu bourgeois à titre gratuit le 16 mai 1736

1736, 4° Livre de bourgeoisie p. 1032
Jacquaÿ Gallaÿ d Leedige Maurer undt Steinhauer Von dompierre geb. erhalt d. b. gratis, wird beÿ E.E. Zunfft der Maurer dienen. Jur. eodem [16. maÿ 1736]

Jacques Gallay épouse en mai 1736 Marie Catherine Berga, fille d’un maçon et tailleur de pierres assesseur au Petit Sénat : contrat de mariage tel qu’il est transcrit à l’inventaire après décès, célébration

Copia der Eheberedung – zwischen dem Ehren und vorgeachten, H. Jacques Gallay, leedigem Steinhauer und Maurern gebürtig von Donpierre in dem Canton Freÿburg in der Schweitz gelegen, weÿl. des Ehren und vorgeachten H. Pierre Gallay, geweßenen Zimmermanns und burgers daselbst seeligen hinterlassenen mit Frauen Françoise Gallaÿ gebohrner Gachoux deßen geweßter Ehefrauen und nunmahliger wittib ehelich erzeugtem Sohn, So dann der Ehren und Tugendgezierten Jungfrauen Maria Catharina Bergain, des Wohl Ehrenvest Großachtbahren und weißen H. Johann Quirini Berga, Steinhauers und Maurers auch E:E: Kleinen Raths alhier alten wohlmeritirten beÿsitzers mit weÿland Frauen Magdalenæ Bergain gebohrner Handin deßen geweßter ersterer Ehegattin erzeugter Tochter – So beschehen zu Straßburg in der Jungfrauen Hochzeiterin Herrn Vatters behaußung ane der Jungfrauen Gaß gelegen auf Mittwoch den 9. Maÿ Anno 1736 – Johann Daniel Lang Notarius publicus

Mariage, Saint-Etienne (cath. f° 99)
Hodie 28 die mensis maÿ anni 1736 (…) sacro matrimonii vinculo in facie ecclesiæ conjuncti fuerunt honestus adolescens Jacobus Galaÿ lapicida et apparator filius legitimus defuncti petri galaÿ architecte dum viveret et Franciscæ Gachoux Conjugum oriundus ex parochia Sti petri ditionis fribourgensis in helvetiâ a tribus annis in parochia Sti Laurentii commorans et honesta ac pudica virgo Maria Catharina Berga filia legitima joannis Quirini Berga lapicidæ et civis huius civitatis et Mariæ Magdalenæ Handine Conjugum in hac prochiâ nata et commorans. adfuerunt testes (…) d. Josephus massol architectus Regis et serenissimi cadinalis de Rohan (signé) Jacques Gallay, Catrina berga (i 104)

Jacques Gallay ne s’est pas encore inscrit à la tribu fin 1736 malgré deux notifications. La conseil décide qu’il doit comparaître à la session suivante sous peine d’amende. Il se présente le lendemain.

1737, Maçons (XI 236)
(f° 213-v) Mittwochs den 2.ten Januarÿ 1737. Hr Werckmeister Erlacher der jeweilige Zunfftmeister proponirt, wie daß derselbe Jacques Gallay dit fribourg Steinhauer und Maurermeister schon Zum Zweÿtenmahl, und Zwar so offt E. E. gericht geseßen, habe ansagen Lasen, daß sich derselbe dieser gelegenheit bedienen, Und nach ordnungs brauch und gewohnheit sich beÿ dieser Ehrsamen Zunfft, gleichwie ein anderer ehrlicher meister es auch gethan, Und Zu thun schuldig ist, Zünfftig Zu machen, er aber solches in wind geschlagen, Und bis dato allen annahmen ohngeachtet nicht erschienen, als bittet Er Hr Erlacher E.E. Gericht beliebe Zu Erkennen, wie er sich dießfalls Zu Verhalten habe.
Weßhalben Erkandt, soll demselben auff nechstkünfftiges gericht Zuerscheinen, Und sich Zünfftig Zumachen angesagt werden beÿ Straff 3. lb
(f° 215) Donnerstags den 3.ten Januarÿ 1737. C. Neuzünfftiger – Jacques Gallay dit fribourg, maurer Undt steinhauer Von Dontpierre in der Schweitz Freÿburger gebiets, producirt Cantzeÿ schein Vom 16. Maÿ 1736. daß derselbe das burger recht gratis erlangt, und Pfenningthurn schein ab eodem, daß er den Feur Eÿmer bezahlt habe, auch Stallschein vom 2. Januarÿ 1737. mit bitt Ihme vor einen Zünfftigen anzunehmen.
Erkannt Willfahrt. dt. vor den Pfenningthurn 1 lb, Und weilen er H. Berga eines dero H. Schöffen tochter geheurathet, Vors Zunfftrecht 5 ß, Und ane Einschreibgebühr 4 ß (zusammen) 1 lb 9 ß

(traduction) Le chef de chantier Erlacher, actuellement maître de la tribu, rapporte que cela fait déjà deux fois, à savoir lors des deux dernières séances du conseil, qu’il a fait notifier le maître maçon et tailleur de pierres Jacques Gallay dit Fribourg de se présenter pour s’inscrire comme tributaire comme l’exige le règlement et la coutume de la tribu, et comme le fait et est obligé de le faire tout maître honorable. Comme cela n’a eu aucun résultat et qu’il n’est pas encore comparu malgré toutes les démarches, il demande, lui Erlacher, que le Conseil décide ce qu’il y a lieu de faire.
Le conseil a décidé que l’intéressé doit comparaître au prochain conseil et s’incrire à la tribu sous peine d’une amende de 3 livres.
Jeudi 3 janvier 1737. Nouveau tributaire catholique – le maçon et tailleur de pierres Jacques Gallay dit Fribourg, originaire de Dompierre au canton de Fribourg en Suisse, produit un certificat de la chancellerie en date du 16 mai 1736 d’après lequel il est reçu bourgeois à titre gratuit, un certificat de la Tour aux Deniers dudit jour d’après lequel il a payé le droit de seau et un certificat de la Taille en date du 2 janvier 1737, en priant qu’on le reçoive comme tributaire.
Décision, accord. Réglé 1 livre pour la Tour aux Deniers, 5 sous pour droit de tribu parce qu’il a épousé la fille de l’échevin Berga et 4 sous pour frais d’inscription (au total) 1 livre 9 sous.

Marie Catherine Berga fait dresser l’inventaire de ses apports dans la maison de ses parents rue de l’Arc-en-Ciel

1737 (14.5.), Me Lang l’aîné (Jean Daniel, 25 Not 62) n° 545
Inventarium über der Ehren: und tugendgezierten Frauen Mariä Catharinä Gallay, gebohrner Bergain, zu dem Ehren und Vorgeachten herrn Jacques Gallay, dem Maurer und Steinhauer, auch burgern alhier Zu Straßburg Ihrem geliebten Ehegatten für ohnverändert in den Ehestand zugebrachte Nahrung – (…) in ihrem ohnlängst angetrettenen Ehestand für ohnverändert zugebracht, welche der ursachen, allweilen in Ihr beeder Eheleuthe mit einander aufgerichteten heuraths verschreibung expressé enthalten, daß eines Jeden in die Ehe bringende Nahrung reservirt und ohnverändert seÿn und bleiben solle – So beschehen in Straßburg in beÿsein des Wohl Ehren Vest großachtbaren und weißen herrn Johann Quirin Berga Steinhauers und Maurers auch E.E. Kleinen Raths alten wohlmeritirten beÿstands der Ehefrauen Viel geliebten Hn Vatters und der Viel Ehren und tugendgezierten frauen Mariæ Evæ Bergai gebohrner Meÿerin dero Stieff Mutter, auf dienstag den 14. Maji Anno 1737.

In einer allhier zu Straßburg ane der Jungfrauengaß gelegenen, der Ehefrauen geliebten Herrn Vatter eigenthümlich zuständigen behaußung befunden worden wie folgt.
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Sa. haußraths posten, so Frauen Gallay von dero geliebten Hn Vatter Zu einer Ehesteur in die Ehe geben worden 100, Sa. der baarschafft, so die Ehefrau Theils Vor dero Mütterlichen Guths Legitimam und theils Zu einer Vätterlichen Ehesteur erhalten hat 250, Summa summarum 350 lb
Dießem nach weden auch die übrige Von der Ehefrauen in die Ehe gebrachte Effecten beschrieben, Sa. Kleidung und weißen gezeugs 95, Sa. Silber geschmeids 22, Sa. Goldener Ring 18, Sa. der baarschafft 2, Summa summarum 139 lb
Und wann hierzu gerechnet wird, die Von dero geliebten H Vatters in haußraths posten und baarem Geld geliefferte Vätterliche Ehesteur und Mütterliche Legitima anlangens 350, Wie auch die ane gleich hernach beschriebenen haußsteuren Ihro gebührige helffte mit 65, Macht beedes 416 lb
So belauffet sich mehrbesagter Fr. Mariæ Catharinæ Gallay Völliges (…) in die Ehe gebrachtes Guth dem wahren werth und Anschlag nach sammenthafft auff 553 lb
Sa. der haussteuren 131 lb

Jacques Gallay meurt en 1755 en délaissant six enfants et un posthume. La masse propre à la veuve s’élève à 1 364 livres. L’actif des héritiers et de la communauté s’élève à 20 862 livres, le passif à 17 711 livres. Une rectification établit que le passif excède l’actif de 2 639 livres

1755 (10.6.), Me Koch (Matthias, 6 E 41, 491) n° 552
Inventarium über Weÿland des Ehren und Wohlvorgeachten Herrn Jacques Gallay, geweßenen Architecte, v. burgers alhier Zu Straßburg nunmehr seel. verl. – nach seinem Sontags den 11.ten Maÿ dieses lauffenden 1755.sten Jahrs beschehenen Absterben hie Zeitlichen verlaßen, Welche Verlassenschafft auf freundliches ansuchen und begehren sowohl der veil Ehr. v. tugendsamen Fraun Mariä Cathar. geb. Berga, der hinterbliebenen Wittib, beist. S. T. Herrn Stephan Daudet, hochmeritirten Secretarii des geheimen Collegii derer herrn XV.ern als auch der an hernach folgendem folio benannter Erben geschwornen Herrn Vogts inventirt – so geschehen v angefanfen an der königlichenen Statt Straßburg auf dienstag den 10.ten Junÿ 1755
Der verstorbene seelig hat ab intestato Zu Erben verlaßen als folgt. 1° die tugendsame Jungfrau Mariam Annam Gallay so ohngef. 15. Jahr alt, 2.do Jacques Gallay, welcher ohngefehr das 14. Jahr erreicht, 3.tio Marie Josephe Gallay, welche ohngefehr 11 Jahr alt, 4.to Wilhelm Gallay, so ohngefähr in seinem 10.den Jahr, 5.to Jacob Ludwig Gallay, so ohngefehr 8 Jahr alt, 6.to Mariam Barbaram Gallay, so in ihrem 3.ten Jahr befindlich, 7.mo wird ein Posthumus vermuthet, alle des Verstorbenen seel. m. Eingangßgedachter seiner gew. Ehefrau v. nunmehr hinterbliebenen Fr. wittib ehel. erzeugte Kinder v. Erben Zu gleichen antheilern, In dero Nahmen beneben der ältisten Jungfer dochter S.T. Herr Joh: Wilhelm Berga, wohlverordneten Curatoris

in einer alhier Zu Straßburg ane der münstergaß gelegenen hiehero eigenthüml. gehörigen behaußung ist befunden worden als folgt.
Ane Höltzen und Schreinwerck, In der Kinderstub, Im Cabinet, In des verstorbenen seel. Zilmmer, Im balquaten Zimmer, In der wohnstub, In der Schreibstub, Im Keller
Eigenthum ane einer behaußung, hütt und haußplatz. Erstl. ein Vorder, Mittel: v. hinderhauß, 2. höff v. hoffstätt, samt darzu geh. begriffen Weithen, rechten v. gerechtigkeiten gel. alh. zu Straßb. ane d. Münster gaß, 1.s neben weil. H. Isaac Jund geweßenen Gastgebers auf d. Weinsticher Zunfftstub nun seel. nachgel. Wb. 2.s neben dem großen Gürtler Hoff v. hinten auf den kl. gürtler hoff stoßend so außer denen darauf hafftend. Passi Capitalien welche hernach fol: – specificirt freÿ leedig v. eigen v. dh. (die Werckmeistere) Zufolg dero Zu dem Concept gel. schrifftl. Absch: d. d. 29.ten 7.bris 1755. hiehero angeschlagen worden pro 18 000 R. od. 9000. Dar. bes: i. deutscher perg: Ganth Kauffbrieff dh. weÿl. H: Joh: Peter von Carben gew. Actuarium E.E. Kl: rhats gef: m. bes. raths anhang: Ins: verwahret datirt d. 5. Jun. 1744.
It. i. hauß platz alh: zu Straßb: beÿ d. Kl: Metzig (…)
It: i. einstöckigtes Gebäu, gel. alh: Zu Straßburg in dem Stein Gäßl. (…)
Abschatzung Vom 17.ten Aprilis 1736. Auf begehren weill. Herrn Jacques Gallais deß geweßenen Maurer Meisters Seel: hinterlaßenen fr. wittib und Erben ist eine behaußung allhier in der statt Straßburg beÿ dem Ribeißen gelegen (…)
Abschatzung Vom 29.t 7.bris 1755. auff begehren weil. H. Jacques Gallaj des geweßenen Maurer Meister seel. hinterlaßener fraw wittib und Erben, ist eine behaußung allhier in der Statt Straßburg in der Münstergaß gelegen, einseit neben H Jundt seel. hinterlaßener frau wittib anderseit neben dem großen gürttler hoff und hinten auf den Kleinen gürtler hoff stoßendt, solche behaußung bestehet in einem Vorter und hinter gebäude samt den nebens flüglen, worinnen etliche stuben, frantzösische Cammin Kammern hauß Kammern und Küchen seindt, die dachstühle darüber seind doppelt mit breit Zieglen belegt, hat auch 3. gewölbte Keller 2 höff, i. Stallung und brunen, Von uns den unterschriebenen, der Statt Straßburg geschwornen Werckleute Würcklichen nach vorhero geschehener besichtigung mit aller ihrer Gerechtigkeit dem Jetzigen werth nach æstimirt und angeschlagen Vor und umb Achtzehn tausend gulden.
Eigenthumb an Reeben und einer Gipsgrub. Erstl. ½ Ar. halb Reben v. ½ Gipsgrub in dem bann Winßenheim (…)
Eigenthum ane einem Bergwerck, Naml. ein gewißer Antheil an einem bergwerck wie solcher von H: Kellermann Controlleur in allh: saltzhauß erkaufft word. gelegen in dem thal Embach in d. Herrschafft Fürstenberg genannd St. Gabriel v. St. Louis (…)
Ergäntzung der Wittib wehrnder Ehe abgegangenen ohnverändert Guths. Zufolg Invÿ. über d.jenige besagend, so die hinterbl. Wittib zu dem verst. vor ohnverändert in dem Ehestand Zugebracht dh. H. Joh: Daniel Lang Notm. publ. et pract anno 1737 auffgerichtet
Series rubricarum hujus Inventarÿ. Der Wittib eigenthümlich Vermögen, Schulden 150, Ergäntzung 1214 – Summa summarum 1364 lb
Dießem nach wird auch der Erben unverändert v. die theilb: Nahrung unter einer Massa beschrieben, Sa. haußraths 359, Sa. lähren Faß 2, Sa. ferdt samt dem Geschirr 12, Sa. Fuhrwercks 15, Sa. Schiff und geschirr wie auch Materialien Zur Maurer Profession 111, Sa. Silbers 56, Sa. gold. o. 85, Sa. Eigenthumbs ane einer beh. 9790, Sa. Eigenthums ane Reeben v Ir Gipß grub 60, Eigenth. ane i.m Bergwerck o, Sa. Schulden 10 370, Summa summarum 20 862 lb – Schulden 17 711 lb, Nach deren Abzug 3151 lb – Stall summa 4515
Hierbeÿ ist zu berichten, daß dise Verlassenschafft noch Zur Zeit nicht völlig liquidirt seÿe, v. weilen biß daher nicht gezeigt worden, ob der Verstorb. seel. etwaß in diese Ehe gebracht, oder ererbt v. worinnen es bestanden, so ist deßwegen der Erben Massa v. die theilb: Nahr: unter einander beschrieben worden (…)
Fernerer Anhang gegenwärtigen Inventarÿ. Wie hievor zu sehen bleibt an der Stall summ annoch übrig, Dazu Kommt inhalt des am 14.den Aprilis 1756. mit dem Not° Vorgewießnen hernach angeregten Kauffbrieffs die helffte vor ohnvertheilt Von und an einer behausung, Zweÿen höfflein beÿ dem Riebeißen (…)
ferner die helffte Vor ohnvertheilt Von und an einem gewißen Antheil des sogenannten Wollhauß
Sa. ferneren Abzugs 7520. Wann nun dieße fernere Abzug mit obig. restirenden Actv Massa Vergl. wird, so zeiget sich daß dieße Verlassenschafft nach gegenwärtigem Inv. und nach vorherigen Anhang von den Passiv Schulden übertreffen wird um 2639 lb
Copia der Eheberedung – (…) den 9. Maÿ Anno 1736 – Johann Daniel Lang Notarius publicus

Jacques Gallay meurt dans sa paroisse de Saint-Laurent. Son corps est enterré dans le cimetière qui jouxte l’église Saint-Pierre-le-Jeune

Sépulture, Saint-Laurent (cath. p. 626)
Anno Domini 1755 Die undecima Maÿ mortuus est Dominus Jacobus Gallay Civis et Architectus hujas nec non Senatûs Majoris Magistratûs hujus Civitatis assessor, annos 50 circiter natus, Maritus Dnæ Annæ Catharinæ Berga Superstitis ejus uxoris legitimæ, Sacramentis Pœnitentiæ Eucharistiæ et Extremæ unctionis rite munitus, cujus corpus die decimâ tertia ejusdem Mensis et Anni prius ad Ecclesiam meam parochialem delatum, persolutis dein ibi precibus, Missæ Sacrificiis ac Suffragiis Consuetis me infra scripto Parocho ad S. Laurentium Cathedralis Ecclesiæ Argentinensis funas celebrante ac Comitante ad Ecclesiam Collegiatam ac Parochialem Sti Petri junioris intra hanc civitatem transportatum, ibique â plurimum Rdo Dno Leonardo Sigrist Dictæ Ecclesiæ Canonico et Plebani receptum et in Cœmeterio eidem Ecclesiæ Contiguo Sepultum fuit (i 320)

Sépulture, Saint-Pierre-le-Jeune (cath. p. 243)
Anno Dni 1755 die undecimâ Maÿ in Parochiâ Sti Laurentii Ecclesiæ Cathedralis argentinensis mortuus est D. Jacquesus Gallaÿ, Architecteus, et Senator argentinensis, annos 50 circiter natus, Maritus Dnæ Annæ Catharinæ Berga Superstitis ejus uxoris legitimæ, Sacramentis Pœnitentiæ Eucharistiæ et Extremæ unctionis rite munitus, Et die decimâ tertia ejusdem Mensis et Anni a me infra scripto in Cœmeterio Ecclesiæ nostræ Contiguo fuit Sepultus (i 125)

Inventaire des biens de Marie Catherine Berga, veuve de Jacques Gallay, dressé à la requête de ses créanciers. La description et l’estimation des immeubles sont reprises de l’inventaire de son mari. L’actif s’élève à 16 700 livres, le passif 14 827 livres

1758 (9.5.), Me Koch (Matthias, 6 E 41, 495) n° 601
Inventarium über Frauen Mariä Catharinä Gallay geb. Berga, weil. H. Jacques Gallay gew. Architecte u. brg. alh. zu Straßburg nachgelaßener Wb. dermalige Activ und Passiv Nahrung – und was Sie hiengegen an ihre HH. Creditores zu bezhhlen schuldig ist. Welche Nahr. auf Ansuchen und begehren erstged. Gallayischer Wb. beyständl. S.T. H. Joh: Christian Drechsler JULti u. beÿ E. hochlöbl. Nider Elsaßischen Ritter Directorio Procurat. et Adv. ord.ii als hierzu erbettenen Assistenten, nach vorher abgelegter hdtreu en Eidesstatt, aus Ursachen dieselbe nach ihres Eheh. seel. Absterben, sich mit denen HH. Creditoren verglichen und dieselbihe auf gewiße Art zu bezahlen versprochen, auch zum teil bezahlt aber wegen verschiedenen unglückl. Zufällen den versprochenen Rest zu bezahlen außer stand gesetzt, dahero gemüßiget an gehörigen Orten das flebile beneficium Cessionis bonorum zu suchen, invent. und ersucht – So beschehen und angefangen in der Stadt Straßburg auf dienstag den 9.ten Maji 1758.

in einer alhier Zu Straßburg ane der Münstergaß gelegenen hiehero gehörigen behaußung ist befunden worden als folgt.
Eigenthum ane einer behaußung, hütt und haußplatz. Erstl. ein Vorder, mittel: und Hinderhauß, zween Höf und Hoffstätt, samt darzu gehörigen begriffen, Weithen, Rechten und Gerechtigkeiten gelegen alh. zu Straßburg an der Münstergaß, einseit neben weil. Herrn Isaac Jund, geweßenen Gastgebers auf der Weinsticher Zunfftstub alhier nun seel. nachgelaßener Wb. und Erben, anderseit neben dem großen Gürtlerhoff, hinten auf den kleinen Gürtlerhof stoßend so außer denen darauf hafftend. und hernach specificirten Passiv Capitalien freÿ ledig und eigen und den 29.t Septembris 1755. beÿ Eingangs gedachtem H. Gallay seel. Verlt. Inventur durch (dei Werckmeistere) zufolg dero zu selbigen Concept gelieferten schriftli. Abschatzung angeschlagen worden, dabeÿ man es auch dermahlen ohnpræjudicirlich gelaßen pro 18 000 R. od. 9000. Darüb. besagt ein deutscher pergamentener Ganth Kauffbrief durch weÿl. H: Johann Peter von Carben geweßenen Actuarium E.E. Kl: Raths gefertiget, mit bes. Raths anhangendem Insiegel verwahret dat. den 5. Junÿ 1744.
It. ein hauß platz alh: zu Straßburg : beÿ d. Kl: Metzig (…)
It: ein einstöckiges gebäu gelegen alh: Zu Straßburg in dem Stein Gäßl. (…)
Eigenthumb an Reeben und einer Gipsgrub. Erstl. ein halb Ar. + Reben und + Gips Grub in dem bann Winzenh. (…)
Eigenthum ane einem Bergwerck betrefend. Nemlichen ein gewißer Antheil an einem bergwerck wie solcher von H: Kellermann Controlleur in allhies: Saltzhß. erkaufft worden, gelegen im Thal Embach in der Hschaft Fürstenberg, genandt St. Gabriel undt St. Ludwig (…)
Series rubricarum hujus Inventarii. Sa. haußraths 63, Sa. Eigenthumbs ane I.r behaußung, hütt v. hauß Platz 9790, Sa. Eigenthums ane Reeben v Ir Gipßgrub 60, Eigenthum ane i.m Bergwerck o, Sa. Schulden 6786, Summa summarum 16 700 lb – Schulden 14 827 lb, In Vergleichung beeder summen 1873 lb


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